| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-02-2014 à 18:55:51
| | PAS DINGERENCE EN UKRAINE ! A linstigation des va-t-en guerre Obama, Hollande, Cameron et Merkel, lUnion Européenne s'apprête à soutenir les bandes fascistes ukrainiennes (voir Pas de quenelle dans le bortsch !), en exerçant des pressions économiques sur le gouvernement ukrainien au moment précis où ces bandes fascistes franchissent le pas de la guerre civile armée. Lobjectif des impérialistes occidentaux est dune part de contraindre la Russie en brisant ses relations économiques avec lUkraine, dautre part de poursuivre lextension du conglomérat impérialiste européen vers lest. Cette politique annexionniste par le biais des « révolutions colorées » cest-à-dire de la subversion, vise parallèlement à baisser les salaires en accroissant la concurrence entre lest et louest européen. Les conséquences immédiates en sont apparues visiblement en France avec le développement des contrats dintérim des travailleurs déplacés. Naturellement la bourgeoisie verse de larmes de crocodile sur cette concurrence lorsquelle est subie par des PME, mais lintérêt des monopoles est et daccroître cette concurrence pour baisser les salaires et non dy mettre fin. A la différence des interventions françaises en Libye et en Afrique, lAllemagne est directement intéressée à sen mêler cette fois, afin délargir son pré carré à lest. Limpérialisme français se montre derechef à lavant-garde de la réaction internationale. La tradition belliciste des socialos ne se dément pas non plus. Notre combat anti-impérialiste rejette toute forme dingérence, de subversion et dintervention armée et tout particulièrement venant de notre pays. PAS DINGERENCE EN UKRAINE !
Edité le 20-02-2014 e 00:06:18 par Xuan
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 20-02-2014 à 09:19:04
| | http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/sotchi-lhysterie-mediatique-anti-russe-anticommuniste/ |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 09:09:41
| Un article de solidarite-internationale-pcf Le président de l'UE et le premier ministre polonais d'accord sur le financement de l'opposition ukrainienne à Varsovie !
Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ L'Union européenne prête à tout pour s'emparer de l'Ukraine ? Oui, même à financer à coups de milliards d'euros la déstabilisation du pays, le renversement d'un gouvernement démocratiquement élu pour les intérêts expansionnistes des grands monopoles. Le mur est tombé
enfin pas le mur du silence pour certaines informations. Le samedi 24 janvier dernier, le président de l'Union européenne Herman van Rompuy se trouvait à Varsovie, pour un gala organisé par le patronat polonais, avec le Premier ministre Donald Tusk. Van Rompuy en a profité pour accuser les autorités ukrainiennes démocratiquement élues pour avoir « déstabilisé » le pays : « je réprouve fermement et condamne l'usage de la force par les autorités contre des manifestants, pacifiques pour l'essentiel » . Herman van Rompuy en a profité pour faire l'apologie de l'intégration européenne , comparant le « succès » de la Pologne dans l'UE avec l' « échec » de l'Ukraine hors de l'UE. Une comparaison hors de propos à plus d'un titre : depuis l'adhésion de la Pologne, le PIB ukrainien hors de l'UE a connu une croissance deux fois supérieure à celle de la Pologne dans l'UE ! Le premier ministre polonais pour le financement européen de l'opposition ! Enfin, van Rompuy a appelé à renforcer le soutien à l'opposition lors du gala organisé par le patronat local, soulignant la chance qu'avait eu la Pologne d'intégrer l'UE : « Personne ne peut empêcher désormais le peuple ukrainien de réaliser ses rêves » . Ce n'est pas un hasard si lors du même événement le Premier ministre Donald Tusk a fait savoir qu'il s'était mis d'accord avec l'Union européenne (UE) pour faire passer dans l'Accord d'association un fonds destiné au financement des groupes d'opposition Selon le Premier ministre polonais, il s'agit de « faire émerger des mouvements citoyens » . Un premier montant de 3 millions de zloty (1 million d'€ ) sera adopté dans l'année. De quoi satisfaire le PGE qui souhaitait donner un contenu « politique », « citoyen » à l'Accord d'association UE-Ukraine ! Le gouvernement polonais a manifesté ouvertement ses dernières années, notamment par son ministre des Affaires étrangères Sikorski, son intention d'aider, d'organiser les « oppositions » en Biélorussie, désormais en Ukraine, pour étendre sa zone d'influence à ses frontières. On se rappelle que la responsable aux Affaires étrangères de l'Union européenne, Catherine Ashton, tout comme le Ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, s'étaient rendus à Kiev, pour se joindre aux manifestants pro-européens. Ce n'est pas non plus en hasard si quelques jours après (le 2 février), la responsable des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, annonce un « plan d'aide » de 15 milliards d'€ conditionné à la mise en place de réformes structurelles économiques, semblables à celles du FMI. Le FMI avait accordé deux « plans d'aide » à l'Ukraine en 2008 (15 milliards) et 2010 (10 milliards) à condition qu'ils réalisent des réformes drastiques : réforme des retraites, gel des salaires, libéralisation des secteurs énergétiques et bancaires, hausse des tarifs. Le gouvernement ukrainien depuis cinq ans a appliqué avec zèle les plans du FMI , également pour accélérer le processus d'intégration européenne. En 2009, il a renfloué à hauteur de 6 milliards de $ le secteur bancaire, en 2011 sa réforme des retraites a cassé le système par répartition pour instaurer le système « à trois piliers » basé notamment sur la capitalisation. Mais le capital européen, la finance internationale en veut toujours plus. En décembre 2013, le FMI s'est déclaré peu satisfait par le rythme des réformes structurelles réclamant de toute urgence des baisses des salaires et des retraites, la hausse des tarifs. C'est dans ce contexte que l'Ukraine a éclaté, prise au jeu des grandes puissances : d'un côté le FMI sous hégémonie américaine avec le plan d'aide de 2010 de 10 milliards conditionné par les réformes structurelles ou sa nouvelle version « européenne », de 15 milliards, proposée par l'Allemagne passant par l'adoption d'une cure d'austérité. enfin la version russe de 15 milliards aussi, sans condition politique interne, mais avec un taux d'intérêt de 5 % et arrimage à l' « Union douanière proposée par la Russie. Comme le dit Poutine : « c'est un investissement sûr pour la Russie » . Les intérêts européens en Ukraine : qui en parle ? L'Ukraine n'est pas un pays pauvre. C'est une mine d'or pour les entreprises américaines, russes et européennes surtout . Riche de ses matières premières, minérales et en hydrocarbures. L'Ukraine possède la 3 ème réserve de gaz d'Europe (la 24 ème mondiale), la 1 ère réserve de fer d'Europe (la 4 ème du monde), la 3 ème de charbon (12 ème mondial). On pourrait ajouter qu'elle est en Europe 1 ère pour le manganèse (8 ème mondial), le titanium (5 ème mondial). Grâce à son usage massif de l'hydroélectricité et son réseau de centrales nucléaires, l'Ukraine est auto-suffisant en électricité, qu'elle exporte en Russie et en Europe de l'est. L'Ukraine est toujours le « grenier à blé » d'Europe de l'est. C'est le premier producteur mondial d'huile de tournesol, le premier producteur européen de miel, un des leaders mondiaux dans les domaines de la viande, du sucre, des céréales
4 ème producteur mondial pour l'orge, 5 ème pour le seigle ! L'Ukraine attire logiquement les convoitises des monopoles européens, russes en quête de profits faciles, de matières premières abondantes. Le premier partenaire commercial de l'Ukraine est la Russie dont elle est dépendante avec 25 % de ses exportations et 36 % de ses importations. L'Union européenne l'égale quasi exactement, avec 27 % de ses exportations et 35 % de ses importations, l'Allemagne étant le deuxième pays pour les importations, le septième pour les exportations. Par contre, l'Allemagne est de fait le premier investisseur en Ukraine (si on excepte le cas chypriote, alimenté par l'argent russe) avec 16 % des IDE. L'Ukraine est très largement sous dépendance capitalistique européenne (66 % des IDE, six des premiers investisseurs sur huit) plutôt que russe (7 % des IDE, sous-estimé à cause de l'exception chypriote, premier investisseur officiel). On trouve 400 entreprises allemandes en Ukraine, et non des moindres, spécialisées surtout dans la métallurgie, l'automobile, la chimie : Siemens, Leoni, Bayer, Rhenus Logistics, Meffert, BASF, Helm, HeidelbergCement
La balance commerciale avec l'Allemagne est bien entendu déficitaire pour l'Ukraine qui importe quatre fois que celle qu'elle exporte : logique quand on exporte des produits alimentaires, des métaux bruts, des produits textiles et quand on importe des machines-outils, des produits chimiques et électriques. Pire, l'Allemagne investit 1 000 fois plus que ce que l'Ukraine investit en Allemagne : 7,5 milliards d'investissement allemand en 2011 contre
9 millions côté ukrainien ! On comprend mieux l'insistance d'Angela Merkel, de Guido Westerwelle, leur agressivité même inhabituelle face à la Russie dans le soutien allemand aux opposants ukrainiens. Qui parle des méga-contrats récemment conclus par les grandes multi-nationales européennes en Ukraine , eux qui ont inquiété le pouvoir russe, dont la remise en cause de l'Accord d'association fragilise les bases ? L'entreprise anglo-hollandaise Shell a conclu en 2013 un contrat record pour l'Ukraine de 10 milliard de $ pour l'exploitation du gaz dans l'est du pays. Les entreprises allemandes Siemens, Deutsche Bank et Ferrostaal ont, elles, lancé les plans toujours en 2013 de la rénovation de l'ensemble du réseau de gazoducs ukrainiens , avec pour but de renforcer l'inter-dépendance entre Ukraine et Allemagne et le reste de l'Europe de l'ouest. Il ne faut pas croire à l'angélisme d'aucun des deux camps : « allemands » à la tête du camp européen et « russes » se partagent le gâteau ukrainien , en fonction de leurs intérêts économiques. Gouvernement et opposition représentent chacun une fraction des camps oligarchiques, un plutôt pro-russe, l'autre plutôt européen. Il ne faut pas oublier que la 1 ère fortune du pays, l'oligarque mafieux de la métallurgie Rinat Akhmetov est le premier soutien de Ianoukovitch, qu'il fut même député jusqu'en 2012 du Parti des régions ! Chaque camp veut l'intégralité du butin mais est prêt à se partager l'Ukraine en deux : l'Ouest comme main duvre bon marché pour les entreprises allemandes, l'Est comme réserve de matières premières pour la Russie. L'Ukraine, une maquette de l'Europe : diviser pour mieux régner !
Edité le 21-02-2014 e 09:10:40 par Xuan
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 12:17:41
| | notons que les anarchistes ukrainiens mènent une alliance "noire brune" avec les néo-fascistes http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1484 |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 20:41:59
| Depuis une semaine,ça tape fort dans les médias et on nous en met plein la tête sur l'Ukraine victime d'une affreuse dictature. C'est reparti comme en Irak, comme en Libye, et comme à chaque fois, on nous refait le coup, des libertés menacées, des massacres de populations innocentes, sauf que là ils oublient carrément de nous dire que les manifestants démocrates qu'ils nous choisissent, défilent casqués et en tenu de combat avec l'intention d'en découdre des les premières heures du conflit. Ces démocrates en fait ne sont pas des démocrates.Ils se réclament clairement du nazisme, et de bandes nationalistes qui ont déjà défrayés l'histoire en 1905,1919,1941 aux côtés des polices du tsar, des troupes blanches de Dénékine et des supplétifs noire de Vaslov le général rallié a Hitler. Ils se sont successivement illustrés dans des pogroms contre les populations juives ou au côté des divisions SS pour casser du Russe et du rouge. Voila ce que sont les manifestants que nos journaux et nos représentants politiques célèbrent et soutiennent. C'est en particulier ce que nous rappelle Suzane Girault dans un document sonore émouvant mais aussi solidarité internationale à partir des témoignages rapportés par les associations juives locales. Enfin je vous propose un article de fond sur la situation actuel de Nicolas Bardos Féltroroniy de l'université catholique de Louvin "Ukraine ou comment ne pas se laisser manipuler. Il nous permettra de remettre quelques notions à leur place pour nous aider à comprendre ce qui se passe véritablement dans ce pays que se dispute depuis des siècles les puissances impériales pour sa situation géostratégique et ses richesses en matière première. Gilbert Remond http://www.communcommune.com/article-l-ukraine-ou-comment-ne-pas-se-laisser-manipuler-122634598.html http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-le-temoin-du-vendredi-suzanne-girault-en-ukraine-1900-1920 http://solidarite-internationale-pcf..over-blog.net/article-les-associations-juives-ukrainiennes-denoncent-les-actes-anti-semites-commis-par-les-manifestants-d-122374206.html
Edité le 21-02-2014 e 22:19:52 par Xuan
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 22:27:06
| | au meme moment,les usa attisent les braises au venezuela pour faire plonger la république bolivarienne dans la guerre civile,tout en faisant capoter le processus de paix en colombie amorcé il y a 14 mois. |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 22:41:22
| Fabius se rend jusqu'au 24 février à Pékin, où il tentera de justifier sa demande de sanction contre l'Ukraine. La Chine s'en tient à la non ingérence, comme l'indique cet article du Quotidien du Peuple paru aujourd'hui.
