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 la lutte contre le coronavirus est politique

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Xuan
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   Posté le 11-04-2020 à 00:17:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Comment le coronavirus a-t-il été découvert en Chine ?
Hommage à Zhang Jixian


Le ventilateur à rumeurs tourne à plein régime, plusieurs théories circulent sur l'origine du virus. J'ai mis en ligne plusieurs hypothèses plausibles mais nous ne le savons pas encore avec certitude.
Il ressort que le nouveau coronavirus possède plusieurs branches distinctes, dont une en Europe et une autre aux USA, on avance "en tâtant les pierres pour traverser le ruisseau".

Par contre il faut rétablir la chronologie des faits à Wuhan :

La Chine découvre véritablement le virus le 27 décembre 2019.
Une semaine après elle prévient l’OMS, les Etats Unis et plusieurs autres pays.
Nous sommes alors le 3 janvier 2020.
Le 8 le génotype est communiqué au monde scientifique.
Des rumeurs ont circulé disant qu'une première personne serait morte des suites du virus le 17 novembre 2019, ou le premier décembre, le 13 décembre, etc. etc.
Elles sont sans fondement.

La première personne qui a découvert le coronavirus n’est pas l’ophtalmologue Li Wenlian mais Zhang Jixian directrice du Département de médecine respiratoire et de soins intensifs de l'Hôpital provincial de médecine chinoise et occidentale intégrées du Hubei (à droite sur la photo).



Elle a traité les 7 premiers patients atteints de coronavirus à Wuhan et elle est devenue une héroïne en Chine.





Au matin du 26 décembre 2019, un vieux couple a visité son hôpital alors qu’elle était de service. Leurs symptômes paraissaient similaires à ceux de la grippe. Pour en être certaine, Mme Zhang leur a demandé de passer un examen des poumons par scanner. Les résultats étaient totalement différents de ceux de la grippe ordinaire.

Durant la prévention et le contrôle de l’épidémie de SRAS en 2003, Zhang Jixian était membre du Groupe d’experts de l’arrondissement Jianghan à Wuhan. À l’époque, elle visitait chaque jour divers hôpitaux pour enquêter sur cette nouvelle maladie. Elle est donc très consciente des risques liés à une situation épidémique. Quand elle a vu les résultats des examens du scanner, elle a immédiatement senti que quelque chose n’était pas normal.

Zhang Jixian a ensuite demandé au fils du couple en question de venir passer le même test. Bien qu’il ne présente aucun symptôme, l’examen a montré clairement que ses poumons étaient infectés. « En général, il n’y a qu’un seul patient lorsqu’une famille rend visite à un médecin. Ils n’attrapent pas tous la même maladie en même temps, sauf s’il s’agit d’une maladie infectieuse ! »

Le 27 décembre, elle a signalé cette situation à l’hôpital, qui a immédiatement informé le Centre de contrôle des maladies de l’arrondissement Jianghan.

Les deux jours suivants, l’hôpital a reçu encore plus de personnes présentant des symptômes similaires. Mme Zhang a signalé de nouveau la situation à son hôpital, proposant de tenir une consultation multi-services. À 13 h le 29 décembre, les experts ont constaté qu’en plus de présenter des symptômes similaires, la plupart des patients avaient eu des contacts avec le marché de fruits de mer en gros Huanan !

Cette situation a immédiatement attiré l’attention des experts, qui ont décidé d’en rendre compte aux départements de contrôle des maladies des comités de santé provincial et municipal. Le même jour, ces derniers ont réagi rapidement après avoir reçu le rapport, demandant à d’autres experts de se rendre à l’hôpital pour lancer officiellement une enquête épidémiologique.

En fait, Mme Zhang avait déjà mis en place des mesures de quarantaine. Dès le matin du 27 décembre, les quatre cas suspects avaient été isolés séparément. Elle a également averti le personnel médical que « la maladie peut être contagieuse » et a demandé à chacun de se protéger. Jusqu’au début février, alors que l’épidémie s’aggravait à Wuhan, aucun membre de son équipe n’a été infecté par le virus.

[Hindustan Times à Pékin]

____________________


Cette maladie n'avait jamais été observée. Dès la découverte des premiers cas, Zhang a ordonné à tout le personnel médical respiratoire de porter des masques. L'hôpital a approuvé les masques de protection professionnels N95 pour son département.
«Nous ne portons du N95 que lorsque nous entrons dans cette zone. D'autres domaines sont encore des masques médicaux généraux » , a-t-elle déclaré.
Dès le 31 décembre, les médecins traitant la nouvelle pneumonie utilisaient des vêtements de protection et d'isolement lors du traitement des patients.
Zhang a dit que l'expérience de la protection contre les maladies infectieuses est enracinée dans le SRAS.
Lors de la lutte contre le SRAS en 2003, alors qu'elle avait 37 ans, elle faisait partie du groupe d'experts d'un district local. Sa tâche quotidienne consistait à se rendre dans divers hôpitaux pour enquêter sur les suspects.
[Xinhua]

Ainsi le lendemain 27 décembre elle a dressé un rapport détaillé à son hôpital ainsi qu’au centre local des maladies infectieuses. C’est le premier rapport décrivant des cas de coronavirus. Le gouvernement lui a décerné une prestigieuse médaille d’Etat.

Li Wenlian, le médecin ophtalmologue qui est décédé, et dont on a beaucoup parlé, a entendu parler du rapport de Zhang Jixian le 30 décembre et l’a communiqué à des amis, mais l'info a débordé sur les réseaux sociaux.
Membre du PCC, il a été reconnu après son décès comme travailleur modèle puis comme martyr national.

Pour mémoire, le 20 janvier Wuhan comptait encore moins de 10 décès, puis 44 le 23 janvier. C'est à ce moment que Xi Jinping a déclaré "c'est grave... l'épidémie s'accélère" et que Wuhan a été confinée.

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Xuan
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   Posté le 12-04-2020 à 18:36:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je reprends l'interview de Gao Fu, directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, déjà entièrement mise en ligne sur le forum

Il ne confirme pas l'affirmation du South China Morning Post d'un premier cas le 17 novembre. Le SCMP est un journal de Hong Kong qui fait l'enjeu d'une lutte idéologique entre le PCC et le courant pro US. Selon ce journal l'info viendrait d'un "lanceur d'alerte", le Dr Ai Fen, qui aurait signalé un "rapport" le 30 décembre, sans autre précision.

La transmission entre humain a aussi été indiquée au 20 janvier dans le Monde


Ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus est une « grande erreur », affirme un scientifique chinois haut placé

George Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, a répondu aux questions du journaliste Jon Cohen, qui le sollicitait depuis deux mois. Dans cet entretien publié par la revue américaine « Science », il revient notamment sur la gestion de la crise par la Chine.

Propos recueillis par Jon Cohen Publié le 31 mars 2020 à 15h59 - Mis à jour le 01 avril 2020 à 07h51

[...]

De nombreuses questions demeurent autour de l’émergence de la maladie en Chine. Des chercheurs chinois font état d’un premier cas apparu le 1er décembre 2019. Que dites-vous de l’enquête du « South China Morning Post » [quotidien hongkongais] qui estime, sur la base d’un rapport interne de l’Etat chinois, que des cas s’étaient déclarés en novembre déjà, avec un premier cas le 17 novembre ?

Il n’existe aucune preuve solide de l’existence de foyers épidémiques dès le mois de novembre. Nous poursuivons nos recherches pour mieux comprendre les origines de la maladie.

Les autorités sanitaires de Wuhan ont établi un lien entre de nombreux cas et le marché de fruits de mer de Huanan, qu’elles ont fait fermer le 1er janvier. Leur hypothèse était qu’un virus s’était propagé chez l’homme à partir d’un animal ayant été vendu, et peut-être découpé aussi, sur ce marché. Dans votre article paru dans la « NEJM » cependant, où vous faites notamment un historique de la maladie, vous affirmez que quatre des cinq premiers patients infectés n’avaient aucun lien avec le marché de Huanan. Considérez-vous ce marché comme le berceau probable de la maladie, ou bien comme une fausse piste, une chambre d’amplification plutôt que le foyer premier ?

C’est une excellente question. Vous travaillez comme un véritable détective. D’emblée, tout le monde a pensé que ce marché était à l’origine de la maladie. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est là que le virus est apparu, ou seulement un endroit où il a trouvé à se propager. Deux hypothèses subsistent, c’est à la science de trancher.

La Chine a été critiquée également pour avoir tardé à partager le génome du virus. C’est le « Wall Street Journal » qui, le 8 janvier, a rendu publique l’existence d’un nouveau coronavirus ; l’information n’est pas venue des équipes de chercheurs de l’Etat chinois. Pourquoi ?

Le Wall Street Journal avait vu juste. L’OMS avait été informée du séquençage, et je crois que quelques heures seulement se sont écoulées entre la parution de l’article et l’annonce officielle. Pas plus d’une journée en tout cas.

Pourtant, on peut voir dans une base de données de génomes viraux en accès libre que le premier séquençage proposé par des scientifiques chinois date du 5 janvier. Trois jours se sont donc écoulés pendant lesquels vous saviez forcément qu’il s’agissait d’un nouveau coronavirus. Cela ne changera plus le cours de l’épidémie aujourd’hui, mais il faut reconnaître que quelque chose est arrivé avec l’annonce du séquençage.

Je ne le crois pas. Nous nous sommes empressés de partager l’information avec la communauté scientifique, mais c’est un sujet de santé publique, et nous devions donc attendre l’annonce des pouvoirs publics. Personne ne veut provoquer une panique, n’est-ce pas ? Et personne, nulle part dans le monde, n’aurait pu prédire que ce virus allait entraîner une pandémie. C’est la première pandémie de l’histoire qui ne soit pas causée par un virus influenza [virus de la grippe].

Il a fallu attendre le 20 janvier pour que des équipes chinoises déclarent officiellement avoir des preuves d’une transmission interhumaine. Pourquoi, selon vous, les épidémiologistes en Chine ont-ils eu tant de mal à voir ce qu’il se passait ?

Nous n’avions pas encore de données épidémiologiques détaillées. Et nous étions confrontés depuis le début à un virus violent et sournois. C’est la même chose en Italie et dans le reste de l’Europe, et aux Etats-Unis. « C’est juste un virus », voilà ce que les scientifiques, comme tous les autres, se sont dit au début.

....

______________________


(Article traduit de l’anglais par Julie Marcot)

Jon Cohen est journaliste au magazine Science. Spécialisé dans la biomédecine, il est reconnu pour sa couverture des épidémies (VIH/sida, SRAS, Ebola). Il a également fait de nombreux reportages sur la génétique, la recherche sur les primates, l’évolution, le bioterrorisme, le financement de la recherche, l’éthique, la biologie reproductive, les batailles de crédit et les médias eux-mêmes. Ses articles ont été récompensés notamment par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis et la Société américaine de microbiologie.

La référence exacte de cet article initialement paru dans la revue américaine Science est : « Not wearing masks to protect against coronavirus is a ‘big mistake’, top Chinese scientist says », Jon Cohen, 27 mars 2020, Science (doi : 10.1126/science.abb9368), https://www.sciencemag.org/news/2020/03/not-wearing-masks-protect-against-coronavirus-big-mistake-top-chinese-scientist-says. Nous le republions avec la gracieuse autorisation de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui édite cette revue. Cette traduction n’est pas une version officielle du texte, elle n’a pas été relue par le personnel de l’AAAS, ni jugée conforme par l’AAAS. Pour fin de vérification, merci de se reporter à la version originale anglaise publiée par l’AAAS.

Jon Cohen(Journaliste scientifique)


Edité le 12-04-2020 à 18:50:56 par Xuan




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   Posté le 13-04-2020 à 09:15:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pendant que Roux de Bézieux veut augmenter la productivité ...


http://french.xinhuanet.com/2020-04/10/c_138964678.htm

Xi Jinping souligne une supervision plus forte de la sécurité des lieux de travail lors de la reprise des affaires



BEIJING, 10 avril (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a appelé à une supervision plus forte de la sécurité des lieux de travail, afin de sauvegarder la sécurité de la vie et des propriétés des personnes.

Alors que le pays reprend le travail et la production, il est nécessaire de renforcer la surveillance et l'application des lois sur la sécurité de la production de manière différenciée, et de mieux mettre en oeuvre les responsabilités des entités du marché, a indiqué dans une directive M. Xi, qui est également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale.

Les autorités doivent maintenir fermement les principes de la sécurité au travail, a déclaré M. Xi.

Notant que le pays avait fait des progrès l'année dernière en matière de sécurité au travail, avec une diminution du nombre d'accidents, M. Xi a indiqué qu'il existait de nombreux risques et que beaucoup de travail restait à faire.

Les comités du PCC et les gouvernements à tous les niveaux doivent accorder une grande priorité à la sécurité des lieux de travail, a souligné M. Xi, ajoutant que les autorités ne doivent pas négliger la sécurité tout en mettant l'accent sur le développement.

La sécurité des lieux de travail ne doit pas être considérée comme une question sans importance ou traitée avec formalisme ou bureaucratie, a déclaré M. Xi.

Compte tenu des principales caractéristiques et des problèmes en suspens dans la sécurité au travail, M. Xi a déclaré que des efforts devaient être faits pour améliorer le système de responsabilité, assurer une rectification stricte des problèmes découverts, et renforcer la prévention et le contrôle des risques afin que les dangers cachés puissent être radicalement éliminés et que les accidents majeurs efficacement maîtrisés.

Le Premier ministre Li Keqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, a également donné une instruction sur la sécurité au travail.

Les autorités ne doivent pas relâcher leurs efforts en matière de sécurité au travail à un moment où le pays traverse une période critique en coordonnant la lutte contre l'épidémie et la reprise du travail, a déclaré M. Li.

Le pays doit adopter une approche systématique et mettre en œuvre des mesures ciblées pour assurer un contrôle efficace de la sécurité dans les domaines clés tels que les produits chimiques dangereux, les mines, les transports, les parcs industriels, la construction urbaine et les déchets dangereux, a souligné M. Li.

Des efforts doivent être faits pour établir et améliorer les mécanismes sur les responsabilités et la gestion de la sécurité au travail, sur les enquêtes et la gestion des dangers cachés, ainsi que sur le contrôle des risques, a déclaré M. Li, appelant à renforcer la surveillance, l'application de la loi et l'amélioration des services en matière de sécurité au travail.

Les instructions ont été données lors d'une téléconférence nationale sur la sécurité au travail, vendredi à Beijing. Liu He, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et directeur du Comité de sécurité du travail du Conseil des Affaires d'Etat, a assisté à la conférence avec d'autres hauts responsables.

Lors de la conférence, les responsables ont pris des dispositions pour prendre des mesures de sécurité dans la reprise du travail et de la production et pour la mise en œuvre du plan d'action triennal visant à améliorer la sécurité au travail à l'échelle nationale.

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   Posté le 14-04-2020 à 17:58:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A PROPOS DES DÉCÈS "SOUS ÉVALUES" EN CHINE



Je reviens sur l'intervention de Grecfrites

Grecfrites a écrit :

En ce moment grosse offensive d’anti-chinois issus, entre autres de HK, avec la théorie du trucage du nombre de décès liés au Covid-19 en Chine.
Le tout en s’appuyant sur des baisses d’abonnements à China Mobile, de 8 millions de personnes. Assez saugrenue comme thèse, cependant nombre de gens remettent en cause les chiffres chinois car jugés trop faibles en comparaison à leur population totale.


Cette offensive a inondé les médias français après ceux des USA, jusqu'à la télé publique comme l'émission télématin, et martelée à plusieurs reprises comme une évidence.

D'une part comme les chinois l'ont fait remarquer les morts que l'ont doit comptabiliser, sur ce genre de statistiques comme sur le nombre d'urnes funéraires voire la fumée des funérariums, sont ceux dus au covid-19 ajoutés aux autres morts.

D'autre part la stratégie mise en place an Chine a isolé Wuhan et la province du Hubei, soit 11 et 56 millions d'habitants.
En dehors de cette zone les cas comme les décès ont été très peu nombreux.
Par conséquent il faut comparer la mortalité à Wuhan à celle dans un des épicentres français comme l'Ile de France (population 11 millions d'habitants aussi), qui comptait 3300 décès le 14 avril.
Les décès en Chine n'ont donc absolument pas été sous évalués, mais le confinement rapide a permis de limiter les décès à l'épicentre et de préserver l'ensemble du pays.
Inversement la stratégie consistant à "repousser le pic" a abouti à laisser plusieurs foyers infectieux se développer.


