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 USA vs Chine Populaire : la guerre hors limites

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Xuan
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   Posté le 01-10-2020 à 22:48:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une vidéo très intéressante de sur Xavier Boniface sur l'affaire Tik Tok.
Il indique que les USA sont peut-être en train de perdre la guerre du numérique.
X. Boniface fait cette observation : la guerre froide USA /Chine Populaire ressemble à celle entre USA et URSS, à cette différence près que leurs comportements sont inversés...


https://www.youtube.com/watch?v=MpVP0aTiUl0&feature=share&fbclid=IwAR2Bv5kzQ3q6D0B_kN-zMjgaP73VjieeDMs0a_0s7tT2TsHEj5BYjdrsXuU

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   Posté le 10-10-2020 à 13:51:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

David Firestein est président et chef exécutif de la fondation George H. W. Bush pour les relations Chine /U.S.A.
On trouve un de ses sites ici. Je pense que sa position est ultra minoritaire aux USA, par contre ses arguments sont factuels.



La politique commerciale américaine à l'égard de la Chine est un échec, selon un expert


French.xinhuanet.com | Publié le 2020-10-02 à 11:20 http://french.xinhuanet.com/2020-10/09/c_139428906.htm

HOUSTON, 1er octobre (Xinhua) -- Des données issues de l'administration Trump montrent que la politique commerciale américaine envers la Chine ne marche pas, a déclaré jeudi un expert américain de la Chine, David Firestein.

PDG de la Fondation George H. W. Bush pour les relations sino-américaines, il a estimé lors d'une conférence en ligne organisée par le Centre Folks pour le commerce international de l'Université de Caroline du Sud que cette politique "détruit des emplois américains" et "nuit à l'économie américaine" .

"Le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine est plus important que jamais" , a noté M. Firestein, ajoutant que "les emplois manufacturiers dans ce pays ont été perdus, et non gagnés" .

Prenant l'agriculture comme exemple, le chercheur a observé que les Etats-Unis ont désormais un déficit commercial agricole avec la Chine en raison de cette politique, "alors qu'avant le président Trump, on avait un excédent en matière de produits agricoles avec la Chine" .

Pour traiter correctement cette question commerciale, David Firestein a proposé que les droits de douane soient supprimés. De plus, les Etats-Unis et la Chine devraient s'asseoir autour d'une table et "avoir des négociations discrètes" .

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   Posté le 10-10-2020 à 17:00:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Guerre commerciale : 3 500 entreprises américaines attaquent l’administration Trump en justice


28 sept. 2020,

Frappées par les droits de douanes sur des produits d’importation chinoise, des milliers d’entreprises basées aux Etats-Unis ont déposé plainte au cours des 15 derniers jours. Parmi elles des géants de la distribution ou de l'industrie automobile.

Près de 3500 entreprises américaines, et non des moindres ont déposé des recours contre l’administration Trump au cours des deux dernières semaines. Parmi elles, les constructeurs automobiles Tesla et Ford, et les entreprises de grande distribution Target Corp, Walgreen et Home Depot, contestent les droits de douane sur plus de 300 milliards de dollars de produits fabriqués en Chine.
Les poursuites déposées devant le Tribunal International du Commerce à New York citent le représentant américain au commerce Robert Lighthizer et l'agence des douanes et de la protection des frontières, et contestent ce qu'ils estiment être «l'escalade illégale» de la guerre commerciale des Etats-Unis avec la Chine qui se traduit par des séries successives d’augmentation des droits de douane.

