| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 13-04-2020 à 13:42:04
| | Un médecin français à Wuhan consulté par Macron: "On ne m'a pas véritablement écouté" Le docteur Philippe Klein avait préconisé des mesures de confinement plus strictes pour la France. Le HuffPost CORONAVIRUS - Alors que la France enregistrait 14.393 décès liés au coronavirus dimanche 12 avril au soir, Emmanuel Macron doit sadresser aux Français ce lundi lors dune nouvelle allocution, durant laquelle il devrait annoncer une prolongation du confinement au moins jusquau 10 mai. Selon un médecin français qui a vécu la crise sanitaire depuis une clinique internationale à Wuhan en Chine, berceau de la pandémie de Covid-19, le président aurait dû prendre des mesures de confinement plus fortes. Interviewé sur France Inter ce lundi, le docteur Philippe Klein raconte quil sest entretenu avec Emmanuel Macron fin mars. Durant cet échange téléphonique, il lui a fait part de la situation sur place et ce quil en avait appris. Depuis, malheureusement, il y a eu, je dirais, un retard à lallumage, constate-t-il. Dans le sens où on ne ma pas véritablement écouté, que le temps passe, et plus le temps passe, plus le nombre de cas positifs et de contacts augmente en France, et plus il sera difficile, bien entendu, dappliquer des méthodes identiques à celles que les Chinois ont appliqué pour avoir le même résultat. Ma conviction, ce que jai vécu dans ma chair ici à Wuhan, cest quà partir du 17 février, les Chinois de Wuhan qui avaient pris des mesures de quarantaine, quils ont jugé finalement trop molles à ce moment-là, ont durci la méthode, ont appliqué un confinement plus strict, explique Philippe Klein à France Inter. Un arrêt du brassage des populations, un arrêt du partage du virus entre les gens. Et puis, une caractérisation de tous les positifs et les contacts que lon identifie, que lon sort de la population. Et ainsi, on arrête lépidémie. Cest ce que jai expliqué au président en sous-entendant quil fallait tout faire pour appliquer en France une méthode identique, sinon nous allions perdre notre temps. Une technique molle prolongée dans le temps Malgré tout, le médecin regrette que le confinement ne soit pas plus strict en France, et que les transports en commun restent ouverts: Dans cette méthodologie (chinoise, NDLR), où on a, au départ pendant 15 jours, un arrêt du brassage de population, il faut forcément quil y ait un arrêt des transports en commun. Le transport en commun, cest un énorme vecteur de contamination. On doit arrêter les transports en commun. Pour la France, le médecin évoque alors une technique molle prolongée dans le temps avec des résultats bâtards, et un déconfinement incontrôlable. ″Pour linstant, il ny a pas de réponse pragmatique par rapport à ce que je lui (Emmanuel Macron, NDLR) ai expliqué, dit encore Philippe Klein à France Inter. (...) Il y a un manque de méthode, quon na pas compris. Il y a une profonde méconnaissance de la Chine, des Chinois. On a des préjugés, alors que la Chine est un pays moderne, un pays qui aime la France et lEurope, et on na donc pas tenu compte de ce quil se passait en Chine. Jestime quen France, on perd notre temps. Plus le temps passe, moins on applique une méthode associée à notre confinement, plus il y aura de morts physiques et de morts sociales , résume-t-il amèrement.
Edité le 13-04-2020 e 13:42:47 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 14-04-2020 à 06:15:43
| Lu sur le site du CCI (dobédience conseilliste). Larticle est intéressant, même si évidemment il ne sagit pas dune organisation marxiste-léniniste. https://fr.internationalism.org/content/10088/pandemie-covid-19-france-lincurie-criminelle-bourgeoisie Pandémie de COVID-19 en France: Lincurie criminelle de la bourgeoisie! le 22 mars, 2020 - Alors que lépidémie sétait déjà largement étendue en Europe et notamment en Italie, cest avec beaucoup de retard que la bourgeoisie française a timidement commencé à prendre des mesures pour protéger la population. Il a fallu attendre que la situation soit catastrophique dans certaines régions comme la Picardie ou lAlsace pour que le gouvernement Macron se réveille et prenne des décisions drastiques : confinement obligatoire, fermeture des frontières, contrôles policiers, mobilisation de larmée pour venir à la rescousse des équipes soignantes, totalement débordées. Nous sommes en guerre !, déclarait le Président Macron dans son discours du 16 mars. Les éléments de langages martiaux ont depuis fleuri dans la bouche de tous les ministres et des politiciens de tous bords : lennemi est là ! union nationale ! guerre de position ! mobilisation générale ! effort de guerre !
Le gouvernement a même ressorti de pauvres vieillards, héros de la Seconde Guerre mondiale, pour expliquer que tousser dans son coude relève de l acte de Résistance. Si lennemi demeure invisible et insaisissable, la lutte contre cette pandémie a, en effet, tout dune véritable guerre : le gouvernement multiplie les mensonges et les demi-vérités, il envoie des millions douvriers risquer leur vie au front (économique, sentend !), quand il ne sacrifie pas la piétaille, à lassaut des élections municipales, dans des offensives aussi suicidaires quirresponsables ! LÉtat bourgeois est responsable de lhécatombe ! Nous sommes prêts et archi-prêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un masque, pas un flacon de gel hydro-alcoolique à nos soldats (en blouse blanche), aurait pu déclarer le général Macron ! Mais la réalité est à lexact opposé : face à lincurie de lÉtat et à lamateurisme de Macron, le gouvernement navigue à vue et sen remet désormais entièrement aux médecins pour protéger la population. Ainsi, pendant que le chef de guerre jupitérien et ses ministres jouent leur petit tour dhistrion, le personnel hospitalier se sacrifie pour sauver des vies en faisant son possible avec des moyens largement insuffisants. Aujourdhui, face au COVID-19, les horaires sallongent de façon délirante dans tous les services et des soignants épuisés témoignent de journées de travail de plus de quatorze heures, accroissant davantage les risques derreur dramatique. Les soignants exténués crient leur colère jusque sur les plateaux de télévision ! En Alsace, face au nombre de décès et de patients en état de détresse respiratoire, lÉtat a dû improviser un hôpital militaire de campagne, dans un brouillard logistique inouï, pour soutenir les hôpitaux civils asphyxiés par le manque de lits et de moyens. Quant aux stocks de masques, de solutions hydro-alcooliques, de charlottes, de blouses, de respirateurs : la pénurie est générale ! En 2005, lÉtat comptait sur un stock stratégique de 723 millions de masques (1,4 milliards en 2011 suite à la crise du H1N1). Mais en 2013, les restrictions budgétaires ont scellé le sort de ce stock tombé à 150 millions dexemplaires. Face aux rationnements, aux recours à des masques périmés, voire à la réutilisation de masques usagés, le gouvernement vient seulement, après plusieurs semaines de crise, den puiser 12 millions dans les réserves déjà insuffisantes de lÉtat
pour 1,1 millions dagents hospitaliers censés les jeter à la poubelle toutes les quatre heures. De quoi tenir quelques jours pour les hôpitaux qui ont la chance dêtre livrés ! Quant aux services non prioritaires et aux laboratoires pratiquant des milliers de tests quotidiennement, cest aussi la déroute. Plus de masques ! (1) Le personnel soignant, en première ligne (sic !), se trouve donc directement exposé à la maladie. Un médecin urgentiste de Compiègne vient de trouver la mort à cause du virus et dautres le suivront probablement dans la tombe ! Comment Macron peut-il se regarder dans une glace quand il ose affirmer que la santé doit passer avant tout le reste ? Dailleurs, pour dissimuler sa responsabilité et la réalité de la situation, l'État, digne d'une république bananière, ment effrontément. Le nombre de malades est ainsi largement sous-estimé, le gouvernement et les Agences Régionales de Santé ayant tenté de passer sous silence, pendant plusieurs jours, le fait que les dépistages ne sont plus systématiques, selon ladmirable litote du Ministre de la Santé. De même, les autorités laissent entendre (de plus en plus difficilement) que la saturation des hôpitaux est localisée à quelques départements. Mensonge éhonté ! La presse et même les réseaux sociaux fourmillent de témoignages poignants de soignants parfois en pleurs, montrant lampleur de la catastrophe. Il faut le dire clairement : ce chaos est le produit de la décadence du système capitaliste, des coupes budgétaires que lÉtat doit opérer depuis des décennies pour maintenir le capital national à flot ! Dès 2004, lÉtat a fait le choix de réduire drastiquement la recherche fondamentale sur le coronavirus pour des raisons budgétaires ! (2) La classe dominante savait parfaitement que ses hôpitaux, déjà exsangues face aux simples grippes saisonnières, ne tiendraient pas le choc face à une épidémie majeure ! (3) LÉtat bourgeois a délibérément choisi de laisser crever des ouvriers en masse pour assainir ses finances ! Avec un ton paternaliste insupportable, le général Macron loue donc aujourdhui le courage et lhéroïsme des médecins, des aides-soignants, des infirmiers et des ambulanciers, oubliant bien opportunément quil a envoyé ses CRS les gazer pendant toute une année alors que les soldats en blouse blanche réclamaient plus de moyens et de personnels pour soigner les patients ! Pendant un an de grèves et de manifestations, la bourgeoisie na pas cessé de mépriser les urgentistes avec pour seules réponses un plan hôpital totalement insignifiant (4) et des insinuations écurantes sur leurs prétendus privilèges de fonctionnaires. Macron peut bien leur passer la brosse à reluire en qualifiant les soignants de héros, leur salaire naugmentera pas et leurs conditions de travail ne cesseront pas de se dégrader ! Le démantèlement du système de santé en France Le système de santé en France, comme partout dans le monde, est en ruine, découpé à la hache sur lautel de la rigueur budgétaire si chère au Ministre Darmanin, lun des meilleurs sabreurs du général Macron. En une vingtaine dannées, le nombre de lits dhôpitaux a diminué de 100 000 ! Le nombre dhôpitaux et de cliniques est passé de 1 416 sites en 2014 à 1 356 en 2018. (5) Comme symbole de la destruction du système de soins, le gouvernement décidait, en 2014, de vendre lhôpital militaire du Val de Grâce, le plus performant et le mieux équipé des hôpitaux français. Logiquement, la France comptait déjà en 2017, 309 places en soins intensifs pour 100 000 habitants, contre 601 lits en Allemagne, (6) qui (Ô miracle !) connaît (pour le moment) un taux de mortalité lié au COVID-19 largement inférieur à celui de ses voisins. Dans certaines régions, comme dans lEst de la France ou la Corse, les places et les moyens manquent cruellement et le tri des patients a déjà commencé. Une authentique médecine de guerre où les blessés les plus gravement atteints et estropiés (notamment les personnes âgées) sont laissés sur le carreau sils ne sont pas récupérables pour la rentabilité de léconomie nationale ! Tout cela saccompagne évidemment dun manque chronique de personnel, soumis à des cadences infernales, des heures supplémentaires par milliers et des salaires de misère. (7) Le démantèlement du système de soins sest aussi traduit par la politique dite du numerus clausus, appliqué aux étudiants des écoles de médecine et dinfirmières. Pendant 50 ans, les médecins et les infirmiers ont été sélectionnés sur concours avec un nombre de lauréats fixé arbitrairement par arrêté ministériel, dans, on sen doutera, la plus stricte logique de rigueur budgétaire. Cela a contraint la deuxième puissance économique européenne à littéralement importer des médecins et des infirmiers moins coûteux venus dEspagne, du Maghreb ou des pays de lEst. La bourgeoisie na pas dautre arme que la coercition pour endiguer la pandémie Pour amortir limpact de la crise sanitaire sur lappareil de production français, lÉtat-major étatique a adopté une série de mesures durgence, au premier rang desquelles un semi-confinement bien tardif. Alors que lépidémie a débuté en Europe au début du mois de février, il a fallu attendre le 16 mars pour que le général Macron annonce enfin des mesures de confinement. Jusqualors, sa priorité était de prendre des mesures daustérité contre la classe ouvrière, et notamment le passage en force de sa réforme des retraites alors que lépidémie continuait de progresser. Pourtant, le gouvernement connaissait parfaitement le danger que représente le COVID-19. Cest lex-ministre de la santé, lange blanc Agnès Buzyn, qui a publiquement vendu la mèche en déclarant (sans doute aigrie par ses piètres résultats électoraux dans la course à la mairie de Paris) avoir averti très tôt le chef de lÉtat de limminence de la catastrophe : Je savais que la vague du tsunami était devant nous. Le 30 janvier, jai averti [le premier ministre] Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. On aurait dû tout arrêter, cétait une mascarade. (8) La mascarade a bien eu lieu ! Le gouvernement a sciemment aggravé la propagation de lépidémie en envoyant dans les bureaux de vote des millions de citoyens à la grande messe démocratique ! Lincapacité criante dune des principales puissances mondiales à approvisionner la population en moyens de protection efficaces (masques, gants et solutions hydro-alcooliques), impose pourtant des mesures de confinement drastiques. La mascarade, donc, ne se résume pas à lorganisation criminelle délections en pleine montée de lépidémie et alors que dans le même discours du 16 mars, Macron demandait à ses chers compatriotes de ne pas sortir dans la rue
