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 Trump nouvel Hitler !

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Xuan
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   Posté le 27-09-2020 à 20:25:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

II - L'antisémitisme n'est pas la caractéristique principale du nazisme. Sa caractéristique principale est la dictature terroriste ouverte de la fraction la plus réactionnaire du grand capital, du capital financier.

Aujourd'hui les USA se trouvent dans une situation comparable à celle de l'Allemagne nazie en tenant compte des circonstances historiques différentes.

Après la première guerre mondiale l’Allemagne avait été humiliée et spoliée de ses colonies. L’empire allemand était dominé par les puissances occidentales et la crise économique et financière y avait été particulièrement grave. C’est pour sortir de cette situation que les capitalistes allemands ont joué la carte d’Hitler.

Aujourd’hui les USA sont dans une situation comparable même si elle semble inversée puisque les USA dominent encore le monde :
En réalité cette domination est temporaire et sa fin signifie l’effondrement du dollar, c’est-à-dire non pas un simple recul à la seconde place mais la fin du crédit gratuit que les USA se sont octroyé des décennies durant, la fin de l’oppression et de l’exploitation mondiale, et l’exacerbation des contradictions internes qui pourraient engendrer une guerre civile.

La guerre contre la Chine a déjà commencé depuis deux ans.

La guerre économique de Trump contre la Chine, qui n’est qu’un aspect de la guerre totale « hors limite » comme je l’ai démontré en long et en large, est l’anticipation de cet effondrement que les USA commencent à mesurer depuis quelques années.
Seul l’aspect militaire de cette guerre n’est pas encore apparu ouvertement, quoique les USA fomentent déjà des agressions militaires sur la frontière indienne. Et depuis plusieurs années les manœuvres navales et aériennes se sont succédé, aussitôt contrariées par des manœuvres chinoises similaires.
Les USA disposent d’un créneau de deux ans au terme desquels leur supériorité militaire sera battue en brèche.


Edité le 27-09-2020 à 20:26:31 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
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   Posté le 27-09-2020 à 20:36:34   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les Etats Unis ne se contentent pas de pousser l Inde à la guerre contre la Chine Populaire,ils veulent aussi également faire reconnaître internationalement Taiwan,et obtenir les sécessions de Hong Kong,du Tibet,du Xinjiang et de la Mongolie intérieure.maintenant,on pourrait se poser la question pour la France, où la bourgeoisie pourrait aussi ouvrir la voie au Rassemblement National, puisque l impérialisme français est en déroute,que ce soit au Mali,en Algérie,voir en Kanaky.et l impérialisme français arme également Taiwan et l Inde contre la principale puissance émergente,le Quai d Orsay pourrait participer à une confrontation militaire avec Pékin.


Edité le 27-09-2020 à 20:41:34 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-09-2020 à 20:42:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

III - En ce qui concerne la "carrière de dictateur"

J'ai déjà signalé le jugement du PC américain sur la nature de Trump.
Il a affiché son soutien aux racistes et aux fascistes et envoyé la police fédérale contre les manifestants, maintenu et défendu les symboles de l'esclavagisme, etc.

Mais ce qui se joue maintenant est la négation de la démocratie bourgeoise elle-même.
Trump et ses porte-paroles ont plusieurs fois annoncé qu'il ne tiendrait pas nécessairement compte du résultat des élections s'il perdait.

La nomination anticipée de la juge Amy Coney Barrett, en remplacement de Ruth Bader Ginsburg comme je l'ai expliqué page précédente, est déjà en elle-même contraire à la démocratie américaine. La décision finale appartient au Sénat Trump y possède la majorité.
Cette nomination a pour objectif de récupérer davantage de voix dans l'électorat républicain.
Elle doit servir surtout à justifier légalement la remise en cause du résultat des élections, en cas de vote controversé, si une partie engage une action en justice, la Cour Suprême statuera en faveur de Trump.

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Quant à l'aspect militaire de la guerre contre la Chine, Trump s'appuie actuellement sur l'Inde, l'Australie, la Grande Bretagne et le Canada. L'intervention de la France est beaucoup moins évident.


Edité le 27-09-2020 à 20:45:33 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 27-09-2020 à 20:48:54   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La guerre contre la Chine a commencé au moins depuis 1999,quand,lors de l intervention atlantiste en Fédération Yougoslave,l ambassade chinoise a été anéantie par l aviation de de l Oncle Sam.et en 1996, déjà,les Etats Unis ont déployé leur marine contre la République populaire de Chine qui voulait légitimement récupérer Taiwan,que les Chinois considérent comme leur "Alsace Moselle",qu ils n administrent plus depuis 1895,lorsqu elle leur fut ravie par l Empire Japonais.effectivement,en cas de guerre sino-americaine,Tokyo,New Delhi et Canberra suivront Washington.


Edité le 27-09-2020 à 20:54:24 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 27-09-2020 à 20:52:33   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La France se déploie dans la zone Indo-pacifique pour contrer la Chine Populaire,aux côtés des Anglo-saxons,de l Inde et du Japon.

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   Posté le 27-09-2020 à 21:01:56   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La France prône la coopération économique avec la République populaire de Chine. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/asie-oceanie/la-zone-indopacifique-une-priorite-pour-la-france/

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marquetalia
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   Posté le 27-09-2020 à 21:21:37   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

L aggravation des sanctions américaines contre le Nicaragua,le Venezuela, Cuba et l Iran s inscrit dans la logique de refoulement de l influence chinoise,ces pays étant des alliés de Pékin.il y a quinze ans,l administration américaine avait également inscrit le Myanmar sur la liste de "l Axe du Mal";Trump va aussi s en prendre au petit protégé de la Chine.