Une intervention externe ne fera qu'aggraver la situation en Ukraine ( Xinhua ) 21.02.2014 à 08h46 Aucun signe de bémol n'est apparu dans la crise politique en Ukraine, qui dure depuis plusieurs mois. La tension est montée d'un cran depuis mardi dernier, date à laquelle les manifestants et les forces gouvernementales se sont affrontés à Kiev, capitale ukrainienne, faisant des dizaines de morts et plus de 600 blessés. Une situation difficile à la fois pour le président Viktor Ianoukovitch et l'opposition, qui peinent à trouver un moyen de sortir de la pagaille actuelle. Or, cette situation est d'autant plus difficile à gérer qu'une intervention externe est en cours. Le gouvernement ukrainien semble perdre l'emprise sur la situation, les concessions qu'il a prises n'ayant pas réussi à apaiser les manifestants en colère, tandis que l'opposition, qui cherche à transformer les sentiments anti-gouvernementaux publics en ses propres gains politiques, n'est non plus parvenue, à son tour, à contrôler les cours de l'événement. La scission qui s'aggrave à l'intérieur du pays est un miroir du dilemme tant diplomatique que géopolitique auquel fait face ce pays d'Europe orientale. Celui-ci est constamment obligé, depuis son indépendance en 1991, de choisir son camp entre l'Occident et la Russie. La crise en Ukraine a été déclenchée suite à la réticence affichée en novembre dernier par le président Ianoukovitch sur un accord d'association avec l'Union européenne (UE), et ce, en signe de rapprochement avec la Russie. Le président a justifié sa décision par des considérations économiques, un motif qui est pourtant interprété par l'opposition pro-occidentale comme un stratagème en faveur de Moscou. Sous l'effet de la propagation par des médias occidentaux, la fracture politique de la nation a bientôt dégénéré en manifestations violentes et affrontements sanglants. Coincé entre la Russie et l'UE, l'Ukraine est depuis bien des années tiraillée et essaye de trouver un équilibre entre les deux géants. Pourtant, la politique d'équilibre de l'Ukraine n'a pas bien fonctionné ces derniers temps et des signes croissants d'une intervention extérieure directe sont apparus. Jeudi, les ministres des Affaires étrangères de la France, de l'Allemagne et de la Pologne se sont rendus à Kiev pour rencontrer M. Ianoukovitch avant de retourner à Bruxelles, pour y prendre part à une réunion des ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'UE sur les éventuelles sanctions imposées à l'encontre de l'Ukraine suite à la violence qui a éclaté mardi soir. D'un point de vue plus large, la crise ukrainienne rappelle la guerre froide, car beaucoup d'Occidentaux considèrent toujours la Russie comme un étranger et sont désireux d'absorber les pays qui maintiennent des liens traditionnels avec cette dernière, comme l'Ukraine, dans leur orbite d'influence. Cette attitude ne fera que croître le sentiment d'insécurité de la Russie, et l'effet de contagion des affrontements de titans dans un pays de taille moyenne comme l'Ukraine donnera lieu à l'instabilité politique. Bien que l'Ukraine s'enfonce dans le chaos actuel, très peu de personnes s'attendent à l'adoption d'une politique étrangère purement unilatérale à l'avenir. En Ukraine, des appels ont été lancés pour une politique étrangère indépendante basée sur les intérêts nationaux qui font écho dans d'autres pays en voie développement, qui revendiquent également l'autodétermination et l'autonomie. L'évolution des événements montre que l'intervention externe envoie de mauvais signaux aux parties prenantes en Ukraine et divise davantage le pays. Pour conclure, dénoncer la violence, mener un dialogue sincère et comprendre ce qui est le mieux pour le pays est le rôle des Ukrainiens. Bien que le processus puisse être long et douloureux, il caresse le meilleur espoir.
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| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 08:11:35
| Lu sur : http://www.michelcollon.info/Ukraine-comment-l-Occident.html Ukraine : Comment lOccident influence notre opinion Stephen Gowans 19 février 2014 Le soulèvement en Ukraine représente une lutte entre lOccident et la Russie pour intégrer économiquement et militairement lUkraine dans leurs orbites respectifs. Je ne prends aucune position dans cette lutte, mais chaque clan veut que je prenne part tout aussi bien que vous. Comme je vis en Occident et que jai une meilleure exposition aux déclarations de ses hommes dEtat ainsi quauprès de ses medias de masse que je nen ai de leurs contreparties russes, je me concentrerai ici sur lanalyse des tentatives occidentales pour influencer lopinion publique à supporter le camp ouest du conflit. Dabord, quelques points sur le contexte : LUkraine est divisée nationalement entre les Ukrainiens ethniques (les indigènes), concentrés dans louest, et les Russes, concentrés à lest, principalement en Crimée. Les Russes de Crimée et de lest penchent pour lintégration avec la Russie tandis que les Ukrainiens de louest tendent à éprouver une certaine appréhension vis-à-vis de la domination historique de lUkraine par la Russie ; La Crimée, une péninsule proéminente sur la mer Noire, est le siège de la flotte russe de la région. Le président actuel,Viktor Ianoukovytch, a prolongé le bail russe portant sur la base navale ; Le gaz russe pour lEurope transite par lUkraine ; La Russie ne veut pas que lUkraine soit intégrée dans lOTAN, ce quelle voit, pour de solides raisons, comme une alliance militaire antirusse. Pour lOccident, lintégration de lUkraine dans son orbite signifie : De nouvelles opportunités commerciales ; Lisolation grandissante de la Russie, lun des seuls pays assez forts pour défier lhégémonie américaine ; Une influence sur les exportations gazières russes vers lEurope ; Un avantage militaire stratégique. Il est instructif de mettre en contraste le traitement du soulèvement ukrainien par les états occidentaux et leurs médias avec les révoltes concomitantes en Égypte (que louest condamne) et en Syrie (que louest supporte). La révolte syrienne, contrairement au portrait dune bataille pour la démocratie dressée par les forces occidentales, est la dernière et la plus violente éruption dune insurrection islamiste en cours depuis les années 60 et des efforts de la confrérie islamiste pour évincer les « infidèles » non sectaires du gouvernement nationaliste arabe. Linsurrection sest depuis lors mutée en une tyrannie dominée par des salafistes, takfiristes, des combattants alignés avec Al-Qaeda et supportée par des tyrannies héréditaires arabes ; les dictatures royales qatarienne et saoudienne, ainsi que danciens pouvoirs coloniaux, la Turquie, la France et lAngleterre. Le discours occidental fait nécessairement référence au gouvernement syrien en tant que régime, se plaint de sa nature autoritaire et maintient que linsurrection jaillit des protestations pacifiques des activistes prodémocratiques et encourage les rebelles « modérés ».. eux-ci sont en fait pour la plupart des Frères musulmans. Pour sur quils sont modérés comparé au front Nostra et à létat islamique en Iraq et en Syrie, mais ils ne sont pas les libéraux ou sociaux-démocrates séculiers que beaucoup à louest voudraient croire quils sont. En comparaison, le soulèvement en Égypte contre la dictature militaire qui avait chassé le gouvernement élu des Frères musulmans est traité de manière très différente.. a dictature nest pas appelée comme telle, ni même qualifiée de régime, mais de façon neutre, en tant que gouvernement militaire. Les Frères musulmans, qui sont descendus dans les rues en protestation au coup dÉtat et qui se sont fait tirer dessus et enfermer pour leurs troubles, ne sont pas qualifiés dactivistes prodémocratiques comme le sont les Frères musulmans de Syrie, ou même certains rebelles modérés, mais de rébellion islamiste émergente. La dictature qui leur a tiré dessus et les a enfermés nest pas non plus qualifiée de dictature brutale. La dictature égyptienne qualifie les mutins de terroristes, ce qui est froidement relayé dans les journaux occidentaux, pendant que les descriptions des insurgés syriens contre Assad, qui font exploser des voitures dans des rues bondées du centre-ville, sont rejetées au rang de propagande évidente. La dictature militaire égyptienne a banni les partis politiques, jeté ses opposants en prison avec de fausses charges et arrêté les journalistes. Durant le week-end, larmée égyptienne a tué environ 50 à 60 manifestants. Cela fut reporté machinalement dans les principaux journaux occidentaux. Personne ne demande lintervention occidentale. Les récents événements en Ukraine sont traités très différemment. Les morts de quelques émeutiers ont déclenché une couverture médiatique et une dénonciation dans les capitales occidentales enfiévrées, pendant que les tentatives du président pour dissiper le désordre en invoquant des lois réduisant les libertés civiles sont traitées comme une enfreinte majeure aux droits de lhomme. Comparez cela au silence relatif concernant la mort de plus de manifestants en Égypte et à la suspension de toutes les libertés politiques dans le pays. Si nous devions nous inquiéter de létat des affaires en Ukraine, certainement devrions-nous être encore plus outragés par létat des événements égyptiens. Les gouvernements étrangers, qui restent en relation avec louest en tant que satellites, sont dans ce cas appelés alliés, et les non-satellites, dans ce cas, sont des ennemis, ou sils sont assez grands des « rivaux ». Des événements comparables seront traités par les mass-media occidentaux différemment et avec un langage différent selon que le pays est un satellite (allié ou un non-satellite (ennemi ou rival), peut-importe le pays. En Syrie (un pays non satellite) un gouvernement élu (élu, pour sûr, sous des conditions restrictives) est qualifié de régime dirigé par un dictateur, alors quen Égypte (un satellite) un gouvernement militairement désigné ne sera pas appelé un régime, mais un gouvernement, et de facto le chef dÉtat (un dictateur) est simplement désigné comme le chef de larmée. En Égypte, linsurrection émergente menée par les Frères musulmans et des islamistes fanatiques, est qualifiée dinsurrection islamiste, alors quen Syrie une rébellion rallumée par les Frères musulmans, et maintenant dominée par des fanatiques islamistes, est qualifiée de soulèvement contre la dictature. En Ukraine (un non-satellite jusquà présent et pour autant que le gouvernement continue avec ses plans pour saligner avec la Russie et non lEurope) une répression de la dissidence qui est douce comparée à la répression égyptienne (ou au Bahreïn, à lArabie saoudite ou quelque autre monarchie du golf, satellite des États-Unis) est traitée comme une transgression majeure des droits de lhomme, justifiant une quelconque forme dintervention de louest. Cependant, aucune intervention nest nécessaire pour couper la main de larmée égyptienne. Par lusage adroit du langage, laccentuation sélective et le silence, les États occidentaux concoctent et diffusent grâce aux médias de masse une interprétation des événements dans ces lieux lointains concordant avec la poursuite de leurs propres intérêts (qui, plus justement, lorsque vous les distinguez bien, sont les intérêts de la classe de leurs plus riches citoyens). Les efforts pour intégrer lUkraine dans lUnion européenne sont motivés par le désir des pays occidentaux dassurer des avantages pour leurs élites économiques, alors que les efforts pour intégrer lUkraine dans la Russie visent à engranger des bénéfices pour les entreprises et les investisseurs russes. Les intérêts de la majorité des Ukrainiens nentrent cependant pas dans léquation. Leur rôle est simplement de produire de la richesse pour des investisseurs Russes, Occidentaux ou les deux tout en agissant ainsi avec la plus faible compensation en salaires, bénéfices et services étatiques que possible afin de permettre aux investisseurs de se sauver avec le plus possible. Les intérêts de la majorité des citoyens ukrainiens ne reposent ni dans lintégration avec lEurope, ni avec les élites russes, mais avec eux-mêmes. Traduit pour Investig'Action par Olivier Mignon Source : gowans.wordpress.com --------------------------------------------------------------------------------- Lu sur : http://www.michelcollon.info/Comment-eviter-la-manipulation-sur.html Pourquoi Washington et Bruxelles ne veulent pas d'une Ukraine neutre ? NICOLAS BARDOS-FELTOROYI 19 février 2014 En 2013, la Maison blanche avait alloué 100 millions de dollars pour un soi-disant soutien du processus démocratique en Ukraine. Tout au début des manifestations, la rencontre entre lambassadeur américain, Nuland, et les leaders des partis dopposition apparaissaient comme un compte-rendu des exécutants des manifestations devant le principal mécène des événements à Kijev. Il est à supposer qu'un consensus ait été trouvé - à en juger par les sourires paisibles des leaders de l'opposition et le commentaire de Nuland en personne, qui a qualifié l'entretien avec l'opposition de fructueux. Comment éviter la manipulation sur lUkraine ? Afin de comprendre les événements actuels en Ukraine, il convient de se rappeler quelques notions de base pour commencer : lindépendance, la neutralité, le capitalisme et la corruption en Ukraine. Après des siècles de domination dabord polonaise, puis russe, lUkraine a pu avoir une autonomie limitée dans le cadre de lUnion soviétique et enfin lindépendance depuis la dissolution de cette dernière en 1991. Dans le passé comme aujourdhui, les Ukrainiens de tous bords sont avant des Ukrainiens qui tiennent énormément à lindépendance de leur pays : à lOuest comme à