sauf pour aller voter et faire des courses. Face à cette injonction paradoxale (sortez de chez vous, mais ne sortez pas !), personne ne pouvait croire à la réalité et à la gravité de cette pandémie. Il nétait donc pas surprenant que de nombreux citoyens aient manqué de civisme et aient profité du beau temps pour aller se promener sur les bords de Seine et dans les jardins publics. Le discours mi-chèvre mi-chou de Macron, de même que sa décision de maintenir le premier tour des élections Municipales, étaient encore une boulette qui na pas manqué dêtre exploitée par Marine Le Pen pour les besoins de sa campagne électorale. Cest sous la pression des cris dalarme du corps médical que Macron et son ministre de lIntérieur, Christophe Castaner ont pris la décision dexiger le confinement général. Une armée de 100 000 flics et de militaires a été déployée sur tout le territoire pour faire respecter le confinement et la multiplication des couvre-feux. Face à la gravité de la pandémie, la classe dominante na pas dautre choix que dutiliser la coercition pour éviter lhécatombe. Sur la Côte-dAzur, un drone muni dun haut-parleur survole même les communes de Nice et de Cannes en ordonnant aux passants de rester chez eux : Rappel des consignes relatives à lépidémie de Covid-19 : tous les déplacements hors du domicile sont interdits sauf dérogation. Veuillez respecter une distance de sécurité dau moins un mètre entre chaque personne, répète en boucle lengin. La police, avec le sens du discernement quon lui connaît, na pas hésité à appliquer les mesures gouvernementales en ciblant les plus démunis et sans abri : plusieurs sans-domicile fixe ont été verbalisés par les forces de lordre en France, car ils ne respectaient pas le confinement. [
] Des cas ont notamment été recensés à Paris, Lyon et Bayonne ! (9) Les flics nont également pas hésité à verbaliser quatre personnes en deuil à la porte dun cimetière pour non respect des règles de confinement en affirmant quun enterrement na rien dimpératif ! La bourgeoisie ne peut pas faire autrement que déployer ses forces de lordre, mais elle profite aussi de la situation pour habituer la population à la militarisation de la société quand lennemi intérieur ne sera plus le virus mais la classe ouvrière en lutte ! Sur tous les plateaux télé, chaque jour, des médecins mobilisés sur le front sont interviewés pour exhorter la population à respecter rigoureusement les mesures de confinement et de distanciation sociale. Car cest (hélas) le seul moyen aujourdhui de combattre les ravages du corona virus et de limiter la contagion. La bourgeoisie se moque royalement de la santé des exploités La mascarade, ce sont aussi les millions de personnes quon entasse chaque jour dans les transports en commun, ce sont les ateliers dusines et les grandes surfaces dans lesquelles la bourgeoisie confine les ouvriers par centaines ! La mascarade criminelle de la bourgeoisie et son gouvernement, ce sont les milliers dentreprises encore ouvertes dont la production na d essentielle que le nom. Alors que les ouvriers du bâtiment refusaient de sexposer inutilement, la Ministre du Travail, Pénicaud, a osé parler de défaitisme. Dans la guerre contre cette épidémie, le monde économique représente les forces arrières, soulignait dailleurs le président du MEDEF. Pour contraindre les prolétaires forcément rétifs à se déplacer sur leur lieu dexploitation, le gouvernement a dégainé ses armes les plus redoutables : la répression et la propagande. LÉtat peut naturellement compter sur ses chiens de garde syndicaux pour assurer la discipline. Ces derniers ne cessent dappeler à la mise en uvre des moyens indispensables à la protection de la santé et de la sécurité des salariés devant travailler et saluent lengagement des agents des services publics et des salariés. (10) Traduction : allez bosser, on soccupe de votre protection grâce au dialogue social avec la direction et le patron ! Lorsque les travailleurs expriment trop ouvertement leur réticence, les syndicats sempressent de faire jouer le droit de retrait chacun dans son entreprise. LÉtat durgence sanitaire na pas empêché le gouvernement dexhorter les travailleurs à ne pas respecter le confinement lorsque le télétravail nest pas possible. Mais désormais, si les ouvriers refusent daller travailler, préférant préserver leur santé et celle de leurs proches, on enverra les flics réquisitionner les récalcitrants et faire pleuvoir les sanctions sur tout ce que lÉtat jugera entraver le bon fonctionnement de léconomie nationale ! Les congés pourront également être posés doffice par les employeurs pour compenser labsentéisme. Même les fonctionnaires de certains centres des impôts sont contraints de ne pas déserter leur poste de travail ! Le confinement sélectif fait partie de la logique du capital : il ne faut pas que cette pandémie meurtrière entrave la continuité de léconomie nationale. Ma priorité est de sauver lappareil de production français, rappelait ainsi, sabre au clair, le Ministre-hussard de lÉconomie, Bruno Le Maire. Comme le soulignait si joliment le journaliste dAtlantico, Jean-Sébastien Ferjou, sur LCI : la vraie question, [
] cest : est-ce quon préfère sacrifier nos vieux et les personnes affaiblies ou est-ce quon préfère sacrifier deux points de PIB ? Le gouvernement a choisi : on sacrifiera les vieux ! Cest la classe ouvrière qui va devoir payer laddition ! En matière de propagande outrancière, la bourgeoisie française, à limage de ses voisins, na pas lésiné sur les moyens ! En appelant à la mobilisation générale et à lunité nationale, la bourgeoisie a déchaîné une campagne nationaliste des plus nauséabondes ! La bourgeoisie prépare déjà les esprits au champ de ruines économique quengendrera la guerre sanitaire ; et cest la classe ouvrière qui paiera laddition ! L esprit de sacrifice propre à une période de reconstruction est de mise. Déjà, les salariés les plus précaires commencent à perdre les quelques heures de travail qui leur permettaient de survivre ! Déjà, ceux qui sont au chômage technique ne toucheront finalement pas lentièreté de leur salaire, contrairement aux promesses du gouvernement ! La propagande bat son plein pour faire entrer dans les crânes quà cause de lépidémie, tout le monde devra à lavenir se serrer la ceinture. Tout comme elle avait fait croire que les banquiers véreux et la finance folle étaient à lorigine de la crise économique de 2008, elle cherche aujourdhui à faire croire que cest le COVID-19 qui serait à lorigine de la crise économique. Mais la réalité est bien différente : non seulement, lépidémie nest quun catalyseur, un accélérateur de la crise du système capitaliste, mais elle est elle-même un pur produit de cette crise ! Dans la presse et sur les réseaux sociaux, à la télévision et sur YouTube, ceux qui font encore leur jogging en solitaire sont désignés comme des irresponsables, fautifs de la propagation de lépidémie. Nest-il pas venu à lesprit des journalistes et de leurs supplétifs youtubeurs, que ces imprudents promeneurs ont pu trouver parfaitement dérisoire linterdiction de déambuler à lair libre après sêtre entassés par millions dans le RER, dans leurs open spaces ou dans leurs entrepôts, et, la veille, dans les bureaux de vote ? LÉtat déchaîne une campagne de culpabilisation individuelle pour mieux dissimuler sa propre incurie et son incapacité à endiguer la pandémie ! Mais là où la campagne idéologique de la bourgeoisie est la plus pernicieuse, cest dans ses appels à ovationner le personnel soignant. Les chaînes de télévision passent en boucle les images de la Tour Eiffel illuminée et des beaux quartiers en liesse, applaudissant, tous les soirs à 20 heures, depuis les fenêtres et parfois même sur fond de Marseillaise, les médecins et les infirmiers. La bourgeoisie ne recule devant aucun cynisme ni aucune indécence en appelant la population à redoubler les applaudissements après le décès dun premier médecin. Les soldats morts pour la France tombent au champ dhonneur sous la liesse populaire ! Il ne sagit ni plus ni moins que dun dévoiement de la solidarité prolétarienne faisant écho au discours martial du général Macron vantant l héroïsme des soignants. Bien que ces applaudissements leur mettent un peu de baume au cur, les urgentistes nont pas besoin de médailles pour leurs bons et loyaux services rendus à la Nation. Ils ont besoin de personnels supplémentaires et de matériels, ils ont besoin de masques et de protection ! Ils ont besoin que la reconnaissance de leurs exploiteurs se manifeste par des augmentations de salaire11 et deffectifs afin de ne pas crouler sous le fardeau des cadences infernales ! La colère ne peut que samplifier Face à lincurie de la bourgeoisie et la casse du système de santé rendant de plus en plus difficile la prise en charge des malades, la colère monte dans les rangs ouvriers. Le mépris de la classe dominante à légard de la vie humaine ulcère les exploités. Nombreux sont ceux qui ne supportent plus la volonté affichée du gouvernement de débusquer les tire-au-flanc, ni de devoir sexposer alors que rien ne justifie leur présence indispensable au travail. Les livreurs de Deliveroo et Uber-eats, les ouvriers de lusine SNF dAndrézieux, ceux de La Redoute et de Saverglass dans lOise se sont ainsi mis en grève pour protester contre leurs dangereuses conditions de travail. Chez Amazon ou à La Poste, les salariés ont également débrayé. Partout ailleurs, de nombreux prolétaires nont pas tardé à exprimer leur solidarité à leur fenêtre en réclament des moyens pour les soignants, non pas en ovationnant les héros de la Nation, mais au cri de : Du fric ! Du fric, pour lhôpital public ! Mais dans limmédiat, ce qui domine cest la peur et la sidération face à cette catastrophe sanitaire que la classe dominante ne parvient pas à maîtriser. Limpossibilité de se rassembler massivement, ne permet pas, aujourdhui, à la classe ouvrière de reprendre le chemin de la lutte sur son propre terrain de classe. Toutes ces expressions de colère démontrent néanmoins que la combativité est encore bien vivace, que les prolétaires ne sont pas résignés à accepter comme une fatalité lincurie de ceux qui les exploitent. On nest pas de la chair à canon, peut-on entendre parmi les personnels soignants. Dès que cette crise sanitaire sera surmontée, lÉtat protecteur va dévoiler de nouveau son vrai visage. Les attaques contre toutes les conditions de vie des prolétaires, (aggravées par la plongée de léconomie dans labîme de la récession) ne pourront que déboucher, à terme, non pas sur lunion sacrée des exploités avec leurs exploiteurs, mais sur de nouvelles explosions de colère et dindignation. Cette catastrophe sanitaire mondiale ne peut que contribuer à la réflexion dans la classe ouvrière et à la prise de conscience que le capitalisme est un système complètement pourri, un véritable fléau menaçant la survie de lespèce humaine. EG, 22 mars 2020 1 Le général Macron peut au moins compter sur un corps expéditionnaire, la Croix-Rouge chinoise, qui vient de faire don au Vieux Continent de plusieurs millions de masques et de matériels pour ventiler et intuber les malades. Bien sûr les dons de Pékin, en plus dêtre anecdotiques, nont rien dun acte altruiste et désintéressé. Alors que les États sont incapables de coordonner un minimum leurs actions, les largesses de la Chine sont plutôt lexpression du chacun-pour-soi généralisé qui caractérise le capitalisme en putréfaction et dont la pandémie de COVID-19 est une spectaculaire illustration. Nous reviendrons sur ces questions dans un prochain article. 