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 La lutte de classe en Chine

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gorki
Les ouvriers n'ont pas de patrie
Grand classique (ou très bavard)
gorki
908 messages postés
   Posté le 20-02-2007 à 01:28:05   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Bonsoir Xuan

Tu passes à coté de l'essentiel, la situation du système économique chinois actuelle et le sort réservé à la classe ouvrière et la paysannerie pauvre en chine. Tu dévies, en cherchant à disserter sur les variétés du fascisme et leur interprétation devant l'histoire. J’en ai cure, que les petits-bourgeois les mangent à toutes les sauces. Bien sur que Pinochet c'est pas mussolini.
Ton histoire de "réintroduction" du multipartisme en chine avec la prédominance du PCC ce n’est pas un argument, qui plaide en défaveur de mes réflexions. Je dirais même, que cela m'a interrogé et poussé à d’autres réflexions auxquelles je n’avais pas immédiatement pensé, à savoir que, bien sur ! DIVISION EN CLASSE = REPRESENTATIONS DIVERSES DES CLASSES. Aussi cela reste à développer, si je trouve un peu de temps, je vais m’y intéresser au plus prés.

Maintenant, je crois pas avoir à aucun moment m'être fait le chantre, de la démocratie bourgeoise. donc cette phrase que je viens de relever de ton poste: "Alors Que dire de l' alternance entre deux partis bourgeois qui symbolise la prétendue démocratie dans nos pays ? je vais considérer quelle ne m'est pas adressé. Que celui qui se sent concerné par le besoin d'apporter des réponses au point d'interrogation que tu y as ajouté, le fasse. Pour moi c'est du hors sujet, aussi pour bien recadrer le sens de mon propos, je vais reposter ma dernier intervention qui n'a pas reçu de commentaire (C’était dans le topic présentation de Kyliiolos qui avait débordé sur la Chine ACTUELLE)
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Bonjour à tous petite contribution qui certainement je l'espère devra aider à la réflexion !
Pour commencer donnons la parole à Mao pour illustrer le propos, puis nous irons chez Deng Xiaoping l'homme de la "troisième voie"
(1)

« Si l’on ne suit pas la voie capitaliste de dictature bourgeoise, peut-on alors suivre la voie socialiste de dictature prolétarienne ? Non c’est pas possible.
Il ne fait aucun doute que la révolution en est encore à sa première phase et n’entrera que plus tard, l’ors de son développement ultérieur, dans la seconde phase, celle du socialisme. La chine connaître le vrai bonheur qu’avec le socialisme. Mais c’est pas encore le moment de le réaliser. . . . . des propagandistes malintentionnés confondent à dessein ses deux phases différentes de la révolution et prêchent la prétendue théorie de la révolution unique. . . . Les appâts économiques prennent la forme de « création d’entreprise industrielles mixtes ». En chine centrale et méridionale, l’occupant Japonais autorise les capitalistes chinois a prendre une participation de 51% au capital. . . . En outre l’occupant promet de rendre aux capitalistes chinois les biens qu’ils possédaient et de les convertir en actions sous forme d’apport de capital. . . . Ainsi, ces messieurs qui prêchent avec le plus grand sérieux la théorie de la révolution unique pour combattre le communisme et le parti communiste ne travaillent en réalité que pour leur 49 ou 51%, et quel mal ils se donnent pour cela ! La théorie de la révolution unique est la théorie du renoncement à la révolution, voila le fond du sac ». (MAO œuvres choisies tome 2 chapitre VIII contre les phraseurs de « gauche »)

Voir ci-dessous, comment La chine nouvelle a retrouvée ces messieurs qui ne travaillent en réalité que pour leur 49 ou 51%

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Deng Xiaoping -- "Personne âgée la plus jeune d'esprit" a ouvert à la Chine les portes de l'économie de marché
A partir du 14 avril 2003, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Malaisie, la Thaïlande et le Kirghizistan ont successivement reconnu la place de l'économie de marché en Chine. Comme le souhaitait une personne âgée chinoise, l'économie de marché est devenue la voie à suivre inébranlablement par la Chine.
"Connu sous le nom de concepteur général de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur de la Chine, Deng Xiaoping avait proposé une série de politiques et mesures importantes, telles que faire de l'institution de l'économie socialiste de marché l'objectif de la réforme du système économique. Celles-ci n'ont été mises en application qu'après une tournée dans la Chine du Sud en 1992, au cours de laquelle il a tenu une série de propos célèbres" explique Ding Chun, docteur en sciences économiques de l'Université Fudan.
"L'économie de marché n'est pas synonyme de capitalisme, le socialisme possède lui aussi un marché. La planification n'est pas synonyme de socialisme puisque le capitalisme connaît aussi la planification.» Ces opinions, que Deng Xiaoping a exprimées en 1992 dans ses propos tenus lors de sa tournée dans le Sud, sont devenues le dernier mot sur la question savoir si la Chine doit développer l'économie de marché.

Sauf à accepter l’idée d’une troisième voie spécifique chinoise, entre le capitalisme et le socialisme j’ai dû me résoudre à aller chercher chez Lénine l’explication nécessaire à comprendre cette nébuleuse théorie nouvelle Xiaopingnesque.

« Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs ». Lénine

Donc une révolution prolétarienne reste à produire en chine nouvelle.

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Quand le quotidien du peuple applaudi aux louanges du représentant de la première puissance impérialiste mondiale !

Deng Xiaoping a une place très importante dans l'histoire de la Chine et du monde (ex-président américain)
Dans une interview écrite à Xinhua à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de Deng Xiaoping, M. Bush s'est déclaré convaincu que la transformation de la Chine initiée par M. Deng lui assure "une place très importante dans l'histoire de la Chine comme dans celle du monde".
M. Bush a été témoin de changements considérables en Chine au cours des deux dernières décennies depuis que M. Deng avait initié la politique de réformes et d'ouverture vers le monde extérieur. Il a eu l'occasion de se promener en vélo à Beijing avec sa femme Barbara alors qu'il était chef du Bureau de liaison des Etats-Unis en Chine.
"La Chine enfermée où j'ai vécu en 1974 et 1975 est complètement différente de celle d'aujourd'hui ouverte, en pleine expansion et libre, et je pense que Deng Xiaoping a fait beaucoup pour ce changement énorme", a affirmé M. Bush dans son interview.
"Sa volonté de faire avancer la Chine vers une économie de marché qui libère ainsi la créativité des entrepreneurs chinois grands ou petits, a apporté au peuple chinois beaucoup de liberté ainsi que davantage de prospérité", a estimé M. Bush.
"Je suis convaincu que M. Deng aura une place très importante dans l'histoire de la Chine comme dans celle du monde", a-t-il affirmé.

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Les idées nébuleuses de Deng appliquées à l’agriculture

Quelle que soit la couleur d'un chat, pourvu qu'il attrape des souris ?

Citation de Deng Xiaoping.
C'est lors d'une cérémonie officielle en 1962 que Deng Xiaoping a formulé pour la première fois cette importante idée.
Lors d'une discussion sur l'adoption d'un système dit de "fixation d'un quota de production par foyer paysan" en vue de développer l'agriculture, Deng a exprimé clairement son soutien à cette pratique en déclarant ce qui suit : "Pour redresser l'agriculture, bon nombre de gens ont proposé de distribuer les champs aux paysans. En se basant sur une enquête qu'il avait menée à ce sujet, le camarade Chen Yun a expliqué la nécessité d'adopter une telle pratique et son point de vue est pour l'essentiel positif? On constate maintenant que parmi tous les modes de production agricole, seule l'exploitation individuelle s'avère effectivement rentable . A mon avis, pour pouvoir attraper des rats, on fera mieux de ne pas regarder aux couleurs du chat. Pendant la période de transition que nous traversons actuellement, il nous faudra adopter toutes les pratiques qui profiteront au redressement de l'agriculture? Bref, nous devons avoir l'esprit réaliste au lieu de nous tenir à des formules figées." Il doit certainement parler de la collectivisation de l’agriculture développée sur la base des communes populaires ?

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Interprétation de l'"Héritage politique" de Deng Xiaoping - interview de Yan Jianqi, responsable du Centre d'Etudes de la Documentation du Comité central du PCC
« Vent du Sud » : Est-ce que Deng Xiaoping a prévu l'évolution future de la réforme ? Du point de vue actuel, sa conception de la nature du socialisme s'adapte-t-elle toujours à la réalité ?
Yan : Deng Xiaoping ne pouvait évidemment pas tout prévoir. Il n'a certes pas prévu, par exemple, le développement actuel de l'industrie informatique ni la vogue de la mondialisation. Pendant les années 1980, de peur de provoquer la bipolarisation qui risquait de perturber l'équilibre de la société chinoise, il a dit par exemple : "Dans notre pays, il n'est pas question de laisser apparaître des millionnaires". Or, à l'heure actuelle, même l'existence de milliardaires n'a plus rien d'extraordinaire en Chine.

Et qui va oser le contester ?

DE CHINE INFORMATION :

Première d'une série de privatisations, elle préfigure la volonté de Pékin de nettoyer son secteur bancaire.
La Banque de Chine a fait hier une entrée fracassante à la Bourse de Hongkong. La valeur des actions vendues par la banque a atteint 9,7 milliards de dollars ¬ le montant le plus important au monde pour une première introduction en Bourse depuis le début du siècle. Le prix de l'action de cette gigantesque banque d'Etat, désormais en partie privatisée, a grimpé de 16 %. Un succès de bon augure pour les autres institutions financières chinoises, qui devront aussi privatiser une partie de leurs avoirs en raison de l'ouverture prochaine du marché bancaire. Celle-ci doit intervenir en décembre, au terme des accords signés entre Pékin et l'Organisation mondiale du commerce.
La Chine populaire cherche avant tout à nettoyer son secteur bancaire, qui étouffe sous le poids de ses prêts non performants. La présence d'actionnaires dans le capital rationalisera les méthodes de gestion, espère Pékin. La Banque de Chine, qui possède 11 600 succursales dont 600 à l'étranger, est d'ores et déjà l'une des institutions les mieux assainies. Elle a bénéficié d'une bonne partie des 400 milliards de dollars injectés par le gouvernement depuis 1998. Des subventions destinées à compenser les pertes énormes provoquées par l'inexpérience de la bureaucratie et les détournements de fonds perpétrés par des officiels corrompus. En juillet 2005, le vice-président de la branche hongkongaise de la Banque de Chine, Liu Jinbao, a été condamné pour détournement.