lEst. Se réintégrer dans une union soviétique reconstituée leur reste hors de question. Les pressions exercées périodiquement par Moscou, notamment en matière du prix du gaz naturel, ne leur échappe non plus. Rapprocher lUE leur plairait, mais en faire partie leur paraît douteux pour des raisons de sagesse populaire[1] et dintérêts économiques[2]. Certes un Occident mythique leur apparaît comme un paradis[3] et on aimerait y émigrer massivement. Mais il est vrai aussi que Moscou et Kiev ont des systèmes économiques très complémentaires en matières industrielles. Il en résulte quinscrite dans la constitution, lUkraine est techniquement un pays neutre qui veut le rester, coincée entre Moscou et Bruxelles (Washington). Aussi les qualifications pro-européenne ou pro-russe des manifestants me paraissent-elles hors de propos. Par ailleurs, dès lindépendance, le pays a subi létablissement dun capitalisme sauvage qui persiste. Les gouvernements successifs ont appliqué les recettes du FMI : libéraliser, privatiser, flexibiliser le travail et avoir aussi peu de gouvernement que possibles (sauf le maintien de lordre). Quelques groupes financiers privés géants se sont constitués, alors que le chômage et les inégalités ont explosé. Hors dune élite urbaine peu nombreuse, la majorité de la population vit dans la misère. Cependant, quelque capitalistes quils soient, ces groupes financiers restent aussi et avant tout ukrainiens. Enfin, le néolibéralisme a désorganisé lEtat et le pays. Il a installé un système vaste de corruption publique et surtout privée. LEtat se confond en partie avec les grands financiers. Ainsi les difficultés économiques se joignent-elles au rejet des gouvernements pour expliquer les manifestations actuelles et antérieures. Analysons sur cette base les événements récents dune façon un peu plus approfondie : examinons, pour commencer, la nature des manifestations, puis les négociations médiocres de lUE, et pour terminer lattitude du gouvernement et du président ukrainiens et les perspectives du pays. La nature des manifestations[4] Nétant pas ignares, les Ukrainiens savent que lUE nest guère une panacée. Il leur suffit dobserver de ce qui se passait chez leurs voisins occidentaux : Ces vingt dernières années, la décision politique des pays de lEurope centrale et orientale (PECO) de se joindre à lUE sest avérée économiquement désastreuse. En la préparant et après ladhésion à lUE, ces pays ont perdu près de la moitié de leur production industrielle et une partie considérable de leur production agricole ; Ces pays ont aussi subi une dévaluation du potentiel humain de la population, avec une réduction sensible des conditions de travail, une fuite massive des cerveaux et une émigration des plus jeunes non moins importante Ils ont perdu le contrôle de leur système bancaire et de leurs principales entreprises, qui ont été absorbées par les multinationales principalement européennes. Certains de ces pays étant fort endettés auprès des banques, leur dépendance est devenue quasi absolue ces dernières années. Dans lhypothèse de lassociation de lUkraine, celle-ci navait guère de raisons despérer un meilleur sort. Dans les propositions budgétaires modestes de lUE, lUkraine ne pouvait guère voir une compensation quelconque. Une partie modeste de la population ukrainienne refuse de prendre en considération cet aspect des choses, et manifeste avec le soutien visible dun certain nombre de politiciens et diplomates ouest-européens et américains. Qui sont les manifestants ? Outre les badauds non organisés, il existerait quatre groupes significatifs : le mouvement de Timochenko qui a dirigé un de ces gouvernements corruptes dont il est questions ci-dessus ; le mouvement de lex-boxeur Klitchka qui apparaît comme un « chevalier blanc » ; le parti Svoboda de droite nationaliste, fascisante et antisémite, surtout de lUkraine occidentale, soutenu publiquement par Le Pen, Vlaams Belang, Jobbik ; le parti communiste, tout à fait modeste. En outre, manifestent des groupuscules de toute sorte et notamment un groupe d'extrême droite et nazi composé entre autres de « casseurs » de manifestation. Dans les manifestations qui durent depuis plus de deux mois, il convient de distinguer deux phases : une première où les manifestations exprimaient le mécontentement devant le refus du gouvernement de signer laccord dassociation avec lUE - celles-ci ont duré quelques deux semaines ; puis, une seconde phase pendant laquelle - et qui dure encore - une opposition générale au gouvernement qui sest affirmée. Au moment le plus fort, les manifestions nont mobilisé quau maximum 1% de la population. Au fil des temps, les figures de proue du mouvement se différenciaient. Les uns prêtent à négocier avec le gouvernement, les autres étant plus radicales le refusent aussi longtemps que le président ne démissionnera pas. Il a été remarqué que les manifestants en grand nombre ont été transportés par des centaines de cars et proviennent surtout de lUkraine occidentale. Ils portaient surtout au début des casques de couleur orange. A ma connaissance, ni des cars ni des casques ne tombent du ciel, même en Ukraine. Cest à partir de ces faits que lon suppose une « aide » étrangère dans les mouvements de protestation[5]. En 2013, la Maison-Blanche avait alloué 100 millions de dollars pour soutenir le processus démocratique en Ukraine. Tout au début des manifestations, la rencontre entre lambassadeur américain, Nuland, et les leaders des partis d'opposition, apparaissait comme un compte-rendu des exécutants des manifestations devant le principal mécène des événements à Kiev. Il est à supposer qu'un consensus ait été trouvé à en juger par les sourires paisibles des leaders de l'opposition et le commentaire de Nuland en personne, qui a qualifié l'entretien avec l'opposition de fructueux. La stratégie non militaire des Etats-Unis d'Amérique, cest-à-dire la mobilisation des moyens financiers dégagés via leurs ambassades, fondations et ONG, qui permettent d'entretenir à travers le monde des milliers d'associations et des dizaines de milliers ou plus de politiques, de "militants de la société civile" et de journalistes dans la propagation des thèmes et des images de la propagande américaine, fonctionne bien entendu en Ukraine aussi. Un sujet qui dérange, bien sûr, et dont les médias francophones préfèrent généralement ne pas parler. L'avantage de beaucoup de fondations des EUA, pour ceux qui désirent s'informer, c'est qu'elles sont parfois transparentes. Du reste, devant 200 000 manifestants anti-gouvernementaux (chiffres occidentaux probablement biaisés) le sénateur américain John McCain a déclaré le 15 décembre 2013 « Le monde libre est avec vous, l'Amérique est avec vous, je suis avec vous. »[6] Lui et un autre du Sénat américain ont rencontré divers représentants de l'opposition comme l'ex-champion de boxe Vitaly Klitchko, l'ex-ministre de l'économie Arseny Yatsenyouk et le nationaliste de droite antisémite Oleh Tyahnybog, dirigeant de Svoboda. Au même moment, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique suit aussi la pente de l'ingérence « Je ne vais pas entrer dans les détails mais nous envisageons certaines options politiques bien évidemment aucune décision n'a été prise et les sanctions en font partie », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki. Le même jour également, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a mis en garde son homologue ukrainien Pavlo Lebedev contre tout envoi de soldats contre les opposants : « Il a souligné les dégâts que pourraient causer toute intervention de l'armée pour réprimer les manifestations ».[7] Franchement, on peut se demander quelle serait la réaction des « Occidentaux » ou de nos « Atlantistes » si les députés russes se promenaient et manifestaient dans les rues de Kiev ou de Bruxelles contre le gouvernement du pays, si les ONG russes proches du gouvernement soutenaient des manifestations à Vienne (capitale dun pays neutre comme lUkraine) ou si les ministères des affaires étrangères et de défense à Moscou profanaient ou menaçaient le président ou les ministres américains. Les illusions de Bruxelles (Washington) ou une mauvaise négociation ? Plus fondamentalement, avec sa politique du « voisinage », lUE a en réalité tenté à « arracher » lUkraine à la Russie. Elle na pas pris au sérieux la volonté des Ukrainiens de ne pas vouloir saligner à lun au détriment de lautre. Il nest guère étonnant que la tentative ait échoué. Cette même volonté dindépendance sexprime lorsque Moscou presse Kiev d'adhérer à l'Union douanière créée par la Russie avec d'autres ex-républiques soviétiques. Or Bruxelles a déclaré, à tort, incompatible cette adhésion avec laccord dassociation négocié. Ce type de négociations sert précisément àu' rechercher des compatibilités si lon veut ladhésion et du bien de lUkraine. De plus, lUE comporte 5 à 6 pays neutres. Il aurait été intéressant de les associer aux négociations afin de souligner que lUE admette en son sein des pays neutres. Un peu imprudemment, les diplomates européens auraient laissé entendre à leurs interlocuteurs ukrainiens que lassociation est le chemin royal à lintégration pure et simple à lUE. Du reste, lUE refuse assez maladroitement dentrer sans visa, même à terme ou sous forme de promesse vague, des Ukrainiens, tant désiré par ces derniers. LUE na au fond jamais accepté la politique de neutralité de lUkraine et ce, peut-être, sous linfluence des EUA. De son côté, Washington essaie constamment de grignoter la position de la Russie, et ici par le biais de lUkraine. Le secrétaire générale de lOTAN se permet de sermonner la Russie à propos de lUkraine. Moscou évidemment ne se laisse pas faire et procède à des manuvres diplomatiques habituelles des grandes puissances par lusage alterné de la carotte et du bâton. LOTAN a déjà été arrêtée dans son expansion vers lEst en 2008 lorsque, avec le soutien de certains milieux de Washington, la Géorgie sest attaquée à la Russie et a lamentablement échoué. Il faut bien dire quen suspendant son accord dassociation à lUE, lUkraine a peut-être échappé de justesse à la mise en coupe réglée de son agriculture et de ses manufactures par des multinationales financières et agroalimentaires européennes et américaines qui en auraient profité en outre pour prendre le contrôle des millions d'hectares de terres les plus riches du monde. Du reste, lUE a fait semblant doublier que lUkraine est ipso facto militairement neutre par disposition constitutionnelle et dès lors nen tire aucune conclusion quant à ses démarches futures[8]. Cest dommage à la fois pour le peuple ukrainien et les démocrates au sein de lUE. Lattitude du gouvernement ukrainien et les perspectives du pays Désormais, il ne reste à l'Ukraine que dattendre de meilleures conditions pour signer un accord d'association avec l'UE. Le président ukrainien a défini cinq conditions pour que son pays signe l'accord d'association avec l'UE. Il sagit notamment de : la restauration de la coopération avec le Fonds monétaire international (FMI) ; la révision des relations commerciales Ukraine-UE ; la participation de lUE dans la modernisation du système de transport du gaz ; la levée de contradictions dans la coopération économique de lUkraine avec la Russie et les pays de lUnion douanière. Le principal argument de Kiev contre l'accord commercial, c'est qu'il coûterait trop cher. Une des raisons pour lesquelles l'intégration de l'Ukraine avec l'UE coûterait tant est qu'elle empêcherait l'accès aux marchés traditionnels russes. L'UE s'est déclaré n'être pas en mesure de financer le manque à gagner ou de supprimer les visas dentrée à lUE pour les Ukrainiens. Cependant l'Ukraine a clairement fait comprendre qu'elle restait engagée à une intégration européenne et adhérait à ses idéaux. L'UE a aussi précisé qu'elle laissait ses portes ouvertes. En attendant, le gouvernement poursuit ses efforts de rendre économiquement le pays moins dépendant de la Russie. Pendant les manifestations, le président Ianoukovitch a effectué une visite en Chine en décembre 2013. La Chine aidera l'Ukraine à produire du gaz synthétique à partir de charbon. Elle y investit pour une valeur de quelque € 6,4 milliards, après un prêt de € 8 milliards. Cet investissement vise à aider l'économie ukrainienne et, en cours d'année, les deux pays ont signé un accord agricole, dans le cadre duquel la Chine prend un engagement d'envergure en faveur du secteur agricole ukrainien pour les 50 prochaines années. Dans le cadre de l'arrangement, la Chine louera à bail de vastes terres agricoles et par la même occasion améliorera l'infrastructure ukrainienne. Au final, la Chine et l'Ukraine cultiveront conjointement près de trois millions d'hectares de terres - une surface de la taille de la Belgique. Par ailleurs, lUkraine a signé un accord de fourniture de gaz avec la Slovaquie en janvier 2014. Selon l'accord, un renversement du sens de la circulation du gaz sera mis en place entre les deux pays. Ainsi Kiev pourrait acheter du gaz naturel à lUE et en importer chaque année au moins 10 milliards de mètres cubes de gaz via la Slovaquie. Mais l'Ukraine achète du gaz à lUE à environ 400 dollars les 1 000 mètres cubes, alors que la Russie le lui vendait à un prix de 268,5 dollars les 1.000 mètres cubes au premier trimestre de 2013. Il nempêche que le pays s'approvisionne également en gaz auprès de lénergétique allemand RWE en l'important via la Pologne et la Hongrie. L'an dernier, l'Ukraine na importé que de deux milliards de mètres cubes environ de gaz d'UE, alors quen 2013, l'Ukraine a acheté à la Russie 28 milliards de mètres cubes de gaz. Washington et Bruxelles devraient