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 la révolte des gilets jaunes est juste !

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Xuan
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   Posté le 17-01-2019 à 18:25:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

AGENDA
Le 19, tou.tes dans la rue !
Le 21, prenons Versailles
!


Cher.e camarade,

Comme tous les samedis depuis quelques semaines, les "Gilets jaunes" se mobilisent.

Leurs revendications sont très souvent celles que nous portons dans nos entreprises, dans nos branches et au niveau national.

Les Gilets jaunes sont parfois nos camarades, parfois des camarades de lutte qui n'ont pas trouvé la CGT dans leur entreprise ou son utilité pour gagner des avancées salariales et sociales.

Pour que l'avenir de chacun.e évolue dans le bon sens, vers le progrès social, Info'Com-CGT et d'autres syndicats ou structures de notre confédération appellent à créer la convergence entre les Gilets jaunes et les Gilets rouges.

Pour la région parisienne, le rendez-vous est :

Samedi 19 janvier à 11 heures
Parvis de l'Hôtel de Ville à Paris

Dernière provocation de Macron : il invite 150 patrons de multinationales et grandes entreprises à Versailles pour vanter sa politique libérale faite uniquement pour le grand patronat… le jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI !

L'Union régionale CGT appelle à se rassembler pour faire entendre pour plus de justice sociale et fiscale :

Lundi 21 janvier à 10 heures
Gare de Versailles Chantiers (RER C)

Tou.tes ensemble, nous pouvons changer l'avenir. Mobilisons-nous !


"Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas le faire mais parce qu’on n’ose pas le faire que c’est difficile"

Sénèque

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Xuan
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   Posté le 17-01-2019 à 21:13:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

QUAND LES GILETS JAUNES VIRENT DES ANTISÉMITES


http://www.facebook.com/benjamin.belaidi/videos/10214147158697857/
http://www.facebook.com/LaBasSiJySuis/videos/2299125090098582/

Il est 18h, ce samedi 12 janvier 2019, place de l'Étoile à Paris. Depuis plusieurs heures, journalistes et manifestants présents sur place sont « nassés » par la police. Une poignée de fascistes crient « Dieudonné président », ou encore « Juifs criminels ». En quelques secondes, la foule expulse les fachos de la manif.

Notre reporter Taha Bouhafs était au coeur de la mêlée avec Benjamin Belaidi, l'un des porte-parole des Gilets Jaunes de Compiègne. [Là-bas si j'y suis]


Edité le 17-01-2019 à 21:14:22 par Xuan




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   Posté le 17-01-2019 à 22:32:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

http://francais.rt.com/france/58072-gouvernement-exclut-idee-dabandonner-usage-lbd-manifestations

Le gouvernement exclut l'idée d'abandonner l'usage des LBD dans les manifestations


extrait :

"Répondant au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est revenu sur le contexte des manifestations des Gilets jaunes, caractérisé par des manifestations «non déclarées» et «non encadrées». Sur l'attitude des manifestants, le secrétaire d'Etat a évoqué des personnes qui «pas parfois, mais très souvent, s'en prennent de manière extrêmement violente et agressive aux policiers» en leur jetant des projectiles.

«Et beaucoup [de policiers] nous disent qu'ils ont le sentiment plutôt qu'on cherche à les tuer», a expliqué plus tard le secrétaire d'Etat avant de souligner que l'usage des armes pour «la riposte» se faisait de manière «proportionnée» par des forces de l'ordre présentes pour «protéger» les manifestants. Quant aux LBD, ils ne sont utilisés, selon Laurent Nunez, que lorsque les policiers sont «vraiment acculés» et dans «des conditions très strictes» .

«Et je peux vous dire que si les policiers [...] ne faisant pas usages de ces moyens de défense, peut-être que certains d'entre eux auraient été lynchés», a conclu le secrétaire d'Etat pour balayer l'hypothèse d'une interdiction des LBD. "


De Castaner à Nunez, le déni et le mensonge d'Etat sont généralisés.

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Finimore
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   Posté le 18-01-2019 à 16:38:59   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

David Dufresne répond sur france Culture -45 mn-
https://www.youtube.com/watch?v=whqTOS-IVz4

Violences policières: interview de David Dufresne -1h58-
https://www.youtube.com/watch?v=iHtUJzwMpXc


Edité le 18-01-2019 à 17:09:33 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 18-01-2019 à 20:56:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

12 morts
3000 blessés dont 400 grièvement
10yeux crevés
5 mains arrachées
5600 arrestations
1700 gardés à vue
292 arrestations
20 000 suites pénales

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marquetalia
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   Posté le 19-01-2019 à 18:35:36   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le collectif"on ne lache rien" appelle désormais les gilets jaunes à se joindre à eux pour l organisation d un référendum d initiative afin d abroger la loi Taubira.au final,les manifestations de "gilets jaunes" vont faire passer au second plan celles des intégristes de tout poil,et la loi sur la Pma prévue cet été passera comme une lettre à la poste-ce qui ne doit pas nous conduire non plus à encenser Macron...


Edité le 19-01-2019 à 18:43:01 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 20-01-2019 à 22:23:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Xinhua publie l'interview d'une gilet jaune :

http://french.xinhuanet.com/2019-01/19/c_137758030.htm

"Je ne suis ni une gueuse, ni envieuse, ni haineuse" : Nadine, 48 ans, "gilet jaune"
(PORTRAIT)

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-01-19 à 22:01
PARIS, 19 janvier (Xinhua) -- Nadine, 48 ans, séparée, deux enfants, connaît un quotidien difficile. Cette travailleuse précaire, sans engagement politique ni syndical, s'est récemment confié à Xinhua, expliquant les raisons qui l'ont poussée à rejoindre le mouvement des "gilets jaunes" afin de "reconquérir ses droits de citoyenne" .

"A 30 ans, je vivais mieux qu'aujourd'hui. Je payais des impôts. J'avais confiance dans l'avenir. Que j'aimerais être imposable de nouveau (...)" , avoue-t-elle avec une pointe de tristesse dans la voix. "Je ne suis ni une gueuse, ni envieuse, ni haineuse" , lâche-t-elle.

"Désormais, j'ai le sentiment de faire moins bien que mes parents et je m'inquiète pour le futur de mes enfants. Au sentiment de déclassement social s'ajoute le manque de reconnaissance professionnelle" , confie cette Savoyarde qui dit gagner 700 euros net par mois.

Face à la hausse des factures de gaz, d'électricité, d'eau, d'alimentation, d'assurances, d'automobile, de complémentaires santé, elle se sent "prise à la gorge. Je dois compter pour tout. Si je n'étais pas propriétaire de mon logement, je ne sais pas comment j'y arriverais" , avoue cette mère de famille.

"Les indicateurs macroéconomiques qui affirment que la situation s'est améliorée, je ne sais pas comment ils sont calculés, mais ils ne correspondent pas à la réalité que j'observe tous les jours" , lâche Nadine, un brin désabusée.

