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 la révolte des gilets jaunes est juste !

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Xuan
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   Posté le 07-12-2018 à 18:44:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Obs n'est pas intéressant en soi-même mais comme expression de la frange social-démocrate de la bourgeoisie. La veille il publiait un article plus critique.
Côté macronie pure et dure le soutien a flanché un instant à cause des hésitations mais les troupes ont été remobilisées avec l'abandon de l'augmentation de la taxe.
C'est-à-dire que la grande bourgeoisie continue de le soutenir et n'envisage pas de le remplacer à moins d'un grave faux pas maintenant dans la répression du peuple.

Il est important de voir l'état de délabrement de la bourgeoisie, lire tous les commentaires comme Collard "le quinquenat est terminé" , Zemmour "Macron c'est fini pour lui !" , Domenach "il va devoir mettre un genou à terre" , les appels à entrer dans l'Elysée, etc. et d'autres encore, mais mesurer aussi ses capacités réelles de rebond en partant des faits.

Seule une grève de masse d'ampleur nationale pourrait permettre d'arracher des augmentations de salaire.

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   Posté le 07-12-2018 à 20:48:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une info sur le blog de Danièle Bleitrach :

"AGRESSION Le lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers Nord de Marseille, a été fermé ce jeudi. Mercredi, en fin de matinée, des trafiquants d’une cité voisine ont tiré sur les élèves avec des lanceurs de paintball… depuis longtemps les trafiquants de drogue sont les alliés du pouvoir dans les quartiers nord de Marseille. Les liens entre le banditisme et des élus qui ont dès le départ soutenu Macron dans son ascension y compris au milieu des querelles intestines au sein des partis socialistes et de droite, sont bien connus. La contestation sociale, les revendications les gènent dans leur trafic et ils l’ont fait savoir aux lycéens et professeurs du plus grand lycée des quartiers nord, des lycéens qui eux se battaient contre la stigmatisation des études dans leur lycée et sa traductfion dans parcourssup. (note de danielle Bleitrach)

Jean Saint-Marc"

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   Posté le 07-12-2018 à 23:22:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'article de oùvalacgt :

Vendredi 7 décembre 2018

Gilets Jaunes : la CGT divisée, la Confédération à reculons...




Voilà un mois que ça brasse partout, que le mouvement prend de l’ampleur. Sur les blocages, lors des manifestations des samedis, se développe un véritable « mouvement populaire » avec toutes ses confusions, toutes ses contradictions.

Depuis l’origine nous, militants CGT, sommes traversés d’interrogations, de doutes et néanmoins de volonté d’être présents. Il faut dire que la mobilisation dans ce mouvement de tout ce que l’extrême-droite fait de fachos et de nazillons fait réfléchir – c’est bien le moins.

Nos militants ont été traversés de plusieurs courants :

> Celles et ceux qui ne voient que la spontanéité du mouvement et qui veulent rester aveugles au dérapages racistes, sexistes, homophobes. Ceux pour qui « le mouvement est tout », le but n’est rien.
> Et à l’inverse, celles et ceux qui refusent absolument de s’investir dans un mouvement brut, pas clair, et où on risque de côtoyer l’extrême-droite. C’est Martinez qui refuse de manifester le 17 novembre sous ce prétexte.
> Rares étaient les militant(e)s investis sur le terrain, tout en maintenant la lutte politique contre tous les dérapages identitaires et fascisants.


Les semaines passées ont éclairci un peu la situation.

Tout d’abord, la confusion a fait émerger quelques revendications de base, partagées par tous :

> Hausse du SMIC et des retraites
> Annulation des taxes
> Retour de l’ISF
> Défense des Services Publics dans les régions
> Macron démission.

Les revendications identitaires, racistes et anti-migrants (voir « La CGT Douanes, les migrants, les Gilets Jaunes ») sont assez marginalisées – quoique persistantes autour du pseudo Pacte de Marrakech, et ce sont les revendications matérielles et sociales qui prennent le dessus (« Ca peut plus durer ! » ) terrain sur lequel l’extrême droite n’est pas à la manœuvre (Le Pen s’est déclarée contre la hausse du SMIC, à rappeler encore et encore).



Et par voie de conséquence, on a vu de plus en plus de camarades de la CGT, de structures, s’investir dans les blocages et tenter la convergence avec les Gilets Jaunes, parfois difficile tellement les méfiances sont grandes à l’égard des organisations institutionnelles et officielles. De Tourcoing à Toulouse, de Brest à Chambéry et Montélimar et bien ailleurs, les camarades les plus combatifs sont sur le terrain, et c’est cela qu’il faut faire. Maintenant, des fédérations s’engagent de plus en plus nettement pour construire cette convergence (Chimie, Services Publics par exemple).

On ne méprise pas le peuple en colère, quelles que soient ses contradictions et ses confusions, on participe pour éclaircir les enjeux et dégager les fachos. Voilà notre objectif.



Au niveau confédéral, c’est autre chose.

Depuis le début, Martinez est silencieux. Oh, certes il reconnaît la légitimité de la colère qui s’exprime dans ce mouvement, mais il reste en retrait. Et là, en 48 heures, les choses viennent de se décanter d’un coup.

D’une part, on voit apparaître la signature de la CGT sur un communiqué intersyndical (ci-dessus) absolument scandaleux, qui ose dire que « le gouvernement a ouvert la porte du dialogue », et par ailleurs « dénonce toute formes de violence dans l’expression des revendications ». Tout en ne donnant aucune perspective de participation au mouvement. Et bé avec ça, elle est pas gagnée la convergence !!! Quelle honte. Alors que le gouvernement massacre les manifestants et les lycéens, tir tendus de flash-ball et les mutilations qui vont avec, gazages, massacre au Burger King, humiliation des lycéens à Mantes la Jolie, mort d’une vieille dame à Marseille (tuée par les gaz au quatrième étage de son immeuble !!!), un jeune dans le coma à Toulouse, c’est une violence jamais vue qui s’abat sur les protestataires. Ce n’est pas un hasard si on se rappelle la mort de Malik Oussekine tué par les voltigeurs de la police le 6 décembre 1986, triste anniversaire. La violence, ce n'est pas celle des revendications, c'est celle du capitalisme et de l'État de classe qui le représente, c'est quand même le B.A. BA du syndicalisme...





Cette signature de la CGT a provoqué une réaction immédiate dans nos rangs, et nous nous en félicitons. L’UD de la Haute Garonne a dénoncé immédiatement, de même que la FNIC (voir ci-dessus) et de multiples structures prennent position peu à peu (UL de Harfleur, UL Bordeaux Nord, Energie Paris etc.). Cette réaction immédiate est inédite, d’autant que les structures ne font pas dans la langue de bois : la CGT doit retirer sa signature.



Le problème, c’est que ce n’est pas un bug.

Nous publions ci-dessus l’interview complète que Martinez a donnée au journal Le Monde ce matin, et dont les militants n’ont retenu que le titre « Touchez pas à nos enfants ». Le reste de l’interview est on ne peut plus clair : pas de convergence avec les Gilets Jaunes, pas de participation aux manifestations. Tout au plus il admet du bout des lèvres qu’il y a quelques initiatives locales, mais sans aucune directive pour les développer, bien au contraire on sent bien qu’il n’est pas d’accord.

Martinez, comme l’intersyndicale, est dans la logique ultra-réformiste de l’interlocuteur représentatif et nécessaire. Les élections de la fonction publique sont passées, plus besoin de faire semblant, maintenant il faut que le gouvernement reprenne les discussions avec les « organisations intermédiaires ». La colère du peuple sur le terrain, on s’en tape.

Ainsi, il n’y a pas de « double jeu » de la CGT comme l’imagine le Figaro, il y a une seule posture, la même que depuis toujours, pour se poser en interlocuteur responsable. Revenir à l'époque de Thibault du temps de Sarkozy (voir « Sarko/Thibault, le pacte de reconnaissance tacite »). Et d’un autre côté, on tient quelques phrases ronflantes pour satisfaire la base énervée… Vieux classique quand même, non ?