DE L’AMBASSADE DE CHINE EN FRANCE :

Chine : la Bourse s'avère prospère à Shanghai (01-2004)
2004-05-10
Les échanges du marché boursier à Shanghai ont atteint près de 8 300 milliards de yuans (1 000 milliards de dollars) en 2003, le volume des transactions quotidiennes s'établissant à 34,4 milliards de yuans (4,16 milliards de dollars)
La valeur totale des actions cotées en bourse s'est installée à 2 980 milliards de yuans (environ 34,7 milliards de dollars) l'an dernier, soit une augmentation de 17,5% en base annuelle.
L'indice composite de la bourse de Shanghai a augmenté a atteint mercredi 1 479,04 points à la clôture, en hausse de 10,27%, alors que l'indice des actions B a chuté de 7,55% pour tomber à 104,94 points.
Jusqu'au 31 décembre 2003, un total de 780 sociétés ont été inscrites à la bourse de Shanghai, en hausse de 10% par rapport à l'an précédent, avec 824 actions, soit une progression de 8,6% en base annuelle.
Le nombre des intervenants à la Bourse de Shanghai s'est élevé à 36,43 millions à la fin de l'an 2003.
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Détente: les occupants japonais seraient-ils partis en tenant leurs promesses !

« En outre l’occupant promet de rendre aux capitalistes chinois les biens qu’ils possédaient et de les convertir en actions sous forme d’apport de capital voir extraits ci-dessus » (Mao œuvres choisies)

Laissons la conclusion a Engels, extrait de :

Socialisme utopique et socialisme scientifique

" ni la transformation en sociétés par actions, ni la transformation en propriété d'État ne supprime la qualité de capital des forces productives. Pour les sociétés par actions, cela est évident. Et l'État moderne n'est à son tour que l'organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste contre des empiétements venant des ouvriers comme des capitalistes isolés. L'État moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste : l'État des capitalistes, le capitaliste collectif en idée. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété, et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n'est pas supprimé, il est au contraire poussé à son comble. Mais, arrivé à ce comble, il se renverse. La propriété d'État sur les forces productives n'est pas la solution du conflit, mais elle renferme en elle le moyen formel, la façon d'approcher de la solution".
En somme en chine la révolution prolétarienne reste à produire Gorki

(1) en vert par moi Gorki

Message édité le 20-02-2007 à 01:56:38 par gorki


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L'émancipation des ouvriers sera l'œuvre des ouvriers eux-mêmes
Xuan
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   Posté le 20-02-2007 à 23:19:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Mon intervention répondait essentiellement à la question : la Chine est-elle un état fasciste ?
Et cela sans te prêter des positions que tu ne défends pas.
Si j'ai pu laisser entendre le contraire, je te prie de m'en excuser.

Mais je ne peux pas passer sous silence l'acharnement anti-chinois de la bourgeoisie. C'est un aspect important.
Les pays émergents - et la Chine au premier rang - constituent une menace réelle pour les intérêts impérialistes.
Le sommet africain à Pékin et la tournée de Hu Jintao en Afrique n'arrangent en rien les affaires de Bush et de Chirac.

Cela n'évacue nullement les questions légitimes que tu poses, et que je me pose également, sur la privatisation des banques par exemple.


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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
sti
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   Posté le 21-02-2007 à 00:58:12   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Camarades
ne faisons pas intervenir la question chinoise pour plus importante qu'elle (nous semble ? ...) paraître malgrè la cristallisations des contradictions politiques que nous pouvons vivre ici ou là, chacun dans notre coin et le rêve du "paradis perdu" en tête.

Biens des informations tomberons petit à petit sur à la fois, la vie ouvrière et paysanne dans les faits et sur leur représentation politiques et sur le pouvoir du parti, Etc.

De toute façon, la chine garde la caractéristique d'un "dernier" bastion rien que sous l'angle de l'existence de cellules honnêtes prisent en grippe par la bureaucratie apparemment.

Je voudrais dire aux plus anciens d'entre nous, que leur aide serais bien plus précieuse dans des débats impérieux pour nous, comme celui de la construction du parti ouvrier dont on se disputera pas longtemp ni sur la nécessité, ni sur sa nature.

De tout facon, la chine se découvre de l'extérieur. On voit bien qu'elle propose colloque sur colloque pour aider les capitalistes francais entre autre à investir en chine.

Elle est aujourd'hui leader sur le batiment en chine (propriété privée il me semble) et où les ouvriers, qui vivent à 10 dans un bengalo de chantier finissent par se suicider et fatiguer, multiplier les accidents mortels.
La chine de Mao, qui envoit loin de chez eux des ouvriers au suicide et la mort au nom de la productivité


des sujets qui doivent nous mobiliser nous attendent. Les camarades chinois aurons nos observations quand on saura à qui s'adresser et quand nous aurons un parti qui aura prérogative à cela.

Message édité le 21-02-2007 à 02:29:13 par sti
Finimore
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Finimore
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   Posté le 23-02-2007 à 05:15:06   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

CHINE

Le "socialisme de la pauvreté", une conception étrangère au Parti communiste chinois

l§Profitant du débat qui se déroule actuellement en Chine, nombre de commentateurs occidentaux opposent la lutte pour les "quatre modernisations" (industrie, agriculture, sciences et techniques, défense nationale) à la Révolution culturelle, à sa cible, que les quatre ont cherché à déformer. Ces commentateurs prétendent que la lutte pour la production aurait été absente des préoccupations du parti communiste chinois dans la période de la révolution culturelle, et absente des motivations de cette grande lutte politique.
Là-dessus, Alain Jacob, dans ses spéculations du Monde, a largement donné le ton. Beaucoup d'autres ne se sont pas privés non plus. Tels Jacqueline Dubois, qui affirmait en substance dans l'émission "L'Evénement" de TF1 : "Après la période de lutte politique de la Révolution culturelle, il s'agit maintenant de produire" ou Leclerc du Sablon qui écrit dans Le Matin: "La politique des quatre modernisations s'oppose à celle des trois différences (entre travail manuel et intellectuel, entre ville et campagne, entre industrie et agriculture) que Mao avait voulu rayer de l'histoire humaine."

Opposer systématiquement révolution et production dans la lutte d'un peuple pour le socialisme, c'est faire preuve d'un point de vue assez singulier. Comme si construire le socialisme était une abstraction, comme s'il s'agissait de se "révolutionnariser" comme ça, dans l'abstrait, alors qu'il s'agit bien de construire une économie, une société différentes, concrètement ; matériellement jour après jour. La lutte politique, le débat d'idées, au sein de la société socialiste, concernent donc forcément, et dans le détail, cette édification du socialisme.
d'autre part, la poursuite de la production, de l'effort pour l'améliorer alors même que le débat politique peut être intense, est un enjeu important. En effet, pourrait-on révolutionnariser la société, en négligeant voir : en sapant sa base matérielle ?

--

Dans le cas de la Chine, l'urgence de faire avancer l'édification des bases matérielles du socialisme est particulièrement manifeste. Dans ce pays du Tiers Monde, qui a commencé voici seulement trente ans à s'arracher à la misère et à l'ignorance, un grand nombre de tâches sont encore accomplies à la main ou par des moyens rudimentaires. Par exemple, à l'heure actuelle, les conditions de vie et de travail du paysan chinois restent profondément différentes de celles des ouvriers des grandes villes. Aujourd'hui, mécaniser l'agriculture, c'est pour la Chine, assurer un meilleur niveau de vie à tous, mais aussi consolider le socialisme en réduisant les écarts des revenus et de mode de vie entre la ville et la campagne, réduction qui conditionne le renforcement de l'alliance des ouvriers et des paysans.
Certains donneurs de leçons, partant de la réalité des pays capitalistes industrialisées, ne sont pas loin d'estimer que l'industrialisation entraînerait forcément l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce faisant, ils "oublient" que le Parti communiste chinois n'a jamais envisagé le développement des rapports sociaux socialistes, la formation d'un homme nouveau sur la base d'une économie arriérée. Il n'a jamais été partisan d'un "socialisme de la pauvreté" où il y aurait d'autant plus d'égalité qu'on n'aurait pas grand chose à partager. Au contraire, comme le déclare au sujet de la répartition des revenus, Chen Yong-kouei dirigeant de la célèbre brigade de production agricole de Tatchaï, et élu membre du bureau politique du PCC, lors de son 9e Congrès : "Quand on s'appuie sur la collectivité, les bonnes récoltes ne tardent pas à venir. Et quand le volume à partager est plus grand, il est plus facile de se mettre d'accord sur les mérites de chacun et de s'estimer soi- même"

