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Xuan
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   Posté le 21-05-2020 à 22:40:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un mot à propos des références de Plaristes.

L’article de l’IFRI reconnaît factuellement de nombreux points positifs dans la politique chinoise en Ethiopie, mais ils n’apparaissent pas dans les conclusions et la tonalité générale de l’étude est négative.

L’IFRI Institut Français des Relations Internationales, auquel tu fais référence à plusieurs reprises, que tu présentes ici comme une « source occidentale pragmatique » , se déclare « un centre de recherche et de débat indépendant » pour « mener une réflexion libre et approfondie sur les grands enjeux contemporains » , également « comme une association reconnue d’utilité publique (loi de 1901). Il n’est soumis à aucune tutelle administrative, définit librement ses travaux… »

Il a quand même pour directrice du centre Asie Valérie Niquet, également responsable de l’Observatoire de l’Asie du Nord-Est en coordination avec la Direction aux Affaires Stratégiques, Directrice de recherche Asie à l’Institut des Relations internationales et Stratégiques (IRIS), Chargée de cours « La Géostratégie de l’Asie orientale » au Collège Interarmées de Défense de l’Ecole Militaire à Paris, Chargée de cours « Les enjeux stratégiques en Asie » dans le cadre du DESS de défense européenne à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille, etc. et entre autres activités permanentes, consultant du Centre d'analyse et de prévision au ministère des Affaires étrangères.
Comme représentante des intérêts de la France-Afrique face à la Chine on ne peut guère mieux trouver.

Quant à Jeune Afrique, qui dégomme régulièrement la Chine, ce site est extrêmement complaisant avec l’impérialisme français, il suffit de lire quelques articles concernant la politique française en Afrique pour s’en convaincre : https://www.jeuneafrique.com/mag/562609/politique/macron-et-lafrique-franck-paris-lafricain-du-president/
https://www.jeuneafrique.com/mag/562588/politique/emmanuel-macron-va-t-il-achever-la-francafrique/
https://www.jeuneafrique.com/mag/562593/politique/macron-et-lafrique-le-discours-de-ouaga-au-banc-dessai/

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   Posté le 22-05-2020 à 00:01:55   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

On m'a toujours enseigné d'utiliser les sources de l'adversaire si possible, par exemple si j'ai une étude du FMI qui évalue positivement les pays socialistes, bien que faussée et pas objective, je ne vais pas me priver pour l'utiliser.

Comme ceci- par exemple.
https://www.youtube.com/redirect?v=pi8DkwF6Peg&redir_token=Qjsh60z-vZZEUE7HoaTIvT7UznZ8MTU5MDE4MzQ4N0AxNTkwMDk3MDg3&event=video_description&q=https%3A%2F%2Fwww.ncbi.nlm.nih.gov%2Fpmc%2Farticles%2FPMC1646771%2Fpdf%2Famjph00269-0055.pdf

Ceci dit souvenez-vous pour les mosquée. La chine avait menti et j'ai dût aller voir du côté de chouineurs "ho mon dieu la Chine génocide" pour avoir la vérité.
Ce que la Chine omet de dire dans sa communication, d’autres s'en chargeront à sa place. et même nous pour avoir l'info complète, on sera obligé de passer par eux. RT a résolu ce problème depuis longtemps.

Concernant les articles sur le textile et Éthiopie, les articles anti-chinois ne mentionne pas qu'il n'y a pas que les PME chinoises sur le terrain, ça je l’ai trouvé ailleurs.
La Chine aurait pu parler de l'impacte positif de ces PME nous faisant comprendre que les éthiopiens se feraient exploités Chine ou pas chine, et que la présence Chinoise propose de vraies perspectives d'avenir !


Edité le 22-05-2020 à 00:02:13 par Plaristes




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Xuan
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   Posté le 22-05-2020 à 15:59:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Utiliser les sources à conditions de faire la part du vrai et du faux, de ne pas reproduire les mensonges comme du pain béni, bref de ne pas propager l'intox.

https://observers.france24.com/fr/20190419-chine-mosquee-dome-minaret-detruit-musulman-repression

Cet article signale photos à l'appui la destruction d'une mosquée en titrant
En Chine, une mosquée démolie par les autorités : “L'ordre est de détruire tous les minarets et les dômes"

Pourquoi cette mosquée ? Quelle était l'activité de son imam? Et pourquoi la Chine n'a-t-elle PAS détruit "tous les minarets et les dômes", mais les a préservés en autorisant les cultes ?



Pourquoi des articles annonçant "Chine, destructions massives de mosquées dans le Xinjiang
Dans une enquête conjointe, le Guardian et le Bellingcat attestent, images satellites à l’appui, de la démolition systématique de mosquées par les autorités chinoises..."


article illustré par cette image :



La présence de deux policiers au premier plan est censée démontrer une dictature féroce, or on voit une foule de croyants défiler devant eux les mains dans les poches ou indifférents, et même en grossissant l'image on ne trouve pas les ruines du minaret.

Lors des attentats en France la police était bien plus nombreuse devant les synagogues ou d'autres édifices religieux, mais La Croix ne s'est jamais préoccupée des victimes ouïgours des terroristes islamistes.
Une rubrique a été ouverte sur ces questions.
On y trouve une vidéo justement sur ces attentats : https://news.cgtn.com/news/2019-12-05/Fighting-terrorism-in-Xinjiang-MaNLLDtnfq/index.html


Edité le 22-05-2020 à 16:14:35 par Xuan




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   Posté le 22-05-2020 à 17:26:08   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'avais déjà répondu au sujet sur ce sujet mais je vais compléter ma réponse.

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marquetalia
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   Posté le 22-05-2020 à 18:49:20   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

@ Xuan,donc, selon toi,il faut soutenir les djihadistes "comme résistance à l impérialisme u.s" et "pour effacer le passé colonial de la France en Algérie",tout en les dénonçant en Chine ?


Edité le 23-05-2020 à 13:02:12 par marquetalia




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   Posté le 22-05-2020 à 19:03:20   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Celà d autant plus que les Etats Unis vont se retirer des théâtres d opérations contre les groupes terroristes islamistes, même en Somalie l an prochain,en même temps que le retrait de l Amisom.l administration américaine veut redéployer les forces u.s contre la Russie et la Chine, au risque d abandonner Paris au Sahel, où l opération Barkharne va foirer, à défaut de l appui logistique de Washington dans cette région du monde.idem au Levant après le retrait annoncé des États Unis d Amérique d Irak.


Edité le 23-05-2020 à 13:03:14 par marquetalia




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Plaristes
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   Posté le 22-05-2020 à 19:45:23   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Barkharne? Non ça marche on déjà pactisé avec les Djihadistes !!!! L'armée Française vit côte à côte !

Je t'invites à entendre les dires du parti SADI.

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   Posté le 22-05-2020 à 23:19:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

@ Xuan,donc, selon toi,il faut soutenir les djihadistes "comme résistance à l impérialisme u.s" et "pour effacer le passé colonial de la France en Algérie"... !?

Où as-tu trouvé ça ?

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   Posté le 23-05-2020 à 02:03:16   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

techniquement il y a des conflits inter impérialiste en Afrique de l'ouest. je ne fais pas confiance aux sources de "ma tequila", mais vu que les djihadistes sont financé par la Qatar et aidé officieusement par les Français....

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marquetalia
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   Posté le 23-05-2020 à 10:25:27   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les djihadistes aidés officieusement par les Français ? à moins que les généraux de Paris veuillent se tirer une balle dans le pied...


Edité le 23-05-2020 à 13:04:38 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 23-05-2020 à 13:05:47   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Plaristes a écrit :

techniquement il y a des conflits inter impérialiste en Afrique de l'ouest. je ne fais pas confiance aux sources de "ma tequila", mais vu que les djihadistes sont financé par la Qatar et aidé officieusement par les Français....
je ne bois pas de Tequila,je bois du sang.


Edité le 23-05-2020 à 13:06:11 par marquetalia




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Finimore
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   Posté le 24-05-2020 à 07:14:42   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

marquetalia a écrit :

je ne bois pas de Tequila,je bois du sang.


Hé arrête un peu ces conneries !!! Si tu veux délirer il y a d'autres endroits

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   Posté le 24-05-2020 à 10:21:52   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

C était un jeu de mot,je bois de la sangria,qui signifie "sang" en espagnol..

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Xuan
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   Posté le 26-05-2020 à 13:29:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La «question de la dette» africaine a besoin d'une solution solide


Par Song Wei Source: Global Times Publié: 2020/5/25 22:07:49
https://www.globaltimes.cn/content/1189475.shtml

L'économie mondiale subit de fortes pressions en raison de la pandémie meurtrière, certaines économies africaines relativement vulnérables risquant de perdre la capacité de payer leurs dettes à temps. En tant que débiteur des pays africains, la Chine promet de promouvoir activement la mise en œuvre de l'initiative de suspension du service de la dette des pays du G20 afin de soulager la pression sur les pays africains.

La Chine et l'Afrique entretiennent une coopération solide et à long terme et se sont associées pour lutter contre le COVID-19. Il s'agit du 20e anniversaire du Forum sur la coopération sino-africaine. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a souligné dimanche lors d'une conférence de presse que la Chine continuerait de soutenir l'Afrique dans sa lutte contre le virus. En outre, la Chine continuera de travailler avec l'Afrique sur le renforcement des capacités de développement. Wang a déclaré que la Chine travaillerait avec d'autres membres du G20 pour mettre en œuvre l'initiative de suspension du service de la dette afin d'alléger le fardeau de la dette de l'Afrique, et envisage également un soutien bilatéral supplémentaire pour les pays africains soumis à la plus grande pression pour aider l'Afrique.

Le coronavirus a causé différents niveaux de dommages aux pays africains. Ceux en Afrique de l'Est avec des antécédents économiques relativement meilleurs résistent mieux à l'attaque, les capacités de remboursement de la dette étant moins affectées. Certaines économies moins développées d'Afrique de l'Ouest auront inévitablement des difficultés à rembourser leurs dettes à temps, notamment le Mali et la Sierra Leone, qui ont des structures économiques vulnérables.