Du coup, on comprend mieux le communiqué interfédéral du 5 décembre (que l'on trouvera ICI), publié par les fédérations de l’Agro, de la Chimie, des Ports et Docks, du Commerce, des Cheminots, de l’Energie et des Transports. Au début, on l’a compris comme une petite manœuvre, dans le cadre de la préparation du Congrès de l’an prochain, de la part de fédérations plus ou moins proches de la FSM. D’autant qu’il n’y a absolument rien dans ce texte vraiment contradictoire avec l’orientation confédérale, même pas d’appel à la convergence avec les Gilets Jaunes.

Bien sûr, la manœuvre existe, personne n’est dupe. Mais très probablement, les fédérations signataires sentaient le vent venir de la manœuvre avec l’intersyndicale (avec probablement de ce côté là la Métallurgie en pointe, la FD la plus droitière de la CGT en ce moment) et ont décidé de tenter de la torpiller. Dommage que ce n’ait pas été plus explicite, assez difficile à suivre et obscur pour les non initiés !!! Manœuvres de bureaucrates entre eux ? Bien sûr. Mais sur fond de lutte de classes.



Les enjeux se sont éclaircis.

Il faut participer au mouvement. Défendre les revendications des Gilets Jaunes qui rejoignent pour l’essentiel les revendications CGT. Combattre sans hésitation toutes les dérives racistes, sexistes et homophobes, dégager l’extrême-droite en embuscade.

Organiser la convergence gilets rouges et gilets jaunes, avec toutes les entreprises en lutte, avec les lycéens et étudiants.

Participer aux blocages, aux manifestations, protéger les jeunes, affirmer notre identité et notre combattivité de classe.

C’est le capitalisme qu’il faut abattre, et ce combat on y participe !


Edité le 07-12-2018 à 23:24:16 par Xuan




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   Posté le 08-12-2018 à 12:47:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il y a une contradiction entre affirmer l'indépendance des gilets jaunes et appeler au calme, surtout après avoir déclaré que la colère ne se déclare pas en préfecture.
Déjà le lieu de rendez-vous au siège d'un syndicat jaune avait quelque chose de puant.

D'autre part l'action syndicale a été portée au 14 décembre quand elle pouvait tout aussi bien se dérouler beaucoup plus tôt, trahissant la volonté de se tenir aussi loin que possible de tout mouvement des gilets jaunes, en espérant peut-être qu'il se soit éteint avant.
Si c'est le cas la direction CGT risque tout simplement de faire un four ce jour-là.

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   Posté le 08-12-2018 à 13:15:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

le communiqué de presse de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT :

:

http://www.fnic-cgt.fr/wp-content/uploads/2018/11/Comm-presse-action-commune-avec-les-gilets-jaunes-29112018.pdf :


Communiqué de presse - La FNIC CGT communique - Montreuil, le 29 novembre 2018

POUR DES REVENDICATIONS ET UNE ACTION COMMUNES AVEC LES GILETS JAUNES


Depuis près de trois semaines, une colère légitime s’exprime en France, contre l’austérité économique que subissent les travailleurs, les retraités, les privés d’emplois, les étudiants, alors qu’une infime minorité de la population tire les profits de cette austérité.

Dans leur immense majorité, les gilets jaunes sont les travailleurs, les retraités pressurés entre la faiblesse de leurs revenus et le niveau des dépenses, pour l’essentiel incompressibles.
Le mouvement des gilets jaunes s’est organisé en dehors de la CGT : et alors ??


Dans la plupart des cas, il s’agit de personnes qui travaillent ou vivent dans des lieux où nous sommes absents, ou insuffisamment présents. Leurs exigences sont légitimes, elles sont identiques à celles qui sont portées par la CGT dans les entreprises où nous sommes présents.

L’action massive et continue des gilets jaunes doit nous interpeler : les militants CGT ne doivent pas rester spectateurs ! Beaucoup sont déjà présents sur les barrages routiers. La CGT doit agir en convergence avec tous les mouvements de contestation, gilets jaunes, rouges sans gilet ou blouses blanches , tout en faisant la clarté sur nos revendications qui ne sont en aucun cas celles d’extrême droite :

> Baisse drastique des taxes indirectes (TVA, TICPE..) jusqu’à leur suppression,
> Suppression de la CSG et son remplacement par une cotisation sociale,
> Rétablissement immédiat de l’ISF, impôt sur la fortune,
> Augmentation générale des SALAIRES, des PENSIONS et du SMIC. Cela veut donc dire qu’il faut baisser les profits et les marges des entreprises,
> Les 32 heures maintenant , avec embauches correspondantes,
> Abrogation des ordonnances Travail et des lois de destruction sociale.

COMMENÇONS PAR OBTENIR ÇA, LE RESTE SUIVRA !

Les syndicats du Pétrole sont déjà dans la lutte sur les salaires et les garanties collectives, malgré le blackout médiatique. Des problèmes d’approvisionnement en carburants sont réels dans certaines régions de France. De nombreuses luttes existent dans tous les secteurs.

Nos camarades énergéticiens vont entrer en grève dès le 3 décembre, en même temps que les portuaires et dockers .

LE 14 DÉCEMBRE SERA UNE JOURNÉE INTERPROFESSIONNELLE DE GRÈVE CGT


Les secteurs des transports risquent d’entrer dans la danse. Les salariés du commerce sont aussi appelés à l’action tous les samedis. Des grèves reconductibles sont envisagées, voire déjà programmées. Une réunion CGT des grands secteurs structurants est programmée lundi 3 décembre avec l’objectif de mettre enfin un plan de luttes en route au niveau national.

Ça bouge ! Dans ce contexte, la FNIC-CGT appelle tous les syndicats à entrer dans cette bataille, à être attentifs aux appels que nous serons susceptibles de lancer par voie de circulaire ou sur les réseaux sociaux.

Les gilets jaunes BLOQUENT les ronds-points ?
Très bien. Les salariés avec leur syndicat CGT doivent BLOQUER l’économie par la grève. NOUS DEVONS NOUS MOBILISER RAPIDEMENT POUR FAIRE RENDRE GORGE À CEUX QUI, DANS LES ENTREPRISES COMME AU GOUVERNEMENT, NOUS PIÉTINENT DEPUIS TROP LONGTEMPS.


http://www.fnic-cgt.fr/
contact@fnic-cgt.fr Montreuil, le 29 novembre 2018

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Xuan
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   Posté le 08-12-2018 à 17:39:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le courage des gilets jaunes face aux forces de police, à la surveillance par hélicoptères et aux blindés est remarquable. Malgré les arrestations leur détermination ne se dément pas. Et les appels au calme largement relayés ne peuvent pas refroidir leur colère.
En province le blocage des grandes surfaces se poursuit assorti d'échauffourées avec la police.
Les arrestations ne cessent d'augmenter. S'agissant d'un conflit fondé sur les conditions matérielles et sociales ces arrestations ne pourront que décupler la haine de classe.
Il faut bien noter que malgré les commentaires évasifs sur les revendications, la volonté d'augmenter les salaires, les indemnités de chômage et les pensions ressort unanimement. Ceci va exactement à l'encontre des objectifs de la fachosphère.

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pzorba75
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   Posté le 08-12-2018 à 20:34:21   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Le système politique de Macron est en marche vers ce qu'un dirigeant chinois qualifiait sans rire de "démocrature".

Le gouvernement français a étalé ses troupes de gendarmes armés jusqu'aux dents, montés à cheval ou dans des véhicules blindés et fait quadriller Paris et de nombreuses villes de nombreux flics en civil qui ont mené de nombreuses arrestations dignes des régimes totalitaires. Ces méthodes policières ne peuvent pas être une solution aux problèmes posés par tous les manifestants, y compris les plus déterminés à résister à l'ordre policier au service des riches et des très riches que les gouvernements successifs représentent en France et au sein de l'Union européenne.

Les manifestants n'oublieront pas de sitôt que Macron et son gouvernement ont reculé piteusement et repoussé l'application des taxes sur les carburants qu'après les violences du weekend dernier. Aujourd'hui, un calme apparent règne, mais les braises ne sont pas éteintes, les CRS peuvent défiler au pas de légionnaire sur les Champs Elysées vides de badauds mais les magasins sont restés vides et le blocage a été total.
De ce point de vue, la manifestation a été réussie, les caisses sont restées vides.

Il y a fort à parier que tout se rallumera dès que Macron ou ses ministres remettront en vigueur leurs mesures, inévitables pour respecter les règles imposées par l'Union européenne. La période ne se prête pas aux mobilisations à répétition, mais dès le printemps, le feu menacera de se rallumer.