Après la période qui a vu s'accomplir la socialisation de la propriété des moyens de production, dès 1956, le Parti communiste chinois, fixe clairement ce but au peuple chinois : édifier un Etat socialiste industrialisé puissant. A ce sujet Mao Tsé-toung indique dans Renforcer l'unité du Parti: "Notre construction fera de notre pays un grand Etat socialiste; la Chine arriérée, méprisée et plongée dans le malheur pendant plus de cent ans changera totalement d'aspect et, par surcroît, rattrapera le plus puissant Etat capitaliste du monde, les Etats-Unis... telle est la responsabilité qui nous incombe. Vous avez une population si nombreuse, un territoire aussi vaste et des richesses naturelles aussi abondantes, et vous édifiez dit-on le socialisme, régime qualifié de supérieur; si vous n'arrivez pas à dépasser les Etats-Unis après cinquante ou soixante ans, quelle figure ferez-vous ? Il faudrait, dans ce cas, vous expulser du globe ! C'est pourquoi dépasser les Etats-Unis n'est pas seulement une possibilité, mais une nécessité, un devoir à accomplir absolument. Sinon, la nation chinoise décevrait l'espoir que les autres nations ont mis en elle et son apport à l'humanité serait bien mince".
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Dès le début des années 60, le peuple chinois se lance dans ce mouvement pour l'édification d'un Etat socialiste puissant, en même temps qu'il édifie des réalités sociales nouvelles et originales, comme la Commune populaire: c'est le Grand bond en Avant. C'est à partir du débat commencé dès cette époque sur le type de développement à choisir pour la Chine, sur les lois de la lutte de classes pendant la période du socialisme que va être impulsée quelques années plus tard la Révolution culturelle, qui va répercuter ce débat dans le tout le pays, pour tout le peuple. La Révolution culturelle, dans son principe, de par ses causes et sa cible, n'est pas une lutte d'idées, abstraite, qui appartiendrait à une sphère indépendante des problèmes que les masses ont à résoudre. La lutte politique engagée, dans le cadre de la Révolution culturelle concerne l'orientation d'ensemble de la construction du socialisme, et donc l'activité quotidienne des travailleurs. C'est ainsi, par exemple que la question complexe du mode de répartition des revenus dans les communes populaires, sera l'objet de larges discussions.
"Faire la révolution et promouvoir la production" : ce mot d'ordre est notamment le titre de est notamment le titre de la "Décision du Comité central" du 8 août 1966 qui déclarait : "La grande révolution culturelle prolétarienne a pour but la révolutionnarisation de la pensée de l'homme, afin que, dans tous les domaines du travail, on puisse obtenir des résultats meilleurs quant à la quantité, la rapidité, la qualité et l'économie." Dans sa directive du 7 mai 1966, le président Mao critiquait les conceptions erronées visant à interrompre et désorganiser la production sous prétexte de mener à bien la lutte politique. Il affirmait : "Les ouvriers se consacreront principalement à la production industrielle, tout en s'instruisant dans tous les domaines militaire, politique et culturel. Ils doivent également participer au mouvement d'éducation socialiste et critiquer la bourgeoisie..."
La nécessité de réaliser l'édification d'un État socialiste puissant est largement présente par ailleurs dans les textes du 9e congrès du PCC, en 1969 ; elle est dès cette époque mise en relation avec le danger de guerre: "Nous devons faire la révolution et promouvoir la production, améliorer notre travail et nous préparer activement en prévision d'une guerre pour édifier de manière encore plus remarquable notre industrie et notre agriculture socialistes, accomplir mieux encore toute notre oeuvre socialiste. ".

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Durant la période de la Révolution culturelle, et par la suite, les conceptions défendues par Lin Piao et la bande des Quatre, qui aboutissaient à un véritable sabotage de la production, ont assurément entraîné de graves retards dans la réalisation des objectifs d'édification du socialisme, fixés pour la période. Les travailleurs chinois, sous la direction du Parti communiste, n'en ont pas moins poursuivi, dans cette période, la lutte pour le développement de la base matérielle du socialisme. Ceci s'est manifesté par exemple dans les multiples réalisations, des milliers d'innovations techniques dans les usines, des travaux d'infrastructure et d'irrigation très importants dans les campagnes. Ceci s'est manifesté aussi dans la poursuite d'expériences d'avant-garde telles que celles de la brigade de production agricole de Tatchaï et de l'exploitation pétrolifère de Taking, mises en avant comme exemples à suivre dans la lutte pour les "quatre modernisations". Ces expériences qui ont vu le jour avant la Révolution culturelle, ont continué, allant de l'avant, et ont fréquemment servi de points de référence, pour la mise en oeuvre effective du mot d'ordre : "Faire la révolution et promouvoir la production". Nous reviendrons prochainement sur ces expériences et leur signification.
Ainsi, cette réalité de la lutte menée en Chine sur les divers fronts, depuis trois décennies, pour édifier le socialisme, est sciemment ignoré par les commentateurs de la presse bourgeoise. Pour la plupart d'entre eux, la Chine, serait placée devant un choix dramatique: soit faire la révolution, soit développer son économie. Comme l'ont montré de récents articles d'Alain Jacob, dont celui présentant le point de vue de Bettelheim, il y a finalement, à la base d'une telle appréciation "pessimiste", la volonté de ne retenir comme image du maoïsme, que ses déformations, inscrites dans des conceptions comme celles dont les Quatre étaient porteurs.

Jean-Pierre CHAMPAGNY


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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
sti
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   Posté le 23-02-2007 à 11:27:38   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Finimore a écrit :

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

Jean-Pierre CHAMPAGNY



Camarade. Tu n'a rien de plus frais comme infos sur la chine ?
Et puis, Jean-Pierre Champagny n'est ni un paysan pauvre, ni un ouvrier chinois sincére.
Cela a valeur de propagande ou l'anti-communisme faisait rage, ok, mais ensuite ...
Tes grandes qualités d'archivagistes déborde peut être un peu sur l'analyse politique à produire de nos jours.
Tu disais sur un autre sujet à propos de la GRCP qu'il fallait en faire l'analyse concrétement, sans dogmatisme ... Voilà qui était de mon point de vue une positîon claire et en prise avec notre époque.

La classe ouvrière chinoise n'attend certainement pas que les ouvriers français ou allemands ou algériens ... se contentent de dire tout le soutien qu'il ont voulu apporter à la chine à des moments de l'histoire ou tout semblait encore possible à leur yeux.
L'avant garde de la classe ouvrière n'a pas de frontière, et cela exige une grande rectitude, et un sens profond de la défense des intérêts politique de celle-ci.

Pour anecdote. Hier je regardais une série à la con ou un méchant général chinois abritait un affreux terroriste marchant d'arme ...
Ma réaction premiére, y compris à la maison devant les miens, ca était de dire : voilà encore les vieilles méthodes de propagandes anti-communiste à l'américaine. Les méchants chinois contre les gentils agents de la CIA.
Mais entre camarades ouvriers, entres communistes convaicus. Je sens bien qu'il me faut dépasser ces reflexes d'autodéfenses.
Comment je le sens ?
En lisant ici et là la situation des ouvriers et des ouvrières en chine, qui dans cette région, travaillent à la pièce, dans telle autre font 45 heures puis dans telle autre sont licencié par milliers pendant que des centaines de permanents du parti vivent comme des parasites.
Que le salaires réel d'un haut fonctionnaire de l'état peut être des dizaines de fois supérieur à celui du paysan encore pauvre (ils ont quand même du mal à disparaître ces milliers de paysans pauvres en chine!).
Je veux pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais faut arrêter de se mentir et surtout il faut garder notre position de classe.
L'Etat socialiste, où qu'il se trouve, ou qu'il est pu se trouver du moins, n'est jamais que l'instrument d'une classe pour en réprimer une autre ; la classe ouvrière et son parti qui se donne les moyens de sa politique communiste en se défendant des attaques de la bourgeoisie de l'extérieur mais aussi à l'intérieur.
Dans l'ordre dialectique de la pensée marxiste, nous représentons avant tout des intérêts de classe AVANT l'Etat ou le parti (la chose en soi) qui nous sert à la représentation de ces interêts.
Evidement, se battre pour la préservation de l'outil politique est le nerf de la guerre. mais la guerre se livre entre le prolétariat et la bourgeoisie en tant que classes sociales profondement antagoniste.
Nous perderons beaucoup si nous ne gardons pas cela en tête.
Finimore
Grand classique (ou très bavard)
Finimore
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   Posté le 23-02-2007 à 16:50:21   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Finimore a écrit :

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

Jean-Pierre CHAMPAGNY


sti a écrit :

Camarade. Tu n'a rien de plus frais comme infos sur la chine ?


En fait, j'ai retrouvé cet article tout a fait par hasard et comme il aborde selon moi, un sujet qui n'est pas si éloigné du débat actuel, je l'ai numériser pour en faire profiter le forum. Oui cet article de 1978 (en plein débat sur l'après Mao, les quatres modernisation, la lutte des classes en Chine...) prend position (à l'époque et dans le contexte) pour ce qui va être les réformes économiques dont aujourd'hui nous voyons (mais le PCC aussi) les aspects et les conséquences très négatives. Cet article n'est certes pas "frais", mais le débat actuel (sur ce topic) aurait aussi pu être publié dans la section histoire du forum.

sti a écrit :

Et puis, Jean-Pierre Champagny n'est ni un paysan pauvre, ni un ouvrier chinois sincére.


JPG était un journaliste du QDP, et ce qui était publié dans cet organe central du PCRml reflètait au plus près les positions du parti. A cet époque le PCRml appuyait aussi ses positions sur plusieurs voyages et visites en RPC. Je me souviens avoir eu des débats très intéressants lors de réunions ou l'UCFML participait avec la présence d'un camarade du PCR ayant fait parti d'une d'une délégation en Chine.

sti a écrit :

Tes grandes qualités d'archivagistes déborde peut être un peu sur l'analyse politique à produire de nos jours.


Certes, mais resituer comment et sur quoi le débat de l'époque était centré, ne me parait pas totalement dépassé.

sti a écrit :

Tu disais sur un autre sujet à propos de la GRCP qu'il fallait en faire l'analyse concrétement, sans dogmatisme ... Voilà qui était de mon point de vue une positîon claire et en prise avec notre époque.


