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 la question kurde en Syrie

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DUROC
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   Posté le 13-02-2018 à 20:42:02   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Sacré Xuan (c'est pas une injure ? ): tu cherches "des infos sur une situation changeante"... on ne peut pas mieux préparer un possible "changement" de positionnement . Ta "dialectique" te l'autorise.
Mais quand on se tient à des principes, même si la "situation est changeante", la ligne générale à suivre est stable.

duroc

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Xuan
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   Posté le 13-02-2018 à 21:11:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est la méthode spéculative de marquetalia qui déteint sur toi ?

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DUROC
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   Posté le 14-02-2018 à 09:24:18   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Le niveau s'élève !

duroc

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Xuan
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   Posté le 14-02-2018 à 15:30:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

J'ai encouragé marquetalia à partir des faits au lieu d'imaginer des scénarios improbables. Ceci élèverait le débat en effet en permettant de sortir des a priori.
Qui peut prétendre que cette situation n'est pas complexe, qu'elle ne met pas en jeu plusieurs contradictions et alliances diverses et variées, et qu'elle serait figée une fois pour toutes ?
C'est le propre du marxisme de comprendre la situation dans ses transformations.

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marquetalia
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   Posté le 14-02-2018 à 19:48:33   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il y a indéniablement un retour russe,et pas uniquement en Syrie,mais également en Europe Centrale et Orientale,en particulier dans les pays que j ai cité plus haut.évidemment,la Pologne,les Pays Baltes,la Roumanie et l Ukraine n en font pas partie.les États Unis veulent toujours intégrer la Géorgie dans l Otan,en dépit de la défaite militaire de Saakachvili il y a presque dix ans,apres l agression géorgienne,qui a fait perdre au satellite de Washington les 40% du territoire sud ossète qu il contrôlait avant les menées bellicistes,territoires auxquels s ajoutaient les gorges de Kodori en Abkhazie-monsieur Saakachvili a néanmoins récupéré l Adjarie sans le moindre coup de feu plusieurs années auparavant.


Edité le 14-02-2018 à 20:01:45 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 14-02-2018 à 19:52:51   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Même les Ukrainiens n en veulent plus de ce Saakachvili,ils l ont expulsé vers la Pologne-il ne sera jamais jugé pour ses responsabilités dans l incendie d' Odessa au cours duquel 32 Russophones ont perdu la vie-il administrait cette région frontalière de la Moldavie,ou plutôt de la Transnistrie.


Edité le 14-02-2018 à 19:58:50 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 14-02-2018 à 20:02:44   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

L Adjarie est frontalière de la Turquie.

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Xuan
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   Posté le 14-02-2018 à 20:50:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

Même les Ukrainiens n en veulent plus de ce Saakachvili,ils l ont expulsé vers la Pologne-il ne sera jamais jugé pour ses responsabilités dans l incendie d' Odessa au cours duquel 32 Russophones ont perdu la vie-il administrait cette région frontalière de la Moldavie,ou plutôt de la Transnistrie.


Un - évite de mélanger tous les sujets encore une fois

Deux - évite aussi de raconter n'importe quoi :
> Ce ne sont pas "les Ukrainiens" mais un groupe cagoulé qui a expulsé Saakachvili : vidéo
> La maison des syndicats à Odessa a été incendiée par les néonazis de Svoboda, Pravy Sektor et Cie.
Irina Faisal, porte-parole de Svoboda a commenté le massacre d’Odessa: « Brava, Odessa ! Odessa a montré l’esprit véritable ukrainien. Vous êtes le berceau des grands nationalistes Ivan et Yuri Lip. Que les diables brûlent en enfer ! Les ultras sont les meilleurs, les rebelles " . Voir ici.
> Les victimes sont au nombre de 46 et non 32
> Je te rappelle que tu avais dénoncé toi-même les agissements de Pravy Sektor dans ce fil...

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   Posté le 14-02-2018 à 21:03:41   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Le chiffre de 32 morts est fourni par cette chiure de Wikipédia.en ce qui concerne Saakachvili,il devrait être jugé pour avoir déclenché l agression contre les alliés de la Russie,il voulait mener une politique de purification ethnique en expulsant les Ossètes d Ossétie du Sud.


Edité le 15-02-2018 à 09:22:46 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 14-02-2018 à 23:20:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site russe Sputnik :

Les Kurdes YPG démentent vouloir morceler la Syrie


Sputnik s'est entretenu avec le porte-parole des milices kurdes YPG qui affrontent les forces turques dans le nord de la Syrie sur les objectifs de leur combat.

4.02.2018
Les Unités de protection du peuple (YPG), qui forment la base des Forces démocratiques syriennes (FDS), n'utilisent pas les armes livrées par les États-Unis contre les Turcs à Afrine, affirme le porte-parole des YPG Nuri Mehmud dans une interview accordée à Sputnik.

«Nous n'utilisons pas les armes fournies par les États-Unis à Afrine. Dans la zone d'Afrine, nous avons recours aux armes achetées clandestinement aux unités de l'Armée syrienne libre (ASL), qui les ont elles-mêmes obtenues auprès des Turcs à al-Azaz, el-Bab, Idlib et Jarablus» , a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.