Edité le 15-04-2020 à 16:39:53 par Xuan




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   Posté le 15-04-2020 à 00:11:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Rétablir des faits distordus » Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris

2020/04/12

Ambassade de Chine en France


Le 8 avril, après 76 jours à l'isolement, l'ordre de confinement de Wuhan a enfin été levé, ramenant partout ses habitants dans les rues pour y fêter le retour à la vie normale. Au début de la lutte contre l'épidémie, les dirigeants chinois ont fièrement proclamé « la victoire de Wuhan, sera la victoire du Hubei. La victoire du Hubei, sera la victoire de la Nation » . Ainsi, le déconfinement de Wuhan montre que la Chine est sortie victorieuse de son combat contre l'épidémie de coronavirus.

Cependant, il s'agit davantage d'une victoire d'étape que d'une victoire totale car, parallèlement, aujourd'hui à l'étranger, l'épidémie poursuit sa course folle avec 1,66 million de personnes infectées dans le monde, avec 5 pays comptant plus de 100 000 cas, dont 500 000 cas aux États-Unis et 4 pays déplorant plus de 10 000 décès. Les terribles ravages causés par le développement de ce fléau sur la vie et la santé des populations frappées, ainsi que sur leurs sociétés et leurs économies, nous inspirent inquiétude et compassion. Notre vœu est que tous les pays du monde joignent leurs efforts pour lutter ensemble contre cet ennemi commun et pour en triompher au plus tôt.

Et pourtant, à l'heure où le monde entier se mobilise contre l'épidémie, des médias qui se prennent pour des parangons d'impartialité et d'objectivité, des experts et des politiciens de certains pays occidentaux semblent plus soucieux de calomnier, de stigmatiser et d'attaquer la Chine que de réfléchir aux moyens de contenir l'épidémie chez eux et dans le reste du monde. La victoire de la Chine sur l'épidémie leur donne des aigreurs. Avec leurs thèses fabriquées de toutes pièces, selon lesquelles la Chine a « tardé à réagir » et a « caché la vérité » , ils la présentent comme le grand responsable de la pandémie, et sa victoire sur le coronavirus est fait figure de crime abominable. En revanche, que les pays occidentaux aient sous-évalué la gravité du virus ou qu'ils aient tardé à prendre des mesures ad-hoc, rendant ainsi l'épidémie incontrôlable, ne leur pose aucun problème de conscience et ne trouble en rien leur sommeil. Certains médias et analystes ont souligné à maintes reprises que la Chine avait, dans un premier temps, perdu « trois précieuses semaines », soutenant mordicus que : « Si les autorités chinoises avaient réagi trois semaines plus tôt, elles auraient pu considérablement limiter la propagation mondiale du virus et 95% de contaminations auraient pu être évitées. »

Nonobstant le fait que les scientifiques ont eu besoin de temps pour étudier et comprendre ce coronavirus jusque-là totalement inconnu, regardons de plus près ce qu'a fait la Chine durant ces trois premières semaines : Dès le 30 décembre dernier, nous signalions publiquement des cas de pneumonies inconnues. A partir du 3 janvier, nous tenions régulièrement informés l'OMS et le monde entier sur la progression du mal et, en un temps record, nous sommes parvenus à en identifier l'agent pathogène. Le 11 janvier, nous partagions avec l'OMS le séquençage complet du génome du virus. Le 23 janvier, au moment de la fermeture de Wuhan, il y avait en Chine plus de 800 personnes contaminées et seulement 9 à l'étranger. Or, c'est plus d'un mois après cette date que l'épidémie a démarré en Europe et aux États-Unis.

Si après avoir fait tant de choses les trois premières semaines, on considère toujours que « la Chine a traîné », qu'ont donc fait les Européens et les Américains pendant les deux mois qui ont suivi le premier signalement de la Chine et un mois après la fermeture de Wuhan ? Leurs dirigeants ont déclaré qu'il ne s'agissait que d'une « grippette » , qu'il était inutile de s'inquiéter, que le virus ne frappait que les Jaunes et que de fait, le risque de le voir circuler dans leurs pays était minime. Leurs médias et experts, tout en se complaisant dans une sérénité aveugle de leurs pays, se sont employés à diffamer la Chine, à s'en moquer à coups de bonnes blagues et à espérer pour elle un « effet Tchernobyl » . En revanche, il ne s'est trouvé personne pour réfléchir aux mesures de lutte contre l'épidémie ou à l'approvisionnement en équipements médicaux indispensables pour éviter d'être pris de court. Le Rédacteur en chef du magazine britannique The Lancet a qualifié de «scandale national » les mesures de prévention sanitaires britanniques. Récemment, le Président du Conseil européen pour la Recherche (ERC), Mauro Ferrari, a déclaré « avoir perdu la foi dans le système » de gestion européenne de la pandémie et a démissionné avec fracas.

Des médias et des experts ont accusé la Chine d'avoir caché les vrais chiffres de la pandémie. D'après eux, avec 1,4 milliard d'habitants, comment croire qu'elle n'a eu qu'environ 80 000 personnes contaminées et seulement un peu plus de 3000 décès ! Ils en ont déduit que la Chine avait forcément menti. Et pourtant si la Chine a obtenu ce résultat, ce n'est ni par le mensonge ni par la dissimulation, mais bien parce que le gouvernement chinois a pris les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus strictes pour détecter, signaler, isoler et traiter les personnes contaminées avec un maximum de réactivité, dans le souci premier de préserver la vie et la santé de sa population. La Chine n'a pas craint d'amputer son PIB de milliers de milliards de yuans, d'injecter des centaines de milliards de yuans dans des ressources, de mobiliser plus de 40 000 soignants venus des quatre coins du pays pour aller soutenir Wuhan et le Hubei, et finalement vaincre l'épidémie en seulement deux mois.

Or, dans le même temps, en Occident, on a vu des politiciens s'entre-déchirer pour récupérer des voix ; préconiser l'immunisation de groupe, abandonnant ainsi leurs citoyens seuls face à l'hécatombe virale; s'entre-dérober des fournitures médicales ; revendre à des structures privées les équipements achetés avec l'argent public pour s'enrichir personnellement ; on a fait signer aux pensionnaires des maisons de retraite des attestations de « Renonciation aux soins d'urgence » ; les personnels soignants des EHPADs ont abandonné leurs postes du jour au lendemain, ont déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ; on a vu le Commandant d'un porte-avions demander à ses supérieurs l'autorisation d'accoster pour permettre à des marins infectés d'être traités à terre. Il a été limogé..., et j'en passe. Et pourtant, je n'ai pas vu beaucoup de reportages ou d'enquêtes approfondies des grands médias occidentaux révélant ces faits. Ces médias et ces experts, tant épris d'objectivité et d'impartialité, ont-ils donc une conscience ? Ont-ils la déontologie ?

Pour dénigrer les efforts de la Chine, certains politiciens et médias occidentaux ont pointé du doigt l'OMS, l'accusant d'être trop pro-chinoise. Certains ont même appelé à supprimer les sources de financement de l'Organisation. Depuis le début de l'épidémie, la Chine a coopéré étroitement avec l'OMS. Elle l'a informée sans délais et a invité ses experts à se rendre en mission pour des visites de terrain. L'Organisation a fait l'éloge des mesures prises par la Chine ainsi que de ses résultats en matière de lutte contre l'épidémie. Elle a même affirmé que l'approche chinoise constituait une nouvelle référence pour le monde. Il s'agissait là d'une évaluation objective et impartiale. Cependant, l'OMS a fait l'objet d'un véritable siège de la part des pays occidentaux, certains lançant même des attaques ad-hominem contre son Directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les autorités taiwanaises, soutenues par plus de 80 parlementaires français dans une déclaration co-signée, ont même utilisé le mot « nègre » pour s'en prendre à lui. Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français.

Les médias occidentaux antichinois nous attaquent toujours avec les deux mêmes procédés : d'abord en inventant des mensonges, puis en les martelant sans relâche. Craignent-ils d'être démentis ? Aucunement, car le mensonge « court, à peine lâché » . Même s'il finit par être découvert, la rumeur, telle un virus, a déjà fait le tour du monde. Et pour lui donner corps, ils les répètent en boucle, comme un disque rayé. « Un mensonge répété 1000 fois devient une vérité. » Tel est leur crédo et leur modus operandi. Dans leurs mensonges ressassés, la Chine, qui a réussi à vaincre l'épidémie en sauvegardant les intérêts premiers de son peuple, passe pour la « pêcheresse » . Quant aux politiciens, aux journalistes en poste en Chine, aux piètres « sinologues » de certains pays occidentaux qui se sont livrés à des forfaitures répétées, qui ont fait si peu de cas de la vie de leurs compatriotes, et qui sont si prompts à accuser les autres, ils s'érigent maintenant en « juges » , posture ô combien nuisible pour eux comme pour les autres.

Un cyber-écrivain a dit un jour quelque chose de très profond : « Lorsque la seiche est en danger, elle crache son encre pour noircir l'eau et en profite pour prendre la fuite. C'est une tactique bien connue de certaines élites politiques et culturelles occidentales. » Ils ont voulu tout simplement imputer à la Chine la responsabilité de leur propre incapacité à faire face à l'épidémie et aux multiples tragédies qui s'en sont suivies, et de la sorte, « se blanchir totalement. »

Au moment où je termine mon texte, je découvre un rapport sur le Net. Ce 8 avril, la revue universitaire de renommée mondiale, PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) a publié un article co-écrit par des universitaires britanniques et allemands intitulé Analyse du réseau phylogénétique des génomes du SARS-CoV-2. Le premier auteur de l'article est le Dr Peter Forster de l'Université de Cambridge. Selon l'étude, les chercheurs ont classé le nouveau coronavirus en trois types (A, B et C) en fonction de leur évolution. Celui de type A est le plus proche des virus extraits de la chauve-souris et du pangolin. C'est celui le plus fréquemment identifié chez les patients infectés aux États-Unis et en Australie. C'est celui que les chercheurs appellent « la racine de l'épidémie » . Les souches de type B sont des variantes du type A et sont principalement présentes en Chine. Celles qui se disséminent à grande échelle en Europe sont celles du type C. Hélas, il semble que les résultats des recherches du Dr Peter Forster n'intéressent pas les grands médias occidentaux.


Edité le 15-04-2020 à 16:35:26 par Xuan




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pzorba75
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   Posté le 15-04-2020 à 06:43:13   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Que faut-il conclure de ce texte quand on n'est pas un spécialiste des virus?

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Xuan
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   Posté le 15-04-2020 à 09:23:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu parles du dernier paragraphe ?

Ça veut dire que - selon des universitaires britanniques et allemands - la souche A du virus n'est pas chinoise mais US.
Les versions asiatiques et européennes, B et C sont des mutations de la souche A et ne peuvent donc pas constituer la souche origine du virus.
Ensuite la branche C est revenue infecter les USA.

Cette découverte contredit complètement la thèse de Trump du "virus chinois".

J'ai repris cette info ici https://humaniterouge.alloforum.com/covid-accelere-histoire-t7460-5.html
dans le post du 10 avril "Coronavirus chinois, une mise à jour choquante: le virus vient-il des USA?"


Edité le 15-04-2020 à 09:27:30 par Xuan




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Grecfrites
Jeune Communiste
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   Posté le 15-04-2020 à 10:23:59   Voir le profil de Grecfrites (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

Depuis environ 1 semaine, le Nord-Est de la Chine fait face à une (ré)apparition de l’épidémie, avec majoritairement des cas importés de l’étranger notamment de la Russie.

https://www.globaltimes.cn//content/1177737.shtml

A-t-on des informations concernant la Corée du Nord ?

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Xuan
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   Posté le 15-04-2020 à 13:05:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Très peu, cet article :
Le dirigeant nord-coréen tient une réunion du bureau politique pour discuter des mesures antivirales
Par Xinhua Source: AFP Publié: 2020/4/12 20:08:40

Kim Jong-un, haut dirigeant de la Corée du Nord, a présidé une réunion du bureau politique du Parti des travailleurs de Corée (WPK) au pouvoir, pour discuter des mesures antivirales, des problèmes budgétaires et des questions d'organisation, selon un rapport du responsable coréen Agence centrale de presse dimanche.
Lors de la réunion, une résolution a été adoptée "sur une prise plus approfondie des mesures nationales de protection de la vie et de la sécurité de nos populations pour faire face à l'épidémie mondiale" , indique le rapport.
Le gouvernement a pris dès le départ des mesures anti-épidémiques d'urgence strictes et a mis en place une organisation rigoureuse, une cohérence et un caractère impératif des mesures de protection à l'échelle nationale, a-t-il déclaré, ajoutant que le pays maintient une situation anti-épidémique très stable.
La Corée du Nord, qui a fermé sa frontière avec la Chine fin janvier, est l'un des rares pays au monde qui prétendent n'avoir jusqu'à présent aucune infection au COVID-19.
La réunion a appelé à des contre-mesures nationales toujours strictes pour contrôler minutieusement les incursions du virus au milieu de la propagation rapide de la pandémie.
Il a également étudié et approuvé "Sur l'exécution du budget de l'État pour 2019 et du budget de l'État pour 2020" et discuté de questions d'organisation, y compris la nomination de Kim Yo-jong, la sœur cadette du leader, en tant que membres suppléants du Comité central de le parti au pouvoir, ajoute le rapport.

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Le Drian convoque l'ambassadeur de Chine à Paris pour des propos sur le coronavirus


14 avr. 2020, 21:17 © REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Le ministre français des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Chine après la publication d'un texte critiquant en des termes très virulents la gestion de la crise du Covid-19 dans les pays occidentaux, qui a suscité la polémique.
L'ambassadeur de Chine en France a été convoqué le 14 avril par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, selon un communiqué cité par l'AFP. «Certaines prises de position publiques récentes de représentants de l'ambassade de Chine en France ne sont pas conformes à la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays» , explique la diplomatie française dans le texte.
Aussi, Jean-Yves Le Drian entend bien signifier au diplomate sa «désapprobation» vis-à-vis de «certains propos récents» liés au coronavirus.
Ces derniers jours, l'ambassade chinoise française est particulièrement visible sur les réseaux sociaux, où elle défend bec et ongles la gestion de la crise du Covid-19 par la Chine, suscitant parfois la polémique. «La victoire de la Chine sur l'épidémie leur donne des aigreurs»

Dans cet objectif, l'ambassade de Chine à Paris a mis en ligne le 12 avril sur son site internet un texte baptisé «"Rétablir des faits distordus" : Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris» . Dénonçant l'analyse de certains médias, politiciens et experts occidentaux qui stigmatiseraient selon elle Pékin, l'ambassade écrit notamment :
«La victoire de la Chine sur l'épidémie leur donne des aigreurs. Avec leurs thèses fabriquées de toutes pièces, selon lesquelles la Chine a "tardé à réagir" et a "caché la vérité", ils la présentent comme le grand responsable de la pandémie, et sa victoire sur le coronavirus fait figure de crime abominable. En revanche, que les pays occidentaux aient sous-évalué la gravité du virus ou qu'ils aient tardé à prendre des mesures ad hoc, rendant ainsi l'épidémie incontrôlable, ne leur pose aucun problème de conscience et ne trouble en rien leur sommeil.»

L'ambassade poursuit : «Qu'ont donc fait les Européens et les Américains pendant les deux mois qui ont suivi le premier signalement de la Chine et un mois après la fermeture de Wuhan ? Leurs dirigeants ont déclaré qu'il ne s'agissait que d'une "grippette", qu'il était inutile de s'inquiéter, que le virus ne frappait que les Jaunes et que de fait, le risque de le voir circuler dans leurs pays était minime.»

Evoquant les sacrifices de la société chinoise pour limiter la mortalité de l'épidémie à un peu plus de 3 300 décès selon les chiffres officiels, l'auteur du texte poursuit : «Dans le même temps, en Occident, on a vu des politiciens s'entre-déchirer pour récupérer des voix ; préconiser l'immunisation de groupe, abandonnant ainsi leurs citoyens seuls face à l'hécatombe virale ; s'entre-dérober des fournitures médicales.»

