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 Expansion de l'OTAN et guerre en Ukraine

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Xuan
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   Posté le 02-03-2022 à 08:34:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article est tiré de rusonline - il ne s'agit pas d'un site communiste évidemment mais nationaliste russe.

Avec des fonds sociaux, Poutine nationalise des entreprises dont les actions sont tombées à zéro


Hier, Mishustin a chargé le ministère des Finances de procéder à un rachat massif d'actions d'entreprises russes aux dépens de la Caisse nationale d'aide sociale. Le montant total peut atteindre 1 billion de roubles. Cependant, cette étape doit être considérée simultanément avec les instructions de Poutine hier, ainsi qu'avec les nouvelles règles introduites par la Banque centrale. Nous avons toujours été favorables à l'investissement des fonds NWF dans le secteur réel de l'économie. Quant au rachat d'actions en bourse, nous avons ici soutenu de manière limitée de telles opérations (par exemple avec la Sberbank).
Mais revenons aux ordres d'hier de Poutine et aux nouvelles interdictions de la Banque centrale. Alors. La Banque centrale a interdit le retrait de dividendes à l'étranger, ainsi que le paiement d'intérêts sur des titres à des juridictions étrangères. En outre, la Banque centrale a gelé les dépôts des non-résidents sur notre marché boursier et Poutine a interdit le retrait des bénéfices en faveur des sociétés mères offshore. Ce qui est arrivé à la fin. C'est principalement sur cette actualité (et pas tant sur la géopolitique) que les actions de nos sociétés à Londres se sont effondrées. Par exemple, depuis le début de l'année, Sber a chuté de 16,5 fois. Le 28 février, un American Depositary Receipt (4 actions) est tombé à 0,9 $. En roubles, c'est 22-23 roubles par action.
Cela s'est produit parce que cela n'a aucun sens pour les étrangers de détenir des actions dans nos entreprises. Ils ne peuvent pas recevoir de dividendes et seront confrontés à d'énormes problèmes lors de la vente d'actions. Mais c'est précisément le rendement élevé du dividende que le marché boursier russe a attiré les non-résidents. Oui, il a tellement attiré qu'à la fin du premier semestre 2021, environ 81% des actions en flottant sur notre marché étaient contrôlées par des non-résidents.

Et maintenant, alors que les actions se sont effondrées à plusieurs reprises, le gouvernement imprime 1 billion de fonds du National Welfare Fund pour les acheter à bon marché. Pas même à moindre coût, mais gratuitement. Pour un coût formel d'un centime. Prenons l'exemple de la Sberbank. Ainsi, aux frais de la Caisse nationale de prévoyance, des actions seront achetées, par exemple, pour 20 à 30 roubles par unité. Mais sur les dividendes, la Sberbank doit payer environ 27,5 roubles. C'est-à-dire que l'argent sera restitué dans un délai d'un an et, surtout, restera en Russie.
Bien sûr, compte tenu de la situation actuelle, les entreprises peuvent temporairement refuser de verser des dividendes. Mais même s'ils sont payés l'année prochaine, cela reste un excellent investissement. Et puis il y a le profit.
Mais après tout, nous ne parlons pas seulement des entreprises publiques Sberbank, Gazprom, Rosneft, etc. On parle aussi des privés NOVATEK, Severstal, MMK, Phosagro, Lukoil, etc. L'État viendra à toutes ces entreprises. Quelque part plus, quelque part moins. Mais il obtiendra sa part et, par conséquent, un certain contrôle. En fait, cela signifie une nationalisation de masse. Toute grande entreprise sera placée sous le contrôle direct de l'État. Bien sûr, il ne sert à rien de prendre le contrôle du conditionnel Severstal ou Novatek. Les bénéfices ne seront plus retirés vers l'offshore (interdit par la loi), le contrôle des prix sur le marché intérieur se fera également sans heurts. Les taxes seront payées ici. Quoi d'autre est nécessaire? Pourquoi est-il nécessaire d'assumer des fonctions administratives sur l'État, en gonflant la bureaucratie ?

Finalement, ça n'a aucun sens. En général, bravo Vladimir Vladimirovitch. Lorsque nous écrivions il y a environ deux semaines qu'un renversement radical nous attendait, nous ne pouvions même pas imaginer son ampleur. Tout va si vite et si bien que même les projets les plus incroyables deviennent réalité.

https://rusonline.org/russia/proshchayte-putin-nachinaet-massovuyu-nacionalizaciyu

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   Posté le 02-03-2022 à 17:36:11   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Le livre de Daniel Poncet publié en 2016 par les Editions Prolétariennes : http://editions-proletariennes.fr/Actu/dg2liste/dgversions.htm avait abordé le sujet de l'Ukraine, voir Deuxième gauche Réformisme et lutte de classe --Réflexions, éléments d'histoire sur : les gauches, les révolutionnaires, les syndicats… -Des années 60 à aujourd'hui-
http://editions-proletariennes.fr/Actu/dg2liste/verspdf/Deuxieme%20gauche%20Reformisme%20et%20lutte%20de%20classe.pdf

La huitième partie chapitre 16 (page 201 de la version pdf) : Attaques et défenses du marxisme (1970-2016) aborde la question de l'Ukraine à travers l'analyse de l'émission "C dans l'air". Le sous-chapitre : Quelques exemples significatifs : sur l’Ukraine, l’UE et la paix (page 226) indique :
Dans l’année 2014 la question de l’Ukraine a été largement traitée par Yves Calvi voyons comment et avec qui : Le coup d’Etat fasciste en Ukraine, présenté comme une insurrection populaire ou même comme une révolution par les grands médias « sérieux » fut l’occasion d’un déferlement de mensonges et de propagandes systématiques. Là encore, Cdans l’air est en tête du palmarès de la manipulation. La présence notamment de Galia Ackerman et Nathalie Pasternak dans l’émission diffusée le 19/02/2014, intitulée « Ukraine : Médaille de sang » en est un bel exemple.
Calvi présente Galia Ackerman comme Journaliste, historienne, spécialiste du monde russe. Evidemment il ne précise pasqu'en fait elle est aussi membre de l'Open Democratie Fondation crée par Georges Soros ou elle est intervenante permanentesur tout ce qui touche les pays de l’Est ou post soviétique ou la Russie. Et qu’elle est co-auteur d'un livre de propagande pour les Femen. Pour ce qui est de Nathalie Pasternak : Présidente du Comité représentatif de la communauté ukrainienne en France, les téléspectateurs n’auront que cette « info ». Pourtant Nathalie Pasternak pendant cette période faisait le tour des plateaux télés pour minimiser voir nier la présence d’organisations néo-nazies dans les événements en Ukraine et aussi
leur présence dans le gouvernement.
Le référendum en Crimée : Quand Anna Jaillard Chesanovska réclame l’intervention de l’armée
Anna Jaillard Chesanovska est membre du collectif ukrainien Euromaïdan France et du CRUF -Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France- :
Le 11 mai 2004 elle réclamait l'intervention de l'armée pour arrêter le référendum en Crimée. Une petite recherche sur cette Anna Jaillard Chesanovska, nous renvoie sur « Ukraine : l'appel de Paris - La Règle du Jeu » et sur la page de cette revue fondée par Bernard-Henri Lévy –BHL- nous trouvons cet appel signé par Anna Jaillard Chesanovska en compagnie d’une ribambelle (une belle brochette) d’anticommunistes notoires comme : Bernard-Henri Lévy, Pierre Bergé, CarolineFourest; Galia Ackerman, Leonid Pliouchtch, Nathalie Pasternak....

et d'un sous-chapitre intitulé : Ukraine : une nouvelle offensive (page 228) indique également :
Dans l’année 2014 la question de l’Ukraine a été largement traitée par Yves Calvi voyons comment et avec qui :
Le coup d’Etat fasciste en Ukraine, présenté comme une insurrection populaire ou même comme une révolution par les grands médias « sérieux » fut l’occasion d’un déferlement de mensonges et de propagandes systématiques. Là encore, C dans l’air est en tête du palmarès de la manipulation. La présence notamment de Galia Ackerman et Nathalie Pasternak dans l’émission diffusée le 19/02/2014, intitulée « Ukraine : Médaille de sang » en est un bel exemple.
Calvi présente Galia Ackerman comme Journaliste, historienne, spécialiste du monde russe. Evidemment il ne précise pas qu'en fait elle est aussi membre de l'Open Democratie Fondation crée par Georges Soros ou elle est intervenante permanente
sur tout ce qui touche les pays de l’Est ou post soviétique ou la Russie. Et qu’elle est co-auteur d'un livre de propagande pour les Femen. Pour ce qui est de Nathalie Pasternak : Présidente du Comité représentatif de la communauté ukrainienne en France, les téléspectateurs n’auront que cette « info ». Pourtant Nathalie Pasternak pendant cette période faisait le tour des plateaux télés pour minimiser voir nier la présence d’organisations néo-nazies dans les événements en Ukraine et aussi leur présence dans le gouvernement.
Le référendum en Crimée : Quand Anna Jaillard Chesanovska réclame l’intervention de l’armée Anna Jaillard Chesanovska est membre du collectif ukrainien Euromaïdan France et du CRUF -Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France- :
Le 11 mai 2004 elle réclamait l'intervention de l'armée pour arrêter le référendum en Crimée. Une petite recherche sur cette Anna Jaillard Chesanovska, nous renvoie sur « Ukraine : l'appel de Paris - La Règle du Jeu » et sur la page de cette revue fondée par Bernard-Henri Lévy –BHL- nous trouvons cet appel signé par Anna Jaillard Chesanovska en compagnie
d’une ribambelle (une belle brochette) d’anticommunistes notoires comme : Bernard-Henri Lévy, Pierre Bergé, Caroline Fourest; Galia Ackerman, Leonid Pliouchtch, Nathalie Pasternak....

Göran Lindblad : la démocratie en marche…
Le 25 janvier 2006, l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté une résolution sur la " nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ".
En 2006, la revue Etudes Marxistes n°73 publie un article d’Herwig Lerouge : « Le spectre du communisme hante toujours l'Europe ».
Il indique que :
« Le 25 janvier 2006, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté par 99 voix pour, 42 contre, et 12 abstentions, une motion de Göran Lindblad député suédois du Parti populaire européen. ».
« Le 14 décembre 2004, la Commission des questions politiques de l’APCE avait tenu à Paris une audition parlementaire dans le cadre de la préparation de son rapport sur le sujet. Parmi les participants figuraient Stéphane Courtois, l’auteur du Livre noir du communisme, Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique et Toomas Hiio, de la Fondation estonienne d’enquêtes sur les crimes contre l’humanité. ».
« Derrière l’attaque contre le professeur Lacroix-Riz en France se profilent aussi les héritiers de la collaboration fasciste en France. Un des défenseurs d’Ukraine 33 est Jean-Louis Panné, qui est lié, avec Stéphane Courtois, à l’Institut d’histoire sociale. D’après le professeur Annie Lacroix-Riz, cet institut fut fondé après la guerre par le grand patronat qui y délégua d’anciens collaborateurs. Il était entretenu par la banque collaborationniste Worms
et les services de renseignements américains. Un de ses fondateurs est toujours actif en dépit de ses 89 ans. Il s’agit de Guy Lemonnier, intime des collaborateurs Marcel Déat et Georges Albertini au Rassemblement national populaire (RNP). Albertini a été le second du collaborateur Déat au RNP et son directeur de cabinet au secrétariat au Travail (1944). Il fut chargé par Worms au début des années cinquante de diriger l’Institut « en vue d’éloigner
la classe ouvrière et les salariés français du communisme et de la sympathie pour l’URSS ». »
Nathalie Pasternak au cours de plusieurs émissions en 2014 (où elle minimise et nie régulièrement la présence d’organisations néo-nazis dans le coup d’Etat en Ukraine) où elle fait le silence sur le rôle de Stepan Bandera et des collaborateurs des nazis lors de l'invasion de l'URSS en 1941, laisse éclater les motivations réelles de son discours anti-russe
ou anti-Poutine, c’est-à-dire le « génocide Ukrainien » (Holodomor) dont serait responsable Staline. C’est bien sur le fond un anticommunisme viscéral qui fait le lien, le fil rouge, qui cimente toute la logique du courant et de la nébuleuse « antitotalitaire » des années 70 à 2015. Cette nébuleuse est aussi en grande partie issue de la « deuxième gauche » mais pas
seulement.
Dans ce contexte est-il étonnant que des amalgames totalement crapuleux soient déversés contre Annie Lacroix-Riz accusée de « négationnisme », de propager des « théories complotistes » ? Est-il étonnant que le journaliste Michel Collon soit accusé dans les mêmes termes ? Est-il étonnant que certaines de leurs conférences fussent annulées ou empêchées par
de bien étranges « anti-complotistes » se faisant même passer pour des « anti-fascistes » ?
Sur le site investig’action, Michel Collon répond d’une manière précise aux accusations dont il est la cible : « Antisémite, moi ? », « Extrême droite, moi ? », « Complotiste, moi ? ».

Le silence médiatique des télé-radios à quelques exceptions près est dominant sauf sur internet.
Collon et Lacroix-Riz (et d’autres) peuvent continuer de publier des livres et faire des conférences, car généralement les grands médias n’en parlent pas. Quand malgré tout les médias en parlent c’est soit :
1 -- la technique de la noyade et de l’étouffement, qui consiste à inviter nombres d’opposants pour submerger les propos des auteurs ou les dénigrer. Signalons quand même la participation à plusieurs reprises de Michel Collon dans l ‘émission de Frédéric Taddeï.
2 -- la technique du discrédit et de l’argument d’autorité. Réalisé sans la présence des auteurs évidemment.
Quand la censure économique et le silence ne sont pas suffisants, il y a d’autres formes de censures plus « subtiles » par exemple celle de refuser un ouvrage dans les bibliothèques universitaires…
Glucksmann… le père, le fils, la belle-fille : De la Géorgie à l’Ukraine
Autour de l’Ukraine et en soutien au Maïdan nous trouvons sur place l’inévitable BHL, Stéphane Courtois et Raphaël Glucksmann qui est le fils d’André. Avant de décéder en 2015, il était membre du Cercle de l'Oratoire, il a contribué à l'édition de la revue Le Meilleur des mondes, et collaboré à d’autres revues et journaux.
En 2008 Raphaël, coécrit un livre avec son père : « Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy ».
Si André a été présent en Géorgie, Raphaël n’est pas en reste car il est marié à Ekaterina Zguladze née en Georgie en 1978. Ekaterina ou Eka est devenue première vice-ministre de l'intérieur sous Saakashvili en 2006. En 2014, Ekaterina Zguladze est devenue ukrainienne et premier vice-ministre de l'intérieur.

L’union Courtois, Field et Buisson contre les éditions Delga
En septembre 2014 sort aux éditions Delga dont le directeur est Aymeric Monville : « Ukraine : Le coup d'Etat fasciste orchestré par les Etats-Unis » ouvrage collectif dirigé par Stephen Lendman préfacé par Michèle Brand.
Le 27 mars 2015, la chaîne Histoire diffuse : « Historiquement Show 196 – Spéciale Coups de cœur des chroniqueurs »
Michel Field reçoit Jean-Christophe Buisson, Stéphane Courtois et Dominique Jamet. Avec la chronique de Laure de Peretti. Une émission diffusée le 27 mars à 19h30 et 22h15. Rediffusions le samedi 28 mars et le dimanche 29 mars.
Stéphane Courtois se lance dans un dénigrement total des éditions Delga et du livre sur l’Ukraine.
Voici la mise au point d'Aymeric Monville (voir annexe 139)
Patrick Buisson toujours à la tête de la chaine Histoire
Le site Atlantico révèle le 18 mars 2015 : " L’étonnante prolongation par TF1 du mandat de Patrick Buisson à la tête de la chaîne Histoire.
Selon des informations obtenues par Atlantico, Patrick Buisson a été reconduit à la tête de la chaîne Histoire pour un nouveau mandat de 2 ans. Une décision surprenante de la part du groupe TF1 auquel appartient la chaîne thématique au regard du contexte dans lequel elle s'inscrit. »
Réponse à Field
Le 2 avril 2015 Aymeric Monville demande un « Droit de réponse à Michel Field »
Droit de réponse demandé par lettre ouverte à M. Michel Field et à la chaîne Histoire
(copie envoyée par courrier au CSA) –lire en annexe 140

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 02-03-2022 à 20:41:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'intervention de Macron ce soir était avant tout un discours de campagne électorale.
A noter : la première partie visait surtout à glorifier Zelensky, nier le rôle de l'OTAN et la nature néonazie du gouvernement ukrainien.
Ce qui veut dire qu'en dépit du matraquage médiatique l'opinion publique n'est pas aveugle sur la cause qu'on veut nous faire épouser.

D'autre part il ressort la volonté de la bourgeoisie française et allemande de créer une armée européenne, ce qui traduit l'abandon de la défense européenne par les USA.
Le départ de l'armée US en Afghanistan, l'absence d'intervention directe de l'armée US montrent un désengagement militaire.