D'après M.Mehmud, les Forces démocratiques syriennes agissent «dans le cadre de l'accord visant à stabiliser la situation en Syrie» .
«Ni nous, ni les forces qui coopèrent avec nous n'avons pour objectif de morceler la Syrie» , a affirmé le porte-parole.

Il a également fait savoir que les discussions concernant le déblocage de fonds supplémentaires du budget américain pour le financement du FDS avaient commencé bien avant le début de l'opération militaire turque à Afrine.
Auparavant, le Pentagone a demandé de débloquer 300 millions de dollars pour la formation et l'équipement des combattants des FDS, ainsi que de 250 mds USD pour la mise en place d'un contingent de 30.000 hommes chargé de protéger les frontières de la Syrie.


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Notes :
1 - Selon al-monitor du 27 novembre 2017, Trump s’était engagé devant Erdogan à cesser l’armement des kurdes annoncé au mois de mai 2017

2 - Les États-Unis annoncent 200 millions USD pour soutenir les efforts anti-EI en Syrie
Source: Xinhua Publié: 2018/2/13 20:02:56
Selon global times
« Les Etats-Unis s'engagent à soutenir 200 millions de dollars américains en faveur des efforts de la coalition anti-EI en Syrie , a annoncé mardi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
Il a fait cette annonce lors de la réunion de la Coalition internationale contre l'Etat islamique (SI) au niveau des ministres des affaires étrangères, qui a débuté mardi.
La coalition a réussi à libérer 98% du sol irakien des griffes de l'EI, tandis que de nombreux déplacés sont rentrés chez eux, a déclaré Tillerson.
Il a dit que l'EI était toujours une menace malgré la libération, soulignant la nécessité de fournir des financements à l'Irak et à la Syrie afin de s'assurer que l'EI soit battu et ne puisse jamais revenir.
La réunion de la coalition anti-EI fait partie de la Conférence internationale du Koweït pour la reconstruction de l'Irak (KICRI), qui a débuté lundi à Koweït.

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   Posté le 15-02-2018 à 09:37:05   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

pour info

Leila Khaled, qui est membre de la direction du FPLP palestinien a participé récemment au congrès du HDP. Le HDP une coalition démocratique en Turquie qui subit une répression terrible en raison entre autres de sa lutte contre contre la politique fasciste d'Erdogan à l'égard des kurdes.
Dans son message au congrès, Leila Khaled a déclaré son soutien aux "résistants" d'Efrin

Duroc

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   Posté le 15-02-2018 à 11:19:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur http://www.couppourcoup31.com/2018/02/au-congres-du-hdp-leila-khaled-salue-la-resistance-du-peuple-kurde.html le 12 février

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   Posté le 15-02-2018 à 11:20:05   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

"Les Kurdes YPG démentent vouloir morceler la Syrie".
Effectivement. Ce n'est pas leur but. Ils ont toujours dit qu'ils voulaient une Syrie démocratique confédérale.Les fédérations ou des confédérations ne remettent pas en cause l'existence d'un Etat. La Suisse est une confédération. Mais pour nous, communistes, le meilleur exemple fut l'URSS
duroc

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   Posté le 15-02-2018 à 16:06:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

la Représentation du Rojava en France :

L'ATTAQUE DE LA TURQUIE D'ERDOGAN CONTRE AFRIN : TRIBUNE DANS LE FIGARO (15 février)

http://i.f1g.fr/media/figaro/1280x580_crop/2018/02/14/XVMbf515fc0-11ab-11e8-8248-67f8a914efc8.jpg
Nechirvan Barzani, premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan irakien et Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères. SAFIN HAMED/AFP

TRIBUNE - L'invasion, par la Turquie, de la région kurde d'Afrine, dans le nord de la Syrie, appelle une réaction de la diplomatie française, plaident les auteurs Stéphane Breton, Pascal Bruckner, Gérard Chaliand, Patrice Franceschi, Bernard Kouchner et Sophie Mousset.

Le 21 janvier 2018, l'armée turque appuyée par des groupes djihadistes bien connus pour leurs crimes de guerre et leur ancienne allégeance à Daech a lancé une invasion nommée «Rameau d'olivier» contre la région kurde d'Afrine.

Limitrophe de la Turquie, située au nord-ouest de la Syrie, Afrine est une enclave de peuplement kurde très ancien d'une soixantaine de kilomètres de long, séparée du reste des Kurdes de Syrie par l'armée turque et les milices islamistes. C'est en raison de son isolement que la Turquie se jette d'abord sur elle, voulant peut-être régler le «problème kurde» comme elle a jadis réglé le «problème arménien». Elle prétend que la présence immémoriale des Kurdes menace son intégrité territoriale. Elle justifie l'invasion qu'elle vient de lancer contre ceux qu'elle appelle des «terroristes» - alors qu'ils se sont battus avec une détermination exemplaire contre les terroristes islamistes - par des considérations relatives à sa sécurité. La Turquie a parfaitement raison de vouloir défendre ses frontières, mais celles-ci n'ont jamais été menacées par les Kurdes de Syrie. Le régime turc inspiré des Frères musulmans craint moins les islamistes, auxquels il n'a cessé d'apporter de l'aide, qu'il ne déteste les Kurdes, nos alliés dans la guerre contre le terrorisme. La France perdrait les acquis de trois ans d'engagement dans la région si elle laissait l'invasion turco-islamiste réussir. Plusieurs raisons devraient l'en empêcher.