Oui est cela est aussi valable pour la période de l'après-mao.


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sti
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   Posté le 23-02-2007 à 18:25:32   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Finimore a écrit :


Certes, mais resituer comment et sur quoi le débat de l'époque était centré, ne me parait pas totalement dépassé.


C'est juste. Pardonne moi si je n'est pas compris le sens de ton post. Le manque d'explication qui aurait pu l'accompagner m'ont aussi poussé vers l'erreur.
Nous possédons aussi de nombreux témoignages et crois moi, nous sommes loin de les déconsiderer. Au contraire, en décalage avec notre époque, il me donne parfois envis de "pleurer".
sti
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   Posté le 01-03-2007 à 17:45:11   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Des nouvelles du marché en chine. Une "page" du réalisme de " l'économie de marché à la chinoise". Il s'agit là d'un article purement économique (tant mieu car ça nous dispense de l'anti-communisme primaire habituel... ) mais instructif.

" J'ai perdu 100 000 yuans (10 000 euros) en une seule journée. Je n'aurais jamais cru que les cours puissent s'effondrer si rapidement !", se désole M. Liu en tirant nerveusement sur sa cigarette à l'entrée d'une maison de courtage de Pékin. "Je pense que cela va continuer à baisser", redoute ce retraité qui avait investi une grande partie de ses économies dans une entreprise de high-tech. Les petits porteurs ont été les plus touchés par le "mardi noir", qui a vu s'écrouler la Bourse de Shanghaï : le 27 février, la plus grande place financière de Chine continentale a perdu près de 9 %.



Mais 2006 avait été une année record, Shanghaï ayant progressé de 130 % ! C'est cependant la première fois qu'un "séisme" boursier chinois fait plonger les places occidentales.

En ce jeudi pluvieux pékinois, la foule se presse à l'intérieur de l'une de ces petites maisons de courtage qui ont essaimé dans les villes chinoises. Installée dans une maison traditionnelle au toit de tuiles recourbées le long d'une grande artère du centre historique de la capitale, cette agence permet aux boursicoteurs de suivre sur des écrans les fluctuations des cours. Certains pianotent sur des terminaux d'ordinateurs pour effectuer leurs opérations boursières.

La plupart sont des retraités, ou même des chômeurs, pour lesquels ce lieu semble aussi être un espace convivial : un groupe d'hommes joue ainsi aux cartes sur une feuille de plastique posée à même le sol tout en surveillant d'un oeil les écrans...

"Je boursicote depuis 1990, mais je n'ai jamais gagné beaucoup, remarque Mme Wang, jeune retraitée d'une entreprise de télécommunications. Le fait que la Bourse ait chuté n'est pas si terrible : la loi du marché suppose que des moments de prospérité alternent avec des périodes de repli. Mais j'ai confiance dans le développement de l'économie chinoise."

"Aujourd'hui, c'est vrai, les gens sont un peu moroses, normal", intervient M. Zhang, courtier d'assurances à la China Pacific, une entreprise qui vient aujourd'hui d'être cotée en Bourse. Lui aussi fait preuve d'un solide optimisme à l'égard de l'avenir du marché : "Avant, les Chinois gagnaient de l'argent dans le petit commerce, maintenant ils investissent dans la Bourse et c'est très bien !"


"EFFET YO-YO"


La nature du marché chinois explique pourquoi ce sont surtout les "petits" qui ont bu le bouillon amer de mardi : 4 entreprises monopolisent 40 % des cotations, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC), la Banque de Chine, la China Life, une compagnie d'assurances, et la Sinopec, l'un des fleurons de l'industrie pétrolière chinoise. "Leurs cours n'ont pas bougé mardi ou à peine", relève un expert étranger à Pékin, qui précise : "Ce sont en fait des rumeurs sur la taxation des transactions circulant ces derniers jours qui ont déclenché un vent de panique chez les petits porteurs."

La proximité du début de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui s'ouvre lundi, a servi de facteur aggravant, remarquent des analystes : on s'attend que des mesures soient prises pour assainir les marchés, empêcher la surchauffe de l'économie et se prémunir contre la formation d'une bulle financière dont l'explosion ruinerait des millions de personnes dans la Chine du "miracle".

Mercredi, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a lancé un appel au calme, déclarant que "la tâche principale des marchés financiers est d'améliorer et de promouvoir le développement sain des institutions financières". Il a ajouté qu'il entendait franchir une "nouvelle étape" dans les réformes de ce secteur en précisant que ces dernières devraient être "progressives."

Un autre expert explique à ce propos que "le gouvernement n'a aucun intérêt dans l'affaissement de la Bourse mais est en même temps conscient que les indices doivent dégonfler", remarque en écho l'économiste de la Standard Chartered à Shanghaï, Stephen Green, cité par l'AFP.

La capitalisation des deux Bourses de Shanghaï et de Shenzhen pèse 1 500 milliards de dollars et la perte des petits porteurs ne se chiffrerait pas à plus d'une vingtaine de milliards. La somme est non négligeable mais doit tout de même être relativisée par rapport au 2 000 milliards de dollars de l'épargne nationale...

Après avoir repris 3,94 % mercredi, la Bourse de Shanghaï a replongé de 2,91 % jeudi. On s'attend ainsi que la progression foudroyante de 2006 laisse désormais la place à un "effet Yo-Yo" durable. "


Bruno Philip. Le Monde.
armenak
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   Posté le 02-03-2007 à 08:58:32   Voir le profil de armenak (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à armenak   

Publié à une large échelle hier par le quotidien gratuit 20 Minutes:

Un village chinois figé à l'ère Mao

20 Minutes | édition du 01.03.07

Voilà un petit bourg dans lequel notre ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, en visite officielle en Chine, ne se rendra sûrement pas. A Nanjie, dans le Henan (Est), les habitants se réveillent chaque matin sur L'Est est rouge, un air révolutionnaire qu'on ne chante plus dans le reste de la Chine depuis vingt-cinq ans. Pas de doute, on est toujours en terre communiste. Nanje, village de 3 600 habitants, est le dernier bastion collectiviste de l'empire du Milieu. Un passage à la privatisation a été tenté dans les années 1980. « Mais ça a été une catastrophe : les paysans ne savaient pas travailler seuls », explique Wang Hongping, le chef du village. Il a donc proposé de reprendre le mode de vie édicté par Mao et son décorum austère : publicité et restos
chics interdits, slogans communistes sur les façades.
L'autocritique est encore pratiquée : « Pour le folklore », assure-t-il, souriant.Les habitants s'en accommodent. Car entre-temps, Nanjie s'est
industrialisé et, avec ses vingt-six usines, est devenu le village le plus riche de la région. « On reçoit, quel que soit notre métier, 250 yuans par mois (25 euros) ; c'est peu, mais tout est payé ! Le loyer, les meubles, l'école et les mariages ! », s'exclame Qu Yuhong. Diplômée en commerce, elle est l'une des six cents « citoyens d'honneur » qui ont choisi de
s'installer ici. Comme Huang Zunxian, 71 ans : « J'ai de l'eau chaude 24 heures sur 24, ma vie est meilleure qu'en ville », assure-t-elle.
Mais le système a ses limites. Si les usines font 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires, le village ne parvient pas à éponger ses 60 millions d'euros de dettes. Les villageois ont interdiction d'épargner. Et surtout, cette « utopie communiste » ne s'applique pas aux 6 000 ouvriers qui peuplent les dortoirs de Nanjie et travaillent douze heures d'affilée. « Ils
ne sont communistes qu'entre eux, nous ils nous exploitent », raconte Li Xiaorui, une serveuse de 20 ans. Wang Hongping ne le cache pas : « Sans ces ouvriers, le village ne serait pas si riche. Mais ils ne cherchent qu'à gagner de l'argent. Alors on leur donne un salaire plus élevé (60 euros), mais sans avantages sociaux. »
A Nanjie, Caroline Dijkhuis
sti
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   Posté le 02-03-2007 à 11:18:44   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Les paysans chinois font de la résistance.

Ce qui me touche le plus c'est cette phrase:
" Un passage à la privatisation a été tenté dans les années 1980. « Mais ça a été une catastrophe : les paysans ne savaient pas travailler seuls »"
Dans le milieu paysan ou c'est l'individu qui était pilier de la production, c'est la preuve que des hommes nouveaux se construisaient. Haujourd'hui cela paraît un handicap dans la sociéte de marché, mais le travail collectif, pensé et rationnalisé, déplace des montagnes de progré. Ce que le capitalisme n'est plus en mesure de faire depuis longtemps, force ultra réactionnaire qu'il est aujourd'hui.




Et puis, un village, qui résiste encore et encore à l'envahisseur ... ca vous rapelle rien ?
Sûr qu'ils ont un barde qui chante faux
Finimore
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Finimore
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   Posté le 02-03-2007 à 16:53:46   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

sti a écrit :

Et puis, un village, qui résiste encore et encore à l'envahisseur ... ca vous rapelle rien ?
Sûr qu'ils ont un barde qui chante faux


...et une potion magique !!!


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gorki
Les ouvriers n'ont pas de patrie
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   Posté le 02-03-2007 à 23:37:57   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

bonsoir à tous

Un village chinois figé à l'ère Mao (tu exageres mon pote Armenak )

Heureusement que c'est pas un village ou l'activité principale est l'orlogerie

Pour le coup nous aurions pu croire au retour de charle Piaget et des chantres de l'autogestion. un ilot de socialisme dans un océan de capitalisme

Tu t'imagines le merdier obligé de se recoltiner les vieilles barbes du PSU et de redonner A Rocard sa place au AFC

Et là fini! sur, que tu avais de quoi prendre dans tes archives


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L'émancipation des ouvriers sera l'œuvre des ouvriers eux-mêmes
Finimore
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   Posté le 07-03-2007 à 14:42:11   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Ce petit post juste pour indiquer les liens que j'ai placer ici concernant la chine, le PCC, les quatre modernisation, la GRCP, la bande des Quatre et des repères chronologiques


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Paria
Les masses font et peuvent tout !
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   Posté le 16-03-2007 à 17:07:57   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

La Chine se dote d'une loi historique sur la propriété privée


Après des années de débats et de controverses, la Chine s'est finalement dotée vendredi d'une Loi sur la Propriété, gravant pour la première fois la défense de la propriété privée dans le marbre, sauf pour la terre, restant domaine de l'Etat.


