Forum Marxiste-Léniniste
Forum Marxiste-Léniniste
Administrateurs : Finimore, ossip, Xuan
 
 Forum Marxiste-Léniniste  Théorie  Europe un nouvel empire ? 

 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

Nouveau sujet   Répondre
 
Bas de pagePages : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20Page précédente 
pzorba75
Militant expérimenté
959 messages postés
   Posté le 26-06-2021 à 21:26:13   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Les pays adhérents à l'UE, de leur plein gré ou à l'insu de leur plein gré, sont de toute façon sous la coupe de l'impérialisme américain qui dirige les "affaires" européennes depuis 1917 où les premiers GIs ont posé le pied sur le continent européen.
S'affranchir de la tutelle américaine est la première étape pour envisager une perspective révolutionnaire en Europe ou attendre le plan B "la révolution aux Etats-Unis" qui surviendra bien un jour tant la crise est grave.

--------------------
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 27-06-2021 à 12:57:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Ukraine retourne sa veste dans l'alliance occidentale anti Chine :

La Chine soutient le retrait de l'Ukraine de la déclaration conjointe anti-Chine lors de la session de l'ONU sur les droits de l'homme

Par Global Times
Publié: 26 juin 2021 21:45
https://www.globaltimes.cn/page/202106/1227133.shtml

La Chine se félicite du retrait de l'Ukraine de son approbation d'une déclaration conjointe anti-Chine faite lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, qui reflète son esprit d'indépendance et de respect des faits et est conforme aux objectifs de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales, a déclaré samedi le ministère chinois des Affaires étrangères.

La mission permanente de l'Ukraine auprès de l'Office des Nations Unies à Genève a déclaré vendredi sur son site officiel qu'elle avait retiré sa signature d'une déclaration conjointe sur la situation des droits de l'homme dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine, selon l'agence de presse Xinhua.

Plus tôt le 22 juin, selon la rapport, lors du dialogue interactif avec le Haut-Commissaire aux droits de l'homme à la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, le Canada, au nom de certains pays, avait fait une déclaration conjointe critiquant la Chine au nom des questions liées au Xinjiang.

Lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, plus de 90 pays ont lancé leur appel à la justice, soutenu et fait écho à la Chine de diverses manières, a déclaré samedi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué publié sur son site Internet.
La tentative de quelques pays occidentaux de salir la Chine sur des questions liées au Xinjiang, à Hong Kong et au Tibet s'est à nouveau soldée par un échec. Cela démontre pleinement que la justice prévaudra toujours et que les gens auront un jugement équitable, a déclaré le porte-parole.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré jeudi dans un communiqué à l'occasion du 10e anniversaire de l'établissement du partenariat stratégique sino-ukrainien que l'Ukraine valorisait ce partenariat avec la Chine, dont le fondement inébranlable est la non-ingérence dans les affaires intérieures de l'autre et le respect mutuel de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et l'indépendance.


Edité le 27-06-2021 à 12:57:47 par Xuan




--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 12-07-2021 à 23:03:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'UE gèle le projet de taxe numérique sous la pression des USA


vidéo https://www.youtube.com/watch?v=iVORHwtibMY

Bruxelles a annoncé lundi, sous la pression de Washington, le gel de son projet de taxe numérique pendant les négociations à l'OCDE sur une réforme de la fiscalité des multinationales qui doivent s'achever en octobre, après un accord politique obtenu au G20 samedi.

https://fr.euronews.com/2021/07/12/l-ue-gele-son-projet-de-taxe-numerique-sous-la-pression-de-washington

"La réussite de ce processus nécessitera une dernière impulsion de la part de toutes les parties, et la Commission s'est engagée à se concentrer sur cet effort. C'est pourquoi nous avons décidé de mettre en pause notre travail sur une proposition de taxe numérique" , a déclaré un porte-parole de la Commission.

Le projet européen a suscité des critiques américaines et la secrétaire au Trésor Janet Yellen avait appelé dimanche l'UE à le reconsidérer.

