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 le covid-19 accélère l'histoire

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Xuan
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   Posté le 07-05-2020 à 00:07:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une question ironique de Libé :


Pompeo ne montre toujours pas preuves sur l'origine du virus


Preuves?
Sur l'affaire de l'origine du Sars-cov-2, les Etats-Unis continuent sur la ligne de l'accusation floue. Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, ele pays dispose de «preuves significatives» que le nouveau coronavirus s'est propagé depuis un laboratoire de Wuhan, en Chine, mais n'ont «pas de certitude».

Interrogé lors d'une conférence de presse sur les propos de différents hauts responsables américains, qui divergent sur ce sujet-clé, le secrétaire d'Etat a assuré qu'il n'y avait aucune incohérence: «Nous n'avons pas de certitude, et il y a des preuves significatives que cela vient du laboratoire, ces déclarations sont toutes les deux vraies».

Les Etats-Unis qui portent une accusation contre un pays sans pouvoir apporter les preuves de ce qu'ils avancent, cela ne vous rappelle rien ?

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   Posté le 07-05-2020 à 22:39:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

LET THEM GO TO HELL !


En fait Pompeo dit maintenant qu'il n'en a pas...
Autre revirement Trump garde finalement son équipe...

Ces gens-là parviennent quand même à leurs fins à voir le succès des "fêtes covid-19" :
Selon les autorités américaines, plusieurs «covid party» auraient été notamment organisées dans le comté de Walla Wall, à 400 kilomètres de Seattle. D'après Meghan DeBolt, responsable de la santé du comté, le suivi de personnes infectées a montré que certaines d’entre elles s’étaient rendues à de telles fêtes. ..ces fêtes sont destinées à mettre en contact des personnes malades du Covid-19 et des personnes qui n’ont pas été infectées. Ce, dans le but que ces derniers développent à leur tour la maladie dans l’espoir d’être immunisé.



Quand le président plastronne en refusant de mettre un masque, il ne faut pas s'en étonner. Mais on ne peut pas non plus plaindre ces pauvres types, qu'ils aillent en enfer !


Edité le 07-05-2020 à 22:42:40 par Xuan




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   Posté le 08-05-2020 à 08:44:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une vidéo du laboratoire de Wuhan ajoute des preuves d'erreur humaine? Fake News!


Source: Global Times Publié: 2020/5/7 19:48:32
https://www.globaltimes.cn/content/1187704.shtml

Jeudi, la Chine a réprimandé la Henry Jackson Society, affirmant que la vidéo que le groupe de réflexion britannique prétendait découvrir de l'intérieur du Wuhan Institute of Virology (WIV), qui ajoute plus de preuves aux allégations selon lesquelles le laboratoire n'observe pas la biosécurité essentielle, provient en fait d'un documentaire scientifique.

Matthew Henderson, directeur du Asia Studies Center de la Henry Jackson Society, a déclaré que cette vidéo ajoute davantage de preuves que l'Institut de virologie de Wuhan - qui gérait de nouvelles souches mortelles de coronavirus - n'observait pas la biosécurité de base, ont rapporté les médias.

"Compte tenu de ce que nous savons maintenant des normes de bio-sécurité laxistes, il est à tout le moins plausible que l'erreur humaine dans un laboratoire de virologie ait contribué à la propagation de la pandémie ", a déclaré Henderson.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying, a déclaré lors de la conférence de presse de jeudi que l'attitude de la société envers la Chine a toujours été la voix et l'imagination des forces anti-chinoises extrêmes. "Quant aux reportages des médias, nous avons mené une enquête."

La vidéo provient du quatrième épisode d'un documentaire scientifique populaire, Wild Youth, et les personnes impliquées ne sont pas du laboratoire de Wuhan, a déclaré Hua.

Il n'implique aucun membre du personnel du laboratoire de Wuhan ni leurs activités de recherche scientifique. Les informations contenues dans la vidéo n'ont jamais été publiées sur le site officiel du laboratoire, a souligné Hua.

Il y avait également des photos dans les reportages des médias, qui se sont avérées être prises à l'été 2007 dans la province de Hainan, dans le sud de la Chine, a ajouté Hua.

«Nous ne sommes pas nouveaux dans ce type de greffe. Nous l'avons vu sur des questions liées à la région autonome ouïgoure du Xinjiang et à la région administrative spéciale de Hong Kong. Avons-nous des moyens plus efficaces de faire face à ce genre de mensonges? Pouvons-nous les poursuivre ? " demanda Hua.

Les allégations selon lesquelles le nouveau coronavirus proviendrait du Laboratoire national chinois de biosécurité au WIV étaient sans fondement et contredisaient toutes les preuves disponibles, a déclaré le directeur du laboratoire Yuan Zhiming dans une récente interview avec Reuters.

Yuan a déclaré que les affirmations "malveillantes" concernant le laboratoire avaient été "retirées de nulle part". "Le WIV n'a ni l'intention ni la capacité de concevoir et de construire un nouveau coronavirus", et "il n'y a aucune information dans le génome du SRAS-CoV-2 indiquant qu'il a été créé par l'homme", a-t-il déclaré à Reuters.

Yuan a également rejeté les théories selon lesquelles le laboratoire avait accidentellement libéré un coronavirus qu'il avait récolté sur des chauves-souris à des fins de recherche, affirmant que les procédures de biosécurité du laboratoire étaient strictement appliquées.

"Les laboratoires de biosécurité de haut niveau disposent d'installations de protection sophistiquées et de mesures strictes pour assurer la sécurité du personnel de laboratoire et protéger l'environnement contre la contamination ", a-t-il déclaré.

Global Times

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   Posté le 08-05-2020 à 13:18:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La polémique sur les militaires français relance la question posée par le représentant chinois.

Les jeux militaires à Wuhan ont peut-être été le lieu de rencontre d'où est parti le virus, qui a muté ensuite.
Ce qui ne dit pas d'où il vient parce que sa source peut être n'importe quelle équipe participante.

Existe-t-il un lien avec l'épidémie près de fort Detrick ? Il avait été mis en cause pour des défaillances de sécurité.
Et pourquoi les services US ont -ils annoncé une épidémie à Wuhan en novembre ?

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Coronavirus: le gouvernement dément avoir été informé du danger avant le 31 décembre


Selon Le Canard Enchaîné, l'ambassadeur de France en Chine aurait averti Emmanuel Macron sur un "dangereux" virus dès décembre.

http://huffp.st/eLjVA3M?fbclid=IwAR3btQoxXAe_7OX3uRKzjW4cgCZDe_BAphSjv-gmXSed3Xr6mbc9mrttHPg

AFP - Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian

CORONAVIRUS - La France n’a été informée que le 31 décembre de l’apparition du virus du Covid-19 en Chine, a déclaré ce mercredi 5 mai le ministère des Affaires étrangères, démentant que l’ambassadeur français à Pékin ait lui-même alerté le président Emmanuel Macron.
Selon l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné paru mercredi, le Quai d’Orsay et l’Elysée ont reçu “en décembre” des informations “alarmantes dont ils n’ont tenu aucun compte” .
“L’ambassadeur de France à Pékin, Laurent Bili, venait d’avertir (le ministre) Jean-Yves Le Drian et Emmanuel Macron qu’un dangereux virus était signalé à Wuhan” , poursuit Le Canard.

L’information est remontée au Quai d’Orsay via le consul de France à Wuhan et en aucun cas le président n’a été directement saisi, relève-t-on au ministère des Affaires étrangères.
“Dès que les autorités de Wuhan ont annoncé la nouvelle pneumopathie le 31 décembre 2019, le consul général à Wuhan a alerté, le jour même, le Centre de crise et de soutien du ministère et l’ambassade”à Pékin, précise le Quai.
“Plusieurs actualisations de la fiche des Conseils aux voyageurs seront alors effectuées à partir de début janvier”
, sur la base des informations transmises par le consulat à Wuhan, ajoute le ministère des Affaires étrangères.

Des échanges réguliers

Les autorités chinoises ont fait état le 5 janvier de 59 personnes contaminées, dont sept dans un état grave, poursuit-on au Quai, faisant observer que le bilan est alors loin d’être alarmant.
L’ambassade, le consulat et le ministère à Paris ont alors eu des échanges réguliers sur l’évolution de la situation sanitaire à Wuhan, poursuit-on.
Le 23 janvier, la Chine a fait état de 614 cas de contamination, dont 17 décès, et annoncé la mise de Wuhan sous quarantaine, note encore le Quai.
“Avec le confinement généralisé de la ville de Wuhan le 23 janvier 2020, les opérations de retour des ressortissants français et de leurs ayants droit sont organisées et mises en place dans des délais très rapides, dès le 30 janvier” , souligne encore le ministère.
Plus de 300 personnes ont alors été rapatriées vers la France sur différents vols et placées en quatorzaine dans des centres de vacances en France.

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Coronavirus : quatre questions sur les militaires français qui pensent avoir été contaminés dès le mois d'octobre


https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-quatre-questions-sur-les-militaires-francais-qui-pensent-avoir-ete-contamines-des-le-mois-d-octobre_3952639.html

Si la contamination de militaires était établie, cela signifierait que la circulation du virus a débuté bien plus tôt que ce qui était admis jusqu'à présent.


La Française Elodie Clouvel franchit la ligne d'arrivée lors de l'épreuve de pentathlon moderne, le 24 octobre 2019 lors des Jeux mondiaux militaires d'été de Wuhan (Chine). (MAXPPP)

France Télévisions
Mis à jour le 07/05/2020 | 15:41
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-quatre-questions-sur-les-militaires-francais-qui-pensent-avoir-ete-contamines-des-le-mois-d-octobre_3952639.html

Mais quand la circulation du Covid-19 a-t-elle vraiment débuté en France ? Alors qu'un cas de contamination en décembre a été découvert a posteriori début mai, la question se pose plus que jamais. En cause : les témoignages de plusieurs sportifs tricolores, qui se demandent s'ils n'ont pas été infectés en octobre dernier après leur participation aux Jeux mondiaux militaires de Wuhan (Chine), où la pandémie a démarré.
Que disent ces sportifs ? Leur témoignage est-il crédible ? Comment réagissent les autorités françaises ? Éléments de réponse.

Que disent ces sportifs ?
Tout commence le 25 mars dernier. Invitée de la chaîne locale Télévision Loire 7 pour évoquer le report des Jeux olympiques de Tokyo, la gendarme et championne du monde de pentathlon moderne Elodie Clouvel évoque son passage à Wuhan lors des Jeux mondiaux militaires, où elle concourait avec son compagnon Valentin Belaud et 279 autres sportifs français.

Je pense qu'avec Valentin, on a déjà eu le coronavirus. On a été à Wuhan pour les Jeux mondiaux militaires fin octobre-début novembre, et on est tous tombés malades.
Elodie Clouvel
sur Télévision Loire 7

"Il y a beaucoup d'athlètes des Jeux mondiaux militaires qui ont été très malades" , poursuit la sous-lieutenante. "On a eu un contact avec le médecin militaire récemment qui nous a dit : 'Je pense que vous l'avez eu parce qu'il y a beaucoup de gens de cette délégation qui ont été malades.' " L'entretien a depuis été supprimé par la télévision locale pour "préserver l'athlète stéphanoise" , indique Télévision Loire 7.

Un membre de la délégation française joint mardi par BFMTV va dans son sens. Sous couvert d'anonymat, ce sportif dit avoir été fiévreux et avoir ressenti des courbatures qui l'ont "cloué au lit pendant trois jours sans pouvoir s'entraîner" . Des symptômes qu'il avait interprété à l'époque comme un coup de froid.

Pourquoi ces témoignages interpellent-ils ?
Parce qu'il est encore très difficile de retracer avec certitude la manière dont le virus a émergé en Chine, comme le rappelle Le Figaro (article payant). Le premier cas de Covid-19 avéré est daté du 1er décembre, selon une publication parue dans la revue scientifique britannique The Lancet. Mais d'après un rapport gouvernemental chinois cité mi-mars par le quotidien hongkongais South China Morning Post, un homme de 55 ans aurait été infecté dès le 17 novembre 2019.

Si la contamination de militaires ayant participé aux Jeux organisés à Wuhan entre le 18 et le 27 octobre était établie, cela signifierait que la circulation du virus a débuté bien plus tôt que ce qui était admis jusqu'à présent.

Ce n'est toutefois pas la première fois que les Jeux militaires de Wuhan sont liés à l'émergence de l'épidémie, relève Le Parisien. Dans un tweet publié le 12 mars, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois avait laissé entendre que le nouveau coronavirus aurait pu avoir été introduit à Wuhan par la délégation américaine. Une manière d'induire que le Sars-CoV-2 n'était pas originaire de Chine mais des Etats-Unis, et de répondre à Donald Trump qui ne manque jamais de désigner le nouveau coronavirus comme le "virus chinois" .

Lijian Zhao
2/2 CDC was caught on the spot. When did patient zero begin in US? How many people are infected? What are the names of the hospitals? It might be US army who brought the epidemic to Wuhan. Be transparent! Make public your data! US owe us an explanation!
Vidéo intégrée
16:37 - 12 mars 2020


Ces possibles contaminations sont-elles crédibles ?
Interrogé par franceinfo, Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, estime que la piste d'une contamination dès le mois d'octobre est "tout à fait plausible". "Il est tout à fait possible que le virus circulait déjà à bas bruit, et que des cas soient en réalité apparus dans les quatre à six semaines, voire huit semaines, qui ont précédé" , estime ce spécialiste.

D'autant que, même si la majorité des sportifs présents sur place n'ont pas eu de problèmes de santé, d'autres témoignages d'athlètes contribuent à semer le doute. Le site L'essentiel.lu rapportait ainsi fin avril [voir post suivant] les propos de membres de la délégation luxembourgeoise, qui, outre le cas d'un malade, se souviennent d'un "contrôle infrarouge de température corporelle à la descente de l'avion" ou encore du nettoyage quotidien et intensif des rues du village où ils résidaient. Cela laisse entendre que les autorités locales étaient au courant de la circulation du virus.

Un souvenir du tennisman français Harold Mayot pourrait également étayer les témoignages des militaires. Présent au Masters juniors de Chengdu en octobre, le joueur a raconté être tombé "malade comme [il] l'a très peu été dans [sa] vie" trois jours après son retour de cette ville distante de 1 000 kilomètres de Wuhan, et devenue également l'un des grands foyers de l'épidémie. "J'ai eu l'impression que c'était une énorme grippe. Je me réveillais en pleine nuit, j'avais des frissons, je transpirais beaucoup, j'avais un mal de crâne insupportable... J'avais comme l'impression d'avoir les poumons pris. Et puis, je l'ai refilé à pas mal de monde, mon père, ma belle-mère..." continue le jeune homme de 18 ans.

Que répond l'armée française ?
Le ministère des Armées a d'abord intimé aux athlètes français concernés de ne plus répondre à la presse, indique Le Parisien. "Contractuellement, les athlètes doivent demander l'autorisation de s'exprimer au nom de l'armée sous peine que leur contrat soit cassé", indique un agent cité par le quotidien. "Après le témoignage d'Elodie Clouvel, ils ont reçu un mail leur demandant de renvoyer les journalistes vers le service communication" .
Celui-ci dément en bloc toute contamination. Dans un communiqué reçu mercredi par franceinfo, le ministère des Armées indique qu'"il n'y a pas eu, au sein de la délégation française des Jeux mondiaux militaires d'été (JMME), de cas déclarés auprès du Service de santé des armées (SSA) de grippes ou d'hospitalisation pendant et au retour des JMME, pouvant s'apparenter, a posteriori, à des cas de Covid-19".

