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 Halte à la fascisation !

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Xuan
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   Posté le 01-12-2020 à 22:39:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu n'es pas obligé de dire n'importe quoi pour défendre Darmanin.
Parce que le fond du sac c'est ça. Sorti des affaires internationales tu défends les politiciens bourgeois et les plus réactionnaires qui soient tant qu'à faire.
Cherche une permanence LRM et va te confiner quelques jours.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Finimore
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Finimore
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   Posté le 02-12-2020 à 06:21:31   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Pour changer des conneries gonflantes de marquetalia, voici un texte en date du 28 nov 2020 intitulé :
Ensemble contre l'anticommunisme et la fascisation en France et en Europe!
http://cercles.communistes.free.fr/rcc/publi.php?idArticle=2020_11_28_fascisation

Il est signé par PRCF, RC, ANC, PCRF, CISC, JRCF

Ensemble contre l'anticommunisme et la fascisation en France et en Europe!

Déclaration commune PRCF, RC, ANC, PCRF, CISC, JRCF
La fascisation de l'Union européenne (UE) en général et celle de la France macronienne en particulier ne cessent de s'aggraver sur fond de crise capitaliste, de marche aux guerres impérialistes et de crise aiguë de la « construction » européenne (Brexit, abstention ouvrière et populaire massive aux élections européennes, énormes responsabilités des politiques des monopoles de l'UE dans la casse austéritaire des hôpitaux et dans la mise en concurrence sur la gestion catastrophique de l'épidémie virale...). Ce durcissement autoritaire et liberticide, lié à la peur de nos bourgeoisies de voir les luttes des travailleurs se fédérer en un mouvement révolutionnaire organisé, se manifeste notamment par :

* l'interdiction et/ou la persécution des partis communistes des ex-pays socialistes annexés par l'UE-OTAN, des Pays baltes à la Serbie en passant par la Pologne, la Hongrie, etc. ;

* la montée de l'extrême droite dans nombre de pays de l'UE, y compris la France, la mainmise de partis ouvertement fascisants sur plusieurs pays de l'Est (les mêmes que ceux qui persécutent les communistes), la présence de 90 députés ouvertement nostalgiques de Hitler au Bundestag, la lepénisation en France du discours politique du gouvernement et des ultralibéraux de droite et du PS, etc., tout cela avec la parfaite complaisance des institutions européennes ;

L'adoption par le « Parlement européen » (19 septembre 2019) d'une résolution scélérate amalgamant le Troisième Reich exterminateur à son principal vainqueur militaire, l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Ce texte odieux renvoie dos à dos le nazisme et le communisme historique, valide l'interdiction des P.C. en Europe de l'Est et appelle à prohiber les symboles du prétendu « communisme totalitaire » (en réalité, le drapeau rouge frappé de l'emblème ouvrier et paysan) sur tout le territoire européen, toutes ces dispositions visant à diaboliser le communisme et à proscrire le combat de classe tout en banalisant le fascisme.

Dans la dernière période, cette fascisation galopante, caractéristique de l'impérialisme, s'observe en Grèce, où un député communiste vient d'être molesté lors d'une manifestation commémorant le renversement de la dictature des colonels ; en Espagne, où le Sénat, dominé par les néofranquistes du PP, exige l'interdiction des symboles communistes en application de la motion européenne; en Serbie, où le Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie vient d'être interdit d'élections ; en Belgique, où le président du syndicat FGTB a été condamné à un mois de prison avec sursis pour avoir organisé le blocage d'une autoroute lors d'une grève générale en 2015 ; en France même, où l'Action française a demandé à Darmanin la dissolution du PCF dont le siège est souillé et qui reçoit, de surcroît, des menaces de mort comme à Lyon.

En France toujours, le régime Macron utilise la pandémie pour aggraver sa politique antisociale et liberticide et pour imposer parallèlement deux lois, dont l'une tend à criminaliser les occupations d'amphithéâtres universitaires et dont l'autre prétend interdire aux journalistes et aux citoyens de filmer et de diffuser sur internet les images de violences policières perpétrées à l'occasion de manifestations... La loi dite de « Sécurité (ou plutôt « d'Insécurité » globale » donne un véritable feu vert aux forces de police (dont de plus en plus sont sensibles aux thèses de l'extrême droite raciste et antipopulaire) et à Darmanin pour mener une répression sauvage : ce dernier, digne successeur de Sarkozy, Valls et Castaner, ne cesse, avec la complicité du sanguinaire préfet de Paris Lallement, de réprimer, de brutaliser, voire de mutiler, des manifestants progressistes, des travailleurs en lutte, des syndicalistes, des gilets jaunes, mais aussi des travailleurs migrants et sans-papiers ainsi que des lycéens et étudiants.

Dans ces conditions, les organisations signataires du présent texte appellent les communistes, les syndicalistes et les progressistes de France, à :

1) combattre ce processus de fascisation en mettant en accusation le gouvernement Macron, le mode de production capitaliste, l'UE supranationale qui coordonne les intérêts communs du grand capital de chaque pays (tout en privilégiant les impérialismes les plus puissants) ;

2) intensifier la solidarité avec les partis communistes réprimés ou persécutés ;

3) défendre et promouvoir partout offensivement le drapeau rouge orné de la faucille et du marteau qui flotta sur le Reichstag nazi vaincu en signe de libération de notre continent ;

4) dénoncer le caractère de classe intrinsèquement réactionnaire, contre-révolutionnaire et impérialiste de l'UE dont il est absurde de prétendre qu'elle peut être « réorientée dans un sens social, démocratique, écologique et pacifique » ;

5) se mobiliser contre les lois liberticides qui permettent d'emprisonner des enfants, de criminaliser les journalistes, citoyens, les Gilets Jaunes, les syndicalistes, les quartiers populaires et les étrangers avec ou sans papiers.

6) inviter les travailleurs, la jeunesse et tous les citoyens épris de progrès à mettre en accusation le capitalisme qui ne peut plus apporter désormais que la crise, la misère, le chômage, la fascisation, les guerres et la destruction de l'environnement. Quoiqu'en disent les autorités européennes qui criminalisent le socialisme passé pour tenter de forclore les révolutions socialistes à venir, le socialisme dans la visée du communisme est la seule alternative progressiste possible à la crise du capitalisme et à la fascisation de moins en moins rampante de l'Union européenne et des pays qui la composent dont le nôtre.

Dans cet esprit, les organisations signataires s'associent aux initiatives populaires disant stop aux lois liberticides et prendront des initiatives en organisant, selon les possibilités locales, des prises de parole publiques à Paris et en régions dans la période du 15 au 30 décembre, afin de rappeler ce que le mouvement ouvrier et le peuple doivent au communisme dans cette période du centième anniversaire du congrès de Tours qui vit l'adhésion du parti socialiste français à l'Internationale communiste.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 08:20:09   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il y a erreur dans le texte,c est la Croatie qui a été annexée par l OTAN,pas la Serbie.