Le projet de taxe numérique était une des nouvelles ressources prévues par l'Union européenne pour financer son plan de relance de 750 milliards d'euros. Mais Washington juge ce projet discriminatoire pour les champions américains des technologies comme Amazon, Google ou Facebook.
L'accord sur la taxation des multinationales conclu sous l'égide de l'OCDE et approuvé samedi par le G20 "invite les pays à accepter de démanteler les taxes numériques existantes que les États-Unis considèrent comme discriminatoires et à s'abstenir d'instaurer des mesures similaires à l'avenir" , avait déclaré Mme Yellen dimanche.
"Il appartient donc à la Commission européenne et aux membres de l'Union européenne de décider de la marche à suivre" , avait-elle lancé devant la presse en marge du G20 à Venise.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 13-07-2021 à 22:46:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Serbie deviendra le premier pays d'Europe à produire un vaccin COVID-19 développé par la Chine

Par Global Times
Publié: 13 juil. 2021 22:22

https://www.globaltimes.cn/page/202107/1228583.shtml
Les gens s'enregistrent pour recevoir des vaccins COVID-19 à Belgrade, en Serbie, le 25 janvier 2021. Après l'arrivée du premier million de doses du vaccin chinois Sinopharm COVID-19, la Serbie a commencé la vaccination de masse le 19 janvier. (Photo de Nemanja Cabric/Xinhua)

La Serbie deviendra le premier pays d'Europe à produire des vaccins inactivés COVID-19 développés par la Chine, le pays ayant conclu un accord avec Sinopharm, a annoncé mardi la société chinoise.
La ligne de production en Serbie sera en mesure de livrer environ trois millions de doses de vaccins par mois et devrait produire 10 millions de doses de vaccin inactivé de Sinopharm, selon l'annonce.
Le premier lot de doses sera fourni au marché local serbe pour aider le pays à lutter contre l'épidémie, selon l'annonce.
Avant la dernière coopération avec la Serbie, Sinopharm a également localisé la production en travaillant avec des partenaires aux Émirats arabes unis (EAU) et au Maroc. Sinovac, un autre grand producteur chinois de vaccins COVID-19 a construit une chaîne de production en Égypte.
Un autre pays européen, la Hongrie, a également annoncé un plan pour produire le vaccin COVID-19 de Sinopharm dans une usine locale, a rapporté Reuters mardi.

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 15-07-2021 à 20:34:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvelle Guerre froide : La Hongrie et le rideau de fer de l’Otan

PAR ADMIN · PUBLIÉ 15 JUILLET 2021 · MIS À JOUR 15 JUILLET 2021

http://www.entelekheia.fr/2021/07/15/nouvelle-guerre-froide-la-hongrie-et-le-rideau-de-fer-de-lotan/
Voilà donc ce qui se cache derrière les récentes attaques verbales hystériques de l’UE contre la Hongrie… Non pas une question de « droits de l’homme », mais de guerre économique contre la Chine et la Russie.

Un texte édifiant sur les motivations réelles de nos dirigeants occidentaux, s’il en était besoin.


Par Simó Endre, de Magyar Békekör
Paru sur Consortium News sous le titre The NATO Iron Curtain

Déclaration de la Communauté hongroise pour la paix (Magyar Békekör)
L‘OTAN et l’Union européenne ont lancé une attaque politique coordonnée contre la Hongrie pour mettre fin à notre coopération avec la Chine et la Russie.

Ils veulent que la Hongrie mette fin à l’accord avec la Russie sur l’extension de la centrale nucléaire de Paks, et avec la Chine sur la construction de la ligne ferroviaire Belgrade-Budapest, et l’établissement de l’université Fudan en Hongrie.

Le système d’alliance occidental, dont notre pays est membre, exige que nous coupions les ponts vers l’Est et que nous nous soumettions entièrement à la volonté de l’OTAN. Leur attaque se cache sous le couvert de la défense de la démocratie. Ils prétendent s’inquiéter du sort des libertés et des droits de l’homme en Hongrie. Il ne fait aucun doute qu’il y a des problèmes à ce sujet chez nous! Et pas qu’un peu!

Mais il ne fait guère de doute que la cause des problèmes n’est pas à chercher dans la construction de relations avec l’Est et d’une coopération fondées sur des avantages mutuels. L’Occident craint que l’exemple hongrois ne devienne contagieux, or il s’avère que l’ouverture à l’Est apporte d’énormes bénéfices, y compris la protection de vies. Voyez comment ils ont pu enrayer l’épidémie avec des vaccins orientaux !