Les Kurdes de Syrie sont nos amis. Les abandonner après nous être battus avec eux contre les islamistes serait une faute morale impardonnable. Elle contredirait tout ce que la France représente. Nous le paierions un jour au prix fort. Il y a trois ans, lorsque le président de l'époque avait reçu les Kurdes de Syrie à l'Élysée après leur victoire à Kobané pour leur exprimer le soutien de la France, cela avait été très bien perçu par l'opinion. Les Français savent qui sont leurs alliés dans la guerre de Syrie et que l'enjeu n'est pas seulement local mais concerne aussi leur pays. Les Kurdes de Syrie sont aussi les vainqueurs des islamistes qui ont causé chez nous les pires attentats de notre histoire. La capitale de Daech en Syrie, d'où ces attentats avaient été lancés, a été prise par les Kurdes en octobre 2017.

Que se passera-t-il demain si on laisse les djihadistes gagner cette manche?
Maintenant que les combats font rage à Afrine, les Kurdes doivent dégarnir leur front contre Daech et cela n'est pas à notre avantage. L'invasion turque a des conséquences négatives sur la lutte contre le terrorisme et joue contre les intérêts occidentaux - auxquels la Turquie, pourtant membre de l'Otan, ne prête guère attention. Que se passera-t-il demain si on laisse les djihadistes gagner cette manche? Les exactions turco-islamistes à Afrine ne laissent présager rien de bon. Lorsque les jeunes combattantes kurdes au courage admirable sont capturées par les djihadistes, elles sont torturées, éventrées et leurs seins tranchés. Une telle barbarie est insoutenable. Nous serions comptables devant l'Histoire si nous laissions continuer cela.

Les Kurdes sont en outre nos seuls alliés dans la région et ont montré leur efficacité sur le terrain. Si nous les abandonnons, il n'y aura plus personne sur place pour nous aider à contenir toute nouvelle éruption terroriste dirigée contre nous.
L'invasion turco-islamiste va créer de surcroît de nouvelles tensions avec les réfugiés. Des dizaines de milliers de gens vont tenter d'échapper à la guerre. La Turquie prétend nous protéger d'un afflux de migrants en échange de notre silence, mais elle fait tout pour que leur nombre augmente. Enfin, les Kurdes de Syrie sont en train de bâtir une société démocratique respectueuse de pluralisme ethnique et confessionnel et de l'égalité entre les hommes et les femmes. Cela aura une influence profonde dans une région déchirée par la tyrannie. Notre pays devrait encourager ces efforts qui s'inspirent des valeurs politiques et de la liberté qu'il a toujours défendues.

La France s'honorerait de demander un cessez-le-feu à Afrine et le retrait de l'armée d'invasion. Elle doit le faire pour défendre ses intérêts et la paix dans la région.

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Note - un commentaire : "BHL ne soutient pas les Kurdes révolutionnaires de Syrie mais les Kurdes nationalistes de Brasani. BHL est en outre personna non grata à le Représentation donc on lui a refusé l'entrée en 2 16. La Représentation ne représente d'ailleurs pas l'ensemble des Kurdes de Syrie, notamment les groupes marxistes ou anarchistes combattants."


Edité le 15-02-2018 à 16:13:37 par Xuan




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   Posté le 15-02-2018 à 17:04:54   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Les soutiens occidentaux en paroles à Afrin ont leurs raisons.
Les défenseurs d'Afrin ont leurs propres raisons.
Il peut arriver que dans un conflit ou dans une guerre, des raisons différentes se rencontrent provisoirement, jusqu'au jour où elles s'éloignent et entrent entre elles-mêmes en conflit.
Rojava ne trahira jamais son objectif final même si tactiquement elle doit accepter des aides pourries.

duroc

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   Posté le 15-02-2018 à 18:13:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Certainement, je t'ai dit que la situation était complexe et en cours de transformation.

L'éventail des soutiens s'élargit aussi à la gauche, sur le facebook de Mélenchon :

SOLIDARITE AVEC LES FEMMES DU ROJAVA

L’État turc bombarde et menace de raser Afrin.
Cette attaque fait des morts par dizaines de civils, majoritairement des femmes et des enfants.
Afrin est une zone relativement sûre dans la région depuis longtemps et a accueilli des centaines de milliers de réfugiés arabes notamment d’Alep.

Le peuple du Rojava construit une société nouvelle, dans laquelle les différentes ethnies qui y vivent s’organisent avec leurs identités dans un système démocratique, féministe, écologique.

Cette agression a un but destructeur qui vise aussi la révolution des femmes du Rojava qui ne se soumettent plus à un régime patriarcal et ont le courage de construire une société de liberté pour elles-mêmes et donc pour tous.