Edité le 27-09-2020 à 21:21:54 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-09-2020 à 22:29:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je reviens sur la nomination d'Amy Coney Barrett avec cette vidéo
Visiblement les jeux sont faits et les électeurs démocrates qu'on entend ici sont de grands naïfs.

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Xuan
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   Posté le 28-09-2020 à 11:49:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux articles s'interrogent sur la possibilité d'un coup d'état. Ce ne sont pas des positions marxistes, le second est Démocrate, mais ces réflexions sont intéressantes.

USA : un coup d’État en préparation ?

PAR ADMIN · PUBLIÉ 24 SEPTEMBRE 2020 · MIS À JOUR 24 SEPTEMBRE 2020

Par Alastair Crooke
Paru sur Strategic Culture Foundation sous le titre And Then What? – We Daren’t Not Look Into the Abyss
http://www.entelekheia.fr/2020/09/24/usa-un-coup-detat-en-preparation/

Le millénarisme laïque – la croyance selon laquelle une certaine catharsis transformatrice dans l’histoire a le pouvoir d’effacer les crimes et les folies du passé – a une longue et sanglante histoire. Cette notion vient à l’origine de la religion. Les théories du « Progrès » humain comme continuum linéaire ascendant conduisant inévitablement à « une meilleure destinée humaine » , bien que revêtues aujourd’hui de « miracles » technologiques, n’ont jamais été des hypothèses empiriques. Il s’est toujours agi de mythes artificiellement construits, répondant à un besoin humain de sens, mais manipulés sans pitié dans l’intérêt du pouvoir.

Mais quelle est la place de tels mythes dans une élection présidentielle américaine moderne ? C’est assez étrange. Abruptement, la politique américaine actuelle (dans l’ensemble) s’est mise à éviter les politiques détaillées et se définit plutôt comme une lutte manichéenne entre les forces de la lumière et des ténèbres ; de la liberté contre le despotisme ; de la justice contre l’oppression et la cruauté.

L’élection n’est plus une « politique », mais plutôt une « croisade » contre un mal cosmique – un démon, ou un démiurge. Plus étrange encore, les deux camps semblent se refléter l’un l’autre dans ces passions.

« Article après article, les intellectuels et les militants libéraux parlent depuis des mois de la façon dont Trump pourrait voler l’élection ou refuser de quitter la Maison-Blanche même s’il perd. Mais si la droite ose souligner que les démocrates sont en train de changer les règles du processus électoral et qu’ils parlent publiquement de refuser de se retirer même s’ils perdent, eh bien, cela prouve seulement que la droite va voler l’élection et refuser de se retirer si elle perd ! (extrait d’un article, « Stop the Coup ! » )

Que se passe-t-il ?

Ce qui semble presque certain, c’est que l’élection sera irrémédiablement contestée soit par l’un, soit par les deux grands partis. Une crise constitutionnelle majeure se profile à l’horizon, et ensuite ?

C’est l’abîme que nous n’osons pas contempler.

Une partie du millénarisme « de gauche » libérale reflète effectivement quelque chose de substantiel : un changement dans la façon dont les Américains (et de nombreux Européens) conçoivent le monde. Mais d’une autre manière, ce manichéisme est une manipulation politique cynique : il prépare le terrain pour le récit médiatique selon lequel Trump va perdre. Il perdra lors du vote populaire (même s’il obtient la majorité au Collège électoral), et refusera ensuite de quitter son poste – au mépris flagrant du (soi-disant) « verdict » public. La constitution américaine est cependant claire. Le candidat qui remporte 270 voix au Collège électoral est le président.

Les Démocrates et les Républicains anti-Trump ont publié un rapport de 22 pages intitulé « The Transition Integrity Project » (« Projet Intégrité de la transition » , un exercice de simulation d’une élection contestée. Le résultat de chaque scénario du TIP entraîne une mobilisation de masse et une impasse politique, qui, selon les auteurs, peut et doit conduire à l’élimination de Trump.
Le point ici est que le plan TIP est perversement présenté comme n’étant pas un coup d’État. Au contraire, il est mis en avant comme un effort héroïque pour sauver le pays – pour sauver la démocratie du despotisme. C’est peut-être cynique, mais cela ne le rend pas moins efficace.

Le nouveau livre d’Anne Applebaum, Twilight of Democracy (Le crépuscule de la démocratie), offre quelques indications importantes sur les racines de ce récit manichéen de l’ « ombre contre la lumière ». C’est une éminente journaliste américaine et l’épouse de Radek Sikorski, un homme politique polonais de premier plan. Rod Dreher le résume ainsi : « Elle commence son livre en parlant d’une fête du Nouvel An dans leur maison de campagne polonaise, au tournant du millénaire. La Pologne avait été libérée du communisme depuis une dizaine d’années. Tout le monde était joyeux. Mais aujourd’hui, la moitié des personnes présentes ce jour-là à la fête ne parlent pas à l’autre moitié » .

Selon Applebaum, ce consensus anticommuniste clé a été fracturé entre les internationalistes libéraux classiques comme elle – pro-mondialisme, valeurs sociales pro-libérales, pro-immigration – et, de l’autre côté du schisme, les populistes nationalistes comme les partisans du parti polonais Droit et justice, du Fidesz hongrois – et Donald Trump. Autrement dit, le terrain commun est vide et a migré soit vers les « woke », soit vers la nouvelle droite.

Sa conclusion est que les États-Unis ne se dirigent pas vers un totalitarisme de gauche (woke), mais plutôt vers un autoritarisme de droite. (L’autoritarisme se définit ici comme l’émanation d’un dirigeant national fort, exerçant quelque chose qui s’approche du monopole du pouvoir, tandis que le totalitarisme n’est pas seulement de l’autoritarisme, mais exige une « emprise » idéologique dans laquelle « tous » sont tenus de « vivre » l’idéologie – dans toutes les facettes de leur pensée et dans leur conduite quotidienne).