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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 09:35:28   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les Croates sont souvent des nostalgiques des Oustachis pro-nazis,les Serbes des royalistes tchetniks de Mihailovic.de plus, actuellement,Belgrade regarde du côté du Kremlin,la Croatie est dans l Alliance atlantique, après avoir été un protectorat allemand, Berlin ayant soutenu diplomatiquement Franjo Tudjman-paradoxalement,un ancien partisan de Tito pendant la Seconde Guerre Mondiale-des 1991,contre la Fédération de Yougoslavie.


Edité le 02-12-2020 à 09:36:38 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 09:42:02   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

J ai soutenu la Serbie de 1994 à 1999-2000,je reste droit dans mes bottes,je reste fidèle à mes convictions.je suis peut être une girouette schizophrène,mais pas un opportuniste qui retourne ma veste pour un oui ou pour un non.


Edité le 02-12-2020 à 09:42:56 par marquetalia




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pzorba75
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   Posté le 02-12-2020 à 09:47:07   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

marquetalia a écrit :

J ai soutenu la Serbie de 1994 à 1999-2000,je reste droit dans mes bottes,je reste fidèle à mes convictions.je suis peut être une girouette schizophrène,mais pas un opportuniste qui retourne ma veste pour un oui ou pour un non.

Si tu penses que ton message apporte quelque chose au forum, tu te fais des illusions. Ce ne sont pas tes états d'âme, si âme tu as, qui intéressent, mais des idées développées et étayées par des faits avérés. Tes états d'âme, tes liens toujours non cliquables et tes postillons permanents, tu peux les garder pour toi, personne ne va te les réclamer.

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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 10:47:26   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Si vous estimez que je dois faire un break,je m abstiendrai pendant tout le confinement.

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Xuan
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   Posté le 02-12-2020 à 14:08:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia, le sujet c'est la fascisation, pas nos sentiments personnels.

Darmanin expulse des "djihadistes" en fait des immigrés en situation irrégulière. Rien de prouve qu'ils soient fichés S, ni que l'Etat ait réellement l'intention de combattre l'islam politique.
En tous cas la méthode consistant à tresser des couronnes de laurier à Charlie n'isole absolument pas l'islam politique

En outre comme l'article 24 "n'a pas pénétré dans le pays profond" Castex veut le relier au "séparatisme". Il espère appuyer une loi fascisante sur le racisme.

Encore une fois il ne faut pas perdre de vue les objectifs politiciens de LREM et des autres. En prévision de 2022 Il s'agit d'évincer le RN, et la méthode consiste à pomper son argumentaire.
Comme je l'ai démontré plus haut il n'y a pas un mur d'enceinte entre Darmanin et Le Pen.

Il est indispensable de viser l'objectif principal dans notre pays. L'appel signalé par finimore doit être soutenu.


Edité le 02-12-2020 à 14:59:31 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 16:34:06   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Je me fous éperdument de défendre les dérives scatologiques du Charlie Hebdo,qui est également critiqué par l Église catholique pour leurs délires "des trous de balle et des bittes".des analystes algériens estiment que la situation de la France est comparable à celle de la guerre civile outre-méditerranée dans les années 90.comment peut on occulter les assassinats de chrétiens dans leurs églises par des intégristes musulmans , à l heure où Fabien Roussel-qui est condamnable sur bien des points-appelle à la réconciliation entre les ouvriers communistes et chrétiens ?une liste P.C serait bien plus intéressante que la candidature unique à gauche de Mélenchon le diviseur de la classe ouvrière,le vulgaire populiste de gauche,ou encore Christiane Taubira,n est ce pas ?le problème est que le P.C.F,du moins ce qu il en reste,appellera à voter pour LFI,ce qui creusera la tombe du parti qui fête ce mois ci ses cent ans,il risque d être presque entièrement absorbé par le trotskyste lambertiste JLM.


Edité le 02-12-2020 à 20:31:22 par marquetalia




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pzorba75
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   Posté le 02-12-2020 à 16:55:25   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Arrête tes délires, passe en mode confiné. Tu lasses avec tes spéculations sans queue ni tête.

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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 17:04:24   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Darmanin mettre en place une loi raciste? contre qui?il revendique pleinement ses origines algériennes.il ne faut pas être plus royaliste que le roi,et tout cautionner, même si la mise en France d un état policier ,qui interdira les manifestations des gilets jaunes ,est certaine.


Edité le 02-12-2020 à 20:32:53 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 02-12-2020 à 20:36:50   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Le "premier flic de France",qui va faire de l Hexagone un état policier,a beau avoir eu un passé homophobe,il verra son gouvernement mettre en place les réformes sociétales au sujet desquelles Asselineau refuse de s exprimer.et le leader de l Upr a bien raison.


Edité le 02-12-2020 à 20:38:08 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 03-12-2020 à 07:39:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetaliarmanin c'est bon maintenant.
Prend une tisane et retourne te coucher.

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marquetalia
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   Posté le 03-12-2020 à 08:21:34   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Mener des réformes sociétales ne garantit pas d étre progressiste, ainsi,Valéry Giscard d'Estaing a mis en place l avortement,ce qui ne l a pas empêche pas d avoir commandité l exécution de Henri Curiel par le biais d un barbouze lié à l Action Française.la mort de VGD permettra d ouvrir le dossier concernant l assassinat du père d Alain Gresh.


Edité le 05-12-2020 à 15:53:44 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 03-12-2020 à 08:42:06   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La Covid a emporté d Estaing,sinon il aurait fallu attendre encore quelques années avant de le voir crever.He is dead,I am Alive!


Edité le 03-12-2020 à 08:43:28 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 03-12-2020 à 09:28:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une petite info à propos de l'autre harki :

La dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France serait un acte très grave de la part du gouvernement français. Elle pourrait avoir un effet dissuasif sur toutes les personnes et toutes les organisations qui sont engagées dans la lutte contre le racisme et la discrimination en France.
Nils Muižnieks, directeur régional d'Amnesty International pour l'Europe

France. La fermeture d'une association antiraciste est une menace pour les libertés

20 novembre 2020, 17:27 UTC
En réaction à l'annonce par Gérald Darmanin, ministre français de l'Intérieur, de l'intention du gouvernement français de dissoudre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) – une ONG qui combat la discrimination à l'égard des musulmans –, Nils Muižnieks, directeur régional d'Amnesty International pour l'Europe, a déclaré :

« La dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France serait un acte très grave de la part du gouvernement français. Elle pourrait avoir un effet dissuasif sur toutes les personnes et toutes les organisations qui sont engagées dans la lutte contre le racisme et la discrimination en France.