Polémique autour de propos sur les Ehpad
Certains passages du texte en particulier avaient suscité la polémique sur les réseaux sociaux, comme lorsque l'ambassade estime : «On a fait signer aux pensionnaires des maisons de retraite des attestations de "Renonciation aux soins d'urgence" ; les personnels soignants des EHPADs ont abandonné leurs postes du jour au lendemain, ont déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie.»
Tandis que certains réclamaient des excuses pour ces propos, à l'instar du député Jean-Christophe Lagarde, l'ambassade a rétorqué :
«Les commentaires de notre ambassade sur les Ehpads (maisons de retraite) ne visent pas la France» Sur son compte Twitter, l'ambassade de Chine en France multiplie par ailleurs les messages de solidarité à l'attention de Paris, comme en témoigne un tweet du 14 avril :
«Nous saluons le courage de chaque Français dans cette terrible épreuve et nous mettrons tous nos efforts pour partager avec la France que nous aimons tant les recherches et les dispositifs pour vaincre ce virus.» De son côté, le ministère français des Affaires étrangères, qui souligne dans son communiqué l'existence d' «actes de solidarité réciproque entre la Chine et la France» , écrit : «Le Covid-19 est une pandémie qui touche tous les continents et toutes les sociétés. Face au virus et à ses conséquences sur nos économies, les polémiques n'ont pas leur place et la France œuvre résolument en faveur de l'unité, de la solidarité et de la plus grande coopération internationale.»

RT France : https://francais.rt.com/france/74074-le-drian-convoque-ambassadeur-chine-paris-propos-coronavirus?fbclid=IwAR2qPXQvIeJdy4KojpH3A4CPutQ6TWnOChZFDWGYP8irSuxtfmvZiSsj6gc

NB : il semble que l'EPHAD signalé par l'ambassadeur se trouve au Canada https://www.lci.fr/international/coronavirus-abandonne-en-pleine-pandemie-l-ehpad-qui-indigne-le-canada-a-dorval-quebec-2151348.html.


Edité le 20-04-2020 à 15:34:04 par Xuan




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Africains discriminés: la Chine promet une tolérance zéro contre le racisme dans sa gestion du Covid



14 avr. 2020, 18:05 © Fred DUFOUR Source: AFP Cette photo d'archive prise le 2 mars 2018 montre des gens qui se rassemblent dans une rue du quartier "Little Africa"à Guangzhou, la capitale de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine (image d'illustration).

La Chine tente de rassurer après des témoignages faisant état de discriminations envers les Africains au cours de la lutte contre le coronavirus.
Des incidents qui font par ailleurs ressurgir les tensions diplomatiques entre Pékin et Washington.


Accusées par l'Union africaine (UA) d'avoir mis en place des politiques de lutte contre la pandémie de Covid-19 différenciées et préjudiciables envers les étrangers vivant en Chine, et plus particulièrement envers les ressortissants africains, les autorités chinoises assurent qu'elles répondront «aux appels légitimes de la partie africaine» .
Tandis que des Africains installés à Guangzhou (également appelé Canton, métropole du sud du pays) rapportent des cas de discriminations ces derniers jours, après la détection de plusieurs cas positifs au Covid-19 dans la communauté nigériane locale, Pékin évoque de son côté un «phénomène isolé» .
Dans un contexte de tensions diplomatiques, Washington s'est saisi de ces incidents pour battre en brèche le partenariat stratégique sino-africain, déclenchant l'ire Pékin.

«Nos frères africains»
Sous forte pression après ces accusations de xénophobie, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a souligné dans un communiqué publié le 13 avril que les responsables locaux attachaient «une grande importance» aux préoccupations soulevées par certains Etats africains au sujet des allégations de mauvais traitements, et que des mesures étaient mises en place pour garantir la sécurité et le bien-être de tous les Africains vivant à Guangzhou et dans le reste de la province du Guangdong.

"Le peuple chinois considère toujours le peuple africain comme des partenaires et frères contre vents et marées"


Rappelant d'abord des liens forts et historiques construits «sur la base d'efforts conjoints pour rechercher l'indépendance et la libération nationales, le développement économique et de meilleures conditions de vie au cours des dernières décennies» , le diplomate chinois souligne que «la Chine a fait don de quantités importantes de kits de test, de masques, de combinaisons de protection, de lunettes de protection, d'écrans faciaux, de thermomètres frontaux, de gants à usage médical, de couvre-chaussures, de respirateurs et d'autres fournitures à l'Union africaine et aux pays africains».
«Dans le cadre de notre lutte contre le coronavirus, le gouvernement chinois a accordé une grande importance à la vie et à la santé des ressortissants étrangers en Chine»
, assure-t-il.
Et de continuer :
«Tous les étrangers sont traités sur un pied d'égalité. Nous rejetons le traitement différencié, et nous avons une tolérance zéro à l'égard de la discrimination.»

Evoquant les «préoccupations raisonnables et [les] appels légitimes de la partie africaine» , Zhao Lijian a néanmoins tenté de rassurer :
«Les autorités du Guangdong prennent à cœur les préoccupations de certains pays africains et travaillent rapidement pour améliorer la méthode de travail. Les mesures consistent à fournir des services de gestion de la santé sans différenciation, désigner des hôtels pour l'hébergement des étrangers devant subir une observation médicale et adopter un ajustement des prix pour ceux qui ont des difficultés financières, mettre en place un mécanisme de communication efficace avec les consulats généraux étrangers à Guangzhou, et rejeter toutes les remarques racistes et discriminatoires.»
S'efforçant de ne pas laisser ces incidents entacher l'image de la Chine en Afrique, ni leurs relations commerciales, le diplomate chinois finit son communiqué sur une note positive. , affirme-t-il. Et d'ajouter :
«Le peuple chinois considère toujours le peuple africain comme des partenaires et des frères contre vents et marées.»

«J'ai dû dormir sous un pont pendant quatre jours sans rien à manger»

Si le porte-parole de la diplomatie chinoise était poussé à prendre une position forte, c'est que les accusations étaient sérieuses, les incidents s'étant multipliés ces derniers jours. Plusieurs Africains résidant à Guangzhou, particulièrement nombreux dans cette métropole de 15 millions d'habitants, ont en effet signalé avoir été victimes de discriminations, d'expulsions arbitraires et d'interdictions d'entrer dans des commerces.
Ces incidents sont survenus après que cinq Nigérians de Guangzhou, testés positifs au Covid-19, auraient violé leur quarantaine pour se rendre dans plusieurs restaurants et lieux publics, selon un communiqué de la municipalité.

"On est dans la rue comme des mendiants"


Les autorités chinoises, qui semblent pour l'heure avoir largement contenu la pandémie de Covid-19, demeurent particulièrement alertes envers les personnes arrivant de l'étranger, potentiellement porteuses du virus et donc susceptibles de provoquer une deuxième vague épidémique.
Mais cette politique aurait généré une suspicion dans la société chinoise envers les Africains résidant dans le pays, qui se serait notamment traduite, selon l'AFP, par un torrent de commentaires xénophobes sur les réseaux sociaux.
«Certains ont même appelé à expulser de Chine tous les Africains» , rapporte de son côté Le Point Afrique.
«Nous sommes victimes de discrimination parce qu'ils pensent que nous sommes porteurs asymptomatiques du coronavirus. Certains nous détestent sans raison. Honnêtement, nous devons rentrer chez nous» , a témoigné anonymement une Kényane vivant en Chine, au quotidien kényan Daily Nation.
«La première chose [que les autorités locales] demandent, ce sont les documents. Certains policiers vous permettent de garder le passeport, mais d'autres le prennent»[/i], a expliqué un autre témoin cité par le Daily Nation. «J'ai dû dormir sous un pont pendant quatre jours sans rien à manger. Je ne peux même pas acheter de nourriture, car aucun magasin ou restaurant ne m'accepte» , a ainsi affirmé à l'AFP Tony Mathias, un étudiant ougandais de 24 ans.
« On est dans la rue comme des mendiants» , proteste le jeune homme, qui dit avoir été forcé de quitter l'appartement où il vivait le 6 avril. Le 14 avril, l'AFP rapporte en outre que la chaîne de fast-food McDonald's a dû présenter des excuses pour avoir interdit aux Noirs l'entrée d'un de ses restaurants du sud de la Chine. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrait en effet un avis expliquant en anglais à la porte d'un restaurant : «Les Noirs n'ont pas le droit d'entrer.» La chaîne américaine a précisé à l'AFP que l'établissement avait été fermé temporairement pour une séance de formation du personnel.

Des ambassadeurs africains reçus en Chine

La situation avait poussé le président de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, à faire part à la Chine de son «extrême préoccupation» , le 11 avril sur Twitter. Sur le même réseau social, Moussa Faki Mahamat avait fait savoir qu'il convoquait «l'ambassadeur de Chine auprès de l'UA Liu Yuxi pour lui exprimer [son] extrême inquiétude au sujet des allégations de mauvais traitements d'Africains à Guangzhou» , appelant à «des mesures rectificatives immédiates, dans la droite ligne [des] excellentes relations [entre l'Afrique et la Chine].»

Le 13 avril, une vingtaine d'ambassadeurs africains ont en outre été reçus à Pékin au ministère des Affaires étrangères par le vice-ministre des Affaires étrangères, Chen Xiaodong. Celui-ci a notamment promis de «lever les mesures sanitaires concernant les Africains, à l'exception des patients confirmés [atteints du Covid-19]» .

Les Etats-Unis fustigent la « xénophobie des autorités chinoises à l'égard des Africains»

Le consulat américain à Guangzhou s'est lui aussi saisi de l'affaire, mettant en garde les Afro-Américains qui souhaiteraient se rendre dans cette métropole.
«Le consulat général américain conseille aux Afro-Américains ou à ceux qui pensent que les autorités chinoises peuvent les soupçonner d'avoir des contacts avec des ressortissants des pays africains d'éviter la zone métropolitaine de Guangzhou jusqu'à nouvel ordre» , conseillait ainsi le consulat le 13 avril.
Et Washington, qui a clairement identifié Pékin comme rival sur les plans géopolitique, économique et commercial, n'en est pas resté là, profitant de l'occasion pour critiquer avec virulence le pouvoir chinois. Sous couvert d'anonymat, un porte-parole du département d'Etat américain cité par l'AFP a ainsi dénoncé le 11 avril la «xénophobie des autorités chinoises à l'égard des Africains». «Les abus et mauvais traitements à l'encontre des Africains vivant et travaillant en Chine rappellent tristement à quel point le partenariat entre la République populaire de Chine et l'Afrique est creux» , ajoutait encore la même source. Tandis que les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie de Covid-19, multiplient les accusations envers Pékin au sujet de la crise sanitaire, le porte-parole affirmait encore :
«Au moment où nous devrions nous soutenir les uns les autres pour surmonter une pandémie que les responsables chinois ont cachée au monde de manière irresponsable, les autorités chinoises se consacrent, elles, à mettre des étudiants africains à la rue sans nourriture ni abri.»
Et de poursuivre :
«Il est malheureux, mais pas surprenant, de voir ce genre de xénophobie des autorités chinoises à l'égard des Africains. Tous ceux qui observent les projets chinois à travers l'Afrique connaissent ce genre de comportements injustes et manipulateurs.»

Pékin assure ne pas avoir de leçons à recevoir de Washington


La diplomatie chinoise n'a pas tardé à répondre aux virulentes accusations émises par Washington. En effet, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying s'est défendue, le 12 avril sur Twitter, en accusant le département d'Etat américain de «mentir». «Les mesures de prévention et de contrôle de la Chine sont également appliquées aux citoyens chinois et étrangers et un phénomène isolé ne représente pas la politique du gouvernement chinois.»
Hua Chunying a ensuite retourné les accusations : « Les Américains d'origine asiatique ont été victimes de racisme pendant la pandémie. Comment [le porte-parole du département d'Etat américain] explique-t-il cela?»

Un autre porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a également répondu aux attaques américaines dans un communiqué publié le 10 avril, en demandant notamment de ne pas politiser la pandémie de Covid-19 «pour mieux détourner l’attention et rejeter la faute». «Les dénigrements et les critiques ne permettront pas d’éradiquer le virus», avait-il souligné dans la foulée, avant de déclarer :
«Les accusations de dissimulation d’informations et de manque de transparence contre la Chine n’ont aucun fondement.»
Le diplomate chinois avait également fait remarquer : «La Chine a fait ce qu’elle pouvait et ce qu’elle devait faire. Quant à savoir si les Etats-Unis ont utilisé pleinement et de manière effective le temps précieux gagné par la Chine, ainsi que les informations importantes fournies par elle, et s’ils ont pris des mesures à temps pour endiguer le virus, je pense que seule l’histoire pourra en juger.»

Lire aussi La Chine annonce une aide de 60 milliards de dollars à l'Afrique «sans condition politique»
Lire aussi Tests de vaccins en Afrique ? Le directeur de l'OMS dénonce «l'héritage d'une mentalité coloniale»

RT France : https://francais.rt.com/international/74016-africains-discrimines-a-cause-du-covid-19-chine-promet-tolerance-zero-racisme


Edité le 15-04-2020 à 16:12:42 par Xuan




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Encore une fois la Chine Ecrit depuis Pékin par Jean-Claude Delaunay


réseau faire vivre
Jeudi 9 avril 2020, par Jean-Claude Delaunay

Bonjour mes amis, mes camarades de France. Inutile de mettre vos masques pour lire ce papier. D’abord vous n’en avez pas, si j’en crois une récente enquête de Médiapart (02/04/20). Ensuite, il n’est pas question de développer ici un point de vue médical ou documentaire sur ce virus qui a envahi le monde, sur cette étrange petite boule couverte de pustules et de piquants qui, lorsqu’elle nous pénètre, nous crée de grands soucis.

Je vais vous dire quelques mots d’un autre virus, qui, lui, nous a entièrement pénétré et qui nous fait le plus grand tort, le capitalisme monopoliste financier, qui nous ronge le sang et dont nous ne savons pas comment nous dépêtrer, parce que nous avons peur de prendre le seul médicament qui vaille en la matière, le socialisme.

Bien sûr, en Chine, où je vis depuis quelques années, je ne subis pas au jour le jour les conséquences du capitalisme. Et puis je suis retraité, je suis même un vieux retraité. Mais justement, sans prétendre du tout être l’incarnation de la sagesse, dans la mesure où, dans la rue, je marche encore droit, je vais vous dire en toute lucidité quelques mots du socialisme chinois. Et croyez-moi, cela est très lié au virus qui nous préoccupe aujourd’hui

Ce que, au début, on a appelé le coronavirus, puis le nouveau coronavirus, et que l’on appelle maintenant le Covid-19 (je dirai désormais le C19 pour faire court), est apparu en Chine à la mi-décembre 2019, dans la ville de Wuhan, une ancienne ville chinoise, située sur les bords du Yang Tse, dotée d’une université séculaire, une zone aujourd’hui très industrielle, de 11 millions d’habitants. Cela dit, ce virus n’a pas été immédiatement identifié comme un générateur de pneumonies ainsi que d’autres attaques graves des reins et du cœur. Mais les cas se sont multipliés. Et en janvier 2020, les autorités de santé de la province du Hubei, ainsi que du gouvernement central, ont compris qu’il s’agissait de quelque chose qui n’était pas le SARS (Severe acute respiratory syndrom), lequel affecta la Chine en 2002-2003, mais qui présentait néanmoins de grands dangers. De plus, c’était une épidémie dont la particularité était de se diffuser très rapidement.

Les autorités de ce pays ont immédiatement réagi, contrairement à celles des pays occidentaux, et elles ont alerté le monde entier. Très vite, décision fut prise de clore Wuhan, à partir du 23 janvier, un jour avant le début de l’année lunaire. Dans leur masse, les Chinois ont alors commencé à se rendre compte que les choses étaient graves. La Chine est un immense pays, dont la superficie est aussi grande que celle des États-Unis. Il faut à peu près 5 heures d’avion pour aller de New-York à San Francisco (Est-Ouest) et 3 heures d’avion pour aller de Nanning à Beijing (Sud-Nord). Et Beijing est encore loin de la frontière Nord la plus éloignée. Bref, il a fallu un certain temps pour qu’il devienne clair, au sein de la population, que l’épidémie ne serait pas cantonnée à la province du Hubei mais qu’elle allait gagner toute la Chine, qu’elle allait se répandre comme un liquide que l’on a renversé sur la nappe, et que chacun serait concerné directement. C’est le mérite de dirigeants responsables que d’être un peu en avance sur la population dont ils assument le gouvernement. Je vais rendre compte, sans faire un travail de recherche approfondi, des décisions qui furent alors prises. Je vais les classer sous trois rubriques, qui formeront les parties de ce texte :

1) Les décisions d’ordre général relatives au virus. Elles sont comme les infrastructures de toutes les autres décisions ;
2) Les décisions et actions relatives aux malades ;
3) Les décisions et actions collatérales, les conséquences.

Les décisions générales.

