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 Halte à la soumission à l'hégémonisme !

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Xuan
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   Posté le 30-05-2019 à 07:39:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le conflit commercial US vs Chine Populaire a des répercussions en France :

"Hier Alstom, aujourd'hui Huawei. Et demain?", s'inquiète l'auteur du "Piège américain"


http://french.xinhuanet.com/2019-05/29/c_138099539.htm
Par Tang Ji et Ying Qiang

PARIS, 29 mai (Xinhua) -- Les Etats-Unis utilisent une stratégie très similaire à celle utilisée contre Alstom pour déstabiliser et faire pression sur Huawei, le géant chinois des télécoms, a confié dans une interview exclusive récemment accordée à Xinhua Frédéric Pierucci, un ancien cadre d'Alstom.

Alors président de la division "chaudière" d'Alstom, il a été arrêté par le FBI en avril 2013 à son débarquement à l'aéroport JFK de New York pour une affaire concernant un contrat de centrale électrique en Indonésie, qui aurait été remporté par Alstom grâce à des pots-de-vin. Un an plus tard, Alstom a été obligé par les Etats-Unis de payer la plus gigantesque amende jamais infligée pour enfreinte à la loi extraterritoriale américaine dite Foreign Corrupt Practice Act (FCPA) et été partiellement racheté par General Electric, son principal concurrent américain.

"A l'époque, j'avais travaillé sur ce dossier (...) Mais ces faits remontent aux années 2003 et 2004 et le contrat indonésien a été signé en 2005. Ces négociations sont vieilles de presque dix ans (...) Et surtout, j'ai été blanchi par un audit interne" , lit-on dans son livre "Le Piège américain" (Ed. JC Lattès), écrit avec l'aide du journaliste Matthieu Aron et consacré à cette affaire.

"J'ai longtemps hésité avant de publier 'Le Piège américain', mais maintenant je ne le regrette pas. En toute modestie, je pense qu'il contribuera à une prise de conscience des employés, des dirigeants d'entreprise et des politiques à ce sujet" , espère-t-il.

M. Pierucci raconte que le ministère américain de la Justice (DOJ) l'avait mis en examen en novembre 2012 pour avoir enfreint le FCPA, loi sur les pratiques de corruption à l'étranger, sans cependant l'en avertir. Il l'a notamment accusé d'avoir participé à des pratiques de corruption menées par Alstom en 2003-2004 en Indonésie.

" Mon livre décrit ma descente aux enfers, et montre comment le DOJ s'est servi de moi pour faire payer à Alstom la plus grosse amende de son histoire pour avoir enfreint le FCPA (772 millions de dollars en 2014). Cela a facilité le rachat de 70% d'Alstom par son grand concurrent américain, General Electric, empêchant par la même occasion le rapprochement entre Alstom et Shanghai Electric Company ", indique-t-il.

Ces poursuites ont pour lui été un cauchemar. "En tout, lors de deux 'séjours' effectués à trois ans d'intervalle, j'ai passé plus de 25 mois en prison aux Etats-Unis, dont 14 dans des quartiers de haute sécurité. Je n'ai pu voir ma femme que deux fois à travers une vitre blindée et je n'ai pas pu voir mes quatre enfants pendant ces périodes. A la demande du DOJ, j'ai aussi été licencié par Alstom pour 'abandon de poste' pendant que j'étais incarcéré. Ma carrière a été détruite" , explique-t-il.

Interrogé sur la nature exacte de ce "piège américain", il assure qu'une analyse précise et détaillée des faits et de la jurisprudence montrent clairement que les Etats-Unis utilisent leur système judiciaire comme une arme de guerre économique dans le but d'affaiblir leurs concurrents, allant parfois jusqu'à les racheter à bon compte.

"En rachetant Alstom, les Etats-Unis ont mis la main sur la maintenance de toutes les centrales nucléaires françaises, qui produisent 75% de l'électricité produite dans le pays ", souligne l'ancien cadre.