Son adoption par l'Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement) intervient trois ans après un premier vote historique de cette Chambre qui, en inscrivant la protection de la propriété privée dans la Constitution, a permis de mettre à bas vendredi l'un des derniers vestiges de l'idéologie communiste.

Le texte en 247 articles, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre, vise à protéger à la fois la propriété collective, publique et la propriété privée, même si, selon des médias d'Etat, elle continue de placer le bien public au coeur du système économique. Il stipule notamment que "la propriété de l'Etat, collective, individuelle (...) est protégée par la loi et nul ne peut l'enfreindre".

Pour la première fois soumise en 2002 au comité permanent de l'ANP, après des années de préparation, elle est passée par sept lectures avant d'être jugée prête à être soumise au vote et finalement approuvée vendredi par 2.299 voix pour et 52 contre.

"Cette loi marque une étape importante dans l'histoire législative chinoise", a estimé Hu Xingdou, un intellectuel connu pour son franc-parler, économiste à l'Institut de Technologie de Pékin, qui, pour arriver à une société "plus juste", propose même de "mettre un terme aux privilèges du gouvernement".

Une frange du parti communiste au pouvoir s'était battue contre le projet, s'élevant contre la consécration des droits individuels, jugée trop capitaliste. D'autres opposants arguaient aussi qu'elle allait permettre à certains, notamment des cadres corrompus, de protéger des biens sur lesquels ils ont illégalement fait main basse par le passé.

Les partisans de la loi, en revanche, mettaient en avant les garanties apportées aux sociétés privées contre les détournements de fonds par leur propre personnel et, surtout, faisaient valoir la nécessité de clarifier les droits de propriété, dans un Etat se réclamant toujours du communisme, mais où dans les faits, les réformes économiques lancées en 1978 ont mis fin depuis longtemps à la collectivisation maoïste.

Selon Chine Nouvelle, "le vice-directeur de la Commission des Affaires législatives du Comité permanent de l'ANP, Wang Shengming, a souligné que la loi montrait l'esprit de la réforme et de l'ouverture de la Chine, en protégeant l'ordre de l'économie de marché socialiste et en accordant une égale protection à la propriété privée et publique".

Pendant les débats, de hauts responsables étaient montés au créneau pour expliquer que la loi était compatible avec le système socialiste, comme Wang Zhaoguo, vice-président du comité permanent de l'ANP. Vendredi, les analystes soulignaient qu'elle était aussi inévitable et indispensable au développement du pays.

16 Mar 2007

CONTRE-INFORMATIONS
Melestam
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Melestam
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   Posté le 19-03-2007 à 21:14:11   Voir le profil de Melestam (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Melestam   

Paru dans Le Monde d'il y a quelques jours, repris par Contre-information maoiste :

Chine : des milliers de manifestants affrontent La police.

Silhouettes de bus calcinés et renversés, de voitures de police brûlées dans les rues d'un bourg quadrillé par des unités paramilitaires : ces photos numériques de mauvaise qualité prises à la sauvette et diffusées sur un site d'information créé par des Chinois d'outre-mer témoignent de la violence des affrontements qui ont eu lieu durant quatre jours dans le village de Zhushan, au sud de la province du Hunan, dans le centre de la Chine.

Ces émeutes, au cours desquelles des milliers d'habitants se sont affrontés avec la police locale et des centaines d'éléments de la Police armée populaire (PAP) appelés en renfort, ont été provoquées par une dispute entre un employé d'une station de bus et un lycéen.

Ce dernier, qui s'était plaint de se voir imposer une taxe de 5 yuans pour son bagage (près de 50 centimes d'euros), avait été battu par l'employé, vendredi 9 mars.

La dispute a dégénéré dans un contexte où il suffisait d'un rien pour cristalliser le mécontentement populaire local à propos d'une récente hausse du prix des transports : lors des fêtes du Nouvel An chinois, le ticket de bus avait triplé, provoquant la colère des habitants.

Les responsables de la compagnie de bus avaient été soutenus par les policiers de Zhushan, renforçant la méfiance des habitants à l'égard des autorités.

Ce qui avait sans doute commencé comme une manifestation s'est transformé, vendredi, en un affrontement généralisé avec les policiers qui ont fait appel aux unités armées de la PAP.

Selon Zhang Zilin, "correspondant" local et clandestin du site chinois d'outre-mer boxun.com, un étudiant aurait été tué, des dizaines de personnes blessées et de nombreux protestataires arrêtés. M. Zhang affirme avoir vu un cycliste renversé par des policiers avant d'être battu et laissé pour mort sur le trottoir.

Selon le quotidien hongkongais The South China Morning Post, neuf bus et sept voitures de police ont été incendiés ou détruits. Ces bilans n'ont pas été confirmés officiellement, un responsable se contentant d'affirmer que l'ordre est revenu.

Ce genre d'incidents est désormais classique dans toute la Chine où l'écart croissant des revenus entre villes et campagnes provoque des dizaines de milliers de manifestations plus ou moins violentes chaque année.

Lors de l'inauguration de la session annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, la semaine dernière à Pékin, le premier ministre, Wen Jiabao, avait prêché son credo pour une société plus "harmonieuse" en ces temps où fleurissent les injustices sociales. La longue émeute qui a ensanglanté ce village du Hunan vient brutalement de rappeler que la Chine du miracle économique coexiste avec la Chine du mécontentement paysan.


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"Le boukharinisme est ainsi en définitive une thèse niant la négation de la négation."
Xuan
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   Posté le 24-03-2007 à 13:31:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cette information a été également citée dans le Quotidien du Peuple :

Mise à jour 23.03.2007 14h57
Le journal du Parti ordonne aux gouvernements locaux de restreindre l'utilisation de la force dans les protestations
Un journal du Parti Communiste Chinois (PCC) a exhorté les gouvernements à tous les niveaux de limiter l'utilisation de la force pour circonscrire les protestations.
Le Study Times, un hebdomadaire commandité par l'Ecole du Parti du Comité Central, a signalé que les fonctionnaires du gouvernement devront résoudre les incidents de masse par la négociation, au lieu de recourir à la force, ce qui ne fait qu'intensifier les conflits.
Les forces de Police devront être uniquement impliquées dans les situations où les incidents de masse ont violé les lois et réglementations, et l'utilisation d'armes devrait être considérée avec précaution, a-t-il déclaré.
Les gouvernements locaux devront faire la distinction entre un appel à l'aide de la population aux autorités supérieures et la violation de la loi, a-t-il précisé.
Il a pressé les fonctionnaires à tous les niveaux d'entreprendre plus d'efforts pour empêcher les incidents de masse d'arriver en réduisant les disparités grandissantes de richesses et les inégalités régionales entre l'Est et l'Ouest du pays.
Les gouvernements locaux devront renforcer leurs efforts dans la lutte contre les activités de corruptions, comme l'expropriation des terres, afin de s'assurer que les intérêts des paysans ne soient pas touchés, a-t-il affirmé.
Un peu plus tôt ce mois-ci, des villageois de la ville de Zhushan dans la province centrale du Hunan se sont accrochés avec la police locale à cause de l'augmentation de tarif des bus.
La police locale et les fonctionnaires du gouvernement ont apaisé l'incident par la force après que des villageois "aient brûlé plusieurs bus, encerclé le commissariat et jeté des pierres aux policiers".
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 24-04-2007 à 21:47:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pékin accélère la mise en place de syndicats dans toutes les entreprises étrangères.

[le 29/1/2007 à 5h15 par Mathilde Dors]
Selons les médias chinois, toutes les entreprises du Guangdong, y compris les sociétés étrangères, devront avoir une représentation syndicale avant la fin de l'année. But officiel: préserver les droits des travailleurs mais l'existence d'un seul syndicat légal, la Fédération nationale des syndicats chinois, affiliée au PCC, pose problème.
Les autorités chinoises ont décidé d'accélerer la mise en place de représentations syndicales dans tout le pays. En commençant d'abord par la province du Guangdong, là où se trouvent 300.000 entreprises Source: le Quotidien du Peuple en ligneétrangères officiellement enregistrées.
Selon la branche locale de la Fédération nationale des syndicats chinois, la province du Guangdong compte 17 millions de travailleurs migrants et 70% de l'économie est aux mains d'entrepreneurs privés. Ce qui rendrait le problème des violations des droits des travailleurs plus important qu'ailleurs dans le pays.
Pour Tang weijing, président de la Fédération au niveau local, cette syndicalisation massive serait bénéfique aussi bien pour les travailleurs que pour les compagnies étrangères.
Les priorités du syndicat seront axées sur les salaires, les heures prestées et la sécurité sur les lieux de travail.
Cependant l'existence d'un syndicat légal unique pose quelques problèmes et les analystes s'accordent à penser qu'il s'agit plutôt d'un moyen pour assurer une présence de l'Etat chinois au sein des entreprises privées, y compris dans les sociétés étrangères.
Ce but a déjà été atteint pour la chaîne américaine Wal Mart qui s'est vue imposer une représentation syndicale en Chine alors qu'elle n'en accepte pas au sein de ses propres magasins aux Etats-Unis. La société taiwanaise Foxconn, après des années de résistance, a dû également céder face à la pression chinoise, l'année dernière.
La section locale de la Fédération doit voir ainsi ses effectifs augmenter d'un million de membres cette année..