"Le premier cas de Covid-19 n'a été rapporté par la Chine à l'OMS, que le 31 décembre 2019, soit 2 mois après la fin des JMME", précise le ministère des Armées. "La délégation française a bénéficié d'un suivi médical, avant et pendant les Jeux, avec une équipe médicale dédiée composée de près d'une vingtaine de personnels" et "à ce jour et à notre connaissance, aucun autre pays représenté au JMME de Wuhan n'a par ailleurs rapporté de tels cas" , conclut le texte.

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Coronavirus : interrogations sur les Jeux militaires de Wuhan

Par LIBERATION — 7 mai 2020
https://www.liberation.fr/sports/2020/05/07/coronavirus-interrogations-sur-les-jeux-militaires-de-wuhan_1787662

Une athlète française ayant participé aux Jeux militaires mondiaux en octobre à Wuhan, berceau de l'épidémie, affirme avoir eu des symptômes évoquant le Covid. Le ministère des Armées dément.

Des sportifs militaires ou militaires sportifs français ont-ils contracté le Covid-19 en octobre à Wuhan ? Ce qui deviendra ensuite le berceau de l’épidémie accueillait alors les Jeux mondiaux militaires d’été (JMME). La pentathlète Elodie Clouvel y a participé, et affirme y avoir sans doute attrapé le virus. Selon elle, d’autres Français sont rentrés malade de Chine. Clouvel assure avoir été en contact «récemment» avec un médecin militaire qui n’aurait pas exclu une contamination au Covid-19. Elle s’est attiré un démenti formel du ministère des Armées qui a réagi très fermement mercredi : «Il n’y a pas eu, au sein de la délégation française des Jeux mondiaux militaires, de cas déclarés auprès du Service de santé des armées de grippes ou d’hospitalisation pendant et au retour des JMME, pouvant s’apparenter, a posteriori, à des cas de Covid-19.»

«On est tous tombés malades»
Tout part d’une interview accordée par Elodie Clouvel le 25 mars à la chaîne Télévision Loire 7, à propos du report des JO de Tokyo, exhumée par le Parisien. La vice championne olympique (2016), lauréate du pentathlon en Chine raconte que de nombreux sportifs ont été touchés. «Je pense qu’avec Valentin [Belaud, son compagnon, ndlr] on a déjà eu le coronavirus parce qu’on était à Wuhan fin octobre. Et en fait, il s’avère qu’après les Jeux mondiaux militaires on est tous tombés malades avec les mêmes symptômes. Valentin a loupé trois jours d’entraînement. Moi j’ai été malade aussi. J’avais une grosse conjonctivite […] c’était trop bizarre… J’avais eu des trucs que j’ai pas eus avant, explique-t-elle. On ne s’est pas plus inquiété que ça parce qu’on n’en parlait pas encore mais c’est vrai qu’on rentrait de Wuhan et c’est à ce moment-là que le virus s’est développé et on a commencé à en parler. Il y a beaucoup d’athlètes des Jeux mondiaux militaires notamment qui ont été très malades. On a eu un contact avec le médecin militaire récemment qui nous a dit : "Je pense que vous l’avez eu parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont été malades de cette délégation."» Selon l’AFP, il existe en ligne deux versions de cette interview, dont l’une amputée de ce passage.

Dans son démenti, le ministère des Armées soutient que «la délégation française a bénéficié d’un suivi médical, avant et pendant les Jeux, avec une équipe médicale dédiée composée de près d’une vingtaine de personnels» et pointe que «lorsque les JMME se sont déroulés du 18 au 27 octobre 2019, à Wuhan en Chine, l’épidémie liée au Covid-19 n’était alors pas connue» et que «le premier cas de Covid-19 n’a été rapporté par la Chine à l’OMS, que le 31 décembre 2019». «A ce jour et à notre connaissance, aucun autre pays représenté aux JMME de Wuhan n’a par ailleurs rapporté de tels cas» , souligne le ministère.

Ordre de ne pas communiquer
Mardi, BFM TV a aussi rapporté le témoignage anonyme d’un des 281 athlètes français présents à Wuhan à l’époque, et «tombé malade tout comme plusieurs membres de la délégation française» à son retour. Selon le Parisien, les athlètes ont reçu l’ordre de ne pas communiquer sur le sujet. Face à leurs inquiétudes, on leur aurait rétorqué : «Il n’y a pas de risque, vous êtes repartis le 28 octobre et le virus est arrivé le 1er novembre.» Le Parisien rapporte que de nombreux malades ont été détectés dans la délégation suédoise. «Aucune des personnes testées n’a donné de résultat positif» , a précisé mi-avril l’armée suédoise.

Ce n’est pas la première fois que les JMME de Wuhan sont évoqués depuis l’apparition du Covid-19. Ils sont au centre de la guerre du virus entre les Etats-Unis et la Chine, chaque pays accusant l’autre d’être à l’origine de la pandémie. Des internautes chinois ont fait part de leur théorie selon laquelle le «patient 0» serait une militaire américaine, Maatje Benassi, participante aux Jeux mondiaux. Une version corroborée par un officiel chinois, qui affirmait cet hiver que les militaires américains auraient «importé» le virus en Chine. Une vision qui s’est même étendue aux Etats-Unis où certains ont accusé Maatje Benassi d’avoir rapporté le virus de Wuhan. Alors que ni elle, ni aucun membre de sa famille, n’a été contrôlé positif.


Edité le 08-05-2020 à 22:30:09 par Xuan




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   Posté le 08-05-2020 à 22:45:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La délégation luxembourgeoise


MILITAIRES LUXEMBOURGEOIS 30 avril 2020
30.04.2020 10:46
Ils étaient à Wuhan juste avant l'épidémie


https://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/des-militaires-luxembourgeois-a-wuhan-17388837

Wuhan. Le nom de cette ville chinoise de 8,9 millions d’habitants ne vous disait encore rien il y a un an. À eux non plus. Pourtant Bob Bertemes, Julien Henx, Raphaël Stacchiotti ou Lis Fautsch, parmi les meilleurs sportifs luxembourgeois, y étaient en octobre dernier, quelques semaines seulement avant que n’y apparaissent les premiers cas de coronavirus et que la ville ne devienne l’épicentre d’une pandémie mondiale.

Membres de la section des sportifs d’élite de l’armée luxembourgeoise, tous ont participé du 18 au 27 octobre, aux 7es Jeux mondiaux militaires, une compétition multisports organisée tous les quatre ans, l’année précédant les JO. Bertemes y a même décroché une médaille de bronze. La délégation luxembourgeoise y comptait 27 membres, dont 16 sportifs. Le vice-premier ministre François Bausch, le ministre des Sports Dan Kersch et le chef d’état-major Alain Duschène, avaient même assisté à la cérémonie d’ouverture.


«On n’avait pas le droit de manger hors du village»
«Certains estiment que les premiers cas seraient apparus mi novembre, quinze jours après notre départ. Si c’est avéré, on est passé de justesse à côté» , note le Lieutenant colonel Richard Rohen, chef de mission à Wuhan. Proche des sportifs, il garde de ces Jeux un excellent bon souvenir. Entre l’ «organisation exemplaire, la cérémonie d’ouverture digne des JO, l’impressionnant village accueillant 10 000 personnes bâti pour l’occasion, les installations sportives neuves à 80% et surtout la belle cohésion dans la délégation luxembourgeoise» .

Impossible pour eux d’imaginer que cette ville, deviendrait, six mois plus tard, si tristement célèbre. Julien Henx a pas mal repensé à ce voyage. Le nageur dudelangeois se souvient de sites «très propres et de gens hyper gentils. Je n’ai rien mangé de bizarre. On n’avait pas le droit de manger hors du village» . Rien de choquant pour lui. Pas même les «araignées grandes comme la main ou les larves de la taille d’un pouce à griller aperçues sur un étal lors d’une sortie. Même ça c’était super propre. C’est culturel. Ce sont des choses que j’avais déjà pu voir ailleurs en Asie».

En fouillant dans ses souvenirs, il se rappelle aussi d’un contrôle infrarouge de température corporelle à la descente de l’avion. «La ville est très connue en Chine car de nombreuses firmes européennes y sont implantées. Dans le village ils nettoyaient tout deux fois par jour et à minuit ils passaient au nettoyage des rues , raconte Bob Bertemes, qui se souvient aussi que «Raphaël Stacchiotti a été malade là bas. Depuis on le chambre en lui disant que c’était lui le premier cas» .

«C’était comme s’il y avait un confinement autour des sites sportifs»
Mais tous ont aussi le sentiment de n’avoir vu qu’une face de la ville. La plus jolie. Faute de temps libre d’abord et en raison d'un fort contrôle des autorités, soucieuses de veiller à l’image de marque du pays. « Le patron d’un café nous a dit qu’il devait faire un rapport aux autorités de qui venait chez lui » , raconte le boxeur Michel Erpelding. Bob Bertemes se rappelle lui que les téléphones étaient brouillés aux check point entre le village sportif et la ville.

«Je me souviens autour du village d’avoir vu 60-80 grues à l’arrêt. L’autoroute était presque réservée aux athlètes. C’était comme s’il y avait un confinement autour des sites sportifs» , abonde le Lieutenant colonel Richard Rohen qui œuvre aujourd'hui à la cellule de crise du ministère de la santé. Tous ne risquent pas d’oublier ces Jeux. «J’avais reçu une tenue complète signée Wuhan 2019. J’ai tout jeté, avoue Julien Henx. Ce serait déplacé pour les gens qui ont souffert de porter ces vêtements, genre j’y étais» .

(Nicolas Martin / L'essentiel )

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«Je ne peux pas m'imaginer que les Chinois savaient»

https://www.lessentiel.lu/fr/corona/story/je-ne-peux-pas-m-imaginer-que-les-chinois-savaient-21333480

LUXEMBOURG - Dan Kersch est revenu vendredi sur la question de possibles infections au coronavirus, lors des Jeux mondiaux militaires en octobre, où il avait accompagné l'équipe luxembourgeoise.

Des membres de la délégation luxembourgeoise ont-ils pu être infectés par le coronavirus lors des Jeux mondiaux militaires à Wuhan (18-27 octobre), là même où l'épidémie s'est déclarée?

François Bausch: «Nous ne voulons rien cacher»

Vice-Premier ministre, ministre de la Défense et des Transports, François Bausch était aussi à Wuhan lors des Jeux mondiaux militaires en octobre dernier. Il s'est également prononcé ce vendredi à ce sujet. «Personne n'avait entendu parler du Covid-19, a-t-il assuré. Je n'en savais rien même si je n'étais là qu'une seule journée. On n'a pas eu connaissance, à ce moment, que quelque chose était connu. Il n'y avait pas de tests à l'époque et on n'aurait pas pu tester les sportifs à leur retour au pays. On peut se poser la question de réaliser des tests d'anticorps pour nos sportifs. Ce sera au ministère de la Santé de décider, mais cela ne me pose pas de problèmes. On ne veut rien cacher».
Présent sur place notamment lors de la cérémonie d'ouverture comme le vice-Premier ministre François Bausch et le chef d'état-major de l'armée luxembourgeoise le général Alain Duschène, le vice-Premier ministre et ministre des Sports Dan Kersch a livré vendredi son témoignage concernant ces Jeux en Chine. La délégation luxembourgeoise y comptait 27 personnes dont 16 sportifs.

«J'étais sur place et je dois vous dire que je peux mal m'imaginer qu'à ce moment là, il était déjà su que le virus s'était propagé» , a-t-il assuré. «Lors de nombreux rassemblements nous étions avec beaucoup des représentants du sport de nombreux pays, le président Xi Jinping était présent et il n'y avait aucune autre mesure de sécurité que celles que l'on prend en général pour garantir la sécurité physique des personnes. Il n'y avait pas de précautions particulières pour les aspects sanitaires. Je ne peux pas m'imaginer qu'à ce moment, les Chinois savaient que le virus était déjà parmi les gens» .

«Si cela apporte davantage de clarté...»
Le ministre des Sports s'est également dit prêt à faire un test pour voir s'il a développé des anticorps. «Pourquoi pas si cela permet de clarifier cette question» . Assurant qu'une réponse sera apportée «à court terme» à la députée Stéphanie Empain (Déi Greng) et présidente de la Fédération luxembourgeoise d'athlétisme qui a posé une question parlementaire à ce sujet, Dan Kersch a indiqué que le test des athlètes présents en Chine pourrait être pratiqué «si cela apporte davantage de clarté mais avec l'accord des sportifs concernés».

Dan Kersch a enfin précisé ne pas avoir envisagé d'effectuer des tests sur lui ou les athlètes luxembourgeois auparavant, lorsque l'épidémie s'est répandue. «Je pense que ce n'est que maintenant que la question s'est posée, et qu'il y a une suspicion de plusieurs personnes pensant que le virus aurait déjà pu être en octobre 2019 à Wuhan».

(nm/fl/L'essentiel)

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«Je ne pense pas avoir eu le virus à Wuhan»


LUXEMBOURG - Malade à Wuhan en octobre, Raphaël Stacchiotti est au cœur d'une tornade médiatique, alimentée par son coéquipier Julien Henx. Il se confie à «L'essentiel».


Plusieurs athlètes de la délégation luxembourgeoise de 27 personnes, dont 16 sportifs, présents aux Jeux Mondiaux militaires de Wuhan (18-27 octobre) juste avant que n'y débute l'épidémie de coronavirus avaient raconté leur séjour en Chine à L'essentiel la semaine dernière.

Les politiques s'emparent du sujet

Le sujet du coronavirus aux Jeux militaires de Wuhan s'invite en politique, avec une question parlementaire de Stéphanie Empain (Déi Gréng, par ailleurs présidente de la fédération d'athlétisme) au ministre des Sports et de la Défense, Dan Kersch et François Bausch. La députée veut savoir si, effectivement, «des membres de la délégation luxembourgeoise sont tombés malades avec des symptômes» du coronavirus. Elle veut aussi savoir si des tests ont été effectués.
Un sujet qui causé d'énormes remous alors qu'en France certains sportifs se disent convaincus d'avoir contracté le coronavirus là-bas. Au cœur de la tornade, Raphaël Stacchiotti qui, comme Pit Brandenburger, avait été malade en Chine, ne pouvant y disputer que deux courses. Suite à l'expansion de l'épidémie, certains de ses coéquipiers l'avaient chambré en disant qu'il avait été le cas n°1 de coronavirus. Mais la blague a mal tourné.


Dans une interview à la chaîne française LCI, Julien Henx, coéquipier de Stacchiotti, a évoqué la maladie de Stacchiotti et Brandenburger. «Ils n'ont pas nagé de toute la semaine et sont restés dans la chambre (...) Pour le docteur c'était une grippe. J'étais dans la même chambre et je ne suis pas tombé malade donc je ne me suis pas plus inquiété» , a confié le Dudelangeois, à la chaîne française.