La dissolution du Collectif contre l'islamophobie en France serait un acte très grave de la part du gouvernement français. Elle pourrait avoir un effet dissuasif sur toutes les personnes et toutes les organisations qui sont engagées dans la lutte contre le racisme et la discrimination en France.
Nils Muižnieks, directeur régional d'Amnesty International pour l'Europe
« La dissolution d'une organisation est une mesure extrême qui ne peut être justifiée que dans des circonstances très limitées, par exemple si l'organisation en question constitue un danger manifeste et imminent pour la sécurité nationale ou l'ordre public. Or, à ce jour, les autorités françaises n'ont fourni aucune preuve susceptible de justifier la dissolution du CCIF.

« Amnesty International est extrêmement inquiète du signal que cela envoie aux ONG et à la lutte contre la discrimination en France. Elle appelle les autorités françaises à revenir immédiatement sur cette décision. »

Complément d’information
Le 19 novembre 2020 en fin de journée, un courrier a été adressé au CCIF pour l'informer de sa dissolution. L'association a maintenant huit jours pour formuler une réponse avant que la dissolution ne soit prononcée par le gouvernement.

Le droit français actuel relatif à la dissolution des organisations pose problème, car il autorise le gouvernement à dissoudre une organisation pour des motifs vagues et sans contrôle judiciaire préalable. En droit français, le Conseil des ministres peut dissoudre une organisation par décret. L'annonce de cette dissolution intervient dans un contexte plus général de remise en cause des droits à la liberté d'expression et d'association par les autorités françaises.

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   Posté le 05-12-2020 à 20:41:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Manifestation contre l'article 24 et la précarité


https://www.youtube.com/watch?v=eN1Gmvs_oKI

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   Posté le 08-12-2020 à 18:39:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

https://www.humanite.fr/fichage-policier-opinions-politiques-et-appartenances-syndicales-desormais-dans-le-collimateur

Fichage policier : opinions politiques et appartenances syndicales désormais dans le collimateur sécuritaire

Mardi 8 Décembre 2020
Kareen Janselme
Camille Bauer
Paul Ricaud

Atteintes aux libertés publiques, suite… Vendredi dernier, trois décrets élargissant le fichage des citoyens sont venus grossir, en catimini, la panoplie des textes sécuritaires qui se multiplient après le projet de loi sur la sécurité globale, et celui à venir sur le séparatisme. Décryptage de ces trois nouveaux coups portés à la vie démocratique.

En pleine polémique autour du projet de loi sur la sécurité globale, le gouvernement vient d’esquisser, en toute discrétion, un nouveau pas vers une société de surveillance. Vendredi, le Journal officiel a fait paraître plusieurs décrets accentuant les possibilités de fichage de la population. Une dérive inquiétante qui écorne encore un peu plus les libertés publiques, au risque d’étouffer la vie démocratique.

Ces trois décrets rédigés par la Place Beauvau réforment le Code de la sécurité intérieure. Ils portent sur le Gipasp et le Pasp, deux fichiers relatifs à la prévention des atteintes à la sécurité publique, gérés respectivement par la gendarmerie et la police nationale, et sur l’EASP, un fichier de base pour les enquêtes administratives.

Dans les deux premiers étaient, jusqu’ici, notées et conservées "les informations qui concernent des personnes dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique et notamment les informations qui concernent les personnes susceptibles d’être impliquées dans des actions de violences collectives, en particulier en milieu urbain ou à l’occasion de manifestations sportives ". Or, ces nouveaux décrets entraînent un élargissement des profils ciblés, et un champ d’application bien plus flou, donc propice aux excès.


Attention, Edvige revient
Policiers et gendarmes se voient ainsi autoriser de ficher les personnes en fonction non plus de leurs "activités", mais de leurs "opinions politiques", leurs "convictions philosophiques, religieuse" ou leur "appartenance syndical". " C’était déjà un des points importants d’achoppement du fichier informatisé Edvige, qui avait conduit à son retrait en 2008, remarque Arthur Messaud, de l’association la Quadrature du Net. Mais pourquoi veulent-ils changer la loi aujourd’hui, douze ans après ? C’est inquiétant. Ça peut très bien sonner comme une provocation sécuritaire, pour marquer le retour à un texte repoussé par les forces de gauche. Un coup de communication politique de la part de Gérald Darmanin, qui assume revenir ici à un projet ferme de droite."

Si les personnes soupçonnées d’activité terroriste peuvent être visées, le nouveau vocabulaire employé étend sans complexe son spectre aux personnes susceptibles de "porter atteinte à l’intégrité du territoire ou des institutions de la République" . Une expression des plus floues et donc dangereuse. Le volume des renseignements collectés va aussi grossir : photographies, échanges sur les réseaux sociaux, et données de santé pourront être récupérées. "Ces données de santé sont carrément identifiées comme des critères de fragilité des personnes, s’inquiète Arthur Messaud. Que cherche la police? À identifier des moyens de pression? On a des données liées aux addictions, mais aussi aux troubles psychiatriques et psychologiques. Il n’y aura aucun contrôle de l’extérieur sur la nécessité de posséder ces données."

Manifestants visés ?
La cible des fichages est aussi problématique. "Il y a un changement drastique, alerte le militant des libertés fondamentales. Avant, il s’agissait des individus suspectés de présenter un danger. Maintenant, l’entourage de ces personnes, mais aussi les victimes, vont avoir une fiche pleine et entière dédiée. Seuls leurs noms pouvaient apparaître, maintenant on peut y inscrire le mode de vie, les déplacements, les relations, des éléments de faiblesse, etc. Il n’y a aucune justification à récupérer autant de détails à propos d’une victime. " Et, au-delà de l’élargissement du profil des individus fichés, la cible pourra être étendue à des "groupements". Outre les personnes morales classiques (associations, entreprises, syndicats, journaux…) qui pourraient être visées, le militant de la Quadrature du Net évoque la possibilité d’élargir ces fiches aux manifestations, en y intégrant les militants contrôlés pendant les mobilisations.

Autre inquiétude de taille, identifié à son tour par Marie-Christine Vergiat : le rapprochement des fichiers existants. "Ces fichiers collectent déjà un très grand nombre de données, explique l’ex-députée européenne. Mais en plus, ces décrets leur permettent de se connecter avec d’autres : le FSPRT (fichier des signalements pour radicalisation à caractère terroriste), le SPR (fichier des personnes recherchées) le TAJ (fichier des antécédents judiciaires), le PNR (fichier des données aériennes)." Ou encore avec le fichier TES, qui gère les cartes nationales d’identité et les passeports français… "Pour 2023, reprend Marie-Christine Vergiat, il est prévu au niveau européen une interportabilité, avec un fichier central de données cryptées qui pourrait regrouper les données sur le terrorisme, la grande criminalité et l’immigration irrégulière."

