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 La lutte de classe en Chine

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Finimore
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   Posté le 16-07-2007 à 09:48:54   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Lu sur le site du PTB

"Débat · Syndicats et droit du travail en chine

Tensions entre ouvriers chinois et multinationales
« Une législation du travail et un syndicat ? En Chine ? Tu rigoles ? », m’a dit un ami. Etat des lieux.



Une usine de la multinationale chimique allemade Degussa à Changchun, dans le Nord-Est de la Chine. La nouvelle loi du travail sera un sujet de tensions entre travailleurs chinois et entreprises étrangères. (Photo Degussa)

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Jeudi 21 juin, la « Platform Chinaworks » et le « Brussels China Forum » ont organisé une journée d’étude avec des orateurs qui ne sont pas passés inaperçus. Dont le Pr Chang Kai (un des auteurs de la nouvelle législation chinoise sur le travail), le professeur en droit du travail Marc Rigaux (Belgique) et divers représentants de la FGTB et de la CSC.

D’après le Pr Chang Kai, la nouvelle loi, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2008, apportera une amélioration sensible des conditions de travail. Ces dernières années, l’économie chinoise a connu une énorme croissance, entre autres grâce aux nombreux investissements des multinationales étrangères. La hausse de la prospérité a toutefois été accompagnée d’une hausse du nombre de conflits sociaux entre employeurs et travailleurs. Confrontées à cette nouvelle situation, les autorités chinoises se sont vues obligées de prendre des mesures. En 1994, une première loi sur le travail avait vu le jour, limitée et calquée sur les modèles européens.

Le syndicat chinois (ACFTU) va devoir s’adapter à la nouvelle situation. Dans le passé, la présence syndicale dans les entreprises chinoises de l’État allait de soi. Aujourd’hui, le syndicat doit conquérir lui-même sa place dans les multinationales et les entreprises privées. Le nombre de conflits du travail augmente pour l’instant de 30 % chaque année. De même, l’augmentation des grèves sauvages montre bien à l’ACFTU qu’il va devoir adapter son fonctionnement à la nouvelle situation.

Le Pr Chang Kai a insisté sur le fait que la nouvelle loi provoquera des changements profonds dans les relations de travail en Chine. Un grand problème que la loi entend aborder, c’est le faible pourcentage de contrats dans les PME (moins de 20 %). En outre, il va être possible pour les syndicats de conclure des CCT (convention collective de travail), également au niveau sectoriel. En cas de licenciement, les travailleurs ont également droit à un salaire mensuel complet par année d’ancienneté au sein de l’entreprise. Après deux contrats successifs à durée déterminée, ils doivent recevoir un contrat à durée indéterminée.

La rédaction de la nouvelle loi sur le travail suscite déjà bien des remous. La Chambre de commerce américaine de Shanghai a même menacé d’annuler plusieurs investissements si elle était approuvée. Une première version de la loi a également connu plus de 200 000 amendements proposés par des représentants aussi bien des travailleurs que des employeurs. Finalement, le 29 juin, soit quelques jours après la journée d’étude, la quatrième version de la loi a été approuvée. D’après le Pr Chang Kai, cette version est plus avantageuse encore pour les travailleurs que les versions précédentes.

Voter une loi c'est une chose, l'appliquer en est une autre

Il reste naturellement d’importantes questions sur l’entrée en vigueur de ces mesures : voter une loi est une chose, la faire appliquer dans un pays aussi immense que la Chine en est une autre. Il va de soi qu’ici, le syndicat chinois doit jouer un rôle important. Le Pr Jude Howell (GB) a insisté sur le fait que l’ACFTU doit redéfinir en partie son rôle de médiateur entre le gouvernement chinois et les travailleurs, et se muer en défenseur des droits syndicaux face aux entrepreneurs privés.

Carlos Polenus1, de la Confédération syndicale internationale (CSI), a confirmé que celle-ci doit corriger son attitude à l’égard de la Chine. Entre autres, en se départant d’un mode de pensée hérité de la guerre froide, en ne considérant plus la Chine en tant que bloc monolithique, et en nouant des contacts avec les forces de gauche de l’ACFTU. Et aussi parce que, avec ses 160 millions de membres, le syndicat chinois est plus grand que la CSI.

Ferre Wyckmans, de la CSC, a encore insisté pour dire que cette collaboration doit se faire dans les deux sens, et il espère que l’ACFTU prendra lui aussi ses responsabilités.

Et Eddy Van Lancker (FGTB) d’ajouter que, pour pouvoir faire appliquer la nouvelle loi, le syndicat n’aura pas qu’à créer les rapports de forces adéquats au sein des entreprises. Il va également avoir besoin de tout un appareil d’experts juridiques et d’universitaires comme le Pr Chang Kai pour assister les travailleurs en paroles et en actes.

Mark Kennes



1 Carlos Polenus, ancien vice-président du Setca (employés FGTB)



Pour un rapport complet de la journée d’étude, voir www.chinaworks.be


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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 18-07-2007 à 23:03:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

salaires et hausse des prix


L'augmentation des prix fait actuellement l'objet de plusieurs articles et commentaires en Chine et entre en conflit avec l'objectif de la RPC d'augmenter la consommation intérieure.
Ces commentaires soulèvent également les questions de la loi de l'économie de marché et de l'atout des bas salaires.

Mise à jour 18.07.2007 10h57
Enquête sur la hausse des prix d'aliments
Selon une récente enquête menée auprès de 2 538 personnes de 29 provinces chinoises, la hausse des prix d'aliments avait un impact négatif général sur la vie de la population.

L'enquête a été conjointement effectuée par China Youth Daily et Qtick com. Environ 90,9% des personnes interrogées estimaient que la vie a été affectée. 78% ont déclaré que la hausse des prix avait une influence négative sur leur habitude de consommation.

En raison de la majoration des prix d'aliments, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté à 3,4% en mai, la hausse la plus importante de ces deux dernières années. Cependant, l'IPC, qui demeurait au-dessus de 3% pendant trois mois consécutifs précédant le mois de mai, a déjà dépassé la cote d'alerte de la Banque centrale.

Les consommateurs ordinaires ne se sentaient pas, peut-être, trop concernés par l'IPC et la cote d'alerte, mais ils ressentent certainement des produits plus chers dans les marchés locaux.

Selon les statistiques du ministère du Commerce, le prix de gros du porc est de 18,57 yuans (2,45 dollars) par kilo en juillet dans 36 villes du pays, soit une hausse de près de 30% par rapport à 14,25 yuans du 11 mai. Le prix moyen de détail du porc non gras a dépassé 22 yuans par kilo ( environ 3 dollars).

A Beijing, le prix des œufs a augmenté jusqu'à 9 yuans par kilo la semaine dernière, soit 25% plus cher qu'il y a quelques mois. L'huile comestible de marque « Jinlongyu » coûte 49,9 yuans la bouteille (2,5 kilo), soit 8% de plus qu'il y a quelques mois.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Mise à jour 18.07.2007 11h01
Mesure du gouvernement de Lanzhou face à la hausse de prix
Le gouvernement adoptera bientôt des mesures permettant de diminuer les prix d'aliment en hausse et leur impact sur la vie des habitants à faible revenu, a dit un officiel du département de fixation de prix de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme (CEDR) la semaine dernière.

Le 3 juillet, le gouvernement municipal de Lanzhou a établi une règle selon laquelle un bol de nouilles au bœuf tout préparé ne devrait pas dépasser 2,50 yuans (un dollar = 7,56 yuans), dans sa tentative de minimiser les effets de la hausse des prix d'aliments sur la vie de la population.

En critiquant le gouvernement local, ce département et le média ont estimé qu'une pareille règle établie par les autorités de Lanzhou n'a pas respecté la loi de l'économie de marché.

Cependant, 81,9% des personnes interrogées ont soutenu la décision du gouvernement de Lanzhou visant à empêcher la nouvelle hausse du prix de nouilles au bœuf, une mesure favorablement accueillie par les gens à faible revenu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Mise à jour 14.05.2007 15h33
Les entreprises chinoises exhortées à augmenter les salaires des travailleurs
Pas d'augmentation de salaire pour les travailleurs, pas d'augmentation pour les directeurs.


C'est ce qu'indiquent les nouvelles directives salariales publiées par le bureau de la sécurité sociale et du travail de la municipalité de Shanghai.

Les compagnies qui payent leurs employés deux fois la moyenne salariale de la ville de Shanghai devraient augmenter leurs salaires de 3 pour cent, suggèrent les directives. L'augmentation peut être de 9 pour cent pour ceux qui sont dans la moyenne municipale.

Une augmentation de 12 pour cent est fortement suggérée pour les employés qui n'ont pas reçu d'incrément depuis des années et qui ne touchent seulement que la moitié de la moyenne municipale.

Les entreprises en ralentissement se sont vues demander de supporter une hausse des 3 pour cent standards minimum. La moyenne salariale municipale était de 2 464 yuans l'année dernière.

Les directives mettent l'accentuation sur des salaires justes à tous les différents niveaux, et indiquent que les compagnies devraient garder des différences salariales entre les directeurs et travailleurs à un niveau raisonnable.

Les travailleurs qui n'ont pas eu d'augmentation de salaire ou qui ont reçu de faibles augmentations salariales depuis plus de deux ans devraient recevoir une importante hausse de salaire selon ces directives.

Les employés insatisfaits avec leur salaire ont le droit de choisir des représentants et syndicats pour discuter de ces problèmes avec leurs employeurs. Les employeurs d'un autre côté n'ont pas le droit de rejeter de demande de revalorisation salariale sans bonne raison, d'après une directive du Ministère de la Sécurité du Travail et Sociale.

Un sondage sur 250 entreprises de la ville a mis en évidence que plus de la moitié de leurs travailleurs manuels n'ont pas reçu d'augmentation depuis au moins trois ans. Certains n'ont pas connu de revalorisation depuis 6 ans.

La situation dans certaines Entreprises d'Etat (State-Owned Enterprises - SOEs) est bien pire. Une enquête sur 1000 travailleurs d'une centaine de SOEs a fait ressortir que 42,5 pour cent d'entre eux n'ont pas été augmentés depuis 2002, alors que le salaire moyen du sommet hiérarchique des équipes directoriales de 142 entreprises enregistrées à Shanghai était de 405 3000 yuans, en excluant leurs revenus additionnels provenant de leur actionnariat.

Lors d'une conférence sur les problèmes de sécurité sociale le 8 mai, les fonctionnaires du gouvernement ont annoncé que beaucoup d'entreprises en bonne santé économique ont uniquement augmenté les salaires de leur directeur, ce qui accentue les écarts de revenus entre les directeurs et les employés.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Mise à jour 18.07.2007 14h41
Une augmentation des salaires progressive et régulière bonne pour la croissance
Une croissance des salaires régulière et progressive aiguisera la compétitivité des compagnies et accélèrera la croissance économique, a déclaré un haut fonctionnaire hier 17 juillet 2007.

"Un coût du travail bas a longtemps été l’avantage économique de notre pays", a expliqué Qiu Xiaoping, Directeur Général du Département du Travail et du salaire au Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale dans un web-cast du site web du gouvernement (www.gov.cn).

"Cependant, si le niveau de salaire moyen reste bas ou augmente seulement un peu sur une longue période, l’économie sera à long terme endommagée par le fossé croissant entre les revenus, ce qui étouffera la consommation et mènera a un grand surplus commercial", a –t-il fait savoir.

Qiu Xiaoping a dit que sur le long terme, en donnant des salaires décents aux employés, les compagnies profiteront des avancées technologiques et d’une plus grande compétitivité.

Qiu a exprimé ses inquiétudes concernant les différences de salaires à travers les différentes parties du pays et à l’intérieur des différentes industries, ceci malgré les dernières statistiques suggérant que les salaires annuels moyens avaient augmenté.

Il a confié que les statistiques qui indiquaient une rapide croissance salariale peuvent induire en erreur puisqu’ils cachent le fait que certains groupes à bas revenus n’ont pas bénéficié de telles augmentations voire même ont vu leurs salaires diminuer.

D’après le Bureau des Statistiques de Beijing (Pékin), le salaire moyen annuel brut des travailleurs Pékinois s’élevaient en 2006 à 36 097 yuans (environ 4 770 $US).

Cependant, environ 61 pour cent des travailleurs gagnent en réalité moins que ça.

Les statistiques montrent également que les travailleurs dans les secteurs de la sécurité, banque, services légaux, transport maritime, aviation civile, pétrole et gaz naturel recevaient les salaires les plus importants (100 000 yuans et plus) alors que ceux de l’industrie du vêtement et du textile ont touché un salaire moyen de 16 000 yuans seulement.