Récemment, les Etats-Unis ont également décidé d'interdire à l'entreprise chinoise Huawei de faire des affaires aux Etats-Unis. M. Pierucci constate que les Etats-Unis ont recouru à cette occasion à une stratégie très similaire à celle utilisée contre Alstom, en mettant en examen la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, afin de faire pression sur le groupe et de le déstabiliser.

"En toile de fond, il y a bien sûr la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, notamment en matière de technologie 5G, sur laquelle tout le monde sait que Huawei a pris de l'avance par rapport à ses concurrents. L'avantage est que maintenant, le président américain, (Donald) Trump, ne s'en cache plus. La vérité est étalée au grand jour et plus personne ne peut ignorer que les Etats-Unis utilisent le droit comme arme de guerre économique" , note-t-il.

Tous les pays du monde devraient s'unir pour contrecarrer l'unilatéralisme des Etats-Unis, qui ne veulent pas d'un monde multipolaire. "Hier Alstom, aujourd'hui Huawei. Et demain? Il est grand temps pour l'Europe et la Chine de réagir" , souhaite Frédéric Pierucci.


Edité le 30-05-2019 à 09:16:07 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 30-05-2019 à 08:56:55   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ça ne concerne pas l impérialisme français,cela a un rapport avec son homologue américain.

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Xuan
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   Posté le 30-05-2019 à 09:18:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'impérialisme français est le reflet sur le plan international des intérêts monopolistes, il balance entre l'opposition aux USA et la soumission aux USA.
Dans ce cas comme lors des guerres de subversion au Moyen Orient, il s'agit de soutenir une entreprise impérialiste et non de l'indépendance de la France.


Edité le 30-05-2019 à 12:57:44 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 30-05-2019 à 09:21:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article montre le conflit entre des opérateurs (comme free) qui distribuent Huawei et d'autres groupes de pression.


Le projet de loi "anti-Huawei" fait polémique en France
L'occasion de prôner la souveraineté européenne



Publié le 29/05/19 à 17h54 par Mathieu Chartier (@chartier_mat)
La perspective de voir l'Anssi imposer des fournisseurs d'équipements télécoms aux opérateurs fait grincer des dents, quand un institut en profite pour déployer un plan devant garantir une souveraineté européenne en la matière.

https://www.lesnumeriques.com/mobilite/projet-loi-anti-huawei-fait-polemique-en-france-n87467.html

À la fin du mois de juin, le Sénat devra statuer sur le projet de loi de sécurisation des réseaux mobiles. Dans ce cadre, des restrictions pourraient être prises pour empêcher — ou limiter — l'utilisation des équipements Huawei. Un projet de loi qui ne manque pas d'agacer les opérateurs, comme le résume Arthur Dreyfuss, président de la Fédération française des télécoms, cité par Les Échos : "Le dispositif envisagé, pour autant qu'il puisse un jour fonctionner, est un mécanisme qu'aucun autre État n'a mis en place (…) Par le biais d'un pouvoir d'autorisation préalable discrétionnaire, visant seulement les opérateurs et non les équipementiers, le gouvernement sera en mesure de prévoir l'ingénierie des réseaux, leur design, la stratégie de couverture individuelle des opérateurs grâce aux informations recueillies en amont par l'administration. Nous sommes totalement opposés à un tel mécanisme, douteux et bancal sur le plan juridique et constitutionnel."

Nos confrères, qui ont pu interroger sous couvert d'anonymat plusieurs industriels du secteur, se sont vu remonter de nombreux griefs face à l'extension des prérogatives de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Leur principale crainte : que l'État puisse imposer aux opérateurs un fournisseur en fonction de la localisation des nouvelles antennes à déployer, au titre de la diversité à préserver. "C'est de la planification soviétique (…) On donne les clefs de l'aménagement numérique du territoire à l'Anssi, cela devrait faire hurler tous les élus. Mais personne n'a saisi la portée du texte" , s'emporte l'un d'entre eux. Pour contrer cette volonté, les opérateurs auraient même déjà mis au travail des professeurs en droit constitutionnel. Un bras de fer de plus s'amorce entre l'État et les opérateurs, alors que tout le monde attend de connaître les conditions d'attribution des bandes de fréquences 5G aux enchères.