Les USA veulent-ils se recentrer sur l'Asie ? Ou bien laisseront-ils tomber Taïwan de la même façon ? Les indépendantistes taïwanais doivent se poser beaucoup de questions.
Et ce changement ne peut pas être isolé de la crise que traversent les USA.


Edité le 02-03-2022 à 21:03:10 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 02-03-2022 à 20:57:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A noter cette info qui confirme plusieurs déclarations du même type :


Un député de la Rada affirme qu'à Kiev, les militants de la défense territoriale tirent sur des civils
Ilya Kiva, député de la Verkhovna Rada d'Ukraine de la faction Plateforme d'opposition - Pour la vie, affirme qu'à Kiev, des militants de la soi-disant défense territoriale (terodefense) tirent sur les gens dans les rues.
Selon lui, des dizaines de citoyens ont déjà été tués, rapporte RIA Novosti .
"Fais attention! À Kiev, la térodéfense tire sur les gens dans les rues. Des dizaines de civils ont déjà été tués. Volodymyr Zelensky essaie de toutes ses forces d'augmenter le nombre de victimes », a déclaré Kiva.
Auparavant , il a été signalé que des nationalistes ukrainiens avaient tiré sur un soldat des Forces armées ukrainiennes, qui tentait de trouver asile en Russie afin d'échapper à la participation aux hostilités.

source https://svpressa.ru/world/news/326500/


Selon des informations opérationnelles, à Marioupol, sur le territoire de l'usine d'Azov-Stal, le commandant d'un détachement distinct des forces spéciales "Azov" se prépare à une provocation de masse avec la mort de civils. Les nationalistes envisagent de faire sauter les bâtiments de l'usine, avec de nouvelles accusations contre la partie russe. Au sous-sol et locaux de l'école numéro 34 sur la rue. Gastelo D. 17 plus de 60 personnes de la population civile sont détenues de force, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants.

source https://svpressa.ru/war21/article/326756/

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   Posté le 02-03-2022 à 20:59:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Diplo de mars, auquel répond entre autres le discours de Macron


https://www.monde-diplomatique.fr/2022/03/RIMBERT/64441

Ne pas voir, ne rien dire

par Pierre Rimbert

Un oubli entache le soutien qu’apportent depuis 2014 les grands médias occidentaux aux dirigeants ukrainiens dans leur face-à-face avec Moscou : la promotion par Kiev de politiques mémorielles révisionnistes et l’indulgence des autorités vis-à-vis des néonazis qui s’affichent dans l’espace public.

Intervenue après l’impression de ce numéro, l’attaque de l’armée russe contre l’Ukraine ouvre un nouveau chapitre particulièrement dangereux des relations internationales (lire « Jusqu’où ira l’escalade militaire ? »).

Après la révolte du Maïdan, le début de la guerre civile au Donbass et l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le président ukrainien Petro Porochenko promulgue, en mai 2015, les « lois de décommunisation (1) ».

Elles punissent la promotion des idées communistes, interdisent les symboles soviétiques et élèvent au rang de « combattants pour l’indépendance » des groupes antisémites ayant collaboré avec les nazis : l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont les milices participèrent à l’extermination des Juifs, et sa branche militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), responsable entre autres du massacre de cent mille Polonais.

L’une et l’autre bénéficient désormais d’un hommage national, le 14 octobre. Et chaque 1er janvier, à Kiev, une marche aux flambeaux honore la mémoire de Stepan Bandera, dirigeant de ces deux organisations et collaborateur du IIIe Reich. Ce sympathique tableau serait incomplet sans mentionner l’intégration à l’armée, en mai 2014, du bataillon Azov, une milice néonazie qui emprunte son emblème à la division SS Das Reich.

Issu d’une famille juive, le président Volodymyr Zelensky se tient à distance de cette fureur à laquelle on ne saurait résumer la vie politique ukrainienne. Mais tout de même : le 28 avril dernier, des centaines de personnes défilaient dans la capitale pour célébrer la division SS Galicie, formée de volontaires ukrainiens (2). Les médias français n’en ont soufflé mot — auraient-ils fait le même choix si le Kremlin avait autorisé un rassemblement néonazi sur la place Rouge ?

Aux États-Unis, l’observatoire du journalisme Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) a effectué un comptage éclairant : entre le 6 décembre 2021 et le 6 janvier 2022, le New York Times a publié 228 articles mentionnant l’Ukraine ; 9 comportaient le mot « nazi » sous une forme ou une autre ; et aucun ne faisait état du révisionnisme officiel, de la tolérance des autorités envers les mobilisations fascistes ou la présence de néonazis au sein des forces armées.

Dans les colonnes du Washington Post, les chiffres étaient respectivement de 201, 6 et zéro. Or, notait FAIR, ces éléments « auraient sûrement un impact sur la formation de l’opinion publique américaine — du moins si le public en était informé ». Bien entendu, précisait l’association, « cela ne donne pas à la Russie le droit d’attaquer l’Ukraine, mais les médias américains devraient informer les Américains sur ce pays qu’arme l’argent de leurs impôts » (3).

Qu’en est-il en France ? Entre le 1er janvier et le 15 février 2022, sur les 152 articles mentionnant l’Ukraine parus dans Le Monde (dont 14 sans lien avec le conflit actuel), 5 comportaient le mot « nazi ». Deux évoquent le penchant fascisant de certains nationalistes, mais seulement pour signaler que Moscou instrumentalise la situation (8 et 11 février 2022).
Un autre relatait la participation des milices ukrainiennes au génocide des Juifs, mais il s’agit… d’une recension d’un ouvrage sur l’histoire de la seconde guerre mondiale (21 janvier 2022). L’inventaire des colonnes du Figaro aboutit au même résultat : 171 articles mentionnent l’Ukraine (18 sans rapport avec la situation internationale), dont 8 comportent le mot « nazi ».
L’un rend compte d’un livre sur l’extermination des Juifs en Europe et cite bien entendu l’Ukraine. Aucun n’informe sur des faits d’ordinaire jugés intolérables par la presse. Mais qui, parce qu’ils se déroulent dans un pays allié des Occidentaux contre la Russie, passent cette fois sans encombre le tamis moral des journalistes.

Pierre Rimbert

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   Posté le 03-03-2022 à 04:33:24   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

A lire sur : http://www.cuem.info/?page_id=338
15/1/2015 – AYMERIC MONVILLE ET MICHÈLE BRAND :
YOUGOSLAVIE, UKRAINE : L’IMPÉRIALISME CONTRE LES PEUPLES
Présentation commentée de deux livres parus dernièrement aux Éditions DELGA :

Michael Parenti, Tuer une nation, l’assassinat de la Yougoslavie
Stephen Lendman (ouvrage collectif sous la direction de), Ukraine : le coup d’État fasciste orchestré par les États-Unis

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   Posté le 03-03-2022 à 18:05:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La planète est l’objet d’une incessante activité de menaces-marchandages à propos de “l’Ukraine”, activité qui accroit les dangers, le cas du JAPON.

3 MARS 2022


Le discours de MACRON ou la folie électorale française


https://histoireetsociete.com/2022/03/03/la-planete-est-lobjet-dune-incessante-activite-de-menaces-marchandages-a-propos-de-lukraine-activite-qui-accroit-les-dangers-le-cas-du-japon/

Un vote à l’ONU vient de montrer que 6 pays approuvent l’intervention russe, 35 s’abstiennent et le reste à savoir 141 pays votent pour la résolution de condamnation. En l’état de nos informations (à savoir la prise en compte de la nécessité de sécurité de la Russie constamment bafouée par l’OTAN qui n’a pas respecté l’engagement pris auprès de Gorbatchev, ce qui se passe dans le Donbass et le refus par le gouvernement ukrainien armé et manipulé par les Etat-Unis d’appliquer les accords de Minsk), il était impossible de condamner. Mais en étant conscient de la nécessité d’un ordre international avec des instances d’arbitrage, la volonté des USA de détruire cet arbitrage, cette légalité, il paraissait impossible d’approuver une intervention en toute illégalité.

Donc le gouvernement français pour la défense de la paix et de la souveraineté, soucieux de son autonomie et de la moindre volonté de peser en faveur des négociations, aurait du s’abstenir. Il était difficile d’obtenir de Macron et le Drian (le premier à avoir menacé de la force nucléaire de l’OTAN) et de Bruno LEMAIRE, (le premier à avoir déclaré la guerre économique) une telle abstention surtout vu la carence dans ce domaine des forces communistes et progressistes.

Macron vient de parler et ce discours est accablant d’irresponsabilité . Le président de la République Française, Emmanuel Macron, en direct, depuis l’Elysee, sur le fond n’a rassuré personne, il a simplement fait candidature à l’élection présidentielle en utilisant son rôle de chef de guerre. Il surfe sur ce qu’il croit être la vague en faveur de l’Ukraine (1), nie l’agression de l’OTAN, le refus d’appliquer les accords de Minsk, la présence des troupes nazies qui massacrent à Odessa et dans le Donbass. C’est onirique! Digne de la propagande de bas étage des plateaux de BMTV. On ne peut que s’interroger de plus en plus sur la signification d’un vote dans un tel contexte, propagande, censure (2), le citoyen apeuré que l’on manipule. Rien pour aider les négociations qui ouvrent aujourd’hui alors que les blessés et les morts sont là, encore qu’il faut voir avec qui se situent les principaux combats à Kharkov comme à MARIUPOL ce sont les lieux où les régiments ukrainiens les plus sinistres, ceux d’AZOV les forces nazies qui exercent leur brutalité contre le Donbass depuis des années sont rassemblées. Les combats y sont sans pitié, mais ce qui m’inquiète le plus est ce qui se passe ou se passera à Kiev, l’engrenage! il y a de surcroit une guerre nucléaire qui menace et l’économie européenne commence déjà à montrer des signes catastrophiques pour nos peuples. Dans les rues françaises on ne parle pas de guerre mais de ces prix qui ne cessent de s’envoler. Et ce discours présidentiel ne prend en aucun cas la mesure de la situation.

A aucun moment, le monde politicien français et l’invraisemblable président ne semblent réaliser que ces 35 abstentions représentent l’immense majorité de la population mondiale avec des géants comme la Chine, l’inde, mais aussi l’Afrique du sud, le Mali, alors que si l’on veut à l’inverse de ce à quoi s’emploient les USA conserver un rôle à l’ONU, un lieu d’arbitrage, il est impossible d’approuver ce viol de souveraineté, s’abstenir de condamner signifie simplement que l’on doit chercher les chemins de la négociation et non celui de la guerre. Il n’y a pas de meilleures démonstration de ce que peut exiger une grande puissance de ses voisins immédiats que le vote de l’Amérique latine, sauf la Bolivie, le Nicaragua, (le VENEZUELA était absent) et évidemment Cuba, qui subissent la doctrine Monroe et ont payé très cher la volonté d’outrepasser les diktats de leur irritable voisin. Rares sont ceux qui parmi les peuples et mêmes les dirigeants de l’Amérique latine sont convaincus de la véracité de l’exigence vertueuse des “démocraties occidentales”. Les peuples, comme celui de Colombie sont massacrés à la moindre rébellion , les dirigeants sont destitués après déstabilisation. Soit ces dirigeants sont des complices, soit ils ont peur du gangster USA qui se veut aussi juge et gendarme avec l’hypocrisie des mafieux. Et leur vote en témoigne alors que celui de l’AFRIQUE et de l’ASIE témoigne du basculement du monde.


EN ROUGE LES NON, en rose les abstentions et en bleu les votes pour, notez l’AFRIQUE et toute l’ASIE CENTRALE, sans oublier l’INDE, la Chine, aux absents en gris il faut ajouter le VENEZUELA

La classe politique française est-elle capable d’entendre cela ou à l’image de son président est-elle en train de démontrer que nos élections ne sont qu’une farce démocratique entraînant tous les opportunismes les plus tragiques. C’est ce que je craignais mais il faut voir et je vais tenter de le montrer ici que nous sommes en train de nous enfoncer dans un processus encore plus grave que ce qu’on le pense.

Si on écoute le système de propagande avec sa censure de plus en plus radicale, on a l’impression que le reste du monde est suspendu à la situation ukrainienne, il n’en est rien même mais pour préparer le vote et pour créer les conditions d’un affrontement sans arbitrage possible, les Etats-Unis ont joué les commis voyageur pour tenter de renforcer les alliances comme ils le font en Europe, partout flanqués y compris du FMI, ils ont tenu le même langage : si tu condamnes et rentre dans la coalition tu auras tel avantage financier sinon on t’étrangle. C’est déjà un problème que ce chantage mais il y a pire partout, on aurait pu prendre la cas de la Turquie, mais nous avons choisi celui du JAPON, ils ont proposé de laisser la bride aux impérialismes mineurs sur les territoires qu’ils convoitent, les querelles qu’ils souhaitent vider.

C’est-à-dire que le vote aux Nations Unies, loin de créer la paix va multiplier les conflits secondaires, les exodes massifs, comme cela se passe déjà sur la planète au Yemen, au Soudan où hier il y a eu 300 morts sans que personne s’en émeuve, sous l’allure d’une unanimité à condamner un viol de légalité, le monde est devenu encore plus inégal, plus dangereux pour tous y compris pour l’Europe.

Donc ces transactions n’ont jamais pour but de développer la paix dans le monde mais bien d’en augmenter la dangerosité comme on le voit dans le cas de la conférence que les Etats-Unis ont organisée avec les Coréens du sud et le Japon.

Un exemple : la réunion à Hawai et l’Ukraine

Nous n’en avons pas eu d’écho en France, mais lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion à Hawaï des ministres des Affaires étrangères des États-Unis, du Japon et de la République de Corée, le chef du Département d’État, Antony Blinken, a consacré près de la moitié du temps qui lui était imparti au sujet de la crise ukrainienne. Alors que cette réunion ait été fournie comme souvent par la RPDC qui avait effectué une série de nouveaux lancements dans la mer du JAPON la veille. Malgré ce periodique rappel, les Etats-Unis ont le plus grand mal à obtenir la formation d’une union de leurs principaux alliés dans la région, ceux que l’on peut qualifier d’escrocs politiques régionaux ont-ils mieux réagi cette fois ?

Malgré l’invite de Blinken, au cours de la conférence en question, au lieu de suivre Blinken dans son actuelle obsession ukrainienne, la République de Corée par la bouche de son ministre des Affaires étrangères a lancé quelques phrases totalement incompréhensibles sur le sujet “ukrainien” qui les intéresse autant que nous le Zimbabwe. Et plus étonnant le collègue japonais Yoshimasa Hayashi l’a complètement ignoré par son silence, alors même que le Leader du grand timonier des USA n’a cessé de l’en convaincre. Le problème n’est certainement pas d’entraîner le JAPON dans la condamnation d’un ennemi des USA, mais il s’appelle Russie. Le Japon mène sa propre politique pour tenter de limiter l’influence de la Chine sur la Russie et n’apprécie pas réellement la politique des sanctions menées au nom de l’UKRAINE et qui jettent la Russie dans les bras de la Chine. Le Japon attend pour bouger que les américains comme l’a fait OBAMA leur confirment si l’article V du « Traité de sécurité de 1960 » japon-américain s’applique aux îles Senkaku / Diaoyu. Mais dès le printemps 2016, Shinzo Abe a déclaré sa solidarité parce qu’OBAMA a confirmé vaguement l’applicabilité du traité.

C’est un véritable marchandage que les Etats-Unis et les pays de l’OTAN sont en train d’entamer sur toutes la planète (le FMI est également mobilisé et comme on l’a vu les organismes culturels, sportifs et autres liés aux capitaux USA), les clés maîtresses sont bien sûr les financements mais aussi l’art désormais de fermer les yeux sur ce que seront capables de faire leurs alliés en matière d’annexions.

Pour le moment aux yeux des Japonais, les USA se sont montrés trop prudents en matière de soutien aux tentatives impérialistes japonaises, il faut faire monter les enchères. C’est pourquoi le ministre japonais des Affaires étrangères est resté silencieux sur la question ukrainienne à Hawaï mais sa rébellion n’est pas allée plus loin. Il est nécessaire de savoir quand cela suffit, et Hayashi, bien sûr, le sait bien. Il l’a démontré lors de sa visite en Allemagne à la fin de la deuxième décennie de février à l’occasion d’un certain nombre d’événements qui s’y sont tenus. Cependant, il a exprimé sa solidarité avec ses alliés sur cette question en des termes assez prudents (« s’il y a une invasion, alors, d’une manière générale, des sanctions économiques seront envisagées avec d’autres participants du G7 »). En utilisant une formulation tout aussi interprétative que vous le souhaitez, les agences de presse japonaises ont transmis le contenu de la conversation de Hayashi sur ce sujet avec l’actuel secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et un certain nombre de collègues européens. Ainsi, l’interlocuteur roumain du ministre japonais a promis d’aider à évacuer les citoyens japonais du territoire de l’Ukraine (« juste au cas où »).