Qiu a expliqué que l’année dernière, les gouvernements locaux ont présenté à travers le pays de nouvelles réglementations sur les salaires moyens minimums afin de booster les salaires les plus bas du pays.
Vingt-neuf des 31 provinces, municipalités et régions autonomes de Chine continentale ont rehaussé leurs salaires minimums de 30 pour cent en moyenne.

A Shenzhen, dans la province du Guangdong dans le Sud de la Chine, le salaire minimum a été rehaussé à 810 yuans, le plus fort du pays.

Qiu a dit que tant que les termes des réglementations sur les salaires minimums étaient satisfaits, tout comme dans n’importe quel pays, les compagnies étaient libres de créer leurs propres grilles des salaires.

Cependant, le nouveau Droit des Contrats du Travail stipule que tous les problèmes concernant les intérêts directs des travailleurs, y compris la paie et les quotas de travail, devraient être décidés à travers la consultation entre les travailleurs la direction.

Qiu confesse que l’augmentation du coût du logement, des services médicaux et de l’éducation ces dernières années a mis une pression supplémentaire sur les finances des familles et a annulé les augmentations salariales dans une certaine mesure.

D’après le Bureau National des Statistiques, le salaire moyen national a connu une croissance à deux chiffres sur les quatre dernières années, plus rapide que la croissance du PIB sur la même période.

Xia Yeliang, professeur en économie à l’Université de Pékin, a dit qu’une augmentation des salaires stimule la consommation des groupes à bas revenus beaucoup plus que celle des groupes à hauts revenus, qui dynamisent efficacement le marché et promeuvent la croissance économique.

Liu Bingquan, chercheur à l’Institut d’Etude du Travail à Beijing, a fait valoir que garantir une croissance progressive des salaires devrait être une politique élémentaire dans une période de transformation économique comme la Chine connaît actuellement.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
gorki
Les ouvriers n'ont pas de patrie
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gorki
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   Posté le 16-08-2007 à 21:57:05   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Une fois n’est pas coutume je vais « m’associer » à la meute (Non je déconne)
Information trotskiste (sous réserve de vérification)

De Cheng Lizhi, chinaworker.info

Chine: Grève des travailleurs contre le géant français du ciment Lafarge
Wed, 18 Jul 2007.


La ville en grève est isolée par la police et le gouvernement : nous avons besoin d’un soutien international à ces travailleurs ! Cheng Lizhi, chinaworker.info

Plus de 3000 travailleurs du ciment de la ville d’Erlangmaio, près de Jiangyou, dans la province centrale de Sichuan en Chine, mènent une grève depuis plus de deux semaines suite au rachat de leur entreprise par la multinationale Lafarge. La grève commença le 28 juin chez le fabricant de ciment Sichuan Shuangma Investment Group, une entreprise cotée en bourse. Le 12 juillet,, cette grève continuait toujours. C’est déjà une longue grève pour la Chine, étant donné le niveau de répression et les attaques que subissent les travailleurs pour s’être levés pour leurs droits. En mai cette année, Shuangma a été rachetée par le premier producteur mondial de matériaux de construction, Lafarge, dans un contrat de plus de 300 millions de RMB*. Le contrat a été approuvé par le gouvernement central de Pékin comme faisant partie de la vague de fusions et de rachats par des compagnies étrangères dans le secteur du ciment. Afin de procéder à des licenciements exigés, la direction du groupe Shuangma donna à chaque travailleur une indemnité de 1 380 RMB par année passée dans l’entreprise. En contrepartie, les travailleurs perdraient leurs droits naturels aux pensions, sécurité sociale et assurance médicale, même s’ils travaillaient dans cette ancienne entreprise d’état depuis plus de 20 ans. Ces conditions auraient été exigées au préalable par Lafarge pour le rachat. Ses opérations en Chine sont conduites à travers un joint-venture en association avec Shui On Group, basé à Hong Kong. Le joint-venture Lafarge-Shui On dirigeait déjà 20 usines en Chine, employant 10 000 travailleurs, avant le rachat de Shuangma. C’est le plus gros producteur de ciment en Chine du sud ouest. . . . .

http://www.chinaworker.org/en/content/news/237/

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L'émancipation des ouvriers sera l'œuvre des ouvriers eux-mêmes
Xuan
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   Posté le 17-12-2007 à 20:53:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La nouvelle loi sur le Contrat de Travail rencontre des oppositions


Ci- dessous plusieurs articles extraits de la presse chinoise en ligne, ainsi qu'un article provenant d'une officine bourgeoise (l'auteur est farouchement anti communiste).


La future loi sur le contrat de travail soutenue par les syndicats chinois

La Fédération des syndicats de Chine favorisera l'application de la nouvelle loi chinoise sur le contrat de travail, qui sera mise en application dès le 1er janvier 2008 et qui protégera davantage les intérêts des travailleurs.
Le directeur du secrétariat de la Fédération, Zhang Mingqi, a assuré le 2 juillet que la Fédération organisera discours, formations et compétitions, afin de promouvoir les connaissances du public sur la loi.
Cette loi sur le contrat de travail, après une précédente sur le travail, vise à protéger les droits des travailleurs, en fixant précisément les devoirs des employeurs et les termes du contrat.

[Source: CRI Mise à jour 03.07.2007 09h01]


Des articles nécessaires ajoutés au contrat de travail

La Loi sur le contrat de travail qui vient d'être adopté par vote par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) a fait l'objet d'un rajout de plusieurs articles nécessaires sur le lieu de travail, sur le temps de travail, sur le repos, sur le congé, sur la sécurité sociale, sur la protection contre les nuisances professionnelles, ...etc.
Un responsable du Ministère chinois du Travail et de la Sécurité sociale a expliqué le 1er juillet que le rajout de l'article sur le lieu de travail est nécessaire compte tenu qu'il est possible que le lieu de travail des travailleurs n'est pas le même que celui où habite l'employeur, c'est pourquoi il faut le préciser explicitement lors de la signature du contrat de travail ; quant au rajout de l'article sur le temps de travail ainsi que sur le repos et le congé, c'est que sur la base des prescriptions légales, il faut indiquer en termes explicites le temps les heures de travail imposées à un travailleur ainsi que les heures de repos et les congés dont il a le droit de jouir.
Il est également rajouté au contrat en question un article sur la sécurité sociale, cela est nécessaire pour que l'employeur et le travailleur aient chacun une idée précise de son droit et de son obligation quant à la sécurité sociale.
Pour atténuer l'effet de la réduction du personnel sur le travailleur concernée par celle-ci, la Loi sur le contrat de travail qui vient d'être approuvé par vote par le Comité permanent de l'APN a ajouté une disposition, laquelle stipule la responsabilité sociale de l'employeur envers les travailleurs qui se trouvent involontairement privés d'emplois.
Le responsable susmentionné a indiqué que comparé à la Loi sur le travail, la Loi sur le contrat de travail prescrit en plus que dans le cas de réduction du personnel, il faut garder et retenir en priorité les effectifs suivants : ceux qui ont conclu avec l'employeur un contrat de travail à durée fixe relativement longue ; ceux qui ont signé avec l'employeur un contrat de travail sans durée fixe ; ceux dont la famille ne compte pas d'autres travailleurs ; ceux qui ont à leur charge des personnes âgées ayant besoin d'être entretenues ou des enfants mineurs.
La Loi en question stipule en outre qu'en cas où l'employeur réembauche du personnel dans les six mois, il est obligé d'en informer ceux qu'il avait auparavant privé d'emplois et de les rengager en premiers dans le cas où les conditions sont les mêmes.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne Mise à jour 03.07.2007 14h07]

Beijing : sept types de travailleurs ne peuvent être licenciés
Un responsable du Syndicat général de la Municipalité de Beijing a déclaré explicitement le 12 décembre que le licenciement à caractère économique doit être effectuée d'après la procédure légale et qu'il faudra dans ce cas-là avertir trente jours en avance le syndicat et l'ensemble des employés et des travailleurs et leur donner une explication valable, et il faut en plus solliciter et tenir compte des avis du syndicat et de ces derniers et faire les modifications nécessaires, alors que la réduction du personnel ne peut être appliquée qu'après l'approbation des départements de la protection du travail, rapporte le quotidien « Beijing Daily ».
Le responsable susmentionné a précisé que sept types de travailleurs ne peuvent être licenciés : ceux qui n'ont plus la capacité de travailler, partiellement ou entièrement, en raison de maladies professionnelles ou de blessures dues au travail ; ceux qui ont attrapé une maladie ou qui sont blessés non par le travail mais en phase de soins médicaux déterminés ; les travailleuses en période de maternité, d'accouchement ou d'allaitement ; les travailleurs âgés de moins de 50 ans et les travailleuses âgées de moins de 45 ans ; les travailleurs handicapés ; pour un couple d'époux et d'épouse qui travaillent dans la même entreprise, seul un des conjoints peut être licencié ; les autres travailleurs dont les lois et règlements concernés interdisent le licenciement.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne Mise à jour 14.12.2007 13h48]

Difficultés d’application de la nouvelle législation sur le travail

(14 décembre 2007) • François Danjou (scribouillard de « géopolasie » dirigé par le général Eyraud)
La nouvelle loi du travail qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2008 et dont l’un des buts est de réduire le travail temporaire, le plus souvent sous-payé, rencontre déjà de graves obstacles érigés non seulement par les entreprises étrangères, mais également par les entreprises chinoises, y compris celles encore directement liées à l’Etat. Toutes craignent de voir fondre les avantages d’une main d’oeuvre flexible et sans couverture légale.
La nouvelle législation prévoit en effet que les employés travaillant depuis plus de 10 ans dans une société et ceux ayant déjà été embauchés deux fois pour une durée déterminée par la même société devraient désormais bénéficier d’un contrat à durée indéterminée. Ces dispositions diminueront considérablement la flexibilité de la main d’oeuvre. C’est précisément ce que les chefs d’entreprises redoutent.
Pour y échapper certains d’entre eux n’ont pas hésité à licencier un nombre important de leurs employés, avant d’en réengager certains, parfois au prix d’importantes indemnités. En juillet le groupe coréen LG a remercié 11% de ses employés ; en août c’est la chaîne de télévision d’Etat CCTV qui a licencié 20% de ses salariés (1800 personnes), suivie en octobre par la centrale d’achats Wal-Mart de Shanghai (110 licenciements). Mais dans ce domaine le record revient au géant chinois des télécom Huawei qui, en octobre, à réussi à persuader 7000 de ses employés appartenant tous au groupe depuis 8 années de démissionner pour signer un nouveau contrat avant les 10 années fatidiques. Il est vrai que, pour parvenir à ses fins, le groupe n’a pas hésité à mettre sur la table de coquettes indemnités pour un montant total de 100 millions d’euros.
De toute évidence, les chefs d’entreprise, qui n’ont pas participé à l’élaboration de la loi, n’ont pas l’intention de l’appliquer, tout en espérant la faire amender. Les licenciements massifs suivis pour certains d’un réembauchage, étant un moyen de gagner du temps.


Le Syndicat national demande l'arrêt des actions contre la nouvelle loi sur le contrat du travail
Liu Jichen, directeur du Service juridique du Syndicat national, a rappelé le 5 décembre, que tous les échelons syndicaux devaient veiller à mettre fin aux actions contre la « Loi sur le contrat du travail ».
Lors d'une conférence de presse, Liu Jichen a confirmé que la « Loi sur le contrat du travail » entrerait en vigueur depuis le 1er janvier 2008. Il a demandé aux syndicats d'organiser des formations afin que les employés puissent défendre leurs droits.
Il a exigé, par ailleurs, que les syndicats fassent office de médiateurs pour la signature des contrats. Les syndicats devront surveiller la bonne exécution de ces contrats, dénoncer les actions portant atteinte à la nouvelle loi et s'allier au gouvernement pour les punir.

[Source: CRI Mise à jour 06.12.2007 08h52]

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   Posté le 29-12-2007 à 00:00:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article montre de manière assez précise les manoeuvres des capitalistes pour détourner la mise en oeuvre du nouveau contrat de travail.
On ne sera pas surpris de voir Carrefour ainsi épinglé par le Quotidien du Peuple.

