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 la question kurde en Syrie

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Finimore
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Finimore
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   Posté le 07-02-2018 à 07:44:55   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Ci-dessous un article publié sur un site trotskiste

Je précise que je répercute cet article pour l'info et le débat, mais pas par adhésion avec ce site.

Lu sur
https://www.marxiste.org/international/moyen-orient/syrie/2279-contre-l-offensive-turque-solidarite-avec-afrin?idU=2&utm_source=newsletter_272&utm_medium=email&utm_campaign=chomage

Contre l’offensive turque, solidarité avec Afrin !
31 janvier 2018
Révolution

Le 20 janvier, l’armée turque a engagé une offensive contre les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans la région d’Afrin (nord-est de la Syrie).
Pendant la guerre civile syrienne, les FDS ont pris le contrôle de presque toute la frontière turco-syrienne. C’est ce que ne pouvait accepter le gouvernement turc d’Erdogan, qui livre une guerre féroce aux Kurdes de Turquie.

D’un autre côté, les Etats-Unis, alliés de la Turquie au sein de l’OTAN, ont eu besoin des FDS pour lutter contre l’Etat islamique. Ils les ont donc soutenus militairement. Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a même annoncé vouloir pérenniser ce soutien, pour faire pression sur Bachar el-Assad. Cela a provoqué la fureur d’Erdogan – et Tillerson a dû se dédire, pour ménager son allié turc.

Par ailleurs, le 18 janvier, le chef d’Etat-major de l’armée turque s’est rendu à Moscou pour rencontrer son homologue russe et Sergueï Choïgu, le ministre de la Défense russe. Il a obtenu leur accord pour passer à l’offensive. Ce faisant, Vladimir Poutine espère contraindre les Kurdes à se plier à l’autorité d’el-Assad ; il tente aussi d’enfoncer un coin entre la Turquie et les Etats-Unis.

Hypocrisie impérialiste

Les puissances occidentales, dont la France, se sont contentées d’appeler la Turquie à plus de « retenue ». Cela s’explique aisément. Pour Washington, les FDS ne valent pas le prix d’une rupture avec la Turquie, tandis que l’UE a besoin de la coopération d’Erdogan pour endiguer le flot de réfugiés fuyant la guerre. D’ailleurs, les chancelleries occidentales ne s’émeuvent pas du fait que les troupes turques et la soi-disant « Armée Syrienne Libre » combattent aux côtés des miliciens djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (auparavant Al-Qaïda en Syrie).
L’hypocrisie des impérialistes est sans limites. Ils sont prêts à utiliser les Kurdes tant que cela sert leurs intérêts, mais les abandonnent ensuite sans hésiter. Les mouvements progressistes kurdes ne doivent pas compter sur l’aide des gouvernements occidentaux, mais seulement sur leurs propres forces et celles des travailleurs de toute la région.


Edité le 07-02-2018 à 07:48:51 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
marquetalia
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   Posté le 07-02-2018 à 20:42:30   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

L intervention turque augure un retour de Al Qaeda et de Daech en Syrie,qui pourront être instrumentalisés contre le pouvoir de Assad.

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Xuan
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   Posté le 08-02-2018 à 00:00:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

En Afrin en Syrie, les habitants se mobilisent pour protéger le territoire contre la Turquie


Source: AFP Publié: 2018/2/5 21:48:39
Global Times


Les Kurdes syriens assistent à un défilé impromptu à Afrin alors que les civils s'enrôlent pour combattre les troupes turques et les rebelles alliés contre les unités de protection du peuple (YPG) kurdes dans la région frontalière syrienne le 28 janvier. Photo: AFP

Des dizaines de jeunes Kurdes syriens se rassemblent sur la place de la ville d'Afrin pour s'enrôler dans le mouvement de «résistance» contre un assaut soutenu par les Turcs.
Portant des vêtements militaires dépareillés, certains en jeans et d'autres avec des foulards enroulés autour de leurs visages, quelques-uns admettent que c'est la première fois qu'ils ont touché une arme, mais disent qu'ils se sentent obligés de défendre leur ville natale.
«Afrin est où j'ai grandi, tout comme mes parents et mes grands-parents avant moi, c'est pourquoi c'est un devoir pour moi de me battre pour ça» dit Asmaa, 19 ans. abandonner ses études et répondre à un appel aux armes des autorités kurdes locales.
Les autorités de la ville ont appelé à une "mobilisation de masse" des civils pour combattre les troupes turques et les rebelles alliés contre les unités de protection du peuple kurdes (YPG) à Afrin.
Ils estiment que des centaines de personnes se sont jointes jusqu'à présent - certaines ont été déployées sur le front - alors que d'autres se sont portées volontaires dans des hôpitaux ou dans des équipes de secours qui recherchaient des survivants après un bombardement.
Asmaa, avec une écharpe noire et blanche enroulée autour de son cou, dit qu'elle s'est enrôlée pour prendre part aux combats.
«Aujourd'hui, je ne me vois pas comme une étudiante, je me vois comme une combattante» , affirme-t-elle avec assurance.
La foule autour d'elle se divise en deux lignes - une pour les jeunes hommes et une pour les jeunes femmes. Ils commencent à marcher à travers Afrin pour un défilé militaire impromptu.
Alors que les commerçants regardent, les jeunes brandissent les drapeaux de YPG et chantent: «Non à l'occupation! et "Vive les résistants héroïques!"