La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), dont les avis n’ont visiblement pas été retenus dans les textes définitifs, se préoccupe de l’utilisation qui pourrait être faite des photos recueillies sur les réseaux sociaux et de leur utilisation à des fins de reconnaissance faciale. "Ces décrets nous inquiètent et nous allons certainement déposer un recours" , estime aussi Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme. Dans un contexte plus globale d’une panoplie de projets de lois sécuritaires (sur la sécurité globale actuellement dans les mains des parlementaires, sur le séparatisme présenté en Conseil des ministres mercredi) et d’une vidéosurveillance qui s’invite dans tous les espaces, ces décrets ouvrent des possibilités dangereuses, et une restriction de la capacité à s’organiser et à manifester contre les politiques du gouvernement.

Retrouvez ici tous nos articles sur la lutte contre la loi dite de "Sécurité globale".
À lire aussi : Éditorial. Dictature "légale" ?
Lire aussi l'interview de Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT : Fichage des opinions : "L’exécutif s’attaque à la liberté d’expression et à la liberté de penser"

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   Posté le 08-12-2020 à 23:25:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Marion Le Pen félicite l'exécutif


Selon Marion Maréchal Gérald Darmanin est "un ministre qui pose des bons diagnostics" .

En effet Darmanin s'est distingué en niant les violences policières
« Quand j’entends les mots “violences policières”, personnellement, je m’étouffe !"

Et en se bouchant le nez devant la cuisine exotique et la viande hallal
"Moi, ça m'a toujours choqué de rentrer dans un supermarché et de voir en arrivant un rayon de telle cuisine communautaire et de telle autre à côté. C'est mon opinion, c'est comme ça que ça commence le communautarisme"
Faut pas qu'il aille chez Grand Frais , là il va attraper des boutons, enfler et nous faire un choc anaphylactique !

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   Posté le 09-12-2020 à 23:20:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux policiers sur la police

Racisme, anti terrorisme, black blocs, ripoux, violences policières, voltigeurs, BRAV, article 24, police masquée et de très nombreuses affaires citées dans cette interview.

Les deux policiers relèvent ce que nous appelons une véritable fascisation en prévision d'une crise sociale sans précédent.
La police en déconfiture ? Alexandre Langlois et Noam Anouar


Edité le 09-12-2020 à 23:24:21 par Xuan




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   Posté le 10-12-2020 à 13:40:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Projet de loi sur le "séparatisme"

La presse indique :

Le code de procédure pénale sera modifié afin de permettre des comparutions immédiates pour juger les propos haineux sur les réseaux sociaux, qui relèvent aujourd'hui de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
Il s'agit de donner les moyens à la justice d'agir face la "spirale de haine" en ligne sans toucher "une virgule" à la loi de 1881, a souligné le ministère de la Justice. La mesure permettra de faire juger bien plus rapidement les personnes qui "ne relèvent pas de la 'responsabilité en cascade'" - c'est à dire dont les propos ne relèvent pas de la responsabilité d'un directeur de la publication - et ne concernera donc pas les journalistes, assure la Chancellerie.

En d'autres termes la presse bourgeoise pourra balancer des peaux de banane et les clans de politiciens réactionnaires pourront s'étriper.
Par contre le peuple devra faire profil bas sur les réseaux sociaux.


Edité le 10-12-2020 à 13:40:46 par Xuan




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   Posté le 14-12-2020 à 17:54:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Gérald Darmanin a maquillé les chiffres des interpellations lors de la manifestation à Paris

13 DÉCEMBRE 2020 PAR ANTTON ROUGET - https://www.mediapart.fr/journal/france/131220/gerald-darmanin-maquille-les-chiffres-des-interpellations-lors-de-la-manifestation-paris?userid=1a47d344-247a-4951-b24c-85a0dc47278f

Au terme d’une manifestation sévèrement réprimée, le ministre de l’intérieur a annoncé l’interpellation de 142 « individus ultra-violents » . C’est faux. Les éléments réunis par Mediapart montrent que les policiers ont procédé à des arrestations arbitraires dans un cortège pacifique.

Pendant toute la manifestation parisienne contre la proposition de loi « Sécurité globale » , Gérald Darmanin a pianoté sur son iPhone. À 14 h 12, un quart d’heure avant le départ du cortège, le ministre de l’intérieur lançait, sur son compte Twitter, le décompte d’une journée qui s’annonçait riche en arrestations : « Déjà 24 interpellations » , postait-il, en joignant à son message une photo d’un tournevis et d’une clé à molette, deux outils « qui n’ont pas leur place dans une manifestation ».

Une heure et demie plus tard, M. Darmanin reprend son portable. « 81 interpellations désormais, à 15 h 50 » , annonce-t-il, sans photo d’outils cette fois, mais en parlant d’« individus ultra-violents » . À 17 h 50, le chiffre monte à « 119 interpellations », « des casseurs venus nombreux » . Pour finir, à 18 h 56, à « 142 interpellations » officielles, chiffre repris dans le bandeau des chaînes d’info en continu.

Il aura pourtant fallu moins de 24 heures pour que la communication du ministre de l’intérieur, dont les résultats médiocres depuis son arrivée Place Beauvau font jaser jusque dans son propre camp, se dégonfle comme un ballon de baudruche.

Selon les éléments et témoignages recueillis par Mediapart, les personnes interpellées dans le cortège parisien étaient en grande partie des manifestants pacifiques, qui ne sont d’ailleurs par poursuivis pour des faits de violences – ce qui prouve que la stratégie policière était bien de foncer dans le tas et de procéder à des arrestations arbitraires. Des journalistes indépendants ont également été arrêtés au cours des différentes charges, alors qu’ils étaient parfaitement identifiables.

Les chiffres communiqués par le parquet de Paris, dimanche soir, donnent la mesure de la manipulation de communication orchestrée par la place Beauvau : alors que 39 procédures ont dores et déjà classées sans suite, seulement six manifestants seront jugés en comparution immédiate. Le parquet a aussi procédé à 27 rappels à la loi, estimant qu’il n’y avait pas matière à renvoyer devant les tribunaux. Une personne a accepté une CRPC (procédure de plaider coupable), 30 gardes à vue sont toujours en cours, et deux enquêtes visant deux personnes remises en liberté n’ont pas encore été classées.
Sur les 19 mineurs arrêtés, le parquet a dores et déjà classé neuf enquêtes. Cinq autres dossiers ont été traité par un simple rappel à la loi, tandis que quatre jeunes sont convoqués devant le délégué procureur. Les investigations se poursuivent dans un seul cas.