Titulaire d'une maîtrise d'anglais, cette native de Haute-Savoie a réussi le concours d'assistante de conservation en 2003, avant d'avoir deux enfants aujourd'hui âgés de 16 et 15 ans.

"J'étais pleine d'enthousiasme, j'aimais mon métier. J'ai travaillé comme bibliothécaire adjointe au patrimoine jusqu'en 2015, même quand mes enfants étaient en bas-âge. Comme j'étais à temps partiel en raison de mes contraintes familiales et que les dotations de l'Etat dans la fonction publique territoriale ont diminué, je n'ai jamais pu bénéficier d'un statut sécurisant. J'ai fini par décider de me reconvertir" , explique-t-elle.

Devenue avec succès conseillère funéraire, des problèmes de santé l'ont contrainte à travailler désormais à temps partiel en tant qu'aide à domicile. "Face à une vie de plus en plus chère, un salaire de misère" , résume Nadine. "La hausse des carburants, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, mais la grogne est beaucoup plus profonde. Je fais partie de cette majorité silencieuse et invisible qui réclame haut et fort d'être entendue, reconnue et respectée" , dit-elle avec calme.

"Depuis le 17 novembre, sur les ronds-points, j'ai rencontré des Français de tous horizons : des artisans, des agents de la fonction publique, des retraités, des professeurs des écoles et du secondaire (...) Grâce aux contacts humains, nous essayons de refaire société. Nous sommes tous des porte-paroles" , explique Nadine qui se méfie des figures médiatiques des "gilets jaunes" qu'elle ne juge pas représentatifs.

Pour cette fille de gendarme, le mouvement des "gilets jaunes" est avant tout "une prise de conscience collective et une révolte contre l'injustice sociale" . Partisane d'une VIe République, elle assure avoir toujours voté, "mais jamais pour l'extrême droite" , en réponse à ceux qui craignent une récupération du mouvement par le Rassemblement national de Marine Le Pen.

Interrogée sur l'avenir de cette mobilisation inédite et protéiforme née sur les réseaux sociaux, elle note que les "gilets jaunes" n'ont pas de chef et n'en veulent pas. "C'est à la fois la force et la faiblesse du mouvement qui, politiquement, doit trouver sa voix" , admet Nadine.

Quant au débat national lancé par le président Emmanuel Macron, elle n'en attend "pas grand chose". "La Macronie est la quintessence de l'oligarchie et de l'entre-soi. Faire de la pédagogie pour nous faire croire au bien-fondé d'une politique ultra-libérale qui crée de la richesse pour tous : foutaises!" , conclut-elle.

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Xuan
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   Posté le 20-01-2019 à 23:06:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Rémi...tu kifferais !


Lyon Place Antonin Poncet, les CRS sont coincés par un embouteillage dans la trémie (près du pont de la Guillottière, sous un gros bouquet de fleurs artificielles), et enveloppés dans leurs propres nuages de lacrymos ...commentaires goguenards des gilets jaunes qui les filment :

"On vit un truc exemplaire, ils se sont coincés tous seuls les cons...et ils se sont mis au milieu des gaz eux-mêmes"
"Libérez Dettinger ! Libérez Dettinger ! Libérez Dettinger"
"putain Rémi tu serais là, je sais pas si tu as l'occase de regarder, tu kifferais !"





Edité le 20-01-2019 à 23:07:54 par Xuan




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   Posté le 21-01-2019 à 07:21:37   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

A lire sur le site de Nicolas Bourgoin l'article ci-dessous.

Pour infos nous avions été très critique en 2015 sur le FML vis-à-vis de Nicolas Bourgoin qui à l'époque avait été proche des soraliens (il semble que depuis il n'est plus sur cette ligne) dont à acte.
De plus il a écrit des livres clairement positionnés du point de vue de la lutte des classes :
"La révolution sécuritaire (1976-2012)" aux Éditions Champ Social (2013), "La République contre les libertés. Le virage autoritaire de la gauche libérale" (Paris, L'Harmattan, 2015), "Le suicide en prison" (Paris, L’Harmattan, 1994) et "Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social" (Paris, L’Harmattan, 2008).
Pour ma part je veux bien admettre que Nicolas Bourgoin aujourd'hui n'est pas un rouge-brun comme je le pensais à l'époque.

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Gilets jaunes : pourquoi autant de violences policières ?
https://bourgoinblog.wordpress.com/2019/01/20/gilets-jaunes-pourquoi-autant-de-violences-policieres/
Les violences policières contre des manifestants majoritairement pacifiques ont atteint un niveau inédit en France. Le nombre de blessés graves, dont certains sont rendus handicapés à vie, borgnes ou défigurés, dépasse la centaine, sans compter les innombrables « arrestations préventives » ni les incarcérations à la chaîne de personnes dont le tort principal était d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Cette répression sanglante rappelle, en plus violente, celle qui s’était abattue sur les manifestants contre la loi travail en 2016. Elle marque la volonté du gouvernement de résoudre les contradictions sociales par l’usage de la force étatique, policière voire militaire.
Pourquoi cette montée de la violence policière lors des manifestations ? En cause, selon l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), un récent changement de doctrine de maintien de l’ordre. On est passé en quelques années d’une gestion de mise à distance des manifestants (éviter de tuer et le plus possible de blesser) à une politique d’affrontement direct : là où les forces de l’ordre tentaient de repousser les manifestants, elles visent et attaquent désormais la foule avec des armes à « létalité réduite » comme les grenades GLI-F4 ou les lanceurs de balles de défense (officiellement classés comme matériel de guerre). D’une portée cinq fois supérieure au Flash-Ball classique et équipée d’une lunette de visée, le LBD 40 (dont l’usage en France n’est théoriquement possible «qu’en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée» ) a provoqué à lui seul des dizaines de blessés graves parmi les Gilets Jaunes. Rappelons que les policiers dotés de LBD doivent viser exclusivement le torse et les membres inférieurs ou supérieurs or parmi les 94 blessés graves recensés, 77 ont été atteints à la tête et 15 ont perdu un oeil… Mais ni ces dérapages manifestes, ni ce sinistre bilan, ni les appels du Défenseur des droits à suspendre l’usage des balles de défense ne dissuadent le gouvernement de poursuivre cette escalade ultra-répressive. En décembre dernier, le Ministère de l’intérieur français lançait un appel d’offres pour acquérir 1280 nouveaux LBD.
Il s’agit désormais pour l’exécutif de traiter les manifestants comme des ennemis de l’intérieur et de leur appliquer les méthodes de répression contre-insurectionnelle utilisée à l’origine contre la résistance algérienne et plus près de nous contre les palestiniens. L’usage massif de grenades explosives, l’humiliation infligée à des élèves lycéens forcés de se tenir à genoux devant des policiers ou les violences exercées contre des gilets jaunes copieusement gazés et matraqués après avoir été placés dans cette même position relève du registre néocolonial. L’objectif est avant tout de mater la contestation sociale pour défendre « l’ordre républicain ».
On peut s’attendre à une augmentation des violences policières au cours des prochaines années, à l’heure où le gouvernement arme toujours plus lourdement les forces de l’ordre : outre des fusils d’assaut réservés aux agents de la BAC, des armes intermédiaires comme le Taser ou le flashball dont la dangerosité avérée a pourtant fait l’objet d’un récent rapport. Supposées non-létales, elles occasionnent en réalité de nombreux décès ou infirmités et ça ne devrait sans doute pas s’arranger avec la nouvelle réglementation française qui étend les zones corporelles et n’impose plus de distance minimale de tir, à rebours des recommandations formulées par le Défenseur des Droits. L’assouplissement des conditions dans lesquelles les policiers pourront faire usage de leur arme à feu (limité pour l’heure au cas de légitime défense) prévu par l’article 20 du projet de loi sur la réforme de la procédure pénale, devrait aussi entraîner une hausse des bavures.
C’est dans ces moments de crise sociale où sa légitimité est mise à mal que le pouvoir dévoile sa nature de classe : une force politique totalement acquise aux intérêts de la bourgeoisie et qui n’hésite pas à faire usage de la répression la plus brutale contre tous ceux qui tentent de résister aux attaques contre leurs conditions de vie.
sources : https://bourgoinblog.wordpress.com/2019/01/20/gilets-jaunes-pourquoi-autant-de-violences-policieres/