Ici, nous allons à la racine du problème : Applebaum présente un monde où tout s’est inversé : Le conservatisme n’est plus conservateur. Et les progressistes ne sont plus progressistes, mais cherchent plutôt à « conserver » ce qui existe. Elle écrit : « La nouvelle droite ne veut pas du tout conserver ou préserver ce qui existe … Elle a rompu avec l’ancien conservatisme avec un c minuscule de Burke,* celui qui se méfie des changements rapides sous toutes leurs formes. Bien qu’elle déteste cette phrase, la nouvelle droite est plus bolchevique que burkéenne : ce sont des hommes et des femmes qui veulent renverser, contourner ou miner les institutions existantes, détruire ce qui existe » .

Trump devient donc un dangereux révolutionnaire radical qui veut faire tomber tout ce qui est « bon », ce qu’Applebaum définit comme l’ordre laïque, libéral, capitaliste et mondialiste. Les membres de la « nouvelle droite », dit-elle, considèrent les institutions existantes (l’ordre mondial à l’américaine) comme une menace pour leurs traditions et leur souveraineté, et ont donc l’intention de perturber à la fois ces institutions et l’ordre mondial en tant que tel. Ce qui amène l’Amérique au type de despotisme qui censément, était typique des régimes d’Europe de l’Est.

Ivan Krastev a écrit que les « livres d’histoire très appréciés d’Applebaum sur les goulags soviétiques et l’établissement des régimes communistes en Europe centrale ont été son introduction historique à « l’inéluctabilité de 1989". Pour elle, la fin de la Guerre froide n’était pas une histoire géopolitique : C’était une histoire morale, un verdict prononcé par l’Histoire elle-même. Elle a tendance à voir le monde de l’après-Guerre froide comme une lutte entre la démocratie et l’autoritarisme, entre la liberté et l’oppression » .
« Marx qui a cru que le communisme était inévitable parce que l’Histoire – une force dotée de pouvoirs de détermination divins – l’exigeait. Eh bien, le millénarisme des démocrates repose maintenant précisément sur la conviction commune selon laquelle l’humanité a entrepris une « grande marche » vers le « progrès ». Elle continue encore et encore, malgré les obstacles, car obstacles il doit y avoir si la Marche doit être la Grande Marche » .

Et si le progrès est « inévitable » et que le Parti démocrate dirige la grande marche de la société pour préserver l’avenir, la « marche » devient une lutte contre les forces réactionnaires qui s’opposent à l’avenir, et à l’histoire aussi. Quant à ceux qui s’opposent ou perturbent la Marche : « Il est nécessaire – et même noble – que le Parti démolisse ces obstacles à la Grande Marche, et aplanisse la route de demain » .

L’image symétrique du récit d’Applebaum est que de nombreux conservateurs américains voient précisément cette gauche de plus en plus illibérale – et elle a raison – comme l’ennemie de ces traditions et de cette morale des débuts des États-Unis qui, selon eux, ont fait la grandeur de l’Amérique d’autrefois – et qu’ils souhaiteraient voir restaurer.

Les pro-Trump, quant à eux, voient clairement le projet de destitution forcée du président Trump (même s’il devait obtenir une majorité au sein du Collège). Le TIP est explicite : « Nous estimons qu’il est très probable que les élections de novembre seront marquées par un paysage juridique et politique chaotique. Nous estimons également que le président Trump est susceptible de contester le résultat par des moyens légaux et extra-légaux, dans une tentative de s’accrocher au pouvoir » .

Selon le professeur Mike Vlahos, les scénarios du TIP seront inévitablement présentés comme visant à « sauver la démocratie » – de Trump – et à éviter l’ « aberration » d’un collège électoral qui pourrait attribuer la présidence à Trump, même s’il perdait le vote populaire (un résultat qui s’était produit en 2016). Vlahos prévoit donc la possibilité que le Collège électoral (et même la Constitution elle-même) soit considéré comme « l’ennemi », faisant obstacle à la démocratie – cette dernière devant être sauvée sous les applaudissements du public, par la destitution d’un président « illégitime ».

L’objectif du dualisme manichéen devient donc clair : l’élection américaine doit être imaginée comme une lutte à mort entre les forces de la démocratie et du despotisme. C’est dans ce sens qu’Applebaum est une « 1989iste » classique, écrit Krastev : elle a été façonnée par la Guerre froide sans jamais vraiment la vivre : « La Guerre froide a été aux 1989istes ce que la résistance antifasciste a été aux étudiants révolutionnaires occidentaux des années 60, les jeunes de 1968 – une période d’inspiration sur l’héroïsme et la clarté morale. C’est précisément cet état d’esprit qui a poussé de nombreux jeunes de 1989 à détecter le danger provenant de la Russie de Vladimir Poutine, mais aussi du parti polonais Droit et justice, du Fidesz hongrois et de Donald Trump » .

Ce qui se passe ici est, bien sûr, de la gestion classique de psychologie de masse de type « révolution de couleur » – bien que perpétrée de l’intérieur des États-Unis, contre son propre président sortant. Ce que le TIP représente, c’est la mise en place d’une mosaïque de narratives : il ne propose rien d’abrupt. Le Collège électoral est simplement « déplacé » progressivement de la catégorie « en besoin de réforme » à la catégorie « obstacle à la démocratie » qui « devrait être abandonné » (voir ici, par exemple).

Le but du TIP est de manipuler les perceptions du public sur le mauvais comportement électoral probable de Trump, raconte Vlahos (en tant qu’historien et ancien professeur du War College), afin de cacher son élimination sous un manteau apaisant de légalité et d’acceptabilité.