Ceci est insupportable à Erdogan qui craint une contamination dans le Moyen-Orient et au-delà, le Rojava est un exemple de libération des femmes qui ébranle l’idée d’Etats au service du nationalisme, du capitalisme et de l’extrémisme religieux, qui s’appuient tous sur la domination des femmes.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des bombardements et de l‘invasion d’Afrin, qui sont contraires au droit international.
Pour cela nous demandons une intervention ferme de l’ONU, de l’UE et des gouvernements des pays impliqués dans la coalition : Russie, France, USA, Royaume Uni. Ils doivent faire pression sur la Turquie pour qu’elle cesse cette agression et retire ses troupes de Syrie.

Nous vous appelons à faire circuler cet appel et à faire connaître la construction de cette société qui dit “ Oui, c’est possible de vivre en êtres humains libres, égaux, respectueux de la nature, et pour ce faire, le féminisme est un moyen indispensable” .

Envoyez vos signatures à l’adresse : kurdish.women.movement@gmail.com
Premières signataires :
FRANCE
Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne et Responsable Nationale du PCF « Droits des Femmes et Féminisme »
Femmes Solidaires
Représentation Internationale du Mouvement des Femmes Kurdes
Corinne Morel-DARLEUX, Secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de Gauche, Conseillère Régionale Auvergne Rhône Alpes
Danielle SIMONNET, Coordinatrice du Parti de Gauche, conseillère de Paris
Raphaelle PRIME, Conseillère de Paris-Groupe Communiste-Front de Gauche
Edith BOULANGER, Universitaire en Chimie, membre du mouvement de la paix
Fatiha AGGOUN, Conseillère Départementale du Val de Marne
Josette Rome CHASTANET, Féministe, Biologiste
Valérie TECHER, Maire adjoint Champigny S/M
Fabienne LEFEBVRE, Membre du Conseil exécutif PCF du Val de Marne et élue à Vitry Chrysis CAPORAL, élue des EELV à Champigny Sur Marne
Groupe anarchiste Solidaire
Collectif des Amazighs en France
Initiative féministe pour un confédéralisme démocratique « IFCD »
Claire Lacire, Mouvement de la Paix Guichen
Jacqueline Yvroux, Enseignante retraitée
Dominique Benoit Frot, Féministe bibliothécaire documentaliste
Gérard Chastenet, Cheminot…
ITALIE
Nicoletta Pirotta, Militante féministe FAE
Anita Guiriato, Adjointe à la culture municipalité de Carnate
Nicoletta Gini, Chercheuse en histoire FAE…
CATALOGNE
Plataforma Azadî
Alicia Murillo Ruiz, actrice, enseignante et militante féministe…

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   Posté le 15-02-2018 à 19:24:08   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Oui, Xuan, tu l'as dit. Mais la situation évolue dans un sens prévisible. Elle est, je dirais, naturellement en cours de transformation. Elle suit son cours. Les militants communistes qui sont au contact de la réalité le savent. Les autres communistes doivent se positionner sans attendre. Car le risque, c'est que l'Etat turc gagne. Ce ne sera pas facile pour Erdogan, mais nous, nous devons prendre position SANS CONDITION pour ROJAVA!

Duroc

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Xuan
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   Posté le 15-02-2018 à 20:22:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Situation complexe aussi chez les résistants kurdes. Je continue à documenter ce fil.

Sur le New York Times un article assez long sur le thème "un rêve d'utopie séculaire" par Wes Enzinna, qui note l'influence de Murray Boockchin.

Egalement une analyse de l'IFRI "Erdogan a besoin de cette guerre pour sa politique intérieure". Mais l'article porte essentiellement sur les rapports entre pays.

Je ne suis pas convaincu du "sens prévisible" dont tu parles.
Tout ceci dépend beaucoup de la question séparatisme ou fusion des YPG dans la Syrie. Et jusqu'à ce jour un certain flou est entretenu à cause de la notion d'autonomie.

Si on regarde le projet franco-US de partition régionale, ni la Syrie ni la Turquie n'y ont intérêt et ni la France ni les USA ne peuvent l'imposer.


Edité le 16-02-2018 à 07:54:27 par Xuan




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   Posté le 16-02-2018 à 19:34:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tractations de part et d'autre :

Selon la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen un entente était en cours jeudi soir entre le gouvernement syrien et les YPG sur le déploiement des troupes syriennes dans le canton d’Afrine
source : Sputnik
Cet accord aurait échoué d’après © Rodi Said Source: Reuters RT :

Alors que les milices kurdes avaient déjà appelé Damas à intervenir militairement contre l'offensive turque à Afrin, des négociations entre le gouvernement syrien et les YPG auraient échoué, ces derniers refusant de déposer préalablement les armes.
Le gouvernement syrien aurait rejeté une demande d'intervention militaire adressée par les dirigeants kurdes de la région d'Afrin pour les épauler dans leur résistance à l'assaut que mène depuis plusieurs jours l'armée turque dans la région.
Selon le correspondant de RT sur place, l'accord dont auraient discuté les autorités syriennes et les milices kurdes aurait eu pour but d'organiser une intervention de l'armée syrienne. Il aurait finalement échoué en raison du refus des Unités de protection du peuple (YPG), milices kurdes très actives dans la zone, de déposer préalablement les armes – condition sine qua non posée par Damas.
Le média libanais al-Masdar, citant plusieurs sources basées à Alep, confirme également l'échec de cet accord, qui aurait constitué un tournant dans le conflit syrien.
Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse est évoquée d'une intervention armée de Damas dans le contexte de l'opération Rameau d'olivier lancée par Ankara en territoire syrien. Le 12 février dernier, un commandant des YPG, Sipan Hamo, avait envoyé un signal à destination du gouvernement syrien :
«Nous n'avons aucun problème à envisager une arrivée des troupes syriennes à Afrin pour défendre la frontière face à l'occupation turque.»
Plusieurs observateurs y avaient vu le signe d'une éventuelle intervention militaire de Damas, alors que plusieurs sources citées par la chaîne arabe al-Mayadin le 15 février évoquaient également cette possibilité.