Pour les pays confrontés à des défis extrêmes, la Chine peut augmenter les subventions qui n'ont pas besoin d'être remboursées, entre autres mesures de soutien. Le soutien de la Chine aux projets concernant les moyens de subsistance des populations, comme la construction d'écoles et d'hôpitaux, pourrait être renforcé afin d'accélérer la reprise de la production. Dans une perspective à long terme, la Chine continuera de soutenir la construction d'infrastructures dans les pays africains pour favoriser leur industrialisation et leur modernisation, axe essentiel de la coopération sino-africaine.

Dans l'intervalle, il est possible que la Chine propose des radiations pour les prêts sans intérêt dus et impayés par certains des pays les plus pauvres du continent conformément aux normes internationales et après une évaluation complète. La Chine est disposée à tenir des pourparlers sur la base de l'égalité et des avantages mutuels.

Il existe des différences essentielles dans l'aide étrangère de la Chine et des pays occidentaux. La Chine adopte des approches de capital flexibles, notamment des subventions, des prêts préférentiels et des méthodes mixtes. Plus d'efforts se concentrent sur le soutien au développement de la capacité de production de l'Afrique - c'est une caractéristique vitale du travail de la Chine avec l'Afrique.

La Chine a aidé à construire des usines en République de Guinée et en Tanzanie, entre autres pays. Les projets visant à augmenter la capacité de production nécessitent une assistance à long terme, car la formation aux capacités de production et à l'expertise en gestion doit être effectuée après l'achèvement d'une installation physique. Les pays occidentaux n'ont pas le même niveau d'intérêt dans ces domaines.

Au lieu de cela, les pays occidentaux ont tendance à adopter des approches de capital relativement unique avec un appui budgétaire - et assorti de conditions politiques - pour les projets d'amélioration de la gouvernance, sur la base de l'expérience de développement des pays occidentaux eux-mêmes. Et si les projets n'atteignent pas les objectifs de réforme fixés par les pays occidentaux, leur aide sera suspendue ou arrêtée.

Le Programme 2063 de l'Union africaine a marqué l'industrialisation comme une stratégie de développement critique. S'appuyant sur des décennies de coopération avec l'Afrique, la Chine a proposé de promouvoir la coopération entre les capacités de production sino-africaines. Elle a l'intention d'explorer une coopération approfondie entre les deux parties sur la base du soutien permanent de la Chine à la production africaine, et c'est conforme à la stratégie de l'Union africaine.

La pandémie continue de ravager le monde. Dans de telles circonstances, les pays occidentaux devraient se joindre à la coopération dans tous les aspects possibles avec une attitude ouverte et inclusive, plutôt que de s'en tenir obstinément aux schémas géopolitiques et aux préjugés idéologiques.

Wang a noté que la Chine accélérerait la construction du siège du CDC Afrique, qui était un élément important du protocole d'accord signé par la Chine et les États-Unis en 2015 après l'épidémie d'Ebola.

Les deux pays se sont engagés à soutenir conjointement la construction du CDC africain par le biais de la coopération trilatérale au développement. La Chine continuera à avoir une attitude ouverte et inclusive pour soutenir le projet avec les États-Unis, ainsi qu'avec toute autre partie intéressée à soutenir l'Afrique.

En ce qui concerne la question de la dette promue et déformée par certains médias occidentaux, la Chine encouragera activement l'initiative de suspension du service de la dette du G20. L'objectif des prêts était de faciliter le développement de l'Afrique et la Chine vise à résoudre les problèmes d'endettement par le développement. Offrir simplement des amortissements ne serait pas conforme aux intérêts de développement à long terme des pays africains.

L'auteur est chercheur associé à l'Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique du Ministère du commerce . bizopinion@globaltimes.com.cn

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Xuan
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   Posté le 27-05-2020 à 13:30:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Des erreurs se produisent, pas bonnes pour amplifier de petits points négatifs:
l'ambassadeur de Zambie en Chine

Par Li Qiao Source: Global Times Publié: 2020/5/27 12:33:53
https://www.globaltimes.cn/content/1189633.shtml


Mme Winnie N. Chibesakunda, ambassadrice de la Zambie en Chine Photo: Li Hao / GT


L'ambassadeur de la Zambie en Chine a rejeté les rapports de certains médias occidentaux sur les Africains victimes de discrimination en raison du nouveau coronavirus.
L'ambassadrice Winnie N. Chibesakunda a appelé les gens à regarder la situation dans son ensemble de la préservation de la vie en Chine dans une interview exclusive avec le Global Times le 20 mai.

Trois ressortissants chinois auraient été assassinés par trois Zambiens locaux dans la capitale zambienne, Lusaka, le 24 mai. Le crime était soupçonné en partie en raison de la discrimination et d'un malentendu incités par les médias occidentaux contre les Chinois.
Le 13 avril, Cable News Network, basé aux États-Unis, a rapporté que les Africains de Guangzhou étaient sur le qui-vive après que beaucoup d'entre eux se soient retrouvés sans abri au milieu d'une xénophobie croissante alors que la Chine combattait une deuxième vague de coronavirus. Cependant, les autorités chinoises et la police locale ont réitéré que ces informations n'étaient pas fondées et que les mesures de quarantaine étaient égales pour tous les résidents.

Tout le monde est dans un état d'anxiété élevé pendant la pandémie et les gens normaux font des erreurs et ont des malentendus les uns avec les autres dans le traitement de l'anxiété, mais nous ne devons pas l'amplifier comme une discrimination raciale, a déclaré Chibesakunda.
Rencontrant des émissaires africains le 13 avril, le ministre adjoint des Affaires étrangères de la Chine, Chen Xiaodong, a réitéré que la Chine traitait tous les étrangers de la même manière en vertu des règles chinoises de prévention des virus.
"Parfois, notre peuple ou le vôtre fait des erreurs par anxiété. Il n'est pas bon d'amplifier ces petits points négatifs. Nous devons poursuivre la coopération dans une perspective plus large" , a souligné Chibesakunda.
"Pour tout être humain, si vous voulez regarder vers l'avenir et réaliser un avenir positif et progressif, vous devez apprendre à amplifier la positivité, pas la négativité" , a-t-elle déclaré.

Chibesakunda estime que ce nouveau coronavirus, qui ne fait pas de distinction entre les nationalités ou les races, ne permet à personne de travailler de manière isolée. Elle a appelé le monde à mettre de côté les jeux politiques et à rassembler toutes les ressources et recherches pour lutter contre COVID-19.
La Zambie est disposée à coopérer avec tous les pays du monde pour lutter contre la pandémie. Cependant, le correspondant médical de la BBC, Fergus Walsh, a déclaré lors d'une interview qu'une équipe de scientifiques de l'Université d'Oxford travaillait sur un vaccin contre le coronavirus qui sera essayé au Kenya s'ils n'obtiennent pas rapidement des résultats rapides au Royaume-Uni.

Chibesakunda était désolé pour les gens qui voient les pays africains comme un terrain d'essai pour les essais de vaccins.
"La coopération est la bienvenue, les tests ne le sont pas" , a-t-elle noté, ajoutant que "les Africains ne sont pas aveugles. Beaucoup de Zambiens sont formés en Chine et dans les pays occidentaux. La plupart d'entre nous sont bien éduqués et savent comment demander pourquoi et comment" .
Les Africains ne peuvent accepter que certains pays considèrent toujours l'Afrique comme un dépotoir pour quoi que ce soit, a-t-elle déclaré.
Comparé à de nombreux pays, Chibesakunda a déclaré que la Chine a appris et vu que l'Afrique est différente maintenant.
" Les Chinois travaillent avec nous avec beaucoup de respect ", a-t-elle noté.

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   Posté le 29-05-2020 à 01:15:36   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwii9u-R0tfpAhWC3oUKHU5gCD0QFjACegQIBRAB&url=https%3A%2F%2Fwww.scmp.com%2Fnews%2Fchina%2Farticle%2F2054126%2Fwhy-do-asians-have-bigger-brains-europeans-or-africans&usg=AOvVaw0FgKDlYo_f6TH6UxpP75_L

https://www.scmp.com/news/china/article/2054126/why-do-asians-have-bigger-brains-europeans-or-africans

Si racisme il y a, cela serait plus la cause de raisons antérieur à la crise du corna virus en effet.
(Je en serais pas surpris de voir d'ici 20 ans un grand mouvement panasiatique resurgir)

Outre ça ce sont biens les occidentaux qui vont se servir de l’Afrique comme cobaye et poubelle du monde, dans la lutte contre le corona.


Edité le 29-05-2020 à 01:19:06 par Plaristes




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   Posté le 09-06-2020 à 08:04:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les nations occidentales doivent mettre un terme aux tours géopolitiques concernant la «question de la dette» de l'Afrique

Par Song Wei Source: Globaltimes.cn Publié: 2020/6/9 2:50:52
https://www.globaltimes.cn/content/1190989.shtml


Le don chinois de fournitures médicales aux pays africains arrive au Ghana le 6 avril. Photo: Xinhua


Après qu'il a été signalé que l'Angola avait rencontré des difficultés pour rembourser ses dettes, la Chine a travaillé avec la nation africaine et sa demande d'allégement de la dette. La Chine devrait mettre en place un plan de refinancement de la dette et découvrir comment elle peut aider le pays d'Afrique australe à endurer la pandémie de COVID-19 plutôt que d'exiger un remboursement.

Alors que la pandémie fait rage dans le monde entier, les pays africains ont été confrontés à des défis sociaux et économiques. Comparée à d'autres pays du continent africain, l'économie angolaise est relativement bonne. Le pays a été le pionnier du concept de prêts garantis par le pétrole comme moyen d'accéder au financement chinois pour le développement des infrastructures, mais a connu des difficultés en partie à cause de la baisse des prix du pétrole.