Des préconisations pour une infrastructure contrôlée en Europe

Dans ce contexte, les conclusions d'un rapport de l'Institut Montaigne apporte de l'eau au moulin de ceux qui veulent plus de régulation dans les déploiements télécoms. Pour ce think tank, les pays de l'Union européenne devraient solliciter le déploiement de réseaux 5G sans que les opérateurs puissent avoir recours aux équipements Huawei. Dans sa note, co-signée par Mathieu Duchâtel (directeur du programme Asie) et François Godement (conseiller pour l'Asie), l'Institut Montaigne indique que "la controverse Huawei ne doit pas nous détourner d'un enjeu crucial : la construction de l'infrastructure 5G offre à l'Europe une occasion de consolider une offre technologique et industrielle et de constituer ainsi l'un des outils pour une souveraineté européenne" .

Dénonçant les liens entretenus par Huawei avec "la colonne vertébrale du système politique chinois" , l'Institut Montaigne dresse 4 propositions : considérer la 5G comme une infrastructure critique au service de la souveraineté européenne, et donc réduire ou équilibrer la dépendance à des fournisseurs extérieurs ; agir en fonction du principe de précaution, et donc écarter Huawei des infrastructures à risque ; approfondir les efforts défensifs, et donc promouvoir à l'échelon européen des pratiques communes et mutualiser la R&D en matière de sécurité des réseaux ; et enfin soutenir un écosystème favorable à la compétitivité technologique en Europe, et donc investir de manière robuste dans les infrastructures permettant aux champions européens de s'étendre.

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   Posté le 30-05-2019 à 13:05:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos des "fonctions non répertoriées" présentées comme un cheval de Troie du Parti Communiste Chinois, cette réaction d'un geek à un article reprenant les insinuations américaines sur une controverse en Grande Bretagne :

"fonctions non répertoriées" date de 2011-2012 était une action de l'institut Bloomberg chargé de discréditer la Chine. Il s'agissait soit disant de "backdoor" (porte dérobée pour les cocoricos malgré eux) signalée par Vodafone Londres qui prétendait donner un accès aux lignes fixes en Italie.
Ca a été démenti par Huawei et il s'agissait en fait du protocole Telnet, un standard de l'industrie utilisé avant SSH (protocole de sécurité ) servant à réaliser des diagnostics en ligne.
Vodafone avait lui-même fait une annonce qu'il est fréquent de trouver des vulnérabilités et qu'ils contactent les constructeurs pour les régler.
Sur les routeurs ou autres points fixes de réseaux il y a toujours des vulnérabilités et Vodafone a continué à travailler avec Huawei qui a facilité la vie de nombre d'entreprises Européennes par des prix plus compétitifs que les élus des états de l'ouest, qui comme par hasard, font tous partie des alliances (5 Eyes, 9 Eyes, 14 Eyes), qui ne se gênent pas pour placer de vrais "backdoors" partout.

Les US ont plus de 800 bases militaires dans le monde ... Huawei est le seul téléphone qui ne peut être espionné par les installations de ces pays qui eux vous espionnent vraiment, et est en avance avec la 5G, parmi d'autres domaines, et ça les Etats-Unis n'aiment pas, perdre leur hégémonie.

L'OTAN n'est pas une alliance, les membres ne sont que des vassaux des Etats-Unis, rien d'autre. Et l'autre qui sait même pas ce qu'est du code en Open Source en 2019, mais fait une colonne sur la technologie. Mais où va la France ?

Les Etats Unis sont pour le marché libre uniquement quand c'est dans leur intérêt. A travers leur histoire ils ont utilisé partout des soi-disant "economic hit men" ou autres "chacals", et si rien ne marche, ils tentent de renverser le gouvernement en place, et finalement envoient l'armée s'ils le faut, ou font une guerre proxy (par "intermédiaires"). N'écoutez pas les médias Français, c'est de la merde qui vous bouffera le cerveau.


