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 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

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Xuan
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   Posté le 17-03-2019 à 23:02:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un regroupement bancaire qui en dit long sur les rapports entre pays impérialistes.

Les difficultés de la Deutsche Bank l'avaient menacée de faillite fin 2018.. Depuis plusieurs années les USA essaient de la couler avec de lourdes amendes (14 milliards de dollars réclamés en 2016, 205 millions de dollars en juin 2018).
Les désaccords économiques entre l'Allemagne et l'hégémonie US se sont enflés à propos du gaz russe, et les amendes ont pris prétexte de tripatouillages financiers qui auraient fait moins de vagues en d'autres temps.

Mais dans le cadre européen, et alors que le Brexit a écarté la City de ces conflits internes, un effondrement financier des banques allemandes donnerait aussitôt aux banques françaises déjà dominantes un pouvoir absolu.
Même la fusion avec Commerzbank ne donnera à ce conglomérat que la seconde place.


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Deutsche Bank officialise son projet de fusion avec Commerzbank


SHARON WAJSBROTNINON RENAUD Le 17/03

Deutsche Bank et Commerzbank ont officialisé dimanche leurs discussions sur un projet de fusion . - Arne Dedert/AP/SIPA
https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/0600917410744-deutsche-bank-officialise-son-projet-de-fusion-avec-commerzbank-2252982.php

Les deux champions de la finance allemande, en grande difficulté, engagent officiellement des discussions pour évaluer leurs options stratégiques.

Le calendrier s'accélère outre-Rhin. Deutsche Bank et Commerzbank ont officialisé ce dimanche leurs discussions sur un projet de fusion. « Deutsche Bank évalue ses options stratégiques et confirme ses discussions avec Commerzbank » , indique la première banque allemande dans un communiqué laconique. Il y a eu un accord pour « entamer des discussions dont l'issue pourrait être une fusion » , précise encore Commerzbank dans un message à ses investisseurs. Dans une communication tout aussi brève, le ministère des Finances allemand a indiqué prendre « note » de cette décision et être en « contact régulier » avec les deux parties.

Les conseils d'administration de Deutsche Bank et de Commerzbanks'étaient réunis séparément ce dimanche afin d'approuver l'ouverture de discussions et l'annoncer aux marchés. Le sujet devrait de nouveau être au menu des deux instances lors de leur réunion prévue jeudi prochain.

Très faible rentabilité
L'ouverture de discussions formelles marque un tournant après des mois de spéculations sur la fusion de ces deux géants bancaires en difficultés. Réunies, Commerzbank et Deutsche Bank afficheraient un total de bilan de près de près de 1.800 milliards d'euros, ce qui en ferait le deuxième prêteur en zone euro par ses actifs, après BNP Paribas. Avec 38 millions de clients particuliers et entreprises, il détiendrait 20 % de parts de marché en Allemagne.

A ce stade, « il n'y a aucune certitude sur une éventuelle transaction » , précise Deutsche Bank. Dans un message aux salariés, dont a eu connaissance le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » , son patronChristian Sewing , va plus loin : « nous ne poursuivrons que des options économiquement viables qui nous permettront de bâtir sur les progrès que nous avons réalisés en 2018. A l'heure actuelle, il n'est pas du tout certain qu'une transaction ait lieu. L'expérience montre qu'il peut y avoir de nombreuses raisons économiques et techniques qui pourraient faire obstacle à une telle démarche » .

Le temps presse
Un rapprochement entre les deux géants blessés de la finance allemande avait déjà été envisagé en 2016. Mais les deux banques avaient préféré se concentrer sur leurs redressements. Aujourd'hui encore, le syndicat Ver.di affiche son opposition à un mariage qui pourrait entraîner la suppression de dizaines de milliers d'emplois parmi les 140.000 que comptent les deux groupes.

Mais le temps presse, notamment pour Deutsche Bank dont les coûts de refinancement pourraient encore augmenter sous la menace d'une dégradation de sa note par les agences de notation. Comme sa concurrente Commerzbank, l'ex-fleuron Deutsche Bank souffre d'une très faible rentabilité. Elle enchaîne les plans d'économies sans trouver de remède. En Bourse, le titre de Deutsche Bank a reculé de plus de 40 % l'an dernier et Commerzbank a été éjectée du Dax, l'indice vedette de Francfort.
Le gouvernement allemand , qui détient 15 % du capital de Commerzbank, pousse donc pour qu'une solution soit trouvée rapidement, convaincu que pouvoir compter sur une banque nationale puissante est une question de « souveraineté nationale » .

Sharon Wajsbrot et Ninon Renaud

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Xuan
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   Posté le 26-03-2019 à 20:55:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour documentation, le traité d'Aix-la-Chapelle signé le 22/01/2019. On note ici que les deux puissances dominantes, qui demandent à la Chine de négocier avec l'Europe et non de passer des accords bilatéraux, prennent des décisions à deux pour l'Europe, sans demander l'avis de leurs partenaires.
Lors de la venue de Xi à Paris, ce sont encore Macron et Merkel qui ont négocié avec Xi, tandis que Junker tenait la chandelle.
Mais cette domination à deux est bien visible dans le texte lui-même.
le renforcement de l’Alliance nord-atlantique est encore à l'ordre du jour.


NB : je n'ai pas conservé les commentaires du site, qu'on peut retrouver aisément avec le lien.


Traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération et l’intégration franco-allemandes


https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-et-analyse-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/?fbclid=IwAR1eAa43Do1tLTcrW0PoE2j_47WNEAJFMbKbFNrF0zxmQl5TN4TT-h4xOZw

La République française et la République fédérale d’Allemagne,

Reconnaissant le succès historique de la réconciliation entre les peuples français et allemand à laquelle le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande a apporté une contribution exceptionnelle et dont est né un réseau sans précédent de relations bilatérales entre leurs sociétés civiles et leurs pouvoirs publics à tous les niveaux,

Convaincues que le temps est venu d’élever leurs relations bilatérales à un niveau supérieur et de se préparer aux défis auxquels les deux États et l’Europe sont confrontés au XXIe siècle, et souhaitant faire converger leurs économies et leurs modèles sociaux, favoriser la diversité culturelle et rapprocher leurs sociétés et leurs citoyens,

Convaincues que l’amitié étroite entre la France et l’Allemagne a été déterminante et demeure un élément indispensable d’une Union européenne unie, efficace, souveraine et forte,

Attachées à approfondir leur coopération en matière de politique européenne afin de favoriser l’unité, l’efficacité et la cohésion de l’Europe, tout en maintenant cette coopération ouverte à tous les États membres de l’Union européenne,

Attachées aux principes fondateurs, droits, libertés et valeurs de l’Union européenne, qui défendent l’État de droit partout dans l’Union européenne et le promeuvent à l’extérieur,

Attachées à œuvrer en vue d’une convergence sociale et économique ascendante au sein de l’Union européenne, à renforcer la solidarité mutuelle et à favoriser l’amélioration constante des conditions de vie et de travail conformément aux principes du socle européen des droits sociaux, notamment en accordant une attention particulière à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes,

Réaffirmant l’engagement de l’Union européenne en faveur d’un marché mondial ouvert, équitable et fondé sur des règles, dont l’accès repose sur la réciprocité et la non discrimination et qui est régi par des normes environnementales et sociales élevées,

Conscientes de leurs droits et obligations en vertu de la Charte des Nations Unies,

Fermement attachées à un ordre international fondé sur des règles et sur le multilatéralisme, dont les Nations Unies constituent l’élément central,

Convaincues que la prospérité et la sécurité ne pourront être assurées qu’en agissant d’urgence afin de protéger le climat et de préserver la biodiversité et les écosystèmes,

Agissant conformément à leurs règles constitutionnelles et juridiques nationales respectives et dans le cadre juridique de l’Union européenne,

Reconnaissant le rôle fondamental de la coopération décentralisée des communes, des départements, des régions, des Länder, du Sénat et du Bundesrat, ainsi que celui de la coopération entre le Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargé des Affaires culturelles dans le cadre du Traité sur la coopération franco-allemande et les ministres français compétents,

Reconnaissant le rôle essentiel de la coopération entre l’Assemblée nationale et le Deutscher Bundestag, en particulier dans le cadre de leur accord interparlementaire du 22 janvier 2019, qui constitue une dimension importante des liens étroits entre les deux pays, Sont convenues de ce qui suit :

Chapitre premier : Affaires européennes

Article 1er


Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique européenne. Ils agissent en faveur d’une politique étrangère et de sécurité commune efficace et forte, et renforcent et approfondissent l’Union économique et monétaire. Ils s’efforcent de mener à bien l’achèvement du Marché unique et s’emploient à bâtir une Union compétitive, reposant sur une base industrielle forte, qui serve de base à la prospérité, promouvant la convergence économique, fiscale et sociale ainsi que la durabilité dans toutes ses dimensions.

Article 2

Les deux États se consultent régulièrement à tous les niveaux avant les grandes échéances européennes, en cherchant à établir des positions communes et à convenir de prises de parole coordonnées de leurs ministres. Ils se coordonnent sur la transposition du droit européen dans leur droit national.

Chapitre 2 : Paix, sécurité et développement

Article 3


Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité extérieure et intérieure et de développement tout en s’efforçant de renforcer la capacité d’action autonome de l’Europe. Ils se consultent afin de définir des positions communes sur toute décision importante touchant leurs intérêts communs et d’agir conjointement dans tous les cas où ce sera possible.

Article 4

(1) Du fait des engagements qui les lient en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord du 4 avril 1949 et de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne du 7 février 1992, modifié par le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, les deux États, convaincus du caractère indissociable de leurs intérêts de sécurité, font converger de plus en plus leurs objectifs et politiques de sécurité et de défense, renforçant par là-même les systèmes de sécurité collective dont ils font partie. Ils se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d’agression armée contre leurs territoires. Le champ d’application territorial de la deuxième phrase du présent paragraphe correspond à celui de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne.

(2) Les deux États agissent conjointement dans tous les cas où ce sera possible, conformément à leurs règles nationales respectives, en vue de maintenir la paix et la sécurité. Ils continuent de développer l’efficacité, la cohérence et la crédibilité de l’Europe dans le domaine militaire. Ce faisant, ils s’engagent à renforcer la capacité d’action de l’Europe et à investir conjointement pour combler ses lacunes capacitaires, renforçant ainsi l’Union européenne et l’Alliance nord-atlantique.