2 Cf. linterview du professeur Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des coronavirus, parue dans Le Monde : Face aux coronavirus, énormément de temps a été perdu pour trouver des médicaments (29 février 2020). 3 Le COVID-19 est dailleurs loin dêtre la maladie la plus virulente qui ait jamais frappé lhumanité. On peut dores et déjà anticiper sans trop de difficulté limpact apocalyptique dune pandémie de MERS-CoV avec son taux de létalité à 30 % ! 4 On appréciera la plaisanterie en comparant cet investissement très important de 300 millions deuros (dixit lex-ministre de la santé, Agnès Buzyn) au plan daide de quelques 750 milliards deuros que vient de débloquer la BCE pour sauver léconomie. 5 Cf. le Panorama de la DRESS de 2019 et un rapport de la DRESS publié la même année. 6 Cf. Curative care beds in hospitals. Ces chiffres datent de 2017. Le doute sur la dégradation continue des moyens depuis deux ans est à peine permis. 7 LÉtat a dailleurs aggravé la misère en remplaçant des postes dinfirmiers par des aides-soignants payés au lance-pierre. 8 Les regrets dAgnès Buzyn, Le Monde (17 mars 2020). 9 Coronavirus : des SDF verbalisés pour non-respect du confinement AFP (20 mars 2020). 10 Communiqué intersyndical du 19 mars 2020 signé, main dans la main, par les organisations salariales et patronales. 11 La promesse dune prime de 1000 € aux soignants nest même pas un 13e mois au SMIC ; ces miettes sont une véritable insulte.
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | pzorba75 | | Grand classique (ou très bavard) | | 1186 messages postés |
| Posté le 14-04-2020 à 07:05:34
| Finimore a écrit :
Lu sur le site du CCI (dobédience conseilliste). Larticle est intéressant, même si évidemment il ne sagit pas dune organisation marxiste-léniniste. .... non pas sur lunion sacrée des exploités avec leurs exploiteurs, mais sur de nouvelles explosions de colère et dindignation. |
Si la situation actuelle amène de nouveaux militants "Indignez vous" , la crise a de beaux jours devant elle et les bourgeois vont se retrouver tranquilles dans leurs maisons de campagne du Lubéron.
-------------------- |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 14-04-2020 à 08:41:23
| Mais c'est quand même une bonne chose que de plus en plus de voix s'opposent au capitalisme. Le principal problème c'est celui de la direction révolutionnaire.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-04-2020 à 23:49:29
| | Ignominieuse hécatombe dans les EPHAD. Je publie ici la lettre à sa mère d'Olivier Marchais. Elle en dit long sur la désinvolture et le mépris de la bourgeoisie envers la santé des plus âgés, mais aussi envers les quartiers populaires. ce sont eux qui paient le plus lourd tribut comme les minorités noires et portoricaines aux USA. Quelques chiffres sur les EPHAD : https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2492361-coronavirus-dans-les-ehpad-un-bond-artificiel-des-morts-en-maisons-de-retraite-mais-une-situation-terrible/ Te regarder dans les yeux ! Posted on 15 avril 2020 Je dois te lavouer maman, jai parfois imaginé ces moments : ta fin de vie, tes obsèques. Mais jamais je navais envisagé un tel scénario, de telles conditions, cette hécatombe dans ton dernier lieu de vie, que nous désignons par cet acronyme disgracieux : EHPAD. Notre société doit, devra affronter ton regard ainsi que celui de tous tes compagnons détablissements, qui ont, qui vont succomber. Ta fin de vie fut difficilement supportable, car il ma été interdit de venir te voir durant les cinq semaines qui ont précédé ton décès. Comment psychiquement tu auras vécu cette longue période, seule ? Quelle compréhension as-tu eue de ce qui se passait dans le pays, autour de toi ? Et ces derniers jours, infectée par le virus, quelles ont été tes difficultés respiratoires ? Je naurai jamais ces éléments de réponses que jallais chercher dans tes yeux, si bleus. Nos rites funéraires empêchés, permettant à notre famille et à tes amis de se rendre au funérarium, de te voir une dernière fois, de prendre conscience de la réalité de ton corps désormais libéré. Jaurais tellement aimé glisser par moi-même dans ton cercueil 2, 3 goodies de Jojo, une photo de Cuba avec le grand barbu, un mini-roulement à billes de la SKF dIvry ou les Principes élémentaires de philosophie de Georges Politzer. Et maintenant cette inhumation, à guichets fermés avec 20 personnes. Avec Annie, nous avons dû sélectionner les présents, cest surréaliste comme exercice. Au cimetière, gestes barrières obligent, il nous sera interdit de nous étreindre, de pleurer dans les bras lun de lautre. Ensuite, nous serons assis et espacés de 2 mètres, craignant le moindre postillon du voisin. Car, après tout, même si nous partageons une même douleur, nous représentons potentiellement une menace. Si je técris, cest que le Covid-19 a eu raison de ta combativité. Tu nes pas la seule, cest une véritable hécatombe, dans ta résidence comme dans tout le pays. Sur Favier-Bry, nous comptabiliserions, au 14 avril 2020, environ 40 décès dus au Covid sur 226 résidents. Tous les secteurs sont touchés, la quasi-totalité des résidents présenterait au moins un signe dinfection. Comme me la écrit la fille dune résidente, le 11 avril, en apprenant ton décès : "Dans ce contexte si angoissant où le coronavirus rôde sans pitié, ne pouvant rendre visite à maman, je minquiète chaque jour, malgré lomerta ambiante, de son état de santé". À léchelle du pays : 5 379 décès en Ehpad pour 15 206 décès sur lensemble du territoire, soit 35 % ! Plus de 1 décès sur 3 survient en établissement où résident seulement 700 000 personnes. Lorsque le virus entre sur un site, les taux de mortalité sont estimés au-delà de 20 % à 30 % (1). Les personnels sont à bout, épuisés. Beaucoup sont touchés et labsentéisme des aides-soignants le 3 avril sélevait à 50 %. Tous semblent dépassés, tout semble sécrouler. Et pourtant nous devons les soutenir, reconnaître le dévouement des personnels, des aides-soignants, médecins, cadres. Cest bien évidemment un échec pour eux qui côtoient au quotidien les résidents, les familles, et qui se trouvent empêchés, démunis. Si tu savais comment "les premiers de corvée" ont remplacé "les premiers de cordée" ces dernières semaines, tu serais pleine despérance ! Mais si le Covid-19 est le 1 er responsable de la crise sanitaire actuelle, il ne peut être considéré comme le coupable du nombre si élevé de décès dans nos résidences. Car, depuis de nombreuses années, lindifférence de nos politiques publiques, de nos gouvernements successifs est criminelle, indigne dune grande économie. Locaux inadaptés (absence de pièces de vie, déquipements moteurs), manque de personnels soignants (kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmières, médecins), manque daides-soignants formés (estimé à 60 000 personnes début 2019), manque de moyens matériels, etc. Il y a quatorze mois, le 29 janvier 2018, Romain Gizolme, directeur de lAD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) parlait en ces termes sur Europe 1 (2): "Les Ehpad sont à la limite du point de rupture. Cest lensemble du secteur qui dit aujourdhui que la situation nest plus tenable." Le plan Grand Âge 2008-2012, conçu il y a quatorze ans, préconisait 10 agents pour 10 résidents , tous métiers confondus. En 2020, nous sommes toujours à 6 agents pour 10 résidents. En Allemagne et en Belgique, ils sont 8 pour 10 résidents, en Suède et au Danemark, 12 pour 10 résidents, sans pour autant avoir des tarifs supérieurs aux nôtres. La prise en charge de la dépendance aux Pays-Bas représente 3,7 % du PIB ; 2,5 % au Danemark. En France, nous sommes à 1,7 % du PIB (3). Et, dans le même temps, lâge dentrée en institution augmente avec une dépendance accrue. Les trois quarts des résidents en Ehpad sont des femmes ayant entre 85 et 86 ans et majoritairement en GIR (groupe iso-ressources) 1 et 2, cest-à-dire avec les niveaux de dépendance les plus élevés (4). GIR 1, GIR 2 : avec toi, jai appris à connaître ces acronymes, qui résument en quatre signes un enfermement, un confinement permanent. Alors, dans un contexte où les professionnels du secteur dénoncent depuis des années labsence de volonté politique, de moyens financiers et humains, avec des résidents vulnérables, auxquels sajoutent une pénurie de masques, de surblouses, une absence de dépistages, une sélection des admissions en soins intensifs dans les hôpitaux, comment penser éviter une telle hécatombe ? Je crains que la mortalité en Ehpad dépasse la canicule de 2003, qui avait déjà fait 19 000 morts. Quelles leçons en avons-nous tirées ? Regardons la réalité en face : notre prise en charge du grand âge, de la dépendance, nest pas digne dun pays développé, de la 6 e puissance économique mondiale. En técrivant, je voulais témoigner. Avant tout pour toi, pour moi, mais également pour tous "tes camarades dEhpad" , comme nous disions. Témoigner pour tous ces morts, tous ces résidents en danger, avec lespoir que, demain, notre société réagisse enfin, et quelle se donne les moyens daffronter vos regards. Olivier. http://www.georgesmarchais.fr/index.php/2020/04/15/te-regarder-dans-les-yeux/?fbclid=IwAR0jItzmV05YDhMFBOyIndTJJOJY69kJrxT7C9YH2TItOYx7bv40zio2Fv4
Edité le 17-04-2020 e 00:09:40 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 17-04-2020 à 18:53:48
| Le blog de Saïd Bouamama révolution africaine Le Corona Virus comme analyseur : Autopsie de la vulnérabilité systémique de la mondialisation capitaliste La mise en scène politique et médiatique du confinement : Nécro-politique et quartiers populaires Publié le 16 avril 2020 Il y a le confinement dune part et il y a le discours politique et médiatique qui laccompagne dautre part. La question du confinement renvoie au choix de la stratégie de lutte contre la pandémie qui elle-même découle dune série de facteurs [critères de priorités des preneurs de décision cest-à-dire de la classe dominante, état des moyens disponibles en lien avec les politiques structurelles antérieures services public, politique de santé, de logement, etc. -, degré de légitimité du gouvernement, etc.] Le discours idéologique daccompagnement renvoie lui à la nécessité pour les dominants de visibiliser certains aspects et den invisibiliser dautres, dimposer des grilles de lecture et des attributions causales des comportements et den occulter dautre. En loccurrence ce que révèle la politique choisie dans la lutte contre la pandémie cest une nécro-politique pour entraver le moins possible le fonctionnement de lactivité économique et les profits qui vont avec. Le besoin de masquer les conséquences de celle-ci mène pour sa part à une essentialisation des quartiers populaires et de leurs habitants articulant racisme, mépris de classe et moralisation dans le cadre de la préparation stratégique de laprès-pandémie.
