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 la question kurde en Syrie

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Xuan
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   Posté le 17-10-2019 à 20:05:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Exact j'ai rectifié, merci.

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   Posté le 17-10-2019 à 20:14:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de D. Bleitrach, un article du PRCF.
L'article est factuel. En ce qui concerne la conclusion il faut noter que la présence de la Turquie dans l'OTAN peut autant être considérée comme une entrave aux visées hégémonistes que comme une menace pour la région. En fait le principal danger pour la paix ce sont les USA :




A 100% d’ccord avec cette analyse : L’armée syrienne et la Russie sécurisent le Kurdistan syrien contre l’invasion turque !

OCT

Non seulement cette analyse correspond à la réalité, mais à l’inverse des errances de la position du PCF, sans parler de celle de Mélenchon, Macron, le PS et tous ceux qui cherchent à masquer l’énorme responsabilité des dirigeants français de droite et de gauche dans ce drame syrien et kurde, elle nous aide à avancer dans l’avenir et à désormais refuser les aventures à pseudo ingérence humanitaire qui ne servent que les intérêts capitalistes et transforment les peuples en victimes. J’ose même dénoncer, jamais les Kurdes ne se seraient mis dans ce piège si la France, appuyée par des irresponsables de gauche ne leur avait fourni des garanties qu’ils ne peuvent aujourd’hui tenir et qu’ils compensent pas des larmoiements impuissants au lieu de faire l’autocritique qui s’impose (note de Danielle Bleitrach)


L’armée syrienne et la Russie sécurisent le Kurdistan syrien contre l’invasion turque !



Lancée le 9 octobre 2019, l’opération d’invasion du nord est de la Syrie par l’armée turque et les milices djihadiste d’Erdogan vient d’être stoppée, par la résistance des kurdes des YPG défendant les villes de Kobané, Ras Al Ayn ou Qamishli, mais surtout par le déploiement rapide de l’armée syrienne appuyée par la police militaire russe pour protéger la frontière. La Russie garantit en effet l’accord trouvé entre Damas et les dirigeants du Rojava kurdes. Après avoir lâché piteusement leur allié kurde, les américains voient une bonne partie de leur corps expéditionnaire militaire piégés, obligés d’être évacués en toute hâte par les airs, après avoir brulé et fait sauter leurs matériels et les quelques dix bases militaires qu’ils occupaient illégalement dans le nord de la Syrie. Si l’intervention de l’armée syrienne permet de protéger le nord est de la Syrie, les armées de Erdogan continuent de semer la guerre dans une large bande tout au long de la frontière syrio turque, et d’occuper la région d’Afrin et de soutenir les milices islamistes ravageant la région d’Idlieb.

L’armée républicaine et la police militaire russe protègent Manbij, Kobane, Ayn Isa, l’autoroute M4, Tall Tamr, Qamishlo, et Hasakah de l’invasion turque

L’armée républicaine n’a jamais abandonné le nord est de la Syrie. Elle est en effet présente sans interruption dans ses bases des villes de Hasakah et Qamishli, cohabitant avec les milices kurdes. Ces dernières, s’étant emparées avec l’aide des USA des champs pétroliers et gaziers de la rive nord de l’Euphrate, interdisaient toutefois tout accès à de larges secteurs du nord est de la Syrie à l’armée syrienne.

Lâchées par les USA et leurs valets de l’Union Européenne, les forces kurdes se sont rapidement tournés vers Damas, avec qui elles s’étaient déjà alliées pour reprendre la ville d’Alep aux terroristes islamistes et avec qui l’alliance tardive n’avait pas permis de sauver la ville d’Afrin des griffes d’Erdogan.

Dès l’accord signé, les troupes syriennes se sont dirigées vers la frontières nord, mais également vers les villes de Tabka et Raqqa qui devaient être sécurisés face à l’Etat Islamique alors que les forces de sécurité kurdes avaient dû les abandonner pour défendre le kurdistan contre l’agression turque.

Fait saillant, le déploiement de l’armée syrienne, de Manbij à Kobané est accompagnée par la police militaire russe, déployée de façon symbolique, mais garantissant l’accord entre Damas et les Kurdes, et surtout contribuant à défendre la paix en évitant un embrasement général qui pourrait se produire en cas de confrontation directe entre l’armée syrienne et l’armée turque.

Bloquée durant toute la journée du 15 octobre par le refus de les laisser passer l’Euphrate, les forces russes et syrienne ont réussi à atteindre le 16 la ville de Kobané ou des dizaines de milliers de kurdes se préparaient à l’exode alors que le retrait américain ouvrait la ville symbole de la résistance contre Daech à l’occupation par les milices islamistes du régime d’Erdogan.

Au soir du 16 octobre, les drapeaux du PKK et de la république arabe de Syrie flottent ensemble sur la ville de Kobané.

L’explication de l’opération de l’armée syrienne appuyée par la Russie en une carte

Les deux cartes suivantes montrent le renversement de la situation provoquée par l’intervention de l’armée syrienne appuyée par la police militaire russe



Le ministère des affaires étrangères russe a fait savoir après avoir condamné l’invasion turque que la Russie garantissait l’accord entre Damas et les Kurdes d’une part, d’autre part que Moscou ne laisserait pas la Turquie pénétrer de plus de 5 km en Syrie. Cela correspond de fait à interdire toute avancée supplémentaire à celle faite au 16 octobre par l’armée turque. Sachant qu’il est peu probable que Damas et a fortiori Moscou ne se lancent dans un affrontement direct pour repousser immédiatement au delà de la frontière l’armée turque.

L’armée américaine piégée et humiliée

Si Pompeo a dû se rendre en urgence à Ankara pour négocier, c’est moins pour apporter un quelconque appui américain aux kurdes contre l’offensive turque que pour essayer de sauver l’armée américaine d’une humiliation.

L’annonce brutale du retrait des troupes américaines, alors que plusieurs milliers de soldats américains, français et britanniques se trouvaient – illégalement – en Syrie, a précipité l’invasion turque. Les armées américaines se sont ainsi retrouvées encerclés dans le secteur de Kobané et l’usine Lafarge, l’une de leur base militaire principale. D’un coté les islamistes turques, de l’autre l’avancée vers Manbij à l’invitation des kurdes de l’armée syrienne et de son allié russe.

Le 16 octobre l’usine lafarge était sous le feu des avants gardes islamistes turques, obligeant l’armée américaine à déployer son aviation pour protéger et évacuer ses troupes. Avant le 17 de bombarder sa propre base pour la détruire. Les modalités de retraits américains de Kobané ne nous est pas connues, ces troupes ont elles évacué via la Turquie ? est-ce l’objet des négociations urgentes entre Pompeo et Erdogan. Il est cependant certain que c’est l’armée américaine qui a bloqué la protection de la ville tout au long de la journée du 15 par l’armée syrienne et russe, jetant sans doute des milliers de familles kurdes supplémentaires sur les routes…

On sait par ailleurs que des troupes françaises étaient déployées dans le nord-est syrien, notamment autour de l’usine Lafarge. Déploiement illégal et officieux, cette guerre n’ayant jamais été débattue et votée à l’assemblée nationale. Le régime Macron refuse à ce stade d’indiquer le sort des soldats français également piégés dans ce secteur.

