| | | | | | | | Resistance | | Jeune Communiste |  | | 193 messages postés |
| Posté le 07-01-2014 à 21:48:37
| « Moi, tu vois, quand je l'entends parler, Patrick Cohen, j'me dis, tu vois, les chambres à gaz
Dommage. » Les journalistes de Radio France se sont indignés de cette plaisanterie macabre de Dieudonné contre leur confrère. Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France écrit à Valls pour faire taire Dieudonné. Le lendemain, le spectacle est interdit. Le footballeur Anelka en remet une louche avec sa « quenelle », et France Info fait tourner linformation en boucle. On aimerait que les mêmes soient aussi vigilants sur ce qui se passe actuellement à Kiev. Mais le CRIF na rien à dire là-dessus. Quant aux journalistes de Radio France (comme ceux de tous les autres grands médias), ils adorent les manifestants de la place Maïdan, quils présentent systématiquement comme des « démocrates pacifiques et pro-européens », victimes de la brutalité des policiers du « régime autoritaire favorable à Moscou ». Non seulement ils oublient de dire que laccord libre-échangiste refusé par le Parlement ukrainien aurait ruiné léconomie du pays en mettant son industrie en concurrence « libre et non faussée » avec celle des pays de louest, bien plus développée ; non seulement ils négligent les quatre millions de signatures recueillies par le Parti Communiste dUkraine pour un référendum sur cet accord néolibéral ; non seulement ils détournent les yeux quand ce sont les manifestants « pacifiques » de Kiev qui attaquent les policiers et les bâtiments publics ; mais encore, les envoyés de Radio France ne voient pas ce qui est pourtant aussi visible que la moustache sous le nez dAdolf : ce sont les néo-nazis qui mènent le bal à Kiev ! Les militants politiques les plus nombreux et les mieux organisés de la place Maïdan sont ceux de Svoboda (« liberté » en ukrainien), parti membre du Front National Européen, où lon retrouve les néo-nazis dAube Dorée, du Nationaldemokratische Partei Deutschlands, de la Phalange espagnole
Son chef Oleh Tyahnybok a été invité en France par Jean-Marie Le Pen il y a quatre ans. Svoboda est né en 2004 avec la « Révolution orange » - un mouvement financé par les États-Unis - qui sen vantent ! Avant, Svoboda sappelait Parti National-Socialiste Ukrainien. Il a lissé son image et est devenu la troisième force du pays aux élections. Son emblème est une main à trois doigts dépliés en signe de victoires répétées, mais ses militants arborent sur un brassard le symbole dorigine : la rune Wolfsangel (« Croix de Loup » en allemand), insigne de la division SS « das Reich » et des unités de partisans Werwolf (Loup-Garou), créées par Himmler en 1945. Ils honorent la mémoire de la division SS galicienne et du collabo Stepan Bandera. Ce sont eux qui ont déboulonné la statue de Lénine aux cris de : « à terre, vermine communiste ! ». Et bien évidemment, ils sont homophobes, racistes et anti-Juifs. Cette année, Svoboda a protesté contre la « gay pride » de Kiev et contre le fait quune métisse a représenté l'Ukraine à l'Eurovision. En 2004, le chef du parti, Oleh Tyagnybok , s'est fait exclure de son groupe parlementaire pour avoir dit que le pays était dirigé par une « mafia judéo-moscovite ». Décidément, le bortsch (soupe traditionnelle ukrainienne) de la place Maïdan a une drôle dodeur
et pourtant, il fait les délices de certains ! Quelle est donc la qualité essentielle de Tyahgnybok qui manque à Dieudonné ? Cest que lui, au moins, manifeste sous le drapeau de lUnion Européenne ! Que Dieudonné en fasse autant : Radio France, le CRIF et Valls lui pardonneront alors toutes ses blagues ! Franz Lieber http://www.resistance-politique.fr/article-pas-de-quenelles-dans-le-bortsch-121951082.html
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 23-01-2014 à 22:26:22
| | LES FOUS DE GUERRE US EXIGENT DE LEURS SEMBLABLES DE L'UE DES SANCTIONS CONTRE L'UKRAINE Aujourd'hui, 17:50 Les États-Unis veulent voir lUE sanctionner Kiev
© La Voix de la Russie Par La Voix de la Russie | Washington a exigé de lUnion européenne dimposer sans tarder des sanctions à l'encontre du gouvernement de Viktor Ianoukovitch. Le département dÉtat des États-Unis a déclaré quil annulerait les visas aux autorités ukrainiennes qui seraient impliquées dans les « répressions » sur Maïdan en novembre et en décembre. Bruxelles nest pas encore prêt à suivre les États-Unis en prenant des mesures répressives par rapport aux autorités ukrainiennes. Car malgré le soutien dont jouit le « triumvirat » de lopposition ukrainienne, il ninspire pas confiance au Vieux Continent. « Nous recevons tous les jours des appels téléphoniques du département dÉtat des États-Unis qui exige que nous leur disions ce que nous avons lintention de faire » , a déclaré le journal bruxellois EU Observer, citant un diplomate hautement placé à lUE. Les Américains comprennent très bien que leurs sanctions ne sont que du bluff, car aussi bien les oligarques que les autorités ukrainiennes préfèrent ne pas effectuer de dépôts financiers aux États-Unis, mais bien en Europe. Toujours selon ce diplomate, il ny a que la Lituanie qui soutient les mesures répressives. Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré que lUE nest pas prête à imposer des sanctions à lUkraine dans un avenir proche. De plus, selon les médias, les pays européens qui ne font pas partie de lUE se sont activement penchés sur la question de la coopération et du règlement du conflit entre lopposition et le gouvernement ukrainiens. Selon le ministre suisse des Affaires étrangères Didier Burkhalter, ceci pourrait être effectué par lintermédiaire de lOrganisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui peut proposer des mécanismes pour aider à régler le conflit. Mais lUkraine sera-t-elle daccord avec cette mesure ? De nombreux experts russes estiment que cette coopération ne fera que légaliser les forces les plus radicales et consolidera ceux qui souhaitent le renversement du gouvernement. « La situation actuelle en Ukraine montre que les leaders de lopposition sont les mêmes protagonistes que ceux qui lancent des pierres et des cocktails Molotov dans le centre de Kiev. À la lumière de certaines déclarations du département dÉtat des États-Unis et des représentants des pays de lEurope occidentale, il devient tout à fait évident que cette opposition est alimentée et peut-être même dirigée par les forces dEurope occidentale et des États-Unis qui nont pas excusé à Viktor Ianoukovitch son refus de signer laccord dassociation avec lUE » , estime Vladimir Zharikhine, directeur adjoint de lInstitut russe des pays de la CEI. Le coup dÉtat en Ukraine qui sest prolongé est passé au stade avancé, étant donné quune guerre civile est en train de naître. « Il nest pas possible de sarranger avec les fascistes ou les nationalistes. En sentant leur force, ils considèrent votre flexibilité, votre politesse et votre tolérance comme un signe de faiblesse. Ces personnes nont pas besoin de négociations » , a annoncé Vladimir Satchko, rédacteur en chef du journal Kievski telegraf (Télégraphe de Kiev). Selon Oleg Bondarenko, politologue ukrainien connu, ce sont des personnes bien préparées, amenées à Kiev des régions ukrainiennes occidentales, qui participent aux troubles. Ils sortent dune école de préparation spéciale et, comme nous pouvons le voir aujourdhui, nous ne pouvons pas les considérer comme des « manifestants ». Ce sont, en effet, tout simplement des rebelles. « Lorsque nous disons quils étaient préparés à létranger, il sagit en fait des pays européens. Surtout les pays baltes et la Pologne » , estime-t-il. tefan Füle, Commissaire européen chargé de lélargissement et de la politique européenne de voisinage, se rendra en Ukraine le 24 janvier. Il estime nécessaire de rencontrer les représentants de lopposition et du gouvernement ukrainiens. Une rencontre avec Viktor Ianoukovitch nest toutefois pas prévue et pour le moment, il est difficile à dire quel est le but de la visite de Füle à Kiev. Les efforts dintermédiaire pour régler les conflits en dehors de lUE nont jamais fait partie de ses fonctions. Tout cela entre uniquement dans les compétences de lappareil de la commissaire en charge de la diplomatie européenne Catherine Ashton. À la veille de son voyage en Ukraine, Füle a posté sur Twitter quil était choqué par les nouvelles lois ukrainiennes. Il nest toutefois pas très évident de savoir ce qui la si choqué exactement. Dans la plupart des pays européens, dont la République tchèque (Füle est Tchèque), les lois sont semblables à celles ukrainiennes. Dailleurs, depuis lannée dernière, une loi a été votée au Canada qui prévoit une condamnation allant jusquà 10 ans de prison pour un manifestant qui a dissimulé son visage derrière un masque. Cependant, Ottawa nest sujette à aucune sanction. Andreï Fedyachine, Rédaction en ligne Sources : La Voix de la Russie J. Tourtaux
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| Posté le 26-01-2014 à 21:09:31
| | LES PROPOSITIONS DU PARTI COMMUNISTE D'UKRAINE (KPU) POUR SAUVER L'UKRAINE DE LA GUERRE CIVILE Comment sauver l'Ukraine de la guerre civile : les propositions de la dernière chance du Parti communiste Communiqué du Parti communiste d'Ukraine (KPU) Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ Le Parti communiste d'Ukraine exprime ses condoléances pour la perte tragique de vies humaines au cours des affrontements armés provoqués par des extrémistes dans la rue Hrushevskoho à Kiev. La responsabilité de ces décès, de l'effusion de sang incombe tout autant au pouvoir, qui a offert le pays et le peuple « sur un plateau » aux dirigeants de la pseudo-opposition, aux groupes d'extrême-droite néo-nazis, aux organisations nationalistes violentes, aux politiciens étrangers qui appellent les gens à « radicaliser les protestations » et à « lutter jusqu'au bout » . Nous exigeons du gouvernement comme des leaders de la place Maidan qu'ils retirent des rues de Kiev leurs forces combattantes, criminelles, qu'ils s'abstiennent de tout recours à la force, qu'ils garantissent la non-ingérence dans les affaires intérieures ukrainiennes, que des puissances étrangères et leurs représentants ne soient pas invités à la table de négociation. Toutes les tentatives de création de structures parallèles de pouvoir non-constitutionnelles de « Parlement national », de « président par intérim » etc, ne feront que renforcer l'affrontement et créer un risque d'escalade du conflit vers la guerre civile. Une partie de la population soutiendra le gouvernement actuel, et l'autre la prétendue opposition, ce qui conduira inexorablement à l'éclatement définitif de l'Ukraine. Le Parti communiste est prêt à présenter des propositions concrètes pour résoudre la situation. Nous pensons qu'il est nécessaire de : 1 Convoquer un référendum pour décider de la politique économique extérieure de l'Ukraine, en termes d'intégration régionale ; 2 Adopter des réformes politiques, supprimer l'institution présidentielle et instaurer une république parlementaire, augmenter de façon significative les droits des collectivités territoriales ; 3 Faire passer une nouvelle loi électorale, avec retour au scrutin proportionnel pour l'élection des députés ukrainiens ; 4 Afin de dépasser le chaos politique et de garantir un contrôle étroit sur le gouvernement et les politiques, la mise en place d'un organisme civil indépendant de « contrôle national », avec des pouvoirs élargis ; 5 Faire passer la réforme judiciaire et introduire l'élection des juges. Le Parti communiste attire l'attention sur le fait que, dès le début, nous avions averti : que le mépris des procédures démocratiques pour résoudre le conflit social, le refus de l'organisation d'un référendum, orchestré par le pouvoir conjointement avec la dite opposition, pouvait avoir des conséquences catastrophiques. Par conséquent, avant qu'il ne soit trop tard, une solution pacifique à la crise politique est encore possible. Nous appelons à condamner l'extrémisme, nous encourageons les gens à ne pas céder aux provocations, à réclamer des négociations constructives avec la participation du Président, des dirigeants des partis politiques et des organisations de masse. Le Parti communiste d'Ukraine affirme qu'il existe un autre moyen d'arrêter la spirale de la violence et de sauver le pays ! Vendredi 24 janvier 2014 blog J. Tourtaux
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| Posté le 30-01-2014 à 20:28:40