Par rapport à l'Angola, d'autres pays africains à développement économique arriéré ont rencontré des défis drastiques en matière de remboursement de la dette. Pour différents pays et différents types de prêts, la Chine peut résoudre leurs problèmes financiers d'une manière flexible qui inclut une consultation égale, une suspension du remboursement ou en encourageant l'investissement, mais tout commence par la promotion du développement durable dans ces pays.

Pour les pays ayant des problèmes de remboursement de prêts, la Chine a participé de manière proactive et mis en œuvre une initiative de suspension du service de la dette des pays du G20 pour soulager la pression sur les pays africains. La Chine a annoncé la suspension du remboursement de 77 pays et régions en développement, ont déclaré dimanche des responsables chinois lors d'un point de presse au bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat.

Tout en adhérant à l'initiative d'allégement de la dette du G20, la Chine a également soutenu les pays africains à faible revenu par le biais de canaux bilatéraux pour les aider à traverser la pandémie. Cette année marque le 20e anniversaire du Forum sur la coopération sino-africaine. Comme l'a noté le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi, la Chine continuera d'aider l'Afrique à lutter contre le COVID-19 et se consacrera à aider l'Afrique à développer des capacités autonomes pour maintenir la dynamique économique.

Face au coup dur et à la forte incertitude provoqués par COVID-19, les pays européens et les États-Unis devraient abandonner leurs considérations géopolitiques et penser au-delà de l'idéologie. Ils devraient coopérer avec toutes les puissances qui souhaitent soutenir l'Afrique dans un état d'esprit inclusif.

La Chine est disposée à coopérer avec tous les pays, les organisations internationales et les institutions qui soutiennent le développement de l'Afrique et soutiennent conjointement l'Afrique pour surmonter les difficultés.

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   Posté le 09-06-2020 à 08:15:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Mis à jour le 07-06-2020

La Chine a dépêché 29 équipes d'experts médicaux dans 27 pays et a offert l'aide à 150 pays et quatre organisations internationales, selon un bilan établi le 31 mai, précise un livre blanc publié dimanche par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat, gouvernement central chinois.

La Chine a apporté deux lots de soutien financier en espèces totalisant 50 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), indique le livre blanc baptisé "Combattre le COVID-19 : la Chine en action" .

Elle a également aidé l'OMS à s'approvisionner en équipements de protection individuelle et à établir des centres de réserve de fournitures en Chine. Elle a aussi aidé le Fonds de réponse solidaire au COVID-19 de l'OMS à collecter des fonds dans le pays, selon le même document.

Les gouvernements locaux, les entreprises et les organisations non gouvernementales et les particuliers en Chine ont offert des fournitures à plus de 150 pays et régions, ainsi qu'à des organisations internationales à travers des canaux divers, note le livre blanc.

source : http://french.china.org.cn/china/txt/2020-06/07/content_76136065.htm

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   Posté le 19-06-2020 à 00:25:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Texte intégral: Discours de Xi Jinping au Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre COVID-19

DANIELLE BLEITRACH 18 JUIN 2020 ACTUALITÉ

https://histoireetsociete.com/2020/06/18/texte-integral-discours-de-xi-jinping-au-sommet-extraordinaire-chine-afrique-sur-la-solidarite-contre-covid-19/


Ce qui est reproché à la Chine dans sa relation à l’Afrique c’est de jouer les institutions alors que celles-ci seraient corrompues, mais la contribution de la Chine à la transformation du continent africain part de la critique de ce qui a été fait jusqu’ici, de l’interventionnisme et pillage occidental jusqu’au déchirement de la querelle sino-soviétique, il y a d’autres possibilités, des aides réelles en particulier dans le domaine sanitaire. Un monde nouveau demande à naître et la Chine ne veut en rien ressembler aux USA et aux puissances néo-coloniales, l’épidémie donne un autre sens à la rencontre (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Source: CGTN Publié: 2020/6/17 23:32:55dix


Un membre du personnel décharge des fournitures médicales chinoises d’un avion à l’aéroport international de Kotota à Accra, capitale du Ghana, le 6 avril 2020 (Xinhua / Xu Zheng). Le président chinois Xi Jinping a prononcé mercredi un discours intitulé “Vaincre COVID-19 avec solidarité et coopération” lors du sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre COVID-19 via une vidéoconférence de Pékin, appelant à plus d’efforts pour mobiliser les ressources nécessaires, rester unis en collaboration, et faire tout ce qu’il faut pour protéger la vie et la santé des gens et minimiser les retombées de COVID-19.

Voici le texte intégral du discours:

Votre Excellence le Président Cyril Ramaphosa,

Votre Excellence le Président Macky Sall,

Vos Excellences Chefs d’État et de gouvernement,

Votre Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine,

Votre Excellence António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Votre Excellence Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé,

À un moment aussi critique de la lutte mondiale contre le COVID-19, nous sommes réunis en ce Sommet extraordinaire Chine-Afrique. Des amis anciens et nouveaux sont connectés via un lien vidéo pour discuter de notre réponse commune à COVID-19 et pour renouveler la fraternité entre la Chine et l’Afrique. Je remercie le Président Ramaphosa et le Président Sall de s’être joints à moi pour lancer le Sommet et j’apprécie la participation de tous les collègues présents. Je souhaite également adresser mes salutations aux autres dirigeants africains qui ne sont pas en mesure d’être avec nous aujourd’hui.

L’assaut soudain de COVID-19 a fait des ravages dans les pays du monde entier, avec la perte de plusieurs centaines de milliers de vies précieuses. Ici, je suggère que nous observions un moment de silence pour ceux qui sont décédés tragiquement à cause de COVID-19 et que nous exprimions nos condoléances à leurs familles.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont résisté à l’épreuve d’un défi de taille. Le peuple chinois a mené une lutte acharnée et fait d’énormes sacrifices pour maîtriser la situation en Chine. Néanmoins, nous restons conscients du risque de résurgence. Dans le même esprit, les gouvernements et les peuples d’Afrique ont uni leurs forces et, sous la coordination efficace de l’Union africaine, ont pris des mesures énergiques pour ralentir efficacement la propagation du virus. Ce sont en effet des résultats durement gagnés.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont offert un soutien mutuel et se sont battus côte à côte. La Chine se souviendra toujours du précieux soutien que l’Afrique nous a apporté au plus fort de notre bataille contre le coronavirus. En retour, lorsque l’Afrique a été frappée par le virus, la Chine a été la première à se précipiter avec assistance et a depuis été ferme avec le peuple africain.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont renforcé la solidarité et renforcé l’amitié et la confiance mutuelle. Permettez-moi de réaffirmer l’attachement de la Chine à son amitié de longue date avec l’Afrique. Quelle que soit l’évolution du paysage international, la Chine ne faiblira jamais dans sa détermination à poursuivre une plus grande solidarité et coopération avec l’Afrique.

Collègues,

COVID-19 affecte toujours de nombreuses parties du monde. La Chine et l’Afrique sont confrontées à la formidable tâche de combattre le virus tout en stabilisant l’économie et en protégeant les moyens de subsistance des populations. Nous devons toujours placer nos gens et leur vie au centre de nos préoccupations. Nous devons mobiliser les ressources nécessaires, rester solidaires en collaboration et faire tout ce qu’il faut pour protéger la vie et la santé des gens et minimiser les retombées de COVID-19.

Premièrement, nous devons rester déterminés à combattre ensemble le COVID-19. La Chine continuera de faire tout ce qu’elle peut pour soutenir la réponse de l’Afrique à COVID-19. La Chine ne perdra pas de temps pour donner suite aux mesures que j’ai annoncées à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la santé et continuera d’aider les pays africains en fournissant des fournitures, en envoyant des équipes d’experts et en facilitant l’approvisionnement de l’Afrique en fournitures médicales en Chine. La Chine commencera plus tôt que prévu la construction du siège de la CDC Afrique cette année. La Chine travaillera avec l’Afrique pour mettre pleinement en œuvre l’initiative en matière de soins de santé adoptée lors du sommet du FOCAC à Pékin, et accélérer la construction d’hôpitaux d’amitié sino-africains et la coopération entre des hôpitaux chinois et africains jumelés. Ensemble, nous bâtirons une communauté sino-africaine de santé pour tous.

Deuxièmement, nous devons rester déterminés à renforcer la coopération sino-africaine. Pour amortir l’impact de COVID-19, il est important de renforcer la coopération entre la Ceinture et la Route et d’accélérer les suivis du Sommet du FOCAC à Pékin. Une plus grande priorité doit être accordée à la coopération en matière de santé publique, de réouverture économique et de moyens de subsistance des populations.

Dans le cadre du FOCAC, la Chine annulera la dette des pays africains concernés sous forme de prêts publics sans intérêt qui arriveront à échéance d’ici la fin de 2020. Pour les pays africains les plus durement touchés par le coronavirus et soumis à de lourdes difficultés financières le stress, la Chine travaillera avec la communauté mondiale pour leur apporter un soutien accru, notamment en prolongeant la période de suspension de la dette, afin de les aider à surmonter la difficulté actuelle. Nous encourageons les institutions financières chinoises à répondre au G20 l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) et de tenir des consultations amicales avec les pays africains conformément aux principes du marché afin d’élaborer des accords de prêts commerciaux assortis de garanties souveraines. La Chine travaillera avec d’autres membres du G20 pour mettre en œuvre le DSSI et, sur cette base, exhortera le G20 à prolonger encore la suspension du service de la dette des pays concernés, y compris ceux d’Afrique.

La Chine espère que la communauté internationale, en particulier les pays développés et les institutions financières multilatérales, agira plus vigoureusement pour l’allégement et la suspension de la dette de l’Afrique. La Chine travaillera avec l’ONU, l’OMS et d’autres partenaires pour aider la réponse de l’Afrique à COVID-19, et le fera d’une manière qui respecte la volonté de l’Afrique.