Le piteux retraits de l’Axe Euro atlantique du nord-est syrien est une illustration de la défaite infligée à l’impérialisme en Syrie. Une défaite que Trump a décidé d’assumer en quittant la Syrie alors qu’il mène des offensives économiques et militaires contre la Chine, l’Iran, et pour écraser les pays indépendants d’Amérique latine.

Cela ne doit pas masquer le grave danger et la poudrière qui demeure au Levant : la Turquie est membre de l’OTAN et ni l’UE, ni les USA ne lui ont retiré son statut d’allié. La Syrie est alliée de la Russie et de l’Iran. La guerre par procuration entre l’Iran, Israel , les USA et leurs alliés du Golfe fait rage au Yemen et la guerre menace directement l’Iran… Dans ce contexte, un engrenage vers une guerre régionale, voire mondiale est toujours un danger menaçant.

JBC pour www.initiative-communiste.fr


Edité le 17-10-2019 à 21:00:57 par Xuan




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   Posté le 17-10-2019 à 20:29:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine appelle la Turquie à cesser ses opérations militaires en Syrie


Xinhua 16.10.2019 08h30

http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2019/1016/c31354-9623194.html?fbclid=IwAR3Y8BeWEd0OWECS38Cj3h823iHeR8ijZoRNnD_Sg8p6D49jE49QxqR_HBI#0-fbook-1-8336-b182d7286068ff4101843e17368e4b10

La Chine appelle la Turquie à cesser ses opérations militaires et à revenir sur la voie correcte de recherche de solutions politiques, a déclaré mardi Geng Shuang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"La Chine s'oppose depuis toujours à l'utilisation de la force dans les relations internationales et soutient que toutes les parties doivent respecter sérieusement les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies, ainsi que les normes fondamentales régissant les relations internationales, et résoudre les problèmes par des moyens politiques et diplomatiques dans le cadre du droit international" , a indiqué M. Geng lors d'un point de presse.

Il s'est exprimé ainsi alors qu'il était invité à commenter les opérations militaires turques dans le nord-est de la Syrie, qui ont débuté le 9 octobre et ont déjà fait des victimes.
"La souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie doivent être respectées et protégées" , a-t-il indiqué.
La situation antiterroriste en Syrie reste sombre, et les opérations militaires concernées pourraient conduire à la fuite de terroristes et à la résurgence de l'Etat islamique, a-t-il noté.
"La Chine exhorte la Turquie à assumer ses responsabilités et à lutter conjointement avec la communauté internationale contre le terrorisme" , a noté le porte-parole.

(Rédacteurs :Xiao Xiao, Yishuang Liu)

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   Posté le 17-10-2019 à 21:07:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tentative des USA de sembler maître de la situation, tentative symétrique de la Turquie à usage interne, un jour à peine après avoir exclu un cessez-le-feu et refusé des négociations.
Mais sur le terrain la présence de l'armée syrienne et des forces russes a déjà verrouillé les positions.
Dans l'article de Sputnik on lit ce point de l'accord stipulant "que la Turquie s'abstienne de toute opération militaire dans la ville syrienne de Kobané" , alors que Kobané est aux mains de la Syrie...
Cette opération de pure communication n'est qu'une rodomontade pour dissimuler un échec total de part et d'autre.

Si on revient à la page 1 de ce fil dans le post du 23 janvier, on s'aperçoit que l'offensive d'Afrine aboutissait rendre Idlib à la Syrie, en laissant intervenir jusqu'à un certain point la Turquie et moyennant un compromis avec les Kurdes :

"D’après Kommersant, citant une source du ministère de la Défense, la partie russe souhaitait, tout en fermant les yeux sur l’opération en cours, circonscrire la zone d’intervention de la Turquie à la région d’Afrine et obtenir en contrepartie que les forces de Bachar al-Assad reprennent pied dans la région d’Idlib, où sont établies les forces turques."

Cette fois c'est le départ des USA qui a permis un scénario identique mais à grande échelle. On ne peut pas s'empêcher de penser que la Russie avait aussi anticipé cette situation lors d'une rencontre entre Poutine et Erdogan le 27 août à Moscou.

La prochaine rencontre entre les deux dans cinq jours pourrait contribuer à un début de règlement, tandis que Trump continuera à faire du bruit.
Mortifiés, les impérialistes occidentaux ne peuvent que constater la fracture qui divise l'OTAN, une fracture qui n'est pas de circonstance mais doit être reliée au mépris des impérialistes pour la Turquie, à la stratégie de la Russie dans la région et à la route de la soie.


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La Turquie annonce la suspension temporaire de son opération contre les forces kurdes pour qu'elles évacuent le nord de la Syrie

Cette annonce a été faite à la suite d'une rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Mike Pence.

franceinfo https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/offensive-turque-en-syrie/la-turquie-annonce-la-suspension-temporaire-de-son-operation-contre-les-forces-kurdes-pour-qu-elles-evacuent-le-nord-de-la-syrie_3663723.html
franceinfo - publié le 17/10/2019

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu annonce, jeudi 17 octobre, la "suspension" temporaire de son opération militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. Cette "pause" doit permettre l'évacuation des forces kurdes du YPG, sommées par Ankara de quitter une "zone de sécurité" de 32 km de largeur le long de la frontière turque.
Cette annonce a été faite à la suite d'une rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Mike Pence. A l'issue de celle-ci, le bras droit de Donald Trump a affirmé que l'opération turque "s'arrêtera complètement lorsque ce retrait aura été terminé" .
Pendant cette conférence de presse, le vice-président américain a déclaré avoir négocié avec la Turquie un accord de "cessez-le-feu" . Mais le terme a été immédiatement récusé par le ministre turc des Affaires étrangères, arguant qu'un cessez-le-feu ne peut être négocié qu'entre "deux parties légitimes" .

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Ankara et Washington tombent d’accord sur un cessez-le-feu en Syrie
© Sputnik .
17.10.2019

Le vice-Président américain Mike Pence et le Président turc Recep Tayyip Erdogan sont parvenus jeudi 17 octobre à un accord pour un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie, au terme duquel les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) devront s'être retirés, a annoncé Pence ce 17 octobre lors d'une conférence de presse après son entretien avec Erdogan à Ankara.

Selon Pence, la Turquie va suspendre son opération dans le nord-est de la Syrie pendant cinq jours et y mettra fin après un retrait des forces kurdes du secteur au terme du délai.
L’offensive turque «s'arrêtera complètement lorsque le retrait sera terminé» durant cette période de suspension, a déclaré M.Pence à la presse.
L'accord prévoit également que la Turquie s'abstienne de toute opération militaire dans la ville syrienne de Kobané.
Ligne de démarcation, sanctions supplémentaires
Pence a aussi déclaré que la ligne de démarcation, au-delà de laquelle les Kurdes devraient se retirer, va passer à environ 30 kilomètres au sud de la frontière turco-syrienne. Washington a dit avoir reçu les garanties de la part des YPG sur leur retrait organisé de la frontière avec la Turquie.
En outre, selon le vice-Président américain, les États-Unis n’entendent pas mener d'activités militaires ni introduire de sanctions supplémentaires à l’encontre de la Turquie. D’après Pence, Donald Trump est prêt à annuler les restrictions économiques qui ont déjà été imposées, au fur et à mesure des étapes du cessez-le-feu par Ankara.
Contrôle des terroristes
Washington et Ankara ont également convenu de coordonner le travail des centres de détention où se trouvent des terroristes de Daech*.
Sur son compte Twitter, Donald Trump a salué les résultats de la rencontre de Mike Pence avec Recep Tayyip Erdogan à Ankara.
Ankara sur l’accord
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a indiqué au terme des négociations avec Washington, qu’Ankara avait obtenu les résultats qu’il souhaitait.