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Finimore
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   Posté le 21-01-2019 à 07:27:42   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

sur
https://fr.yahoo.com/news/terriens-dimanche-gilet-jaune-perdu-152100697.html
Dans Les Terriens du Dimanche, un gilet jaune qui a perdu son œil dit sa "haine"
Le HuffPost Rédaction du HuffPost,Le HuffPost

TÉLÉVISION - La séquence, qui sera diffusée ce dimanche 20 janvier dans "Les Terriens du dimanche!" sur C8 (18h30), risque de marquer les esprits (à voir plus bas).

Sur le plateau de Thierry Ardisson, un gilet jaune témoigne après avoir perdu son œil droit lors d'une manifestation, par le tir d'un lanceur de balle de défense (LBD) d'un policier. Cet horticulteur explique qu'il ne peut désormais plus travailler, car au contact de la terre, la moindre poussière peut aller se loger dans son œil.

L'homme enlève alors brièvement son pansement pour laisser apparaître son œil complètement ravagé par le tir, d'une puissance de "220 joules, (soit) à-peu-près 320 km/h". Pour ce gilet jaune, le policier qui a fait ça est "un fils de p***". "Je suis désolé de parler comme ça, mais j'ai tellement la haine que je ne peux pas le dire autrement", dit-il la voix chevrotante, ajoutant qu'"on donne des outils à des gens qui ne sont pas en capacité de les utiliser". "Ce n'est pas normal de faire ça à un peuple", conclut-il.

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Nicoco
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   Posté le 21-01-2019 à 13:17:04   Voir le profil de Nicoco (Offline)   Répondre à ce message   https://bourgoinblog.wordpress.com   Envoyer un message privé à Nicoco   

Finimore a écrit :

A lire sur le site de Nicolas Bourgoin l'article ci-dessous.

Pour infos nous avions été très critique en 2015 sur le FML vis-à-vis de Nicolas Bourgoin qui à l'époque avait été proche des soraliens (il semble que depuis il n'est plus sur cette ligne) dont à acte.
De plus il a écrit des livres clairement positionnés du point de vue de la lutte des classes :
"La révolution sécuritaire (1976-2012)" aux Éditions Champ Social (2013), "La République contre les libertés. Le virage autoritaire de la gauche libérale" (Paris, L'Harmattan, 2015), "Le suicide en prison" (Paris, L’Harmattan, 1994) et "Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social" (Paris, L’Harmattan, 2008).
Pour ma part je veux bien admettre que Nicolas Bourgoin aujourd'hui n'est pas un rouge-brun comme je le pensais à l'époque.

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Gilets jaunes : pourquoi autant de violences policières ?
https://bourgoinblog.wordpress.com/2019/01/20/gilets-jaunes-pourquoi-autant-de-violences-policieres/
Les violences policières contre des manifestants majoritairement pacifiques ont atteint un niveau inédit en France. Le nombre de blessés graves, dont certains sont rendus handicapés à vie, borgnes ou défigurés, dépasse la centaine, sans compter les innombrables « arrestations préventives » ni les incarcérations à la chaîne de personnes dont le tort principal était d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Cette répression sanglante rappelle, en plus violente, celle qui s’était abattue sur les manifestants contre la loi travail en 2016. Elle marque la volonté du gouvernement de résoudre les contradictions sociales par l’usage de la force étatique, policière voire militaire.
Pourquoi cette montée de la violence policière lors des manifestations ? En cause, selon l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), un récent changement de doctrine de maintien de l’ordre. On est passé en quelques années d’une gestion de mise à distance des manifestants (éviter de tuer et le plus possible de blesser) à une politique d’affrontement direct : là où les forces de l’ordre tentaient de repousser les manifestants, elles visent et attaquent désormais la foule avec des armes à « létalité réduite » comme les grenades GLI-F4 ou les lanceurs de balles de défense (officiellement classés comme matériel de guerre). D’une portée cinq fois supérieure au Flash-Ball classique et équipée d’une lunette de visée, le LBD 40 (dont l’usage en France n’est théoriquement possible «qu’en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée» ) a provoqué à lui seul des dizaines de blessés graves parmi les Gilets Jaunes. Rappelons que les policiers dotés de LBD doivent viser exclusivement le torse et les membres inférieurs ou supérieurs or parmi les 94 blessés graves recensés, 77 ont été atteints à la tête et 15 ont perdu un oeil… Mais ni ces dérapages manifestes, ni ce sinistre bilan, ni les appels du Défenseur des droits à suspendre l’usage des balles de défense ne dissuadent le gouvernement de poursuivre cette escalade ultra-répressive. En décembre dernier, le Ministère de l’intérieur français lançait un appel d’offres pour acquérir 1280 nouveaux LBD.
Il s’agit désormais pour l’exécutif de traiter les manifestants comme des ennemis de l’intérieur et de leur appliquer les méthodes de répression contre-insurectionnelle utilisée à l’origine contre la résistance algérienne et plus près de nous contre les palestiniens. L’usage massif de grenades explosives, l’humiliation infligée à des élèves lycéens forcés de se tenir à genoux devant des policiers ou les violences exercées contre des gilets jaunes copieusement gazés et matraqués après avoir été placés dans cette même position relève du registre néocolonial. L’objectif est avant tout de mater la contestation sociale pour défendre « l’ordre républicain ».
On peut s’attendre à une augmentation des violences policières au cours des prochaines années, à l’heure où le gouvernement arme toujours plus lourdement les forces de l’ordre : outre des fusils d’assaut réservés aux agents de la BAC, des armes intermédiaires comme le Taser ou le flashball dont la dangerosité avérée a pourtant fait l’objet d’un récent rapport. Supposées non-létales, elles occasionnent en réalité de nombreux décès ou infirmités et ça ne devrait sans doute pas s’arranger avec la nouvelle réglementation française qui étend les zones corporelles et n’impose plus de distance minimale de tir, à rebours des recommandations formulées par le Défenseur des Droits. L’assouplissement des conditions dans lesquelles les policiers pourront faire usage de leur arme à feu (limité pour l’heure au cas de légitime défense) prévu par l’article 20 du projet de loi sur la réforme de la procédure pénale, devrait aussi entraîner une hausse des bavures.
C’est dans ces moments de crise sociale où sa légitimité est mise à mal que le pouvoir dévoile sa nature de classe : une force politique totalement acquise aux intérêts de la bourgeoisie et qui n’hésite pas à faire usage de la répression la plus brutale contre tous ceux qui tentent de résister aux attaques contre leurs conditions de vie.
sources : https://bourgoinblog.wordpress.com/2019/01/20/gilets-jaunes-pourquoi-autant-de-violences-policieres/


