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 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

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Xuan
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   Posté le 30-04-2021 à 10:39:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Résolution sur Nord Stream 2: «Le théâtre de l'absurde» en pleine crise économique en Europe


21:50 29.04.2021(mis à jour 22:05 29.04.2021)URL courte
Par Daria Petliaeva https://fr.sputniknews.com/international/202104291045538368-resolution-sur-nord-stream-2-le-theatre-de-labsurde-en-pleine-crise-economique-en-europe/

La nouvelle résolution du Parlement européen appelant les pays de l’UE à mettre fin à la construction de Nord Stream 2 est une preuve de manque de pragmatisme de la part de l’institution européenne, affirme à Sputnik le politologue allemand Alexander Rahr.

Commentant la nouvelle résolution sur la Russie du Parlement européen qui insiste sur la mise à l’arrêt de la construction du gazoduc Nord Stream 2, le politologue allemand Alexander Rahr, interrogé par Sputnik, évoque «l e théâtre de l'absurde ». D’après lui, une telle mesure, à l’ère des difficultés économiques liées à la pandémie, est «déconnectée» de la réalité.
«Le Parlement européen a simplement signé son manque de pragmatisme et sa déconnexion de la réalité. C’est un véritable théâtre de l'absurde» , affirme-t-il.
«L'Europe se retrouve actuellement face à la tâche colossale de sauver son économie des conséquences de la pandémie» , explique-t-il en soulignant que le continent européen « n'a jusqu’ici pas été confronté à de tels défis, du moins pas depuis la fin de la dernière Guerre mondiale» .
Selon M.Rahr, la lutte contre les effets économiques de la pandémie «nécessite une coopération avec la Russie, avec la Chine, et non une confrontation et un démantèlement de la mondialisation» .

La résolution des députés européens
Le Parlement européen a adopté ce 29 avril une résolution demandant «instamment que l’Union réduise sa dépendance à l’égard de l’énergie russe» et invitant dès lors instamment les institutions de l’Union et tous les États membres à stopper la réalisation du gazoduc Nord Stream 2» . Le document, dont l’applicabilité reste limitée, exige également l’arrêt de la construction de centrales nucléaires «controversées» par la société russe Rosatom et agite d’autres sanctions, comme, par exemple, la déconnexion de la Russie du système bancaire international SWIFT, en cas d’ «invasion de l’Ukraine» par Moscou.

Selon M.Rahr, le Parlement européen «a des grandes dents mais ne mord pas» . L’institution peut «déclarer beaucoup, envoyer des signaux, des recommandations aux gouvernements des pays européens, mais elle ne peut pas décider de la politique de l'Union européenne, ce n'est pas un organe exécutif» . En effet, les résolutions du Parlement européen ont valeur de recommandation.
S’agissant des relations d’affaire avec les pays tiers, même la Commission européenne qui pourtant représente le pouvoir exécutif dans l’UE, ne peut pas les suspendre, affirme le politologue.

Nord Stream 2 au cœur de la polémique
Le gazoduc, censé relier le littoral russe à l’Allemagne par le fond de la mer Baltique, n’est pas du goût de tout le monde, le projet étant sévèrement critiqué par les États-Unis, l’Ukraine et plusieurs pays européens. Au sujet du gazoduc russe, l’UE n’arrive pas à parler d’une seule voix, la ligne de fracture étant visible même dans le couple franco-allemand. Ainsi, début avril, Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, interviewé par BFM TV, a déclaré que la France n’était pas sur la même longueur d’onde que Berlin à ce sujet.

Alors que certains pays de l’UE se prononcent pour la mise à l’arrêt de ce projet, la position de Berlin reste intransigeante depuis le début: Nord Stream 2 est un projet économique et pas géopolitique. Déterminée à sortir d’abord du nucléaire, puis du charbon, l’Allemagne opte pour le gaz. Qui plus est, faire cesser le projet dans lequel des millions d’euros ont déjà été investis ne semble pas raisonnable.