(3) Les deux États s’engagent à renforcer encore la coopération entre leurs forces armées en vue d’instaurer une culture commune et d’opérer des déploiements conjoints. Ils intensifient l’élaboration de programmes de défense communs et leur élargissement à des partenaires. Ce faisant, ils entendent favoriser la compétitivité et la consolidation de la base industrielle et technologique de défense européenne. Ils sont en faveur de la coopération la plus étroite possible entre leurs industries de défense, sur la base de leur confiance mutuelle. Les deux États élaboreront une approche commune en matière d’exportation d’armements en ce qui concerne les projets conjoints.

(4) Les deux États instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques. Ce Conseil se réunira au plus haut niveau à intervalles réguliers.

Article 5

Les deux États étendent la coopération entre leurs ministères des affaires étrangères, y compris leurs missions diplomatiques et consulaires. Ils procéderont à des échanges de personnels de haut rang. Ils établiront des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations Unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité, leurs représentations permanentes auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et leurs représentations permanentes auprès de l’Union européenne, ainsi qu’entre les organismes des deux États chargés de coordonner l’action européenne.

Article 6

Dans le domaine de la sécurité intérieure, les gouvernements des deux États renforcent encore leur coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que leur coopération dans le domaine judiciaire et en matière de renseignement et de police. Ils mettent en œuvre des mesures communes de formation et de déploiement et créent une unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers.

Article 7

Les deux États s’engagent à établir un partenariat de plus en plus étroit entre l’Europe et l’Afrique en renforçant leur coopération en matière de développement du secteur privé, d’intégration régionale, d’enseignement et de formation professionnelle, d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes, dans le but d’améliorer les perspectives socio-économiques, la viabilité, la bonne gouvernance ainsi que la prévention des conflits, la résolution des crises, notamment dans le cadre du maintien de la paix, et la gestion des situations d’après-conflit. Les deux États instituent un dialogue annuel au niveau politique en matière de politique internationale de développement afin d’intensifier la coordination de la planification et de la mise en œuvre de leurs politiques.

Article 8

(1) Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, les deux États coopéreront étroitement au sein de tous les organes de l’Organisation des Nations Unies. Ils coordonneront étroitement leurs positions, dans le cadre d’un effort plus large de concertation entre les États membres de l’Union européenne siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies et dans le respect des positions et des intérêts de l’Union européenne. Ils agiront de concert afin de promouvoir aux Nations Unies les positions et les engagements de l’Union européenne face aux défis et menaces de portée mondiale. Ils mettront tout en œuvre pour aboutir à une position unifiée de l’Union européenne au sein des organes appropriés des Nations Unies.

(2) Les deux États s’engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’admission de la République fédérale de l’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande.

Chapitre 3 Culture, enseignement, recherche et mobilité

Article 9


Les deux États reconnaissent le rôle décisif que jouent la culture et les médias dans le renforcement de l’amitié franco-allemande. En conséquence, ils sont résolus à créer pour leurs peuples un espace partagé de liberté et de possibilités, ainsi qu’un espace culturel et médiatique commun. Ils développent la mobilité et les programmes d’échanges entre leurs pays, en particulier à l’intention des jeunes dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, et définissent des objectifs chiffrés dans ces domaines. Afin de favoriser des liens toujours plus étroits dans tous les domaines de l’expression culturelle, notamment au moyen d’instituts culturels intégrés, ils mettent en place des programmes spécifiques et une plate-forme numérique destinés en particulier aux jeunes.

Article 10

Les deux États rapprochent leurs systèmes éducatifs grâce au développement de l’apprentissage mutuel de la langue de l’autre, à l’adoption, conformément à leur organisation constitutionnelle, de stratégies visant à accroître le nombre d’élèves étudiant la langue du partenaire, à une action en faveur de la reconnaissance mutuelle des diplômes et à la mise en place d’outils d’excellence franco-allemands pour la recherche, la formation et l’enseignement professionnels, ainsi que de doubles programmes franco-allemands intégrés relevant de l’enseignement supérieur.

Article 11

Les deux États favorisent la mise en réseau de leurs systèmes d’enseignement et de recherche ainsi que de leurs structures de financement. Ils poursuivent le développement de l’Université franco-allemande et encouragent les universités françaises et allemandes à participer à des réseaux d’universités européennes.

Article 12

Les deux États instituent un Fonds citoyen commun destiné à encourager et à soutenir les initiatives de citoyens et les jumelages entre villes dans le but de rapprocher encore leurs deux peuples.

Chapitre 4 Coopération régionale et transfrontalière

Article 13


(1) Les deux États reconnaissent l’importance que revêt la coopération transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne pour resserrer les liens entre les citoyens et les entreprises de part et d’autre de la frontière, notamment le rôle essentiel des collectivités territoriales et autres acteurs locaux à cet égard. Ils entendent faciliter l’élimination des obstacles dans les territoires frontaliers afin de mettre en œuvre des projets transfrontaliers et de faciliter la vie quotidienne des habitants de ces territoires.

(2) À cet effet, dans le respect des règles constitutionnelles respectives des deux États et dans les limites du droit de l’Union européenne, les deux États dotent les collectivités territoriales des territoires frontaliers et les entités transfrontalières comme les eurodistricts de compétences appropriées, de ressources dédiées et de procédures accélérées permettant de surmonter les obstacles à la réalisation de projets transfrontaliers, en particulier dans les domaines économique, social, environnemental, sanitaire, énergétique et des transports. Si aucun autre moyen ne leur permet de surmonter ces obstacles, des dispositions juridiques et administratives adaptées, notamment des dérogations, peuvent également être accordées. Dans ce cas, il revient aux deux États d’adopter la législation appropriée.

(3) Les deux États demeurent attachés à la préservation de normes strictes dans les domaines du droit du travail, de la protection sociale, de la santé et de la sécurité, ainsi que de la protection de l’environnement.

Article 14

Les deux États instituent un comité de coopération transfrontalière comprenant des parties prenantes telles que l’État et les collectivités territoriales, les parlements et les entités transfrontalières comme les euro-districts et, en cas de nécessité, les eurorégions intéressées. Ce comité est chargé de coordonner tous les aspects de l’observation territoriale transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne, de définir une stratégie commune de choix de projets prioritaires, d’assurer le suivi des difficultés rencontrées dans les territoires frontaliers et d’émettre des propositions en vue d’y remédier, ainsi que d’analyser l’incidence de la législation nouvelle sur les territoires frontaliers.

Article 15

Les deux États sont attachés à l’objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers et accordent leur soutien aux collectivités frontalières afin d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies appropriées.

Article 16

Les deux États faciliteront la mobilité transfrontalière en améliorant l’interconnexion des réseaux numériques et physiques entre elles, notamment les liaisons ferroviaires et routières. Ils agiront en étroite collaboration dans le domaine de la mobilité innovante, durable et accessible à tous afin d’élaborer des approches ou des normes communes aux deux États.

Article 17

Les deux États encouragent la coopération décentralisée entre les collectivités des territoires non frontaliers. Ils s’engagent à soutenir les initiatives lancées par ces collectivités qui sont mises en œuvre dans ces territoires.

Chapitre 5 Développement durable, climat, environnement et affaires économiques

Article 18


Les deux États s’emploient à renforcer le processus de mise en œuvre des instruments multilatéraux relatifs au développement durable, à la santé mondiale et à la protection de l’environnement et du climat, en particulier l’Accord de Paris du 12 décembre 2015 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. À cet effet, ils agissent en rapport étroit afin de formuler des approches et des politiques communes, notamment en mettant en place des dispositifs en vue de la transformation de leurs économies et en favorisant des actions ambitieuses de lutte contre les changements climatiques. Ils garantissent l’intégration de la protection du climat dans toutes les politiques, notamment par des échanges transversaux réguliers entre les gouvernements dans des secteurs clés.

Article 19

Les deux États feront progresser la transition énergétique dans tous les secteurs appropriés et, à cet effet, développent leur coopération et renforcent le cadre institutionnel de financement, d’élaboration et de mise en œuvre de projets conjoints, en particulier dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Article 20

(1) Les deux États approfondissent l’intégration de leurs économies afin d’instituer une zone économique franco-allemande dotée de règles communes. Le Conseil économique et financier franco-allemand favorise l’harmonisation bilatérale de leurs législations, notamment dans le domaine du droit des affaires, et coordonne de façon régulière les politiques économiques entre la République française et la République fédérale d’Allemagne afin de favoriser la convergence entre les deux États et d’améliorer la compétitivité de leurs économies.

(2) Les deux États instituent un « Conseil franco-allemand d’experts économiques » composé de dix experts indépendants afin de présenter aux deux gouvernements des recommandations sur leur action économique.

Article 21

Les deux États intensifient leur coopération dans le domaine de la recherche et de la transformation numérique, notamment en matière d’intelligence artificielle et d’innovations de rupture. Ils promouvront à l’échelle internationale des directives sur l’éthique des technologies nouvelles. Ils mettent en place, afin de promouvoir l’innovation, des initiatives franco-allemandes qui sont ouvertes à la coopération au niveau européen. Les deux États mettront en place un processus de coordination et un financement commun afin de soutenir des programmes conjoints de recherche et d’innovation.

Article 22

Les parties prenantes et les acteurs intéressés des deux États sont réunis au sein d’un Forum pour l’avenir franco-allemand afin de travailler sur les processus de transformation de leurs sociétés.

Chapitre 6 Organisation

Article 23


Des réunions entre les gouvernements des deux États ont lieu au moins une fois par an, alternativement en République française et en République fédérale d’Allemagne. Après l’entrée en vigueur du présent Traité, le Conseil des ministres franco-allemand adopte un programme pluriannuel de projets de coopération franco-allemande. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande chargés de préparer ces réunions assurent le suivi de la mise en œuvre de ce programme et en font rapport au Conseil des ministres.

Article 24

Un membre du gouvernement d’un des deux États prend part, une fois par trimestre au moins et en alternance, au conseil des ministres de l’autre État.


Article 25

Les conseils, structures et instruments de la coopération franco-allemande font l’objet d’un examen périodique et sont, en cas de nécessité, adaptés sans retard aux objectifs fixés d’un commun accord. Le premier de ces examens devrait avoir lieu dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du présent Traité et proposer les adaptations nécessaires. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande évaluent régulièrement les progrès accomplis. Ils informent les parlements et le Conseil des ministres franco-allemand de l’état général d’avancement de la coopération franco-allemande.

Article 26

Des représentants des régions et des Länder, ainsi que du comité de coopération transfrontalière, peuvent être invités à participer au Conseil des ministres franco-allemands.