bien se garder de soutenir lextrême-droite qui annonce « la guerre civile » et la mise au ban internationale du président[9]. Sans doute il y a une part de la responsabilité qui incombe aux dirigeants européens et américains qui sont venus à Kiev jeter de lhuile sur le feu, faisant croire aux opposants la possibilité dune victoire facile. Il est simplement stupide que les « quatre pays de Visegrád » (la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie) décident de créer un groupe darmé commun, faisant suite aux événements en Ukraine. Notre presse pourrait aussi être plus prudente. Il ny a guère quun journal français respectable (sic !) a titré comme cela : « Ukraine : vers un protectorat russe ? » Du reste, le gouvernement continue à négocier avec les représentants démocratiques de lopposition (le 1.2.2014). La démission du gouvernement et lannulation des dispositions répressives sont déjà acquises. Nonobstant cela, des groupes dopposants « prennent le pouvoir » dans certaines villes de province occidentales, des rumeurs de projets de coups détat se multiplient, et larmée semble aussi simpatienter. Tous ceci est sans doute inquiétant. La chute du président me paraît peu probable mais toujours possible. Est-elle souhaitable ? Lexécutif ukrainien a été élu dans le respect des critères démocratiques et, vu la médiocrité du système juridique ukrainien, il me paraît dommageable de laffaiblir encore plus. Par contre la pression de la rue pourra bien réduire le nombre des décisions arbitraires dans le domaine économique, de prendre des dispositions contre la corruption et dannuler les mesures antisociales. ---------- [1] Proximités de langue, de culture et de religion, aussi bien que par des familles : mariages mixtes depuis des siècles. [2] LUkraine entretient un commerce extérieur plus développé vers la Russie que vers lUE. [3] Essayez dexpliquer à Kijev que le chômage est aussi important en Belgique quen Ukraine. [4]Voir notamment CHAUVIER, Jean-Marie, EuroMaïdan ou la « bataille dUkraine », in : POLITIQUE. Revue de débats, n° 83, Janvier-février 2014 ainsi que SAMARY, Catherine, La société ukrainienne entre ses dirigeants et à sa Troika, in : Les Possibles, à paraître en 2014 et les ouvrages cités en note n° 2. [5] MILNE, Seumas, In Ukraine, fascists, oligarchs and western expansion are at the heart of the crisis, in : The Guardian, 29 January 2014. [6] Cela me rappelle les mêmes paroles prononcées par Washington au moment de la révolution hongroise de 1956 que jai vécu à Budapest. Ces paroles à lépoque nont abouti à aucun résultat tangible mais ont causé beaucoup de chagrin. [7] Voir Ukraine : les Etats-Unis menacent, et McCain rencontre l'extrême-droite, in : AtlasAlternatif, 16 décembre 2013. [8] FOUCHER, Michel, LUkraine doit être un Etat neutre entre lUE et la Russie, Le Monde, 20.12.2013. ; GUJER, Eric, Die EU und die Zukunft der Ukraine. Europas Krämerseelen, in : Neue Zürcher Zeitung, 25.1.2014 ; MÜLLER-HÄRLIN, Berhard, Die Ukraine umarmen, in : Neue Zürcher Zeitung, 12.11.2013. [9] En Europe occidentale, nous avons peu de leçons à donner à lUkraine. Les répression récentes à Paris comme à Francfort ont été fort brutales et ont eu recours aux mêmes « outils » répressifs. Source : mondialisation.ca ----------------------------------------------- Lu sur : http://www.michelcollon.info/Renaissance-du-fascisme-en-Ukraine.html USA et UE sallient aux fascistes ukrainiens Eric Draitser 19 février 2014 Dans leur tentative darracher lUkraine de la sphère dinfluence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes et ce nest pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines dannées, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Les derniers mois ont vu régulièrement des manifestations menées par lopposition politique ukrainienne et ses partisans manifestations soi-disant en réaction au refus du président Yanukovich de signer un accord commercial avec lUnion Européenne, vu par beaucoup dobservateurs politiques comme une première étape vers lintégration à lU.E. Les manifestations sont restées en général pacifiques jusquau 17 janvier, quand des manifestants casqués, armés de matraques et de bombes improvisées ont déchaîné une brutale violence contre la police, entrant en furie dans les bâtiments gouvernementaux, tabassant tous ceux suspects de sympathies envers le gouvernement, et causant des ravages de manière générale dans les rues de Kiev. Mais qui étaient ces extrémistes violents, et quelle est leur idéologie ? La formation politique est connue sous le nom de « Pravy Sektor » (Secteur de Droite). C'est essentiellement une organisation coordonnant un certain nombre de groupes ultranationalistes de tendance droitière (lire : fascistes), dont les partisans du « SvobodaParty » (Parti de la Liberté), « Les patriotes de lUkraine », « Assemblée Nationale Ukrainienne Autodéfense Nationale Ukrainienne » (UNA-UNSO), et « Trizub ». Toutes ces organisations partagent une idéologie commune qui est frénétiquementantirusse, anti-immigration, et anti-juive, entre autres choses. En plus, elles partagent une référence commune à « lOrganisation des Nationalistes Ukrainiens », conduite par Stepan Bandera, le collaborateur nazi tristement célèbre qui a combattu activement contre lUnion Soviétique et sest impliqué dans certains des pires atrocités commises de chaque côté pendant la seconde guerre mondiale. Pendant que les forces politiques ukrainiennes, opposition et gouvernement, continuaient à négocier, une très différente bataille était engagée dans les rues. Utilisant lintimidation et la force brutale, relevant plus des « chemises brunes » dHitler ou des « chemises noires » de Mussolini que dun mouvement politique daujourdhui. Ces groupes ont réussi à transformer un conflit de politique économique en une lutte existentielle pour la survie même de la nation que ceux qui se nomment « nationalistes » prétendent aimer de tout leur cur. Les images de Kiev en feu, des rues de Lvivremplies de voyous, et autres exemples effrayants du chaos dans le pays, montrent sans lombre dun doute que la négociation politique avec lopposition du Maidan (place centrale de Kiev et centre des manifestations) maintenant nest plus le problème central. La question est plutôt celle du fascisme ukrainien et sil doit être soutenu ou rejeté. En ce qui les concerne, les Etats-Unis ont pris fermement position aux côtés de lopposition, en dépit de son caractère politique. Début décembre, des membres de la classe dirigeante des USA, tels que John McCain et Victoria Nuland ont été aperçus àMaidanapportant leur appui aux manifestants. Néanmoins, alors que le profil de lopposition est devenu manifeste ces derniers temps, les USA et la classe dirigeante de lOuest, et leur machine à médias, ont peu fait pour condamner la recrudescence fasciste. Au lieu de cela, leurs représentants ont rencontré des représentants du « Secteur de Droite » et les ont jugés comme étant « non menaçants ». En dautres mots, les USA et leurs alliés ont donné une approbation tacite à la continuation et à la prolifération de la violence au non de leur but final : le changement de régime. Dans leur tentative darracher lUkraine de la sphère dinfluence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes et ce nest pas la première fois. Evidemment, pendant des dizaines dannées, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Le Moudjahidisme en Afghanistan, qui plus tard sest métamorphosé en Al Qaeda, également extrémistes réactionnaires idéologiques, a été créé et financés par les Etats-Unis dans le but de déstabiliser la Russie. Et évidement cest aussi la douloureuse réalité de la Lybie et, plus récemment, de la Syrie, où les Etats-Unis et leurs alliés financent et soutiennent les extrémistes Djihadistes contre un gouvernement qui a refusé de saligner sur les USA et Israël. Il y a ici une tendance inquiétante qui na jamais été perdue de vue par les observateurs politiques consciencieux. : les Etats-Unis font toujours cause commune avec lextrême droite et les fascistes pour un profit géopolitique. La situation en Ukraine est profondément troublante car elle représente une conflagration politique qui pourrait très facilement déchirer le pays moins de 25 ans après quil ait gagné son indépendance sur lUnion Soviétique. Cependant, il y a un autre aspect tout aussi inquiétant de la montée du fascisme dans ce pays - il n'est pas le seul. La menace fasciste à travers le continent LUkraine et la montée de lextrême-droite ne peuvent être vus, et encore moins compris, hors du contexte. Au contraire, cela doit être examiné dans le cadre d'une tendance croissante à travers l'Europe (et bien entendu le monde) - une tendance qui menace les fondements mêmes de la démocratie. En Grèce, l'austérité sauvage imposée par la troïka (FMI, BCE et Commission européenne) a paralysé l'économie du pays, conduisant à une dépression aussi grave, sinon pire, que la « grande dépression » aux Etats-Unis. C'est dans ce contexte d'effondrement économique que le parti de « Aube Dorée » est devenu le troisième parti politique le plus populaire dans le pays. Epousant une idéologie de la haine, « Aube Dorée » - en fait un parti nazi anti-juif, anti-immigrant, chauviniste anti-femme est une force politique que le gouvernement dAthènes a perçue comme une menace sérieuse pour le tissu même de la société. C'est cette menace qui a conduit le gouvernement à arrêter la direction du parti après quun fasciste dAube Dorée ait mortellement poignardé un rappeurantifasciste. Athènes a lancé une enquête sur ce parti, mais les résultats de cette enquête et de la procédure judiciaire restent peu clairs. Ce qui fait dAube Dorée une telle menace insidieuse, cest le fait que, malgré leur idéologie centrale du nazisme, leur rhétorique anti-UE, anti-austérité, plait à beaucoup dans la Grèce dévastée économiquement. Comme beaucoup de mouvements fascistes du 20ème siècle, Aube Dorée prend comme bouc émissaire les immigrants, les musulmans et les africains principalement, devant beaucoup de problèmes auxquels sont confrontés les Grecs. Dans des circonstances économiques désastreuses, une telle haine irrationnelle devient attirante, une réponse à la question de savoir comment résoudre les problèmes de société. En fait, malgré que les leaders dAube Dorée soient en prison, dautres membres de ce parti sont toujours au parlement, occupent toujours des fonctions importantes y compris le maire dAthènes. Bien quune victoire électorale soit peu probable, une nouvelle solide performance dans les urnes rendrait léradication du fascisme en Grèce plus difficile. Si ce phénomène était limité à la Grèce et à lUkraine, cela ne constituerait pas une tendance continentale. Néanmoins, partout en Europe, nous voyons malheureusement la montée de partis politiques similaires, quoiquun peu moins ouvertement fascistes.EnEspagne, le Parti Populaire (proaustérité au pouvoir a fait passer des lois draconiennes restreignant les manifestations et la liberté dexpression, habilitant et renforçant les tactiques répressives de la police. En France, le parti du Front National de MarineLePen, qui prend avec véhémence les musulmans et les africains comme boucs émissaires, a eu presque 20% lors du premier tour des élections présidentielles. De même, le Parti pour la Liberté aux Pays-Bas qui préconise des politiques antimusulman et antiimmigrant sest hissé à la troisième place au parlement. Au travers de la Scandinavie, les partis ultranationalistes qui autrefois vivotaient dans lobscurité sont aujourdhui des acteurs importants dans les élections. Ces tendances sont pour le moins inquiétantes. Il convient de noter aussi que, au-delà de l'Europe, il y a un certain nombre de formations politiques quasi-fascistes qui sont, d'une manière ou d'une autre, soutenues par les Etats-Unis. Les coups dEtat dextrême droite qui ont renversé les gouvernementsduParaguay et du Honduras ont été tacitement et / ou ouvertement soutenus par Washington dans leur quête sans fin pour supprimer la gauche en Amérique latine. Bien sûr il faut aussi se rappeler que le mouvement de protestation en Russie a été menée parAlexeiNavalny et ses partisans nationalistes qui épousent une idéologie raciste virulente antimusulmane, qui voit les immigrants originaires du Caucase russe et des anciennes républiques soviétiques comme inférieurs aux « Russes européens ». Ces exemples et d'autres se mettent à dessiner un portrait horrible d'une politique étrangère américaine qui tente d'utiliser les difficultés économiques et les bouleversements politiques pour étendre l'hégémonie US dans le monde. En Ukraine, le « Secteur de Droite » a quitté la table des négociations, prenant part à la lutte dans la rue pour tenter de réaliser le rêve de Stepan Bandera une Ukraine libérée de la Russie, des Juifs, et de tous les autres vus par eux comme « indésirables ». Porté par le soutien continu des États-Unis et de lEurope, ces fanatiques représentent une menace plus grave pour la démocratie que Ianoukovitch et le gouvernement pro-russe ne pourraient jamais représenter. Si l'Europe et les Etats-Unis nadmettent pas cette menace naissante, il sera peut-être trop tard quand ils sen rendront compte. Traduit pour Investig'Action par Jean-Pierre Geuten Source : counterpunch.org
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 12:38:42
| la "poussée vers l est" de l ue et de l otan continuera,les ong occidentales feront tout pour que le 30 novembre 2014 le parti communiste moldave perde les élections à chisinau,prélude à l annexion de la moldavie par la roumanie.quoi qu il en soit,lukashenko en biélorussie est à l abri de tout souci-du moins pour l instant.
