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 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

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Xuan
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   Posté le 15-07-2018 à 16:05:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

le premier de cordée ...





Edité le 15-07-2018 à 16:06:18 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 15-07-2018 à 20:28:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

sur Arrêt sur Images, des remarques fondées sur l'analyse des faits, un point de vue matérialiste sur la façon "douche écossaise" de Trump :

http://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/de-la-trumpologie-et-de-la-recherche-de-bugs

DE LA TRUMPOLOGIE ET DE LA RECHERCHE DE BUGS


"A l'OTAN, Trump souffle le chaud et le froid" , annonce le journal matinal de France Inter. Rien de plus commode que ces clichés journalistiques, pour tenter de décrire des événements auxquels on ne comprend pas grand chose, ou dont l'explication exigerait davantage que les vingt secondes réglementaires.

Pourquoi tant de haine de Trump à l'égard de l'Allemagne ? Pourquoi, à peine avait-il posé le pied à Bruxelles, expliquait-il que l'Allemagne était "complètement contrôlée par la Russie", à propos d'un projet de pipeline exportant vers l'Allemagne du gaz russe ? Pourquoi ces incompréhensibles provocations à l'égard des alliés de l'OTAN, exigeant d'eux une hausse du budget de la Défense à hauteur de 4%, alors qu'ils s'essoufflent déjà à atteindre les 2% exigés ?

Site de bonne réputation, Politico passe en revue les raisons possibles. Les origines allemandes du promoteur-président ; sa misogynie ; l'inaptitude de Merkel à la flatterie (à l'inverse de Macron ou Abe), etc etc. En fait, on peut tenter de procéder dans la recherche des comportements trumpiens comme dans la recherche de causes d'un bug apparemment aléatoire : chercher le point commun caché.

A lire de près les déclarations de Trump à l'OTAN, toutes peuvent avoir une explication commune : commerciale. Quand il exprime sa mauvaise humeur à l'égard du pipeline Nord Stream 2, qui doit acheminer vers l'Europe du gaz russe en évitant soigneusement l'Ukraine, ce n'est pas (seulement?) par tropisme pro-ukrainien. C'est parce que les USA sont dans une stratégie d'exportation vers l'Europe de leur propre gaz naturel. Quant à son exigence soudaine des 4%, est-il possible de la détacher des efforts américains pour vendre à l'Europe le F 35, l'avion le plus coûteux de tout le programme de l'aviation militaire ? Même si ces choses passent largement au-dessus de la tête des médias généralistes, qui traitent d'affaires footballistiques plus urgentes, la bataille commerciale autour du F 35 fait rage. On peut regarder ici un argumentaire anti F 35. Ou lire là une bonne synthèse des enjeux.


F 35

Comme dans le cas des sanctions iraniennes, ne vous demandez pas ce que pense Trump. Demandez vous ce qu'il a à vendre. Je ne dis pas que ce soit une clé universelle de la trumpologie. Certains bugs, et tous les développeurs qui me lisent me comprendront, restent désespérément incompréhensibles. Je dis seulement qu'elle semble cohérente.

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   Posté le 15-07-2018 à 23:58:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'UE en quête d'alliances contre Trump en Chine


Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 15/07/2018 à 11:44
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/07/15/97002-20180715FILWWW00027-l-ue-en-quete-d-alliances-contre-trump-en-chine.php

Les dirigeants de l'Union européenne se rendent lundi et mardi à Pékin puis à Tokyo pour renforcer les relations commerciales avec ces deux pays afin de faire bloc si le président américain Donald Trump déclenche une guerre commerciale mondiale.

La tournée asiatique des représentants de l'Union européenne s'inscrit dans une démarche d'alliances forgées par l'UE - 28 pays, 500 millions d'habitants, le plus grand marché unique du monde - face au protectionnisme de l'administration de Trump dont le slogan est "América First".

Le président du Conseil européen Donald Tusk et le chef de la Commission Jean-Claude Juncker participeront lundi à Pékin au 20e sommet UE-Chine et s'entretiendront avec le président Xi Jinping le jour où Donald Trump rencontrera le président russe Vladimir Poutine à Helsinki.