| Sur solidarite-internationale-pcf Solidarité en Ukraine avec le Parti communiste qui lance un appel aux forces communistes et de gauche du monde entier ! Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net Chers camarades ! L'Ukraine a rejoint la liste des pays victimes des « révolutions colorées ». Des séquences de massacres choquants, actes de vandalisme, émeutes et prise d'assaut de bâtiments administratifs sont apparus sur les écrans des médias occidentaux. Dans le cadre de ces innombrables affrontements des centaines de manifestants et de forces de l'ordre ont été sérieusement blessés, elles ont même conduit à la mort de plusieurs manifestants. Ne pas oublier non plus les faits d'enlèvements de masse et de violence politique par les éléments les plus radicaux. Les événements récents ont dissipé le mythe selon lequel il y aurait dans la capitale ukrainienne une opposition entre un « régime criminel » et des « démocrates européens pacifiques ». En réalité, ces événements viennent de la lutte entre clans oligarchiques pour le pouvoir en Ukraine, et pour le poste présidentiel en particulier. Les événements actuels sont un coup dÉtat. Ceci est confirmé par les derniers agissements de l' « opposition » qui crée des institutions de pouvoir parallèles, et parlant au nom du peuple, mène des actions anti-constitutionnelles qui nourrissent le conflit en Ukraine, forcent les autorités à aller plus loin dans la répression. Une attention toute particulière doit être portée à l'activité croissante de forces politiques néo-nazies et ultra-nationalistes, qui ont fait le choix de la violence et de l'illégalité, provoqué la confrontation et les affrontements. Ces organisations comprennent en particulier « Spilna Sprava » (Cause commune), « Trizub » (Trident), « UNA-UNSO », « Secteur droit », « Svoboda » etc. Le parti « Svoboda » occupe un rôle spécial dans l'escalade du conflit en tant que parti parlementaire, au pouvoir dans certaines régions occidentales il a une opportunité réelle de continuer sa politique de subversion contre l'ordre constitutionnel en Ukraine. Toutes ces organisations sont unies idéologiquement et suivent l'exemple des partisans ukrainiens du national-socialisme allemand Bandera et Choukhevytch reprenant leurs slogans. Par exemple, un slogan devenu très populaire aujourd'hui : « Gloire à l'Ukraine, gloire aux héros ! » était celui des collaborateurs ukrainiens pendant la Seconde guerre mondiale, lorsqu'ils massacraient des habitants polonais et ukrainiens pacifiques en Ukraine occidentale. Le Parti communiste d'Ukraine informe le monde communiste, les travailleurs et les mouvements de gauche sur les nombreux actes de vandalisme, comme quand les néo-nazis ont détruit les statues de Lénine et les monuments de l'ère soviétique, mais désormais les actes de vandalisme sont dirigés contre les monuments érigés en l'honneur des héros de la lutte contre le fascisme. Dans le même temps, il devient de plus en plus clair que l'Ukraine sombre dans une spirale de violence. Avec le soutien apporté à l'opposition de la part des puissances occidentales, y compris de certains politiciens ouest-européens, on sait de plus en plus clairement qui alimente le conflit en Ukraine. En parallèle, le Département d'Etat américain ne cesse de demander aux autorités ukrainiennes de négocier avec l'opposition, de retirer les troupes de maintien de l'ordre des rues de Kiev et de permettre à l' « opposition » d'occuper les édifices gouvernementaux tout en revenant sur les dernières lois « non-démocratiques et dictatoriales » adoptées par le Parlement ukrainien. Cependant, ces lois correspondent parfaitement aux normes des démocraties occidentales, identiques à la législation en vigueur aux États-Unis et dans l'Union européenne. Par exemple, sous ces nouvelles lois, les organisations publiques ukrainiennes financées depuis l'étranger, et qui ont largement contribué à l'intensification du conflit seront obligés d'être enregistrées comme agents étrangers. Dans la législation américaine, ceci est le cas depuis les années 1930. Le parlement ukrainien s'est juste inspiré de l'expérience américaine. Des lois interdisant aux manifestants pacifiques de cacher leurs visages existent aussi en Europe. Ainsi, l'Allemagne a criminalisé l'usage de casques couvrant le visage, le recours à des boucliers lors de manifestations. En France, les mêmes délits sont passibles de 3 ans de prison et d'une amende de 45 000 €. Une telle interdiction est en vigueur aux États-Unis, au Canada et dans d'autres pays. Violer ces lois sur les manifestations pacifiques en Grande-Bretagne équivaut à une pénalité de 5 000 £ et jusqu'à dix ans de prison aux États-Unis comme en Angleterre. Aux États-Unis, frapper ou agresser un officier de police peut conduire de 3 à 10 ans de prison. En France, le blocage de la voie publique pour quelque raison que ce soit est interdite. D'une certaine manière, les politiciens occidentaux qui manifestent une indignation et une préoccupation sur la situation en Ukraine, tout comme contre le « durcissement » de la législation ukrainienne ne veulent pas se rappeler ces faits. Dans ces circonstances, le Parti communiste d'Ukraine croit que la responsabilité des violences incombe autant aux dirigeants ukrainiens, dont les actions ont forcé le peuple ukrainien à entamer des manifestations de masse, qu'aux leaders de la prétendue « opposition », les organisations militantes nationalistes d'extrême-droite et aux politiciens étrangers qui poussent les gens à la « radicalisation des manifestations » et à la « lutte jusqu'au bout ». Nous sommes convaincus de la justesse des initiatives des communistes pour un référendum en Ukraine, dont la mise en uvre aurait éliminé les bases des manifestations populaires et aurait permis au peuple ukrainien de décider lui-même de son sort. Le Parti communiste d'Ukraine déclare la nécessité d'en finir avec le recours à la force, d'assurer une non-ingérence dans les affaires internes ukrainiennes de la part des puissances étrangères et de leurs représentants, y compris à la table des négociations. Dans le même temps, toutes ces tentatives pour créer des structures parallèles de pouvoir non-constiutionnelles ne font que renforcer l'opposition et créer une véritable menace, celle de l'escalade du conflit vers la guerre civile. Une partie de la population soutiendra le gouvernement actuel, et l'autre l'auto-proclamée « opposition », et cela ne fera que mener à la scission inévitable de l'Ukraine. Dans ces circonstances, le Parti communiste d'Ukraine présente des propositions concrètes pour résoudre la situation : Convoquer un référendum pour décider de la politique économique extérieure de l'Ukraine, en termes d'intégration régionale ; Adopter des réformes politiques, supprimer l'institution présidentielle et instaurer une république parlementaire, augmenter de façon significative les droits des collectivités territoriales ; Faire passer une nouvelle loi électorale, avec retour au scrutin proportionnel pour l'élection des députés ukrainiens ; Afin de dépasser le chaos politique et de garantir un contrôle étroit sur le gouvernement et les politiques, la mise en place d'un organisme civil indépendant de « contrôle national », avec des pouvoirs élargis ; Faire passer la réforme judiciaire et introduire l'élection des juges. En nous saisissant de cette opportunité, nous vous demandons de contribuer à la réconciliation dans la société ukrainienne par tous les moyens possibles pour porter nos propositions, tout comme pour assurer une couverture la plus large possible à la situation politique réelle en Ukraine. Nous vous demandons de condamner les actions extrémistes, la propagande du fascisme, du nationalisme et du néo-nazisme en Ukraine, ainsi que les ingérences étrangères dans les affaires intérieures d'Ukraine et toute escalade à venir dans la violence.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 03-02-2014 à 13:19:16
| | Les associations juives ukrainiennes dénoncent les actes anti-sémites commis par les manifestants d'extrême-droite pro-européens Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ Dans sa quête agressive d'expansion pour résoudre sa crise interne, l'Union européenne n'hésite pas à pactiser en Ukraine avec des forces d'extrême-droite ouvertement fascistes, anti-sémites, anti-communistes et prêtes à enterrer ce qu'il reste de la démocratie. L'Association des organisations et communautés juives d'Ukraine (Vaad, en ukrainien) vient de dénoncer les attaques dont ont été victimes plusieurs membres de la communauté ces dernières semaines, à la marge de manifestations organisées par les forces anti-gouvernementales. « Le Vaad ukrainien manifeste son inquiétude face aux cas de violences anti-sémites qui se sont déroulés en janvier, à Kiev » , signale leur communiqué, qui pointe du doigt les forces d'extrême-droite fascistes et anti-sémites qui accompagnent les cortèges des forces pro-européennes. L'organisation porte à la connaissance deux cas, quoique non-exhaustifs des violences subies par la communauté juive ces dernières semaines. Le premier, celui d'un enseignant dans une école juive Hillel Wertheimer, agressé à la sortie d'une synagogue. Victime juive « d'origine russe » agressée par des crânes rasés : un mystère peu épais Le second, le 18 janvier, porte sur un élève d'une Yashivah (école religieuse juive), Dov Glickman, lui aussi attaqué devant une synagogue. Ce dernier se trouve être un Juif originaire de Russie. Il a subi un passage à tabac à coups de poings, de pieds armés de couteaux qui ont conduit à son hospitalisation. Dans la soirée du 18, les étudiants de l'école Yashivah en question ont mené une ronde qui leur ont permis d'identifier et d'arrêter un individu au crane rasé, ressemblant à un skinhead néo-nazi, possédant un plan détaillé du quartier juif et des lieux de concentration de la communauté. Vaad a condamné avec la plus grande vigueur les actes anti-sémites commis durant les manifestations menées par les forces pro-européenne. Les analystes soulignent que la communauté juive est comme toutes les autres parties de la population divisée à part égale entre soutien au gouvernement et soutien à l'opposition. Quand Svoboda joue une pièce de théâtre devant les ténors de l'opposition pour dénoncer le « complot juif » ! La nouvelle a par ailleurs peu circulé dans la presse occidentale mais les « indignés de Maidan » (sic) avaient organisé pour le Réveillon un vertep (théâtre de marionnettes de nature religieuse) anti-sémite, dont le rôle principal était tenu par le député de Svoboda, Bogdan Beniouk. Beniouk interprétait Zhyd, stéréotype du Juif orthodoxe avec son costume noir et ses papillotes. Financé par un personnage ressemblant à la fois à Victor Ianoukovitch et le roi Hérode, Zhyd se vantait de contrôler les banques, la finance, les médias et d'avoir « l'Est et l'Ouest entre ses mains ». Zhyd, payé par le maître du pays est alors celui chargé de « massacrer les innocents » (sic), les manifestants de Maidan pour sauver son propre peuple juif. La pièce fut suivie par l'hymne national ukrainien, et les félicitations des leaders de l'opposition Iatseniouk, Klitschko et Tyahnybok ! Le lendemain, près de 20 000 manifestants avaient répondu à l'appel de Svoboda pour fêter le Nouvel An par une « marche au flambeau » sur le boulevard Krechatik à Kiev pour fêter le 105 ème anniversaire du nationaliste ukrainien Stefan Bandera, collaborateur avec les Nazis, dont les partisans ont participé aux massacre des Juifs en Ukraine. Nationalisme ukrainien et anti-sémitisme : une longue histoire Il convient de rappeler que le nationalisme ukrainien comme celui de tant d'autres pays d'Europe de l'est se construit sur une base commune mêlant anti-sémitisme, anti-communisme, russophobie et rejet même de la démocratie et des Lumières. Ainsi l'histoire des nationalistes ukrainiens au XX ème siècle, c'est celle des pogroms pendant la guerre civile russe. On considère qu'un dixième de la population juive ukrainienne (200 000 personnes) a péri dans les pogroms commis par les armées blanches et les nationalistes ukrainiens. Pendant la Seconde guerre mondiale, les Einsatzgruppen ces escadrons de la mort nazis liquidèrent plus d'un million de Juifs, résistants, communistes en Lituanie, Biélorussie, Ukraine, avec le soutien actif des collaborateurs nationalistes lituaniens, lettons et ukrainiens. Pour les nationalistes des années 1930-1940, comme le héros de Svoboda Stepan Bandera, les Juifs étaient non sans ambivalence perçus comme les « agents de la domination bolchevique », donc des ennemis, tandis que l'Allemagne nazie, par sa vocation d'ennemi irréductible de la Russie communiste, était un allié de circonstance dans le « Nouvel ordre européen » façonné par Berlin. Une histoire bonne à rappeler quand les tenants de la « Nouvelle Europe » nous présentent les extrémistes de Svoboda eux-mêmes débordés par les groupes néo-nazis comme les combattants de la liberté. Sans sympathie particulière pour le gouvernement ukrainien corrompu, sans se subordonner à un des clans de l'oligarchie ukrainienne, nous suivons nos camarades du Parti communiste d'Ukraine : le fascisme ne passera pas !
