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coopération sino-africaine

Xuan
   Posté le 19-08-2018 à 16:23:31   

Le prochain Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine sera un succès, selon une haute responsable de l'UA


ADDIS-ABEBA, 17 août (Xinhua) -- La commissaire de l'Union africaine (UA) aux affaires sociales, Amira Elfadil, a exprimé sa confiance dans le fait que le prochain Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) serait un succès.
La commission de l'UA jouera un grand rôle en participant à ce sommet prévu en début septembre à Beijing, a déclaré jeudi la commissaire en recevant les lettres de créance de l'ambassadeur de Chine auprès de l'UA, Liu Yuxi.

"Le sommet du FOCAC est désormais devenu un événement régulier entre l'Afrique et la Chine et il y a de gros projets attendus dans ce partenariat lors du sommet du FOCAC" , a observé la commissaire.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat participera au sommet de Beijing du FOCAC, en compagnie de membres d'une délégation de haut niveau de l'UA, et des protocoles d'accord dans différents domaines devraient également être signés à cette occasion, selon la commissaire.
Des préparatifs auront lieu des deux côtés et des communications sont menées sur l'ordre du jour du sommet et l'issue attendue, a-t-elle dit, se déclarant convaincue du succès de ce sommet.
S'exprimant auprès de Xinhua, l'ambassadeur Liu a déclaré que les dirigeants chinois et africains se réuniraient au sommet du FOCAC pour discuter du plan de coopération Chine-Afrique pour les années à venir.

"Nous nous efforcerons également de mettre en place un développement commun et une coopération gagnant-gagnant sur la base de la coopéraion Sud-Sud afin que, dans le proche avenir, la Chine et l'Afrique réalisent ensemble nos objectifs communs" , a-t-il affirmé.
"Nous joignons nos forces et déployons des efforts concertés pour promouvoir davantage notre coopération dans le cadre de l'initiative 'la Ceinture et de la Route' et pour réaliser nos objectifs de coopération gagnant-gagnant, et dans un proche avenir, nous pourrons également obtenir une coopération plus fructueuse" , a-t-il dit.
Xuan
   Posté le 19-08-2018 à 16:26:10   

Le sommet de Beijing 2018 du FOCAC sera un nouveau point de départ du partenariat Chine-Afrique (ambassadeur de Tunisie en Chine)


http://french.xinhuanet.com/afrique/2018-08/13/c_137387136.htm

BEIJING, 13 août (Xinhua) -- L'ambassadeur de Tunisie en Chine, Dhia Khaled, a souligné, vendredi, l'importance du sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) qui se tiendra en septembre, le qualifiant "d'événement historique" et de nouveau point de départ pour approfondir le partenariat entre la Chine et les pays africains dans divers domaines.
M. Khaled a tenu ces propos à l'occasion d'une interview exclusive accordée vendredi dernier à l'Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle).

Selon l'ambassadeur, le sommet fournira à la Chine et à l'Afrique les opportunités d'approfondir leur coopération, de promouvoir le développement des deux parties et de renforcer la compréhension mutuelle. Il apportera aussi de nouvelles perspectives à la coopération globale entre la Chine et l'Afrique.
M. Khaled a exprimé l'espoir de voir le prochain sommet contribuer à accroître les investissements chinois dans le continent africain. Selon lui, le soutien du gouvernement et les investissements chinois revêtent une grande importance pour les pays africains et correspondent au renforcement du partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l'Afrique.

Il a également salué le développement des relations sino-africaines sur la base des principes fondés sur le respect mutuel, l'égalité et les bénéfices réciproques.
Dans le même contexte, M. Khaled a également souligné l'importance de l'initiative "la Ceinture et la Route", indiquant que la Tunisie était l'un des premiers pays à soutenir cette initiative, compte tenu de son rôle clé en tant que lien important entre la Chine et l'Afrique du Nord.
La Tunisie a signé en juillet un mémorandum d'entente avec la Chine portant sur l'initiative "la Ceinture et la Route". Selon l'ambassadeur, la Tunisie espère participer activement à la construction de cette initiative pour devenir un point d'ancrage en Afrique du Nord dans le cadre de ce projet.