Mise à jour 26.12.2007 15h04
Un geste de Carrefour allant à l'encontre de la Loi chinoise sur le contrat de travail

Les quelques 40.000 employés de Carrefour de toute la Chine sont tenus, exceptés ceux qui ont signé le contrat de travail sans délai fixé, de signer avec la Société avant le 28 décembre un nouveau contrat de travail d'une durée de deux ans, quelque soit leur ancienneté ou bien si la durée de leur contrat expire ou non, rapporte le quotidien « Labor » qui indique que son correspondant a obtenu cette information le 25 courant auprès du siège en Chine de Carrefour.
Un responsable concerné de Carrefour China a déclaré que cette façon de faire n'a aucun lien direct avec la prochaine application de la « Loi sur le contrat de travail » et qu'elle est « un acte de fonctionnement commercial personnel » de la Société ».
Chen Bo, Directeur des informations médiatiques nationales de Carrefour, a accordé une interview au cours de laquelle il soutient que la décision prise par Carrefour China de renouveler la conclusion de contrat de travail est due à ce que les anciens contrats signés avec les employés comportent certains articles qui ne sont pas conformes à des prescriptions de la Loi sur le contrat de travail qui va être appliqué et entré en vigueur et c'est pourquoi il est nécessaire pour Carrefour de réviser ses contrats de travail existants. En ce qui concerne quels sont les articles à modifier, il a refusé d'en parler en invoquant « le secret commercial ».

Un spécialiste en matière juridique du syndicat général municipal pense que ce geste de Carrefour juste avant l'application de la nouvelle Loi c'est tout simplement de saisir une dernière occasion de signer avec ses employés un contrat de travail à délai fixe avant de signer avec eux le contrat exigé par ladite Loi. Cette manière de mettre tout le monde en branle pour renouveler les contrats suscite non seulement supposition, inquiétude et mécontentement de la part des employés dont le degré de confiance envers la société s'amenuise, mais en plus elle pourrait agir de façon négative sur le fonctionnement normal de l'entreprise.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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   Posté le 26-02-2008 à 00:15:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"un gouvernement de service"


Deux extraits de la presse en ligne sur cette orientation récente du PCC :

Le secrétaire général du CC du PCC Hu Jintao : il faut construire un gouvernement de service
"Le secrétaire général du CC du PCC Hu Jintao a indiqué le 23 février à Beijing qu'il faut construire un gouvernement de service public dans le but de faire progresser le développement scientifique, promouvoir l'harmonie sociale et mieux faire bénéficier les fruits de développement aux populations.
Lors d'une étude collective menée par le bureau politique du CC du PCC et présidée par lui, Hu Jintao a fait remarquer que la construction d'un gouvernement de service a pour but fondamental d'élever son niveau de service au développement économique et social et au peuple, de faire avancer la transformation des attributions gouvernementales, d'améliorer la gestion sociale et le service public en vue d'assurer et d'améliorer le bien-être du peuple.
Hu Jintao a souligné que le personnel des gouvernements aux divers échelons doit retenir profondément en mémoire l'objectif de servir le peuple de tout coeur, de changer le style de travail et d'être pragmatiques et intègres."

Source: CRI


Le président chinois appelle à améliorer le service public dans le travail du gouvernement
BEIJING, 23 février (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao, aussi secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a demandé au gouvernement de fournir un meilleur service public au peuple chinois.
Lors d'une assemblée du Bureau politique du Comité central du PCC, Hu a dit que l'édification d'un gouvernement orienté vers le service public était la clé de l'harmonie sociale et de la réforme au sein du gouvernement.
Il a ordonné aux fonctionnaires à tous les niveaux de se consacrer au développement "pour le peuple, au nom du peuple et dans l'intérêt général du peuple".
"Le gouvernement doit permettre à chacun d'avoir accès à l'éducation, d'obtenir une rétribution pour le travail fourni, de bénéficier de soins médicaux, de l'assurance-vieillesse et de disposer d'un logement décent", a-t-il souligné.
Il a dit que la clé de l'édification d'un gouvernement de service public est d'améliorer les conditions de vie du peuple et d'établir un système d'aide sociale qui assure une couverture égale à tous les Chinois.
Il a dit que le gouvernement investirait davantage dans le secteur du service public à l'avenir et tiendrait compte des résultats des fonctionnaires dans la promotion des services publics pour évaluer leur travail.
Il a appelé tous les fonctionnaires à adopter des "valeurs correctes"et à se dévouer entièrement au peuple.


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A noter que le n°78 -2007- d'Etudes Marxistes est dispo en ligne sur
http://www.marx.be/FR/cgi/emall.php?action=get_doc&id=76&doc=551


Table des matières
Introduction, le socialisme à la chinoise
Herwig Lerouge
Le développement du socialisme en Chine
Peter Franssen
1. De la féodalité à la révolution
La force et le déclin de la féodalité bureaucratique
La soumission de la Chine
Un redoublement d'intensité
2. 1949-1976 : la première période de mise en place du socialisme
La révolution bourgeoise-démocratique
La fin précoce de la politique de socialisation à long terme
Des équipes d'entraide aux coopératives
Le Grand bond en avant
La démocratie interne dans un triste état
La Révolution culturelle
3. Les réformes
Zones d'ombre et goulets d'étranglement
Les conditions du socialisme économique
L'émancipation de l'esprit
La réforme de l'agriculture
La réforme de l'industrie
Le poids du secteur d'Etat .
Les multinationales capitalistes vont et viennent
4. Les réalisations et les problèmes
Une économie toujours faible
Les problèmes dans les zones rurales
Que faire ?
Les syndicats et les droits syndicaux
Le Parti communiste


Edité le 29-03-2008 à 08:10:40 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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Reuters - Vendredi 11 avril, 13h08

PEKIN (Reuters) - Chen Liangyu, ancien chef de file du Parti communiste chinois à Shanghai, a été condamné à dix-huit ans de prison pour corruption, confirme son avocat.

Le verdict a été rendu par la Cour intermédiaire du peuple n°2 de Tianjin, ville-portuaire du nord de la Chine, qui a jugé l'ancien patron du parti à Shanghai coupable d'avoir accepté des commissions occultes et d'avoir commis des abus de pouvoir, annonçait plus tôt le magazine Caijing sur son site internet.
Chen, détenu depuis 2006, a dix jours pour faire appel.
L'ancien patron du PC à Shanghai, 61 ans, a été impliqué dans un scandale de détournement de fonds de la sécurité sociale, scandale dans lequel une dizaine de hauts responsables et hommes d'affaires sont également inquiétés.
L'affaire a éclaté en 2006 et porte sur le détournement de plus de 30 milliards de yuans (4,3 milliards de dollars) des caisses destinées au financement de la sécurité sociale de la ville.

Considéré naguère comme un proche de l'ancien président Jiang Zemin, Chen, qui ne siège plus au bureau politique du Parti, est le plus haut responsable chinois condamné à la prison pour des faits de corruption depuis dix ans. En 1998, l'ancien patron du PCC à Pékin, Chen Xitong, avait été condamné à seize ans de prison pour des faits similaires.

Le tribunal de Tianjin a également ordonné la confiscation de 300.000 yuans (43.000 dollars) sur les comptes personnels de Chen Liangyu, précise l'agence de presse Chine nouvelle.
Selon les médias chinois, il aurait en outre enrichi des proches en leur attribuant des permis de construire à des fins commerciales et en assurant leur promotion en échange de rétrocommissions occultes pendant ses vingt années de présence à différents postes de pouvoir à Shanghai.


Guo Shipeng, version française Henri-Pierre André

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tremblement de terre au Sichuan



Mise à jour 15.05.2008 08h24
Le PCC réitère que la première priorité va au sauvetage des vies

Le sauvetage des vies doit être considéré comme la première priorité pendant les secours à la suite du séisme qui a déjà fait à peu près 15 000 morts, a demandé une réunion de haut niveau du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) mercredi.

La réunion du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, présidé par le secrétaire général du Comité central du PCC et président Hu Jintao, a appelé plus de militaires, de policiers armés, de paramilitaires, et de personnel médical à se dépêcher vers les régions touchées par le séisme.

La réunion a exigé de divers départements du gouvernement qu'ils prennent des mesures pour fournir des logements appropriés aux survivants, assurant qu'ils sont bien nourris, habillés et logés.

"De l'attention doit être portée au maintien de la stabilité sociale", a souligné la réunion.

Elle a aussi mis l'accent sur la reprise des transports, de l'électricité, des communications ainsi que de l'approvisionnement en eau le plus vite possible.[/i]

Source: xinhua


Le premier ministre chinois ordonne le déploiement de 90 hélicoptères supplémentaires pour les secours

Le Premier ministre Wen Jiabao a ordonné aux forces armées et au département de l'aviation civile de déployer 90 hélicoptères supplémentaires pour une mission de sauvetage dans la province du Sichuan frappée par la province.

La décision a été prise lors de la réunion au quartier général des opération de sauvetage pour le séisme organisée dans la soirée du mercredi 14 mai dans le train qui se rendait de la capitale provinciale du Sichuan Chengdu à la ville de Guangyuan située à environ 200 kilomètres.

L'armée chinoise déploiera 60 hélicoptères supplémentaires et 30 autres seront fournis par l'industrie de l'aviation civile, d'après le QG des secours supervisé par Wen Jiabao lui-même.

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 degrés sur l'échelle de Richter a frappé le comté du sud-ouest de la province du Sichuan l'après-midi du lundi 12 mai, tuant à peu près 15 000 personnes pour l'instant à travers le pays.

Depuis que les missions de sauvetage ont commencé lundi, 20 hélicoptères ont été dispatchés dans les zones frappées par le séisme en reconnaissance, pour parachuter de la nourriture et de l'eau, pour transporter les personnes blessées et pour déposer les secouristes.

Le Premier ministre Wen Jiabao a pressé les équipes de sauvetage à sauver la vie des gens, la priorité des secours plus de 50 heures après le tremblement de terre.

"Nous devons utiliser toutes nos forces pour sauver les vies à n'importe quel prix. La vie est la chose la plus précieuse, nous devons être à la disposition du peuple et de l'histoire", a dit Wen Jiabao.

Quarante-quatre comtés et districts dans le Sichuan ont été sévèrement frappés par le séisme.

A peu près la moitié des 20 millions de citoyens de ces zones ont été touchés par le tremblement de terre, d'après la réunion.

Etant donné que la plupart des zones frappées par le séisme sont des villages situés en montagne des milliers de sauveteurs et des centaines de tonnes de matériels étaient restés bloqués en cours de route à cause des pierres et de la boue qui sont tombés sur les voies d'accès menant à l'épicentre du séisme, ce qui rend les secours aériens vitaux.

L'aviation chinoise, l'armée de l'air chinoise et l'aviation civile réalise ainsi depuis lundi la plus grande opération aérienne non-combattante jamais faite en Chine, mobilisant plus de 150 avions dans divers missions de sauvetage.

L'armée de l'air a déployé plus de 40 avions transporteurs qui ont déposé plus de 8 600 secouristes et 200 tonnes de matériels via plus de 130 vols, 48 heures après le tremblement de terre.

L'aviation civile a parachuté 15 troupes d'élite dans un comté proche de l'épicentre à 4 900 mètres au dessus de niveau de la mère et ont atterri en urgence sans instruction et référence météo mercredi après-midi.

Alors les secouristes ont pu mercredi après-midi atteindre tous les comtés affectés et ont commencé à entreprendre les opérations de sauvetage.

Lors de la réunion, il a été décidé de mobiliser 30 000 troupes supplémentaires pour les opération de sauvetage, élevant ainsi le nombre total de soldats de l'Armée Populaire de Libération (APL) et de policiers impliqués dans les opérations de sauvetage à 100 000.

Plus de 16 000 policiers sont déjà impliqués dans les opérations de sauvetage.

Tout au long de la journée de mercredi, 18 277 personnes blessées ont été secourues dans le Sichuan, élevant le nombre total de secourus à 64 725. Parmi eux, 1 620 sont sérieusement blessés, d'après les informations transmises lors de la réunion.


le premier ministre Wen Jiabao rencontre des bénévoles américains :

[i]

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   Posté le 18-05-2008 à 06:58:52   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Lu sur ForumCommuniste

Séisme en Chine et amnésie du Nouvel-Obs.

par Maxime Vivas

Le séisme du lundi 12 mai 2008 en Chine a particulièrement frappé le Sichuan région du « grand Tibet ».
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est arrivé le soir même, à 22 heures, dans la zone de l'épicentre du séisme à Dujiangyan.