Le sommet devrait être l'occasion pour les dirigeants de la Chine et de l'Ue de réaffirmer leur engagement commun en faveur d'une modernisation de l'Organisation mondiale du commerce à laquelle le président américain s'oppose.

Mais l'UE et la Chine devront aplanir les divergences sur les pratiques commerciales restrictives de Pékin, y compris le "dumping" des importations chinoises bon marché, en particulier de l'acier.

Certaines de ces préoccupations sont partagées par Washington.

L'UE a porté plainte à l'OMC contre la décision des USA d'imposer des droits de douane sur les exportations d'acier et d'aluminium et contre la Chine pour s'opposer "au transfert injuste de technologie" des entreprises européennes actives en Chine

"Si les acteurs de ce monde ne respectent pas les règles, alors le système risque de s'effondrer" , avait expliqué la Commission européenne pour justifier ses plaintes.

Donald Tusk et Jean-Claude Juncker se rendront ensuite mardi à Tokyo pour la signature d'un accord de libre-échange avec le Japon. La rencontre était initialement prévue la semaine dernière à Bruxelles mais le premier ministre japonais Shinzo Abe a été contraint d'annuler son voyage à cause des inondations mortelles au Japon.

L'accord avec le Japon est "historique" et constitue "le plus important jamais négocié par l'Union européenne" , a soutenu le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas.

"Cet accord créera une zone de libre-échange couvrant près d'un tiers du PIB mondial" , a-t-il expliqué.

A Tokyo, les discussions porteront également sur la présentation d'un front uni contre les Etats-Unis au sujet de leurs tarifs douaniers, le gouvernement japonais les ayant qualifiés d' "extrêmement déplorables" .

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   Posté le 18-07-2018 à 20:44:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un nouvel épisode de la série "je t'aime, moi non plus" entre les USA et l'UE, qu'illustre bien l'opposition hésitante des monopoles européens à l'hégémonisme US, et démontre la justesse de la thèse des Trois Mondes plus de quarante ans après :

Les Européens rejettent la demande américaine d’isoler l’Iran


Les Vingt-Huit ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines.
Le Monde.fr avec AFP 16.07.2018
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/07/16/les-europeens-rejettent-la-demande-americaine-d-isoler-l-iran_5332309_3218.html


N’en déplaise à Donald Trump, les Européens ont rejeté, lundi 16 juillet, la demande des Etats-Unis d’isoler économiquement l’Iran. Les Vingt-Huit ont adopté un instrument juridique pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays contre les sanctions américaines, a annoncé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

« Nous avons approuvé l’actualisation du statut de blocage et nous prenons toutes les mesures pour permettre à l’Iran de bénéficier des retombées économiques de la levée des sanctions » , a expliqué MmeMogherini à l’issue d’une réunion avec les ministres des affaires étrangères des Etats membres de l’UE.

La loi de blocage européenne entrera en application le 6 août, date du premier volet des sanctions américaines. Le second volet entrera en vigueur le 4 novembre, pendant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Ce règlement établi en 1996 doit permettre de contrer le fait que les sanctions américaines s’appliquent à toutes les entreprises et personnes physiques dans le monde, en vertu du principe de l’extraterritorialité du droit américain. Nombre de grandes entreprises européennes comme le groupe pétrolier Total ont décidé de se retirer d’Iran s’ils ne sont pas exemptés des sanctions américaines.

Washington a refusé d’en dispenser les entreprises européennes après avoir dénoncé l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

« L’exercice est difficile »

Federica Mogherini a reconnu que « l’exercice est difficile » car le poids des Etats-Unis dans l’économie mondiale « n’est pas négligeable » . Et d’avertir :
« Je ne suis pas en mesure de dire si nos efforts vont suffire, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter que l’accord sur le nucléaire avec l’Iran ne meure, car les conséquences seraient catastrophiques pour tous. »

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, a insisté pour sa part sur « la nécessité de permettre à l’Iran de continuer à vendre son pétrole » :
« L’UE et les autres signataires de l’accord conclu avec Téhéran en 2015, la Chine et la Russie, cherchent un mécanisme financier permettant de garantir à l’Iran la capacité d’exporter son pétrole. »

Le secteur de l’énergie a fourni 50 milliards de dollars (42 milliards d’euros) de recettes à l’Etat iranien en 2017, selon les données européennes. Les ressources proviennent essentiellement du pétrole, car les exportations de gaz sont très faibles – 10 milliards de mètres cubes en 2017.