Il est convaincu que l'initiative contribuera à élever le niveau des relations bilatérales entre les deux parties dans divers domaines, compte tenu de sa vaste portée, qui couvre de nombreux secteurs, tels que l'économie, le commerce, les infrastructures, la finance et la technologie. Il vise à réaliser des objectifs plus larges en matière de bénéfices communs pour tous les peuples et de construction d'une communauté de destin pour l'humanité.
Cette année marque le 40e anniversaire de la réforme et de l'ouverture de la Chine. M. Khaled, qui a été le témoin du développement de la Chine, s'est dit impressionné par les réalisations chinoises.
La politique de réforme et d'ouverture n'a pas seulement promu le développement de la Chine, mais a aussi eu un impact positif sur la coopération entre la Chine et le reste du monde, notamment avec les pays arabes et africains, a expliqué l'ambassadeur.
Il a exprimé son souhait de voir la Chine réaliser de plus grands succès et a souligné que les expériences de la Chine dans la réforme et l'ouverture sont autant d'exemples pour les pays en développement.

Il a évoqué en particulier l'ouverture, en avril, en Tunisie, du 1er centre BeiDou de navigation par satellites à l'étranger, marquant le premier pas de la coopération spatiale sino-arabe.
Reliées par l'ancienne route de la soie, la Chine et la Tunisie n'ont cessé de développer leurs relations. Selon l'ambassadeur, la Chine est le quatrième plus grand partenaire commercial de la Tunisie. Ces dernières années, les entreprises chinoises ont accordé de plus en plus d'attention au marché tunisien et la Tunisie a constaté l'arrivée d'un plus grand nombre de touristes chinois.
En 2017, la Tunisie a annoncé l'exemption de visa pour les touristes chinois, et leur nombre a atteint 20.000 en 2017, contre 8.000 en 2016. La tendance à la hausse se poursuit, et la Tunisie envisage d'accueillir, cette année, entre 30.000 et 35.000 touristes chinois.
Selon M. Khaled, la Tunisie espère et est capable d'accueillir davantage de touristes chinois, alors que les estimations prévoient huit millions de touristes en 2018. Il a appelé à renforcer la coopération avec la Chine dans ce secteur et à élever le niveau des échanges.
Xuan
   Posté le 19-08-2018 à 16:28:18   

La Chine va poursuivre son soutien au G5 Sahel dans sa lutte contre le terrorisme (ambassadeur)


NIAMEY, 18 août (Xinhua) -- L'ambassadeur de Chine au Niger, Zhang Lijun, a réitéré vendredi à Niamey l'engagement de son pays à poursuivre son soutien aux pays membres du G5 Sahel dans leur lutte contre le terrorisme et appelé la communauté internationale à leur accorder un financement soutenu.

Le diplomate chinois, qui a fait cette déclaration lors d'une rencontre avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, également président en exercice du G5 Sahel, a indiqué à la presse avoir remis au chef de l'Etat un message de son homologue chinois Xi Jinping, en réponse à sa lettre sur la situation sécuritaire des pays du Sahel.

Selon M. Zhang, "le président chinois apprécie hautement les efforts déployés par les pays du G5 dans la lutte contre le terrorisme et pour la paix régionale" . Il a en outre précisé que son pays "annoncera des nouvelles mesures dans son soutien à la lutte contre le terrorisme au cours du Forum sino-africain" , prévu en septembre prochain à Beijing.

La Force conjointe du G5 Sahel, rappelle-t-on, est constituée des armées de la Mauritanie, du Mali, du Tchad, du Burkina Faso et du Niger pour faire face à la recrudescence des attaques terroristes meurtrières et dévastatrices perpétrées par les mouvements djihadistes et autres terroristes, notamment dans les pays riverains du bassin du Lac Tchad, au Mali et dans les Etats voisins.
Mahamadou Issoufou en est le président en exercice depuis la conférence des chefs d'Etat tenue en février dernier dans la capitale nigérienne. A cette occasion, il a lancé un appel à la communauté internationale pour une opérationnalisation d'urgence de la Force conjointe du G5 Sahel, dont le budget de fonctionnement n'est toujours pas disponible de manière concrète.