Edité le 12-08-2014 e 18:27:35 par marquetalia |
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| Posté le 22-02-2014 à 12:46:14
| | les prochaines élections bélarusses auront lieu en aout 2015 http://belsat.eu/en/wiadomosci/a,16358,presidential-campaign-to-start-in-belarus-in-august--2015.html il sera trop tard pour l impérialisme,puisque d ici là, le belarus sera dans l union eurasienne avec la russie,l arménie et le kazakhstan. |
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| Posté le 22-02-2014 à 13:50:22
| | la campagne présidentielle commencera en aout 2015,puis les élections auront lieu le 20 novembre 2015. |
| | Eric | | Jeune Communiste | | 160 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 16:11:27
| Il y a un moment que les impérialistes occidentaux veulent mettre la main sur l' Ukraine . Lénine et les bolcheviks ont du vaincre les cosaques et les troupes de Makhno pour conserver l' Ukraine . Après , lors de la seconde guerre mondiale beaucoup d' ukrainiens ont collaboré avec Hitler aux cotés de Bandera . Aujourd'hui on assiste à une nouvelle tentative de l'empire américano-européen afin d'annexer l' Ukraine . Ainsi ils veulent continuer l'encerclement de la Russie . Poutine ne veut pas et il a raison . Il se doit donc de soutenir un régime ukrainien corrompu avec un président plus ou moins incompétent ,afin de faire barrage à l'empire occidental . Là le régime est sur le point de tomber . Peut-être verrons-nous une partition de l' Ukraine entre une partie pro-atlantiste et une autre partie pro-russe qui servirait en quelque sorte de " tampon " entre la Russie et l' Europe .
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| Posté le 22-02-2014 à 16:41:35
| | en tous les cas,l occident n aura jamais la biélorussie,donc c est une victoire à la pyrrhus pour l ue et l otan qui voulaient briser la dynamique de l union eurasienne voulue par poutine,et qui prendra forme le 1er janvier 2015. |
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| Posté le 22-02-2014 à 16:49:01
| | malheureusement,moscou va perdre le nord caucase,au daghuestan et en tchetchenie la population russe a déja pratiquement ete éliminée par une impitoyable "purification ethnique"qui s étendra aux restes du territoire de "l émirat du caucase" autoproclamé. |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 17:03:14
| | http://en.wikipedia.org/wiki/File:Caucasus_Emirate.svg |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 17:11:52
| | http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=1467&PHPSESSID=aea01623acc77a185a33a8e3a857039c |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 17:15:29
| le sommet de riga en 2015 enterinera l absorption de la moldavie et de l ukraine dans la sphère d influence de l impérialisme européen.
Edité le 12-08-2014 e 18:29:05 par marquetalia |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-02-2014 à 21:56:52
| | désormais,il faut se mobiliser pour empecher au chacal occidentale de faire main basse sur la biélorussie,"dernière dictature d europe",sous embargo,qui a vu le tiers de sa population exterminée il y a 70 ans par l occupant allemand.à l heure actuelle,l expansionnisme régional polonais cherche à déstabiliser le dernier pays européen appuyé par la russie. |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 23-02-2014 à 12:30:40
| | http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-qu-est-ce-que-l-opposition-ukrainienne-et-pourquoi-svodoba-par-danielle-bleitrach-122666377-comments.html#anchorComment |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 26-02-2014 à 08:03:21
| Lu sur http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/25/une-reflexion-historique-sur-le-nationalisme-ukrainien-et-ses-demons-par-danielle-bleitrach/ Une réflexion historique sur le nationalisme ukrainien et ses "démons" par Danielle Bleitrach 25fév
voici en prime de lanalyse historique sur lUkraine, quelques photos prises par le photographe personnel dHitler qui témoignent de lextraordinaire capacité de propagande dun pouvoir
Larticle va être émaillé de ces vues sur la manipulation du peuple allemand. Le but de mon blog est de tenter de mettre en évidence le caractère de plus en plus "spectaculaire" du pouvoir, la mise en scène de linformation, et les maîtres dans ce domaine paraissent réellement les nazis qui ont réussi à imposer à un peuple qui ne leur a jamais accordé quoiquon en ai dit la majorité- par un mélange de peur et de mensonges avec une mise en scène, une esthétique de la guerre, leur adhésion jusquau bout à la pire des catastrophes. Comme vous allez le voir, si je ne crois pas que le peuple ukrainien soit dans sa totalité nazi, je crains que les rapports de forces ne le conduisent une fois de plus à un destin tragique et lEurope avec lui. Avec ce dossier sur les événements ukrainiens, jopère ce faisant un retour vers mon terrain détude, à savoir le rôle dHeydrich, le bourreau de Prague mais aussi lhomme de la solution finale et celui qui mena les SS, les Einsatzgruppen dans ce que lon a appelé la shoah par balle dans les territoires de lUnion soviétique. Il mest apparu intéressant de présenter une perspective historique sur les événement actuels en Ukraine. Jai voulu exposer quelques conclusions sur lantisémitisme en Ukraine. Beaucoup de choses ont été dites là-dessus et il est essentiel de démonter les effets de "propagande" de part et dautres. Entre un BHL, homme de la CIA, qui ne voit pas le moindre antisémite à Kiev et dautres qui résument la colère populaire à ces seuls nazillons, qui visiblement ont joué un rôle déterminant et continuent à le jouer. Donc la perspective historique peut nous aider à mieux comprendre ce pays et à envisager un avenir qui pour le moment est très préoccupant, une sorte de Syrie potentielle à la frontière de la Russie et de lEurope, avec des menaces de confrontation.
Le sionisme est né de la vague de pogromes dans lempire russe en particulier en Ukraine. Donc il faut procéder à un rappel, ce qui apparait caractéristique est que sur un fond dantisémitisme religieux populaire entretenu par les églises quelles soient catholiques ou orthodoxes, le pouvoir politique conservateur non seulement tolère ces manifestations mais les organise, en sollicite un caractère que lon décrit comme spontané et atavique. Autre fait difficilement niable, au contraires les forces révolutionnaires ou les résistances sont considérées à tort ou à raison comme judéophiles, léquivalent de laffiche rouge. Et le nazisme agit selon la méthode qui fut celle des tsaristes, nous verrons que Goebbels se plaint du fait que le bolchevisme a émoussé le vieil "instinct antisémite" des ukrainiens.
Si lon considère les événements ukrainiens actuels, il serait sans doute inexact de ne pas voir que la population ukrainienne nest pas celle des pogromes du temps du tsarisme. Mais il serait tout aussi naif de ne pas voir que leffondrement de lUnion soviétique sest opérée selon des lignes forces. Andropov, puis Gorbatchev souhaitaient introduire un multipartisme et pour cela on créé partout à côté du PCUS et issus du PCUS des partis "nationalistes". Cétait la seule base sur laquelle pouvait se créer dautres partis puisque la lutte des classes nétait plus à lordre du jour. Avec la décomposition de lUnion soviétiqu, qui nest pas née à la marge mais bien au coeur de la Russie puisque cest la fédération de Russie avec son secrétaire Boris Eltsine, qui a mené la restauration et léclatement , et les formes diverses de dépeçages des biens public, les partis nont plus été que des vecteurs dintérêts et doligarchies en train de se constituer. La population a subi une baisse du niveau de vie dramatique, la remise en cause de tous les acquis et elle a été manipulée par de fausses révolutions de palais. Dans un tel contexte le nationalisme qui en Ukraine sest accompagné dun révisionnisme en faveur des anciens nazis a cultivé des formes dantisémitisme autant quanti-russes. Comme les Etats-Unis ont une inquiétude fondamentale celle de ne jamais voir ressurgir la puissance russe partout et ce quelle que soit la couleur politique des dirigeants nord-américains, ces derniers ont provoqué la partition et leffondrement de lex-Union soviétique, quil sagisse des républiques dAsie centrale ou du Caucase et maintenant de lUkraine. Le scénario avec laide des vassaux européens a consisté à utiliser un mélange délites proches delOccident, des prévaricateurs et des bandes de nationalistes plus voyous et antisémites quépris de modernité. Il ne sagit pas de lensemble de la population, mais bien dune partie minoritaire mais qui exploite la colère tout à fait légitime de limmense majorité. La situation ukrainienne a ceci de particulier que les nationalistes néo-nazis et antisémites sont concentrés dans louest, dans la zone dite pro-européenne, celle qui historiquement a appartenu à la Pologne et constitue un creuset historique.
