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Xuan
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   Posté le 13-05-2021 à 15:22:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Exactement :

www.cgt.fr
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La CGT exige le respect du droit de manifester

Ce mercredi 12 mai 2021 en début d’après-midi le préfet de Paris a publié un arrêté d’interdiction de la manifestation prévue à 16h à l’appel du « Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » .

Les arguments donnés par M. Lallemand sont scandaleux, il écrit pour justifier cet arrêté « qu'il existe un risque sérieux que les affrontements violents qui se sont produits ces dernières heures entre palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ne se transportent sur le territoire national et que dans ce contexte de fortes tensions, cette manifestation soit l'occasion de troubles graves à l'ordre public entre partisans de l'une ou l'autre des parties au conflit. »

Alors que les nombreuses organisations signataires de l’appel (syndicats, associations, partis politiques) se mobilisent pour le respect du droit international et des droits humains universels le préfet leur interdit de se rassembler, les accusant par avance de vouloir troubler l’ordre public. D’autres rassemblements de solidarité se tiennent aujourd’hui en France et dans d’autres pays, à cette heure-ci seul celui de Paris est interdit sous prétexte de crise sanitaire, de risques terroristes, etc…

Les délais de publication de cet arrêté préfectoral n’ont pas permis de prévenir l’ensemble des personnes qui ont prévu de se rendre au rassemblement, engendrant de fait une mise en danger des manifestants et manifestantes.

Nous exigeons le respect du droit d’expression et donc la levée immédiate de cet arrêté d’interdiction et la levée de toutes sanctions, afin de permettre que s’exprime en toute sécurité notre solidarité envers le peuple palestinien (voir, le communiqué du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens joint).
Montreuil, le 12 mai 2021

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   Posté le 16-05-2021 à 20:08:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Alexis Corbières ... en mode couille molle

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/video-manifestation-pro-palestinienne-a-paris-je-nirai-pas-manifester-cet-apres-midi-annonce-alexis-corbiere-depute-la-france-insoumise_4624697.html

vidéo

"Je n’irai pas manifester cet après-midi" , annonce Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis sur franceinfo samedi 15 mai, alors que des manifestations pro-palestiniennes sont organisées dans plusieurs villes de France, en pleine flambée de violences entre Israéliens et Palestiniens, et que le cortège parisien, bien qu'interdit par la préfecture par crainte de débordements, est maintenu par ses organisateurs.

"Moi, je n'irai pas manifester cet après-midi parce que ça a été interdit" , explique le député Insoumis avant d'ajouter : "Je vois bien le jeu de provocation qui va avoir lieu. Sans aucun doute que le gouvernement aura à coeur de faire en sorte que les plus ultras, après les avoir dénoncés, soient peut-être là cet après-midi."

"On provoque les choses"
Évoquant l'arrestation et la mise en garde à vue de Bertrand Heilbronn, président de l'Association France Palestine Solidarité, mercredi à l'issue d'un rendez-vous avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, Alexis Corbière affirme : "On provoque les choses. Quand on fait une telle interdiction, ce qui risque d'avoir lieu cet après-midi, c'est qu'évidemment, il va y avoir peut-être ceux qui veulent braver l'interdiction ou qui veulent en découdre qui vont être là. Donc on va proposer des images à l'arrivée parce que peut-être qu'il y aura des incidents. Ce que je ne souhaite pas" .

"Souvent, quand on annonce qu'il va y avoir des incidents, ils ont lieu à l'arrivée parce que là on crée les conditions d'une tension" , estime le député qui souhaite plutôt trouver "les conditions d'une manifestation qui n'est pas interdite" car selon lui "la grande majorité des organisations qui se font entendre sur ces questions le font de manière tout à fait pacifique."


Edité le 16-05-2021 à 20:14:53 par Xuan




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   Posté le 22-05-2021 à 21:08:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

En même temps et... en même temps, face au conflit USA / RPC l'impérialisme français est dans une merde noire.



Dans une récente interview au Figaro, «Nous allons vers une réorganisation de l’ordre du monde», le chef d'état-major Lecointre indique que "le risque de conflit va s’accroître d’ici à 2030"

Lecointre estime que "Le futur ordre mondial se construira autour de la compétition entre la Chine et les Etats-Unis, et chaque pays doit choisir son propre camp" .
"Mais la France et l'Europe ne sont pas intéressées par cela, donc cette situation sera très compliquée, car notre relation avec les Etats-Unis ne peut pas être mise en question. C'est le point le plus fondamental."
"En même temps, nous ne devons pas nous laisser prendre dans la relation de confrontation entre les États-Unis et la Chine qui pourrait se développer" .

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   Posté le 26-05-2021 à 18:36:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Marianne émet des doutes sur la légitimité de cette pantalonnade aux ordres des USA.
https://www.marianne.net/monde/asie/lotan-dont-la-france-avance-masquee-en-mer-de-chine

L’Otan (dont la France) avance masquée en mer de Chine


Bataille navale
Par Jack Dion
Publié le 19/05/2021 à 11:16


Le porte-hélicoptère amphibie Tonnerre a été aperçu loin des côtes hexagonales, en mer de Chine orientale. © Arun SANKAR / AFP

La France a récemment envoyé deux navires de sa marine nationale participer à des manœuvres militaires conjointes avec les États-Unis, le Japon et l'Australie en mer de Chine Orientale.

Voici peu, deux bâtiments phares de la marine nationale – le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et la frégate Surcouf – ont été aperçus loin des côtes hexagonales, en mer de Chine orientale. L’un et l’autre participaient, avec les armées américaine, nippone et australienne, à des manœuvres militaires. Sur une base de la région de Nagasaki, puis au large de Kagoshima, un groupe de légionnaires français, de marines américains et de soldats japonais devaient partir à la reconquête d’une île de l’archipel par une puissance ennemie non désignée mais facilement identifiable, ne serait-ce qu’en raison du nom de la mer.

C’est la première fois que des soldats français participent à de telles opérations dans cette partie du globe, avec la Chine en ligne de mire. Certes, aucun document officiel ne désigne Pékin. Les pays concernés se contentent de faire référence à un « Indo-Pacifique libre et ouvert » ce qui ne mange pas de riz. En effet, le concept dont se réclame Emmanuel Macron ne brille guère par sa substance, sauf à s’aligner derrière les États-Unis pour tenter de faire contrepoids à un empire du Milieu aux limites géographiques fort incertaines.

PAS UNE MENACE

Reste à savoir s’il est de bon aloi de narguer Pékin et de jouer au bras de fer militaire dans cette zone géographique, sous l’égide de l’Otan, bras armé d’une Alliance atlantique qui voit loin. On imagine les réactions internationales si, par aventure incertaine, des navires chinois venaient rôder au large de San Francisco ou à quelques encablures de Brest. Interrogé par l’AFP, Frédéric Grare, membre du Conseil européen pour les relations internationales, a déclaré : « Il ne s’agit pas de mettre en scène une menace. Il s’agit de dire à la Chine, notamment pour la France, que l’on veut discuter avec elle mais que son comportement doit suivre les règles internationales. »

L’objectif est louable. Mais ce n’est pas forcément en jouant à la bataille navale que l’on calmera Pékin, sauf à se croire revenu deux siècles en arrière, à l’époque où des puissances étrangères (dont la France) se partageaient des morceaux du territoire chinois. Il n’est guère réaliste de s’aligner sur l’hyperpuissance américaine, quand bien même serait-elle relayée par ses supplétifs régionaux. Dans ces conditions, souffler sur les grands vents d’une nouvelle guerre froide prépare des lendemains plus agités qu’une croisière de printemps.