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marquetalia
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   Posté le 30-05-2019 à 18:01:18   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Trump ira t il jusqu'à réarmer les Cambodian Freedom Fighters au Kampuchea,ainsi que les monarchistes laotiens et les insurgés hmongs,dans le but de renverser deux régimes (post)communistes proches de Pékin ?

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Xuan
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   Posté le 30-05-2019 à 20:57:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

merci de respecter le sujet marquetalia.

La guerre commerciale contre Huawei est un guerre impérialiste pour préserver la domination mondiale des USA. Trump essaie de rassembler le camp impérialiste occidental derrière lui en intimant l'ordre de le suivre.

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   Posté le 30-05-2019 à 21:01:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

5G : les opérateurs s’opposent à la proposition de loi anti-Huawei

Alexandre Schmid PAR ALEXANDRE SCHMID, 30/05/2019
https://www.phonandroid.com/5g-les-operateurs-sopposent-a-la-proposition-de-loi-anti-huawei.html

La proposition de loi « anti-Huawei » pour les déploiements 5G va être présentée au Sénat à la fin du mois de juin 2019. En l’état actuel des choses, les opérateurs sont très insatisfaits du texte. Ils estiment que le gouvernement veut discrètement écarter Huawei du marché en leur faisant porter le chapeau et que les pouvoirs confiés à l’Anssi sont démesurés .

La proposition de loi « visant à préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France dans le cadre de l’exploitation des réseaux radioélectriques mobiles » , dite loi « anti-Huawei », ne plaît pas du tout aux opérateurs français, rapportent Les Échos. Alors que les dernières retouches sont apportées au texte pour un passage devant le Sénat prévu le 26 juin 2019, la colère gronde du côté des acteurs télécoms.

Loi « anti-Huawei » : le gouvernement veut faire porter le chapeau aux opérateurs

« L’État veut faire reposer sur les opérateurs la décision de ne pas recourir à Huawei pour les déploiements 5G » , dénonce un cadre sous couvert d’anonymat. Également cité par le média économique, l’un de ses compères souligne l’hypocrisie de la proposition de loi : « En théorie, ce n’est pas une loi anti-Huawei. Mais tous les acteurs auditionnés au Sénat ont reçu un courrier avec pour en-tête ‘PPL Huawei' » , explique-t-il.

Au salon Vivatech de Paris, Emmanuel Macron assurait pourtant ne pas vouloir interdire Huawei sur le marché 5G français. Il semble donc que l’exécutif français affiche en façade un soutien au groupe chinois, sans doute pour conserver de bonnes relations avec la Chine, mais qu’en coulisses, on s’active pour lui mettre des bâtons dans les roues et faire passer une éventuelle absence de Huawei dans les futures infrastructures françaises comme une décision prises par les opérateurs.

Les opérateurs dénoncent une dérive
Autre point important, le texte prévoir de donner des pouvoirs extrêmement larges à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), notamment en ce qui concerne l’autorisation des équipements télécoms. « Une bombe atomique pour écraser une mouche » , déplore une source.

Lire aussi : Le Sénat rejette (pour l’instant) l’amendement anti-Huawei

Arthur Dreyfuss, président de la Fédération française des télécoms (qui défend les intérêts d’Orange, SFR et Bouygues Telecom), affirme que « le dispositif envisagé, pour autant qu’il puisse un jour fonctionner, est un mécanisme qu’aucun autre Etat n’a mis en place » . Il ajoute que « par le biais d’un pouvoir d’autorisation préalable discrétionnaire, visant seulement les opérateurs et non les équipementiers, le gouvernement sera en mesure de prévoir l’ingénierie des réseaux, leur design, la stratégie de couverture individuelle des opérateurs grâce aux informations recueillies en amont par l’administration » . Une situation selon lui intolérable : « nous sommes totalement opposés à un tel mécanisme, douteux et bancal sur le plan juridique et constitutionnel » , conclut-il.