Voici comment un expert Vladimir TEREKHOV juge de ces transactions :

Mais, bien sûr, tous ces « ajustements » concernant la position japonaise sur les questions ukrainiennes n’ont pas été initiés par le ministre japonais des Affaires étrangères. Dans le même temps, il y a eu une conversation d’une demi-heure entre le Premier ministre Fumio Kishida et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au cours de laquelle les parties ont exprimé leur intention de « poursuivre de manière persistante les efforts diplomatiques pour désamorcer le conflit ». Fumio Kishida a également promis d’allouer un prêt d’urgence à l’Ukraine pour 100 millions de dollars. Le problème des citoyens japonais séjournant sur le territoire de l’Ukraine n’a pas été oublié.

Le parlement japonais, qui a adopté une résolution spéciale exigeant que le gouvernement favorise « l’introduction rapide de la paix dans la région », n’est pas resté inactif non plus. Cependant, même sans l’insistance parlementaire, le gouvernement a travaillé dans cette direction, comme on dit, « à la sueur de son front ».

En particulier, il a décidé de partager des parties de gaz liquide importé avec les Européens afin qu’elles ne soient pas trop gelées dans le processus d’auto-restrictions visant à dissuader « l’agression russe » en Ukraine. Bien que le chef du ministère allemand des Affaires étrangères déclare courageusement: « Nous serons patients. » Par curiosité, qui sont ces « nous » et quel rapport un champion de saut en trampoline a-t-il avec la formation de l’une des principales économies du monde ?

Enfin, il convient de noter que le « projet ukrainien » faisait partie d’un effort plus global visant à l’effondrement de l’URSS à la suite duquel tous les peuples de l’ancien grand pays ont souffert, et les Ukrainiens pratiquement surtout.
sous le regard stupéfait des peuples qui sont soumis à un bombardement intense de propagande sur les risques qu’est censé leur faire courir l’invasion de l’Ukraine, invasion qui bien sûr n’aurait aucune autre conséquence que la volonté d’un dictateur malveillant, refrain connu dans la rôle nous avons eu ce mollasson de Slobodan Milošević, une sorte de Gorbatchev, qui s’est trouvé accusé de purification ethnique, il y a eu également Saddam Hussein, un bellâtre avantageux fidèle allié des USA et qu’ils avaient envoyé mater les rebelles iraniens, puis l’erratique Kaddhafi qui fut mal payé de ses tentatives de rapprochement avec l’occident, Sarkozy en particulier, tout ces gens furent quasiment assassiné et leurs pays divisés par des guerres fratricides connaissent encore la misère, l’exode, seule l’aide russe a empêché Bachar el ASSAD de compléter la série. Et je ne parle pas des exploits des mêmes en Afrique, en Amérique latine.

Il faut bien mesurer que désormais les Etats-Unis agissent avec leurs alliés vassaux les plus proches y compris l’Europe, les Coréens, les Japonais comme ils ont agi depuis 1970 avec le reste du monde. Ils sont simplement de la chair à canon avec lesquels ils tentent de réduire l’ennemi pour continuer eux à récolter les bénéfices et à poursuivre leurs affaires quand ça les arrange.

Danielle Bleitrach

(1) je suis convaincue qu’il se fait des illusions, les Français et ceux des milieux populaires veulent la paix, ils craignent la guerre et ce qu’ils constatent déjà avec le prix de l’énergie. Jadot risque d’avoir des surprises lui qui dans les deux cas a pris des positions délirantes.

(2) et en matière de censure je sais de quoi je parle, j’ai réussi l’exploit d’être censurée par tous, en particulier la presse communiste qui présente un front particulièrement uni dans ce domaine, et voici que facebook me censure définitivement (il n’y a même plus de limite de temps, ni même le prétexte initial : avoir publié des images pédopornographique, il s’agissait de la photo représentant une mère et son enfant avant d’être enterrés vifs par les nazis à Babi Yar, comme une grande partie des juifs et communistes ukrainiens, désormais on me dit qu’un certain nombre de gens m’ont désignée comme tenant des propos abusifs). Mais malgré cette censure l’audience du blog ne cesse de croître.

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   Posté le 03-03-2022 à 18:33:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je reprends mon commentaire :

Zelensky " le visage de l’honneur, de la liberté, de la bravoure" selon Macron, qui poursuit dans son discours
"Cette guerre est encore moins, comme une propagande insoutenable voudrait le faire penser, une lutte contre le nazisme" et lâche "Les dirigeants russes s’en prennent à la mémoire de la shoah en Ukraine comme ils s’en prennent en Russie à la mémoire des crimes du stalinisme" .
Ainsi les banderistes et leur marionnette " visage de l’honneur, de la liberté, de la bravoure " défendraient la mémoire de la shoah.
Mais il lui reste en travers de la gorge que Poutine ait rappelé Stalingrad à notre mémoire.

Rappelons que le 21 novembre 2014, la 3e Commission de l'Assemblée générale de l'ONU vote la résolution L56, présentée par le Brésil et la Russie, visant à « lutter contre la glorification du nazisme, du néonazisme et toutes autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée » .
La résolution est adoptée à la majorité, mais le détail des votes se passe de commentaires :
-* POUR : 115 (dont tous les pays membres des BRICS )
-* CONTRE : 3 ( USA, Canada, Ukraine )
-* ABSTENTION : 55 (dont tous les pays membres de l'UE, France et Allemagne comprises )

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   Posté le 03-03-2022 à 19:53:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ridicules au-delà de l'imagination, les divas édentées du théâtre occidental sanctionnent les chats russes.

Par Global TimesPublié: 04 mars 2022 00:27
https://www.globaltimes.cn/page/202203/1253897.shtml


Pour certains Occidentaux, tout peut être transformé en arme, y compris les chats. Oui, les CHATS.
Au milieu de la spirale de la crise en Ukraine, un reportage ridicule a fait la une des journaux : les chats russes sont sanctionnés.
La Fédération Internationale Féline, une ONG de registres félins fondée en Belgique, a annoncé mardi l'interdiction des chats d'élevage russe de ses expositions, et les propriétaires de chats qui vivent en Russie sont également bannis de l'organisation.
C'est la partie émergée de l'iceberg parmi un nombre croissant de divas du théâtre dans les pays occidentaux qui se sont lancées dans une soi-disant campagne anti-guerre, avec leurs mouvements allant bien au-delà de la compréhension, voire de l'imagination des gens. Les chats ne sont qu'une cible sur la très longue liste.

La FIFA et son homologue européen, l'UEFA, ont décidé que toutes les équipes russes seraient suspendues de participer aux compétitions de la FIFA et de l'UEFA jusqu'à nouvel ordre. Les représentations de ballets russes ont été annulées dans tout le Royaume-Uni. L'Université de Milan-Bicocca en Italie a décidé de supprimer de son programme les cours sur Fiodor Dostoïevski, un auteur russe remarquable. Valery Gergiev, un maestro russe vedette, a été limogé de son poste de chef d'orchestre de l'Orchestre philharmonique de Munich.

Il s'avère que les sports, les arts et la science ne sont pas apolitiques ; ils ont tous des frontières parfaitement claires aux yeux de certaines forces occidentales. Dostoïevski est mort il y a plus de 140 ans, mais son héritage n'a pas pu survivre à la vague du sentiment anti-russe de l'Occident. Si la tendance se poursuit, Tetris, un jeu vidéo de puzzle créé par un ingénieur logiciel soviétique, devrait frissonner d'être éventuellement visé ensuite. Et les jeunes générations occidentales devront peut-être dire adieu au tableau périodique, l'affichage tabulaire des éléments chimiques inventé par le chimiste russe Dmitri Mendeleïev.

Gergiev a été licencié parce qu'il refusait de dénoncer les dernières actions de la Russie contre l'Ukraine, alors que le maire de Munich l'exigeait. Pourtant, comment devrions-nous définir le comportement consistant à demander à quelqu'un de condamner publiquement sa propre patrie et son gouvernement ? Peut-être que la seule description qui peut être lancée est - brutale et barbare. Les institutions publiques peuvent établir des règles pour leurs employés sur ce dont il ne faut pas parler, mais elles n'ont pas le droit d'exiger que quiconque dise quoi que ce soit contre son pays d'origine. Les artistes sont censés unir les gens hors des conflits politiques. Mais maintenant, ils sont déchirés.

Il s'agit d'une invasion grossière de la politique dans les échanges mondiaux de la société occidentale. "Il pourrait même s'agir d'un nouveau type de 'révolution de couleur'", a déclaré Lü Xiang, chercheur à l'Académie chinoise des sciences sociales, au Global Times. Lü a noté que dans une large mesure, le conflit russo-ukrainien est une guerre de l'information.
Les médias et politiciens occidentaux n'ont aucun intérêt à informer leur auditoire de la prudence que les troupes russes ont essayé de montrer et de maintenir. Au contraire, ils exagèrent désespérément la situation de la guerre et s'efforcent de peindre une scène où les troupes russes "envahissent" intensément, où le peuple ukrainien résiste héroïquement et où les vagues anti-guerre bouillonnent dans le monde entier. Pourtant, tout cet ensemble d'histoires est simplement chorégraphié par l'Occident, selon Lü.

Dans le premier discours sur l'état de l'Union de Joe Biden, prononcé mercredi, pas un seul mot n'a été prononcé pour inciter la Russie et l'Ukraine à s'asseoir à la table des négociations. Biden était occupé à blâmer la Russie, soulignant que Washington intensifierait les sanctions contre Moscou. Les grands médias américains et européens utilisent même des images et des vidéos qui n'ont rien à voir avec l'Ukraine pour montrer la « situation de guerre » en Ukraine. Dans cette atmosphère remplie d'hystérie anti-Russie, les gens et les organisations emboîtent naturellement le pas, a déclaré Lü.

Plus leurs sanctions sont absurdes, plus cela prouve à quel point l'Occident peut facilement s'emporter, à mesure qu'il devient édenté. Ils peuvent exprimer leur colère contre les chats russes sans effort, mais ont-ils le culot de couper tout commerce de pétrole et de gaz avec la Russie ?

Pourquoi les chats, les arts et les sports ? Que peuvent-ils faire de mal : attaquer un pays ou battre le tambour de la guerre ? Ils sont innocents. Le problème réside dans ces politiciens et élites occidentaux incompétents. Ils n'osent pas résoudre le problème militairement ou ne sont pas disposés à régler l'énigme par des pourparlers. En conséquence, des éléments non pertinents sont récupérés, politisés et même transformés en armes. Pire, au lieu d'être anti-guerre, les mouvements aggravent la situation.

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   Posté le 03-03-2022 à 20:22:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

3 mars 16:33
Manifestation dans le centre de Moscou
Selon le coordinateur du Front de gauche, Sergei Udaltsov, aujourd'hui, le 3 mars, des représentants du Front de gauche ont organisé une manifestation dans le centre de Moscou, exigeant la nationalisation des oligarques russes face aux sanctions à grande échelle des pays occidentaux.

https://svpressa.ru/all/news/ - 3 mars

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   Posté le 03-03-2022 à 20:34:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On notera :
La guerre contemporaine ne se livre pas seulement sur le terrain militaire mais dans tous les domaines, c'est la "guerre hors limites".
Les USA possèdent un avantage non seulement dans le domaine médiatique et dans la propagande de guerre, mais aussi sur le terrain financier et un "bras long" dans la cotation monétaire.
Dans le cas de la Russie un effondrement monétaire aurait des répercussions en Europe.
Contrairement à la théorie "ni-ni", l'hégémonisme US est l'ennemi n° 1 des peuples du monde.


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Un économiste met en garde contre les conséquences de la dégradation par Moody's de la note de la Russie au niveau "junk"

Bykov: la Russie ne devrait en aucun cas permettre un défaut technique sur sa dette extérieure
https://svpressa.ru/economy/news/326918/

La forte dégradation des notes de crédit à long et à court terme de la Russie par Moody's n'est pas du tout une "gifle morale", mais une déclaration de la nouvelle position de notre pays au sein du système financier occidental. Ce point de vue a été exprimé par un analyste senior d'Esperio Anton Bykov .

Plus tôt , il a été signalé que l'agence de notation internationale Moody's avait abaissé la note de la Russie de six étapes à la fois - de "Baa3" à "B3", avec la possibilité d'une nouvelle dégradation. Comme le souligne l'agence, la dégradation a été provoquée par "des sanctions sévères que les pays occidentaux ont imposées à la Russie, y compris des sanctions contre la Banque centrale et certaines grandes institutions financières, en réponse à son opération militaire en Ukraine".

Comme le précise l'expert, la cote de crédit Baa3 était un niveau d'investissement opérationnel qui permettait à la Russie d'attirer à court terme, d'un à deux ans, des capitaux spéculatifs de non-résidents. Les financiers de la notation "B3" appellent "junk", fermant l'achat de titres russes pour un grand capital étranger.

« Avec une notation à court terme, la situation est encore pire. Ici, Moody's a abaissé la cote de crédit de la Russie de « P-3 », ce qui signifie « passifs inférieurs à la moyenne », au plus bas possible « Not Prime », correspondant à une gamme de notations allant du défaut aux passifs non liés à l'investissement. Nous pouvons dire qu'il s'agit d'une "marque noire" qui ferme la Russie non seulement aux investissements, mais aussi aux affaires des entreprises internationales privées, car tous les actifs et investissements dans notre pays seront désormais évalués avec une forte décote " , souligne Anton Bykov. notant que pour toute grande entreprise, cela signifiera un coup porté à sa propre valeur de bilan, sans parler des risques d'image.

L'interlocuteur de Svobodnaya Pressa précise qu'avec cette étape, Moody's, et à travers elle l'établissement des États-Unis, est, pour ainsi dire, avertissant qu'après le blocage des réserves d'or et de devises russes (GFR), notre pays pourrait cesser de desservir sa dette extérieure et déclarer un défaut technique.

"Étant donné que la dette extérieure de la Russie est d'environ 478 milliards de dollars, le refus de payer pourrait provoquer une crise bancaire en Europe, et ses conséquences se feront sentir pendant très longtemps, car "l'historique de crédit" de notre pays sera gâché pendant 10-15 années à venir. Dans ce cas, toutes les réalisations des autorités financières et économiques russes des dernières décennies en matière de réduction des taux d'intérêt dans le système financier national peuvent être considérées comme effacées. De plus, nous serons fermés aux investissements occidentaux et il n'y a pratiquement plus de fonds propres pour le développement économique après avoir bloqué environ 60% des réserves d'or. Seuls les capitaux d'Asie resteront, mais avec un nouveau niveau de taux d'intérêt, il sera très dangereux de les prendre pour la future stabilité financière de la Russie » , attire l'attention de l'économiste.

Il admet que dans une telle réalité, la Russie attend une économie de mobilisation, avec "l'appel" de l'Etat à l'épargne des citoyens.

"Peu importe à quel point c'est difficile, la Russie ne devrait pas permettre un défaut technique sur sa dette extérieure maintenant, sinon les conséquences pourraient être si graves que notre pays sera confronté à une transformation sociale et économique. Si l'on se souvient de l'histoire, de tels changements se sont toujours accompagnés de chocs importants pour l'État et d'une forte baisse du niveau de vie des citoyens » , souligne Anton Bykov.

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   Posté le 04-03-2022 à 13:07:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos du "bombardement de la centrale nucléaire"



Ce matin à 9h30 la Russie annonçait que :

“L’administration militaire régionale de Zaporozhye, citant l’Inspection d’État pour la réglementation nucléaire, a signalé que le territoire de la centrale nucléaire de Zaporizhzhya était occupé par les troupes russes.
Dans le même temps, il est à noter que le personnel d’exploitation de la centrale surveille l’état des groupes électrogènes et assure leur fonctionnement conformément aux réglementations technologiques.
Auparavant, il a été signalé à propos d’un incendie dans le bâtiment de formation de la station. Dans le même temps, la centrale nucléaire elle-même n’a pas été affectée, le fond de rayonnement reste dans la plage normale .


RFI confirme que la centrale est occupée par les forces russes et écrit
"La plus grande centrale nucléaire européenne, celle de Zaporijjia, est occupée par les russes. Un incendie s'y est déclaré, selon un porte-parole de la centrale, suite à l'attaque russe." Mais sans préciser la cause.

Or, selon un reportage de CNN, le président américain Joe Biden a eu un appel téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky le 3 mars, heure locale, au sujet de la centrale nucléaire ukrainienne, la plus grande centrale nucléaire d’Europe. Un haut responsable américain a déclaré qu’elle avait pris feu après avoir été bombardée par les troupes russes.

De bonne heure ce matin nos médias ont dénoncé un acte “fou” de la Russie bombardant la centrale.

Mais pourquoi bombarder une centrale nucléaire que l’on occupe ?