LHISTOIRE DE lANTISEMITISME EN UKRAINE Les pogromes qui virent la naissance du sionisme Les Juifs ashkénazes sont présents en grand nombre dans lest de lEurope depuis les XIIIe et XIVe siècles. Ils y ont joui dun statut favorable jusquen 1646, date du soulèvement des Cosaques zaporogues et de la population ruthène conduit par Bogdan Khmelnitski. De nombreux massacres secouent lUkraine pendant deux ans, touchant les populations catholiques et, plus encore, les Juifs. Près de 100 000 Juifs périssent3. Les Juifs subissent de nouveaux massacres lors de linvasion de la République des Deux Nations entre 1654 et 1656 par les armées tsaristes. Après lannexion dune grande partie de la Pologne par la Russie, celle-ci abrite cinq millions de Juifs. Lantisémitisme est nourri par le vieil antijudaïsme orthodoxe et les préjugés populaires. Des violences antisémites se déroulent encore à Odessa en 1821, 1859 et 1871 mais on ne parle pas encore de pogroms. La première vague de massacres désignés comme pogroms eut lieu entre 1881 et 1884. Alexandre III, qui succède à son père Alexandre II assassiné, met fin à la politique libérale de ce dernier. Conseillé par son ancien précepteur, Konstantin Pobedonostsev, devenu procureur du Saint-Synode, il mène dès son avènement une politique réactionnaire et antisémite. Les Juifs sont rendus responsables de lassassinat du tsar précédent. La politique du gouvernement au sujet des Juifs tient dans ce programme : « Un tiers des Juifs sera converti, un tiers émigrera, un tiers périra3 ». En 1881 éclatent plus de cent pogroms : les principaux sont ceux dElisabethgrad le 15 avril 1881, de Kiev le 26 avril, dOdessa du 3 au 5 mai 1880, de Varsovie, alors possession russe entre décembre 1881 et janvier 1882 et de Balta le 22 mars 18828. Les populations locales chrétiennes, soutenues et souvent incitées par la police du tsar, attaquent les communautés juives de la ville ou du village avec lapprobation des autorités civiles et religieuses. Aux destructions et pillages des biens des Juifs sajoutaient les viols et les assassinats. La troupe narrive souvent que trois jours après le début du pogrom. Le gouvernement russe utilise les pogroms pour limiter les droits économiques des Juifs et les expulser des villages. Alors que la Russie traverse une grave crise révolutionnaire, une deuxième vague de pogroms frappe les populations juives entre 1903 et 1906. Les plus importants sont ceux de Kichinev le 6 avril 1903, de Jitomir en mai 1905 et de Bialystok le 1er juillet 1906. À Kichinev, où la presse et les autorités alimentent des rumeurs antisémites depuis plusieurs mois, cest le meurtre dun jeune chrétien, Michael Ribalenko, qui met le feu aux poudres. Accusés de crime rituel, les juifs subissent un pogrom de trois jours, le gouverneur ayant donné lordre à la police de ne pas intervenir. Après le pogrom davril 1903, les Juifs de Kichinev organisent des comités dautodéfense. Cela nempêche pas 19 dentre eux de périr lors de nouvelles attaques les 19 et 20 octobre 19039. Isaac Babel a décrit le pogrom survenu à Moldavanka, dans la banlieue dOdessa, en 190510. Après la Révolution russe doctobre 1917, les Juifs de Russie ont continué à être persécutés par les tsaristes et on compte des milliers de victimes de pogroms pendant la guerre civile de 1918 à 1921, en particulier des Juifs dUkraine et de Pologne orientale, certains les accusant dêtre à lorigine du bolchévisme, donc de la Révolution dOctobre et parlent alors de judéo-bolchévisme. Des bandes de paysans en lutte contre lArmée rouge massacrent les Juifs avec lappui de quelques troupes ukrainiennes. En Russie même, lArmée blanche de Denikine est à lorigine de plusieurs pogroms dont celui de Fastov le 15 septembre 19198. Pour lannée 1919, les historiens ont recensé 6 000 morts dans les pogroms anti-juifs en Russie11. En tout, la Russie a été pendant cette période le lieu de pogroms majeurs et 349 mineurs, qui auraient fait plus de 60 000 morts8. Les pogroms ont une double conséquence : lémigration massive de 600 000 Juifs au cours des vingt dernières années du XIXe siècle, vers les États-Unis essentiellement, et la création du mouvement sioniste. LASSAUT DES NAZIS CONTRE LUNION SOVIETIQUE ET LA SHOAH PAR BALLE Les persécutions ne progressaient pas seulement au sud-ouestde lEurope, dans les pays alliés de lAllemagne, mais également à lEst, sur les territoires conquis par la Wehrmacht- la propagande disait : libérés du joug bolchevique. mais il ne sagissait pas ici de législation, mais de meurtres, ainsi que le rapporte, le 10 août, un interlocuteur habituel du ministre, Gunter dAlquen, Rédacteur en chef de la revue de la S.S, Das Schwarze Korps et stationné sur le front de lEst, dAlquen profita dun bref séjourà Berli pour faire à Goebbels "un rapport circonstancié" sur la situation en URSS, laquelle était "encore plus catastrophique" que prévu. Beaucoup de sujets avaient été passés en revue, puis on parla des pogromes contre les Juifs. Goebbels nota "Dans les grande villes, un châtiment est infligé au Juifs. Ils sont en masse battus à mort dans les rues, par les organisations dautodéfenses des pays Baltes"(pp44-45) Florent Brayard. Auschwitz Enquête sur un complot nazi. Seuil janvier 2012 En travaillant sur cette époque, jai lu un grand nombre de livres trés documentés, des thèses duniversitaires, la description des faits est souvent insoutenable et le pire a lieu dans les pays Baltes. Il y a de multiples sources qui ont été utilisées à Nuremberg mais aussi le journal de Goebbels qui suit au jour le jour les avancées du "châtiment". Goebbels à propos de ce qui arrive aux Juifs en Europe de lest se souvient sans cesse de la "prophétie" du Führer au Reichtag: si la juiverie réussissait à nouveau à provoquer une guerre, elle se terminerait par lannihilation de la juiverie et il note que cette annihilation est en train de se réaliser comme un juste châtiment (1). Ce qui justifiait le caractère divin de la prophétie aux yeux de Goebbels était lintervention dagents non allemands: les juifs mouraient de misère en Pologne, ils étaient tués par les milices baltes, toute lEurope se liguait contre eux. En fait comme le note lauteur, les "pogromes" dans la très grande majorité des cas, étaient en réalité tout sauf spontanés. Lune des tâches des Einsatzgruppen lancés par Heydrich à la suite des troupes de la wehrmacht était dinitier secrétement ce type de violence, comme le chef du RSHA (Heydrich second dHimmler) le précisa dans son instruction aux commandants de ces quatre unités le 29 juin. LE PIEGE DE KIEV ET BABI YAR Ce qui nous confronte à la situation contradictoire de lUkraine. Notons au niveau des faits que lUkraine résiste à lavancée allemande et que le grand acte de résistance, un piège tendu à larmée allemande a lieu à Kiev :Lentrée à Kiev et le piège soviétique. Le 19 septembre 1941, la Wehrmacht entra dans Kiev, qui comptait 900 000 habitants dont 120 000 à 130 000 Juifs. Les Panzergruppen allemands encerclèrent Kiev pour enfermer une forte concentration de soldats russes. Le 26 septembre 1941, Kiev est prise et plus de 665 000 soldats russes sont faits prisonniers5. Les forces spéciales du NKVD présentes à Kiev connaissant la tactique doccupation des Allemands avaient préparé un gigantesque piège. Larmée allemande avait pour habitude dutiliser les installations officielles comme poste de commandements, symbolisant leur prise officielle de pouvoir en sétablissant dans les sièges locaux du gouvernement soviétique mais aussi dans les locaux du Parti Communiste. Ce faisant, le NKVD avait dissimulé plus dune dizaine de milliers de charges explosives et de mines dans la plupart des bâtiments publics et laissé un commando sur place chargé de les faire sauter une fois les Allemands en position dans lespoir de décimer le commandement de la Wehrmacht de la zone et renouvelant la longue tradition russe de politique de la terre brûlée. Les charges furent mises à feu le 24 septembre déclenchant un gigantesque incendie qui dura cinq jours et tua des milliers de soldats allemands6. Le général de la Wehrmacht Alfred Jodl témoigne lors de son procès à Nuremberg : « [...] Nous avions à peine occupé la ville, quil y eut une suite dénormes explosions. La plus grande partie du centre-ville était en feu ; 50 000 personnes se trouvaient sans toit. Des soldats allemands furent mobilisés pour combattre lincendie ; ils subirent dénormes pertes, car pendant quils luttaient contre le feu, dautres bombes explosèrent encore
Le commandant de la place de Kiev pensa dabord que la responsabilité du désastre incombait à la population civile locale. Mais nous avons trouvé un plan de sabotage qui avait été préparé longtemps à lavance et qui avait listé 50 à 60 objectifs, prévus pour être détruits. Les techniciens ont immédiatement prouvé que le plan était authentique. Au moins 40 autres objectifs étaient prêts à être détruits ; ils devaient sauter grâce à un déclenchement à distance par ondes radio. Jai eu en mains le plan. »l Après les attentas de lavenue Krechtchatik7 perpétrés par les soviétiques du NKVD en plein cur de Kiev à la suite de larrivée des troupes allemandes dans la ville, ce sont les juifs qui furent tenus pour responsables et subirent le massacre qui suivit à Babi Yar. Blobel préparait donc déjà le 25 septembre la « grande action », soit la liquidation des Juifs de Kiev, à la suite de ces attentats. Lenquête de Michaël Prazan dans le chapitre XII de son livre Einsatzgruppen permet de comprendre comment lextermination des Juifs de Kiev a été à la fois un projet porté par ladministration nazie et un événement contingent qui sest adapté aux circonstances particulières de linvasion des nazis en Ukraine, et notamment à lentrée de la Wehrmacht à Kiev. À la suite de ces actes de sabotage, le 28 septembre un communiqué ordonna à tous les Juifs de Kiev et des environs de se présenter le lendemain, jour de Yom Kippour, à 8 heures du matin avec leurs effets personnels, argent, papiers, biens et vêtements chauds rue Dorogojitskaïa8. Il était précisé que toute absence serait punie de mort et que tout civil surpris à cambrioler un appartement juif évacué, serait exécuté. Un certain nombre dhabitants de Kiev, juifs ou non, pensaient quil sagissait dune réquisition de main duvre ou dune déportation. Communiqué du 28 septembre 1941, en russe, ukrainien et allemand, ordonnant aux Juifs de Kiev de se rassembler. Voici une traduction du communiqué : « Tous les Juifs de Kiev et de ses environs devront se présenter le lundi 29 septembre 1941 à 8 heures du matin à langle des rues Melnikovskaïa (près des cimetières). Ils devront être munis de leurs papiers didentité, dargent, de leurs objets de valeurs, ainsi que de vêtements chauds, de linge, etc. Les Juifs qui ne se conformeront pas à cette ordonnance et seront trouvés dans un autre lieu seront fusillés. Les citoyens qui pénétreront dans les appartements abandonnés par les Juifs et sempareront de leurs biens seront fusillés. » Anatoli Kouznetsov, Babi Yar, éditions Robert Laffont, 2011, p. 93 Le déroulement du massacre Babi Yar est un ravin aux abords de Kiev creusé par une rivière qui devint en deux jours le lieu danéantissement par les nazis de la population juive de la ville, dans sa totalité, à lexception des hommes jeunes partis au front, et des rares évacués. Des colonnes de juifs y sont ainsi amenés, brutalisés par les Ukrainiens, forcés de se déshabiller et de sallonger contre la paroi du ravin de 150 mètres de longueur, 30 mètres de largeur et 15 mètres de profondeur. Dans son ouvrage, Anatoli Kouznetsov recueille le témoignage dune des survivantes de ce massacre : « Dina se frayait avec peine un chemin dans la foule, de plus en plus inquiète, et cest alors quelle vit un peu plus loin, tout le monde déposait ses affaires : les vêtements, les paquets et les valises dans le tas de gauche, et toutes les provisions à droite. Les Allemands faisaient avancer les gens par groupe : ils en laissaient passer un, attendaient, puis au bout dun certain temps en laissaient passer un autre, les comptaient, comptaient