Chapitre 7 Dispositions finales

Article 27


Le présent Traité complète le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande au sens du paragraphe 4 des Dispositions finales de ce Traité.

Article 28

Les deux États s’informent mutuellement, par la voie diplomatique, de l’accomplissement des procédures nationales requises pour l’entrée en vigueur du présent Traité. Le présent Traité entre en vigueur à la date de réception de la dernière notification.

Source : Scoop Contexte.com

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   Posté le 26-03-2019 à 23:17:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article de Reuters montre le caractère pusillanime de l'opposition de l'Europe aux USA. Cette faiblesse et ces hésitations sont le reflet des contradictions internes en Europe.


Les législateurs européens divisés sur l'opportunité d'entamer des négociations commerciales avec les États-Unis


Reuters https://www.reuters.com/article/us-usa-trade-eu-idUSKCN1QV1UM

STRASBOURG (Reuters) - Les législateurs de l'Union européenne n'ont pas expliqué jeudi s'ils devaient ou non entamer des négociations avec les États-Unis sur la suppression des droits de douane sur les produits industriels, une initiative destinée à atténuer les tensions commerciales entre eux.

Lors d'un vote confus, le Parlement européen a adopté à une faible majorité une série d'amendements contre le début des négociations, mais a ensuite rejeté sa propre résolution sur le sujet, ce qui signifie qu'il n'a en réalité pas été pris en compte.
La résolution n'aurait pas été contraignante, mais le Parlement devra approuver tout accord conclu et les gouvernements de l'UE ont déclaré qu'ils souhaitaient connaître le point de vue des législateurs avant de prendre une décision.

Le texte original, largement soutenu par les partis de centre-droit mais opposé par la gauche du centre, avait posé les conditions des négociations: inclure les voitures, exclure l'agriculture et être suspendu si Washington imposait de nouveaux droits de douane punitifs.
L'acier et l'aluminium de l'UE sont déjà soumis à des droits de douane de protection américains.
Les deux parties ont mis fin à une impasse en juillet dernier, lorsque le président américain, Donald Trump, avait décidé de retarder l'imposition de droits de douane sur les importations de voitures de l'UE, alors que les deux parties cherchaient à améliorer leurs relations commerciales.
Depuis lors, les exportations de soja des États-Unis vers l'UE ont plus que doublé et les deux parties ont discuté de la manière dont elles pourraient s'accorder sur des normes de produits et stimuler les exportations d'énergie américaines vers l'Europe.
La partie la plus délicate, cependant, est le souhait exprimé en juillet de supprimer les droits de douane sur les «produits industriels non automobiles». L'UE a déclaré que les voitures devraient être discutées. les États-Unis ont dressé une longue liste de souhaits, notamment en ce qui concerne les produits agricoles - une zone interdite pour l'Europe.

Les critiques disent que l'UE ne devrait pas négocier alors qu'elle fait toujours face aux tarifs sur les métaux et à la menace de droits d'importation sur les voitures. Ils se plaignent également du fait que les derniers accords commerciaux de l'UE contiennent des dispositions sur le changement climatique, ce qui ne serait pas le cas.
En fait, deux mandats de négociation sont proposés: l'un sur les tarifs, l'autre sur la facilitation pour les entreprises de tester et d'autoriser la vente de leurs produits outre-Atlantique.
Les gouvernements de l'UE n'ont pas réussi à se mettre d'accord lors d'une réunion le mois dernier, l'Allemagne souhaitant aller de l'avant mais la France réticente.

L'UE est consciente que la patience de Trump n'est pas infinie et qu'il pourrait imposer des droits de douane élevés aux voitures et aux pièces automobiles importées de l'UE dans les mois à venir.

Rapport par Philip Blenkinsop

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   Posté le 02-04-2019 à 14:40:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce n'est pas une mauvaise chose si les économies européennes recommencent à adopter des politiques industrielles


Par Ding Yifan Source: Global Times Publié le: 2019/4/1 21:33:40
http://www.globaltimes.cn/content/1144285.shtml

De nombreux médias occidentaux ont récemment rapporté que l'UE adoptait de nouveau la politique industrielle, affirmant que l'UE était encline à accepter la proposition française de mener une politique industrielle européenne visant à revigorer son industrie et à renforcer les fondements de la reprise économique en Europe.

En fait, l'introduction de mesures visant à favoriser le développement des entreprises industrielles nationales était courante en Europe au début de l'après-guerre. Cependant, avec la privatisation et la déréglementation depuis les années 1980, cette intervention a progressivement disparu.

Sous l'impulsion de la théorie du "gaullisme" selon laquelle l'État intervient, le gouvernement français accorde des bonifications de taux d'intérêt sur les emprunts à des entreprises sélectionnées et des entreprises publiques afin d'encourager le développement technologique depuis les années 1960. Grâce à cette politique, la France développa avec succès de nouvelles technologies, notamment le train à grande vitesse, les centrales nucléaires civiles, l'aérospatiale et l'aviation, devenant rapidement un leader mondial dans de nombreux secteurs industriels, deux ou trois décennies seulement après la Seconde Guerre mondiale.

Au Royaume-Uni, la politique industrielle a été mise en place pour protéger son industrie textile des produits externes. Après la glorieuse révolution, les Britanniques ont complètement cessé d'importer des textiles de laine de France et des Pays-Bas et, en 1699, ont adopté la loi sur la laine afin de protéger l'industrie textile nationale. En 1700, le Parlement britannique a adopté une loi interdisant l'importation de tissus de coton en provenance d'Inde.

De nombreux historiens de l'économie britannique ont souligné que la politique industrielle de la Maison des Tudor était la clé de l'ascension de la Grande-Bretagne. Quant à la théorie de l'avantage comparatif préconisée par Adam Smith, l'initiateur de l'économie, elle ne constitue qu'un ensemble d'énoncés que les Britanniques ont "inventés" après avoir obtenu leur prédominance industrielle. Cette théorie a été utilisée pour persuader les autres pays européens de ne plus utiliser la politique industrielle pour encourager les entreprises industrielles nationales à concurrencer le Royaume-Uni.

L'intervention active de la politique industrielle du gouvernement a également créé le miracle de la Confédération allemande. Afin de protéger son propre marché, la Prusse a pris l’initiative de mettre en place l’Union douanière allemande et de mettre en œuvre une politique tarifaire élevée visant à maintenir les produits industriels britanniques et français en dehors de la Confédération allemande. Elle créa des entreprises d'État et finança des entreprises privées, jetant ainsi les bases de la victoire de la Prusse dans la guerre franco-prussienne de 1871 et de la fondation de l'empire allemand.

Pendant plus d'un siècle, des années 1820 aux années 1930, les États-Unis ont mis en œuvre des politiques tarifaires sans précédent. C'est sous la protection de droits de douane élevés que les États-Unis sont passés d'un pays agricole à la première puissance industrielle du monde. À la veille de la Première Guerre mondiale, les États-Unis affichaient la production industrielle la plus élevée au monde, avec 32% de la production mondiale.

Après les années 1980, le néolibéralisme est devenu l’école de pensée dominante dans les pays occidentaux. Son "fondamentalisme de marché" s'opposait à l'interventionnisme économique et la politique industrielle fut balayée par les départements de l'économie et de la prise de décisions du gouvernement.

Bien que ces "révolutions" théoriques aient été bénéfiques à la libéralisation financière, elles ont indirectement causé le tassement industriel et la polarisation sociale en Occident. Ces dernières années, l’importance de la politique industrielle dans la forte croissance économique des économies émergentes a attiré l’attention des pays développés en déclin. En conséquence, les pays occidentaux ont de plus en plus accusé les pays émergents membres de l’OMC d’interventionnisme et ont violé les principes du libre-échange avec leurs politiques industrielles.

Ils doivent avoir oublié l'histoire de leur propre développement.

Heureusement, ces premiers venus dans l’industrialisation ont enfin compris l’importance de la politique industrielle alors qu’ils luttaient pour sortir de leur "stagnation" actuelle. Ils ont commencé à repenser la mise en œuvre de la politique industrielle en tant qu'arme pour revitaliser leurs industries.

En fait, les économies émergentes n’ont besoin que d’une concurrence loyale dans le cadre du développement économique et n’ont pas peur du retour des pays développés à leurs anciennes politiques industrielles. Si les pays développés pouvaient justifier la mise en œuvre de la politique industrielle, ce ne serait pas nécessairement une mauvaise chose pour les pays émergents qui comptent sur leur propre politique industrielle pour se développer rapidement.

L'auteur est professeur de chaire Yiyang à l'Université des études étrangères de Beijing. bizopinion@globaltimes.com.cn

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Xuan
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   Posté le 09-04-2019 à 18:14:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvel épisode illustrant les contradictions du second monde : guerre économique dans l'aéronautique.
Le prétexte serait l'aide financière de l'Europe à Airbus. Le même prétexte est adressé à la Chine par les pays occidentaux et on constate ici que les USA et l'UE pratiquent eux-mêmes ces aides quand il s'agit d'industries stratégiques.
Enfin la menace intervient au moment où Boeing est dans de sales draps. Il s'agit donc pour Trump de récupérer les pertes.


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https://www.ladepeche.fr/2019/04/09/airbus-sous-la-menace-dune-hausse-des-droits-de-douane-aux-etats-unis,8119796.php

Les Etats-Unis menacent d'imposer des hausses de taxes douanières à Airbus et à d'autres produits européens. Ils exigent que l'Europe mette un terme à des subventions dans le secteur aéronautique. Explications.

Washington a haussé le ton face à l'Union européenne ce lundi en menaçant d'imposer des hausses de taxes douanières à Airbus et d'autres produits européens si Bruxelles ne met pas un terme à certaines subventions au constructeur aéronautique. Il s'agit là d'une nouvelle étape dans le conflit qui oppose depuis 14 ans Boeing et Airbus via leurs pays respectifs, qui s'accusent mutuellement devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de verser des aides illégales à leurs champions aéronautiques respectifs.

Dans un communiqué, le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer, estime que les subventions européennes à Airbus "pénalisent" les Etats-Unis à hauteur de 11 milliards de dollars d'échanges commerciaux chaque année et se dit prêt "à l'action" alors que l'OMC doit rendre prochainement un nouvel arbitrage sur ce conflit. "L'OMC a conclu plusieurs fois que les aides de l'Union européenne avaient causé des torts aux Etats-Unis" , écrivent les services de l'USTR, qui publie une liste préliminaire de produits européens qui pourraient faire l'objet de droits de douanes supplémentaires.