Aider l’Afrique à réaliser son développement durable est ce qui compte à long terme. La Chine soutient l’Afrique dans ses efforts pour développer la zone de libre-échange continentale africaine et pour améliorer la connectivité et renforcer les chaînes industrielles et d’approvisionnement. La Chine explorera une coopération plus large avec l’Afrique dans de nouvelles formes commerciales telles que l’économie numérique, la ville intelligente, l’énergie propre et la 5G pour stimuler le développement et la revitalisation de l’Afrique.

Troisièmement, nous devons rester déterminés à maintenir le multilatéralisme. Face à COVID-19, la solidarité et la coopération sont notre arme la plus puissante. La Chine travaillera avec l’Afrique pour maintenir le système de gouvernance mondiale centré sur l’ONU et aider l’OMS à apporter une plus grande contribution à la réponse mondiale COVID-19. Nous nous opposons à la politisation et à la stigmatisation de COVID-19, et nous nous opposons à la discrimination raciale et aux préjugés idéologiques. Nous défendons fermement l’équité et la justice dans le monde.

Quatrièmement, nous devons rester déterminés à faire avancer l’amitié sino-africaine. Le monde connaît de profonds changements qui n’ont pas été vus en un siècle. Étant donné les nouvelles opportunités et les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés, une coopération plus étroite entre la Chine et l’Afrique est plus que jamais nécessaire. Pour ma part, je resterai en contact étroit avec vous tous, mes collègues, pour consolider notre amitié et notre confiance mutuelle, nous soutenir mutuellement sur les questions concernant nos intérêts fondamentaux respectifs et faire avancer les intérêts fondamentaux de la Chine et de l’Afrique et, pour cela, matière de tous les pays en développement. De cette façon, nous pourrons porter le partenariat stratégique et coopératif global Chine-Afrique à une plus grande hauteur.

Collègues,

Au sommet du FOCAC à Pékin, nous avons convenu de travailler ensemble pour construire une communauté sino-africaine encore plus forte avec un avenir commun. Le Sommet extraordinaire Chine-Afrique d’aujourd’hui sur la solidarité contre COVID-19 est notre pas concret pour concrétiser l’engagement que nous avons pris lors du Sommet de Pékin et pour faire notre part dans la coopération internationale contre COVID-19. Je suis convaincu que l’humanité finira par vaincre le virus et que les peuples chinois et africain sont sur le point de vivre des jours meilleurs à venir.

Je vous remercie.

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Xuan
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   Posté le 29-12-2020 à 23:39:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une équipe médicale chinoise rentre chez elle après 18 mois en Afrique

le Quotidien du Peuple en ligne | 21.12.2020 15h17
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/n3/2020/1221/c31360-9801278.html


À lire aussi :
(COVID-19) Retour de médecins chinois après avoir aidé à la lutte contre le COVID-19 au Lesotho et en Angola
Une équipe médicale chinoise part pour la Sierra Leone

La troisième équipe médicale de la province du Liaoning (nord-est de la Chine) en Gambie est revenue en Chine le 20 décembre après avoir fourni 548 jours d'assistance médicale à l'étranger.
Au cours des 18 mois, de juin 2019 à décembre de cette année, 10 travailleurs médicaux ont traité 4 080 patients et ont surmonté diverses difficultés liées aux conditions de vie, de travail et d'épidémie, apportant une contribution remarquable au secteur de la santé publique local.
Face à la propagation de l'épidémie de COVID-19 en Gambie, les travailleurs médicaux chinois ont aidé les hôpitaux locaux à lutter contre le virus et ont partagé leur expérience en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie.
La province du Liaoning s'est engagée à fournir assistance médicale à la Gambie depuis octobre 2016. Durant les quatre années écoulées, la province a envoyé quatre équipes médicales et une équipe anti-épidémie à court terme dans le pays africain.

(Rédacteurs :Yishuang Liu

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   Posté le 06-02-2021 à 20:14:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ci-dessous un recueil de textes et d'études du collectif Qiao sur la politique chinoise en Afrique : https://www.qiaocollective.com/en/education/chinaandafricareadinglist

"Ce programme rassemble des articles, des articles et des livres sur les relations entre la Chine et l'Afrique qui remettent en question les tropes hégémoniques occidentaux du «néocolonialisme» chinois et de la «diplomatie du piège de la dette». Comme ces lectures le montrent clairement, ces récits servent principalement à obscurcir l'hégémonie financière et militaire occidentale en cours sur le continent africain, où les investissements publics et privés chinois restent relativement nouveaux et la présence militaire chinoise est pratiquement inexistante.

Bien que les investissements chinois importants en Afrique soient guidés par des intérêts commerciaux privés, ces lectures montrent également que les investissements appartenant à l'État chinois offrent des opportunités uniques pour les intérêts de la main-d'œuvre africaine, de l'environnement et du développement national qui offrent une alternative importante, bien qu'imparfaite, aux investissements prédateurs occidentaux. De même, la participation africaine à l'Initiative de la Ceinture et de la Route a le potentiel de générer des milliards de dollars d'infrastructures qui ont longtemps été un obstacle à l'indépendance économique et au développement durable de l'Afrique. "


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   Posté le 06-02-2021 à 21:03:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un des textes de ce recueil, d'octobre 2018 :

La Chine est-elle la nouvelle force impérialiste en Afrique?

https://www.invent-the-future.org/2018/10/is-china-the-new-imperialist-force-in-africa/
Publié par Carlos Martinez le lundi 8 octobre 2018



Le récent sommet très médiatisé du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC), qui s'est tenu à Pékin au début du mois de septembre, a inspiré des accusations familières dans la presse nord-américaine et ouest-européenne: la Chine est la nouvelle puissance coloniale en Afrique; La Chine tente de dominer les terres et les ressources africaines; L'Afrique est en train de s'enchevêtrer dans un piège de la dette conçu par Pékin; L'investissement chinois en Afrique ne profite qu'à la Chine; etc.

Cet article répond à ces accusations et conclut qu'elles reposent sur des fondations fragiles; que la Chine n'est en aucun cas une puissance impérialiste; que le renforcement des relations entre l'Afrique et la Chine est un avantage considérable pour le peuple africain; que l’aide et l’investissement chinois pourraient bien être le facteur clé pour briser le cycle du sous-développement et de la pauvreté en Afrique.

Qu'est-ce que l'impérialisme?

Si nous allons comprendre si oui ou non la Chine est impérialiste, il est une bonne idée d'accepter ce qu'est l' impérialisme est , puisque le mot souffre d' une mauvaise interprétation assez répandue. Sur la base des caractéristiques de l'impérialisme décrites dans l'étude classique de Lénine, Impérialisme: le stade le plus élevé du capitalisme , beaucoup concluent que la Chine est un pays impérialiste. Après tout, il a plusieurs entreprises énormes qui pourraient raisonnablement être décrites comme des monopoles; il dispose d'une poignée de très grandes banques (appartenant à l'État) qui ont une influence significative sur l'investissement; et il est de plus en plus engagé dans «l'exportation de capitaux», investissant dans des opérations commerciales dans le monde entier.

Cependant, il devrait être assez évident qu'aucune définition du mot impérialisme n'est utile si elle n'inclut pas le concept de domination . Le mot dérive du latin imperium , signifiant autorité suprême, ou empire. Il n'y a pas d'impérialisme sans empire. Ce qui ne veut pas dire que l'impérialisme n'existe plus maintenant que l'ère coloniale est (pour la plupart) terminée; il est parfaitement possible de maintenir un empire de facto , par exemple en participant à la domination des marchés d'un autre pays.

L'analyste politique Stephen Gowans propose une définition raisonnable et concise de l'impérialisme: «l'impérialisme est un processus de domination guidé par des intérêts économiques». 1 Ce processus de domination peut être caractérisé comme «l'activité, l'entreprise et la méthodologie de construction d'empires». Cependant, les empires «peuvent être déclarés et formels, ou non déclarés et informels, ou les deux. Quelle que soit la forme qu'ils prennent, les empires sont des structures fondées sur des systèmes de domination, d'un pays ou d'une nation sur un autre. Par exemple, les États-Unis ont peu de colonies réelles, mais ils utilisent incontestablement leur énorme puissance économique et politique pour dominer d' autres pays, en vue de créer les conditions pour que sa propre classe capitaliste développe plus rapidement son capital.

L'économiste égyptien récemment décédé Samir Amin décrit comment «les pays du centre capitaliste dominant» - par lequel il entend les États-Unis, l'Europe et le Japon - tirent parti du «développement technologique, de l'accès aux ressources naturelles, du système financier mondial, de la diffusion de l'information, et des armes de destruction massive »afin de dominer la planète et d'empêcher l'émergence de tout État ou mouvement qui pourrait entraver cette domination. La vaste accumulation de capital dans le centre impérialiste a pour contrepartie un «développement forfaitaire» dans une grande partie du reste du monde - «une croissance vertigineuse des activités de subsistance, appelée sphère informelle - autrement appelée la paupérisation associée à la logique unilatérale. d'accumulation de capital. » 2

Les États-Unis déploient des efforts considérables pour bâtir un ordre économique mondial qui convient à leurs propres intérêts et, ce faisant, réduisent activement la souveraineté des autres pays. L'exemple le plus extrême - mais malheureusement pas rare - est la guerre impérialiste: utiliser des moyens militaires pour obtenir des résultats économiques et politiques, comme nous l'avons vu récemment en Libye, en Irak, en Afghanistan et en Yougoslavie.

Nous pouvons peut-être alors condenser l'idée de l'impérialisme en une relation fondamentalement inégale entre des pays (ou blocs de pays) à différents niveaux de développement, les pays les plus développés utilisant leur puissance militaire et financière pour produire des résultats qui se favorisent eux-mêmes et nuisent le moins. pays développés.