L’article d’Al-masdar :
Rupture: l'armée syrienne refuse la proposition des YPG d'entrer dans Afrin
Par Leith Aboufadel le 15/02/2018
BEYROUTH, LIBAN (22h10) - L'armée arabe syrienne (ASA) a refusé une offre des unités de protection du peuple (YPG) dirigées par les Kurdes pour entrer dans la région d'Afrin à Alep.
Selon les rapports d'Alep, l'armée syrienne a rejeté l'offre de YPG parce que ce dernier a refusé de remettre ses armes à Damas.
L'armée syrienne a demandé à plusieurs reprises que les YPG retournent toutes leurs armes avant que leurs forces n'entrent dans la région d'Afrin et repoussent l'incursion menée par la Turquie.
Cependant, l'armée syrienne maintient qu'elle continuera à permettre aux forces kurdes de réapprovisionner la zone depuis leur propre territoire à Alep.


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Dans le même temps lors de la rencontre entre Rex Tillerson et Recep Tayyip la Turquie propose aux USA un « déploiement conjoint » à Manbij « après le départ des unités de protection du peuple kurde » source : Reuters
Xinhua signale cette réunion à huis clos : « Ankara demande à Washington de cesser de soutenir les Unités de protection du peuple (YPG), considérées par la Turquie comme la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cependant, Washington reste sourd aux demandes de la Turquie. »


Edité le 16-02-2018 à 19:51:13 par Xuan




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   Posté le 16-02-2018 à 20:17:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Syrie : 180 civils tués au cours de l'opération militaire turque dans la région d'Afrin


Xinhua 13.02.2018

L'offensive militaire turque dans l'enclave d'Afrin, une zone contrôlée par les Kurdes dans le nord de la Syrie, a pour l'instant causé la mort de 180 civils, et en a blessé 413 autres, selon un communiqué publié lundi par les forces kurdes.
Les pertes civiles comprennent des femmes, des enfants et des personnes âgées, a déclaré le communiqué, ajoutant que les noms des morts et des blessés étaient consultables à l'hôpital d'Afrin.
La campagne militaire turque contre l'enclave d'Afrin, qui a débuté le 20 janvier, a également tué 98 combattants au sein des forces dirigées par les Kurdes.
Le communiqué a par ailleurs affirmé que 862 combattants appartenant à l'armée turque ou aux rebelles syriens combattant à ses côtés avaient été tués.
Selon le communiqué, les forces aériennes turques ont lancé 668 frappes aériennes sur Afrin, et les forces soutenues par la Turquie ont commis jusqu'à 2 645 "attaques aveugles" avec divers armements.
Les forces kurdes ont récemment réussi à abattre deux hélicoptères et deux drones turcs, tuant au total 11 soldats turcs ; elles ont détruit 51 véhicules blindés, et en ont endommagé 15 autres, a ajouté le communiqué.

Le 20 janvier, les troupes turques, alliées à des rebelles syriens, ont lancé une offensive militaire transfrontalière intitulée opération "Rameau d'Olivier", dans le but d'expulser les milices kurdes de la région d'Afrin.
Sous le motif d'assurer sa propre sécurité, la Turquie a notamment pris pour cible les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), qu'Ankara considère comme une branche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un parti clandestin qui lutte pour l'autonomie kurde dans le sud-est de la Turquie.
Un récent rapport de l'ONU affirme qu'au moins 15 000 personnes auraient été déplacées depuis le début de l'opération turque contre les combattants kurdes d'Afrin.

Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI

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   Posté le 16-02-2018 à 23:08:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tillerson assure que Washington n'a «jamais donné d'armes lourdes» aux YPG


RFI
Publié le 15-02-2018


Actuellement en tournée au Proche-Orient, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a souligné l’appui de Washington aux « institutions légitimes » de l’Etat libanais et a fustigé le rôle du Hezbollah lors de son passage à Beyrouth. Il a aussi évoqué brièvement la guerre en Syrie, dénonçant, le « régime barbare de Bachar el-Assad » . Mais c’est surtout sur les combats dans le nord-ouest de la Syrie que le chef de la diplomatie américaine a été interpellé.
Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan


Depuis Beyrouth, Rex Tillerson a démenti que la relation entre Washington et Ankara soit dans une impasse à cause de l’offensive en cours dans le nord-ouest de la Syrie. Dans cette région, et plus précisément dans l’enclave d’Afrin, les forces kurdes que Washington a soutenue contre l’organisation Etat islamique sont combattues par l’armée turque.