Le projet permettra également aux gens de laisser derrière eux le choc de ce qui est sur le point de se produire : d’une part en leur donnant le temps et l’espace nécessaires pour embrasser ce « nouveau monde » et en leur faisant comprendre que le monde dans lequel ils vivaient est devenu insupportable et inacceptable. (C’est une création classique de mythe instrumentalisé à des fins politiques).

Tout cela est orchestré de manière à ce que les gens puissent avancer en douceur et se préparer à la violence et à l’agitation – de ce qui est à venir.

Et qu’est-ce qui va arriver ? Des manifestations massives (par millions, qui sont déjà en préparation) de façon à donner l’impression que toute l’Amérique est contre le président, posant ainsi la question à l’armée américaine : « De quel côté êtes-vous ? Démocratie ou despotisme ? » Le TIP l’explique clairement : « Une manifestation de masse dans les rues – et des actions – peuvent être des facteurs décisifs pour déterminer ce que le public perçoit comme un résultat juste et légitime ». Ou, en d’autres termes, les événements vont conspirer pour suggérer aux gens et au commandement militaire la seule réponse « correcte ».

Cela fonctionnera-t-il ? Cela pourrait bien être le cas. Seule une victoire nette lors du vote populaire pourrait être un obstacle, mais cela semble peu probable. Les hauts responsables militaires vont-ils changer de côté? On peut en débattre.

Alastair Crooke est un ancien diplomate et agent du MI6 britannique. Il a fondé un think tank géopolitique, le Conflicts Forum, basé à Beyrouth.

Traduction Entelekheia


* Note de la traduction : Edmund Burke (1729-1797), homme politique et philosophe libéral, est considéré comme « le père du conservatisme moderne ».

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Trump prépare-t-il un coup d'État?

26/09/2020

http://www.defenddemocracy.press/is-trump-planning-a-coup-detat/

De nombreux observateurs - y compris des républicains - s'inquiètent qu'il le soit. Ils s'organisent maintenant pour l'arrêter.

Par Sasha Abramsky
7 septembre 2020

Cet été, peu de temps après que des dizaines d'agents fédéraux portant un camouflage et lourdement armés se soient rendus à Portland, Oregon, pour attaquer les manifestants, Charles Fried, le solliciteur général de Ronald Reagan, a réfléchi aux implications de ce qu'il voyait dans les rues. Ce qu'il vit lui fit peur; il se souvenait de l'utilisation des paramilitaires par les dirigeants fascistes dans l'Europe des années 1930, où il était né, et il craignait d'assister à présent à un glissement vers le paramilitarisme aux États-Unis. (Sa famille a fui l'occupation nazie de la Tchécoslovaquie.) Fried a estimé que le président Trump utilisait le ministère de la Sécurité intérieure et d'autres agences gouvernementales d'une manière «très menaçante. Vous pourriez aussi bien leur mettre des chemises brunes. C'est une très mauvaise chose.

Professeur de la Harvard Law School qui se considère toujours comme un républicain et membre du conseil d'administration de groupes tels que le Campaign Legal Center, Checks and Balances et Republicans for the Rule of Law, Fried est de plus en plus inquiet ces derniers mois de la volonté de Trump de remuer. le chaos et la violence comme stratégie électorale à l'approche du vote de novembre et sur la volonté de son procureur général, William Barr, de brûler les institutions démocratiques du pays pour préserver l'emprise de cette administration sur le pouvoir. Comme les autoritaires précédents, Trump pourrait, craint Fried, utiliser «des agents provocateurs, amenant les gens de droite à s'infiltrer dans des manifestations pacifiques orientées vers la gauche et en général pour les rendre violents et justifier ainsi une intervention».

Fried, un étudiant en histoire qui choisit ses mots avec soin, a conclu que Trump et son équipe sont "certainement racistes, méprisants des normes démocratiques et constitutionnelles ordinaires, et ils croient que leur cause, leurs intérêts, sont vraiment les intérêts de la nation et donc tout ce qui les maintient au pouvoir est dans l'intérêt national. Cela fait-il de vous un fasciste? C'est un peu comme ça, n'est-ce pas?

Michael Steele, ancien président du Comité national républicain, en est venu à partager la conviction de Fried que Trump est une menace pour la République, bien que Steele pense que le culte de Trump concerne davantage l'opportunisme politique nu que n'importe quelle grande idéologie fasciste.

Steele en veut amèrement à la prise de contrôle du GOP par Trump. Il a le sentiment que Trump et ses acolytes essaient de chasser les vrais républicains de leur foyer politique. Comme le dit Steele piquant: «Je viens chez toi et je chie sur le tapis. Je déchire vos rideaux, j'écris sur vos murs, j'offense les gens qui vivent dans la maison. Est-ce que tu pars ou mets-moi le cul? Je ne connais personne qui quitte sa maison sans se battre. Quel genre d'Amérique, quel genre de pays voulez-vous? Quel genre de leader voulez-vous? »

Comme Fried, Steele a conclu ces derniers mois que Trump, aidé et encouragé par les dirigeants du Congrès du GOP, était prêt à «ouvrir la boîte de Pandore» pour rester installé à la Maison Blanche, dit Steele. «Il pose le prédicat - prendre des photos lors du vote par courrier et dire qu'il sait déjà qu'il y a fraude - et il est donc probable qu'il n'acceptera pas les résultats de l'élection. Pour Steele, Trump est «le PT Barnum du 21ème siècle, sous stéroïdes», un homme maîtrisant l'art de la manipulation. «Il s'en fout des habitants de Portland. Il n'en a rien à foutre de Chicago », avoue Steele. «Ce n'est pas compliqué. Je ne sais pas pourquoi les gens continuent de trop réfléchir à cet homme. Son objectif est de se protéger. Il utilise le système contre lui-même.