Les opérateurs craignent aussi que l’État puisse leur imposer le choix de leurs fournisseurs. Le texte prévoit en effet une obligation de diversité des fournisseurs. Autrement dit : si dans une zone géographique donnée, il y a une majorité d’infrastructures Nokia, les autorités pourront forcer les opérateurs de se passer de ses services lorsqu’ils souhaitent installer une nouvelle antenne. « Nous avons fait travailler des professeurs de droit constitutionnel sur le sujet et ils sont unanimes sur la non-proportionnalité des moyens quant au but recherché » , affirme un cadre d’un opérateur. Les négociations ne sont pas fermées et le texte peut encore évoluer avant la discussion en séance publique qui aura lieu fin juin.


Edité le 30-05-2019 à 21:03:51 par Xuan




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   Posté le 31-05-2019 à 14:47:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

je t'ai demandé de respecter le sujet

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   Posté le 31-05-2019 à 19:18:48   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

C est compris.

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Xuan
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   Posté le 28-06-2019 à 23:32:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Touati dans Capital : plutôt Trump que la Chine Populaire !


A lui seul Touati résume toutes les angoisses des impérialistes.

Il s'effraie du boom économique de la Chine et s'inquiète qu'elle veuille "encore augmenter massivement et rapidement son niveau de richesse et de PIB/habitant" . C'est assez sinistre en effet.

Il prétend que La Chine veut "acquérir de plus en plus de terres rares" en citant un article où la Chine ferme le robinet des terres rares vers les USA...

On note cet argument imparable :

"Bien entendu, il [Trump]prend un risque majeur car si le protectionnisme se développe, le commerce international chutera et la croissance mondiale avec. Nous serons alors tous perdants. C’est d’ailleurs pourquoi un accord sera forcément trouvé entre l’Oncle Sam et l’Oncle Chan. Pour autant, l’instauration de droits de douanes à l’égard des produits chinois crée un précédent et montre qu’il est désormais possible de freiner le “Dragon chinois” dans sa course insatiable vers la domination de l’économie planétaire"

En d'autres termes Trump prend le risque de flinguer l'économie mondiale, mais il montre qu'on peut freiner la Chine en ... démolissant l'économie mondiale.

On notera au passage que le lien vers "un accord ... nécessairement trouvé" indique une conversation téléphonique "à la demande de la partie américaine" .

Touati se met à plat ventre devant l'hégémonisme US, très silencieux sur les exigences de Trump, ses "sanctions" y compris vers l'Europe, son mépris pour les nations et les peuples du monde entier, et le diktat qu'il leur impose.
Mais bien involontairement Touati démontre la supériorité du socialisme.


[Je souligne certains passages en violet].


______________________




“DONALD TRUMP EST LE SEUL REMPART FACE AU ROULEAU COMPRESSEUR CHINOIS”


https://www.capital.fr/entreprises-marches/donald-trump-est-le-seul-rempart-face-au-rouleau-compresseur-chinois-1343343

"Donald Trump est le seul dirigeant du G20 qui semble avoir compris le danger que constituent, pour les Etats-Unis et la planète, les grandes ambitions “hégémoniques et non-coopératives” de la Chine, souligne l’économiste Marc Touati, président du cabinet ACDEFI

Voyons la réalité en face : la Chine ne veut plus se contenter d’être le leader du monde émergent, elle veut désormais dominer l’ensemble de la planète, tant d’un point de vue économique que financier ou encore politique et militaire. Et elle se donne les moyens de ses ambitions. De 1980 à 2018, le PIB chinois réel (c’est-à-dire hors inflation) a progressé de... 3.050%. Autrement dit, il a été multiplié par plus de 31 en seulement 38 ans ! Sur la même période, l’augmentation du PIB réel a atteint 928% en Inde, 271% pour la planète, 172% aux Etats-Unis et... 94% en France. C’est dire l’ampleur du “miracle” chinois !