Aucun symptôme du coronavirus
Une sortie médiatique dont la Fédération luxembourgeoise de natation et de sauvetage s'est aussitôt distanciée. «La FLNS se distancie des commentaires donnés par Julien Henx, sportif d'élite de l'armée luxembourgeoise. Elle est évidemment très déçue de ces propos (...) et les condamne avec fermeté» .

Premier concerné, Raphaël Stacchiotti a tenu à raconter à L'essentiel sa maladie en Chine et son malaise, suite à cette sortie médiatique. «Je suis effectivement tombé malade mais dès mon arrivée en Chine. Je pense que j'ai pris froid pendant le voyage à cause de la clim. Je n'ai eu aucun des symptômes évoqués fréquemment concernant le virus. J'ai toujours eu le goût de ce que je mangeais et j'avais surtout mal à la gorge. J'ai nagé deux courses et quand j'ai vu que ça n'allait pas sur le 200 m quatre nages, j'ai préféré arrêter là» , explique le nageur d'Ettelbruck.

Prêt à se faire tester
«Je n'ai pas encore été testé mais je tiens à souligner qu'aucune personne de mon entourage n'a été malade. Là-bas je n'ai jamais quitté le village des athlètes, je ne suis pas sorti en ville» , poursuit Stacchiotti, prêt «comme n'importe qui» à se faire tester même s'il ne «pense pas avoir contracté le virus à Wuhan» .

Il regrette en revanche fermement les propos de certains coéquipiers qui ont évoqué sans son accord ou respect du secret médical, sa maladie. «Je suis dans une position infernale, je reçois des appels de France 2 pour témoigner au journal. Je souhaiterais que les personnes concernées s'excusent. Et cela même si je sais qu'ils ont peut-être été victimes de l'emballement médiatique» .

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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Xuan
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   Posté le 09-05-2020 à 07:14:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux vidéo de CGTN :

Des Américains font la grève des loyers

États-Unis : le nombre de chômeurs grimpe à plus de 33 millions

Le taux de chômage aux États-Unis en avril atteint 14,7%, un niveau record depuis la crise


https://www.globaltimes.cn/content/1187793.shtml
Par Tu Lei Source: Global Times Publié: 2020/5/8 20:43:01


Infographie: Globaltimes.cn



Le chômage continue d'augmenter aux États-Unis, le taux de chômage aux États-Unis étant passé à 14,7% en avril, contre seulement 4,4% en mars, le taux le plus élevé depuis la crise. Les experts chinois ont averti que cela montre que les mesures de prévention américaines ont été vaines et que la gouvernance s'effondre.

Le virus est un excellent test pour l'organisation et la reconnaissance du gouvernement américain. Cela montre que les mesures de prévention et de contrôle des épidémies n'ont pas fonctionné et que les États-Unis sont actuellement dans un état de fragmentation, a déclaré vendredi au Global Times Tian Yun, directeur adjoint de la Beijing Economic Operation Association. "L'administration de Trump a accéléré la division", a-t-il ajouté.

Son commentaire est venu au moment où les États-Unis ont publié leurs données sur le chômage en avril.

La première déclaration de chômage a atteint 3,2 millions la semaine dernière, portant le total à 33,5 millions au cours des sept dernières semaines, a annoncé jeudi le département du Travail.

"La hausse du chômage montre que les États-Unis sont dans une lente reprise de la récession provoquée par le virus, et ils pourraient faire face à une grande dépression si les choses ne s'améliorent pas", a déclaré Bai Ming, directeur adjoint de l' Institut de recherche sur les marchés internationaux du ministère du Commerce .

"Le virus nuit à l'économie américaine, et la conséquence pourrait être pire avec la crise financière", a-t-il ajouté.

Le président américain cherche à se faire réélire en novembre, et cette crise l'a mis en difficulté après la critique de la réponse initiale du gouvernement à l'épidémie.

Le nombre d'infection et de décès a continué d'augmenter aux États-Unis. COVID-19 a tué plus de 76 000 Américains et infecté plus de 1,3 million de personnes en trois mois.

Les États-Unis ont une attitude différente à l'égard du virus, car certains ont un contrôle strict sur le virus, et certains accordent plus d'attention à la reprise du travail, et lorsqu'ils sont confrontés au même virus ennemi, ils manquent de mobilisation nationale et de capacité organisationnelle du gouvernement américain s'effondre, a ajouté Tian.

Il y a des signes d'amélioration en Europe, mais les données d'infection en Amérique n'ont pas diminué, et même sans aucun signe d'amélioration. À l'avenir, la population au chômage aux États-Unis restera élevée, a ajouté Tian.


Edité le 09-05-2020 à 07:21:05 par Xuan




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pzorba75
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   Posté le 09-05-2020 à 09:49:09   Voir le profil de pzorba75 (Online dans la catégorie pour un nouveau parti communiste)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Ces chiffres, comme tout ce qui est communiqué par les administrations de différents pays, ne sont jamais faciles à comparer avec ceux d'autre pays, y compris des pays disposant du même régime et alliés.

La société américaine est une société de précarité maximale et de consommation conduisant à l'obésité et l'infantilisation du peuple. En ce sens, les objectifs de domination par ceux d'en haut sont réalisés, aussi bien par un président républicain (Trump ou Bussh) que par des présidents démocrates (Obama et Clinton). Le verrouillage de la société est bien assuré par les églises et les sectes, y compris racistes, qu'il ne faut pas attendre de changement après des élections. Les Etats-Unis sont un impérialisme qui ne pourra disparaître que par un conflit général qu'il perdra au profit d'un autre impérialisme dominant par l'instruction, les sciences et technologies, la production des biens et services et au besoin par la dissuasion militaire. La situation sociale des privés d'emploi au Etats-Unis a déjà existé dans le passé, les dirigeants de cette période (Roosevelt au XXe siècle) l'ont réglée à leur avantage en étendant leur domination impérialiste.

Souhaitons que l'histoire soit un peu bousculée quand même, y compris à l'intérieur de la société américaine.

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   Posté le 09-05-2020 à 19:51:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La loi des contradictions est qu'elles sont à la source des transformations.
Le problème de l'hégémonisme US est qu'il n'a plus les moyens de se maintenir parce que les équilibres ont bougé à bas bruit depuis les années 90.
Trump n'est que le reflet de la situation des USA, et son administration va de plus en plus loin maintenant :

https://www.letelegramme.fr/monde/le-veto-americain-surprise-contre-un-appel-de-la-france-a-un-cessez-le-feu-mondial-09-05-2020-12549775.php

ONU : le veto américain surprise contre un appel de la France à un cessez-le-feu mondial



L’administration de Donald Trump a expliqué qu’elle « ne peut soutenir le projet de résolution actuel ». (EPA/MAXPPP)

Négocié depuis deux mois à l’ONU, le projet de résolution mené par la France et la Tunisie a été stoppé net par les États-Unis, dans la nuit de vendredi à samedi. Ce texte visait à faciliter la lutte contre le coronavirus dans les pays en guerre.

Les États-Unis ont créé vendredi la surprise à l’ONU en mettant un coup d’arrêt à la mise au vote d’un projet de résolution de la Tunisie et de la France sur la pandémie de Covid-19, après avoir entériné la veille un compromis. Négocié laborieusement depuis près de deux mois, le texte vise principalement à soutenir un appel à un cessez-le-feu du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lancé le 23 mars pour faciliter la lutte contre la maladie dans les pays en crise ou en guerre.

Washington « ne peut soutenir le projet de résolution actuel », a annoncé sans autre détail, au milieu d’une procédure devant mener à un scrutin, l’administration américaine à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité, provoquant leur sidération. Jeudi, les Américains avaient pourtant donné leur accord, ont commenté des négociateurs sous couvert de l’anonymat.

La dernière version du projet réclamait, outre une « cessation des hostilités » et une « pause humanitaire pendant 90 jours » pour faciliter l’aide aux populations les plus éprouvées, « une coordination renforcée » entre membres de l’ONU. Mention la plus délicate de la négociation en raison d’une vive opposition sino-américaine, le texte soulignait « la nécessité urgente de soutenir tous les pays comme les entités pertinentes du système des Nations unies, y compris les agences de santé spécialisées » .

Une manière de parler de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sans en parler… Vent debout contre cette agence onusienne accusée de manquer de transparence et d’avoir tardé à prévenir des terribles conséquences à venir de la pandémie, Washington a menacé d’utiliser son veto si une mention explicite était faite à l’OMS. Pékin a aussi brandi son droit de veto mais si aucune référence ne lui était faite [la Chine a insisté pour que l'OMS soit citée - note Xuan], un point soutenu par d’autres membres du Conseil de sécurité.

À lire sur le sujet
Coronavirus : à l’ONU, États-Unis et Chine s’opposent sur un projet de résolution

Nouvelles négociations à venir
« De notre point de vue, l’objectif devrait être de soutenir l’appel du secrétaire général à un cessez-le-feu dans le monde » et non de servir les « faux discours » de la Chine sur le déclenchement de la pandémie à Wuhan, a expliqué un responsable américain du département d’État sous couvert d’anonymat. « Le Conseil devrait aller de l’avant soit avec une résolution limitée à un soutien au cessez-le-feu, soit avec une résolution élargie parlant pleinement du besoin d’un engagement renouvelé des États membres à la transparence et à la responsabilité dans le contexte du Covid-19 » , a-t-il ajouté.

Interrogé sur la suite à attendre, l’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière, a indiqué vouloir « bien sûr continuer à rechercher un accord s’il y a un espace pour cela ». « Les consultations se poursuivent pour convaincre les Américains » , a déclaré de son côté son homologue tunisien, Kais Kabtani, en promettant que la procédure pour aller à un vote allait reprendre.


Edité le 09-05-2020 à 19:54:48 par Xuan




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   Posté le 10-05-2020 à 13:13:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'administration Trump resserre le contrôle des informations sur le coronavirus à des fins politiques (Washington Post)


French.xinhuanet.com http://french.xinhuanet.com/2020-05/08/c_139040276.htm

WASHINGTON, 7 mai (Xinhua) -- En partie motivé par les préoccupations concernant son éventuelle réélection en novembre, le président américain Donald Trump a ces dernières semaines "cherché à bloquer ou minimiser les informations sur la gravité de la pandémie du coronavirus" , tandis qu'il a appelé à rouvrir une économie gravement affectée, selon un article du Washington Post paru jeudi.
"Son administration a écarté ou remplacé des fonctionnaires qui ne sont pas considérés comme loyaux, balayé des demandes de témoignages du Congrès, rejeté des statistiques et des modèles dérangeants, félicité des Etats pour le déconfinement sans respecter les directives de la Maison Blanche et, brièvement, poussé à dissoudre le groupe de travail créé pour lutter contre le virus et communiquer sur la crise de santé publique" , écrit le quotidien.
"Si le message devait être rendu public avec une totale objectivité, il serait désastreux pour Trump ", estime Max Skidmore, professeur de sciences politiques à l'Université du Missouri-Kansas City et auteur d'un livre sur les réponses présidentielles aux pandémies. "Il fait de son mieux pour empêcher les experts de s'exprimer ou d'utiliser leur expertise et essaie simplement de détourner l'attention."
"Des responsables de l'administration affirment que ces mesures reflètent un changement, initié par M. Trump, visant à ne plus se concentrer sur les problèmes de santé causés par la pandémie, mais à aller vers le redémarrage de l'activité économique et la sortie du pays de la récession" , indique l'article.
"Cette évolution est en partie mue par le calendrier politique, six mois seulement avant que les électeurs ne décident du sort du président" , ajoute-t-il.
D'après le journal, "le virage de Trump vers le contrôle des messages survient alors qu'il a été frustré par les experts scientifiques, les données et les modèles qui n'ont pas réussi à appuyer son désir d'une solution rapide à la crise" .

L'administration Trump a également écarté les directives du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), élaborées depuis des semaines et offrant des conseils sur la façon de rouvrir certaines entreprises et sites, selon le Washington Post.

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   Posté le 10-05-2020 à 13:21:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le coronavirus circule à la Maison-Blanche
De proches collaborateurs de Donald Trump ont été testés positifs.


https://www.lefigaro.fr/international/le-coronavirus-circule-a-la-maison-blanche-20200510

Par Adrien Jaulmes
Publié il y a 6 heures, mis à jour il y a 2 heures

Donald Trump avec les représentants des armées le 9 mai à la Maison-Blanche. YURI GRIPAS / REUTERS

De notre correspondant à Washington

La Maison-Blanche est elle-même touchée par l'épidémie du Covid-19. Plusieurs cas d'infection ont été diagnostiqués dans le proche entourage de Donald Trump et du Vice-Président Mike Pence.

Jeudi dernier, un valet de chambre de Trump a été testé positif au Covid-19 après avoir présenté des symptômes de la maladie la veille. Le président a déclaré qu'il n'avait pas eu de « contacts personnels » réguliers avec lui, mais aurait cependant été perturbé par la nouvelle. Selon la chaîne de télévision NBC, ce militaire, qui remplit la fonction de valet de pied, aurait au contraire « eu des contacts très étroits avec le président, notamment en lui servant des repas et en l'aidant à s'habiller » .

Vendredi, c'est au tour de Katie Miller, la porte-parole du vice-président Mike Pence, d'être testée positif. Pence a retardé son décollage prévu pour l'Iowa, et six membres de son entourage qui avaient été en contact avec elle ont été débarqués de l'avion mais ont été depuis testés négatifs. Katie Miller est aussi l'épouse de Stephen Miller, l'un des proches conseillers de Donald Trump, qui a lui aussi été testé négatif. Mais le conseiller, chargé des questions d'immigration, est l'un des collaborateurs rapprochés du président, et a accès régulièrement au bureau ovale. Il rédige une grande partie des discours, et participe aux réunions restreintes du cabinet. Il est aussi en contact fréquent avec Ivanka Trump et Jared Kushner, la fille et le gendre de Trump.

« C'est une merveilleuse jeune femme, Katie, elle a eu des tests négatifs pendant une longue période » , a expliqué Trump vendredi lors d'une réunion avec des élus républicains à la Maison-Blanche, « et puis tout à coup aujourd'hui, elle a été testée positive. Elle n'est pas entrée en contact avec moi. Elle a passé du temps avec le vice-président ».

Le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies contagieuses et membre du groupe de travail sur le coronavirus de la Maison-Blanche, a déclaré qu'il se mettait lui-même en « quarantaine modifiée » après avoir eu un contact « à faible risque » avec l'employé testé positif. Fauci lui-même a été testé négatif, mais par mesure de prudence il restera chez lui et portera un masque en continu pendant 14 jours.
Le docteur Stephen Hahn, le directeur de l'agence pour l'alimentation et les médiacements (FDA) s'est quant à lui mis en quarantaine stricte, après avoir été en contact avec une personne testée positive.


Aucun masque
Ces cas illustrent les limites du système mis en place par la Maison-Blanche pour protéger l'exécutif américain de la contagion. Personne ou presque dans l'entourage de Trump ne porte de masque, le président en premier lieu, mais des tests réguliers sont effectués. Le président lui-même serait testé quotidiennement. Trump lui-même a évoqué les limites de la méthode. « Les tests en eux-mêmes fonctionnent, mais quelque chose peut se passer entre le moment où un test est bon, et tout à coup quelque chose arrive » , a dit le président. « C'est pourquoi tout le concept des tests n'est pas nécessairement idéal » .