Cet été, Fried, Steele et d'autres adeptes du conservatisme traditionnel ont commencé à se coordonner avec d'autres conservateurs anti-Trump à travers le pays, ainsi qu'avec des organisations progressistes, pour élaborer des stratégies si Trump tentait de maintenir le pouvoir malgré le rejet des urnes. Certains participants ont formé le Transition Integrity Project, qui comprend des experts de la campagne tels que l'ex-gouverneur démocrate du Michigan Jennifer Granholm et la consultante du Parti démocrate Donna Brazile, ainsi que Steele et d'autres piliers du GOP de la vieille garde. Ils craignent que si les votes par correspondance sont toujours comptabilisés des semaines après les élections et - comme cela semble de plus en plus probable - des barrages de poursuites judiciaires sont intentés par les campagnes des candidats, les conditions pourraient être réunies pour que Trump crée un chaos maximal.

Lisez aussi:
Les syndicats et la lutte contre l 'impérialisme
Dans leur rapport de 22 pages qui donne à réfléchir, ils écrivent sur le potentiel d'une «escalade de la violence» si Trump perd et refuse de se retirer gracieusement. Compte tenu du bilan de l'administration en matière d'adoption de «nombreuses pratiques corrompues et autoritaires», un grand nombre d'Américains doivent être prêts à descendre dans la rue si Trump et ses hommes de main tentent de réduire illégalement le décompte des bulletins de vote par correspondance. L'administration pourrait déployer des troupes fédéralisées de la Garde nationale pour arrêter le décompte des voix. En effet, le jour où Joe Biden a accepté la nomination présidentielle démocrate, Trump a suggéré sur Fox News qu'il pourrait ordonner à des agents fédéraux, même des shérifs locaux, de se rendre dans les bureaux de vote pour surveiller la fraude. Trump et ses alliés pourraient également contester les résultats dans de nombreux États simultanément, envoyer des forces fédérales dans des villes contrôlées par les démocrates et par le biais de comptes et de discours sur les réseaux sociaux,

Le rapport prévient qu'un Trump désespéré pourrait pousser la république américaine au point de rupture. Les auteurs envisagent même des scénarios dans lesquels Trump remporte le Collège électoral mais perd le vote populaire et exploite les troubles qui en résultent, poussant les États occidentaux à tenter de se séparer de l'Union.

De plus en plus, les observateurs électoraux soulignent la possibilité que Trump utilise les tribunaux pour contester le nombre de bulletins de vote de nombreux États que la Cour suprême finit par devenir l'arbitre ultime, comme ce fut le cas lors des élections de 2000. Dans certains scénarios, il perd, mais sa campagne refuse d'accepter les résultats de l'État, visant à lier le processus afin que les États ne puissent pas certifier leurs résultats à temps pour l'inauguration de janvier. Dans d'autres, il se passe des subtilités juridiques et refuse simplement de céder le pouvoir, comptant sur le soutien suffisant des agences quasi-militaires soutenant son programme, telles que les services d'immigration et de douane et la protection des douanes et des frontières, ainsi que les agences d'application de la loi au niveau local. et les milices, qu'il faudrait une intervention militaire pour le renvoyer de la Maison Blanche. Quelque chose comme ce scénario a été décrit dansune lettre ouverte au général Mark Milley , le président des chefs d'état-major interarmées, par deux vétérans de la guerre en Irak, John Nagl et Paul Yingling, à la mi-août. «Si Donald Trump refuse de quitter ses fonctions à l'expiration de son mandat constitutionnel, l'armée américaine doit le destituer par la force, et vous devez donner cet ordre», ont-ils écrit.

Mais s'appuyer sur une Cour suprême dominée par les conservateurs ou sur une armée qui a été conditionnée - pour de bonnes raisons - à ne jamais intervenir dans les conflits politiques internes n'est pas une voie infaillible pour protéger le pays des ambitions dictatoriales de Trump. Ce qui nous ramène au pouvoir des gens.

Deux des principales organisations qui ont commencé à planifier une mobilisation de masse sont le Projet Indivisible et Stand Up America . Entre eux, ils ont rassemblé des dizaines d'organisations et de mouvements - de Public Citizen, MoveOn et End Citizens United Action Fund sur la gauche aux républicains pour l'état de droit et Stand Up Republic sur la droite - inspirés par des groupes non partisans tels que le Groupe de travail national sur les crises électorales. L'objectif est de construire une infrastructure juridique et politique à la base capable de repousser les efforts visant à saper le processus électoral. Alors que les attaques de Trump contre lui se sont intensifiées, d'autres groupes ont rejoint ce mouvement naissant en faveur de la démocratie, notamment le Syndicat international des employés des services et le mouvement Sunrise.

«Nous y consacrons beaucoup d'énergie», déclare Ezra Levin, cofondateur du projet Indivisible et l'un des organisateurs de Protect the Results (un projet conjoint d'Indivisible et de Stand Up America). «Indivisible apporte à la table le pouvoir des gens. Nous avons commencé en décembre 2016 en réponse à Trump. Trois ans et demi plus tard, nous avons des milliers de groupes indivisibles dirigés localement dans tout le pays. Nous faisons équipe avec d'autres groupes, dont Stand Up America. »

Levin est bien conscient que ce qu'ils préparent n'est pas une protestation banale; ils devront plutôt coordonner une campagne nationale capable de faire descendre des millions de personnes dans la rue - et pas seulement pour une journée, mais pendant des semaines, voire des mois. Ils vont devoir développer un mouvement durable qui pourrait fonctionner comme le mouvement pour la démocratie à Hong Kong ou les mouvements qui ont pacifiquement fait tomber le régime communiste en Europe de l'Est il y a une génération.