Les contestations judiciaires reposent sur l’irrespect allégué des procédures administratives. Les entreprises contestent la «guerre commerciale illimitée de l'administration ayant un impact sur des milliards de dollars de marchandises importées de la République populaire de Chine par des importateurs aux Etats-Unis» , selon une plainte déposée par le fabricant de pièces automobiles Dana Corp. Les poursuites contre les droits de douane sont divisées en deux groupes distincts connus sous les nom de Liste 3 et Liste 4A. «La liste 3 comprend des droits de douane de 25% sur environ 200 milliards de dollars d'importations, tandis que la liste 4A comprenait des droits de 7,5% sur 120 milliards de dollars de marchandises. Une plainte fait valoir que l'administration ne peut pas étendre les droits de douane à d'autres importations chinoises, «pour des raisons indépendantes des politiques et pratiques déloyales en matière de propriété intellectuelle sur lesquelles elle avait initialement enquêté.» Taxes sur les sols en bambou et les fournitures de bureau
Parmi les entreprises plaignantes on trouve aussi le fabricant de camions Volvo Amérique du Nord, le détaillant américain de pièces automobiles Pep Boys, la société de vêtements Ralph Lauren, les magasins d’alimentation Sysco Corp et Dole, le fabricant de guitares Gibson, Lenovo usa, et la filiale américaine du conglomérat industriel japonais Itochu.

Les plaintes soulignent aussi la très grande variété de produits d’importation chinois soumis à des droits de douane. Ainsi, la société Home Depot spécialisée dans le bricolage a expliqué à Reuters qu’elle était soumise à des taxes sur des produits comme les revêtements de sol en bambou et les perceuses électriques sans fil.
Le distributeur Walgreen a pour sa part confié qu’il acquittait des droits de douanes en augmentation pour des confiseries, des fournitures de bureau et des articles ménagers. Le bureau du représentant au commerce Robert Lighthizer n'a pour le moment pas répondu aux demandes de commentaires.

Le 15 septembre, l'Organisation mondiale du commerce avait déjà estimé que les Etats-Unis avaient enfreint les règles commerciales mondiales en décrétant des droits de douane sur des centaines de milliards de dollars de produits importés de Chine. L’administration Trump avait justifié ses mesures en arguant que la Chine volait la propriété intellectuelle des entreprises américaines et les obligeait à des transferts de technologie pour accéder aux marchés chinois.

sur RT France : https://francais.rt.com/economie/79202-guerre-commerciale-3500-entreprises-americaines-attaquent-administration-trump-en-justice

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   Posté le 27-10-2020 à 19:56:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur la tentative d'encerclement de la Chine :

L’ennemi de mon ennemi est mon ami: face à Pékin, Washington s’allie à New Delhi

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   Posté le 28-10-2020 à 17:09:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Vaccination de rappel sur l'hégémonie US :


L'ingérence autoritaire des Etats-Unis démontre un fanatisme hégémonique
(COMMENTAIRE)


French.xinhuanet.com | Publié le 2020-10-27 à 22:25
http://french.xinhuanet.com/2020-10/27/c_139471428.htm

BEIJING, 27 octobre (Xinhua) -- Certains responsables politiques américains n'ont cessé de longue date de dénigrer la Chine pour son développement pacifique. Or, c'est Washington qui est tristement connu pour avoir mis en danger la paix mondiale en se mêlant des affaires d'autres pays et en incitant à la violence pour renverser des gouvernements qualifiés d'hostiles.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis, afin de poursuivre leur domination mondiale, ont essayé par divers moyens de transformer ou de subvertir des gouvernements étrangers qui, aux yeux de Washington, ne se conformaient pas aux intérêts américains.

En recourant à des mesures disruptives telles que l'intervention armée, l'invasion militaire, les sanctions économiques, l'infiltration culturelle, l'incitation à l'émeute et les campagnes de désinformation, Washington est devenu le plus grand perturbateur de la sécurité politique mondiale.

Les Etats-Unis aiment à se présenter comme le leader du monde libre et le gardien de la démocratie à l'occidentale. Pourtant, le linguiste et politologue renommé Noam Chomsky a dit un jour que l'histoire contemporaine de la politique étrangère américaine était "à peu près définie par la subversion, le renversement des régimes étrangers et le recours à la violence pour détruire des organisations populaires qui auraient pu offrir à la majorité de la population une opportunité d'entrer dans l'arène politique".