Augmentation du nombre de recrues

«Le nombre de volontaires a augmenté et chaque jeune homme ou femme peut choisir l'institution pour laquelle il veut faire du bénévolat en fonction de son expérience et de ses capacités» , explique Rezan Haddu, conseiller média de YPG à Afrin.
"Certains sont volontaires en tant que combattants de YPG, d'autres fournissent un soutien logistique comme la nourriture, le transport et les vêtements" , a-t-il déclaré à l'AFP.
La Turquie et les rebelles syriens alliés ont commencé leur assaut frontalier sur la région d'Afrin le 20 janvier et la plupart des combats ont été concentrés le long de la frontière montagneuse.
Ankara a mis sur la liste noire les YPG en tant que «groupe terroriste» pour ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, qui a mené une insurrection meurtrière et de plusieurs décennies contre le gouvernement turc.
Selon Jinda Tulhaldan, chef de la section Afrin du Mouvement des jeunes Kurdes, les autorités locales ont dû agir rapidement pour repousser l'offensive.
«Nous leur donnons une semaine de formation militaire et leur apprenons à utiliser des armes» , explique Tulhaldan.
" Nous savons qu'une semaine ne suffit pas, mais nous avons été attaqués et avons dû défendre notre ville avec tout ce que nous avions devant nous."

La région d'Afrin sort de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, mais elle est gouvernée par un système semi-autonome établi par des factions kurdes en 2013.
Selon ce système, les personnes âgées de 18 à 32 ans doivent passer un an en conscription militaire, a déclaré le porte-parole du YPG à Afrin, Birusk Hasakeh.
Hasakeh affirme que des «centaines» de recrues se sont maintenant pleinement enrôlées dans les YPG et les groupes alliés, y compris les membres du gouvernement local qui avaient fermé les fonctions publiques et pris les armes.
"D'autres ont décidé de préparer du thé et de la nourriture à distribuer aux fronts, et d'autres font du bénévolat dans les hôpitaux" , dit-il.

«La première fois que je porte des armes»

« Nous avons été formés aux armes légères du centre de la jeunesse d'Afrin» , explique Tirij Hassan, un jeune homme de 22 ans qui participe au rassemblement de recrutement.
" C'est la première fois que je porte des armes, mais j'en suis content parce que je vais défendre Afrin, ses gens,

La Turquie dit qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour éviter de frapper des civils.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, 68 civils ont été tués, dont 21 enfants, depuis que la Turquie a lancé l'opération "Rameau d'olivier" le mois dernier.
Au moins trois civils ont également été tués par des tirs de roquettes depuis la Syrie sur le territoire turc.
Plus de 100 combattants des YPG et à peu près le même nombre de rebelles pro-turcs sont également morts dans la bagarre, a indiqué l'observateur britannique.
«Les avions de combat turcs bombardent Afrin, bombardent des civils et nous attaquent ainsi que nos forces» , explique Farhad Akid, un étudiant en génie agricole âgé de 21 ans dans le centre-ville d'Afrin.
"En tant que jeunes hommes, nous nous sommes engagés à résister, à protéger Afrin et notre peuple, nous n'autoriserons pas un seul occupant turc à entrer dans notre terre bénie."

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Xuan
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   Posté le 11-02-2018 à 11:52:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On lira (en anglais) ici le "Le projet d'une Syrie démocratique" de Rojava



Il ne s'agit en aucun cas d'un projet marxiste-léniniste ou socialiste, mais d'autogestion dans une nation multiculturelle d'où l'Etat serait réduit à sa plus simple expression.
Ce projet qui date de 2015 fait abstraction de toute présence ou influence étrangère. Les puissances impérialistes n'y sont nulle part mentionnées.

On y lit : L'État ne s'accorde pas avec la réalité naturelle, pluraliste et participative de la société humaine; elle se limite à des visions à courte vue qui approfondissent et même déifient l'unilatéralisme. Le déni, l'exclusion, la domination, l'esclavage et l'injustice ont été et sont créés par les États, par les dictatures et par les systèmes fascistes ou semi-fascistes; les plus récents de ces systèmes de sécurité étouffent la vie, ne permettant aucun potentiel d'ouverture et de développement. En conséquence, la situation syrienne se dirige vers l'explosion et le chaos.

Cette conception est aux antipodes du marxisme et largement influencée par l'idéologie libertaire (cf Murray Bookchin), selon laquelle les "droits de l'individu et du citoyen libre" devraient émerger d'une démocratie indépendante des classes et de leurs rapports sociaux de production.

Concernant la production "L'économie semi-indépendante accepte les marchés et le commerce, mais ne permet pas à l'économie de réaliser des profits pour l'accumulation de capital. Basé sur le colonialisme économique, les lois gouvernantes actuelles restreignent la créativité économique et l'écologie. Il faut plutôt une base légale pour une économie semi-indépendante favorisant la dynamique du marché local."

Une telle économie peut se développer jusqu'à un certain point quelque part en Ardèche ou le Diois, pour faire des picodons ou des pulls en angora, mais depuis fort longtemps le capitalisme a relié les communes et les régions. L'industrie a remplacé l'artisanat, etc. Mais y compris dans la société socialiste il n'y a aucun développement sans accumulation de capital, c'est-à-dire sans un surtravail par rapport au travail nécessaire pour subvenir aux besoins de la classe ouvrière. La différence avec le capitalisme est la propriété privée des moyens sociaux de production. Mais de ceci il n'est question nulle part. En fait le fond du sac est la théorie de la décroissance.