Lisez aussi:
Gravement bénis, des manifestants appellent à un «acte XII» pour l'interdiction des grenades et flashballs
Levin soutient que Trump «peut essayer de s'accrocher au pouvoir et utiliser des moyens extraconstitutionnels», mais «l'outil dont nous disposons, ce sont les gens au niveau local. Voilà comment fonctionne une démocratie. Le seul outil de notre boîte à outils est la participation. Nous avons besoin d'une participation massive à ce moment-là.

Indivisible souligne sa capacité démontrée à mobiliser un grand nombre de personnes pour protester contre la séparation de la famille au début de la présidence Trump et à activer les réseaux qui ont défilé dans les rues pour appeler à la destitution en 2019. Ces actions - ainsi que les marches des femmes, les mobilisations autour du climat crise, et bien sûr, les récentes effusions de soutien à la justice raciale - ont montré que le pouvoir du peuple peut façonner les événements même à l'ère Trump. «Il n'y a pas d'arbitre dans le ciel qui va évaluer les preuves et donner [la présidence] aux forces pro-démocratie», dit Levin. «Ce n'est pas ainsi que cela fonctionne. Je ne me demande pas si nous pourrons amener les gens à se présenter. La question est: «Où emmenez-vous les gens?» »Sean Eldridge de Stand Up America est d'accord. «Nous allons avoir besoin de toutes les mains sur le pont», soutient-il.

Une partie de ce travail de base consiste à amener des millions de personnes dans les 50 États à s'inscrire aux alertes SMS. Certains d'entre eux consistent à faire en sorte que des avocats se portent volontaires pour aider à résoudre les problèmes électoraux dans les semaines entourant le vote. Certains impliquent des campagnes d'éducation à la base - par exemple, faire connaître les efforts de l'administration pour saper le service postal. Certains parlent avec les organisations syndicales de la perspective de faire grève et de bloquer l'économie si Trump tente de voler les élections. «Il va y avoir des litiges, une mobilisation de masse, des options politiques de la part des gouverneurs, des procureurs généraux des États, des membres du Congrès», déclare Vanita Gupta, présidente de la Conférence du leadership sur les droits civils et humains basée à Washington .

La protection des élections, dit Rahna Epting, la directrice exécutive de MoveOn , «prendra plusieurs tactiques différentes. Les gens commencent à relier les points - et tout le travail que les mouvements ont accompli à travers les générations. Les gens commencent à sortir. Les gens seront inspirés et motivés pour protéger leur pays. Réussirons-nous? Nous allons nous battre comme un diable pour nous assurer que nous le sommes.

a écrit un éditorial pendant la campagne de '16 soulignant toutes les similitudes entre Adolf Hitler et Donald Trump », se souvient Tom Coleman, ancien représentant républicain du sixième district du Congrès du Missouri et maintenant membre du National Task Force on Election Crises. (L'éditorial n'a jamais été publié.) Mais à sa frustration, alors même que les actions de Trump en tant que président semblaient valider l'avertissement de Coleman, ses anciens collègues du GOP ne se sont pas distancés du magnat et du politicien. Même aujourd'hui, les attaques de Trump contre le système électoral et sa promotion du conflit civil se heurtent en grande partie au silence des grands du GOP.

«Une préoccupation est ce que nous constatons en ce moment: les forces de l'ordre fédérales dans les grandes villes se sont engagées dans des actions avec les manifestants qui génèrent des troubles civils et des batailles dans les rues», a déclaré Trevor Potter, ancien président de la Commission électorale fédérale et actuellement président de la Centre juridique de la campagne non partisane. «Pour moi, c'était une idée hypothétique tirée par les cheveux jusqu'à ce que nous l'ayons vu à Portland. Cela pourrait conduire à des troubles civils suffisants [tels] qu'il soit, en fait, difficile de mener des élections dans ces villes. » Potter craint que Trump puisse déclarer une forme de loi martiale dans les villes contrôlées par les démocrates ou faire pression sur les gouverneurs du GOP pour qu'ils émettent des ordres de rester à la maison dans leurs villes plus grandes et plus libérales. Certains observateurs ont réfléchi à la possibilité que les gouverneurs républicains déploient la Garde nationale dans les semaines entourant l'élection. «Du côté des élections, existe-t-il un recours lorsque des parties de l'État ne peuvent pas voter le jour du scrutin pour des raisons indépendantes de leur volonté? » Demande Potter.

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Le nouveau prolétariat de service
Trump a parlé vaguement des pouvoirs extraordinaires qu'il pourrait saisir lors d'une urgence nationale putative. Il a exigé - et largement gagné - des mesures d'application de plus en plus politisées de la part des ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure et d'autres organismes clés. Et ces dernières semaines, il s'est appuyé sur les conseils juridiques de personnes telles que John Yoo, auteur des fameux mémos sur la torture utilisés par l'administration George W. Bush, qui préconise l'utilisation de décrets pour exercer un pouvoir présidentiel pratiquement sans entraves.

Coleman craint que, sous prétexte de protéger les palais de justice fédéraux et d'autres biens, Trump utilise des agents fédéraux «pour refroidir la participation aux élections. Les gens vont avoir peur. Et où? Dans les grandes villes. Et c'est pour préparer sa base à utiliser ces forces, donc s'il conteste l'élection [résultat], ces forces pourraient être considérées comme un atout à utiliser.

Stuart Gerson, qui a été procureur général par intérim sous le président George HW Bush, dit que ce moment lui rappelle de plus en plus la trilogie de la Fondation Isaac Asimov , qui portait sur une «société basée sur un comportement prédictif, puis vient un personnage appelé le mulet, qui bouleverse l'applecart démocratique. Trump est la mule. Il jette des normes dans un bicorne. C'est un égoïste. Le soleil se déplace autour de lui. Il pense qu'il est Louis XIV.