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Xuan
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   Posté le 08-12-2018 à 22:54:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Exactement, contrairement à ce qui a été martelé toute la journée, c'est un échec pour nos trois pieds nickelés, en particulier sur le plan économique.
Non seulement des magasins de luxe ont été fermés à 15 jours de Noël dans les quartiers les plus rupins de la capitale, mais des banques l'ont été aussi dans de grandes villes comme Lyon.

A Valence les GJ et les Verts ont manifesté ensemble, comme à Lyon. Vidéo du Dauphiné sur un étrange face-à-face :
http://www.facebook.com/ledauphinevalence/videos/346930252552133/

"Heurts sévères" à Lyon, Toulouse, Marseille et Bordeaux.
Egalement Parc Mistral à Grenoble après l'arrestation de Julien Terrier, artisan meneur .

A privas en Ardèche devant le palais de Justice "Macron en prison!" .

Plusieurs autoroutes bloquées.

A Brest manifestation "tous ensemble !" des gilets jaunes et de la CGT (en bas de page) :
http://www.letelegramme.fr/bretagne/en-images-le-tour-des-manifestations-des-gilets-jaunes-en-bretagne-08-12-2018-12155927.php?fbclid=IwAR30ztwQLbtZtIugRSNpJ-5QdGzTTuxWGZW0dgiLcepZbTh9qpve_rO6E04

A Marseille la vidéo montre clairement qu'il ne s'agit nullement d'un mouvement manipulé par la fachosphère.




Edité le 08-12-2018 à 23:09:24 par Xuan




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   Posté le 09-12-2018 à 13:12:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La CGT appelle à la grève à la SNCF et la RATP le 14 décembre
http://www.20minutes.fr/societe/2390639-20181208-cgt-appelle-greve-sncf-ratp-14-decembre?fbclid=IwAR3Ekq2juaz_EIzLFRvnByvDOqvA-XGqzLo1OaMvKB8hfachnEjsKhzq17k

L'augmentation des salaires, des pensions, des indemnités de chômage doit être payée par le grand capital et non par des impôts ou des artifices comptables.

Simultanément Marine Le Pen et Geoffroy Roux de Bézieux font le même tour de passe passe.
Elle s'oppose à la hausse du SMIC et prétend augmenter le salaire net en tapant dans le salaire total.

le patron du Medef :
« que ce ne soit pas les entreprises qui payent. Le Smic va augmenter autour de 1,7% ou 1,8% au premier janvier prochain. C'est déjà un alourdissement du coût du travail. Si on va au-delà et que cela se fait sous forme de baisse des cotisations, très bien ! »

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   Posté le 09-12-2018 à 18:57:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

En Bretagne, l'arroseur arrosé :
http://www.facebook.com/699715746887850/videos/339420680184588/

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   Posté le 09-12-2018 à 19:05:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Danièle Bleitrach met en ligne le commentaire d'un communiste russe. Bien qu'il reste dans les grandes lignes il est très instructif :

Pavel Orekhov: les leçons du mouvement social en France : une vision d’un communiste russe


09
DÉC

09-12-2018, l’auteur de l’article un peu rude, il faut bien l’avouer n’est pas une voix officielle du parti communiste de la fédération de Russie mais un auteur très intéressé par les mouvements sociaux et pas seulement en France. Marianne me signale que tous les commentaires manifestent leur contentement devant l’attitude des Français, et l’un des commentaires souligne que dans le fond les reproches que l’article adresse au parti communiste français pourraient être adressés au parti communiste russe actuel (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)



http://kprf.ru/party-live/opinion/180994.html

En soi, les mouvements sociaux en France ne sont pas rares. Dans le cadre du mouvement des « Gilets jaunes », cette action n’est pas non plus la première. Cependant, elle se distingue par un certain nombre de caractéristiques qui la mettent bien au-dessus de toutes les précédentes.

Les exigences politiques sont venues remplacer les exigences économiques. Les manifestants ont déjà réussi à geler les prix du carburant, mais en réponse aux concessions du gouvernement, ils ont déclaré qu’il fallait renvoyer ce gouvernement et le président avec, améliorer le niveau de vie des travailleurs et restituer les garanties sociales qui leur ont été retirées ces dernières années. Les gens réclament la justice sociale.

La manifestation a dépassé le stade étroit des premières revendications et a acquis un caractère de classe. Le mouvement des «gilets jaunes» a été rejoint par de larges couches de masses exploitées. Des lycéens et étudiants, des médecins, des agriculteurs et enfin la police elle-même ont exprimé leur mécontentement. Des musiciens de rue ont joué des chansons révolutionnaires, appelant les manifestants à prendre des mesures décisives. Des chauffeurs de taxi ont conduit des manifestants aux points de rassemblement. La manifestation a suscité sympathie et soutien tacite de la part des masses à travers le pays.

L’action n’était plus une démonstration de force et ne visait pas à attirer l’attention sur des questions d’intérêt public. Des « gilets jaunes » ont voulu délibérément renverser le président et le gouvernement.

En même temps, nos ouvriers russes n’ont rien à apprendre de leurs camarades français, si ce n’est la combativité. La manifestation était initialement vouée à l’échec.

Premièrement, les plans des participants à l’action étaient connus à l’avance, le jour du spectacle était déterminé, ce qui permettait aux autorités de bien se préparer.

Deuxièmement, les « gilets jaunes » eux-mêmes n’étaient pas prêts à atteindre leur objectif. La présence d’équipements spéciaux et de véhicules blindés a permis à la police de vaincre relativement facilement une foule désarmée.

Troisièmement, les masses n’ont pas montré la capacité de s’organiser. Les actions des manifestants sur les lieux ne se coordonnaient en aucune manière, étaient chaotiques et entraînaient inévitablement des pogroms. Il n’y a même pas eu l’apparence de soviets, formés spontanément en Russie dans de telles situations.

Enfin, quatrièmement et surtout, il n’existait aucune force dirigeante, l’avant-garde des masses protestataires, qui pourrait idéalement armer et diriger la protestation dans la bonne direction. Et ce reproche doit être tourné du côté des communistes français, confus, effrayés par la détermination des masses, et qui n’ont pas réussi à gagner de l’autorité parmi les travailleurs.

Dans le même temps, les troubles populaires en France ont montré une fois de plus que toutes les inventions sur la société de classes, sur l’obsolescence inéluctable des idées du marxisme – n’étaient rien de plus que des contes de fées bourgeois, de la méthode Coué. La manifestation des «gilets jaunes», qui a réveillé de larges couches de travailleurs en France, pourrait bien devenir un catalyseur de l’intensification de la lutte de classe dans d’autres pays. L’avantage est que les conditions préalables pour cela ne manquent pas.

Traduction MD pour H&S

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   Posté le 10-12-2018 à 09:14:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

HTTP://WWW.HUMANITE.FR/IL-Y-LA-VOLONTE-QUE-LES-COLLEGUES-SE-LACHENT-664783?FBCLID=IWAR2GNBXQY3I-4WSDUGFOGY_E3JEO-J9-ZETPSPQ0LLGQVH3T-BEK5ICIPUK


POLICE. «IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT»


Vendredi, 7 Décembre, 2018
Aya Lafargue
Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, CRS, ont décidé de se mettre en arrêt maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec discipline et obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette répression aveugle. «Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un ordre illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le peuple: des gens qui ont un réel combat ou même qui se retrouvent en situation de légitime défense face à la police» , s’insurge-t-il.

«On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale...»

D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu.
«Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR)» , affirme-t-il. «Et ça, ce sont des décisions qui viennent du ministère de l’Intérieur» , souligne-t-il. En parallèle, «aucune consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent» , estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. « Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control» , rappelle-t-il.

Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. «Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le sale boulot;» , lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. «Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie crise existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même violence sociale en termes de salaire, et on est doublement victimes de l’autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés» , souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. «Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois» , estime-t-il.

Concernant le revirement annoncé dans la stratégie de maintien de l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une «décision politique habituelle». «C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’opinion publique attend une réaction de répression policière.»