Edité le 18-10-2019 à 07:43:33 par Xuan




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   Posté le 20-10-2019 à 10:04:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'armée syrienne s'empare de l'ancienne base américaine dans la province de Hasakah


Source: Xinhua Publié le 2019/10/20 9:42:18
http://www.globaltimes.cn/content/1167334.shtml

Sur le même site :
L'armée syrienne pénètre à Tabqa dans la campagne du nord de la province de Raqqa
L'armée syrienne s'attaque aux assauts turcs dans le nord de la Syrie: les médias d'Etat
L'armée syrienne découvre des armes américaines et israéliennes dans le sud du pays



Fichier photo: VCG


L'armée syrienne a capturé samedi une base américaine dans la province de Hasakah, dans le nord-est du pays, dans le cadre d'un déploiement militaire en cours dans les zones tenues par les Kurdes dans le nord de la Syrie, a annoncé un responsable militaire.

L'armée a capturé l'ancienne base américaine du village de Qasr Yalda, dans la campagne de l'ouest de la province de Hasakah, a déclaré le responsable sous couvert d'anonymat.

"Dans cette région, il y avait une base militaire américaine et grâce à nos efforts et à la détermination de l'armée syrienne, nous allons déloger toutes les forces américaines et tous les autres agresseurs étrangers de nos territoires syriens", a déclaré la source à Xinhua.

La coalition dirigée par les États-Unis a créé la base fin 2015 pour former le Force démocratique syrienne (SDF) dirigée par les Kurdes en raison de son emplacement stratégique entre le village de Tall Tamr et la ville de Ras al-Ayn, près de la route principale qui relie Hasakah à Alep. Province.

L'armée syrienne est entrée dans la ville dans le cadre d'un récent déploiement dans les zones voisines pour sécuriser la route Hasakah-Alep.

L'agence de presse d'Etat SANA a également confirmé l'entrée de l'armée dans le village, affirmant que l'armée était déployée à Qasr Yalda, où la coalition dirigée par les États-Unis dirigeait une base militaire.

SANA a également déclaré que les Etats-Unis avaient détruit une base radar avant son retrait des installations de Hasakah. Il a ajouté que les États-Unis, en général, détruisaient les bases militaires qu'ils utilisaient à Hasakah avant leur retrait.

Il convient de noter que les États-Unis ont commencé à se retirer des régions du nord-est de la Syrie depuis que la Turquie a lancé une campagne militaire contre les forces kurdes soutenues par les États-Unis dans cette région le 9 octobre.

Parallèlement à l'assaut turc, le SDF dirigé par l'armée syrienne a conclu un accord sous médiation russe plus tôt cette semaine lui permettant d'assumer certaines zones sous contrôle kurde pour contrer l'attaque turque.

Les forces kurdes se sont retrouvées dans une situation désagréable avec l'attaque turque.

Le 17 octobre, les États-Unis et la Turquie sont parvenus à un accord sur l'imposition d'une trêve de cinq jours pour la construction d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, où les forces turques combattaient contre la milice kurde.

Vendredi, les forces kurdes ont exhorté les États-Unis et des organisations internationales, telles que les Nations Unies et la Ligue arabe, à envoyer des observateurs pour surveiller la trêve.

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   Posté le 20-10-2019 à 23:47:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les forces de l’occupation américaine continuent à retirer leurs troupes des territoires syriens


20/10/2019 https://sana.sy/fr/?p=166686

Hassaké – SANA/ Les forces d’occupation américaine ont continué à retirer leurs troupes des territoires syriens, à évacuer plusieurs bases et à transporter leurs équipements militaires en direction de l’Irak.

Le correspondant de SANA à Hassaké a affirmé le retrait ce matin d’un convoi militaire de l’occupation américaine, composé de plusieurs véhicules militaires des banlieues d’Alep et Raqaa, en passant via gouvernorat de Hassaké vers l’Irak.

Le correspondant a fait savoir que les forces d’occupation américaine avaient fait entrer dès la matinée, un convoi composé de plus de 100 camions vides accompagnés de véhicules militaires à partir du nord de l’Irak vers les territoires syriens en direction de la ville de Qamichli à l’ouest, dans le but de parachever l’opération de l’évacuation des bases américaines.

A leur tour, des sources locales ont souligné que les véhicules, qui étaient entrés ce matin par les forces d’occupation américaine dans les territoires syriens, s’étaient orientés vers le mont d’Abdel Aziz au sud-ouest de Hassaké pour évacuer les dépôts et les positions américaines.

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   Posté le 20-10-2019 à 23:55:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur Sputnik également :

Députée syrienne: l’armée turque encerclée quitterait bientôt Ras al-Aïn


Même si l’armée turque est entrée ce dimanche dans Ras al-Aïn suite au retrait des Kurdes, comme l’a annoncé la télévision d’État syrienne, il n’est pas certain que les Turcs restent dans la ville qui est déjà encerclée par les forces armées de Damas, a indiqué à Sputnik une députée syrienne.

Dans une interview accordée à Sputnik, la députée syrienne Janset Kazan a exclu la possibilité selon laquelle l’armée turque pourrait rester dans les villes de Ras al-Aïn et Tall Abyad. Dans une interview accordée à Sputnik, la députée syrienne Janset Kazan a exclu la possible selon laquelle l’armée turque pourrait rester dans les villes de Ras al-Aïn et Tall Abyad.

"Il existe une possibilité que l’armée turque se trouve dans Ras al-Aïn, mais que cela ne dure pas […], elle est encerclée par l’armée syrienne et elle va reculer. C’est pourquoi on n’a pas peur» , a-t-elle déclaré.
La députée s’est dit persuadée que finalement toute la Syrie sera sous contrôle de Damas car à présent «le drapeau syrien flotte sur 90% de son territoire» .
« Il n'y aura pas de Turcs. [Quant aux] Kurdes, ils le seront dans le cadre de l'État syrien et sous la protection de l'armée syrienne. Après neuf ans de guerre, nous n'accepterons aucune occupation, ni celle des Turcs, ni de quelqu’un d’autre », a-t-elle conclu.

Le retrait des Kurdes de Ras al-Aïn
Plus tôt dans la journée de dimanche, Ankara a annoncé que les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) avaient entamé leur retrait de la ville de Ras al-Aïn conformément à l’accord de trêve turco-américain. Par la suite la télévision d’État syrienne Ikhbariya a annoncé que les forces turques étaient entrées dans la ville.