La Chine avait salué la création du groupe G5 Sahel et de sa Force conjointe et a promis de la soutenir, "d'autant plus qu'elle manifeste la forte volonté des pays de la région de rétablir la paix et la stabilité" , avait souligné l'ambassadeur de Chine lors d'un point de presse en février dernier à Niamey.
Xuan
   Posté le 19-08-2018 à 16:31:01   

Le yuan gagne en popularité en Afrique (SYNTHESE)


HARARE, 17 août (Xinhua) -- Le yuan (RMB), la monnaie chinoise, attire de plus en plus l'attention dans les pays africains pour faciliter le commerce et les investissements entre la Chine et l'Afrique, optimiser la structure d'échange de devises étrangères et stabiliser le système financier.

Des responsables, experts et intellectuels de pays africains considèrent qu'il est inévitable pour la monnaie chinoise d'être adoptée à terme comme devise de réserve et de règlement en Afrique, ce qui va non seulement bénéficier au développement local, mais également promouvoir l'internationalisation du RMB.

LE RMB GAGNE EN POPULARITE EN AFRIQUE

Les responsables des banques centrales et ministères des Finances de 14 pays africains ont proposé d'envisager le RMB comme devise de réserve et d'élargir son utilisation sur le continent africain, a déclaré M. Caleb Fundanga, directeur exécutif de l'Institut de Gestion macroéconomique et financière (MEFMI) d'Afrique orientale et australe.
Vu la part croissante de la Chine dans l'économie mondiale et son statut d'important partenaire commercial pour les pays de la région, il serait bénéfique pour les pays africains d'utiliser le RMB comme devise de réserve, a estimé M. Fundanga.
Des pays tels que le Rwanda ont inclus le RMB dans leur réserve de devises étrangères. L'Afrique du Sud, le Nigeria et d'autres pays ont signé des accords d'échange de devises avec la Chine, alors que le Kenya, le Zimbabwe et le Botswana ont montré un grand intérêt pour l'utilisation du RMB comme devise de réserve ou de règlement.
Doreen Makumi, responsable de la communication de la Banque nationale du Rwanda, a confirmé à la presse qu'en raison de la croissance rapide des échanges commerciaux, le Rwanda utilisait le RMB dans sa réserve de devises étrangères depuis 2016, ce qui facilite les transactions entre les deux pays.

L'ADOPTION DU RMB COMME MONNAIE DE RESERVE ORIENTE L'ECONOMIE

Adopter le RMB comme devise de réserve pourrait intensifier l'influence de la Chine dans le commerce en réduisant considérablement les coûts de transaction et en attirant davantage d'investissements chinois, a noté Charles Siwawa, PDG de la Chambre des mines du Botswana.
L'économiste namibien Harold Snyders pense que le RMB est beaucoup plus stable et fort que les monnaies régionales telles que le rand sud-africain.
Les règlements internationaux des pays africains se font principalement en dollars américain, mais les échanges commerciaux avec les Etats-Unis sont peu nombreux, et le volume de leurs échanges commerciaux avec la Chine est supérieur.
L'inclusion de la RMB dans leur "panier de devises" aidera à réduire les coûts de transaction et à améliorer la sécurité financière, a analysé Zhu Yongkai, directeur commercial du Bureau namibien de la Banque de Chine.

DEBLOCAGE DE L'ENTREE DU RMB EN AFRIQUE

Selon certains responsables et experts, la plupart des pays africains disposent encore d'un grand espace pour le développement du RMB comme devise de réserve et de règlement.
Ils ont proposé que les investissements en Afrique soient combinés avec l'internationalisation du RMB, afin d'accélérer la coopération financière entre la Chine et l'Afrique.
Li Feng, chef du Bureau tanzanien de la Banque de Chine, a indiqué que la signature d'accords d'échange de devises, la promotion des échanges directs et transactions libellés en RMB, ainsi que son utilisation pour les produits en vrac constituent les trois axes de la future coopération entre la Chine et l'Afrique.
Il est également nécessaire d'accélérer la construction de filiales des banques chinoises en Afrique, de construire un réseau d'institutions couvrant les principales sous-régions en Afrique et d'améliorer la reconnaissance de la monnaie chinoise dans le marché africain ainsi que ses voies d'échange, a-t-il ajouté.
Xuan
   Posté le 28-08-2018 à 13:24:01   

L'ouest n'a aucune raison de critiquer le modèle chinois en Afrique


Par Wang Wenwen Source: Global Times Publié: 2018/8/27


http://www.globaltimes.cn/content/1117305.shtml



La semaine prochaine, les dirigeants de toute l’Afrique se réuniront à Beijing pour le Forum sur la coopération Chine-Afrique. Le sommet triennal, sur le thème "La Chine et l’Afrique: vers une communauté encore plus forte avec un avenir partagé grâce à une coopération gagnant-gagnant" , amènera une fois de plus la coopération sino-africaine à l’ordre du jour international.