Si nous pouvons prouver que la Chine est impliquée dans ce type d'activité - qu'elle cherche à dominer les marchés et les ressources étrangers, qu'elle utilise sa force économique croissante pour influer sur les décisions politiques dans les pays plus pauvres, qu'elle s'engage dans des guerres (ouvertes ou secrètes) pour assurer ses propres intérêts - il serait alors raisonnable de conclure que la Chine est en effet un pays impérialiste et que son engagement avec l'Afrique est un exemple d'impérialisme.

À quoi ressemble l'impérialisme en Afrique

À ce stade, nous examinerons brièvement à quoi ressemblait l'impérialisme en Afrique dans le passé. Peut-être que ce faisant, nous tomberons sur certaines caractéristiques que l'on retrouve également dans les relations de la Chine avec l'Afrique aujourd'hui.

Dans son étude classique de 1972 intitulée How Europe Underdeveloped Africa , l'activiste-érudit guyanais Walter Rodney répertorie les relations de l'Europe avec l'Afrique depuis les débuts de la traite transatlantique des esclaves jusqu'à l'époque postcoloniale. L'histoire qui en émerge est celle d'un pillage systématique et d'un sous - développement actif qui a contribué au développement européen .

Rodney note qu'au XVIe siècle, plusieurs régions d'Afrique étaient sur une voie de progrès technique similaire, quoique légèrement en retard, à l'Europe occidentale: «Plusieurs historiens de l'Afrique ont souligné qu'après avoir arpenté les zones développées du continent au 15e siècle et ceux de l’Europe à la même date, la différence entre les deux n’était nullement au détriment de l’Afrique. En effet, les premiers Européens à atteindre l'Afrique de l'Ouest et de l'Est par la mer ont été ceux qui ont indiqué qu'à bien des égards, le développement de l'Afrique était comparable à ce qu'ils savaient. 3

Cependant, les puissances européennes ont pu utiliser certaines avancées - notamment dans les domaines de la construction navale et de la fabrication d'armes - pour établir une relation commerciale profondément inégale avec l'Afrique. Ceci, ajouté à la nécessité de trouver une main-d’œuvre capable pour les nouvelles colonies américaines, a jeté les bases de la traite transatlantique des esclaves, qui aurait dénudé le continent africain de près de la moitié de sa population. Rodney pose la question: «Quel aurait été le niveau de développement de la Grande-Bretagne si des millions de ses habitants avaient été mis au travail comme esclaves en dehors de leur patrie sur une période de quatre siècles?»

La conversion de l'Afrique en une réserve de ressources pour le capital européen a été un puissant moteur de la croissance capitaliste européenne aux 17e, 18e et 19e siècles. Comme l'écrivait Marx, «la découverte d'or et d'argent en Amérique, l'extirpation, l'esclavage et la mise au tombeau dans les mines de la population aborigène, le début de la conquête et du pillage des Indes orientales, la transformation de l'Afrique en un dédale pour le commerce. la chasse aux peaux noires, a marqué l'aube rose de l'ère de la production capitaliste. 4

L'occupation coloniale de l'Afrique, qui a duré des années 1880 jusqu'à la vague de libération de la seconde moitié du XXe siècle, a contribué à approfondir considérablement l'assujettissement économique du continent. Renforcé par une répression militaire fasciste - notoirement dans la colonie belge du Congo, où le non-respect par les autochtones du quota de collecte de caoutchouc était passible de mort - le colonialisme européen a permis l'exploitation la plus extravagante de la main-d'œuvre africaine et des ressources naturelles, tout en n'offrant pratiquement rien en termes de progrès économique pour la population locale.

Les apologistes de l'Empire en Grande-Bretagne, en France et au Portugal insinuent parfois un «bon côté» sur leurs anciens empires - après tout, les chemins de fer et les écoles n'ont-ils pas été construits? Pourtant, la somme totale de ces choses (qui de toute façon ont été construites spécifiquement pour répondre aux besoins des maîtres coloniaux) est infiniment petite - à tel point que «les chiffres à la fin de la première décennie de l'indépendance africaine dans des domaines tels que la santé, le logement et l'éducation sont souvent plusieurs fois plus élevés que les chiffres hérités par les gouvernements nouvellement indépendants ». Comme le fait remarquer Rodney, «ce serait un acte de la fraude la plus effrontée de peser les services sociaux dérisoires fournis à l'époque coloniale contre l'exploitation, et d'arriver à la conclusion que le bien l'emportait sur le mal».

Le colonialisme européen n'a rien contribué au développement technologique ou institutionnel de l'Afrique, car cela aurait créé une concurrence pour le capitalisme européen et empêché la tâche bien plus importante de drainer le maximum de richesses possibles du continent.

Mais l'impérialisme en Afrique n'est pas seulement une chose du passé; cela ne s'est pas terminé avec l'indépendance des anciennes colonies. Comme l'écrit Samir Amin: «Les centres capitalistes dominants ne cherchent pas à étendre leur pouvoir politique par la conquête impériale parce qu'ils peuvent, en fait, exercer leur domination par des moyens économiques.» 5Depuis les années 80, le principal mécanisme de domination impérialiste en Afrique est le chantage économique: les agences internationales de crédit obligent les gouvernements à souscrire à des stratégies économiques néfastes. L'exemple le plus notoire (et typique) de ceci est le programme d'ajustement structurel (PAS); Les PAS sont des prêts du FMI et de la Banque mondiale, généralement contractés en situation de crise (en réponse à une sécheresse, par exemple), et décaissés à la condition que le pays bénéficiaire mette en œuvre un paquet de réformes `` néolibérales '' - privatisation des industries clés et ressources, ouverture des marchés à la concurrence internationale et libéralisation des prix.

Les PAS ont été un désastre pour l'Afrique. Des ressources rares telles que l'eau ont été retirées du domaine public et placées entre les mains de corsaires mondialisés. Les industries naissantes, auparavant protégées par les gouvernements qui tentaient de développer la fabrication locale, ont été décimées, les rêves de développement anéantis et de vastes régions sont revenues à une position prostrée dans l'économie mondiale, fournissant des matières premières non améliorées à un marché sur lequel elles n'ont aucune influence significative. .

C'est de l'impérialisme, selon toute définition raisonnable. Les pays occidentaux avancés, se liguant souvent pour atteindre leurs objectifs vis-à-vis des pays plus pauvres, forcent les États nominalement indépendants à prendre des mesures économiques spécifiquement conçues pour bénéficier à ces mêmes pays occidentaux avancés. À l'ère moderne, c'est précisément à quoi ressemble le sous-développement de l'Afrique . Et les résultats parlent d'eux-mêmes: «après près de trente ans d'utilisation de politiques« meilleures »(c'est-à-dire de libre marché), le revenu par habitant de l'Afrique est fondamentalement au même niveau qu'il était en 1980.» 6

Le leader indépendantiste mozambicain Samora Machel, président de 1975 jusqu'à sa mort (presque certainement aux mains des services de sécurité sud-africains de l'apartheid) en 1986, a parlé avec amertume des visions des pays impérialistes pour l'Afrique postcoloniale: «Ils ont besoin de l'Afrique pour l’industrie, afin qu’elle continue de fournir des matières premières. Ne pas avoir d'industrie sidérurgique. Puisque ce serait un luxe pour l'Africain. Ils ont besoin de l'Afrique pour ne pas avoir de barrages, de ponts, d'usines de textile pour l'habillement. Une usine de chaussures? Non, l'Africain ne le mérite pas. Non, ce n'est pas pour les Africains. sept

Divers universitaires bien rémunérés affirment que l'impérialisme occidental appartient au passé, que l'Europe et l'Amérique du Nord ont changé leurs habitudes et que l'Afrique est désormais traitée sur un pied d'égalité. S'il est manifestement faux que l'impérialisme occidental appartient au passé (n'est-ce pas l'impérialisme lorsque l'OTAN lance une guerre contre la Libye, la plongeant dans un état de chaos et de pauvreté désespérée, afin de renverser un gouvernement qui avait toujours refusé d'adhérer aux «règles» économiques et politiques?), il est vrai que l'Europe et l'Amérique du Nord sont moins tributaires de l'exploitation de l'Afrique qu'elles ne l'étaient autrefois. Cela démontre seulement que l'impérialisme ne peut être séparé de son contexte historique. Europe de l'Ouest, L’Amérique du Nord et le Japon ont atteint un niveau de productivité et de progrès technologique tels que le pillage pur et simple d’autres nations ne constitue qu’une part relativement faible de leur activité économique; cependant, ils ont atteint ce point dans une large mesure en raison de leur oppression impitoyable des pays moins développés. Ainsi, la désignation d'un pays donné comme «impérialiste» comprend nécessairement une composante historique.

Indépendamment de ces subtilités, l'impérialisme euro-américain maintient aujourd'hui une position active en Afrique, via une combinaison de chantage économique, de manœuvres politiques, d'intervention militaire et de mobilisation militaire.

Une brève chronologie de l'engagement de la Chine avec l'Afrique

Après l'établissement de la République populaire de Chine en 1949, les dirigeants chinois ont agi rapidement pour créer des liens de solidarité entre la Chine et les mouvements de libération africains. La Chine a été l'un des principaux partisans de la guerre de libération de l'Algérie et l'un des premiers partisans de la lutte sud-africaine contre le régime de la minorité blanche. Nelson Mandela raconte dans Long Walk to Freedom qu'il a encouragé Walter Sisulu, alors secrétaire général du Congrès national africain, à se rendre en Chine en 1953 afin de «discuter avec les Chinois de la possibilité de nous fournir des armes pour la lutte armée». 8Les liens noués au cours de ce voyage ont jeté les bases de la mise en place au début des années 1960 d'un programme de formation militaire chinois pour la toute nouvelle uMkhonto we Sizwe - la branche armée de l'ANC. (Un aparté intéressant: deux chefs d'État africains actuellement en fonction ont reçu une formation militaire en Chine dans les années 1960: le président érythréen Isaias Afwerki et le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.)