L’Iran exporte 3,8 millions de barils de pétrole par jour ; 20 % sont achetés par l’UE et 70 % par la Chine et d’autres pays d’Asie, d’après les chiffres de l’UE. Les services du commissaire européen à l’énergie, Miguel Arias Cañete, travaillent sur ce mécanisme et « des propositions sont attendues » , a-t-on dit de source diplomatique.

L’euro et non plus le dollar devrait être la devise utilisée pour les transactions sur le pétrole iranien, réglées via des transferts entre les banques centrales européennes et la banque centrale iranienne. Des assurances seront en outre souscrites dans les Etats européens importateurs pour les cargaisons, comme cela se fait en Grèce, en France et en Italie.


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La dialectique matérialiste nous apprend qu'une chose engendre son contraire :
Ici l'euro remplace le dollar.
Les paiements se font de banque centrale européenne à banque centrale iranienne.
Idem pour les assurances.
Ce processus prend le contre-pied des abandons successifs dus à la pression du dollar sur les entreprises.
En définitive Trump est en train d'obliger l'UE a accroître son autonomie, ce qui va à l'encontre de l'hégémonisme US.


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   Posté le 05-08-2018 à 23:31:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Global Times publie un article de Fabio Massimo Parenti de l'Institut Laurent de Médicis - collège mariste : http://ldminstitute.academia.edu/FabioMassimoParenti/CurriculumVitae
Il analyse les rapports US / UE, les contradictions européennes, et appelle à soutenir le multilatéralisme et à renforcer la coopération avec la Chine



Réorienter l'Europe dans un monde en mutation

Par Fabio Massimo Parenti Source: Global Times Publié: 2018/8/5


L'article de Krastev dans le magazine FP "3 versions de l'Europe s'effondrent au même moment" mérite l'attention. Son analyse fait partie d'un large débat sur la fragilité européenne et occidentale au cours des 20 dernières années.

Les problèmes européens, sous l’apparition de nouvelles forces politiques et de faiblesses de l’union monétaire, ont suscité des revendications de réforme de l’Union européenne ou d’abandon du bloc. Malgré la volonté officielle de maintenir en vie l'espace euro et l'expérience de l'UE, il est urgent de faire face sérieusement aux problèmes structurels prolongés, qui ont été largement débattus dans les articles et les livres ces dernières années.

Cependant, l’élite politique et la bureaucratie européenne n’ont pas compris, défendant idéologiquement l’UE, indépendamment de la réalité. Beaucoup ont attribué les problèmes actuels de l'UE aux nouvelles politiques du président américain Donald Trump sur l'OTAN et les questions commerciales. Cependant, de nombreux problèmes sont apparus des années avant que Trump ne prenne le pouvoir.

En nous concentrant sur les nouveaux tours dits culturels, nous risquons de perdre l’occasion d’améliorer l’expérience européenne en fonction de ses phases historiques mouvementées. Nous devons nous attaquer aux problèmes structurels européens.

Un exemple: l’Italie, le père du rêve de l’intégration européenne, connaît la plus longue crise socioéconomique de l’histoire républicaine. Alberto Bagnai, sénateur de Lega, a clairement indiqué comment réorienter la voie européenne: "Les règles ne sont pas des totems mais des instruments pour s’adapter à l’époque. L’application rigide de règles souvent irrationnelles est incompatible avec la solidarité. comme alibi de la classe politique " , a conclu Bagnai.

L'Occident perd son attractivité. Pas depuis que Trump est arrivé au pouvoir, mais depuis des années. L ' "impératif d'imitation" du modèle occidental s'est avéré erroné par rapport à la catastrophe économique et géopolitique d'un projet européen intégré dans une alliance militaire et économique consolidée avec les États-Unis. Un projet européen, tombé depuis les années 1980 dans le piège néolibéral, a déjà échoué dans de nombreuses régions du monde et dans les pays du cœur.