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   Posté le 21-10-2019 à 00:02:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Par tourtaux-jacques Le 20/10/2019
http://www.jacques-tourtaux.com/blog/syrie/syrie-echec-et-mat-pour-la-turquie.html

Echec et mat pour la Turquie


1ers clashs Armée turque/Armée syrienne, terribles surprises pour Erdogan

Sun Oct 20, 2019 8:19AM


L’armée turque près de la ville frontalière de Ceylanpinar, vendredi, 18 octobre/AFP

Pour la première fois depuis le début de l'agression militaire turque contre le Nord-Est syrien, des accrochages ont éclaté entre les mercenaires takfiristes d'Ankara d'une part et l'armée syrienne de l'autre.

L’armée syrienne a fait son entrée à Qasr Yalda situé dans le rif nord de la province syrienne de Hassaké. Les médias font état de la tentative d'infiltration des terroristes pro-turcs dans la province syrienne de Hassaké, lesquels se sont heurtées à la riposte énergique de l'armée syrienne.
Les terroristes et partant l'armée turque cherchent éperdument à s'emparer du village d’Ahras dans la région de Tal Tamar mais ce n'est guère facile.
Loin de là. Au fait, en proposant une trêve parfaitement calculée, les Américains ont tendu une perche en direction d'une armée turque quasi enlisée qui s'en est servi pour poursuivre ses conquêtes territoriales, alors que les Kurdes cessaient de se battre, s'apprêtant à se retirer.
Ce plan concocté à la hâte par les stratèges US visent à contrer un autre plan, celui des Russies.

Sur le terrain, l'armée turque se heurte à ses surprises de tailles. Les forces de l’armée syrienne renforcent notamment leur déploiement sur l’axe de Tal Tamar-al-Ahras. Elle a réussi à entrer à Qasr Yalda au sud-ouest de la ville de Tal Tamar, poursuivant son avancée dans un nombre de villages et de localités dans le rif de Hassaké. Elles ont pris position le samedi 19 octobre dans les localités d’al-Salamas, Umm al-Kheir et Qarnateh, bloquant ainsi la voie à la Turquie qui s'efforce, à la faveur d'une trêve made in US, d'avancer.

Au chapitre des surprises faites à la Turquie, figure le crash d'un hélicoptère UH-60 Black Hawk turc de transport militaire des forces armées turques abattu dans la soirée du samedi 19 octobre dans le sud de la ville de Tal Obaiz. L'appareil s'est abîmé sans que les sources turques et non turques reviennent sur l'incident. Selon certaines sources, l’hélicoptère militaire turc aurait effectué un atterrissage d’urgence après avoir été touché à très basse altitude par une roquette antichar, tirée probablement d’un RPG-7 ainsi que par des tirs de mitrailleuse. L’appareil aurait réussi alors à se poser au sol et son équipage aurait été secouru par un autre hélicoptère accompagné d’un hélicoptère d’attaque au sol TAI/Augusta Westland T-129 Atak. Ceci dit, la version la plus plausible est la suivante : l'appareil aurait été abattu par un missile "sol-air ennemi".



Hassaké: qui a abattu l'hélicoptère turc?

La Russie a fait part vendredi d'une frappe au drone avortée depuis les hauteurs de Kobani contre la base aérienne de Hmeimim. Deux drones ont été tirés contre la base avant d'être interceptés par l'armée syrienne.

Un missile russe ou syrien ? Fort possible. Selon les observateurs, une chose est sûre : la Russie ne permettra à la Turquie, largement soutenue dans son offensive Source de paix par l'OTAN, de déclencher une nouvelle guerre dans la guerre, comme semble le souhaiter désormais le plan B américano-occidental.

Parallèlement aux évolutions militaires dans le nord-est, l'étau se resserre autour d'Idlib et de Lattaquié où la Turquie et l'OTAN déploient leurs mandataires. Selon la source militaire citée par Al-Masdar, l’armée de l’air russe a lancé suite à une opération de surveillance un certain nombre de frappes aériennes sur la ville de Rakaya dans la compagne du sud d’Idlib. Il s’agissait d’une troisième frappe en 72 heures sur la compagne du sud d’Idlib. Depuis le début du mois d’octobre, l’aviation russe a lancé au moins six frappes aériennes dont la majorité visant les positions des terroristes de Hayat Tahrir al-Cham.



"Source de paix" : le rôle du S-300?

En termes de bilan, les armements occidentaux ont perdu la bataille en Syrie. L'OTAN et les USA veulent-elle sauver la face à une industrie militaire discréditée?

En visite à Damas, l'envoyé russe en Syrie Alexander Lavrentiev a affirmé que « la Turquie n'a pas le droit de déployer des troupes en permanence en Syrie » , ce qui constitue un avertissement bien sérieux à l'adresse d'Ankara.
Pour de nombreux observateurs, le prochain sommet Poutine-Erdogan devra décider du sort des frontières syro-turques, si la Turquie ne veut pas avoir à faire face à un débâcle militaire et stratégique; Car un face-à-face avec Damas et Moscou lui coûtera très cher.
Selon Rai al-Youm, la Russie s'apprête à proposer l'accord d'Adena comme la principale plate-forme d'un accord à venir entre les deux voisins. "C'est à prendre ou à laisser puisque tout refus de la Turquie signifierait un enlisement militaire avec en perspective une confrontation directe avec l'armée syrienne voire la Russie. L'OTAN qui souffle sur les braises n'ira pas soutenir la Turquie s'il y a une guerre" , affirme l'expert des questions moyen-orientale, Hanif Ghafari.

Selon Al-Masdar, la situation en Méditerranée orientale a été vendredi au centre d'une conversation téléphonique entre le vice-ministre russe de la Défense, Alexander Fomin, et la directrice générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère des Armées de France, Alice Guitton. Les parties ont échangé leurs points de vue sur la situation en Méditerranée orientale, signe que l'OTAN n'est pas trop enthousiaste à appuyer la Turquie s'il y a une confrontation militaire, constate l'expert.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/10/20/609100/Hassak--Ankara-vaincu-par-Damas

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pzorba75
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L'appui de la France ne semble pas vraiment sérieux, à l'image de la politique du gouvernement Macron - Philippe où les faux socialistes le Drian et Parly restent plus dans le verbiage que l'action politique avec les moyens pour atteindre les objectifs ambigus de l'impérialisme français. À terme, les positions de la France seront affaiblies et c'est plutôt une bonne nouvelle pour les peuples qui combattent pour vivre mieux et se débarrasser du pillage du néo-colonialisme français.
À moyen ou long terme, la Turquie sera en bonne position démographique et militaire pour accroître sa domination au Moyen Orient, ni l'Irak, ni la Syrie, pays détruits par les dernières vingt-cinq années de guerre ne pourront lui résister, restera l'Iran et ses islamistes dangereux et le pion nucléaire qu'est Israel, base militaire américaine pour les prochaines agressions de l'impérialisme OTANien.

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Xuan
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   Posté le 21-10-2019 à 13:17:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'article ci-dessus montre que l'armée turque, bien que 9e puissance militaire dans le monde, n'est pas invincible.
Il n'est pas certain du tout que la Turquie puisse aller beaucoup plus loin, voire rester sur place, du moment que les kurdes sont rentrés dans le rang.
D'autre part la Russie ne laisserait pas la Turquie remettre en cause l'intégrité de la Syrie.