Le président Erdogan a accusé les Etats-Unis d’armer la milice kurde des YPG. Sur le sujet, Rex Tillerson s’est montré lapidaire. « Nous n’avons jamais donné d’armes lourdes aux YPG, nous n’avons donc pas à en récupérer » , a-t-il lâché.

La Turquie, un « partenaire important »

Rex Tillerson a récemment dénoncé l’offensive turque contre l’enclave kurde d’Afrin. Mais selon le secrétaire d’Etat américain, la Turquie reste un « partenaire important ». « Nos objectifs finaux sont totalement alignés.
Nous avons des différends sur l’approche tactique pour atteindre ces objectifs, a-t-il concédé.
Mais nos objectifs sont de vaincre Daech, le terrorisme, de réduire la violence, de protéger les populations et de soutenir une résolution pacifique du conflit en Syrie »
.

Interrogé sur le risque d’une confrontation a Manbij, cette ville contrôlée par les forces kurdes, ou des militaires américains sont déployés, et ou Ankara jure vouloir avancer, Rex Tillerson s’est, en revanche, gardé de tout commentaire.
[...]"


___________________


Pas d'armement lourd donc en provenance des USA, quant à l'armement léger, on se souvient que :

Les Unités de protection du peuple (YPG), qui forment la base des Forces démocratiques syriennes (FDS), n'utilisent pas les armes livrées par les États-Unis contre les Turcs à Afrine, affirme le porte-parole des YPG Nuri Mehmud dans une interview accordée à Sputnik.
«Nous n'utilisons pas les armes fournies par les États-Unis à Afrine. Dans la zone d'Afrine, nous avons recours aux armes achetées clandestinement aux unités de l'Armée syrienne libre (ASL), qui les ont elles-mêmes obtenues auprès des Turcs à al-Azaz, el-Bab, Idlib et Jarablus» , a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.


Concernant les relations Turquie-USA, c'est le status quo.


Edité le 16-02-2018 à 23:16:36 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 16-02-2018 à 23:22:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Encore des soutiens aux YPG, sur le blog de Caroline Fourest et après le référendum sur le Kurdistan de novembre dernier :

"Pour les Kurdes"

La trahison de nos alliés kurdes annonce bien pire qu’un reniement. Une défaite. Malgré tout ce qui les différencie et souvent les oppose, les Kurdes de Syrie et d’Irak se sont battus contre Daech, pour nous, au nom des mêmes valeurs. En Syrie, les glorieuses guerrières des YPJ et leurs frères d’armes des YPG portent un projet à l’opposé du drapeau noir de l’obscurantisme : égalitaire, écologiste et laïque.

Malgré tous les risques de dogmatisme inhérents aux utopies, cette poche du Rojava a le mérite inouï de planter une graine d’espoir dans un désert sans avenir. Elle permet de croire à un projet alternatif au choix mortel entre dictature nationaliste ou islamisme. Cette herbe folle qui stérilise l’ancien grenier à blé du monde depuis des décennies. A quelques kilomètres de là, les dirigeants du Kurdistan irakien ont parfois les défauts des indépendantistes devenus hommes d’affaires. Mais alentour, tout le monde reconnaît qu’ils ont su faire prospérer autour d’Erbil, l’une des seules régions de l’ancienne Mésopotamie où il fait bon vivre.
[...]"

suivi de

"Ne laissons pas s’éteindre en nous la flamme du Kurdistan"


Plusieurs personnalités françaises, dont Bernard-Henri Lévy et Anne Hidalgo, dénoncent le silence des grandes démocraties face au drame que vit ce peuple

Un sentiment d’accablement, et d’injustice extrême, nous étreint et nous réunit pour lancer, ici, aujourd’hui, cet appel de Paris en faveur du Kurdistan. Voilà une nation amie qui sort de cent ans de lutte contre toutes les tyrannies. Voilà un peuple qui s’est porté, trois ans durant, seul au sol, sur 1 000 kilomètres de front, contre l’organisation Etat islamique. Voilà des femmes, des hommes, qui ont accueilli un million et demi de réfugiés chrétiens, yézidis, musulmans, qui fuyaient l’enfer islamiste.

Ce peuple, le 25 septembre 2017, se prononce, par un référendum démocratique, et à une majorité écrasante, en faveur d’une indépendance qui est son rêve séculaire. Il se prononce pour l’ouverture de pourparlers avec Bagdad, dont il est bien spécifié qu’ils prendront le temps qu’il faudra pour qu’un avenir solide, concer­té, puisse se construire entre peuples constitutifs de la « fédération » irakienne.

Mais voilà que les grandes puissances démocratiques condamnent, par avance, ce référendum au nom de l’intégrité territoriale de l’Irak, ce pays déchiré, désuni, chaotique, qu’elles feignent, de manière incompréhensible, de tenir pour une donnée intangible de l’équilibre régional.

Et voilà que, forts de cette condamnation du Kurdistan par ses alliés et amis d’hier, les pays voisins (Irak, bien sûr – mais aussi Iran et Turquie), qui tiennent les Kurdes pour un peuple décidément en trop, décrètent un embargo aérien et terrestre sur le Kurdistan; l’enferment, ainsi que le million et demi de réfugiés, dans ses frontières; et que l’Irak, à l’aide de chars américains et avec l’appui de milices chiites et de pasdarans venus d’Iran, passe à l’attaque, s’empare de la zone de Kirkouk, et affronte les peshmergas jusqu’à 50 kilomètres d’Erbil.