La presse russe précise à propos de l’incendie

“Konashenkov à propos de ce qui s’est passé à la centrale nucléaire de Zaporozhye :
Hier soir, sur le territoire adjacent à la centrale nucléaire, le régime de Kiev a tenté une monstrueuse provocation. Vers 2 heures du matin, une patrouille mobile de la Garde russe a été attaquée par des saboteurs ukrainiens – ils lui ont tiré dessus depuis les fenêtres du complexe de formation de la centrale nucléaire, situé à l’extérieur de la centrale. Les points de tir des saboteurs ukrainiens ont été supprimés par des tirs de retour d’armes légères. En quittant le bâtiment, ils ont mis le feu au bâtiment.”



Edité le 04-03-2022 à 13:09:47 par Xuan




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pzorba75
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   Posté le 04-03-2022 à 14:03:05   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Mettre le feu en quittant une ville occupée est un classique dans l'histoire du monde russe. Même Napoléon l'a vécue, arrivant vainqueur à à Moscou et décampant ensuite quand les russes ont incendié la ville. La suite, on apprenait à l'école : La bérézina.
Poutine a intérêt à réviser ses classiques et, sans la victoire rapide, la défaite est assurée.

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Xuan
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   Posté le 04-03-2022 à 15:55:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Selon une source progressiste russe, “ Zelensky a quitté l’Ukraine, a écrit le président de la Douma, Vyacheslav Volodin, sur son canal Telegram. Selon lui, les députés de la Verkhovna Rada ont dit qu’ils ne pouvaient pas aller voir Zelensky à Lviv – il est maintenant en Pologne” .

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Suivant la même source :

Le chef du Centre de contrôle de la défense nationale de la Fédération de Russie, le colonel-général Mikhail Mizintsev, a déclaré que Kiev avait presque complètement perdu la capacité de gérer les administrations des régions et des districts du pays.
Selon le général, les administrations de droit civil des villes et villages d'Ukraine sont désormais privées du droit de traiter avec la population civile et ne peuvent pas non plus résoudre les problèmes de nature sociale et domestique.

"Dans la plupart des villes et villages, des bataillons nationaux de la soi-disant défense territoriale se déchaînent, mais en fait ce sont des nazis et des mercenaires qui les ont rejoints, des terroristes et des bandits, y compris ceux d'origine étrangère" , a déclaré Mizintsev.

Il a également déclaré avoir réussi jeudi à entrer en contact avec de hauts responsables du bureau du président ukrainien. À leur tour, ils ont donné le contact du responsable présumé à Kharkiv pour aider à sécuriser un couloir humanitaire.
"A notre appel à ce fonctionnaire, nous avons reçu la réponse suivante, que je cite textuellement : 'Je ne les retiens pas, laissez-les aller où ils veulent'" , a déclaré le colonel-général.

De son côté, la partie russe a noté que le corridor humanitaire est une longue distance et a souligné la nécessité d'aider à la mise en place de transports routiers pour amener les gens aux points de rencontre, où la partie russe a préparé des bus, des repas chauds et un soutien médical.
"Le fonctionnaire a répondu par un commentaire bref et clair : 'Je ne suis pas suicidaire, dès que je commencerai à les ramasser et à les envoyer vers la Russie, je serai le premier à être détruit par les bataillons de défense territoriale, ou plutôt les bataillons nationaux, c'est-à-dire les nazis'" , a déclaré Mizintsev, soulignant qu'en fait, les fonctionnaires ukrainiens craignent les représailles, écrit TASS.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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   Posté le 04-03-2022 à 20:14:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Situation en Ukraine : La Chine s'oppose à la création d'une commission d'enquête internationale indépendante, affirmant qu'une intervention ne fera qu'intensifier les conflits à l'échelle mondiale

Écrit par : Xiao Tonggu
2022-03-04 14:00:00

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a tenu un débat d'urgence sur l'Ukraine le 3 mars, y compris une discussion sur l'opportunité de former une commission d'enquête internationale sur l'Ukraine. L'ambassadeur Chen Xu, représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies à Genève, a déclaré dans un discours lors de la réunion que la Chine s'oppose à la politisation des questions relatives aux droits de l'homme et à la création d'une commission d'enquête internationale indépendante sur la question ukrainienne.

Chen Xu a déclaré que la Chine avait prêté attention à l'évolution de la question ukrainienne et que la situation actuelle était quelque chose que la Chine ne voulait pas voir.
Il a souligné que la position fondamentale de la Chine consistant à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays et à se conformer aux buts et principes de la Charte des Nations Unies est cohérente et claire. Il a appelé toutes les parties concernées à faire preuve de retenue, à désamorcer la situation et à éviter les pertes civiles, y compris tous les citoyens étrangers en Ukraine. La sécurité de la vie et des biens des civils et les besoins humanitaires doivent être effectivement garantis, en particulier pour prévenir les crises humanitaires à grande échelle.

Il a également souligné que la Chine soutenait et encourageait tous les efforts diplomatiques favorables à un règlement pacifique de la crise ukrainienne, et se félicitait de l'ouverture d'un dialogue direct et de négociations entre la Russie et l'Ukraine. Toute action entreprise par l'ONU et les autres parties devrait se concentrer sur la paix et la stabilité régionales, et toutes les parties devraient se concentrer sur la paix et la stabilité régionales. La sécurité générale est la priorité absolue, ce qui devrait permettre de calmer la situation d'urgence et de promouvoir une solution diplomatique.

Chen Xu a déclaré que la Chine s'oppose à la politisation des questions relatives aux droits humains, s'oppose à l'utilisation des questions relatives aux droits humains pour faire pression sur d'autres pays et s'oppose à la création d'une commission d'enquête internationale indépendante sur la question ukrainienne.

Il a souligné que l'intervention et l'action du Conseil des droits de l'homme ne feront qu'intensifier la contradiction et intensifier la confrontation, ce qui n'est pas propice au règlement pacifique de la question ukrainienne par les voies diplomatiques. La Chine exhorte les parties concernées à cesser de politiser les questions relatives aux droits de l'homme, à abandonner la confrontation et la pression et à s'engager à résoudre les problèmes par le dialogue. La Chine continuera de jouer un rôle constructif dans la recherche et la réalisation de la paix.


Edité le 04-03-2022 à 20:46:54 par Xuan




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Les entreprises russes se tournent vers les règlements en yuan


https://svpressa.ru/economy/news/327041/

Début février, Gazprom Neft a transféré en yuan les paiements pour le ravitaillement en carburant de ses avions dans les aéroports chinois .
Plus tard, la plus grande entreprise de logistique russe FESCO a également annoncé l'acceptation du yuan avec les roubles, les dollars et les euros. Maintenant, il y aura évidemment plus d'exemples de ce genre.
Selon la publication " Accents ", les autorités de la RPC ont refusé avec clairvoyance de se joindre aux sanctions anti-russes. Compte tenu du chiffre d'affaires gigantesque du commerce extérieur des deux pays, la monnaie chinoise apparaît comme une véritable alternative au dollar et à l'euro dans les règlements mutuels.

Dans le même temps, il est à noter que la majeure partie du chiffre d'affaires commercial entre la Fédération de Russie et la RPC repose sur d'importants approvisionnements en matières premières - charbon, pétrole et gaz. Dans le même temps, comme le rappellent les experts de la publication, le Céleste Empire importe du nickel russe, du cuivre en volumes économiquement significatifs, et des turbines à gaz à partir de produits plus high-tech.
Au cours de la nouvelle année agricole, à compter du 1er juillet, des approvisionnements en blé peuvent également être ajoutés ici. La Chine a déjà levé les restrictions agrosanitaires sur l'approvisionnement en céréales en provenance de Russie, introduites en 2021, prétendument dues à des maladies fongiques.
Le volume potentiel des exportations de céréales russes vers la Chine est estimé à 3-4 millions de tonnes. Apparemment, aussi déjà pour le yuan.

Plus tôt, l'oligarque russe Oleg Deripaska a qualifié de fou le retard des négociations avec l'Ukraine et a déclaré l'importance de la paix.

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Comme c'est rapporté depuis plusieurs jours, les militaires ukrainiens et les milices néonazies (comme ici à Marioupol) empêchent les habitants de partir se réfugier hors des zones de combats, pour s'en servir comme bouclier (comme cela se passait en Syrie de la part des terroristes fondamentalistes) . Ici, dans la courte vidéo on voit comment ils tirent sur des gens à un poste de contrôle pour les empêcher de passer.

https://www.youtube.com/watch?v=qWw2DMw_LaY

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Crise ukrainienne : les États-Unis sèment le trouble dans le monde mais sont incapables de résoudre les problèmes

Par Giancarlo Elia ValoriPublié: 06 mars 2022 18:28
sur GT https://www.globaltimes.cn/page/202203/1254086.shtml?id=11

La crise ukrainienne est en fait une nouvelle série d'ajustements dans la situation internationale de l'après-guerre froide. En raison de son statut géopolitique unique, l'Ukraine favorise une rivalité à long terme entre les grandes puissances mondiales avec ce que l'on appelle «l'effet papillon».

Derrière le conflit en Ukraine, il y a non seulement la relation entre Kiev et la région de l'Est, ainsi que l'escalade du conflit entre la Russie et l'Ukraine, mais aussi le différend entre la Russie et les États-Unis. La révolution de couleur de 2014 en Ukraine n'a pas seulement résulté de divisions internes causées par la politique du gouvernement consistant à renverser le président légitimement élu, mais a également été une guerre par procuration entre la Russie et les États-Unis.

La question ukrainienne est le tournant du conflit à long terme entre la Russie et l'Occident dirigé par les États-Unis. Derrière la crise, il y a l'enchevêtrement historique entre les États-Unis et la Russie dans la période de l'après-guerre froide. Au cours des 12 premières années qui ont suivi l'implosion de l'Union soviétique, la Russie a voulu ardemment et naïvement s'intégrer dans le monde occidental dominé par les États-Unis. Néanmoins, une Russie dotée de capacités diplomatiques et militaires entièrement autonomes a toujours été une préoccupation américaine.

Nous avons vu les États-Unis ignorer leur engagement vis-à-vis de la Russie selon lequel l'OTAN ne s'étendrait pas vers l'est lorsque le Pacte de Varsovie a été dissous, et progressivement les États-Unis ont érodé la marge de manœuvre et la sphère d'influence de l'ex-Union soviétique.

Aux yeux du gouvernement de Poutine et de la plupart des Russes, cependant, le comportement américain ignore complètement les préoccupations sécuritaires russes et continue de comprimer et d'affaiblir l'espace stratégique russe pour sa survie et son développement. Avant le déclenchement du conflit ukrainien, la base de la confiance stratégique dans les relations russo-américaines avait depuis longtemps disparu au fil des ans.

La crise ukrainienne est devenue le déclencheur de la détérioration rapide des relations russo-américaines, transformant ainsi la tactique défensive de la Russie envers les États-Unis d'une résistance modérée en un avertissement factuel sévère, alors que les États-Unis ont contesté la ligne de fond stratégique du gouvernement Poutine de deux manières.

Premièrement, la Russie ne peut rester les bras croisés face à la situation politique dans laquelle l'Occident contrôle sa zone tampon stratégique environnante, permettant ainsi à l'OTAN de s'étendre vers l'Est jusqu'aux pays de la Communauté des États indépendants (CEI) pour menacer la sécurité de ses frontières, et surtout, elle ne veut pas donner aux États-Unis l'occasion de faire de l'Ukraine une tête de pont militaire pour contenir et menacer - avec les armes nucléaires à ses frontières - l'État russe.

Deuxièmement, du point de vue de l'administration Poutine, l'inclusion de l'Ukraine dans l'UE - par la volonté des États-Unis - vise à saper "l'Union eurasienne" dirigée par la Russie. L'"Union eurasienne" est un engagement important du troisième mandat de Poutine et espère réaliser l'intégration des marchés et des ressources dans la CEI, ainsi que remodeler le statut de la Russie en tant que puissance régionale. L'Ukraine en est la partie la plus cruciale. Les États-Unis et l'Occident voient dans « l'Union eurasienne » l'expression de l'ambition de la Russie de reconstruire géopolitiquement l'empire soviéto-russe. L'hégémonie mondiale des États-Unis ne peut pas accueillir le rêve d'une puissance régionale que la Russie ne veut pas abandonner. Cela aussi est une contradiction structurelle entre les États-Unis et la Russie.

Les États-Unis ne veulent pas d'un apaisement progressif de la crise ukrainienne, encore moins d'une solution selon un accord politique favorable à la Russie. Les États-Unis utilisent l'Ukraine pour alimenter la contradiction entre la Russie et l'Europe. Il utilise l'Europe - sans direction élue et donc sans ambiguïté ni même armée - pour affaiblir la puissance et la force de la Russie et amener la Russie et l'UE (qui a de toute façon intérêt à avoir de bonnes relations avec le Kremlin) à s'affronter et à se consumer diplomatiquement.

La crise ukrainienne n'a cependant pas suffi à ébranler les relations fondamentales entre la Russie et l'Europe. Il n'y a pas de contradiction politique structurelle entre la Russie et l'Europe, bien au contraire. Les liens économiques sont très étroits. Les pertes économiques causées par les sanctions occidentales contre la Russie sont principalement supportées par les États membres de l'UE et maintenant la plupart de ces pays ne voudraient pas de sanctions.

Au-delà de l'Europe, la poursuite de la crise ukrainienne et la détérioration des relations américano-russes vont certainement influencer le positionnement de la stratégie américaine en Asie-Pacifique et en Chine. Si le conflit ukrainien devait se poursuivre et se transformer en un bras de fer à long terme, les États-Unis pourraient modifier leur rééquilibrage actuel vers une stratégie Asie-Pacifique, qui se concentre sur la maîtrise de la Chine. Du point de vue de la Realpolitik, la contradiction structurelle entre la Chine et les États-Unis est basée sur des changements dans l'équilibre des forces et est beaucoup plus importante que la contradiction stratégique entre les États-Unis et la Russie.

La politique américaine d'endiguement de la Chine dans la région Asie-Pacifique et l'affaiblissement continu de la Russie en Europe iraient de pair. Afin d'éviter l'affaiblissement de leur domination dans des régions stratégiques clés, les États-Unis ont fait tout leur possible pour empêcher la Chine et le Japon de coopérer en Asie, tandis qu'en Europe, ils ont tenté d'empêcher la Russie et l'UE de parvenir à une réconciliation stratégique et mutuelle confiance - au-delà des relations commerciales durables et fructueuses. Les États-Unis, dont le pouvoir relatif d'expansion très coûteux décline - le peuple américain, contrairement aux élites de la Nouvelle-Angleterre, a toujours préféré l'isolationnisme et la non-intervention à l'étranger - poussent la communauté internationale et les puissances régionales à affronter la Chine et la Russie afin de maintenir la légitimité de sa domination dans la région Asie-Pacifique et en Europe.

La Chine et la Russie ont travaillé dur pour être reconnues et acceptées par la communauté internationale dans des conditions d'égalité, mais l'Occident - au service des États-Unis - ne peut tolérer les idées prônées par les États-nations aux aspirations de grande puissance. Ils ne peuvent les accepter sur la base de leurs caractéristiques, de leur modèle de développement et de leur mode politique de gestion de la société.

D'un point de vue économique pratique, la crise ukrainienne et les sanctions occidentales pourraient d'abord entraîner des changements dans le modèle énergétique mondial, et la configuration du marché russe d'exportation de l'énergie a déjà commencé à se déplacer vers l'Asie. Pour la Chine, qui a d'énormes besoins énergétiques et cherche à diversifier les risques par de multiples canaux, c'est une opportunité. La Chine a récemment signé un accord gazier avec la Russie après 10 ans de négociations. Les sanctions occidentales obligeront certainement la Russie à développer une relation financière toujours plus profonde avec la Chine.

Les sanctions occidentales ont déjà conduit le gouvernement Poutine à commencer à promouvoir la diversification du marché russe en termes de stratégie économique. Les contre-mesures économiques contre l'Europe impliquent le transfert à grande échelle du marché des produits agricoles ailleurs et peuvent continuer à se développer dans le domaine des produits industriels, l'expansion et la pénétration dans la construction de chemins de fer à grande vitesse, l'agriculture, la technologie militaire, les systèmes de navigation par satellite, les ports, la logistique, l'industrie informatique, la fabrication, l'énergie nucléaire et bien d'autres domaines.

La Chine et la Russie ayant également des besoins stratégiques communs qui vont au-delà des intérêts économiques, les relations entre les deux pays se limitent de plus en plus à l'avantage mutuel et à une coopération pragmatique sur un plan purement économique. La Chine et la Russie font face aux forces combinées du système d'alliance dirigé par les États-Unis en Asie de l'Est et en Europe, respectivement. La mer de Chine orientale, la mer de Chine méridionale et l'Ukraine ne sont que des points de lutte spécifiques. Le problème central est que - en tant que grandes puissances militaires avec une longue histoire et civilisation - ni la Chine ni la Russie ne peuvent accepter la voie tracée par les États-Unis et l'Occident pour déterminer leurs propres affaires intérieures et politiques étrangères.