Conséquence logique de ce rattrapage détonnant, la part de la Chine dans le PIB mondial (mesuré en parités de pouvoir d’achat) est passée de 2,3% en 1980 à 19% aujourd’hui. Celle de l’Inde de 2,9% à 7,6%, celle des Etats-Unis de 21,7% à 15% et celle de la France de 4,4% à 2%. Parallèlement, de 1980 à 2017, le PIB par habitant à prix constants a augmenté de 2.000% en Chine, contre une hausse de 404% en Inde, 85% aux Etats-Unis et 58% en France. Bien sûr, il n’est encore que de 8.583 dollars en Chine aujourd’hui, contre 59.500 dollars aux Etats-Unis, 39.670 dollars en France, et 1.852 dollars en Inde. Mais si elle est encore loin du niveau de richesse par habitant du monde développé, la Chine est aussi en la matière sur la voie du rattrapage rapide.

>> A lire aussi - 11 chiffres étonnants qui illustrent le boom chinois depuis 1980

Mais, attention, l’Empire de milieu ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. Il veut encore augmenter massivement et rapidement son niveau de richesse et de PIB/habitant, acquérir de plus en plus de terres rares et de matières premières à travers la planète, reconstituer la Route de la soie avec One Belt One Road, méga-programme d’infrastructures de 1.000 milliards de dollars, en dominant de plus en plus de ports en Europe (n’oublions pas que la Chine dispose déjà de la moitié de celui du Pirée et d’une bonne partie de celui de Gênes), puis progressivement imposer le yuan comme une devise internationale à même de détrôner à terme le roi dollar.

>> A lire aussi - Comment la Chine s’apprête à conquérir le monde

Lorsqu’elle sera à la tête du monde, la dictature chinoise sera certainement beaucoup moins conciliante que ne l’ont été les Etats-Unis. En attendant, les Chinois ont également confectionné plusieurs armes économiques et financières déterminantes à utiliser en cas de difficultés et / ou de crises.

>> A lire aussi - Les armes de la Chine face à Donald Trump

D’abord, une épargne et un investissement très élevés, qui représentent 50% et 47% du PIB chinois. Ensuite la relative faiblesse de l’endettement de l’Etat, qui permettra à Pékin, en cas de coup dur, d’actionner sans difficulté l’arme du déficit public. Enfin, les Chinois ont élaboré deux autres airbags : un taux de change manipulable à l’envi et des réserves de change de 3.100 milliards de dollars. Dès lors, dans le cadre de la prochaine et inévitable crise, la Chine est l’un des rares pays de la planète qui pourra relancer sa machine économique et renforcer encore son hégémonie internationale.

>> A lire aussi - Récession : 11 facteurs pourraient plonger l’économie dans la crise

Rien ne semble donc capable de pouvoir stopper le rouleau compresseur chinois, si ce n’est peut-être Donald Trump... S’il est souvent vilipendé, c’est le seul dirigeant du G20 qui semble avoir compris l’ampleur des ambitions hégémoniques et non-coopératives de la Chine. Conscient de ce danger pour les Etats-Unis, mais aussi pour l’ensemble de la planète, Trump a donc décidé de taper du poing sur la table.

>> A lire aussi - Guerre commerciale : les pommes de discorde entre la Chine et les Etats-Unis

Bien entendu, il prend un risque majeur car si le protectionnisme se développe, le commerce international chutera et la croissance mondiale avec. Nous serons alors tous perdants. C’est d’ailleurs pourquoi un accord sera forcément trouvé entre l’Oncle Sam et l’Oncle Chan. Pour autant, l’instauration de droits de douanes à l’égard des produits chinois crée un précédent et montre qu’il est désormais possible de freiner le “Dragon chinois” dans sa course insatiable vers la domination de l’économie planétaire.