Nul, alors, ne vient au secours du ­Kurdistan. Nul ne condamne l’agression de ces puissants voisins pour qui le silence de la communauté internationale est une aubaine permettant d’en finir avec ce trublion démocratique, ce mauvais exemple que serait un Kurdistan ­libre et indépendant dans une région qui cultive les régimes autoritaires, et ­opprime ses minorités.

Nul ne semble réaliser que l’Iran met, un peu plus encore, la main sur l’Irak, et achève d’ouvrir, avec la complicité du sinistre Bachar Al-Assad, le fameux corridor chiite dont elle rêve depuis longtemps et qui a vocation à aller du Liban à Bahreïn.

Trahis par certains en leur sein, abandonnés de leurs amis d’hier, que vont alors faire les Kurdes? Se plier à un destin funeste? Redevenir, sous la contrainte des « Irakiens », ce fantôme de nation, cette chimère sanglante? Rentrer dans l’ombre, retourner dans les montagnes dont nul, ­jamais, n’a pu les chasser? Va-t-il, ce peuple fier qui rêvait de prospérité et de modernité, qui vivait à l’heure de la démo­cratie, qui en avait assez de devoir vivre les armes à la main contre d’éternels ennemis, retrouver sa flamme et reprendre sa marche séculaire vers la liberté?

Ce peuple est un ami de la France. Il a reçu, depuis tant d’années, le témoignage répété de notre admiration et de notre gra­titude. Quand tous se détournent de lui, nous nous devons d’être fidèles à cette histoire de liberté et de grandeur. Nous avons, nous, Français, héritiers de Voltaire, de Gambetta, de Zola, de Dreyfus, de Jean Moulin, un ­peuple proche de nous et qui s’est inspiré de nous; sa flamme – la ­Fondation Danielle Mitterrand, qui contribue à nous rassembler, est là pour en témoigner – a été aussi, un peu, la nôtre et fait partie de l’histoire de la France et de Paris.

Ne laissons pas s’éteindre en nous la flamme du Kurdistan. Demandons le retrait des troupes irakiennes et des milices iraniennes qui les appuient sur la ligne où elles se trouvaient avant le référendum du 25 septembre. Exigeons l’arrêt des exactions, des pillages, des assassinats ciblés ou collectifs qui ravagent, depuis que les milices l’ont envahie, la ville de Kirkouk ainsi que ses environs.

Plaidons pour que la coalition internationale, qui a combattu face à l’organisation Etat islamique au coude-à-coude avec les combattants irakiens mais aussi kurdes, impose sa médiation aux frères d’armes lancés, aujourd’hui, dans une guerre ruineuse pour tous.


Caroline Fourest est journaliste et essayiste Anne Hidalgo est maire de Paris Bernard Kouchner est ancien ­ministre des affaires étrangères Bernard-Henri Lévy est philosophe et membre du conseil de surveillance du « Monde » Kendal Nezan est président ­de l’Institut kurde de Paris Manuel Valls est ancien premier ­ministre


En novembre 2014 Kouchner était venu à Rojava et avait rencontré le responsable des Asayesh, les forces de sécurité des YPG.[le Phénix kurde]

Et il était revenu en septembre 2017 [site des YPG]


"L'homme politique de longue date a rendu visite aux YPG, YPJ et SDF pour exprimer son soutien à la campagne contre Daech à Raqqa, qui approche de son troisième mois, avec 60% de la ville libérée.
[...]
Bernard Kouchner a été élu Représentant spécial des Nations Unies et Chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) en 1991 et a dirigé les efforts pour créer une nouvelle administration civile et un système politique remplaçant les Serbes et reconstruire l'économie brisée par le Kosovo".



Edité le 16-02-2018 à 23:35:44 par Xuan




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DUROC
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   Posté le 17-02-2018 à 18:59:51   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

T'en penses tu, toi, de toute cette merde de communiqués?
C'est ça qui doit définir les choix des communistes?
N'est-il pas clair que les USA et la Russie de Poutine laissent faire l'Etat fasciste turc pour placer leurs pions dans la région?
Pendant ce temps-là, Efrin "déguste".
Mon espoir, c'est que rapidement, l'Etat syrien accorde leurs droits aux peuples de Rojava et qu'ensemble ils combattent côte à côte contre l'agression de l'Etat turc et des milices islamistes. La confédération démocratique de Syrie qui est le but de Rojava n'est pas un projet de division de la Syrie en tant que pays. Ceux qui disent le contraire mentent.

duroc

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marquetalia
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   Posté le 19-02-2018 à 12:51:05   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

DUROC a écrit :

T'en penses tu, toi, de toute cette merde de communiqués?
C'est ça qui doit définir les choix des communistes?
N'est-il pas clair que les USA et la Russie de Poutine laissent faire l'Etat fasciste turc pour placer leurs pions dans la région?
Pendant ce temps-là, Efrin "déguste".
Mon espoir, c'est que rapidement, l'Etat syrien accorde leurs droits aux peuples de Rojava et qu'ensemble ils combattent côte à côte contre l'agression de l'Etat turc et des milices islamistes. La confédération démocratique de Syrie qui est le but de Rojava n'est pas un projet de division de la Syrie en tant que pays. Ceux qui disent le contraire mentent.

duroc
vous avez vu juste,des unités de l armée syrienne vont se déployer dans le territoire de le Rojava:donc,la Turquie va finir par se rapprocher de l État d Israël,qui mène des frappes à l est du plateau du Golan.et,effectivement,l expérience altermondialiste,soutenue en France par le Monde Diplomatique et Alternative Libertaire,ne prône pas le morcellement de la Syrie.et Erdogan l a dans le c.. bien profond.