Il s'est enquis de l'état de santé des rescapés avant de se rendre sur les lieux d'un l'hôpital partiellement détruit où restaient encore ensevelies une centaine de personnes.
Le Dalaï Lama se devait de parler. Il l'a fait le lendemain, mardi 13 mai. "Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles endeuillées par cette grande tragédie et nous admirons la réponse rapide des autorités chinoises à déployer des équipes de secours pour secourir les survivants"
La presse française, qui s'en serait voulu naguère de censurer la moindre de ses paroles autour de la flamme olympique, a occulté ces propos.
A Paris, les Dalaï-lamistes, plus Dalaï-lamistes que le Dalaï-Lama se bouchent les oreilles devant pareil encensement « politiquement incorrect » et contreproductif dans le cadre de la Mère de toutes les Batailles Ménardo-manichéenne.
Une recherche sur Internet et sur le site de la ville de Paris permet de découvrir que Bertrand Delanoë, qui fit en avril le Dalaï Lama citoyen d'honneur de la Capitale, a exprimé sa "profonde émotion". Hélas, le communiqué date du 9 mai et concerne la mort d'un chanteur français, Pascal Sevran !
Supposons naïvement qu'il soit possible, sans être soupçonné de vouloir importer le système politique chinois en France, de convenir que la réponse fut en effet rapide au plus haut niveau.
Le site Internet du Nouvel Observateur du 14 mai note d'ailleurs que le « premier ministre Wen Jiabao s'est immédiatement rendu sur les lieux pour prendre la direction des opérations de sauvetage, comme ferait n'importe quel leader politique ».
La précision « comme ferait n'importe quel leader politique » tend à minimiser la réactivité, du dirigeant chinois. Nullement exemplaire, elle serait au contraire courante dans de telles circonstances. De la routine pour les chefs d'Etat.
Cependant, le Nouvel- Observateur parie ainsi sur l'amnésie des lecteurs qui n'ont sûrement pas tous oublié ce qui suit.
Le 29 août 2005, le cyclone Katrina dévaste la Louisiane.
Selon l'hebdomadaire Newsweek, vers 20 heures, le gouverneur de Louisiane a réclamé de l'assistance au président Bush qui ira se coucher sans avoir répondu à sa demande.
Le jour après que Katrina eut atteint la côte du Mexique, Bush jouait au golf. Il attendit 3 jours avant d'apparaître à la Télé et 5 jours avant de visiter les lieues du désastre. Dans un éditorial cinglant, le New York Times écrivit « Rien dans le comportement d'hier du Président- qui semblait désinvolte au point d'en être imprudent- rien ne témoignait qu'il comprenait la gravité de la crise en cours »
Entre-temps, des militaires armés vont quadriller la région sinistrée avec ordre de tirer sur les pillards privés de nourriture.
Le gouverneur Kathleen Blanco a été explicite : « 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d'Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l'ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire ».
Le 7 septembre 2005, sous le titre ironique : « L'Etat ne peut pas tout ? Mon pauvre ! », le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, publiait un communiqué :
« La Louisiane noyée par un cyclone et martyrisée par un Etat absent et une société d'injustice sociale sera le Tchernobyl du régime absurde qui gouverne les USA. Rien de tel qu'une catastrophe pour révéler ce que vaut un système. A la face du monde éclatent l'incurie, la bureaucratisation, l'inefficacité et l'égoïsme de la société libérale dans son centre le plus avancé.
Bon vent aux logisticiens de la Croix Rouge française qui vont aller enseigner aux sous-développés de la solidarité comment on s'occupe de ses semblables quand tout va mal ! Monsieur Bush a bien le bonjour des Français, citoyens d'un pays dévasté par une tempête catastrophique qui a réussi à rétablir le courant électrique et assisté le plus isolé des siens en moins de 48 heures ! Oui, la France, monsieur Bush, ce pays enfoncé dans la vieille Europe bureaucratique des acquis sociaux et des services publics ! »
Bien entendu, par ce que nous disons, Jean-Luc Mélenchon et moi, exceptionnellement épaulés par le Dalaï-Lama, nous exprimons un amour aveugle et suranné pour le regretté président Mao Zedong.
Nul doute que si un cataclysme en Russie amenait le Nouvel-Observateur à nous révéler que le Premier ministre russe se conduit « comme ferait n'importe quel leader politique », nous aurions du mal à ne pas ajouter : « Sauf Bush et les généraux birmans », objection qui constitue, on en conviendra, un éloge éhonté de Staline.

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   Posté le 21-05-2008 à 22:47:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quels intérêts défend le Parti Communiste Chinois ?
Un article à verser au dossier :

Destitution de trois cadres responsables pour leur inaptitude à remplir leurs fonctions


Le Comité du PCC et le gouvernement de la Municipalité de Dujiangyan, de la Province du Sichuan, ont décidé de relever immédiatement de leurs fonctions deux fonctionnaires d'Etat et un cadre responsable qui n'ont pas bien rempli leur charge lors des opérations de secours dans les régions sinistrées : Xiao Rong, ex-membre du groupe du Parti et Ex-Directeur Général Adjoint du Bureau municipal des Affaires civiles ; Li Shu, Ex-membre du Comité d'enquête et de recherche au niveau de DG du Bureau municipal des Archives ; Liu Dingshuang, Ex-Secrétaire de la cellule du PCC du village Tuanjie (Union), du Bourg de Puyang.

Un responsable de la Commission de contrôle de la discipline du Comité municipal du PCC a donné des détails sur les raisons de ces trois destitutions : Xiao Rong a manqué à ses responsabilités dans l'établissement des statistiques sur les dégâts causés par le sinistre. Il n'a pas pris au sérieux son travail et a procédé de façon non scientifique et avec du retard à l'élaboration des données numériques, ce qui a causé d'importantes erreurs statistiques et il en est le principal responsable ; Li Shu était toujours absent après le séisme qui a eu lieu le 12 mai à 14 heures 28 minutes précises et quand des collègues l'appelèrent au téléphone chez lui le 15 mai vers 9 heures 30, c'est-à-dire trois jours plus tard, pour lui dire de venir d'urgence à son unité de travail pour participer aux opérations de secours, il a fait la sourde oreille, et jusqu'au 17 mai vers 16 heures il était toujours absent. En tant que cadre responsable, son comportement devant le sinistre a produit une influence néfaste et pernicieuse sur la masse populaire ; Quant à Liu Dingshuang, il a manqué à ses devoirs, a mal rempli sa fonction et a fait preuve d'incapacité et d'incompétence dans l'organisation des villageois au moment et après le tremblement de terre. Il ne pensait qu'à sa boutique de vente de produits alimentaires secondaires et ne se souciait aucunement de la sécurité et des intérêts des autres. Il a également produit une influence extrêmement mauvaise parmi la masse.

[le quotidien du Peuple - Mise à jour 21.05.2008 16h02]

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   Posté le 25-06-2008 à 22:43:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

un plan de prévention contre la corruption :

Publication par le PCC de son plan anti-corruption de cinq ans

Le Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) a révélé samedi 21 juin son plan quinquennal pour la prévention du Parti contre la corruption et la punition des cas de corruption.
Le CC a ordonné aux organes du Parti à tous les échelons d'appliquer sérieusement ce plan qui vise à mettre en place un système de punition et de prévention contre la corruption, de 2008 à 2012.
Un des objectifs de ce plan -- directive pour le travail anti-corruption du Parti dans les cinq prochaines années -- est de supprimer les frais sybarites et excessifs approuvés par les patrons des entreprises d'Etat dans les dépenses de leurs entreprises.
Ce document ordonne aux leaders des compagnies d'Etat de réaliser une gestion légale, transparente et démocratique, en accordant une plus grande attention aux appels et demandes du public.
En donnant la priorité à la lutte menée par le Parti contre la corruption, le plan s'engage à améliorer sa supervision intérieure sur l'exercice du pouvoir.
Le document promet d'établir un système de supervision selon lequel le Bureau politique du CC du PCC rapporte régulièrement son travail à la réunion plénière du Comité qui supervise le Bureau politique.
Le plan prévoit des mesures concrètes permettant d'intensifier la supervision sur les officiels des organes du Parti et du gouvernement aux divers échelons, d'examiner minutieusement leurs revenus illégaux, les pots-de-vin, leur interférence dans le marché ou le commerce et d'autres cas de corruption, au cas où ils obtiendraient, en abusant de leurs positions.
Parallèlement, le document soutient la transparence des informations du gouvernement, réalisée à travers la tenue des séances d'audition publique et des réunions de consultations professionnelles.
Le plan invite les médias à exercer la supervision de presse sur le gouvernement et le Parti. Les médias seront encouragés à faire des reportages critiques et constructifs, conformément à la loi et à la moralité professionnelle et les officiels du Parti doivent traiter ces reportages d'une manière correcte.
Ce plan a été ratifié par le Bureau politique du CC du PCC le 28 avril.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 23.06.2008

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   Posté le 19-09-2008 à 22:09:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Difficultés d'application de la nouvelle loi sur les contrats de travail : la bourgeoisie chinoise et étrangère essaie de la contourner ou de ne pas l'appliquer.

Contrôle à grande échelle de l'application de « la loi sur le contrat de travail » en Chine

Le Comité permanent de l'APN (Assemblée populaire nationale), en tant qu'autorité suprême de l'Etat, commencera une procédure de contrôle sur l'application de la « Loi de la République Populaire de Chine sur le Contrat de Travail ». Ce contrôle, qui débutera vendredi, couvrira 15 provinces et sera centré sur l'assurance des droits et intérêts des travailleurs migrants. Le Comité Permanent de l'APN vérifiera si la loi a été appliquée partout de façon efficace et si les pratiques sont conformes à son principe.
La « Loi sur le contrat de travail » est entrée en vigueur le 1er janvier 2008, et a pour but de protéger les droits des travailleurs. Pourtant, des conflits et des problèmes se sont posés dès son entrée en application il y a déjà plus de 6 mois.
Certains disfonctionnements, comme le taux anormalement bas du taux de signature de contrats de travail, ainsi que les licenciements abusifs de travailleurs, seront strictement contrôlés. Pour cela, le Comité permanent de l'APN incitera tous les départements judiciaires et les autorités locales à renforcer l'application de la loi.


Source: CRI (Radio Chine Internationale - Mise à jour 19.09.2008 09h27)

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   Posté le 19-09-2008 à 22:31:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Scandale du lait contaminé à la mélamine - la presse officielle publie plusieurs articles :



Lait Sanlu: ruée des parents dans les hôpitaux

Siège de la société Sanlu, dont le nom est apparu sur le devant de la scène lors du scandale du lait contaminé à la mélamine, la ville de Shijiazhuang et la province du Hebei ont vu affluer dans les hôpitaux une marée de parents anxieux.
Dans l'ensemble de la province et pour la seule journée du jeudi 18 septembre, les parents de 38 000 enfants ont demandé à ce que leur nourrisson passe un examen radiologique et une analyse d'urine. Depuis le 12 septembre, 80 000 enfants ont été examinés.
A l'Hôpital du Peuple de Shijiazhuang, chef-lieu provincial, 500 enfants en moyenne passent quotidiennement dans le service de radiologie.
"Le nombre de patients que nous recevons chaque jour égale celui que nous recevions chaque semaine avant le problème du lait contaminé", indique le chef du service de radiologie Xue Hongyuan. "Je suis obligé de limiter le nombre d'examens à 600 chaque jour. Le personnel et les machines sont au bord de la rupture".
Dans la province, la marque Sanlu a joui pendant longtemps d'une excellente réputation et détenait 80% de part du marché du lait, du yoghourt et du lait maternisé, mais la marque n'est pas la seule en cause. Le nom de sociétés aussi célèbres que Yili et Mengniu figure sur les listes de produits à risques publiées par le gouvernement.
D'après le département de la santé provincial du Hebei, 3% des enfants examinés souffent de calculs rénaux, 500 ont été hospitalisés et la plupart ne sont pas gravement malades.

[Source: xinhua - Mise à jour 19.09.2008 16h23]


La présidente licenciée du groupe Sanlu radiée de la législature locale suite au scandale du lait en poudre contaminé

La PDG et présidente du conseil d'administration du Groupe Sanlu, important groupe laitier en Chine, a été radiée jeudi de la législature locale suite au scandale du lait en poudre pour bébés contaminé.
La décision de licencier Tian Wenhua, 66 ans, présidente du Groupe Sanlu, en tant que députée à l'Assemblée populaire provinciale du Hebei, a été prise lors d'une réunion du Comité permanent du corps législatif.
Le groupe Sanlu, basé à Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei (nord), a été la première entreprise à être mêlée au scandale. 43% de la société appartient à Fonterra, une compagnie laitière néo-zélandaise. Sanlu a reçu l'ordre de suspendre toute production.
Le bilan des morts suite au scandale du lait en poudre frelaté s'est alourdi à quatre suite au décès d'un nourrisson dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), a-t-on appris jeudi des autorités locales.
Le nouveau décès a eu lieu dans un hôpital de la préfecture autonome mongole de Bayingolin, a indiqué jeudi le département régional de la santé du Xinjiang, sans donner plus de détails sur la victime.
Le lait frelaté avait déjà tué trois bébés, dont deux dans la province du Gansu (nord-ouest) et un au Zhejiang (est).
Au niveau national, plus de 6 200 nourrissons ont développé des calculs rénaux après avoir bu du lait en poudre Sanlu contaminé par de la mélamine, un composé chimique censé augmenter la teneur en protéines du lait.
Tian, qui a également été démise de ses fonctions de secrétaire du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour l'entreprise, a été arrêtée par la police pour interrogatoire.