Elles ont concerné tout d’abord la mobilisation intense de certains secteurs de la société pour lutter contre l’épidémie. Il s’est agi du gouvernement central ainsi que des gouvernements provinciaux. Je pense qu’au cours des trois derniers mois, ces personnes ont eu des nuits très courtes et des journées très longues.

Dans un cas semblable, deux autres secteurs sont immédiatement mobilisés : l’armée et la police. A cela s’est ajoutée la mobilisation complète des médecins et des infirmières, ainsi que du personnel complémentaire. Enfin, on ne doit pas oublier le Parti communiste chinois (PCC). Je ne vais pas dire que les 79 millions de membres se sont immédiatement présentés au siège de leur organisation pour se porter volontaires. Mais parmi ses membres, il y a des gens qui y croient, que voulez-vous !

Je tendrais même à penser que le nombre des communistes chinois qui se sont portés volontaires pour les tâches induites par la lutte contre le C19, a été plus grand que celui des membres de « En marche » pour des tâches semblables.


Prise de température à Wuhan.

Ces décisions générales ont ensuite concerné la télévision. Ce grand moyen d’information a contribué à la diffusion rapide et à l’explication des consignes de sécurité personnelle : port obligatoire et nécessaire d’un masque en dehors de chez soi, règles d’hygiène indispensables, diverses recommandations. Dans la rue, ici, en Chine, nous portons tous des masques. Parfois je me dis en moi-même que si je n’avais pas de masque, je passerais pour un terroriste. Bon, c’est une plaisanterie, vous l’avez noté.

Je mentionne au passage que les chaînes de télévision payantes (films, en particulier) qui d’ordinaire offrent gratuitement l’accès à leur programme pendant les fêtes du printemps (début de l’année lunaire) ont étendu cette disposition à toute la période pendant laquelle le covid-19 sévirait. Je crois qu’en France, Canal + avait commencé d’agir ainsi mais qu’il a dû arrêter de le faire car cela créait, ont dit les juges, une sorte d’horrible distorsion de la concurrence. Il est vrai que la Chine est « une économie de marché socialiste », et que, dans une telle économie, on s’intéresse au peuple. Dans une économie de marché capitaliste, on n’est pas aussi vulgaire.

Ces décisions générales ont concerné enfin l’organisation de la sécurité et du dépistage de l’épidémie. Aujourd’hui, par exemple, toute personne venant d’un pays étranger à risque est automatiquement mise en quarantaine. En effet, les autorités chinoises observent un léger rebond de l’épidémie et ce rebond a l’extérieur pour origine.

Mais la sécurité a pris d’autres formes. En Chine, tout le monde a un téléphone portable, sauf les chats et les chiens. Il suffit, par conséquent, d’enregistrer sur son téléphone ses coordonnées personnelles, adresse, etc. Puis chaque fois que l’on entre dans un lieu où il y a du monde, au supermarché, dans le métro, dans un bus, à KFC ou à Burger King, on s’enregistre de manière simple, grâce au téléphone, en prenant une sorte de photo. De même, quand on sort de l’endroit, on enregistre sa sortie à l’aide du téléphone portable. Si l’on s’est trouvé en contact avec « un virussé », voire avec « une virussée », ou s’il s’avère que l’on était soi-même virussé sans le savoir, on peut être retrouvé sans trop de peine et mis en observation.

Évidemment, en France, certains vont trouver que cette pratique est une atteinte aux libertés. Oui, c’est vrai, c’est une atteinte à la liberté de crever de cette épidémie, voire même de faire crever d’autres personnes.

Je dois ajouter, horribile dictu, que dans chaque lieu public où l’on pénètre, dans chaque ensemble d’habitation, on nous prend la température. Les autorités ont diffusé une énorme quantité de thermomètres à la fois sophistiqués de conception et simples de manipulation. Le contrôle de la diffusion du virus a été ainsi très décentralisé. Au début de l’épidémie, les policiers faisaient ce travail. Ils arrêtaient les voitures, les cars et prenaient la température des passagers. C’était un travail gigantesque et incomplet. En diffusant massivement du matériel et en impliquant toutes les personnes susceptibles de relever les températures, les autorités centrales ont considérablement accru l’efficacité globale du contrôle. Je crois que l’amélioration des techniques chinoises d’intervention au cours de ces derniers mois par rapport à 2003 (SARS), notamment dans le domaine sécuritaire, fut la combinaison intelligente de décisions centralisées et d’une application décentralisée de ces décisions, combinaison prenant appui sur l’accord profond de la population.

Pour clore cette partie, je mentionne quelques aspects de l’organisation de la vie quotidienne par les gouvernements respectifs. Les transports urbains ou interurbains ont été ralentis mais n’ont pas été arrêtés. Les lieux de détente tels que les cinémas ont été fermés. Les supermarchés ont continué de fonctionner selon des règles strictes mais nullement gênantes. Il faut dire qu’en France, par exemple, c’est l’absence du masque qui a créé la gêne et l’obligation (peu efficace d’ailleurs) de se tenir à distance les uns des autres. Mais en Chine, où tout le monde porte un masque, et où la population a immédiatement intériorisé les règles de sécurité, cette gêne n’avait pas lieu d’être.

Autre aspect des décisions générales, que je mentionne ici pour ne pas les oublier. 1) Les gouvernements respectifs ont assuré l’approvisionnement, notamment en riz et en viandes, lorsqu’apparaissaient des tensions sur les marchés.
2) Un certain nombre de petits malins qui espéraient utiliser la situation, par exemple pour vendre des masques à des prix prohibitifs, ou pour vendre de la poudre de perlinpimpin à titre de prévention contre virus, etc. ont été pincés et jugés.
Moi, je trouve ça très bien. L’économie de marché socialiste, ce n’est pas le pouvoir d’abuser de personnes psychologiquement faibles et vulnérables, ou de spéculer sur d’éventuelles craintes et paniques concernant les approvisionnements.

Les malades
C’est bien de prévenir, mais il faut aussi guérir. Je vais commencer cette partie par un tableau reprenant, en ce début d’avril 2020, pour plusieurs pays, le nombre de personnes affectées par le C19 et celui des personnes décédées des suites de cette infection.

Mes sources concernant les cas de C19 et ses effets mortels sont le China Daily, qui publie chaque jour les funèbres statistiques, elles-mêmes issues de l’Organisation mondiale de la santé. Les statistiques de population totale sont les estimations basées sur les données de l’ONU pour 2020, et diffusées sur internet. Je n’ai pas reporté sur ce tableau les totaux mondiaux de cas déclarés et de décès, qui me paraissent peu fiables. J’indique simplement que le total mondial des cas déclarés cumulés serait, au 5 avril, de 1,2 million et que tous les pays sont touchés. Le Vatican lui-même n’a pas été épargné par la colère de Dieu puisque, à ce jour, il compte 7 virussés. Les bénitiers de l’endroit seraient régulièrement désinfectés et passés au micro-onde. Sur conseil des Chinois, paraît-il, l’eau bénite aurait été remplacée par de l’eau de javel, qui, comme chacun le sait, lutte efficacement contre la noirceur et le diable.

Tableau des cas déclarés de C19 et de décès cumulés, au 5 avril 2020, en Chine et dans quelques pays capitalistes développés :


Chine
cas déclarés 81.669
décès 3.329 (4,1%)
population 1.439.323.776
% cas déclarés 0,06

États-Unis
cas déclarés 311.301
décès 8.476 (2,7%)
population 331.002.651
% cas déclarés 0,94

Italie
cas déclarés 124.682
décès 15.362 (12,3%)
population 60.460.000
% cas déclarés 0,21

France
cas déclarés 90.848
décès 7.574 (8,3%)
population 67.873.000
% cas déclarés 0,13

Allemagne
cas déclarés 96.092
décès 1.444 (1,5%)
population 83.660.867
% cas déclarés 0,15

Ce tableau est certainement insuffisant pour analyser la situation pays par pays. Il permet cependant de faire certains constats.

La dernière colonne (%) est celle du pourcentage des cas déclarés par rapport à la population totale. Ils sont tous inférieurs à 1%. Cette sous-colonne serait plutôt indicative, à mon avis, de la capacité du pays considéré à prévenir l’attaque du virus. De ce point de vue, la Chine serait incontestablement le pays le plus efficace.

Dans la colonne des décès, est indiqué entre parenthèses le % des décès par rapport au nombre de cas déclarés. Ce ratio serait plutôt indicatif, me semble-t-il, de la qualité et de l’efficacité des soins apportés, en raison de tout un ensemble de facteurs : médicaments, infrastructures hospitalières, appareils de soins, nombre de médecins et d’infirmiers, etc. Cette interprétation est, évidemment, discutable. Mais je n’ai pas d’autres données. J’en déduis qu’en Chine, où le processus de contamination et de décès est stabilisé et sur sa fin, le rapport décès/contaminés a un sens et montrerait que sur 100 personnes contaminées, 96 auraient été guéries. Dans les autres pays, le processus de diffusion du C19 est en cours. Aux États-Unis notamment, le nombre de décès va augmenter, à population contaminée constante, et le nombre des personnes contaminées va lui-même augmenter.


Médecins applaudis à leur départ de Whuan.

Cela étant dit, entre les pays capitalistes, qui furent percutés par le virus, avec un décalage par rapport à la Chine d’environ 1 mois, et dont on peut supposer que la vitesse de contamination fut, entre eux, à peu près identique, des différences apparaissent. Par la proportion des décès, l’Italie serait la plus affectée des 4 pays considérés, et l’Allemagne serait la moins touchée. Il faudrait vérifier de près la qualité de l’enregistrement allemand des décès, en particulier l’enregistrement du décès des personnes âgées. En revanche, le score des États-Unis est pour l’instant inférieur à celui de la Chine (- 1,4 point de %). Mais le nombre de décès dû au C19 dans ce pays va certainement augmenter, en sorte que le pourcentage de cette sous-colonne, pour les États-Unis, va vraisemblablement se rapprocher de celui de la Chine. Ce qui ne me réjouit absolument pas.

Ce qui me paraît inquiétant, en revanche, est le résultat calculé pour la France. Il montrerait, toutes choses égales par ailleurs, que le système français de soins est en débandade. Un médecin français, de haute qualification, en charge d’un hôpital, je vais taire son nom, me faisant part de ce que les patients avaient des masques mais pas les médecins, m’a notamment appris que : « …les réanimateurs vont bien, mais ce sont tous les cardiologues qui ont été infectés, plutôt durement pour deux d’entre eux… » (21/03/2020). Merci pour eux, Monsieur Macron. Merci, Madame Buzyn. Merci aussi, Madame Touraine. Merci, bande de salopards.

Wuhan et le Hubei furent vraiment le centre de cette épidémie. C’est là que la Chine compte le plus grand nombre de décès : 93,5% du total des décès. La décision de clore la zone, d’en isoler la population du reste de la population chinoise, aussi douloureuse fût-elle surtout en ce début d’année lunaire, où des gens s’étaient déplacés pour visiter la famille, était la seule valable. Elle fut accompagnée d’une aide proportionnée. Aussitôt prise la décision de mettre cette ville en quarantaine, 40.000 docteurs et le matériel nécessaire furent dépêchés sur l’endroit. Deux immenses hôpitaux y furent érigés en un temps record. J’ai repris ci-dessous la photographie de la construction du premier des deux. Elle fut récemment diffusée par le site « Ça n’empêche pas Nicolas ».



La Chine est un pays socialiste. C’est un pays à économie de marché socialiste. Cela veut dire que le marché qui y fonctionne n’est pas un marché capitaliste. J’ai dit cela dans mon livre sur Les Trajectoires Chinoises. Je le répète ici pour essayer de me faire entendre des personnes qui ne savent pas faire la différence entre un marché capitaliste, orienté par le taux de profit maximum des agents privés, et un marché socialiste, orienté par le profit maximum de la collectivité sous contrainte de satisfaction des besoins élémentaires de ses membres.

Les personnes qui furent soignées dans les hôpitaux chinois y furent soignées gratuitement. Pour donner une idée du coût d’hospitalisation supporté par le budget chinois, je dirai que les statistiques hospitalières indiquent que chaque personne virussée y est restée entre 8 jours et 27 jours. Demandez les coûts journaliers d’hospitalisation à la Sécu et faites le calcul pour voir ce que cela donnerait en France. Il faut ajouter aux frais d’hospitalisation proprement dits les frais de personnels et de matériels, de médicaments, les appareils respiratoires, sophistiqués. Je n’ai aucun moyen de faire cette évaluation.

Un détail : les vieux Chinois ont été soignés comme les autres. A leur sortie, tous les patients ont eu droit à une photographie avec le personnel et à un petit cadeau. C’est comme ça en Chine. Comme le disait Bourdieu, la pratique photographique est une pratique d’intégration et les Chinois adorent l’intégration sociale. Ils ont le sens du groupe, le sens de la famille, le sens du village natal, le sens de la nation, le sens de la solidarité nationale et internationale. Ils sont bienveillants à l’égard des étrangers, dont les gouvernements leur ont pourtant fait bien des misères. Ce sont des gens bien, les Chinois. J’ai vu à la TV un vieux monsieur de 93 ans sortir de l’hôpital de Wuhan, un peu édenté, mais joyeux quand même.

Aujourd’hui, où un certain nombre de Chinois, ayant ou non acquis une nationalité étrangère, mais revenant dare-dare au pays natal parce qu’ils (ou elles) savent qu’ils y seront soignés correctement, ont à payer, pendant leur quarantaine (c’est une décision récente), une pension quotidienne hospitalière de 300 yuans/jour (soit environ 43 euros), soins et nourriture compris. Voilà ce que j’avais à dire sur cette deuxième partie.

Les effets collatéraux
Ces effets sont nombreux. Comment les classer pour en simplifier l’interprétation ? Comme je n’ai pas cherché à faire un compte-rendu exhaustif de tous ces effets, je me suis dit que le plus simple était de choisir deux d’entre eux. Je vais donc dire quelques mots, ci-après de :
I) l’incidence du C19 sur l’économie chinoise ;
II) l’action internationale actuelle de la Chine à propos du C19.

I) L’incidence du Covid-19 sur l’économie chinoise

Le premier point que je vais évoquer est de nature économique. Il est clair que l’épidémie du C19 aura des conséquences économiques importantes, en Chine et dans le monde. Je crois que nul n’en doute, et même Trump semble l’avoir compris.

Des chiffres circulent. Par exemple, l’effet SARS, en 2003, aurait été de 100 milliards de yuans en année pleine. L’effet C19, en 2020, serait 5 fois plus élevé : 500 milliards de yuans. D’autres estimations portent sur les taux de croissance. Caixin, par exemple, un centre d’information économique et financière plutôt respecté, estime que le taux de croissance du GDP chinois pourrait être de 5,7% au lieu de 6,0%. Il y aurait donc une réduction du taux de croissance annuel du PIB chinois de 0,3 point de pourcentage, correspondant à une perte de revenu due au C19 égale à 2.500-3.000 milliards de yuans, si l’on fait l’hypothèse que le taux de croissance hors C19 aurait été de 6% par rapport à 2019. Je ne vais pas reproduire ici toutes les estimations qui ont été faites. Comme on le voit, la perte est ici estimée à 500 milliards de yuans et là à 2.800. L’une des difficultés de l’estimation est de savoir précisément quels secteurs ont été touchés, car certains ont tourné à plein régime, celui des matériels sanitaires et des masques, en particulier. Ensuite, comme l’économie chinoise est une économie encore largement industrielle, un retard de production se rattrape, ce qui n’est pas possible, ou l’est beaucoup moins, dans les économies dont les services font 80% de l’activité. Enfin, il y a l’inconnue du comportement des pays capitalistes.

Les analystes économiques et financiers sont anxieux car, en plus de l’effet réducteur de la croissance mondiale qui découlera automatiquement de la baisse du PIB chinois, une forte crise potentielle de suraccumulation durable du capital est en surplomb de toutes ces difficultés. L’économie mondiale était déjà en crise potentielle avant l’épidémie du C19. La neige s’était accumulée. Le risque d’avalanche est grand. Cela dit, comme l’indiquent les Ecritures, « On ne sait ni le jour ni l’heure ». Et puis, comme je l’ai déjà évoqué, il y a des inconnues : Comment vont se comporter les classes dirigeantes nord-américaines ?

Des projets chinois, on connaît quelques traits. On sait que la politique macro-économique à venir sera de nature bancaire et sans doute fiscale, et qu’elle va consister à aider en priorité les petites et moyennes entreprises. Ce sont souvent des entreprises de services, pour lesquelles par conséquent, la production perdue ne se rattrape quasiment jamais, à la différence des entreprises industrielles, mais qui, pourtant, fournissent la majorité de l’emploi, salarié et non-salarié.