Edité le 26-05-2021 à 18:52:35 par Xuan




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   Posté le 31-05-2021 à 23:24:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

SIMAGREES !


On se souvient comment Macron et les dirigeants européens avaient viré Huawei sur présomption d'espionnage, plus exactement suite au chantage exercé par Pompeo venu tout exprès en Europe.
On le savait déjà mais il apparaît au grand jour que ce sont bin les USA qui espionnent les gouvernements de leurs alliés.
Aucune repentance ni excuses, attaché au lien de confiance Macron attend la clarté complète . Cet individu est une serpillière, un kollabo de l'hégémonisme.

__________


Espionnage des Européens par les Etats-Unis : Macron et Merkel attendent des explications de Washington et du Danemark
Le président français et la chancelière allemande ont réagi aux allégations d'espionnage de certains européens par la NSA.


franceinfo avec AFP
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/espionnage-des-europeens-par-les-etats-unis-macron-et-merkel-attendent-des-explications-de-washington-et-du-danemark_4645269.html
Publié le 31/05/2021 19:07

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont appelé lundi 31 mai les Etats-Unis et le Danemark à s'expliquer sur les allégations d'espionnage de certains responsables européens, dont la chancelière allemande. "Si l'information est juste (...) ce n'est pas acceptable entre alliés" et "encore moins entre alliés et partenaires européens" , a réagi à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand le président français, dont la chancelière allemande a aussitôt approuvé les propos.

Selon une enquête de la télévision publique danoise Danmarks Radio (DR) diffusée dimanche soir avec plusieurs autres médias européens, Washington s'est servi au moins jusqu'en 2014 du réseau de câbles sous-marins danois pour écouter des personnalités politiques de quatre pays européens (Allemagne, Suède, Norvège et France). Ces révélations reposent sur un rapport confidentiel du renseignement militaire danois (FE).

"Nous attendons la clarté complète"
"Je suis attaché au lien de confiance qui unissent Européens et Américains"
, a souligné Emmanuel Macron. " C'est pourquoi ce que nous attendons, c'est la clarté complète. Nous avons demandé à ce que nos partenaires danois et américains apportent toutes les informations sur ces révélations et sur ces faits passés et nous sommes en attente de ces réponses" .

"Je ne peux que m'associer aux propos d'Emmanuel Macron", a répondu Angela Merkel. "J'ai été rassurée par le fait que le gouvernement danois, dont la ministre de la Défense, a également fait savoir très clairement ce qu'il pense de ces choses (...) C'est une bonne base non seulement pour clarifier les faits mais aussi pour établir des relations de confiance."

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   Posté le 01-06-2021 à 13:47:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Commentaire de Global Times:

Le scandale de l'espionnage américain en Europe ne doit pas être minimisé: éditorial du Global Times


Les États-Unis ont utilisé les services secrets du Danemark pour espionner les dirigeants de nombreux pays européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, ont révélé dimanche les médias européens. Le Danemark est un allié proche des États-Unis. Selon les médias, le Danemark héberge plusieurs stations d'arrivée clés pour les câbles Internet sous-marins à destination et en provenance de la Suède, de la Norvège, de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

En 2013, Edward Snowden, ancien sous-traitant de l'Agence américaine de sécurité nationale, a dénoncé le programme de surveillance américain PRISM, qui a suscité un fort mécontentement dans des pays européens comme l'Allemagne. Mais les protestations du côté européen n'ont pas abouti. Cette fois, les médias européens ont dévoilé plus de détails sur l'espionnage des États-Unis sur les dirigeants des pays européens, en particulier le rôle que le Danemark y avait joué. Il contient une grande quantité d'informations et est vraiment choquant.

Il n'y a pas d'égalité et de respect mutuel en Occident. Le leadership américain sur ses alliés n'est pas conduit conformément aux règles, mais est plein de coercition et de contrainte. Ce n'est pas facile d'être un allié américain. Non seulement leur souveraineté est infiltrée, mais ils sont surveillés à tout moment par Washington. Telle est la froide réalité sous l'apparence trompeuse de l'unité entre les États-Unis et l'Europe.
La trahison des pays européens par le Danemark pour aider l'espion américain est un rappel de la profondeur de la puissance américaine en Europe. On pense que le Danemark est conscient de l'immoralité de la coopération avec les institutions américaines, mais ils ont délibérément feint l'ignorance et ont permis de telles initiatives. Cela peut dépeindre les relations entre les petits pays européens et les États-Unis, leur «grand frère».

Les nouvelles permettent au monde de mieux voir le vrai visage des États-Unis. Le véritable caractère moral de Washington est révélé au monde. L'image de la soi-disant l'une des plus grandes démocraties en tant que chef d'un gang sinistre est devenue plus vivante.

En reliant l'accusation sans fondement des États-Unis selon laquelle Huawei, un géant chinois de la technologie, a sélectionné des renseignements pour la Chine, cette nouvelle des médias européens a fait comprendre aux gens l'hypocrisie américaine. Nous pensons que la raison pour laquelle les États-Unis ont accusé sans fondement la Chine est que les États-Unis eux-mêmes l'ont fait, et les États-Unis sont convaincus que toute force avec une sorte de domination mènera le même espionnage. Les États-Unis s'efforcent de dépeindre la Chine sous leur propre image laide.

Beaucoup de gens craignent que l'Europe ne proteste pas contre les États-Unis à une échelle aussi grande que celle de 2013. Après avoir fait quelques récits réactifs, l'Europe se soumettrait probablement à l'humiliation. Mais nous pensons que la manière dont l'Europe réagit à l'exploitation par les États-Unis des services secrets danois pour espionner les dirigeants des pays européens n'est pas seulement l'affaire de l'Europe elle-même.

Les pratiques perverses des États-Unis ont gravement violé les lois internationales. Ceux qui sont espionnés ne sont pas que des dirigeants européens, et davantage de pays doivent avoir été inclus. La communauté internationale ne doit pas minimiser le scandale à la manière des alliés entre les États-Unis et l'Europe. Au lieu de cela, la communauté internationale devrait intensifier sa pression sur Washington et pousser les États-Unis et l'Europe à rendre publiques des informations connexes, en donnant au monde une explication.

Les États-Unis ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils faisaient l'objet de cyberattaques externes et accusent la Chine et la Russie à ce sujet. Lorsque les États-Unis ont été pris par les médias européens, ils ont l'obligation d'expliquer pour maintenir la légitimité morale d'une condamnation internationale commune des cyberattaques.

Les États-Unis sont une superpuissance incontrôlable. Elle a enfreint les intérêts d'autres pays, persistant sur ses propres voies. En outre, elle poursuit ouvertement deux poids deux mesures. Les États-Unis sont devenus la plus grande source de déstabilisation au monde. Il ne sera certainement pas facile de restreindre la puissance destructrice des États-Unis. Pourtant, la communauté internationale ne doit pas abandonner les tentatives et efforts pertinents. C'est dans l'intérêt commun de tous les pays.