Des sanctions dès cet été ?
Washington, qui estime que l'Union européenne ne s'est pas conformée à la décision de l'OMC, se dit prêt à mettre en place ses sanctions "cet été", dès que l'organisation aura donné sa décision.
Pour autant, "notre but ultime est de conclure un accord avec l'UE pour mettre un terme aux subventions aux gros porteurs civils, qui sont en contradiction avec (les conclusions) de l'OMC. Lorsque l'UE arrêtera ces aides néfastes, les taxes douanières imposées en représailles pourront être levées" , affirme le communiqué de M. Lighthizer.

Selon le communiqué de l'USTR, les aides à Airbus ont contribué à faire perdre à Boeing "plus de 300" appareils et des parts de marché dans le monde entier. Sont visés notamment des produits du secteur aéronautique, dont des "appareils Airbus", précise le communiqué. La liste de 14 pages comprend notamment de nouveaux "hélicoptères" et "aéronefs civils de transport de marchandises ou de passagers d'un poids supérieur à 15 tonnes" et certaines pièces aéronautiques provenant de France, d'Allemagne, d'Espagne ou du Royaume-Uni.

Conflit réciproque
Elle comprend aussi des produits venant de toute l'UE, comme les steaks d'espadon, les filets de saumon, des fromages mais aussi des fruits, de l'huile d'olives, des vins ou encore des vêtements, des produits laitiers ou des motos...
Depuis plus de 14 ans, Washington et Bruxelles s'accusent mutuellement de verser des aides indues à Boeing et Airbus. Ce conflit commercial, dont l'enjeu s'élève à des milliards d'euros ou de dollars, est le plus long et le plus compliqué traité par l'OMC.
L'été dernier, l'Union européenne a obtenu la mise en place à l'OMC d'un nouveau panel d'experts pour arbitrer le conflit concernant les aides à Airbus contestées par les Etats-Unis. Ces derniers ont parallèlement demandé à l'OMC de déterminer le montant des sanctions qu'ils pourraient imposer à l'UE.

Dans le dossier concernant les aides à Boeing cette fois, l'OMC a confirmé fin mars que les Etats-Unis ne s'étaient pas pleinement conformés à sa décision de 2012 visant à mettre fin aux aides illégales versées au groupe aéronautique notamment en en transformant certaines en allégements fiscaux.

Bruno le Maire réagit
L'Union européenne et les Etats-Unis ne peuvent "se permettre un conflit" dans l'aéronautique et doivent trouver un "accord à l'amiable", après les menaces de Washington de taxer Airbus, a estimé ce mardi le ministre français de l'Economie, Bruno le Maire. "Quand je vois la situation de la croissance mondiale, je ne pense pas que nous puissions nous permettre un conflit commercial, même sur la seule question de l'industrie aéronautique, entre les Etats-Unis et l'Europe", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy.

Menacer pour négocier
Ce communiqué intervient dans un climat de tensions commerciales récurrentes avec la Chine et l'Union européenne. L'administration de Donald Trump est devenue coutumière des droits de douane punitifs, dont elle brandit la menace pour négocier et dont elle a déjà imposé un certain nombre.

L'UE et les Etats-Unis s'efforcent depuis des mois de concrétiser l'entente commerciale annoncée fin juillet par le président américain et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, notamment en négociant un accord commercial limité aux biens industriels. Donald Trump menace dans ce cadre de taxer lourdement l'industrie automobile européenne.

En outre, le communiqué de l'USTR intervient alors que Boeing est en pleine tourmente, en raison de la mise en cause de son avion vedette 737 MAX, dont la sécurité est en cause après deux accidents mortels.

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   Posté le 13-04-2019 à 19:43:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Donald Trump vole au secours de Boeing et menace Airbus en pleine crise du 737 max


Publié le 13/04/2019 à 07:40 , mis à jour à 10:13

https://www.ladepeche.fr/2019/04/13/menaces-contre-airbus-discussions-tendues-entre-bruno-le-maire-et-ladministration-trump,8129144.php

Les réunions entre le ministre français des Finances Bruno Le Maire et l'administration Trump ce vendredi à Washington ont été "tendues" à propos des lourds tarifs douaniers qui pourraient être imposés à Airbus, alors que le Boeing traverse l'une des plus graves crises de son histoire.
"C'était constructif, franc, mais difficile et tendu aussi", a expliqué à l'AFP cette source après la réunion entre M. Le Maire, le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer et le conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow, en marge des réunions de printemps du FMI.

"Ces entretiens ont toutefois été utiles pour lever certains malentendus", a précisé la source, citant l'exemple de la taxe sur les géants du numérique que l'Assemblée nationale a approuvée cette semaine et qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière, au grand dam des Etats-Unis qui ont réagi avec force. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a d'ailleurs appelé Paris la semaine dernière à y renoncer. Malgré ces éclaircissements, les réunions n'ont pas permis d'écarter le risques de nouveaux tarifs douaniers contre l'Union européenne si celle-ci ne met pas fin aux subventions à Airbus. "Ce n'est pas gagné", a ajouté la source, évoquant une "situation compliquée".

M. Le Maire avait auparavant rencontré son homologue américain Steven Mnuchin dans une ambiance plus détendue. En se rendant à Washington, le ministre avait annoncé son intention d'expliquer à l'administration américaine que l'Europe ne se laisserait pas faire sur Airbus. "Si nous devions à nouveau être touchés par des sanctions américaines injustifiées et injustifiables, l'Europe se tiendrait prête à riposter de manière unie et forte" , a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse avant ses rencontres avec M. Lighthizer et M. Kudlow.

Hausse des droits de douanes ?
Le président américain Donald Trump avait haussé le ton cette semaine en menaçant l'Union européenne de nouveaux tarifs douaniers à hauteur de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) si elle ne mettait pas fin aux subventions à Airbus, au risque de raviver une fragile trêve commerciale.

Il s'agit là d'une nouvelle étape dans un conflit vieux de 14 ans entre Boeing et Airbus, via les Etats-Unis et l'Europe, qui s'accusent mutuellement devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de verser des aides illégales à leurs champions aéronautiques respectifs.

Vers des représailles européennes
L'UE avait prévenu dans la foulée que "dans le différend parallèle concernant Boeing", elle comptait, elle aussi, "prendre rapidement des mesures" de représailles. Selon plusieurs sources européennes vendredi, elle rendra publique mercredi une liste de produits américains susceptibles d'être taxés à hauteur de 20 milliards d'euros. Mais il reviendra à un arbitre désigné par l'OMC de déterminer "le montant des droits de rétorsion", qui sera moins important que ces 20 milliards, ont-elles expliqué.
"A l'origine, en 2012, à la fin de la phase initiale des différends, l'UE avait demandé à l'OMC d'autoriser 12 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) en contre-mesures" , a expliqué une source à la Commission.
"Tout cela serait mauvais pour la croissance et mauvais pour la prospérité américaine et européenne" , a prévenu M. Le Maire à Washington.
"Nous devons éviter d'en venir là" , a-t-il insisté. "Sur la base des conclusions de l'OMC, il me semble que la voix de la sagesse, c'est de trouver un accord à l'amiable entre les Etats-Unis et l'Europe sur un règlement définitif du cas Airbus/Boeing" , a-t-il ajouté, relevant que le dossier durait depuis bien trop longtemps.
M. Le Maire avait déjà plaidé mardi pour une solution à l'amiable avec les Etats-Unis. "S'engager dans une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe ne servira qu'un seul pays: la Chine et (le constructeur aéronautique chinois) Comac" , a prévenu le ministre, qui devait aussi rencontrer Jerome Powell, le président de la Fed.

La position américaine est soutenue par Boeing, fragilisé par les problèmes de son avion vedette, le 737 MAX, cloué au sol pour une durée indéterminée après deux accidents mortels.

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   Posté le 14-04-2019 à 06:07:43   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Le Maire a trahi son parti lors des primaires de la droite en 2016-2017, lâchant Fillon au profit de l'époux Trogneux. Il trahira bien une nouvelle fois les intérêts français au nom de l'"entente" européenne et, D-Day approchant, pour ne pas fragiliser l'éternelle amitié franco américaine.

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   Posté le 14-04-2019 à 13:29:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce n'est pas une question d'amitiés mais de rapport de forces. On sait que la bourgeoisie ne s'oppose pas fermement à la domination, mais il n'y a aucune sympathie dans les rapports inter impérialistes, et les sourires diplomatiques dissimulent des intérêts opposés.
Ce sont avant tout des requins mais certains sont plus gros que d'autres, et en voulant s'opposer à la fois aux USA et à la Chine, l'impérialisme français remplit toutes les conditions pour se plier aux conditions des USA.
Contre l'hégémonisme US il n'y a pas de troisième voie .

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   Posté le 10-05-2019 à 13:46:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une contradiction majeure au niveau mondial oppose les intérêts capitalistes européens et US.

Pompeo, le secrétaire d'État américain le plus insolent d'Europe


Source: Global Times Publié le: 2019/5/10 12:47:39
http://www.globaltimes.cn/content/1149313.shtml

Dans un discours prononcé lors d'une conférence à Londres, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a presque impérativement demandé à la Grande-Bretagne de changer d'attitude à l'égard de la Chine et de son fournisseur d'équipements de télécommunications, Huawei. Il veut que la Grande-Bretagne traite la Chine comme la menace soviétique contre l’Occident. Il a également cité l'exemple de l'ancienne Premier ministre Margaret Thatcher dans un discours dans lequel il s'est moqué de l'actuelle Premier ministre Theresa May sans la nommer. Il a déclaré: «La Dame de fer se tairait-elle lorsque la Chine violerait la souveraineté des nations par la corruption ou la coercition? Permettrait-elle à la Chine de contrôler l'internet du futur?

Pompeo ne considère plus le minimum de respect pour l'allié spécial des États-Unis. Les Britanniques doivent avoir des sentiments mitigés face à l'arrogance affichée par Pompeo. Un commentaire dans The Guardian intitulé «Mike Pompeo: un garçon intimidateur appelle au No 10» écrit que Pompeo souhaite discuter de «priorités mondiales communes» avec Theresa May, mais que le problème c'est lui-même.

L'attitude des États-Unis envers leurs alliés européens n'a jamais été aussi arrogante qu'aujourd'hui. Même pendant la guerre froide, au moment où l'Europe dépendait le plus de la sécurité des États-Unis, Washington accordait du crédit à ses alliés.