Il n’y a pas que l’inconnue chinoise, et de loin. La Chine exhorte, par la voie de son président et de ses ministres, à la mise en œuvre d’une politique économique, commerciale et financière concertée au plan mondial. Mais que vont faire « les guerriers » des États-Unis ? Comment les classes dirigeantes complètement pourries de ce pays pourri par l’idéologie impérialiste vont-elles se comporter ? Quant aux classes dirigeantes non moins pourries de France, d’Allemagne ou d’autres pays d’Europe, vont-elles être contraintes d’agir dans l’intérêt des peuples ? Ce n’est pas sûr. La peur rassemble autour des "chefs" et "les chefs", ce sont les représentants et représentantes du Capital financier, pour reprendre le concept forgé par Hilferding et repris par Lénine.

Pour conclure ce premier point relatif à la production chinoise et à l’économie, je crois pouvoir dire :

1) Que l’attaque du C19 entraîne et va entraîner, à court terme, des pertes de revenu, supérieures à celles qu’avait causé l’épidémie du SARS, mais selon moi difficiles à chiffrer.

2) Que le gouvernement chinois n’a pas envisagé une seconde de faire quand même travailler la population. Il a choisi, pour mettre le plus rapidement possible un terme à l’épidémie, en Chine et dans le monde, l’arrêt quasiment complet de la production chinoise, sauf pour faire face à l’urgence médicale et sauf pour assurer les conditions de vie et de transport minimales des Chinois.

3) Que le gouvernement central et les gouvernements provinciaux seront mobilisés pour aider les petites et moyennes entreprises en difficulté. Ce sont les sources de l’emploi et des sources importantes de l’innovation. Elles seront sérieusement aidées.

4) Que le gouvernement de la Chine s’est engagé, quelle que soit l’ampleur de la contraction de l’économie mondiale à ne pas arrêter la chaîne industrielle. Cela veut dire, par exemple, que les personnes qui, en France, prennent chaque jour des petites pilules pour réduire leur hypertension artérielle, sont assurées qu’elles pourront continuer à le faire, bien que leur médicament soit aujourd’hui exclusivement produit en Chine.

II) L’action internationale actuelle de la Chine à propos du C19

Le deuxième point que je crois nécessaire de souligner parmi les conséquences de la crise sanitaire actuelle est l’activité que, de manière visible mais aucunement ostentatoire, et pour contribuer à la surmonter, la Chine déploie aujourd’hui dans le monde. Alors que la grande Chine et le petit Cuba sont de tous les fronts pour aider les populations en difficulté, la puissante Amérique n’aide personne, étant d’ailleurs peu capable de s’aider elle-même. Les dirigeants de ce pays sont tout juste bons à interdire que les Iraniens disposent des médicaments dont ils ont un urgent besoin et à envoyer un croiseur naviguer près des côtes vénézuéliennes. Par contraste, le gouvernement socialiste de la Chine a, sans aucune hésitation, répondu à la demande pressante d’aide massive que lui ont adressé l’Italie, la Serbie, le Venezuela et le Pakistan. A ce jour, le gouvernement chinois, de manière plus légère et diversifiée, a apporté de l’aide à 80 pays. Les pays asiatiques qui le sollicitent sont, cela se comprend, parmi les premiers à être l’objet de son attention. Mais les pays capitalistes ne sont pas oubliés non plus car derrière le nom d’un pays, il y a la réalité d’un peuple. La France vient de recevoir une livraison de masques. Merci la Chine, pour le peuple français.



Cette politique internationale n’est pas une politique de circonstance. C’est une ligne stratégique de comportement, qui fut progressivement mise au point en Chine, mais dont l’actuelle équipe (Xi Jinping) a codifié le langage, les formes, et a commencé de mettre en œuvre les illustrations pratiques.

En 2019, l’Institut de Recherche sur l’Histoire et la Littérature du Parti communiste, un institut organiquement lié au Parti communiste chinois, a publié la traduction française de 85 discours de Xi Jinping, l’actuel président de la Chine. Ces discours furent prononcés entre 2014 et 2018 et ce livre a pour titre : Construisons une communauté de destin pour l’Humanité [1]. Il est la reprise du titre d’un discours qui fut prononcé en janvier 2017, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à Genève. Il part du constat que le monde est aujourd’hui fini. Ce constat n’est pas nouveau et Paul Valéry avait déjà, en 1931, dit quelques mots là-dessus. Mais ce qui est nouveau est qu’après l’épreuve de la deuxième guerre mondiale, après l’ expérience de la guerre froide, après les guerres destructrices, menées ici et là par les États-Unis et ses sinistres alliés, le développement dans le monde n’a guère avancé.

En 1815, lors de la tenue du Congrès de Vienne, ils étaient une poignée de souverains à régler les affaires du monde. Personne, ou presque, n’imaginait alors, parmi eux, que des peuples puissent exister au delà des frontières de l’Europe et de la naissante Amérique. Deux siècles plus tard, les peuples du monde entier sont là. Ils frappent à la porte du Développement avec insistance. Ils veulent entrer. L’impérialisme mondial à direction nord-américaine à beau faire et beau dire, il n’y peut rien, il ne peut pas les en empêcher. L’ère du monde fini est vraiment commencée. Il existe maintenant des peuples, des grands et des petits comme par exemple la Chine et Cuba, pour tenir le drapeau de ces exigences nouvelles. Désormais les guerres n’auront que des perdants.

Autrefois, il n’y avait de vainqueur que s’il y avait un perdant. Faisons en sorte disent les Chinois, de modifier radicalement cette forme de la Contradiction. Faisons en sorte, disent-ils, que les solutions de type « gagnant-perdant » soient définitivement remplacées par des solutions de type « gagnant-gagnant ». C’est dans cet esprit que la Chine a proposé la construction de nouvelles routes de la soie, terrestre et maritime, et qu’elle s’adresse de manière pratique aux peuples du monde, grands ou petits, pour coopérer avec elle. C’est dans cet esprit qu’elle s’est lancée dans la lutte contre le C19 et qu’elle continue d’y participer.

Cet épisode n’était pas prévu au programme. Mais puisque la situation est là, il faut y faire face. Aujourd’hui, pour lutter contre la maladie, et demain, pour reconstruire l’économie mondiale affectée par cette épreuve, il faut, il faudra, disent-ils avec raison, coopérer et non se battre comme des chiens enragés.

Conclusion
Pour conclure ce texte, je vais avancer deux idées.

La première prend appui sur le livre de Kyle Harper [2]. Je recommande celles et ceux qui ne connaîtraient pas ce livre de consulter au moins la présentation qui en est faite sur le site de Danielle Bleitrach, Histoire et Société (rubrique des Textes fondamentaux). Ce livre est une interrogation sur le poids des phénomènes naturels dans le développement des sociétés. Il montre comment la mondialisation romaine de l’époque de l’Empire a permis le développement du commerce, le doux commerce comme ne le disait pas Montesquieu, mais a également favorisé la circulation des vecteurs de maladies. Nous sommes, toutes proportions gardées, dans une époque comparable. Mais alors que les pestes ont périodiquement ravagé la population de cet Empire (peste de Marc Aurèle (160), peste de Cyprien (250), peste de Justinien (années 540), l’Humanité est en mesure aujourd’hui de faire face à de tels phénomènes. Elle en possède les moyens humains, techniques et scientifiques. Ce qui lui manque le plus, ce sont « les moyens sociaux ».

La deuxième idée est que le plus important de ces moyens sociaux est le socialisme. Le capitalisme industriel a fini sa course. Il a produit tout ce qu’il pouvait produire. Mais ses bénéficiaires ne veulent pas quitter la place. C’est pourquoi notre époque est une époque de grandes luttes.

Après avoir enfin réussi à liquider le système soviétique en 1991, le Capital financier et ses représentants politiques, ont cru avoir trouvé la solution finale. Ils ont cru que la mondialisation, placée sous leur contrôle et la supervision nord-américaine, résoudrait tous leurs problèmes. Pas de chance ! Ce système est incapable de faire face aux immenses contradictions économiques et politiques qu’il a lui-même engendrées. Et voilà qu’à toutes ces contradictions s’ajoute aujourd’hui une contradiction sanitaire révélatrice de ses limites absolues.

Nous devons être convaincus, nous, communistes, que le plus dangereux des virus existant aujourd’hui, c’est l’impérialisme sous domination américaine. Il faut lui écraser la tête, le vaporiser de substances pour lui mortelles, et, en premier lieu l’arroser de cette terrible substance que sont pour lui les exigences des peuples.

Cela dit, simultanément, nous devons, me semble-t-il, comprendre que le capitalisme a fait son temps. Le socialisme doit prendre la relève. Il nous revient, à nous, communistes français, de tracer et d’éclairer, pour la France cette voie nouvelle. La lutte contre l’impérialisme est certainement, au plan mondial, la plus urgente. Mais la lutte pour le socialisme est également nécessaire. Pourquoi, si nous voulons contribuer au succès de toutes ces luttes, nous priver de l’allié chinois ? Quelles leçons et quelles actions pouvons nous déduire de son expérience et de ses propositions ?

Jean-Claude Delaunay,
Pékin, le 7 avril

[1] Xi Jinping, 2019, Construisons une Communauté de Destin pour l’Humanité, Central Compilation and Translation Press, Beijing.

[2] Kyle Harper, 2019, Comment l’Empire Romain s’est effondré. Le climat, les maladies et chute de Rome, Editions La Découverte, traduction française de Philippe Pignarre, première édition anglaise, 2017.

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   Posté le 15-04-2020 à 20:24:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je rappelle cette vidéo sur le rôle du PCC et la mobilisation de la population de Wuhan https://www.facebook.com/watch/?ref=external&v=1502617653235585

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   Posté le 16-04-2020 à 07:56:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Note de l'éditeur:
Alors que le verrouillage a été levé à Wuhan, une ville de la province du Hubei la plus durement touchée par le coronavirus en Chine et ses salons funéraires ont rouvert au public, les médias étrangers, y compris les plus rancuniers au sujet des efforts de prévention des virus en Chine, ont cru trouver des trésors basés sur une image diffusée en ligne montrant une longue file devant ces maisons pour former leur propre estimation erronée selon laquelle le nombre réel de morts à Wuhan dépasse de loin ce que les autorités chinoises ont rapporté.

Un journaliste de GT a parlé aux membres de la famille de personnes décédées des suites d'un coronavirus; Les groupes de volontaires de Wuhan qui ont eu accès aux nombres d'infection et de décès dans la ville; des travailleurs communautaires aidant des proches à ramasser des urnes; des épidémiologistes de Chine et des États-Unis qui ont réfuté le calomnie sans fondement de ces médias étrangers sur la bataille du virus en Chine. Il s'agit de la deuxième partie d'une série présentant une réfutation du rapport déformé des médias étrangers sur Wuhan après le premier qui marque une enquête sur le terrain des "marchés humides contestés" de la Chine.

Face à la fausse déclaration des médias étrangers, les groupes de bénévoles ont présenté les données qu'ils ont recueillies au cours de trois mois de travail en ligne et hors ligne; les travailleurs communautaires et les médecins ont nettoyé la brume entourant les salons funéraires de Wuhan; les épidémiologistes ont présenté des preuves scientifiques qui montrent pourquoi il n'y a aucune chance et aucune importance pour la Chine de cacher les données réelles du nombre de morts; et les proches des membres de la famille ont exprimé leur profonde gratitude pour l'aide des travailleurs communautaires, qui a été déformée par les médias étrangers comme «surveillance».


Un médecin a mis un sceau sur une porte de l'hôpital Leishenshan mercredi à Wuhan. L'hôpital a été construit en 10 jours avec 1 500 lits. Il avait reçu des patients depuis le 8 février et admis au total 2 011 patients. Photo: cnsphoto
Le vrai nombre de morts
Certains médias occidentaux, dont VOA, Newsweek et RFI, ont porté des accusations sans fondement sur le nombre de morts de Wuhan, affirmant qu'il s'élève à plus de 40000. Ils trouvent le nombre uniquement sur la base d'un rapport de Caixin qui a cité un chauffeur disant que sa camionnette transportait plus de 2 500 urnes un jour après la réouverture des salons funéraires au public après l'épidémie; et basé sur une photo montrant de longues files de résidents de Wuhan devant des salons funéraires après leur ouverture au public après deux mois de fermeture.

Chen Xingxu, le fondateur de "Wuhan 520", un groupe de bénévoles fondé fin janvier après l'épidémie, qui est également responsable de la collecte d'informations en ligne sur les patients COVID-19 à Wuhan, a déclaré que jusqu'à présent, ils avaient enregistré plus de 2 000 patients ayant contracté un coronavirus.

Selon les données de l'organisation de Chen, environ 50 de ces patients sont décédés par la suite, ce qui fait que le taux de mortalité du COVID-19 enregistré par son organisation est de 2,5%.

Les chiffres officiels montrent que 2 579 personnes à Wuhan sont mortes du virus, ce qui porte le taux de mortalité de la ville à environ 5,1%.

"Le nombre a été généré par 200 du travail ardu de nos bénévoles au cours des trois derniers mois. Comment ces médias étrangers ont-ils pu juste faire leur estimation en se basant sur le nombre d'urnes, d'hypothèses et de médias sociaux? ", a déclaré Chen.

Cathy Li de «Life Support», une autre organisation fondée en février, similaire à Chen, a également aidé à générer des données sur les patients COVID-19, a déclaré mercredi au Global Times qu'ils avaient enregistré quelques milliers de patients infectés dans leur système et aidé contacter l'hôpital pour leur réserver des lits.

"Après avoir rappelé ces patients le 10 avril, nous avons constaté qu'il y avait des dizaines, pas plus de 60 décès", a déclaré Cathy.

Un total de 47900 personnes sont décédées à Wuhan en 2018, ce qui signifie qu'environ 4000 personnes sont mortes en moyenne chaque mois, selon les données du bureau des statistiques de Wuhan.

Après que Wuhan a été placé sous verrouillage depuis fin janvier, les salons funéraires de la ville ont également été fermés au public et rouverts le 23 mars.

Au cours de l'épidémie, en plus des décès causés par le virus, les chiffres de décès dans la ville, avec une population d'environ 11 millions d'habitants, comprenaient ceux qui sont morts pour d'autres raisons, a déclaré Chen, citant des patients cancéreux décédés après avoir manqué de chimiothérapie parce que les ressources de l'hôpital étaient très sollicité pour traiter les patients COVID-19.

Ces décès n'ont pas été inclus dans le bilan COVID-19, mais leurs corps ont également été incinérés pendant les deux mois, ainsi que d'autres décès à Wuhan ", la longue file devant les funérailles n'est pas une surprise et ne devrait pas être solide des preuves d'une dissimulation du gouvernement concernant le nombre de morts de Wuhan ", a déclaré un médecin anonyme de Wuhan.

VOA a estimé sans fondement que les salons funéraires de Wuhan ont probablement distribué en moyenne 3500 urnes par jour du 23 mars (le jour de la réouverture des salons funéraires de Wuhan) au 4 avril, ce qui marque le festival de Qingming, le festival traditionnel de balayage des tombes. Selon cette estimation, VOA a déclaré que 42 000 urnes auraient été libérées en 12 jours.

Cela a été réfuté par le chauffeur bénévole de Wuhan, surnommé Fang, qui a été chargé d'emmener des proches du défunt pour récupérer les urnes, car la ville était toujours strictement verrouillée et la circulation n'avait pas encore repris.

Fang a dit qu'il pensait qu'il serait préoccupé pendant quelques jours après la réouverture des salons funéraires de Wuhan, car la communauté dont il était responsable compte plusieurs centaines de résidents, principalement des seniors, et il n'y avait que cinq voitures de volontaires.

Mais il a terminé cette tâche dans les deux jours suivant le 23 mars.

"Il y avait de longues files d'attente dans les salons funéraires au cours des deux premiers jours. Mais plus tard, le nombre a considérablement diminué. Les Chinois croient traditionnellement que l'inhumation apporte la paix pour les défunts. Donc, ces proches ont afflué pour recueillir les restes juste après la réouverture des salons funéraires afin de les enterrer" pour apporter la paix à leurs proches. "


Photo: Cui Meng / GT
Certains médias occidentaux, comme le New York Times et des responsables tels que le conseiller américain à la sécurité nationale, Robert O'Brien, ont émis des doutes sur l'infection et le nombre total de décès en Chine, car ils étaient faibles par rapport aux pays où le virus sévit, comme l'Italie et les États-Unis, ce dernier enregistrant le plus grand nombre de patients COVID-19 dans le monde.