Dans son article, Krastev suggère que l'UE doit forger sa propre puissance militaire. Cependant, Washington n'accepterait pas une Europe purement indépendante, militairement et stratégiquement. Les États-Unis veulent une Europe militairement inféodée à l’OTAN dirigée par les États-Unis, un marché économiquement fort, mais géopolitiquement faible.

Surtout, pendant une période historique au cours de laquelle l'Europe recrée des ponts avec la Chine, les États-Unis ont peur de perdre leur influence. Les États-Unis ne veulent pas de la désintégration de l'UE, mais ils ne souhaitent pas non plus une UE forte, une entité géopolitiquement indépendante.

Permettez-moi de rappeler une citation d’un article de 2005 de Robert Kaplan publié par The Atlantic et intitulé de manière significative "Comment nous combattrions la Chine" . Dans l’article, l’influence néo-néo-conservatrice exprimait la position structurelle des États-Unis vis-à-vis de l’Europe: «L’OTAN et une force de défense européenne autonome ne peuvent prospérer toutes les deux. , pas une responsabilité, comme nous le faisons face à la Chine. "

Les frictions commerciales transatlantiques créent de graves tensions entre les deux côtés de l'océan, même si des signes d'amélioration sont apparus lors de la dernière réunion aux États-Unis. L'approche de Trump vis-à-vis de l'OTAN et de la Russie pourrait potentiellement repenser la posture impérialiste du système américano-américain. Par ailleurs, l’annonce récente par le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, de l’intention des États-Unis d’investir dans le développement de la région indo-pacifique est une forme plus faible de maintien de la concurrence face à la montée pacifique de la Chine.

Je pense qu’il est historiquement impossible de dissocier les phases européennes de l’intégration avec l’expansionnisme américain, par le biais des entreprises et de la puissance militaire. Les médias traditionnels omettent souvent cette partie historique. Au sujet des fragilités européennes, des crises passées et actuelles, nous devons souligner les transformations internationales du monde entier au cours des dernières décennies, financièrement, commercialement, géopolitiquement.

Par conséquent, les crises européennes ont émergé en raison d'une combinaison d'erreurs politiques et économiques internes et internationales, liées à un groupe de coresponsabilité. Par exemple, le déséquilibre structurel en Europe a à voir avec les erreurs internes: "La désarticulation de l’Union européenne a commencé lorsque le potentiel destructeur de l’architecture communautaire a émergé, centré sur un pays exportateur structurel comme l’Allemagne, de ce point de vue, la monnaie unique a accentué les écarts de compétitivité entre les pays », a déclaré Giacomo Gabellini, chercheur indépendant et auteur du livre Eurocrack, 2015.

À l'échelle géographique mondiale, mener des guerres contre des États souverains, tels que la Serbie, la Libye ou la Syrie, pour n'en citer que quelques-uns, ne peut être interprété comme un facteur marginal des crises migratoires et des problèmes régionaux en Europe. En outre, soutenir le coup d'État en Ukraine, comme l'ont fait les États-Unis sous l'administration Obama, a signifié le soutien aux forces néo-nazies, un "gouvernement démocratique" légitimé par les États-Unis et leurs partenaires (absurdement en Europe). des forces d'inspiration nazie d'extrême droite.

Ce point est complètement négligé par le discours général américain, qui a créé un brouhaha sur l'ouverture de Trump au président russe Vladimir Poutine, une approche coopérative, et des mensonges sur l'ingérence constante dans des pays souverains par des méthodes non démocratiques et violentes.

L'UE se rend compte qu'elle peut se réformer en prenant au sérieux les critiques nombreuses et bien fondées, tout en repensant son rôle international. Soutenir le multilatéralisme, comme le prétend toujours l’UE, l’oblige à renforcer la coopération avec la Chine, qui offre une opportunité au monde entier grâce à une approche coopérative ouverte, clairement résumée par l’ initiative Belt and Road .