Des camarades seront peut-être enthousiasmés par un projet qui ressemble à une sorte de communisme et me reprocheront de "pinailler". Mais il ne faut pas nous prendre pour des jambons. Ce genre de projet n'a jamais dérangé les capitalistes ni les monopoles impérialistes auxquels il ne s'oppose nulle part.

Etendu à l'ensemble de la Syrie - et c'est précisément son objectif - il aboutit à morceler ce pays, ce qui est précisément la volonté des impérialistes occidentaux depuis Sykes-Picot.

L'agression turque est une chose. Nous la dénonçons parce qu'elle tue des civils.
Mais il est hors de question de présenter Rojava comme un modèle de société où de laisser accroire qu'il s'agit d'un projet de socialisme voire d'une anticipation de communisme.
Encore une fois la contradiction principale en Syrie oppose la nation et le peuple syrien à l'impérialisme US et ses alliés notamment la France. L'attitude de Rojava envers ce conflit est le critère déterminant.


Edité le 11-02-2018 à 18:58:42 par Xuan




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DUROC
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   Posté le 11-02-2018 à 21:33:18   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

En Syrie, il n'y a pas de nation syrienne. Il y a DES nations et DES peuples.
Maintenant, Xuan commence à pointer sa position: Il est CONTRE Efrin, Manbij et Rojava. Ce crétin ( mes excuses, je suis encore incorrect ) de maoïste "dénonce" "l'agression turque" parce qu'elle "tue des civils" !
Ce qui veut dire que si l'armée fasciste turque et ses supplétifs islamistes ne tuaient pas de civils, on pourrait ne pas la dénoncer... Et pourquoi pas la soutenir ?
Dont acte !

duroc

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 22:11:23   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

L Ejercito Zapatista de Liberacion National au Chiapas est également de tendance libertaire;cela n a pas empêché le soutien des formations marxistes léninistes à l Ezln.

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 22:14:38   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Si il y a une guerre entre le France et le Mexique pour l atoll de Clipperton,soutiendrez vous la répression contre les indigènes du Mexique sous prétexte de prendre position contre l impérialisme français?

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Xuan
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   Posté le 11-02-2018 à 23:09:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

DUROC a écrit :

En Syrie, il n'y a pas de nation syrienne. Il y a DES nations et DES peuples.
Maintenant, Xuan commence à pointer sa position: Il est CONTRE Efrin, Manbij et Rojava. Ce crétin ( mes excuses, je suis encore incorrect ) de maoïste "dénonce" "l'agression turque" parce qu'elle "tue des civils" !
Ce qui veut dire que si l'armée fasciste turque et ses supplétifs islamistes ne tuaient pas de civils, on pourrait ne pas la dénoncer... Et pourquoi pas la soutenir ?
Dont acte !

duroc


Au lieu de t 'excuser commence par retirer tes insultes. Sinon je les retirerai moi-même.

S'il y a "DES nations et DES peuples" alors ceci justifie la partition de la Syrie et tu défends les intérêts de l'impérialisme français.
La défense du peuple kurde contre l'agression turque ne justifie pas de raconter des sornettes sur le « fer de lance d’une force démocratique » comme dit ROCML.
Le fer de lance de la révolution anti-impérialiste et démocratique c’est le parti communiste, ce qui n’est pas le cas ici. Il ne s’agit pas non plus d’une bourgeoisie nationale.
Cette position aboutit à des incohérences telles que ROCML soutient des groupes armés par les impérialistes occidentaux tout en affirmant qu' « aucune lutte nationale ne peut atteindre ses objectifs en s’appuyant sur l’impérialisme » ,

et pour finir :
"Si demain des pays impérialistes reconnaissent l’existence du Kurdistan en tant que pays, ils ne le feront que contraints et forcés par une lutte continue du peuple kurde de plus d’un siècle, et poussés par les contradictions inter-impérialistes à adapter leur tactique à une nouvelle situation." C'est d'une rare naïveté.

Si la France "reconnaît" un Etat kurde dans le nord de la Syrie ce n'est certainement pas par contrainte mais uniquement pour continuer l'entreprise initiée par les gouvernements précédents et poursuivie sur tous les théâtres d'opération : briser l'unité nationale des états émergents. L'impérialisme n'a pas d'autre intérêt.

Mais cette volonté évidente de l'impérialisme occidental, que toutes les guerre confirment dans cette région, est dissimulée par des arguties sur les conflits "inter-impérialistes" où la nature agressive et belliciste des USA et les manœuvres de notre propre impérialisme sont noyées dans la masse.
Les thèses albanaises en apparence "pures et dures" trouvent ici leur conclusion : s'aplatir devant l'impérialisme et mettre agresseurs et agressés dans le même sac.

La Russie est intervenue à la demande de l'Etat syrien pour combattre le terrorisme et le califat est vaincu. La "coalition" utilise les divisions internes pour briser la Syrie. Mais les albanais rangent les uns et les autres dans l'impérialisme.

La Chine insiste régulièrement pour désamorcer tous les conflits générés par l'impérialisme et préconiser des règlements politiques. Son action dans le conflit US / Corée du nord a contribué au rapprochement entre les deux Corée contre la volonté des USA. Mais pour les albanais la Chine est un pays fasciste et impérialiste.