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Nicolas Bourgoin
Nicoco
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   Posté le 21-01-2019 à 13:20:00   Voir le profil de Nicoco (Offline)   Répondre à ce message   https://bourgoinblog.wordpress.com   Envoyer un message privé à Nicoco   

bonjour, depuis le début de mes travaux sur le contrôle social je suis une ligne antisécuritaire. Le dernier livre (en date) sur cette question est celui-ci : https://bourgoinblog.wordpress.com/2017/11/10/surveiller-et-prevenir-lere-de-la-penalite-predictive/

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Nicolas Bourgoin
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   Posté le 23-01-2019 à 07:19:36   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Sur "ouvrez les guillemets" (médiapart),
https://www.mediapart.fr/studio/videos/emissions/ouvrez-les-guillemets
Usul :
Peut-on poser la question de la violence ?"
https://www.youtube.com/watch?v=5El0YuMha4A&list=PL0H7ONNEUnnt59niYAZ07dFTi99u2L2n_

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   Posté le 27-01-2019 à 20:43:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nicoco a écrit :

bonjour, depuis le début de mes travaux sur le contrôle social je suis une ligne antisécuritaire. Le dernier livre (en date) sur cette question est celui-ci : https://bourgoinblog.wordpress.com/2017/11/10/surveiller-et-prevenir-lere-de-la-penalite-predictive/


bienvenue dans nos débats Nicoco.

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   Posté le 28-01-2019 à 06:32:29   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

marquetalia a écrit :

Antisecuritaire?ça fait plus anar que marxiste.ou l autre paumé de Poutou qui parla,lors de la dernière campagne présidentielle,de désarmer les policiers....juste après un attentat perpétré par l Ei.il ne faut pas non plus souhaiter dans notre pays ce qui arriva à l Algérie dans les années 90,la guerre civile est le pire scénario pour une nation.


Tu racontes encore une énième fois des conneries !!!

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ma ligne est à la fois antisécuritaire et marxiste, ne pas oublier que les politiques sécuritaires sont avant tout des politiques de classe et que l'Etat est un appareil répressif au service de la classe dominante ! le b-a ba du marxisme...

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   Posté le 28-01-2019 à 12:17:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quand bien même Nicoco serait anar, ça ne lui retirerait en rien le droit à la parole, du moment qu'il respecte les règles de la netiquette et n'insulte personne.

marquetalia je t'invite à relire les objectifs du forum concernant son utilisation.

Je signale cet article de Télé7 sur l'émission ONPC, qui publie les réactions révoltées des téléspectateurs devant la haine de classe de BHL, Christine Angot, Berléand, et le silence de l'animateur Ruquier :

"A l'issue de la diffusion de ce dernier numéro sur France 2, le public a réagi en masse sur les réseaux sociaux, choqués par les propos tenus par Bernard-Henri Lévy à propos des Gilets Jaunes. Les internautes reprochent également à Laurent Ruquier, Michèle Laroque ou encore François Berléand de ne pas avoir contredit l'invité, voire même d'avoir parfois approuvé son discours. "

http://www.programme-television.org/news-tv/VIDEO-ONPC-France-2-et-Bernard-Henri-Levy-contre-les-Gilets-Jaunes-les-internautes-choques-4628158

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Finimore
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   Posté le 29-01-2019 à 06:36:00   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Nicoco a écrit :

ma ligne est à la fois antisécuritaire et marxiste, ne pas oublier que les politiques sécuritaires sont avant tout des politiques de classe et que l'Etat est un appareil répressif au service de la classe dominante ! le b-a ba du marxisme...


Exact, ce qui est bien montrer dans tes livres sur le sujet et d'ailleurs éclairent bien ce qui se passe au niveau répressif depuis quelques années.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 30-01-2019 à 07:36:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

GILETS JAUNES :
APPEL DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES
Commercy - 27 janvier 2019
http://www.youtube.com/watch?v=gJI5_us3RJI

Gilets Jaunes Commercy
Ajoutée le 27 janv. 2019
Infos : http://www.facebook.com/assembleedesassemblees/

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy (http://www.youtube.com/watch?v=GB1-Sg4jt7Y.).

Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable.
Nous ne nous laisserons plus faire ! Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.
Partageons la richesse et pas la misère ! Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services publics gratuits et pour tous.

C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.

Et quelle est la réponse du gouvernement ? La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents. Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !

Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider !
La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.

Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni raciste, ni sexiste, ni homophobe, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.

Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires, du monde rural et des outres-mers…).

Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14...), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février. Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes. Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous !

Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions. Fédérons-nous pour transformer la société !

Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees@gmail.com). N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.

Macron Démission ! Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.

Appel proposé par l’Assemblée des assemblées à Commercy.
Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.


Edité le 30-01-2019 à 08:48:48 par Xuan




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   Posté le 30-01-2019 à 10:01:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La hausse des prix de première nécessité n'est rien d'autre qu'un entente monopoliste de la grande distribution, légalisée par l'Etat.

http://www.leparisien.fr/economie/consommation/hausse-de-prix-dans-l-alimentation-les-francais-les-plus-modestes-vont-payer-30-01-2019-7999917.php

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   Posté le 30-01-2019 à 11:05:02   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :

La hausse des prix de première nécessité n'est rien d'autre qu'un entente monopoliste de la grande distribution, légalisée par l'Etat.

Tant que le prix des gilets jaunes n'augmente pas, tout va bien! Les augmentations annoncées vont cristalliser les mécontentements.

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Xuan
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   Posté le 31-01-2019 à 13:55:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je crois que l'équipe au pouvoir n'a pas d'autre choix que de gratter encore plus pour les monopoles capitalistes, d'élargir le mécontentement et de radicaliser la colère populaire.