Généalogie dune nécro-politique Les dénonciations de l « amateurisme » du gouvernement et du président de la République sont récurrentes depuis le début de la pandémie. Elles épinglent pêle-mêle lincapacité à anticiper, le retard dans les prises de décision ou encore des successions de décisions et de déclarations officielles contradictoires. Bien quayant le mérite de désigner clairement la responsabilité de lEtat et des intérêts quil représente, ces dénonciations tendent à attribuer à des « défaillances », des « défauts », des « incapacités », des « insuffisances », etc., des gouvernants, des constats qui sont le résultat ou la conséquence logique du fonctionnement dun système et de ses critères de priorité. Un choix tardif et partiel En labsence de vaccin, il nexiste que deux chemins logiques pour freiner puis stopper une pandémie : freiner la propagation du virus par le biais du dépistage et /ou du confinement ou au contraire le laisser circuler pour atteindre le seuil dit de « limmunité collective ». Lapproche théorique centrée sur le concept d « immunité collective » est apparue en 1923 dans les débats sur lefficacité ou non de campagnes collectives de vaccination . Il sagit dans ces recherches de déterminer le taux de couverture vaccinale pour assurer une protection optimale de la population cible. Pour simplifier la logique consiste donc à diffuser un « virus[ii] » atténué afin de susciter une immunité adaptative. Nétant pas médecin nous nentrerons pas dans le très ancien débat sur lefficacité ou la dangerosité des vaccins actuellement obligatoires. En revanche sans être spécialiste, il est possible et nécessaire dinterroger le transfert de cette approche théorique du champ des vaccins à celui de la pandémie. De même il est indispensable dinterroger lattractivité de cette approche pour la pensée néolibérale [cest-à-dire la doctrine économique dun marché sans entrave portée par la phase actuelle de mondialisation capitaliste] de manière explicite comme au Pays-Bas ou implicite comme en France. Soulignons en premier lieu les conclusions opposées en terme de politique publique de lapproche « immunité collective » selon quelle concerne les vaccins ou la pandémie. Dans le premier cas elle conduit à une politique active de lEtat sous la forme des campagnes de vaccination ou de linstauration de vaccins obligatoires. Cest dailleurs la possibilité que ce caractère actif des politiques publiques soit mis au service des profits lindustrie pharmaceutique sous la forme de limposition de « vaccins inutiles » et/ou « dangereux » qui suscite des débats contradictoires légitimes. Pour la pandémie en revanche lapproche « immunité collective » mène à linaction publique cest-à-dire à une logique du « laisser faire ». Cette logique a bien entendu un coût humain que ne nient pas les partisans de cette approche. Léconomiste de la santé Claude Le Pen évalue comme suit ce coût : [i] Si 60 % de la population est contaminée, alors : 1. Lépidémie disparaît ; 2. La population est immunisée contre un rebond épidémique, une rechute ou une nouvelle infection par un pathogène de même nature. Cest largument « santé publique » : la « herd immunity » offre une immunisation efficace, efficiente et définitive. Sauf que 60 % dune population de 60 millions dhabitants cela représente 36 millions de personnes et même si le taux de létalité des personnes infectées est faible, disons de lordre de 1 à 1,5 %, cela fait entre 360 000 et 540 000 morts ! À vrai dire, ce serait sans doute moins car ces taux de létalité se réfèrent aux cas avérés quand beaucoup de sujets sont porteurs asymptomatiques. Il faudrait une sérologie généralisée pour connaître le « vrai » taux. Mais même divisé par 10, le chiffre de 36 000 à 54 000 décès potentiel est considérable[iii]. La question posée par l « immunité collective » ne concerne pas que le champ médical mais interroge les critères de la décision politique et le choix des priorités. Car cette approche basée sur le sacrifice prévu dune partie de la population a des avantages évidents en matière économique : ne pas freiner lactivité économique et les profits qui vont avec. Le « laisser faire » comme réaction à la pandémie est au service du « laisser faire » en matière économique ». Les coûts ne sont pas de même nature selon que lon est dans une stratégie de confinement et de dépistage ou dans une stratégie dimmunité collective : il est économique dans le premier cas et humains dans le second. Telle est la raison essentielle de lattractivité initiale de limmunité collective auprès des gouvernements néolibéraux. Il a fallu attendre les premières accélérations des contaminations dune part et les premiers cas de re-contamination [interrogeant sur lefficacité réelle de limmunité adaptative pour cette pandémie] dautre part, pour quil y ait « changement de doctrine » pour reprendre lexpression consacrée et que se mette en place le confinement. Ce choix tardif est en outre un choix partiel comme le témoigne le maintien en activité de nombreux secteurs économiques non vitaux. Il est enfin un choix sans cesse remis en cause comme en témoigne la décision de commencer la sortie du confinement par la réouverture des écoles afin de « libérer » les parents pour quils puissent rejoindre leurs postes de travail. Un choix idéologique Lattractivité de limmunité collective pour les néolibéraux a ainsi une base économique : entraver le moins possible lactivité économique. Elle a également une dimension idéologique indéniable. Il suffit pour sen rendre compte de rappeler quelques axes du discours et de la logique néolibérale : lidée dune hiérarchisation légitime de la société en « perdants » et en « gagnant », la notion de « premier de cordée » comme ayant une valeur supérieure aux autres, le principe du sacrifice des plus vulnérables, laxiome dune concurrence sans entrave dans tous les domaines et la croyance que celle-ci produit du dynamisme ou de lexcellence, etc. Nous sommes en présence avec le néolibéralisme du reflet de la théorie philosophique dHerbert Spencer de la nécessaire et souhaitable « sélection naturelle » pour lespèce humaine. Résumant les liens entre le « Spencerisme » et le néolibéralisme le médecin Dirk Van Duppen et le biochimiste Johan Hoebeke écrivent : Selon Spencer cest la « lutte pour la survie » au moyen de la « loi du plus fort » qui régit la nature humaine. Il classifie lhumanité en peuples et races supérieures et inférieures. Cela justifie par une pseudoscience le racisme et la division de la société entre une élite et les autres. Selon cette idéologie, la compétition est le moteur principal du progrès. Lhérédité détermine ceux qui restent pauvres, chômeurs ou qui ne réussissent pas et toute aide en leur faveur est inutile. [
] Le néolibéralisme a réussi à remettre au goût du jour beaucoup de ces idées[iv] . Lattractivité de lapproche « immunité collective » pour le gouvernement Macron nest ni surprenante, ni nouvelle. Ni surprenante parce quelle fait écho à sa vision néolibérale globale et ni nouvelle car elle est défendue régulièrement, souvent de manière implicite et parfois de manière explicite. Voici ce que disait par exemple, il y a quelques mois, le directeur général du CNRS pour justifier la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR): « Il faut une loi ambitieuse, inégalitaire oui, inégalitaire -, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à léchelle internationale, une loi qui mobilise les énergies[v] ». Le souci premier de ne pas entraver lactivité économique et les profits qui laccompagnent conduit inéluctablement la classe dominante au sacrifice dune partie de la population. Nous sommes bien présence dune nécro-politique cest-à-dire dune politique de la mort, elle-même découlant de la politique posant comme priorité absolue la préservation du profit. Laccompagnement idéologique du confinement Ladoption de la stratégie du confinement se réalisa à contrecur, imposée par lampleur de la pandémie [et la colère sociale quelle suscitait logiquement] et en tentant de la limiter le plus possible. Elle fut immédiatement accompagnée par une campagne idéologique tout azimut dont lobjectif premier est de masquer la « politique de la mort » choisie. Il sagit également de masquer les dimensions de classe, de « race » et de genre du bilan humain de cette nécro-politique par un discours général sur un « virus démocratique » ne connaissant pas les frontières sociales. Lessentialisation des quartiers populaires et de leurs habitants est un des vecteurs de laccompagnement idéologique de la pandémie dans le cadre dune préparation active de laprès-pandémie visant à instrumentaliser la catastrophe que nous vivons, ce que la journaliste canadienne Naomi Klein appelle la « stratégie du choc » ou le « capitalisme du désastre » : « Ce dernier [lultralibéralisme] met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques [
la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation[vi]. » Lincivilité et lirresponsabilité des habitants des quartiers populaires Dès les premiers jours du confinement les reportages sur le non-respect du confinement dans les quartiers populaires se sont multipliés. Ils furent, bien entendu, accompagné de multiples « analyses » et commentaires des incontournables « chroniqueurs » convergeant vers laffirmation de lexistence dune « incivilité » [une « irresponsabilité », une « indiscipline », etc.] spécifique aux quartiers populaires dans son ampleur comme dans sa systématicité. « « Allah a plus de poids que nous » : Le confinement révèle les territoires perdus de la République[vii] » titre le magazine Valeurs Actuelle. « Ça fait deux jours successifs quil y a des gens nombreux, en particulier des Africains, qui font des barbecues [
] et quand les policiers arrivent, ils se révoltent, ils les frappent[viii]» confirme lincontournable Eric Zemmour. « Paris : le business des rues malgré le confinement[ix] » rajoute en titre le journal Le Parisien. Terminons ces quelques exemples en citant lancien préfet Michel Aubouin pour qui le doute nest pas permis : « le fond du problème, cest la difficulté des forces de police à faire respecter le confinement. En réalité, personne ne veut avouer quon ne peut pas intervenir dans les cités, ce qui est déjà très compliqué en temps normal[x]. » Aucune donnée statistique nest, bien entendu, proposée pour appuyer de telles affirmations présentant les habitants des quartiers populaires comme des irresponsables mettant en danger la santé de tous les citoyens. Ces affirmations se contentent de reprendre et daccentuer, dans un contexte de peur sociale face à la pandémie, les images médiatiques et politiques des quartiers populaires diffusées depuis plusieurs décennies comme étant des « territoires perdus de la République » caractérisés par la « sécession » selon le mot dEmmanuel Macon, la toxicomanie généralisée, la délinquance banalisée, le communautarisme et la radicalisation revendiqués, etc. Il y a bien sûr dans les quartiers populaires comme ailleurs des citoyens qui ne respectent pas le confinement. En parler est une chose, mettre la focale sur eux de manière récurrente en imputant les « constats » à des « incivilités » et non à des causalités objectives en est une autre. Si la très grande majorité des habitants des classes populaires habitant les quartiers populaires respectent indéniablement le confinement, il est, bien entendu probable, quils sont plus nombreux quailleurs à être contraints par leurs conditions dexistence à ne pas pouvoir le respecter comme ils le voudraient. Comme tout être humain les habitants de quartiers populaires veulent vivre, on peur pour eux et leurs familles, comprennent ce quest un processus de contagion, etc. Penser le contraire suppose de percevoir ces habitants comme constitués dune autre « nature » que le citoyen « normal », dotés dune intelligence moindre, agis par des « cultures » irrationnelles ou barbares ou des religions de même acabit. Mépris de