Les démocraties survivent lorsque tous les principaux acteurs respectent les règles de base. Ils s'effondrent lorsque des joueurs importants commencent à bafouer ces règles - et s'en tirent. Gerson a conclu que Trump n'est que trop disposé à contourner les décisions de la Cour suprême, est parfaitement capable de donner des ordres illégaux à l'armée pour attaquer des opposants politiques nationaux et ne montrerait probablement aucun scrupule à ignorer un résultat électoral qui ne va pas dans son sens. Chaque fois qu'il a réussi à s'écraser sous une contrainte démocratique, ses ambitions se sont intensifiées. Lors des audiences de destitution, les avocats de Trump ont fait valoir qu'en tant que président, il était au-dessus et en dehors de la loi. Après la mise en accusation, il a cherché à mettre en œuvre cette théorie de la gouvernance.

Les organisateurs craignent que Trump prépare le terrain pour un coup d'État de facto. Mais ils espèrent également qu'il pourra être chassé par une vague massive d'opposition suscitée et renforcée. Après tout, le public est de plus en plus conscient de la menace existentielle pour la démocratie du pays, avec un battement de tambour d'avertissements de Biden, Barack Obama, Colin Powell et d'autres personnalités politiques de haut niveau. Levin, Fried et les autres personnes impliquées dans Protect the Results espèrent que cela générera une vague électorale imparable, entraînant un rejet si complet et incontestable de tout ce que Trump défend que sa capacité à contester les résultats sera coupée au les genoux.

«Plus Trump fait monter la température, [plus] il met le public en colère. Ils sont fatigués du chaos, fatigués de sa mauvaise gestion », affirme Epting. «Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que ce sera une victoire écrasante, pour rendre moins probable qu'il puisse la combattre.»

Trump, estime Gerson, «perdra finalement. Soit parce qu'il fait tourner la roue et peut trouver un moyen de sauver la face pour entrer dans l'histoire, soit parce que la roue est tournée pour lui. C'est entre nos mains, et il existe des moyens démocratiques pour y parvenir pacifiquement. Et c'est la responsabilité du public d'agir.

* Sasha Abramsky , qui écrit régulièrement pour The Nation, est l'auteur de plusieurs livres, dont Inside Obama's Brain, The American Way of Poverty, The House of 20,000 Books , Jumping at Shadows et, plus récemment, Little Wonder: The Fabulous Story de Lottie Dod, la première superstar sportive féminine au monde. Abonnez-vous au rapport Abramsky, une chronique politique hebdomadaire basée sur un abonnement, ici .


Edité le 28-09-2020 à 11:59:04 par Xuan




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   Posté le 28-09-2020 à 14:21:20   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Sur que la démocratie américaine va y gagner en s'appuyant sur un menteur avéré comme Colin Powell, rien que sa fiole d'anthrax, ou de sel fin, agitée à la tribune de l'ONU inspire confiance dans un avenir pacifique et prospère, les irakiens sont là pour témoigner.

Tant que ceux d'en bas, aux Etats-Unis et ailleurs, supportent ce que leur imposent ceux d'en haut, rien ne change, c'est la paix sociale et démocratique.

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   Posté le 29-09-2020 à 08:08:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos de la question soulevée par marquetalia "l actuel président des États-Unis fait essentiellement la guerre pour les intérêts sionistes" , voir l'article Les États-Unis sont au Moyen-Orient `` pour protéger Israël '' et non pour le pétrole, dit Trump à lire avec la trad automatique anglais/français.

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   Posté le 30-09-2020 à 14:11:09   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il faut également se méfier de Joe Biden,et sa rhétorique russophobe.

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   Posté le 30-09-2020 à 14:26:33   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Trump et Biden sont les deux faces d'une même médaille, celle de l'impérialisme américain. L'histoire montre depuis de nombreuses années que la couleur du camp du président des Etats-Unis n'a pas grand effet sur les guerres que mène ce pays ni sur le comportements des entreprises américaines dans la guerre commerciale pour maintenir leurs profits.
Les yougoslaves ont été bombardés démocratiquement et au nom des droits de l'homme sous Clinton, comme les libyens sous Obama et les irakiens sous Bush. Chacun des partis alternant au pouvoir mène la même politique, aussi bien à l'"international" que dans le "domestic" comme ils disent, faisant des promesses à chaque épisode électoral, promesses qui n'engagent pas vraiment l'heureux élu du cirque médiatique.


Edité le 30-09-2020 à 15:04:01 par pzorba75




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   Posté le 30-09-2020 à 14:42:58   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Tu as fait une erreur,c est Obama,sous le conseil de Hillary Clinton,qui a bombardé la Libye,et laissé les mercenaires arabes empaler Kadhafi avec un sabre.d ailleurs,cette salope d Hillary a ironisé en déclarant ,,je suis venue,j ai vaincu,il est mort.

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   Posté le 30-09-2020 à 15:07:00   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

marquetalia a écrit :

Tu as fait une erreur,c est Obama,sous le conseil de Hillary Clinton,qui a bombardé la Libye,et laissé les mercenaires arabes empaler Kadhafi avec un sabre.d ailleurs,cette salope d Hillary a ironisé en déclarant ,,je suis venue,j ai vaincu,il est mort.

Relis ce que j'ai écrit...

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   Posté le 30-09-2020 à 15:11:08   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ah,excuse.pour en revenir au fil conducteur du sujet,Biden s était exprimé en 2015 en faveur du retour de la Crimée dans le giron ukrainien.il peut toujours rêver.


Edité le 30-09-2020 à 15:14:20 par marquetalia




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   Posté le 30-09-2020 à 17:52:36   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Biden ou Trump : c'est chou vert et vert chou comme avait finement dit J. Duclos en refusant de choisir entre Pompidou et Poher...deux sbires au service de l'impérialisme américain.