« Le médecin du président et les services de la Maison-Blanche veillent à ce que toutes les précautions soient prises pour assurer la sécurité et la santé du président » , a dit un porte-parole. « En plus des mesures de distanciation, des contrôles quotidiens de la température et des symptômes sont effectués, le personnel se désinfecte les mains régulièrement et un nettoyage en profondeur de tous les espaces de travail est fait régulièrement. Chaque membre du personnel en contact avec le président ou le vice-président est testé quotidiennement pour ainsi que tous les invités » .
Pourtant certains visiteurs de la Maison-Blanche, les journalistes ou les parlementaires, ne sont pas systématiquement testés, et portent rarement de masques. Trump n'en porte jamais. Lors d'une cérémonie en plein air vendredi avec des vétérans de la Deuxième guerre mondiale, ni le président ni le reste des participants n'en étaient munis.

Un document interne de la Sécurité nationale, révélé par le site Yahoo News, indique que les cas de Covid-19 à la Maison-Blanche pourraient être plus nombreux. D'après ce rapport, onze membres du Secret Service, chargé de la protection du président et d'autres membres du gouvernement, auraient été testés positifs. 23 autres auraient été contaminés, mais se seraient remis, et soixante seraient en auto-quarantaine.

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Un assistant d'Ivanka Trump testé positif au nouveau coronavirus (média)

Par : Laura
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-05/09/content_76024619.htm
French.china.org.cn - Mis à jour le 09-05-2020

Un assistant personnel de la fille du président américain Donald Trump, Ivanka Trump, a été testé positif au nouveau coronavirus, a rapporté vendredi la chaîne CNN.
Citant une source anonyme, elle a précisé que l'assistant, qui travaillait à titre personnel pour Ivanka, n'était pas aux côtés d'Ivanka depuis des semaines.
Cette information survient le jour même où l'on a appris que la porte-parole du vice-président Mike Pence, Katie Miller, a été confirmée avoir été infectée par le nouveau coronavirus.

Face aux inquiétudes sur une éventuelle transmission de la maladie parmi les hauts responsables américains, la porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, a déclaré vendredi lors de son briefing que des mesures étaient prises pour empêcher la propagation du virus parmi le personnel de la Maison Blanche.
Ivanka et son époux Jared Kushner, tous deux conseillers principaux du président Trump, ont été testés négatifs pour le virus.
M. Trump, qui a été testé négatif ainsi que M. Pence jeudi, a déclaré vendredi qu'il n'en était pas inquiet, ajoutant que de "fortes précautions" avaient été prises à la Maison Blanche. Il avait assuré jeudi à la presse qu'il serait désormais testé quotidiennement.

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.

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Voir aussi la vidéo sur Coronavirus aux États-Unis : la défiance monte contre Donald Trump


Edité le 10-05-2020 à 13:27:25 par Xuan




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   Posté le 10-05-2020 à 16:27:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine doit se préparer à la poursuite des provocations américaines: éditorial du Global Times




DANIELLE BLEITRACH 10 MAI 2020ACTUALITÉ

Voilà un excellent résumé de la stratégie chinoise face à l’agressivité américaine, notez qu’il n’est pas seulement question de plans gouvernementaux mais cela s’adresse au citoyen chinois, à toute la nation que l’on invite à garder son sang froid tout en ne se faisant aucune illusion sur une possible amélioration. Certains autres articles sont encore plus directs: on n’imaginait pas que les américains et les occidentaux soient aussi primaires et idiots. Ils perdent beaucoup de leur prestige, ce sont eux qui sont dans les difficultés et qui se débattent, la Chine quant à elle doit assumer le fait d’être la deuxième puissance du monde, d’être à l’initiative de beaucoup de transformations (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Source: Global Times Publié: 2020/5/8 19:23:4022 - https://www.globaltimes.cn/content/1187788.shtml


Image GT : l'eau éteint le feu

Le chef de la majorité des États-Unis, Kevin McCarthy, a annoncé jeudi la création d’un “groupe de travail sur la Chine” dirigé par les républicains et destiné à faire face à une menace géopolitique perçue de Pékin. Augmenter l’hostilité envers la Chine et blâmer la Chine pour la réponse bâclée de l’administration Trump à l’épidémie de coronavirus est devenue la stratégie de campagne principale du Parti républicain. Aucun démocrate n’a participé au groupe de travail.

Le gouvernement Trump, les législateurs républicains et les médias conservateurs pro-Trump ont récemment lancé des attaques violentes contre la Chine, qui font apparemment partie de la stratégie de campagne du GOP. Cela a dérouté certains Chinois: cette vague anti-Chine est-elle spécialement conçue pour que Trump remporte la réélection? Se dissipera-t-il une fois les élections terminées? Nous ne pouvons pas être la proie d’une telle illusion.

L’hostilité contre la Chine s’est répandue dans la société américaine ces dernières années. La vague anti-Chine en cours vise en effet spécialement à faire réélire Trump, mais elle est également conforme à l’idéologie américaine. Cela permettra à l’hostilité envers la Chine de mijoter davantage. Les États-Unis continueront ou apporteront quelques ajustements à leur politique chinoise actuelle après les élections, mais il est peu probable qu’elle change complètement.

Que Trump ou Joe Biden soit élu, la campagne “Tenir la Chine responsable” se poursuivra. C’est devenu un moyen de mobiliser la société américaine dans sa compétition avec la Chine. Même si le Parti démocrate prend le pouvoir, il réclamera aussi sûrement de “tenir la Chine responsable” comme le fait l’administration Trump.

L’ascension de la Chine amène certaines élites politiques américaines à abandonner la pensée rationnelle. La base même de leur jugement a été altérée. Ils exagèrent la «menace chinoise» , ils sont poussés à agir de manière agressive par une combinaison d’anxiété et d’arrogance. Attaquer la Chine est progressivement devenu le nouveau «politiquement correct» aux États-Unis, ce qui affecte sérieusement la compréhension objective que la société américaine peut avoir des problèmes liés à la Chine.

Le système chinois est différent de celui des États-Unis. Les deux pays ont une vision très différente sur de nombreuses questions. Mais les États-Unis ont tout intérêt à trouver à redire à la Chine sur la base des valeurs américaines. Ce n’est pas simplement parce que les Américains veulent attaquer la Chine à l’échelle internationale, mais à cause de leur sentiment de supériorité. L’épidémie de coronavirus a révélé les nombreuses lacunes du système américain, mais les élites américaines restent complaisantes envers elle-mêmes, refusant de réfléchir à leurs échecs.

Pour trouver à redire à la Chine ils s’y prennent avec une loupe. Une phrase d’un diplomate chinois ou un mot d’un grand média chinois peut rapidement être surinterprété et devenir un “péché” de Pékin. Pendant ce temps, la Chine reste assez contenue dans sa réaction. Les États-Unis sont toujours ceux qui provoquent une guerre d’opinion entre les deux pays. Ceux qui ont les voix anti-chinoises les plus fortes sont le président américain, le secrétaire d’État et certains législateurs américains, tandis que dans la plupart des cas, les porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères et plusieurs médias traditionnels ne font que répondre aux accusations américaines.

La Chine doit se préparer à un défi à long terme. Premièrement, nous devons renforcer et améliorer notre technologie scientifique de base et notre puissance stratégique militaire. La tendance actuelle montre que les États-Unis tenteront d’étrangler la Chine avec des restrictions à l’exportation de technologies. La Chine doit s’en tenir à ses résultats et se préparer au pire des scénarios à cet égard. Bien que l’avantage américain en termes de force militaire conventionnelle dans les eaux offshore de la Chine diminue, sa supériorité dans les armes nucléaires reste écrasante, ce qui est le plus grand pilier de l’arrogance militaire américaine envers la Chine. Par conséquent, il est urgent pour la Chine d’élargir son arsenal nucléaire et de renforcer ses capacités de frappe stratégique.

Nous devons renforcer nos capacités pour unir plus de pays dans le monde, y compris des alliés américains. À cette fin, nous devons élargir les intérêts communs avec ces pays, nous efforcer de réduire, plutôt que d’agrandir les différences, et les convaincre qu’une Chine puissante est dans leur intérêt national et que les différences existantes n’entraveront pas notre respect pour eux.

Nous devons également faire des ajustements psychologiques. Il a été impossible pour les relations sino-américaines de se modifier dans le passé, mais il est toujours possible d’éviter une confrontation de type guerre froide. Le peuple chinois devrait éviter d’être facilement irrité par les provocations américaines, et nous devons avoir la patience de manœuvrer stratégiquement avec les États-Unis. Les États-Unis sont ceux qui sont en détresse. La Chine devrait répondre aux provocations américaines de manière rationnelle, puissante et modérée, ce qui manifestera le mieux la confiance de la Chine.

Les Chinois ont, à maintes reprises, dû faire preuve d’une grande retenue. Comme les États-Unis provoquent souvent la Chine, certains autres pays peuvent tenter de saisir l’occasion d’en prendre à leur aise dans les relations avec la Chine. Dans de telles circonstances, la Chine doit soit apporter une réponse appropriée, soit les tolérer avec tact. Être la deuxième puissance mondiale n’est pas facile, et parfois pas aussi confortable que d’être un pays faible qui ne menace pas. Il ne fait aucun doute que la Chine a pris plus d’initiatives dans de nombreux domaines et nous devons rester calmes tout en faisant face à divers défis dans notre évolution.

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   Posté le 12-05-2020 à 21:19:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les USA franchissent la barre des 80 000 morts recensés, le virus pénètre dans la Maison Blanche, il y a 20 % de chômeurs.


Edité le 12-05-2020 à 22:33:43 par Xuan




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Livre sur Investig'action

USA-CHINE. Les dessous et les dangers du conflit - Jude Woodward

https://boutique.investigaction.net/fr/home/102-usa-chine-les-dessous-et-les-dangers-du-conflit-jude-woodward.html



Le monde change. Très vite. Les grands d’hier ne le sont peut-être plus pour longtemps. De nouveaux acteurs émergent.

Ce livre nous permet de comprendre ces bouleversements fascinants. La nouvelle guerre froide USA - Chine sur tous ses terrains : commercial, politique, culturel, militaire et médiatique. Comment s’explique l’efficacité de Pékin ? Pourquoi Obama et Trump ont-ils déplacé leurs forces militaires vers l’Océan indien et l’Asie ? Risquons-nous un affrontement violent ? Et sur ce grand échiquier quel rôle jouent ces acteurs importants : Russie, Inde, Japon, Corée, Europe ?

Précise, documentée, soucieuse de comprendre les deux positions, Jude Woodward nous explique ce qui est en train de façonner l’avenir de notre monde.

lire l'interview sur :
https://www.investigaction.net/fr/jude-woodward-la-chine-naccepte-pas-que-les-etats-unis-soient-la-seule-puissance-dans-le-monde/

Jude Woodward : « La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde »
12 Mai 2020 LINE DE WITTE

Les États-Unis et la Chine se mènent une guerre commerciale très agressive. Celle-ci pourrait-elle à terme mener à un conflit armé entre les deux grandes puissances ? Une chose est en tout cas certaine : les relations entre la Chine et les États-Unis domineront la politique internationale des prochaines décennies.
Qu’est-ce qui pousse la Chine, et quels sont les objectifs des États-Unis ? La Chine est souvent présentée comme une grande puissance émergente expansionniste qui veut briser l’hégémonie des États-Unis. Toutefois, cette image est unilatérale et simpliste. Le sujet a récemment fait l’objet d’un livre, The US vs China – Asia’s new Cold War ?, écrit par l’historienne britannique Jude Woodward.

Jude vient malheureusement de nous quitter à l’âge de 65 ans, emportée par le cancer. Pendant plus de 40 ans, elle a brillamment milité pour le féminisme, l’anti-impérialisme et l’anti-racisme. Professeure d’université, elle a enseigné à Shanghai. En 2017 est paru son livre The US vs Chine: Asia’s New Cold War?, dans lequel elle analyse en profondeur la politique internationale de la Chine, la manière dont l’Occident voit celle-ci et pourquoi cette image est fausse. En anglais et en néerlandais, son livre a été un best-seller qui bouscule de nombreux clichés et aide à mieux comprendre les enjeux du conflit qui oppose les deux plus grandes puissances mondiales. Investig’Action est donc fier de vous annoncer la sortie de ce livre important en français. Vous pouvez déjà le commander sur notre boutique en ligne, il vous parviendra début juin. En attendant, nous vous proposons cette interview que Jude Woodward avait accordée au magazine Solidaire à l’occasion de la sortie de son livre en néerlandais.


D’où vous est venue l’idée de ce livre ?

Jude Woodward. En tant que professeure, j’ai passé beaucoup de temps en Chine. Là-bas, j’ai été frappée par le regard totalement différent porté sur les tensions entre la Chine et les États-Unis. J’ai donc trouvé utile d’écrire ce livre.

Vous êtes critique par rapport à la manière dont la presse occidentale présente la Chine. Pourquoi ?

Jude Woodward. La presse occidentale présente la Chine comme une puissance émergente agressive qui veut conquérir le monde, même s’il n’y a aucune preuve de cela. La Chine est très claire sur ses objectifs : d’ici 2049, année du 100e anniversaire de la Révolution chinoise, elle veut devenir un pays « moyennement développé », comme le Portugal ou la Grèce. Aujourd’hui, le PNB par habitant de la Chine s’élève à environ un cinquième de celui des États-Unis. Le pays a déjà pu réduire drastiquement la pauvreté, mais il reste quand même relativement pauvre. Et cela durera encore longtemps avant que cela change. C’est pourquoi la Chine est avant tout centrée sur son développement interne, pas sur la domination mondiale.

Dans l’introduction de votre livre, vous expliquez que la Chine et les États-Unis ont deux visions totalement différentes de l’ordre mondial. Qu’est-ce qui les différencie ?

Jude Woodward. Les États-Unis se considèrent comme le gardien d’un ordre mondial stable, et le seul à pouvoir garantir cette stabilité. Il est donc crucial pour les USA de rester la plus grande puissance au monde. Or, par sa taille et sa croissance économique, la Chine peut à terme devenir aussi forte voire même plus forte que les États-Unis. Cela menace évidemment l’hégémonie américaine. Dans la vision de la Chine, il ne doit pas y avoir une seule grande puissance qui détermine ce qui se passe dans le monde, mais un ordre mondial multipolaire dans lequel les pays, puissants et moins puissants, décident ensemble. La Chine n’accepte pas que les États-Unis soient la seule puissance dans le monde. Ce qui n’est pas la même chose que : la Chine veut devenir la seule autre grande puissance mondiale.


Les États-Unis craignent la montée de la Chine. Vous expliquez que cela a commencé sous Obama, qui a lancé la stratégie du « pivot vers l’Asie » dans sa politique étrangère.