L'auteur est professeur agrégé d'études internationales à l'Institut Lorenzo de 'Medici, Florence, membre du groupe de réflexion CCERRI, Zhengzhou, et membre d'EURISPES, Laboratorio BRICS, Rome. Son dernier livre est Geofinance and Geopolitics, Egea. opinion@globaltimes.com.cn

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   Posté le 06-08-2018 à 22:36:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvel épisode de la politique louvoyante de l'UE face à l'hégémonisme. Cette fois l'Europe sent que la Chine ou la Russie pourraient profiter de leur désengagement en Iran :
http://francais.rt.com/economie/50766-iran-total-risque-perdre-acces-gisement-south-pars-profit-chine
Tout bien pesé l'intérêt des monopoles européens est de maintenir l'accord sur le nucléaire iranien.
Il apparaît ainsi que le développement des pays émergents et de leurs relations économiques aboutit à accentuer les contradictions entre premier et second monde, et déstabiliser l'alliance impérialiste occidentale.


L'UE, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni maintiennent leurs relations économiques avec l'Iran malgré les sanctions américaines


BRUXELLES, 6 août (Xinhua) -- Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à rétablir les sanctions contre l'Iran dès lundi, l'Union Européenne (UE) et trois de ses poids lourds (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont fait savoir qu'ils maintiendraient leurs relations économiques avec Téhéran.

La cheffe de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, actuellement en tournée officielle en Asie, a publié une déclaration commune avec les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, dans laquelle ils se disent "déterminés à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des activités commerciales légitimes avec l'Iran" .

Ces derniers affirment que l'accord sur le nucléaire iranien, également connu sous le nom de Plan d'Action Global Conjoint (PAGC), fonctionne et atteint ses objectifs. Ils ont souligné que l'accord était "un élément clé de l'architecture de non-prolifération nucléaire, crucial pour la sécurité de l'Europe, de la région et du monde entier" .

"C'est pourquoi la loi de blocage mise à jour de l'Union Européenne entre en vigueur le 7 août afin de protéger les entreprises européennes sous contrats commerciaux légitimes avec l'Iran de l'impact des sanctions extra-territoriales américaines" , ont poursuivi les responsables.

Selon eux, les parties restantes du PAGC maintiendront des canaux financiers avec l'Iran et continueront à acheter du pétrole et du gaz iraniens.

"Préserver l'accord sur le nucléaire iranien revient à respecter les accords internationaux et à assurer la sécurité internationale" , ont-ils poursuivi.

Depuis son retrait du PAGC en mai, Washington tente de rétablir des sanctions sur l'Iran dans le but de bloquer ses transactions financières internationales et de réduire ses exportations de pétrole à zéro.

Dans le cadre du PAGC, l'Iran a accepté de limiter son programme nucléaire en échange du retrait des sanctions liées au nucléaire.

Les premières sanctions américaines seront imposées le 6 août et viseront le secteur automobile iranien, son commerce de l'or et d'autres métaux.
Les autres sanctions seront rétablies le 4 novembre, ciblant le secteur de l'énergie, les transactions pétrolières et les transactions avec la Banque Centrale Iranienne.
Depuis que Donald Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire, les pays européens se sont efforcés de faire en sorte que l'Iran obtienne assez de bénéfices économiques pour le convaincre de rester dans l'accord.


Edité le 06-08-2018 à 22:59:56 par Xuan




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   Posté le 06-08-2018 à 22:59:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Union européenne active le «blocage» des sanctions américaines contre l'Iran


http://francais.rt.com/economie/53209-union-europeenne-active-blocage-sanctions-americaines-contre-iran
6 août 2018, 15:06 - Avec AFP


L'Union européenne «regrette profondément» la décision des Etats-Unis de rétablir des sanctions contre l'Iran, et a annoncé l'entrée en vigueur le 7 août d'une législation pour protéger les entreprises européennes présentes dans ce pays.

«Nous regrettons profondément la réimposition de sanctions par les Etats-Unis, en raison de leur retrait du Plan d'action global conjoint [JCPOA, le nom officiel de l'accord nucléaire iranien]» , ont déclaré le 6 août les ministres des Affaires étrangères de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, les trois pays de l'Union européenne (UE) impliqués dans la conclusion de l'accord conclu en 2015, dans un communiqué conjoint avec le chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini.

Les signataires de la déclaration de l'UE ont ajouté : «Nous sommes déterminés à protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l'Iran [...] C'est pourquoi le statut de blocage mis à jour par l'Union européenne entre en vigueur le 7 août» .