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   Posté le 01-06-2021 à 23:02:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

SORTIE DE L'OTAN

Ci-dessous le texte positif de Gilles Questiaux sur la sortie de l'OTAN.
Il n'y parle pas de l'impérialisme français, l'impérialisme US est selon lui "le seul qui importe". Pour autant nous défendons aussi l'objectif de sortie de l'OTAN et le texte apporte quelques arguments :



Pour argumenter la sortie de l'OTAN et la défense de la paix auprès des électeurs en 2022


1 Juin 2021



http://www.reveilcommuniste.fr/2021/06/pour-argumenter-la-sortie-de-l-otan-et-la-defense-de-la-paix-aupres-des-electeurs-de-2022.html


Comment rendre populaire le thème de campagne importantissime de la sortie de l’OTAN ?

Il est probable que le thème de la sortie de l’OTAN interpelle fort peu les électeurs qui auront à choisir le président en 2022. Pourtant, il s’agit de la paix ou de la guerre, et vu sous cet angle cela pourrait les concerner. Et les intéresser.

Sans doute L’OTAN n’évoque rien dans le grand public électoral, ou à la rigueur chez les demi-informés, c’est à dire désinformés par les médias mainstream, une bonne affaire pour la France qui serait en quelque sorte douillettement protégée par cette grande alliance qui concentre au bas mot 75 % de la puissance militaire de la planète, contre des menaces plus ou moins réelles, provenant des Barbares peuplant d’autres continents, qui paraissent dans les mêmes médias.

Certes certains peuvent ressentir avec malaise ou même douleur la perte de souveraineté qu’implique cette vassalisation militaire aux États-Unis et songer avec nostalgie au geste de retrait du Général de Gaulle, qui obligea l’OTAN à déménager à Bruxelles en 1966 (à une époque où une des plus grandes bases américaines du monde se trouvait à Châteauroux, dans l’Indre). Mais il faut se résoudre à accepter les faits : le patriotisme est un sentiment résiduel qui peut éventuellement se manifester de temps à autre dans les sondages, mais qui ne déterminera pas le vote. D’autant plus que se superpose maintenant au patriotisme national qui est brocardé et ringardisé, suspecté de xénophobie et d’étroitesse d’esprit, une sorte de patriotisme postmoderne suprématiste occidental sous les prétextes des droits de l’homme et de la démocratie, qui ne dit pas son nom mais qui envahit les esprits et qui est en phase sans toujours s'en rendre compte avec le discours de l’extrême droite qui est bien plus gêné par la présence dans le paysage des mosquées que par la menace latente des porte-avions et des bombes américaines pour l'indépendance de la France.

Par contre si l’on peut parvenir à communiquer cette vérité que c’est le bien-être et même la vie des Français et de leurs enfants qui sont mis en danger par la participation à l’OTAN, ce serait autre chose, je pense.

Nous voudrions les convaincre, que loin d’être un cocon protecteur (et gratuit), la participation à l’OTAN est déjà la cause de nombreuses guerres hors de son territoire métropolitain (Europe et Amérique du Nord) qui retombent chez nous sous la forme du terrorisme, et du sacrifice inutile de militaires français outremer, et qu’à courte échéance, elle risque de nous entraîner dans une guerre majeure avec la Chine et la Russie, qui aurait toutes les chances de devenir une guerre nucléaire. Il ne faut jamais oublier que la seule puissance qui ait effectivement utilisé les armes nucléaires au cours d'une guerre, qui plus est en visant délibérément les populations civiles, ce sont les États-Unis.

L’OTAN, l’alliance militaire des puissances occidentales fondées en 1949, dont fait partie la France, autour des États-Unis qui en assument le commandement, est sans objet depuis 1991 : elle associait de manière contraignante les adversaires de l’URSS sur un éventuel front européen, en cas de guerre avec ce grand pays. L’URSS avait réagi en 1955 en constituant de son coté l’alliance surnommée péjorativement en Occident le « Pacte de Varsovie » qui a disparu en 1989.

En 1991, l’URSS a été dissoute par ses dirigeants félons, et on peut dire que l’adversaire potentiel redouté et diabolisé de la Guerre Froide a capitulé. Une des raisons des concessions de Gorbatchev qui ont fini par ruiner son pays, c’était la promesse à lui faite par Reagan et à laquelle il eut la sottise de croire (dit-il) de ne pas élargir L’OTAN dans les territoires d’Europe de l’Est et dans les anciennes républiques de l’URSS, promesse allègrement foulée au pieds par les pays occidentaux. Pourtant la Russie des années 1990 était tombée à environ 10 % de la puissance économique de l’ancienne URSS, et à la moitié de sa population.

Donc il continue d'exister sous le même nom, l’OTAN, une alliance hypertrophiée sans adversaire désigné, c’est à dire qui a pour adversaire potentiellement le monde entier, une alliance contractée entre un pays dominateur et ses vassaux, dont la France, dans une forme incontestable d’Empire, et il est dans la nature des empires de rechercher l’extension territoriale et la domination sans limite.

Elle remplace une alliance prétendument défensive construite dans une situation de rivalité réelle, qui pouvait conduire à la guerre, elle lui substitue une nouvelle alliance qui se construit des adversaires au coup par coup pour justifier son existence, pour perdurer et qui étend son champ d’action sur de nouvelles régions, dont notamment la poudrière du Moyen Orient. La raison d’être de cette nouvelle alliance est le maintien illimité de la domination occidentale sur le monde et de la domination des États-Unis sur leurs alliés (et plus profondément, mais il est inutile d’élargir trop le sujet dans un matériel de propagande électorale, le maintien et la consolidation mondiales du capitalisme et la gestion de ses contradictions).

L’OTAN fonctionne en lien étroit avec des vassaux extérieurs qui peuvent aussi provoquer une guerre : Israël, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Japon, etc. et les puissances anglo-saxonnes d’Océanie et du Pacifique. Plutôt qu’une « Organisation du traité de l’Atlantique Nord », il s’agit en réalité d’une « Organisation Impériale de l’Océan Mondial » dont la marine de guerre est prépositionnée partout dans le monde et qui se figure les puissances continentales comme des ennemis géopolitiques structurels.

Les élites politiques et militaires anglo-saxonnes sont élevées dans l’idée scientifiquement infondée que le progrès et la civilisation sont portées par les puissances maritimes, et que la barbarie et le tyrannie dominent le continent eurasiatique – le « Heartland », le reste du monde (Afrique, Inde, Amérique latine, Moyen Orient, Asie du Sud est) étant destiné dans leur pensée, manifestement, à n’être qu'un ensemble de néo-colonies.

La nature agressive et anti-russe (et pas seulement antisoviétique) de cette alliance est donc apparue clairement au moment de l’ouverture du Rideau de Fer.

L’OTAN est donc non pas une garantie de paix mais un risque de guerre :

L’OTAN est une coalition de puissances nucléaires, et une guerre de l’OTAN contre une autre puissance nucléaire a de grande chance de conduire le monde à l’apocalypse, bien avant que le réchauffement climatique n’ait eu le temps de causer le moindre tort à l’humanité (les écologistes, à l’origine de leur mouvement , dans les années 1970 en étaient bien conscients, et ils étaient pacifistes et militaient activement pour le désarmement nucléaire ; on est loin du compte aujourd’hui).