Les faits démontrent que les thèses albanaises ne valent rien et servent les intérêts impérialistes. Tu t'accroches à un bateau qui coule Duroc.

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 23:12:35   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

http://www.alternativelibertaire.org/?Un-communiste-libertaire-dans-l-IFB-Condamne-a-observer-de-loin-la-bataille

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 23:17:41   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le Mexique est aussi un pays émergent;l impérialisme soutiendra t il le fractionnement du pays en soutenant les peuples indigènes du Chiapas et du Yucatan?-si seulement....


Edité le 11-02-2018 à 23:19:18 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 11-02-2018 à 23:28:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La guerre et la répression des kurdes sont en Syrie marquetalia.

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 23:32:33   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

tout cela est lié aux intérêts du Eretz Israël qui veut s étendre du Nil a l Euphrate.

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marquetalia
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   Posté le 11-02-2018 à 23:54:55   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Tu te trompes,Xuan,la Rojava compte des staliniens,des maoïstes,et,effectivement,des hoxhistes dans ses rangs.


Edité le 12-02-2018 à 16:34:20 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 12-02-2018 à 09:05:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

D'abord l'intervention turque constitue une agression contre le peuple kurde et sa présence en Syrie est inacceptable.

Ensuite je cite "Le projet d'une Syrie démocratique" . C'est de cette ligne politique qu' il est question. Que des "marxistes-léninistes" ou des écolos s'y trouvent à l'aise n'y change rien.

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   Posté le 12-02-2018 à 13:14:46   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le Monde :


A Afrin, forces turques et djihadistes se côtoient dans les combats

Opportunité d’un jour ou volonté de se greffer durablement sur l’offensive militaire turque ? Le groupe djihadiste syrien Tahrir Al-Cham (ex-Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaida) a lancé plusieurs opérations contre l’enclave kurde d’Afrin, cible d’une attaque déclenchée le 20 janvier par l’armée turque et des brigades rebelles syriennes combattant sous la bannière de l’Armée syrienne libre (ASL).

Dans la soirée du 23 janvier, Tahrir Al-Cham a annoncé avoir attaqué et occupé des positions des Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, près du monastère de Saint-Siméon, dans le sud du territoire contrôlé par les forces kurdes, après de « violents combats ». Quelques heures plus tôt, le groupe djihadiste faisait état d’accrochages avec les YPG, près de la localité de Darat Izza.

Or, l’armée turque a établi, en octobre 2017, des positions à Darat Izza comme sur la colline de Saint-Siméon. Une présence loin d’être discrète : la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira a ainsi filmé les forces d’Ankara en train d’établir des postes d’observation, de creuser des tranchées et de déployer des blindés dans ce secteur, après leur entrée en Syrie. Les combats entre djihadistes et Kurdes se sont donc déroulés, au mieux, sous le regard des soldats turcs. Voire avec leur aval complaisant.

Relations ambigues
Le déploiement des troupes turques dans le nord de la Syrie avait fait suite à la conclusion, le 15 septembre, d’un accord entre l’Iran, la Turquie et la Russie à Astana (Kazakhstan) sur la création de « quatre zones de désescalade, dont la plus grande à Idlib » . L’accord prévoyait le déploiement d’observateurs aux marges de cette province. L’armée turque s’était postée sur la ligne de démarcation séparant le territoire rebelle de l’enclave kurde d’Afrin, en plus de l’aérodrome militaire de Taftanaz. En contrepartie, les forces syriennes et russes devaient limiter leurs frappes aux djihadistes de Tahrir Al-Cham, une organisation considérée comme terroriste par la communauté internationale.

Après s’être, dans un premier temps, opposé verbalement à l’entrée des soldats turcs, le groupe djihadiste s’y était finalement résigné. Allant même jusqu’à escorter leurs convois sur les routes de la province syrienne. Les images de soldats d’un Etat membre de l’OTAN circulant accompagnés par des djihadistes issus d’Al-Qaida avaient alors révélé la nature ambiguë des relations entre ce groupe et Ankara. Une ambiguïté que les combats entre Tahrir Al-Cham et les forces kurdes, contre qui la Turquie est désormais en guerre ouverte, ne vont pas dissiper.

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DUROC
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   Posté le 12-02-2018 à 15:56:22   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Bien. "l'intervention turque est une agression contre le peuple kurde" et sa "présence" ( j'aime le terme ) est "inacceptable"( là aussi le terme est délicat! ). Dont acte.
Mais le FAIT est qu'aucun intervenant dans le conflit syrien n'est intervenu concrètement contre cette "agression inacceptable"! Ni le régime syrien actuel (dont le territoire est bombardé et occupé), ni le bon camarade Poutine, ni les USA... etc...etc...
Et vous, les "maoïstes" prochinois, comment vous positionnez vous par rapport à l'agresseur turc et les agressés, la population d'Efrin, kurde et non kurde ? Soutenez-vous les agressés ou non?
Ma question est simple. Répondez par oui ou par non et pas avec du bla bla bla sur les contradictions...
Je pense que cette fois-ci, j'ai pas dit des gros mots !

duroc

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Xuan
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   Posté le 12-02-2018 à 21:03:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

> Nous ne sommes pas des "maoïstes" prochinois comme disait Marchais, mais des marxistes-léninistes et nous considérons Mao comme un grand dirigeant du mouvement communiste international.