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   Posté le 01-02-2019 à 11:07:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans le Diplo de février :

HTTP://WWW.MONDE-DIPLOMATIQUE.FR/2019/02/HALIMI/59568
RECOMPOSITION POLITIQUE ET SOCIALE


Lutte de classes en France


Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…
PAR SERGE HALIMI & PIERRE RIMBERT


LA peur. Pas celle de perdre un scrutin, d’échouer à « réformer » ou de voir fondre ses actifs en Bourse. Plutôt celle de l’insurrection, de la révolte, de la destitution. Depuis un demi-siècle, les élites françaises n’avaient plus éprouvé pareil sentiment. Samedi 1er décembre 2018, il a soudain glacé certaines consciences. « L’urgent, c’est que les gens rentrent chez eux » , s’affole la journaliste-vedette de BFM TV Ruth Elkrief. Sur les écrans de sa chaîne défilent les images de « gilets jaunes » bien déterminés à arracher une vie meilleure.

Quelques jours plus tard, la journaliste d’un quotidien proche du patronat, L’Opinion, révèle sur un plateau de télévision à quel point la bourrasque a soufflé fort : « Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef [Mouvement des entreprises de France], Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : “Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon…” Ils se sentaient menacés, physiquement. »

Assis à côté de la journaliste, le directeur d’un institut de sondage évoque à son tour « des grands patrons effectivement très inquiets » ,une atmosphère « qui ressemble à ce que j’ai lu sur 1936 ou 1968. Il y a un moment où on se dit : “Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel” (1) ». Lors du Front populaire, le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT) Benoît Frachon rappelait en effet qu’au cours des négociations de Matignon, consécutives à une flambée de grèves imprévues avec occupation d’usines, les patrons avaient même « cédé sur tous les points » .

Ce genre de décomposition de la classe possédante est rare, mais il a pour corollaire une leçon qui a traversé l’histoire : ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins de leur peur (2). Le mouvement des « gilets jaunes » — durable, insaisissable, sans leader, parlant une langue inconnue des institutions, tenace malgré la répression, populaire malgré la médiatisation malveillante des déprédations — a donc provoqué une réaction riche de précédents. Dans les instants de cristallisation sociale, de lutte de classes sans fard, chacun doit choisir son camp. Le centre disparaît, le marais s’assèche. Et alors, même les plus libéraux, les plus cultivés, les plus distingués oublient les simagrées du vivre-ensemble.

Saisis d’effroi, ils perdent leur sang-froid, tel Alexis de Tocqueville quand il évoque dans ses Souvenirs les journées de juin 1848. Les ouvriers parisiens réduits à la misère furent alors massacrés par la troupe que la bourgeoisie au pouvoir, persuadée que « le canon seul peut régler les questions [du] siècle (3) » , avait dépêchée contre eux.

Décrivant le dirigeant socialiste Auguste Blanqui, Tocqueville en oublie alors ses bonnes manières : « L’air malade, méchant, immonde, une pâleur sale, l’aspect d’un corps moisi (…). Il semblait avoir vécu dans un égout et en sortir. Il me faisait l’effet d’un serpent auquel on pince la queue. »
Une même métamorphose de la civilité en fureur s’opère au moment de la Commune de Paris. Et elle saisit cette fois de nombreux intellectuels et artistes, progressistes parfois — mais de préférence par temps calme. Le poète Leconte de Lisle s’emporte contre « cette ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs » . Pour Gustave Flaubert, « le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain » . Rasséréné par le châtiment (vingt mille morts et près de quarante mille arrestations), Émile Zola en tirera les leçons pour le peuple de Paris : « Le bain de sang qu’il vient de prendre était peut-être d’une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres (4). »

Autant dire que le 7 janvier dernier, M. Luc Ferry
  • , agrégé de philosophie et de science politique, mais aussi ancien ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, pouvait avoir en tête les outrances de personnages au moins aussi galonnés que lui lorsque la répression des « gilets jaunes » (lire
    «Des violences policières aux violences judiciaires »), trop indolente à ses yeux, lui arracha — sur Radio Classique… — cette injonction aux gardiens de la paix : « Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois » contre « ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier » .Puis M. Ferry songea à son déjeuner.

    D’ordinaire, le champ du pouvoir se déploie en composantes distinctes et parfois concurrentes : hauts fonctionnaires français ou européens, intellectuels, patrons, journalistes, droite conservatrice, gauche modérée. C’est dans ce cadre aimable que s’opère une alternance calibrée, avec ses rituels démocratiques (élections puis hibernation). Le 26 novembre 1900 à Lille, le dirigeant socialiste français Jules Guesde disséquait déjà ce petit manège auquel la « classe capitaliste » devait sa longévité au pouvoir : « On s’est divisé en bourgeoisie progressiste et en bourgeoisie républicaine, en bourgeoisie cléricale et en bourgeoisie libre-penseuse, de façon à ce qu’une fraction vaincue pût toujours être remplacée au pouvoir par une autre fraction de la même classe également ennemie. C’est le navire à cloisons étanches qui peut faire eau d’un côté et qui n’en demeure pas moins insubmersible. » Il arrive cependant que la mer s’agite et que la stabilité du vaisseau soit menacée. Dans un tel cas, les querelles doivent s’effacer devant l’urgence d’un front commun.

    Face aux « gilets jaunes » , la bourgeoisie a effectué un mouvement de ce type. Ses porte-parole habituels, qui, par temps calme, veillent à entretenir l’apparence d’un pluralisme d’opinions, ont associé d’une même voix les contestataires à une meute de possédés racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes. Mais surtout ignares. « “Gilets jaunes” : la bêtise va-t-elle gagner ? » , interroge Sébastien Le Fol dans Le Point (10 janvier). « Les vrais “gilets jaunes”, confirme l’éditorialiste Bruno Jeudy, se battent sans réfléchir, sans penser » (BFM TV, 8 décembre). « Les bas instincts s’imposent au mépris de la civilité la plus élémentaire » , s’alarme à son tour le roturier Vincent Trémolet de Villers (Le Figaro,4 décembre).


    Car ce « mouvement de beaufs poujadistes et factieux » (Jean Quatremer), conduit par une « minorité haineuse » (Denis Olivennes), est volontiers assimilé à un « déferlement de rage et de haine » (éditorial du Monde) où des « hordes de minus, de pillards » « rongés par leurs ressentiments comme par des puces » (Franz-Olivier Giesbert) donnent libre cours à leurs « pulsions malsaines » (Hervé Gattegno). « Combien de morts ces nouveaux beaufs auront-ils sur la conscience ? » , s’alarme Jacques Julliard.

    Inquiet lui aussi des « détestations nues et aveugles à leur propre volonté » , Bernard-Henri Lévy condescend cependant à signer dans… Le Parisien une pétition, agrémentée des noms de Cyril Hanouna, Jérôme Clément et Thierry Lhermitte, pour inviter les « gilets jaunes » à « transformer la colère en débat » . Sans succès… Mais, Dieu soit loué, soupire Pascal Bruckner, « la police, avec sang-froid, a sauvé la République » contre les « barbares » et la « racaille cagoulée » (5).