En faire partie comporte le risque d’entraînement dans un conflit lointain (comme en 1914 où le jeu des alliances avait entraîné la France dans la guerre mondiale, commencée par un conflit localisé austro-serbe). Il faut bien garder à l’esprit que si un seul des nombreux nouveaux membres ou prétendants à le devenir d’Europe de l’Est, pays souvent instables et gouvernés par des extrémistes ou par des mafieux, venait à être attaqué à la suite d’une folie ou d’une initiative provocatrice, nous serions automatiquement entraînés dans la guerre pour le défendre.

Cela comporte aussi le risque d’entraînement dans un conflit pour défendre des intérêts opposés aux intérêts nationaux : pour quelle raison rationnelle la France serait-elle amenée à faire la guerre à la Russie, ou à l’Iran, ou plus encore, la Chine ? Pour quelle raison a-t-elle participé à la guerre contre l’Irak , un pays ami, en 1991 (et a-t-elle eu le bon sens d’éviter de participer à celle de 2003) ? Quel a été l’intérêt national en jeu dans la participation à la destruction de la Libye, et à la tentative de destruction de la Syrie , toujours en cours?

A vrai dire quand l’Ultime Guerre Mondiale commencera on ne nous demandera pas notre avis, pas plus qu’on ne le demandera aux prête-noms du capital qui seront alors officiellement au pouvoir, car appartenir à l’OTAN signifie que les troupes françaises sont sous commandement impérial. La perte du contrôle opérationnel des forces armées par le pouvoir politique des partenaires secondaires de l'alliance est inscrite dans le fonctionnement intégré de cette alliance militaire. Qui est donc en temps de guerre le chef suprême de l’armée française, sinon le président des États-Unis ?

L’Occident lance des croisades idéologiques depuis trente ans qu’il est maître du jeu mondial. Les attentats du 11 septembre 2001 ont permis de prétexter du terrorisme pour intervenir dans n’importe quel pays du monde, dans une « guerre sans limite » à motivation idéologique, à savoir pour la défense du libéralisme. La « responsabilité de protéger » contre le chaos qu’on a soi-même créé, et la défense du libéralisme politique (les droits de l’homme dans la version réduite de 1789) seront avancés comme prétexte pour défendre le libéralisme économique (la mondialisation et la concurrence libre et non faussée).

Avant 1991, l’Occident reprochait aux Soviétiques de vouloir étendre leur système politique socialiste au reste du monde, ce qui était (de notre point de vue) une vision bien optimiste de la réalité de l’engagement internationaliste des autorités soviétiques. En réalité les Soviétiques n’intervenaient que dans les situations où les Occidentaux s’étaient déjà rendus odieux aux masses par leur soutien aux tyrannies locales. Aujourd’hui, l’Occident veut imposer partout le modèle néo-libéral et se mêle d’arbitrer la vie politique interne de tous les autres pays, et particulièrement de ceux qui sont toujours ressentis comme des rivaux.

Au nom de la prétendue défense des droit de l'homme, et des minorités, le simple respect des usages diplomatiques disparaît, et le langage de l’insulte directe est employé à l’égard des adversaires que l’on cherche à intimider et à dégrader au niveau du langage et de l’image, en suivant une recette dont Adolf Hitler a été le promoteur. Quand on exige avec insolence la libération de l’activiste Navalny, affaire intérieure russe s’il en est, dans le langage, la guerre est déjà là. On nie dans les faits et on piétine avec arrogance la souveraineté russe. Quand Biden traite Poutine d'assassin sur un grand média on croirait entendre le Führer déblatérant à la radio sur les prétendues vexations subies par les Allemands des Sudètes de Tchécoslovaquie !

L’OTAN, poids financier croissant :

Les États-Unis (ceux de Trump ou de ceux Biden, réconciliés dans cette affaire) deviennent plus agressifs, et respectent de moins en moins les formes du droit international et les convenances diplomatiques. Mais simultanément, avec la montée en puissance de la Chine, ils deviennent relativement plus faibles, malgré la croissance démesurée de leur budget militaire, et ils font de plus en plus pression pour que leurs vassaux contribuent à l’alliance en augmentant leurs dépenses militaires. Cela signifie concrètement plus d’impôts en France, qui ne serviront pas aux besoins de la population, mais à l’enrichissement démesuré des capitalistes du complexe militaro-industriel.

Et cependant, l'OTAN est une menace pour les industries stratégiques française :

La France conserve un secteur industriel de pointe et une recherche appliquée de haut niveau grâce à son industrie d’armement, et aéronautique (comme d’ailleurs la Russie et les États-Unis, autres pays cruellement désindustrialisés par ailleurs. La sujétion croissante à l’OTAN va signifier ouvrir massivement le pays à l’achat de matériels produits ailleurs dans l’alliance (États-unis, Allemagne, Royaume Uni, Italie, etc.), sans contreparties, et une fermeture des marchés d’exportation, notamment par des attaques juridiques ciblées des tribunaux états-uniens contre des entreprises françaises ou des particuliers qui ont déjà commencées). Très concrètement cela signifie d’importantes pertes d’emploi en France qui pourraient se chiffrer en centaines de milliers d’emplois ouvriers et cadres, et des pertes d’autonomie stratégique.

Mais la sortie de cette alliance et le rejet du « parapluie américain » comporterait-elle des risques ?

Incontestablement, elle comporterait le risque d’antagoniser l’Empire qui n’avait déjà pas apprécié les manifestations d’indépendance de Dominique de Villepin, en 2003.

Mais la sortie de l’OTAN ne met pas en danger la défense du territoire : la France n’a aucun ennemi dans son voisinage direct et il est peu probable que les pays de l'OTAN deviennent du jour au lendemain des adversaires militaires.

Elle affaiblirait par contre assez sensiblement l’alliance, sans pour autant la détruire. Il faut en effet constituer une puissance militaire bien plus élevée pour mener une stratégie agressive, que pour assurer une défense crédible, et la puissance actuelle des forces coalisées de l’OTAN est déjà très excessive, ce qui est en soi un danger pour la paix.

Le départ de la France affaiblirait sa capacité offensive, sans nuire profondément à se capacité de défense : en un mot, la sécession de France de l’Empire le priverait de la marge de puissance qui lui permet de concevoir des projets offensifs (toujours présentés comme défensifs, mais en réalité offensifs : les bases de l’OTAN encerclent la Chine et la Russie, et non l’inverse). Cependant cela n’affaiblirait pas assez l’alliance pour susciter la tentation d’une attaque du bloc opposé, si tant est qu’il ait de telles intentions, ce qui est hautement improbable, quand on connaît l’histoire réelle de la Russie et de la Chine, qui ne sont pas coutumiers contrairement aux Occidentaux de « projeter leurs forces armées », c’est à dire qu’ils ne les éloignent pas volontiers de leur territoire.

Un bénéfice de ce départ, immédiat, serait la disparition des attaques terroristes émanant de la sphère islamiste radicale (comme notamment les attaques de 2015 et 2016). Elle retire la France de son engagement dans des guerres sans objet pour elle, notamment au Moyen Orient, et donc du risque de représailles. Un autre bénéfice serait de permettre à la France de jouer un rôle positif dans la recherche de la paix en Palestine, et de pousser Israël à la négociation avec les Palestiniens en modifiant le rapport de force international (ainsi il n’aurait plus que deux soutiens au conseil de sécurité » de l’ONU, au lieu de trois sur cinq).