> Tu n'as pas à exiger quoi que ce soit, "oui ou non", MAINTENANT, ni décerner des "Bien", proférer des injonctions, etc. On se demande bien au nom de qui et de quoi.

> Notre position sur l'agression turque est claire.

> Le manifeste "Le projet d'une Syrie démocratique" n'a aucun caractère anti-impérialiste et vise encore moins l'établissement d'un état socialiste.
C'est l'affaire du peuple syrien et de ses diverses composantes. Mais que des camarades nous fassent prendre ici les vessies pour des lanternes et la daube écolo-libertaire pour du communisme est une autre affaire.

> Tu es peut-être fâché avec le matérialisme-dialectique mais la réalité se comprend ainsi pour les communistes. La situation en Syrie est complexe et la contradiction principale oppose le peuple et la nation syrienne à l'impérialisme US et ses alliés, dont la France.

Ceci étant rappelé nous avons tout intérêt à suivre la situation avec attention, parce qu'elle dépend de différents facteurs et se transforme rapidement, tant pour ce qui concerne l'agression turque que les manœuvres de notre propre impérialisme dans cette région.

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   Posté le 12-02-2018 à 21:59:37   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La Rojava est de la même nature que la France Insoumise,à savoir "ecololibertaire".

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Xuan
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   Posté le 13-02-2018 à 15:32:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les relations complexes autour de la situation kurde :

Les relations américano-turques risquent de s'effondrer
(ministre turc des Affaires étrangères)


Publié le 2018-02-12 à 22:20
ISTANBUL, 12 février (Xinhua) -- La détérioration des relations entre la Turquie et les Etats-Unis a atteint un tournant, a averti le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

"Soit nous réparerons notre relation, soit elle s'effondrera complètement" , a-t-il souligné.
S'adressant à la presse à Istanbul, il a déclaré que Washington avait commis plusieurs erreurs dans ses relations avec Ankara, notamment en soutenant les Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde active en Syrie.
Le 20 janvier, les troupes turques ont lancé une offensive aérienne et terrestre contre les YPG dans la région d'Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie. Ankara considère les miliciens kurdes comme des terroristes associés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

La Turquie a menacé d'attaquer Manbij, une autre ville syrienne détenue par les YPG, mais les Etats-Unis ont refusé de retirer leurs troupes de la ville, comme l'exigeait Ankara, augmentant ainsi le risque d'une confrontation directe entre les deux alliés de l'OTAN.

"Il est naturel que notre confiance à l'égard des Etats-Unis se dégrade" , a déclaré M. Cavusoglu, soulignant qu'Ankara ne veut plus entendre de promesses vides de la part de son allié, mais souhaite plutôt voir des mesures concrètes.

Le conseiller à la sécurité nationale et aux affaires étrangères du président turc, Ibrahim Kalin, a rencontré son homologue américain Herbert Raymond McMaster à Istanbul ce week-end, tandis que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays se rencontreront respectivement à Ankara et à Bruxelles dans les prochains jours.
M. Cavusoglu a indiqué que toutes les questions sensibles seraient discutées en détail lors de la prochaine visite du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson à Ankara.

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Ci-dessous un article du New York Times sur le même sujet. Naturellement les USA sont là pour la bonne cause selon l'auteur. Mais cette position fournit d'autres indications sur les rapports complexes entre les différents protagonistes :

Sur la ligne de front de la Syrie du Nord, confrontation tendue entre les Etats-Unis et la Turquie

Par ROD NORDLAND FÉV. 7, 2018

New York Times [voir les illustrations sur le site]

Un correspondant et un photographe du New York Times, voyageant avec des généraux américains dans le nord de la Syrie, ont visité une ville où un conflit armé est désormais possible entre les Etats-Unis et la Turquie.

MANBIJ, Syrie - Deux généraux américains de haut rang sont arrivés mercredi devant la ville syrienne de Manbij en déployant de gigantesques drapeaux américains dans leurs véhicules, au cas où les forces pro-turques de l'autre côté du no man's land, à 20 mètres, n’auraient pas réalisé qui ils étaient.

«Nous sommes très fiers de nos positions ici, et nous voulons nous assurer que tout le monde le sait» , a déclaré le major-général Jamie Jarrard, commandant des opérations spéciales pour la coalition dirigée par les États-Unis en Irak et en Syrie.
Si le message à la Turquie n'était pas déjà clair, le commandant général de la coalition qui accompagnait le général Jarrard, le lieutenant-général Paul Funk, a précisé. "Vous nous frappez, nous allons réagir agressivement. Nous allons nous défendre. "

Le voyage est le premier effectué par de hauts officiers militaires américains au front dans le nord de la Syrie depuis que le président turc a menacé d'attaquer la ville de Manbij, en l'appelant un bastion de terroristes et exigeant que les forces américaines partent.

Mais les Américains ont refusé, créant un conflit armé potentiel sans précédent entre deux alliés de l'OTAN, les États-Unis et la Turquie, dernier rebondissement de la guerre de sept ans en Syrie.

Cette partie du nord de la Syrie était autrefois envahie par les militants de l'Etat islamique. Les États-Unis et leurs alliés, les combattants kurdes syriens, ont collaboré il y a plus d'un an pour les expulser.
Mais dans cet effort, les Etats-Unis ont irrité la Turquie, qui a longtemps considéré les Kurdes comme des ennemis. Maintenant, les Turcs tournent leurs armes contre les Kurdes, mettant en place un possible combat avec les Américains.