classe et racisme sont dès lors inévitablement au rendez-vous. Le discours sur « lincivilité « et « lirresponsabilité » cest-à-dire la logique de moralisation permettent de masquer les réalités économiques et matérielles. Ils attribuent à des comportements individuels ce qui est le résultat de contraintes liées aux conditions dexistence. La supportabilité du confinement durable nest, bien entendu, pas la même selon lenvironnement dans lequel il est subi. Les effets concrets du confinement sur la quotidienneté ne sont pas indifférents selon quil se déroule en résidence secondaire à lîle de Ré ou dans un HLM de Sarcelle. Les conséquences sur la santé physique et psychique ne sont pas identiques dans les deux situations. Lidée dun « virus démocratique » mis en avant pour justifier que nous serions tous face à une même épreuve masque les divisions de classe, de « race » et de genre. En outre le choix de mettre la focale sur les « incivilités » occulte les réactions collectives visant à faire face au caractère invivable et insupportable du confinement dans de nombreux quartiers populaires. Les initiatives de solidarité sy sont en effet multipliées pour pallier aux insuffisances des politiques publiques. Il faut vraiment être entièrement coupé de la vie des quartiers populaires et cest de fait le cas de nombreux journalistes, chroniqueurs ou politiques pour être aveugle aux solidarités de voisinage, aux mobilisations familiales, aux initiatives associatives, etc., qui se sont multipliés ces dernières semaines. Ceux qui ont lhabitude de parler de « zones sensibles » sont curieusement aveugles à la sensibilité populaire qui se déploie. Les fonctions de légitimation du discours sur lincivilité Le discours dominant expliquant les manquements au confinement par « lincivilité » ne sont pas le fruit dune simple erreur de lecture de la réalité sociale. Il est au service de la fonction de légitimation des choix de gestion du confinement dune part et des anticipations de laprès-confinement dautre part. Concernant le présent, ce discours occulte le choix dune politique policière de gestion du confinement dont les « amendes » sont lexpression la plus visible. Un tel choix conduit à de nouvelles confrontations entre policiers et habitants des quartiers populaires dont témoigne la recrudescence des violences policières dans un contexte de silence médiatique généralisé. Les choix fait depuis plusieurs décennies en matière de sécurité dans les quartiers populaires ont des effets décuplés dans le contexte de pandémie et dEtat durgence sanitaire. Se sentant déjà autorisé habituellement à traiter exceptionnellement ces « racailles » ou « sauvageons », de nombreux policiers se sentent encouragés à encore plus de zèle par lEtat durgence. Aucune mesure mobilisatrice des énergies citoyennes na été prise pour accompagner le confinement dans les quartiers populaires. Le choix a été intégralement sécuritaire avec en conséquence des résultats prévisibles : humiliations, excès de zèle au faciès dans létablissement des amendes, violences policières, etc. En témoigne la liste déjà longue des brutalités policières depuis le début de la pandémie que recense le premier rapport de lobservatoire de lEtat durgence sanitaire publié le 16 avril 2020[xi]. La seconde fonction du discours sur lincivilité concerne laprès-pandémie et son bilan humain inévitable. De manière classique quand on veut masquer de grosses disparités politiquement dénonciatrices, il nous sera présenté des données générales ne précisant pas toutes les caractéristiques des personnes touchées. Or on peut dores et déjà affirmer que les classes populaires sont surreprésentées parmi les victimes et que les « colorés » parmi eux le sont encore plus. Ce sont eux qui sont dans les industries, même non vitales, que le gouvernement a choisi de ne pas interrompre. Ce sont eux qui travaillent dans les emplois de contact à risque et qui ont manqués de masques de protection, de blouses, etc. Ce sont eux qui occupent massivement les emplois ne pouvant pas être transférés vers le télétravail. Ce sont eux qui utilisent tout aussi massivement les transports en commun pour se rendre au travail. Ce sont eux qui disposent des moins bonnes conditions matérielles pour se confiner efficacement tant au sein du logement que dans lenvironnement urbain de proximité. Bref le bilan par classe sociale, par sexe et par origine sera sans surprise. Le discours sur « lincivilité » offre une « explication » renvoyant aux personnes les conséquences dune situation objective issue de choix économiques et politiques. Les sceptiques nont quà se souvenir des explications dominantes des accidents du travail supposément issus de la « négligence des salariés » par insouciance ou habitudes « culturelles ». Les dubitatifs nont quà se rappeler les explications dominantes des suicides au travail prétendument issus exclusivement de « raisons personnelles ». Le bilan sera également dressé de manière statique cest-à-dire à un temps T ne permettant pas de prendre en compte les effets de long terme de la pandémie et du confinement. Or vivre un confinement aussi long dans le cadre de ce que sont les conditions dexistence des quartiers populaires, se rendre compte progressivement de lampleur des décès dans ces territoires, subir le discours sur lincivilité, etc., ne peut pas ne pas avoir deffets durables. La violence de la situation subie et contenue pendant le confinement ne peut que chercher à sexprimer et les décompensations seront au rendez-vous dans des territoires dépourvus des structures de soin et daccompagnement nécessaires. Ces effets nentrent pas dans les priorités néolibérales dominantes. Elles nauront comme seule réponse que laction des forces de police avec des conséquences aisément prévisibles. Enfin le discours sur lincivilité lors du confinement prépare à celui sur une autre « incivilité », celle de laprès-confinement, quannoncent déjà les leitmotivs « nous sommes en guerre » et de « lUnion nationale ». Lopinion publique est préparée à lidée dune « reconstruction » dans « laprès-guerre » exigeant des « sacrifices » en matière de salaires, dimpôts, dhoraires, de congés, etc. Ceux qui refusent cette logique seront au mieux construits comme des « incivils » ou des « irresponsables » et au pire comme une « anti-France » à surveiller et à punir. Emmanuel Macron nous a avertis lors de son allocution du 13 avril quil faudra « sortir du sentier battu des idéologies ». Et pour anticiper les comportements des récalcitrants, il y a toujours des stocks de LBD qui ont été judicieusement anticipés. La préparation idéologique de laprès-confinement est à la hauteur de la révolte populaire grandissante mais contenue du fait du contexte exceptionnel. Elle annonce laccélération dune fascisation déjà entamée avant la pandémie. Elle appelle une réponse convergente en termes de solidarité sans faille face à la répression et de soutien actif aux différentes luttes sociales refusant les « sacrifices » et « lunité nationale ». [i] Paul E.M. Fine, Herd Immunity : History, Theory, Practice, Epidémiologic Reviews, volume 15, n° 2, Oxford, 1993, pp. 265 302. [ii] Nous utilisons ce terme pour simplifier car en fait il existe différents types de vaccins. La généralité du terme « virus » suffit ici à notre raisonnement qui ne se veut pas médical mais économique, sociologique et politique. Si nous avons fait leffort, difficile pour nous, de lire quelques travaux médicaux cest pour interroger la pertinence du transfert dune théorisation dun champ précis (celui des vaccins) à un autre (celui de la pandémie). [iii] Claude Le Pen, La théorie de limmunité collective ou les ayatollahs de la santé publique, https://www.institutmontaigne.org/blog/la-theorie-de-limmunite-collective-ou-les-ayatollahs-de-la-sante-publique, consulté le 12 avril à 18 h00. [iv] Dirk Van Duppen et Johan Hoebeke, Lhomme, un loup pour lhomme ? Les fondements scientifiques de la solidarité, Investigaction, Bruxelles, 2020, pp. 17 -18. [v] Antoine Petit, La recherche, une arme pour les combats du futur, Les Echos du 26 novembre 2019. [vi] Naomi Klein, La stratégie du choc : La montée dun capitalisme du désastre, Actes Sud, Paris, 2008, quatrième de couverture. [vii] Quentin Hoster et Charlotte dOrnellas, Allah a plus de poids que nous » : Le confinement révèle les territoires perdus de la République, Valeurs actuelles du 21 mars 2020. [viii] Eric Zemmour, émission « Face à linfo » de C news du 19 mars 2020. [ix] Cécile Beaulieu, Paris : le business des rues malgré le confinement, Le Parisien du 24 mars 2020. [x] Interview à lObservatoire du journalisme du 28 mars 2020, https://www.ojim.fr/banlieue-province-le-confinement-recouvre-deux-realites-differentes/, consulté le 14 avril 2020. [xi] Premier rapport de lobservatoire de lEtat durgence sanitaire, https://acta.zone/premier-rapport-de-lobservatoire-de-letat-durgence-sanitaire/, consulté le 16 avril 2020 à 16 h 10.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-04-2020 à 09:31:31
| | Le Conseil dÉtat dit non au dépistage massif et au port du masque obligatoire dans les Ehpad 11:25 17.04.2020 https://fr.sputniknews.com/france/202004171043584273-le-conseil-detat-dit-non-au-depistage-massif-et-au-port-du-masque-obligatoire-dans-les-ehpad/?fbclid=IwAR2mSu1iqmOabuTjI4hS99PMj0I_uQ3Rg9pYtbouPJDRO1fLHBlbLTXtoPE Dans son ordonnance rendue publique le 15 avril, le Conseil dÉtat a rejeté la demande de plusieurs syndicats pour prendre davantage de mesures sanitaires de protection du personnel et des résidents des Ehpad. En début de semaine, plusieurs syndicats, dont Force ouvrière et la CGT, ont demandé au Conseil dÉtat dordonner au gouvernement de prendre davantage de mesures concernant le dépistage systématique et régulier du personnel et des résidents dans les Ehpad. Leur requête na pas pu être satisfaite. «Compte tenu des moyens dont dispose lÉtat et des mesures quil a déjà prises, le juge na pas relevé de carence portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant quil ordonne les mesures demandées par les syndicats» , a justifié la haute juridiction, dans une ordonnance publiée le 15 avril. «Malheureusement, on n'est pas plus étonnés que cela. Au vu des autres décisions rendues, on constate qu'il [le Conseil d'État] estime toujours que l'État ne peut pas faire davantage» , a déploré auprès du Parisien Franck Houlgatte, secrétaire général de lUnion nationale des syndicats Force ouvrière de la santé privée. La quasi-totalité des Ehpad touchés par le coronavirus Le 6 avril, le ministre de la Santé Olivier Véran sétait pourtant engagé à faire dépister lensemble des employés et résidents dans chaque Ehpad de France, alors que nombre dentre eux subissent de plein fouet lépidémie, avec une mortalité plus élevée que la moyenne. En Île-de-France, «une grande majorité des Ehpad ont aujourdhui au moins un cas déclaré de Covid-19», a déclaré à lAFP un porte -parole de lARS. Le SAMU ne vient pas tandis que des résidents dEhpad meurent dans leurs chambres, déplore la mairie de Paris Daprès le bilan du 16 avril, plus de 6.500 personnes sont décédées du coronavirus rien que dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux. Des commandes de tests et de masques Mercredi 15 avril, «nous avons testé 1.000 personnes, aujourd'hui nous en testons 1.000 autres. Dans trois semaines, l'objectif est d'avoir testé tout le monde» , a assuré le représentant de lARS. Le 11 avril, la capacité de dépistage sélevait à 21.000 tests par jour, avec lobjectif que ce chiffre dépasse les 40.000 avant la fin du mois grâce aux nouvelles commandes. Concernant les masques, le Conseil dÉtat a rappelé que le gouvernement en avait commandé deux milliards le 10 avril, et que le personnel soignant en Ehpad faisait partie des professions qui en recevraient en priorité. Près de 50 millions dexemplaires ont déjà été acheminés sur le territoire. Dès lors, linstance estime que les autorités ont pris suffisamment de mesures.