La sortie de l’OTAN permettrait d’avoir une politique étrangère indépendante, et de renouer des liens privilégiés avec d’anciens alliés historiques : Russie, Pays Arabes, Serbie, etc.

Elle permettrait de se désolidariser des puissance de l’OTAN quand elle commettent des crimes contre l’humanité comme en Irak ou qu’elles les protègent comme en Palestine.

Elle permettrait enfin de désengager la France de ses interventions militaires en Afrique, où elle sème le chaos et agit comme le gendarme de l’ordre néocolonial dans la division des tâches entre vassaux de l’Empire, et n'en récolte qu'un rejet et une impopularité croissantes sur ce continent.

La sortie de l’OTAN permettrait aussi de valoriser les atouts spécifiques de la France lui permettant de jouir d’une pleine souveraineté : la dissuasion nucléaire, la filière industrielle de l’armement et de l’aéronautique, et le siège permanent au conseil de sécurité.

Mais par-dessus tout, elle éviterait à notre pays d’être entraîné dans une guerre potentiellement nucléaire contre la Russie ou contre la Chine, à laquelle conduit inexorablement la politique américaine qui refuse de devenir une puissance ordinaire, et d’être seulement égalée en influence par d’autres pays, à commencer par la Chine qui a pourtant quatre fois sa population.

Un condensé et une présentation plus populaire de cette thématique générale de la paix, et de la nécessité de sortir de l’OTAN pourrait prendre une place authentique dans le débat.

Un dernier point : il faut impérativement que le candidat progressiste qui aurait le courage d’avancer cette thématique revendique la sortie sans délai de la France de l’OTAN, et non un accord global de dissolution de l’organisation, qui non seulement est inatteignable en pratique, mais qui de surcroît continue à déléguer la décision aux grands frères américains. Qui d’autre peut en effet dissoudre l’alliance, que son dominateur hégémonique ? La revendication de « dissolution de l’OTAN » est le faux fuyant choisi par la direction du parti postcommuniste allemand ‘Die Linke », pour noyer le poisson et berner les anti-impérialistes de sa base. Il est à noter que Wikileaks avait révélé à cette occasion au grand jour la pénétration des services américains à la direction de cette organisation !

GQ, 1er juin 2021


Edité le 01-06-2021 à 23:03:28 par Xuan




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Espionnage des Européens par les États-Unis : "Pour la NSA, l'Europe, c'est open bar", affirme un spécialiste


"Les États-Unis ont un contrat avec cinq pays anglo-saxons qui leur interdit de s'espionner réciproquement. Ni la France ni l'Allemagne ne participent à cette alliance", explique Antoine Lefébure, auteur de "L’Affaire Snowden, comment les États-Unis espionnent le monde".

Article rédigé par
franceinfo
Radio France
Publié le 31/05/2021 11:23

"Pour la NSA [National Security Agency], l'Europe, c'est open bar" , a déclaré lundi 31 mai sur franceinfo Antoine Lefébure, spécialiste de l’usage des nouvelles technologies, auteur de L’Affaire Snowden, comment les États-Unis espionnent le monde. Une enquête signée d'un consortium de grands médias européens révèle que les Américains ont espionné plusieurs personnalités européennes entre 2012 et 2014. Parmi elles, notamment, la chancelière allemande Angela Merkel et des Français dont l'identité n'est pas connue. Selon Antoine Lefébure, "ça continue et ça continuera" .

franceinfo : Doit-on être étonnés de cette affaire ?

Antoine Lefébure : Ça n'a rien d'étonnant. La NSA [National Security Agency, l'agence américaine de sécurité], les États-Unis, ont un contrat avec cinq pays anglo-saxons – dont l'Australie, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande – qui leur interdit de s'espionner réciproquement. Ni la France ni l'Allemagne ne participent à cette alliance. Donc pour la NSA, l'Europe, c'est open bar. Ils peuvent espionner n'importe quel pays, n'importe quel gouvernement, sans avoir de comptes à rendre.

À votre avis, quel type de personnalité peut être écoutée dans ces moments-là ?

Ce sont essentiellement des personnalités politiques. C'est ce qu'avait dit Brzezinski [conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981], quand il y avait des affaires d'espionnage du même type. Il avait dit : "Il faut bien qu'on écoute nos amis, nos alliés, pour vérifier que ce sont toujours nos alliés". Donc là-dessus, rien n'est nouveau. Au niveau économique, il y a une bagarre extraordinaire sur les grands contrats internationaux avec des problèmes de financement, de pots de vin, etc., sur lesquels l'information a énormément de valeur. Les Américains étant leaders sur la plupart des domaines, ils ont besoin de connaître les positions économiques de leurs adversaires.

Les Danois savaient-ils ce qu'il se passait ?

On n'aura jamais de réponse. C'est la même chose pour les gouvernements que pour les entreprises. Au sein des services secrets des différents pays européens, vous avez des gens qui ont des habilitations élevées, qui ont des relations avec des Américains. Quelquefois, les dirigeants des services ne savent même pas ce que font leurs cadres supérieurs. C'est ce qu'on appelle la nécessité de connaître : ils ne connaissent pas, donc ça leur permet de nier puisqu'ils ne savent pas. Ne sachant pas, ils ne peuvent pas non plus dire oui, c'est vrai. Il n'y aura jamais de réponse. Ce sont les plus grands secrets de la NSA et des Américains : quels sont les pays qui sont utilisés pour espionner d'autres pays ? Quels sont les moyens techniques utilisés et quelles sont aussi les sociétés privées de type Google, Facebook, Amazon, etc. ? Quelles sont les relations qui font que les Américains ont les informations dont ils ont besoin ?

Pensez-vous que ces écoutes continuent ?

Ça continue et ça continuera, parce qu'il y a une hégémonie américaine à laquelle ils ne veulent pas renoncer. Il y a une capacité technique et une capacité financière qui font que les pays européens sont dépendants des services américains et que ces services américains ont une prédominance qui fait qu'on ne peut pas se passer d'eux. On a des moyens tellement plus limités, notamment au niveau des logiciels.

Que peut faire la France, que peut faire l'Europe ?

Rien du tout. Ça s'est vu au moment de l'affaire Snowden [lanceur d'alerte américain].

"Le maximum qui peut arriver, c'est que l'ambassadeur des États-Unis soit convoqué aux Affaires étrangères. Ça rouspète en apparence et puis, on continue."

Ce qu'il faut savoir, c'est que la France est très intégrée au système de surveillance américain, avec des logiciels qui dépendent des États-Unis. Et en plus, on a besoin aussi des informations américaines, notamment en Afrique, dans les bagarres au Sahel. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?

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   Posté le 02-06-2021 à 15:27:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Lire aussi où est la réputation internationale des États-Unis, pays accro à l'espionnage ?

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   Posté le 06-06-2021 à 21:01:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

HONTEUSE SUBORDINATION DE L’IMPERIALISME FRANÇAIS AUX PROJETS BELLICISTES DES USA


Crise de la mer de Chine méridionale - Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France signent un accord trilatéral pour étendre la portée des opérations navales

Les chefs des marines américaine, britannique et française se sont réunis en France le 3 juin, réitérant leur engagement à approfondir la coopération mutuelle et l'interopérabilité pour faire face aux problèmes de sécurité maritime les plus difficiles au monde.
Des médias ont rapporté le 6 juin que le secrétaire américain aux opérations navales, le premier secrétaire de la marine de la Royal Navy et le chef d'état-major de la marine française avaient signé un accord trilatéral, soulignant leur présence dans l'Indo-Pacifique, au Moyen-Orient, Régions de l'Arctique, des Caraïbes et de l'Afrique, partageant les valeurs, les intérêts et les responsabilités mondiales.