Le Général Funk avait un pistolet automatique en bandoulière sur son gilet. Ses trois étoiles uniformes auraient été facilement visibles avec des jumelles pour les milices syriennes alliées avec la Turquie de l'autre côté de la ligne de front, alors qu'il se tenait sur un monticule de sable. Il était entouré de soldats des Forces spéciales et de combattants arabes et kurdes du Conseil militaire de Manbij, l'autorité gouvernementale de la région.

Les deux généraux sont arrivés au poste frontière dans des voitures non blindées, entourés de plusieurs véhicules de transport blindés résistants aux mines, ainsi que des Land Cruisers pour les forces spéciales, avec des antennes, des pneus de rechange et des jerrycans sur leurs toits.
Manbij est le poste le plus à l'ouest où stationnent les Américains, alliés avec le groupe insurgé des Forces Démocratiques Syriennes dans la lutte contre l'Etat Islamique.

Afficher les stars & stripes dans cette ville n'est pas du tout extraordinaire. Les véhicules militaires américains portent généralement des drapeaux sur ce qu'ils appellent des patrouilles de désescalade à travers la ville et la province de Manbij. Les patrouilles sont si fréquentes que les enfants ont appris à faire clignoter le geste du pouce et du petit doigt, popularisé par les soldats américains.

Des femmes en tchador sourient et saluent leurs convois, et les soldats américains visitent même le bazar bondé dans des voitures non blindés, débarquant à pied avec seulement des armes, selon les habitants – c’est inhabituel pour un endroit menacé par une attaque de l'État islamique. "Je me sentirais très à l'aise partout dans le nord-est de la Syrie" , a déclaré le général Jarrard.

De même, la relation entre les Américains et le Conseil militaire de Manbij est aimable et cordiale, et les Américains ont loué ses efforts pour rétablir un gouvernement stable. Debout sur le toit de la ligne de front, le général Funk s'est adressé au commandant du conseil militaire, Muhammed Abu Adel: "La défaite durable de Daech est la mission la plus importante pour ce groupe" , a déclaré le commandant Adel, un Kurde, bien que la majorité de ses soldats soient des Arabes locaux. "C'est entre vos mains maintenant et vous faites du bon travail. Une équipe, un combat. "
Le commandant Adel l'a remercié et a dit qu'il espérait que la puissance aérienne américaine continuerait à aider ses forces. Le général n'a pas répondu directement.


Le soutien américain à Manbij a particulièrement alarmé la Turquie. Elle mène une campagne militaire pour prendre la ville d'Afrin, à 80 miles à l'ouest du Kurdistan, en développant un discours public d’une franchise inhabituelle pour menacer Manbij et faire partir les Américains, afin que les milices syriennes alliés aux forces turques puissent chasser les kurdes alliés aux USA.

Mardi, encore une fois, le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué le soutien américain à Manbij. "Ils nous disent:" Ne venez pas à Manbij. " Nous viendrons à Manbij pour remettre ces territoires à leurs propriétaires légitimes " , a déclaré M. Erdogan dans un discours à son parti. Le vice-Premier ministre turc est allé jusqu'à suggérer que les troupes américaines à Manbij portent des uniformes des forces de protection du peuple kurde, ou YPG, et déclaré qu'elles pourraient devenir des cibles.

Le YPG domine les zones kurdes du nord de la Syrie et constitue la principale composante des forces démocratiques syriennes, alliés aux américains dans la lutte contre l'État islamique, également connu sous le nom d'ISIS et de Daesh.
Mais à Manbij, les Américains et les Kurdes affirment que la force de défense est le Conseil militaire de Manbij, un allié des Forces démocratiques syriennes, mais indépendant et composé principalement de combattants arabes.

Les Turcs dépeignent les YPG comme une version du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe séparatiste considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Europe.
" Si nous sommes terroristes" , a déclaré le commandant Adel, lors de la visite des généraux mercredi, "OK, alors tous les pays de la coalition et ces soldats américains sont aussi des terroristes" .
La coalition anti-ISIS dirigée par lesAméricains a plus de 70 pays membres.

Les Turcs disent que le Conseil militaire de Manbij n'est que le YPG déguisé. Les Américains et les Kurdes disent que le conseil est allié avec les forces démocratiques syriennes à dominance kurde, mais la plupart de ses combattants sont des Arabes locaux.
L'armée américaine a cherché à persuader la Turquie que les forces de Manbij sont des alliés fiables et importantes dans la lutte contre l'EIIL ailleurs. Auparavant, les Américains organisaient des réunions entre des officiers militaires turcs et des officiers Manbij pour tenter de les convaincre, mais ces réunions ont cessé cette année. Le général Funk a déclaré que les Turcs avaient refusé une invitation à Manbij cette année.

Le mois dernier, le président Erdogan était furieux lorsque les Américains ont annoncé qu'ils formaient une force permanente de protection des frontières de 30 000 hommes dans les zones tenues par les Kurdes comme moyen à long terme de combattre l'EI, en utilisant les forces démocratiques syriennes. Le 20 janvier, les Turcs ont riposté par une offensive contre Afrin, menaçant de continuer tout droit dans le nord de la Syrie. "Les Etats-Unis disent qu'ils ont libéré Daech de Syrie" , a déclaré M. Erdogan mardi. "Pourquoi sont-ils toujours là?"
Les Américains disent que la lutte contre l'Etat islamique est loin d'être terminée en Syrie, même si le groupe a été expulsé de toutes les zones urbaines, comme Manbij, que les Américains et leurs alliés syriens ont nettoyé à l'été 2016.