Lors de la manifestation contre la loi Sécurité globale, à Paris, le 12 décembre. © Fabien Pallueau/NurPhoto via AFP

Alexis Baudelin fait partie des 142 personnes arrêtées au cours de la manifestation. Son cas a été jugé suffisamment emblématique pour que le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) relaie une vidéo de son interpellation avec le commentaire suivant : « Les ordres de la préfecture de police sont clairs : empêcher toute constitution de Black bloc ! Ces factieux viennent semer la violence et le chaos. Ils sapent les manifestations. Nous nous félicitons des interpellations de ces individus très violents ! »
Malgré les certitudes du syndicat des commissaires, Alexis Baudelin n’a même pas été poursuivi par le parquet. Il a été relâché samedi soir, cinq heures après son interpellation, sans la moindre charge, non sans avoir rappelé quelques règles de droit aux policiers. Et pour cause : Alexis Baudelin exerce la profession d’avocat, ce que les forces de l’ordre ignoraient puisqu’il ne défilait pas en robe.

Le jeune homme a été interpellé lors d’une des nombreuses charges des voltigeurs des brigades de répression des actions violentes motorisées (Brav-M), venus scinder la manifestation juste après son départ (relire le récit de la manifestation ici). Ainsi que le montre une vidéo qu’il a lui-même filmée, l’avocat a été violemment attrapé par le cou et sorti du cortège, sans que les policiers ne soient en mesure d’expliquer les raisons de son interpellation. Avant d’être arrêté, Alexis Baudelin avait protesté contre une violente charge policière (ce qui n’est pas interdit) et portait avec lui un drapeau noir (ce qui n’a également rien d’illégal).

« Les policiers m’ont ensuite menotté mais ils se rendaient bien compte qu’ils n’avaient rien contre moi » , témoigne-t-il auprès Mediapart. Pendant cinq heures, M. Baudelin est ensuite déplacé de commissariat en commissariat avec d’autres manifestants, qui « se demandaient comme [lui] ce qu’on pouvait bien leur reprocher » . Finalement présenté à un officier de police judiciaire du commissariat du XIVe arrondissement, l’avocat est relâché, sans même avoir été placé en garde à vue. « J’ai été arrêté puis retenu pendant cinq heures de manière totalement arbitraire, sans même qu’un fait me soit reproché » , dénonce-t-il.

Interrogé par Mediapart, le parquet de Paris indique que sur les 142 personnes arrêtées en marge de la manifestation, 123 ont été placées en garde à vue. C’est notamment le cas du journaliste indépendant Franck Laur, finalement libéré sans charge dimanche en début d’après-midi. « Il paraît que je suis parmi les 142 casseurs recensés par Gérald Darmanin » , cingle le journaliste au terme de sa garde à vue, avant de raconter les circonstances de son interpellation : « J’ai été interpellé au cours d’une charge en fin de manifestation, à 18 heures, sur la place de la République [où s’est terminée la manifestation – ndlr]. Je filmais, j’étais identifiable comme journaliste, j’ai été frappé à coups de matraques et j’ai dit un mot qu’il ne fallait pas », indique-t-il.

M. Laur est placé en garde à vue dans le commissariat du VIIIe arrondissement pour « outrage » mais aussi pour des faits de « port d’arme de catégorie D » , en raison de son masque à gaz.
Ces charges ont ensuite été abandonnées sans même que le journaliste ne soit entendu sur les faits. « On est venu me chercher en geôle ce dimanche et on m’a dit : “Votre garde à vue est terminée” » , raconte-t-il. Franck Laur doit en revanche passer un IRM dans les prochains jours : « J’ai été amené à l’Hôtel-Dieu samedi soir pour passer une radio. Ils pensent que j’ai deux vertèbres fissurées en raison des coups de matraque » , explique-t-il.

Au commissariat, Franck Laur a partagé la cellule de Thomas Clerget, un autre journaliste indépendant membre du collectif Reporters en colère (REC). Lui aussi a été libéré sans charge ce dimanche après avoir été suspecté du délit de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou violences ». « J’ai été arrêté au cours d’une charge totalement gratuite, au milieu de gens qui marchaient. J’ai été matraqué par terre à la tête et à l’épaule » , raconte cet habitué de la couverture des manifestations, qui a « eu l’impression que les policiers allaient à la pêche à l’interpellation » .


Un homme frappé à la tête lors de la manifestation du samedi 12 décembre, à Paris. © Fabien Pallueau/NurPhoto via AFP

Un communiqué de presse diffusé ce dimanche par le collectif REC et 15 autres organisations (dont la Ligue des droits de l’homme, la CGT et des syndicats de journalistes) a dénoncé un « déploiement policier et militaire brutalisant et attentatoire au droit de manifester ».
Organisations bientôt rejointes dans leur constat par des élu•e•s comme Bénédicte Monville, conseillère régionale écologiste en Île-de-France. « Ma fille a été arrêtée hier alors qu’elle quittait la manifestation la police a chargé elle filmait, un policier la saisit et ils l’ont emmenée. Plusieurs personnes témoignent qu’elle n’a rien dit, opposé aucune résistance mais elle est en GAV pour “outrage” », a dénoncé l’élue sur Twitter. La mère d’un autre manifestant lui a répondu en faisant part de la même incompréhension : « Mon fils Théo a lui aussi été arrêté en tout début de manifestation, il est en GAV avec votre fille, commissariat du 20ième. Ils n’ont pas de faits à lui reprocher, juste des supposées intentions » .

« La grande majorité des personnes arrêtées ne comprennent pas ce qu’elles font au commissariat » , appuie Me Arié Alimi, dont le cabinet assiste une quinzaine d’interpelés. L’avocat estime que « ces personnes ont été interpelées alors qu’elles participaient tranquillement à une manifestation déclarée, cela signe la fin du droit de manifester » . Les avocats interrogés par Mediapart ignorent ce qui a pu pousser les policiers à arrêter certains manifestants pacifiques plutôt que d’autres, même si certains indices semblent se dessiner. Par exemple, des manifestants interpelés avaient des parapluies noirs, ce qui peut être utiliser pour former un black bloc (pour se changer à l’abri des drones et des caméras), mais est avant tout un accessoire contre la pluie (il pleuvait à Paris hier). « On a l’impression que les manifestants ont été arrêtés au petit bonheur la chance » , témoigne Me Camille Vannier.

Parmi les signataires du communiqué diffusé par le collectif REC figure aussi l’association altermondialiste Attac, dont un militant, Loïc, a aussi été interpelé à la fin de la manifestation, place de la République. « On discutait tranquillement ensemble quand les policiers ont commencé à charger, matraques en l’air. On s’est mis à courir. Ils voulaient visiblement vider la place, mais il n’y avait pas eu la moindre sommation » , raconte Pascal, un autre membre d’Attac présent lors de l’arrestation. Au terme de 24 heures de garde à vue, Loïc a été remis en liberté dimanche soir sans charge, a informé son association.