(1) Le prénom a été modifié.
Aya Lafargue


Edité le 10-12-2018 à 09:18:46 par Xuan




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pzorba75
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   Posté le 10-12-2018 à 10:13:13   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Il n'y a vraiment que l'Humanité pour reprendre à son compte des propos de CRS et se joindre à la presse pro Macron qui dénigre tous les actes des Gilets Jaunes.
Relier les manœuvres de la police lors des derniers weekends aux incidents consécutifs aux promenades CGT lors de la loi EL Khomry est un peu court, l'enjeu de la répression était faible au printemps dernier, ce qui n'est plus le cas depuis les deux derniers weekends.
La violence des symboles attaqués est insupportable pour ceux qui tiennent le pouvoir, ils n'ont pas besoin d'auxiliaires, ni de partenaires (politiciens ou syndicalistes compréhensifs) pour espérer s'en sortir intacts.

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Xuan
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   Posté le 10-12-2018 à 13:01:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je ne vois pas les choses de la même façon, il apparaît dans ce texte que certains CRS sont violents et veulent casser des manifestants. Il y a même une influence fasciste dans ce milieu et dans l'armée.
Mais d'autres éléments ne veulent pas se trouver entre le marteau et l'enclume, et un syndicat de police a appelé à se mettre en grève samedi dernier.

Du point de vue de la lutte des classes et du rapport des forces, il est naturel et on l'observe dans tous les conflits que des catégories intermédiaires hésitent entre la bourgeoisie et le prolétariat, ici entre la grande bourgeoisie et le peuple. Qu'il s'agisse du peuple et non de la classe ouvrière accentue le poids social du mouvement et son influence puisque les sondages sont favorables à plus de 70 % malgré la violence anti-flic les vitrine brisées et les pillages.

Sur le fond la police et l'armée font partie de la bourgeoisie parce qu'elles appartiennent à l'appareil répressif de l'Etat et doivent obéir aux ordres.
Par contre les CRS se trouvent aussi dans la catégorie des petits salariés, avec des conditions de travail difficiles.
Ainsi leur situation concentre les contradictions de la société au point que les suicides se sont développés dans la police.

Que cette hésitation progresse jusque dans les corps répressifs de l'Etat est aussi une nécessité du point de vue de la révolution, où il faudra que ces corps répressifs soient en grande partie neutralisés.
Ce n'est d'ailleurs pas une nouveauté si on se souvient de la révolte des vignerons du midi et des mutins du XVIIe crosses en l'air.
La chanson de Montheus dit "salut à vous braves soldats du 17e...vous auriez en tirant sur nous assassiné l'âme française" mais aussi "la patrie c'est d'abord sa mère, celle qui vous adonné le sein, et vaut mieux même aller aux galères que d'accepter d'être son assassin" .
En effet nombre d'entre eux étaient fils de vignerons eux-mêmes, et on ne peut pas manquer de faire le rapprochement avec la situation matérielle des policiers, faisant dire à plusieurs d'entre eux qu'ils pourraient porter eux-mêmes des gilets jaunes.

Ceci ne règle pas la question de la violence et de la légitime autodéfense des masses évidemment, mais il faut tenir compte de tous les aspects du rapport des forces entre le peuple et la grande bourgeoisie.

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Xuan
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   Posté le 10-12-2018 à 19:23:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Concernant la question des bas salaires et les déclarations de Pénicaud et autres réactionnaires sur l'impossibilité d'augmenter le SMIC à cause de la concurrence, il est nécessaire de rappeler quelques extraits d'un texte fondamental de K. Marx "salaire, prix et profit"

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Valeur et travail


Comme les valeurs d'échange des marchandises ne sont que les fonctions sociales de ces objets et n'ont rien de commun avec leurs qualités naturelles , il faut tout d'abord nous demander: Quelle est la substance sociale commune à toutes les marchandises ? C'est le travail .
Pour produire une marchandise, il faut y appliquer, y faire entrer une quantité déterminée de travail. Et je ne dis pas seulement de travail , mais de travail social .
Un homme qui produit un objet pour son usage personnel immédiat, en vue de le consommer lui-même, crée un produit, mais non une marchandise. En tant que producteur subvenant à lui-même, il n'a rien de commun avec la société.
Mais pour produire une marchandise , il faut que cet homme produise non seulement un article qui satisfasse à quelque besoin social , mais il faut encore que son travail soit un élément ou une fraction de la somme totale du travail utilisé par la société. Il faut que son travail soit subordonné à la division du travail qui existe au sein de la société . Il n'est rien sans les autres subdivisions du travail et à son tour il est nécessaire pour les compléter .

Lorsque nous considérons les marchandises en tant que valeurs , nous les regardons exclusivement sous le seul aspect de travail social réalisé, fixé ou, si vous voulez, cristallisé en elles. Sous ce rapport, elles ne peuvent se distinguer les unes des autres que par le fait qu'elles représentent des quantités plus ou moins grandes de travail: par exemple, on emploie une plus grande quantité de travail pour un mouchoir de soie que pour une brique.

Mais comment mesure-t-on la quantité de travail ? D'après le temps que dure le travail , en mesurant le travail à l'heure, à la journée, etc. Naturellement, pour se servir de cette mesure, on ramène tous les genres de travail au travail moyen, ou travail simple considéré comme leur unité.

Nous arrivons donc à cette conclusion: une marchandise a une valeur parce qu'elle est une cristallisation de travail social .

Vous devez pourtant savoir que la rémunération du travail et la quantité de travail sont deux choses tout à fait distinctes.

La quantité de travail nécessaire à la production d'une marchandise varie constamment avec la modification de la force productive du travail employé. Plus la force productive du travail est grande, plus on produit dans un temps de travail déterminé; moins la force productive est grande, et moins on produit dans le même temps. Si, par exemple, par suite de l'accroissement de la population, il devenait nécessaire de cultiver un sol moins fertile, la même quantité de production ne pourrait être obtenue que par l'emploi d'une quantité plus grande de travail, et la valeur des produits agricoles s'élèverait en conséquence. D'autre part, si avec les moyens modernes de production, un seul fileur transforme en filé, dans une journée de travail, mille et mille fois plus de coton qu'il ne pouvait le faire auparavant dans le même temps avec le rouet, il est clair que chaque livre de coton absorbera mille et mille fois moins de travail qu'auparavant et que, par conséquent, la valeur ajoutée par le filage à chaque livre de coton sera mille et mille fois moindre qu'auparavant. La valeur du filé tombera d'autant.

Les valeurs des marchandises sont directement proportionnelles au temps de travail employé à leur production et inversement proportionnelles à la force productive du travail employé.

Quel est donc le rapport entre la valeur et le prix du marché , entre le prix naturel et le prix du marché ?
Vous savez tous que le prix du marché est le même pour toutes les marchandises de même sorte, aussi différentes que puissent être les conditions de production des producteurs pris individuellement.
Le prix du marché n'exprime que la quantité moyenne de travail social nécessaire, dans les conditions moyennes de production, pour approvisionner le marché d'une certaine quantité d'un article déterminé. Il est calculé d'après la quantité totale d'une marchandise d'une sorte déterminée.

C'est à ce point de vue que le prix du marché d'une marchandise coïncide avec sa valeur.

D'autre part, les fluctuations des prix du marché qui tantôt dépassent la valeur ou le prix naturel, tantôt tombent au-dessous, dépendent des fluctuations de l'offre et de la demande. Les écarts entre le prix du marché et la valeur sont continuels, mais comme le dit Adam Smith :
Le prix naturel est... le prix central autour duquel les prix de toutes les marchandises ne cessent de graviter. Diverses circonstances peuvent parfois les tenir suspendus fort au-dessus de ce point et parfois les précipiter un peu au-dessous. Mais quels que soient les obstacles qui les empêchent de se fixer dans ce centre de repos et d'immuabilité, ils y tendent constamment.