Avant même que le sommet ne se réunisse, les médias occidentaux ont commencé à examiner la relation Chine-Afrique. Un article d'opinion publié par le Financial Times a affirmé que l'engagement de la Chine en Afrique et son modèle économique axé sur les infrastructures «échouent» sur ce continent.

Néanmoins, un tel ton ne permet pas d'apprécier l'évolution du rôle de la Chine en Afrique.

Dans les premières années de l'engagement de la Chine en Afrique, Beijing a mis l'accent sur l'échange de matières premières pour des produits fabriqués en Chine. À cela s'ajoutent des projets d'aide et d'investissement chinois qui répondent aux demandes d'infrastructure du continent. À ce jour, la Chine est le principal bailleur de fonds des projets d’infrastructure en Afrique, avec un investissement annuel moyen de 11,5 milliards de dollars par rapport à 2012-2016.

Le financement de l’aide et du développement de la Chine comble un vide laissé par les pays occidentaux qui ont cherché à utiliser l’aide pour influencer la politique intérieure des pays africains et obtenir des gains politiques. À la différence de l’Occident, ce que la Chine a fait en Afrique ne fait pas semblant. Lors du dernier forum en 2015 à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président chinois Xi Jinping a promis 60 milliards de dollars pour le développement de l'Afrique au cours des trois prochaines années.

La Chine espère aider l’Afrique à atteindre un meilleur développement en aidant son industrialisation et ses infrastructures, en créant des emplois locaux et en mobilisant sa main-d’œuvre. La Chine ne veut pas que les pays africains copient son modèle. Plutôt, en prêtant ses expériences de développement, la Chine espère que ces pays pourront explorer leur propre voie de développement et devenir une autre jeune usine mondiale et une nouvelle usine mondiale.

Pendant ce temps, l’intention des projets chinois en Afrique n’est pas altruiste. Au-delà du renforcement des liens avec le continent, la Chine est également à la recherche de nouveaux marchés d’exportation pour sa main-d’oeuvre et ses produits et en normalisant ses technologies.

De ce point de vue, l'engagement de la Chine avec l'Afrique correspond au concept même de coopération gagnant-gagnant sur lequel la Chine travaille - la Chine l'appelle "gagnant-gagnant" lorsque les pays travaillent ensemble pour le bénéfice commun de l'humanité. C'est également le thème du prochain forum.

La manière dont l’Afrique peut se développer n’est pas du ressort des tiers. Ce dont elle a besoin, c'est d'un soutien nécessaire pour faciliter le développement. Avec sa taille et son avantage démographique, l’Afrique devrait bénéficier de la mondialisation. L’Occident, dans le passé, a pris l’Afrique comme un lieu de pillage sans aucune considération pour son infrastructure. Il est maintenant incapable de fournir ce que la Chine fournit. L'Occident n'a aucune raison de critiquer le modèle chinois en Afrique
Xuan
   Posté le 30-08-2018 à 22:50:59   

L'inclusion est cruciale pour la coopération sino-africaine



BEIJING, 29 août (Xinhua) -- Tandis que la mondialisation est pointée du doigt comme responsable des inégalités, la Chine et les pays africains sont déterminés à aller de l'avant et à bâtir un exemple de coopération inclusive dans laquelle aucun participant ne sera abandonné.

Dans quelques jours, le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) ouvrira ses portes.
Les observateurs le considèrent comme un événement marquant qui cimentera davantage les relations entre une économie majeure qui a réalisé son ascension pendant les dernières décennies et un continent en forte croissance jouissant d'un grand potentiel.
Au travers de relations plus étroites, les deux parties peuvent oeuvrer ensemble pour proposer une solution au défi du développement déséquilibré et insuffisant auquel tous les pays sont confrontés.