Un autre journaliste, le reporter Adrien Adcazz, qui travaille pour le média Quartier général, a pour sa part vu sa garde à vue prolongée ce dimanche soir. « Une décision totalement abusive » , dénonce son avocat David Libeskind. « Vers 16 heures, sur le boulevard de Sébastopol, mon client a été pris dans une charge. Il a crié : “Journaliste ! Journaliste !” » , précise l’avocat, qui indique que si son client n’avait pas de carte de presse (qui n’est pas obligatoire pour les journalistes), il avait bien un ordre de mission de son employeur.

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Selon Me Libeskind, Adrien Adcazz a été entendu pour des faits de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou violences » , de « dissimulation de son visage » (en raison du cache-cou noir qu’il portait), de « rébellion » et de « refus d’obtempérer » . Le 12 septembre, lors d’une précédente manifestation, Adrien Adcazz avait déjà été interpelé pour des faits similaires, avant que l’enquête ne soit classée sans suite, signale son avocat.

Un autre client de David Libeskind, street-medic d’une cinquantaine d’années mobilisé pour soigner les manifestants victimes de violences policières, est sorti de garde à vue dimanche soir avec un « rappel à la loi » du procureur de la République pour « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou violences » .
Depuis les manifestations contre la loi Travail en 2016, la « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou violences » est une infraction « systématiquement utilisée » par les officiers de police judiciaire, relève l’avocat Xavier Sauvignet, qui a assisté cinq manifestants interpelés samedi à Paris. Ce délit sanctionne le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou de dégradations de biens.

« La problématique, c’est qu’une fois que les personnes sont renvoyées devant un tribunal, elles sont bien souvent relaxées faute de preuves tangibles » , indique Me Sauvignet. Alors, le parquet opte bien souvent pour un « rappel à la loi » , une « pseudo-peine sans possibilité de se défendre » , dénonce l’avocat, mais qui présente l’avantage de gonfler les statistiques du ministère de l’intérieur. Cette mesure présente d’autres conséquences, complète Xavier Sauvignet : « Cela a un double effet d’intimidation à l’égard des manifestants et d’affichage à l’égard de l’extérieur. »

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JUSTICE

Après une manifestation sabotée, deux jours de comparutions immédiates

16 DÉCEMBRE 2020 PAR CAMILLE POLLONI

L’immense majorité des 142 interpellés de la manifestation parisienne contre « les lois liberticides », samedi dernier, n’ont pas été poursuivis. Lundi et mardi, quinze personnes cependant ont été présentées au tribunal. Cinq ont été condamnées.

Nous sommes mardi soir ou plutôt mercredi, 1 heure du matin. Ulrich B. s’effondre en larmes dans le box : le tribunal correctionnel de Paris vient d’annoncer sa relaxe « au bénéfice du doute ». Privé de liberté depuis samedi après-midi, cet ouvrier automobile de 42 ans, longiligne et fébrile, va pouvoir sortir du Palais de justice et rentrer chez lui, dans l’Oise. Il était le dernier prévenu jugé en comparution immédiate après la manifestation parisienne contre « les lois liberticides » du 12 décembre. Malgré l’heure tardive, sa compagne et quelques amis l’attendent.

Si la justice fonctionne comme un entonnoir, celui-ci était particulièrement large : 142 interpellés, que le ministre de l’intérieur a aussitôt qualifiés d’« individus ultra-violents » et de « casseurs ». Certains, comme Ulrich B., ont été extraits de la foule pendant les charges répétées de la police. D’autres ont été arrêtés en amont de la manifestation, lors de contrôles d’identité, en raison de ce qu’on a trouvé dans leurs sacs.

Sans surprise, l’extrémité de l’entonnoir est plus étroite. Sur les 105 majeurs placés en garde à vue samedi, 40 ont bénéficié d’un classement sans suite et 41 ont reçu un rappel à la loi, c’est-à-dire un classement sans suite accompagnée d’une sorte d’admonestation qu’il n’est pas possible de contester.

Sur les 24 affaires restantes, une seule a conduit le parquet à saisir un juge d’instruction. Quatre mis en cause ont été libérés le temps qu’une enquête se poursuive, quatre autres sont déjà convoqués à des procès ultérieurs. Enfin, quinze personnes ont été déférées en comparution immédiate lundi et mardi, dans la foulée de leur garde à vue.

Divers délits leur étaient reprochés. Parfois des violences contre les forces de l’ordre, une rébellion ou la fourniture d’une fausse identité. Presque toujours, la « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations », un délit mis à la mode par le mouvement des « gilets jaunes ».

Pendant deux jours, ces manifestants se sont succédé dans un box tendu de film plastique transparent, donnant à la 23e chambre des allures d’épicerie en période de crise sanitaire. Ils sont étudiants, caissiers, agents publics, urbanistes, sans emploi, bénévoles, célibataires ou mariés, avec ou sans enfants. Militants d’une cause ou à peine politisés, ils ont été jugés dans des salles souvent pleines de soutiens, parfois presque vides.

La majorité d’entre eux a préféré demander un délai – c’est un droit – et sera jugée au mois de janvier. Si le parquet a requis la détention provisoire pour certains, ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire. Au bout du compte, cinq personnes ont été condamnées et une seule relaxée : Ulrich B.
Le 12 décembre, à 16 h 10, le cortège subit une double charge. D’un côté la BRAV-M, de l’autre les CRS. Quand Ulrich B. est arrêté, sa compagne le voit disparaître d’un coup aux mains des policiers. ­Il est accusé de « participation à un groupement » pour s’être trouvé, visage dissimulé, parmi des « manifestants violents » ; de violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique pour avoir « chargé », en courant, un groupe de CRS ; de rébellion pour s’être « raidi » et avoir « repoussé » les policiers lors de son interpellation, entraînant la chute de l’un d’entre eux.

Lui n’a eu de cesse de clamer sa bonne foi, en garde à vue et désormais au tribunal, des larmes dans la voix. « Pris en tenailles » entre deux charges, il affirme qu’il ne cherchait qu’à « esquiver » les policiers qu’il filmait encore quelques minutes auparavant et dément avoir couru vers eux. Certes, il portait un bonnet et une écharpe pour le froid, et un masque sanitaire, obligatoire dans les rues de Paris. Mais il maintient s’être laissé faire quand les forces de l'ordre ont fondu sur lui, le projetant à terre.