«les conséquences seraient catastrophiques pour tous»

La loi dite «de blocage» a été adoptée par l'Union en 1996 pour contourner les sanctions américaines contre Cuba, la Libye et l'Iran, mais n'avait jamais été utilisée. Son actualisation a été approuvée par les ministres des Affaires étrangères de l'UE le 16 juillet. Elle interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions américaines, sous peine de pénalités fixées par chaque Etat membre.

«Je ne suis pas en mesure de dire si nos efforts vont suffire, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter que l'accord sur le nucléaire avec l'Iran ne meure car les conséquences seraient catastrophiques pour tous» , avait averti Federica Mogherini le 16 juillet. «L'exercice est difficile, car le poids des Etats-Unis dans l'économie mondiale n'est pas négligeable» , avait-elle reconnu.

La Banque européenne d'investissements (BEI) a ainsi renoncé à soutenir les investissements européens en Iran car, comme toutes les banques de l'UE, elle doit lever des capitaux sur les marchés, selon son président Werner Hoyer.

De même, la plupart des grands groupes européens vont se retirer d'Iran car «leurs financements et leur actionnariat sont en partie américains», ont expliqué les responsables européens.

L'UE et «les autres parties au JCPOA [la Chine et la Russie] se sont engagées à travailler, entre autres, à la préservation et au maintien de canaux financiers efficaces avec l'Iran et à la poursuite des exportations iraniennes de pétrole et de gaz», ont précisé les Européens dans leur déclaration du 6 août. « Sur ces questions, comme sur d'autres sujets, notre travail se poursuit, y compris avec les pays tiers intéressés à soutenir le JCPOA et à maintenir des relations économiques avec l'Iran» , ont-ils ajouté.

Une première vague de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran entrera en vigueur le 7 août. Elle comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Le secteur de l'énergie sera touché par une seconde vague de sanctions américaines en novembre et la Commission européenne fera des propositions «fin septembre» pour permettre à l'UE de poursuivre ses achats de pétrole iranien, selon une source européenne proche du dossier citée par l'AFP.

L'Iran exporte 3,8 millions de barils de pétrole par jour dont 20% sont achetés par l'UE et 70% par la Chine et d'autres pays d'Asie, d'après les chiffres de l'UE.

L'euro, et non plus le dollar, devrait être la devise utilisée pour les transactions sur le pétrole iranien, réglées via des transferts entre les banques centrales européennes et la banque centrale iranienne.

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   Posté le 09-08-2018 à 14:54:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet exemple montre les conséquences des contradictions entre les capitalistes européens et l'hégémonisme US.
Il est clair qu'il n'y a aucune équivalence entre les divers impérialismes, que l'impérialisme US est une superpuissance hégémonique dictant sa loi au monde entier, et qu'il constitue toujours l'ennemi principal des peuples et des nations dans le monde.
Face à lui les impérialismes d'Europe font toujours partie du second monde défini par Mao Tsétoung, et leur opposition irrésolue correspond à la fois à la défense de leurs intérêts nationaux et aux rapports de subordination.


Les vaches de Normandie victimes des sanctions contre l'Iran
par Julie Carriat


http://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/les-vaches-de-normandie-victimes-des-sanctions-contre-l-iran-aa90cc2dcf50e0821cca97d7080b814c

PARIS (Reuters) - L'exportation vers l'Iran d'un millier de vaches charolaises de Normandie, élément d'un ambitieux et fructueux contrat pour développer l'élevage bovin dans ce pays, est victime du rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran.

La décision de Donald Trump, entrée en vigueur mardi, a déjà entraîné le retrait préventif de plusieurs grandes entreprises françaises, comme le transporteur maritime CMA-CGM, tandis que PSA a annoncé avoir commencé la suspension des activités de ses coentreprises sur place et que les raffineurs européens, dont Total, se préparent à arrêter leurs achats de pétrole à l'Iran.
A une autre échelle, un accord qui s'était tissé en août 2016 entre un exportateur français et le groupe iranien Seamorgh, premier producteur d'oeufs frais du pays, en vue d'envoyer à terme quelque 20.000 vaches charolaises de Normandie vers Téhéran, voit ses livraisons suspendues.