et stop. » Anatoli Kouznetsov, Babi Yar, éditions Robert Laffont, 2011, p. 103 Dans son Histoire de la Shoah, George Benssoussan retranscrit le témoignage dun membre du commando spécial SK4a, Kurt Werner : « (
) Immédiatement après mon arrivée sur les lieux dexécution, jai dû descendre au fond de ces gorges avec mes camarades. Il na pas fallu attendre longtemps avant que les premiers Juifs soient amenés et descendent la pente. Les Juifs devaient se coucher le visage contre paroi du gouffre. Au fond du gouffre, les tireurs avaient été divisés en trois groupes denviron douze hommes. Les Juifs étaient tous conduits en même temps aux pelotons dexécution. Les suivants devaient sallonger sur les corps de ceux qui venaient dêtre exécutés. Les tireurs se mettaient derrière eux et les abattaient dune balle dans la nuque. Je me souviens encore aujourdhui quils étaient saisis dépouvante dès quils arrivaient au bord de la fosse, et apercevaient les cadavres. Beaucoup dentre eux, terrifiés, ont commencé à crier. » Ernst Klee, Willy Dressen, Volker Riess, Pour eux, « cétait le bon temps » la vie ordinaire des bourreaux nazis, Plon, 1990, p. 61 Dans les mois qui suivirent, 60 000 exécutions eurent lieu au même endroit sur des Juifs, Polonais, Tsiganes, Ukrainiens. Après les exécutions de masse, un camp de concentration fut créé à Babi Yar. Les communistes, résistants et prisonniers de guerre y ont été enfermés. Le nombre de victimes du camp est estimé à 30 000. Durant les deux années qui suivirent, avant que larmée rouge ne reprenne Kiev, Babi Yar continua dêtre le lieu dun massacre obstiné de la part des nazis : près de cent quarante mille personnes de nationalités variées y furent abattues à la mitrailleuse ou enterrées vivantes : Juifs, Polonais, Tsiganes, opposants aux nazis, malades mentaux, prisonniers de guerre et tous les habitants de Kiev que le hasard des rafles ou les dénonciations destinaient à une disparition sans trace et sans mémoire. Avant leur retraite, les nazis se hâtèrent de brûler les cadavres et de disperser les cendres avant larrivée de larmée rouge, afin danéantir la sépulture des hommes. Dautres ravins eurent dailleurs la même fonction à travers les territoires occupés. Si Auschwitz désigne, à lOuest, le symbole de la catastrophe pour les Occidentaux, cest Babi Yar qui pourrait être, à lEst, le symbole de lextermination des juifs soviétiques. LEFFET DE PROPAGANDE La propagande nazie à cette époque tend à associer la population à ces massacres, mais la lecture du journal de Goebbels rectifie cette vision: "Le rapport suivant, au début du mois de novembre, relatait un autre fait qui faisait plus que confirmer lampleur des exécutions: lacharnement de la population ukrainienne contre les Juifs est extraordinairement grand, car on leur attribue la responsabilité des dynamitages de Kiev, tous les Juifs ont été arrêtés et les 29 et 30 septembre, 33771 Juifs ont été exécutés. De manière symptomatique, le massacre de Babi Yar était présenté comme le juste châtiment dune crime dont les Juifs nétaient évidemment pas responsables: et la manière dont il était raconté laissait penser quil sagissait dune mesure décidée par la population locale et, pourquoi pas, exécutée par elle, puisquon sabstenait de nommer les exécutants. Goebbels navait pour sa part pas eu besoin de lire ce rapport pour connaître la vérité. Dès le 18 octobre, un de ses collaborateurs linformait des gigantesques fusillades de Juifs en Ukraine" demandant du matériel de propagande pour expliquer à la population locale des mesures dont elle ne comprenait pas la dureté. En contradiction avec ce que les nouvelles des pogromes lui avait jusqualors inspiré, Gobbels concluait : le bolchevisme a petit à petit émoussé linstinct antisémite des peuples de lUnion soviétique; nous devons due certaine manière tout reprendre à zéro."(pp59-60) Auschwitz, enquête sut un complot nazi, ouvrage cité. Ce à quoi, selon moi, nous sommes confrontés est un antisémitisme populaire qui a ses limites mais qui est constamment attisé, utilisé , provoqué pour des raisons politiques, depuis les pogromes tsaristes jusquaux massacres nazis, mais sans pour autant saffirmer pro-sémites, il existe dans la masse de la population un refus de ces horreurs, mais le vrai problème est le repliement, le désespoir auquel est réduite cette masse et que traduit aujourdhui en Ukraine la baisse de natalité avec une décroissance de la population. Le danger est quand monte comme seule alternative la violence nationaliste qui cherche ses victimes et quand lEurope et les Etats-Unis vont jusquà favoriser cette émergence.
méditez bien cette carte qui décrit limplantation du mouvement néo-nazi et antisémite Svoboda, il na à lui seul la majorité nulle part même sil fait des scores inquiétants dans la zone anciennement polonaise mais il na cessé dêtre favorisé par les régimes oligarchiques qui se sont succédés et en particulier ceux de la Révolution orange complètement fabriquée par les Etats-Unis avec laide sinon de lensemble de lEurope en tous les cas des gouvernements de droite des ex-pays socialistes, phénomène qui ne concerne pas que lUkraine mais est peut-être encore plus préoccupant en Hongrie et dans les pays baltes. De surcroît, il est évident que la volonté des Etats-Unis dimplanter lOTAN en Ukraine leur a donné un pouvoir démeutiers non seulement à eux mais à des forces encore plus radicales face à un pouvoir qui na plus aucune légitimité dans une Ukraine divisée et dans un état économique et financier catastrophique.
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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| Posté le 26-02-2014 à 08:14:59
| Lu sur http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/24/ukraine-leconomie-dans-un-etat-critique-selon-le-president-de-la-rada-qui-va-payer-la-russie-considere-le-gouvernement-comme-illegitime/ Ukraine: léconomie dans un état critique, selon le président de la Rada, qui va payer ? La Russie considère le gouvernement comme illégitime
cette photo fait mon bonheur, entouré des drapeaux de Svoboda, le parti national socialiste BHL na pas vu le moindre antisémite. Alors même si la Russie décrit une situation apocalyptique qui lui permet de refuser de participer à un processus quelle juge aussi dangereux quillégitime, il est clair que la situation est plus que préoccupante
Il est clair que lUE se trouve devant ce nouveau gouffre financier. Il a été fait des promesses en particulier par la Pologne, qui les tiendra? Les Etats-uNis ont poussé au renversement du gouvernement parce quils veulent de lUkraine dans lOTAN, dirigé contre la Russie, mais cela noctroie pas nécessairement un droit dentrée et de financement par lUE quelle que soit la vassalité européenne. Est-ce que les Etats-Unis vont payer cette nouvelle base au prix dor ou ils laisseront les frais de bouches aux Européens ? La situation de léconomie nationale est "critique", le Trésor étant vide, a déclaré le président de la Rada (parlement ukrainien) Alexandre Tourtchinov, nommé selon les dernières informations président ukrainien par intérim. "Le compte du Trésor est complétement vide", a déclaré M.Tourtchinov intervenant dimanche devant les députés de la Rada. Vendredi, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les principaux leaders de lopposition ont conclu un accord sur le règlement de la crise politique en Ukraine qui prévoyait un retour au régime parlementaire, la formation dun gouvernement dunion nationale et la tenue de lélection présidentielle anticipée avant la fin de lannée en cours. Déjà, ce soir-là, les Russes ont refusé de signer le document en dénonçant son imprécision et en dénonçant le fait que lingérence occidentale dictait en fait toutes les conditions à des gens qui nétaient plus en état de se faire entendre de la rue. Samedi, en effet, sans attendre que le président signe le document sur le retour à la constitution de 2004, la Rada Suprême a modifié la constitution et a désigné un nouveau président du parlement et un nouveau ministre de lIntérieur et tout sest emballé. Le congrès des représentants des régions du Sud-est de lUkraine ont mis en doute la légitimité de ces démarches, sengageant à défendre lordre constitutionnel dans leurs territoires. Ce qui complique la situation avec la Russie qui est jusquici le principal bailleur de fonds. Plus les heures passent, plus la position russe paraît se durcir tandis que Poutine garde le silence et laisse une situation quil juge ingérable aux occidentaux. Fin décembre 2013, la Russie a déjà acheté des euro-obligations ukrainiennes pour 3 milliards de dollars. La semaine dernière, la Russie devait acquérir la deuxième tranche deuro-obligations ukrainiennes pour deux milliards de dollars. Cependant, les événements en cours en Ukraine ont amené Moscou à suspendre son aide à Kiev jusquà ce quun gouvernement ukrainien légitime soit formé. le silence de Poutine naugure rien de bon
Dun côté, les Russes craignent que sinstallent à leur porte une situation comparable à la Syrie, de lautre ils refusent de cautionner un processus illégitime et donc ils bloquent toute aide. ce que les médias russes décrivent est une situation danarchie que les occidentaux derrière les Etats Unis ont créée. Ils pensent que la Rada est lotage de mouvements extrémistes sous la pression desquels ils votent nimporte quoi. Les autorités russes ne soutiennent pas lancien président quils ont complètement lâché mais dénoncent lillégitimité de ceux qui se sont installés dans un pouvoir illusoire en espérant laide occidentale. Ils insistent sur les lois votées dans cette atmosphère, la langue russe quasiment interdite, les opinions néo-nazis légitimées, toutes choses que nous ignorons ici et qui font au contraire les gros titres en Russie. Chacune de ces lois marquant la dépendance dun parlement qui fait à peu près nimporte quoi sous la pression dune minorité dextrémistes soutenus de fait par les Etats-Unis.