Selon un décompte de Lindsey O'Rourke, professeur adjoint de sciences politiques au Boston College et auteur de "Covert Regime Change: America's Secret Cold War" (Changement de régime clandestin : la Guerre froide secrète de l'Amérique), les Etats-Unis ont mené 64 opérations secrètes de changement de régime entre 1947 et 1989.

Outre celles-ci, Washington a violé de manière flagrante et répétée le droit international en envahissant des pays comme le Panama, la Grenade et l'Irak. Sa guerre des drones qui a duré dix ans en Asie du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient illustre également le mépris choquant de Washington pour les vies humaines.

L'Amérique latine, qui figure parmi les victimes de l'hégémonie de l'Oncle Sam, porte les marques de ses interventions. Selon John Coatsworth, ancien administrateur de l'Université de Columbia et historien spécialiste de l'Amérique latine, Washington est intervenu avec succès pour opérer des changements de gouvernement en Amérique latine au moins 41 fois entre 1898 et 1994.

Ces interventions américaines "ont remis en question l'engagement américain en faveur de la démocratie et de la primauté du droit dans les affaires internationales", a écrit M. Coatsworth dans un article publié sur ReVista, la revue de l'Université de Harvard sur l'Amérique latine.

Les interventions militaires américaines ont également joué un rôle majeur dans la perpétuation de la menace que représentent les extrémistes violents pour la paix et la sécurité dans le monde.

Depuis l'invasion américaine en 2003, l'Irak a plongé dans l'abîme et été transformé en une zone de conflit permanent. L'occupation militaire étrangère a également fait de la région un terreau fertile pour le terrorisme extrémiste.

Ces dernières années, l'Europe a connu le plus grand afflux de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est largement admis que la cause profonde réside dans les actions interventionnistes menées par Washington au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Plus récemment, les Etats-Unis ont approuvé des ventes d'armes à Taiwan d'une valeur d'environ 1,8 milliard de dollars, ce qui enfreint gravement le principe d'une seule Chine, ainsi que les trois communiqués conjoints sino-américains. Cette vente a pour effet de saper la souveraineté et les intérêts de sécurité de la Chine.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a annoncé lundi que son pays avait décidé d'imposer des sanctions aux entreprises américaines concernées, notamment Lockheed Martin, Boeing Defence et Raytheon, ainsi qu'aux individus et entités jouant un "rôle infâme" dans ce processus. Ce sont là des "mesures nécessaires" pour protéger ses intérêts nationaux.

"L'arrogance, le fait de toujours en faire à sa guise, les actes d'hégémonie, de domination ou d'intimidation ne mèneront nulle part", a déclaré vendredi dernier le président chinois Xi Jinping lors d'une réunion marquant le 70e anniversaire de l'entrée des Volontaires du peuple chinois en République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour combattre dans la Guerre de résistance à l'agression américaine et d'aide à la RPDC (1950-1953).

Dans le monde d'aujourd'hui, les normes régissant les relations internationales, telles que l'égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires intérieures de chacun, sont profondément enracinées dans le cœur des peuples du monde entier. En imposant sa volonté hégémonique aux autres et en agissant au mépris du droit international, Washington se transforme en paria.

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   Posté le 29-10-2020 à 00:12:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les récents discours de Poutine, Lavrov et Xi signalent des changements fondamentaux à venir dans un futur proche


DANIELLE BLEITRACH
28 OCTOBRE 2020
https://histoireetsociete.com/2020/10/28/les-recents-discours-de-poutine-lavrov-et-xi-signalent-des-changements-fondamentaux-a-venir-dans-un-futur-proche/


Cet article a le mérite d’opérer une synthèse éclairante sur la manière dont un occident en perte de vitesse refuse de corriger son mode de domination alors qu’il s’agit purement et simplement d’une aberration qui parce qu’elle dure depuis plus de 300 tend vers la norme pour ceux qui en bénéficient. Nous commençons à percevoir les outrances, les ridicules criminels d’un TRUMP et en faisant un léger effort nous Français devrions considérer ceux de nos gouvernants, il serait temps parce que comme le soulignent la Russie et la Chine cela ne peut plus durer (note de Danielle Bleitrach, traduction de Catherine Winch)