Edité le 21-10-2019 à 13:31:32 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 21-10-2019 à 13:27:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un article d'Escobar sur le blog de J Tourtaux :


__________________________


PEPE ESCOBAR - LA ROUTE DE DAMAS : COMMENT LA GUERRE DE SYRIE A ÉTÉ GAGNÉE

Le 21/10/2019
Par Pepe Escobar




Ce qui se passe en Syrie, à la suite d’un autre accord conclu sous l’égide de la Russie, est un énorme changement géopolitique. J’ai essayé de le résumer en un seul paragraphe de cette façon :

« C’est une quadruple victoire. Les États-Unis effectuent un retrait pour sauver la face, que Trump peut vendre en évitant un conflit avec la Turquie, alliée de l’OTAN. La Turquie a la garantie – par les Russes – que l’armée syrienne contrôlera la frontière turco-syrienne. La Russie empêche l’escalade de la guerre et maintient en vie le processus de paix russo-irano-turc. Et la Syrie finira par reprendre le contrôle de tout le nord-est« .

La Syrie est peut-être la plus grande défaite de la CIA depuis le Vietnam.
Pourtant, cela commence à peine à raconter toute l’histoire.
Permettez-moi d’esquisser brièvement, à grands traits historiques, comment nous en sommes arrivés là.

Cela a commencé par une intuition que j’ai ressentie le mois dernier à la frontière du Liban, de la Syrie et de la Palestine occupée, suivie d’une série de conversations à Beyrouth avec des analystes libanais, syriens, iraniens, russes, français et italiens de première classe ; le tout reposant sur mes voyages en Syrie depuis les années 1990 ; avec un mélange de bibliographie française sélectionnée qui y a été ajoutée, disponible chez Antoine’s à Beyrouth.

Les Vilayets

Commençons au XIXe siècle lorsque la Syrie se composait de six vilayets – provinces ottomanes – sans compter le Mont Liban, qui avait un statut spécial depuis 1861 au profit des chrétiens maronites et Jérusalem, qui était un sanjak (division administrative) d’Istanbul.

Les vilayets ne définissaient pas l’identité syrienne extrêmement complexe : par exemple, les Arméniens étaient majoritaires dans le vilayet de Maras, les Kurdes de Diyarbakir – qui font maintenant partie de la Turquie en Anatolie du Sud – et les vilayets d’Alep et Damas étaient tous deux sunnites arabes.

La Syrie ottomane du XIXe siècle était l’exemple même du cosmopolitisme. Il n’y avait pas de frontières ou de murs intérieurs. Tout était interdépendant.



Groupes ethniques dans les Balkans et en Asie Mineure, début du XXe siècle, Atlas historique, 1911

Puis les Européens, profitant de la Première Guerre mondiale, sont intervenus. La France a obtenu le littoral syro-libanais, puis les vilayets de Maras et de Mossoul (aujourd’hui en Irak). La Palestine a été séparée de Cham (le « Levant »), pour être internationalisée. Le vilayet de Damas a été coupé en deux : La France a eu le nord, les Britanniques le sud. La séparation entre la Syrie et les terres libanaises majoritairement chrétiennes a eu lieu plus tard.

Il y a toujours eu la question complexe de la frontière entre la Syrie et l’Irak. Depuis l’Antiquité, l’Euphrate a servi de barrière, par exemple entre les Cham des Omeyyades et leurs féroces concurrents de l’autre côté du fleuve, les Abbassides de Mésopotamie.

James Barr, dans son splendide « Une ligne dans le sable« , note à juste titre que l’accord Sykes-Picot a imposé au Moyen-Orient la conception européenne du territoire :
leur « ligne dans le sable » a codifié une séparation délimitée entre États-nations. Le problème est qu’il n’y avait pas d’États-nations dans la région au début du XXe siècle.

La naissance de la Syrie telle que nous la connaissons était un travail en cours, impliquant les Européens, la dynastie hachémite, les nationalistes syriens investis dans la construction d’une Grande Syrie incluant le Liban, et les Maronites du Mont Liban. Un facteur important est que peu de gens dans la région ont déploré la perte de leur dépendance à l’égard de la Médina Hachémite, et à l’exception des Turcs, la perte du vilayet de Mossoul dans ce qui est devenu l’Irak après la Première Guerre mondiale.

En 1925, les sunnites devinrent de facto le pouvoir de premier plan en Syrie, sous le nom d’Alep et de Damas unifiés par les Français. Dans les années 1920, la France a également établi les frontières de la Syrie orientale. Et le Traité de Lausanne, en 1923, obligea les Turcs à céder toutes leurs possessions ottomanes, mais ne les écarta pas du jeu.


Frontières turques selon le Traité de Lausanne, 1923

Les Turcs ont rapidement commencé à empiéter sur le mandat français et à bloquer le rêve de l’autonomie kurde. La France finit par céder : la frontière turco-syrienne s’alignerait sur le tracé du légendaire Bagdadbahn, le chemin de fer Berlin-Baghdad.

Dans les années 1930, la France cèda encore plus : le sanjak d’Alexandretta (aujourd’hui Iskenderun, dans la province de Hatay, Turquie), est finalement annexé par la Turquie en 1939 alors que seulement 40% de la population est turque.

L’annexion a conduit à l’exil de dizaines de milliers d’Arméniens. Ce fut un coup dur pour les nationalistes syriens. Et ce fut un désastre pour Alep, qui perdit son corridor vers la Méditerranée orientale.


Les forces turques sont entrées à Alexandretta le 5 juillet 1938

Dans les steppes orientales, la Syrie n’était composée que de tribus bédouines. Au nord, il s’agissait de l’affrontement turco-kurde. Et au sud, la frontière était un mirage dans le désert, dessiné seulement avec l’avènement de la Transjordanie. Seul le front occidental, avec le Liban, a été établi et consolidé après la Seconde Guerre mondiale.

Cette Syrie émergente, issue de conflits entre les intérêts turcs, français, britanniques et une myriade d’intérêts locaux, ne pouvait évidemment plaire à aucune communauté, et ne plaisait à aucune d’entre elles. Pourtant, le cœur de la nation a configuré ce qui a été décrit comme une « Syrie utile ». Pas moins de 60% de la nation était – et demeure – pratiquement vide. Pourtant, d’un point de vue géopolitique, cela se traduit par une « profondeur stratégique » – le cœur de la question dans la guerre actuelle.

De Hafez à Bachar

A partir de 1963, le parti Baas, laïc et nationaliste, s’est emparé de la Syrie, consolidant finalement son pouvoir en 1970 avec Hafez al-Assad qui, au lieu de s’en remettre à sa minorité alaouite, a construit une énorme machine étatique hyper-centralisée mélangée à un État policier. Les acteurs clés qui ont refusé de jouer le jeu ont été les Frères Musulmans, jusqu’au massacre lors de la répression brutale de Hama en 1982.

La laïcité et un État policier : c’est ainsi que la fragile mosaïque syrienne a été préservée. Mais déjà dans les années 1970, des fractures majeures ont émergé : entre les grandes villes et une périphérie très pauvre ; entre l’ouest « utile » et l’est bédouin ; entre Arabes et Kurdes. Mais les élites urbaines n’ont jamais répudié la volonté de fer de Damas : le copinage, après tout, était très rentable.