Jude Woodward. En 2008, tous les pays occidentaux ont été plongés dans la crise, pas la Chine. Dans les années après la crise, la Chine a connu une croissance bien plus rapide que les pays occidentaux. Obama a réalisé que, s’il ne faisait rien à court terme pour stopper la Chine, il serait trop tard. Une des grandes initiatives qu’Obama a prises à cet effet est la négociation de l’accord de Partenariat trans pacifique (Trans Pacific Partnership, TPP) avec des pays asiatiques. Seule la Chine n’y a pas été impliquée. Il voulait ainsi lier les pays voisins de la Chine aux États-Unis.

Trump s’est désengagé du TPP. N’a-t-il pas ainsi fait le jeu de la Chine?

Jude Woodward. À l’intérieur des États-Unis, il y avait déjà beaucoup d’opposition au TPP. Certains estimaient qu’Obama faisait trop de concessions aux pays partenaires. Hillary Clinton avait également déclaré qu’elle annulerait ce traité si elle était élue à la présidence. Le retrait du traité n’avait certainement pas pour but d’aider la Chine, même si cela a certes ôté pas mal de pression sur ce pays.

L’approche de Trump est unilatérale : il veut contrer la Chine, et tous les autres pays doivent le suivre dans cette voie. Mais il ne tente pas de convaincre les autres pays et ne leur offre pas non plus d’avantages. C’est là une grande différence avec l’approche d’Obama. La similitude entre eux, c’est leur volonté de stopper la progression de la Chine. Ce n’est donc pas propre à Trump, il y a à ce sujet un consensus dans tout l’establishment américain. Toutefois, ce même establishment redoute les actions de Trump. La critique ne porte plus tellement sur son attitude envers la Chine, mais sur la manière dont il traite les alliés des États-Unis. Par exemple, sa décision de se retirer de l’accord de Paris sur le climat n’a pas du tout été appréciée.

L’approche de Trump pour stopper la Chine est-elle un succès ?

Jude Woodward. Un élément fondamental de sa politique est l’instauration de droits de douane sur les produits chinois. Mais au bout du compte, ces taxes retombent sur le dos des consommateurs américains. Si on impose des droits de douane sur les machines à laver fabriquées en Chine, cela fait bien sûr monter leur prix. Le danger pour Trump, c’est que cela va faire baisser sa popularité. Mais il a annoncé sa décision avec tant de fanfaronnade qu’il peut difficilement faire marche arrière. Il y a beaucoup de rotation de personnel à la Maison blanche, mais les gens qui y restent sont des tenants de la ligne dure qui continuent à vouloir l’instauration de ces taxes douanières. Et ils vont très probablement l’obtenir.

D’une guerre commerciale à une véritable guerre ?
Le sous-titre de votre livre est « La nouvelle Guerre froide ? ». Pourquoi ?

Jude Woodward. Tout d’abord, je voudrais dire que c’est une guerre froide parce qu’il n’y a pas actuellement de guerre chaude (rires). Mais il existe aussi beaucoup de similitudes avec la Guerre froide. Les États-Unis ont fortement augmenté leur présence militaire autour de la Chine. Ils tentent aussi de convaincre plusieurs pays voisins de la Chine de choisir leur camp et d’entrer en conflit avec la Chine, par exemple à propos de territoires au sud de la mer de Chine. Ils essaient d’isoler la Chine au plan international, ils imposent des droits de douane sur les produits chinois, ils mènent une propagande constante contre la Chine dans les médias par des accusations d’espionnage, de hacking, de cyberguerre, tout cela sans beaucoup de preuves. Isoler la Chine, en faire un État paria, exercer des pressions militaires, exclure le pays du commerce mondial… Ce sont toutes des tactiques qui ont été utilisées lors de la Guerre froide contre l’Union soviétique.

La situation actuelle n’est tout de même pas entièrement comparable avec celle de la Guerre froide ?

Jude Woodward. Effectivement. La Chine est aujourd’hui beaucoup plus forte que l’Union soviétique en son temps. La Chine est fortement intégrée dans le commerce et l’économie mondiaux. L’Union soviétique était davantage centrée sur elle-même et commerçait presque exclusivement à l’intérieur du Comecon. Il est aujourd’hui bien plus difficile pour les États-Unis de monter des pays contre la Chine qu’au temps de l’Union soviétique. Pour de nombreux pays, la Chine représente un important partenaire commercial. Et ils ne vont pas facilement renoncer à cela.


Vous expliquez qu’entre les États-Unis et la Chine, la confrontation s’opère déjà sur tous les fronts. Cela peut-il déboucher sur une véritable guerre ?

Jude Woodward. Au sein de l’armée américaine, il y a en tout cas un groupe qui est convaincu qu’il y aura une guerre avec la Chine. Le général américain qui était responsable des troupes américaines en Europe a ainsi déclaré qu’une guerre entre la Chine et les États-Unis était inévitable dans les quinze prochaines années. On sait aussi que la nouvelle stratégie de défense américaine, annoncée au début de l’an dernier, n’octroie plus la priorité des dépenses militaires à la war on terror – la guerre au terrorisme –, mais à la confrontation avec la Chine. Les États-Unis réfléchissent certainement à une guerre avec la Chine et à la manière dont ils peuvent gagner celle-ci. Mais quant à savoir si cette guerre aura vraiment lieu, c’est une autre question. Une vraie guerre serait extrêmement dévastatrice, tant pour les États-Unis que pour la Chine. Ce n’est donc pas la perspective la plus probable, mais on ne sait jamais. La guerre sera parfois plus froide ou plus chaude, mais le risque d’une véritable guerre existe bel et bien.

L’histoire à succès de la Chine se poursuit. Pourquoi la Chine est-elle devenue incontournable ? Quels sont les plus grands accomplissements au plan intérieur ?

Jude Woodward. Le facteur le plus important est bien sûr le rôle de l’État dans l’économie. Celui-ci investit énormément dans les chemins de fer, les trains à grande vitesse, le logement,… Ces investissements sont, avec les entreprises d’État, les facteurs les plus importants dans la réussite économique de la Chine. Chaque fois que l’économie semble aller moins bien, l’État intervient pour stimuler celle-ci par des investissements. Ce que ne font jamais les pays occidentaux. Eux, ils sous-investissent, comptent sur le secteur privé, mais si le privé est défaillant, rien ne se passe. Ce n’est pas ainsi qu’on peut stimuler la croissance à des moments où ça va moins bien. Mais, pour faire cela, il faut précisément avoir des entreprises d’État. La Chine a le contrôle sur ses banques, ce qui n’est pas le cas de l’Occident, car il y est idéologiquement opposé.

Les États-Unis veulent que la Chine mène elle aussi une politique néolibérale.

Jude Woodward. Absolument. Et en fait, c’est assez ironique. Toute la théorie est qu’il faut mener une politique économique néolibérale parce que, prétend-on, l’intervention de l’État, ça ne marche pas. Il faut laisser faire la main invisible du marché. Comme l’Occident est tellement convaincu qu’une économie dirigée par l’État ne peut pas marcher, on nous annonce tous les deux ans dans la presse que l’économie chinoise va droit vers une crise. Non pas tant parce que c’est le cas, mais juste parce que, théoriquement, suivant le néolibéralisme, c’est comme ça que cela doit se passer.

Alliances
Dans votre livre, vous évoquez largement la question des alliances de la Chine, des États-Unis et d’autres pays, dont la Russie. La politique occidentale pousse-t-elle la Russie dans les bras de la Chine?

Jude Woodward. Cela a certainement été le cas. Par exemple, le conflit en Ukraine a été attisé par l’intervention de l’Occident. Les sanctions économiques occidentales poussent la Russie dans les bras de la Chine. Certains se moquent de Trump, mais sa politique envers la Russie bénéficie d’un important soutien dans une partie de l’establishment. Trump tente d’attirer la Russie du côté des États-Unis pour avoir une position plus forte face à la Chine. Mais, vu la situation complexe au Moyen-Orient, en Iran et en Asie centrale, la majorité de l’establishment n’est pas favorable à une collaboration avec la Russie.


Quel est le rôle des pays situés en mer de Chine méridionale, comme le Japon, les Philippines, le Vietnam?

Jude Woodward. Le Japon est le plus grand allié des États-Unis en Asie. Les États-Unis ont encouragé le Japon à se réarmer, à développer ses capacités militaires et à mettre la pression sur la Chine. Mais même le Japon ne veut pas entrer directement en conflit avec la Chine. Les relations commerciales avec la Chine sont trop importantes pour cela. Les pays asiatiques ne veulent pas d’une guerre à leurs portes. Ils voient aussi ce que cela a donné au Moyen-Orient : la déstabilisation, l’incroyable chaos et tous les problèmes qui en découlent. Il est donc très difficile pour les États-Unis de les convaincre d’aller à la confrontation avec la Chine. La Chine ne constitue pas non plus une menace pour eux. Telle n’est pas la perception des pays asiatiques, malgré tout ce qu’affirment les médias occidentaux sur une Chine expansionniste et agressive. D’autre part, ils ne veulent pas non plus rompre avec les États-Unis, et ils tentent donc de se positionner quelque part au centre.

Une des critiques envers la Chine est qu’elle conclut aussi des accords avec des régimes réactionnaires. Qu’en dites-vous ?

Jude Woodward. La Chine se tient très strictement à son principe de non-intervention. Cela ne signifie pas qu’elle soutient des régimes réactionnaires. Pour la Chine, on ne peut pas changer des régimes par des interventions militaires extérieures. C’est une chose que le peuple du pays concerné doit lui-même arracher. Ce que fait la Chine, c’est donner un soutien très spécifique à ce qu’elle appelle des régimes progressistes. Elle a par exemple soutenu le Venezuela et elle a de bonnes relations avec Cuba.

La nouvelle Route de la soie
Le gouvernement chinois veut relier les pays eurasiatiques par un nouveau grand projet appelé « Belt and Road Initiative » ou la nouvelle Route de la soie. La nouvelle Route de la soie consiste en un réseau routier, ferroviaire, maritime… Il s’agit d’un des plus grands projets d’infrastructures jamais mené. Au moins 68 pays sont concernés, qui rassemblent environ 65 % de la population mondiale. Jude Woodward : « C’est avant tout un projet économique, mais il comporte bien sûr aussi un aspect politique. La nouvelle Route de la soie reliera l’Europe à la Chine. Les pays de l’UE ont donc tout intérêt à rester en dehors du conflit entre les États-Unis et la Chine. »

Source: Solidaire


Edité le 13-05-2020 à 07:41:39 par Finimore




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https://thedailybolivarian.wordpress.com/2020/05/01/armed-protesters-storm-michigan-capitol-building/


Je transmet.

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Xuan
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L'avis d'un haut fonctionnaire bourgeois socialo pro européen sur l'attitude des USA et de la Chine :

Coronavirus : le déclin de l'empire américain et l'ascension chinoise

Par Cyrille Schott - 26/03/2020, 14:38

Après des études en sciences politiques et en Histoire, Cyrille Schott intègre l'ENA, puis rejoint le corps préfectoral. En 1982, François Mitterrand l'appelle comme conseiller à son cabinet après l'avoir remarqué à la préfecture de la Nièvre, dont il était le secrétaire général. Après ses années à l'Elysée, il est nommé à 37 ans plus jeune préfet de France .

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/coronavirus-le-declin-de-l-empire-americain-et-l-ascension-chinoise-843444.html

IDEE. La crise sanitaire générée par la pandémie du Coronavirus révèle combien la politique menée par le président Donald Trump depuis des années mène à un affaiblissement des Etats-Unis face à la puissance montante de l'Asie, et de la Chine en particulier. Quand à l'Union européenne, après une période d'atermoiements, elle réagit en prenant des mesures importantes, condition nécessaire pour jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Par Cyrille Schott, préfet honoraire de région, ancien directeur de l'Institut national des Hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), membre du bureau d'EuroDéfense.

A l'issue des guerres mondiales, le visage du monde avait changé. La hiérarchie des puissances était modifiée. Au lendemain du premier conflit, l'Europe, qui s'était déchirée, se retrouva affaiblie, même si le Royaume uni et la France pensaient encore tenir les premiers rangs ; les Etats-Unis étaient devenus une puissance majeure, même s'ils renâclaient devant ce rôle. La seconde guerre mondiale a signé le déclin définitif des puissances coloniales, malgré la place éminente tenue par le Royaume Uni dans la victoire, et marqué l'avènement de deux puissances qui se sont partagé l'influence dans le monde, les Etats-Unis d'Amérique et l'Union soviétique. Cela jusqu'aux Révolutions de 1989 et des années suivantes, qui ont provoqué l'effondrement de l'Empire soviétique et donné naissance à ce bref moment où sembla dominer une puissance unique, l'américaine, avant les attentats de septembre 2001. Puis, un monde multipolaire est advenu ou est revenu, avec deux puissances en compétition pour la première place, les Etats-Unis et la Chine, celle-ci dans le rôle de challenger.

La position défensive des Etats-Unis
Il faut se demander si la crise mondiale du coronavirus ne constitue pas l'un de ces bouleversements majeurs qui changent le visage du monde. Spécialement depuis la présidence Trump, les Etats-Unis se trouvent dans une position défensive. Le Deutschland über alles, « l'Allemagne au-dessus-de tout », des révolutionnaires de 1848 visait une action offensive, celle nécessaire pour réaliser l'unité allemande et qui devait mobiliser toutes les forces. Par la suite, ce slogan fut détourné de son sens premier, en appelant à la domination de l'Allemagne sur les autres. L'America first, dès le début, s'inscrit dans une attitude défensive : d'abord penser à l'Amérique, face, selon Trump, aux agressions du monde, face à ces pays ou leurs regroupements qui font une concurrence déloyale, face à ces nations qui demandent aux Etats-Unis de les défendre sans payer leur écot, face à cette Chine menaçante pour le leadership, etc. ; l'idée est celui d'un repli sur soi, égoïste, n'excluant pas l'agressivité, la volonté de se trouver dans un rapport bilatéral du fort au faible, en œuvrant à la destruction d'ensembles jugés menaçant pour l'économie américaine, comme l'Union européenne. Cette politique a pu sembler remporter quelques succès face à des voisins plus faibles comme le Mexique, encore que l'analyse définitive ne pourra se faire qu'avec le recul.

Elle a conduit les Etats-Unis à délaisser les actions multilatérales, comme l'accord sur le climat, et à mettre en difficulté des organismes internationaux, comme l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ou l'OTAN, à prendre des tribunes comme celle de l'ONU pour des pupitres d'imprécation contre ceux classés dans les ennemis. En vérité, Trump travaille ainsi à casser des organisations créées par l'Occident, fondées sur les valeurs de celui-ci, et contribuant au rôle directeur des Etats-Unis dans les affaires du monde, même si les voix et les idées de l'Occident ne sont plus seules à s'y exprimer. De surcroît, dans cette volonté du repli sur soi, il a conduit, par ses déclarations sur l'utilité de l'OTAN, bien des Européens à s'interroger sur la fiabilité de la garantie américaine face à une agression extérieure. Pire, il a abandonné à leur sort et trahi des alliés, les Kurdes, qui furent décisifs dans le combat contre Daech. Raymond Aron a écrit[1] : « Une puissance mondiale n'abandonne pas ceux qui lui ont fait confiance. » A l'aune de ce critère, les Etats-Unis sont-ils encore une puissance mondiale ?