Au cours des deux dernières décennies et jusqu'à il y a quelques mois - du point de vue des actions concrètes - nous avons vu que la force américaine a progressivement perdu la capacité et la volonté de créer des situations constructives de paix et de prospérité mondiales, créant à la place des situations de conflit qui se sont aggravées le scénario. Les États-Unis ont utilisé la mer de Chine méridionale, les îles Diaoyu et l'Ukraine pour alimenter les différends en Asie et en Europe et déclencher une série de soulèvements colorés en Europe - puis les "printemps arabes" au Moyen-Orient, en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord - mais il a ensuite été incapable de remédier à la situation, comme cela a été démontré en Afghanistan.

À une époque où les États-Unis interviennent partout mais ne parviennent pas à résoudre les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés, il n'y a que chaos et vents de guerre. Cela exige que la coopération entre la Russie et la Chine ne se limite pas au bilatéralisme, mais qu'elle unisse également davantage les puissances régionales telles que l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud et joue un plus grand rôle dans le mécanisme de coopération dans les marchés émergents et dans les sphères publiques et politiques de pays qui peuvent encore se dire indépendants.

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   Posté le 06-03-2022 à 23:23:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pression sur Biden pour qu’il lance la Troisième Guerre mondiale nucléaire, attention à ce qui se passe en France

6 MARS 2022

https://histoireetsociete.com/2022/03/06/pression-sur-biden-pour-quil-lance-la-troisieme-guerre-mondiale-nucleaire-attention-a-ce-qui-se-passe-en-france/

Les demandes augmentent à Washington pour la guerre des États-Unis avec la Russie. L’article ci-dessous émanant d’un courant trotskyste (réellement anti-impérialiste et en faveur de la paix) fait un bilan rapide des interventions en faveur du déclenchement d’une guerre nucléaire en Europe. C’est pourquoi il faut être très prudent dans le soutien à des manifestations qui au nom de la paix en Ukraine, du refus de l’agression en fait ont pour but la guerre et invitent l’OTAN à agir. Il faut noter que certaines forces s’exercent en ce sens en France et ce sont celles qui ont toujours œuvré dans la guerre froide pour faire monter les tensions. ZELENSKI a dit hier “Je remercie les villes de Francfort, de Lyon, de Paris, de Vilnius… ​Le président ukrainien, Volodymyr Zelenski, a cité vendredi 4 mars 2022 dans un message vidéo deux villes françaises, Lyon et Paris, alors qu’il s’exprimait sur le conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine. Il s’agissait d’un événement organisé par l’Union des fédéralistes européens de Francfort (Allemagne) qui voulait mobiliser lors d’une rencontre, à la fois en visioconférence et en présence physique, vendredi soir les citoyens par rapport au conflit en Ukraine. Les sections fédéralistes de l’organisation à Lyon et Paris (UEF-France) ont alors répondu à l’appel, ainsi que d’autres organisations françaises comme le Mouvement Européen ou Les Jeunes Européens – France. C’est-à-dire, osons le dire des gens qui comme les verts, Cohn Bendit sont opposés au nucléaire civil mais ne craignent pas d’utiliser le nucléaire militaire, d’un anticommunisme violent et qui sont héritiers de la collaboration, ils nient totalement les nations et sont le bras idéologique de l’OTAN et sont ceux qui œuvrent pour identifier nazisme et communisme. (Note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
06/03/202

Par Andre Damon
5 mars 2022

Alors que la guerre entre la Russie et l’Ukraine est entrée dans son 10e jour, le conflit s’intensifie rapidement. Alors que l’armée russe poursuit son avancée vers la capitale ukrainienne, Kiev, il y a des demandes croissantes d’intervention militaire directe des États-Unis pour cibler les forces russes en Ukraine.

Jeudi, le sénateur américain Lindsay Graham, un sénateur républicain influent, a appelé à l’assassinat du président russe Vladimir Poutine.

« Y a-t-il un Brutus en Russie ? », demanda Graham, faisant référence à l’assassinat de l’empereur romain Jules César par Marcus Brutus et préconisant ainsi ce qui est, en vertu du droit international, un crime de guerre. « La seule façon dont cela se termine est que quelqu’un en Russie retire ce type. Vous rendriez un grand service à votre pays – et au monde. »

Les commentaires de Graham n’étaient que l’exemple le plus extrême d’un chœur croissant au sein de l’establishment politique américain pour une plus grande escalade militaire. Beaucoup d’entre eux impliquaient des appels à la destruction de tous les avions russes opérant au-dessus de l’Ukraine, une action qualifiée d’imposition d’une « zone d’exclusion aérienne ».

« Le débat sur la zone d’exclusion aérienne de l’Ukraine s’intensifie », a écrit la Colline.

« C’est le bon moment pour renouveler mon appel en faveur d’une zone d’exclusion aérienne, à l’invitation du gouvernement ukrainien. Je crains que si cela continue, nous devrons intervenir de manière plus importante », a tweeté le représentant Adam Kinzinger (R-Ill.), un pilote de la Garde nationale aérienne, dans les heures qui ont suivi l’appel de Graham.

Le sénateur Roger Wicker (R-Miss.), qui siège au Comité sénatorial des forces armées, a déclaré au Huffington Post qu’une zone d’exclusion aérienne devrait être « sérieusement envisagée ».

Dans un message préenregistré, le président ukrainien Zelensky a qualifié l’OTAN de « faible » pour ne pas avoir imposé la zone d’exclusion aérienne, affirmant : « L’OTAN a sciemment approuvé la décision de ne pas fermer le ciel au-dessus de l’Ukraine. Nous pensons que les pays de l’OTAN eux-mêmes ont créé un récit selon lequel la prétendue fermeture du ciel au-dessus de l’Ukraine provoquera une agression russe directe contre l’OTAN. »

« Toutes les personnes qui meurent à partir de ce jour mourront aussi à cause de vous, à cause de votre faiblesse, à cause de votre manque d’unité », a déclaré Zelensky.

Pour l’instant, la Maison Blanche et l’OTAN ont déclaré qu’elles n’avaient pas l’intention d’imposer une zone d’exclusion aérienne et d’entrer ainsi dans un conflit militaire direct avec la Russie, une grande puissance nucléaire.

« Cela signifierait essentiellement que l’armée américaine abattrait des avions – des avions russes. C’est certainement de l’escalade. Cela nous placerait potentiellement dans un endroit où nous sommes dans un conflit militaire avec la Russie. Ce n’est pas quelque chose que le président veut faire », a déclaré lundi à MSNBC l’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki. « Nous n’allons pas avoir une guerre militaire avec la Russie avec les troupes américaines. »

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est fait l’écho de ces déclarations en déclarant : « L’OTAN est une alliance de défense… L’OTAN ne cherche pas une guerre avec la Russie. »

Alors que les appels initiaux à un affrontement direct provenaient des républicains, ils ont maintenant été repris par des membres du Parti démocrate.

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, un démocrate et une figure clé de la première destitution du président américain Donald Trump, a approuvé les déclarations de Kinzinger, bien qu’il soit venu à côté d’une légende de CNN avertissant que la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne pourrait conduire à une « guerre à part entière ».

« Il est définitivement sur quelque chose », a déclaré Vindman à propos de Kinzinger. « Il n’existe pas d’option sans risque, à ce stade. Il n’y a que des options calibrées et tenant compte des risques. »

L’ancien secrétaire à la Défense Leon Panetta, également démocrate, a déclaré à la Colline que « l’option d’une zone d’exclusion aérienne ne devrait pas être retirée de la table ».

« Je pense simplement qu’il est important de protéger en quelque sorte toutes vos options », a-t-il déclaré. « Et même s’ils ont été enregistrés, je soupçonne qu’il doit y avoir des gens qui réfléchissent encore à une approche plus limitée si cela est nécessaire. »

Le général de brigade à la retraite Kevin Ryan a déclaré à la Colline qu’il avait « suggéré » que « les États-Unis et l’OTAN pourraient établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la partie ouest du pays où les troupes russes ne sont pas arrivées ».

Au cours du week-end, le général quatre étoiles de l’armée de l’air américaine Philip Breedlove, qui a dirigé les forces américaines en Europe et a servi en tant que commandant suprême des forces alliées de l’OTAN de 2013 à 2016, a exigé que les États-Unis et l’OTAN mettent en place une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. Il a admis que ce serait « un acte de guerre » contre la Russie.

Foreign Policy a demandé à Breedlove: « Pourtant, malgré tout cela, vous avez dit que vous soutiendriez réellement l’idée d’une zone d’exclusion aérienne? »

À cela, Breedlove a répondu: « Allons-nous nous asseoir et regarder pendant qu’une puissance mondiale envahit, détruit et subjugue une nation souveraine? Allons-nous juste regarder? »

Breedlove a poursuivi en expliquant exactement ce que cela signifierait:

« SI VOUS METTEZ UNE ZONE D’EXCLUSION AÉRIENNE DANS LA PARTIE ORIENTALE DE L’UKRAINE, PAR EXEMPLE, ET QUE NOUS ALLONS FAIRE VOLER DES AVIONS DE LA COALITION OU DE L’OTAN DANS CETTE ZONE D’EXCLUSION AÉRIENNE, ALORS NOUS DEVONS RETIRER TOUTES LES ARMES QUI PEUVENT TIRER DANS NOTRE ZONE D’EXCLUSION AÉRIENNE ET CAUSER DES DOMMAGES À NOS AVIONS. CELA SIGNIFIE DONC BOMBARDER LES RADARS ET LES SYSTÈMES DE MISSILES ENNEMIS DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA FRONTIÈRE. ET VOUS SAVEZ CE QUE CELA SIGNIFIE, N’EST-CE PAS ? CELA ÉQUIVAUT À UNE GUERRE. DONC, SI NOUS VOULONS DÉCLARER UNE ZONE D’EXCLUSION AÉRIENNE, NOUS DEVONS ÉLIMINER LA CAPACITÉ DE L’ENNEMI À TIRER ET À AFFECTER NOTRE ZONE D’EXCLUSION AÉRIENNE.

D’autres appels à l’escalade militaire sont venus du Washington Post sous la forme d’un éditorial. « Hélas, les Russes font des gains dans la partie sud du pays, le long de la côte de la mer Noire, menaçant de couper les forces ukrainiennes. Raison de plus pour les États-Unis et les alliés européens », écrit le Post, « d’accélérer… des armes à son armée, de peur que M. Poutine ne gagne réellement. »

Ces déclarations extrêmement belliqueuses interviennent au milieu de nouveaux avertissements sur la dangerosité de la situation. « L’alerte nucléaire de la Russie signifie que l’OTAN doit faire preuve de prudence », a noté un article du Financial Times. Il a ajouté que dans le « scénario actuel, les dirigeants russes sont les plus susceptibles d’utiliser une arme nucléaire tactique pour empêcher ou mettre fin à l’intervention de l’OTAN ».

Les dirigeants russes, par exemple, pourraient voir des volontaires des pays de l’OTAN filtrer en Ukraine comme des avant-gardes cachés pour une intervention à grande échelle. Ils pourraient considérer les convois d’armes arrivant en Ukraine en provenance des États de l’OTAN comme l’équivalent fonctionnel d’une intervention. »

L’article concluait : « Si ce n’est vraiment pas l’intention des dirigeants occidentaux d’intervenir, ils devraient s’assurer que leurs forces agissent de manière à en convaincre les dirigeants russes. Le monde peut en dépendre. »

En réalité, Washington prend des mesures extraordinairement provocatrices, cherchant non pas un règlement négocié pour mettre fin au conflit, mais à l’intensifier et l’enflammer.

Vendredi, Voice of America, le radiodiffuseur public des États-Unis, a publié un article intitulé « American Veterans Volunteer to Fight in Ukraine », qui rapportait :

Un représentant de l’ambassade d’Ukraine à Washington a déclaré à VOA que 3 000 volontaires américains ont répondu à l’appel de la nation pour servir dans un bataillon international qui aidera à résister aux forces d’invasion de la Russie.

L’article a ensuite été supprimé sans explication.
Pendant ce temps, les armes des États-Unis et de l’OTAN continuent d’affluer aux frontières de l’Ukraine, tandis que le système financier russe est largement excisé de l’économie mondiale et soumis à un blocus économique de facto.
Selon les Nations Unies, 331 civils ukrainiens ont été tués dans les combats jusqu’à présent, et 1,2 million de personnes ont fui.

Publié sur www.wsws.org

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Denis Parfionov : Le peuple a besoin de paix !

DANIELLE BLEITRACH 6 MARS 2022

https://histoireetsociete.com/2022/03/06/denis-parfionov-le-peuple-a-besoin-de-paix/#comment-4500

Dans ce blog, nous ne vous présentons pas la position de l’un des belligérants, si nous le faisons c’est dans une lutte contre l’insupportable propagande qui existe en France, mais nous adoptons un point de vue, celui des communistes et de la paix. A ce titre, nous vous faisons connaître en priorité la position des communistes russes et cet article apporte des précisions importantes: ce qui se passe actuellement en Ukraine a une double caractéristique c’est à la fois une guerre impérialiste dans laquelle les intérêts oligarchiques jouent un grand rôle et une lutte de libération nationale qui doit arrêter l’action fasciste de l’OTAN. A ce titre, elle est en train de modifier en profondeur non seulement l’Ukraine mais la Russie elle-même et elle met à nu la volonté de paix des peuples et le caractère criminel des capitalistes. Ce choix doit être aussi celui des communistes français et dans l’élection présidentielle française, ce triste spectacle sous censure et propagande, le PCF qui malgré certains dérapages demeure le moins pire parce qu’il cherche la paix et ose quelquefois dénoncer l’OTAN résultat ou écoeuré on s’abstient ou on parie sur l’avenir et on vote Fabien Roussel. Personnellement je suis de plus en plus encline à ce vote parce que c’est le seul qui permette le rassemblement contre la guerre, l’OTAN et au-delà toutes les valeurs auxquelles nous sommes attachés. Il faut dépasser la colère devant la méconnaissance des questions internationales et analyser la perspective vers laquelle nous sommes entraînés(note de danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)


Les événements en Ukraine n’ont laissé personne indifférent. L’opération spéciale des troupes russes a agité la société comme un coup de tonnerre dans un ciel clair. Les premiers jours de la guerre ont montré que l’ampleur de ce qui se passait dépassait de loin non seulement les relations entre la Russie et l’Ukraine, mais aussi le continent européen. Les conséquences économiques seront visibles pour une grande partie du monde, et en Russie même, beaucoup de choses changeront de manière radicale.

Secrétaire de la branche de la ville de Moscou du KPRF pour l’agitation et la propagande, député de la Douma d’État D. Parfenov

2022-03-04 14:12 (mise à jour : 2022-03-04 17:19)

Parfenov Denis Andreevich

https://kprf.ru/dep/gosduma/activities/208962.html

Dans le contexte des opérations militaires, de la guerre de l’information la plus désespérée et des sanctions économiques sévères, bon nombre de citoyens russes éprouvent des sentiments mitigés, la société affichant un mouvement vers les extrêmes : de l’hourra-patriotisme débridé et des “fanfaronnades” au pacifisme radical avec des demandes de paix ici et maintenant, quoi qu’il arrive.

Dans le même temps, il est important de ne pas céder aux tentatives de la propagande russe et pro-occidentale et d’analyser ce qui se passe dans une perspective marxiste-léniniste. L’auteur de cet article croit sincèrement que dans les situations difficiles, le premier endroit où chercher des réponses est dans l’héritage idéologique de Lénine, car sa puissance est si grande qu’elle est toujours d’actualité.

Lénine a procédé à partir de l’approche dialectique-matérialiste et historique concrète dans l’analyse des différentes guerres et a souligné qu’il y a guerre et guerre. Selon Lénine, les guerres se divisent en deux types.

D’abord – les guerres menées dans l’intérêt des classes dominantes, comme les guerres d’agression, les guerres de conquête, les guerres pour la redistribution des sphères d’influence, des marchés, de l’accès aux ressources, etc. Dans son ouvrage Le socialisme et la guerre [1], Lénine donne un exemple frappant : lorsqu’un propriétaire d’esclaves possédant 200 esclaves et un propriétaire d’esclaves possédant 100 esclaves sont en guerre, ce dernier voudrait bien sûr rendre la répartition plus équitable à son égard en augmentant le nombre de ses esclaves et en diminuant le nombre des esclaves de l’adversaire.

Bien sûr, de telles guerres ne sont pas bonnes pour le commun des mortels. Elles apportent, comme toute guerre, des peines, des souffrances et des morts, mais elles ne portent aucunement atteinte au système d’exploitation et d’asservissement, ne touchent pas aux fondements d’une société basée sur la propriété privée des moyens de production, ne menacent pas la domination de classe des exploiteurs.

Pourtant, il existe d’autres guerres, des guerres qui peuvent être progressistes. Les guerres de libération.

Nous parlons ici principalement des guerres contre l’oppression nationale, contre l’asservissement colonial de certains peuples par d’autres, et aussi des guerres contre les classes dominantes – guerres civiles ou révolutionnaires. De telles guerres peuvent éventuellement conduire à une amélioration de la situation de la majorité laborieuse, et en ce sens, une telle guerre peut être juste et justifiée, même si elle implique également la violence et de grandes difficultés, ce qui est caractéristique de toute guerre.