Mais voyez comment l'ambassadeur américain à Berlin a exhorté l'Allemagne à ne pas permettre à Huawei de fournir une infrastructure 5G au pays. L'ambassadeur des États-Unis a également menacé les entreprises allemandes construisant le gazoduc Nord Stream 2 entre l'Allemagne et la Russie en les mettant en garde contre le risque de sanctions. Et maintenant, regardez ce que Pompeo a dit en Grande-Bretagne. De plus en plus, Washington ne considère pas l’Europe comme un partenaire nécessitant un traitement égal et un respect égal, mais comme un petit disciple qui devrait écouter son frère aîné.

La Chine est fondamentalement différente de l'Union soviétique. Même la plupart des Américains ne voient pas la Chine comme " une autre Union soviétique ". De plus, il n'y a pas de pays européen avec des conflits géopolitiques évidents avec la Chine. Les pays européens, y compris la Grande-Bretagne, sont plus disposés à explorer activement leurs propres opportunités de développement face à la montée de la Chine. Ils attachent généralement une grande importance à l’extension de la coopération avec la Chine et la Grande-Bretagne a une vision réaliste de «l’âge d’or» dans les relations entre la Chine et la Grande-Bretagne.

Parce que la Chine n’est en effet pas l’Union soviétique, il sera difficile pour Pompeo de colporter la même défense contre la Chine que contre l’Union soviétique. La première chose à convaincre les gens est de les convaincre avec raison. Washington veut pousser la "théorie de la menace chinoise" à l'extrême et ce qui lui manque le plus, c'est la raison.

Amener les pays européens à aligner leurs politiques chinoises sur celles des États-Unis, ou les amener à s'aligner entièrement sur les États-Unis pour l'aider à contenir la Chine, n'est certainement pas une chose que Washington peut faire. Les nations européennes ont leurs propres intérêts. Ils ne sont pas en concurrence zéro avec la Chine. La coopération sans cesse croissante est le thème principal des relations entre la Chine et l’UE , qui ne peut être modifié par un État américain égoïste.

La Chine n'a pas l'intention de creuser un fossé entre les Etats-Unis et l'Europe, mais les bases des relations Chine-UE ne peuvent pas être détruites par Washington. Si les États-Unis sont trop pressés pour obtenir leur propre chemin, ils finiront par se retourner contre eux.

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   Posté le 16-05-2019 à 07:10:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cette banque qui pourrait déclencher une nouvelle crise financière mondiale


https://fr.sputniknews.com/economie/201905131041104369-deutsche-bank-crise-financiere-mondiale/

19:32 13.05.2019

Le plus grand organisme de crédit de l'Union européenne (UE), la Deutsche Bank, pourrait se trouver à l'origine de la prochaine crise mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà reconnu cette banque allemande comme la plus grande menace pour le système financier mondial.

La Deutsche Bank, ce pilier de l'économie européenne, pourrait-elle connaître le sort de Lehman Brothers et quel risque représenterait sa faillite?

Un gouffre financier

Les problèmes de la Deutsche Bank sont apparus il y a plusieurs années, quand un trou de 12 milliards d'euros a été découvert dans sa balance financière.
Josef Ackermann, son président à l'époque, avait décidé de dissimuler cette réalité en falsifiant la comptabilité. Tout en présentant aux actionnaires de fausses informations, il affirmait que la banque disposait de fonds suffisants pour pallier toutes les difficultés. La publicité agressive déployée par la banque permettait également de maintenir l'image d'un établissement financier sûr et fiable, et, en grande partie, le soutien du gouvernement allemand.

Mais le trou financier de la banque s'est creusé, et la direction a engagé des mesures de plus en plus risquées pour redresser la situation. Ainsi, la banque s'est lancée dans les machinations avec le taux de référence Libor (avec la participation d'autres grands acteurs tels que les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, la suisse UBS et la Société générale française). Quand cette information a fait surface, la Deutsche Bank a reçu une amende de 2,5 milliards de dollars, alors que l'agence S&P a revu à la baisse sa note de crédit de trois marches d'un coup, jusqu'à BBB+.

Après cela ont été révélés d'autres cas de fraude et d'abus, notamment avec les titres hypothécaires qui étaient vendus par la banque avant la crise de 2008, ainsi que des accusations de blanchiment d'argent. Par effet boule de neige, les montants des plaintes et les frais de justice ont grimpé, et, avec eux, les pertes.

L'éventuelle faillite de la Deutsche Bank a été évoquée pour la première fois par les analystes en 2013, quand l'établissement a reconnu avoir besoin de capitaux supplémentaires. Les responsables ont d'abord tenté de régler le problème en vendant 4,5 milliards d'euros d'actions. Puis il a été proposé aux investisseurs 8 milliards d'actions, mais avec une remise de 30% par rapport à leur valeur marchande, ce qui a suscité l'indignation de ceux qui avaient acquis ces titres plus tôt.
Deux ans plus tard, les tests de résistance ont mis en évidence que la Deutsche Bank manquait encore d'argent. Fin 2016, pour la première fois depuis la crise financière mondiale, la banque a rapporté des pertes nettes de presque 7 milliards d'euros.

Les titres dérivés, une «arme de destruction massive»

Au même moment, le FMI a qualifié la Deutsche Bank de «plus grande source de risque parmi les banques mondiales d'importance systémique». Depuis, on entend régulièrement des prévisions annonçant la faillite du plus grand établissement financier européen.
C'est le portefeuille gigantesque de titres dérivés, estimé à 46.000 milliards d'euros — soit 14 fois le PIB de l'Allemagne — qui est considéré comme la menace principale.
Par ailleurs, l'investisseur Warren Buffett a noté que les outils dérivés étaient «une arme de destruction massive qui se transforme, mute et se multiplie jusqu'à ce qu'un événement ne mette en évidence la toxicité de ces actifs».
De plus, la banque gère plus de 550 milliards d'euros d'épargnes. Les analystes craignent qu'à un moment donné, après une nouvelle annonce concernant les problèmes financiers de ce plus grand établissement bancaire allemand, les épargnants puissent commencer à retirer leur argent de leurs comptes, provoquant d'abord une crise de liquidités au sein de la banque, puis, dans l'ensemble, au niveau du système financier européen. Les troubles ne se limiteront alors pas au Vieux Continent, car le secteur bancaire allemand joue un rôle central dans l'économie mondiale. Par conséquent, la Deutsche Bank pourrait engendrer un effondrement général, de la même manière que l'américaine Lehman Brothers en 2008.

Et après?

L'un des scénarios à l'étude prévoyait la possibilité d'une fusion avec la Commerzbank, qui connaît elle aussi des problèmes. Mais en fin de compte les régulateurs allemands ont jugé cette opération inopportune puisque la fusion promettait des risques et des frais supplémentaires pour la deuxième banque d'appui de l'économie allemande.
«La fusion des deux banques-zombies ne créerait pas un «champion national», mais un zombie bien plus grand», a commenté l'agence de presse Bloomberg.
Les analystes constatent que la Deutsche Bank continue de dégringoler. Ses revenus diminuent, ses dépenses augmentent, sa popularité chute, alors que le coût pour attirer l'argent ne cesse d'augmenter. Les immenses amendes ne font qu'empirer la situation: en dix ans, elles ont dépassé 17 milliards de dollars au total.
En 2018, la réputation de la Deutsche Bank a subi un nouveau coup dur avec le scandale des Panama Papers, qui a découlé d'une investigation journalistique sur les possessions offshore des grands acteurs mondiaux. A tous ces problèmes s'ajoute la perte, l'an dernier, de 750 millions de dollars sur les ventes d'actions.
«La crise de la Deutsche Bank, provoquée par les erreurs et les délits financiers de sa direction, pourrait déclencher une crise économique mondiale. En réalité, la principale banque allemande est la plus grande entreprise criminelle allemande», affirme l'économiste américain William Black.

En même temps, ce dernier indique que la Deutsche Bank sera sauvée par tous les moyens: elle est trop importante pour faire faillite.
«Ce qui pourrait provoquer une autre crise économique. Si la plus grande banque du pays ne fonctionne pas entièrement, la troisième économie mondiale entrera certainement dans une récession. Et la même chose arrivera à l'UE», avertit l'expert.

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pzorba75
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   Posté le 16-05-2019 à 09:23:34   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Finalement, on spécule sur l'état de la DB, rien de nouveau. Les requins sont-ils autour de leur prochaine proie? Si c'est le cas, quels requins?

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Xuan
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   Posté le 16-05-2019 à 15:46:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La BNP mon camarade...

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   Posté le 16-05-2019 à 17:38:56   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :

La BNP mon camarade...

Sur la piste foireuse du Crédit Lyonnais des années 80?

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   Posté le 16-05-2019 à 19:36:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On n'en sait rien, sauf que la BNP est la première banque européenne et que le Brexit va conforter cette situation.

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   Posté le 24-05-2019 à 16:09:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvel indice des contradictions entre USA et UE :

Le Pentagone menace l’Europe à propos du projet d’une armée européenne


21 Mai 2019 ALEX LANTIER

https://www.investigaction.net/fr/le-pentagone-menace-leurope-a-propos-du-projet-dune-armee-europeenne/

Le 1er mai, le département de la Défense des États-Unis a envoyé une lettre à l’Union européenne l’avertissant que la création d’une armée indépendante de l’UE pourrait entraîner l’effondrement de l’alliance de l’OTAN entre les États-Unis et les puissances de l’UE. La lettre, envoyée par les sous-secrétaires américains à la Défense, Ellen Lord et Andrea Thompson, à la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a été divulguée au quotidien espagnol El Pais.
El Pais en a rendu compte le 13 mai, alors que le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, est arrivé sans avoir été invité à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles pour exiger le soutien de l’UE aux mesures américaines de guerre contre l’Iran.


«Les États-Unis sont profondément préoccupés par l’approbation des règles relatives au Fonds européen de défense et des conditions générales de la Coopération structurée permanente (CSP)» , indique la lettre, faisant référence au nom technique de l’armée de l’UE. L’armée de l’Union européenne, a ajouté la lettre, entraîne «un recul spectaculaire de trois décennies d’intégration croissante du secteur de la défense transatlantique» . Elle met en garde contre le danger d’une «concurrence inutile entre l’OTAN et l’UE» .
La lettre «très dure», a rapporté El Pais, «regorge de menaces plus ou moins voilées de possibles représailles politiques ou commerciales si Bruxelles maintient son intention de développer des projets d’armement européens sans consulter des pays extérieurs, comme les États-Unis» .

La lettre du Pentagone s’oppose aux dispositions du Fonds européen de défense stipulant que les entreprises européennes doivent contrôler la technologie utilisée dans les systèmes d’armement européens et menace de prendre des mesures similaires pour exclure les entreprises européennes des contrats d’armement du Pentagone. Elle déclare: «Il est clair que nos partenaires et alliés européens n’approuveraient pas les mêmes restrictions imposées réciproquement par les États-Unis, et nous ne voudrions pas les envisager dans le futur.»