A ce jour, 18 suspects ont été arrêtés à Shijiazhuang, parmi lesquels six ont été accusés d'avoir vendu de la mélamine, et 12 autres d'avoir vendu du lait frelaté au groupe Sanlu, a confirmé le porte-parole du département de la sécurité publique du Hebei Shi Guizhong, lors d'une conférence de presse.
Mercredi, le maire de Shijiazhuang Ji Chuntang a démissionné suite au scandale.
Plus tôt ce jeudi, quatre officiels de Shijiazhuang ont été limogés, y compris l'ancien vice-maire chargé de la production agricole Zhang Fawang, l'ancien directeur du Bureau de la pêche et de l'élevage d'animaux Sun Renhu, l'ancien chef de l'Administration de l'alimentation et des médicaments Zhang Yi, et l'ancien directeur du Bureau du contrôle de la qualité et de la supervision technique Li Zhiguo.
L'Administration d'Etat pour le contrôle de la qualité, l'inspection et la quarantaine a effectué des tests sur des échantillons de 491 lots vendus par les 109 entreprises de lait en poudre du pays. Les inspecteurs ont décelé de la mélamine dans 69 lots produits par 22 compagnies.

[Source: xinhua Mise à jour 19.09.2008 08h47]


La Chine va détruire 10 000 tonnes de lait en poudre contaminé

Plus de 10 000 tonnes de lait en poudre pour bébé saisies et rappelées suite au scandale du lait contaminé Sanlu seront détruites, a déclaré lundi le gouvernement de Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei (nord).
Les autorités ont saisi jusqu'à présent 2 176 tonnes de lait en poudre dans l'entrepôt du Groupe Sanlu, producteur du lait en poudre qui a provoqué des calculs rénaux chez des centaines de nourrissons du pays. 8 218 tonnes présentes sur le marché ont été rappelées, a fait savoir le maire adjoint Li Jinlu.
700 tonnes supplémentaires sont en route vers Shijiazhuang, a-t-il ajouté.
Le gouvernement a pris toutes les mesures possibles pour retirer le lait contaminé de la vente dans les régions éloignées, et des équipes médicales ont été envoyées dans les régions éloignées et montagneuses pour aider les familles affectées.

[Source: xinhua - Mise à jour 16.09.2008 08h23]


Chine: un fabricant partenaire de Sanlu saisi avec du lait en poudre contaminé

Des enquêteurs ont découvert la présence d'un produit chimique toxique dans le lait en poudre de marque Sanlu produit par l'un de ses fabricants partenaires dans la province du Gansu dans le nord-ouest de la Chine, a déclaré dimanche un officiel.
Deux des 12 échantillons de lait en poudre Sanlu produit par Haoniu Dairy Co., Ltd. dans la ville de Jiuquan, sélectionnés au hasard, ont été contrôlés positifs à la mélamine, a indiqué Xian Hui, vice-gouverneur du Gansu.
"Les produits de Haoniu ont été mis sous scellés," a-t-il indiqué.
Le test a été lancé après que le groupe Sanlu, important fabricant de produits laitiers chinois basé dans la province du Hebei (nord), ait reconnu vendredi avoir découvert que certains de ses lots de lait en poudre pour bébé avaient été contaminés par de la mélamine, une matière première chimique dont l'utilisation dans l'industrie alimentaire est strictement interdite dans le pays.
Jusqu'à samedi, 432 bébés à travers le pays ont développé des calculs rénaux après avoir bu du lait contaminé.
Haoniu a été fondé en 2002 avec un capital de 51 millions de yuans (7,45 millions de dollars). Sa production était conforme aux normes de Sanlu et ses produits portent l'étiquette de la marque Sanlu.
Jusqu'à samedi soir, le Gansu a rapporté 102 cas de calculs rénaux dans le système urinaire de certains nourrissons, causés par le lait en poudre. Deux bébés sont morts, a indiqué Xian.
La province a saisi au total 164 000 sachets de lait en poudre de Sanlu.

[Source: xinhua - Mise à jour 15.09.2008 12h58]

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Hu Jintao au symposium de la Fédération nationale des Syndicats de Chine


BEIJING, 22 octobre (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao a déclaré mardi que les syndicats du pays devront jouer un rôle actif pour développer leur rôle d'intermédiaire dans les relations du travail.
S'adressant à un symposium des dirigeants récemment élus de la Fédération nationale des Syndicats de Chine (ACFTU) et de représentants du 15ème congrès national de l'ACFTU, Hu Jintao a indiqué que les syndicats doivent écouter les salariés et se faire les porte-parole de ce qu'ils pensent.
Il a appelé les syndicats à protéger en toute occasion les droits légitimes et les intérêts des salariés et à servir de courroie de transmission dans les relations du travail pour promouvoir la stabilité sociale.
Les syndicats doivent se réformer et explorer de nouvelles solutions pour résoudre les problèmes du travail, a-t-il ajouté.
Hu Jintao a indiqué que le pays doit accorder plus de ressources aux syndicats afin de faciliter l'innovation, dans laquelle la classe des travailleurs doit être la force motrice.
Le président de l'ACFTU Wang Zhaoguo, élu lundi lors de la première session du 15ème Comité de l'exécutif de l'ACFTU, a également participé à la réunion.
La Chine compte le plus grand nombre de syndiqués dans le monde, leur nombre est passé de 123 millions en 2003 à 209 millions en 2008.
"Les syndicats de la Chine doivent sans faille édifier des syndicats aux caractéristiques chinoises", a souligné le vice-président chinois Xi Jinping à l'occasion de la cérémonie d'inauguration.
Le congrès a lieu tous les quatre ans. La session précédente a eu lieu à Beijing en septembre 2003. Plus de 1 600 députés étaient présents.

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5 objectifs en matière de santé :

" Le système d'assurance médicale couvrira 90% de la population chinoise en 2010
Lors de la cérémonie tenue le 20 courant, dans le Grand Palais du Peuple de Beijing, à l'occasion de la première distribution de l' « album spécial 'Liuyedao' (Couteau en feuille de saule) – la santé en Chine et dans le monde au 21ème siècle », le Ministre chinois de la Santé publique Chen Zhu a pris la parole et a parlé des cinq objectifs à court terme de la réforme médicale chinoise. Il a indiqué que malgré que la réalisation en 2020 de notre objectif sera encore un peu lointaine en ce qui concerne la jouissance par l'ensemble de notre population du service médical et hygiénique essentiel, mais que l'objectif à court terme proposés dans la réforme est au vu et au su des masses populaires qui peuvent en tirer profit et qu'il constitue un fondement utile à la réalisation définitive de l'objectif susmentionné prévu pour 2020..

Puis, il a énuméré en détail les cinq objectifs à réaliser. Le premier, en ce qui concerne la garantie médicale au profit des masses populaires, il faut faire en sorte que tous ceux qui doivent la bénéficier en bénéficient. En tant qu'un pays dans lequel il existe toujours un assez grand écart entre la ville et la campagne en ce qui concerne le niveau de développement économique et social, la Chine applique actuellement un système de protection sociale et de garantie médical qui est un système incomplet non unifié, car il tient compte de la différence qui existe entre régions rurales et régions urbaines, mais que ce soit la campagne ou que ce soit la ville, que ce soit le système de cotisation médicale rural, que ce soit le système médical à l'égard des travailleurs des régions urbaines ou que ce soit le système de garantie au profit des habitants urbains, ils doivent couvrir le plus de monde possible, alors que notre objectif fixé pour 2010 est d'appliquer ces trois différents systèmes de garantie médicale et de faire en sorte qu'ils puissent couvrir plus de 90% de l'ensemble de la population chinoise.

Le deuxième, c'est d'établir un système national de pharmacologie essentielle. Par pharmacologie essentielle, on désigne les médicaments qu'on peut avoir à tout moment pour soigner les maladies ordinaires et fréquentes, dont la qualité est assurée et dont les prix sont à la portée de la société et des particuliers. Ce système n'est absolument pas un catalogue destiné au remboursement, car il nécessite l'établissement d'un système de production, de fourniture, de circulation et d'utilisation rationnelle des médicaments, ainsi que de mesures politiques appropriées d'aide et de soutien, il doit pouvoir en plus contrôler les frais médicaux et les frais pharmaceutiques, et y sont compris appareils et instruments médicaux, moyens de diagnostic et autres.

Le troisième, c'est qu'il faut améliorer et renforcer la capacité des organismes de base du service médical et sanitaire, et surtout ceux des régions du centre et de l'ouest du pays où il subsiste actuellement un manque flagrant de ressources médicales. A cet effet, il faut appliquer des mesures politiques qui se penchent vers ces régions et qui encouragent le personnel médical de haut niveau, y compris médecins et infirmières de la médecine général, à aller travailler à la base et à la campagne. Il faut pour cela non seulement élever de façon appropriée leur rémunération salariale, mais il faut surtout faire en sorte que la société les reconnaisse.

Le quatrième, c'est qu'il faut réaliser peu à peu l'égalisation du service public et procéder à une planification d'ensemble qui tient compte des décisions gouvernementales et des ressources sociales afin de pouvoir satisfaire au mieux les besoins des différentes couches de la société. Le gouvernement doit garantir de façon égalitaire les besoins essentiels des masses populaires en ce qui concerne le service médical, sanitaire et hygiénique. Le Ministère de la Santé est en train de concevoir et d'élaborer un service à forfait qui comprend la vaccination préventive de maladies, le contrôle des maladies chroniques, le contrôle du tabac et de l'hypertension, la sécurité routière, l'hygiène environnementale, la sécurité alimentaire, … etc., ce afin que l'égalisation du service soit traduite sur chaque citoyen.

Le cinquième, c'est le lancement imminent de la réforme des hôpitaux publics, laquelle est de grande nécessité, mais très difficile à réaliser.

Chen Zhu a exprimé sa conviction que la réalisation de ces objectifs à court terme permettra de remédier aux problèmes qui préoccupent actuellement le plus les masses populaires, à savoir les grandes difficultés pour la consultation médicale et pour les soins médicaux. Elle peut en outre, a-t-il ajouté, réduire petit à petit l'écart entre différentes couches populaires et entre différentes régions pour ce qui est du service médical en raison du développement économique non équilibré et cela est le besoin le plus substantiel de la réforme. Il a conclu en soulignant qu'en tant que produit public, le service médical et sanitaire essentiel doit avoir le soutien des finances publiques et que cela est une expression de la responsabilité gouvernementale.
"
[Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 22/10/08]

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Les entreprises responsables d'accidents du travail seront mises en liste noire


La Chine appliquera prochainement le système de mise en liste noire des entreprises responsables d'accidents du travail, dus au manque de mesures de sécurité pour la production.
Huang Yi, porte-parole de l'Administration générale pour la surveillance et le contrôle de la sécurité à la production (AGSCSP), a fait ces remarques récemment, selon le Xinhuanet.
Les entreprises qui sont responsables des accidents exceptionnels du travail survenus depuis le début de cette année, seront toutes inscrites sur la liste noire qui sera publiée peu après au Quotidien du Peuple.
M.Huang a indiqué que l'AGSCSP est en train d'adopter les mesures concrètes permettant d'appliquer le système de mise en liste noire et que les départements concernés comme l'administration d'industrie et de commerce et les départements des finances et d'assurances infligeront des sanctions nécessaires aux entreprises mises en liste noire.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne - mise à jour 27.10.2008 16h17

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ci-dessous un article intéressant sur le syndicat en Chine, publié sur le site M. Collon :

Chine : les entreprises étrangères doivent accepter la syndicalisation

Sara Flounders

La Chine est en train de forcer quelques-unes des plus grandes multinationales à autoriser les travailleurs de leurs usines géantes, de leurs bureaux et de leurs grandes surfaces à se syndiquer. Dans une campagne largement médiatisée d’une centaine de jours, le gouvernement a fixé au 30 septembre la date limite pour que ces entreprises reconnaissent les organisations syndicales.