Damas s’est fortement immiscée dans la guerre civile libanaise dès 1976 à l’invitation de la Ligue Arabe en tant que « force de maintien de la paix ». Dans la logique de Hafez al-Assad, souligner l’identité arabe du Liban est essentiel pour récupérer la Grande Syrie. Mais le contrôle syrien sur le Liban a commencé à s’effriter en 2005, après l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tout près de l’Arabie Saoudite, l’Armée Arabe Syrienne (SAA) a finalement quitté le pays.

Bachar al-Assad a pris le pouvoir en 2000. Contrairement à son père, il a parié sur les Alaouites pour faire fonctionner la machine d’État, empêchant la possibilité d’un coup d’État mais s’éloignant complètement des Syriens pauvres de la rue.

Ce que l’Occident a défini comme le Printemps Arabe, a commencé en Syrie en mars 2011 ; c’était une révolte contre les Alaouites autant qu’une révolte contre Damas. Totalement instrumentalisée par les intérêts étrangers, la révolte a éclaté dans des périphéries sunnites extrêmement pauvres et déprimées : Deraa dans le sud, l’est déserté, et les banlieues de Damas et Alep.


Protestation à Damas, 24 avril 2011. (syriana2011/Flickr)

Ce qui n’était pas compris en Occident, c’est que ce « banquet des mendiants » n’était pas contre la nation syrienne, mais contre un « régime ». Jabhat al-Nusra, dans un exercice de relations publiques, a même rompu son lien officiel avec Al-Qaïda et a changé sa dénomination pour Fatah al-Cham, puis Hayat Tahrir al-Cham (« Organisation pour la libération du Levant »). Seul l’État Islamique/Daesh a dit qu’ils se battaient pour la fin des accords Sykes-Picot.

En 2014, le champ de bataille en perpétuel mouvement était plus ou moins établi : Damas contre Jabhat al-Nusra et l’EI/Daesh, avec un rôle hésitant pour les Kurdes du nord-est, obsédés par la préservation des cantons d’Afrin, Kobane et Qamichli.

Mais le point clé est que chaque katiba (« groupe de combat »), chaque quartier, chaque village, et en fait, chaque combattant était en permanence dans et hors des allégeances. Cela a produit une nébuleuse vertigineuse de djihadistes, de criminels, de mercenaires, certains liés à Al-Qaïda, d’autres à Daesh, d’autres formés par les Étasuniens, certains ne faisant qu’un profit rapide.

Par exemple, les Salafis – richement financés par l’Arabie Saoudite et le Koweït – en particulier Jaish al-Islam, ont même conclu des alliances avec le Parti de l’Union Démocratique Kurde (PYD) en Syrie et les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (le groupe Al-Qaida remixé, fort de 30 000 personnes en Syrie). Pendant ce temps, les Kurdes du PYD (émanation du PKK des Kurdes turcs, que Ankara considère comme « terroristes » ont profité de ce désordre impie – plus une ambiguïté délibérée de Damas – pour essayer de créer leur Rojava autonome.


Une manifestation dans la ville d’Afrin pour soutenir les YPG contre l’invasion turque d’Afrin, 19 janvier 2018. (Voix de l’Amérique kurde, Wikimedia Commons)

Cette profondeur stratégique turque

La Turquie était entièrement impliquée. Boostée par la politique néo-ottomane de l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, la logique était de reconquérir des parties de l’empire ottoman et de se débarrasser d’Assad parce qu’il avait aidé les rebelles kurdes du PKK en Turquie.

« Strategik Derinlik » de Davutoglu (Profondeur Stratégique), publié en 2001, avait connu un succès retentissant en Turquie, revendiquant la gloire de huit siècles d’un empire tentaculaire, contre 911 kilomètres de frontières fixées par les Français et les Kémalistes. Bilad al Cham, la province ottomane rassemblant le Liban, la Palestine historique, la Jordanie et la Syrie, est restée un puissant aimant dans l’inconscient syrien et turc.

Il n’est pas étonnant que Recep Erdogan de Turquie ait été excité : en 2012, il s’est même vanté d’être prêt à prier dans la mosquée omeyyade de Damas, après le changement de régime, bien sûr. Depuis 2014, il vise une zone de sécurité à l’intérieur de la frontière syrienne – en fait une enclave turque. Pour l’obtenir, il a utilisé un grand nombre de joueurs malsains – des milices proches des Frères Musulmans aux gangs turkmènes les plus durs.

Avec la création de l’Armée Syrienne Libre, pour la première fois, la Turquie a autorisé des groupes armés étrangers à opérer sur son propre territoire. Un camp d’entraînement a été mis en place en 2011 au sandjak d’Alexandrette. Le Conseil National Syrien a également été créé à Istanbul – un groupe de non-entités de la diaspora qui n’avaient pas été en Syrie depuis des décennies.

Ankara a permis la construction d’une autoroute du Djihad de facto – avec des personnes d’Asie Centrale, du Caucase, du Maghreb, du Pakistan, du Xinjiang, tous les points au nord de l’Europe étant passés en fraude à volonté. En 2015, Ankara, Riyad et Doha ont mis sur pied la redoutée Jaish al-Fath (« Armée de la conquête »), qui comprenait Jabhat al-Nusra (Al-Qaida).

En même temps, Ankara entretenait une relation extrêmement ambiguë avec l’EI/Daesh, achetant son pétrole de contrebande, traitant les djihadistes dans les hôpitaux turcs et ne prêtant aucune attention aux renseignements du djihad recueillis et développés sur le territoire turc. Pendant au moins cinq ans, le MIT – les services de renseignement turcs – a fourni des informations politiques et logistiques à l’opposition syrienne tout en armant un grand nombre de Salafis. Après tout, Ankara croyait que l’EI/Daesh n’existait que grâce au « mal » déployé par le régime Assad.

Le facteur russe


[#808080]Le Président russe Vladimir Poutine rencontre le Président de la Turquie Recep Erdogan, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en arrière-plan, Ankara, 1er décembre 2014 Ankara. (Kremlin) [/#]

Le premier grand bouleversement du jeu a été l’entrée spectaculaire de la Russie à l’été 2015. Vladimir Poutine avait demandé aux États-Unis de se joindre à la lutte contre l’État islamique comme l’Union Soviétique s’était alliée contre Hitler, niant l’idée étasunienne que c’était la tentative de la Russie pour rétablir sa gloire impériale. Mais le plan étasunien, sous la direction de Barack Obama, était plutôt déterminé : parier sur des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), un mélange de Kurdes et d’Arabes sunnites, soutenus par la puissance aérienne et les forces spéciales US, au nord de l’Euphrate, pour détruire l’EI/Daesh jusqu’à Raqqa et Deir ez-Zor.

Raqqa, bombardée par le Pentagone, a peut-être été prise par les FDS, mais Deir ez-Zor a été prise par l’Armée Arabe Syrienne de Damas. L’objectif ultime des Étasuniens était de maintenir constamment le nord de l’Euphrate sous la domination US, par le biais de leurs mandataires, les FDS et le PYD/YPG kurde. Ce rêve étasunien est maintenant terminé, déploré tant par les démocrates impériaux que par les républicains.
La CIA en aura après Trump pour très longtemps

Rêve kurde terminé

Il y a eu un malentendu culturel. Autant les Kurdes syriens croyaient que la protection étasunienne équivalait à l’approbation de leurs rêves d’indépendance, autant les Étasuniens n’ont jamais semblé comprendre que dans tout le « Grand Moyen-Orient », on ne peut acheter une tribu. Au mieux, vous pouvez les louer. Et ils vous utilisent selon leurs intérêts. Je l’ai vu de l’Afghanistan à la province irakienne d’Anbar.