De ce point de vue, Trump s’inscrit dans la lignée de Ronald Reagan. En effet, à l’instar du scrutin en faveur de Donald Trump en novembre 2016, l’élection de cet ancien acteur de série B à la tête des Etats-Unis en novembre 1980 avait elle aussi créé la surprise et généré un vent de panique international. A l’époque, la guerre froide et la stagflation (stagnation économique et inflation élevée) faisaient rage et certains annonçaient même que Reagan serait le fossoyeur de l’économie américaine et qu’il finirait par déclencher la troisième guerre mondiale.

Et pourtant ! Non seulement ces funestes scénarios ont été évités, mais surtout, Reagan a sauvé l’économie américaine en réussissant à la moderniser et à augmenter, par là même, sa croissance structurelle. Encore plus fort, il est parvenu à “tuer” l’URSS et à mettre fin à la surpuissance du Japon, qui, comme la Chine aujourd’hui, faisait alors preuve d’une volonté hégémonique inaltérable. En effet, en acceptant la demande de Reagan d’apprécier fortement le yen, le Japon s’est effondré et ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis.

Même si la Chine ne tombera certainement pas dans le même piège que le Japon, il est néanmoins clair qu’elle sortira affaiblie du “combat” avec les Etats-Unis. Il ne s’agira peut-être que de quelques années de gagnées avant l’inévitable ascension de l’Empire du milieu au sommet du monde, mais le pari mérite d’être tenté. Dommage que l’Europe ne l’ait pas compris…


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Sanctions US en vue conte une taxation des GAFA :


Washington lance une enquête sur la taxe française sur les géants de la tech

AFP•10/07/2019 à 23:47

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/washington-lance-une-enquete-sur-la-taxe-francaise-sur-les-geants-de-la-tech-b77371553c4accca7ac4b36d9d33c1f3
Les Etats-Unis ont annoncé mercredi lancer une enquête sur les effets de la taxe sur le point d'être adoptée par la France visant les géants du numérique.
"Les Etats-Unis sont très préoccupés par le fait que la taxe sur les services numériques, qui devrait être adoptée par le Sénat français demain (jeudi), vise injustement les entreprises américaines" , a déclaré Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce, dans un communiqué. "Le président a ordonné que nous examinions les effets de cette législation et déterminions si elle est discriminatoire ou déraisonnable et si elle constitue un poids ou une restriction au commerce des Etats-Unis"

En France, l'Assemblée nationale avait donné jeudi dernier son ultime feu vert au projet de loi, qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière. Le texte sera soumis au Sénat jeudi pour être adopté définitivement par le Parlement.

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   Posté le 26-07-2019 à 21:06:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La franche amitié entre Trump et Macron a du plomb dans l'aile

Taxe Gafa : Donald Trump dénonce la "stupidité" d'Emmanuel Macron et menace de taxer le vin français


Le président américain s'oppose à la taxe française sur les géants américains du secteur des hautes technologies, dite taxe Gafa.

franceinfo avec AFP-| 19:31

Un tweet qui peut faire de gros dégâts dans les relations diplomatiques entre Washington et Paris. Donald Trump a dénoncé, vendredi 26 juillet, la "stupidité" du président français Emmanuel Macron, menaçant de taxer le vin français en représailles à l'imposition d'une taxe française sur les géants américains du secteur des hautes technologies, dite taxe Gafa [pour Google, Apple, Facebook et Amazon].

"La France vient d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu'un devait les taxer, cela devrait être leur pays d'origine, les Etats-Unis" , a tweeté le président américain. "Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français !" , a-t-il ajouté.


Donald J. Trump
@realDonaldTrump
France just put a digital tax on our great American technology companies. If anybody taxes them, it should be their home Country, the USA. We will announce a substantial reciprocal action on Macron’s foolishness shortly. I’ve always said American wine is better than French wine!


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   Posté le 27-07-2019 à 18:18:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Donald Trump menace de représailles contre la taxe sur les services numériques française


http://french.xinhuanet.com/2019-07/27/c_138261509.htm
WASHINGTON, 26 juillet (Xinhua) -- Le président américain, Donald Trump, a dénoncé vendredi la loi récemment adoptée par la France introduisant une taxe sur les services numériques, menaçant "une action réciproque substantielle ".