Selon un rapport publié le 4 juin sur le site Internet de l'hebdomadaire américain "Defense News", l'accord trilatéral se lit comme suit :

"Aucun pays ne peut assumer seul cette responsabilité. Notre force navale est renforcée par l'action conjointe et l'intégration de marines partageant les mêmes idées. Nous sommes renforcés. Travailler ensemble pour relever les défis d'un monde de plus en plus incertain. Même pendant l'épidémie mondiale de COVID-19, nous avons renforcé nos capacités de combat en coopération et amélioré nos capacités de sensibilisation maritime grâce à des exercices dans l'océan Indien. Divers domaines ont continué à mener des opérations pour soutenir l'OTAN, et a récemment réalisé ce soutien grâce à l'exercice d'opération sur porte-avions qui s'est terminé aujourd'hui.

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   Posté le 08-06-2021 à 07:01:20   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Je savais JY. le Drian cancre socialiste du syndicalisme agricole breton. Mais de la à faire signer un accord avec l 'OTAN pour intervenir sur la situation en mer de Chine méridionale, il a perdu le nord...et ses rudiments de géographie. Très certainement un bon ministre.

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Xuan
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   Posté le 08-06-2021 à 23:02:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une petite vidéo sur les enregistrements US ! https://fb.watch/5-yDjfhaH9/

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   Posté le 16-06-2021 à 16:19:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Prisonniers de l’Alliance, les pays européens se voient désormais sommés de choisir leur camp."

Pour une fois un article de l'Humanité qui ne prend pas fait et cause pour l'hégémonisme US ou qui reste prudemment sur la touche : c'est à marquer d'une pierre blanche !

Notons par la même occasion que ceci ne s'adresse pas seulement aux pays européens.
Il s'agit d'une guerre mondiale, certainement pas une guerre "inter impérialistes" comme le prétendent des trotskistes, mais une guerre entre " le bien et le mal ", une guerre pour la domination US sur le reste du monde, une guerre " USA Über Alles ".


Les communistes et les progressistes du monde entier doivent choisir le camp de l'anti impérialisme, combattre pour la paix et s'opposer à l'hégémonisme US.


______________________


Diplomatie. La Chine et la Russie, ennemis stratégiques du «monde libre»

Mercredi 16 Juin 2021
Marc de Miramon

https://www.humanite.fr/diplomatie-la-chine-et-la-russie-ennemis-strategiques-du-monde-libre-710912

L’Otan désigne l’Empire du milieu comme la principale menace «systémique», alors que le président états-unien Joe Biden doit rencontrer, ce mercredi, Vladimir Poutine, ex-épouvantail de l’Alliance atlantique.

Les relations russo-américaines «sont actuellement dans l’impasse, la situation est proche d’être critique. Il faut faire quelque chose» , affirmait Iouri Ouchakov, proche conseiller pour les Affaires étrangères de Vladimir Poutine, à quelques heures de la rencontre prévue ce mercredi entre le président russe et son homologue états-unien, Joe Biden. Censé clore un déplacement d’une semaine en Europe du démocrate fraîchement élu à la Maison- Blanche, ce sommet à Genève mobilise une logistique, un protocole et des mesures de sécurité hors normes, supérieures à la visite du pape François en 2018.

Des propos ressurgis de la guerre froide
Accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et de Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine doit aborder les questions liées à la stabilité stratégique, à la sécurité informationnelle, à la guerre contre la cybercriminalité, au climat, à l’Arctique et aux multiples conflits régionaux (Syrie, Libye, Iran, Afghanistan, Ukraine, Corée du Nord), autant de théâtres sensibles dans lesquels la Russie joue aujourd’hui un rôle de premier plan, après son relatif effacement observé dans le sillage de la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique.

« Ce serait une grande réussite si les ambassadeurs retournaient au travail », considère encore Iouri Ouchakov, alors que les diplomates en chef, russe comme américain, ont été rappelés cette année dans leur pays respectif, sur fond de sanctions et d’escalade verbale entre les deux principales puissances nucléaires du globe. Pour se démarquer de Donald Trump, accusé aux États-Unis de « faiblesse » vis-à-vis de Vladimir Poutine, Joe Biden s’est effectivement illustré par des propos ressurgis de la guerre froide, qualifiant notamment à la télévision états-unienne le président russe de «tueur», ajoutant qu’on verrait «bientôt le prix qu’il va payer».

Mais les priorités nationales des États-Unis, en termes de stratégie pour conserver leur statut d’hyperpuissance, ont officiellement évolué. C’est à l’aune de cet impératif qu’il s’agit d’analyser le volumineux communiqué conjoint du sommet de l’Otan tenu à Bruxelles lundi, lequel consacre la Chine comme un «défi systémique» pour l’ordre mondial et la sécurité d’une Alliance atlantique plus que jamais dominée par Washington. Dans le sillage de l’élection de Joe Biden, son administration avait déjà fait passer aux 30 pays membres le message que le «bras armé des démocraties» devait mettre sur un pied d’égalité les menaces chinoise et russe.

Fidèle à sa propagande, l’Otan se gargarise de constituer l’organisation de sécurité collective «la plus solide et la plus réussie de l’histoire», garantissant «la sécurité du territoire de nos pays et celle de leurs citoyens, au nombre d’un milliard, ainsi que notre liberté et les valeurs que nous partageons, parmi lesquelles la liberté individuelle, les droits de la personne, la démocratie et l’État de droit». Peu importe la dérive autoritaire, voire dictatoriale, de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, pilier de l’Otan, avec qui le président Emmanuel Macron a eu un entretien bilatéral «apaisé», ce sont toujours «les actions agressives de la Russie (qui) constituent une menace pour la sécurité euroatlantique», sans oublier le «terrorisme sous toutes ses formes» et, bien sûr, la tentation hégémonique perçue chez le principal concurrent chinois. Pékin «accroît rapidement son arsenal nucléaire, se dotant d’un plus grand nombre d’ogives et de vecteurs sophistiqués pour établir une triade nucléaire. Elle fait preuve d’opacité dans la mise en œuvre de la modernisation de son appareil militaire et dans celle de sa stratégie de fusion militaro-civile publiquement déclarée. (…) L’influence croissante et les politiques internationales de la Chine peuv ent présenter des défis auxquels nous devons répondre ensemble, en tant qu’Alliance», prévient l’Otan.

Les Européens entraînés dans une logique de confrontation
Priées de s’aligner sur l’agenda de Joe Biden, l’Allemagne et la France ont cependant tenu à nuancer ce communiqué bruyant comme les roulements de tambours d’une guerre programmée de longue date, même si personne n’en connaît encore les modalités : la chancelière Angela Merkel a invité à ne pas renoncer à une position «équilibrée» à l’égard de la Chine, et le président français, Emmanuel Macron, a appelé l’Otan à ne pas se détourner de ses missions essentielles en «confondant les objectifs» et à ne pas «biaiser» la relation avec le géant asiatique. Voilà donc les pays européens entraînés dans une logique de confrontation plutôt que de coopération, à l’heure où la Chine est accusée d’accentuer son avance technologique en matière d’intelligence artificielle – elle est leader mondial en termes de dépôts de brevets depuis 2019 – pour asseoir son modèle autoritaire, voire l’exporter à l’extérieur de ses frontières.