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 05-02-2014 à 08:35:34
| Déclaration de 8 partis communistes d'ex-URSS : Mettons en échec ce coup d'Etat larvé en Ukraine !
Mettons en échec ce coup d'Etat larvé en Ukraine ! Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ Les événements actuels en Ukraine deviennent de plus en plus inquiétants et critiques. Dans un certain nombre de régions, des groupes radicaux bien organisés s'emparent des organes de pouvoir locaux par la force. Ce ne sont pas des défenseurs désintéressés des droits de l'Homme qui donnent le ton mais des éléments ouvertement fascistes. Des admirateurs d'Hitler sont déjà au pouvoir dans les États baltes. Désormais, ils se lancent à l'assaut du pouvoir en Ukraine. Ils en viennent à interdire l'activité du Parti communiste d'Ukraine dans deux régions. La persécution des communistes est un des signes les plus évidents de l'émergence du fascisme. Il n'y a rien de spontané dans ce qui se passe en Ukraine. Ces méthodes sont celles préparées par ceux qui tirent les ficelles et qui ont fait leurs armes en montant sur pieds des coups dÉtat en Yougoslavie, Géorgie, Libye, et dans les pays d'Asie, du Moyen-orient, d'Afrique et d'Amérique latine. Les politiciens et diplomates occidentaux traitent clairement le coup de force en Ukraine comme si ils ne se déroulaient pas dans un État souverain mais dans une de leurs colonies. Un rôle actif est joué par des instigateurs et des agents provocateurs de Pologne et des États baltes. L'ingérence dans les affaires intérieures d'Ukraine est désormais patente et sans précédent . Toute tentative de remettre les choses dans l'ordre découlent sur des accusations de violence excessive, dans des manuvres de chantages et menaces de sanctions. La technique pour prendre le pouvoir est la même que celle expérimentée en 2004 ; le chaos dans les rues et la violence. Mais les « hauts dignitaires » ukrainiens semblent n'avoir rien retenu de l'histoire. La passivité de la part du pouvoir équivaut à un appeasement, une capitulation face à ceux qui engagent l'Ukraine dans la guerre civile et l'emmènent vers une dépendance asservissante dans l'Union européenne. Nous ne pouvons pas ignorer les tendances les plus périlleuses des manifestations du fascisme en Europe. Nous dénonçons fermement la tentative de coup dÉtat larvé en Ukraine. Nous appelons les forces de gauche, patriotiques et anti-fascistes à élever leurs voix contre les tentatives de la pat de forces fascistes de prendre le pouvoir en Ukraine. Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux communistes d'Ukraine ! Parti communiste de la Fédération russe Parti communiste de Biélorussie Parti communiste d'Arménie Parti communiste unifié de Géorgie Parti des communistes de la République de Moldavie Parti communiste du Kazakhstan Parti communiste dAzerbaïdjan Parti communiste de Pridnestrovie
Edité le 05-02-2014 e 08:36:02 par Xuan
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 08-02-2014 à 21:47:52
| | l un des intervenants-xuan-a rapporté un manifeste des pc d europe de l est parmi lesquels il est fait allusion à la pridnestrovie,la transnistrie.la prise du pouvoir par les fascistes à kiev puis le 8 novembre celle des irrédentistes roumains en moldavie permettra à l otan d encercler cette enclave russophone pour obtenir son démantelement et le retrait des troupes russes qui y sont présentes.une nouvelle étape,avant le renversement du lukashenko au bélarus,de la croisade anti-russe et anti-communiste de l alliance atlantique,avant la sécession de l enclave de kaliningrad par les pangermanistes du "parti républicain balte",puis la retrocession de la carélie à la finlande qui vénère toujours le général mannerheim.tout cela va se compliquer avec la possible coopération russoaméricaine dans le nord caucase contre doku ouramov,et ce qui va se produire en ukraine,dont l est regarde toujours vers le kremlin. |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-02-2014 à 20:49:32
| | Ukraine: quand les nazis mènent le bal par Geoffroy Gérard legros
Il y a des pays comme ça dont je me méfie, pas uniformément mais dans certaines de leurs composantes
Le nationalisme, lhostilité envers la Russie et laccueil favorable à lAllemagne me rappelle abusivement peut-être de mauvais souvenirs
Je ne sais pas ce quil faut penser de ce que dit cet article à savoir quen Ukraine les mouvements "encouragés" par lEurope, lAllemagne en particulier, au point que son ministre des Affaires étrangères y vient appuyer les manifestations anti-gouvernementales et antirusse me fait me poser un certain nombre de questions. Ce qui se passe déjà en Europe, en Hongrie, mais aussi dans les pays baltes rendent cette information crédible . Non, « Svoboda » nest pas un « parti nationaliste », comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok nest pas le « chef du parti de la Liberté », avec toute léquivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien placée dun label partisan adopté sur le tard.M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, « Svoboda » est un parti nazi, et ce sont des emblèmes nazis et des mots dordre nazis que répercutent journaux et télés qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne.De même, les groupes issus du mouvement « Panthères » (Panteri), qui ont assailli le Parlement slovène en 2010, nétaient pas, comme on a pu le lire, des « jeunes révoltés » : ce sont des néo-nazis, qui tabassent, voire tuent les « nègres » (Zamorc) et confondent dans leur détestation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassemblés sous le terme de « cefur », lui-même issu du vieux turcisme « cifut » : « youpin ». (note de Danielle Bleitrach) 8 décembre 2013 « Négros, youpins, ruskofs » ! Ils sont dans le collimateur de la 4ème force politique ukrainienne depuis 2012, le parti nazi et pro-européen ukrainien « Svoboda », locomotive des manifestations qui se déroulent en Ukraine depuis deux semaines. Un premier rôle qui couronne dix années de dédiabolisation toute formelle
et obtient un label « révolutionnaire » et « démocratique » grâce aux médias occidentaux.
Un emblème omniprésent : trois doigts de la main couleur or sur bannière azur comme une promesse de victoire renouvelée. Des mots dordre et des drapeaux qui claquent au vent. Des porte-parole qui manient avec ardeur et habileté le langage « révolutionnaire ». Le parti « Svoboda » est la locomotive des manifestations qui, depuis deux semaines, secouent plusieurs villes dUkraine. Ainsi, ce sont ses militants qui ont fait franchir un cap décisif à la contestation ukrainienne, en occupant la mairie de la capitale, Kiev, transformée par leurs soins en « quartier général révolutionnaire ». Pas une photographie, pas un reportage télévision qui ne donne à voir les insignes de cette organisation montante. Forte de 37 députés à la Verkhovna Rada (Assemblée nationale), « Svoboda » est devenu en 2012 la 4ème force politique de lancienne république socialiste. Une percée électorale et un activisme qui ont imposé Oleg Tiagnibok au nombre des leaders de lopposition au président Viktor Ianoukovitch.
Lancien et le neuf : malgré ladoption dun symbole « neutre », les militants de « Svoboda » restent attachés à la rune « Wolfsangel », signe de l« idée de nation » et insigne de la division SS « Das reich » . Du nazisme au dialogue Sobrement identifié comme « nationaliste » par la presse occidentale, le dirigeant de « Svoboda » parade dans les médias, aux côtés dArseniy Yatsenyuk, représentant de loligarque emprisonnée Ioulia Timoshenko, et de lancien boxeur, Vitali Klitchko, revenu dAllemagne après avoir annoncé sa candidature à lélection présidentielle. Cest avec ce triumvirat que le ministre allemand, Guido Westerwelle, a souhaité entamer un « dialogue », après une visite sur la « Place de lIndépendance » de Kiev (EuroMaïdan) en soutien aux « centaines de milliers de personnes dont le cur bat en Europe ». Stratégie de dédiabolisation Pour « Svoboda », laccès au leadership de « lopposition démocratique » encouragée par les chancelleries occidentales couronne une stratégie de dédiabolisation engagée il y a 10 ans. En 2004, le « Parti national-socialiste dUkraine » néo-nazi, fondé en 1995, optait pour la dénomination plus consensuelle de « Svoboda » « Liberté » en langue ukrainienne. Simultanément, la rune « Wolfstangel », symbole de « lidée nationale » et insigne de la division SS « Das Reich », faisait place aux trois doigts couleur or, évocation « conviviale » du traditionnel trident ukrainien. Mal acceptée par certains militants attachés à lemblématique nazie, cette mue symbolique na en revanche guère affecté le discours du parti ultra-nationaliste. Ainsi, note la chercheuse, Halyna Bocheva, auteure dune étude consacrée à lextrême-droite ukrainienne, « Svoboda articule un discours ouvertement raciste à lencontre des minorités visibles ».