C’est dans cette perspective qu’il faut aborder les événements qui se déroulent en Ukraine : on y trouve des signes des deux types de guerres. En d’autres termes, la guerre en Ukraine présente les caractéristiques à la fois d’une guerre de libération et d’une guerre impérialiste.

D’une part, du point de vue du peuple de Donbass et, dans une large mesure, du peuple de toute l’Ukraine, la lutte contre les nazis, les Banderistes et l’administration semi-coloniale pro-américaine, il y a là une grande chance. On ne peut oublier huit années d’humiliation et de génocide de la part des militaires et des nationalistes ukrainiens, 14 000 morts, d’énormes destructions, la souffrance et la douleur du peuple de Donbass ! Pendant toutes ces années, le KPRF n’a cessé de plaider pour la reconnaissance de la DNR et de la LNR, les députés communistes et les dirigeants du parti en ont parlé à toutes les tribunes, et le sujet de la reconnaissance a été inclus dans tous les documents du programme pré-électoral. Au cours de cette période, le Parti communiste a envoyé 93 convois humanitaires dans le Donbass, livrant au total plus de 13 000 tonnes de nourriture, de matériaux de construction et de fournitures médicales aux défenseurs et aux habitants du Donbass. En outre, il ne faut pas oublier que les événements dans le Donbass en 2014-2015 ont commencé précisément comme une révolution populaire et avaient une connotation nettement socialiste de lutte pour la justice sociale contre le capitalisme. Malheureusement, le Kremlin a ensuite usé de son influence pour freiner ces aspirations, et aujourd’hui, par exemple, le parti communiste de la RPD, bien qu’il ait un statut légal, n’est pas autorisé à participer aux élections. Il est également important de se rappeler que pendant ces 8 années, les autorités russes ont tergiversé et essayé de négocier avec les Banderistes à Kiev, pour trouver un soutien au sein de l’oligarchie ukrainienne.

Comme le président du comité central du KPRF G.A. Zyuganov l’a souligné à juste titre dans sa déclaration “Il est temps d’arrêter les actions fascistes de l’OTAN en Ukraine”, la tâche de libération de ce gang de nazis et de dénazification du pays ne peut être résolue aujourd’hui par le peuple ukrainien lui-même. À cet égard, les tâches de dénazification et de démilitarisation de l’Ukraine, le changement du régime en un régime plus favorable à la Russie et l’empêchement de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN sont des questions de principe. Dans le même temps, il ne faut pas se faire d’illusions : la dénazification de l’Ukraine est menée par des personnes au sein du pouvoir russe, qui lisent elles-mêmes le philosophe au penchant fasciste prononcé Ivan Ilyin, ne rechignent pas à ériger des monuments commémoratifs à la mémoire de Mannerheim et à déposer des fleurs au “Centre Eltsine”, et ne sont pas avares d’argent pour financer des productions idéologiques antisoviétiques comme “Shtrafbat” ou “Zuleikha”.

Et en même temps, il faut également comprendre que la Russie n’est en aucun cas un État socialiste qui apporte aux autres nations la libération des exploiteurs et des idées de justice sociale. La Russie elle-même est un État capitaliste avec un régime oligarchique. Un téléspectateur attentif qui aurait regardé le Président Poutine avec 20 minutes de retard sur le plateau de télévision, aurait pu ne pas comprendre de quel pays parlait le chef d’État, dénonçant la corruption, l’oligarchie, l’effondrement de l’industrie, etc. – M. Poutine critiquait l’Ukraine, mais une grande partie des failles du système social qu’il a mises en évidence sont également typiques de la Russie.

La bataille pour l’Ukraine oppose des puissances capitalistes : la Russie capitaliste tente d’arracher l’Ukraine au contrôle extérieur de la plus grande puissance impérialiste, les États-Unis d’Amérique.

Cette double nature de la guerre dicte une attitude double, voire contradictoire, à son égard dans la société russe.

Des efforts considérables ont été investis par le collectif occidental pour préparer les événements au retournement tragique d’aujourd’hui. Quelle a été la politique de la Russie à l’égard de l’Ukraine pendant presque toutes les années qui ont suivi l’effondrement de l’URSS ? On pensait à l’Ukraine surtout au Nouvel An, lorsqu’il s’agissait de renégocier les contrats de gaz, souvent avec des scandales. Pendant ce temps, nos “partenaires” occidentaux n’ont pas perdu de temps pour acheter les médias en Ukraine, publier de la littérature pseudo-historique, approuver la glorification des criminels nazis et investir dans la modification du système éducatif afin d’éduquer les jeunes générations dans l’esprit du nationalisme, de l’autoglorification et du chauvinisme. Ces dernières décennies, la politique étrangère russe envers l’Ukraine a été un échec total. Le pari des dirigeants russes à l’égard des groupes oligarchiques en Ukraine même a complètement échoué.

C’est la conséquence de cette approche qui est à l’origine de la tragédie qui se déroule actuellement. Je suis sûr que les dirigeants des puissances occidentales se frottent tranquillement les mains de joie : en effet, le rêve séculaire de l’Occident de monter les peuples slaves les uns contre les autres, de monter les Russes contre les Ukrainiens, est devenu réalité.

Les sentiments des populations qui, aujourd’hui, assistent avec horreur aux hostilités et réclament la paix sont compréhensibles. Aucun homme sain d’esprit ne souhaiterait la guerre contre son propre pays et son propre peuple. En même temps, les attitudes pacifistes découvertes soudainement par beaucoup doivent aussi être sérieusement examinées, et ici encore le camarade Lénine nous vient en aide : « Une forme de tromperie de la classe ouvrière est le pacifisme et la prédication abstraite de la paix. Sous le capitalisme, et surtout dans sa phase impérialiste, les guerres sont inévitables. D’autre part, les communistes ne peuvent nier la valeur positive des guerres révolutionnaires, c’est-à-dire non pas des guerres impérialistes, mais des guerres qui sont menées, <…> pour le renversement de l’oppression nationale <…> ou qui sont possibles pour protéger les acquis du prolétariat victorieux dans la lutte contre la bourgeoisie.

La propagande pour la paix de nos jours, non accompagnée d’un appel à l’action révolutionnaire des masses, ne peut que semer des illusions, corrompre le prolétariat en lui inspirant confiance dans l’humanité de la bourgeoisie et en faire un jouet entre les mains de la diplomatie secrète des pays belligérants. En particulier, l’idée qu’une paix dite démocratique sans <…> révolutions [2] est possible est profondément erronée. »

Ainsi, la véritable lutte pour la paix n’est possible que conjointement avec la lutte pour la révolution, pour une transformation radicale de la vie sociale, pour le rejet du système du capitalisme, pour la création d’un système socio-économique fondamentalement différent, pour la construction d’une société de justice sociale.

L’année dernière, l’auteur a eu l’occasion de tenir 146 réunions avec les électeurs. Les conversations avec les gens ont clairement montré que, naïvement, succombant à la propagande ou espérant sincèrement la stabilité, de nombreux citoyens étaient prêts à voter pour les autorités actuelles sur le principe “Pourvu seulement il n’y ait pas de guerre !” Aujourd’hui, ils ont l’impression d’avoir reçu une douche d’eau froide, ce qui montre que tous les espoirs de stabilité et de bien-être civique plus ou moins décent se sont effondrés. Les conséquences économiques du nouveau train de sanctions et d’au moins certaines des recettes avec lesquelles le gouvernement et la Banque centrale prévoient de “sauver” l’économie – feront mal aux poches déjà minces du travailleur moyen, de l’étudiant, du retraité, de la jeune mère, etc. Bientôt, les militaires, qui aujourd’hui accomplissent courageusement des tâches de combat compliquées dans des conditions particulières, le ressentiront également. Nous voulons croire que ce sera la voie du réveil définitif de la conscience de soi de notre peuple, de l’éveil dans les masses d’un désir plus résolu de lutter pour leurs droits et intérêts sociaux et économiques.

Les communistes ont à plusieurs reprises mis en garde l’élite dirigeante contre l’inadmissibilité d’une gestion frivole des fonds de réserve, contre la nécessité non seulement d’épargner, mais aussi de dépenser ces fonds pour le développement de l’industrie et du potentiel humain du pays. Mais nous n’avons pas été écoutés. Maintenant, les recettes libérales du FMI, selon lesquelles les dirigeants de la Russie conservaient la plupart des réserves d’or et de devises étrangères en Occident, se sont transformées en un blocage de la plupart des économies de plusieurs milliards de dollars – l’argent de notre peuple. Et ce n’est qu’un exemple : très bientôt, une augmentation du taux d’escompte par la Banque centrale entraînera un effondrement du marché des prêts, suivi d’un “effondrement” du secteur de la construction et de bien d’autres. On ne peut que déplorer l’état déplorable de la flotte aérienne russe, qui est composée aux neuf dixièmes de matériel étranger et qui se retrouvera désormais sans pièces de rechange. L’état général de l’économie devrait se détériorer considérablement, l’inflation et le chômage augmentant encore plus fortement.

Il est probable que, comme il y a un peu plus de 100 ans, les difficultés de la guerre et ses conséquences, qui seront supportées par le peuple, obligeront beaucoup de gens à revenir à la raison et à se rendre compte que le capitalisme en Russie est complètement et totalement en faillite. Sans le socialisme et sans l’unité des peuples de Russie, de Biélorussie et d’Ukraine, nos chances de survie historique sont extrêmement faibles. La situation est donc claire : la bataille politique pour la Russie et l’Ukraine ne fait que commencer. Les peuples ont besoin d’une paix stable et juste : une paix qui n’est possible que si nous nous débarrassons du capitalisme avec ses conflits et ses contradictions sans fin ; une paix qui n’est possible que si nous abolissons les classes parasites et établissons une société d’égalité des chances ; une paix véritablement démocratique pour les travailleurs. La lutte pour le socialisme est la lutte pour la paix !

[1] V.I. Lénine, PSS, 5e édition. 313

[2] V.I. Lénine, PSS, 5e éd., vol. 26, pp. 165-166

Dans les extraits ci-dessus, de petits extraits et des corrections stylistiques minimes ont été réalisés pour faciliter la perception du lecteur. Le texte sans modifications est le suivant :

Une forme de tromperie de la classe ouvrière est le pacifisme et la prédication abstraite de la paix. Sous le capitalisme, et surtout dans sa phase impérialiste, les guerres sont inévitables. D’autre part, la S.D. ne peut nier la valeur positive des guerres révolutionnaires, c’est-à-dire non pas des guerres impérialistes, mais des guerres qui ont été menées, par exemple, de 1789 à 1871 pour renverser l’oppression nationale et créer des Etats nationaux capitalistes à partir d’Etats féodaux fractionnés, ou qui sont possibles pour sauvegarder les acquis du prolétariat qui a gagné la lutte contre la bourgeoisie.

La propagande pour la paix actuelle, non accompagnée d’un appel à l’action révolutionnaire des masses, ne peut que semer des illusions, corrompre le prolétariat en lui inspirant confiance dans l’humanité de la bourgeoisie et en faire un jouet entre les mains de la diplomatie secrète des pays belligérants. En particulier, l’idée qu’un monde dit démocratique est possible sans une série de révolutions est profondément erronée.


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Bastrykin chargé de vérifier les informations sur la création d'armes biologiques en Ukraine

Le président du comité d'enquête de la Russie Alexander Bastrykin a chargé de vérifier les informations sur la création d'armes biologiques sur le territoire de l'Ukraine. Cela a été rapporté par le service de presse du département
https://svpressa.ru/war21/news/327219/

Le président du comité d'enquête de la Russie Alexander Bastrykin a chargé de vérifier les informations sur la création d'armes biologiques sur le territoire de l'Ukraine. Cela a été rapporté par le service de presse du département.
"Président du comité d'enquête de la Russie A.I. Bastrykin a demandé à ses subordonnés de demander des informations, d'étudier les données vocales et, après confirmation des informations, le chef du département a exigé que les enquêteurs prennent la décision d'ouvrir une affaire pénale et d'identifier toutes les personnes impliquées dans le crime » , rapporte le rapport. dit.

________________


Comme indiqué précédemment , au cours d'une opération militaire spéciale en Ukraine, des faits ont été découverts concernant le nettoyage des traces d'un programme biologique militaire mis en œuvre dans le pays, financé par le département américain de la Défense.
Konashenkov a annoncé le nettoyage des traces du programme biologique militaire du département américain de la Défense en Ukraine
Au cours d'une opération militaire spéciale en Ukraine, des faits de nettoyage des traces du programme biologique militaire mis en œuvre dans le pays, financé par le département américain de la Défense, ont été découverts

Au cours d'une opération militaire spéciale en Ukraine, des faits de nettoyage des traces du programme biologique militaire mis en œuvre dans le pays, financé par le département américain de la Défense, ont été découverts. C'est ce qu'a déclaré le représentant officiel du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, le général de division Igor Konashenkov .

"Nous avons reçu des documents d'employés de biolaboratoires ukrainiens sur la destruction d'urgence d'agents pathogènes particulièrement dangereux de la peste, de l'anthrax, de la tularémie, du choléra et d'autres maladies mortelles le 24 février" , a déclaré Konashenkov.
Il a précisé que les documents sont actuellement analysés par des spécialistes russes des troupes de radioprotection, de protection chimique et biologique, et que les résultats de leur analyse seront présentés dans un proche avenir.
Selon le général, ces documents confirment que "dans les laboratoires biologiques ukrainiens, à proximité immédiate du territoire de la Russie, le développement de composants d'armes biologiques a été effectué".
"De toute évidence, avec le début d'une opération militaire spéciale, le Pentagone avait de sérieuses inquiétudes quant à la divulgation de la conduite d'expériences biologiques secrètes sur le territoire de l'Ukraine" , a-t-il souligné.


Edité le 07-03-2022 à 00:13:34 par Xuan




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L’Amérique vainc l’Allemagne pour la troisième fois en un siècle

PAR ADMIN · PUBLIÉ 3 MARS 2022 · MIS À JOUR 3 MARS 2022
https://www.entelekheia.fr/2022/03/03/lamerique-vainc-lallemagne-pour-la-troisieme-fois-en-un-siecle/

Un article un peu plus ardu que la normale, mais fondamental pour qui veut comprendre les forces à l’œuvre en Occident, et leur lien avec la crise en Ukraine. De fait, selon le professeur d’économie Michael Hudson, à travers leurs supplétifs ukrainiens, les USA livrent une guerre de conquête non seulement à la Russie, mais aussi à l’Europe Occidentale – leur supposée « alliée » – via la soumission de l’Allemagne à leurs intérêts. – Corinne Autey-Roussel

Michael Hudson développe son thème sur la façon dont le conflit en Ukraine est le résultat de forces bien plus importantes à l’œuvre, et pas nécessairement celles que vous croyez. Il affirme que ce qui est réellement en jeu, c’est d’empêcher les pays européens, en particulier l’Allemagne, de nouer des liens économiques plus étroits avec la Chine et la Russie.

Ici, Hudson décrit l’emprise des principaux intérêts américains sur la politique étrangère et la façon dont ils considèrent le conflit comme un moyen d’éviter une éventuelle perte de leur statut et de leur pouvoir.

Un petit ajout : Hudson lie l’influence politique démesurée de ses trois oligarchies de politique étrangère, l’industrie pétrolière et gazière, les marchands d’armes et les financiers, à Citizens United [Loi de 2010 qui accroît le pouvoir des Américains les plus fortunés sur la politique, voir lien en français, NdT]. S’il est vrai que cette décision a renforcé le rôle de l’argent en politique, les intérêts des entreprises déterminent depuis longtemps les résultats des élections, comme le montre l’ouvrage classique de Tom Ferguson, The Golden Rule. Par exemple, Roosevelt avait le soutien des entreprises progressistes de l’époque, à savoir les grands groupes internationaux. – Yves Smith, animateur du site Naked Capitalism

Par Michael Hudson
Paru sur Naked Capitalism sous le titre America Defeats Germany for the Third Time in a Century: The MIC, BARE and OGAM Conquer NATO

Mon ancien patron, Herman Kahn, avec qui j’ai travaillé à l’Hudson Institute dans les années 1970, avait un discours type qu’il prononçait lors des réunions publiques. Il disait qu’au lycée, à Los Angeles, ses professeurs disaient la même chose que la plupart des libéraux des années 40 et 50 : « Les guerres n’ont jamais rien résolu. » C’était comme si elles ne changeaient jamais rien – et ne devaient donc pas être menées.

Herman n’était pas d’accord et dressait des listes de toutes sortes de choses que les guerres avaient résolues dans l’histoire du monde, ou du moins changées. Il avait raison, et c’est bien sûr l’objectif des deux parties dans la confrontation actuelle en Ukraine, qui s’inscrit dans la nouvelle Guerre froide.