L'autiste présidence américaine
Dans la crise présente, le président américain agonit les autres, mettant en cause le « virus chinois » et jugeant coupables les Européens, auxquels il ferme ses frontières, en excluant d'abord de ce rejet les Britanniques, pour les y inclure promptement dans un second mouvement, en leur rappelant ainsi qu'ils sont bien européens... Ignorant ses changements de cap, il prétend avoir tout compris depuis le début et être un grand « chef de guerre », en méprisant superbement la coopération avec les autres nations. Si des Américains croient en ce Tartarin du coronavirus, le reste du monde sait qu'il n'a rien à attendre de cette présidence autiste.

La Chine eût sans doute pu réagir plus vite à l'émergence du virus, mais, dans une action déterminée et efficacement organisée, elle semble avoir vaincu l'épidémie. Sans que cela nous conduise à penser à la supériorité d'un système autoritaire, des démocraties comme Taïwan ou la Corée du sud s'étant révélées aussi efficaces, ce qui nous intéresse ici est la question de la puissance dans les affaires du monde. Désormais, la Chine s'est engagée dans une diplomatie sanitaire offensive, tournée vers les pays en pleine bataille contre le virus. Elle ne leur envoie pas seulement des masques, mais y dépêche des médecins et des spécialistes. La Chine veut présenter une image aimable au monde. Entre l'attitude américaine, fermée, défensive, nombriliste, et la chinoise, ouverte, offensive, exportatrice de ses talents, la comparaison est en faveur de la seconde.

Il n'y a pas que la diplomatie. Les publications scientifiques chinoises sur le virus et les traitements possibles font référence, jusqu'à conduire récemment un professeur de médecine français à déclarer que la science médicale la plus avancée s'était déplacée vers l'Asie. La machine de production chinoise, énorme, repart, alors que l'américaine et l'européenne sont à l'arrêt. Elle n'atteindra pas les taux de croissance des années récentes, mais, même avec un taux autour de 3 %, elle dépassera de loin les Etats-Unis et l'Europe, qui connaitront la récession.
La Chine ne se hissera-t-elle pas, après ce cataclysme du coronavirus, sur la première marche du podium des puissances mondiales ? Sans être certain de la réponse, il est légitime de se poser la question.

En Europe, les décisions viennent
Pour conclure, un mot de l'Europe. L'Union a un peu tardé à réagir, la compétence sanitaire relevant des Etats et ceux-ci se lançant dans la lutte en ordre dispersé. Cependant, comme toujours dans l'histoire de la construction européenne, la crise appelle les décisions. Celles-ci viennent : plus de 1.000 milliards d'euros mis sur la table par la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission ; suspension des règles de discipline budgétaire ; peut-être, lancement d'euro-obligations, ce qui constituerait une révolution budgétaire ; fermeture décidée en commun des frontières extérieures. Une fois de plus, ou l'Europe ne saura pas surmonter la crise, et elle mourra, ou elle la surmontera, ce qu'il est permis de croire, et elle aura franchi de nouvelles étapes, s'engageant à devenir, peut-être, la voix de l'Occident.

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[1] Raymond Aron, Une histoire du XXème siècle-anthologie, Plon, 1996, p. 258.

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   Posté le 14-05-2020 à 21:12:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Trump menace de "rompre toute relation"


Trump sur la Chine: «Nous pourrions rompre toute relation»
18:58 14.05.2020
https://fr.sputniknews.com/international/202005141043782885-trump-sur-la-chine-nous-pourrions-rompre-toute-relation/

Dans une interview à la chaîne Fox News, le Président américain a évoqué la possibilité de rompre les relations avec la Chine en raison de la situation liée au coronavirus. Il a en outre expliqué ne pas vouloir pour le moment parler avec son homologue chinois.
Rompre les relations tout court? Cette option à l’égard de la Chine a été mentionnée par le Président américain qui estime qu’une telle décision permettrait à son pays d’économiser 500 milliards de dollars.
«On pourrait faire beaucoup de choses. On pourrait rompre toute relation» , c’est ainsi qu’il a répondu à la demande de la présentatrice de commenter la proposition d’un sénateur qui avait suggéré que Washington cesse de délivrer des visas aux étudiants chinois.
«Si on le faisait que se passera-t-il? On économiserait 500 milliards de dollars, si on rompait toute relation» .
Et d’ajouter qu’il avait de très bonnes relations avec son homologue chinois, mais que pour le moment il ne voulait pas lui parler.

Menace de sanctions américaines

Le sénateur républicain Lindsey Graham avait plus tôt annoncé avoir soumis une proposition de loi sur la responsabilité du Covid-19 et proposant de sanctionner la Chine si cette dernière ne livre pas un rapport exhaustif sur l’apparition du foyer de coronavirus dans le pays. Huit autres sénateurs du même parti ont soutenu l’initiative.
La partie chinoise a par la suite protesté. [voir contre mesures]
Dans ce contexte, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkova déclaré que Moscou jugeaient comme étant infondées les accusations américaines, ajoutant que les reproches au sujet de retard ou d’actions inappropriées de Pékin dans sa gestion de la crise du coronavirus n’avaient aucun fondement.

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   Posté le 14-05-2020 à 23:22:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le meurtre d'une ambulancière noire par des policiers dans son sommeil choque les États-Unis


https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2020/05/14/le-meurtre-d-une-ambulanciere-noire-dans-son-sommeil-par-des-policiers-choque-les-etats-unis



Une nouvelle affaire de violence raciale secoue les États-Unis. Un célèbre avocat a déposé plainte au nom de la famille de Breonna Taylor, une ambulancière noire de 26 ans, abattue par les policiers à son domicile de Louisville (Kentucky) en mars dernier, rapporte USA Today.

Les faits se sont déroulés le 13 mars dernier, dans la nuit. La jeune femme et son compagnon, Kenneth Walker, dormaient dans leur appartement.

Atteinte d'au moins huit balles
Les policiers de la ville, qui agissaient dans le cadre d'un avis de recherche pour un suspect de trafic de drogue, avec un mandat de perquisition, ont enfoncé la porte du logement, sans prévenir, selon l'avocat.

L'ambulancière a été atteinte d'au moins huit balles tirées par les policiers.

Son compagnon, qui avait un permis de détention d’arme, a fait feu sur les policiers. Il a été arrêté pour tentative de meurtre sur un agent des forces de l’ordre.

...

Une plainte déposée
Ben Crump, un avocat qui défend notamment les victimes de violences policières et représente également la famille d’Ahmaud Arbery, un joggeur noir tué par deux Blancs en février dans l’État de Géorgie, a déposé plainte fin avril pour la famille de Breonna Taylor, ce qui a mis l'affaire sur le devant de la scène.

"Les services de police n’ont fourni aucune réponse concernant les faits et les circonstances de cette tragédie, ni assumé la responsabilité de ce meurtre insensé" , dénonce l'avocat de la famille. Aucun policier n'a été inculpé pour l'instant.

Il s'avère en outre que le suspect recherché par la police n'habitait plus l'immeuble de la victime et se trouvait déjà en prison.

Plusieurs militants et politiques ont exprimé leur choc devant cette affaire. Le maire de Louisville, Greg Fischer, a assuré vouloir que la "vérité sorte". "C’est tellement déshumanisant que la famille de Breonna et beaucoup d’autres soient obligées de lancer des campagnes publiques juste pour que la vie des victimes soit reconnue et obtenir la dignité d’une justice ",a déploré Alexandria Ocasio-Cortez, étoile montante de la gauche démocrate.

Le mouvement Black Lives Matter a estimé que "BreonnaTaylor faisait partie des professionnels de santé qui nous ont aidés à traverser cette pandémie. Mais alors même qu’elle aidait à sauver des vies, la violence policière a pris la sienne" .

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   Posté le 15-05-2020 à 00:05:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Trump convoque les fantômes du maccarthysme


Par Zhang Tengjun Source: Global Times Publié: 2020/5/13 19:15:49
https://www.globaltimes.cn/content/1188268.shtml


Le président américain Donald Trump prend la parole lors d'un point de presse du groupe de travail sur les coronavirus à la Maison Blanche à Washington, DC. Photo: AFP


Le spectre du maccarthysme renaît-il rapidement aux États-Unis? Quelques anciens diplomates américains et universitaires américains soulèvent des inquiétudes et des alarmes.

Dans une interview accordée à CNN le 6 mai, l'ancien ambassadeur des États-Unis en Chine, Max Baucus, a averti qu'il craignait que la rhétorique de l'administration Trump contre la Chine soit si forte que les États-Unis se dirigent vers une ère "qui est similaire à celle de Joe McCarthy quand il faisait des appâts rouges" . le Département d'État, attaquant le communisme. " Le professeur de l'Université Columbia, Jeffrey D. Sachs, a déclaré: "Trump est notre sénateur Joseph McCarthy d'aujourd'hui, qui utilise des mensonges et des insinuations pour effrayer les Américains jusqu'à ce qu'ils se soumettent. "

Leurs remarques sont rationnelles, objectives et expriment très sérieusement que l'atmosphère politique actuelle des États-Unis à l'égard de la Chine, les actions de l'administration Trump en particulier, entraînent les États-Unis dans une ère où le fantôme du maccarthysme ressuscite.

Les relations sino-américaines sont à leur pire niveau au cours des 40 dernières années à cause de cela. L'administration Trump est largement à blâmer. Que ce soit les mensonges disant que le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de Wuhan, ou des affirmations sans fondement selon lesquelles la Chine devrait être tenue responsable des pertes que l'épidémie aura causées aux États-Unis, ces phénomènes illustrent que certains politiciens américains et l'administration Trump tentent de faire revivre Le maccarthysme aux États-Unis, au nom de leurs propres intérêts politiques et de la réélection.

"Beaucoup de gens savaient que ce qui se passait était mal, ils savaient que c'était mal, mais ils ne se sont pas levés et n'ont rien dit à ce sujet, ils se sont sentis intimidés", a déclaré Baucus. Comme les problèmes dans les relations sino-américaines ont été de plus en plus exagérés lors des affrontements entre idéologies et systèmes politiques, de nombreux Américains craignent de devenir des cibles de critiques s'ils font des remarques relativement rationnelles et objectives, ou s'ils disent quelque chose de positif à propos de la Chine.

Dans ce climat de peur, ils ont choisi de garder le silence car ils craignent d'être étiquetés «pro-Chine» ou «pro-communiste». Ils craignent de voir leur carrière et leur avenir menacés. Cela révèle le côté déformé et irrationnel de la politique américaine. Si une telle situation se poursuit, elle ne fera qu'entraîner les relations sino-américaines dans un abîme dangereux.

Ce que l'administration Trump fait maintenant, c'est dévaster la confiance mutuelle entre la Chine et les États-Unis. Étant donné que Trump et certains politiciens américains ont continuellement fait des remarques désobligeantes pour stigmatiser la Chine, il est difficile de prévoir quand les relations normales entre Pékin et Washington reprendront. Les États-Unis se tirent une balle dans le pied. Une détérioration des relations sino-américaines n'apporte rien de bon aux États-Unis.

Les États-Unis sont maintenant encore plongés dans les affres d'une situation épidémique très grave avec un total de plus de 1,39 million d'infections et plus de 84 000 décès jeudi. L'administration Trump devrait porter la principale responsabilité en raison de sa réponse bâclée à l'épidémie de COVID-19. Si la Maison Blanche continue de se concentrer sur le rejet de la faute sur la Chine au lieu de prioriser son propre travail anti-épidémique, son comportement finira par se retourner contre elle. Cela érodera les perspectives de réélection de Trump.

Pourtant, l'espoir peut prévaloir. D'autres voix aux États-Unis appellent à une coopération sino-américaine pour lutter contre le virus. Si l'administration Trump abandonne sa mentalité de guerre froide et arrête le jeu du blâme, elle peut aider les États-Unis à maîtriser le virus. La Chine est une base de production pour de nombreux dispositifs médicaux et médicaments essentiels. Elle possède une expérience clinique en matière de COVID-19. Les États-Unis seront confrontés à de grandes difficultés et défis pour lutter contre l'épidémie sans la coopération et le soutien de la Chine.

Les politiciens américains qui ressuscitent le maccarthysme le savent bien. Cependant, en raison de leur égoïsme et de leur étroitesse d'esprit, ils jouent la carte de la Chine pour poursuivre des intérêts politiques privés à court terme, laissant les relations sino-américaines en danger.

Si ce néo-maccarthysme était complètement ressuscité aux États-Unis, cela signifierait le début d'une nouvelle guerre froide entre la Chine et les États-Unis. Non seulement cela sera un désastre pour les relations bilatérales et un obstacle aux échanges entre les deux pays, mais cela menacera aussi dangereusement la paix et la stabilité mondiales, conduisant à la subversion de l'ordre international existant, le laissant dans un gâchis imprévisible.

Être dur avec la Chine, maintenant et à l'avenir, est un consensus malheureux aux États-Unis. Diverses forces tentent de saisir une occasion de profiter des affaires liées à la Chine. Face à l'agression américaine, la Chine ne sera pas intimidée. La Chine ripostera fermement aux accusations sans fondement des États-Unis pour révéler l'intention malveillante des États-Unis. Plus important encore, la Chine gérera ses propres affaires avec soin et renforcera sa coopération avec d'autres pays et régions pour lutter contre la nouvelle pandémie de coronavirus, fournir plus de biens publics au monde et jouer un rôle positif pour aider à éradiquer la malédiction COVID-19.

L'auteur est chercheur adjoint à l'Institut chinois d'études internationales. opinion@globaltimes.com.cn

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Coronavirus : près de 90.000 décès aux Etats-Unis
Etats-Unis : le taux de chômage s'envole à 14,7 %, un niveau historique


Edité le 18-05-2020 à 08:54:07 par Xuan




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Qu’est-ce que le dernier coup d’État avorté contre le Venezuela nous dit des USA actuels ?


http://www.entelekheia.fr/2020/05/13/quest-ce-que-le-dernier-coup-detat-avorte-contre-le-venezuela-nous-dit-des-usa-actuels/
PUBLIÉ 13 MAI 2020 · MIS À JOUR 15 MAI 2020


Où est la CIA d’antan, qui réussissait des coups d’État, parfois contre toute attente, en suivant systématiquement le schéma décrit plus bas, à savoir une petite invasion armée menée par des hommes entraînés à l’avance dans des camps militaires voisins du pays-cible, rejointe et/ou renforcée au jour dit par des dissidents intérieurs, de préférence des officiers de l’armée ? (voir ici et ici). Mais la CIA est-elle seulement à la base de ce énième coup d’État en forme de pétard mouillé contre le gouvernement Maduro du Venezuela ? Washington nie toute implication et l’auteur de l’article qui suit en doute aussi. Il est vrai que même l’opération la plus spectaculairement ratée de l’histoire de la CIA, l’invasion de la Baie des Cochons – avec laquelle l’opération de Goudreau présente d’ailleurs des parallèles frappants – était mieux organisée.

Par Scott Ritter
Paru sur RT sous le titre US policy on Venezuela lacks meaningful direction – American mercenaries’ involvement in failed coup against Maduro is more proof

Une tentative de coup d’État avortée liée aux USA révèle un manque de leadership et de gouvernail, alors que l’administration Trump s’entête à mettre en œuvre des plans de changement de régime au Venezuela.