Née à kiev de père congolais et de mère ukrainienne, la chanteuse pop « Gaitana » a été prise pour cible par « Svoboda ». « Négros » et « youpins » Outre les étudiants africains, qui, comme en Russie, constituent des cibles permanentes pour lextrême-droite, « Svoboda » cible les quelques Noirs et métis du pays, dont la chanteuse « Gaitana », native de Kiev, de père congolais et de mère ukrainienne. Une « négresse », aux yeux de lextrême-droite, qui « représente un coin quelque part en Afrique », estimait Yuri Syrotiuk, porte-parole du parti. Mais ce sont les Juifs et les Russes, indistinctement considérés comme « ennemis de la Nation », qui sont néanmoins les cibles privilégiées de « Svoboda ». Un Poutine « pédé » et « enjuivé » « La « mafia judéo-russe » contrôle le Kremlin », expliquait en 2004 Oleg Tiagnibok. Des Juifs qui seraient, depuis la Révolution bolchévique, les agents de la « russification », mettraient aujourdhui le pays en coupe réglée via le gouvernement Ianoukovitch aux ordres du « Juif Poutine » et prépareraient un « génocide » contre la population chrétienne du pays. Des thématiques racistes qui expliquent le soutien, a priori paradoxal, que reçoit « Svoboda » dune partie de lextrême-droite russe, elle-même en pointe des manifestations anti-Poutine de lan dernier, laquelle pourfend sans répit un Poutine « pédé » et « enjuivé ».
Oleg Tiagnibok, leader de Svoboda. À droite, le portrait de Stepan Bandera, chef collaborationniste ukrainien durant la Seconde Guerre mondiale.
Elle regrette la « fin de lApartheid en Afrique du Sud » Au nombre de ses soutiens russes, « Svoboda » compte aussi lancienne dissidente, Valeria Novodvorskaya, qui, par ailleurs, dit « regretter » la « fin de lApartheid en Afrique du Sud ». En 2010, « Svoboda » appelait au boycott dune exposition consacrée aux massacres de Polonais et de Russes par les Nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale : une « provocation judéo-polonaise », selon le bureau du parti, dont le dirigeant dissertait plus tôt, en séance parlementaire, sur la distinction entre « youpins » et « Juifs », « Russkofs » et Russes. Nostalgique de la collaboration ukrainienne, « Svoboda » soutient la réhabilitation de la division SS « Galicie », partiellement composée de volontaires ukrainiens sous loccupation nazie. « Voler lor des Ukrainiens » Le parti sinscrit ainsi dans un courant mémoriel et culturel initié par la « Révolution orange » qui, en 2004, a consacré la victoire du tandem pro-européen composé de Viktor Iouchtchenko et de Ioulia Timochenko. Cette dernière avait dailleurs en 2004 pris la défense du journal raciste « Isti Visti », auteur entre autre dun article selon lequel « 400.000 Juifs ukrainiens avaient rejoint les troupes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de voler lor des Ukrainiens ». Un nazisme relooké Outre la réhabilitation de plusieurs nazis notoires et la consécration du collaborationniste, Stepan Bandera, au rang de « héros national », la Révolution orange fut la matrice dune culture dextrême-droite underground, qui irrigue la confuse constellation de groupuscules qui, à la faveur de la crise, ont le vent en poupe en Europe : un nazisme relooké, qui mêle antisémitisme, suprématisme blanc, rejet des musulmans, hédonisme, post-modernisme et combine, en fonction des enjeux, discours social, féminisme, ultralibéralisme et appels à la tradition. Aux portes du pouvoir ? À la faveur de la crise de la corruption bien réelle du gouvernement en place, et de son recrutement caricaturalement favorable aux russophones, « Svoboda » met en avant des solutions économiques anti-libérales telles que la nationalisation des grandes industries, le protectionnisme économique, la sécurité de lemploi, la protection de la paysannerie et lextension du service public. Un agenda qui contredit en tous points le Traité dintégration à lUnion européenne défendu par le parti, puisque celui-ci, rapporte la revue « Ekspert », exige de lUkraine la privatisation de son industrie gazière et le relèvement des tarifs individuels du gaz
« Svoboda est devenu un acteur décisif du jeu politique ukrainien », observait en septembre dernier luniversitaire, Dustin Christensen, qui, déjà, voyait dans léventuel rejet de laccord dintégration avec lUnion européenne un facteur de crise politique susceptible de mener le parti de M. Tiagnibok aux portes du pouvoir. Nul doute que le bombardement de son parti au nombre des « forces démocratiques » par les médias occidentaux et la diplomatie allemande, qui retrouve assez logiquement le fil de la Mitteleuropa nourrira encore cette dynamique.
Geoffroy Géraud Legros Lauteur de cet article a vécu plusieurs années dans laire quil est convenu de nommer « Europe centrale et orientale ». Outre ses travaux de recherche, il sest investi dans la vie civile et politique des pays où il a séjourné notamment dans lespace (ex-) yougoslave. Cest lobservation, appliquée à lUkraine, de constantes dans la démarche des médias occidentaux, et notamment français, qui a suscité lécriture de ces quelques lignes. Non, « Svoboda » nest pas un « parti nationaliste », comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok nest pas le « chef du parti de la Liberté », avec toute léquivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien placée dun label partisan adopté sur le tard. M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, « Svoboda » est un parti nazi, et ce sont des emblèmes nazis et des mots dordre nazis que répercutent journaux et télés qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne. De même, les groupes issus du mouvement « Panthères » (Panteri), qui ont assailli le Parlement slovène en 2010, nétaient pas, comme on a pu le lire, des « jeunes révoltés » : ce sont des néo-nazis, qui tabassent, voire tuent les « nègres » (Zamorc) et confondent dans leur détestation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassemblés sous le terme de « čefur », lui-même issu du vieux turcisme « čifut » : « youpin ». Les manifestants-type de Moscou et de Kiev ne sont pas des geek à barbiche et à la coule, des activistes LGBT et des bloggers férus de droits de lhomme : ces gens-là nexistent pas en terme de rapport de force politique ou existent juste assez pour servir didiots utiles à la large masse des néo-nazis, ultranationalistes et nostalgiques de lère Brejnev qui occupent les rues et écrivent, par exemple, quun tunnel caché relie le Kremlin à des synagogues secrètes où se déroulent des meurtres rituels. Pire : tout se passe comme si, sans le savoir, nos confrères avaient pleinement intégré les lieux communs de la littérature consacrée aux « transitions » post-communistes dont la mesure du caractère démocratique dune société, à sa seule aptitude à garantir le « marché libre et non faussé ». JPEG 49.5 koUkraine : publicité pour la réhabilitation de la division SS « Galicie ». Ainsi, lextrême-droite hongroise au pouvoir, active de longue date, raciste, pan-ottomane, qui veut dresser des « listes de Juifs nuisibles à lÉtat » et affirme que « lislamisme est la seule chance de lEurope » na commencé à inquiéter les faiseurs dopinion quau moment où il sest avéré quelle pourrait peut-être nationaliser certaines entreprises. À linverse, on tend la perche (de micro) à des dirigeants croates qui emprisonnent leurs opposants, font lapologie du régime nazi des Oustachi, et exigeaient après 1992 de la part de fonctionnaires yougoslaves présents sur le sol du nouvel État la production dune domovnica certificat de nationalité impossible à décrocher pour qui nétait pas « purement » Croate. On préfère zoomer les tresses de Mme Timochenko que les réhabilitations danciens nazis qui ont lieu en Ukraine, mais aussi en Estonie, en Lettonie et en Moldavie ; on ne veut pas voir lédification dEtats autoritaires en Géorgie, en Serbie, ni, dans un autre registre, les progrès du salafisme dans la Bosnie soi-disant multiculturelle. Tout cela parce que les dirigeants de ces Etats, souvent plus autoritaires encore que leurs prédécesseurs, procèdent à des privatisations favorables aux intérêts des pays occidentaux ou plus exactement, aux multinationales. Cette cécité a de graves conséquences : non seulement par le pouvoir de légitimation qui accompagne la parole des médias de lOuest dans une Europe orientale qui continue de se vivre, selon la formule de Conrad, « sous lil de lOccident ». Mais aussi, parce que lextrême-droite « moderne », qui, après la Hollande, trouve à lEst ses fabriques idéologiques et symboliques, profite dans son ensemble de cette mondialisation des symboles, thématiques et postures que lui offre une presse pourtant affairée, chez elle, à traquer antisémitisme, racisme et nazisme jusque dans le coeur ténébreux de linconscient et de limplicite
Sources : histoire et société faire vivre et renforcer le pcf 7 lames à la mer
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 19-02-2014 à 21:50:33
| | la revue" philosophie magazine",à laquelle contribue jean-pierre martin,ex-membre de la gauche prolétarienne,soutient ouvertement l insurrection fasciste en ukraine-voir numéro de ce mois ci-.cette revue est proche du courant du "parti socialiste" qui a oublié la lutte des classes pour des questions sociétales toutes droite issues des valeurs américaines liberal-libertaires telles le "troisième genre androgyne",la "discrimination positive" où encore la dépénalisation de l herbe bleue.preuve que c est la gauche bobo qui prépare à la guerre contre poutine,les "blood and honor" pouvant toutefois partir grossir les rangs des nationalistes ukrainiens...des sociaux-patriotes aux nationaux -socialistes,il n y a qu un pas à franchir. |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 19-02-2014 à 23:48:08
| | exactement quinze ans après l agression atlantiste contre la république fédérale de yougoslavie pour porter l uck au pouvoir à pristina et imposer le deutsche mark,on se dirige vers une confrontation directe avec la russie,dont l otan souhaite graduellement refouler l influence à mesure que les années s écoulent;à noter que la répression contre les kurdes et les alévis en turquie-membre de l otan-est absoute par nos dirigeants et médias pourris. |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 20-02-2014 à 11:20:36
| | http://www.wsws.org/fr/articles/fev2014/conf-f04.shtml |
| | Finimore | | Grand classique (ou très bavard) |  | | 2647 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 05:33:56
| Dans l'Huma d'hier (20-02-2014) : http://www.humanite.fr/monde/ukraine-le-parti-svoboda-est-fasciste-559608 Cet article de l'Huma est repris par de nombreux sites comme : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/62097 http://medialternative.fr/fr/spip.php?page=ref&id_syndic_article=677041 http://www.alvinet.com/actualite/articles/ukraine-le-parti-svoboda-est-fasciste-20399622.html http://glowbi.net/ukraine-le-parti-svoboda-est-fasciste/ http://www.izuba.info/info/spip.php?page=ref&id_syndic_article=2625696 http://lesnouveautes.fr/nouvelles/ukraine-le-parti-svoboda-est-fasciste http://inagist.com/all/436587905394688000/ http://lesnouveautes.fr/nouvelles/ukraine-pourquoi-un-tel-embrasement http://www.anticolonial.net/spip.php?rubrique1 Le parti Svoboda est fasciste Ukraine: le parti Svoboda est fasciste La situation insurrectionnelle que traverse lUkraine est due à lapparition de nombreux mouvements dextrême droite. «Sur la place de lIndépendance, ils ont réussi à tenir face aux forces de lordre et à en tuer une dizaine. Et entre 200 et 300 dentre eux ont réussi à prendre dassaut le Parlement et le siège du Parti des régions pendant quelques instants », nous raconte une journaliste sur place. Cocktails Molotov, pavés, barres de fer... On est bien loin des manifestants pacifiques décrits par la presse. Mais qui sont-ils?? Ces jeunes «?volontaires de lautodéfense?», venus de Lviv (ouest) à Kiev, sont de véritables commandos levés par lextrême droite dans la région de Galicie, qui est son bastion, selon le spécialiste Jean-Marie Chauvier. Antisémites et russophobes Mercredi, 5?000 de leurs membres ont ainsi pris dassaut ladministration régionale, la police, et des bâtiments militaires prenant même le contrôle des dépôts darmes. «Il y a une minimisation du phénomène que lon qualifie de nationaliste alors quil sagit de mouvement néofasciste et nazi, principalement lié au parti Svoboda. Son chef, Oleg Tiagnibog, joue sur les courants xénophobes, antisémites et russophobes fortement implantés en Galicie où il nest pas rare dassister à des grandes célébrations à la mémoire du collaborationnisme nazi et de la Waffen SS », explique le député communiste de Donestk (région du Donbass), Vladimir Bidievka. Cette montée en puissance des forces dextrême droite profite de la place laissée au parti Svoboda (liberté qui a obtenu plus de deux millions de voix aux dernières législatives. Jusquen 2004, ce dernier sappelait Parti nationaliste dUkraine, ancêtre de lOrganisation des nationalistes ukrainiens (OUN, mouvement fasciste fondée en 1929 ). Aujourdhui, il est contesté par des groupes néonazis encore plus radicaux, dont Pravyi Sektor (Secteur droit), qui regroupe les membres dorganisations ultranationalistes telles que Patriotes dUkraine, Trizouba, lUNA-Unso. «Ce sont eux qui ont assuré la sécurité sur Maïdan et devant la Maison des syndicats, devenue le QG du mouvement, qui ont organisé les barricades et ont recouru à la force contre les forces de lordre, sans aucune condamnation de lopposition», rappelle le quotidien russe Kommersant. Insurrectionnel À lOuest, la situation deviendrait explosive, voire insurrectionnelle. Selon le Parti communiste dUkraine, «dans des petites localités, Svoboda a pris le pouvoir en organisant un coup dÉtat avec la collaboration des deux autres formations politiques, Batkivschina (Arseni Iatseniouk) et Oudar (Vilati Klitschko). Ce parti y fait régner la terreur et y a interdit le Parti des régions (Viktor Ianoukovitch) et le Parti communiste ukrainien».