James O’Neill

https://journal-neo.org/2020/10/26/recent-speeches-by-putin-lavrov-and-xi-signal-fundamental-changes-in-the-pipeline/

Trois récents discours et interviews de grands hommes politiques ont contribué à aiguiser le débat politique qui fait actuellement rage dans les médias occidentaux. Ironiquement, aucun des trois discours n’a bénéficié d’une couverture médiatique significative dans les médias occidentaux. Ironiquement, malgré le manque de couverture médiatique occidentale, tous trois marquent une évolution significative du dialogue géopolitiquemondial.

Deux des discours ont eu lieu lors de la même réunion du groupe de discussion Valdai, une organisation créée en 2004 et modifiée pour devenir une fondation en 2011. Le président russe Poutine a été l’un des premiers fondateurs du groupe et a pris la parole à chaque réunion depuis lors.

Lors de la réunion de cette année, Poutine a de nouveau prononcé un discours d’ouverture et bien que, comme à son habitude, il ait parlé en termes conciliants à l’égard du principal ennemi géopolitique de la Russie, les États-Unis, le tranchant de ses remarques était sans équivoque.

Poutine a parlé d’une nouvelle ère qui, selon lui, était sur le point de commencer. Le monde n’était pas seulement au seuil de changements spectaculaires, mais dans ce qu’il a décrit comme une “divergence tectonique” qui allait affecter tous les domaines de la vie. Le processus de changement a été le plus marqué au cours des 40 dernières années. La Russie a été et continuera d’être une force majeure dans le processus de changement, au grand dam de ses ennemis politiques, sans aucun doute.

Pour ceux qui, en Occident, attendaient, et espéraient sans doute, le déclin de la Russie après la disparition de l’Union soviétique, Poutine a déclaré que pour ceux qui attendent encore le déclin de la Russie, “la seule chose qui pourrait nous inquiéter serait d’attraper froid à vos funérailles à vous”.

Poutine a indiqué que la Chine se dirigeait rapidement vers le statut de superpuissance, bien que certains, dont moi-même, affirment qu’elle a déjà atteint ce statut. Les Etats-Unis qu’il a identifiés comme ayant à un moment donné (la période 1990-2008 ?) dominé absolument la scène internationale, mais “ne peuvent plus guère prétendre à l’exceptionnalité”. Le monde court donc un risque énorme.

Bien que Poutine n’y ait pas fait référence, le refus des États-Unis de reconnaître et d’accepter les changements fondamentaux de leur statut mondial constitue une menace très grave pour la planète. Il a qualifié d'”attristantes” les institutions internationales faisant autorité (non spécifiées) qui suivent les intérêts égoïstes d’une certaine entité. C’est pire que cela. Non seulement cela discrédite ces institutions (et le récent fiasco de l’affaire Navalny me vient à l’esprit), mais cela exacerbe, selon Poutine, la crise de l’ordre mondial.

Pour le côté positif du bilan, Poutine a identifié la Shanghai Corporation Organisation comme ayant passé près de 20 ans à contribuer au développement et au règlement pacifique des différends enAsie centrale. Elle façonne, a-t-il dit, “un esprit de partenariat unique dans cette partie du monde”. C’est précisément en raison de ce succès que les efforts de déstabilisation des États-Unis dans la région se sont fortement accélérés ces dernières années, y compris, mais sans s’y limiter, l’effort diplomatique dans la région (pour utiliser un terme poli) du secrétaire d’État américain Pompeo.

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a également pris la parole lors de la réunion et a donné des entretiens approfondis à la suite de son discours. Alors que Poutine s’est exprimé avec sa politesse habituelle, Lavrov n’a pas tenté de dissimuler sa colère. Dans son discours principal, Lavrov a posé la question, qui n’était pas entièrement rhétorique : “quand l’Union européenne s’adresse à nous comme à des inférieurs, la Russie veut savoir comment la communication peut avoir lieu avec l’Europe.