Edité le 19-04-2020 e 09:31:52 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| | | Plaristes | | Communiste et Français ! | | Militant expérimenté | | 796 messages postés |
| Posté le 20-04-2020 à 02:30:46
| Ça dépend de quels quartiers.. Certains quartiers dut à l'urbanisation ne peuvent pas tenir la pour 3 mois. D'autres se font des petits plaisirs, car c'est dans leur culture. D'autre tombent sur des flics vraiment cons : http://politix.forumactif.com/t365-les-bavures-policieres-durant-le-confinement
-------------------- |
| | pzorba75 | | Grand classique (ou très bavard) | | 1186 messages postés |
| Posté le 20-04-2020 à 06:52:15
| Tu fais la course à la Nullité avec autant de chances de victoire que Marquetalia. Essaie de rester distancé.
-------------------- |
| | Plaristes | | Communiste et Français ! | | Militant expérimenté | | 796 messages postés |
| Posté le 20-04-2020 à 19:23:54
| J'en suis conscient. Mais bon.... C'est l'époque dans laquelle on vit. Vous savez pourquoi je suis comme ça? J'adhère au principes chrétiens d'aider et de venir au personnes dans le plus besoin d'un guide pour comprendre le monde. Je crois que jai été très clair sur le lien profond entre christianisme et communisme qui est beaucoup plus profond que le manifeste ne le laisse entendre ! Et j'adopte donc un position missionnaire.... Vous avez beaux me représenter comme quelqu'un de déconnecté, là où j'ai été ça serait Xuan le bouffeur de bouquin... Les lecture de Clouscard et Pagani je les recommande car ce sont celles qui m'ont le plus aidé, j'ai commencé par des impasses pratiques, dans mon combat pour proposer des alternatives au fascismes pour certaines classes populaires... Le réflexe d'avancer la théorie à partir de ses sources sans rencontrer de problèmes pratiques n'est venue que bien plus tard. Vous vous souvenez aussi que j'ai critiqué l'IHT pour ne pas faire ce qu'il préconisaient.... Tout simplement car ce boulot demande de la vulgarisation, une attitude plsu laxiste ET BEAUCOUP je dis bien BEAUCOUP DE TOLÉRANCE ET DE PATIENCE. Et ça à l'IHT ils en savent pas faire.... Ça use l'esprit de le faire et quand on le fait, l'aide de camarades est toujours la bienvenue ! Si vous voulez donner l'alternative au peuple allez-y ! https://discord.gg/7u4W4VB https://discord.gg/jEBjJHd Moi je serait très curieux de voir comment vous vous débrouillez ! https://youtu.be/KzbUNsv2dlk
Edité le 21-04-2020 e 21:02:01 par Plaristes
-------------------- |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 20-04-2020 à 20:40:30
| Plaristes a écrit :
venir au personnes dans le plus besoin d'un guide pour comprendre le monde |
Après consultation des participants Plaristes est confiné jusqu'au 11 mai.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 27-04-2020 à 09:38:52
| | Les journaux français suivent les États-Unis en attaquant la Chine Par Zhang Han Source: Global Times Publié: 2020/4/26 21:28:40 https://www.globaltimes.cn/content/1186809.shtml Des accusations sans fondement contre la Chine au sujet de la pandémie de COVID-19 par certains médias français et des politiciens de droite, y compris le principal média Le Figaro, se sont opposées à la tendance coopérative entre la France et la Chine ainsi qu'à l'amitié entre les deux peuples, ont déclaré dimanche des analystes chinois. . Ils ont averti que davantage de politiciens et de médias européens mal intentionnés pourraient suivre les États-Unis en attaquant la Chine. Le Figaro, l'un des journaux les plus populaires de France, a publié des rapports faisant de la Chine un bouc émissaire de la grave contagion dans le pays européen. Dans un article de mardi, l'auteur Isabelle Lasserre a diffamé le laboratoire de virologie P4 de Wuhan pour une gestion lâche, indiquant que le laboratoire pourrait être à l'origine du nouveau coronavirus. Vendredi, le journal français a rapporté sans fondement que la Chine avait tenté de couvrir l'urgence du coronavirus ainsi que l'ampleur de l'épidémie et avait menti sur le nombre de morts. Le Figaro est un journal de droite typique qui singe les ruses politiques américaines contre la Chine au sujet de la pandémie plutôt que de faire un reportage professionnel, ont déclaré les experts. Cui Hongjian, directeur des études européennes à l'Institut chinois des études internationales, a déclaré dimanche au Global Times que bien que Le Figaro soit l'un des plus grands journaux français, il avait abandonné l'objectivité et la vérité dans ses reportages et laissé sa position politique remplacer le professionnalisme. Zheng Ruolin, un professionnel chinois des médias et expert en études européennes basé en France, a déclaré dimanche au Global Times que la récente vague d'attaques contre la Chine ne faisait aucune différence entre les médias de gauche ou de droite, que ce soit Le Figaro qui visait classe aisée, conservatrice ou Charlie Hebdo, un "magazine d'extrême gauche" présentant des dessins animés qui a également rejoint la campagne en Chine, bouc émissaire. Un observateur familier de l'écologie des médias français a déclaré dimanche au Global Times sous couvert d'anonymat que le magazine Charlie Hebdo était tristement célèbre pour avoir incité à la discrimination et à la haine contre certains groupes "sous le couvert de la liberté d'expression". Pour de nombreux médias français, étaler la Chine est une démarche habituelle et la pandémie les a poussés plus loin, provoquant une attaque plus fréquente de ces médias, selon les analystes chinois, notant que trouver un bouc émissaire est une panacée pour le pays pour atténuer sa pression sociale intérieure causée par la contagion sévère au COVID-19. Cui a noté que de nombreux médias français fondaient leurs "rapports d'enquête" sur des rumeurs en ligne et suivaient les États-Unis pour contester les données de la Chine afin de détourner l'attention de l'agonie domestique, citant le nombre élevé de décès en France, qui résultent principalement de l'incapacité du pays à mettre en uvre des mesures efficaces de contrôle des épidémies. À ce jour, la France a signalé 161 644 infections et 22 648 décès, le quatrième plus élevé au monde. Le taux de mortalité a atteint 14%, supérieur à celui de l'Italie, La France a annoncé un verrouillage à la mi-mars, mais la courbe d'infection s'est aplatie sans une forte baisse, indicateur potentiel que les commandes de séjours à domicile n'ont pas été pleinement observées. Le ministre de la Santé Jérôme Salomon a noté que malgré des signes d'amélioration des tendances dans les données, la propagation du virus en France "reste à un niveau élevé et nous devons respecter le confinement". Cui a averti que la tendance d'attaque pourrait se développer et que la guerre des mots sino-américaine s'étendait à la Chine et que certains autres pays européens attaqueraient également la Chine en cas de pandémie. De tels bruits de certains médias et politiciens étaient définitivement contre la tendance coopérative entre la France et la Chine ainsi que la coopération mondiale dans la lutte contre la pandémie, ont noté les analystes chinois. Mais ils ne pouvaient pas représenter l'amitié entre les deux peuples, ont-ils déclaré. Selon les médias chinois, l'ambassadeur de France en Chine, Laurent Bili, a remercié le peuple chinois pour son soutien dans la lutte contre la pandémie dimanche lors d'une cérémonie de 200 000 masques donnés à la France par des organisations et des sociétés philanthropiques chinoises. Le don a montré que les deux peuples étaient unis et faisaient attention l'un à l'autre, a-t-il déclaré. L'ambassadeur chinois en France, Lu Shaye, a souligné dans une interview accordée le 20 avril aux médias français que toutes les accusations contre la Chine sur l'origine du virus provenaient de politiciens et de journalistes, et non de scientifiques, alors qu'une telle question devrait être une question scientifique. De nombreuses études ont prouvé que le virus provenait d'animaux sauvages, dont une publiée en février dans la célèbre revue médicale britannique The Lancet. En réponse à la révision par les autorités de Wuhan, le 17 avril, du nombre de cas confirmés de COVID-19 et de décès, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a souligné lors d'une conférence de presse le même jour que la révision devait retarder la communication des informations au début de l'épidémie, mais "il n'y a jamais eu de dissimulation. Aucune dissimulation n'a jamais été autorisée." Zhao a également souligné que la tâche urgente était de s'unir pour lutter contre le COVID-19. La Chine est disposée à travailler avec la France pour maintenir le multilatéralisme et renforcer la coopération internationale pour sauvegarder la santé et la sécurité de l'humanité, a-t-il déclaré.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | pzorba75 | | Grand classique (ou très bavard) | | 1186 messages postés |
| Posté le 27-04-2020 à 11:15:48
| Dénigrer un pays communiste est un marqueur de classe. C'est la caractéristique de "ceux d'en haut", nés ou élevés dans l'anticommunisme et de ceux, qui se croient arrivés chez ceux d"en haut" avec un peu d'instruction et quelques héritages. Les seconds seront oubliés, ils ne laisseront pas d'empreinte dans l'histoire.