-------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 21-02-2014 à 18:46:56
| | les anarchistes ukrainiens sont de mèche avec les ultranationalistes pour imposer "l ordre yankee" à kiev. |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 03-04-2014 à 20:49:55
| | http://fr.ria.ru/politique/20140403/200903136.html |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 24-04-2014 à 18:46:26
| | http://french.ruvr.ru/2014_04_22/7-mythes-sur-la-Russie-de-Poutine-l-URSS-2-0-9330/ |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-11-2014 à 23:13:56
| | Glorification du nazisme: l'Onu condamne, sauf l'Ukraine, les USA et le Canada
Le bataillon "Azov" © RIA Novosti. Alexander Maximenko 14:46 22/11/2014 NEW YORK (Nations unies), 22 novembre - RIA Novosti A l'initiative de la Russie, la Troisième commission de l'Assemblée générale de l'Onu a adopté une résolution sur la lutte contre la glorification du nazisme, et seuls trois pays les Etats-Unis, l'Ukraine et le Canada ont voté "contre", rapporte le correspondant de RIA Novosti. 115 pays ont voté "pour", 55 autres, dont les Etats de l'Union européenne, se sont abstenus lors du scrutin. Dans ce document, les membres de l'Assemblée générale de l'Onu expriment leur "profonde préoccupation par la glorification de toute forme de mouvement nazi, de néonazisme et des anciens membres de la Waffen SS, y compris par la construction de monuments commémoratifs et la tenue de manifestations publiques" . Par ailleurs, la résolution signale l'augmentation du nombre d'incidents ayant nature raciste à travers le monde, ainsi que la montée des mouvements extrémistes et des partis politiques prônant l'idéologie nazie, la xénophobie et la supériorité raciale. Selon Moscou, l'attitude adoptée par l'Occident sur cette résolution encourage les éléments fascisants, notamment en Ukraine.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-11-2014 à 23:25:10
| | Ukraine : qui nous défendra à notre tour ? , par Danielle Bleitrach
Jeune femme brandissant un portrait de Stepan Bandera . Est-il possible déjà de tirer certains enseignements de ce que nous voyons dans cette malheureuse Ukraine ? Dabord un état des lieux, le pays est en proie non seulement à la guerre civile, à la crise économique sociale, mais aussi à la peur face à dinquiétantes figures. Comment vous dire à quel point cela est palpable ici à Odessa qui parait si tranquille ?
On le sent dans le silence des habitants : ce chauffeur de taxi qui se tait ou répond « ça va
(un silence) si on peut dire » et dont on ne peut pas tirer un mot de plus
La ville entière paraît en pleine torpeur tandis que des jeunes gens, de la racaille, roulent les mécaniques, fixent des regards qui se baissent
Dans cette ville célèbre pour son impertinence
Le soir, dans la nuit des bandes de fêtards, on entend mal et on devine leur cri : « pour notre victoire ! » et ils sautent
Le fait que des partis fascistes naient pas obtenu des voix en masse signifie comme labstention un désaveu, mais toutes les listes présentées comme démocratiques, cest-à-dire « pro-occidentales », ont en tête, éligibles, des fascistes. Parmi les plus excités, il y a des « héros » de la répression dans le Donbass. Et surtout, les fascistes sont devenus partout les auxiliaires zélés de la politique des oligarques qui ont le pouvoir « à fiction démocratique ». Le bilan du Maïdan tient en ce résultat électoral : sur 250 anciens députés de la Rada, 200 ont été réélus, en revanche ont été exclus les communistes et ceux qui tentaient de combattre le FMI, lOTAN
Voilà pour la Révolution
Et au quotidien, cest cette enseignante que ses élèves interrogent sur le Donbass et qui le lendemain est renvoyée sur dénonciation de lun dentre eux
La « lustration », la purge, cette liste que lon sait établie mais qui nest pas encore diffusée
Ces mères qui ne peuvent obtenir justice et dont nous avons déjà parlé
Cette inquiétude devant ces adolescents, quand un peuple a peur de sa jeunesse
Ce communiste sans parti nous dit: « cest de notre faute, nous navons rien dit quand on nous a imposé la fin de lUnion Soviétique, puis nous navons rien dit quand il y a eu lattaque contre la Yougoslavie, qui aujourdhui va descendre dans la rue pour nous défendre ? » Lenvie nous prend alors dinterpeller les communistes français, les antifascistes et ceux qui plus largement ont une autre vision de la France, de notre rôle dans le monde : qui nous défendra à notre tour ? Trois pistes de réflexion simposent. 1. La responsabilité de notre gouvernement et de lUE Il y a un fait incontournable, la responsabilité du gouvernement français comme de lUE dans louverture de cette crise ukrainienne. Incontournable lappui à un coup dÉtat, qui na pas été toléré par la moitié de la population et a déclenché tous les autres événements, depuis le référendum dindépendance de la Crimée et le choix du rattachement à la Russie jusquà la guerre civile dans le Donbass et le massacre dOdessa. Une intervention de lEurope, longtemps préparée en sous main par les États-Unis qui ont installé leur procurateur en la personne de madame Nuland et pour qui les dirigeants actuels ne sont que des marionnettes. Des ingérences qui ne se sont traduites par rien dautre que des milliers de victimes civiles et une crise de plus en plus profonde pour la population. On peut accuser Poutine dintervention, il reste encore à en faire la preuve, alors que celle des États-Unis ne se cache pas. Ce déni du droit auquel nos gouvernants ont participé nest pas simplement manifestation de leur incompétence criminelle, mais il a aussi des causes structurelles. Il faut les chercher dans ce quest lUE et la manière dont désormais la France est ligotée à cette réalité institutionnelle.Il faut les chercher dans lévolution de lintervention des États-Unis et de ses alliés depuis les années 1990.Encore accélérée par la crise de 2008, qui a engendré une fièvre mercantiliste concurrentielle avec une raréfaction de la demande qui aujourdhui tend vers la déflation. Lanalyse léniniste de « limpérialisme stade suprême du capitalisme » nest pas dépassée même si des événements nombreux sont intervenus et si il y a eu avec la financiarisation des monopoles une transformation de limpérialisme. Depuis la première grande boucherie européenne et mondialisée, il y a toujours la même concurrence inter-monopoliste à léchelle mondiale avec la guerre devenue structurelle dans laccumulation capitaliste autant que dans le mode dexpression des concurrences inter-capitalistes et dans la forme de tentative de maintien des rapports dexploitation. Létape de 2008 et les choix daustérité, dexaspération concurrentielle face à la raréfaction de la demande a porté à son plus haut niveau cette dimension structurelle de la concurrence intermonopoliste, de la guerre et de la répression des peuples. La création dinstitutions chargées dassurer la pérennité de ce système au lendemain de la deuxième guerre mondiale a représenté une sorte déquilibre, baptisé celui de la terreur à cause du nucléaire, lhégémonie des monopoles subsistait mais était obligée de tenir compte de lexistence dun camp socialiste et de sa capacité de riposte. La Russie continue dailleurs plus ou moins à être de ce fait suspecte dentretenir ledit équilibre alors même que monte le challenge économique de la Chine et des BRICS. LUkraine n intéresse les monopoles occidentaux, le complexe industrialo-militaire que comme une marche vers cet affrontement-là. Avec leffondrement de lURSS, alors que demeure dun côté lobstacle nucléaire, et que le challenge concurrentiel économique monte avec la Chine, de lautre côté, le système institutionnel de négociation international, le droit international lui-même, a perdu sa relative stabilité antérieure. Une ivresse de toute puissance semble sêtre emparée des monopoles, brisant toute résistance au pillage sur leur passage, a succédé à cette période de relatif équilibre. Comme dailleurs la même fièvre les a gagné en matière dexploitation de la force de travail comme de lenvironnement, le caractère sénile et destructeur du capital saccroit. LEurope colonialiste sortie exsangue de la première et deuxième guerre mondiale sétait placée dans le sillage de son rejeton sanglant les États-Unis, qui lui avait bénéficié des guerres. Elle a poursuivi lallégeance à la chute de lUnion Soviétique. Non parce que les Européens avaient des craintes face aux ennemis caricaturaux il sagissait de puissances secondaires, de « terroristes » relevant dopération de simple police, créatures occidentales et de leurs alliés, mais pour lesquelles était créées des coalitions sous lhégémonie des États-Unis. Lallégeance nétait donc plus une protection mais parce que lUE ne pouvait exister autrement quen tant que participant à limpérialisme américain et ses institutions de régulation, le FMI, la banque mondiale, le dollar autant que la puissance militaire à laquelle elle a été annexée. Avec une triple dimension, économique une politique monétariste régulée par laustérité un militarisme qui réclamait la guerre et une mise en concurrence des forces de travail sous la pression des délocalisations et des forces de travail des ex-pays colonisés, puis celle des pays de lex-Union soviétique. Il y a eu une sorte dillusion gorbatchévienne, qui sest poursuivie longtemps dans lex-Union soviétique et singulièrement en Russie sur la possibilité dune entente, illusion dont le dernier avatar a été lidée que loccident hégémonique accepterait un monde multipolaire, lUkraine a fait tomber les masques et montré à quel point la guerre était consubstantielle à ce stade du capitalisme, avec des concurrences nautorisant aucun développement. On ne comprend rien à la résurgence du fascisme en Europe si on ne le relie pas à ces caractéristiques capitalistes et impérialistes de lEurope, pas plus dailleurs quà lutilisation de ces forces fascistes comme prétexte à la guerre dans dautres lieux, lexemple type étant le Moyen-orient. Le fascisme sert à empêcher par la peur les protestations du monde du travail, les revendications à la souveraineté, le contrôle populaire sur les ressources autant quà donner des aliments à la guerre indispensable au profit. Cest ce que vit la malheureuse Ukraine. Face à ce caractère destructeur , sénile de limpérialisme, stade suprême du capitalisme à son stade monopoliste financiarisé, il y a donc lébranlement des institutions internationales nées de la seconde guerre mondiale, avec le fait que la disparition du contrepoids que constituait lUnion Soviétique a rompu les digues de la négociation, du compromis. La brutalité du plus fort, dun monde sans loi est devenu la règle comme lont prouvé un certain nombre dinterventions depuis 1991. Incontestablement lingérence de notre gouvernement et de lUE en Ukraine pour y soutenir les seuls intérêts de lOTAN et des États-Unis, relève de ces déséquilibres structurels dans lesquels il ny a plus aucun respect du droit. Mais pour la première cest avec un cynisme total en Europe et directement avec la Russie en ligne de mire. Il faut donc bien comprendre ce que nos gouvernants cherchent et savoir intervenir en particulier sur la question essentielle de la paix. Au-delà de la responsabilité en Ukraine, cela devrait nous inciter à une réflexion en profondeur sur la manière dont le France intervient dans ces institutions internationales avec comme but la recherche de la souveraineté du peuple français sur les dites institutions en faveur de la paix, de la justice et de lélaboration dun droit démocratique. 