Dans une interview radiophonique ultérieure, M. Lavrov a ajouté que “quoi que nous fassions, l’Occident fera tout pour nous entraver, nous restreindre et saper nos efforts dans les domaines de l’économie, de la politique et de la technologie”. Bien qu’il n’ait pas utilisé cetexemple, la réaction de l’Occident à l’empoisonnement présumé d’Alexei Navalny en est un exemple classique. La stupidité, l’illogisme et la pure absurdité inhérents aux attaques occidentales contre la Russie, non seulement dans l’affaire Navalny mais aussi dans les allégations tout aussi ridicules concernant la maladie du père et de la fille Skripal, ont récemment été brillamment ridiculisés par l’ancien diplomate et commentateur britannique Craig Murray.

L’Occident ne peut pas vaincre militairement la Russie, ce qui conduit, comme le souligne M. Lavrov, à “un harcèlement et un minage incessants de la Russie”. Il poursuit en citant plusieurs exemples récents de cette situation dans des pays comme le Belarus, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Kirghizstan.

Lavrov a fait référence au “partenariat stratégique global” qui a émergé, notamment pour se défendre de cette attaque économique et politique occidentale soutenue, avec la Chine. Il a fait référence à ce développement qui a “un sens total pour l’Eurasie, géopolitiquement et géo économiquement”.

Il y a plusieurs années, Vladimir Poutine a fait référence au fait que l’Occident n’était “pas capable de conclure de vrais accords”. Lavrov a appliqué la même description à l’Union européenne. La Russie, a-t-il soutenu, devrait cesser de s’orienter vers les pays européens et de se soucier de leurs avis.

Dans le récent discours du président chinois Xi Jinping, on observe un niveau similaire d’exaspération croissante face aux techniques de déstabilisation continuelle de l’Occident et à l’état de guerre généralisé bien qu’encore limité.

Dans un important discours prononcé pour commémorer le 70e anniversaire de la participation de la Chine à la guerre de Corée (une autre opération de changement de régime montée par l’Occident sous d’autres prétextes), Xi a carrément averti que la Chine ne devait pas se laisser prendre au piège et qu’elle ne resterait pas les bras croisés pendant que sa souveraineté était attaquée. Il a spécifiquement fait référence aux efforts actuels des Etats-Unis pour attiser les tensions entre la Chine et Taiwan. Prétendre que Taïwan est un État souverain distinct est une tactique occidentale de longue date qui remonte à 1949, lorsque les nationalistes ont fui vers ce qui s’appelait alors Formose.

Une partie de la fiction entretenue par les États-Unis et leurs alliés consiste à ignorer le fait que les revendications de la Chine dans la mer de Chine méridionale sont non seulement antérieures à l’arrivée au pouvoir du parti communiste en 1949, mais que les mêmes revendications territoriales sont faites par Taïwan, un fait jamais mentionné dans les médias occidentaux.

Xi a accusé les États-Unis de tenter de déclencher une guerre entre la Chine et Taïwan, ce à quoi Xi a répondu sans ambages : leur politique étrangère (des États-Unis) n’ira nulle part. La Chine ferait ce qu’il a appelé une “frappe silencieuse” en représailles sans préciser exactement ce qu’il voulait dire.

Il ressort clairement du discours de Xi qu’il considère la politique étrangère des États-Unis (et il n’est pas le seul à penser ainsi) comme ayant été accaparée par le contingent d’extrême droite des États-Unis. Peu importe lequel de Trump ou de Biden réussit à remporter l’élection présidentielle de novembre, il serait extrêmement naïf d’anticiper un quelconque changement significatif de la politique étrangère des États-Unis à l’égard de la Russie ou de la Chine.