-------------------- |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 28-04-2020 à 18:50:43
| | ENFIN UNE DÉCOUVERTE FRANÇAISE LE TOCILIZUMAB ...OU PAS Le tocilizumab améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie COVID moyenne ou sévère https://www.aphp.fr/contenu/le-tocilizumab-ameliore-significativement-le-pronostic-des-patients-avec-pneumonie-covid
Publié le 27/04/2020.Communiqués de presse Equipe Essai Tocilizumab Premiers résultats de l'essai randomisé contrôlé ouvert CORIMUNO-TOCI Chez les patients avec pneumonie COVID-19, on pense qu'un "orage cytokinique" d'origine immunologique conduit à l'insuffisance respiratoire aigüe et au décès. La plateforme CORIMUNO-19 a été conçue et rapidement mise sur pied pour permettre de tester l'efficacité et la tolérance de divers médicaments immuno-modulateurs et d'autres traitements chez les patients adultes avec infection COVID 19 sévère, grâce à une série d'essais randomisés contrôlés multicentriques, qui ont débuté le 27 mars 2020. Ce communiqué concerne un essai randomisé contrôlé ouvert multicentrique du tocilizumab, un anticorps monoclonal qui bloque le récepteur de la cytokine interleukine-6, et qui est utilisé notamment dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Les patients ont été sélectionnés sur la base d'une hospitalisation pour pneumonie COVID-19 moyenne ou sévère, mais ne nécessitant pas de réanimation au moment de l'admission. Le critère de jugement primaire était la combinaison du besoin de ventilation (mécanique ou non invasive) ou du décès à J14. Au total, 129 patients ont été randomisés : 65 pour traitement habituel + tocilizumab et 64 pour le traitement habituel. Le critère de jugement principal a été atteint chez une proportion significativement plus faible de patients dans le bras tocilizumab. Les résultats de cet essai vont être soumis pour publication dans un journal à comité de lecture. Ces résultats devraient être confirmés de manière indépendante par des essais supplémentaires. Compte tenu du contexte de la pandémie, les chercheurs et le promoteur se sont sentis obligés, d'un point de vue éthique, de communiquer ces informations, en attendant l'examen par les pairs tout en continuant le suivi plus long de ces patients. D'autres essais CORIMUNO testant d'autres inhibiteurs des récepteurs de lIL-6 et d'autres immunomodulateurs sont actuellement en cours d'analyse. Cet essai multicentrique a été conduit par la collaboration de recherche académique COVID-19 Assistance Publique-Hôpitaux de Paris/Universités/INSERM-REACTing Investigateur coordinateur : Pr O. Hermine, Hôpital Necker, AP-HP, Imagine Institute, INSERM U1163, Université de Paris Co Investigateur coordinateur : Pr X. Mariette, Hôpital Bicêtre, AP-HP, INSERM U1184, Université Paris-Saclay Directeur scientifique : Dr P.L. Tharaux, PARCC, INSERM U970, Hôpital Européen Georges Pompidou, AP-HP, Université de Paris Conception et coordination de la plateforme d'essais CORIMUNO : Pr P. Ravaud, Center for Clinical Epidemiology, Hôpital Hôtel Dieu, AP-HP, CRESS, INSERM U1153, Université de Paris Statisticien : Dr R. Porcher, Center for Clinical Epidemiology, Hôpital Hôtel Dieu, AP-HP, CRESS, INSERM U1153 Université de Paris Monitoring et data management : Pr M.Resche-Rigon (Clinical Trial Unit, Hôpital Saint Louis, AP-HP), CRESS, INSERM U1153, Université de Paris. Organisation de la collection des données : Pr M Dougados, Hôpital Cochin, AP-HP, CRESS, INSERM U1153, Université de Paris La plateforme d'essais cliniques CORIMUNO-19 est promue et financée par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et soutenue par Reacting/INSERM. L'essai a reçu un financement du Programme Hospitalier de Recherche Clinique du Ministère de la Santé, un financement d'amorçage du réseau REACTing/INSERM via la Fondation pour la Recherche Médicale, Paris, France, et un financement de la Fondation AP-HP pour la recherche, Paris, France. Le tocilizumab ainsi que 4 000 kits de dosage Elecsys dinterluekine 6 ont été fournis sans conditions par le laboratoire Roche, qui n'a été impliqué ni dans la conception de l'essai, la collection des données, l'analyse, l'interprétation, l'écriture du manuscript ni dans la gouvernance de l'essai. APHPinsermuniversité de parisreacting
Un petit merci quand même à : (COVID-19) La Chine optimise le traitement du nouveau coronavirus http://french.xinhuanet.com/2020-03/06/c_138850546.htm BEIJING, 6 mars (Xinhua) -- La Chine a élargi et optimisé l'utilisation des médicaments et des thérapies dans le traitement de la maladie à nouveau coronavirus (COVID-19), afin d'empêcher l'aggravation des cas bénins et de traiter les patients en état critique. Le tocilizumab, sous la marque commune Actemra, a été inclus dans la dernière version des directives de diagnostic et de traitement du COVID-19 de la Chine. Zhou Qi, secrétaire général adjoint et académicien de l'Académie des sciences de Chine, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse que le médicament tocilizumab a été jugé efficace pour contenir l'incitation de la tempête de cytokines. Dans un essai clinique initial, le tocilizumab a été utilisé dans le traitement de vingt cas graves de COVID-19. Les températures corporelles de tous les patients ont baissé en une journée. Dix-neuf des patients sont sortis de l'hôpital en deux semaines, et l'état du vingtième patient s'est amélioré, selon M. Zhou. Actuellement, le médicament est utilisé dans les essais cliniques dans quatorze hôpitaux à Wuhan, épicentre de l'épidémie, a déclaré M. Zhou.
_____________ La Chine optimise le traitement de COVID-19 Par China Daily Vendredi 06 mars 2020, 21:14 - BEIJING - La Chine a étendu et optimisé l'utilisation de médicaments et de thérapies dans le traitement de la nouvelle maladie à coronavirus (COVID-19) pour bloquer la conversion des cas bénins en cas graves et sauver les patients gravement malades. Le tocilizumab, un médicament contre la polyarthrite rhumatoïde avec le nom de marque commun Actemra, a été inclus dans la dernière version chinoise des directives de diagnostic et de traitement sur COVID-19. En plus du tocilizumab, le phosphate de chloroquine et certains médicaments traditionnels chinois, ainsi que la thérapie plasmatique convalescente, ont été inclus dans la directive thérapeutique Zhou Qi, secrétaire général adjoint et académicien de l'Académie chinoise des sciences, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse que le médicament Tocilizumab s'était révélé efficace pour bloquer l'incitation à la tempête inflammatoire. Dans un essai clinique initial, le tocilizumab a été utilisé dans 20 cas graves de COVID-19. Et les températures corporelles de tous les patients ont chuté en une journée. Dix-neuf des patients sont sortis de l'hôpital dans les deux semaines et un s'est amélioré, selon Zhou. Actuellement, le médicament fait l'objet d'essais cliniques dans 14 hôpitaux de Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, a déclaré Zhou. Au 5 mars, un total de 272 patients sévères avaient été traités par Tocilizumab. En plus du tocilizumab, le phosphate de chloroquine et certains médicaments traditionnels chinois, ainsi que la thérapie plasmatique convalescente, ont été inclus dans la directive thérapeutique. La Chine encourage également l'utilisation de certaines technologies avancées telles que les technologies des cellules souches et des anticorps monoclonaux dans le traitement des cas graves, a déclaré Wu Yuanbin, directeur général des sciences et technologies pour le développement social du ministère des Sciences et de la Technologie (MOST) . Le médicament Chloroquine Phosphate a été utilisé dans le traitement de 285 patients COVID-19 gravement malades dans un hôpital de Wuhan, et aucun effet indésirable évident n'a été trouvé jusqu'à présent, a déclaré Sun Yanrong, directeur adjoint du Centre national chinois pour le développement des biotechnologies dans le cadre du MOST. . Deux essais cliniques pour Remdesivir sont en cours, et nous sommes impatients de voir les résultats, a déclaré Sun. La combinaison de médicaments traditionnels chinois et de médicaments occidentaux a donné de bons résultats dans le traitement de COVID-19. Les statistiques montrent que 90% des patients de la province du Hubei ont été traités avec des médicaments traditionnels chinois, a expliqué Sun.
Edité le 28-04-2020 e 19:06:01 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 28-04-2020 à 22:49:28
| Sur Le Point : ÉDITO. Le parti de Xi Jinping prétend construire un système international accommodant pour les pouvoirs autoritaires, au détriment de nos libertés. Par Luc de Barochez... Le coronavirus, n'en déplaise à Donald Trump, n'a jamais été chinois. Il n'a ni nationalité ni couleur de peau. Il est passé en novembre 2019, dans des conditions qui un jour peut-être seront éclaircies, d'un animal à un être humain. En jouant à saute-frontières, il s'est répandu en moins de six mois à travers le monde, et l'épidémie de Covid-19 avec lui. Il est devenu français, européen, américain, africain, asiatique
au moins autant que chinois. Nonobstant, il est bel et bien un virus communiste... Les éditorialistes bourgeois tablent sur l'anticommunisme, il est possible que l'exemple de la Chine finisse par valoriser le communisme au contraire.