Si donc, en gros et pour de longues périodes, toutes les sortes de marchandises sont vendues à leurs valeurs respectives, il est absurde de supposer que le profit, non point le profit réalisé dans des cas particuliers, mais le profit constant et ordinaire des diverses industries provient d'une majoration du prix des marchandises, c'est-à-dire du fait qu'elles sont vendues à un prix dépassant considérablement leur valeur . L'absurdité de cette façon de voir apparaît clairement lorsqu'on la généralise. Ce qu'un homme gagnerait constamment comme vendeur, il lui faudrait le perdre constamment comme acheteur. Il ne servirait à rien de dire qu'il y a des gens qui sont acheteurs sans être vendeurs, ou consommateurs sans être producteurs. Ce que ces gens paient au producteur, il faudrait tout d'abord qu'ils l'aient reçu de lui pour rien. Si un homme commence par vous prendre votre argent et vous le rend ensuite en vous achetant vos marchandises, vous ne vous enrichirez jamais, même en les lui vendant trop cher. Cette sorte d'affaire peut bien limiter une perte, mais elle ne peut jamais contribuer à réaliser un profit. …

Par conséquent, pour expliquer la nature générale du profit , il faut partir du principe qu'en moyenne les marchandises sont vendues à leur valeur réelle et que les profits proviennent du fait qu'on vend les marchandises à leur valeur, c'est-à-dire proportionnellement à la quantité de travail qui y est incorporée.
Si vous ne pouvez expliquer le profit sur cette base, vous ne pouvez pas l'expliquer du tout. Cela paraît paradoxal et en contradiction avec vos observations journalières. Il est paradoxal aussi de dire que la terre tourne autour du soleil et que l'eau se compose de deux gaz très inflammables. Les vérités scientifiques sont toujours paradoxales lorsqu'on les soumet au contrôle de l'expérience de tous les jours qui ne saisit que l'apparence trompeuse des choses.

…La force de travail…


Ce que l'ouvrier vend, ce n'est pas directement son travail , mais sa f orce de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée. Cela est si vrai que la loi - je ne sais si c'est le cas en Angleterre, mais c'est une chose certaine dans plusieurs pays du continent - fixe le maximum du temps pendant lequel un homme a le droit de vendre sa force de travail. S'il lui était permis de le faire pour un temps indéfini, l'esclavage serait du même coup rétabli. Si, par exemple, une vente de ce genre était conclue pour la vie entière de l'ouvrier, elle ferait instantanément de celui-ci l'esclave à vie de son patron.


Qu'est-ce donc que la valeur de la force de travail ?
Exactement comme celle de toute autre marchandise, sa valeur est déterminée par la quantité de travail nécessaire à sa production. La force de travail d'un homme ne consiste que dans son individualité vivante. Pour pouvoir se développer et entretenir sa vie, il faut qu'il consomme une quantité déterminée de moyens de subsistance. Mais l'individu, comme la machine, s'use, et il faut le remplacer par un autre. Outre la quantité d'objets de nécessité courante dont il a besoin pour sa propre subsistance, il lui faut une autre quantité de ces mêmes denrées de première nécessité pour élever un certain nombre d'enfants qui puissent le remplacer sur le marché du travail et y perpétuer la race des travailleurs. De plus, pour le développement de sa force de travail et l'acquisition d'une certaine habileté, il faut qu'il dépense encore une nouvelle somme de valeurs.



La revendication de l'égalité des salaires repose par conséquent sur une erreur, sur un désir insensé qui ne sera jamais satisfait. Elle a sa source dans ce radicalisme faux et superficiel qui accepte les prémisses et cherche à se dérober aux conclusions. Sous le régime du salariat, la valeur de la force de travail se détermine comme celle de toute autre marchandise. Et comme les différentes sortes de travail ont des valeurs différentes, c'est-à-dire nécessitent pour leur production des quantités de travail différentes, elles doivent nécessairement avoir des prix différents sur le marché du travail.
Réclamer une rémunération égale ou même équitable sous le régime du salariat équivaut à réclamer la liberté sous le régime de l'esclavage.
Ce que vous considérez comme juste et équitable n'entre donc pas en ligne de compte. La question qui se pose est la suivante: Qu'est-ce qui est nécessaire et inévitable au sein d'un système de production donné ? Après ce que nous avons dit, on voit que la valeur de la force de travail est déterminée par la valeur des objets de première nécessité , indispensables pour produire, développer, conserver et perpétuer la force de travail.

… La production de la plus-value…


En achetant la force de travail de l'ouvrier et en la payant à sa valeur, le capitaliste, comme tout autre acheteur, a acquis le droit de consommer la marchandise qu'il a achetée ou d'en user. On consomme la force de travail d'un homme ou on l'utilise en le faisant travailler, tout comme on consomme une machine ou on l'utilise en la faisant fonctionner. Par l'achat de la valeur journalière ou hebdomadaire de la force de travail de l'ouvrier, le capitaliste a donc acquis le droit de se servir de cette force, de la faire travailler pendant toute la journée ou toute la semaine .



La valeur de la force de travail est déterminée par la quantité de travail nécessaire à son entretien ou à sa reproduction, mais l'usage de cette force de travail n'est limité que par l'énergie agissante et la force physique de l'ouvrier.
La valeur journalière ou hebdomadaire de la force de travail est tout à fait différente de l'exercice journalier ou hebdomadaire de cette force, tout comme la nourriture dont un cheval a besoin et le temps qu'il peut porter son cavalier sont deux choses tout à fait distinctes. La quantité de travail qui limite la valeur de la force de travail de l'ouvrier ne constitue en aucun cas la limite de la quantité de travail que peut exécuter sa force de travail.



Le taux de la plus-value , toutes circonstances égales d'ailleurs, dépendra du rapport entre la partie de la journée de travail, qui est nécessaire pour renouveler la valeur de la force de travail, et le surtravail ou temps employé en plus pour le capitaliste. Il dépendra, par conséquent, de la proportion dans laquelle la journée de travail est prolongée au-delà du temps pendant lequel l'ouvrier, en travaillant, ne ferait que reproduire la valeur de sa force de travail, c'est-à-dire fournir l'équivalent de son salaire.

…La valeur du travail…


> Premièrement. La valeur ou le prix de la force de travail prend l'apparence extérieure du prix ou de la valeur du travail lui-même , bien que, rigoureusement parlant, le terme de valeur ou de prix du travail n'ait aucun sens.

> Deuxièmement. Quoiqu'une partie seulement du travail journalier de l'ouvrier soit payée , tandis que l'autre partie reste impayée , et bien que ce soit précisément cette partie non payée ou surtravail qui constitue le fonds d'où se forme la plus-value ou profit , il semble que le travail tout entier soit du travail payé.

…le rapport général entre les profits, les salaires et les prix…


Si de la valeur d'une marchandise nous retranchons la valeur qui restitue celle des matières premières et des autres moyens de production consommés, c'est-à-dire si nous retranchons la valeur qui représente le travail passé qu'elle contient, la valeur restante sera réduite à la quantité de travail qu'y a ajoutée l'ouvrier occupé en dernier lieu .



Si cet ouvrier travaille 12 heures par jour et si 12 heures de travail moyen se cristallisent en une somme d'argent de 6 shillings, cette valeur additionnelle de 6 shillings est la seule valeur que son travail aura créée. Cette valeur donnée, déterminée par le temps de son travail, est le seul fonds d'où l'ouvrier ainsi que le capitaliste puiseront respectivement leurs parts ou dividendes, la seule valeur qui soit répartie en salaire et en profit. Il est clair que cette valeur elle-même n'est pas modifiée par le rapport variable suivant lequel elle peut être partagée entre les deux parties. Il n'y aura rien de changé non plus si au lieu d'un ouvrier nous mettons toute la population travailleuse et si au lieu d'une journée de travail nous en mettons 12 millions, par exemple.

Le capitaliste et l'ouvrier n'ayant à partager que cette valeur limitée, c'est-à-dire la valeur mesurée d'après le travail total de l'ouvrier, plus l'un recevra, moins recevra l'autre, et inversement. Pour une quantité donnée, la part de l'un augmentera dans la proportion où celle de l'autre diminuera.
Si les salaires changent, les profits changeront en sens contraire.
Si les salaires baissent, les profits monteront, et si les salaires montent, les profits baisseront.
Si l'ouvrier, comme nous l'avons supposé précédemment, reçoit 3 shillings, c'est-à-dire la moitié de la valeur qu'il crée, ou si sa journée entière de travail se compose pour moitié de travail payé et pour moitié de travail non payé, le taux du profit s'élèvera à 100 pour cent, car le capitaliste recevra également 3 shillings.
Si l'ouvrier ne reçoit que 2 shillings, c'est-à-dire s'il ne travaille que le tiers de la journée pour lui-même, le capitaliste recevra 4 shillings, et le taux du profit sera donc de 200 pour cent.
Si l'ouvrier reçoit 4 shillings, le capitaliste n'en recevra que 2, et le taux du profit tombera alors à 50 pour cent.
Mais toutes ces variations sont sans influence sur la valeur de la marchandise.
Une hausse générale des salaires entraînerait par conséquent une baisse du taux général du profit, mais resterait sans effet sur la valeur.