Les Américains ont juré de rester à Manbij et de soutenir leurs alliés. Mais les forces américaines à Manbij ne comptent que quelques centaines sur un total de 2 000 dans toute la Syrie du Nord, principalement des troupes d'opérations spéciales. Les Turcs et leurs milices alliées, l'armée syrienne libre combattant autour d'Afrin, sont estimés à 20 000 au total. Les Turcs et les Américains ont des forces aériennes importantes dans la région.

Même si les Turcs ne mettent pas à exécution leurs menaces, le combat d'Afrin a indirectement nui à la lutte menée par les Américains contre l'Etat islamique. Alors que les forces démocratiques syriennes déplacent des combattants à la bataille d'Afrin, elles ont affaibli la campagne contre l'EIIL à l'est.
"Il est illogique que pendant que nous combattons l'EI, l'ennemi du monde, là-bas, les Turcs nous attaquent à Afrin" , a déclaré Shervan Derwish, le porte-parole du Conseil militaire de Manbij. "Notre lutte contre Daech a dû être réduite au minimum alors que nous réduisons notre pouvoir pour défendre Afrin."

Le conseil militaire, soutenu par les troupes des opérations spéciales américaines et la puissance aérienne, a défait l'Etat islamique à Manbij en août 2016, puis a mis en place une administration locale qui contrôle la région depuis. "Avant leur arrivée ici, c'était une route pour les combattants terroristes islamistes dans le califat physique de partout dans le monde" , a déclaré le général Jarrard.
Le conseil reste une partie importante de l'effort de lutte contre ISIS, avec beaucoup de ses combattants aux côtés des forces américaines dans la partie orientale du pays, où les dernières poches de contrôle de l'EI restent.
Les décideurs politiques américains craignent que le conflit d'Afrin et la menace contre Manbij ne dégradent leurs alliés kurdes et arabes.

"Je pense que notre principale préoccupation, qui concerne tout e monde, c’est ISIS et l’élimination physique intégrale du califat - et nous en sommes proches, très proches – on ne pouvait pas l’imaginer il y a un an - tout ce qui nous en détourne est négatif » , dit le général Jarrard.
Le Général Funk a dit que les Américains préféraient "se concentrer sur l'ennemi en face de vous et le faucher - c'est beaucoup plus facile que de devoir regarder dans plusieurs directions" .

A Manbij, l'alarme initiale sur les menaces turques s'est dissipée au fur et à mesure que la campagne turque contre Afrin, que les Turcs avaient promis de conclure en quelques jours, s'est prolongée pour la troisième semaine.
Le gouvernement civil local est calqué sur les principes du leader séparatiste kurde, Abdullah Ocalan, qui est emprisonné en Turquie: l'égalité forcée pour les femmes dans la vie civile et militaire, le socialisme modéré et l'écologisme radical.

Les Turcs estiment que les Kurdes ont imposé un système de gouvernance à Manbij en contradiction avec la société traditionnelle conservatrice de la région. L'armée américaine, cependant, dit que les Kurdes et leurs alliés ont réussi à apporter la stabilité. "Il y a beaucoup de gens qui les assimilent au PKK, mais je n'en ai pas vu d'indices dans mes rapports avec eux tout au long de notre relation ", a déclaré le général Jarrard.
Il ne fait aucun doute que la majorité des soldats manbijs sont arabes, mais leurs principaux dirigeants sont kurdes, avec des antécédents dans les YPG. Le chef du Conseil militaire de Manbij, Muhammed Abu Adel, est kurde, tout comme M. Derwish, le porte-parole influent du conseil, qui affiche une photo d'Abdullah Ocalan sur le mur de son bureau.
"Ce qui est étrange pour moi, c'est que la Turquie, membre de l'OTAN, fait cette guerre contre nous en nous traitant de djihadistes, mais nous ne sommes que des démocrates" , a déclaré M. Derwish. "Dans notre société, les femmes sont libres, nous avons l'égalité et la démocratie. Et ils veulent nous détruire. "
Le Général Funk, un vétéran de l'Irak et d'autres déploiements, a déclaré que la Syrie avait été "ravissante" en comparaison. "Les gens essaient de retrouver leur mode de vie normal" , a-t-il dit. " Tant que les gens continueront à travailler ensemble sur cette gouvernance locale et le contrôle local, je vois de l'espoir."


Edité le 16-02-2018 à 22:50:37 par Xuan




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   Posté le 13-02-2018 à 16:40:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La charge de BHL contre Erdogan : “tueur”, “nettoyage ethnique”, “videur aux portes de l’enfer”


turquieplus - 8 février 2018

Le philosophe français Bernard-Henri Lévy (BHL) a publié dans leWall Street Journal une tribune au vitriol contre le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Appelant l’Occident à imposer des sanctions contre la Turquie, Lévy a prétendu que l’armée turque commettait un “nettoyage ethnique” à Afrin, dans le nord de la Syrie.

Grand défenseur des Kurdes, auxquels il a consacré deux documentaires (Les Peshmerga et La Bataille de Mossoul), l’intellectuel français a critiqué l’Occident pour avoir délaissé ces derniers qui sont “encore une fois poursuivis, torturés et assassinés” .