Le Premier ministre chinois Zhou Enlai a effectué une tournée historique dans dix pays africains entre décembre 1963 et janvier 1964, au cours de laquelle il a consolidé le lien anti-impérialiste de la Chine avec certains des principaux États africains postcoloniaux. Quelques années plus tard, la Chine a fourni le financement et le savoir-faire pour la construction du chemin de fer Tanzam, qui relie 1 860 km de Dar es Salaam, alors capitale et port maritime de la Tanzanie, au centre de la Zambie. Construit dans le but principal de favoriser le développement économique et d'aider la Zambie à rompre sa dépendance économique vis-à-vis des États d'apartheid de Rhodésie et d'Afrique du Sud, le Tanzam a été décrit comme «le premier projet d'infrastructure conçu à l'échelle panafricaine». 9 Il reste un symbole durable de l'amitié de la Chine avec l'Afrique indépendante.

Dans les années 80, des dizaines de grandes fermes d'État ont été construites en Afrique dans le cadre du programme d'aide chinois - en Tanzanie, au Zimbabwe, au Mali, au Congo Brazzaville, en Guinée et ailleurs. La chercheuse américaine Deborah Brautigam note que, cependant, «au cours des années 1970 et 1980, le programme d'aide chinois s'est déplacé pour mettre l'accent sur des fermes de démonstration beaucoup plus petites, travaillant avec des agriculteurs locaux pour enseigner la riziculture et la culture de légumes. dix

Dans les années 80 et 90, reflétant en partie l'évolution des priorités politiques en Chine et en partie en réponse aux données indiquant que bon nombre des projets financés par l'aide ne fonctionnaient plus très bien (voire pas du tout), la Chine a commencé à mettre son engagement avec l'Afrique sur un une assise plus commerciale, en se concentrant sur des accords mutuellement avantageux et des coentreprises. La Chine est depuis devenue le plus grand partenaire commercial de l'Afrique, avec un volume commercial total de 170 milliards de dollars en 2017 11 , bien au-dessus du chiffre entre les États-Unis et l'Afrique de 55 milliards de dollars. 12

En plus du commerce, la Chine fournit également de vastes prêts à faible coût pour des projets d'infrastructure, avec près de 100 milliards de dollars prêtés aux États africains par des banques d'État chinoises entre 2000 et 2015. Un article récent du Guardian note que «quelque 40% des Les prêts chinois ont payé pour des projets d'électricité et 30% supplémentaires ont été consacrés à la modernisation des infrastructures de transport. Les prêts étaient à des taux d'intérêt relativement bas et avec de longues périodes de remboursement. » L'article poursuit: «Les projets d'infrastructure chinois s'étendent jusqu'en Angola et au Nigeria, avec des ports prévus le long de la côte de Dakar à Libreville et Lagos. Pékin a également manifesté son soutien à la proposition de l'Union africaine d'un réseau ferroviaire à grande vitesse panafricain. 13

Développement, pas sous-développement

«Nous devons soutenir conjointement la recherche de l'Afrique vers une croissance plus forte, une intégration et une industrialisation accélérées, et aider l'Afrique à devenir un nouveau pôle de croissance dans l'économie mondiale.» (Xi Jinping) 14

Le point le plus important concernant l'engagement de la Chine avec l'Afrique est qu'il stimule le développement plutôt que le sous-développement. Dans ce sens crucial, il est profondément différent de la relation que les États-Unis et les grandes puissances européennes entretiennent avec l'Afrique. Les programmes d'aide et d'investissement de la Chine encouragent la modernisation, le savoir-faire technique et l'infrastructure des pays hôtes. Dans l'état actuel des choses, le secteur manufacturier ne représente que 10 pour cent de la valeur ajoutée en Afrique. «Le Ghana envoie des fèves de cacao en Suisse, par exemple, puis importe des chocolats. L'Angola exporte du pétrole brut et importe près de 80 pour cent de son carburant raffiné. » 15 Ceci est une situation intenable qui maintient l' Afrique dans une position inféodée. L'industrialisation est la prochaine étape indispensable, et elle repose sur l'infrastructure, la technologie et le transfert de connaissances.

En passant, même si les ambitions de la Chine étaient essentiellement prédatrices, sa présence comme source alternative d'investissement est bénéfique pour les économies africaines. Ha-joon Chang note que, dans les années 1990, la Chine est devenue «un important prêteur et investisseur dans certains pays africains, ce qui a donné à ces derniers une certaine influence dans les négociations avec les institutions de Bretton Woods et les bailleurs de fonds traditionnels, tels que les États-Unis et les pays européens. » . 16

Au-delà de cela, les investissements chinois ont rendu possible un réseau d'infrastructures en expansion rapide qui soutiendra le développement économique de l'Afrique pour les générations à venir. Cela comprend les chemins de fer, les écoles, les hôpitaux, les routes, les ports, les usines et les aéroports, ainsi que «de nouvelles routes goudronnées reliant les principaux centres régionaux, y compris les différents cantons, avec une connexion adéquate avec les grandes villes». 17 En revanche, le très petit investissement américain / britannique en Afrique est consacré aux infrastructures.

En 2017, la Chine a financé plus de 6200 km de voies ferrées et plus de 5000 km de routes en Afrique. 18 Merci en grande partie au financement chinois et de l' expertise, l' Ethiopie l' an dernier ont célébré l'ouverture du premier réseau de trains de métro en Afrique sub-saharienne, 19 ainsi que la première ligne de chemin de fer inter-frontière entièrement électrifiée de l' Afrique, le chemin de fer électrique Éthiopie-Djibouti. 20

Le manque d'électrification est un problème majeur pour la plupart des pays africains. Selon Deborah Brautigam, «l'approvisionnement en électricité en Amérique latine est 50 fois plus élevé, par travailleur rural, qu'en Afrique subsaharienne» . 21 Plus de 600 millions de personnes à travers le continent n'ont pas d'accès fiable à l'électricité. Bon nombre des plus grands projets d'investissement chinois en Afrique sont axés sur la production d'électricité - en effet, 40% de tous les prêts chinois à l'Afrique l'année dernière ont été consacrés à la production et au transport d'électricité. 22 L'essentiel de cet investissement énergétique est dans l'hydroélectricité et d'autres technologies de renouvellement. 23 Par exemple, la banque chinoise Eximbank fournit 85% du financement du projet hydroélectrique de Mambila au Nigeria, 24qui constituera la plus grande centrale électrique du pays, aidant à fournir de l'électricité aux quelque 40 pour cent des Nigérians qui n'y ont actuellement pas accès. 25 Il a été annoncé il y a quelques mois que China Eximbank fournirait également l'essentiel du financement de 1,5 milliard de dollars pour le plus grand projet de développement énergétique jamais réalisé au Zimbabwe. 26

Ngozi Okonjo-Iweala, ministre nigérian des Finances de 2003 à 2006 et de 2011 à 2015, note que «la Chine a travaillé avec nous pour obtenir une aide équilibrée qui a aidé à construire le système de tramway à Abuja et quatre nouveaux terminaux aéroportuaires à Lagos, Port Harcourt, Kano et Abuja, entre autres projets. » 27 Elle réfléchit aux possibilités d'une coopération étendue entre l'Afrique et la Chine dans le domaine du développement durable: «Ensemble, la Chine et l'Afrique représentent un tiers de la population mondiale. Le renforcement des liens entre les deux pourrait avoir un impact positif considérable sur l'économie et le climat du monde. L'expérience et l'expertise de la Chine devraient contribuer grandement à aider les pays africains à développer leurs ressources renouvelables.

Les banques d'État chinoises font-elles ces investissements pour des raisons purement altruistes? Non. « La Chine est pauvre en ressources naturelles, l'exception notable étant les minéraux rares, et par conséquent n'a d'autre choix que de se tourner vers l'étranger. L’Afrique, en revanche, est extrêmement riche en matières premières, et les récentes découvertes de pétrole et de gaz naturel n’ont fait qu’ajouter à cela. » 28Les accords sont négociés au cas par cas avec les deux parties en tant que partenaires égaux. L'ensemble de l'arrangement n'a rien de commun avec la relation historique de l'Occident avec l'Afrique. Comme l'écrit l'économiste zambien Dambisa Moyo, «la motivation des pays d'accueil n'est pas compliquée: ils ont besoin d'infrastructures, et ils doivent financer des projets qui peuvent débloquer la croissance économique… C'est le génie de la stratégie chinoise: chaque pays obtient ce qu'il veut … La Chine, bien sûr, a accès aux produits de base, mais les pays d'accueil obtiennent des prêts pour financer les programmes de développement des infrastructures dans leurs économies, ils se lancent dans le commerce (créant des revenus pour leurs citoyens nationaux) et ils obtiennent des investissements qui peuvent soutenir l'emploi dont ils ont tant besoin création." 29

De nombreux pays africains bénéficient déjà largement de leurs relations avec la Chine. Comme le dit Martin Jacques: «L'impact de la Chine sur l'Afrique a jusqu'à présent été extrêmement positif. En effet, il vaut la peine de se poser la question de savoir où serait l'Afrique sans l'implication chinoise… L'implication de la Chine a eu pour effet de renforcer l'importance stratégique de l'Afrique dans l'économie mondiale.

La Chine consacre des ressources à la coopération éducative avec les pays africains, dépassant récemment les États-Unis et le Royaume-Uni pour devenir la première destination des étudiants africains anglophones (et la deuxième destination la plus populaire dans l'ensemble, après la France) - une augmentation spectaculaire qui s'explique en grande partie par " l'accent ciblé du gouvernement chinois sur le développement des ressources humaines et de l'éducation en Afrique » . 30 Dans son discours au récent sommet du FOCAC, Xi Jinping a déclaré que la Chine «accordera à l'Afrique 50 000 bourses du gouvernement et 50 000 opportunités de formation» au cours des trois prochaines années. 31 Même pour les étudiants sans bourses, la Chine est une destination populaire pour les étudiants africains, car son système d'enseignement supérieur est plus abordable que celui de l'Occident et est de plus en plus de qualité et de prestige comparables.