Le statu quo de Wuhan est la meilleure preuve que la Chine ne cache pas les données d'infection et de décès de la ville, a déclaré au Global Times Yang Zhanqiu, virologue à l'Université de Wuhan.

Yang a noté que depuis fin mars, il est presque clair du fait qu'il y avait peu d'infections en grappes à Wuhan, et si les cas de décès peuvent être dissimulés en grand nombre, il est impossible pour l'épidémie de Chine d'atteindre les résultats d'aujourd'hui.

L'hôpital de Leishenshan, construit comme une installation temporaire pour le traitement des patients infectés par une nouvelle pneumonie à coronavirus à Wuhan, a été fermé mercredi après la sortie du dernier groupe de patients.

L'hôpital temporaire, construit en moins de deux semaines en réponse à l'urgence de santé publique et ayant une capacité de 1500 lits, a rempli sa mission, selon le président de l'hôpital, Wang Xinghuan, qui est également le président de l'hôpital Zhongnan.

Depuis son ouverture le 8 février, l'hôpital a admis 2 011 patients infectés par COVID-19, les cas graves représentant environ 45%, a déclaré Wang, ajoutant que le taux de mortalité global de l'hôpital était d'environ 2,3%.

Mercredi, une équipe médicale de l'hôpital universitaire de Pékin a quitté Wuhan. L'équipe a été la dernière équipe médicale à quitter Wuhan après avoir soutenu la ville lorsqu'elle a été profondément engloutie par le coronavirus.

Huang Yanzhong, chercheur principal en santé mondiale au Council on Foreign Relations des États-Unis, a déclaré au Global Times que le taux de mortalité en Corée du Sud, environ 1%, peut également prouver l'authenticité des chiffres chinois car il est proche du taux de mortalité en dehors de la province chinoise du Hubei.

"De ce point de vue, la possibilité de couvrir les cas confirmés est très mince", a déclaré Huang.

Les efforts du gouvernement chinois pour dépister les patients COVID-19 sont approfondis et complets. À l'exception de Daegu en Corée du Sud, aucun autre pays ou région ne peut se comparer à Wuhan en termes de dépistage, a déclaré Huang.

Huang a déclaré au Global Times que tout le pays est conscient de la gravité de l'épidémie, il est donc inutile de dissimuler ou de minimiser le nombre de cas confirmés.

"En fait, les décideurs ne veulent rien de plus que le nombre le plus précis et réel, afin qu'ils puissent prendre la bonne décision; sinon, ils ne peuvent pas gérer correctement l'épidémie", a déclaré Huang.


Photo: Cui Meng / GT
Pas de surveillance
En plus de remettre en question le nombre de morts dans la ville, les médias étrangers, y compris le New York Times et VOA, ont commencé à jeter de la boue sur les parents accompagnants des travailleurs communautaires de Wuhan sur le chemin de la collecte des urnes, diabolisant leurs efforts de `` surveillance '' des résidents; pour freiner les expressions de chagrin et tenter de contrôler le récit au milieu des doutes sur le gouvernement.

La résidente de Wuhan surnommée Jiang, dont l'oncle est décédé des suites du virus en février, a été parmi les premiers à rassembler l'urne le 26 mars. Jiang a déclaré au Global Times que le trafic de la ville n'était pas encore repris ce jour-là, donc sa famille les membres n'ont pas pu chasser.

"Les travailleurs communautaires ont été très utiles. Ils nous ont aidés à nous inscrire au salon funéraire et à prendre le numéro pour nous", a déclaré Jiang, notant que la communauté avait également organisé une voiture de volontaires pour les envoyer à la maison mortuaire.

Zheng Li (pseudonyme), une travailleuse communautaire de 29 ans du district de Wuchang à Wuhan, a déclaré mercredi au Global Times les deux premiers jours après la réouverture des salons funéraires, qu'elle se levait à 5 heures du matin pour collecter les numéros des proches qui leur a permis de prendre l'urne quand c'était leur tour; puis accompagnez-les pour récupérer l'urne et enterrer leurs bien-aimés.

"En plus de résoudre les formalités administratives et les problèmes de circulation rencontrés par les membres de la famille, nous assumons également la responsabilité d'apaiser leur chagrin. N'est-il pas agréable d'avoir de la compagnie pour une vieille dame en route pour récupérer l'urne de son mari?" dit Zheng.

Elle a dit que la plupart des personnes qui ont perdu leurs proches étaient silencieuses sur le chemin, pas de malédiction, pas de blâme, même pas de larmes. "Ils veulent juste enterrer les membres de leur famille décédés dès que possible et leur apporter la paix."

Zheng a déclaré que près de 90% des travailleurs communautaires ici sont des femmes. "Comment les femmes pourraient-elles surveiller des parents attristés si les parents étaient aigris et perdaient le contrôle? Si le gouvernement veut de la surveillance, pourquoi n'envoie-t-il pas des policiers à la place?"

"Il est assez triste que ces personnes aient perdu les membres de leur famille les plus proches pendant l'épidémie; il est encore plus triste que leur tragédie soit tombée dans la source d'un tumulte de ces médias étrangers sans cœur", a signé Zheng.

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Les familles des victimes, des groupes de bénévoles et des experts médicaux réfutent les reportages des médias étrangers



https://www.globaltimes.cn/content/1185716.shtml


Note de l'auteur:

Alors que le verrouillage a été levé à Wuhan, une ville de la province du Hubei la plus durement touchée par le coronavirus en Chine et que ses salons funéraires se soient rouvert au public, les médias étrangers, notamment les plus rancuniers au sujet des efforts de prévention du virus en Chine, ont cru trouver des trésors fondés sur une image diffusée en ligne montrant une longue file devant ces maisons pour former leur propre estimation erronée selon laquelle le nombre réel de morts à Wuhan dépasse de loin ce que les autorités chinoises ont rapporté.

Un journaliste de GT a parlé aux familles de personnes décédées des suites d'un coronavirus, aux groupes de volontaires de Wuhan qui ont eu accès au nombre d'infections et de décès dans la ville aux travailleurs communautaires aidant des proches à récupérer les urnes, à des épidémiologistes de Chine et des États-Unis qui ont réfuté la calomnie sans fondement de ces médias étrangers sur la bataille contre le virus en Chine. Il s'agit de la deuxième partie d'une série présentant une réfutation du rapport déformé des médias étrangers sur Wuhan après le premier qui marque une enquête sur le terrain des "marchés de frais contestés" de la Chine.

Face à la fausse déclaration des médias étrangers, les groupes de bénévoles ont présenté les données qu'ils ont recueillies au cours de trois mois de travail en ligne et hors ligne ; les travailleurs communautaires et les médecins ont nettoyé la brume entourant les salons funéraires de Wuhan; les épidémiologistes ont présenté des preuves scientifiques qui montrent pourquoi il n'y a aucun intérêt et aucune importance pour la Chine de cacher les données réelles du nombre de morts; et les proches des membres de la famille ont exprimé leur profonde gratitude pour l'aide des travailleurs communautaires, qui a été déformée par les médias étrangers comme une «surveillance» .


Un médecin a mis un sceau sur une porte de l'hôpital Leishenshan mercredi à Wuhan. L'hôpital a été construit en 10 jours avec 1 500 lits. Il avait reçu des patients depuis le 8 février et admis au total 2 011 patients. Photo: cnsphoto

Le vrai nombre de morts
Certains médias occidentaux, dont VOA, Newsweek et RFI, ont porté des accusations sans fondement sur le nombre de morts de Wuhan, affirmant qu'il s'élève à plus de 40000. Ils trouvent ce nombre uniquement sur la base d'un rapport de Caixin qui a cité un chauffeur disant que sa camionnette transportait plus de 2 500 urnes un jour après la réouverture des salons funéraires au public après l'épidémie; et se basent sur une photo montrant de longues files de résidents de Wuhan devant des salons funéraires après leur ouverture au public après deux mois de fermeture.

Chen Xingxu, le fondateur de "Wuhan 520", un groupe de bénévoles fondé fin janvier après l'épidémie, qui est également responsable de la collecte d'informations en ligne sur les patients COVID-19 à Wuhan, a déclaré que jusqu'à présent, ils avaient enregistré plus de 2 000 patients ayant contracté un coronavirus.
Selon les données de l'organisation de Chen, environ 50 de ces patients sont décédés par la suite, ce qui fait que le taux de mortalité du COVID-19 enregistré par son organisation est de 2,5%.

Les chiffres officiels montrent que 2 579 personnes à Wuhan sont mortes du virus, ce qui porte le taux de mortalité de la ville à environ 5,1%.
" Le nombre a été obtenu par le travail ardu de nos 200 bénévoles au cours des trois derniers mois. Comment ces médias étrangers ont-ils pu faire leur estimation en se basant seulement sur le nombre d'urnes, sur des hypothèses et des médias sociaux? " , a déclaré Chen.

Cathy Li de «Life Support», une autre organisation fondée en février, comme celle de Chen, qui a également aidé à obtenir des données sur les patients COVID-19, a déclaré mercredi au Global Times qu'ils avaient enregistré quelques milliers de patients infectés dans leur système et aidé contacter l'hôpital pour leur réserver des lits.
"Après avoir rappelé ces patients le 10 avril, nous avons constaté qu'il y avait des dizaines, pas plus de 60 décès" , a déclaré Cathy.
Un total de 47900 personnes sont décédées à Wuhan en 2018, ce qui signifie qu'environ 4000 personnes sont mortes en moyenne chaque mois, selon les données du bureau des statistiques de Wuhan.

Après que Wuhan ait été placée sous verrouillage depuis fin janvier, les salons funéraires de la ville ont également été fermés au public et rouverts le 23 mars.
Au cours de l'épidémie, en plus des décès causés par le virus, les chiffres de décès dans la ville, avec une population d'environ 11 millions d'habitants, comprenaient ceux qui sont morts pour d'autres raisons, a déclaré Chen, citant des patients cancéreux décédés après avoir manqué de chimiothérapie parce que les ressources de l'hôpital étaient très sollicité pour traiter les patients COVID-19.

Ces décès n'ont pas été inclus dans le bilan COVID-19, mais leurs corps ont également été incinérés pendant les deux mois, ainsi que d'autres décès à Wuhan, " la longue file devant les funérailles n'est pas une surprise et ne peut pas être une preuve sérieuse d'une dissimulation du gouvernement concernant le nombre de morts de Wuhan " , a déclaré un médecin anonyme de Wuhan.

VOA a estimé sans fondement que les salons funéraires de Wuhan aient « probablement » distribué en moyenne 3500 urnes par jour du 23 mars (le jour de la réouverture des salons funéraires de Wuhan) au 4 avril, ce qui marque la fête de Qingming, le festival traditionnel de balayage des tombes. Selon cette estimation, VOA a déclaré que 42 000 urnes auraient été libérées en 12 jours.

Cela a été réfuté par le chauffeur bénévole de Wuhan, surnommé Fang, qui a été chargé d'emmener des proches du défunt pour récupérer les urnes, car la ville était toujours strictement verrouillée et la circulation n'avait pas encore repris.
Fang a dit qu'il pensait qu'il serait préoccupé pendant quelques jours après la réouverture des salons funéraires de Wuhan, car la communauté dont il était responsable compte plusieurs centaines de résidents, principalement des seniors, et il n'y avait que cinq voitures de volontaires.

Mais il a terminé cette tâche dans les deux jours suivant le 23 mars.
"Il y avait de longues files d'attente dans les salons funéraires au cours des deux premiers jours. Mais plus tard, le nombre a considérablement diminué. Les Chinois croient traditionnellement que l'inhumation apporte la paix pour les défunts. Donc, ces proches ont afflué pour recueillir les restes juste après la réouverture des salons funéraires afin de les enterrer pour apporter la paix à leurs proches"

Photo: Cui Meng / GT

Certains médias occidentaux, comme le New York Times et des responsables tels que le conseiller américain à la sécurité nationale, Robert O'Brien, ont émis des doutes sur l'infection et sur le nombre total de décès en Chine, car ils étaient faibles par rapport aux pays où le virus sévit, comme l'Italie et les États-Unis, ce dernier enregistrant le plus grand nombre de patients COVID-19 dans le monde.

La reprise de Wuhan est la meilleure preuve que la Chine ne cache pas les données d'infection et de décès de la ville, a déclaré au Global Times Yang Zhanqiu, virologue à l'Université de Wuhan.
Yang a noté que depuis fin mars, il est très clair qu'il y a peu d'infections multiples à Wuhan, et si les cas de décès étaient dissimulés en grand nombre, il serait impossible que l'épidémie en Chine atteigne les résultats d'aujourd'hui.
L'hôpital de Leishenshan, construit comme une installation temporaire pour le traitement des patients infectés par une nouvelle pneumonie à coronavirus à Wuhan, a été fermé mercredi après la sortie du dernier groupe de patients.
L'hôpital temporaire, construit en moins de deux semaines en réponse à l'urgence de santé publique et ayant une capacité de 1500 lits, a rempli sa mission, selon le directeur de l'hôpital, Wang Xinghuan, qui est aussi le directeur de l'hôpital Zhongnan.
Depuis son ouverture le 8 février, l'hôpital a admis 2 011 patients infectés par COVID-19, les cas graves représentant environ 45%, a déclaré Wang, ajoutant que le taux de mortalité global de l'hôpital était d'environ 2,3%.

Mercredi, une équipe médicale de l'hôpital universitaire de Pékin a quitté Wuhan. L'équipe a été la dernière équipe médicale à quitter Wuhan après avoir soutenu la ville lorsqu'elle a été gravement atteinte par le coronavirus.

Huang Yanzhong, chercheur principal en santé mondiale au Council on Foreign Relations des États-Unis, a déclaré au Global Times que le taux de mortalité en Corée du Sud, environ 1%, peut également prouver l'authenticité des chiffres chinois car il est proche du taux de mortalité en dehors de la province chinoise du Hubei.
"De ce point de vue, la possibilité de dissimuler les cas confirmés est très mince" , a déclaré Huang.

Les efforts du gouvernement chinois pour dépister les patients COVID-19 sont approfondis et complets. À l'exception de Daegu en Corée du Sud, aucun autre pays ou région ne peut se comparer à Wuhan en termes de dépistage, a déclaré Huang.
Huang a déclaré au Global Times que tout le pays est conscient de la gravité de l'épidémie, il est donc inutile de dissimuler ou de minimiser le nombre de cas confirmés.
"En fait, les décideurs ne veulent rien de plus que le nombre le plus précis et réel, afin qu'ils puissent prendre la bonne décision; sinon, ils ne peuvent pas gérer correctement l'épidémie" , a déclaré Huang.


Photo: Cui Meng / GT

Pas de surveillance

En plus de remettre en question le nombre de morts dans la ville, les médias étrangers, y compris le New York Times et VOA, ont commencé à jeter de la boue sur les parents accompagnants des travailleurs communautaires de Wuhan sur le chemin de la collecte des urnes, diabolisant leurs efforts de « surveillance » des résidents; pour freiner les expressions de chagrin et tenter de contrôler des témoignages critiques sur le gouvernement.
La résidente de Wuhan surnommée Jiang, dont l'oncle est décédé des suites du virus en février, qui a été parmi les premiers récupérer l'urne le 26 mars. Jiang a déclaré au Global Times que le trafic de la ville n'avait pas encore repris ce jour-là, donc les membres de sa famille ne pouvaient pas être chassés.
"Les travailleurs communautaires ont été très utiles. Ils nous ont aidés à nous inscrire au salon funéraire et à prendre le numéro pour nous" , a déclaré Jiang, notant que la communauté avait également organisé une voiture de volontaires pour les emmener au funerarium.

Zheng Li (pseudonyme), une travailleuse communautaire de 29 ans du district de Wuchang à Wuhan, a déclaré mercredi au Global Times que les deux premiers jours après la réouverture des salons funéraires, elle se levait à 5 heures du matin pour collecter les numéros des proches qui leur a permis de prendre l'urne quand c'était leur tour; puis elle les accompagnait l'urne et enterrer leurs bien-aimés.