Publié le 18 Octobre 2008.

Cette décision profite à des millions de travailleurs qui auront désormais leur mot à dire non seulement sur les salaires mais aussi sur les conditions de travail, la sécurité et l’hygiène.

Ce changement radical se répercute sur la quasi totalité des sociétés de l’US Fortune 500 qui font des affaires en Chine. Wang Ying, un cadre supérieur de l’ All-China Federation of Trade Unions (ACFTU) explique qu’il y a des résistances, notamment au niveau de Microsoft et du géant pharmaceutique Wyeth qui, même « s’ils n’osent affirmer clairement qu’ils ne laisseront pas les syndicats s’organiser, trouvent toute sortes d’excuses pour en différer la mise en place. » ( Christian Science Monitor, 29 Sept.)

L’ACFTU est sous l’autorité du parti communiste. Il y a deux ans, il représentait 170 millions de travailleurs. Son objectif au terme de la campagne des 100 jours est de porter le nombre de ses affiliés à 200 millions, plus de 12 fois le nombre de travailleurs syndiqués aux USA.

Ces syndicats ne seront-ils que des organisations sur papier ? A en juger par l’hostilité des grandes multinationales, il semble bien qu’elles ne le pensent pas.

Jim Leininger, le patron de la firme de consultance Watson Wyatt à Pékin, explique que beaucoup d’entreprises étrangères ne voient dans les syndicats qu’un obstacle inutile aux affaires. Mais elles ont dû les accepter parce qu’elles ne pouvaient pas faire autrement. (CSM, 29 Sept.).
Ce sont ces compagnies qui se sont délocalisées en Chine pour profiter d’une main d’œuvre à bon marché et éviter les syndicats de leurs pays d’origine. Elles craignent maintenant que la reconnaissance des syndicats donne aux travailleurs la possibilité de perturber leurs activités tout en augmentant significativement les coûts de production. ( New York Times, 12 Sept.) En d’autres termes, ils devront céder plus en salaires et retours sur investissements. Cette nouvelle législation rendra également plus difficile le licenciement des travailleurs.

Wal-Mart, McDonalds, Disney.

Wal-Mart, McDonalds et Yum Brands – qui gèrent KFC et Pizza Hut – ont été contraints de reconnaître les syndicats. Yum Brands occupe 160.000 travailleurs en Chine et Wal-Mart 83.000 dans ses 108 grandes surfaces dispersées dans 55 villes. Wal-Mart, Disney et Adidas ont été pointés du doigt parce qu’ils recouraient à des sous-traitants qui ne respectaient pas la législation du travail.

Un accord signé avec Wal-Mart en Juillet dernier a entraîné une hausse immédiate des salaires ainsi qu’une meilleure protection au travail et un soutien juridique aux travailleurs dont les plaintes étaient jusqu’alors réprimées par l’intimidation, les heures supplémentaires forcées, des sursalaires ridicules et frauduleux ou des conditions de travail dangereuses. Les travailleurs des magasins Wal-Mart aux US et dans d’autres pays où les syndicats sont tenus à l’écart rencontrent les mêmes difficultés.

L’ACFTU par la voix de son représentant Wang Ying affirme que plus de 4.100 grosses sociétés étrangères reprises par le classement Fortune 500 font des affaires en Chine. Elle déclare qu’en dépit de « résistances désespérées », particulièrement des compagnies US, 82 % de ces sociétés ont accepté la syndicalisation à ce jour et que l’on devrait atteindre les 90 % d’ici la fin de l’année. En juillet, avant même que la campagne de syndicalisation ne démarre, les travailleurs n’avaient pu mettre sur pied des syndicats que dans moins de 50 % des firmes de Fortune 500.( China Daily, 7 Oct. )

Si les multinationales étaient la cible de la campagne des 100 jours, les compagnies chinoises et leurs sous-traitants constituent le noyau de l’industrie nationale et celles qui ne sont pas encore syndiquées vont être contraintes de le faire.

Le mouvement syndical des 100 jours est conforme à une législation contraignante sur les droits et arbitrages du travail votée par le parlement et le Congrès National du Peuple pour renforcer les droits des travailleurs après des décades d’une politique de « laisser faire » favorable aux investisseurs. Cette législation garantit le droit de grève et le droit de poursuivre l’employeur en justice. Les travailleurs recourent d’ailleurs de plus en plus souvent aux tribunaux pour faire valoir leurs droits à organiser leur défense. (China Law Blog, 15 Sept.)

Les grèves sauvages ont montré la voie

Cette vague de syndicalisation succède à plusieurs années de grèves sauvages croissantes, à des dizaines de milliers d’actions sur les lieux du travail et aux efforts des travailleurs pour organiser la défense de leurs droits contre la surexploitation dans les entreprises étrangères. De 1995 à 2006, les conflits au travail se sont multipliés par treize selon China Law Blog. Nombre de ces conflits se sont traduits par des manifestations de masse.

Le rôle des syndicats évolue aussi. Dans la province de Guangdong, au sud, depuis longtemps siège du plus grand nombre d’entreprises étrangères, les syndicats deviennent de plus en plus agressifs dans leurs exigences. La nouvelle législation du travail et sa mise en application plus stricte a contraint les entreprises à payer enfin les heures supplémentaires.

L’ACTFU mène aussi une campagne active pour sensibiliser les millions de travailleurs migrants qui continuent à affluer de la campagne profonde. Ce sont ces travailleurs les moins qualifiés qui se voient affecter aux tâches les plus ingrates.

Ces campagnes ne sont pas des mesures socialistes. Ce sont plutôt des actions défensives, soutenues par le combat des masses, qui visent à protéger les travailleurs des effets les plus pervers du droit de la propriété capitaliste qui s’était imposé en Chine avec l’adoption du « socialisme de marché « à la fin des années 1970.

« Socialisme de marché » - une concession



Le parti communiste, dans les premières années de la révolution, a mené un combat héroïque pour sortir de l’extrême sous-développement. Le grand bond en avant et les déplacements de populations des fermes collectives vers les industries rurales et urbaines en témoignent.

Ces efforts héroïques ont permis à la révolution de mobiliser une population largement paysanne pour poser les bases d’une société plus moderne. Des efforts gigantesques furent entrepris pour alphabétiser la population. Des campagnes de vaccination de masse et des brigades d’éducation sanitaire sont venues à bout des grandes endémies et épidémies. La mortalité infantile et l’espérance de vie se sont spectaculairement améliorées. Des projets pharaoniques ont été menés à bien par des millions de volontaires pour l’irrigation, les barrages, la construction de routes modernes jusqu’aux confins du pays et cela pour la première fois dans son histoire.

Pendant ce temps, le monde impérialiste développé organisait le blocus de la Chine, la sanctionnait et la maintenait à l’écart des technologies modernes qui transformaient l’Occident.

A la fin des années 1970, un groupe de dirigeants souvent qualifiés de « pionniers capitalistes » faisait de dangereuses concessions pour venir à bout du sous-développement, attirer les technologies modernes et les investissements. La Chine s’ouvrait ainsi aux multinationales capitalistes. Les communes furent démantelées et l’usage de la terre et de ses ressources virtuellement privatisé.

Au début, des zones d’implantation furent concédées aux entreprises capitalistes. Des milliers de sociétés occidentales s’installèrent pour profiter des bas salaires dont étaient prêts à se satisfaire les millions de paysans affluant des zones rurales.

A partir de 1990, l’économie socialiste fit encore des concessions. Aujourd’hui, plus de 150.000 entreprises étrangères travaillent en Chine. Elles distribuent du travail à plusieurs centaines de milliers de sous-traitants.

La fédération de l’industrie et du commerce publiait en Février dernier que plus de 200 millions sur une population totale de 1 milliard 300 millions travaillent dans le secteur privé. Ces entreprises génèrent 60 % du produit national brut.

La politique gouvernementale favorise le développement d’une classe capitaliste en Chine. Le parti communiste a été jusqu’à prendre le risque d’accepter des capitalistes au sein de son propre parti des travailleurs.

L’impérialisme reste hostile

Pendant des décades, l’impérialisme US s’est efforcé d’infiltrer l’économie et les structures politiques dans l’espoir de faire aboutir une contre-révolution capitaliste.

Alors même que les multinationales US envahissaient la Chine, le Pentagone poursuivait ses plans pour l’encercler de ses bases militaires. Il continue aussi à fournir en armes et soutient un gouvernement dissident et hostile à Taiwan alors que Taiwan est internationalement reconnue comme partie intégrante de la Chine.

Les Etats-Unis apportent leur soutien et font une publicité incessante au mouvement séparatiste tibétain. Ils financent aussi ce gouvernement bidon en exil dirigé par le dalaï-lama.

L’économie a continué de croître. Elle a maintenant un important surplus commercial avec les Etats-Unis. Mais cette réserve monétaire place une bonne partie de l’économie en otage d’un dollar dévalué. Malgré cela, la Chine a pu investir des milliards dans ses infrastructures et financer son développement.

Le marché capitaliste a fait d’importantes percées dans la production, la distribution et la finance. Les banques internationales sont depuis peu autorisées à prendre des parts importantes dans le secteur bancaire . Une bonne part de la croissance est liée aux industries manufacturières à l’exportation.

On ne connaît pas encore les répercussions de la crise capitaliste mondiale sur les entreprises étrangères actives en Chine. Pourtant, les intérêts de plusieurs millions de petits entrepreneurs, de commerçants et de courtiers, de même que ceux d’un nombre croissant de capitalistes , sont étroitement liés à cet impérialisme.

La rupture de la révolution avec l’impérialisme en 1949 reste une force sociale puissante. Elle continue à inspirer des millions de travailleurs à ce jour. Les lois et les campagnes récentes donnent aux travailleurs des énergies nouvelles où et quand ils en ont le plus besoin. Les médias chinois (et aussi occidentaux) rapportent que la classe ouvrière chinoise profite des nouvelles lois sociales et des campagnes de syndicalisation pour renforcer leurs poids dans la société chinoise.

Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig’Action
http://www.workers.org/2008/world/china_1023/

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débat sur la question de la propriété agricole


Le quotidien du Peuple publie un article sur le thème de la privatisation de la terre :

Mise à jour 07.11.2008 13h58
La privatisation de la terre ne peut régler les problèmes agricoles

Le Centre d'information pour les journalistes étrangers du Ministère chinois des Affaires étrangères a organisé le 4 novembre un briefing au cours duquel, le Directeur Général Adjoint du Département de la politique industrielle et de la Réglementation du Ministère de l'Agriculture Huang Yanxin a donné des informations sur les dispositions prises en vue du développement de la réforme rurale en Chine. Il a indiqué que la privatisation de la terre ne serait pas une solution pour le règlement des problèmes agricoles en Chine.

Il a poursuivi en faisant remarquer que c'est le gouvernement chinois qui a proposé le transfert du droit d'exploitation foncière dans les régions rurales et que celui-ci a été toujours sous la protection de la loi. Il a dit que par circulation de la terre, il faut la comprendre dans son sens complet, c'est-à-dire un système de circulation qui tient compte du respect de la loi, du libre consentement et de la rémunération. D'après ce système-là, il est permis aux paysans de faire circuler en toute liberté la terre, mais il leur faut pour cela inscrire aux départements gouvernementaux concernés, ce afin de permettre au gouvernement de renforcer le contrôle de l'exploitation de la terre.

Quant au problème concernant la possibilité oui ou non de la privatisation de la terre, Huang Yanxin a indiqué que comparé aux pays développés, l'agriculture chinoise manque de compétitivité et la raison c'est que la Chine dispose une très forte population alors que ses terres sont insuffisantes, c'est pourquoi son exploitation agricole est de petite envergure, la productivité du travail est relativement basse et elle est dans l'impossibilité de concurrencer sur la marché avec les pays dotés d'une agriculture de grande ampleur. Par conséquent, la privatisation ne peut régler les problèmes de l'agriculture chinoise. La population chinoise dispose actuellement par tête d'habitant environ 1,38 mu (le quinzième d'un hectare), soit 0,092 hectare. Même si l'on privatise la terre en Chine, son exploitation sera toujours de petite envergure et les agriculteurs chinois ne pourront jamais concurrencer avec les grands propriétaires terriens américains. En Chine, pour améliorer la compétitivité agricole, il est nécessaire d'élever l'efficacité de l'utilisation de la terre et de développer une exploitation agricole d'ampleur modérée. Une partie de la main-d'œuvre agricole s'est tournée vers les régions urbaines pour y trouver du travail et elle cède sa terre à ceux qui désirent la cultiver. L'ampleur d'exploitation de ces derniers s'accroît et leur capacité concurrentiel se renforce ainsi, cela est une juste voie du développement agricole.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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débat sur l'indemnisation du chômage


La province du Guangdong, où sont installées de nombreuses entreprises tournées vers l'export, pourrait perdre 9.000 de ses 45.000 usines, mettant au chômage au moins 2,7 millions de personnes.
En effet, la demande étrangère pour les produits de cette région risque de diminuer de 30% d'ici fin janvier.