2. La remise en cause des droits de lHomme Cette crise du mode de production et lébranlement des institutions nées de la seconde guerre mondiale ont également leur dimension morale et individuelle autant quenvironnementale. LUkraine est lillustration la plus caractéristique de ce qui est apparu à la chute de lUnion Soviétique. Face aux appétits déchaînés et sans frein de la classe capitaliste et de toutes les formes de pillage, de corruption quelle engendre dans son sillage, la crise profonde des institutions internationales et du droit saccompagne dune remise en cause des bases mêmes de ce que lon peut considérer comme les droits de lhomme dans leur aspect le plus universel. Ce dont a témoigné et ce dont témoigne la situation ukrainienne, en particulier le répression terrible, le génocide dans le Donbass et les événements du 2 mai à Odessa, cest à quel point il y a un deux poids deux mesures à partir du moment où les intérêts monopolistes et occidentaux sont menacés ou au contraire préservés. Nous avions lhabitude dune partialité de nos médias, de nos «élites » en matière de traitement de linformation et des faits, quil sagisse du Moyen orient, de lAmérique latine, de lAsie, de lAfrique, et dans nos pays, la partialité dans le traitement des faits était la règle, mais là nous avons eu droit à un véritable négationnisme, à lomerta, le silence sur les faits eux-mêmes pour transformer le mal en bien et vice versa. Jamais nous navons assisté à une telle manière de justifier le fascisme, de le présenter sous la figure de la démocratie. Ce qui surgit là à travers ce deux poids deux mesures, ce silence en appui de génocide cest une conception de lhumanité avec des droits différents, la reconnaissance dun surhomme, lallié de loccident et le sous-homme, le « pro-russe » ou défini comme tel. Les complicités dans une telle vision sont nombreuses dans notre pays, comment sétonner de lemprise du fascisme quand on utilise les droits de lhomme pour une telle remise en cause de ce qui les fonde. 3. Le rôle des partis communistes Il est frappant de constater quau moment où lon aurait le plus besoin de partis communistes, ceux-ci sont entrés partout et en particulier en France dans une crise profonde faute peut-être davoir su repenser à temps la nouveauté de la situation née de la chute de lUnion soviétique. À titre de piste de réflexion, je voudrais suggérer ces quelques idées. Non seulement lanalyse faite par les communistes eux-mêmes de lUnion Soviétique et de ce quelle avait représentée réellement pour les peuples a été évacuée et on sest contenté de lanalyse de la bourgeoisie, mais encore la stratégie des communistes na pas été repensée. Ainsi le parti communiste français avait élaboré sa stratégie de passage pacifique au socialisme sous la guerre froide. Dun côté, il y avait encore léquilibre représenté par lexistence dun camp socialiste, un point dappui pour penser une stratégie pacifique. Mais dans le même temps, la déstalinisation, accomplie dans de mauvaises conditions idéologiques et politiques, avait encouragé une vision du rassemblement qui nous soumettait à terme à la social démocratie. A débuté alors le primat de lalliance sur les contenus du rassemblement et ce défaut sest encore trouvé aggravé quand il y a eu leffondrement de lURSS. La stratégie de passage pacifique au socialisme na pas été revue et au contraire ont été privilégiées les alliances et les positions dans les institutions alors que celles-ci faisaient de plus en plus la preuve de leur inadaptation à permettre lexpression des intérêts populaires. De surcroît sans parti communiste capable de vraiment ancrer à gauche ladite gauche, celle-ci na manqué de dériver vers le capital et au niveau international en appui dune adhésion à lUE et à latlantisme. Le miracle, quil sagisse des ex-pays soviétiques comme des partis communistes occidentaux, a été de se maintenir dans un état de plus en plus faible, de moins en moins crédible dans une telle situation dabsence de stratégie, autant que dorganisations aptes à favoriser lintervention populaire. La réflexion de Simonenko, le secrétaire du parti communiste dUkraine dont on ne peut quadmirer le courage, témoigne dune prise de conscience importante. Au lendemain des élections où il na plus été représenté à la Rada, à la fois parce que ses bases traditionnelles avaient soit rejoint la Russie comme pour la Crimée, étaient en guerre civile comme le Donbass ou sétaient refugiées dans labstention comme Odessa, il a déclaré : « jai un grand plaisir à me réinvestir à plein temps dans la vie du Parti. Avant je devais diviser mon temps en deux, la première moitié de ma journée je la consacrait aux activités parlementaires, et laprès-midi aux affaires du parti. Par conséquent, je vais avoir beaucoup plus de temps pour organiser le travail du Parti » . « Nous allons maintenant rencontrer le peuple. Le potentiel du Parti est resté, et nous pourrons lengager renforcer nos idées auprès des citoyens dUkraine » conclu Petro Simonenko. Sil nest pas question de sous-estimer le rôle des élus, en particulier dans la défense des populations qui en ont plus que jamais besoin, cette prise de conscience de la coupure qui a tendu à se développer entre les partis communistes et les populations menacées par la crise et le fascisme nous parait essentielle non seulement pour lUkraine mais pour la France. Danielle Bleitrach De la désinformation et des pseudos défenseurs des droits de lhomme En illustration de ce que nous avancions dans le précédent article « Qui nous défendra » sur le dévoiement des droits de lhomme pour mieux instituer un deux poids deux mesures entre êtres humains et appréciation des crimes contre lhumanité, voici encore une autre démonstration. Elle témoigne de la façon dont certaines organisations officiellement de défense des droits de lhomme sont en fait à la solde de limpérialisme américain. Dans la première image un appel pour protester contre la politique répressive de M. Poutine est accompagné dune image représentant une femme désespérée près dun cordon de policiers. La combinaison de limage au message contre Poutine suggère que la photographie représentent une contrainte de la police de la Fédération de Russie. En fait, limage a été prise à Odessa, à lextérieur du Palais des syndicats, brûlé par les Nazis à Kiev, et la police représentée dans le tableau est de la police dUkraine.
Désinformation : une photo, deux commentaires . Danielle Bleitrach Quest-ce qui permet de dire quil y a fascisme en Ukraine aujourdhui ? Un groupe damis avec lequel nous avons eu une après-midi de discussion à Odessa, nous ont dit leur opinion sur « la démocratie » en Ukraine. Lun deux a pris la parole en premier pour nous décrire ce qui permettait de parler de la fascisation de lUkraine. Une situation dont ils ressentent particulièrement les effets dans le sud et lest, mais dont les effets se font sentir dans toute lUkraine. Le pouvoir en Ukraine aujourdhui, selon lui, est représenté par une alliance entre oligarques et fascistes, il sagit dune dynamique en évolution. Pour le moment la force principale est celle des oligarques, mais le fascisme peut devenir la force dominante. 1) Le poids du fascisme dans la Rada nouvellement élue Pour les élections à la rada, si lon prend les partis que loccident veut considérer comme démocratiques, puisque pro-occidentaux, il suffit de voir les personnages pour mesurer quil sagit dun simple toilettage des néo-nazis. Il y a le tout nouveau Front mal dit populaire, né dune scission de « Patria », le parti de la blonde Timochenko, avec : à sa tête Arseni Iatseniouk : actuel Premier ministre, Oleksandr Tourtchynov : actuel président de la Rada, Arsen Avakov : actuel ministre de lIntérieur, Pavlo Petrenko : actuel ministre de la Justice, Andriy Paroubiy : ancien secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de la défense dUkraine, co-fondateur du parti nationaliste et néonazi Parti social-nationaliste dUkraine, Vyacheslav Kyrylenko : député, Liliya Hrynevich : député, Tetiana Tchornovol : journaliste, ancienne porte-parole du parti dextrême droite UNA-UNSO. Et parmi le bureau militaire du nouveau parti, il y a plusieurs membres de haut rang des bataillons de défense territoriale de lUkraine, qui combattent dans la guerre du Donbass, sont membres du bureau militaire du parti. Il faut être clairs, ces bataillons jouent le rôle de la SS par rapport à la Werhmacht et à ce titre sont souvent considérés par larmée régulière et par les conscrits comme des dangereux psychopathes. Par exemple, André Bilestski sur la liste du Front populaire est le leader des « patriotes dUkraine », il saffirme nazi tout à fait ouvertement nazi. Patriote dUkraine (ukrainien : Патріо́т Украї́ни, translittération : Patriot Ukrayiny) est une organisation paramilitaire ukrainienne raciste et néonazie, qui est depuis 2005 sous la direction dAndriy Belitsky. Il a été crée à lorigine à Lviv, par le parti social national dUkraine, sous la direction de Oleh Tyahnybok. Lorganisation paramilitaire est officiellement dissoute le 14 février 2004, lorsque le parti social national dUkraine prend le nouveau nom dUnion panukrainienne « Liberté », également connu sous le nom de Svoboda. Si le parti a officiellement rompu ses liens avec ce groupe en 2007 en raison de divergences, ceux-ci restent informellement liés. Leurs actions de répression sont soutenues par le ministère des Affaires intérieures, il est sous-colonel dans les forces de police. Par ailleurs ont été élus des commandants des forces armées des bataillons répressifs, par exemple Youri BEREZA, commandant du bataillon Dnieprotsky, reconnu coupable de crimes de guerre dans le Donbass. Si Svoboda a été éliminé sans doute parce que trop voyant au gré des maîtres américains, un nouveau parti politique est arrivé en troisième position. Il est mené par le maire en exercice de Lviv, Andriy Sadovyi. Il a été fondé le 29 décembre 2012 et se réclame dune idéologie « de la moralité Chrétienne et du bon sens. » Ce qui ne mange pas de pain, mais on retrouve en deuxième position donc élu un personnage quAmnesty International a désigné et dont nous avons déjà parlé dans ce blog à plusieurs reprises y compris son voyage aux États-Unis pour se faire adouber : Semen Semenchenko. « Semenchenko » a établi le Bataillon Donbass parce que « Notre défense a besoin dÉtat et nous avons décidé que si larmée ne pouvait pas le faire, nous devrions le faire nous-mêmes ». Il a été désigné par le Ministre des Affaires Interieures Arsen Avakov. Lélimination des partis fascistes saccompagne donc de lélection de vrais néo-nazis qui ont fait leurs preuves dans la répression dans le Donbass et des dirigeants fascistes qui revendiquent lidéologie nazie. Par ailleurs, les partis dits démocratiques au pouvoir utilisent très ouvertement et très activement les fascistes pour appliquer leur politique[1]. 