"En plus de résoudre les formalités administratives et les problèmes de circulation rencontrés par les membres de la famille, nous assumons également la responsabilité d'apaiser leur chagrin. N'est-il pas agréable d'avoir de la compagnie pour une vieille dame en route pour récupérer l'urne de son mari?" dit Zheng.
Elle a dit que la plupart des personnes qui ont perdu leurs proches étaient silencieuses sur le chemin, pas de malédiction, pas de blâme, même pas de larmes. "Ils veulent juste enterrer les membres de leur famille décédés dès que possible et leur apporter la paix."
Zheng a déclaré que près de 90% des travailleurs communautaires ici sont des femmes. "Comment les femmes pourraient-elles surveiller des parents attristés si ces parents étaient aigris et agressifs? Si le gouvernement veut de la surveillance, pourquoi n'envoie-t-il pas des policiers à la place?"

"Il est déjà triste que ces personnes aient perdu leurs proches pendant l'épidémie; il est encore plus triste que leur tragédie soit mêlée à l’agitation violente de ces médias étrangers sans cœur" , a signé Zheng.

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   Posté le 17-04-2020 à 14:13:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

QUAND LES VOLEURS CRIENT AU VOLEUR



Au moment où l'épidémie fait des ravages aux USA grâce à l'incurie de Trump, de son staff, et de l'absence de couverture sociale pour les pauvres, voilà que les impérialistes dénoncent la Chine en ressortant une théorie complotiste déjà dénoncée par nos propres médias.
Macron lui emboîte le pas
Aussitôt un "prix Nobel" se couche pour étayer les fake news US.

Il saute aux yeux que Trump et ses larbins Macron et Johnson veulent faire oublier leur désinvolture criminelle, la théorie de l'immunité collective , et faire payer la note à la Chine.

Soutenons la Chine !


On peut aussi remettre sur le tapis l'affaire du fort Detrick :https://www.youtube.com/watch?v=g0q1qx0OVYg


Edité le 17-04-2020 à 20:32:27 par Xuan




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Mis en ligne sur Analyse communiste internationale -
Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques



Le gouvernement chinois est transparent sur les données concernant le COVID-19
17 Avril 2020


Les données et informations sur le COVID-19 en Chine publiées par le gouvernement chinois sont transparentes et ouvertes, et il n'y a aucune ingérence du gouvernement dans la collecte de données, a déclaré le 16 avril une responsable de la Commission nationale de la santé.

Selon Jiao Yahui, une responsable de l'administration et de la supervision médicale, le taux de mortalité à Wuhan, la ville de Chine la plus touchée par le nouveau coronavirus, s'élève désormais à environ 5,5%, mais le taux définitif ne sera pas disponible avant la fin de l'épidémie. « Le gouvernement chinois a été ouvert et transparent sur les données et informations concernant le COVID-19 » , a-t-elle affirmé, ajoutant que l'Organisation mondiale de la santé avait envoyé une équipe d'experts en Chine pour des inspections sur le terrain.

En outre, les chiffres de la Chine sur les infections à COVID-19 sont communiqués directement par les hôpitaux à un système de déclaration en ligne unifié, lors duquel aucune ingérence du gouvernement n'est possible, a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse à Wuhan, en réponse à une question concernant la récente controverse sur les chiffres officiels publiés par la province du Hubei et Wuhan.

Elle a rappelé que la Chine avait mis en place un système de notification en ligne concernant toutes les maladies infectieuses après l'épidémie de SRAS en 2003. Ce système oblige les médecins et les hôpitaux à signaler aux patients les informations sur toute maladie infectieuse dès qu'ils ont confirmé les cas afin d'améliorer la détection précoce de la maladie et d'assurer une alerte précoce.

Quant aux doutes exprimés du fait que le taux de mortalité à Wuhan est nettement inférieur à celui de certains pays occidentaux, Mme Jiao a attribué cela au renforcement des traitements médicaux et à l'aide de partout dans le pays, indiquant que le gouvernement chinois avait pris diverses mesures pour réduire le taux de mortalité dans la ville, qui, aux premiers stades de l'épidémie, atteignait 10%.

Au tout début, lorsque le nombre de patients a augmenté très rapidement, le système médical local a été submergé. Plus de 42 000 travailleurs médicaux de toute la Chine sont arrivés dans le Hubei pour travailler avec leurs homologues locaux pour traiter les patients atteints de COVID-19, et 13 000 d'entre eux étaient spécialisés dans les soins intensifs, a dit Mme Jiao.

De même, a-t-elle souligné, Wuhan a également mis en place 16 hôpitaux temporaires avec 14 000 lits en très peu de temps, tandis que les hôpitaux désignés de la ville comptaient plus de 20 000 lits. En revanche, dans de nombreux pays occidentaux, des patients ne pouvaient pas être admis dans les hôpitaux à temps en raison de ressources médicales limitées, entraînant à un taux de mortalité plus élevé.

« Nous attachons une grande importance au traitement des patients gravement et critiquement atteints, et nous avons mobilisé les meilleures ressources médicales du pays en soins intensifs au Hubei et à Wuhan » , a-t-elle noté, ajoutant que le traitement était de plus gratuit.

Pour contrôler la propagation du virus, le gouvernement central a également mis Wuhan, une ville de plus de 10 millions d'habitants, en confinement et strictement contrôlé les déplacements de et vers le Hubei. Après le confinement, l'ensemble de la Chine a fourni les matériaux nécessaires au Hubei pour répondre à la demande de la population locale, et c'est ainsi que le pays a pu contrôler la pandémie dans un délai relativement court, a déclaré Mme Jiao.

« Au lieu de remettre en question l'exactitude des informations de la Chine, ils devraient peut-être se pencher sur l'expérience qu'elle a acquise dans le contrôle de l'épidémie et faire tout leur possible pour garantir que tous les patients reçoivent un traitement en temps opportun » , a-t-elle conclu.

(Rédacteurs : Yishuang Liu)
source : http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2020/0417/c31354-9681070.html


Edité le 17-04-2020 à 22:58:13 par Xuan




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   Posté le 19-04-2020 à 00:04:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le secret du succès de la Chine: les comités de voisinage


http://www.defenddemocracy.press/the-secret-of-chinas-success-neighborhood-committees/?fbclid=IwAR3as_mGTBLemYH5FK7MH23vzfCOGD4LrWsx8ZRKpfhu8V5KJBaXjQ5H6bc

Par Adnan Akfırat
04/10/2020

Alors que les États-Unis et l'Europe sont détruits par l'épidémie de Covid-19, la question "Comment la Chine a-t-elle arrêté l'épidémie et est-elle revenue à la vie normale?" est devenu un sujet de discussion fréquent. Les réponses des atlantistes sont superficielles: "Ils ont caché les données." "Les médias occidentaux, qui ont le plus à perdre depuis la fin du" rêve américain ", ont commencé à agir comme une sorte" d'anti-Chine ". Le fait que 95% des usines en Chine soient déjà ouvertes les rend fous, d'autant plus que 240 000 personnes devraient mourir aux États-Unis. Bloomberg, CNN et le New York Times fabriquent des matériaux opposés à la Chine, tandis que des sites Web provocateurs en Turquie tels que Independent Türkçe de Nevzat Çicek et Medyascope de Ruşen Çakır font la promotion de matériaux similaires. Malheureusement, ils n’ont même pas fait leur apparition dans l’État TRT.

Les théories du complot diabolisant la Chine et Xi Jinping abondent sur les sites de médias sociaux comme Whatsapp, Facebook et Twitter. Ils écrivent les signatures des professeurs sous les théories du complot et utilisent d'autres stratégies pour diffuser de fausses informations.

24/7 en service

Le secret du succès de la Chine est en effet simple: la direction d'un État à vocation scientifique, populiste et pro-public doté d'une société bien organisée. L'organisation et la culture de la discipline en Chine ont joué un rôle clé dans leur succès. Les comités de quartier en Chine, par exemple, ont été conçus comme des unités de gouvernance de base et sont l'instrument le plus direct pour que les gens participent à la gouvernance.

Wang Wenwen du Global Times a expliqué le fonctionnement des «comités de quartier» dans son article du 31 mars: «De retour dans ma communauté résidentielle après quelques courses, j'ajuste mon masque et je roule une manche pour exposer un poignet nu. "Contrôle de la température, laissez-passer du résident s'il vous plaît", a demandé le fonctionnaire masqué à la porte. Au cours des deux derniers mois, cela a été la nouvelle norme à Pékin. Personne ne fait d'histoires à ce sujet. C'est un impératif pour tout le monde afin de protéger la ville et mon quartier du coronavirus. Tout le monde le suit très bien: si vous êtes malade et avez de la température, ne pensez jamais à sortir et à propager la maladie! »

Ce qui met cet ordre en quarts à l'entrée du chantier, c'est le «Comité de quartier», «juweihui- . Ils sont à l'entrée 24/7. Tous sont bénévoles. Ils prennent la température de chacun et travaillent dur pour empêcher la maladie de se propager. Cet ordre a été maintenu même dans le froid glacial de Pékin de février sans accroc.

Les comités de voisinage ont veillé sur la population pendant les jours les plus difficiles de la lutte de la Chine contre le virus. Étant en alerte contre la possibilité d'une nouvelle vague d'infection, la ligne de défense la plus importante du pays est également ces comités de voisinage. Bien que l'épidémie ait été stoppée, ils continuent de prendre les températures des gens.

Les comités de quartier ont commencé en tant que base urbaine dans les années 1950. En tant qu'unités d'auto-gouvernance du peuple, elles ont été institutionnalisées par la suggestion de Mao Zedong, le fondateur de la Chine socialiste.

Ce premier comité de quartier était les 200 qui se sont inscrits dans la rue Shangyangshi de Hangzhou juste après la création de la République populaire de Chine le 23 octobre 1949, qui se sont tous rendus aux urnes pour élire le président du comité de quartier. À la fin des années 80, des comités de quartier ont été créés dans toutes les villes de Chine. Les membres des comités sont élus par les ménages enregistrés pour trois ans. Le président et le secrétaire élus sont confirmés par les gouvernements locaux. Autrefois, les retraités étaient souvent choisis pour ce devoir, maintenant, il y a même des présidents qui ont un doctorat. Le niveau d'éducation le plus bas est un baccalauréat. Les adolescents sont souvent employés pour divers projets. Les sources humaines les plus importantes sont les volontaires inscrits.

Les responsabilités des comités de quartier sont les suivantes:

-Pour informer les résidents locaux sur la Constitution, les politiques et les lois,

-Pour percevoir l'abonnement de l'immeuble et du chantier, et marquer les documents,

-Pour aider à soutenir les droits légitimes des résidents,

-Pour protéger la propriété publique,

-Pour organiser des événements et des divertissements communautaires,

-Mise en place de la paix sur les désaccords de bas niveau,

-Pour aider la sécurité publique,

-Pour gouverner l'hygiène dans les espaces communs,

- Prise en charge des personnes âgées et handicapées, éducation des jeunes et amélioration de la sécurité sociale,

-Pour porter les besoins des suggestions des citoyens à l'attention du gouvernement.

Le président du comité est responsable de la coordination. Dans chaque comité, il y a un vice-président. Chaque membre du comité est responsable d'un domaine spécifique. Ceux à qui ces tâches sont confiées sont chargés de l'administration civile, de la protection sociale et du soutien.

ILS ONT PERDU LEUR SWAY DANS LES ANNÉES 90

Ensuite, le système des comités de quartier a été affaibli et a perdu son emprise entre 1992 et 2002 au cours d'une période d'enrichissement rapide et grossier. Les délits économiques ont augmenté et la sécurité des villes a été perturbée au cours de ces années. Les barreaux devant les fenêtres restent de ces années un souvenir de ce moment du passé.

Le modèle de développement économique de ces années était une croissance orientée vers l'exportation. Par le 11e plan quinquennal, les comités de quartier ont également été réactivés lorsque le modèle de développement axé sur le marché intérieur a été adopté.

À partir de 2006, le Parti communiste chinois s'est concentré sur l'amélioration des comités de quartier. La relation entre modèle économique et démocratie publique fait l'objet d'un autre article.

UNE AFFECTION PROFONDE POUR LES MASSES

Depuis que Xi Jinping a été élu secrétaire général du Parti communiste chinois, de gros efforts ont été déployés pour améliorer les organisations de base. Le président Xi définit les organisations de base comme les fondements du socialisme aux caractéristiques chinoises. Xi Jinping a déclaré ce qui suit lors d'une discussion avec la délégation de Shanghai lors de la réunion annuelle de l'Assemblée populaire nationale et de la Conférence consultative politique du peuple chinois, le 5 mai 2014: «Sans une base solide, la terre tremble et les montagnes bougent. La gouvernance sociale doit se concentrer sur les villes et les communautés. Lorsque les services communautaires et les capacités de gestion sont améliorés, les communautés deviennent plus stables. La véritable stabilité en Chine dépend de nos camarades qui travaillent à la base. »

Il y a un vieux dicton chinois qui dit: "Sans une base solide, la terre tremble et les montagnes bougent." Le président Xi cite fréquemment des proverbes et des classiques chinois, comme Mao avant lui.

Le secrétaire général du Parti communiste chinois a lancé cet appel aux organisations de base:

«Le premier est l'affection pour le peuple. Afin de renforcer nos sentiments envers les gens, il est nécessaire de garder une profonde affection pour eux tout en conduisant notre travail. Les préoccupations du peuple doivent être nos préoccupations. Les soucis des gens doivent être nos soucis. Nous devons affronter les difficultés qui affligent le peuple et nous efforcer de réaliser les espoirs qu'il chérit. Ce n'est qu'alors que nous pourrons faire un meilleur travail à cet égard dans les collectivités. Nous pouvons facilement voir à partir de leurs bons exemples que lorsque vous montrez plus de chaleur aux gens, ils répondent avec plus d'affection et quand vous faites plus pour le bien-être des gens, ils ont plus confiance en vous.
Deuxièmement, il faut regarder les choses du point de vue des masses. Lors de travaux de masse, nous devons toujours maintenir la position politique ferme que le Parti est construit pour servir les intérêts du peuple et gouverner en son nom. Tant que nous mettons les gens en premier et que nous adhérons à la ligne de masse, faire un bon travail de masse ne sera jamais trop difficile.

Troisièmement, les intérêts du peuple. Nous devons effectivement réaliser, sauvegarder et développer les intérêts du peuple. Leurs intérêts doivent primer lors de l'approfondissement des réformes, de la promotion du développement et du maintien de la stabilité. Nous devons toujours nous souvenir des difficultés de la population, en particulier de ceux dont la situation est la plus grave, et essayer de résoudre de vrais problèmes et difficultés. » Nous devons effectivement réaliser, sauvegarder et développer les intérêts du peuple. Leurs intérêts doivent primer lors de l'approfondissement des réformes, de la promotion du développement et du maintien de la stabilité. Nous devons toujours nous souvenir des difficultés de la population, en particulier de ceux dont la situation est la plus grave, et essayer de résoudre de vrais problèmes et difficultés. »
Nous devons effectivement réaliser, sauvegarder et développer les intérêts du peuple. Leurs intérêts doivent primer lors de l'approfondissement des réformes, de la promotion du développement et du maintien de la stabilité. Nous devons toujours nous souvenir des difficultés de la population, en particulier de ceux dont la situation est la plus grave, et essayer de résoudre de vrais problèmes et difficultés. »



MOBILISATION CONTRE L'ÉVOLUTION

Les comités de quartier proviennent du peuple lui-même depuis des décennies et ont été les plus petites unités gouvernementales à assurer l'ordre et la gouvernance dans la discipline. Les plus de 50 ans d'expérience des comités ont été activés lorsque la menace COVID-19 est apparue. Cela a préparé le terrain pour que les gens montrent leurs remarquables capacités de mobilisation. Le secret était la grande discipline et la mobilisation des travailleurs des comités de quartier, qui ont assuré que 98% des 11 millions d'habitants de Wuhan subissaient un examen médical. Ils répondaient aux besoins alimentaires quotidiens des personnes qui ne pouvaient pas sortir une par une. La plupart des bâtiments de Wuhan sont vieux et n'ont pas d'ascenseur. Il aurait été impossible de transporter des matériaux par des escaliers sans les comités de quartier et les bénévoles. Le travail des comités de quartier du Jiangsu a fait la une de la presse chinoise. Ils ont frappé à la porte de chaque maison pour s'assurer que toute la population avait accès à des soins de santé et à une hygiène de base. Étant donné qu'ils menaient ce travail au risque de tomber malades, ils ont été salués par la société. Les présidents des comités de quartier notent qu'ils reçoivent en moyenne 600 appels téléphoniques par jour.