Pour la sénatrice UDI de l'Orne, Nathalie Goulet, l'une des instigatrices du projet, le blocage de ce contrat de "plusieurs millions d'euros" qui devait développer une filière bovine de qualité en Iran est la preuve concrète de l'absence de système de protection français ou européen face à l' "extraterritorialité américaine" .

Inquiétudes des banques après les amendes records infligées à BNP Paribas ou au Crédit agricole en 2015 pour rupture d'embargo, réticence d'intermédiaires français soucieux de ne pas heurter des autorités américaines avec lesquelles ils commercent par ailleurs, les raisons du blocage sont doubles, explique-t-elle.

PROMIS AU SUCCÈS

En octobre 2017, 310 broutards charolais élevés en Normandie étaient pourtant partis vers l'Iran, un premier envoi test, inédit, qui devait vérifier leur acclimatation et leur engraissement dans les infrastructures locales.

"Tout ça a été un succès et on était donc partis sur d'autres lots, à hauteur de 20.000 vaches par an" , explique de son côté le directeur général de l'agence de développement économique de Normandie, Alexandre Wahl, autre soutien du projet.
Mais les transactions qui devaient se faire par le biais de lettres de crédit présentées par l'importateur, dans un premier temps acceptées par les banques françaises, sont désormais refusées, malgré la venue en juin de représentants de l'importateur iranien pour négocier auprès des institutions.

Second obstacle, l'un des principaux fournisseurs de bovins du contrat, la coopérative Agrial, présente aux Etats-Unis, s'est retirée du projet dans le sillage des annonces de Donald Trump, rapporte en outre la sénatrice Nathalie Goulet, une mesure que le groupe, contacté, n'a pas souhaité commenter.
Au total, trois livraisons représentant près de mille animaux qui devaient suivre l'essai réussi ont été suspendues, a confirmé Alexandre Wahl, qui n'exclut pas que des moyens de contournement puissent être trouvés à terme.
"Toute action de la Commission européenne sera la bienvenue" , souligne-t-il.

"UNE RIPOSTE À L'EXTRATERRITORIALITÉ" ?

La Commission a activé mardi la "loi de blocage", dispositif de protection des entreprises européennes contre les sanctions que les Etats-Unis s'apprêtent à réinstaurer contre l'Iran.

"La loi de blocage ouvre aux opérateurs de l'UE le droit d'être indemnisés, par les personnes qui en sont à l'origine, de tout dommage découlant des sanctions extraterritoriales imposées par les États-Unis et annule les effets dans l'Union européenne de toute décision de justice étrangère fondée sur ces sanctions" , précise la Commission.

Pour la sénatrice Nathalie Goulet, cette loi peine cependant à dissiper les inquiétudes des petites et moyennes entreprises, comme des banques : "Est-ce que financièrement la Commission va couvrir les risques ? Il faut plus d'Europe et il surtout trouver une riposte à l'extraterritorialité américaine."

D'autres groupes agroalimentaires normands pâtissent du retrait unilatéral des Etats-Unis, note-t-elle, notamment la filière lait infantile de la laiterie Isigny-Sainte-Mère.

Quant à contourner les sanctions, "il n'est pas du tout impossible qu'on y arrive" , estime la sénatrice, "mais c'est loin d'être simple" . L'élue évoque la piste d'un pays tiers.

Les exportations agricoles françaises vers l'Iran ont représenté l'an dernier 19,5 millions d'euros, soit 1,3% du total des exports de près de 1,5 milliard d'euros.
La France est le 9e fournisseur de l'Iran à l'échelle mondiale et son deuxième partenaire commercial au sein de l'Union européenne, derrière l'Italie et devant l'Allemagne, selon les derniers chiffres de la direction générale du Trésor.

(avec Valérie Parent et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 27-08-2018 à 08:06:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les relations entre la Russie et l'Allemagne sont d'abord économiques. Mais les sanctions US ont rapproché Merkel et Poutine.
On se souvient que certains camarades avaient dénoncé une Europe dirigée par l'atlantiste Merkel.
Les faits montrent que depuis de nombreuses années c'est la France qui se couche le plus souvent devant l'hégémonisme US et participe le plus activement à ses campagnes militaires. Macron n'a guère modifié la position pro US des socialos.
Il est nécessaire de fonder notre point de vue sur les faits et non sur des a priori chauvins.