McDonald's et KFC vont établir des syndicats

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 20.04.2007 19h07]
McDonald's et KFC, qui ont été récemment fortement critiqués pour avoir sous-payé leurs employés à mi-temps dans la province du Guangdong, vont créer des antennes syndicales à travers la province.
Kong Xianghong, vice-président de la Fédération Syndicale de la Province du Guangdong, s'exprimant hier jeudi 19 avril a déclaré : "McDonald's a établi un comité préparatoire, comprenant des représentants des employés comme de la direction, afin de faciliter l'établissement du syndicat, et on espère que les antennes ouvriront en mai. "
"La branche provinciale du Guangdong de Yum! Brands Inc (l'opérateur de KFC) s'est également rapproché de la fédération locale du syndicat pour obtenir des conseils sur la création de syndicats. "
Kong a déclaré qu'un comité interrégional des syndicats pourrait être créé pour les McDonald's et KFC.
"Beaucoup de leurs officines dans les villes emploient seulement 20 personnes, et certaines petites villes ne possèdent seulement qu'un établissement" , a-t-il expliqué. " Cela signifie qu'il n'est pas possible pour eux de créer une antenne syndicale pour chaque fast-food ou dans chaque ville."
Le fait aussi que les établissements Mcdonald's dans la province appartiennent à deux différentes compagnies est une autre raison pour créer un comité syndical interrégional, a commenté Kong.
"Ce comité interrégional des syndicats des entreprises financées par des capitaux étrangers sera le premier dans son genre dans la province, et probablement dans le pays," a-t-il fait valoir.

Kong a affirmé que la récente controverse sur le sous-paiement des employés par les géants du fast-food n'avait rien à voir avec cette initiative.
"La fédération a soutenu l'organisation syndicale pour les entreprises financées par des capitaux étrangers à travers la province depuis le début de l'année dernière, et depuis plusieurs se sont créés, " a confié Kong.
Il a dit que l'ensemble des 325 entreprises financées par des capitaux étrangers de la province seront obligées d'établir des antennes syndicales d'ici la fin de l'année.
Peng Peng, directeur de l'académie des Sciences Sociales de Guangzhou (Canton), a mis en avant que l'établissement de syndicats aiderait les géants du fast-food à améliorer leur image et relations auprès de la direction du travail.
"Les syndicats, tout en protégeant les droits et intérêts des travailleurs, peuvent nettement améliorer les relations avec la direction du travail,"
a assuré Peng.


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   Posté le 01-05-2007 à 14:31:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

code de conduite pour les fonctionnaires du gouvernement


[Mise à jour 30.04.2007 13h09 - Xinhua ]
Les fonctionnaires reçoivent leur premier code de conduite
Les fonctionnaires du gouvernement impliqués dans des activités illégales ou immorales telles que les paris d'argent ou les relations extraconjugales risqueront d'être rétrogradés ou voir même virés, d'après une réglementation décisive émise dimanche 29 avril 2007.
La réglementation est "la première en Chine de ce genre à stipuler de façon exhaustive les sanctions administrative que recevront les fonctionnaires abusant de leur pouvoir," d'après un article de l'agence Xinhua.
Approuvée par le Conseil d'Etat et programmée pour prendre effet le 1er juin, la règlementation stipule en détails les différents comportements à bannir pour les fonctionnaires et les sanctions correspondantes.
Qu Wanxiang, vice-ministre de la supervision, a déclaré que c'est la première réglementation dans son genre qui vise à "s'assurer que les fonctionnaires exercent leurs devoirs conformément à la loi".
Les membres du personnel du gouvernement qui ont quitté le pays sans permission, sont restés à l'étranger plus longtemps qu'ils ne l'étaient autorisés et qui reçoivent secrètement une citoyenneté étrangère se verront infliger un avertissement critique voir même leur ordre de licenciement.
Si leurs incapacités à accomplir leurs devoirs donnent lieu à des accidents, désastres, pollutions environnementales et "protestations de masse", ils peuvent être réprimandés, rétrogradés ou licenciés. Les autres activités à éviter pour les fonctionnaires d'après la règlementation article 55 incluent :
Utiliser son influence pour en faire profiter une relation sentimentale,
S'impliquer dans la corruption, l'organisation de rassemblements superstitieux, le commerce sexuel et la consommation de drogues.
Maltraiter ou délaisser des membres de sa famille ou refuser de s'occuper de vieux parents,
Détourner ou perdre des fonds publics destinés aux désastres naturels, zones pauvres, réimplantations de population, sécurité sociale et aux compensations d'expropriations terriennes,
L'implication dans des activités frauduleuses et tromper ses supérieurs et la population en mentant, et réprimer les critiques et se venger des dénonciateurs, détruire des preuves ou divulguer des détails personnels des dénonciateurs aux accusés.
Qu a ajouter : "La règlementation est crucial pour persuader les fonctionnaires d'adopter un mode de travail propre, honnête en ayant les pieds sur terre afin de mieux servir le peuple".
Gao Fengtao, vice-directeur du Bureau des Affaires législatives du Conseil d'Etat, a indiqué que les règlementations montrent la résolution du gouvernement à renforcer l'application de la loi".



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Melestam
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   Posté le 01-05-2007 à 21:56:22   Voir le profil de Melestam (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Melestam   

Ne le prend pas mal Xuan, mais franchement, si tu prend pour argent comptant tous ce que disent les médias officiel, c'est pas une manière très dialectique de juger de ce qui se passe Chine, comme d'ailleurs ce n'était pas très dialectique d'affirmer que tous allait bien en URSS en basant juste sur les articles de la Pravda.


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"Le boukharinisme est ainsi en définitive une thèse niant la négation de la négation."
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   Posté le 02-05-2007 à 00:05:57   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Et puis surtout, c'est quand même un sacré aveu de révisionisme tout ca !
Des syndicats dans des Mcdo en chine (entreprise phare du capitalisme, alors que le syndicat devait servir à contrôler la production) ... Un code de conduite pour toute une catégorie de personne, ca vient formaliser une morale pour un corp social ...
Ou est la dictature du prolétariat ?
Faut pas chercher y'en a plus !
Quand l'état n'est plus prolétarient, au sens vériitablement marxiste du terme, la dictaure d'un tel état tourne belle et bien au social fascisme. Dire que la chine actuelle n'a pas des stigmates du social fascisme c'est se moquer du monde !
J'ai récement discuter avec une camarade qui a vécu dix ans en chine et vu le passage sous deng. Elle pourrait encore en pleurer tellement cela a été vécu comme une trahison. Elle raconte les effets dévastateurs des 1er mots d'ordre comme le fameux "enrichissez vous" de deng.
Elle y est retournné en 97 et elle a vraiment pleuré ...
Il reste que pour nous ouvriers, cela doit nous interpeller. Quand la fin d'une expérience du socialisme survient avec le "simple" changement d'un dirigeant important, cela ne peut qu'indiquer que la démocratie prolétarienne avait du mal a fonctionner. Le socialisme ne peut pas reposer sur les épaules d'un unique dirigeant. C'est bien toute une équipe qui prend les commandes et manoeuvrent à dessein ...
L'histoire reste encore à produire ... quelle tâche ! quel poid !
Xuan
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   Posté le 04-05-2007 à 13:17:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je ne le prends pas mal, Melestam mais je ne prends pas non plus "pour argent comptant tous ce que disent les médias officiels" .

Certains aspects me semblent intéressants ; et je les mets en avant parce qu’ils sont peu connus et qu’ils contredisent ce que nous connaissons déjà : privatisations, implantation de sociétés étrangères, licenciements, corruption, mépris des règles de sécurité, etc. La liste est longue en effet.
Les médias bourgeois - qui n’en sont pas à une contradiction près - encouragent le développement du capitalisme en Chine et soulignent les méfaits qui en résultent.

A mon avis la lutte de ligne et la lutte de classe se poursuivent dans le PCC, et les déclarations officielles reflètent d'une certaine façon la contradiction fondamentale en Chine aujourd’hui entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. Cela ne dépend pas d’un individu.
Je reste convaincu que la révolution culturelle était nécessaire, même si elle a comporté des aspects négatifs et si elle a échoué. Sans doute faudra-t-il d’autre révolutions culturelles.
Mais nous ne pouvons pas répondre à ces questions à la place du peuple chinois et de son avant-garde dans le PCC.

Plus précisément sur les remarques de sti :
Je ne trouve pas positive la présence des MacDo en Chine loin de là, mais que le gouvernement chinois y encourage la création de syndicats (alors que Mac Do s’y est longtemps opposé), c’est une bonne chose pour les employés de Mac Do en Chine, et aussi compris pour les employés de Mac Do aux USA.
« Les priorités du syndicat seront axées sur les salaires, les heures prestées et la sécurité sur les lieux de travail. » indique Mathilde Dors, et non sur le contrôle de la production.

En ce qui concerne « un code de conduite pour toute une catégorie de personne » , qui « vient formaliser une morale pour un corps social » , il faut considérer non pas l’existence d’un code de conduite dans l’abstrait mais le contexte dans lequel il est défini, son contenu, et le corps social à qui il s’adresse.

Depuis deux ans une campagne importante a été lancée contre la corruption des cadres, jusqu’à des niveaux élevés et cette campagne se poursuit. Voilà le contexte.
Que certains cadres du PCC se laissent corrompre par des chefs d’entreprise, qu’ils pratiquent le népotisme, détournent des fonds publics, exproprient des paysans pour faire construire des golfs privés et que leur attitude réactionnaire provoque la « protestation des masses », évidemment c’est révoltant et tel est le contenu « moral » de ce code de conduite.
Enfin ce code moral et la répression qui l’accompagne s’adressent aux « fonctionnaires abusant de leur pouvoir » (sans considérer pour autant que l’ensemble de ce « corps social » soit à l’image des éléments corrompus).