Edité le 19-02-2018 à 12:52:05 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 19-02-2018 à 20:17:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ma réponse est un peu tardive mais je ne pouvais pas intervenir.
Les communiqués ne définissent pas nos choix, ils font entrevoir les intérêts spécifiques des protagonistes.
Si on part d’idées toutes faites selon lesquelles tous ces pays sont impérialistes ou inféodés et constituent un front unique contre révolutionnaire, il est impossible de comprendre leurs contradictions internes et celles qui les opposent, ni les transformations qui résultent de ces contradictions.

Il n’est pas clair du tout que les USA « laissent faire l’Etat fasciste turc pour placer leurs pions » précisément parce que l’intervention turque ceci va exactement à l’encontre de leur projet. Et pour cette raison l’entrevue récente n’a rien donné : les USA ne sont pas partis de Manbij et leur présence protège les YPG de cette zone.
Sur ce sujet précisément la Turquie n’est pas un pion des USA, alors qui sont les pions ? L'ASL, les résidus de Daech, les YPG ?
Par contre la Russie a entamé un process de relations y compris économiques avec la Turquie, d’où sa réaction modérée. L’intervention turque ne permet pas à la Russie de placer des pions puisqu’elle soutient aussi la Syrie. Donc il faut se défaire des formules toutes faites.

Le gouvernement turc est répressif, brutal, violent et agressif, en effet.
On pourrait presque en dire autant du gouvernement syrien.
Mais contrairement aux apparences volontairement entretenues par les médias, ce sont les USA qui mènent la politique la plus réactionnaire. Sous les dehors d’une démocratie modèle et non interventionniste, avec une présence militaire réduite, ce sont eux qui fomentent et entretiennent la quasi-totalité des divisions, des désordres et des conflits, dans le seul intérêt de leur propre domination.

La Turquie ne veut pas d’un couloir frontalier favorisant un séparatisme kurde.
La Syrie veut recouvrer l’intégrité de son territoire.
La France souhaite la création d’un état kurde.
Les USA veulent une partition des états en entités plus informelles, où leur domination serait plus aisée. Pour cela ils profitent de la confusion pour rester malgré la défaite de Daech : il est clair que la liquidation du terrorisme n’est pas leur objectif ni celui de la France.
Il n’est pas anodin que le New York Times consacre plusieurs pages à cette galerie de portraits, et ceci confirme les intentions des USA. On trouvera autant de fleurs dans la presse bourgeoise française à l’endroit des trois héros hollandais, breton et espagnol des YPG.

La division de la Syrie s’oppose à son intégrité territoriale et c’est la forme actuelle de la lutte nationale du peuple, de la nation syrienne et de ses composantes contre l’impérialisme occidental. C'est la contradiction principale dans la région.
Dans cette contradiction la position de Rojava ne peut pas être la neutralité.
J’avais signalé que son projet ne cite jamais l’impérialisme US et vise principalement l’autorité de l’état. C’est évidemment une conséquence de l’influence libertaire et cette ligne ne peut pas résister aux faits, à moins de se placer sous la direction US ou sous celle de la Syrie, donc de se nier.

On remarquera que cette situation diffère sous de nombreux aspects de celle décrite dans " pourquoi le pouvoir rouge peut exister en Chine ", bien qu'elle reposât sur la division des impérialistes, des seigneurs de guerre, de la bourgeoisie compradore et de la bourgeoisie nationale.
La différence fondamentale résidait dans le rôle révolutionnaire du PCC qui se battait pour la libération de toute la Chine et non pour une somme de régions autonomes, et qui représentait à la fois l'indépendance nationale, la libération des paysans contre le féodalisme et le socialisme.
A l'inverse la bourgeoisie nationale était faible économiquement et sans appui populaire, son parti était dirigé par le compradore Tchang kai check.
En Syrie la bourgeoisie nationale possède un appui populaire et un pouvoir économique. elle dirige la lutte anti-impérialiste contre l'impérialisme occidental et le PC syrien la soutient.

Il semble qu’un accord, au moins provisoire, ait été trouvé entre les YPG et l’Etat syrien, mais le sujet ne sera pas clos après la fin de l’agression turque et le retrait de ses troupes, ni après le délicat problème du degré d’intégration de Rojava dans la Syrie.
La présence US dans cette zone, et de l’ASL dont les rangs ont été gonflés par divers terroristes recyclés par les USA, constituent l’abcès de fixation essentiel du terrorisme et de la déstabilisation dans la région. C'est le départ des USA qui constituera le problème principal après celui de la Turquie.


Edité le 19-02-2018 à 20:49:05 par Xuan




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