Il est largement admis qu'un fossé persiste entre les pays riches et les pays sous-développés, connu comme écart Nord-Sud. Les niveaux de développement varient également à l'intérieur d'une même région.
Mais cette situation pourrait s'atténuer en Afrique. Alors que les investissements et le commerce connaissent une forte hausse, la Chine partage efficacement ses capitaux, ses expériences, ses technologies et ses talents avec les pays africains. Grâce à la construction de routes et d'usines, le continent est en train de former une capacité endogène plus forte dans sa quête d'un avenir vert et prospère. Davantage d'emplois sont aujourd'hui disponibles pour les habitants locaux, et une meilleure qualité de vie est à l'horizon, alors que la pauvreté se réduit graduellement.

L'industrialisation doit être le fondement du développement inclusif et durable de l'Afrique.
Les dirigeants de la Chine ont réitéré que le pays ne suivrait pas les voies coloniales du passé et que le développement de l'Afrique ne se ferait pas au prix de l'environnement ou des intérêts à long terme.
Avec une coopération gagnant-ganant et de haut niveau, les deux parties pousseront conjointement la mondialisation vers une voie plus inclusive permettant même aux pays les moins développés de participer à la division internationale du travail et d'en tirer les bénéfices.
pzorba75
   Posté le 31-08-2018 à 05:20:12   

Xuan a écrit :

L'inclusion est cruciale pour la coopération sino-africaine



Davantage d'emplois sont aujourd'hui disponibles pour les habitants locaux, et une meilleure qualité de vie est à l'horizon, alors que la pauvreté se réduit graduellement.

L'industrialisation doit être le fondement du développement inclusif et durable de l'Afrique.


Cette affirmation me semble en contradiction avec les vagues d'émigration vers l'Europe et probablement d'autres continents dont on ne parle pas.
L'émigration ne concerne pas seulement les africains peu qualifiés, paysans ou employés agricoles dans la misère de l'exploitation néo-coloniale, elle se développe aussi chez les africains hautement diplômés, médecins du Maghreb, ingénieurs des anciennes colonies françaises.
Je ne rappellerai pas le pillage des meilleurs sportifs pour alimenter les clubs de football européens et les équipes d'athlétisme d'Europe.
Xuan
   Posté le 31-08-2018 à 13:37:33   

Il y a une contradiction en effet, entre le développement réel et inexorable de l'Afrique d'une part, et les conséquences du terrorisme, des luttes intestines, etc. auxquels l'impérialisme n'est pas étranger.
On se souvient que Kadhafi avait prévenu Sarkozy des conséquences de l'intervention en Libye, où l'immigration africaine se fixait auparavant sans traverser la Méditerranée.
Puis le terrorisme en Syrie, attisé par les puissances occidentales, a provoqué une vague d'immigration sans précédent.
Vague souhaitée par les capitalistes allemands afin de reconstituer le volant de chômage, mais au détriment de la Turquie, de l'Italie, et des pays du sud en général, d'où les contradictions qui secouent l'Europe et l'OTAN.

Les chinois mettent en avant le premier aspect parce qu'il représente l'avenir de l'Afrique à long terme. Selon eux le développement des infrastructures et des communications est le prélude à l'industrialisation de l'Afrique. Ce sera l'objet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA).
pzorba75
   Posté le 31-08-2018 à 14:09:59   

Xuan a écrit :

Il y a une contradiction en effet, entre le développement réel et inexorable de l'Afrique d'une part, et les conséquences du terrorisme, des luttes intestines, etc. auxquels l'impérialisme n'est pas étranger.

L'impérialisme occidental use et abuse de l'influence des religions monothéistes pour briser l'émancipation consécutive à la scolarisation. Tant que les dirigeants africains se vautreront dans les religions, principalement catholiques et musulmanes, le développement au service des populations sera lourdement entravé et l'impérialisme prédateur, à l'image des sociétés contrôlées par V. Bolloré et le sioniste BHL, disposera des moyens d'exploitation de toutes les ressources minières et humaines de ces pays, prolongeant ainsi leur dépendance.
En ce sens, et contrairement au modèle soviétique, qui avait pris de front l'influence des églises et de la catholique en priorité, le modèle chinois est bien naïf et prend la risque de partage avec ceux, les curés, qui se taillent toujours la part du lion dans le monde réel, promettant un monde meilleur une fois mort et enterré.
Xuan
   Posté le 31-08-2018 à 23:41:39   