Ils se plaignent que le pouvoir hongrois ne monte pas le peuple contre les Russes et les Chinois, comme le font les Polonais, les Tchèques, les Roumains et les Baltes. Ils se plaignent que nous soyons prêts à rétablir les relations diplomatiques avec la Syrie. Plus important encore, ils se plaignent que nous opposions notre veto à l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN. Alors qu’ils craignent la démocratie en Hongrie, ils pactisent avec les nazis en Ukraine.

Aucune critique n’a été formulée à l’égard de la loi adoptée le 1er juillet, qui divise l’Ukraine en groupes ethniques inférieurs et supérieurs et sert de base juridique à la privation des droits des peuples, nations et minorités nationales déclarés non autochtones. Selon cette loi, les minorités hongroise, ruthène, russe, polonaise, roumaine et bien d’autres qui composent l’Ukraine ne sont plus considérées comme autochtones.

Si le véritable objectif de l’OTAN était de protéger les libertés et les droits de l’homme, elle ne soutiendrait pas une Ukraine qui les écrase ! Mais comme ce n’est pas le but, mais l’utilisation et l’exploitation de l’Ukraine contre la Russie, elle tourne le dos à ses propres valeurs déclarées, et elle s’unit aussi aux extrémistes ukrainiens dans l’esprit de la politique du « qui veut la fin veut les moyens ».

Non seulement elle expose nos Hongrois résidents en Ukraine à des atrocités, mais elle met également en danger la paix et la sécurité de la Hongrie avec le réarmement de l’Ukraine, ses exercices militaires et sa série de provocations autour de la Crimée.

Selon le credo de la Communauté de paix hongroise, la Hongrie doit vivre en paix et en bonnes relations avec l’Est et l’Ouest. Nous considérons qu’un allié douteux est celui qui ne nous soutient pas, mais nous entrave dans cette question de destin et de survie de notre nation.

La Communauté hongroise pour la paix proclame l’amitié et la coexistence pacifique des peuples.

Nous voulons une coopération égalitaire, mutuellement respectueuse et mutuellement bénéfique avec l’Est, et non un rideau de fer occidental avec l’Est !

Traduction Corinne Autey-Roussel
Illustration Clker-Free-Vector / Pixabay

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 25-07-2021 à 16:30:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un fait nouveau :

Accord Nord Stream n ° 2 : échec et virage à 180 degrés de l'administration Biden


Les États-Unis et l'Allemagne sont parvenus à un consensus sur la question du Nord Stream 2 et Washington a finalement abandonné les sanctions. Cela peut indiquer que la force déclinante des États-Unis n'a pas été en mesure d'interférer par la force avec les intérêts fondamentaux de ses alliés.
Les États-Unis savent qu'ils ne peuvent pas intervenir
Après la visite de la chancelière allemande Angela Merkel aux États-Unis, les États-Unis et l'Allemagne ont publié une déclaration conjointe le 21 juillet, annonçant que les deux pays étaient parvenus à un accord sur le projet controversé de gazoduc Nord Stream 2.
Selon RIA Novosti, il n'est pas surprenant que les États-Unis n'aient pas réussi à arrêter Nord Stream-2. Dès le départ, Washington savait très bien qu'il n'avait pas la force de s'immiscer dans le projet russo-européen. Les États-Unis ne peuvent pas forcer l'Allemagne à abandonner des projets dans son intérêt.

A lire :
https://fr.sputniknews.com/economie/202107231045912592-la-russie-indique-une-condition-indispensable-pour-le-transit-de-son-gaz-via-lukraine/
https://www.latribune.fr/economie/international/nord-stream-2-berlin-et-moscou-se-mettent-d-accord-l-ukraine-et-la-pologne-voient-rouge-889485.html

Egalement cet historique :
Nord Stream 2 : comment interpréter la fin des sanctions américaines ?


OPINION. En renonçant aux sanctions édictées contre le gazoduc Nord Stream 2, cher à la Russie et à l’Allemagne, les États-Unis ouvrent la voie à la mise en exploitation de ce projet controversé. Par Sophie Marineau, Université catholique de Louvain (*)
Écoutez cet article

Sophie Marineau (*)
17 Juill 2021,

Le 19 mai 2021, pendant les préparatifs du sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden à Genève dans le cadre du G7, le secrétaire d'État américain Anthony Blinken annonce que les États-Unis renoncent aux sanctions qu'ils avaient imposées au projet du gazoduc Nord Stream 2.
Le premier Nord Stream, complété en 2011, relie Vyborg en Russie et Greifswald en Allemagne. Nord Stream 2 reliera quant à lui Oust-Louga en Russie, toujours à Greifswald. Depuis 2017, Washington avait imposé une série de sanctions aux entreprises et aux individus participant à sa construction dans l'objectif de la bloquer et de l'arrêter définitivement.