Je sais bien que la question chinoise est un sujet controversé et que nous avons du mal à l'évoquer. Merci d'ailleurs à tous deux de m'interpeller de la sorte.
La présence de la Chine dans le monde devient un sujet incontournable. Il importe de bien nous renseigner sur ce qui s'y passe.


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   Posté le 04-05-2007 à 13:19:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La question ayant été évoquée lors du débat Royal / Sarkozy, je cite la position de la RPC sur le Darfour :

" La Chine appelle à faire avancer le processus politique pour résoudre la question du Darfour
La Chine a appelé dimanche à faire avancer le processus politique pour résoudre la question du Darfour, dans l'ouest du Soudan.
Song Aiguo, un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, a lancé cet appel lors d'une réunion multipartite de deux jours sur le Darfour qui a pris fin dimanche à Tripoli, selon un reportage parvenu de la capitale libyenne au Caire.
Dans son allocution à la réunion, M. Song, qui conduisait la délégation chinoise, a présenté la position de la Chine sur la question du Darfour et ses efforts dans la résolution du problème, expliquant que toutes les parties concernées devraient faire progresser le processus politique et le maintien de la paix au Darfour.
La réunion, initiée par la Libye, a réuni le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol, les envoyés spéciaux des Nations Unies, de l'Union africaine, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Grande-Bretagne pour le dossier du Darfour, ainsi que des responsables ou ministres venus de France, de Chine, du Canada, d'Egypte, de Norvège, de Russie, du Tchad et d'Erythrée.
M. Song a également appelé la communauté internationale à fournir davantage d'assistance au Darfour pour améliorer la situation humanitaire, afin d'oeuvrer à la paix, à la stabilité et au développement dans cette région soudanaise.
La réunion sur le Darfour, qui a débuté samedi soir, a réaffirmé dimanche son appui au plan de soutien en trois étapes consenti en novembre dernier par l'ONU, l'UA et le gouvernement soudanais sur le déploiment d'une force hybride de maintien de la paix UA-ONU, plan connu également sous le nom de plan Annan, puisqu'il a été proposé par le secrétaire général d'alors de l'ONU, Kofi Annan.
Les principaux acteurs de la réunion ont également exprimé leur "préoccupation grave" sur la situation au Darfour, demandant à toutes les parties en conflit dans la région de cesser immédiatement les hostilités et d'agir pour respecter leurs engagements.
Le Soudan est sous la pression internationale pour approuver le déploiement de Casques bleus de l'ONU au Darfour, alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne menacent de proposer de nouvelles sanctions.
"
Source: xinhua Mise à jour 30.04.2007 13h27


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   Posté le 28-05-2007 à 21:22:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Li Jinhua : la société duale existe effectivement en Chine

Li Jinhua
D'après un reportage publié par le journal « China Audit » de la Commission Nationale des comptes (CNC), dans son rapport à thème spécial sur le travail d'audit présenté à l'Administration d'Etat de la Radiodiffusion, du Cinéma et de la Télévision, le Président de CNC Li Jinhua a indiqué que l' « effet Matthew » existe en Chine à un certain degré et que les riches s'enrichissent alors que les pauvres s'appauvrissent.

En abordant les problèmes auxquels la CNC est confrontée et les défis auxquels elle doit faire face, Li Jinhua a affirmé que le problème d'une société duale et inéquitable est un facteur important qui porte préjudice à la stabilité sociale. A l'heure actuelle en Chine, il existe assurément, à un certain degré, l' « effet Matthew » caractérisé par l'enrichissement continu des riches et l'appauvrissement constant des pauvres, ainsi que le phénomène d'une société à deux vitesses dans laquelle existent deux populations, l'une à hauts revenus et à forte productivité et l'autre à revenus et à productivité faibles. Tout cela, a-t-il souligné, est incompatible avec l'édification d'une société harmonieuse et commence à susciter le doute et la préoccupation de tout le monde.

D'autre part, a poursuivi le Président de CNC, à l'heure actuelle en Chine, les problèmes d'infraction aux lois et aux règlements existent en général dans les secteurs économiques et financiers du pays. Et cela se manifestent par les phénomènes suivants qui font de temps en temps leur ravage : le pouvoir prend le pas sur les lois et les règlements ; le respect des lois coûte plus cher que la violation ; l'inobservation et l'infraction des lois promulguées ; l'application non rigoureuse des lois et des règlements.

Pour faire face et pour régler tous ces problèmes, Li Jinhua propose aux divers départements de renforcer la gestion et le contrôle des activités budgétaires et financières. Les institutions gouvernementales doivent mettre l'accent sur l'acquittement des responsabilités et des obligations sociales, ce afin de contribuer à la réalisation d'une société équitable et harmonieuse.

Il a conclu en insistant sur l'importance de mettre en œuvre l'opinion publique pour qu'elle puisse pleinement jouer son rôle de contrôle et de surveillance, ainsi que de toutes autres formes de contrôle et de divulgation, telles que la télévision et la radiodiffusion, pour faire connaître au public toutes activités illégales et non réglementaires, car la préoccupation par les masses populaires des problèmes sociaux constitue une puissante et vigoureuse force de contrôle.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 24.05.2007 14h18]


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   Posté le 17-06-2007 à 16:42:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La presse en ligne a publié plusieurs article sur la "nouvelle couche sociale" en cours de formation :


Mise à jour 12.06.2007 13h42
Les nouvelles couches sociales chinoises vues d'elles-mêmes
Depuis la 8ème session du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), des personnalités des nouvelles couches sociales ont commencé à faire leur apparition sur la scène politique chinoise, et si l'on consulte le registre des membres de la 10ème session du Comité national de la CCPPC, on peut constaté alors qu'il comprend non seulement les noms des personnalités des secteurs économiques non publics, mais également les noms d'avocats, de comptables en chef, de gestionnaires d'entreprises à capitaux étrangers et d'autres qui font leur première apparition.

Jusqu'à fin décembre 2006, 32,2% des patrons d'entreprises privées sont membres du Parti communiste chinois (PCC), soit à peu près le tiers de la totalité ; Parmi eux, plus de 9.000 personnalités représentatives ont été élues en tant que députés aux assemblées populaires au niveau de district et plus, alors que plus de 30.000 ont été recommandées pour faire partie des membres de la CCPPC au niveau de district et plus.

Bao Yujun, Directeur de l'Institut d'études sur l'économie non publique (privée) chinoise et membre du Comité national de la CCPPC, a indiqué que les nouvelles couches sociales chinoises sont en fait les produits de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, les produits de la diversification du sujet principal des marchés et qu'elles constituent l'un des représentants de la nouvelle force productive. Etant donné qu'elles contribuent de façon importante au progrès social et au développement économique du pays, il est tout à fait juste et naturel qu'elles obtiennent la compréhension et le respect de toute la société.

En plus de la création des biens sociaux, de l'augmentation des emplois, de l'élargissement des exportations et de l'accroissement des versements fiscaux, l'apparition de ces nouvelles couches sociales contribue à l'édification du système de l'économie socialiste de marché et à celle de la démocratie et de la légalité. L'émergence et le développement de celles-ci, qui reflètent le progrès social et lesquelles par leur ampleur et leur qualité représentent, dans un certain sens, la rationalité et la croissance saine de la structure économique chinoise.

Aux yeux de la Société chinoise, les nouvelles couches sociales constitue une masse qui s'isole du système existant, qui n'est pas satisfaite de son état actuel et qui s'enrichisse rapidement. C'est pourquoi on la considère souvent avec des regards plutôt complexes. Une enquête publiée récemment par l'Académie des Sciences sociales de la municipalité de Beijing montrent que la plupart des patrons d'entreprises privées donnent une appréciation plutôt conservatrice quant à leur statut personnel.

Bao Yujun a poursuivi en déclarant qu'il ne faut pas exagérer le degré de maturation des nouvelles couches sociales, car il faut reconnaître qu'elles viennent d'apparaître il y a peu de temps, que la composition de leurs membres est relativement complexe, que certains parmi eux ont grandi à l'époque traditionnelle de l'économie planifiée, alors que d'autres ont travaillé durant de longues années dans des établissement administratifs ou des entreprises d'Etat et d'autres encore qui sont revenus de l'étranger après y avoir terminés leurs études supérieures. C'est pourquoi ils sont plus ou moins influencés par l'environnement où ils se trouvaient et en portent l'empreinte et que qu'ils montrent de la complexité quant à leur conception du monde, à leur qualité culturelle et à leur sens moral. Dans la croissance saine des nouvelles couches sociales, il est nécessaire pour elles d'obtenir plus de compréhension, de soutien et de conduite de la part de la société.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Mise à jour 11.06.2007 14h29
Les huit principales particularités des nouvelles couches sociales chinoises
Lors de l'interview exclusive accordée à nos correspondants, Chen Xiqing a décrit les particularités essentielles des nouvelles couches sociales :
--Elles sont à l'origine de la désagrégation de la classe ouvrière, de la classe paysanne, de la classe des cadres et de la classe des intellectuels ;
--Une partie importante est constituée d'intellectuels ;
--Elles sont concentrées surtout dans les secteurs économiques non publics ;
--Y est regroupée la plupart des gens à revenu élevé ;
--Leur profession et leur état social revêtent un caractère instable ;
--Leurs réclamations politiques augmentent graduellement ;
--La plupart des personnalités de ces couches sociales sont non communistes ;
--Elles ont tendance à s'accroître continuellement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Mise à jour 11.06.2007 16h03
Les nouvelles couches sociales chinoises
« A l'époque précédant la réforme et l'ouverture sur l'extérieur en Chine, la structure sociale de la société chinoise est constituée principalement par deux classes (classe ouvrière et classe paysanne) et par une couche (couche intellectuelle). Par la suite avec le développement de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, de nouvelles couches sociales ont surgis et ont commencé à attirer sur elles l'attention de toute la société. », a déclaré récemment Chen Xiqing, Chef Adjoint du Département de Travail du Front uni du Comité Central du Parti communiste chinois (PCC), lors d'une interview accordée en exclusivité à des journalistes du « Quotidien du Peuple ». Et d'ajouter que les résultats du changement du système économique fondamental, de la structure économique et de la structure industrielle de la Chine sont en train de transformer profondément la structure sociale de la Chine toute entière.