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Rencontre avec Poutine: un journal polonais fustige l’«acte de trahison» de Merkel


© Sputnik . Mikhael Klimentyev http://fr.sputniknews.com/international/201808171037707870-poutine-merkel-trahison-journal-pologne/

17:29 17.08.2018
Les entrevues d'Angela Merkel avec le chef d'état-major des Forces armées russes, Valeri Guerassimov, en juillet puis avec Vladimir Poutine ce samedi donnent une image déplaisante de la chancelière, selon le journal polonais Gazeta Prawna, qui considère avec scepticisme les deux pays et craint que Varsovie ne fasse les frais de ces rencontres.

Merkel: le sommet Allemagne-France-Russie-Turquie sur la Syrie peut avoir du sens
Les récentes démarches du gouvernement allemand semblent décevoir la presse polonaise. Un sentiment de méfiance non seulement envers la Russie, mais aussi envers Angela Merkel, qui a décidé d'accueillir Valeri Guerassimov, chef d'état-major des Forces armées russes, en juillet et Vladimir Poutine en août, s'y fait sentir.
C'est notamment le journaliste de Gazeta Prawna, Zbigniew Parafianowicz, qui ne voit pas de bons signes dans cette remise en cause de l'isolement de la Russie et s'inquiète du fait que les pays baltes, dont la Pologne, et l'Ukraine doivent supporter les possibles conséquences de cette «faiblesse» de l'Allemagne.

Le premier reproche concerne l'accueil du chef d'état-major des Forces armées russes interdit d'entrée en Australie, au Canada, au Lichtenstein, en Suisse et dans l'Union européenne après les événements du printemps 2014 en Ukraine: le journaliste relève que la chancelière allemande, leader informel de l'UE, l'a accueilli fin juillet justifiant cette rencontre par les intérêts de son pays.

C'est pourquoi la rencontre avec le Président Poutine fixée au 18 août ne pose pas non plus de problème à Berlin, déplore l'auteur de l'article.
Bien que des hommes politiques allemands soient convaincus qu'il faut considérer la rencontre Merkel-Poutine dans un contexte global et y voir une opportunité de coopération pragmatique là où elle est possible, Gazeta Prawna refuse de prendre au sérieux leur point de vue. En guise de contre-argumentation, l'article souligne que Varsovie ne peut pas rester indifférent à ce sujet «se trouvant à une distance de 10 minutes de vol d'un missile Iskander-M, lancé depuis le territoire de la région de Kaliningrad».

«Une fracture dans l'isolement de Guerassimov et les pourparlers avec Poutine, c'est une trahison diplomatique» , insiste le journaliste. «En pliant face au Kremlin, Berlin a affaibli la sécurité du flanc est de l'Otan» , ajoute-t-il.

A plusieurs reprises, la Pologne a fait preuve d'une profonde méfiance à l'encontre de la Russie et a tenté de communiquer ce sentiment à d'autres pays membres de l'UE. En mai dernier, la Défense polonaise a publié un document proposant aux États-Unis de construire à ses frais une base militaire pour y installer en permanence une division blindée américaine. La proposition a été motivée traditionnellement par «la position ferme et dangereuse de la Russie, qui menace l'Europe» . Varsovie s'est dit prêt à débloquer à ces fins entre 1,5 et 2 milliards de dollars.

Plus tôt dans la journée, Angela Merkel a donné des précisions sur le caractère des ses pourparlers avec le Président russe, soulignant qu'il s'agirait d'une rencontre de travail qui témoignerait de la détermination de la partie allemande à entretenir de bonnes relations avec la Russie. Selon elle, le nombre des problèmes communs — du dossier ukrainien au dossier syrien et à celui la coopération dans le domaine économique — justifie un dialogue permanent entre les deux pays. Le sujet du sommet Allemagne-France-Russie-Turquie sera également abordé, a-t-elle assuré.

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