Les titres de presse ressemblent à ceux d’un mauvais roman : un commando, opérant à partir de vedettes rapides lancées depuis un « navire-mère » maquillé en navire de pêche, débarque sur la côte d’une station balnéaire très peuplée du Venezuela pour lancer un coup d’État destiné à renverser le président Nicolas Maduro. S’attendant à être accueilli par des transfuges de l’armée vénézuélienne recrutés par 52 agents qui avaient auparavant infiltré le pays depuis la Colombie voisine, le commando a en fait été cueilli par les forces armées de sécurité vénézuéliennes qui, dans la fusillade qui a suivi, auraient tué six des envahisseurs potentiels et en auraient capturé deux autres.

Une tentative de coup d’État avortée liée aux USA révèle un manque de leadership et de direction, alors que l’administration Trump s’entête à mettre en œuvre des plans de changement de régime au Venezuela.

Les titres de presse ressemblent à ceux d’un mauvais roman : un commando, opérant à partir de vedettes rapides lancées depuis un « navire-mère » maquillé en navire de pêche, débarque sur la côte d’une station balnéaire très peuplée du Venezuela pour lancer un coup d’État destiné à renverser le président Nicolas Maduro. S’attendant à être accueilli par des transfuges de l’armée vénézuélienne recrutés par 52 agents qui avaient auparavant infiltré le pays depuis la Colombie voisine, le commando a en fait été cueilli par les forces armées de sécurité vénézuéliennes qui, dans la fusillade qui a suivi, auraient tué six des envahisseurs potentiels et en auraient capturé deux autres.

Dans une interview bizarre, après l’échec du débarquement amphibie, Jordan Goudreau, le chef d’une firme américaine de services de sécurité, Silvercorps USA, accompagné du capitaine Javier Nieto Quintero, un transfuge de l’armée vénézuélienne qui s’était rangé du côté du leader de l’opposition Juan Guaido lors d’un coup d’État manqué d’avril 2019, a donné des détails sur ce qu’il a appelé l’opération Gideon. Il a déclaré que l’opération avait été menée au nom de Guaido et que des dizaines de ses hommes se trouvaient sur le terrain à l’intérieur du Venezuela, tandis que d’autres dérivaient dans un bateau au large des côtes du Venezuela, en attendant un réapprovisionnement en carburant.


Nicolás Maduro

(Tweet : Je félicite le peuple héroïque de Chuao, qui est descendu dans les rues à la recherche des terroristes pour les traduire en justice. C’est la Fureur Bolivarienne, capable de vaincre les traîtres et les mercenaires qui prétendent attenter à la Paix de la Patrie.)

Les autorités vénézuéliennes ont capturé ce bateau et son malheureux équipage le jour suivant. Parmi les personnes arrêtées se trouvaient deux anciens soldats des forces spéciales américaines, Luke Denman et Aaron Berry, qui avaient servi dans la même unité que Goudreau ; le capitaine Antonio Sequea, un autre transfuge vénézuélien qui s’était rangé du côté de Guaido et Josnars Adolfo Baduel, le fils du général Raul Baduel, l’ancien ministre vénézuélien de la défense sous Hugo Chavez emprisonné par le gouvernement Maduro.

Les allures de comédie de cette incursion avortée la rendraient risible, si elle n’avait pas eu des conséquences mortelles pour ses participants. Le gouvernement Maduro affirme que l’opération Gideon était une opération entreprise par le gouvernement américain avec Guaido. Cependant, les faits suggèrent plutôt qu’il s’agit du travail d’un groupe de ces amateurs indépendants encouragés par l’environnement chaotique, sans gouvernail, qui en est venu à définir la politique vénézuélienne des États-Unis, où les prétentions à opérer un changement de régime sont divorcées de la réalité de terrain.

Goudreau est un ancien soldat des forces spéciales devenu entrepreneur doté d’une bonne aptitude à l’auto-promotion. Après avoir fondé Silvercorps USA, il aurait décroché un contrat pour assurer la sécurité lors d’un meeting de Trump à Charlotte, en Caroline du Nord, en novembre 2018. Au cours de cet événement, Goudreau avait pris contact avec Keith Schiller, un ancien garde du corps personnel du président Trump. Ensuite, en février 2019, Goudreau a assuré la sécurité du concert live parrainé par le milliardaire Richard Branson organisé à la frontière entre le Venezuela et la Colombie afin de collecter des fonds pour apporter une « aide humanitaire » au Venezuela. L’organisation du concert avait été coordonnée avec Juan Guaido.

Plus tard, Goudreau a pris contact avec des membres importants de l’opposition vénézuélienne, dont Cliver Alcala, un major général vénézuélien à la retraite qui aidait à recruter des déserteurs militaires vénézuéliens pour en faire une force anti-Maduro. En avril 2019, ces déserteurs s’étaient rangés du côté de Guaido dans une tentative de coup d’État dans une caserne au Venezuela, qui s’était effondrée parce que les hauts fonctionnaires du gouvernement Maduro censément contactés par la CIA n’avaient pas changé de camp le moment venu.

Depuis l’échec du coup d’État, la politique américaine à l’égard du Venezuela a été en constante mutation, des hauts fonctionnaires de l’administration comme le secrétaire d’État Mike Pompeo et le représentant spécial pour le Venezuela Elliott Abrams parlant de changement de régime tout en promouvant la cause de Juan Guaido. Entre-temps, le Département d’État a mis en place une unité chargée des affaires du Venezuela à l’ambassade des États-Unis à Bogota, en Colombie, sous la direction du diplomate chevronné James « Jimmy » Story. Des politiques favorisant la poursuite de l’isolement économique et diplomatique du gouvernement vénézuélien ont été promulguées, avec des résultats décidément médiocres.

Des centaines de transfuges des services de sécurité vénézuéliens restés sous le contrôle du général Alcala s’étaient retrouvés dans des camps le long de la frontière colombienne avec le Venezuela. Ces hommes s’étaient entraînés à prendre des mesures actives contre le gouvernement Maduro, mais, au lendemain de l’échec du coup d’État, ils ont été pratiquement abandonnés.


Rodolfo Marco Torres
(Tweet : 4 mai. Grâce à l’intelligence sociale et à l’unité civique, militaire et policière, la capture de ces mercenaires a été réalisée. Ils sous-estiment un peuple qui est courageusement prêt à défendre notre souveraineté. La Patrie n’est pas à vendre, la Patrie se défend ! #UnionSouverainetéPaix)

En mai 2019, Goudreau a rencontré l’ancien garde du corps de Trump, Schiller, à Miami, où il a été mis en contact avec des personnes de l’entourage de Juan Guaido. Schiller prétend avoir coupé tout contact avec Goudreau à la suite de cette rencontre, mais cela n’a pas empêché Goudreau de prétendre, lors de rencontres ultérieures avec l’opposition vénézuélienne, avoir des contacts de haut niveau proches de Trump. Goudreau a utilisé la réunion de mai comme tremplin pour une collaboration plus poussée, qui a abouti à la signature d’un accord avec Juan Guaido en octobre 2019 pour des « services » non spécifiés en échange d’une somme de 212,9 millions de dollars américains garantie par le pétrole vénézuélien.

Goudreau a ensuite travaillé avec le général Alcala pour commencer à former et équiper une unité de 300 transfuges triés sur le volet pour une opération visant à capturer Maduro et à réclamer la prime de 15 millions de dollars US placée sur la tête de Maduro par le gouvernement américain.

Il s’en est suivi un coup d’État raté qui semble avoir été initié le 26 mars 2020, lorsque le général Alcala a annoncé qu’il supervisait des opérations militaires, au Venezuela, visant à créer les conditions nécessaires à la capture de Maduro. Le lendemain, cependant, Alcala s’est rendu aux autorités colombiennes après que les États-Unis l’aient inculpé pour trafic de drogue. Alcala a alors accepté d’être extradé aux États-Unis en échange de sa coopération dans l’enquête sur les accusations de trafic de stupéfiants portées par les États-Unis contre Maduro. L’opération Gideon de Goudreau semble avoir été la continuation de l’opération lancée par Alcala fin mars.

Pour sa part, l’administration Trump a nié toute implication dans la malencontreuse invasion du Venezuela par Goudreau. Mais ces dénégations sonnent faux. L’implication de vétérans de l’armée américaine, le manque de financements adéquats et le caractère amateur de l’exécution de l’opération corroborent l’affirmation selon laquelle il ne s’agissait pas d’une opération affiliée à la CIA. Elle n’avait pas non plus de liens officiels avec le Département de la défense, la Drug Enforcement Administration ou toute autre agence gouvernementale américaine officielle.


Rodolfo Marco Torres - video
(Tweet : 4 mai. Notre peuple, ferme dans la lutte, ne recule pas et réaffirme aujourd’hui sa volonté de défendre sa Patrie, digne fille de Bolivar et du Géant Chávez face à l’ennemi apatride et envahisseur #Fureur bolivarienne. Que personne ne s’y trompe, il y a assez de monde ici !)

L’opération affreusement ratée de Goudreau était moins le résultat d’une action commandée de Washington que le résultat d’une omission. Les conditions existantes au long de la frontière colombienne avec le Venezuela, où des centaines de transfuges militaires s’étaient rassemblés sans but ni soutien, étaient idéales pour encourager ce genre d’aventurisme malavisé. De même, le soutien du gouvernement américain à Juan Guaido en tant que leader d’opposition viable, ajouté aux discours enflammés sur un changement de régime des hauts fonctionnaires de l’administration Trump, ont créé un faux espoir sur un soutien des États-Unis qui se concrétiserait sur le terrain le moment venu, même s’il n’était pas directement offert.

Le gouvernement américain était clairement bien placé pour avoir connaissance du coup d’État planifié par Alcala, Goudreau et Guaido (qui nie toute implication), et n’a rien fait pour les arrêter. On ne sait pas encore si cette inaction était due à de l’incompétence ou à une volonté délibérée. Ce que l’on sait, c’est que la politique américaine à l’égard du Venezuela fonctionne sans aucune direction ou orientation significative, laissant ceux que les États-Unis avaient amenés à croire que Juan Guaido était leur avenir à l’abandon, à la dérive dans une mer de négligence politique et du chaos qui en dérive.

Scott Ritter est un ancien officier du renseignement du corps des Marines américains. Il a servi en Union soviétique en tant qu’inspecteur chargé de la mise en œuvre du traité FNI, dans l’état-major du général Schwarzkopf pendant la guerre du Golfe et de 1991 à 1998, il était inspecteur en désarmement aux Nations Unies.

Traduction et note d’introduction Entelekheia
Photo Gerd Altmann / Pixabay

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La Chine cible les faucons du GOP, les entreprises américaines et les États dans le cadre de poursuites judiciaires


Par Chen Qingqing et Li Sikun Source: Globaltimes.cn Publié: 2020/5/14 0:33:13 Dernière mise à jour: 2020/5/14 11:23:13

https://www.globaltimes.cn/content/1188309.shtml

Contre-mesures visant à infliger de la douleur pour abus de litige

La Chine est extrêmement insatisfaite de l'abus de litiges par les États-Unis contre la Chine au sujet de l'épidémie de COVID-19, et envisage des contre-mesures punitives contre des individus, des entités et des représentants de l'État américains, tels que le procureur général du Missouri, Eric Schmitt, qui a déposé une poursuite contre la Chine, cherchant à obtenir une compensation pour la pandémie de coronavirus, des sources proches du dossier ont déclaré au Global Times exclusivement. Au moins quatre membres du Congrès américain, dont Josh Hawley et Tom Cotton, et deux entités seront inscrits sur la liste des sanctions de la Chine, selon les analystes.
La Chine ne se contentera pas de riposter symboliquement, mais imposera des contre-mesures qui lui feront ressentir de la douleur, selon les analystes.

Certains législateurs et gouverneurs d'État américains ainsi que des avocats qui sont également des faucons du GOP ont intenté des poursuites contre la Chine, alléguant que le gouvernement chinois a mal géré l'épidémie et qu'elle a eu de graves conséquences économiques aux États-Unis.

Au moins six actions en justice ont été intentées contre la Chine devant les tribunaux fédéraux américains, tandis que certains législateurs ont également présenté des projets de loi pour faciliter les poursuites contre la Chine malgré les obstacles juridiques et aucune possibilité réaliste pour les États américains d'atteindre leur objectif. Le Missouri est devenu le premier État des États-Unis à poursuivre le gouvernement chinois. Le procureur général du Missouri, Eric Schmitt, a déposé une plainte le 21 avril, affirmant que la Chine n'avait pas fait grand-chose pour arrêter la propagation du virus et "avait menti au monde sur le danger et la nature contagieuse de COVID-19" , affirmant que les résidents du Missouri auraient pu en subir des dizaines de milliards de dollars de dommages économiques.

Le procureur général du Mississippi, Lynn Fitch, a emboîté le pas dans un geste qualifié de "ridicule" et "d'absurde" par des responsables et des experts chinois. Le procès permet aux Mississippiens de demander justice et de tenir la Chine responsable, a déclaré Fitch dans un rapport de Fox News du 25 avril. Les républicains qui accusent sans fondement la Chine et enflamment la farce politique "tenir la Chine responsable" feront face à de graves conséquences, selon des sources a déclaré, notant que les conséquences auront également un impact sur les prochaines élections de novembre, tandis que les affaires et le commerce entre le Missouri et la Chine seront davantage dégradés.
Les sénateurs qui ont activement poussé le projet de loi anti-Chine sur la pandémie, y compris Josh Hawley - un républicain du Missouri - qui a proposé la "Loi pour la justice pour les victimes de COVID-19" à la mi-avril, qui supprimerait l'immunité souveraine de la Chine et permettrait aux citoyens américains pour poursuivre le gouvernement chinois pour avoir minimisé les informations COVID-19. Le coton et le républicain du Texas Dan Crenshaw ont également introduit une législation qui permettrait aux Américains de poursuivre la Chine pour le coronavirus.

Interrogé sur les mesures punitives de la Chine visant ces politiciens et entités du GOP, Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré lors d'une conférence de presse de routine que certaines personnes aux États-Unis n'avaient pas combattu le COVID-19 et n'avaient pas respecté la confiance du peuple américain. Au lieu de réfléchir à la manière d'améliorer leur travail, ils ont trop blâmé les autres et changé de responsabilités tout en étant obsédés par la manipulation politique. Récemment, le manuel de jeu du GOP sur l'attaque de la Chine a également été dévoilé par les médias américains, montrant leurs tactiques malveillantes, a déclaré Zhao.

"La partie chinoise a exhorté la partie américaine à cesser de blâmer et de salir la Chine, à cesser de faire avancer les projets de loi anti-Chine et à mettre fin aux actes d'abus des litiges contre la Chine et à se concentrer sur la protection de la vie et de la santé du peuple américain" , a-t-il déclaré, notant qu'un tel jeu de reproches est également trop absurde, ridicule, qui devrait être terminé.