CONCLUSION

Les comités de quartier contribuent à donner un sentiment d'appartenance à une nation et à procurer un sentiment de sécurité aux citoyens chinois. Ces comités font savoir aux gens qu'ils ont quelqu'un à consulter lorsqu'ils sont dans le besoin. Le travail opportun, minutieux et dévoué des comités de quartier a aidé à maintenir la distance sociale pendant l'épidémie et a diminué le degré auquel les gens devaient se déplacer de manière significative, et ont donc empêché la propagation du virus. La Chine a une fois de plus prouvé la sagesse du dicton: "le peuple organisé ne peut pas être vaincu!"

* Adnan Akfirat est représentant en Chine et membre du Bureau des relations internationales du Parti patriotique de Turquie; Président de l'Association turco-chinoise de développement des affaires et d'amitié (Turk-Cin Is Der); chercheur visiteur du Centre d'études turques de l'Université de Shanghai et du Centre de recherche sur la route de la soie de l'Université Shihezi. M. Akfirat vit à Shanghai depuis 2011.

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   Posté le 19-04-2020 à 03:42:08   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

https://youtu.be/ZKFgJHOzJwg

J'avais dit sur ce topique de modérer l'attitude consistant à acclamer inconditionnellement les mérites de la chine contre le corona virus..

La stratégie du choc pourrait s'en voir légitimée.

Après partager c'est sympa ont toujours leur biais, que vous connaissez déjà.


Edité le 19-04-2020 à 03:50:51 par Plaristes




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Xuan
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   Posté le 19-04-2020 à 08:24:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Soutenir la Chine légitime la stratégie du choc...
Tu ne serais pas en train de légitimer la stratégie de la CM par hasard ?

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   Posté le 19-04-2020 à 08:56:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour info, la stratégie de la CM c’est la stratégie de la couille molle. Celle qui consiste à se cacher dans un trou de souris dès que les impérialistes froncent les sourcils.

La crise de 2008 a surtout montré que la fin de l’histoire est fausse, que le capitalisme n’apporte pas la prospérité mais la misère, et remis à l’ordre du jour l’étude du marxisme.
C’est le libéralisme qui a est discrédité.

Il assimile la Chine Populaire et la Pologne fasciste et il défend toutes les thèses impérialistes.

Une bonne vieille dictature à la chinoise ça fait pas des pique-niques sur les quais de Seine ...Les Chinois ne vont jamais se promener dans les parcs ??
« la Chine a largement contribué à cette pandémie en attendant le dernier moment pour arrêter son économie, en censurant les lanceurs d’alerte » ….et je passe le reste.
La Chine a arrêté son économie dès que la transmission du virus d'humain à humain a été identifiée.
Li Wenlin a écrit à ses amis le 30 décembre pour leur communiquer un rapport écrit le 27, qui était transmis directement aux autorités.
Quand on ne sait rien on se tait au lieu de balancer des vidéos façon je vais tout vous expliquer.

Il n’y a pas de redressement possible dans le cadre du capitalisme mais ce crétin continue à défendre le vieux monde.

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   Posté le 19-04-2020 à 09:35:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Comment redémarrer l'économie et sur quels critères ?
Pour la Chine, garantir l'emploi c'est garantir la consommation intérieure, indispensable quand le reste du monde est encore fermé.


L'emploi, et non le PIB, clé de l'économie en temps de guerre: éditorial du Global Times


Source: Global Times Publié: 2020/4/17 20:42:59
https://www.globaltimes.cn/content/1185955.shtml


L'économie chinoise s'est contractée de 6,8% au premier trimestre de l'année , sans précédent depuis la réforme et l'ouverture. Le chiffre n'a surpris personne et reflète la lutte contre l'épidémie à l'échelle nationale depuis fin janvier. Le marché boursier chinois s'est également comporté normalement et a clôturé en hausse après la publication officielle des chiffres vendredi.

La nouvelle épidémie de coronavirus est une catastrophe jamais vue depuis un siècle. Cela secouera le monde et chaque économie connaîtra plus ou moins un choc de croissance. La trajectoire générale de l'économie chinoise ne sera pas remodelée par l'épidémie, qui est une compréhension commune et reflète la confiance.

Il serait trompeur si nous concentrons notre attention sur des statistiques spécifiques du PIB. La Chine devrait se concentrer sur la question de savoir si notre société a déployé les efforts les plus énergiques et raisonnables pour flétrir la tempête actuelle, si les gens ont soutenu le fonctionnement efficace et efficient du mécanisme antivirus, si la Chine a maintenu les moyens de subsistance de base de son peuple et si la clé du pays secteurs sont restés opérationnels. L'économie chinoise doit pouvoir entreprendre ces missions sans être perturbée.

En regardant en arrière au premier trimestre, on constate que l'économie chinoise a bien rempli ces missions. Après des années de développement, il a résisté à un test sans précédent. En ces temps clés, il a protégé les intérêts et les moyens de subsistance des 1,4 milliard de Chinois et leur a permis de lutter contre le virus.

Le deuxième trimestre a déjà commencé. L'économie chinoise est confrontée à des tâches et des objectifs plus complexes. La lutte contre les virus en cours apporte toujours des incertitudes. Pendant ce temps, la reprise de la production et du travail deviendra de nouveaux thèmes, tandis que la manière d'équilibrer la reprise économique et la lutte contre les virus doit être explorée. De plus, la lutte contre les virus sur la scène mondiale affectera grandement l'économie chinoise et ce n'est pas entièrement à la Chine de déterminer dans quelle mesure elle peut restaurer son économie.

Au cours de ce trimestre, la principale tâche de la Chine est l'emploi. La Chine devrait essayer de permettre à toutes les personnes de trouver des emplois, ce qui élargira et ajustera les principes de travail antérieurs et dynamisera le travail qui n'a pas été effectué en temps normal. Par exemple, l'amélioration des infrastructures des villes créera plus d'emplois.

Lorsque l'économie ne peut pas fonctionner normalement comme en temps normal, stimuler l'emploi en tant que fil conducteur contribuera au mieux à garantir que des ressources et des opportunités limitées seront d'abord utilisées pour maintenir les intérêts des citoyens et consolider le modèle économique axé sur les personnes. À partir de là, nous pouvons avancer vers une reprise économique complète.

Bien que les chiffres officiels montrent que l'emploi en Chine au premier trimestre est resté stable, il est un fait que le secteur des services ne s'est pas complètement rétabli. Il ne fait aucun doute que le secteur des services et les industries associées seront confrontés au chômage. Toutes les régions de la Chine doivent explorer les moyens de revitaliser le secteur des services, qui est la bouée de sauvetage de l'emploi.

La Chine a obtenu les meilleurs résultats dans la lutte contre les virus. Dans une perspective à long terme, nous devons transformer cette réalisation pour stimuler l'économie. La capacité de la Chine à restaurer pleinement son économie tout en assurant la sécurité dépend non seulement de la situation de pandémie mondiale mais aussi des mesures prises par les villes chinoises. C'est le véritable défi de la gouvernance.

Le bilan des morts et la reprise économique sont les deux critères les plus importants pour évaluer l'effet de la lutte contre les virus dans chaque pays. La Chine a laissé les pays occidentaux loin derrière en ce qui concerne le premier critère, et elle devrait être la plus performante en ce qui concerne le second. Si c'est le cas, la confiance de la société chinoise sera maintenue.

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pzorba75
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   Posté le 19-04-2020 à 10:36:18   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

La reprise économique en Chine, essentiellement de la production de biens destinés à l'exportation, ne se fera que si les clients honorent leurs commandes , il n'y aura pas que des masques ou des médicaments à livrer. Tant que les économies, capitalistes pour l'essentiel, des clients de la Chine ne tourneront pas, il y aura forcément des ratés dans la production chinoise. Avec le risque de voir certaines productions ré-internalisées. Plus simple à dire qu'à faire. Cela promet de belles empoignades à l'OMC et dans les ambassades.

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Xuan
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   Posté le 19-04-2020 à 23:33:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Exactement, c'est la raison pour laquelle la Chine mise d'abord sur l'emploi et la consommation intérieure.

'Lorsque l'économie ne peut pas fonctionner normalement comme en temps normal, stimuler l'emploi en tant que fil conducteur contribuera au mieux à garantir que des ressources et des opportunités limitées seront d'abord utilisées pour maintenir les intérêts des citoyens et consolider le modèle économique axé sur les personnes. À partir de là, nous pouvons avancer vers une reprise économique complète".

Global Times est plutôt optimiste mais il y a dans cette posture une part d'appel à consommer aussi. https://www.globaltimes.cn/content/1185997.shtml

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Derrière le panda le dragon


D'autre part je signale que les Chinois n'apprécient pas trop - c'est un euphémisme - la campagne de dénigrement orchestrée contre la Chine, et que certaines voix s'élèvent.

La sortie de l'ambassadeur de Chine traduit cet "agacement", d'autant qu'il a été convoqué pour ses propos sur les EPHAD, disant que le personnel soignant était parti en laissant les vieux sans soins. Or ça ne concernait pas la France mais un autre pays, je crois qu'il s'agit du Canada.
https://www.huffingtonpost.fr/entry/ehpad-coronavirus-canada-dorval_fr_5e9b3edfc5b6ea335d5c648a

D'abord les critiques de l'occident ne sont pas gratuites :

> elles servent à dissimuler la gestion calamiteuse de la pandémie dans certains pays occidentaux.
> elles visent à effacer l'association entre le socialisme chinois et son efficacité au service de la santé du peuple, opposé au laxisme et à l'abandon de la santé publique dans les sociétés capitalistes.
> enfin elles ont pour but de réclamer des comptes à la Chine pour lui faire rembourser pertes, intérêts et dividendes.

Je cite un extrait d'article :

Un cabinet d'avocats de Floride aux États-Unis a annoncé le 13 mars 2020 avoir déposé un recours devant la Cour fédérale des États-Unis et a exigé que le gouvernement chinois assume la responsabilité de l'indemnisation au motif que le gouvernement chinois savait que la nouvelle épidémie de pneumonie était dangereuse et pouvait provoquer une pandémie mondiale. Cependant, en raison de sa lenteur et de son évasion, il a caché la vérité à son profit, ce qui a causé de graves dommages aux États-Unis. Les soi-disant «associations privées de droit international» et «All India Bar Association» de l’Inde ont déposé une plainte auprès du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, demandant au Conseil des droits de l’homme d’accepter cette affaire et de prendre une décision sur la responsabilité de la Chine en matière d’indemnisation. Certains membres du Parlement britannique ne veulent pas être seuls. Ils ont déposé conjointement une proposition auprès du gouvernement britannique, demandant au gouvernement britannique de poursuivre la Cour internationale de Justice et exigeant que la Chine assume la responsabilité de l'indemnisation. Tout cela démontre pleinement qu'après de graves problèmes de contrôle des grandes épidémies, les pays capitalistes prendront certainement diverses mesures pour transmettre la crise, détourner leur attention et se dérober à leurs responsabilités envers la Chine.

L'article dit aussi que la sortie de pandémie sera l'occasion d'une offensive générale :

"Le US National Review a publié un article prônant que les États-Unis peuvent geler progressivement les actifs de la Chine à l'étranger, couper les échanges technologiques et universitaires entre la Chine et l'Occident et cibler à plusieurs reprises les entreprises chinoises pour parvenir à un confinement complet de la Chine. Le gouvernement américain a exigé que toutes les sociétés d'investissement américaines se retirent de Chine, et les États-Unis supporteront tous les coûts.
Le gouvernement japonais a également pris la même décision. Divers signes indiquent qu'après une épidémie majeure, les pays occidentaux boycotteront la Chine et la situation internationale de la Chine sera plus difficile.


[...]

L'article poursuit sur la question de son aide aux pays riches :

"La tâche urgente est maintenant de changer l'image de la diplomatie faible de la Chine dans le passé, de défendre et de défendre les intérêts nationaux de la Chine et les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises. Si des responsables de certains pays critiquent la Chine, la meilleure façon est de refuser de fournir des fournitures médicales et des services de santé publique à ces pays.

Certains représentants des gouvernements locaux en Chine craignent de perdre le marché du commerce extérieur, et certaines entreprises chinoises font de leur mieux pour saisir plus de parts de marché et espèrent parvenir à un accord par voie de consultation. C'est ce manque de dignité qui a poussé certains politiciens des pays occidentaux à oser contester ouvertement les intérêts nationaux de la Chine.

Le gouvernement espagnol a voulu acheter des masques et de kits à la Chine. La Chine a demandé au gouvernement espagnol de trouver des partenaires dans la liste fournie par le gouvernement chinois. Toutefois, l’Espagne a choisi de trouver elle-même ses fournisseurs. Après l’arrivée des produits de la société chinoise en Espagne, le gouvernement espagnol a déclaré que les produits n’étaient pas qualifiés et a refusé de payer.

Le gouvernement néerlandais a demandé au gouvernement chinois de l'aider à acheter des masques et des kits. Cependant, au lieu de sélectionner des parties contractantes dans la liste des sociétés fournie par le gouvernement chinois, les Pays-Bas ont choisi des partenaires en dehors de la liste. Après que la société chinoise ait envoyé les marchandises, les Pays-Bas ont déclaré que le produit n'était pas qualifié. Refus de payer.

Les Britanniques ont demandé à la Chine de l'aider à acheter des masques et des kits. Après que l'équipe d'experts chinois soit arrivée au Royaume-Uni avec les articles pertinents, le ministre britannique du Cabinet a interviewé la BBC et a déclaré que la Chine avait caché la vérité sur l'épidémie majeure et n'a pas indiqué que l'épidémie majeure était infectieuse. La Chine a été liquidée.

Après une importante épidémie au Danemark, la Chine a été invitée à aider à acheter des masques et des kits. Le fondateur de China Alibaba a activement fourni un grand nombre de masques et de kits au Danemark. Cependant, le gouvernement danois a accusé la Chine de fraude dans la lutte contre l'épidémie et a estimé que l'aide fournie par des entrepreneurs chinois était une sorte d’"Expiation".

La Pologne demande l'aide de la Chine pour les masques et les kits. Cependant, après que la Chine ait fourni une aide médicale gratuite, le gouvernement polonais a annoncé qu'il interdirait aux entreprises chinoises de commerce électronique de vendre des masques et des kits et d'autres fournitures de santé publique en Pologne.
Le gouvernement français a demandé à la Chine de fournir des masques. Cependant, après que les masques fournis par la Chine aient été transportés par avion vers la France, le gouvernement français a calomnié cela comme une offensive de propagande chinoise, et a décrit les documents chinois comme une prétention de la Chine à sauver le monde, visant à dissimuler sa responsabilité.

[...]

La Chine doit comprendre que ce n'est qu'en se respectant qu'elle peut être respectée par les autres.

[...]"



Edité le 19-04-2020 à 23:49:34 par Xuan




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Plaristes
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   Posté le 20-04-2020 à 02:21:48   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Xuan a écrit :

Soutenir la Chine légitime la stratégie du choc...
Tu ne serais pas en train de légitimer la stratégie de la CM par hasard ?


Le PRCF avait sortit son article habituel socialisme V.S capitalisme sur les morts du coronavirus...
Outre le titre de l'article de mauvais goût (bien que compréhensible vu le climat macc cartyste ambiant)
Le manque d'honnêteté de la chine sur les chiffre a résulté dans le retrait de l'articledans les heures qui suivent.

Comme quoi.
Il n'y a pas que les gauchistes qui se méfient. Sans aller comme eux à assimiler la chine à la Pologne !




pzorba75 a écrit :

La reprise économique en Chine, essentiellement de la production de biens destinés à l'exportation, ne se fera que si les clients honorent leurs commandes , il n'y aura pas que des masques ou des médicaments à livrer. Tant que les économies, capitalistes pour l'essentiel, des clients de la Chine ne tourneront pas, il y aura forcément des ratés dans la production chinoise. Avec le risque de voir certaines productions ré-internalisées. Plus simple à dire qu'à faire. Cela promet de belles empoignades à l'OMC et dans les ambassades.



Merci pzorba de me permettre d'aller droit au but.
Ça c'est si tout ne se casse pas la gueule, la chine a sortie 7 000 000 000 000 magiquement comme ça.. Pour relancer 'léconomie.

Et de l'autre côté il se préparent pour "le saut vers le virtuel"...
Il semblerait que le dragon ne soit pas de papier mais de chiffres binaires !



Comme en occident le capitalisme chinois est à bout, mais il ne compte pas partir comme ça...

Les contradictions des pas capitalistes dvéloppés sont poussées aux extrêmes antagoniques mais en chine aussi.

Je ne m'étalerai pas trop dessus j’éveille juste votre curiosité.


Edité le 20-04-2020 à 02:23:54 par Plaristes




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