Les résultats électoraux du parti national-socialiste ukrainien région par région en 2012. Son succès est évidemment moindre dans lEst du pays, majoritairement russophone. Il obtient son meilleur résultat dans la région de Lviv, polonaise avant la seconde guerre mondiale. Ce que disent les russes est que les occidentaux ont recruté dans ces zones des bandes armées qui aujourdhui se sont encore radicalisés puisquils accusent secteur droite de tenir la place et de faire la loi y compris face à Svoboda jugé trop mou, il accusent ces extrémistes davoir beaucoup dargent et davoir pillé les locaux présidentiels. Si on considère cette carte, on comprend mieux la manière dont les Russes accusent lex-président davoir laissé la rue aux mains de lextrême-droite, expliquant que sil avait pris à temps les mesures qui simposaient il aurait eu limmense majorité des Ukrainiens derrière lui. Ces derniers ne veulent pas de la guerre civile fomentée par lextrême-droite, une manière qua trouvé le système de pillage oligarchique de se maintenir en place aux dépends dun peuple épuisé. La diplomatie russe depuis le début de la crise soppose aux Occidentaux en les accusant davoir utilisé ces voyous pour affaiblir la Russie et en affirmant que les Russes au contraire pratiquent la non ingérence et le respect du peuple frère. Simplement il nest pas question de verser une aide tant que les fauteurs de troubles fascistes sont là. Cest une atmosphère de panique où lon fait monter les enchères. .En 2014-2015, lUkraine espère recevoir environ 35 milliards de dollars daide financière internationale, a annoncé lundi le ministre des Finances par intérim Iouri Kolobov. "Nous avons demandé à nos partenaires internationaux [la Pologne et les Etats-Unis, ndlr] de nous octroyer un crédit dici une ou deux semaines. Ceci étant, le montant total de laide financière escomptée par lUkraine en 2014 et 2015 pourrait atteindre 35 milliards de dollars", a déclaré M. Kolobov cité par le site internet du ministère de Finances. Le FMI na pas encore donné son avis. danielle Bleitrach
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| Posté le 26-02-2014 à 08:18:04
| Lus sur http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/21/laurent-fabius-lue-et-bhl-font-le-travail-des-etats-unis-et-detruisent-un-peu-plus-leurope-en-favorisant-un-putsch-nazi/?relatedposts_exclude=22877 Laurent Fabius, lUE et BHL font le travail des Etats-Unis et détruisent un peu plus lEurope en favorisant un putsch nazi
ce qui se passe à Kiev est une histoire de brigands menée par une Europe qui fait le boulot des Etats-Unis. Suivant une méthode expérimentée dans lex-Yougoslavie et les "révolutions de velours" pour dépecer lex-URSS. Que lUkraine soit une nation divisée cest un fait; que comme partout, les dirigeants post-soviétiques sy soient caractérisés par leur capacité à senrichir, leur corruption, les uns remplaçant les autres sans changer de politique, simplement dalliés, est un autre fait. Mais sur cette situation explosive, les Etats-Unis et lEurope ont voulu renouveler leurs manuvres habituelles quils expérimentent partout en provoquant des guerres civiles du monde arabe à lAmérique latine accompagné dun chur médiatique qui vante "la démocratie" dune bande de voyous, est encore un autre fait qui produit partout chaos et violence. Une mèche allumée dont on ne sait où elle sarrêtera. Il est clair que lUE fait payer à la Russie la manière dont elle a empêchée lintervention en Syrie, son alliance en Eurasie avec La CHine, les EUropéens et les Etats-Unis veulent continuer à empêcher que se reconstitue lex-URSS alliée avec la Chine alors on attaque le cur même de la Russie avec lUkraine et pour cela on utilise des néo-nazis, des mouvements poliment qualifiés de "nationalistes". En fait il sagit de troupes dextrême-droite, non seulement le mouvement Svoboda qui est léquivalent du Front National mais ses forces armées qui sont des voyous antisémites et sympathisants des néonazis. Tout le monde sauf les dirigeants Européens voit que les troupes qui mènent lassaut à Kiev et dans certaines villes de louest avancent avec des slogans manifestement néonazis, et que la croix gammée apparaît de plus en plus souvent sur des bâtiments et à lintérieur de ceux-ci, quand il ne sagit pas de portraits de ceux qui se sont jadis ralliés à Hitler. la communauté juive ukrainienne a alerté, rien ny fait, les Etats-Unis flanqués de leurs alliés, les Français en tête poursuivent lopération de soutien et la presse française sillustre par sa servilité et sa volonté de désinformation. La violence terrible qui se déchaîne à Kiev est largement le produit des dirigeants européens et des Etats-Unis qui dans leur succédané de Guerre Froide avec Poutine ont provoqué la violence, le sang, les morts et les blessés, et la guerre civile en Ukraine, en espérant mettre en difficulté les dirigeants alliés de POutine, ils ont en fait soutenu un putsch nazi et ont voulu le vendre à lopinion commme une révolte populaire pacifique en défense des valeurs européennes démocratiques. Ce crime accompli contre ce pays naura une fin que quand loccident reconnaîtra sa propre action et le crime accompli. Nous sommes devant une horreur installée au cur de lEurope que lon nous vend comme "la démocratie" et qui ne fait que faire monter les forces dextrême-droites déjà puissantes dans toute lex-Europe de lest et dont on mesure la nocivité en France. Quand je vois un BHL en train en bon agent de la CIA nous vanter ces gens là comme il nous a vanté les Libyens et des crétins lui emboîter le pas je me dis que vraiment nous aurons le fascisme et que Laurent Fabius et Hollande, les chiens de garde de lOTAN auront joué un grand rôle tandis quils font monter en France par leur politique mais aussi dans des espoirs électoralistes médiocres la même extrême-droite et sa haine. Le ^pire est sans doute que désormais la confusion est totale. Les communistes en France au lieu, comme je le leur demandais, de marquer les camps, se distinguer des oligarques corrompus autant que des groupes néo-nazis, des régimes autocratiques autant que des fascismes pseudo-islamistes se sont laissés noyer dans toutes les confusions y compris celles de certains éléments du Parti de Gauche, et ils ne se présentent plus comme le recours quils auraient pu être. Jamais on a eu autant besoin dun parti communiste et jamais celui-ci na été plus inexistant, désorganisé, devenu simple machine électorale. Je ne vois pas dissue dans de telles conditions, si ce nest dalerter sur les dangers du soutien dun camp que lon nous présente soit comme légitime, soit démocratique. Partout désormais des peuples excédés par labsence davenir, la situation dramatique se trouvent pris dans un triple front dans lequel leur voix est étouffée et devient prétexte à violences et guerres civiles. Lextrême-droite sert à ça
Cest la conscience de mon impuissance face à ce scénario qui ma conduit à arrêter ce blog. Danielle Bleitrach
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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| Posté le 26-02-2014 à 08:28:28
| Lu sur http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/25/ukraine-trois-villes-appellent-moscou-a-la-rescousse/ Ukraine : trois villes appellent Moscou à la rescousse
Ne soyons pas naïfs, ce qui monte dans les zones russophiles de lest, nest sans doute pas étranger aux vux de Moscou, mais les dirigeants russes ninterviennent que pour mettre en cause la légitimité dun pouvoir en plein désordre, ce qui leur permet à la fois dhonorer leurs contrats gaziers au prix convenu et dans le même temps ne pas simpliquer dans le soutien financier à un pouvoir dont ils laissent la responsabilité à ses "parrains" occidentaux. De toute manière, les "hommes" à qui sont confiés les destinées de la population sont ici aussi des hommes daffaire. Nous sommes ni dun côté, ni de lautre dans un processus révolutionnaire, les références nationalistes dominent. Il est à peu près évident que Poutine laisse senliser les occidentaux dans la situation quils ont provoquée et qui savère difficilement gérable, là encore les informations qui nous sont apportées sont très partielles et si dun côté les dirigeants occidentaux, à commencer par Hollande et la Pologne qui ont joué le jeu des Etats-Unis en appellent à la conciliation pour éviter la partition et la catastrophe financière, de lautre côté sous la pression de la rue le parlement ukrainien multiplie les actes antirusses comme supprimer le droit du russe dêtre une langue régionale protégée, ce qui est un véritable casus belli pour les zones russophones mais qui nest pas plus approuvé par lensemble de la population ukrainienne qui a des liens familiaux et historiques avec la Russie même quand elle met ses espérances souvent illusoire dans ce que pourrait lui apporter lEurope. (note de Danielle Bleitrach) Ukraine : trois villes appellent Moscou à la rescousse Rusina Shikhatova publié Lundi 24 février 2014 La situation se complique en Ukraine russophone depuis dimanche 23 février et le vote au Parlement ukrainien de labrogation de la loi « Sur les bases de la politique linguistique de lÉtat », qui a retiré de fait au russe son statut de langue régionale protégée.
Manifestation place Nakhimov à Sébastopol. Crédits: yuhanson / livejournal La plus grande manifestation a eu lieu à Sébastopol, ville du sud-ouest de la péninsule de Crimée, rassemblant sur la place Nakhimov, selon diverses sources, entre 20 et 50 000 personnes sous des drapeaux russes. Les participants portaient des banderoles où lon pouvait lire : « Notre président, cest Poutine ! », ou « Russie, nous sommes orphelins : adopte-nous ! ». Le maire de Sébastopol, Vladimir Yatsouba, qui appelait ses concitoyens à garder leur calme et à respecter lunité ukrainienne, a été hué par la foule. Les manifestants ont exprimé leur méfiance à légard de ladministration actuelle et affirmé leur volonté de déterminer eux-mêmes le sort de leur ville en désignant un nouveau maire : lhomme daffaires Alekseï Tchalyï. Ce dernier, citoyen russe et propriétaire du groupe industriel Tavrida Electric, sest ensuite adressé aux habitants, promettant de résoudre les problèmes de la ville. Les manifestants se sont également prononcés pour la cessation du paiement de leurs impôts à Kiev et la création de patrouilles du peuple. Les élections municipales avaient été abolies à Sébastopol en 1992 le maire est depuis désigné par les autorités de Kiev. A Kertch, à lextrême est de la Crimée, près dun millier de personnes ont participé à une marche qui a dégénéré à proximité de la mairie. Malgré les tentatives des forces de lordre de maintenir le calme, les manifestants ont réussi à retirer le drapeau ukrainien de la place de la mairie et à le remplacer par le drapeau tricolore russe, rapporte le portail local Kerch.fm. La manifestation de Kertch rassemblait des membres de la communauté russe et du parti communiste. Ils se sont prononcés contre ladhésion de lUkraine à lUE et ont appelé à la séparation de la Crimée. Le drapeau ukrainien a été remis en place après la dispersion du cortège. La ville dOdessa a également été le théâtre des deux manifestations, ce dimanche 23 février. Près de 5000 personnes ont défilé dans les rues centrales sous des drapeaux tricolores russes, scandant des slogans tels que « Odessa et Moscou : même famille », ou « Le fascisme ne passera pas ». Parallèlement, près de 600 personnes se sont rassemblées au pied de la statue de Richelieu pour soutenir le mouvement dopposition et prier pour le repos des âmes des victimes des récents affrontements de Kiev.
Odessa : On nest pas la viande de la girafe pour lEU. Crédits: timer.od.ua La crise politique en Ukraine dure depuis novembre 2013. Initialement, des manifestations ont commencé de se former à travers le pays suite au refus du président Viktor Ianoukovitch de signer laccord dintégration de lUkraine à lUnion Européenne. Mais, rapidement, les protestataires ont exigé la démission du président et du gouvernement. Rappelons que le 22 février, le parlement ukrainien a voté, à 328 voix sur 450, la tenue délections présidentielles anticipées, soit la destitution de facto du président Ianoukovitch. Ce dernier, qui a pris la fuite le jour même, demeure introuvable. Le 23 février, la Rada votait, à une majorité de 232 voix, labrogation de la loi « Sur les bases de la politique linguistique de lEtat ». Jusqualors, le russe, langue maternelle de la majorité des habitants du sud-est de lUkraine, avait le statut de langue régionale. La Crimée est une péninsule du sud de lUkraine, au statut de république autonome. Autrefois intégrée à la République socialiste soviétique dUkraine, elle a été rattachée à lUkraine indépendante en 1991, bien quétant à une écrasante majorité (98%) russophone.
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| Posté le 26-02-2014 à 08:32:11
| Lu sur http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/22/les-communistes-ukrainiens-demandent-larret-des-hostilites-suite-a-la-signature-de-laccord-de-fin-de-conflit/?relatedposts_exclude=22892 Les communistes ukrainiens demandent larrêt des hostilités suite à la signature de laccord de fin de conflit
Déclaration du Présidium du Comité central du Parti Communiste dUkraine (KPU) Vendredi 21 Février 2014 traduction Nicolas Maury Le Présidium du Comité central du Parti communiste dUkraine exprime ses profondes et sincères condoléances après les pertes tragiques au cours des confrontation à Kiev et dans dautres villes de lUkraine. Le Présidium du Comité central du Parti communiste dUkraine déplore lescalade de la violence et insiste sur la nécessité dun cessez-le-feu pour éviter la guerre civile. Le Présidium du Comité central du Parti communiste dUkraine blâme pour le sang et fratricide les clans oligarchiques, pour les 22 ans de domination qui ont amené le peuple à la souffrance, qui ont mené une lutte pour le pouvoir qui est responsable de trop nombreux morts. Dès le début, le Parti communiste a insisté sur lutilisation de moyens démocratiques et pacifiques pour régler les différends. Compte tenu de la diversité des opinions dans la communauté et pour prévenir la violence, nous avons proposé un référendum national pour donner au peuple la liberté de décider comment vivre. Mais le pouvoir et la soi-disant "opposition" ont ensemble interdit le référendum et se sont lancés dans une lutte pour la présidence, pour continuer a piller les humbles personnes, et ont déclenché une guerre civile. Le Présidium du Comité central du Parti communiste dUkraine saluent un plan de paix, qui reprend les propositions des communistes, dabord pour sortir de la crise sociale et politique, sans verser une seule goutte de sang : Retrait de tous les groupes criminels, Négocier, Nommer un gouvernement technique de transition, - Mener une vaste réforme politique, - Abolir la présidence ou alors limiter ses pouvoirs - Promouvoir une république parlementaire ou présidentielle-parlementaire. Ni les autorités, ni la soi-disant «opposition» nont voulu dun tel plan, ensemble ils ont tout fait pour envenimer la situation en Ukraine. Le Présidium du Comité central du Parti communiste dUkraine lance un appel à tous les partis politiques, à la société civile, à tous les citoyens de lUkraine, ne nous tournons pas vers les "seigneurs de la guerre" et les chefs en uniforme, faisons tout pour que plus aucun homme ne souffre. Nous encourageons le peuple a soutenir notre plan de paix pour que les ukrainiens puissent vivre en paix et en tranquillité dans létat. Se sera loccasion de construire un Etat populaire débarrassé des oligarques qui veulent le pouvoir, sous quelque bannière que ce soit, et quels que soient slogans, il ne sagit que dune couverture. Nous exprimons une fois de plus nos profondes condoléances aux familles et amis des victimes. Le Parti communiste a toujours été, et sera, avec le peuple, avec les travailleurs dUkraine. http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Les-communistes-ukrainiens-demandent-l-arret-des-hostilites-suite-a-la-signature-de-l-accord-de-fin-de-conflit_a7474.html
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