En octobre, la fermeture de Smart Union, important fabricant de jouets qui fournissait Mattel et Disney, et de plusieurs autres usines s'est déjà soldée par la suppression de milliers d'emplois dans la région.
Mansfield Manufacturing, une entreprise de métallurgie, employant 8.500 personnes en Chine et en Europe, est en danger.
Elle fournit des composants métalliques pour voitures, écrans plasma, imprimantes et divers appareils électriques, travaillant pour Cannon, Toshiba, Epson, Minolta ou Fuji-Xerox, etc.

La question de l'indemnisation du chômage se pose donc avec acuité. L'article suivant paru dans la presse officielle en donne un aperçu :

On considère de créer un fonds de payements d'urgence pour les chômeurs
Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 23.10.2008 09h35


Les autorités de la province du Guangdong vont envisager la création d'un fonds d'urgence pour protéger les travailleurs contre la perte de leur salaire en cas de nouvelles fermetures d'usines, a déclaré le 20 octobre le département du travail et de la sécurité sociale du Guangdong.
En réponse à une résolution, présentée par un membre à la Conférence consultative politique de la province, le département a annoncé dans une déclaration que la possibilité de mettre en place un tel fonds sera examinée et que les services financiers devraient y contribuer à différents niveaux.
Le fonds sera principalement utilisé comme une garantie pour les employés des entreprises à la dérive ou des sociétés, dont les patrons auraient pris la fuite sans scrupule, annonce la déclaration.
Zhang Xiang, le chef de département du travail, a dit dans sa déclaration: "Il arrive que le patron d'une entreprise en difficultés financières prenne la fuite et laisse ses dettes, ce qui crée des problèmes.
"Dans le climat économique actuel, il y a de fortes chances pour que plus d'entreprises, en particulier celles qui utilisent beaucoup de main-d'œuvre, s'effondrent.
"Ce fonds permettrait de protéger contre certains problèmes financiers et sociaux, causés par ces fermetures."

Zhang dit que traditionnellement, les sociétés payaient des suppléments en plus de leur loyer aux propriétaires de bâtiments industriels qu'ils occupaient.
Lorsqu'une entreprise éprouve des difficultés financières ou son patron est en fuite, cet argent pourrait être utilisé pour couvrir le paiement des salaires pour les employés.
"Mais les fonds sont rarement suffisants pour couvrir la masse salariale totale» , a-t-il dit.
Le département du travail a également incité les entreprises à payer leurs employés par virement bancaire, pour pouvoir les surveiller de plus près, dit-il.
En outre, le département cherche actuellement à travailler plus étroitement avec d'autres organismes locaux, y compris la Banque populaire de Chine, l'administration de l'industrie et du commerce et le département du commerce extérieur et de la coopération économique, pour développer une meilleure image de la côte de crédit des entreprises.
Cependant le fonds d'assurance ne fait pas unanimité.
Li Qingqing, professeur associé d'économie à l'Université Normale de la Chine du Sud, a déclaré le 21 octobre à China Daily: «L'argent des contribuables ne doit pas être utilisé pour soutenir les entreprises en faillite.
"Une somme d'argent infinie pourrait être perdue si les entreprises continuent à faire faillite.
"Au lieu de cela, les entreprises devraient être plus responsables, en payant peut-être une certaine forme de suppléments lorsqu'elles demandent à être enregistrées."


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images de la crise économique dans le Guangdong


ci-dessous un reportage paru dans les Echos :

Dans le sud de la Chine, les entreprises croient pouvoir résister à la crise
[ 18/11/08 ]
Dans le Guangdong, le ralentissement de la demande mondiale pèse sur des dizaines de milliers de sociétés, confrontées, depuis le début de l'année, à une envolée de leurs coûts de production. Une sélection naturelle s'organise.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À DONGGUAN.
Ce soir, aucun travailleur migrant hagard ne traîne aux alentours de la gare de Zhangmutou, une petite ville industrielle de la province du Guangdong. Dans la rue principale, les gargotes sont pleines. Les hôtesses tout sourire à l'entrée des karaokés. Il y a tout juste un mois, la cité, coincée entre Shenzhen et Dongguan, a pourtant incarné, à elle seule, les limites du modèle de croissance chinois après la fermeture en catastrophe de l'usine de jouets Smart Union et le licenciement de ses 6.500 ouvriers.
La crise aurait brusquement rattrapé le pays. Trop dépendante des investissements étrangers et des exportations, l'économie chinoise ne pourrait croître, cette année, que de 9 % après avoir vu son PIB bondir de 11,9 % en 2007. « Je suis très pessimiste. Les clients occidentaux ont coupé leurs commandes. La récente crise financière s'abat sur des milliers de sociétés qui souffraient déjà beaucoup », martèle Eddie Leung, le président (hong-kongais) de l'association des investisseurs étrangers de Dongguan (15.000 sociétés).
Coûts de production en hausse
Dans le Guangdong, qui assure 28 % des exportations totales du pays et 12,5 % de son PIB, les coûts de production n'en finissent plus d'enfler et de rogner les marges des entreprises. Et les usines ont dû encaisser la fin de certains rabais fiscaux, la mise à niveau de leurs installations avec les nouvelles normes environnementales, l'appréciation du yuan - il a gagné près de 20 % sur le dollar depuis juillet 2005 - et surtout l'entrée en vigueur d'un nouveau contrat de travail qui renchérit de plus de 18 % le coût de la main-d'oeuvre . « C'est trop. A ce rythme, un tiers des 15.000 compagnies étrangères de Dongguan pourraient avoir fermé leurs portes d'ici à la fin janvier, quand tout le monde fera ses comptes avant le nouvel an chinois, lâche Eddie Leung. Nous pourrions enregistrer 900.000 chômeurs de plus en trois mois. A l'échelle de la province du Guangdong, on pourrait en compter près de 3 millions », assure-t-il.
Ces statistiques laissent de marbre Cai Kang, le vice-président du Bureau de coopération économique et commerciale de Dongguan. « Je connais bien M. Leung. Ses chiffres ne correspondent pas à la réalité », explique-t-il, avant de dérouler ses propres données « basées, elles, sur de vraies enquêtes ». Sur les neuf premiers mois de l'année, la ville a recensé 700 fermetures d'usines étrangères. L'an dernier, 900 avaient mis la clef sous la porte. « Cette année, nous avons accueilli 400 nouvelles entreprises. Elles représentent un investissement total supérieur à celles fermées », insiste Cai Kang. Les exportations de la province ont progressé de 13,5 % sur les trois premiers trimestres, pointe-t-il. « Bien sûr, c'est une année difficile, mais il n'y a pas encore de catastrophe. »
« Sélection naturelle »
Au cinquième étage de son immense usine de jouets électroniques de Changping, C. M. Leung, le directeur de Lung Cheong International Holdings, organise la traversée de la crise. « Le ralentissement économique international arrive au plus mauvais moment, mais c'est l'occasion d'une restructuration saine du marché, analyse-t-il. Les meilleurs, qui ont accru leurs investissements en recherche et développement, vont survivre. Ceux qui n'ont basé, ces dernières années, leur croissance que sur le faible coût de leur production et ne respectaient aucune règle ne s'en sortiront pas », tranche le patron avant de présenter son laboratoire de design, où ses ingénieurs conçoivent les nouveaux robots miniatures volants qu'il proposera bientôt à ses clients Mattel, Nikko ou Bandai. « Tout ceci va finalement accélérer la sélection naturelle et faire émerger des groupes de qualité », affirme-t-il. Un cycle darwinien que le gouvernement rêvait d'enclencher depuis des années.

YANN ROUSSEAU


Un article sur la question du chômage et des luttes sociales de l'agence de presse Xinhua :

La Chine appelle au contrôle des licenciements de masse et des conflits du travail à grande échelle

BEIJING, 18 novembre 2008 (Xinhua) -- Le gouvernement chinois exhorte les autorités locales à faire de leur mieux pour répondre de manière appropriée aux licenciements de masse et aux conflits du travail plus fréquents à mesure que le ralentissement économique mondial provoque la chute de davantage d'entreprises.
La première priorité est d'assurer la stabilité de l'emploi, a annoncé le Ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale lundi.
Des enquêtes doivent être menées sur les éventuels licenciements concernant des entreprises individuelles, et notamment des usines à fort emploi de main-d'oeuvre, selon la même source. La situation du travail dans les entreprises en faillite doit être étroitement contrôlée.
En octobre, le gouvernement local de Dongguan dans la province du Guangdong, où se situent beaucoup d'entreprises à fort emploi de main-d'oeuvre, a sorti plus de 24 millions de yuans (3,5 millions de dollars) pour indemniser plus de 7 000 ouvriers qui ont été laissés sans salaire suite à la fuite de leur patron.
Des plans d'urgence doivent être formulés pour mieux empêcher et gérer les cas impliquant un grand nombre de travailleurs sans emploi, et assurer que le rapport soit fait au gouvernement de l'échelon supérieur et que les mesures appropriées soient prises au plus tôt, selon l'annonce.
Un canal plus pratique et efficace d'arbitrage des conflits du travail doit être créé afin de les résoudre à temps.
L'annonce a également exigé que des mesures soient prises pour garantir l'assurance-chômage, encourager le réemploi, et mieux servir les travailleurs migrants.


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   Posté le 07-12-2008 à 19:51:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La lutte contre la corruption : une orientation stratégique dans la phase préliminaire du socialisme et un objectif accentué dans le cadre des investissements massifs.
Ci-dessous l'article de Xinhua :

La Chine fait face à une "grave" situation dans sa lutte contre la corruption


BEIJING, 5 décembre (xinhua) --
La Chine fait encore face à une situation grave dans sa lutte contre la corruption, ce qui exige des campagnes anti-corruption renforcées parmi les officiels, a déclaré He Guoqiang, secrétaire de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline du Parti communiste chinois (PCC) vendredi à Beijing lors d'un séminaire.
"Il est difficile d'éliminer les foyers de vice pour la corruption en un temps très court, puisque la Chine va demeurer dans la phase préliminaire du socialisme pour longtemps", a-t-il indiqué.
Le pays investit actuellement de grandes sommes d'argent pour stimuler sa croissance économique et cela peut créer des foyers de corruption. Dans ces conditions, les responsables de la lutte anti-corruption doivent renforcer leur travail de supervision et d'inspection, indique He Guoqiang.
Des efforts similaires doivent être faits dans la surveillance du processus de réquisition des terres pour la construction, la protection de l'environnement, ainsi que dans la distribution des fonds et du matériel de secours aux sinistrés, a-t-il ajouté.


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lu sur http://www.humanite.fr/2008-12-31_Tribune-libre_Des-choix-utiles-pour-l-economie-mondiale


Article paru dans l'Humanité
le 31 décembre 2008

tribune libre

Des choix utiles pour l’économie mondiale
Par Jean-Claude Delaunay, économiste

Les événements récents confirment le besoin de la Chine de développer son marché intérieur tout en continuant à exporter. Néanmoins, d’autres aspects sont apparus depuis juin dernier dans la situation de l’économie chinoise. En juin, les principaux aspects de la crise de cette économie étaient l’inflation, des problèmes d’approvisionnement alimentaire, la croissance des inégalités régionales.

Les deux premiers problèmes sont résolus, mais le troisième, considérable, subsiste, alors même que le pays est entré dans une nouvelle phase de difficultés. Le système bancaire chinois a été moins touché que celui d’autres pays, la crise de l’économie chinoise n’est donc pas de nature financière. Elle est principalement économique. Les exportations représentent environ 30 % de la richesse annuelle de ce pays. On comprend donc que, les marchés extérieurs se fermant, l’ensemble de l’économie (avec une forte dimension régionale) subisse de lourdes pertes. Il en résulte une crise sociale dans la mesure où la main-d’oeuvre, d’origine rurale, perd son emploi et « retourne au pays », mais sans ressources. Le programme de soutien à l’économie adopté en novembre, de 460 milliards d’euros, rassemble des dispositifs antérieurs, mais en ajoute de nouveaux. Ce plan vise à contrecarrer les effets de la crise en cours tout en réorientant l’économie selon une quadruple direction : plus de compétences intellectuelles et de recherches, plus de sécurité sociale, plus de préoccupations écologiques, moins de disparités entre les régions. Il y aurait beaucoup à dire sur ces mesures, qui sont étendues et précisées chaque jour. Elles ont et auront une incidence favorable sur l’économie chinoise et sur les autres économies.