«Le Nord Stream 2 existe, le projet continue de se développer […]. L’Allemagne reste le leader de l’UE en ce qui concerne la coopération avec la Russie, entretient des liens, des relations commerciales, aujourd’hui beaucoup de choses reposent sur cela» , explique M.Rahr.

La construction compliquée
Aujourd’hui, la pose de ce gazoduc de 1.200 kilomètres, qui a débuté en 2018, touche à sa fin. La Maison-Blanche a imposé des sanctions contre le projet en décembre 2019, suite à quoi l’entreprise suisse Allseas, responsable de la pose de deux conduites du gazoduc, a été contrainte d'arrêter la construction. Celle-ci n’a repris qu’un an plus tard, en décembre 2020. Si les États-Unis sont tant intéressés par la suspension du Nord Stream 2, c’est parce que Washington essaie de promouvoir en Europe son propre produit, le gaz liquéfié. Sauf que, contrairement au gaz russe, l’américain est plus cher, et donc moins attractif économiquement pour les Européens.

Selon les données de l'exploitant du projet Nord Stream 2 AG, au 31 mars, le gazoduc a été construit à 95%. Il restait à poser 121 kilomètres de la longueur totale du gazoduc le long de deux lignes: environ 93 kilomètres dans les eaux danoises et près de 28 kilomètres dans la ZEE allemande. Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a déclaré le 25 avril que la Russie était convaincue que le gazoduc Nord Stream 2 serait achevé et que les travaux se poursuivaient.

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Bruxelles évoque la déconnexion de la Russie du SWIFT, Moscou réagit

19:02 29.04.2021(mis à jour 19:03 29.04.2021)URL courte
Par Daria Petliaeva https://fr.sputniknews.com/international/202104291045537556-bruxelles-evoque-la-deconnexion-de-la-russie-du-swift-moscou-reagit/

Alors que Bruxelles menace la Russie de déconnexion du système bancaire international SWIFT, le Kremlin affirme que le pays trouvera «rapidement» des substituts à ce réseau.

Pour le Kremlin, l’exclusion de Moscou du réseau bancaire international SWIFT, qu’évoque la résolution du Parlement européen adoptée ce 29 avril, n’est qu’une «hypothèse». Interrogé ce jeudi par la chaîne de télévision russe Pervy Kanal, le porte-parole du Kremlin assure que le cas échéant, Moscou trouvera «très vite» des remplaçants à ce système.

«Si SWIFT en tant que service montre son manque de fiabilité [...], nous vivons dans un monde tellement développé que des analogues, des substituts à ce système, seront trouvés très rapidement» , souligne le porte-parole de la présidence russe Dimitri Peskov.
De plus en plus souvent évoquée depuis l’instauration le 15 avril par Washington d’un nouveau paquet de sanctions antirusses à caractère financier, l’hypothèse a de nouveau été remise sur la table dans une résolution adoptée ce jeudi 29 avril par les députés européens. Cependant, le document du Parlement européen a valeur de recommandation.

«La Russie est un pays autosuffisant [...]. Il est impossible de limiter la Russie en quoi que ce soit» , poursuit M.Peskov, faisant écho à la récente interview du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Interrogé par Sputnik le 28 avril, le ministre des Affaires étrangères a confirmé que la Banque centrale russe avait mis en place et continuait de développer son propre système de transmission de données financières.

Résolution du Parlement européen
Le Parlement européen a voté le 29 avril la résolution «sur la Russie, le cas Alexeï Navalny, la concentration de troupes à la frontière ukrainienne et les attaques russes contre la République tchèque» , dont la proposition est disponible sur le site de l’institution européenne.

L’exclusion de la Russie du système de paiement SWIFT figure parmi les sanctions proposées par les eurodéputés en cas de transformation du «déploiement militaire» russe actuel près de la frontière ukrainienne en vue d’une «invasion» de l’Ukraine. Néanmoins, selon le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, cette mesure n’est pas facile à mettre en œuvre, l’UE ne disposant pas des compétences nécessaires pour déconnecter la Russie de l’organisation privée internationale qu’est SWIFT.