Les deux pays ont pris des mesures importantes ces dernières années pour se préparer au réalignement fondamental des affaires géopolitiques actuellement en cours. La réémergence de la Chine en tant qu’entité économique la plus puissante du monde est essentiellement un redressement de l’aberration historique que les 300 dernières années ont montré.

Le grand danger pour le monde vient de l’incapacité et de la réticence de l’Occident à reconnaître que ces 300 ans ont été une aberration, et non un modèle pour l’avenir. La manière dont l’Occident s’adaptera à cette réaffirmation de l’ordre ancien pourrait bien déterminer l’avenir de notre planète.

James O’Neill, un ancien avocat basé en Australie, en exclusivité pour le magazine en ligne “New Eastern Outlook”.

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   Posté le 29-10-2020 à 20:12:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quel que soit le résultat des élections américaines, nous devons écarter les illusions sur les relations sino-américaines.


dnews

Écrit par: Zhu Feng
2020-10-29 02
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L'élection présidentielle américaine de 2020 aura lieu le 3 novembre. La politique intérieure actuelle aux États-Unis est toujours chaotique. Trump a rapidement quitté l'hôpital après avoir été diagnostiqué avec le nouveau virus de la couronne, et a même menacé de «rendre compte» de la Chine. Quel que soit le résultat des élections générales, remédier aux torts causés par l'administration Trump aux États-Unis et au monde est devenu un sujet incontournable dans la société américaine. Mais qui guérira les relations sino-américaines gravement blessées, endommagées et frustrées est également un sujet lourd.

La tendance générale de la confrontation sino-américaine est irréversible.


Les facteurs structurels derrière le conflit
La nouvelle épidémie de couronne sans précédent a posé des défis sans précédent au développement économique, politique et social du monde. L'économie mondiale a reculé de près de 15% au deuxième trimestre 2020. Il s'agit de la plus forte baisse de l'économie mondiale depuis la Grande Dépression de 1929.
Face à la nouvelle épidémie de couronne, les États-Unis et la Chine, en tant que plus grande et deuxième plus grande économie du monde, auraient dû travailler ensemble, renforcer l'unité et promouvoir conjointement la coopération anti-épidémique mondiale. Cependant, l'administration Trump et certaines élites politiques aux États-Unis considèrent la nouvelle pandémie de la couronne comme un moment décisif dans le jeu stratégique des grandes puissances. Des changements substantiels.

Pour cette raison, les élites politiques américaines veulent désespérément réprimer la Chine pendant l'épidémie. Le conflit sino-américain est passé d'une guerre commerciale, d'une guerre médiatique et d'une guerre scientifique et technologique à une guerre diplomatique et une guerre des talents. Les États-Unis ont violé les principes de base de l'OMC en imposant des sanctions à près de 300 entreprises chinoises, menaçant de bloquer Huawei, ByteDance et WeChat, et ont même classé l'Institut Confucius comme une "agence gouvernementale étrangère".
Ces pratiques visent à rompre substantiellement les liens entre les grandes entreprises chinoises et le marché américain et l'innovation technologique, en cherchant à «dé-siniser» la chaîne industrielle mondiale, et en affaiblissant considérablement les liens entre la Chine et les institutions universitaires américaines.
La déclaration de politique du secrétaire d’État américain Mike Pompeo à la bibliothèque Nixon le 23 juillet a même ignoré l’histoire fondamentale de la coopération sino-américaine et du développement commun depuis la visite du président Nixon en Chine en 1972, et visait le Parti communiste chinois. La légitimité de la gouvernance a arbitrairement écarté le principe politique le plus important de «respecter le statu quo de l'autre» dans le développement des relations sino-américaines au cours des 50 dernières années.
La relation sino-américaine n'est vraiment qu'à un pas de la nouvelle guerre froide.
Dans son discours sur l'état de l'Union en février de cette année, Trump a fièrement déclaré qu'il ferait «revenir la grande Amérique». Sa confiance vient du fait que le taux de chômage aux États-Unis en janvier de cette année était le plus bas depuis 40 ans. Mais aussi parce que Trump a qualifié l'épidémie de «grande grippe» et s'est concentré sur les élections générales, la gestion de la nouvelle épidémie de la couronne aux États-Unis a été relâchée. L'épidémie américaine d'aujourd'hui, les conditions sociales, les conditions politiques et les conditions économiques ont fait perdre à Trump ses avantages antérieurs aux élections générales. En conséquence, l'administration Trump a non seulement continué à «casser du sucre» sur la Chine à cause de l'épidémie, mais elle a également mis en œuvre frénétiquement des «représailles» contre la Chine.