La question à se poser est de savoir ce que la nouvelle Guerre froide d’aujourd’hui tente de changer ou de « résoudre ». Pour répondre à cette question, il est utile de se demander qui a commencé les hostilités. Il y a toujours deux parties – l’attaquant et l’attaqué. L’attaquant vise certaines conséquences, tandis que l’attaqué recherche des conséquences involontaires. Dans le cas présent, les deux parties ont leur duel de conséquences prévues et d’intérêts particuliers.

La force militaire la plus active des deux bords, depuis 1991, est celle des États-Unis. Par leur rejet du désarmement mutuel des pays du Pacte de Varsovie et de l’OTAN, il n’y a pas eu de « dividendes de la paix » pour les USA. Au contraire, la politique américaine de l’administration Clinton visant à mener une nouvelle expansion de l’OTAN a rapporté des dividendes pendant 30 ans, sous la forme d’un déplacement de la politique étrangère de l’Europe occidentale et d’autres alliés américains hors de leur sphère politique intérieure, vers leur propre sphère de « sécurité nationale » (terme désignant des intérêts rentiers spéciaux qui ne doivent pas être nommés).

L’OTAN est devenue l’organe d’élaboration de la politique étrangère de l’Europe, au point même de dominer les intérêts économiques nationaux.

La récente provocation envers la Russie à travers des violences ethniques anti-russes menées par le régime néo-nazi ukrainien de l’après-2014 visaient à pousser à une confrontation. Elle répondait à la crainte des intérêts américains de perdre leur emprise économique et politique sur leurs alliés de l’OTAN et d’autres satellites de la zone dollar, car ces pays ont vu leurs principales opportunités de gain dans l’augmentation du commerce et des investissements avec la Chine et la Russie.

Pour comprendre quels sont les objectifs des États-Unis qui sont menacés, il est nécessaire de comprendre la politique américaine et le « Blob », c’est-à-dire la planification centrale du gouvernement, qui ne peut pas être expliquée par la simple observation de rouages politiques publics apparemment démocratiques. Il ne s’agit donc pas ici de la politique affichée des membres du Congrès et du Sénat des États-Unis, qui représentent censément leurs circonscriptions électorales ou leurs États. [1]

Les trois oligarchies aux commandes de la politique étrangère américaine
Il est plus réaliste d’analyser la politique économique et étrangère des États-Unis en termes de complexe militaro-industriel, de complexe pétrolier et gazier (et minier) et de complexe bancaire et immobilier qu’en termes de politique droite-gauche de type Républicains et/ou Démocrates. Les principaux sénateurs et représentants du Congrès ne représentent pas tant leurs États et districts que les intérêts industriels de leurs principaux contributeurs financiers aux campagnes politiques. Un diagramme de Venn montrerait que dans le monde post-Citizens United d’aujourd’hui, les politiciens américains représentent les contributeurs de leur campagne, et non les électeurs. Et ces contributeurs se répartissent essentiellement en trois blocs principaux.

Trois grands groupes oligarchiques ont acheté le contrôle du Sénat et du Congrès et placé leurs propres politiciens au Département d’État et au Département de la Défense.

1 – L’industrie de l’armement
Le premier est le complexe militaro-industriel (CMI) – des entreprises telles que Raytheon, Boeing et d’autres fabricants d’armes ont largement disséminé leurs usines et leurs emplois dans presque tous les États, et surtout dans les districts du Congrès où sont élus les responsables des commissions les plus importantes du Congrès.

Leur base économique est la rente de monopole, obtenue avant tout par des ventes d’armes à l’OTAN, aux exportateurs de pétrole du Proche-Orient et aux autres pays dont la balance des paiements est excédentaire. Les actions de ces entreprises ont grimpé en flèche dès l’annonce de l’attaque russe, entraînant une envolée boursière de deux jours. Les sénateurs et les représentants au Congrès de Californie et de Washington ont traditionnellement représenté le CMI, ainsi que le Sud des USA, solidement pro-militaire. L’escalade militaire de la semaine dernière promet une augmentation des ventes d’armes à l’OTAN et à d’autres alliés des États-Unis. L’Allemagne a rapidement accepté de porter ses dépenses d’armement à 2 % du PIB.

2- Le gaz, le pétrole et le secteur minier
Le deuxième grand bloc oligarchique est le secteur rentier pétrolier et gazier, rejoint par le secteur minier (acronyme anglais OGAM) qui profite des avantages fiscaux spéciaux accordés par l’Amérique aux entreprises qui vident les ressources naturelles du sol et les rejettent dans l’atmosphère. Comme la banque et l’immobilier, l’objectif de ce secteur OGAM est de maximiser le prix de son énergie et de ses matières premières afin de maximiser sa rente de ressources naturelles. Monopoliser le marché pétrolier de la zone dollar et l’isoler du pétrole et du gaz russe est une priorité majeure des États-Unis depuis plus d’un an, alors que le gazoduc Nord Stream 2 menaçait de relier les économies d’Europe occidentale et de Russie.

Si les exploitations pétrolières, gazières et minières ne sont pas situées dans toutes les circonscriptions électorales, leurs investisseurs le sont. Les sénateurs du Texas, ainsi que des États occidentaux producteurs de pétrole et d’extraction minière sont les principaux lobbyistes, et le Département d’État est fortement influencé par le secteur pétrolier, qui fournit un cadre de sécurité nationale pour ses allégements fiscaux spéciaux. L’objectif politique secondaire est d’ignorer et de rejeter les initiatives environnementales visant à remplacer le pétrole, le gaz et le charbon par des sources d’énergie alternatives. L’administration Biden a donc soutenu l’expansion du forage en mer, l’oléoduc canadien vers la source de pétrole la plus sale du monde, les sables bitumineux de l’Athabasca, et a célébré le renouveau du fracking aux États-Unis.

L’extension de la politique étrangère vise à empêcher les pays étrangers qui ne laissent pas le contrôle de leur pétrole, de leur gaz et de leur exploitation minière aux entreprises américaines OGAM de concurrencer les fournisseurs américains sur les marchés mondiaux. L’isolement de la Russie (et de l’Iran) des marchés occidentaux réduira l’offre de pétrole et de gaz, poussant les prix et les bénéfices des entreprises américaines à la hausse en conséquence.

3- Les banques, les assurances et l’immobilier
Le troisième grand groupe oligarchique est le secteur symbiotique de la finance, de l’assurance et de l’immobilier (FIRE), qui est le pendant de l’ancienne aristocratie terrienne post-féodale européenne vivant de la rente foncière. La plupart des logements dans le monde d’aujourd’hui étant devenus des logements occupés par leur propriétaire (avec des taux de propriété absentéiste en forte hausse depuis 2008 et la vague d’expulsions d’Obama, bien sûr), la rente foncière est payée en grande partie au secteur bancaire. Environ 80 % des prêts bancaires américains et britanniques sont accordés au secteur immobilier, ce qui gonfle les prix des terrains pour créer des plus-values – qui sont effectivement exonérées d’impôts pour les propriétaires absents.

Ce bloc bancaire et immobilier centré sur Wall Street a une assise encore plus large, district par district, que le CMI. Son sénateur de New York issu de Wall Street, Chuck Schumer, est à la tête du Sénat, où il est soutenu depuis longtemps par l’ancien sénateur du Delaware issu de l’industrie des cartes de crédit, Joe Biden, et par les sénateurs du Connecticut issus du secteur des assurances centré dans cet État.

Sur le plan national, l’objectif de ce secteur est de maximiser sa rente foncière et ses gains « en capital » résultant de la hausse de la rente foncière. Sur le plan international, l’objectif du secteur FIRE est de privatiser les économies étrangères, surtout pour remettre le privilège de la création de crédit entre les mains des États-Unis, afin de transformer les infrastructures gouvernementales et les services publics en monopoles, de façon à fournir des services de base aux prix maximum (soins de santé, éducation, transports, communications et technologies de l’information) plutôt qu’à des prix plafonnés ou subventionnés.

Wall Street a toujours été étroitement liée à l’industrie pétrolière et gazière, depuis l’époque de la Standard Oil. Ce sont les trois secteurs rentiers qui dominent le capitalisme financier post-industriel d’aujourd’hui. Leurs fortunes mutuelles ont grimpé en flèche avec la hausse des actions du CMI et d’OGAM. Et les mesures visant à exclure la Russie du système financier occidental (et en partie maintenant de SWIFT), couplées aux effets néfastes de la privation d’énergie russe pour les économies européennes, promettent de stimuler l’afflux de titres financiers dollarisés.

Il est plus utile d’analyser la politique économique et étrangère des États-Unis en termes de complexe militaro-industriel, de complexe pétrolier et gazier (et minier) et de complexe bancaire et immobilier qu’en termes de politique politicienne de type droite-gauche, Républicains-Démocrates. Les principaux sénateurs et représentants du Congrès ne représentent pas leurs États et districts, mais les intérêts industriels de leurs principaux contributeurs aux campagnes politiques. C’est pourquoi ni l’industrie manufacturière, ni l’agriculture ne jouent un rôle dominant dans la politique étrangère des États-Unis. La convergence des objectifs politiques des trois groupes rentiers américains écrase celle du travail, et même du capital industriel. [2] Cette convergence est la caractéristique principale du capitalisme financier post-industriel d’aujourd’hui. Il s’agit essentiellement d’un retour à la rente économique, qui est indépendante de la politique du travail et du capital.

La dynamique qu’il convient de retracer aujourd’hui est la raison pour laquelle ce blob oligarchique a trouvé son intérêt à pousser la Russie à adopter ce que Poutine considérait manifestement comme une obligation de résistance aux attaques de plus en plus violentes contre les provinces russophones de l’est de l’Ukraine, Lugansk et Donetsk.

Effets attendus de la nouvelle Guerre froide pour le « Blob » rentier
Comme l’a expliqué le président Biden, l’escalade militaire actuelle (« taquiner l’ours » ne concerne pas réellement l’Ukraine. Biden a promis dès le départ qu’aucune troupe américaine ne serait impliquée. Mais il exige depuis plus d’un an que l’Allemagne empêche le gazoduc Nord Stream 2 d’approvisionner son industrie et ses logements en gaz à bas prix et se tourne vers les fournisseurs américains, dont les prix sont beaucoup plus élevés.

Les responsables américains ont d’abord tenté d’empêcher l’achèvement de la construction du gazoduc. Les entreprises qui ont aidé à sa construction ont été sanctionnées, et c’est finalement la Russie elle-même qui a achevé la construction du gazoduc. Les pressions américaines se sont ensuite tournées vers les politiciens allemands, traditionnellement dociles, en affirmant que l’Allemagne et le reste de l’Europe étaient confrontés à une menace de sécurité nationale, à savoir la possibilité d’un arrêt de la vente de gaz par la Russie, vraisemblablement pour obtenir des concessions politiques ou économiques. Quelles concessions pourrait-elle vouloir, cela n’a jamais été formulé par le Blob, qui est resté dans le flou sur le sujet.

L’Allemagne a ensuite refusé d’autoriser la mise en service officielle de Nord Stream 2, et un objectif majeur de la nouvelle Guerre froide d’aujourd’hui, pour les USA, est d’annexer le marché des expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe. Déjà sous l’administration de Donald Trump, Angela Merkel avait été sommée de promettre de dépenser 1 milliard de dollars dans la construction de nouveaux terminaux portuaires, pour que les navires-citernes américains puissent décharger du GNL en Allemagne. La victoire électorale des démocrates en novembre 2020, suivie du retrait de Mme Merkel de la scène politique allemande, a conduit à l’annulation de cet investissement portuaire, laissant l’Allemagne vraiment sans réelle alternative à l’importation de gaz russe pour chauffer ses maisons, alimenter ses services publics d’électricité, et fournir la matière première pour son industrie des engrais et donc le maintien de sa productivité agricole. [3]

Ainsi, l’objectif stratégique américain le plus pressant de la confrontation de l’OTAN avec la Russie est donc de faire flamber les prix du pétrole et du gaz. En plus de créer des profits et des gains boursiers pour les entreprises américaines, la hausse des prix de l’énergie freinera l’économie allemande [qui cédera ainsi du terrain à ses concurrents américains, NdT].

La hausse des prix de l’essence, du chauffage et d’autres sources d’énergie nuira également aux consommateurs américains et laissera moins d’argent dans les budgets familiaux pour les dépenses en biens et services nationaux. Cela pourrait mettre à mal les propriétaires et les investisseurs marginalisés, entraînant une augmentation de la propriété absentéiste de logements et de biens commerciaux aux États-Unis, ainsi que le rachat de biens immobiliers de propriétaires mis en difficulté par la flambée des coûts du chauffage et de l’énergie, aussi bien aux USA que dans d’autres pays. Mais il s’agit là de dommages collatéraux de l’explosion post-industrielle.

Les prix des denrées alimentaires vont également augmenter, en particulier ceux du blé (La Russie et l’Ukraine représentent 25 % des exportations mondiales de blé). Cette hausse mettra sous pression de nombreux pays du Proche-Orient et du Sud émergent à un déficit alimentaire, mettant à mal leur balance des paiements et les menaçant d’un défaut de paiement de leur dette extérieure.

Les exportations de matières premières russes pourraient être bloquées par les sanctions monétaires et SWIFT. Cela risque de provoquer des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement en matériaux clés, notamment le cobalt, le palladium, le nickel et l’aluminium (fabriqué en grande partie à partir d’électricité). Si la Chine décide de se considérer comme la prochaine nation menacée et rejoint la Russie dans une protestation commune contre la guerre commerciale et financière des États-Unis, les économies occidentales vont subir un sérieux choc.

Le rêve à long terme des nouveaux combattants américains de la Guerre froide est de briser la Russie, ou du moins de restaurer sa kleptocratie managériale qui cherchait à s’engraisser sur les privatisations sur les marchés boursiers occidentaux. L’OGAM rêve toujours d’acquérir le contrôle majoritaire de Yukos et de Gazprom.

Wall Street aimerait recréer un boom boursier russe.

La Russie a l’intention de profiter des conséquences involontaires des menées de l’Amérique
Que veut la Russie ? Dans l’immédiat, supprimer le noyau néo-nazi anti-russe que le massacre et le coup d’État du Maïdan ont mis en place en 2014. L’Ukraine doit être neutralisée, ce qui pour Poutine signifie qu’elle doit redevenir fondamentalement pro-russe, dominée par Donetsk, Lougansk et la Crimée. L’objectif est d’empêcher l’Ukraine de redevenir une base pour des menées anti-russes comme celles, passées, de la Tchétchénie et de la Géorgie.

L’objectif à plus long terme de Poutine est de soustraire l’Europe à la domination de l’OTAN et des États-Unis et, ce faisant, de créer un nouvel ordre mondial multipolaire. L’objectif est de dissoudre complètement l’OTAN, puis de promouvoir les vastes politiques de désarmement et de dénucléarisation que la Russie préconise. Non seulement cela réduira les achats étrangers d’armes américaines, mais à l’avenir, cela pourrait conduire à des sanctions contre l’aventurisme militaire américain.

Maintenant qu’il est évident que (1) l’objectif de l’OTAN est l’agression et non la défense, et (2) qu’il n’y a plus de territoire à conquérir à partir des restes de l’ancienne Union soviétique, qu’est-ce que l’Europe gagne à en rester membre ? Il est évident (malgré les nombreuses affirmations contraires) que la Russie n’a aucun désir ou intérêt à envahir l’Europe. Elle n’a rien à gagner – comme elle n’avait rien à gagner en combattant l’Ukraine, sauf faire reculer les attaques soutenues par l’OTAN contre le Donbass (la Novorossiya).

Les dirigeants patriotes européens (la gauche est largement pro-américaine) demanderont-ils pourquoi leurs pays devraient payer pour des armes américaines qui ne font que les mettre en danger, payer plus cher le GNL et l’énergie américains, payer plus cher les céréales et les matières premières produites en Russie, tout en perdant la possibilité de réaliser des ventes à l’exportation et des profits sur des investissements pacifiques en Russie – et perdre peut-être aussi la Chine ?

La confiscation par les États-Unis des réserves monétaires russes, après celle des réserves afghanes (et la saisie par l’Angleterre des stocks d’or détenus par le Venezuela), menace l’adhésion de tous les pays à l’étalon dollar, et donc le rôle du dollar comme véhicule de l’épargne en devises étrangères des banques centrales du monde, qui détiennent mutuellement leurs devises.

À plus long terme, il est probable que la Russie se joindra à la Chine pour former une alternative au FMI et à la Banque mondiale, dominés par les États-Unis. L’annonce par Poutine de sa volonté d’arrêter les nazis ukrainiens pour organiser un procès pour crimes de guerre semble impliquer une alternative au tribunal de La Haye. Seul un nouveau tribunal international pourrait juger les criminels de guerre, depuis les chefs néonazis ukrainiens jusqu’aux fonctionnaires américains responsables de crimes contre l’humanité tels que définis par les lois de Nuremberg.