“La honte de voir leur tueur jubiler sur les ruines de notre honneur”
“Les Kurdes, qui avaient été la digue qui retenait le flot islamiste, sont maintenant chassés par le président turc Recep Tayyip Erdogan – ce videur aux portes de l’enfer – qui transforme son pays en un instrument de chantage contre l’Occident. Mais face au cynisme de M. Erdogan, la communauté internationale se comporte comme les trois singes dont un se cache les yeux, l’autre les oreilles et le dernier la bouche” , a-t-il écrit.
Furieux face au silence des anciens alliés des Kurdes, Lévy fustige un Erdogan “qui a poussé le sarcasme, l’insolence et le doigt d’honneur jusqu’à qualifier son nettoyage ethnique de ‘Rameau d’Olivier'”.
“Cette triste farce a trop duré. A moins que l’Occident ne revienne à la raison, 2018 vivra dans l’infamie comme l’année où la Turquie a laissé tomber un rideau de fer sur le peuple kurde”
, a écrit Lévy.

Le philosophe français a appelé à rompre, et non à geler, le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, à l’expulser du Conseil de l’Europe, à dissoudre la commission parlementaire mixte UE-Turquie et à revoir l’appartenance d’Ankara à l’OTAN.
“M. Erdogan ne laisse aucun choix à l’Occident. Si nous ne parvenons pas à être d’accord sur cette résolution de base, alors l’horreur du massacre des Kurdes s’ajoutera à la honte de voir leur tueur jubiler sur les ruines de notre honneur” , a-t-il conclu.

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Les justifications de la Turquie sur aa.com


Edité le 13-02-2018 à 17:10:34 par Xuan




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   Posté le 13-02-2018 à 19:00:42   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Moi, je ne demande pas d'exclure la Turquie de l'UE, de l'OTAN... Elle y a toute sa place !

Duroc

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   Posté le 13-02-2018 à 19:04:18   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Ah oui, je ne pense pas que les USA vont rompre avec la Turquie...Ce serait un cadeau fait à Poutine! Vous verrez ! On en reparlera.

duroc

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   Posté le 13-02-2018 à 19:22:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La place de l'OTAN est à la mer.
Pour le reste je cherche des infos sur une situation changeante et où les alliances se font et se défont. Nous verrons ce que fera réellement Erdogan indépendamment de ses déclarations.

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   Posté le 13-02-2018 à 19:43:26   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les États Unis ne voudront pas compromettre leur alliance avec la Turquie,car la Bulgarie,la Moldavie et maintenant même la Tchéquie ont à leurs têtes des pouvoirs pro-russes,ce qui les oblige à forcer l adhésion de la Fyrom en réglant son contentieux avec la Grèce afin d étendre l Otan en Europe du Sud Est,et éviter le retour en force de la Russie dans les Balkans,Moscou ayant vendu de l armement à la Serbie,d autan plus que Poutine pousse la partie serbe de la Bosnie Herzégovine et les Serbes de Mitrovica à la sécession.


Edité le 13-02-2018 à 19:45:06 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 13-02-2018 à 20:14:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

13 février 2018
secoursrouge.org


Rojava : Déclaration de fondation de l’Antifascist Forces in Afrin - AFFA


Plusieurs combattants révolutionnaires étrangers sur le front d’Afrin (hors les partis révolutionnaires turcs) ont annoncé ce 13 février 2018 la fondation d’une nouvelle brigade de volontaires internationalistes. Veuillez trouver ci-dessous leur déclaration de fondation :

Nous sommes un groupes de communistes, socialistes, anarchistes et antifascistes, venus des quatre coins du monde. Même si nous venons de différents courants idéologiques et de différents contextes culturels, nous sommes unis au Rojava par les principes de solidarité, d’internationalisme et d’antifascisme. De Manbij à Raqqa, nous avons combattu avec les YPG, YPG et les Forces Démocratiques Syriennes (SDF) et un grand nombre de forces révolutionnaires turques contre la barbarie de Daesh. Nous sommes à nouveau réunis à Afrin pour combattre le fascisme, l’impérialisme et le terrorisme aux côtés de nos camarades.

Les internationalistes ont versé leur sang pour lutter contre le Fascisme. De la martyre Ivanna Hoffman, l’une des premières internationalistes au Rojava, au martyr Michael Israel, assassiné par une frappe aérienne turque à Manbij, au martyr Jac Holmes, tombé à Raqqa alors que la capitale de Daesh était libérée par les forces antifascistes, nous honorons les martyrs en poursuivant leur combat.

La résistance à Afrin est l’un des moments es plus critiques dans la lutte contre le fascisme de notre époque. Le moment d’agir, c’est maintenant. Nous appelons à la solidarité internationale avec la lutte d’Afrin. Nous appelons les révolutionnaires internationaux déterminés à rejoindre notre lutte. Nous appelons également à des actions civiles larges contre l’État turc à travers le monde. Par l’unité nous triompherons. Par la solidarité, nous vaincrons nos ennemis.

Shéhid namirin ! Bijî berxwedana Efrîné !
Mort au fascisme ! Mort au colonialisme !
Vive la solidarité internationale !
Forces Antifascistes à Afrin (Antifascist Forces in Afrin - AFFA)
Brigade Martyr Michael Israel
13 février 2018

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