La religion catholique a été plutôt mal perçue en Chine à cause de son implication coloniale. L'Islam pour l'utilisation qu'en fait le terrorisme.
Mais il n'y a pas un rapport aussi étroit entre le bouddhisme et le régime féodal, sauf dans le cas précis du Dalaï Lama.
Inversement la révolution bourgeoise en France s'est opposée frontalement au cléricalisme parce qu'il servait toujours le féodalisme, comme les popes et l'église orthodoxe servaient le tsarisme.
En fait, la Chine est plutôt pragmatique dans ce domaine, elle impose des limites à l'exercice de la religion qui ne doit pas contredire les lois civiles.
Par contre l'enseignement du marxisme a été remis à l'ordre du jour dans les écoles.
J'avais déjà lu des articles sur le sujet dans Global Times mais si j'en vois de nouveau je les mettrai en ligne.

C'est vrai que c'est un sujet important, d'autant plus que l'absence d'idéal dans la jeunesse est un terreau propice tant au fascisme, au racisme qu'à l'obscurantisme religieux.
La division du mouvement communiste international à cause du révisionnisme, puis la chute de l'URSS ont laissé libre cours au développement des idéologies religieuses.
Le fait est qu'en Egypte Nasser ironisait en public sur le voile et que les mentalités ont radicalement changé depuis.


Edité le 31-08-2018 à 23:46:54 par Xuan


marquetalia
   Posté le 02-09-2018 à 18:45:43   

comment analyser le succès des sectes comme Hare Krishna?
Xuan
   Posté le 03-09-2018 à 19:33:47   

marquetalia a écrit :

comment analyser le succès des sectes comme Hare Krishna?

en faisant distribuer des tracts par des jeunes femmes en chemisier translucide...

Je reviens au sujet si tu permets.
L'ouverture du Forum sur la Coopération sino-africaine, précédé de nombreuses réunions entre les officiels chinois et africains inquiète au plus haut point les pays impérialistes, la France en particulier.

France Info relève
"La Chine promet 60 milliards de dollars d'aide "sans conditions" à l'Afrique" mais ne manque pas de reprendre les "accusations de néo colonialisme" en ajoutant que "Pékin est accusé d'imposer à ses partenaires un endettement intenable via d'onéreux crédits" .
Cependant le développement des infrastructures et le programme de formation ont pour but de supprimer les inégalités structurelles entre l'Afrique et les pays industrialisés ou semi industrialisés, ce qu'aucun pays impérialiste n'a fait jusqu'ici.


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Xi Jinping : la Chine appliquera huit initiatives importantes avec les pays africains



BEIJING, 3 septembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a déclaré lundi que la Chine allait mettre en place huit initiatives majeures avec les pays africains dans les trois années à venir et après, couvrant des aspects tels que la promotion industrielle, la connectivité des infrastructures, la facilitation du commerce et le développement écologique.

M. Xi s'est ainsi exprimé dans son discours clé prononcé lors de la cérémonie d'ouverture de Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) .

Sur la promotion industrielle, M. Xi a indiqué qu'une exposition économique et commerciale Chine-Afrique se tiendrait en Chine et que les sociétés chinoises étaient encouragées à augmenter les investissements en Afrique. La Chine appliquera 50 programmes d'assistance agricole, fournira de l'aide alimentaire humanitaire d'urgence totalisant un milliard de yuans (147 millions de dollars) aux pays africains affectés par les catastrophes naturelles et enverra 500 experts agricoles de haut rang en Afrique.

Sur la connectivité des infrastructures, M. Xi a fait savoir que la Chine travaillerait avec l'Union africaine pour élaborer un plan de coopération d'infrastructures sino-africain et soutiendrait les entreprises chinoises dans leur participation au développement des infrastructures de l'Afrique par la voie de l'investissement-construction-opération ou d'autres moyens.

Sur la facilitation du commerce, M. Xi a noté que la Chine augmenterait les importations d'Afrique, surtout de produits non liés aux ressources en provenance, et soutiendrait les pays africains dans leur participation à la Foire internationale des importations de Chine. Les pays africains les moins développés seront exempts de frais de stand d'exposition, a-t-il promis.

Sur le développement écologique, M. Xi a noté que la Chine entreprendrait 50 projets d'assistance au développement écologique et à la protection de l'écologie et de l'environnement, avec un centre sur les changements climatiques, l'océan, la prévention et le contrôle de la désertification et la protection de la faune et de la flore.