Faisant référence aux conflits qui ont éclaté lorsque les puissances européennes dirigées par Berlin et Paris se sont opposées à l’invasion illégale de l’Irak par les États-Unis en 2003, la lettre indique que les projets actuels de l’UE «pourraient non seulement nuire aux relations constructives entre l’OTAN et l’UE, mais également relancer potentiellement les échanges tendus qui ont dominé nos relations il y a 15 ans sur les initiatives de défense de l’Europe» .

Le sérieux avec lequel des menaces de rupture de l’alliance américano-européenne sont prises dans les cercles dirigeants en Europe a trouvé son écho dans la publication cette semaine d’une étude réalisée par le groupe de réflexion IISS (International Institute of Strategic Studies) à Londres. Le rapport, intitulé «Défendre l’Europe: les scénarios de capacités nécessaires pour les membres européens de l’OTAN» , évaluait les coûts supportés par l’Europe pour reconstruire la capacité militaire de l’OTAN si les États-Unis abandonnaient l’alliance. Le document appelait à un renforcement de capacité navale pour un coût de 110 milliards de dollars et à des dépenses de 357 milliards de dollars afin de préparer la guerre contre la Russie.

La publication de ces documents montre l’état avancé d’effondrement des alliances et des arrangements qui régissent les relations internationales du capitalisme mondial depuis des décennies. Elle vient démentir les puissances impérialistes européennes qui prétendent que leurs plans d’augmentation importante de leurs dépenses et opérations militaires ne sont qu’un complément destiné à aider l’OTAN. Le Pentagone considère ces projets comme une menace visant à développer l’UE en tant que rivale de l’alliance de l’OTAN dirigée par les États-Unis, fondée en 1949 après deux guerres mondiales entre les États-Unis et l’Allemagne.

Les objectifs stratégiques qui sous-tendent le déploiement de navires de guerre et de troupes américaines pour la guerre avec l’Iran, que Washington justifie par des allégations non fondées et non crédibles que l’Iran représente une menace militaire pour les États-Unis, vont bien au-delà de cette région riche en pétrole. Washington s’est engagé dans une campagne militaire féroce non seulement pour défendre son hégémonie militaire faiblissante au Moyen-Orient et en Eurasie. L’un de ses principaux objectifs est d’éliminer le risque d’un défi potentiel de la part des grandes puissances rivales, y compris de ses prétendus alliés européens.

Le renforcement massif de la capacité militaire en cours en Europe, au fur et à mesure que les puissances européennes injectent des milliards d’euros dans leurs armées et mènent des guerres sanglantes de pillage telles que l’occupation franco-allemande du Mali, souligne le caractère de classe de ces conflits. Il s’agit de luttes acharnées entre les puissances impérialistes rivales pour le partage du butin de l’économie mondiale, sur fond de l’opposition montante de la classe ouvrière à la guerre et aux mesures d’austérité utilisées pour financer les dépenses militaires.

Washington considérait comme une menace sérieuse l’alliance temporaire à l’ONU entre Berlin, Paris et Moscou qui était opposée à l’invasion illégale de l’Irak dirigée par les États-Unis en 2003, une invasion justifiée par des mensonges sur des armes de destruction massive irakiennes inexistantes. Maintenant que le Brexit a privé Londres de son droit de veto sur les projets d’une armée européenne pour le compte de Washington, ces conflits se sont considérablement intensifiés. Sous couvert d’un accord de toutes les puissances de l’OTAN visant à porter les dépenses militaires à 2 pour cent du produit intérieur brut, les rivalités stratégiques et commerciales ne cessent de grandir entre Washington et les puissances de l’UE.

Le 13 mai, les sénateurs américains Ted Cruz et Jeanne Shaheen ont présenté une législation bipartite pour pénaliser les entreprises européennes et russes travaillant sur le gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie et l’Allemagne. Utilisant des méthodes contre l’Europe qui étaient employées auparavant contre l’Iran et la Russie par Washington, le projet de loi interdirait les voyages et les transactions financières impliquant des employés et du matériel des entreprises construisant le pipeline que Trump avait dénoncées l’année dernière. Les entreprises visées pourraient impliquer BASF en Allemagne, British-Dutch Royal Dutch Shell, et ENGIE en France.

Les tensions s’accentuent également au sujet des relations entre l’UE et la Chine, après que l’Italie eut officiellement signé en mars un mémorandum d’accord approuvant l’Initiative de la Ceinture et la Route de Pékin (BRI, la nouvelle route de la soie), un vaste plan d’infrastructure eurasien, malgré les objections des États-Unis. Depuis lors, Washington a menacé l’Allemagne et la Grande-Bretagne de suspendre la coopération en matière de renseignement pour avoir autorisé la société chinoise Huawei à participer à la construction de leur réseau de télécommunications.

Un conflit acharné a été provoqué par la campagne américaine contre l’Iran depuis que le gouvernement Trump s’est retiré du traité sur le nucléaire de 2015 avec l’Iran, et a réimposé les sanctions américaines, une situation qui entrave les ententes commerciales conclues à hauteur de plusieurs milliards de dollars entre l’Iran et les entreprises pétrolières et industries européennes.

La semaine dernière, après s’être rendu en Grande-Bretagne pour réclamer le soutien de Londres contre l’Iran, Pompeo a brusquement annulé une visite à Berlin, invoquant des «problèmes urgents», pour se rendre à Bagdad. Là-bas, il a promu des marchés pétroliers américains et a exigé que l’État fantoche irakien créé après la guerre de 2003 protège les intérêts américains des présumées menaces iraniennes. Le journal allemand Süddeutsche Zeitung a écrit sur le camouflet de Pompeo à l’égard de Berlin que «la majeure partie de ce que l’on a longtemps vanté comme l’amitié germano-américaine est désormais en miettes» .

De même, le président français Emmanuel Macron s’est plaint du torpillage américain de l’accord nucléaire iranien. Lors d’un sommet de l’UE la semaine dernière en Roumanie, Macron a déclaré: «Premièrement, l’Iran ne s’est pas retiré de cet accord. Deuxièmement, si l’Iran se retire de cet accord, ce sera la responsabilité des États-Unis.»

Et mercredi, l’Espagne a retiré sa frégate Méndez Núñez du groupe aéronaval dirigé par les États-Unis et mené par le porte-avions Abraham Lincoln, qui se rend dans le golfe Persique pour menacer l’Iran. La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a déclaré sans fard: «Si le gouvernement nord-américain a l’intention de faire en sorte que le porte-avions Abraham Lincoln se rende dans une zone donnée pour une mission dont il n’a jamais convenu avec l’Espagne, nous quittons provisoirement le groupement tactique.»

En dépit d’une décision révélant la crainte que le groupement tactique naval déclenche une action militaire contre l’Iran, Madrid a par la suite agi pour minimiser l’importance de la décision et cacher son importance au public. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, a déclaré que Madrid n’a communiqué «aucune plainte officielle » à Washington à ce sujet, ajoutant que: «Ce n’est pas une chose pour laquelle il faut s’énerver.»

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   Posté le 09-06-2019 à 08:03:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Trump, les voyages de Pompeo en Europe montrent un fossé grandissant entre l'Atlantique


Source: Xinhua Publié le: 2019/6/7 21:36:03
http://www.globaltimes.cn/content/1153471.shtml

Au cours de leurs voyages respectifs en Europe ces derniers jours, le président américain Donald Trump et le secrétaire d'État Mike Pompeo ont espéré persuader les alliés de suivre la politique américaine sur une série de questions internationales, mais on leur a dit que les Européens avaient des opinions très différentes de celles des États-Unis. de Washington.
Du problème nucléaire iranien au réseau 5G, en passant par le commerce, les pays européens et le public sont critiques vis-à-vis de la position unilatérale des États-Unis et de leur pression pour pousser l'Europe à faire de même, ce qui a révélé un fossé transatlantique grandissant et que l'amitié traditionnelle est mise à l'épreuve.

CONFRONTATION FACE À FACE

La visite de Trump en Grande-Bretagne était une occasion de montrer les relations spéciales entre Washington et Londres, selon le briefing des responsables américains avant le voyage. Cependant, lors de la conférence de presse conjointe avec Trump, le Premier ministre britannique Theresa May a déclaré qu'en dépit de relations privilégiées, les deux parties avaient des divergences de vues sur le changement climatique, le problème nucléaire iranien et d'autres problèmes.
Lors de la conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, Pompeo a déclaré qu'il était risqué de permettre au géant chinois des télécommunications Huawei de construire une infrastructure pour les réseaux 5G. Maas a déclaré que l'Allemagne appliquait des "normes de sécurité élevées".
Toute entreprise jugée non conforme à ces normes serait exclue du projet de construction du réseau 5G allemand, a déclaré Maas sans nommer Huawei.
Au cours de son débat sur le dossier nucléaire iranien, Pompeo a déclaré à la presse qu'il espérait que l'Allemagne en ferait davantage. Mais Maas a déclaré que l'Allemagne avait "les mêmes objectifs" mais "des approches différentes" de celles des États-Unis.
Aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne, l’Allemagne tente de sauver l’accord nucléaire de l’Iran de 2015, tandis que Washington l’abandonne unilatéralement et met la pression sur Téhéran au moyen de sanctions économiques.
Les différences ont également été exposées lors du voyage de Pompeo aux Pays-Bas. Il a déclaré que les États-Unis devaient introduire des augmentations de tarifs, comme dans le cas de la Chine, afin de garantir des conditions de concurrence équitables.
Cependant, après la conférence de presse conjointe avec Pompeo, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Stef Blok, a déclaré: "C'est un point sur lequel nous ne pouvons pas nous mettre d'accord", faisant référence à l'augmentation des tarifs douaniers supplémentaires.
Blok a déclaré que les Pays-Bas croyaient absolument au libre-échange. En tant que grand pays commerçant, les Pays-Bas estimaient que les tarifs douaniers étaient en définitive néfastes pour l'emploi, pour tous les entrepreneurs d'ici.
En ce qui concerne Huawei, Pompeo a espéré que ses alliés adopteraient la même politique que les États-Unis, tandis que Blok a déclaré que les Pays-Bas n'étaient pas si loin.