« En faisant une analyse plus soigneuse et plus profonde, on pourrait constater que ces nouvelles couches sociales sont composées principalement par des personnalités des secteurs économiques non publics et par des intellectuels de professions libérales, et qu'ils sont largement répartis dans les nouvelles organisations économiques et dans les nouvelles organisations sociales. », a poursuivi Chen en analysant : « Tout cela constitue une énorme communauté sociale, laquelle est déjà devenue, que ce soit sur le plan de son nombre ou de sa force, une puissance décisive qui occupe une position déterminante dans le développement économique et social du pays. »

Quel est le nombre exact des personnes qui composent ces nouvelles couches sociales ? Les départements des statistiques d'Etat et les autres départements concernés ont beaucoup de difficultés pour donner des chiffres justes et précis. Mais Chen Xiqing estime que le nombre des personnes des nouvelles couches sociales se chiffre actuellement à quelques 50 millions, mais si on y ajoute les employés et les travailleurs des secteurs intéressés, le nombre total pourrait atteindre à peu près 150 millions. Ces gens-là gèrent, contrôlent ou maîtrisent des capitaux dont le montant total est évalué à environ 10 billions de yuans RMB (monnaie chinoise), utilisent plus de la moitié des brevets technologiques d'invention de tout le pays, contribuent à la perception, soit directement soit indirectement, à près d'un tiers des impôts nationaux et créent chaque année plus de la moitié des nouveaux emplois.
Les personnalités des nouvelles couches sociales touchent tous les domaines et tous les secteurs d'activité de l'économie chinoise et de la vie sociale. Citons par exemple le service intermédiaire, il y a les organisations pour l'offre de service aux marchés prédominants, tels que cabinets d'avocats et cabinets de comptables agréés, il y a également les organisations de courtage qui offrent le service d'activités de transaction des différents marchés, tels que transaction marchande, marché à terme des futurs et agents immobiliers, il y a en plus un grand nombre d'associations professionnelles, de chambres de métiers et de chambres commerciales.

En ce qui concerne l'apparition et le renforcement des nouvelles couches sociales, Chen Xiqing, qui s'occupe depuis longtemps du travail du Front uni, a toujours accordé une grande attention à cette nouveauté. D'après lui, ces nouvelles couches sociales revêtent en fait un caractère pluriel. En les observant sérieusement de différents angles de vue, chacun peu avoir une opinion différente et conclure de façon différente, alors que le Parti communiste chinois, en tant que parti au pouvoir, doit les considérer sous tous les angles et de façon intégrale. Il doit à cet effet écouter patiemment et s'intéresser à leurs plaintes et à leurs réclamations, les orienter vers la participation politique en ordre et adopter les mesures appropriées susceptibles de les intégrer dans le système politique existant.
Chen Xiqing a précisé en disant que pour le moment la formation et le choix des personnalités représentatives de ces nouvelles couches sociales sont déjà inscrits dans le programme général de l'édification du contingent de personnalités représentatives non communistes et qu'un système d'appréciation est en cours d'établissement et de perfectionnement. L'objectif est de les choisir et de les former d'après le principe de priorité et d'établir graduellement un contingent de personnalités représentatives non communistes. Depuis 2000, les départements du Travail du front uni à tous les échelons ont procédé de façon profonde, par divers moyens, à des enquêtes et des études sur l'état réel des nouvelles couches sociales, et surtout sur la situation des avocats, des comptables agréés et d'autres personnalités spécialisées sociales, et ils ont pu acquérir une grande quantité de documents de première main. D'autre part, ces départements ont instauré des banques de données sur les personnalités en question en vue de former, de recommander et de procurer des emplois et des postes appropriés aux personnalités représentative des nouvelles couches sociales. A l'heure actuelle, une dizaine de personnalités spécialisées assument les charges de représentant à l'Assemblée populaire nationale (APN) ou de membre du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). De plus, un grand nombre de personnalités spécialisées du service intermédiaire ont été recommandées par les départements du Travail du front uni et ont pu ainsi accéder aux postes d'inspecteur spécial de parquet populaire ou de vérificateurs des comptes de département de contrôle, alors que d'autres encore assument des fonctions dirigeantes au sein d'organes judiciaires.

Chen Xiqing a révélé que le Département de Travail du Front uni du Comité Central du Parti communiste chinois est en train de procéder à l'établissement d'un système d'appréciation des nouvelles couches sociales et que l'apparition de celui-ci contribuera efficacement et positivement au développement de celles-ci en fournissant d'importantes données de référence exactes et précises sur les personnalités en question et en favorisant leur appréciation.


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   Posté le 17-06-2007 à 16:45:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

la nouvelle loi du travail


Mise à jour 13.06.2007 09h53
Droit du Travail : 'Ne pas céder à la pression'
L'organisme syndical le plus important de Chine a prévenu que le pays ne s'inclinerait pas face aux pressions exercées par des hommes d'affaire étrangers visant à édulcorer une nouvelle loi conçue pour offrir une meilleure protection à des centaines de millions de travailleurs.

Le vote de la loi est attendu pour ce mois-ci.

Le gouvernement a reçu plus de 200 000 commentaires publics au sujet du projet de loi, certains suggérant que les hommes d'affaires étrangers auront peut-être tendance à déplacer la production dans un autre pays à cause de la loi proposée "trop stricte", qui entraînera une augmentation des coûts de fonctionnement.

Cependant, Xie Liangmin, un haut fonctionnaire du département juridique de la Fédération des Syndicats de Chine, a déclaré que le projet actuel a réussi à protéger les droits des travailleurs avec ce projet de loi.
"Nous ne nous soumettrons à aucune pression en ce qui concerne la protection des droits et intérêts des travailleurs chinois", a dit Xie.

"Nous accueillerons bien les compagnies étrangères qui respectent la loi chinoise et qui prennent soin de leurs travailleurs. Ceux qui comptent sur la main d'?uvre bon marché et faire de gros profits en violant les droits des travailleurs seront enfin évincés."

Le projet de loi exige de tous les employeurs de se soumettre aux règles des lieux de travail proposés lors des discussions au Congrès des travailleurs ? au sujet de la paie, répartition du travail, assurance, sécurité, vacances et formation.

Les employés et syndicats décideront alors conjointement des accords des lieux de travail.

La loi proposée stipule également que les syndicats ont le droit de signer des contrats collectifs avec les employeurs au nom des travailleurs.

Cela découragera les contrats à durée déterminée à travers diverses mesures, et nécessitera que des indemnités doivent être payées si un contrat à durée déterminée expire et n'est pas renouvelé.

"La nouvelle loi n'est pas conçue pour remplacer le Droit actuel du Travail, il essaie de standardiser de façon plus profonde un Droit du Travail en faveur des employés", a dit Xie.

"Elle offrira une base solide légale pour les syndicats dans la protection des droits des travailleurs ou pour régler les conflits au travail".

La chambre de commerce de l'Union Européenne de Chine et la Chambre de Commerce des Etats-Unis de Shanghai ont rendu quelques propositions à l'Assemblée Nationale Populaire, le pouvoir législatif chinois ou assemblée, au sujet des modifications proposées au Droit du Travail.

Dans un journal engagé publié en avril, AmCham de Shanghai a déclaré qu'il n'a jamais exercé de pression sur le projet de loi, ajoutant que "la plupart des dispositions dans la proposition de loi réitère simplement la loi existante. Le problème est cependant non pas un manque de loi, mais plutôt d'application des obligations déjà existantes".
En décembre dernier, la Chambre de commerce de l'Union Européenne de Chine a indiqué qu'elle approuvait l'initiative destinée à améliorer les conditions de travail, mais s'inquiète que les niveaux actuels de conformité et de mise en oeuvre de la législation en vigueur soient inadéquates".

Cependant, dans un lettre destinée à l'Assemblée Populaire Nationale, Serge Janssens de Varebeke, président de la Chambre de l'Union Européenne ? a prévenu que des réglementations "strictes" pourraient amener des compagnies étrangères à soit reconsidérer leur nouveaux investissements soit continuer leurs activités en Chine, à cause des éventuels augmentations des coûts de production.

Le Bureau de l'Organisation Internationale du Travail de Pékin, qui a fournit des conseils techniques sur certaines dispositions du projet, a fait savoir qu'elle "doutait de la réalité de telles menaces", et qu'elle ne trouvait pas le projet de loi "exagérément protectionniste".

"Nous doutons que la loi dans sa forme actuelle garantissent d'appliquer des mesures si drastiques étant donné que de nombreux pays possèdent les mêmes dispositions, a constaté Constance Thomas, directeur du Bureau International du Travail (BIT) Chine et Mongolie.

"La Chine restera une place attractive pour les investissements, et les travailleurs jouiront d'une meilleur protection envers l'exploitation". Souterrains
Elle a souligné le besoin en matière d'information au sujet de la loi, et le fait qu'elle devrait être correctement appliquée à travers "l'encouragement" et sa "mise en application".

Zhu Bin, un autre fonctionnaire de la Fédération des Syndicats de Chine, a fait valoir le mois dernier que Change to Win, un des deux plus grands syndicats nationaux états-uniens, exprimait son soutien intégral envers la position du syndicat chinois dans la protection des droits des travailleurs.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne


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