L'administration Biden admet que les sanctions américaines ont actuellement très peu de chances de porter leurs fruits, puisque le projet est déjà presque complété et que son gouvernement souhaite améliorer ses relations avec l'Allemagne, laquelle est très désireuse de voir le gazoduc entrer en exploitation.

Les raisons de l'hostilité américaine au projet
Washington s'oppose au NS2 (l'opposition n'a pas disparu, même avec la levée des sanctions) d'une part parce que celui-ci renforcera la dépendance européenne à l'égard du gaz russe et, d'autre part, parce que les exportations de gaz russe vers l'Europe sapent l'efficacité des sanctions frappant la Russie depuis 2014 en raison de la crise en Ukraine.
Par ailleurs, en réduisant l'accès au gaz russe, l'administration Trump espérait augmenter ses propres exportations de gaz naturel liquéfié (LNG) vers le continent européen. C'est donc également dans une perspective de bénéfices économiques que les États-Unis s'opposent à NS2.
Dès 2017, le Congrès américain adopte donc le Countering America's Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA) et le Sénat américain le Countering Russian Influence in Europe and Eurasia Act afin de bloquer NS2 en sanctionnant tout individu ou toute entité investissant ou travaillant sur le projet ; mais comme la Commission européenne se dit prête à adopter des contre-sanctions si la Maison Blanche décrète des mesures coercitives, les discussions entourant de potentielles sanctions sont temporairement suspendues.

Le recours aux sanctions secondaires
En novembre 2019, les États-Unis annoncent que le US National Defense Authorization Act (NDAA) 2020 inclura des sanctions visant les entreprises et les individus impliqués dans la construction du gazoduc. Craignant les sanctions américaines, la compagnie suisse Allseas et la compagnie italienne Saipem suspendent alors leur collaboration avec Gazprom avant la fin de la construction de Nord Stream 2.
Les sanctions américaines posent plusieurs problèmes, notamment en raison de la section 232 du CAATSA - dans le cas du Nord Stream 2 - qui permet d'imposer des sanctions « secondaires » à des personnes et à des entités non américaines. C'est précisément ce qui distingue ces sanctions dites secondaires des sanctions « primaires », lesquelles prennent pour cible exclusivement les intérêts du pays visé - ici, la Russie.

C'est par le même type de procédé que les États-Unis ont réussi à décourager de nombreuses entreprises européennes d'investir en Iran depuis 2017.
Craignant de se voir refuser l'accès au marché américain, la française Total s'est ainsi retirée d'un partenariat d'un milliard de dollars avec l'Iran. Les sanctions secondaires américaines ont le désavantage de ne plus différencier les alliés des adversaires puisqu'elles peuvent viser toute compagnie faisant affaire avec un partenaire considéré hostile aux États-Unis.

Selon Washington, les sanctions secondaires n'imposent aucune pénalité aux autres États, mais elles ont comme objectif d'empêcher les entreprises étrangères d'accéder au marché américain si les États-Unis jugent que ces entreprises poursuivent des activités allant à l'encontre des intérêts américains. Selon le représentant républicain Kevin Brady, les sanctions secondaires encourageront les entreprises étrangères à collaborer davantage avec les États-Unis, à isoler la Russie, et à entraver son développement économique.
Comme outil de politique étrangère, les sanctions servent normalement à influencer les comportements des États sanctionnés, selon les préférences des États sanctionneurs. Or, les sanctions secondaires forcent également les entreprises étrangères à se conformer à l'agenda international américain, même si celui-ci va à l'encontre des intérêts de leur propre État.
La question se pose alors : est-ce que les États-Unis devraient être en mesure de dicter aux firmes européennes la façon dont celles-ci doivent mener leurs affaires en les menaçant, en cas de non-obéissance, de les priver de leur accès au marché américain ?