    D’Europe Écologie - Les Verts (EELV) aux débris du Parti socialiste, de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) aux deux animateurs de la matinale de France Inter (un « partenariat de l’intelligence » , au dire de la directrice de la station), tout un univers social s’est retrouvé pour pilonner les personnalités politiques bienveillantes envers le mouvement. Leur tort ? Attenter à la démocratie en ne se montrant pas solidaires de la minorité apeurée. Comment contrer de tels gêneurs ? User d’une vieille ficelle : rechercher tout ce qui pourrait associer un porte-parole des « gilets jaunes » à un point de vue que l’extrême droite aurait un jour défendu ou repris. Mais, à ce compte-là, devrait-on aussi encourager les violences contre des journalistes au motif que Mme Marine Le Pen, dans ses vœux à la presse, voit en elles « la négation même de la démocratie et du respect de l’autre sans lequel il n’est pas d’échange constructif, pas de vie démocratique, pas de vie sociale » (17 janvier) ?

    Jamais le sursaut du bloc bourgeois qui forme le socle électoral de M. Emmanuel Macron (6) ne s’est dévoilé aussi crûment que le jour où Le Monde a publié le portrait, empathique, d’une famille de « gilets jaunes », « Arnaud et Jessica, la vie à l’euro près » (16 décembre). Un millier de commentaires enragés ont aussitôt déferlé sur le site du journal. « Couple pas très futé… La vraie misère ne serait-elle pas, dans certains cas, plus culturelle que financière ? » ,estimait un lecteur. « Le problème pathologique des pauvres : leur capacité à vivre au-dessus de leurs moyens » , renchérissait un second. « N’imaginez pas en faire des chercheurs, des ingénieurs ou des créateurs. Ces quatre enfants seront comme leurs parents : une charge pour la société » , tranchait un troisième. « Mais qu’attendent-ils du président de la République ?, s’insurgeait un autre. Qu’il se rende chaque jour à Sens pour veiller à ce que Jessica prenne bien sa pilule ?! » La journaliste auteure du portrait chancela devant ce « déluge d’attaques » aux « accents paternalistes » (7). « Paternalistes » ? Il ne s’agissait pas, pourtant, d’une dispute de famille : les lecteurs d’un quotidien réputé pour sa modération sonnaient plutôt le tocsin d’une guerre de classes.

    Clarification sociologique

    Le mouvement des « gilets jaunes » marque en effet le fiasco d’un projet né à la fin des années 1980 et porté depuis par les évangélistes du social-libéralisme : celui d’une « République du centre » qui en aurait fini avec les convulsions idéologiques en expulsant les classes populaires du débat public comme des institutions politiques (8). Encore majoritaires, mais trop remuantes, elles devaient céder la place — toute la place — à la bourgeoisie cultivée.
    Le « tournant de la rigueur » en France (1983), la contre-révolution libérale impulsée en Nouvelle-Zélande par le Parti travailliste (1984) puis, à la fin des années 1990, la « troisième voie » de MM. Anthony Blair, William Clinton et Gerhard Schröder, ont paru réaliser ce dessein. À mesure que la social-démocratie se lovait dans l’appareil d’État, prenait ses aises dans les médias et squattait les conseils d’administration des grandes entreprises, elle reléguait aux marges du jeu politique son socle populaire d’autrefois. Aux États-Unis, on s’étonne à peine que, devant une assemblée de pourvoyeurs de fonds électoraux, Mme Hillary Clinton range dans le « panier des gens pitoyables » les soutiens populaires de son adversaire.

    Mais la situation française est à peine meilleure. Dans un livre de stratégie politique, M. Dominique Strauss-Kahn, un socialiste qui a formé nombre de proches du président français actuel, expliquait il y a déjà dix-sept ans que la gauche devait dorénavant reposer sur « les membres du groupe intermédiaire, constitué en immense partie de salariés, avisés, informés et éduqués, qui forment l’armature de notre société. Ils en assurent la stabilité, en raison (…) de leur attachement à l’“économie de marché” » . Quant aux autres — moins « avisés » —, leur sort était scellé : « Du groupe le plus défavorisé, on ne peut malheureusement pas toujours attendre une participation sereine à une démocratie parlementaire. Non pas qu’il se désintéresse de l’histoire, mais ses irruptions s’y manifestent parfois dans la violence » (9).
    On ne se préoccuperait donc plus de ces populations qu’une fois tous les cinq ans, en général pour leur reprocher les scores de l’extrême droite. Après quoi, elles retourneraient au néant et à l’invisibilité — la sécurité routière n’exigeant pas encore de tous les automobilistes la possession d’un gilet jaune.

    La stratégie a fonctionné. Les classes populaires se trouvent exclues de la représentation politique. Déjà faible, la part des députés ouvriers ou employés a été divisée par trois depuis cinquante ans. Exclues également du cœur des métropoles : avec 4 % de nouveaux propriétaires ouvriers ou employés chaque année, le Paris de 2019 ressemble au Versailles de 1789. Exclues, enfin, des écrans de télévision : 60 % des personnes qui apparaissent dans les émissions d’information appartiennent aux 9 % d’actifs les plus diplômés (10). Et, aux yeux du chef de l’État, ces classes populaires n’existent pas, l’Europe n’étant pour lui qu’un « vieux continent de petits-bourgeois se sentant à l’abri dans le confort matériel (11) » .

    Seulement voilà : ce monde social oblitéré, décrété rétif à l’effort scolaire, à la formation, et donc responsable de son sort, a resurgi sous l’Arc de triomphe et sur les Champs-Élysées (voir « Une carte qui dérange »). Confondu et consterné, le conseiller d’État et constitutionnaliste Jean-Éric Schoettl n’eut plus qu’à diagnostiquer sur le site Internet du Figaro (11 janvier 2019) une « rechute dans une forme primitive de lutte des classes » .

    Brouillage idéologique

    Si le projet d’escamoter du champ politique la majorité de la population tourne à la bérézina, un autre chapitre du programme des classes dirigeantes, celui qui visait à brouiller les repères entre droite et gauche, connaît en revanche une fortune inespérée. L’idée initiale, devenue dominante après la chute du mur de Berlin, en 1989, consistait à repousser aux marges discréditées des extrêmes toute position mettant en cause le « cercle de la raison » libérale — une expression de l’essayiste Alain Minc.
    La légitimité politique ne reposerait plus alors sur une manière de voir le monde, capitaliste ou socialiste, nationaliste ou internationaliste, conservatrice ou émancipatrice, autoritaire ou démocratique, mais sur la dichotomie entre raisonnables et radicaux, ouverts et fermés, progressistes et populistes. Le refus de distinguer droite et gauche, un refus que les professionnels de la représentation reprochent aux « gilets jaunes » , reproduit en somme au sein des classes populaires la politique de brouillage poursuivie depuis des décennies par le bloc bourgeois.