2) La stigmatisation des habitants de lEst Notre interlocuteur nous dit que lidéologie nazie repose sur la définition de sous-hommes face à la race des seigneurs. Les gens de lest et du sud-est sont décrits dans les médias comme des sous-hommes, on emploie pour les nommer des sobriquets, par exemple colorado. Doryphores à éliminer comme des nuisibles. Et pour convaincre les gens de leur aspect nuisible, non humain, les crimes commis dans le Donbass par les bataillons fascistes sont attribués aux habitants insurgés. Quand on écoute la télévision ukrainienne ou quon lit la presse, pour rétablir linformation, il suffit de mettre à la place des « séparatistes », les forces armées ukrainiennes. Parfois on en arrive à des situations cocasses puisque les « séparatistes » ne cessent de se bombarder eux-mêmes. Ainsi pour les événements du 2 mai à Odessa, la version officielle est quil y a eu des bagarres lancées par des « séparatistes russes » contre dinnocents citoyens dOdessa qui se seraient défendus et les séparatistes se seraient brûlés eux-mêmes avec leurs cocktails molotov. Il faut criminaliser les gens du sud et du sud-est, en faire un corps étranger de criminels, alors quils sont chez eux et quils sont victimes souvent de gens venus dune autre partie de lUkraine qui accomplissent contre eux des actes criminels. 3) Le maïdan : une révolution démocratique ? On tente de bâtir une représentation de ce qui sest passé au Maïdan à Kiev et de ses suites qui na rien à voir avec la réalité. Comment pourrait-il sagir dune révolution démocratique alors que le rôle déterminant a été joué par les éléments dextrême-droite sous linfluence manifeste de puissances étrangères ? Comment peut-on parler de révolution démocratique alors que cela sest traduit par une répression totale de tous les droits en particulier pour les habitants du Sud-est ? Nous exigions seulement un référendum sur le fédéralisme, nous avons été taxés de « séparatisme » et à ce titre nous subissons la plus terrible des répressions. Même en ce moment où Porenchoko veut faire croire quil lâche du lest, il ny a aucune réponse à la revendication fédéraliste, pas de mesures concrètes, aucun projet na été déposé. À Minsk a été arrachée une concession concernant une mesure limitée dans le temps. Et cette décision a été prise après des mois de combat sanglant et de destruction des bâtiments et des populations civiles. Mais ils ne font pas le geste de reconnaître les élections qui ont lieu dans le Donbass, cest une manuvre tactique. Pourtant la preuve est faite que cette affaire ne peut pas être résolue par la guerre. Nous subissons en matière de lois un double standard. Ainsi à Odessa, nous avons fourni les photos de gens qui ont tué des hommes à terre, ils ont tous été libérés, alors que des gens qui ont été arrêtés le même jour et qui tentaient de se défendre sont encore en prison sans jugement. Comment peut-on parler de démocratie quand il y a une telle inégalité des individus devant la loi en fonction non seulement de leurs opinions mais encore de leur origine ethnique ? Comment peut-on parler de démocratie quand la presse est muselée, quand les journaux qui tentent de décrire simplement les faits subissent des répressions. Ici il y avait un journal influent, 2000, un hebdomadaire, il était très modéré, on la empêché de paraître durant un mois et demi. Il a été refusé à limprimerie. Vesti (les Nouvelles) dans son édition ukrainienne a subi par deux fois des perquisitions au mois daoût, à son siège et à limprimerie. Un autre journal qui lui soutenait la révolte dans lEst et qui était issu du parti communiste ukrainien, « classe ouvrière », a été interdit. Des journalistes ont été chassés en mars, parce quà gauche, de la chaîne Academia dOdessa, dès le début. Récemment un jeune blogueur Eugène Anokhine, 28 ans a été arrêté avec comme seule accusation davoir collaboré avec des gens arrêtés. Il y a au-delà de ces exemples les plus voyants, la chasse aux sorcières. Le cas de cette enseignante dans un lycée qui sur demande de ses élèves parle du Donbass, et sur dénonciation de lun dentre eux qui a enregistré ses propos en cachette, est chassée. À ce moment de lexposé, dautres intervenants racontent leur propre expérience détudiant ou denseignant. Il y a dans létablissement un étudiant, un vrai malade, qui nest même pas inscrit régulièrement mais dont tout le monde a peur parce quil fait partie de Pravy sektor. Ainsi le directeur de létablissement a convoqué lenseignant pour lui demander dêtre prudent. Ces gens sont très dangereux, ils pratiquent la délation, frappent et sont des auxiliaires précieux de ceux qui veulent faire taire les Odessites. Labstention dans la zone dOdessa qui a été très importante avec le vote pour lopposition (le parti communiste a fait environ 8 % même sil sagit quasiment dun vote visible de tous dans les urnes transparentes vue la taille des bulletins) marque une résistance silencieuse à ce danger permanent. Dailleurs Simonenko a déclaré hier 1er novembre à Minsk que selon leur décompte parallèle des voix, les communistes auraient dépassé la barre des 5 %. Un des intervenants insiste sur le fait que tout le monde a peur mais que le désaccord existe, ainsi même dans larmée il y a des refus. Dabord les appelés sont massivement contre la guerre, la guerre leur apparait injuste, ils refusent le fascisme bien quà cause de la propagande la plupart considèrent que la Russie est lagresseur. Il y a un sentiment anti-guerre instinctif, totalement apolitique, cest un simple « on ne veut pas de la guerre ! » Il y a des officiers pourtant patriotes. Et il cite le cas de cet officier qui a été le seul dans la Mer Noire qui a marché avec le drapeau ukrainien et celui de son régiment dinfanterie pour aller discuter et dire son désaccord. Il a aussi déclaré que si Pravy sektor attaquait des citoyens innocents, il les défendrait avec son bataillon dinfanterie de marine. Est-ce quils ont tué lesprit dOdessa, ce goût de la plaisanterie, cet air de liberté ? Hier nous sommes allées au marché central. Assises sur de petits bancs devant leur étal dherbes, deux babouchkas, emmitouflées dans leurs hardes, les mains rouges de froid se sont interpellées, lune a dit : « Tu te souviens du temps de lunion soviétique ? » Et lautre en bonne élève du nouveau régime a répondu moqueuse : « je ne voudrais pas retourner en ce temps là !!! » Danielle et Marianne
Marché d'Odessa . [1] auquel il faut ajouter le cas extraordinaire de pravy sektor, si cette organisation réalise un score plus que médiocre de lordre de 2 %, son chef Dmitry Iarosch est élu sur une liste indépendante de la région de Dnipropetrovsk, où le gouverneur , loligarque iisraélo-chypriote-ukrainien Igor Kolomoïsky fait à peu près ce quil veut. Nous avons avec ce cas tout de même extraordinaire de « judéo-bandériste », lexemple de la relation nouée entre oligarchie et extrême-droite néo-nazie. Le camp de la « démocratie » occidentale se renforce
Des « démocrates »
Les « camarades » de lUnion slave russe arrivent en Ukraine pour entrer dans le bataillon Azov y combattre les rebelles de la République populaire. Leur chef Dmitriy Dyomushkin annonce une marche à Kiev le 4 novembre, la « marche des Slaves ». Tout est convenu avec les autorités de Kiev qui se félicitent de ce soutien « démocratique » russe
Les organisateurs de la manifestation déclarent quils ont négocié avec leur « frères » du bataillon Azov . LUnion slave a des positionnements anti-impérialiste, anti-communiste et « anti-Poutine »
Dans un article du Guardian de février 2009, intitulé Le pire cauchemar de Poutine, voici comment étaient présentés ces charmants individus : Leur mission est de nettoyer la Russie de ses « occupants » ethniques, avec une position danti-immigrant soutenue par une bonne partie de la population. Et depuis 2004 les plus extrémistes ont assassiné plus de 350 personnes. Le bataillon Azov a pour sa part été formé le 5 mai à linitiative du député Oleh Liachko qui le finance en partie, et qui a été soutenu dès le départ par des organisateurs des manifestations de lEuromaïdan de Kiev : Igor Mossiyitchouk (porte-parole de l« assemblée sociale-populaire »), Igor Krivoroutchko (membre du conseil politique de lorganisation Pravy Sektor et dirigeant de l« assemblée sociale-populaire »), Iaroslav Gontchar (un des organisateurs des manifestations dAutomaïdan en marge de lEuromaïdan) qui vient dêtre élu à la Rada dans un liste régionale de Dnipropetrovsk. Azov dont les insignes sont ceux des nazis, qui est financé par loligarque ukraino-chyprio-israélien Igor KolomoÏsky, gouverneur de Dnipropetrovsk, organisateur du massacre dOdessa, et 2e ou 3e fortune du pays. Les premiers membres font partie des services dordre de ces différentes organisations, comme le groupuscule dextrême-droite « Patriotes dUkraine » . Le vice-commandant du bataillon, Iaroslav Gontchar, reconnaît que le noyau des hommes est issu des services dordre (et de manifestants) de lEuromaïdan depuis le 21 novembre 2013. Le commandant Chpara déclare à la presse que ce bataillon « est formé de patriotes ukrainiens ayant déjà une expérience du combat de guerre ». Jusquau 18 mai, le bataillon na guère que 70 combattants au maximum, lorsquarrive à cette date un deuxième groupe denviron cinquante hommes de 20 à 46 ans, venant de différentes régions dUkraine. Certains viennent du mouvement Bratstvo (« Fraternité »), mouvement de Dimitri Kortchinsky un grand nombre dautres des « Patriotes dUkraine », et le reste sans dénomination politique. Cest le véritable départ des opérations. Le 3 juin 2014, le bataillon intègre une quarantaine de volontaires entre 20 et 30 ans et son chiffre atteint déjà 250 combattants. Ils viennent de toute lUkraine et lun deux est citoyen italien. Un noyau dur vient des ultras du stade dynamo de Kiev. On trouve aussi dans cette promotion quelques néofascistes de Suède, dItalie, de France, mais aussi de Russie déjà, venus ensemble en train. Désormais cest le gros de la troupe quils rejoignent officiellement après que leur bataillon ait défilé à Kiev. Ce bataillon est accusé dactes monstrueux, et la plupart des charniers que lon découvre dans les zones libérées du Donbass lui sont attribuées. Jespère que nos médias occidentaux vont être satisfaits de voir que le camp de la démocratie de nos alliés de Kiev se renforce. Parce que le grand vainqueur des récentes élections, le très pro-États-Unis leader du « Front populaire » est lhomme de ces gens-là, celui dune lutte jusquau bout contre le Donbass
Lallié du sanglant oligarque ukraino-chyprio-israélien Igor KolomoÏsky, lami de notre ignominie nationale Bernard-Henry Levy, qui a toujours soutenu ces gens-là et a même entraîné des « intellectuels » comme Jacques Weber dans une récente opération à Odessa autour de la promotion de son dernier spectacle dans cette ville martyrisée par ses amis néo-nazis, un spectacle qui, comble de dérision, tournait autour de lintellectuel européen « engagé ». Danielle Bleitrach