Extraits de salaire prix et profit

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Xuan
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   Posté le 11-12-2018 à 08:26:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Gros bâton et bouts de carotte !


Non content de menacer Macron essaie de duper les salariés en faisant payer une augmentation ridicule de la prime d'activité par le contribuable, pour éviter de toucher aux profits.
Cette pseudo augmentation n'est même pas comptabilisée dans les retraites, lesquelles ne bougent pas.
Les gilets jaunes n'ont en rien été satisfaits.

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Voir http://www.leparisien.fr/economie/smic-prime-csg-les-cinq-mesures-chocs-d-emmanuel-macron-au-crible-10-12-2018-7965393.php?fbclid=IwAR1bwkfJJD07bz2YYNTIXMiii8uZSzPtlJ8R0xQ1GJGF5b1TbLz7Hl2QdtI#xtor=AD-1481423552

"Que se cache-t-il vraiment derrière ce montant de 100 € ? D’abord, il ne s’agit pas d’un coup de pouce au smic comme le réclament les Gilets jaunes. Au 1er janvier 2019, le salaire minimum - actuellement de 1 184,93 € nets et touché par 1,655 million de salariés - sera revalorisé d’environ 1,8 % comme confirmé ces derniers jours par l’exécutif. Ce qui correspondrait à une augmentation d’une vingtaine d’euros.
Par ailleurs, selon l’Elysée, s’ajouteront à cela 20 euros de baisse de charges salariales."
[en somme les salariés se paient à eux-mêmes l'augmentation]
"D’où sortent alors les 60 € restant ? En fait, le président ajoute à son calcul le coup de pouce de 50 % de la prime d’activité pour les 3,2 millions de travailleurs qui touchent le smic ou un peu plus, auquel il s’était engagé pendant la campagne. Mais au lieu de procéder comme prévu à une augmentation par vagues successives de 20 € par an étalée sur tout le quinquennat, décision a été prise d’accorder en une fois, au 1er janvier 2019, ce coup de pouce ...
... Tous les salariés rémunérés au niveau du smic ne bénéficieront pas forcément de ce coup de pouce intégral à la prime d’activité. En effet, cette aide est calculée en fonction de la situation familiale et des revenus pour les personnes qui gagnent jusqu’à 1,2 smic, donc jusqu’à 1379 € nets mensuels.
Mais il y a une subtilité : ce bonus décroît pour ceux qui gagnent entre un smic et 1,2 smic. Et il disparaît pour ceux en dessous d’un demi-smic.… Sauf que ce sont les plus pauvres, ceux qui gagnent la moitié d’un smic, soit 300 000 ménages, qui sortent perdants de ces ajustements."

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« Nous voilà ensemble » …commence Macron, mais dans les actes la guerre de classe continue contre le peuple. Le même soir les sénateurs ont voté l’allègement de « l’exit tax » à la demande du gouvernement.

Cette taxe porte sur les "plus-values latentes" de chefs d'entreprise qui décident de transférer leur domiciliation fiscale à l'étranger, en cas de cession effective de leur patrimoine en France dans les quinze années suivant leur départ.
Pratiquement, les plus fortunés qui partent à l'étranger doivent attendre quinze ans avant de vendre leurs actions, sinon ils payent cet "exit tax" de 30% sur les plus-values qu'ils réalisent à l'étranger. Avec la mesure voulue par le gouvernement et votée par le Sénat lundi, les exilés fiscaux devront attendre entre deux et cinq ans, et non plus quinze, pour ne pas être taxés sur les plus-values réalisées à l'étranger.


Edité le 11-12-2018 à 13:19:27 par Xuan




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   Posté le 11-12-2018 à 17:45:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les éditorialistes entre condescendance et mépris


http://www.acrimed.org/Face-aux-gilets-jaunes-les-editorialistes-entre?fbclid=IwAR0-vibwGft7xyCtjHLhEq3vRJbCgkcw_yxjLY7do9K7WS3aZ_5j3uFIiPI

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   Posté le 11-12-2018 à 18:25:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je reviens sur le gros bâton.
Outre l'arrestation "préventive" de Julien Coupat en possession dans sa voiture d'un masque de chantier, d'un gilet jaune et de bombes de peinture, de très nombreux manifestants - près de 2000 - ont été arrêtés de façon purement arbitraire.
L'Humanité signale "deux parents et leur enfant de 21 ans qui venaient d'Alsace ; ils ont été arrêtés à la sortie de leur véhicule, dans le 8e arrondissement de Paris. Ils ont été fouillés, ils n'avaient rien sur eux. On leur a demandé d'ouvrir le coffre de la voiture où il n'y avait que des casques de vélo en plastique, qui ne dissimulent pas le visage." : garde à vue.

A Béziers les magistrats ont manifesté à l'occasion de la journée internationale et du 70 e anniversaire de la déclaration des Droits de l'homme. "On n'a jamais vu ça. Il suffisait que vous ayez quelque chose dans votre voiture pour être tout de suite suspecté d'être un casseur et d'avoir de mauvaises intentions. Cela me paraît un peu limite comme comportement.
A priori, quand on arrête quelqu'un c'est qu'il a commis une infraction. Là c'était manifestement "préventif", moi je pense que cela pourrait être considéré comme un délit de faciès (...)"
, s'insurge Eric Guilhabert, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Béziers.

Le motif est désormais la "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" , dispositif mis en place par Sarkozy en mars 2010 et visant à sanctionner non les actes mais les "intentions".

Je signale par exemple l'arrestation totalement arbitraire de de Maria Briand dans la Drôme :
Drôme. Elle illustre parfaitement les propos menaçants de Macron dans son allocution :

Liberté immédiate pour Maria et ses 3 co-détenus. La décision abusive du procureur doit être annulée !
Rassemblement mercredi 12 décembre à 17 h 30 devant la préfecture de Valence.


Maria est une jeune adhérente et militante du Pcf de la Drôme. Elle vit à Die où elle exerce une profession de boulangère. Samedi 8 elle s’est retrouvée avec de nombreux autres militants et gilets jaunes sur le rond-point du plateau des Couleures à l’entrée Nord de Valence où est installée une vaste zone commerciale. Avec des camarades elle participait à un barrage filtrant. Cela a visiblement déplu au Préfet. Ordre a été donné aux forces de police de charger en fin de matinée pour faire sauter le barrage.

Et c’est avec une grande violence que cette intervention a eu lieu occasionnant deux blessés parmi les manifestants conduits dans un mauvais état pour un d’entre eux au moins, à l’hôpital. Face à cette situation les manifestants ont opéré un repli vers les magasins de la zone commerciale, levant donc en totalité le barrage. Et c’est à cet instant que les forces de l’ordre ont redoublé de violence poursuivant les manifestants jusqu’aux magasins, une grande surface ayant d’ailleurs ouvert ses portes pour accueillir les manifestants pris entre les coups de matraques et les bombes lacrymogènes. En même temps des policiers en civil s’en prenaient physiquement à un petit groupe de manifestants. Maria fut une de leur cible. Elle s’est défendue et a ensuite quitté les lieux.

Ce n’est que vers 16 heures alors qu’elle était au centre-ville de Valence que 4 policiers sont venus l’interpeller sans ménagement et l’ont conduite au poste où elle fut placée en garde à vue, trois autres manifestants du matin ayant subi le même sort.

Comparaissant ce lundi à 14 heures devant le tribunal de Valence, le procureur malgré de réelles difficultés à caractériser et à prouver les faits reprochés à Maria, demanda et obtint que celle-ci soit condamnée à de la détention provisoire aux motifs qu’elle pouvait récidiver et qu’elle n’offrait pas les garanties suffisantes alors qu’elle réside depuis plusieurs années à Die, lieu qu’elle n’envisage pas de quitter sine die y exerçant en tant que boulangère connue et reconnue de tous. En fait tout cela n’est que prétexte et arguments fallacieux pour justifier un coup monté sur fond de violence organisée.
Il faut préciser que Maria n’a jamais eu maille à partir avec la justice jusqu’à ce jour. Elle nie tout acte violent de sa part qui plus est, ayant mis en cause l’intégrité physique du Directeur Départemental de la Police et de son chauffeur. A cet instant elle n’apparait d’ailleurs pas sur les vidéos utilisées comme éléments de preuve. Les ordres venus de plus haut étaient-ils si pressants pour qu’un procureur de la République se livre à un tel numéro ?