    Cet hiver, les revendications de justice fiscale, d’amélioration du niveau de vie et de refus de l’autoritarisme du pouvoir occupent bien le devant de la scène, mais la lutte contre l’exploitation salariale et la mise en accusation de la propriété privée des moyens de production en sont largement absentes. Or ni le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, ni le retour aux 90 kilomètres à l’heure sur les routes secondaires, ni le contrôle plus strict des notes de frais des élus, ni même le référendum d’initiative citoyenne (lire « Qui a peur de l’initiative citoyenne ? ») ne remetttent en cause la subordination des salariés dans l’entreprise, la répartition fondamentale des revenus ou le caractère factice de la souveraineté populaire au sein de l’Union européenne et dans la mondialisation.

    Bien évidemment, les mouvements apprennent en marchant ; ils se fixent de nouveaux objectifs à mesure qu’ils perçoivent des obstacles imprévus et des occasions inespérées : au moment des états généraux, en 1789, les républicains n’étaient en France qu’une poignée. Marquer sa solidarité avec les « gilets jaunes » , c’est donc agir pour que l’approfondissement de leur action continue à se faire dans le sens de la justice et de l’émancipation. En sachant toutefois que d’autres œuvrent à une évolution inverse et escomptent que la colère sociale profitera à l’extrême droite dès les élections européennes de mai prochain.

    Un tel aboutissement serait favorisé par l’isolement politique des « gilets jaunes » , que le pouvoir et les médias s’emploient à rendre infréquentables en exagérant la portée de propos ou d’actes répréhensibles mais isolés. L’éventuelle réussite de cette entreprise de disqualification validerait la stratégie suivie depuis 2017 par M. Macron, qui consiste à résumer la vie politique à un affrontement entre libéraux et populistes (12). Une fois ce clivage imposé, le président de la République pourrait amalgamer dans un même opprobre ses opposants de droite et de gauche, puis associer toute contestation intérieure à l’action d’une « Internationale populiste » où, en compagnie du Hongrois Viktor Orbán et de l’Italien Matteo Salvini, se côtoieraient selon lui des conservateurs polonais et des socialistes britanniques, des Insoumis français et des nationalistes allemands.

    Le président français devra néanmoins résoudre un paradoxe. Appuyé sur une base sociale étroite, il ne pourra mettre en œuvre ses « réformes » de l’assurance-chômage, des retraites et de la fonction publique qu’au prix d’un autoritarisme politique renforcé, répression policière et « grand débat sur l’immigration » à l’appui. Après avoir sermonné les gouvernements « illibéraux » de la planète, M. Macron finirait ainsi par en plagier les recettes…

    SERGE HALIMI & PIERRE RIMBERT

    (1) « L’info du vrai » , Canal Plus, 13 décembre 2018.
    (2) Cf. Louis Bodin et Jean Touchard, Front populaire, 1936, Armand Colin, Paris, 1961.
    (3) Auguste Romieu, Le Spectre rouge de 1852, Ledoyen, Paris, 1851, cité dans Christophe Ippolito, « La fabrique du discours politique sur 1848 dans L’Éducation sentimentale » , Op. Cit., no 17, Pau, 2017.
    (4) Paul Lidsky, Les Écrivains contre la Commune, La Découverte, Paris, 1999 (1re éd. :1970).
    (5) Respectivement : Twitter, 29 décembre 2018 ; Marianne, Paris, 9 janvier 2019 et 4 décembre 2018 ; Le Point, Paris, 13 décembre 2018 et 10 janvier 2019 ; Le Journal du dimanche, Paris, 9 décembre 2018 ; Le Figaro, Paris, 7 janvier 2019 ; Le Point,13 décembre 2018 ; Le Parisien, 7 décembre 2018 ; Le Figaro, 10 décembre 2018.
    (6) Lire Bruno Amable, «Majorité sociale, minorité politique », Le Monde diplomatique, mars 2017, et, du même auteur, avec Stefano Palombarini, L’Illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français, Raisons d’agir, Paris, 2017.
    (7) Faustine Vincent, « Pourquoi le quotidien d’un couple de “gilets jaunes” dérange une partie de nos lecteurs », Le Monde, 20 décembre 2018.
    (8) Lire Laurent Bonelli, « Les architectes du social-libéralisme », Le Monde diplomatique, septembre 1998.
    (9) Dominique Strauss-Kahn, La Flamme et la Cendre, Grasset, Paris, 2002. Lire Serge Halimi, « Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne » , Le Monde diplomatique,m5728502.
    (10) « Baromètre de la diversité de la société française. Vague 2017 » (PDF), Conseil supérieur de l’audiovisuel, Paris, décembre 2017.
    (11) « Emmanuel Macron - Alexandre Duval-Stalla - Michel Crépu, l’histoire redevient tragique (une rencontre) », La Nouvelle Revue française, no 630, Paris, mai 2018.
    (12) Lire « Libéraux contre populistes, un clivage trompeur », Le Monde diplomatique,septembre 2018.

  • à propos de Luc Ferry, le philosophe de comptoir qui appelait à tirer sur les manifestants, vient d'être recalé par l'Académie Française. On s'en fout un peu mais ça lui fait les pieds.



    Edité le 01-02-2019 à 11:31:06 par Xuan




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       Posté le 02-02-2019 à 07:05:28   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

    Sur Le Média (émission : Vraiment politique) une vidéo et un débat d'1h43 sur :
    GILETS JAUNES : COMMENT FAIRE PLIER MACRON ?
    https://www.youtube.com/watch?v=myibWP-5KXQ

    Les sujets concernant le racisme, les syndicats, la grève générale sont abordés.
    Les positions d'une partie des gilets jaunes permettent de mieux comprendre les avancées et les limites de ce mouvement.
    Mais aussi il permet d'éclairer les positions des directions syndicales.

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    Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
    Xuan
    Grand classique (ou très bavard)
    11357 messages postés
       Posté le 03-02-2019 à 13:52:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

    Il ressort ceci : ces GJ sont en train d'imaginer une société future de démocratie directe de représentants élus et révocables, qui ne soient pas des professionnels de la politique.
    La Commune de Paris avait inventé une représentation législative et exécutive à la fois, dont les ministres étaient élus et révocables, et touchaient un salaire d'ouvrier.
    En Chine les députés continuent de travailler également.
    Ceci montre qu'une telle représentation peut exister y compris lorsque la corruption s'y insinue, puisque la corruption elle-même peut être combattue.

    Par contre le moyen d'accéder à une telle société n'est pas défini.
    Le RIC ne peut pas constituer un moyen, mais seulement une fin. Ce n'est qu'après avoir pris le pouvoir que la démocratie populaire peut exister. Donc il s'agit d'une révolution, qui est en train de commencer.

    Ensuite il existe une contradiction entre la perspective d'une organisation politique et le rejet de la "politique" ou plus exactement les martingales des partis bourgeois.
    L'émergence d'une organisation politique rencontre une autre difficulté qui est la nature de front uni des GJ.
    Notamment une confusion entre capitalisme libéral et capitalisme raisonnable. L'histoire montre que le capitalisme "libéral" où le capital financier l'a définitivement emporté, est le prolongement historique du capitalisme familial.
    Un parti ne peut pas représenter plusieurs classes dont les intérêts sont à la fois unis et opposés comme les ouvriers et les patrons de PME. Il ne peut être question que d'un front anti monopoliste dirigé contre la grande bourgeoisie, et non d'un parti représentant ces différents intérêts.