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 03-12-2014 à 14:11:04
| histoire et société Est-ce quil y a du fascisme en Ukraine ? Et quEst-ce qui menace en France? par danielle Bleitrach 02DÉC vous me direz ce nest pas bien de se moquer du physique des gens, mais avec celui-là je me dis quil la voulu
en effet il est la nouvelle milice ukrainienne. Sur la photo, le nouveau chef adjoint de lUVD Oblast de Kiev, Vadim Trojan. On peut sinterroger pourquoi ces gens là se déguisent-ils ainsi, parce que cest une méthode. Comme limpérialisme a la guerre comme méthode de gouvernement, il faut que lâme des hommes sot emplie dangoisse par le crime inexplicable, en apparence absurde, des crimes qui nont que le but de répandre la terreur
Un état dincertitude et danarchie qui donne le sentiment à des brutes épaisses, des imbéciles dexister enfin
Lélimination des idéaux de progrès, dégalité, dhumanité et lapologie dun monde voué à la destruction
la guerre et la force brutale
Cela dit fort heureusement je ne mélange pas les torchons et les serviettes, mais je défendrai avec dautant plus de cur les communistes, les gens du peuple qui subissent le fascisme en Ukraine par la faute de notre gouvernement français que je dirai à des salopards comme la voix de la Russie ou certains membres de Russie Unie particulièrement portés sur les valeurs de la chrétienté que ce nest pas correct tandis que moi je me bats contre linvasion fasciste chez eux davoir de la complaisance envers nos fascistes locaux les Le Pen père tortionnaire, fifille et petite fille
Cest comme si alors que jaidais à nettoyer une maison envahie par la vermine , certains russes venaient me déverser des seaux dordure chez moi
Inadmissible... Il faut vraiment avoir une conscience antifasciste développée pour lutter contre le fascisme, la guerre qui nous menace tous pendant que des malades de défenseurs de la « race slave » viennent se mêler de mes affaire en fréquentant des individus infréquentable et se décrédibilisent par la même occasion
Parce quils auront peut-être un tiers dopinion favorable pour ces gens là mais je lespère deux tiers qui éprouveront de la répulsion, comme moi
Et le jour où il en est autrement, où lon aura réussi à transformer la lutte des classes en haine raciale pour la majorité de mon pays, je pars en clandestinité quel que soit létat de mes articulations
Poutine est je crois plus habile et il laisse des gens de son parti ou dautres plus ou moins à sa solde ratisser large
On peut le comprendre de rechercher des alliés quand il a devant lui larmada qui depuis des années attaque des pays et les mets à feu et à sang
Mais sil a raison de lutter contre le Maïdan et tous les ufs de coucous que lon prétend déposer dans son nid, cest pas une raison pour les semer chez nous
Cela dit si je considère Poutine comme un nationaliste capitaliste dune certaine capacité pour ne pas dire dune capacité certaine si on le compare au panel français, je ne voterai pas plus pour lui que jai jamais voté pour De gaulle. Ma préoccupation de lutter contre la guerre devenu un mode de gouvernement de limpérialisme et par la même occasion daider les pauvres gens qui doivent faire face à cette monstruosité absurde et criminelle quest le fascisme. Et je continue parce que je suis bien consciente que le Libération, mediapart, Nouvel obs et autre pseudo antifascistes de circonstances ne se contentent pas de faire croître un danger potentiel mais quils sont déjà les alliés du fascisme qui massacre et fait régner la terreur au cur de lEurope. Parce que pour ne pas vouloir voir ça, il faut déjà être dans le coup. Se faire une vertu de quelques égratignures à Madame Le Pen, assorti de beaucoup de complaisance, cest déjà de la part de ces journaleux leur manière de prouver à quel point ils accepteront demain le pire des régimes pour la France . Parce que le fascisme ce nest pas seulement un parti utilisé par le capital pour se maintenir au pouvoir,, « cest ce temps où lâme des hommes doit être remplie dangoisse par des crimes inexplicables, en apparence absurde. Des crimes qui ne profitent à personne, qui nont quun but, répandre la peur et la terreur. un état dincertitude et danarchie, fondé sur lélimination des idéaux dun monde voué à la destruction » , les déguisements, les tatouages, les signes font partie de cela
Et si je devais distinguer le communisme et le fascisme je le ferais dabord par rapport au Capital, à sa remise en cause, ou à son renforcement, ensuite par le goût de la mort, de la guerre des fascistes et lamour de la vie des communistes
Ces gens là me mettent hors de moi
vidéo Le bataillon Azov prend la pose dans SON ministère ukrainien de lintérieur pendant que les victimes de la tragédie dOdessa passent en jugement
danielle Bleitrach
_____________________ histoire et société LUkraine colonisée : les ministres « étrangers » 03DÉC
Le nouveau gouvernement ukrainien, qui comprend trois étrangers à des postes économiques clés et voit la reconduction des ministres des Affaires étrangères et de la Défense sortants, a reçu laval du Parlement mardi. . Natalie Jaresko des États-Unis, qui dirige actuellement le Fonds dinvestissement basé à Kiev Horizon Capital, a les rênes du ministère ukrainien des finances. En 1992-1995, Jaresko a été le premier chef de la Section économique de lambassade américaine en Ukraine. Avant cela, elle avait occupé des postes économiques plusieurs dans le département dEtat américain, selon le site dHorizon Capital. Le poste de ministre de la santé est allé à Aleksandr Kvitashvili, qui occupait un poste similaire au sein du gouvernement géorgien en 2009-2012. « lUkraine consacre 8 pour cent de son PIB en soins de santé, mais la moitié de cet argent est pillé.Aleksandr Kvitashvili doit implémenter les réformes radicales parcequil na aucun lien avec la mafia pharmaceutique ukrainienne, » a dit le PM ukrainien, Arseny Yatsenuk, en présentant le nouveau ministre aux députés. Il est vrai quen matière de mafia le gouvernement géorgien quil a servi bat tous les records et le poulain de lOccident qui avait lui aussi lancé une opération contre lOssétie « séparatiste » a du senfuir avec un procès en corruption et prévarication.
Alexander Kvitashvili, candidat à la tête du Ministère ukrainien de la santé lors dune session de la Verkhovna Rada à Kiev (RIA Novosti / Mikhail Polinchak) Le lituanien Aivaras Abromavicius a été approuvé comme ministre de lEconomie par le nouveau Parlement, la Verkhovna Rada. La Lituanie est le fournisseur darme quasi officiel de lUkraine dans la répression des populations de lest. De surcroît en matière dapplication de mesures énergiques daustérité il est difficile de faire mieux que le dit gouvernement lituanien qui a sérieusement envisagé leuthanasie pour les pauvres incurables et trop vieux
Abromavicius, qui est associé au groupe $ 3,6 milliards en soi East Capital asset management, mène ses opérations de Kiev après avoir épousé une ukrainienne. Nul doute quil poursuivra ses fructueuses affaires en relation avec le fils de Joe Biden, le vice président des Etats-Unis, Kolomojeski loligarque auteur du massacre dOdessa avec ses propres bataillons privés. et toujours avec notre grand philosophe Bernard henry Levy. « cest un travail difficile qui nous attend parce que lUkraine est un pays très pauvre et corrompu et il faudra utiliser des mesures radicales, » a-t-il déclaré à MPs de la tribune de la Rada. Mais les milices fascistes et les néo-nazis sont les meilleurs auxiliaires pour tirer du sang des pierres et lobole du miséreux
Aivars Abramovicus (Aivaras Abromavicius), un candidat à la tête du ministère de léconomie ukrainienne, lors dune session de la Verkhovna Rada à Kiev (RIA Novosti / Mikhail Polinchak) 288 sur les 450 députés ont accepté le cabinet proposé par le Président ukrainien Petro Poroshenko, avec les nouveaux ministres, a prêté serment immédiatement après le vote. « Je félicite les Ukrainiens pour la formation du gouvernement pro-européen » Poroshenko a écrit sur sa page Twitter. Il a dit à la Rada quil voit les étrangers comme une sorte de nécessité de gestion anti-crise en raison de la situation difficile de léconomie, les combats dans le Donbass, la nécessité de réformes radicales et la corruption à grande échelle. Plus tôt sur le mardi, le Président a signé extraordinaire un décret accordant la citoyenneté ukrainienne à Jaresko, Kvitashvili et Abromavicius. ce qui est extraordinaire cest que ce pouvoir marionnette de létranger est en train de pratiquer le génocide dans le sud-est pour débarrasser lUkraine des « étrangers » russes qui ont toujours vécu là, sont mariés avec des ukrainiens, eux-mêmes russes, pour faire devenir ukrainiens des gens qui eux-mêmes nont quune patrie: le capital. le fascisme ça sert à ça
la double nationalité est interdite en Ukraine, et le trio a déjà écrit des proclamations de renoncement à la citoyenneté des États étrangers, a dit Yury Lutsenko, la tête du bloc de Petro Poroshenko bloc (PPB) Poroshenko a dit quil y aura encore plus détrangers sur des postes administratifs en Ukraine «Nous devons attirer la meilleure expérience internationale, qui comprend lattribution des postes au gouvernement au représentant des États favorables à lUkraine. » Également mardi, les députés du bloc au pouvoir de Poroshenko ont enregistré un projet de loi devant la Rada sur la modification de la législation ukrainienne pour cela permettre aux citoyens dautres États au sein du gouvernement. cela avait été annoncé par Poroshenko il ya une semaine. Cette transformation « sans précédent » a attiré les critiques de la qui y vont une « allégeance à la soi-disant choix européen, » et dautres exprimant la préoccupation quil peut être un signe de lUkraine perd sa souveraineté. Poroshenko a également promis daccorder la citoyenneté de lUkraine à tous les étrangers luttant pour Kiev contre les milices dans les régions de Donetsk et de Lougansk lest du pays. On mesure que le génocide saccompagne dun remplacement par des mercenaires et tout ce que lEurope, le Caucase compte de fascistes
« Je vais signer une citoyenneté ukrainienne attributive de décret à ceux, quiont défendu lUkraine avec les armes à la main, » écrit-il sur Twitter. Cependant, pas tout le monde dans le Parlement a approuvé la présence des étrangers dans le gouvernement ukrainien. le député du bloc dOpposition Aleksandr Vilkul a suggéré que, en invitant les gens à létranger, les autorités ukrainiennes tentent e s »absoudre eux-mêmes de la responsabilité de létat des choses dans le pays. Le collègue de Vilkul, Yury Boyko, dit quil ne peut pas comprendre comment il na pas été possible de trouver les 10 candidats pour le cabinet parmi la population de 40 millions dhabitants de lUkraine On se demande jusquoù lma presse française, les politiciens français vont nous faire avaler lhistoire du Maïdan symbole de la liberté et la malheureuse petite Ulraine menacée par le méchant Poutine?
Edité le 03-12-2014 e 18:12:45 par Xuan
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