«La stratégie des Américains demeure toujours la même», décrypte un attaché militaire en poste à Bruxelles : «La menace russe est incontournable pour vendre du matériel militaire dans les pays de l’est de l’Europe. Couplée au péril représenté par la Chine, elle permet à Washington de justifier un budget militaire complètement boursouflé», lequel dépasse les 700 milliards de dollars, soit le triple de celui évalué de la désormais première menace mondiale «systémique».

L’acte II d’un conflit en germe depuis 1999
«Le Pentagone utilise la Chine comme une excuse pour ses nouveaux budgets énormes», pointait déjà, le 18 mars, l’influent chroniqueur Fareed Zakaria dans les colonnes du Washington Post. Mais, au-delà de l’instrumentalisation conjoncturelle du lobby militaro-industriel, les stratèges états-uniens anticipent, depuis le milieu des années 1990, la montée en gamme de Pékin comme adversaire économique et militaire numéro 1, et prophétisent un affrontement inéluctable, à l’horizon 2020. Nous y sommes. Et même si les deux grandes puissances ont su mettre en sourdine leur conflit latent, au bénéfice de la croissance économique chinoise comme de celle des multinationales occidentales, alléchées par un marché gigantesque, ses bas salaires et ses juteuses délocalisations, le début de cette «nouvelle guerre froide» remonte à loin.

Si l’apparition du terme «rival systémique» date en réalité du 12 mars 2019, dans un document de la Commission européenne, la Chine a tenu à manifester sa colère par le biais de sa mission auprès de l’Union européenne, relayée par le site d’information d’État Pengpai, et à rappeler ce qu’elle considère comme le deuxième acte du conflit en germe qui menace d’entraîner le Vieux Continent dans un affrontement aux conséquences incalculables. Soit «la tragédie historique du bombardement de l’ambassade de Chine en Yougoslavie» par l’Otan, en 1999.

Dans la nuit du 6 au 7 mai, des bombardiers furtifs B-2, arrivés tout droit des États-Unis, avaient pilonné la représentation diplomatique chinoise à Belgrade, prétextant une «erreur de cartes et de ciblage» pour justifier cette «tragique erreur». Personne, et en premier lieu les officiels chinois, n’avait cru à la thèse de la bavure, au moment où Pékin s’opposait avec vigueur à la «balkanisation» en cours de l’ex-Yougoslavie pilotée par l’Otan, et dénonçait l’implication de la CIA dans les tentatives sécessionnistes du Tibet et du Xinjiang, théâtre de la répression de la minorité musulmane ouïghoure. Souterraine, menée dans l’ombre par les barbouzes et les services secrets, la guerre États-Unis-Chine éclate aujourd’hui au grand jour. Prisonniers de l’Alliance, les pays européens se voient désormais sommés de choisir leur camp.

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   Posté le 16-06-2021 à 16:57:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il existe plusieurs différences avec la guerre froide entre le camp US et le camp soviétique.
Les USA ont deux adversaires au lieu d'un.
D'autre part les "alliés" ont établi des liens économiques plus ou moins étroits avec ces adversaires. Même les USA ont établi de tels liens avec la Chine, qui ne peuvent pas être rompus trop facilement. Les monopoles US en tirent profit en dépit des désordres pour la balance commerciale de leur pays.
Il ressort que les pays européens ne sont pas motivés pour aller au delà d'un soutien en paroles et des déclarations d'intention.

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   Posté le 16-06-2021 à 17:11:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Conflit d'intérêts difficile à cacher au sommet UE-États-Unis
Valeurs, idéologie fragiles pour lier l'alliance transatlantique : experts

Par les reporters du GT
Publié: 16 juin 2021 00:52

https://www.globaltimes.cn/page/202106/1226244.shtml

Le président américain Joe Biden a assisté mardi au sommet UE-États-Unis comme dernier moment fort de sa visite en Europe, qui visait à montrer une nouvelle perspective des relations transatlantiques et à rapprocher le bloc de son front anti-chinois avant son sommet avec le président russe Vladimir Poutine. Certains pensent que cette tactique des États-Unis a eu des effets, soulignant la position dure du sommet du G7 à l'égard de la Chine et le communiqué de l'OTAN qui a désigné la Chine comme un « défi systématique » à l'ordre international.

Cependant, des observateurs chinois ont déclaré que le sommet de mardi sur des domaines plus spécifiques concernant le développement et les intérêts immédiats exposerait les divergences et les conflits entre les États-Unis et l'Europe, démontrant la fragilité de la " solidarité symbolique " dans les valeurs et l'idéologie des deux événements précédents.
Le sommet UE-États-Unis, le premier du genre sous l'administration Biden, devrait mettre la pandémie de COVID-19, la Chine, les tarifs commerciaux, la réglementation technologique, le changement climatique et la démocratie en tête de l'ordre du jour, a rapporté Euronews.

Certains organes de presse occidentaux ont présenté une atmosphère rose du sommet, le décrivant comme une chance de reconstruire les relations américano-européennes. Mais ils ont également dû admettre l'existence de conflits, notamment les tarifs existants sur l'acier et l'aluminium imposés par l'administration Trump et les contre-mesures de l'UE. Les vaccins et la situation en Irlande du Nord après le Brexit sont quelques-uns des points délicats du dialogue, ont rapporté les médias.

Cui Hongjian, directeur du département d'études européennes de l'Institut chinois d'études internationales, a déclaré mardi au Global Times que le sommet UE-États-Unis est une occasion où les deux tentent de gérer leurs différences et de parvenir à un consensus, en résolvant des problèmes terre-à-terre problèmes. L'UE a des demandes concrètes pour les États-Unis et si ces derniers ne les respectent pas, le bloc s'éloignera davantage des États-Unis.

Avec sa récente décision de retarder la mise en œuvre des tarifs de la taxe numérique jusqu'à 180 jours et un nouvel accord sur une ligne de subventions aux avions pluriannuelle entre les États-Unis et l'UE, l'administration Biden s'est donné beaucoup de mal pour créer une atmosphère de collaboration pour un consensus superficiel avec l'UE, également sur la démocratie et les droits de l'homme, ont déclaré les experts.

Les deux parties ont convenu de prolonger une trêve en maintenant les tarifs punitifs à distance dans leur différend commercial de 17 ans concernant les constructeurs d'avions Airbus et Boeing, ont rapporté les médias, citant la cheffe de l'UE Ursula von der Leyden.