    Le capitalisme des PME doit donc être tenu en laisse par la classe ouvrière, même lorsqu'il participe au front uni. Ceci implique que la classe ouvrière, le prolétariat doit diriger le front uni anti monopoliste.

    Quel parti peut représenter les intérêts du plus grand nombre et entraîner le front uni anti monopoliste ?
    Un GJ dit " il n'y a pas besoin d'avoir des tas et des tas de partis politiques sauf pour se battre pour le peuple " ce qui va à l'encontre de la démocratie parlementaire.
    En effet un seul parti peut régler les contradictions au sein du peuple.
    Par contre un tel parti doit défendre les intérêts du plus grand nombre, et seul un parti prolétarien - celui d'une classe révolutionnaire - peut prendre la direction du front uni afin de mener la révolution jusqu'au bout.

    Un autre aspect est aussi "la grève avec les syndiqués et non les syndicats" , lesquels sont "en alliance avec le gouvernement" .
    Il est clair que la CGT a traîné la patte et a même critiqué les GJ en les assimilant à Le Pen. Inversement le rejet des syndicats par les GJ n'a pas favorisé l'unité non plus.
    Cependant la direction réformiste au sein des syndicats ne peut pas être détrônée de l'extérieur mais par les syndiqués eux-mêmes.
    Quant à reconstruire une autre forme de syndicalisme toute neuve, une telle entreprise ne peut pas émaner d'un front uni comprenant des patrons.

    Enfin le rôle des syndicats est la défense des intérêts économiques des salariés, pas de renverser le gouvernement, de sorte que la grève générale n'est pas la solution ultime mais seulement une contribution, qui n'élude ni la nécessité d'un parti communiste ni la grève politique de masse, ni l'insurrection.


    __________________________



    Des appels à la grève commencent à sortir :

    APRÈS LE NOUVEL AN,
    UNE NOUVELLE ÈRE,
    ELLE DÉMARRE LE 5 FÉVRIER
    LE MARDI 5 FEVRIER 2019 ON S’Y MET TOUS

    Pour répondre à l’urgence sociale, la CGT appelle à une journée de grève et de blocage de l’économie le mardi 5 février 2019 !
    Il n’est plus utile de préciser que le pays connaît une crise sociale majeure. Les multiples mouvements sociaux parlent d’eux-mêmes. Les causes en sont, les politiques menées par les gouvernements successifs, qui ont précédé le gouvernement actuel, ce gouvernement, pleinement décomplexé, affichant et assumant sans scrupules d’être au service des plus riches, du grand patronat.
    Pour 2019, ce sera sous diverses formes (exonérations de cotisations, CICE, baisse de la fiscalité…), 260 milliards d’euros d’argent public, nos impôts, qui seront octroyés aux entreprises, sachant que ce sont les plus grandes et les plus profitables qui en bénéficieront le plus.

    Ce même gouvernement, avec à sa tête un président arrogant, méprisant, insultant. Il n’y a que lui qui a raison, à l’entendre, on n’a rien compris, nous sommes des Gaulois réfractaires, on n’a qu’à « traverser la rue », il faut en finir avec « le pognon de dingue » attribué en aide sociale, il faut que les pauvres arrêtent de déconner, il faut que le peuple du pays fasse enfin les efforts qu’il n’a jamais faits.

    14 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté soit 9 millions de personnes dont 30 % ont un emploi. 6,2 millions de personnes sont privées d’emploi. 0,3 % d’augmentation des retraites, dans le même temps une inflation de 2 % et une augmentation de la CSG de 1,7. Cette augmentation appliquée aux revenus du travail en compensation d’une baisse des cotisations sociales, énième cadeau aux entreprises qui ont distribué 57 milliards de dividendes en 2018.

    On se remet difficilement de la crise de 2008 disent-ils : en 2007 la fortune personnelle du premier actionnaire L’Oréal était de 17 milliards, aujourd’hui elle est de près de 40 milliards ! De même pour le propriétaire de LVMH, 70 milliards de fortune personnelle, la liste pourrait être longue de ce 1 % du pays à qui le gouvernement a « rendu » 4,5 milliards en supprimant l’ISF….
    Et ils n’arrêteront pas, en réponse aux mouvements sociaux, on va faire un « grand débat », eh bien oui, on connaît bien cette méthode dans les entreprises et les branches professionnelles, ça s’appelle le « dialogue social », ça dure des heures, des jours, et se traduit par des régressions de nos droits et nos acquis.

    Le mouvement des Gilets jaunes a une assise territoriale et interprofessionnelle, à l’inverse des « randonnées pédestres » dans les villes (sur des parcours prévus à l’avance) que sont devenues les manifestations (intersyndicales ou pas), les Gilets jaunes occupent l’espace en permanence (ronds-points) et leurs mobilisations chaque samedi sont à l’image des violences du grand capital subies par le monde du travail : radicales et généralisées.

    MAIS BLOQUER L’ESPACE PUBLIC, C’EST NE VISER QU’UN INTERLOCUTEUR : LE GOUVERNEMENT !

    Il est certes responsable d’une partie des problèmes mais le réel commanditaire, le « donneur d’ordre » des lois Travail, de la pression sur les salaires, de la hausse de la CSG ou de la privatisation de la Sécu, c’est le grand capital !
    Le grand capital n’à que faire que les ronds-points soit occupé et que quelques vitrines volent en éclat chaque samedi!
    Pour le toucher au cœur, aucune autre méthode n’existe que bloquer l’économie, la machine à profits.

    IL NOUS FAUT AUGMENTER LE RAPPORT DE FORCES.
    POUR CE FAIRE, LA QUESTION DE LA GRÈVE EST INCONTOURNABLE !

    ALORS ALLONS-Y, TOUS ENSEMBLE, TRAVAILLEURS, PRIVÉS D’EMPLOI, RETRAITÉS, ÉTUDIANTS, GILETS JAUNES, STYLOS ROUGES, BLOUSES BLANCHES…

    NOS REVENDICATIONS, NOS SOUFFRANCES, NOTRE DROIT À VIVRE DIGNEMENT SONT LES MÊMES…



    Le syndicat CGT de Solvay/Rhodia Valence, suite à l’appel Nationale Interprofessionnel de la CGT, dépose un préavis de grève pour la journée complète du mardi 5 février 2019, soit 24H00, que l’on soit en postes ou en journées, les salariés peuvent partir en grève soit le poste ou la journée complète ou sur une durée défini par lui-même.

    Le mardi 5 février 2019, soyons massivement dans les rues et en grèves : Manifestation à Valence à 14h00 au Champs de Mars.
    Pour dire STOP a la souffrance humaine et à une meilleure répartition des richesses créent par le monde du salariat, dans les salaires socialisés.



    Edité le 03-02-2019 à 13:53:18 par Xuan




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    contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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