Le Blob américain a-t-il bien réfléchi aux conséquences des provocations de l’OTAN ?
C’est presque de l’humour noir que de regarder les tentatives des États-Unis de convaincre la Chine de les rejoindre pour dénoncer les actions de la Russie en Ukraine. La pire conséquence involontaire de la politique étrangère américaine a été de rapprocher la Russie et la Chine, ainsi que l’Iran, l’Asie centrale et les pays de l’initiative « Belt and Road ».

La Russie rêvait de créer un nouvel ordre mondial, mais c’est l’aventurisme américain qui a conduit le monde vers un ordre entièrement nouveau – un ordre qui semble dominé par la Chine comme gagnant par défaut, maintenant que l’économie européenne est essentiellement déchirée et que l’Amérique se retrouve avec ce qu’elle a arraché à la Russie et à l’Afghanistan, mais sans la capacité d’obtenir de nouveaux soutiens à l’avenir.

Et tout ce que j’ai écrit ci-dessus est peut-être déjà obsolète, puisque la Russie et les États-Unis sont passés en alerte atomique.

Étant donnée cette menace, je suis ramené à mes discussions avec Herman Kahn [4] il y a 50 ans. Il était devenu assez impopulaire pour avoir écrit Thinking about the Unthinkable (Penser l’impensable), c’est-à-dire la guerre atomique. Comme dans sa parodie du film Dr. Folamour, il a effectivement dit qu’il y aurait des survivants. Mais il ajoutait que, pour lui-même, il espérait se trouver juste sous la bombe atomique, car ce n’était pas un monde dans lequel il voulait survivre.

Michael Hudson est professeur d’économie à l’Université du Missouri, Kansas City, et chercheur associé au Levy Economics Institute du Bard College. Il est spécialisé dans les problématiques de dette. Son dernier livre : « … and forgive them their debts”: Lending, Foreclosure and Redemption from Bronze Age Finance to the Jubilee Year

Traduction Corinne Autey-Roussel
Photo Free Photos / Pixabay

Notes de la traduction :

[1] Nous avons la même chose en France via les Compradores au pouvoir aujourd’hui : ils représentent beaucoup plus des intérêts particuliers, notamment américains, que leurs électeurs. Et nos milliardaires interviennent tous les jours dans la politique française, en particulier par la voie des médias grand public qu’ils détiennent, et qui bien sûr, soutiennent leurs intérêts et leurs candidats préférés aux élections. Vous ne voyez tout simplement presque pas, voire pas du tout les candidats dont ils ne veulent pas.
2] C’est peut-être la raison pour laquelle le secteur industriel allemand, souvent décrit comme « très puissant » dans nos médias, s’efface aujourd’hui devant les intérêts américains. Il n’a plus la haute main sur l’économie du pays.

[3] Depuis cet article publié le 28 février, Scholz a relancé la construction de ces deux terminaux gaziers.
[4] Fiche Wikipedia d’Herman Kahn, en français.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Kahn

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Situation en Ukraine - Wang Yi : la Chine est prête à utiliser ses bons offices en cas de besoin.


Écrit par Xu Yi'an sur dnews
2022-03-07 15:34:00
Dernière mise à jour : 2022-03-07 16:35


Réagissant à la situation en Ukraine, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré le 7 mars que la Chine était prête à exercer les bons offices nécessaires en cas de besoin.
Wang a déclaré que la Chine estime que pour résoudre la crise actuelle, elle doit adhérer aux buts et principes de la Charte des Nations unies et respecter et sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays ; elle doit adhérer au principe de l'indivisibilité de la sécurité et prendre en compte les préoccupations raisonnables des parties en matière de sécurité ; elle doit adhérer au dialogue et à la négociation pour résoudre les différends par des moyens pacifiques ; et elle doit se concentrer sur la stabilité à long terme de la région et construire un mécanisme de sécurité européen équilibré, efficace et durable.

Il a déclaré que la communauté internationale devait continuer à concentrer ses efforts sur les deux questions majeures que sont la persuasion de la paix et la promotion des pourparlers et la prévention d'une crise humanitaire de grande ampleur. M. Wang a déclaré que la Chine avait fait un certain travail de persuasion et de promotion des pourparlers de paix et qu'elle était en communication étroite avec toutes les parties. Au deuxième jour du conflit, lorsque le président Xi Jinping s'est entretenu avec le président Poutine, il a proposé de voir la Russie et l'Ukraine engager des pourparlers de paix dès que possible. Le président Poutine a également donné une réponse positive.

Il a déclaré que la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu deux cycles de négociations et qu'il espérait que le troisième cycle qui s'ouvrirait permettrait de réaliser de nouveaux progrès. La Chine estime que plus la situation est tendue, plus les pourparlers de paix sont reportés ; plus les différences sont grandes, plus il est nécessaire de s'asseoir et de négocier. La Chine est prête à continuer à jouer un rôle constructif pour persuader la paix et promouvoir les pourparlers, et elle est également prête à travailler avec la communauté internationale pour fournir les bons offices nécessaires en cas de besoin.

Wang Yi a déclaré que les relations sino-russes ont des valeurs indépendantes et autonomes et qu'elles sont construites sur la base du non-alignement, de la non-confrontation et de la non-prise pour cible de tiers, sans oublier qu'elles sont exemptes d'ingérence et de provocation de la part de tiers. Il s'agit à la fois d'un résumé de l'expérience historique et d'une innovation dans les relations internationales. Le développement des relations sino-russes a une logique historique claire et une forte dynamique endogène, l'amitié entre les deux peuples est solide comme le roc et les perspectives de coopération entre les deux parties sont vastes. Quelles que soient les tempêtes internationales, la Chine et la Russie maintiendront leur détermination stratégique et continueront à faire progresser le partenariat stratégique global de coopération dans cette nouvelle ère.

Il a déclaré que la mondialisation économique est une tendance de l'époque, qui ne dépend pas de la volonté humaine et ne peut être coupée par la compétition géopolitique. Nous devons nous opposer à toutes les formes de protectionnisme et d'isolationnisme, défendre fermement un système commercial multilatéral libre, équitable et non discriminatoire, abattre les hauts murs des petits chantiers et construire ensemble un marché ouvert.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)


Edité le 07-03-2022 à 18:01:47 par Xuan




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   Posté le 07-03-2022 à 19:02:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le troisième cycle de négociations entre la Russie et l'Ukraine s'est tenu le 7 et la partie ukrainienne a déclaré qu'elle n'était plus engagée à postuler à l'adhésion à l'OTAN.


Écrit par : Wang Feng
2022-03-07 07:38:02
Date de la dernière mise à jour :2022-03-07 07:38


Les dernières nouvelles sur la situation en Ukraine : Le troisième cycle de négociations entre la Russie et l'Ukraine s'est tenue le 7 mars. Le représentant de l'Ukraine a déclaré que l'Ukraine ne s'engagera plus à soumettre une demande d'adhésion à l'OTAN, mais discutera d'un "non -Modèle OTAN".
Selon un rapport de l'agence de presse satellite russe du 6 mars, David Arakhamia, membre de la délégation ukrainienne pour les pourparlers de paix et chef du groupe parlementaire du parti Verkhovna Rada "Serviteur du peuple", a déclaré que le troisième tour de la paix russo-ukrainienne les pourparlers auront lieu le lundi (7 mars).
Auparavant, le premier cycle de négociations entre la Russie et l'Ukraine avait eu lieu le 28 février. Le deuxième cycle de négociations a eu lieu le 3 mars. Les deux séries de pourparlers de paix ont eu lieu en Biélorussie.

Lors des deux premiers cycles de négociations, la Russie et l'Ukraine sont parvenues à un consensus sur la sauvegarde conjointe des couloirs humanitaires pour évacuer les civils et transporter de la nourriture et des médicaments.
"Le troisième tour des pourparlers de paix ukraino-russes aura lieu lundi prochain" , a déclaré Alhamia.

Selon Fox News (Fox News), le négociateur ukrainien Alahamia a déclaré dans la soirée du 6 mars que l'Ukraine n'était pas disposée à faire des compromis sur l'intégrité territoriale dans les pourparlers de paix avec la Russie, mais qu'elle n'était pas disposée à discuter du futur modèle, qu'il n'était pas relié à l'OTAN, que ce n'était pas essentiel et qu'elle était ouverte d'esprit.

"La réponse que nous avons reçue des pays de l'OTAN était qu'ils n'étaient même pas prêts à parler de l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, pas avant les cinq ou dix prochaines années" , a déclaré Allahamia.
Il a déclaré que l'Ukraine ne s'engagerait plus à soumettre une demande d'adhésion à l'OTAN, mais discuterait d'un "modèle non-OTAN" . Sur cette question, il n'y a pas que la Russie avec laquelle l'Ukraine doit dialoguer.

"Nous allons discuter de certains modèles" non-OTAN ". Par exemple, il peut y avoir différents pays qui peuvent fournir des assurances directes, comme les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni et peut-être l'Allemagne et la France" , a déclaré Alahamia. … discuter de ces questions dans le cadre des discussions, et pas seulement de manière bilatérale avec la Russie et d'autres partenaires.

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   Posté le 08-03-2022 à 15:27:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

GT enquête : des preuves suggèrent que les États-Unis pourraient avoir soutenu le bataillon néo-nazi Azov

ParHuang Lanlanet Cui Fandi

Publié: 07 mars 2022 19:50
https://www.globaltimes.cn/page/202203/1254217.shtml
Le détachement d'opérations spéciales d'Azov, également connu sous le nom de bataillon Azov, un régiment militaire néonazi tristement célèbre basé en Ukraine et fondé par des suprémacistes blancs, a attiré l'attention du monde entier après que ses membres ont été vus impliqués dans la crise en cours entre l'Ukraine et la Russie. Auparavant, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré que l'opération militaire russe en Ukraine visait à « démilitariser » et à « dénazifier » l'Ukraine.
La semaine dernière, le bataillon Azov a suscité l'indignation pour une vidéo insultante et raciste partagée par la Garde nationale ukrainienne (NGU) sur Twitter, qui semblait montrer des membres d'Azov en train de graisser des balles avec de la graisse de porc. "Les combattants Azov de la Garde nationale ont graissé les balles avec du saindoux contre les orcs de Kadyrov", a déclaré le compte NGU. NGU a ensuite supprimé la vidéo offensante de son compte suite aux critiques de nombreux utilisateurs de Twitter.
Le bataillon Azov serait une unité de la NGU, soutenue par le ministère ukrainien de l'Intérieur. Malgré son arrière-plan officiel possible en Ukraine, le bataillon Azov est connu en Occident pour sa position néo-nazie extrême et pour son implication présumée dans un certain nombre d'attentats terroristes et d'incidents d'incitation séparatiste dans divers pays et régions, y compris les émeutes de 2019 dans la Région administrative spéciale de Hong Kong en Chine.

Ironiquement, bien qu'il soit largement considéré comme une menace pour la sécurité mondiale et un ennemi de la civilisation humaine, le bataillon Azov s'est avéré avoir des liens non seulement avec les autorités ukrainiennes mais aussi avec les États-Unis. Après avoir examiné les informations publiques du gouvernement américain et certains rapports d'enquête de journalistes occidentaux, le Global Times a découvert que des politiciens, des militaires et des officiers du renseignement américains étaient très susceptibles d'avoir coopéré avec le bataillon Azov, afin de favoriser les forces extrémistes dans l'Est. L'Europe contre la Russie.

Est-ce que les États-Unis sont derrière?

Depuis la création du bataillon Azov en 2014, de nombreux médias américains ont révélé ses liens potentiels avec les autorités américaines.
Selon un article de Yahoo News de janvier 2022, la Central Intelligence Agency (CIA) forme secrètement des forces pour l'Ukraine depuis 2015. La CIA supervise un programme secret de formation intensive aux États-Unis "pour les forces d'opérations spéciales d'élite ukrainiennes et d'autres personnnes des services de renseignement". L'article citait "cinq anciens responsables du renseignement et de la sécurité nationale familiers de l'initiative".
Le programme de plusieurs semaines comprend une formation sur les armes à feu, les techniques de camouflage, la navigation terrestre, des tactiques telles que "couvrir et se déplacer", le renseignement et d'autres domaines, ont déclaré les anciens responsables. En plus de ce qui précède, la CIA a également commencé à "se rendre sur le front dans l'est de l'Ukraine pour conseiller ses homologues là-bas d'ici 2015", a rapporté Yahoo.
Toujours en 2015, le Congrès américain a supprimé l'interdiction de financer des groupes néonazis comme le bataillon Azov dans son projet de loi sur les dépenses de fin d'année, selon un article du magazine The Nation en janvier 2016. En juillet 2015, deux membres du Congrès ont rédigé un amendement au Projet de loi sur les crédits de défense de la Chambre qui limitait "les armes, l'entraînement et d'autres formes d'assistance à la milice ukrainienne néonazie, le bataillon Azov", mais l'amendement a été supprimé en novembre suite aux "pressions du Pentagone", a déclaré un initié à The Nation.
"Compte tenu du fait que l'armée américaine a formé les forces armées ukrainiennes et les troupes de la garde nationale, … Le Congrès et l'administration ont ouvert la voie à ce que le financement américain se retrouve entre les mains des éléments les plus nocifs circulant en Ukraine aujourd'hui", a commenté l'auteur de l'article, James Carden, suggérant que l'armée américaine s'était également engagée dans la formation de NGU, qui pourrait inclure des membres du bataillon Azov.
Sans surprise, des observateurs auraient vu des armes américaines en Ukraine « filer directement ches les extrémistes d'Azov ». En décembre 2017, Richard Vandiver du fabricant d'armes américain AirTronic a déclaré à VOA que ses ventes d'armes létales à l'Ukraine étaient menées en "très étroite coordination" avec l'ambassade des États-Unis, le département d'État américain, le Pentagone et le gouvernement ukrainien. Quelques semaines plus tard, le Digital Forensic Research Lab de l'Atlantic Council a confirmé dans un rapport de janvier 2018 que le bataillon Azov était le destinataire du transfert.
Il doit y avoir des liens entre le bataillon Azov et les États-Unis, en particulier les agences de renseignement américaines, a déclaré Li Wei, expert en sécurité nationale à l'Institut chinois des relations internationales contemporaines.
« Soutenir les néo-nazis ukrainiens sert les propres intérêts des États-Unis », a déclaré Li au Global Times. "En provoquant des conflits entre l'Ukraine et la Russie, les États-Unis ont affaibli la Russie et poussé davantage l'Ukraine vers l'OTAN ; ils ont également amélioré leurs relations avec l'Europe, qui est devenue plus stratégiquement dépendante des États-Unis. Les États-Unis sont vraiment le plus grand bénéficiaire de la Russie- Tensions ukrainiennes."


Fin 2021, les États-Unis étaient l'un des deux seuls pays à opposer son veto au projet de résolution des Nations Unies (ONU) « luttant contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme ». L'autre était l'Ukraine. "Les deux pays ont systématiquement voté contre cette résolution chaque année depuis 2014", écrivait un article du magazine américain Jacobin en janvier 2022.
Avec leur état d'esprit de guerre froide, les États-Unis, très complices avec les forces néo-nazies là-bas, ont attisé les flammes anti-russes en Europe de l'Est, ont critiqué les spécialistes des relations internationales.
"Nous avons vu les États-Unis soutenir ou aider des groupes terroristes comme Al-Qaïda et l'État islamique (ISIS)", a déclaré Li. "Les États-Unis se moquent du monde pour leurs propres intérêts géopolitiques."

En décembre 2019, des néonazis ukrainiens, dont des membres du bataillon Azov, ont été vus lors d'émeutes séparatistes dans les rues de Hong Kong, provoquant la panique parmi les citoyens locaux, ont rapporté les médias de Hong Kong.
Ce n'était pas la première fois que des membres du bataillon Azov étaient impliqués dans des incidents terroristes ou violents. En mars 2019, 51 personnes ont été tuées dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, lors d'une fusillade de masse par l'Australien Brenton Tarrant. Tarrant, qui arborait un symbole utilisé par le bataillon Azov lors des attentats, et qui a affirmé dans son manifeste qu'il s'était rendu en Ukraine, selon un article publié sur le site Internet du Conseil de l'Atlantique en février 2020.

Les médias américains ont fait état en septembre 2019 d'une tentative d’attaque terrorisme par un soldat américain, qui a tenté de bombarder un important réseau d'information américain. Le soldat Jarrett William Smith, arrêté par le FBI, a déclaré qu'il "prévoyait de se rendre en Ukraine pour combattre avec le violent groupe d'extrême droite Bataillon Azov", a rapporté ABC News ce mois-là.

À l'intérieur de l'Ukraine, le bataillon Azov est également tristement célèbre pour ses atrocités dans la région orientale. Il a été accusé d'avoir déplacé des habitants après avoir pillé des propriétés civiles entre novembre 2015 et février 2016, selon un rapport de 2016 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Le rapport accuse également le bataillon Azov d'avoir violé et torturé des détenus dans la région du Donbass au cours de cette période. Selon le rapport il a violé le droit international ainsi que les accords de Minsk.

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