Au commissariat du VIIIe arrondissement, les policiers oublient de lui confisquer son téléphone, avec lequel il continue à filmer en cellule, prévient ses proches et réclame son avocat. Le truc d’Ulrich B., c’est de streamer sur sa page Facebook, « La France entubée ». À l’audience, il jure dix fois qu’il n’est « pas un black bloc », montre le T-shirt blanc qu’il porte depuis quatre jours, son jean bleu, ses baskets blanches. Il parle de son oncle « gendarme mobile dans l’Oise », promet qu’il n’était « pas là pour casser du flic » et qu’il « n’a pas compris » comment il s’est retrouvé traîné au sol.

Ulrich B. est si ému que la présidente lui demande de faire un effort pour « redescendre en pression ». Il pleure, puis s’excuse de pleurer : « ça fait quatre jours que je suis enfermé, madame ». Père de deux adolescentes, il a cinq mentions à son casier judiciaire, pour des tags très anciens, des violences et une conduite sans permis. Il a aussi été gravement blessé au pied par une grenade, en novembre 2018, lors d’une manifestation de gilets jaunes sur les Champs-Élysées.

Son avocat, Arié Alimi, voit les choses en grand : il voudrait faire reconnaître l’illégalité des charges policières samedi dernier, en l’absence de sommations et de violences préalables. Il dénonce les « bonds offensifs » dès le début d’une manifestation pourtant déclarée, les « voltigeurs à chaque carrefour » qui « interpellent les gens qui tombent ». Il fait projeter sur grand écran la vidéo d’une charge croisée, où les manifestants sont poussés par terre dans un sens puis piétinés dans l’autre. « Ce qui s’est passé samedi, c’est singulier et c’est nouveau. C’est un changement de doctrine du maintien de l’ordre, visant à empêcher de manifester. On est dans du préventif pur. »

L’avocat accuse nommément le préfet de police et le procureur de Paris de s’être entendus sur le dos de la liberté de manifester et les droits de la défense. La représentante du parquet, manifestant son agacement face à certaines remarques d’Arié Alimi, défend l’interpellation de « personnes qui viennent troubler l’ordre public ». Elle insiste sur le contenu du sac d’Ulrich B. – trois bonnets, 25 flacons de sérum physiologique contre les gaz lacrymogènes, un cache-cou, ainsi qu’une paire de gants coqués dont l’existence est longuement débattue sans conclure. Le prévenu signale qu’il a été « contrôlé et fouillé trois fois par les gardes mobiles » avant d’arriver à la manifestation, sans qu’aucun objet ne lui soit confisqué.

La compagne d’Ulrich B., citée comme témoin, décrit une manifestation troublée par les charges répétées et bilatérales, suivies de « mouvements de foule » tournant à la « panique générale ». « On ne comprenait pas le but de l’intervention et ce que la police voulait de nous : avancer, reculer, rester là ? Les gens hurlaient. »
Il est minuit dans la salle d’audience, Ulrich B. jure qu’il n’ira « plus jamais en manifestation ». La procureure fustige son « comportement virulent, que j’appelle antiflics », sa « version fluctuante », les accusations sous-jacentes. « Depuis tout à l’heure, on assiste à une plaidoirie générale sur ce qui se passe dans les manifestations. On essaie de vous faire croire qu’on vous a monté de fausses procédures contre des gentils manifestants. Je ne peux pas laisser dire ça. » Elle requiert six mois de prison, aménageables sous forme de bracelet électronique.

« Une comparution immédiate suppose que l’affaire soit en état d’être jugée », plaide à son tour Hélène Jouny, collaboratrice d’Arié Alimi, estimant que c’est loin d’être le cas faute d’avoir interrogé les témoins oculaires et requis les images de vidéosurveillance. « Comment peut-on m’expliquer que ce grand dadais avec un bonnet à pompon et des baskets blanches est un black bloc ? » L’avocate réclame la relaxe, elle l’obtient. Tous les autres prévenus de ce mardi verront leur affaire jugée en janvier.

« Vous aviez mélangé les fumigènes avec votre pain de mie ? »

La journée de lundi a vu défiler huit prévenus. Adrien K., 18 ans, comparaît pour « violences volontaires sur personne de l’autorité publique » : il a jeté une canette vide en aluminium en direction des CRS. Des gendarmes l’ont vu faire, sans pouvoir dire si le projectile a atteint sa cible, et l’ont arrêté vers 19 heures près de la place de la République. Le jeune homme aux cheveux bruns et courts, le visage caché par un masque blanc, a reconnu les faits dès sa garde à vue. C’était sa première. Il vit chez ses parents et travaille deux jours par semaine avec eux, comme installateur de cuisines, tout en repassant le bac.

Après plusieurs manifestations où il s’est fait « gazer, charger, arroser » malgré ses intentions « pacifiques », Adrien K. était « énervé », a-t-il expliqué. « Je n’ai jamais été dans les groupes qui dégradaient, je ne les ai jamais approuvés. Quand on a été chargés samedi dernier, c’était la fois de trop. » Un « geste de révolte inadmissible » pour la représentante du parquet.
La présidente asticote Adrien K. sur les photos retrouvées dans son téléphone : sur l’une d’entre elles, il pose devant un incendie, portant une pancarte « Souriez ». Il dédramatise. « J’ai 18 ans, je prends une photo devant le feu pour la mettre sur Instagram, parce que je la trouve belle. »

« Qu’est-ce que ça vaut, un jeune homme de 18 ans au casier vierge qui a jeté une canette en direction des forces de l’ordre ? », demande son avocate, Laure Saint-Denis. Elle rappelle que si son client n’avait pas avoué, elle aurait pu plaider une relaxe, tant le dossier est faible : il n’avait pas d’objet dangereux sur lui, aucun policier n’a déposé plainte et les images de vidéosurveillance ne montrent rien.

Pour expliquer « dans quel état » se trouvait son client samedi, l’avocate rappelle l’attitude « disproportionnée » des forces de l’ordre ce jour-là : Adrien K. « s’est senti menacé, potentiellement en danger, parce qu’il exerçait son droit de manifester ». Il est condamné à trois mois de prison avec sursis et une interdiction de détenir une arme soumise à autorisation pendant un an.

Thomas D., 28 ans, est à son tour jugé pour « groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « détention de substances incendiaires ou explosives ». Lors d’un contrôle rue de Rivoli, à 14 h 40, les forces de l’ordre ont trouvé deux fumigènes dans son sac. Pour « mettre de l’ambiance » à la manifestation, explique-t-il. Il n’a jamais pu s’y rendre.

Inspecteur en électricité, Thomas D. possédait également treize piles et une clé métallique en forme de croix. Les policiers ont trouvé ça louche. Il explique que ces objets traînent toujours dans son « sac de travail », qui contenait aussi un ordinateur, des tampons, une carte professionnelle et du pain de mie. « Vous aviez mélangé les fumigènes avec votre pain de mie ? », fait mine de s’étonner la procureure, « pas convaincue de ces explications ». « Il est venu pour en découdre avec les forces de l’ordre », pense-t-elle. « Je n’avais aucune intention de faire mal, j’ai même fait une attestation », proteste Thomas D., qui dit avoir réalisé lors d’un interrogatoire que les fumigènes pouvaient servir à « enflammer du mobilier urbain ».