La Chine fournit également une aide médicale substantielle à l'Afrique, dépensant environ 150 millions de dollars par an pour le traitement du paludisme, la réponse aux crises, la fourniture de médicaments et le soutien à la construction d'hôpitaux et d'usines pharmaceutiques. En réponse à la crise d'Ebola en 2014, «la Chine a dépêché plus de 1 000 professionnels de la santé en Afrique de l'Ouest, apportant 750 millions de RMB (120 millions de dollars) d'aide.» 32

Non-interférence

La Chine n'a pas manqué de critiques en raison de sa volonté de travailler avec des États comme le Zimbabwe et le Soudan, qui sont soumis à des boycotts et des sanctions de la part de la «communauté internationale» dirigée par les États-Unis. Ces critiques sont hypocrites et vides. La Chine a une position de longue date de non-ingérence dans les affaires politiques d'autres pays. Dès 1955, le premier ministre de l'époque, Zhou Enlai, a esquissé la vision chinoise du développement pacifique et coopératif lors de la conférence historique afro-asiatique de Bandung: «En suivant les principes du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression, la non- l'ingérence dans les affaires intérieures de chacun, l'égalité et le bénéfice mutuel, la coexistence pacifique de pays avec des systèmes sociaux différents peut être réalisée . 33

Une telle position est bien évidemment supérieure au système américain / européen d'interférence active - c'est-à-dire l'impérialisme. La Chine ne participe ni ne sponsorise les guerres en Afrique; elle n'organise pas de coups d'État, ne subvertit pas les élections ou ne finance pas de campagnes politiques. La Chine n'a commis aucun massacres en Afrique et ne contrôle aucune armée privée. La Chine n'a aucun historique d'assassinat de dirigeants africains, d'encouragement des mouvements séparatistes ou de création d'instabilité politique. Elle ne maintient pas de lobbyistes ou de conseillers dont le travail est de faire pression sur les politiciens africains. La Chine n'a demandé «d'ajustement structurel» dans aucun des pays dans lesquels elle investit; pas de privatisation, pas de déréglementation, pas d'exigences pour vider le gouvernement. La Chine n'utilise ni coercition ni chantage. Elle soumet des contrats, et les remporte souvent, principalement parce que ses prix sont justes, ses coûts bas, et sa qualité de travail élevée. En résumé, «la Chine ne semble pas du tout intéressée à assumer la responsabilité souveraine et en particulier à façonner l'infrastructure sociale et politique des pays hôtes» .34

Lors du récent sommet du FOCAC, Xi Jinping a résumé l'approche chinoise de l'engagement avec l'Afrique comme suit: «Le peuple chinois respecte l'Afrique, aime l'Afrique et soutient l'Afrique. Nous suivons une approche «cinq non» dans nos relations avec l'Afrique: aucune ingérence dans la poursuite par les pays africains de voies de développement adaptées à leurs conditions nationales; aucune ingérence dans les affaires intérieures des pays africains; aucune imposition de notre volonté aux pays africains; pas d'attachement de liens politiques à l'assistance à l'Afrique; et aucune recherche de gains politiques égoïstes en matière d’investissement et de financement de la coopération avec l’Afrique. »

L'approche «cinq non» est un rejet explicite de la stratégie impérialiste. Plutôt que de critiquer la Chine pour sa politique de non-intervention, il serait bien préférable que d'autres pays suivent son exemple.

Quelques critiques courantes

Les entreprises chinoises n'emploient que des travailleurs chinois
Une critique souvent répétée de l'activité économique chinoise en Afrique est que les entreprises chinoises n'emploient que des travailleurs chinois. Ce n'est tout simplement pas vrai. En fait, la Chine crée plus d'emplois en Afrique que tout autre investisseur. 35 Deborah Brautigam, l'une des rares experts de la Chine occidentale à fonder son travail sur des données réelles, écrit que «les enquêtes sur l'emploi sur les projets chinois en Afrique révèlent à plusieurs reprises que les trois quarts ou plus des travailleurs sont, en fait, locaux» . 36Ceci est cohérent avec les conclusions de Giles Mohan, dont l'équipe a entrepris des recherches approfondies sur le terrain en Afrique de l'Ouest. «Contrairement à l'affirmation dominante selon laquelle les entreprises chinoises opérant en Afrique ont tendance à dépendre de la main-d'œuvre importée de Chine, dans la plupart des quatre-vingt-cinq entreprises chinoises que nous avons étudiées au Ghana et au Nigeria, une proportion substantielle, et souvent la majorité, de la main-d'œuvre était Africain." 37

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a récemment évoqué l'expérience de l'Afrique du Sud avec les entreprises chinoises: «Lorsque la Chine investit, elle envoie des dirigeants clés, mais la majorité des personnes qui font le travail sont des Sud-Africains . 38 De même, le président namibien Hage Geingob a déclaré plus tôt cette année qu '« aucun pays au monde n'a ajouté autant de valeur à nos produits que la Chine. La Chine a fait beaucoup de transfert de technologie et de création d'emplois. » 39

Les projets à un stade précoce, en particulier dans les pays où la Chine a peu d'expérience, ont tendance à être principalement dotés d'employés chinois, mais la tendance clairement émergente est que ce ratio s'inverse avec le temps.

La Chine a pris l'Afrique dans un piège de la dette
Un article récent de John Pomfret dans le Washington Post décrit la stratégie d'investissement chinoise comme un «impérialisme aux caractéristiques chinoises» et affirme que «les pièges de la dette de la Chine dans le monde sont une marque de ses ambitions impérialistes» . 40 Grant Harris, l'ancien conseiller de Barack Obama pour l'Afrique, écrit que «la dette chinoise est devenue les méthamphétamines du financement des infrastructures: hautement addictive, facilement disponible et avec des effets négatifs à long terme qui l'emportent de loin sur tout sommet temporaire. 41 Rex Tillerson, secrétaire d'État américain jusqu'à son récent remplacement par Mike Pompeo, encore plus belliqueux, a déclaré en mars que «l'approche de la Chine a conduit à une dette croissante et à peu d'emplois, voire aucun, dans la plupart des pays . 42

Ces déclarations alarmistes ignorent le détail assez important selon lequel, « de 2000 à 2016, les prêts de la Chine ne représentaient que 1,8% de la dette extérieure de l'Afrique, et la plupart d'entre eux étaient investis dans les infrastructures» . 43

L'investissement implique généralement un certain niveau d'endettement; la question est de savoir si les pays africains font de bonnes affaires. L'investissement chinois est le bienvenu sur tout le continent, car il est massivement orienté vers des projets essentiels: développement d'infrastructures, construction d'écoles, construction d'hôpitaux, nettoyage de l'eau, fourniture d'électricité, construction d'usines. En conséquence, les besoins des Africains ordinaires sont satisfaits et les dettes sont généralement remboursées de manière durable (et équitablement négociée) en utilisant les ressources naturelles des pays hôtes.

Les prêts chinois ont tendance à être nettement moins intéressants que les équivalents des institutions de Bretton Woods et des principales banques occidentales; beaucoup sont sans intérêt. En outre, il y a eu plusieurs cycles d'allégement de la dette, au cours desquels les dettes des pays africains les plus pauvres ont été annulées. Le récent sommet du FOCAC a promis 60 milliards de dollars de nouveaux investissements, dont 15 milliards de dollars de subventions, des prêts sans intérêt et des prêts concessionnels, ainsi que 5 milliards de dollars spécifiquement pour soutenir l'importation de produits africains en Chine. Cyril Ramaphosa a noté que «si certains pays africains ne parviennent pas à s'acquitter de leurs dettes, la dette sera annulée» . 44 Selon aucune définition raisonnable, il ne s’agit d’un « piège de la dette» .

La Chine s'empare des terres africaines
Ces dernières années, de nombreux articles qui ont fait la une des journaux ont affirmé que la Chine était en train d'envoyer des millions de paysans en Afrique afin de cultiver de la nourriture pour la Chine. 45La Chine est, apparemment, un «accapareur de terres» , une puissance coloniale montante. Et pourtant, « personne n'a encore identifié un village rempli d'agriculteurs chinois sur le continent . Un examen attentif des changements de politique chinoise montre un soutien sans cesse croissant pour les investissements à l'étranger de toutes sortes, mais aucun modèle de parrainage de la migration des paysans chinois, de financement d'acquisitions de terres à grande échelle en Afrique ou d'investissement ` ` d'immenses sommes '' dans l'agriculture africaine. Enfin, selon la base de données des Nations Unies sur le commerce des produits de base, c'est la Chine qui a envoyé de la nourriture en Afrique. Bien que cela puisse (et devrait) changer, jusqu'à présent, les seules exportations alimentaires importantes de l'Afrique vers la Chine ont été les graines de sésame et le cacao, produits par les agriculteurs africains. 46

Une amitié mutuellement bénéfique

Les accusations de l' impérialisme chinois en Afrique, en général formulées par les apologistes de l'impérialisme occidental, 47 ne sont pas étayées par des faits. Le modèle de développement de la Chine n'est pas basé et ne s'est jamais fondé sur l'exploitation coloniale. Au contraire, la Chine tient à voir l'Afrique émerger comme un acteur clé dans un monde multipolaire dans lequel un équilibre des forces relativement égal agit pour préserver la paix et la stabilité mondiales. Cela explique, par exemple, le soutien enthousiaste de la Chine à l'Union africaine et son engagement en faveur du programme de développement de l'UA. 48 L'engagement de la Chine est une chose positive pour l'Afrique est attesté par l'enthousiasme quasi universel pour lui parmi les gouvernements africains (il est révélateur de noter que deux fois plus de chefs d'État africains ont assisté au sommet du FOCAC que la récente réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies). 49

Il n'est guère surprenant que le concept de multipolarité ne soit pas universellement estimé dans les foyers impérialistes. En particulier, la classe dirigeante américaine a du mal à accepter la fin de son hégémonie incontestée; d'où la tentative désespérée de «rendre l'Amérique à nouveau grande» , ce qui signifie en réalité réaffirmer la domination mondiale des États-Unis et abattre les Chinois d'un point ou deux. La dernière chose que les classes dirigeantes occidentales veulent voir est une multipolarité florissante basée sur une coopération mutuellement bénéfique entre des États indépendants, contournant et peut-être même ignorant le mandat de Washington, Londres et Paris. Lorsque les gens diffament le colonialisme chinois, ils alimentent un récit qui cherche à maintenir le statu quo impérialiste, même s'ils prennent généralement la forme de « conseils préoccupés ». De telles calomnies doivent être résolument dénoncées.