Edité le 28-04-2020 e 22:51:40 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 05-05-2020 à 23:52:38
| La Chine triche encore... Alors que des voix s'élèvent en France pour dénoncer les risques de la rentrée scolaire dans de telles conditions d'insécurité et dans un tel embrouillamini administratif, c'est encore la Chine socialiste qui peut donner des leçons à un pays capitaliste en déclin. Wuhan accueille les étudiants de fin d'études secondaires sur le campus Par Zhao Yusha Source: Global Times Publié: 2020/5/5 12:40:23 https://www.globaltimes.cn/content/1187415.shtml
Un étudiant se fait prendre la température à l'entrée d'un lycée à Pékin, le 27 avril 2020. (Photo: China News Service / Hou Yu) Wuhan, sortant de l'épidémie de COVID-19, s'est préparé à accueillir en toute sécurité les étudiants de fin d'études secondaires sur le campus mercredi grâce à des mesures spéciales. Il s'agit notamment de diviser les classes en plus petites tailles, d'étaler le temps que les élèves quittent l'école et de maintenir la communication orale au minimum. "Nous avons divisé les classes en classes plus petites, avec pas plus de 30 élèves dans chaque classe, et des bureaux ont également été aménagés pour maintenir une distance de sécurité de 1,5 mètre" , a déclaré au Global Times un enseignant du nom de Zhang de la deuxième école intermédiaire de Wuhan. Zhang a déclaré que l'école désinfectait et nettoyait le campus depuis la fin avril pour assurer un environnement sûr et propre aux étudiants de retour. "Après leur retour, chaque salle de classe sera équipée de désinfectant et de masques. Nos professeurs garderont un il attentif sur les élèves pour leur rappeler de garder une distance de sécurité et d'éviter de se parler à moins que cela ne soit nécessaire." Selon Zhang, l'école a également pris des dispositions pour que les élèves quittent l'école à des moments décalés afin d'éviter que trop de gens ne se rassemblent. De nombreux collèges de Wuhan ont installé des instruments de mesure pour la température des rayons infrarouges afin de vérifier les températures de toute personne entrant dans les locaux. Les enseignants doivent également prendre la température des élèves trois fois par jour et signaler toute les anomalies qu'ils trouvent, Les autorités de Wuhan ont effectué des tests nucléiques sur l'ensemble des 19 178 lycéens de la ville le 1er mai, et aucun d'entre eux n'a été testé positif. Les enseignants ont également subi des tests nucléiques fin avril. Le Conseil d'État chinois a envoyé lundi à Wuhan une autre équipe, dirigée par Ding Xiangyang, secrétaire général adjoint du Conseil d'État, pour superviser la reprise de la production et la réouverture des écoles de la ville, ainsi que pour consolider le dur- a remporté la réalisation de travaux de lutte contre les épidémies pour empêcher une résurgence du virus. Tao Jie, directeur de l'école secondaire Wuhan No.23, a déclaré au Changjiang Daily que l'école ne commencerait pas immédiatement ses cours mercredi. Au lieu de cela, il éduquera les étudiants sur la prévention des virus, effectuera des essais et des formations sur l'hygiène personnelle, traitera toutes les urgences et fournira des conseils psychologiques. "Le coronavirus recule à Wuhan après avoir vu tant de signes positifs, aussi longtemps que nous prendrons des mesures de protection, ce ne sera pas un problème" , a déclaré Wu Xiaoyu, un lycéen de la ville. "Le problème est que je ne peux plus rester à la maison. J'étais vraiment inquiet pour mon étude, car c'est l'année où nous passons l'examen d'entrée au collège. Donc j'ai vraiment hâte d'aller à l'école." Actuellement, Wuhan n'a annoncé que des heures de réouverture pour les lycéens, tandis que les dates de retour pour les plus jeunes restent inconnues.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-05-2020 à 07:17:19
| Manifestation à l'Hôpital Robert Debré.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-05-2020 à 20:21:01
| | Sur l'obligation du port du masque Le masque est-il utile ou bien indispensable ? La Ligue des Droits de l'Homme de Nice, ainsi que Jean-Marc Le Gars, avocat et ancien président du tribunal administratif, ont déposé un référé contre l'arrêté du maire de Nice faisant obligation de porter le masque dans l'espace public. 10.05.2020 VILLE DE NICE, UN NOUVEAU PRURIT DU MAIRE Communiqué LDH En labsence de réaction de lautorité préfectorale, la Ligue des droits de lHomme (LDH) a décidé de contester larrêté du maire de Nice obligeant au port systématique dun masque en dehors de chez soi, et ce de 8h à 20h. Si personne ne conteste lutilité du port du masque, il importe de ne pas aggraver les mesures prises dans le cadre de létat durgence sanitaire sans nécessités locales avérées. Aucune des considérations mises en avant par monsieur le maire de Nice, surtout pas un virus à éclipse nocturne ou une éventuelle affluence touristique, ne constitue de telles nécessités locales dans une commune classée « verte » par le gouvernement. A retenir la démarche de monsieur le maire de Nice, on en viendrait à une France divisée selon le bon vouloir des maires des 35 000 communes tout en mettant chacun dans une situation dinsécurité juridique sans effet sur la sécurité sanitaire. L'argument opposé est que Nice est en zone verte et que "le maire ne doit pas se substituer à l'Etat" . On sait qu'Estrosi est un réactionnaire de la pire espèce. On ajoutera à cela qu'il ne s'oppose pas à l'Etat pour défendre les intérêts populaires mais dans le cadre de calculs politiciens. Certains maires du RN font aussi de la surenchère comme Robert Ménard qui a instauré un couvre-feu. Le maire de Lyon s'est fait interdire la même décision d'obliger à porter le masque. Cela dit, la "situation dinsécurité juridique" incriminée ne peut pas être appliquée au port du masque, d'autant plus que ces masques ont été distribués à la population, c'est un abus de langage. Le port du masque est utile et efficace à condition que tous le portent et non une partie de la population. Par conséquent admettre "lutilité du port du masque" ne suffit pas, il faut reconnaître la nécessité de porter un masque . Si le port du masque n'est pas obligatoire, par conséquent s'il n'est pas porté par tous dans l'espace public, il est évident que l'épidémie peut renaître sans difficulté, d'autant plus que les tests ne sont pas généralisés et que les cas légers peuvent rester à domicile. Le port du masque est une nécessité, indépendamment des positions diverses des représentants de la bourgeoisie. D'autre part s'il y a division entre l'Etat et les mairies (mais on pourrait dire aussi entre l'Etat et les masses), elle résulte de l'attitude hésitante du gouvernement en face de la pandémie, d'une part, d'autre part des mesures policières utilisées au lieu de mobiliser le peuple, à des choix administratifs arbitraires comme la limite de 100 km, qui conduisent la plupart d'entre nous à les contourner. Depuis quelques jours on voit déjà que la circulation a repris et que les gens sortent avec ou sans masque. C'est un conséquence directe des revirements multiples de l'Etat et de son incurie. Liberté individuelle ou santé collective ? Le choix de la LDH de Nice pose un problème plus général, qu'on retrouve à l'échelle du monde : faut-il défendre la liberté individuelle ou la santé collective ? Aux USA c'est la liberté individuelle qui l'emporte ou plus exactement la liberté des entreprises, parce que la liberté individuelle ne sert que la liberté des capitalistes en dernier ressort. On a vu des ultras manifester pour avoir le "droit de circuler", et même des olibrius directement inspirés par Trump organiser des réunions de contamination collective. On constate dès à présent les résultats aux USA, un nombre de décès qui file vers les 100 000 morts. Le refus des protections sanitaires indispensables - et gratuites- au nom de la "liberté individuelle relève" de l'idéologie bourgeoise et non de l'idéologie prolétarienne. Le peuple et les larges masses comprennent la nécessité de rester confiné ou de se protéger par tous les moyens.
Edité le 10-05-2020 e 20:29:24 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-05-2020 à 08:41:04
| | Coronavirus : la CGT exige la gratuité des masques pour tous Par La Provence (avec AFP) https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5982268/coronavirus-la-cgt-exige-la-gratuite-des-masques-pour-tous.html?fbclid=IwAR3rlsybosUynUuV_SSXgzakaKV8Ab15V7YZKmQrGDypDcqgC7-PFgdYvFk PHOTO - AFP - MARTIN BUREAU La CGT exige dans un communiqué jeudi la gratuité des masques pour tous les usagers, et pour les salariés elle réclame la fourniture de masques de type FFP2 par les employeurs, pour une question de santé publique et de justice sociale. La CGT "demande la gratuité des masques pour tous les usagers ; masques pour le grand public et, dès lors qu'ils sont au travail, masques fournis par les employeurs" , estimant qu'il est "grand temps" de ne pas leur faire supporter "le coût de masques vendus à des prix exorbitants" . La confédération "exige que tous les employeurs fournissent gratuitement des masques de type FFP2 ou FFP3 à tous les salariés, en quantité suffisante pour couvrir les plages horaire de travail". "C'est une question de santé publique et de justice sociale qui doit être prise en charge par l'État et les employeurs. Tous les stocks doivent être réquisitionnés afin d'en assurer une gestion publique" , invite la CGT. "D'ailleurs, les stocks apparus soudainement dans les grandes surfaces doivent être distribués gratuitement. Ils ne doivent pas être l'objet de gains commerciaux ou d'appels d'offres (carte de fidélité, +vente liée+, etc.)" , ajoute le syndicat. "La qualité et l'efficacité des masques sont aussi un sujet" pour la CGT, qui pointe le fait que les masques "'grand public' n'offrent pour garantie que celle de ne pas contaminer autrui (garantie grandement sous conditions ; dusage, de lavage, etc.)" . Pour elle, "le Premier ministre a menti, une nouvelle fois, en déclarant, lors de la conférence de presse du 19 avril, que : 'Les masques grand public nous paraissent, après étude, après certification, après normalisation, être à même de garantir la sécurité sanitaire de ceux qui en disposent'. À ce jour, les masques grand public ne font l'objet d'aucune norme et d'aucune certification mais d'une simple spécification de l'Afnor" , souligne la CGT.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 21-05-2020 à 23:26:13
|  "Aujourd'hui à 13h50 sur le bus 152 direction Le Blanc-Mesnil... Voilà le sort des banlieusards, et on n'est même pas aux heures de pointe !" CGT RATP Bus Flandre
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 24-05-2020 à 19:54:21
| | A propos du port du masque Depuis le déconfinement la population est sortie masquée ou pas, au gré de chacun. Dans les commerces, certains salariés ou commerçants n'en mettent pas en disant "on est assez loin" ou bien "je ne le supporte pas" . Il faut d'abord incriminer l'Etat qui a déconseillé le port du masque puis l'a autorisé du bout des lèvres, et a même interdit l'obligation de le porter dans certaines villes. Dans ces conditions le comportement anarchique est inévitable, bien que l'utilité et la nécessité du masque soient établies. Evidemment dans la plupart des cas la "distanciation sociale" est difficile à respecter, elle demande beaucoup plus d'attention que le port du masque pourtant décrié, et elle n'est pas compatible avec les rassemblements. Mais si on compare cette mesure de prophylaxie aux équipements individuels de sécurité dans les entreprises, on constate que le port des chaussures de sécurité est obligatoire et que les salariés s'y conforment. Pourtant il n'est pas plus agréable de mettre ces chaussures que de porter un masque toute la journée. Plusieurs jour les pieds sont enflés et meurtris et il faut un certain temps avant qu'ils s'habituent aux chaussures et réciproquement. De même ces chaussures protègent jusqu'à un certain point mais pas à 100 %. J'ai vu la coque en ferraille de ces godasses coupée en deux après un accident. Quoi qu'il en soit les ouvriers se plient tous à cette obligation qui leur paraît légitime. Et il arrive que des intérimaires, des stagiaires ou des salariés de petites entreprises, soient obligés d'insister pour obtenir cette protection. L'esprit petit-bourgeois est encore répandu chez nous qui refuse les contraintes de toutes sortes et les considère comme une dictature insupportable, même si le bon sens dit le contraire. Certains gauchistes ont jugé que le confinement découlait d'une volonté d'enfermement politique. En fait c'est la bourgeoisie qui refusait de mettre en place le confinement et le port du masque, pour éviter l'arrêt de l'économie et laisser filer l'épidémie, au prétexte de l'immunité collective. Et on en a constaté les conséquences en GB, aux USA et au Brésil.
Edité le 24-05-2020 e 20:04:33 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| | |
| | | | | | | | | |
|