Selon moi, la société chinoise est une société socialiste, non seulement dans ses textes fondamentaux, mais dans les aspects essentiels de sa pratique politique. Je sais que ce point est très controversé et que divers problèmes peuvent être soulevés. Je peux donc me tromper.

Mais j’ai totalement confiance dans le débat, s’il est conduit de façon scientifique. À cet égard, je considère que les communistes doivent s’emparer de cette question théorique de première grandeur et ne pas laisser à d’autres le soin de décider de leur interprétation de la Chine moderne. Au plan politique, en effet, ce pays représente la forme la plus antagonique du système capitaliste qui puisse exister. Mais la Chine est aussi un pays en développement. Partie d’un très bas niveau, elle est devenue, avec l’ouverture économique (1978), complémentaire du capitalisme. Il existe donc

une opposition de principe (au plan politique) et une unité de fait (au plan économique) entre la Chine et le système capitaliste.

La question est de savoir comment fonctionne cette contradiction (opposition

et unité dans le contexte de la crise en cours.

Le moment unitaire de cette contradiction est évident.

La réunion du G20 en a fourni un témoignage. Notons que la Chine fut alors le seul grand pays à apporter, avec le plan de relance évoqué ci-dessus, une contribution effective au soutien de l’emploi mondial. Cela dit, la Chine n’est pas, en 2008, aussi dominée par les puissances capitalistes qu’elle pouvait l’être trente ans plus tôt. D’une part, elle consolide sa légitimité internationale en réglant pacifiquement ses contentieux. Elle développe une politique active de coopération dans le monde. D’autre part, elle est en mesure de construire une économie moderne. La Chine apparaît donc comme un rival d’autant plus dangereux que son orientation politique est socialiste.

C’est dans ce contexte qu’il convient d’interpréter les provocations en faveur du dalaï-lama - vingt-cinquième réincarnation de Bouddha -, et de ses aspirations à la puissance terrestre. Persuadé de poursuivre un destin de grand homme, le président de notre République maltraitée a cru intelligent de se situer aux deux bouts de la contradiction matérialisée par la Chine, en lui vendant des matériels (unité économique) mais en cherchant simultanément à lui nuire politiquement (opposition politique).

Le présumé grand homme s’est seulement fait taper sur le nez, comme un garnement. Bien que de peu d’importance, cet incident est significatif du fonctionnement de la contradiction dans laquelle la société chinoise est impliquée au plan mondial. Pour réduire le plus possible les tensions politiques résultant du caractère socialiste de la société et de ses performances dans un monde perturbé, le gouvernement chinois intervient activement au plan économique pour limiter les crises du capitalisme, porteuses de conflits. Mais, ce faisant, les maîtres du monde prennent conscience que leur système est de moins en moins efficient. D’où la mise en place d’un double jeu de séduction économique et de harcèlement politique de la puissance chinoise, jeu dont le Tibet est l’une des pièces. Il nous revient de ne pas laisser la Chine seule dans cet affrontement et, a fortiori, de ne pas ajouter le poids de nos incompréhensions à la lutte sans merci que lui mènent les dirigeants capitalistes.

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Xuan
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   Posté le 04-01-2009 à 00:20:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

la responsabilisation des fonctionnaires


article du Quotidien du Peuple - 31.12.2008

La "responsabilisation" qui a fait démissionner de nombreux fonctionnaires en 2008

Le terme "responsabilisation" est devenu à la mode dans la politique chinoise en 2008, en mettant en relief la démission du responsable supérieur de la qualité.

Li Changjiang, ancien directeur de l'Administration générale du contrôle de la qualité, l'inspection et la quarantaine, a démissionné en septembre à cause du scandale du lait contaminé, quelques jours après la démission du gouverneur du Shanxi Meng Xuenong à la suite d'un éboulement de roche et de boue meurtrier, qui a été provoqué par des explosifs non conformes.

Beaucoup de jeunes fonctionnaires ont dû également avaler la pilule amère des sanctions et des démissions. Au début du mois de décembre, le directeur du Bureau de construction de Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, a été démis de ses fonctions après que 6 fonctionnaires de son bureau ont été découverts en train de jouer aux jeux de hasard pendant le temps de travail.

Les fonctionnaires ont même été punis pour avoir somnolé pendant des réunions de travail, comme ces 12 fonctionnaires locaux dans la province de Shaanxi, qui ont été réprimandés en juin de cette année.

"Le système de "responsabilisation" a pris une nouvelle "hauteur", ce qui se reflète dans le mode de l'administration, comme cela a été stipulé dans le rapport du 17e Congrès du Parti," a dit Wu Zhongmin de l'Ecole du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

"Le parti appuie l'idée que les citoyens passent en premier, donc il n'est pas rare que les responsables soient punis lorsque les intérêts publics ont été touchés," a dit M. Wu.

Les médias chinois ont utilisé le mot «tempête» pour décrire la série d'affaires dans lesquelles la responsabilité des fonctionnaires a été impliquée, bien qu'elle a souvent été indirecte dans les accidents et les scandales de cette année. Ces événements ont été rares au cours de la dernière décennie.

Dans la province du Yunnan au sud-ouest de la Chine, 864 fonctionnaires ont été pénalisés cette année, alors que dans la province du Jilin dans le Nord-est, 279 fonctionnaires ont été punis depuis le mois de novembre de l'année dernière.

"Cette tempête de responsabilisation est puissante, et elle montre la détermination du pays à exécuter les directives du parti et du gouvernement correctement", a déclaré Han Yu, professeur à l'Ecole du parti du Comité provincial du PCC du Hebei.

Cette tempête montre également le pouvoir de l'opinion publique, a ajouté M. Han. "Il devrait y avoir quelqu'un, qui soit tenu pour responsable pour la violation grave des intérêts publics."

La Chine a activé le système de responsabilisation officielle pendant l'épidémie du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. Plus de 1 000 fonctionnaires, y compris le Ministre de la Santé de l'époque, Zhang Wenkang et le maire de Beijing Meng Xuenong, ont été forcés de démissionner pour des tentatives de dissimulation des informations sur l'épidémie ne désirant pas montrer leur incompétence dans la prévention et le contrôle du SRAS.

Ce système a été ensuite introduit à tous les niveaux du gouvernement, et plusieurs fonctionnaires ont perdu leur emploi à cause de grands accidents ou des erreurs administratives.

Quelques jours avant la démission de M. Li, le président chinois Hu Jintao, qui est aussi le Secrétaire général du Comité central du PCC a réprimandé "certains fonctionnaires" sur les accidents du travail et de la sécurité alimentaire cette année.

Ces accidents ont indiqué que certains cadres manquaient de sens de responsabilité et ont perdu leur capacité de diriger, certains ne prêtant aucune attention aux plaintes des citoyens et étant même insensibles aux problèmes, qui présentaient une menace à la vie, a dit M. Hu.

Déjà en mai, un père s'était plaint que sa fille de 13 ans avait des calculs rénaux à cause du lait en poudre qu'elle avait consommé, et le département de la Santé de la province du Gansu a reçu au mois de juillet un rapport concernant la qualité douteuse du lait en poudre, produit par le Groupe Sanlu dont le siège social est situé à Shijiazhuang.

Cependant, le scandale a été étouffé jusqu'au mois de septembre. Le Ministère de la Santé a annoncé qu'il était probable que le lait contaminé aurait tué 6 nourrissons, et 294 000 enfants ont eu des problèmes urinaires, en particulier des calculs rénaux.

Le Premier ministre Wen Jiabao a déclaré que le développement des entreprises et de l'économie ne doit pas se faire au détriment de la vie et de la santé publique, et il a promis de punir les responsables pour ces incidents graves.

Les conditions pourraient être plus sévères pour les fonctionnaires dans l'avenir, surtout que la Commission centrale d'inspection de la discipline du PCC a annoncé à la fin de décembre que les autorités sont en train d'élaborer des projets de règlement visant à intensifier le système de responsabilisation.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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Xuan
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Le rôle dirigeant de la classe ouvrière en Chine


Un article du Quotidien du Peuple mis en ligne le 15.12.2008 analyse le rôle dirigeant de la classe ouvrière en Chine, son évolution, sa composition et ses contradictions internes.

Le statut de classe dirigeante de la classe ouvrière sera maintenu en Chine

Des analystes membres du Parti communistes chinois (PCC) ont indiqué que les trente années de réforme et d'ouverture sur l'extérieur ainsi que la large participation de la Chine à la mondialisation lui ont apporté effectivement de grands et de profonds changements quant à sa structure économique et social, mais que les stipulations de la Constitution chinoise au sujet de son régime étatique et le caractère de classe du PCC décident ensemble que le statut de classe dirigeante de la classe ouvrière sera maintenu en Chine.

Lors du 15ème Congrès de la Fédération nationale des Syndicats de Chine tenu il y a peu de temps auparavant, les principaux dirigeants du PCC ont mis l'accent sur le rôle dirigeant de la classe ouvrière dans l'Etat chinois en indiquant que son statut de classe dirigeante ne doit pas être ébranlé ni affaibli, que sont rôle en tant que principale force de la réforme et de l'ouverture ainsi que de la modernisation socialiste doit être renforcé et que le principe directeur fondamental, qui prescrit que l'appui de tout cœur du peuple chinois en entier sur la classe ouvrière, doit demeurer inchangé.

Avec la progression en profondeur de la réforme et de l'ouverture ainsi que la participation active de la Chine à la mondialisation économique, il s'est produit d'énormes et d'importants changements dans la structure économique et sociale de la Chine. La classe ouvrière, qui est répartie dans le système de propriété pluralisée, a connu et continuera à connaître de grands changements quant à sa définition connotative, à sa structure et à sa qualité.

L'augmentation de la population active chinoise et des postes de travail a accru considérablement le contingent de la classe ouvrière chinoise ; le développement sans précédent de l'œuvre d'éducation en Chine a permis aux intellectuels qui font partie de la classe ouvrière d'accroître constamment leur nombre ; l'accélération du processus d'urbanisation et du transfert de la main-d'œuvre rurale excédentaire a fait que la classe paysanne se converties de plus en plus et sans arrêt à la classe ouvrière ; dans l'économie non publique qui se développe vigoureusement en Chine il apparaît sans discontinu une nouvelle classe ouvrière.

A l'heure actuelle en Chine, on remarque au sein de la classe ouvrière une classe de travailleurs qui s'adonnent à la production et au service, et également une classe d'intellectuels qui se consacrent aux recherchent scientifiques. Il y a en outre la classe de gestionnaires qui se livrent à toutes sortes de travail de gestion, d'administration et de contrôle. D'autre part, suite à l'approfondissement de la réforme au sein des entreprises publiques ainsi que la sélection naturelle et la survie du plus apte des entreprises de divers système de propriété dans la condition de l'économie du marché, le chômage a fait son apparition en Chine, de même que des travailleurs qui se trouvent involontairement privés d'emplois.

Selon des données statistiques établies et fournies par le groupe chargé de sujets d'études de l'Institut de sociologie de l'Académie des Sciences sociales de Chine, le nombre de la classe ouvrière chinoise est passé de 120 millions environ en 1978 est passé à plus de 400 millions à l'heure actuelle, tandis que la part de la classe ouvrière dans la population active nationale de près de 30% avant la réforme et l'ouverture a augmenté actuellement à 50% environ., dont la nouvelle partie composante de la classe ouvrière chinoise, composée principalement de nonmingong (travailleur migrant d'origine paysanne), a déjà dépassé 200 millions de personnes.

Dai Yanjun, Directeur Adjoint du Département d'études de l'édification et du développement du PCC de l'Ecole supérieure du Parti relevant directement du Comité central du PCC, a dit que malgré la diversification et le pluralisme de la structure et de la répartition de la classe ouvrière chinoise, le statut dirigeant et la nature dirigeante de la classe ouvrière chinoise n'en seront aucunement affectés, au contraire, cela sera favorable à l'amélioration de la qualité de la classe ouvrière chinoise dans son ensemble qui mettra mieux en valeur sa nature d'avant-garde.

Toutefois, il est apparu à l'intérieur de la classe ouvrière chinoise contemporaine certains changements sensibles. Par exemple, en raison de facteurs du chômage, de perte d'emploi involontaire et autre, il est surgi une masse pauvre au sein de la classe ouvrière.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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