Le rêve kurde d’un territoire contigu et autonome de Qamichli à Manbij est terminé. Les Arabes sunnites vivant dans ce périmètre résisteront à toute tentative kurde de domination.

Le PYD syrien a été fondé en 2005 par des militants du PKK. En 2011, les Syriens du PKK sont venus de Qandil – la base du PKK dans le nord de l’Irak – pour créer la milice du YPG pour le PYD. Dans les zones à prédominance arabe, les Kurdes syriens sont chargés de gouverner parce que pour eux les Arabes sont considérés comme une bande de barbares, incapables de construire leur société « démocratique, socialiste, écologique et multicommunautaire ».


Guérilla kurde du PKK à Kirkouk, Irak. (Kurdishstruggle via Flickr)

On peut imaginer à quel point les chefs tribaux sunnites arabes conservateurs les détestent. Il n’y a aucune chance que ces chefs tribaux soutiennent jamais les Kurdes contre l’Armée Arabe Syrienne (AAS) ou l’Armée Turque ; après tout, ces chefs tribaux arabes ont passé beaucoup de temps à Damas à chercher le soutien de Bachar al-Assad. Et maintenant, les Kurdes eux-mêmes ont accepté ce soutien face à l’incursion des Turcs, autorisée par Trump.

A l’est de Deir ez-Zor, les PYD/YPG ont déjà dû dire au revoir à la région qui est responsable de 50% de la production pétrolière de la Syrie. Damas et l’AAS ont maintenant l’avantage. Il reste aux PYD/YPG à se résigner à la protection de Damas et de la Russie contre la Turquie, et à la possibilité d’exercer leur souveraineté sur des territoires exclusivement kurdes.

Ignorance de l’Occident

L’Occident, avec une arrogance typiquement orientaliste, n’a jamais compris que les Alaouites, les Chrétiens, les Ismaéliens et les Druzes de Syrie privilégieraient toujours Damas pour leur protection par rapport à une « opposition » monopolisée par les islamistes purs et durs, sinon djihadistes. L’Occident n’a pas compris pas non plus que le gouvernement de Damas, pour sa survie, pouvait toujours compter sur les redoutables réseaux du parti Baas et les redoutables mukhabarat – les services de renseignements.

Reconstruire la Syrie

La reconstruction de la Syrie pourrait coûter jusqu’à 200 milliards de dollars. Damas a déjà dit très clairement que les États-Unis et l’UE ne sont pas les bienvenus. La Chine sera à l’avant-garde, avec la Russie et l’Iran ; ce sera un projet qui suivra strictement le plan d’intégration de l’Eurasie – les Chinois visant à relancer le positionnement stratégique de la Syrie sur l’Ancienne Route de la Soie.

Quant à Erdogan, un peu moins néo-ottoman que dans un passé récent, il semble avoir enfin compris que Bachar al-Assad « ne partira pas », et qu’il doit vivre avec cela. Ankara est appelée à rester impliquée avec Téhéran et Moscou, dans la recherche d’une solution constitutionnelle globale pour la tragédie syrienne à travers l’ancien « processus d’Astana », développé récemment à Ankara.

La guerre n’a peut-être pas été totalement gagnée, bien sûr. Mais contre toute attente, il est clair qu’une nation syrienne unifiée et souveraine est vouée à l’emporter sur tous les cocktails molotov géopolitiques concoctés dans les sinistres laboratoires du Conseil de Coopération du Golfe/OTAN. L’histoire nous dira un jour que, à titre d’exemple pour l’ensemble des pays du Sud, cette opération demeurera le meilleur changement de donne.

Pepe Escobar

Article original en anglais :
The Road to Damascus: How the Syria War Was Won
Consortiumnews 18 octobre 2019
Traduction par Réseau International
La source originale de cet article est Consortiumnews
Copyright © Pepe Escobar, Consortiumnews, 2019
https://www.mondialisation.ca/la-route-de-damas-comment-la-guerre-de-syrie-a-ete-gagnee/5638015


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Xuan
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   Posté le 23-10-2019 à 20:59:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’accord russo-turc sur la Syrie indique que les forces d’Ankara n’entreront pas dans Minbej et Kobané


© Sputnik . Mikhail Alaïeddin
https://fr.sputniknews.com/international/201910231042311597-laccord-russo-turc-sur-la-syrie-indique-que-les-forces-dankara-nentreront-pas-dans-minbej-et-kobane/
15:30 23.10.2019

Le mémorandum russo-turc, obtenu lors des négociations entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, prévoit que les forces turques n’entrent pas dans les villes syriennes de Minbej et de Kobané, a annoncé à Sputnik ce 23 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine.

Le mémorandum signé entre la Russie et la Turquie indique que les forces turques ne seront pas présentes dans les villes syriennes de Minbej et Kobané, a déclaré à Sputnik le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, lors d’une conférence de presse à Moscou, ce 23 octobre.

«Minbej et Kobané, c’est écrit dans le mémorandum, il n’y aura là-bas aucune présence turque» , a-t-affirmé.
De plus, il a souligné que cet accord assurait le retour des militaires syriens à la frontière turque.

Évoquant les pourparlers entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan qui ont eu lieu le 22 octobre, le vice-ministre a estimé que la solution du problème avait été trouvée et qu’aucune autre mesure n’était indispensable.

Concernant le déploiement de forces américaines dans la zone d’Al-Tanf, près de la frontière jordanienne, Moscou demande aux États-Unis de mettre fin à l’occupation de cette ville, a souligné Sergueï Verchinine. Tout le territoire syrien doit être contrôlé par Damas, a fait savoir la diplomatie russe.
«Des militaires américains s’y trouvent de manière illégale. C’est un cercle de 55 kilomètres de diamètre. C’est aussi le territoire de la Syrie, et des militaires américains y sont illégalement présents tout en paralysant la route reliant l’Irak à la Syrie. Nous qualifions leur présence d’illégale et nous exigeons la fin de cette occupation» , a-t-il insisté.
Il a souligné l’importance de la position des Kurdes, qualifiés de «partie intégrante du peuple syrien» , et la nécessité d’un dialogue sur leur avenir avec Damas.

Résultats des négociations
À l’issue des entretiens à Sotchi du 22 octobre, les Présidents russe et turc ont conclu un accord selon lequel la police militaire russe et des soldats syriens seraient déployés au-delà de l'espace concerné par l’opération Source de paix, dans le nord de la Syrie, dès 12h00 le 23 octobre. De plus, des patrouilles conjointes quadrilleront la zone en question, à 10 kilomètres de la frontière, sans pour autant entrer dans la ville de Qamishli.
Le retrait des unités kurdes et de leurs équipements devrait être d'ailleurs achevé « dans les 150 heures» qui suivront le mercredi 23 octobre à midi, précise le mémorandum.

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DUROC
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   Posté le 24-10-2019 à 19:08:23   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Merci Poutine !
En attendant que mandij et kobané y passent, les troupes turques pourront envahir les autres zones du nord-est de la Syrie, pour en chasser les kurdes, sous l'égide des russes et des forces du régime syrien.
C'est quand même beau, Xuan, l'internationalisme prolétarien !...