Abus de litige

Le 16 avril, Cotton a présenté une loi qui permettrait aux Américains de poursuivre la Chine devant un tribunal fédéral pour recouvrer les dommages-intérêts pour décès, blessures et dommages économiques causés par le coronavirus. Plus précisément, le projet de loi modifierait la loi sur les immunités souveraines étrangères afin de créer une exception étroite pour les dommages causés par la gestion par la Chine de l'épidémie de coronavirus. Un jour plus tard, le républicain Chris Smith du New Jersey a proposé un projet de loi similaire appelant à priver la Chine de son immunité souveraine et à permettre aux Américains de poursuivre le gouvernement chinois, selon son site officiel. Le républicain Jim Banks a également rejoint le jeu du blâme en condamnant la gestion de l'épidémie par le gouvernement chinois.

Pour ces législateurs, les programmes anti-Chine ont presque entièrement couvert leurs routines quotidiennes. En fait, Hawley a présenté une loi avec le républicain Rick Scott le 12 mars pour interdire à tous les employés fédéraux d'utiliser TikTok sur les appareils du gouvernement. Smith a également été un instigateur fréquent sur des sujets liés à la Chine, en particulier sur les questions dites de droits de l'homme. En mars 2019, Smith a présenté une législation pour lutter contre l'influence politique de la Chine aux États-Unis en déclarant que "les opérations d'influence de Pékin sont sophistiquées et menaçantes" .

"Les membres du Congrès américain qui ont une position anti-chinoise comme Smith sont des faucons à long terme sur des sujets pertinents pour la Chine tels que Taiwan et le Xinjiang. Et les républicains comme Hawley sont également soutenus par certaines entreprises de défense américaines et d'autres entreprises qui rivalisent avec les entreprises chinoises, " a déclaré jeudi au Global Times Diao Daming, expert américain en études à l'Université Renmin de Chine à Pékin.

L'expert a également noté que sur certains sujets, le Congrès américain est une organisation très complexe, qui est également une organisation d'opinion qui prend parfois des décisions irrationnelles souvent influencées par un petit groupe de personnes, a noté Diao.

D'autres législateurs du GOP ont activement fait avancer un projet de loi qui faciliterait les poursuites contre la Chine, comme celui présenté par la sénatrice du GOP Marsha Blackburn du Tennessee, Martha McSally de l'Arizona et Lance Gooden du Texas. En outre, les législateurs républicains du New Jersey, à savoir Jim Holzapfel, Greg McGuckin et John Catalano, présentent une résolution exhortant le président américain Donald Trump et le Congrès américain à adopter un projet de loi permettant aux citoyens américains de poursuivre la Chine, ont rapporté les médias.
L'avocat américain Larry Klayman et son groupe de défense des droits Freedom Watch, ainsi que la société texane Buzz Photos, ont également déposé une plainte contre le gouvernement chinois. Les plaignants ont demandé 20 billions de dollars à la Chine.

La Chine a souligné à plusieurs reprises que la coopération entre la Chine et les États-Unis est mutuellement bénéfique tout en gardant toujours l'espoir que les relations bilatérales se développeront dans une direction saine. Cependant, nous ne pouvons pas reculer encore et encore et tolérer certaines personnes qui ont sapé à plusieurs reprises les relations sino-américaines, selon les analystes.

"Nous devons résolument riposter contre ces politiciens qui, sans aucune raison, sapent les relations sino-américaines pour leurs propres avantages politiques. Pour ceux qui promeuvent une législation anti-chinoise, nous devons découvrir quels sont les liens commerciaux entre ces fonctionnaires ou leurs des familles avec la Chine " , a déclaré mercredi au Global Times Yuan Zheng, chercheur à l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS).
"Nous ne pouvons pas simplement riposter symboliquement, mais nous devons imposer des contre-mesures qui pourraient leur faire ressentir de la douleur" , a déclaré Yuan.

Impact sur les élections

Pour certains États américains, les sanctions chinoises pourraient avoir un impact direct sur les prochaines élections en novembre si les républicains locaux ont été ciblés par le gouvernement chinois pour leur accusation sans fondement contre Pékin et les attaques sans fin qui mettent en danger les relations sino-américaines, ont dit les analystes.

Par exemple, la Chine est la troisième destination d'exportation du Missouri, après le Royaume-Uni et le Canada, pour les biens et services en 2019, représentant respectivement 1,1 milliard et 775 millions de dollars. Certains des principaux produits exportés vers la Chine étaient les oléagineux et les céréales, les produits carnés et les médicaments.
"Alors que le gouvernement chinois ajuste les relations commerciales entre la Chine et des États comme le Missouri ou le Mississippi, les économies locales seraient probablement sous pression, ou les intérêts spéciaux de certains responsables pourraient être affectés" , a déclaré Diao.
Le Missouri, ainsi que d'autres États comme le Michigan, la Caroline du Sud et le Texas, avaient pris des mesures pour faciliter l'entrée des investissements chinois et stimuler la croissance de l'emploi local il y a des années. Par exemple, en 2013, une semaine avant que la société chinoise Shuanghui n'achète Smithfield Foods, le législateur du Missouri a modifié une loi ouvrant la voie à l'approbation.
Hong Lei, alors consulat général de Chine à Chicago, a déclaré dans un discours en 2017 que les entreprises chinoises avaient investi plus de 1,1 milliard de dollars dans le Missouri, créant 4500 emplois.
La Chine pourrait imposer les contre-mesures aux États concernés représentés par ces législateurs anti-chinois, y compris des mesures visant le commerce et les échanges, a indiqué Yuan. "Ces responsables devraient être tenus responsables de ce qu'ils ont dit. Cependant, nous devons trouver un équilibre entre les punir et ne pas les détruire tous" , a-t-il ajouté.
Certaines entreprises du Missouri, par exemple, ont des investissements à long terme en Chine et risquent de subir de graves conséquences si la Chine riposte par des mesures punitives en réponse au procès pour coronavirus. Emerson Electric, qui a été fondée au Missouri, possède des opérations importantes en Chine et vient d'ouvrir son plus grand centre de recherche et développement à l'étranger à Suzhou, dans la province du Jiangsu en Chine orientale en 2019.

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   Posté le 25-05-2020 à 18:53:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article n'apporte pas d'information vraiment nouvelle, excepté son origine : le World Socialist Web Site - Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI).
Autrement dit un site trotskiste. Il est notable qu'un site trotskiste publie un article qui prend position pour la Chine contre les USA, au moment où Solidarité Internationale PCF fait la promo d'une émission d'Arte l'impérialisme chinois et la nouvelle route de la soie.

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Des agences américaines allèguent que la Chine a piraté la recherche sur un vaccin

Par Peter Symonds
15 mai 2020
https://www.wsws.org/fr/articles/2020/05/15/usch-m15.html


L'administration Trump se prépare à ouvrir un autre front dans sa guerre de propagande contre la Chine à propos de la pandémie de COVID-19. Le New York Times a signalé lundi que le FBI et le département de la Sécurité intérieure devraient publier une alerte cette semaine accusant la Chine d'avoir tenté de voler des informations relatives aux vaccins et traitements contre le coronavirus auprès d'entreprises et d'institutions américaines.

Lors d'une conférence de presse ultérieure, Trump a pratiquement confirmé les informations, déclarant: «Quoi de neuf avec la Chine? Je ne suis pas satisfait de la Chine, j'aurais pu l'arrêter à la source, j'aurais dû. Maintenant vous me dites qu'ils piratent. Quoi de nouveau?» Il a ensuite précisé que «nous surveillons de très près».

Aucun des reportages des médias ne contient de preuve étayant les allégations, mais ils considèrent néanmoins les affirmations sans réserve comme des faits. En outre, il est peu probable que l'alerte officielle, si elle est diffusée, contienne plus que des allégations éhontées et sans fondement.

Selon le New York Times, un projet d'avertissement public à venir déclarait que la Chine recherchait «par des moyens illicites de précieuses données sur la propriété intellectuelle et la santé publique liés aux vaccins, aux traitements et aux tests». Il ne se concentre pas sur les agences de renseignement chinoises, mais sur des «acteurs non traditionnels», c'est-à-dire des chercheurs et des étudiants qui, selon l'administration Trump, sont activés pour pirater des laboratoires universitaires et privés américains.

La semaine dernière, les responsables de la cybersécurité britanniques et américains ont émis une alerte conjointe indiquant que les sociétés pharmaceutiques, les universités et d'autres organisations impliquées dans la recherche médicale étaient ciblées par des pirates informatiques d’États-nations en relation avec la pandémie. Il n'a nommé aucun pays en particulier.

Le New York Times a confirmé que les accusations contre la Chine, selon d'anciens et actuels responsables américains, «faisaient partie d'une stratégie dissuasive plus large qui implique également le Cyber Command des États-Unis et la National Security Agency».

Les cyberagences américaines sont non seulement impliquées dans la surveillance et la lutte contre le piratage, mais elles sont également engagées dans une cyberguerre agressive. «D’après les pouvoirs juridiques que le président Trump a accordés il y a près de deux ans, ils ont le pouvoir de pénétrer profondément dans les réseaux chinois et autres pour monter des contre-attaques proportionnelles», a déclaré le New York Times.

L'article citait Christopher Krebs, directeur de l'Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, qui affirmait que la Chine avait une longue histoire de «mauvais comportements dans le cyberespace, donc cela ne devrait surprendre personne qu’elle s'en prend aux organisations critiques impliquées dans la réponse du pays face à la pandémie de Covid-19.» Il a ensuite précisé que son agence «défendrait nos intérêts de manière agressive».

En réponse aux informations des médias américains, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a déclaré que Pékin s'opposait à toutes les formes de cyberattaque. «La Chine est leader dans la recherche du vaccin et du traitement Covid-19. Il est immoral pour quiconque de multiplier les rumeurs sans présenter de preuves», a-t-il déclaré.

Les dernières accusations contre la Chine font partie des efforts agressifs de l'administration Trump pour blâmer Pékin pour la pandémie mondiale de coronavirus. C'est à la fois pour détourner l'attention de sa propre réponse criminellement négligente à l'épidémie, et dans le cadre des efforts américains en cours pour saper la Chine diplomatiquement et économiquement, et pour se préparer à la guerre.

Les médias et l'establishment politique américains ont accusé à plusieurs reprises la Chine de couvrir les dangers posés par l'épidémie de COVID-19 malgré le fait que les autorités chinoises ont fourni des mises à jour en temps opportun à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux Centers for Disease Control des États-Unis alors qu'ils tentaient de comprendre et contrôler la nouvelle maladie.


Edité le 25-05-2020 à 18:54:43 par Xuan




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   Posté le 25-05-2020 à 23:17:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le Huffington Post :
Trump reprend le golf alors que les États-Unis vont atteindre les 100.000 morts

Donald Trump, qui n'avait pas joué au golf depuis le 8 mars, a décidé de se faire quelques trous dans son golf de Virginie et ça ne passe pas.



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   Posté le 26-05-2020 à 16:39:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une accélération à rebours :

Des rats affamés et agressifs pullulent dans les rues des USA lors de l’épidémie


© Sputnik . Alexeï Danochev

17:04 25.05.2020 https://fr.sputniknews.com/societe/202005251043838945-des-rats-affames-et-agressifs-pullulent-dans-les-rues-des-usa-lors-de-lepidemie/?fbclid=IwAR3sQ8RSOfSfjpRPnJfnCa-rXs59jo4TihPQ6c2i5A0UdQMqXxCJfK0G_ms

Alors que les restaurants restent fermés aux États-Unis en raison de l’épidémie de Covid-19, les rats deviennent plus actifs et agressifs, car à la recherche de nourriture, met en garde le Centre de contrôle et de prévention des maladies. Ces rongeurs sont souvent vecteurs de maladies, comme la salmonellose.

Appelant les citadins à la prudence, le Centre de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis a informé que les rats pouvaient devenir plus agressifs lors de l’épidémie de coronavirus. Le nombre de rongeurs a également augmenté, alerte l’organisme sur son site.

Les spécialistes expliquent que les rats, qui rôdent actuellement autour des restaurants et d’autres établissements fermés, sont «sortis» dans les rues à la recherche de nourriture.
«Les ressources se font de plus en plus rares [...], donc le stress grandit au sein de la communauté des rats et ce stress engendre une augmentation des comportements agressifs dans le système des rongeurs» , détaille dans les colonnes du Chicago Tribune Jim Fredericks, chef entomologiste de l'association National Pest Management.

Agressifs les uns envers les autres
Comme le précise au New York Times Bobby Corrigan, spécialiste américain des rongeurs urbains, «les rats ne deviennent pas agressifs envers les gens, mais les uns envers les autres» . Mais ils sont souvent vecteurs de maladies comme la salmonellose.

Le Centre de contrôle et de prévention des maladies a fourni quelques recommandations pour faire face aux rats, comme fermer ses poubelles, cacher la nourriture pour chiens ou oiseaux, et reboucher les trous dans les immeubles.

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Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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   Posté le 26-05-2020 à 20:18:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine accusée d'avoir volé le nouveau vaccin de la couronne américaine
Hua Chunying: les États-Unis n'ont que 250 ans


Écrit par: Tang Fei https://www.dwnews.com/
2020-05-26 07:33:02

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Robert O'Brien, dans une interview le 24, a accusé la Chine de la possibilité de voler le nouveau vaccin américain contre la pneumonie coronarienne (COVID-19). En réponse, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répondu sur Twitter.

Dans la soirée du 25 mai, heure de Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a tweeté le rapport pertinent et a déclaré: "Il est vraiment intéressant d'entendre des responsables américains parler des histoires de vaccins. Si quelqu'un a quelque chose de mieux que moi, ce doit être Il m'a été volé. Est-ce une logique normale? Rappelez-vous, la Chine a une histoire de 5 000 ans, tandis que les États-Unis ont moins de 250 ans d'histoire. "

Le 10 mai, le New York Times a annoncé que le Bureau fédéral américain d'investigation et le Département de la sécurité intérieure s'apprêtaient à émettre un "avertissement", affirmant que les meilleurs pirates et espions chinois "volaient" la recherche américaine sur les nouveaux vaccins et traitements de la couronne. .

La Chine occupe une position de leader dans le domaine de la recherche de nouveaux vaccins en couronne. Le "Beijing News" a rapporté le 25 mai que la société pharmaceutique chinoise Kangxinuo Biological Co., Ltd. a publié les résultats de l'étude de phase I du nouveau vaccin contre les coronavirus (vecteur adénovirus) (ci-après dénommé vaccin Ad5-nCoV) comme vaccin Ad5-nCoV Il peut être toléré après 28 jours et est immunogène. Chez l'adulte en bonne santé, une réponse rapide spécifique aux lymphocytes T se produit le 14e jour après l'inoculation.

Les résultats d'une étude publiée dans The Lancet le 22 mai ont montré que le vaccin de Kang Xinuo semblait sûr à utiliser. La plupart des 108 volontaires sains ont développé une réponse immunitaire.

Il convient de mentionner que le nouveau vaccin couronne AZD1222 développé conjointement par les États-Unis et l'Université d'Oxford au Royaume-Uni est considéré comme l'un des plus grands espoirs, mais les résultats des tests préliminaires du vaccin ne sont pas satisfaisants. Dans les expérimentations animales, les singes qui ont été vaccinés étaient positifs après avoir été introduits dans le virus. Cependant, les développeurs ont fait valoir que le vaccin protégeait avec succès ces animaux contre des infections plus graves.

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