"La France vient juste d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu'un les imposait, ce devrait être leur pays d'origine, les Etats-Unis" , a déclaré le président américain sur Twitter.

"Nous annoncerons une action réciproque substantielle pour sanctionner la sottise de Macron , a poursuivi M. Trump, faisant référence au président français Emmanuel Macron.

La Maison Blanche a également publié un communiqué sur cette question, déclarant que les Etats-Unis étaient "extrêmement déçus" par la décision de la France d'adopter une texe sur les services numériques " au dépens des entreprises et travailleurs des Etats-Unis ".

"Les mesures unilatérales de la France semblent cibler les compagnies technologiques innovantes américaines qui fournissent des services dans divers secteurs de l'économie" , a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Judd Deere, dans ce communiqué.

La France a déployé des efforts au sein de l'Union européenne (UE) et de la scène internationale pour changer les règles qui permettent actuellement aux compagnies technologiques, comme Facebook et Google, de réduire leur charge fiscale en déplaçant leurs bénéfices dans des pays à faible taux d'imposition comme l'Irlande ou le Danemark.

Les ministres des Finances des Etats-membres de l'UE ne sont pas parvenus à un accord sur la taxe numérique au niveau de toute l'UE, car la Suède, le Danemark et l'Irlande se sont opposées au plan présenté par Paris. Les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont aussi travaillé sur une solution multilatérale visant à intégrer la taxe sur le numérique au système fiscal international.

Voir la réponse de Lemaire :
https://actu.orange.fr/france/taxe-gafa-bruno-le-maire-repond-a-donald-trump-magic-CNT000001huJ1a.html


Edité le 27-07-2019 à 18:20:07 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 05-08-2019 à 00:07:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine rompt «unilatéralement» la coopération policière avec Paris



13:47 04.08.2019
https://fr.sputniknews.com/international/201908041041864546-la-chine-rompt-unilateralement-la-cooperation-policiere-avec-paris/

Les autorités chinoises ont pris la décision de rompre toute coopération policière avec Paris après que la France a accordé l’asile à l’épouse de l’ancien chef d’Interpol, Meng Hongwei, annonce Le Monde, se référant à une source diplomatique.
Fin juillet, la Chine a indiqué dans un message à l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France à Pékin qu’elle «rompait unilatéralement» toute coopération avec l’État français en matière de police, ce qui couvre de nombreux domaines liés à la sécurité», écrit Le Monde.
Cette décision serait liée à l’octroi de l’asile politique à Grace Meng, épouse de l’ex-président d’Interpol Meng Hongwei, poursuivi en Chine pour corruption, relate le journal, se référant à une source diplomatique.
Alors que l’épouse de l'ex-patron d'Interpol détenu en Chine obtenait l’asile, la partie chinoise avait mis en garde Paris contre un recours abusif aux procédures dans cette affaire.
En outre, Grace Meng avait auparavant exprimé sa peur d’être kidnappée. Elle fait désormais l’objet d’une protection policière renforcée en France.

Disparition

Meng Hongwei, ancien vice-ministre chinois de la Sécurité publique et président d'Interpol, a disparu fin septembre à son retour au pays. Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu'il avait été arrêté en Chine. Le 7 octobre, il a démissionné de son poste par courrier, après que Pékin a annoncé qu'il faisait l'objet d'une enquête, notamment pour avoir «accepté des pots-de-vin».
En juin dernier, l’ex-président chinois d'Interpol a plaidé coupable de corruption. Meng Hongwei, 65 ans, a «fait montre de repentance» pour avoir accepté 14,46 millions de yuans (1,86 million d'euros) de pots-de-vin, a indiqué le Tribunal populaire intermédiaire n°1 de Tianjin (nord de la Chine) sur les réseaux sociaux.

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