RELATIONS CHILLY

Les visites de Trump et Pompeo ont également été critiquées par les médias locaux et le public.
L’apparat royal que la Grande-Bretagne a offert à Trump fait largement partie du rituel de la visite d’Etat, mais la rencontre de Trump avec la chancelière allemande Angela Merkel en marge du 75e anniversaire du jour J à Portsmouth a relaté une image réelle.
La vidéo de la réunion a montré un début glacial. Même la poignée de main habituelle pour les photographes au début n'existait pas. Les deux dirigeants n'ont eu aucun contact physique.
"Court et froid", a déploré le journal Sueddeutsche Zeitung, ajoutant que "la courte réunion a montré à nouveau qu'il n'y avait probablement plus d'amitié entre eux".
Le journal allemand Bild a rapporté que l'amitié entre les deux pays était en difficulté. Voir la rencontre de Merkel avec Pompeo: Merkel a souligné que "les États-Unis sont et resteront le partenaire le plus proche de l'Allemagne" - "hors de l'Europe", tandis que Pompeo n'a formulé qu'une phrase: "L'Allemagne est un allié important des États-Unis". L'accent sur "un".

La visite de Trump en Grande-Bretagne a déclenché une grande manifestation à Londres, à laquelle ont également participé le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn et d'autres responsables politiques. Les manifestants ont déployé une série de banderoles de 20 mètres de long en face de l'ambassade américaine et sur le pont de Vauxhall, au-dessus de la Tamise, avec des messages destinés à Trump.
"Le président Donald Trump fait" des dégâts considérables "sur les plus importantes alliances de Washington", a déclaré le politologue Brian Klaas de l'University College London.
L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré jeudi à la télévision française que les États-Unis étaient l'allié de la France dans le passé, mais pas nécessairement à l'avenir. Les États-Unis ne sont plus l'allié de la France à l'heure actuelle.

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   Posté le 10-06-2019 à 00:20:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour revenir sur la question bancaire, une info qui vient de tomber :

effondrement de 95 % de la valeur de l'action de la deutsche bank de 110 € à 5,97 €

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   Posté le 16-06-2019 à 09:25:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Au registre des contradictions qui traversent l'Europe, l'Espagne rallie la 5G chinoise :

Vodafone lance le premier réseau 5G en Espagne en coopération avec Huawei


http://french.xinhuanet.com/2019-06/16/c_138146459.htm

(Xinhua/Guo Qiuda)

MADRID, 15 juin (Xinhua) -- En coopération avec Huawei, le géant chinois des télécoms, Vodafone Espana a lancé samedi les premiers services commerciaux de téléphonie mobile 5G en Espagne, le pays devenant ainsi l'un des premiers pays européens à être doté d'un réseau de téléphonie mobile ultra-rapide.

Selon Vodafone Espana, le réseau mobile 5G couvre 15 grandes villes espagnoles, notamment Madrid, Barcelone, Valence et Séville. Environ la moitié des habitants de ces villes pourront bénéficier du réseau sophistiqué et extrêmement rapide de téléphonie mobile, qui ne cessera de s'étendre au fil des prochains mois.

Avec des téléphones 5G, les clients espagnols de la 5G pourront bénéficier d'une vitesse de téléchargement qui atteindra 1 gigabit par seconde lors du lancement et 2 gigabits par seconde d'ici la fin de l'année. En d'autres termes, ils peuvent être dix fois plus rapides que les téléphones fonctionnant avec un réseau 4G, explique Vodafone.

Vodafone est donc devenu le premier opérateur à mettre les services 5G à la disponibilité des clients espagnols. Vodafone Espana est également le réseau qui couvre le plus grand nombre de villes en Europe à ce jour.

Selon Huawei Espagne, la société a beaucoup travaillé pour le lancement et a coopéré avec Vodafone, pour ce projet, en tant que principal fournisseur d'équipements. Les deux sociétés travaillent en étroite coopération depuis plus de dix ans.


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Dans le même temps Macron ne parvient pas à constituer un groupe au Parlement européen. Non seulement Loiseau s'est complètement décrédibilisée par sa suffisance, mais Macron est accusé d'ingérence en Espagne



Espagne: Macron menace Ciudadanos en cas d'alliance avec l'extrême droite


Pour l'Élysée, le groupe libéral au Parlement européen ne peut se permettre "d’être accusé de faiblesse ou d’ambiguïtés” face aux populistes.

https://www.huffingtonpost.fr/entry/espagne-macron-menace-ciudadanos-en-cas-dalliance-avec-lextreme-droite_fr_5d04ee6ee4b0dc17ef0a89bc

Par Geoffroy Clavel
POLITIQUE - La vie politique européenne n’a rien d’un long fleuve tranquille. Tandis que les Marcheurs négocient à Bruxelles avec leurs partenaires en vue de bâtir un nouveau groupe libéral censé jouer les faiseurs de roi, la France s’inquiète d’un éventuel rapprochement entre ses alliés espagnols et l’extrême droite hispanique.
Les libéraux du parti espagnol Ciudadanos doivent justement siéger aux côtés de la liste Renaissance des partisans du président Emmanuel Macron, qui constitue la principale délégation au sein du groupe centriste “Renew Europe” créé sur les bases de l’ALDE (Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe) au Parlement européen. Nathalie Loiseau, contestée et critiquée notamment pour ses propos peu amènes à l’encontre de certains de ses alliés, a renoncé à en briguer la présidence.
Dans le même temps, des tractations sont en cours entre partis en Espagne après les élections municipales et régionales du 26 mai et Ciudadanos a formé plusieurs alliances avec le Parti populaire conservateur, et le soutien du parti d’extrême droite Vox. Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes de cohérence, Emmanuel Macron ayant désigné l’extrême droite nationaliste comme son principal adversaire en France comme en Europe.
“Nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe au niveau national et local parce que cela n’est pas anecdotique” , a indiqué l’Élysée, confirmant des déclarations citées par la presse espagnole. Auprès de l’AFP, la présidence de la République se fait menaçante: “Une plateforme commune entre Ciudadanos et l’extrême droite remettrait en question la coopération politique pour construire un groupe centriste rénové au sein de l’Union européenne”, selon cette source.
“Il faut une cohérence idéologique. Un groupe progressiste et libéral ne peut pas se permettre d’être accusé de faiblesse ou d’ambiguïtés” en se rapprochant de forces populistes, ajoute-t-elle.

“Ingérence française”
Ciudadanos a répliqué que “la collaboration avec le parti de Macron est étroite, et l’est encore plus depuis qu’ils se sont intégrés, grâce à Ciudadanos, au groupe libéral européen dans lequel Ciudadanos était déjà au dernier mandat.” Manière de renvoyer les élus macronistes à leur rang de petits nouveaux sur la scène européenne.
De son côté, Vox a dénoncé une “ingérence française” et a exhorté le gouvernement espagnol à “préserver l’indépendance des Espagnols” et expliquer “les mesures qu’il va prendre” .
“Ce n’est pas la première fois que M. Macron utilise ses fonctions comme président de la République française pour interférer dans des affaires intérieures de la politique espagnole, mais nous espérons que ce sera la dernière et que le gouvernement espagnol (…) posera des lignes rouges”, a déclaré vendredi à la presse le porte-parole du groupe parlementaire Vox, Ivan Espinosa.
“Une telle intrusion dans la souveraineté d’un État membre n’a pas sa place dans l’Union européenne” , a-t-il affirmé.

Le défi du groupe “central” au Parlement européen

Cet épisode met en lumière les difficultés à faire émerger le groupe “central” souhaité par Emmanuel Macron au niveau européen pour perturber l’opposition classique entre les conservateurs et les sociaux-démocrates. “Renew Europe” devrait avoir un rôle charnière au Parlement européen, où il sera le troisième groupe derrière celui des conservateurs du Parti populaire européen (PPE, droite) et des sociaux-démocrates (S&D). Et ce d’autant plus que ces deux derniers groupes ont perdu lors des élections leur capacité historique à former une majorité à eux seuls.
Cette semaine, les macronistes avaient enregistré une victoire symbolique en obtenant que le mot “libéral”, trop connoté en France, disparaisse dans la nouvelle dénomination du groupe centriste. Mais ce gage accordé par ses partenaires a été suivi d’un tollé en raison de déclarations incendiaires de la tête de liste macroniste Nathalie Loiseau, qui ont fuité dans la presse.
Poussée par son propre parti, l’ex-ministre aux Affaires européennes a dû renoncer à briguer la présidence du groupe.

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   Posté le 24-06-2019 à 14:15:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Réorientation des alliances : vers la fin de l'OTAN ?


Rien ne dit actuellement que l'OTAN pourrait se désagréger en Europe. Mais le repli sur soi des USA, leurs provocations permanentes et les sanctions envers les alliés vont tous dans ce sens.
Et les différends s'accumulent.
L'article suivant provient de sputnik et présente des infos au conditionnel :


[size=20]Le Conseil de l’Europe s’apprêterait à lever ses sanctions contre la Russie [/size]
© AFP 2019 FREDERICK FLORIN

15:25 22.06.2019 https://fr.sputniknews.com/international/201906221041496565-le-conseil-de-leurope-sappreterait-a-lever-ses-sanctions-contre-la-russie/


Lors de sa session d’été qui débutera le 24 juin, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) pourrait adopter un texte permettant à la délégation russe de revenir au sein de cette organisation, écrit Benoît Vitkine, journaliste pour Le Monde.
Le processus décisionnel de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) concernant les pouvoirs des délégations et le vote sera au cœur des discussions d’une session qui aura lieu du 24 au 28 juin à Strasbourg.

À l’approche de son ouverture, la commission du Règlement a dévoilé un rapport dans lequel elle propose de réexaminer les pouvoirs des délégations nationales et la suspension de leurs droits.
Les auteurs du rapport proposent notamment d’introduire une précision au Règlement de l’Assemblée, stipulant que «les membres ne peuvent être privés du droit de vote, du droit de parole ni du droit d’être représenté à l’Assemblée et dans ses organes, et l’exercice de ces droits ne peut être suspendu, dans le contexte d’une contestation ou d’un réexamen des pouvoirs».

Parmi ceux qui réclament l’adoption de ce texte figure Amélie de Montchalin, secrétaire d’État française chargée des Affaires européennes, rapporte Le Monde.
«L’objectif est que le Conseil de l’Europe, la plus grande organisation multilatérale d’Europe, puisse à nouveau pleinement travailler, sans être l’otage de discussions géopolitiques. Nous ne sommes pas le Conseil de sécurité de l’Onu, ce n’est pas à nous de résoudre le conflit en Ukraine» , a-t-elle précisé.
Auparavant, le président de la Douma d’État (chambre basse du Parlement russe) Viatcheslav Volodine avait déclaré que si le texte était adopté «sans amendements», la Russie pourrait participer à cette session de l’Assemblée. Le Monde affirme, en se référant à des responsables russes, que la délégation comprendra des élus de Crimée.