En Europe, des voix discordantes
Dans le cas de Nord Stream 2, l'Union européenne, comme organisation, s'est bien sûr opposée publiquement et farouchement à l'extraterritorialité de ces mesures, ainsi qu'à leur légalité douteuse. Les États-Unis se permettent d'adopter ce type de politiques en raison de leur place centrale dans l'économie mondiale et de l'importance notoire de leur marché pour le continent européen. Les entreprises européennes se retrouvent dès lors dans une relation asymétrique vis-à-vis du gouvernement américain, alors que l'UE devrait être en mesure de garantir aux entreprises la liberté de conduire leurs affaires dans le cadre des lois et des politiques européennes, sans ingérence extérieure.

Toujours dans le cas particulier de Nord Stream 2, il est important de noter que certains pays européens soutiennent toutefois ces sanctions. L'Ukraine a, sans aucun doute, le plus grand des intérêts à soutenir les États-Unis dans leurs tentatives de bloquer le gazoduc. Une part importante du gaz russe destiné au marché européen transite actuellement par l'Ukraine. Les revenus générés par les frais de transit payés par la Russie et l'UE représentaient 3 % du PIB total de l'Ukraine en 2017. Nord Stream 2, reliant directement la Russie à l'Allemagne, permettra donc à la Russie et à l'UE d'économiser ces frais de transit.
Parallèlement, la Pologne s'oppose tout autant au projet. Elle bénéficie également des frais de transit en raison des gazoducs passant sur son territoire, bien qu'en proportion beaucoup moins importante que pour l'Ukraine. Par ailleurs, comme Varsovie souhaiterait devenir un hub pour le gaz naturel liquéfié américain, le gouvernement polonais a tout intérêt à soutenir les mesures américaines et, potentiellement, les exportations américaines de GNL vers l'Europe. En outre, la Pologne craint que Nord Stream 2 ait pour effet d'accroître l'influence russe en Europe. Alors même que le premier projet Nord Stream était lancé, le ministre de la Défense polonais Radoslaw Sikorski n'hésitait pas à comparer le gazoduc au Pacte Ribbentrop-Molotov de 1939. Depuis, d'autres voix se sont prononcées contre le projet de NS2, notamment le ministre des Affaires étrangères de l'Estonie Sven Mikser et le premier ministre lithuanien Saulius Skvernelis.

Tous ces efforts n'ont pas été couronnés de succès, puisque les États-Unis ont finalement décidé de lever les sanctions visant les firmes et les individus impliqués dans la construction du Nord Stream 2. Par l'application de sanctions secondaires, dans le cadre de ce projet, de l'accord sur le nucléaire iranien ou lors de toute autre situation litigieuse entre Washington et l'Union européenne, la Maison Blanche force ses alliés à suivre son propre agenda. En faisant front commun, comme en 2017, et en prévoyant des contre-mesures aux sanctions secondaires américaines, l'UE pourrait toutefois arriver à dissuader les États-Unis de mettre en place ce type de sanctions, tout en garantissant aux entreprises européennes la liberté d'œuvrer dans le cadre légal européen sans ingérence externe.

(*) Par Sophie Marineau, Doctorante en histoire des relations internationales / phD candidate History, International relations, Université catholique de Louvain.
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/nord-stream-2-comment-interpreter-la-fin-des-sanctions-americaines-889204.html

--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
15934 messages postés
   Posté le 29-07-2021 à 10:34:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Monde s'alerte des règles sanitaires différentes dans l'UE et parle d' imbroglio .
Malgré la mise en place du pass sanitaire unifié le 1er juillet, les pays européens l'interprètent en fonction de leurs nécessités économiques. En particulier les pays du sud qui vivent pour une grande part du tourisme. Cette contradiction se superpose à l'inégalité des pays européens.
L'unité européenne sur ce sujet a fait long feu, ce qui constitue un handicap majeur dans la lutte contre le virus et une manifestation supplémentaire de la division de l'UE.
Par rapport à la crise inflationniste qui se profile, que les USA ne manqueront pas de refiler à leurs alliés, l'UE va se trouver particulièrement démunie.


Edité le 29-07-2021 à 12:25:36 par Xuan




--------------------
contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Haut de pagePages : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20Page précédente 
 
 Forum Marxiste-Léniniste  Théorie  Europe un nouvel empire ?  L'Europe, maillon faible de l'impérialismeNouveau sujet   Répondre
 
Identification rapide :         
 
Divers
Imprimer ce sujet
Aller à :   
 
créer forum