La mise à l’arrêt des importations de pétrole et de gaz russes ainsi que le gel de «tous les avoirs dans l’Union européenne d’oligarques proches des autorités russes et de leurs familles» et l’annulation de leurs visas font également partie des mesures proposées par l’institution à l’égard de Moscou.
Qui plus est, dans le cadre de la réduction de la «dépendance» de l’UE à l’énergie russe, le Parlement européen invite «dès lors les institutions de l’Union et tous les États membres à stopper la réalisation du gazoduc Nord Stream 2 et à demander l’arrêt de la construction de centrales nucléaires controversées par Rosatom» .

Moscou a à plusieurs reprises déclaré qu’il pouvait déplacer ses troupes sur son territoire comme bon lui semblait.

SWIFT
SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), fournisseur mondial de services de messagerie financière sécurisés, a été mis en place en 1973. D’après son site, aujourd’hui, ce système est une infrastructure financière mondiale, présente sur tous les continents et dans plus de 200 pays et territoires. Le réseau dessert plus de 11.000 institutions à travers le globe.

Il est à noter que l’Iran a déjà été coupé de ce système de paiement en 2018, suite au rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran. À l’époque, Bruxelles avait regretté cette décision. Un nouveau dispositif, Instex (Instrument in Support of Trade Exchanges), destiné au commerce entre les pays européens et la République islamique, avait été mis en place en 2019 par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cependant, son efficacité est souvent jugée comme limitée.

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   Posté le 01-05-2021 à 19:18:07   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Comment analyser les tendances de la bourgeoisie réactionnaire au pouvoir en Pologne au "Polexit",c est a dire la sortie de Varsovie de l Ue?il y a le même phénomène en Roumanie.toutefois,ces deux pays ne veulent pas sortir de l Alliance atlantique,ils sont,avec les Pays Baltes et la Slovaquie l avant poste de la Croisade anti-russe de Joe Biden en Europe orientale.


Edité le 01-05-2021 à 19:22:29 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 01-05-2021 à 20:31:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce serait un affaiblissement de la résistance européenne aux USA, si tant est qu'elle existe encore.
La première ministre l'avait écarté en 2017.
Le Monde en fait ses choux gras mais dans son style bien particulier, où rien n'est confirmé factuellement et où les gros titres s'effilochent en sous entendus et conditionnels.
On trouve aussi un article du Figaro

Dans tous les cas ce n'est pas spécifique à la Pologne. Non seulement il existe dans toute l'Europe des partis qui souhaitent la quitter, mais le sécessionnisme repose sur des contradictions réelles, qui sont dues aux rapports de domination au sein de l'Europe et dont on a déjà parlé.
Il existe un courant que Steve Bannon a essayé de fédérer avec Trump, un courant à deux faces qui dénonce "l'Empire" et les démocrates US, au même titre que la finance mondiale, etc. Mais on a vu clairement avec l'arrivée au pouvoir de Trump que Le Pen s'est mise à soutenir les USA contre la Chine.
Il est donc très probable que des sécessions en Europe suivraient le même chemin que la Grande Bretagne : se ranger très clairement dans le camp de l'hégémonisme US.

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   Posté le 02-05-2021 à 08:52:24   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Pourtant,c est l Union européenne,le Parlement européen,qui a imposé à ses membres le vote de la loi assimilant communisme et nazisme.Et,rappelons nous que Merkel et Macron voulaient imposer un quota de migrants à la Pologne et à la République Tchèque.


Edité le 02-05-2021 à 10:11:31 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 02-05-2021 à 13:02:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

... à la demande de la Pologne.
Quant aux migrants cela fait partie des rapports d'oppression en Europe, qui s'exercent à l'encontre des pays d'Europe de l'est et du sud. Même problème avec le travail détaché.


Edité le 02-05-2021 à 13:07:26 par Xuan




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