Plus dangereux encore est que l'administration Trump adopte maintenant fréquemment de nombreuses actions dans le Pacifique occidental pour renforcer les provocations militaires et les menaces militaires contre la Chine, dans une tentative d'intensifier la confrontation entre les États-Unis et la Chine, et de transformer le «sujet de la Chine» en un moyen qui se permet de recueillir un consensus national et de transcender La «crise chinoise» dans laquelle les partis politiques et la société sont divisés et les mesures de gouvernance interne obligatoires sont en outre mises en œuvre. À l'approche du jour des élections pour le transfert du pouvoir le 20 janvier de l'année prochaine, plus la division intérieure aux États-Unis sera sévère, moins la répression de la Chine par l'administration Trump s'arrêtera.

Les relations sino-américaines ne peuvent pas revenir en arrière
Le fait que les relations sino-américaines en soient arrivées à ce point n'est pas seulement dû à la personnalité de Trump, mais aussi à la logique selon laquelle les faucons anti-chinois aux États-Unis veulent profiter de l'occasion pour faire «souffrir» la Chine de manière globale. L'épidémie a provoqué une montée des sentiments sociaux tels que l'anti-Chine, la haine et l'aversion de la Chine aux États-Unis, et elle a fait des propositions dures et impitoyables contre la Chine presque universellement «politiquement correctes».
En tant que parti d'opposition aux États-Unis, le Parti démocrate a également supprimé la "politique d'une Chine" à laquelle il avait adhéré dans sa plate-forme de parti 2020 sur les questions liées à Taiwan. L'équipe de campagne de Joe Biden a également commencé à "ne pas être en reste" en termes de déclaration de politique chinoise. La candidate démocrate à la vice-présidence Kamala Harris a délibérément évité le sujet de l'hôte de savoir si la Chine est un «ennemi» ou un «concurrent» lors du débat avec Mike Pence. Certes, même si Biden remporte les élections générales américaines le 3 novembre, la possibilité d'une amélioration rapide des relations sino-américaines à l'avenir est très mince.
La relation entre la Chine et les États-Unis ne peut pas remonter au passé. Le facteur américain peut être le plus grand facteur environnemental externe dans le processus historique de l'essor de la Chine. Les changements qualitatifs des relations sino-américaines nous obligent à réfléchir et à répondre aux relations entre la Chine et le monde dans le processus de développement futur de la Chine. Nous devons rejeter nos illusions sur les relations sino-américaines.

Tout d’abord, la politique d’engagement avec la Chine mise en avant par le gouvernement américain avant l’administration Trump reposait sur la reconnaissance des différents systèmes des deux pays, l’acceptation de la réalité selon laquelle la Chine et les États-Unis sont des pays en développement et développés, et le maintien d’un certain degré de montée en puissance de la Chine. Stratégiquement compatible ". Une telle Amérique peut ne peut plus exister pour la Chine.

Deuxièmement, le précédent gouvernement américain n'a jamais relâché sa garde stratégique et sa vigilance stratégique contre la Chine, mais au moins il adhérait à la "politique d'une seule Chine" sur la question de Taiwan et n'intervient pas activement dans les différends concernant la souveraineté insulaire et les droits et intérêts maritimes sur la question de la mer de Chine méridionale. Ce qui a précédé était la défense de «l'ordre américain» en Asie de l'Est. À l'avenir, avec la mise en œuvre de la stratégie indo-pacifique comme force motrice, les États-Unis interviendront pleinement dans les relations de voisinage de la Chine.
Isoler, diviser et contenir la Chine est devenu l'objectif central de la stratégie des États-Unis pour la Chine.