Pour le Parti communiste de la Drôme, comme pour tout le parti communiste cette situation est intolérable et inadmissible. Maria n’a rien cassé, n’a pas été trouvée en possession d’un quelconque objet ayant pu présenter un caractère de dangerosité pour les policiers, ne s’est livrée à aucune agression physique contre le Directeur de la police et son chauffeur.
La seule chose qu’elle a faite c’est de tenter d’échapper à la souricière tendue. Preuve que la justice était très sure d’elle, il nous a été interdit d’assister à l’audience sur ordre du procureur alors que cette audience était une audience publique, d’autres dossiers y étant traités.
Enfin, cerise sur le gâteau de la provocation, M. Le procureur convoque à nouveau Maria et les trois autres manifestants incarcérés devant le tribunal le mercredi 26 à 14 heures… Pour toutes ces raisons Maria doit être libérée immédiatement. Nous ne lâcherons pas ! Toutes et tous devant la préfecture de Valence pour la libération de nos quatre camarades.

Fédération du Pcf Drôme.



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Le discours de Macron lundi indique clairement que l'arbitraire policier et la justice expéditive ne sont pas des bavures mais une volonté délibérée au prétexte des violences et des dégradations :
« …C’est donc désormais le calme et l’ordre républicain qui doivent régner. Nous y mettrons tous les moyens, car rien ne se construira de durable tant que nous aurons de craintes pour la paix civile. J’ai donné en ce sens au gouvernement les instructions les plus rigoureuses »…

Les craintes dont il fait état ne sont pas celles du peuple mais de la grande bourgeoisie. La répression est à la mesure du trouillomètre.
L'objectif est clair : écarter les éléments les plus modérés de la révolte et museler les autres.
Les protestations au nom de la France pays des Droits de l'Homme ne pèseront rien face à la fascisation.

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   Posté le 12-12-2018 à 11:54:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'attentat qui vient de se produire à Strasbourg arrive à point nommé pour justifier un état d'urgence "attentat" élargi à tout le territoire, il semble que ce terroriste soit comme le père Noël doué d'ubiquité.
Etat d'urgence sur lequel le gouvernement n'était pas parvenu à réaliser l'unité initialement.

Mais on ne peut pas dire que cet attentat a été commandité, on ne peut pas le dire.
Je dirais même plus, on ne peut pas le dire, et ceci afin d'ôter toute ambiguïté bien naturellement.
D'ailleurs cette affaire est bien compliquée et il faudra bien trois ou quatre jours pour retrouver l'assassin, peut-être même jusqu'à samedi soir.

Simultanément, et en profitant du manque de cohésion et de l'hésitation des gilets jaunes après l'enfumage de lundi, la gendarmerie intervient pour faire dégager les ronds-ponts dans toutes les régions.
Au cas où on n'aurait pas compris qu'il n'est plus l'heure de manifester, Olivier Faure : "Dans ces moments-là tout s’arrête. Nous sommes un peuple. Nous sommes une nation. Nous sommes ensemble la République face aux assassins."


Edité le 12-12-2018 à 12:55:55 par Xuan




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   Posté le 12-12-2018 à 19:46:39   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :


Au cas où on n'aurait pas compris qu'il n'est plus l'heure de manifester, Olivier Faure : "Dans ces moments-là tout s’arrête. Nous sommes un peuple. Nous sommes une nation. Nous sommes ensemble la République face aux assassins."

Rien de bien nouveau, on naît socialiste et on meurt socialiste. Faure comme les dirigeants socialistes sont plus à leur place pour étouffer les luttes que pour encourager ceux qui se battent contre le gouvernement, le MEDEF ou l'union des deux telle que Macron l'exerce en ce moment.
On peut penser que, comme les communistes véreux à la Brossat - Roussel, le socialistes seront laminés après cette crise Gilets Jaunes. Les élus seront peu nombreux et il faudra se remettre à militer sur le terrain pour survivre et obtenir quelques strapontins du pouvoir.

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Xuan
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   Posté le 13-12-2018 à 09:05:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Selon un gilet jaune strasbourgeois : "C'est un coup monté. On avait prévu de bloquer le Parlement européen (...) et comme par hasard ça a pété mardi soir".
http://www.laprovence.com/article/france-monde/5284334/apres-lattaque-de-strasbourg-la-determination-intacte-de-gilets-jaunes.html

Parallèlement la répression et les détentions arbitraires s'accentuent.


Sur le blog de Danièle Bleitrach
http://histoireetsociete.wordpress.com/2018/12/13/objet-cn-appel-a-soutien-pour-la-liberation-immediate-de-maria-camarade-de-drome-abusivement-incarceree/?fbclid=IwAR3eF84AWcnVD14qyoPYqcDlosGYMZq0kjNtXaJBZTrzKp7Lh2UxDxlJ_D8



Cher·e camarade,

Comme tu le sais peut-être déjà, suite à un rassemblement le 8 décembre, une camarade de la Drôme, Maria Briand, ainsi que trois autres manifestants du plateau des Couleures ont été incarcérés et placés en détention préventive.

Tu trouveras ci-dessous une dépêche AFP et ci-joint un article du Dauphiné Libéré faisant suite à la conférence de presse initiée par Jean-Marc Durand, secrétaire départemental de la Drôme.

Les communistes du département sont, bien évidemment, toutes et tous très mobilisé·e·s pour s’élever contre ces décisions de justice abusives et pour exiger la libération de Maria et des trois autres détenus.

Localement, un rassemblement devant la préfecture est organisé pour ce mercredi après-midi.

A distance, nous pouvons aussi agir et je t’invite donc à relayer un appel en soutien à la libération immédiate de Maria, à transmettre à la préfecture de la Drôme prefecture@drome.gouv.fr et au Tribunal de Valence tgi-valence@justice.fr

Sachant pouvoir compter sur l’expression de ta solidarité,

Bien fraternellement,

Yann Henzel


———————————————–


Le PCF a dénoncé mardi dans la Drôme le placement en détention d’une de ses militantes suspectée d’avoir agressé le directeur départemental de la police alors qu’il intervenait samedi sur un blocage de gilets jaunes.

L’agression du responsable policier a eu lieu samedi à la mi-journée dans une zone commerciale bloquée au nord de Valence. « Ordre a été donné de dégager les ronds-points et après les sommations, des gilets jaunes ont commencé à s’équiper pour l’affrontement » , raconte une source policière.

Après des échanges de projectiles, le DDSP présent sur l’opération, en civil « mais avec un brassard de policier, comme son chauffeur » , a ceinturé l’un des manifestants qui prenait la fuite et « une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, des coups de pied et des coups de poing le faisant chuter au sol » , ajoute cette source, précisant que la scène a été filmée par des caméras de vidéosurveillance.

Deux suspects ont été arrêtés dans un premier temps, puis deux autres – dont la militante – lors d’une marche pour le climat organisée dans la ville, à laquelle se sont mêlés des gilets jaunes. Ces trois hommes et une femme ont été déférés lundi au parquet de Valence en vue d’une comparution immédiate, finalement repoussée au 26 décembre. Dans l’attente de leur jugement pour des faits de violences volontaires, tous les quatre ont été placés en détention.

« Nous n’avons pas l’habitude de laisser incarcérer nos militants, d’autant plus que d’après les éléments en notre possession, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être avérés » , a déclaré mardi le secrétaire départemental du PCF Jean-Marc Durand dans une vidéo diffusée par le quotidien Le Dauphiné Libéré. « Elle se défend d’avoir eu quelque acte violent vis-à-vis de quiconque, notamment le DDSP (…) Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté » , a-t-il ajouté en réclamant sa libération.

La police, de son côté, affirme que ce n’est pas une arrestation « arbitraire ». « Elle a été formellement vue en train de porter des coups » , insiste-t-on.