Le jeune homme au casier vierge, vivant chez ses parents dans les Yvelines et amateur de marathon, a déjà reçu un rappel à la loi en novembre 2019, après avoir été arrêté dans une autre manifestation. « Il a manifesté trois fois dans sa vie et je crois comprendre que la manifestation de samedi dernier était sa dernière », avance son avocat, pour qui Thomas D. « ne fait partie d’aucun groupe » et n’avait pas d’intentions coupables. Il rappelle que le jeune homme s’est plié au contrôle sans rechigner et affirme que loin de « dissimuler son visage », comme il lui est reproché, il portait un bonnet et un masque chirurgical. Thomas D. est condamné à quatre mois de prison avec sursis, deux ans d’interdiction de détention d’arme et six mois d’interdiction de séjour à Paris.
Vincent L., 23 ans, porte un sweat de circonstance en comparution immédiate, floqué de l’acronyme « ASAP » (« dès que possible » en anglais). Arrêté à 15 h 20 près de la place du Châtelet, il est jugé pour les mêmes faits que Thomas D. : « groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « détention de substances incendiaires ou explosives ». Dans son sac, les gendarmes sont tombés sur plusieurs paquets de pétards et une bouteille en plastique contenant de l’essence.

Son avocat, Eduardo Mariotti, reproche au parquet de se transformer en « caisse enregistreuse des volontés de la préfecture de police », en validant « un flot d’interpellations préventives » pour « dégoûter les gens de manifester ». Pour l’avocat, cette stratégie mène à « des procédures plus indigentes les unes que les autres ».
Vincent L. vit chez sa mère et travaille au noir dans la restauration. Son casier judiciaire est vierge. L’essence ? Pour faire démarrer son scooter récalcitrant. Il se montre plus explicite sur la destination des pétards, qu’il comptait jeter en direction des forces de l’ordre pour « leur faire peur » et « protester contre la répression policière ».

Après avoir participé à quatre manifestations, Vincent L. a vu des amis « interpellés sans raison », « blessés » et « maltraités par les forces de l’ordre ». Il reconnaît qu’une « haine s’est installée » en lui et envisage les pétards comme une réponse légitime aux « grenades lacrymogènes et de désencerclement ». S’il admet volontiers s’en être pris à un Abribus, lors de la manifestation au Trocadéro, il dément toute volonté de blesser une personne.

« Vous n’allez pas manifester dans un esprit pacifique », maintient la présidente, soutenue par la procureure : « Ce qu’il a sur lui peut engendrer de lourdes blessures ». Soulignant la « très grande franchise » de son client, Eduardo Mariotti s’en prend à la « radicalisation du maintien de l’ordre » et au « sentiment d’impunité des forces de l’ordre, et notamment des BRAV, triste retour des voltigeurs ». « J’ai moi-même manifesté et pu goûter la lacrymo qui arrive sans raison, j’ai dû courir », déplore l’avocat. « Je peux comprendre que quelqu’un de 23 ans trouve ça insupportable. » Vincent L. est condamné à 10 mois de prison avec sursis, deux ans d’interdiction de détenir une arme et une interdiction judiciaire de participer à des manifestations pendant un an.
Farid G., 26 ans, a été interpellé pour rébellion, casque de moto sur la tête, près du métro Strasbourg-Saint-Denis à 16 h 45. Il est finalement jugé pour « groupement en vue de commettre des violences ou dégradations » et fourniture d’une identité imaginaire, ce qu’il admet. « C’est bête de ma part mais je ne pensais pas finir en garde à vue », regrette-t-il, précisant qu’il n’était « pas manifestant » mais venait « récupérer des chaussures à Foot Locker » avec un ami, et a passé une bonne partie de l’après-midi dans le quartier.

« On a garé notre scooter, on a passé trois barrages de police avec les casques à la main. Les policiers ne nous ont pas dit que c’était interdit, sinon on aurait fait demi-tour. Aux abords de la manif, on a vu des échauffourées, donc a décidé de mettre nos casques pour nous protéger. » Son ami, également placé en garde à vue, a été libéré dimanche sans poursuites.
« Dans le stress » d’une interpellation « assez violente », Farid G. a donné un faux nom. Le vrai, révélé par les empreintes, fait apparaître une condamnation ancienne pour des violences contre les forces de l’ordre lors d’un match de foot. Aujourd’hui, Farid G. vit chez sa mère, dans le Val-de-Marne, et a un emploi stable comme agent du département des Hauts-de-Seine. Il « n’a rien d’un casseur », souligne son avocat, Paul Mallet.

« Pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher, je suis circonspecte », avance la procureure, rappelant que Farid G. s’est volontairement rendu, casqué, à l’intérieur de la manifestation et qu’il a « un peu gesticulé » lors de son interpellation. Il est finalement condamné à 500 euros d’amende pour sa seule identité imaginaire.
Pendant ce temps, dans une autre salle, un manifestant est condamné à dix mois de prison, dont cinq ferme, pour violences en récidive sur personne dépositaire de l’autorité publique, « participation à un groupement » et outrage. Il est le seul, à ce stade, à avoir été incarcéré. Mediapart n’a pas pu assister à cette audience.

Les trois autres prévenus de lundi doivent être jugés en janvier. Ils ont pour point commun – outre leur casier vierge – d’avoir donné une fausse identité en garde à vue et refusé la prise d’empreintes, empêchant de les passer au fichier pour vérifier d’éventuels antécédents sous alias. Le premier, un étudiant en informatique de 24 ans, est accusé d’avoir jeté un projectile en direction des policiers et donné un coup de pied dans un bouclier. Le deuxième, âgé de 25 ans, qui « ne veu[t] pas répondre à des questions sur [s]on profil », a été contrôlé avec un lance-pierres à la sortie du métro. Le dernier, ancien « conseiller politique » d’un maire, en reconversion pour devenir herboriste, était muni d’un masque à gaz et de deux tiges en PVC.

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   Posté le 19-12-2020 à 08:23:37   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

LE DROIT DE MANIFESTER N’EXISTE PLUS
https://www.youtube.com/watch?v=dWzyQtdN7Fc

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   Posté le 21-12-2020 à 16:00:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les imams de France devront reconnaître que le « racisme d’État » n’existe pas


Selon Médiapart, dans la charte devant réglementer la profession d’imam, qui doit être présentée le 23 décembre au ministre de l’Intérieur, les imams devront rejeter « fermement les campagnes diffamatoires prétendant que les musulmans de France seraient persécutés »
Ce texte interdit la dénonciation d’un racisme systémique

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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