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   Posté le 30-09-2020 à 22:48:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Effectivement, du reste même sur le plan intérieur il n'y en a pas pas un pour racheter l'autre.
Le premier débat électoral a tourné au vinaigre et les commentateurs sont affligés de voir la plus grande démocratie bourgeoise donner un spectacle aussi pathétique.
La plupart ont relevé les insultes mais l'essentiel est que ni Biden ni Trump n'ont un programme de gouvernement.

Naturellement lorsque Trump est élu les démocrates l'accusent d'être soutenu par une puissance étrangère et cherchent à le virer pendant son mandat.
Cette fois il a pris des dispositions pour passer coûte que coûte et quel que soit le résultat.

Ceci indique que le vote est une comédie et la démocratie une vaste farce où l'argent est roi. Mais il se trouve que Trump est aux manettes et que c'est lui qui entraîne le pays vers le fascisme et la guerre. Par conséquent c'est lui le nouvel Hitler .


Edité le 01-10-2020 à 00:14:00 par Xuan




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   Posté le 01-10-2020 à 12:48:36   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

C est plutôt Biden le Nouvel Hitler,il veut s en prendre à la Fédération de Russie.en même temps,Poutine,qui a des intérêts gaziers en Azerbaïdjan, laisse ce pays et la Turquie dépecer l Arménie.on verra bien la réaction des nationaux religieux russes,qui peuvent récupérer la contestation contre le maître du Kremlin.en tous les cas,l Arménie n est pas à brader comme une vieille chaussette.


Edité le 01-10-2020 à 12:50:57 par marquetalia




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   Posté le 01-10-2020 à 15:51:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour le moment c'est Trump.

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   Posté le 01-10-2020 à 16:08:32   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Trump veut renverser les pouvoirs progressistes en place au Nicaragua et au Venezuela,ce qui n est pas le cas pour Biden.c est la différence entre les deux candidats.de plus,l actuel locataire de la Maison Blanche veut renforcer les sanctions contre Cuba,alors, qu à l inverse,son adversaire veut rétablir des liens avec la Havane.c est ça la différence.

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   Posté le 01-10-2020 à 16:48:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia pour les matérialistes ce ne sont pas les intentions qui comptent mais les actes.
Et le palmarès de Trump est déjà bien éloquent, en particulier les distances qu'il a prises avec les institutions internationales. C'est une stratégie qu'Hitler avait déjà suivie en son temps.
Dans ses interventions face à Biden, Trump a aussi ouvertement soutenu les bandes fascistes.

Il ne s'agit pas de blanchir Biden, personne ne se fait la moindre illusion sur lui et son programme est tout aussi vide. J'insiste sur la situation des monopoles US et l'orientation que prend leur politique extérieure. La population US est divisée comme jamais et le candidat Trump convient tout-à-fait pour drainer les blancs pauvres dans le sillage d'une guerre. Il a pris les dispositions nécessaires pour être élu quel que soit le résultat, et malgré tous les calculs des démocrates leurs procédures judiciaires ne pourront plus aboutir.
Après reste la guerre civile, mais comme je l'ai indiqué précédemment, les partisans de Trump monopolisent les collections d'armes.
Reste l'armée. Tous ses cadres ne sont pas acquis à Trump, c'est un sujet à étudier.

Et c'est un sujet à étudier aussi pour nous parce qu'il y a des similitudes avec la situation de notre pays.

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   Posté le 01-10-2020 à 17:18:30   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :

La population US est divisée comme jamais et le candidat Trump convient tout-à-fait pour drainer les blancs pauvres dans le sillage d'une guerre.

Le 1% qui détient le capital est très séparé du 99% qui survit dans la mal bouffe, les maladies (obésité, diabète), mal instruits, en subissant l'abrutissement des médias et des sectes religieuses.
Rien ne disposant à lancer la population contre le système policier que le 1% tient parfaitement en main, qu'il soit républicain ou démocrate. L'espoir semble mince, H. Zinn qui analysait les conditions sociales des opprimés et des minorités, défendait la non violence, la meilleure garantie pour que rien ne change. Sinon, ça se saurait!

Un peuple désarmé sera toujours vaincu...même s'il est américain aux Etats-Unis.

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   Posté le 01-10-2020 à 17:34:08   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La situation en France est un peu différente,l impérialisme français est en difficulté en Afrique, où la présence de l armée bleu blanc rouge et compromise.de plus,l Algerie se rapproche aussi bien des États Unis que de leur protégé turc.les monopoles hexagonaux vont bientôt devoir plier bagage de l Afrique francophone, excepté le Maroc,il va y avoir six élections dans les néo colonies françaises.sand compter la possible indépendance de la Kanaky,et le fait que les mouvements de revendications noirs qui ont occupé le siège de Valeurs Actuelles il y a un mois veulent retourner dans les Caraïbes,et encouragent les séparatistes en Guyane,en Martinique,en Guadeloupe et à Saint Barthélémy, ainsi qu à Mayotte et à la Réunion.il resterait Wallis et Futuna et la Polynésie française comme territoires à décoloniser, ainsi que Clipperton, revendiqué par le Mexique.quant aux Terres Australes et Antarctiques Françaises et à Saint Pierre et Miquelon,je ne vois pas comment Paris pourrait les perdre,elles sont soit inhabitées,soit servent à la science,ou encore sont peuplées de populations exclusivement européennes, comme cette dernière.


Edité le 01-10-2020 à 23:32:37 par marquetalia




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   Posté le 01-10-2020 à 18:03:54   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Essaie d'être lisible, la vulgarité lasse.

Prends du repos et écris en faisant un plan dans tes idées avant de tout lâcher en plein désordre. Tu y gagneras en lecteurs, l'influence...c'est une autre étape.

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