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Notes

1 - Stephen Gowans, Patriots, Traitors and Empires: The Story of Korea's Lutte for Freedom , Baraka Books, 2018

2 - Samir Amin, L'implosion du capitalisme contemporain , Monthly Review Press, 2013

3 - Walter Rodney, Comment l'Europe sous-développe l'Afrique , Pambazuka Press, 2012

4 - Karl Marx, Capital: Volume 1

5 - Samir Amin: Histoire mondiale: une vue du sud , Pambazuka Press, 2010

6 - Ha-joon Chang, 23 choses qu'ils ne vous disent pas sur le capitalisme , Bloomsbury, 2010

7 - Inventer l'avenir:
la pensée révolutionnaire de Samora Machel, 2015

8 - Nelson Mandela, Longue marche vers la liberté , Back Bay Books, 1995

9 - The Guardian:
La Chine en Afrique: développement gagnant-gagnant ou nouveau colonialisme?, 2018

10 - Deborah Brautigam, l' Afrique nourrira-t-elle la Chine? , Oxford University Press, 2015

11 - Ministère du commerce, République populaire de Chine: Statistiques sur le commerce bilatéral Chine-Afrique en 2017

12 - Bureau américain du recensement:
commerce des marchandises avec l'Afrique

13 - The Guardian, op cit

14 - Xi Jinping, La gouvernance de la Chine , Presse des langues étrangères, 2014

15 - Washington Post:
Xi Jinping est en visite en Afrique cette semaine. Voici pourquoi la Chine est un partenaire de développement si populaire, 2018

16 - Ha-joon Chang, Économie: Le guide de l'utilisateur , Pelican, 2014

17 - Le diplomate:
la Chine et l'Éthiopie, Partie 1: Le système ferroviaire léger, 2018

18 - SCMP:
Ce qu'il faut savoir sur les liens de la Chine avec l'Afrique, de l'aide aux infrastructures, 2018

19 - CNN:
L' Éthiopie obtient le premier réseau de métro en Afrique subsaharienne, 2015

20 - BBC News:
Ouverture de la ligne de chemin de fer électrique Ethiopie-Djibouti, 2016

21 - Brautigam, op cit

22 - China Daily: L' investissement crée de l'espoir, pas un piège de la dette, 2018

23 - China Africa Research Initiative: More Bad Data on Chinese Finance in Africa, 2018

24 - CNN:
Le Nigéria annonce un accord de 5,8 milliards de dollars pour un projet énergétique record, 2017

25 - Voir les
données de la Banque mondiale: accès à l'électricité (à partir de 2016)

26 - Nouveau Zimbabwe:
Mnangagwa met en service une centrale électrique de 1,5 milliard de dollars, projet financé par la Chine, 2018

27 - FT:
L' Afrique a besoin de l'aide de la Chine pour embrasser un avenir sobre en carbone (paywall), 2018

28 - Martin Jacques, Quand la Chine gouverne le monde: La fin du monde occidental et la naissance d'un nouvel ordre mondial , Penguin, 2012

29 - Dambisa Moyo, lauréate Take All: La course chinoise aux ressources et ce que cela signifie pour nous , Penguin 2012

30 - La conversation:
la Chine en tête des États-Unis et du Royaume-Uni en tant que destination des étudiants africains anglophones , 2017

31 - Xinhua:
Texte intégral du discours du président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d'ouverture du sommet 2018 du FOCAC à Beijing

32 _ Le diplomate:
l'aide médicale chinoise en Afrique, 2018

33 - Archives du Centre Wilson: discours principal du Premier ministre Zhou Enlai à la session plénière de la Conférence Asie-Afrique, 1955

34 - Dambisa Moyo, op cit

35 - Xinhua:
la Chine devient le premier créateur d'emplois en Afrique, selon un expert, 2017

36 - Washington Post: La Chine en Afrique n'est pas du «néocolonialisme». Voici les chiffres pour le prouver, 2018

37 - Giles Mohan, Ben Lampert, Daphne Chang et May Tan-Mullins: les migrants chinois et le développement de l'Afrique: nouveaux impérialistes ou agents de changement? , Livres Zed, 2014

38 - IOL:
Ceux qui appellent la Chine coloniale sont jaloux: Ramaphosa, 2018

39 - Reuters:
le président namibien dit que la Chine ne colonise pas l'Afrique, 2018

40 - Washington Post:
les pièges de la dette de la Chine dans le monde sont une marque de ses ambitions impérialistes, 2018

41 - Heure:
la Chine prête des milliards de dollars aux pays africains. Voici pourquoi les États-Unis devraient s'inquiéter, 2018

42 - QZ:
La Chine pousse l'Afrique à s'endetter, déclare le plus haut diplomate américain, 2018

43 - China Daily: L' investissement crée de l'espoir, pas un piège de la dette, 2018

44 - Ramaphosa, op cit

45 - Voir par exemple The Guardian, The food rush: Rising demande in China and west sparks African land grab, 2009

46 - Brautigam, Will Africa Feed China , op cit

47 - Hillary Clinton vient à l'esprit, par exemple Reuters: Clinton met en garde contre le «nouveau colonialisme» en Afrique, 2011

48 - Union africaine:
l'Union africaine et la Chine renouvellent leur engagement à faire progresser la coopération multilatérale , 2018

49 - Quartz:
deux fois plus de présidents africains se sont rendus au sommet africain de la Chine qu'à l'Assemblée générale de l'ONU, 2018


Edité le 06-02-2021 à 21:07:27 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Grecfrites
Jeune Communiste
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   Posté le 06-03-2021 à 21:53:16   Voir le profil de Grecfrites (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

CHINE : DES «BLACKFACE» DURANT LE GALA DE NOUVEL AN

Pour la deuxième fois en trois ans, la télévision d'Etat chinoise se retrouve au coeur d'une vive controverse pour avoir mis en scène, lors de son traditionnel gala télévisé du Nouvel An, des danseurs chinois grimés en Noirs. Cette pratique, appelée «blackface», est en effet considérée comme raciste et, ce faisant, la prestation a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Selon certaines estimations, le gala télévisé du Nouvel An chinois attire jusqu'à 800 millions de téléspectateurs, ce qui en fait le programme de divertissement le plus regardé dans le monde.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que la partie consacrée aux «chansons et danses africaines», l'une des performances de ce méga-show de cinq heures, ait été particulièrement scrutée.

Cela d'autant plus que, pandémie de coronavirus oblige, la plupart des festivités prévues pour marquer le coup d'envoi de l'année du buffle de métal, ont été annulées ou remplacées par des attractions virtuelles.

Dans ces conditions, le choc fut particulièrement retentissant lorsque apparurent à l'écran plusieurs danseurs chinois la peau repeinte en noir.
Ce qui devait être une séquence humoristique censée célébrer les liens sino-africains a en effet été perçue par nombre de téléspectateurs comme, au mieux gênante, au pire parfaitement offensante.

LE PRÉCÉDENT DE 2018
Relayée notamment par Austin Ramzy, le correspondant du New York Times à Hong Kong, la prestation a fait l'objet de ce commentaire émis par un internaute anonyme : «Quelle est la tradition annuelle de la télévision d'État chinoise pour le Nouvel An chinois ? Un 'blackface'».

Une référence en réalité limpide à ce qui s'était produit en 2018 lors du même show télévisé. A l'époque Pékin avait en effet déjà été sous le feu des critiques pour avoir mis en scène plusieurs danseurs grimés en noirs. La séquence, exhumée à nouveau aujourd'hui par de nombreux médias, est même considérée comme plus ridicule et raciste encore pour mettre également en scène un singe aux côtés des danseurs.

Sur Twitter, le groupe «Black Livity China», qui rassemble des Afrodescendants travaillant en Chine ou dont les activités professionnelles sont étroitement liées à ce pays, s'est ainsi dit «extrêmement déçu», car le gala du Nouvel An chinois ne peut plus avoir l'excuse de ne pas savoir qu'un «blackface» n'est jamais anodin.

Dans l'histoire mondiale, la pratique du «blackface» est en effet héritée de l’exposition des esclaves noirs, au début du XIXe siècle, pour divertir les blancs lors de ventes d’esclaves africains.

Au fil des années, le «blackface» s'est ensuite inscrit dans le théâtre et le cinéma, toujours avec cette notion de «divertissement». Il faudra attendre 1950, et le début des mouvements pour les droits civiques des Afro-Américains, pour que le blackface reprenne sa dimension raciste.

En France, la perception de cette pratique a également évolué ces dernières années. Alors qu'en 2007, le film Agathe Cléry, d’Etienne Chatiliez, présentant une Valérie Lemercier le visage maquillé en noir pour raconter l’histoire d’une directrice marketing raciste, n'avait suscité aucune polémique, dix ans plus tard, il n'en a pas été du tout de même avec le footballeur Antoine Griezmann.

En 2017, le joueur de l’équipe de France de football avait en effet publié sur Twitter une photo sur laquelle on pouvait le voir grimé en joueur de couleur noire, coiffé d’une perruque afro, et vêtu comme un basketteur de l’équipe américaine des Harlem Globetrotters. Un déguisement qui avait contraint l’ancien attaquant de l’Atletico Madrid à retirer sa photo, et à présenter des excuses.

https://www.cnews.fr/monde/2021-02-14/chine-des-blackface-durant-le-gala-de-nouvel-1047020

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