Un tel consensus est essentiellement fragile, car les mesures visant à minimiser les frictions bilatérales ne dissimuleraient en aucun cas leurs divergences, notamment en ce qui concerne les relations commerciales avec la Chine, a déclaré mardi au Global Times Gao Lingyun, expert en commerce à l'Académie chinoise des sciences sociales de Pékin.
Au lieu de suivre entièrement les traces des États-Unis en attisant la théorie de la menace chinoise, les États membres de l'UE, dont l'Allemagne et la France, s'efforcent d'équilibrer leurs relations avec les États-Unis et leurs liens avec la Chine, sans mettre en jeu leurs intérêts économiques avec la Chine, selon à Gao.
Les exportations et les importations de la Chine avec l'UE libellées en dollar américain ont grimpé de 38,7% en glissement annuel au cours des cinq premiers mois, selon les données douanières chinoises, le commerce de la Chine avec l'Allemagne a enregistré une augmentation de 35,7% au cours de la période, tandis que son commerce avec la France a repris 43,9%.
La Chine et l'UE sont plus complémentaires dans le commerce, en particulier si l'on considère la disponibilité immédiate du transport routier par rapport au transport maritime dont les prix ont augmenté et nécessitent beaucoup plus de temps, ont noté les experts commerciaux.
Au total, 2 213 trains de marchandises ont été expédiés entre les villes de Chine et d'Europe entre janvier et février, soit une augmentation de 96% en glissement annuel. La quantité de marchandises livrées était également importante avec 209 000 EVP (unités équivalentes à vingt pieds), en hausse de 106% en glissement annuel, selon les dernières données de China State Railway Group Co (China Railway).

Autre signe que les États-Unis et l'UE sont en désaccord, le président français Emmanuel Macron a déclaré dimanche à l'issue du sommet des dirigeants du G7 que le groupe n'était pas un club hostile à la Chine, ont indiqué les médias.

"La Chine est un rival économique dont nous attendons le plein respect des règles (du commerce international)", a déclaré Macron.

Un communiqué publié après le sommet du G7 disait, cependant, « en ce qui concerne la Chine et la concurrence dans l'économie mondiale, nous continuerons à nous consulter sur les approches collectives pour contester les politiques et pratiques non marchandes qui compromettent le fonctionnement juste et transparent de l'économie mondiale. économie."

Considérant l'Allemagne et la France comme une force largement positive pour faire avancer le traité d'investissement Chine-UE, qui est maintenant dans les limbes alors que Bruxelles s'apprête à suspendre les efforts de ratification au milieu des sanctions du tac au tac, Gao pense que l'accord d'investissement est susceptible d'être dégelé lorsque les sanctions et les contre-mesures sont simultanément levées.

L'Allemagne, connue pour ses prouesses de fabrication de pointe, et la France, pour ses services bancaires et financiers, bénéficieront considérablement de l'accord d'investissement massif s'il entre finalement en vigueur.

Le ministre chinois du Commerce Wang Wentao a déclaré lors de ses entretiens avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors d'une réunion en ligne fin mai qu'il espérait que la France jouerait un rôle positif dans la promotion de la signature et de l'entrée en vigueur de l'Accord global sur l'investissement ( CAI) à une date rapprochée.

La Grande-Bretagne, pour sa part, parie également sur des liens économiques plus étroits avec les marchés de l'Asie-Pacifique, notamment la Chine, pour soutenir son économie, d'autant plus que la Grande-Bretagne et l'UE montrent peu de signes de désamorcer un différend commercial post-Brexit, ont déclaré des observateurs des affaires régionales. .

Pour reprendre les mots de Gao, la Grande-Bretagne essaie de maximiser ses relations économiques avec la Chine, c'est pourquoi elle ne prend pas de mesures anti-chinoises aussi importantes que ce qu'a fait l'Australie – la rupture des accords de Victoria Belt and Road avec la Chine – bien que Londres continue d'agir comme un proche allié de Washington.

Xin Qiang, directeur adjoint du Center for US Studies de l'Université de Fudan, a déclaré mardi au Global Times que même si les deux parties espéraient réparer les liens, les fissures et la méfiance qui ont émergé de l'administration Trump ne peuvent être résolues en une seule tournée. De plus, les coûts pour différents pays de rejoindre la rivalité dirigée par les États-Unis contre la Chine sont différents et les États-Unis ne peuvent pas et ne compenseront pas leurs pertes, a noté Xin.

Divergence solidaire

Avant le sommet UE-États-Unis, Biden a également assisté au sommet de l'OTAN mardi et au sommet des dirigeants du G7 qui s'est terminé dimanche.

Le communiqué de l'OTAN a désigné la Chine comme présentant des "défis systémiques" à l'ordre international, citant l'expansion de la Chine dans son arsenal nucléaire, étant "opaque" sur la modernisation militaire et la coopération militaire avec la Russie.

Le chef de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a averti que la Chine "se rapprochait" en termes militaires et technologiques, mais il a souligné que l'alliance ne voulait pas d'une nouvelle guerre froide avec la Chine.

Les affirmations ont suscité de vives réactions et le ministère chinois des Affaires étrangères et sa commission auprès de l'UE ont déclaré que le peuple chinois n'oublierait jamais les bombardements de l'OTAN contre l'ambassade de Chine en Yougoslavie.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a critiqué mardi l'OTAN pour avoir joué deux poids deux mesures dans ses attaques. La Chine dépense moins que la moyenne mondiale et un cinquième des membres de l'OTAN en dépenses militaires par habitant, a déclaré Zhao Lijian.

La Commission a déclaré que les affirmations de l'OTAN ont calomnié le développement pacifique de la Chine, mal évalué la situation internationale et son propre rôle, et continué la mentalité de la guerre froide mêlée à la politique de groupe.

L'OTAN, née d'une ère de confrontation idéologique, place la Chine dans une perspective stratégique afin qu'elle puisse prouver sa pertinence dans le monde actuel, a déclaré Cui.

L'alliance voulait utiliser la rivalité américano-chinoise pour faire valoir sa dimension politique au-delà des dimensions militaires et sécuritaires traditionnelles, tandis que les États-Unis voulaient armer l'OTAN dans leur boîte à outils contre la Chine, a déclaré l'expert.

Clôturé dimanche, le sommet des dirigeants du G7, avec les États-Unis et certains pays européens au cœur, a également joué la carte de l'idéologie et des valeurs en formant un soi-disant front uni pour dénigrer la Chine dans le but de maintenir la gouvernance mondiale.

Presque toutes les questions sur lesquelles Washington a récemment attaqué la Chine ont été mentionnées dans le communiqué du G7, mais les attitudes ont été exprimées à des degrés divers.

CNN a rapporté que les sept dirigeants ont exprimé de sérieuses divergences sur la meilleure façon d'aborder la Chine lors d'une session du sommet du G7. Les dirigeants allemands, italiens et de l'Union européenne en particulier, se sont opposés à une approche conflictuelle avec la Chine.

Michele Geraci, ancien sous-secrétaire d'État au ministère italien du Développement économique, a déclaré au Global Times qu'il était difficile pour l'Italie de renforcer les liens économiques avec la Chine d'une part et de réaffirmer l'alliance avec l'Europe et les partenaires de l'OTAN d'autre part.

Les deux ne sont pas vraiment en conflit, le problème est que certaines personnes utilisent l'alliance géopolitique comme excuse pour nuire à l'économie chinoise, ce qui nuira aux entreprises italiennes et européennes et conduira à une situation perdant-perdant, a déclaré Geraci.

Commentant les récentes interactions entre la Chine, les États-Unis et l'UE, Zhao a déclaré lors de la conférence de presse de mardi que la coopération dépasse de loin la concurrence et que le consensus dépasse de loin les différences dans les relations Chine-UE. Nous sommes deux forces majeures dans le monde multipolaire, et la Chine espère que l'UE renforcera son autonomie, pour ne pas être détournée par les États-Unis qui veulent utiliser l'idéologie pour créer une clique anti-chinoise.

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