Suite au rattachement en 2014 de la Crimée à la Russie, considéré comme une annexion par Kiev et ses alliés occidentaux, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a suspendu les droits de vote des parlementaires russes.
Moscou a pour sa part gelé depuis 2017 son écot de 33 millions d'euros au budget annuel du Conseil et a menacé de quitter l'organisation si ses parlementaires ne pouvaient pas participer à l'élection du nouveau secrétaire général prévue en juin.


Lire aussi Macron veut éviter le départ définitif de la Russie du Conseil de l'Europe


Edité le 25-06-2019 à 19:17:55 par Xuan




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   Posté le 25-06-2019 à 19:17:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’Allemagne salue la décision du Conseil de l’Europe d’avoir réintégré la Russie

https://fr.sputniknews.com/international/201906251041517928-allemagne-apce-retour-russie/© AFP 2019 Koen van Weel

16:41 25.06.2019


Après que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) ait voté en faveur du retour de la délégation russe, privée de ses droits depuis plusieurs années, le ministre allemand des Affaires étrangères a salué cette décision, soulignant que la Russie «fait partie du Conseil de l’Europe».
L’Allemagne s’est félicitée de la position de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui a voté pour le retour de la Russie en son sein et qui a invité la délégation russe à participer à sa session d'été.
«La Russie fait partie du Conseil de l’Europe en ce qui concerne tant les droits que les devoirs. Je suis heureux que l’APCE ait trouvé un compromis sur la participation russe. C’est également une bonne nouvelle pour la société civile russe» , a indiqué le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, cité par le service de presse de son ministère.

Dans ce contexte, il a relevé la nécessité pour Moscou de payer de nouveau ses cotisations et de respecter les droits de l’Homme.
«Nous continuerons de rappeler à la Russie ses engagements dans le cadre de sa présence au sein du Conseil de l’Europe» , a ajouté Heiko Maas.

Ce mardi 25 juin, les participants à la session d’été ont contesté les pouvoirs de la délégation russe. Selon les règles de l’organisation, la commission du Règlement doit maintenant préparer un rapport qui sera voté le 26 juin. Toutefois, Liliane Maury Pasquier, présidente de l'APCE, a rappelé qu'une délégation dont les pouvoirs étaient contestés continuait de participer aux travaux de l'Assemblée, mais ne votait pas.

Le Président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est dit pour sa part «déçu» par la décision de l'APCE.
«Je suis déçu par la décision de l'APCE d'approuver sans restriction la participation de la délégation russe» , a-t-il écrit sur Facebook, ajoutant avoir essayé de dissuader Angela Merkel et Emmanuel Macron de soutenir ce retour.
Le Président français avait précédemment annoncé, lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, que la France souhaitait éviter le départ définitif de la Russie du Conseil de l'Europe, qui serait néfaste pour plusieurs parties.
Les membres de l'APCE ont voté pour le retour de la Russie à l'Assemblée et ont invité la délégation russe à participer à la session d'été. 118 députés ont voté pour, 62 contre et dix autres se sont abstenus. Les députés russes pourraient revenir au sein de l'APCE dès mardi 25 juin, après cinq années d'absence.

À la suite du rattachement en 2014 de la Crimée à la Russie, considéré comme une annexion par Kiev et ses alliés occidentaux, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe avait suspendu les droits de vote des parlementaires russes. En janvier 2015, l'APCE avait étendu les sanctions à l'encontre de la Russie. En signe de protestation, la délégation russe avait refusé de participer aux sessions de l'Assemblée.
Deux ans plus tard, Moscou avait suspendu le versement de sa contribution au budget du Conseil de l'Europe.

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   Posté le 25-06-2019 à 19:22:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Après le retour de la Russie, l'Ukraine souhaite suspendre sa participation au Conseil de l'Europe

25 juin 2019, 17:01

https://francais.rt.com/international/63319-apres-retour-russie-ukraine-souhaite-suspendre-participation-conseil-europe
Frederick Florin Source: AFP

Eu égard à la réintégration de la Russie, Kiev souhaite suspendre sa participation aux travaux de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, sauf si ceux-ci concernent «la suspension des droits de la délégation russe».
Le président ukrainien a fait part le 25 juin de sa déception après la décision de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) d'autoriser le retour de la délégation russe en son sein – mettant fin à cinq ans de crise institutionnelle avec Moscou – et le chef de la délégation ukrainienne a annoncé l'intention de son pays d'y suspendre sa participation.

« La décision de la délégation ukrainienne : arrêter sa participation aux travaux de l'APCE hormis pour les questions liées à la suspension des droits de la délégation russe» , a ainsi affirmé sur Facebook Volodymyr Ariev, le chef de la délégation ukrainienne.
Il est dommage que nos partenaires européens ne nous aient pas écoutés et qu'ils aient agi différemment

Kiev demande également que cette question soit abordée en urgence au Parlement ukrainien et que le chef de l'Etat ainsi que le ministère des Affaires étrangères «déterminent une position claire» sur le futur de la participation de l'Ukraine aux instances du Conseil de l'Europe, a ajouté le responsable.

Zelensky regrette de n'avoir pas réussi à convaincre Macron et Merkel
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est dit pour sa part «déçu» par la décision d'autoriser un retour de la Russie à l'APCE, affirmant avoir essayé de dissuader la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron de le soutenir.

«Il est dommage que nos partenaires européens ne nous aient pas écoutés et qu'ils aient agi différemment» , a-t-il commenté sur Facebook, tout en saluant la «délégation ukrainienne et ses alliées» , qui se sont «battues jusqu'au bout» contre cette décision.

Après neuf heures de débat houleux et le vote de multiples amendements, les parlementaires des Etats membres du Conseil de l'Europe ont voté dans la nuit du 24 au 25 juin la possibilité pour la Russie de participer de nouveau à l'APCE, ce qui n'était plus le cas depuis le rattachement par référendum de la Crimée à la Russie en 2014. Sans pouvoir contraignant, l'APCE, l'un des organes du Conseil de l'Europ – basé à Strasbourg et indépendant de l'Union européenne – émet des recommandations ou demande des comptes aux gouvernements sur les droits de l'homme et la démocratie.

La Russie, qui entretient une histoire houleuse avec l'organisation vieille de 70 ans, avait menacé de quitter purement et simplement le Conseil de l'Europe. Cela aurait été une première et aurait privé les citoyens russes de tout recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), son bras juridique.

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pzorba75
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   Posté le 25-06-2019 à 19:56:08   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Ces organisations font plus de la parlotte que le traitement des conflits d'intérêts entre les pays participants. Ce sont des stagiaires ou des retraités à recaser en attendant des missions plus importantes qui grenouillent à Strasbourg.
Que Macron et Merkel aient accepté le retour de la Russie ne change pas grand chose dans les tensions entre l'UE-OTAN et le monde russe. A leurs yeux, l'Ukraine n'a plus grand chose à piller, l'industrie est en ruine, les diplômés ont quitté le pays et la natalité s'est effondrée. La décomposition de l'Ukraine a été plus rapide que celle vécue dans les républiques baltes et en Pologne où l'effondrement démographique confortera le déclin.
Le monde russe ne semble pas trop concerné, autrement que par les aspects stratégiques, mais les guerres d'invasion ne se reproduisent jamais deux fois de la même façon et les pays réfléchiront peut être deux fois avant de se lancer vers l'est...
Ça n'a pas souvent marché comme prévu.

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   Posté le 26-06-2019 à 00:16:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce qui change concerne la livraison du gaz russe et ça ne s'arrêtera pas là. Les capitalistes sont guidés avant tout par le profit et le profit des capitalistes européens n'est plus aux USA.

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   Posté le 02-07-2019 à 23:32:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans Capital le 02/07:


GUERRE COMMERCIALE : APRÈS LA CHINE, DONALD TRUMP S’ATTAQUE À L’EUROPE !

"Fromages, whiskies, produits à base de porc… De nombreux produits européens se retrouvent dans le collimateur de Trump, qui ne semble toujours pas prêt à enterrer la hache de guerre sur le front commercial..."


Edité le 07-07-2019 à 15:20:29 par Xuan




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   Posté le 03-07-2019 à 19:14:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'info est reprises dans les Echos.
https://investir.lesechos.fr/marches/morning-meeting/washington-menace-de-taxer-certains-produits-europeens-la-bourse-encaisse-1859200.php

On remarque le litige sur "l'aéronautique" ce qui ne surprend pas compte tenu des magouilles et des déboires de Boeing sur la sécurité, et après deux graves accidents.

Dans le même article, deux mots sur l'Italie, qui se trouve un peu dans la situation de la Grèce. Il n'échappe d'ailleurs à personne après les cafouillages sur la direction de l'Europe que la France et l'Allemagne se sont adjugées les postes-clés, de sorte que deux Etats imposent leurs diktat aux 26 autres.



Washington menace de taxer certains produits européens


Conscient de l’impact des tensions commerciales sur les marchés, Donald Trump a déclaré lundi soir que le nouveau round de discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine était déjà en cours, ajoutant qu’il avait pris en compte les craintes des entreprises technologiques dans le dossier Huawei. Cela n’a pas empêché les services du représentant au Commerce de publier une liste de produits importés de l’Union européenne représentant 4 milliards de dollars qui pourraient faire l’objet de taxes dans le cadre du litige entre Washington et Bruxelles sur les subventions aéronautiques.

Cette dernière menace contre l’Europe fait craindre un élargissement du conflit commercial. Michael McCarthy, stratégiste chez CMC Markets, rappelle que « l’Europe, les Etats-Unis et la Chine comptent pour près d’un tiers du PIB mondial », ajoutant que « les perturbations en cours entre ces trois économies majeures, engagées pour des motifs de politique intérieure, pourraient saper la croissance mondiale ».

L'Italie tente d'échapper à une procédure de la part de l'UE



Le marché surveillera par ailleurs l’éventuel lancement d’une procédure disciplinaire de l’Union européenne à l’encontre de l’Italie pour déficit excessif. Sentant le vent du boulet, Rome a abaissé son objectif de déficit budgétaire pour 2019 afin de tenter d’amadouer Bruxelles, en précisant que ses nouveaux objectifs s’inscrivaient largement dans les limites fixées par l’UE. Selon une source gouvernementale citée par Reuters, l’objectif de déficit pour cette année serait ainsi ramené à 2,04% du PIB, contre 2,4% annoncé en avril.

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