_____________________________



Appel à la libération de Maria BRIAND, Militante du Pcf de la Drôme.


à,

Monsieur le Procureur de la République de Valence,
Monsieur le Juge des Libertés du Tribunal de Valence,
Monsieur le Préfet de la Drôme,




Maria Briand, militante Pcf de la Drôme a été mise en détention provisoire suite à une audience en date du 10 décembre 2018. Elle est depuis incarcérée à la prison de Corbas (69).

D’après les éléments d’information en notre possession Maria a été arrêtée sans ménagement samedi après-midi en plein centre-ville de Valence alors qu’elle s’y promenait paisiblement pour des faits du matin liés à l’occupation du rond-point des Couleures de Valence dans le cadre des actions des « Gilets jaunes ». Il lui est reproché d’avoir attenté à l’intégrité physique du Directeur départemental de la sécurité et de son chauffeur.

A l’heure où ces lignes sont écrites aucune preuve formelle n’a été apportée à propos de tels actes de la part de Maria Briand qui par ailleurs a devant le juge, nié totalement être impliquée dans un quelconque acte de violence vis-à-vis de quiconque. Cette personne n’a d’ailleurs aucun antécédent judiciaire, elle n’était munie d’aucun objet présentant un danger pour l’intégrité corporelle d’autrui. Il ressort ainsi du dossier de Maria que le traitement dont elle est la victime serait en quelque sorte pour l’exemple. Enfin nous vous voulons rappeler la violence de l’intervention policière de samedi matin au plateau des couleurs qui s’est soldée par l’hospitalisation de plusieurs manifestants dont certains dans un état grave.

La mise en détention préventive de Maria pour 15 jours donne par ailleurs à penser que celle-ci devrait être condamnée au moins à 15 jours de prison. Cela fait beaucoup si les faits reprochés s’avèrent au final ne pas mériter une telle sanction.

Pour le parti communiste Français, le traitement de Maria et de sa situation est intolérable dans un Etat de droit. Il ne laissera pas ses militants traités ainsi. Rappelons par ailleurs que l’accès de la salle d’audience a été refusé à tout représentant de notre parti alors que cette audience était publique.

Voilà pourquoi nous demandons la mise en libération immédiate de Maria Briand.

Désignation : ………………………………………………………………………………..


Signature : ………………………………………………………………………………………



_________________



Ci-dessous l'appel de la fédération de la Drôme pour la manifestation de mercredi, présentant quelques précisions sur les faits :


....."Maria est une jeune adhérente et militante du Pcf de la Drôme. Elle vit à Die où elle exerce une profession de boulangère. Samedi 8 elle s’est retrouvée avec de nombreux autres militants et gilets jaunes sur le rond-point du plateau des Couleures à l’entrée Nord de Valence où est installée une vaste zone commerciale. Avec des camarades elle participait à un barrage filtrant. Cela a visiblement déplu au Préfet. Ordre a été donné aux forces de police de charger en fin de matinée pour faire sauter le barrage. Et c’est avec une grande violence que cette intervention a eu lieu occasionnant deux blessés parmi les manifestants conduits dans un mauvais état pour un d’entre eux au moins, à l’hôpital. Face à cette situation les manifestants ont opéré un repli vers les magasins de la zone commerciale, levant donc en totalité le barrage. Et c’est à cet instant que les forces de l’ordre ont redoublé de violence poursuivant les manifestants jusqu’aux magasins, une grande surface ayant d’ailleurs ouvert ses portes pour accueillir les manifestants pris entre les coups de matraques et les bombes lacrymogènes. En même temps des policiers en civil s’en prenaient physiquement à un petit groupe de manifestants. Maria fut une de leur cible. Elle s’est défendue et a ensuite quitté les lieux.

Ce n’est que vers 16 heures alors qu’elle était au centre-ville de Valence que 4 policiers sont venus l’interpeller sans ménagement et l’ont conduite au poste où elle fut placée en garde à vue, trois autres manifestants du matin ayant subi le même sort.

Comparaissant ce lundi à 14 heures devant le tribunal de Valence, le procureur malgré de réelles difficultés à caractériser et à prouver les faits reprochés à Maria, demanda et obtint que celle-ci soit condamnée à de la détention provisoire aux motifs qu’elle pouvait récidiver et qu’elle n’offrait pas les garanties suffisantes alors qu’elle réside depuis plusieurs années à Die, lieu qu’elle n’envisage pas de quitter sine die y exerçant en tant que boulangère connue et reconnue de tous. En fait tout cela n’est que prétexte et arguments fallacieux pour justifier un coup monté sur fond de violence organisée. Il faut préciser que Maria n’a jamais eu maille à partir avec la justice jusqu’à ce jour. Elle nie tout acte violent de sa part qui plus est, ayant mis en cause l’intégrité physique du Directeur Départemental de la Police et de son chauffeur. A cet instant elle n’apparait d’ailleurs pas sur les vidéos utilisées comme éléments de preuve. Les ordres venus de plus haut étaient-ils si pressants pour qu’un procureur de la République se livre à un tel numéro ?

Pour le Parti communiste de la Drôme, comme pour tout le parti communiste cette situation est intolérable et inadmissible. Maria n’a rien cassé, n’a pas été trouvée en possession d’un quelconque objet ayant pu présenter un caractère de dangerosité pour les policiers, ne s’est livrée à aucune agression physique contre le Directeur de la police et son chauffeur. La seule chose qu’elle a faite c’est de tenter d’échapper à la souricière tendue. Preuve que la justice était très sure d’elle, il nous a été interdit d’assister à l’audience sur ordre du procureur alors que cette audience était une audience publique, d’autres dossiers y étant traités. Enfin, cerise sur le gâteau de la provocation, M. Le procureur convoque à nouveau Maria et les trois autres manifestants incarcérés devant le tribunal le mercredi 26 à 14 heures… Pour toutes ces raisons Maria doit être libérée immédiatement. Nous ne lâcherons pas ! Toutes et tous devant la préfecture de Valence pour la libération de nos quatre camarades.

Fédération du Pcf Drôme."



Edité le 13-12-2018 à 09:07:36 par Xuan




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   Posté le 13-12-2018 à 09:21:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une intéressante infographie du Monde :



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pzorba75
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   Posté le 13-12-2018 à 10:15:35   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :

Une intéressante infographie du Monde :

Pas vraiment lisible cette image.

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Xuan
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   Posté le 13-12-2018 à 11:09:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est vrai mais au départ c'était un timbre-poste.
On peut encore l'agrandir avec la fonction zoom du navigateur :

En haut et à droite sur Google, trois petits points verticalement te donnent accès à un menu.
Ensuite tu sélectionnes + ou - pour agrandir ou réduire.
Les caractères sont un peu flous mais on arrive à deviner.

Largement en tête des revendications l'augmentation du pouvoir d'achat puis la réduction des impôts et des taxes.

Sur les catégories socio-professionnelles [rappel part dans la population] :

> agriculteurs et exploitants 1,3 % [1,6%]
> artisans commerçants chefs d'entreprise 10,5 % [6,5%]
> employés 33,3 % [27,2%]
> ouvriers 14,4 % [20,8%]
> intermédiaires (*) 9,8 % [25,7%]
> cadres 5,2 % [1,%]
> inactifs 25,5 % (chômeurs, femmes au foyers, retraités)


Edité le 13-12-2018 à 11:12:23 par Xuan




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   Posté le 13-12-2018 à 11:14:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur la notion de "profession intermédiaire" toujours le même flou artistique de l'INSEE. Elle peut comprendre des salariés voire des ouvriers si leur statut ne rentre pas dans le moule, comme les auto entrepreneurs et autres ubérisés :

Catégorie socioprofessionnelle agrégée 4 : Professions Intermédiaires
L'appellation "professions intermédiaires" est une création de la nouvelle nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles. Deux tiers des membres du groupe occupe effectivement une position intermédiaire entre les cadres et les agents d'exécution, ouvriers ou employés.

Les autres sont intermédiaires dans un sens plus figuré. Ils travaillent dans l'enseignement, la santé et le travail social; parmi eux, les instituteurs, les infirmières, les assistantes sociales.

Plus de la moitié des membres du groupe ont désormais au moins le baccalauréat. Leur féminisation, assez variable, reste en particulier très limitée dans les professions techniques.


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