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pzorba75
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   Posté le 24-10-2019 à 19:26:44   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

DUROC a écrit :

Merci Poutine !
En attendant que mandij et kobané y passent, les troupes turques pourront envahir les autres zones du nord-est de la Syrie, pour en chasser les kurdes, sous l'égide des russes et des forces du régime syrien.
C'est quand même beau, Xuan, l'internationalisme prolétarien !...

Je ne savais pas que Poutine défendait l'internationalisme prolétarien, je pense qu'il se limite à la défense des intérêts de la Russie ce qui reste déjà une belle entreprise en soi compte-tenu des prédateurs qui entourent la Russie.

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Xuan
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   Posté le 24-10-2019 à 22:56:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il n'y a rien de prolétarien là dedans, mais simplement les frontières de la Syrie lui reviennent.
La Turquie n'ira pas plus loin, parce que les frontières sont occupées par l'armée syrienne, et la Rojava - qui n'a rien de prolétarien non plus - devra se plier aux lois syriennes.
Ce projet n'avait aucun avenir sous la protection des USA, de l'Allemagne et de la France.

Je retiens que les USA et la France ont dégagé le terrain, ce qui constitue le progrès essentiel de cette opération, parce que ce recul de l'impérialisme contribue à la révolution prolétarienne mondiale.

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DUROC
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   Posté le 25-10-2019 à 14:36:13   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Oui, les frontières de la Syrie "lui reviennent".
Mais aujourd'hui, quelles que soient les postures de communication, ces frontières sont enfoncées après un prétendu cessez le feu entre Erdogan et Trump pour chasser les kurdes de Rojava et mettre un terme à son expérience d construction d'une société démocratique et populaire (je n'ai pas dit prolétarienne). Après cet "accord de cessez le feu" de 120 heures pour permettre aux FDS de déquerpir avant de relancer leur offensive contre eux, Erdogan a rencontré Poutine. Résultat: L'armée turque et la police militaire russe feront des patrouilles communes pour vérifier que le cessez le feu est bien appliqué, c'est-à-dire que les SDF se sont barrés. Pendant ce temps là les milices islamistes d'Erdogan violent le cessez le feu. Elles sont où les f'rontières de la Syrie, là?
Tous les intervenants extérieurs (et le régime baasiste syrien) ne veulent qu'une chose qu'ils ont tous en commun: écraser l'expérience révolutionnaire de Rojava. Cela constitue-t-il une contribution à la révolution prolétarienne?
Vous m'écoeurez !

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pzorba75
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   Posté le 25-10-2019 à 14:54:51   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Pétain et ses sbires se présentaient aussi sous l'étiquette Révolution nationale.
Pour apprécier le côté prolétarien de la Rojava, il faut des preuves, à ce jour elles semblent assez minces et fournies par les ONG pro américaines qui les rendent suspectes.

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DUROC
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   Posté le 25-10-2019 à 16:21:35   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

beurk...
Montre moi pauv' mec le côté prolétarien d'Erdogan, dev Poutine et de bachar el assad !

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marquetalia
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   Posté le 25-10-2019 à 17:36:00   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La Rojava est communiste libertaire, un peu à la manière de l Ejercito Zapatista de Liberacion National au Chiapas.par contre,l idéologie n est pas tout à fait la même,l Ezln est proche de la Théologie de la Libération,les Ypg s inspirent d un intellectuel anarchosyndicaliste ayant vécu aux Etats Unis.


Edité le 25-10-2019 à 20:07:53 par marquetalia




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   Posté le 25-10-2019 à 17:38:49   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il reste une petite quantité de soldats américains en Syrie,qui sécurisent les sites d exploitation des hydrocarbures.il ne s agit donc en aucun cas d une défaite de l impérialisme u.s.

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pzorba75
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   Posté le 25-10-2019 à 18:17:46   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

marquetalia a écrit :

Il reste une petite quantité de soldats américains en Syrie,qui sécurisent les sites d exploitation des hydrocarbures.il ne s agit donc en aucun cas d une défaite de l impérialisme u.s.

C'est malheureusement passé sous silence, une alliance Erdogan, Poutine et Assad n'est pas en mesure d'infliger une défaite à l'impérialisme US dans ce secteur, ni ailleurs non plus!

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marquetalia
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   Posté le 25-10-2019 à 19:15:58   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les Américains sont même présents en Somalie,plus de 25 ans après leur débâcle à Mogadiscio mise au cinéma sous le nom de la Chute du Faucon Noir,un film à la con.et,depuis une décennie,la base de Cam Rahn au Vietnam accueille à nouveau la flotte américaine,Hanoï étant en tension territoriale avec Pékin,ce qui est instrumentalisé par l impérialisme.je me souviens qu à l époque,en 1995,les Usa avaient levé l embargo contre le Vietnam, après avoir été bienveillants avec la Chine Populaire,par le biais de laquelle elle exerçait des pressions impérialistes sur Hanoï,qui s était retirée du Kampuchea, sa présence n ayant été plus indispensable après le déclin de l alliance des contre guérillas basees en Thaïlande,qui allaient des sihanoukistes au polpotiens,et représentaient sur le terrain le gouvernement cambodgien reconnu par l Occident et le Japon.


Edité le 25-10-2019 à 19:23:50 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 25-10-2019 à 19:27:47   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La monarchie a été restaurée au Cambodge,qui fini d être un allié du Vietnam.il faut rappeler que le général Lon Nol était au pouvoir avant les Khmers rouges,suite à coup d État de la CIA,puis Pol Pot déposa le roi,avant de faire cause commune avec lui contre le Vietnam.

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marquetalia
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   Posté le 25-10-2019 à 19:41:14   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Jusqu'à preuve du contraire, Erdogan,Poutine et Assad sont des dirigeants bourgeois.ce qui ne justifie pas pour ces deux derniers toute opposition qui les combat, surtout Al Nosra et Daech pour Assad et la Division Azov pour Poutine.a ce propos,des élus démocrates américains veulent mettre cette Misanthropic Division sur la liste des organisations terroristes,ce qui serait une victoire pour la Russie de Poutine,et affaiblirait les mercenaires combattant aux côtés de l armée ukrainienne au Donbass en cas de reprise du conflit.


Edité le 25-10-2019 à 20:12:42 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-10-2019 à 07:19:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/10/26/larmee-russe-publie-des-images-satellite-confirmant-la-contrebande-de-petrole-syrien-par-les-etats-unis/?fbclid=IwAR3ny7zES688kfXLZePotNRNbO5XvQRMzd9ZAS1yZ8ty6sdCQEBsBFcqSho

des photos satellites montrent que les USA continuent de pomper du pétrole syrien

Le chef du Pentagone, Mark Esper, a déclaré vendredi que les Etats-Unis avaient l’intention de prendre des mesures dans un proche avenir pour renforcer leur position dans la région syrienne de Deir ez-Zor afin d’empêcher les terroristes d’ accéder aux champs pétrolifères . Selon le secrétaire à la Défense, Washington étudie comment déplacer des forces dans la région afin de « garantir la sécurité des gisements de pétrole » .

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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