Troisièmement, le précédent gouvernement américain a mis l'accent sur les valeurs communes des intérêts commerciaux sino-américains, de la coopération scientifique et technologique et des échanges interpersonnels et culturels.L'interdépendance croissante des relations sino-américaines est devenue une base importante pour que les deux pays poursuivent leur coopération et travaillent ensemble pour la paix et la prospérité mondiales. Mais aujourd'hui, la «dé-sinisation» se poursuivra sur tous les fronts aux États-Unis. La suppression de l'innovation technologique et de la fabrication de la Chine dans le bas de gamme et le moyen à haut de gamme, et empêchant l'innovation technologique et la fabrication de la Chine de se déplacer vers le milieu et le haut de gamme, seront le lien essentiel pour les États-Unis pour élargir à nouveau l'écart de puissance avec la Chine.

L’administration Trump est au pouvoir depuis moins de quatre ans, et le concept de la Chine en tant que «concurrent stratégique numéro un» des États-Unis s’est matérialisé comme jamais auparavant. Le «changement de visage» des États-Unis vis-à-vis de la Chine n'est pas seulement le résultat du manque de freins et contrepoids efficaces de l'hégémonie unipolaire des États-Unis, mais reflète également la laideur de la «politique de puissance» dans les relations internationales.

Rechercher "une coopération forte, une confrontation faible"
Même ainsi, la Chine ne peut toujours pas relâcher ses efforts pour stabiliser, améliorer et contrôler les relations sino-américaines, sans parler d'abandonner l'imagination et la poursuite de la re-promotion des relations complexes entre la Chine et les États-Unis qui sont "compétitives et coopératives, conflictuelles et communicantes".
Grâce aux efforts conjoints des gouvernements, des sociétés, des entreprises et des individus des deux côtés, les relations sino-américaines peuvent encore abandonner le nouveau modèle d'affrontement de la guerre froide consistant à "se séparer", réduire la possibilité d'une "coopération faible et d'une forte confrontation", et renforcer et garantir "une coopération forte et une confrontation faible". «La vision idéale de la relation future ». C’est non seulement dans l’intérêt des deux peuples dans la plus grande mesure, mais c’est aussi la responsabilité de la Chine en tant que puissance montante qui exige un engagement en faveur de la paix, de la coopération et de la prospérité mondiales.

Les problèmes mondiaux du XXIe siècle, tels que l'épidémie, la dégradation de l'environnement, le terrorisme et les forces extrémistes, sont toujours des défis communs auxquels la société humaine doit coopérer pour faire face. Bien que le soi-disant «piège de Thucydide» créé par la concurrence entre les grandes puissances puisse être difficile à éliminer, la politique des grandes puissances au 21e siècle doit montrer la sagesse, la confiance et la conscience des êtres humains au 21e siècle.

Le déclin actuel de l'administration Trump a prouvé que le soutien hégémonique des combats acharnés et de l'égoïsme ne gagnera pas vraiment un soutien durable, même parmi le peuple américain. L’association de la Chine et des États-Unis peut véritablement représenter les aspirations communes de la communauté internationale en matière de liberté, d'ouverture, de coopération et de prospérité dans le futur, elle aura le dernier mot dans l'arène de la concurrence entre les grandes puissances.

(Cet article a été publié pour la première fois dans le Global Times, avec le titre original "Relations sino-américaines: il est temps de se débarrasser de la fantaisie". L'auteur Zhu Feng est le directeur exécutif du Nanhai Research Collaborative Innovation Center de l'Université de Nanjing et le doyen de l'Institut des relations internationales de l'Université de Nanjing.)


Edité le 29-10-2020 à 20:13:45 par Xuan




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