Sur la construction de la capacité, M. Xi a souligné que la Chine établirait dix ateliers Luban en Afrique afin de fournir une formation professionnelle aux jeunes africains. La Chine formera également 1.000 Africains de haut niveau, accordera à l'Afrique 50.000 bourses gouvernementales, parrainera les opportunités de séminaire et d'atelier de 50.000 Africains, et invitera 2.000 jeunes africains à visiter la Chine pour des échanges.

Sur les soins de santé, M. Xi a assuré que la Chine améliorerait 50 programmes d'aide médicale et de santé pour l'Afrique, avec un centre sur les projets phares tels que le siège du Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies et les hôpitaux d'amitié Chine-Afrique.

Sur les échanges entre les peuples, M. Xi a souligné que la Chine établirait un institut des études africaines et renforcerait les échanges avec l'Afrique sur la civilisation. La Chine souhaite la bienvenue à l'Afrique en vue de sa participation à la Ligue internationale des théâtres de la Route de la Soie, à l'Alliance internationale des musées de la Route de la Soie et au Réseau de festivals artistiques de la Route de la Soie.

Sur la paix et la sécurité, M. Xi a noté que la Chine établirait un fonds de paix et de sécurité Chine-Afrique et continuerait à fournir une assistance militaire gratuite à l'Union africaine. Un total de 50 programmes d'assistance à la sécurité seront appliqués dans des domaines tels que les missions de maintien de paix de l'ONU, la lutte contre la piraterie et la lutte contre le terrorisme.


Edité le 03-09-2018 à 19:43:55 par Xuan


Xuan
   Posté le 03-09-2018 à 19:45:35   

Xi Jinping : la Chine et l'Afrique suivent une voie distinctive de coopération gagnant-gagnant



BEIJING, 3 septembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a indiqué lundi que la Chine et l'Afrique avaient entrepris une voie distinctive de coopération gagnant-gagnant.

M. Xi s'est ainsi exprimé dans un discours prononcé lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

Le développement de l'Afrique possède un grand potentiel et le continent est plein d'espoir. L'amitié et la coopération Chine-Afrique ont de vastes perspectives, et la Chine et l'Afrique peuvent forger un partenariat stratégique et de coopération complet encore plus fort, a déclaré M. Xi.

La Chine prône la sincérité, l'amitié et l'égalité dans la poursuite de la coopération. Le peuple chinois de plus de 1,3 milliard d'habitants est aux côtés du peuple africain de plus de 1,2 milliard de personnes dans la poursuite d'un futur partagé, a-t-il affirmé.

Le pays adopte une approche des "cinq-non" dans ses relations avec l'Afrique : pas d'ingérence dans la poursuite des voies de développement des pays africains qui sont conformes à leurs conditions nationales; pas d'ingérence dans les affaires internes des pays africains; pas de conditions politiques concernant l'assistance à l'Afrique; et pas de poursuite de profits politiques égoïstes dans l'investissement et le financement avec l'Afrique, a indiqué M. Xi. "Personne ne peut saper la grande unité entre le peuple chinois et le peuple africain".

La Chine poursuit des intérêts communs et donne la priorité à l'amitié dans la coopération. La Chine estime qu'un moyen sûr de promouvoir la coopération Chine-Afrique est pour les deux parties d'exploiter leurs avantages respectifs, pour la Chine de compléter le développement de l'Afrique par sa propre croissance, et pour les deux parties de poursuivre la coopération gagnant-gagnant et le développement commun, a indiqué M. Xi. "Personne ne peut retenir le peuple chinois ni le peuple africain lorsque nous marchons vers la revitalisation".

La Chine adopte une approche orientée vers le peuple en poursuivant sa coopération pratique avec efficacité. La priorité étant accordée aux intérêts des peuples chinois et africain, la Chine fait avancer sa coopération avec l'Afrique pour améliorer le bien-être des peuples chinois et africain et leur fournir des bénéfices accrus. "Nous honorerons pleinement les promesses que nous avons faites à nos frères africains", a indiqué M. Xi. "Personne ne peut, hors de son imagination ou de ses suppositions, dénier les réalisations remarquables obtenues dans la coopération Chine-Afrique."

La Chine adopte une approche ouverte et inclusive dans la coopération. La Chine est prête à travailler avec d'autres partenaires internationaux pour soutenir l'Afrique dans la poursuite de la paix et du développement, a déclaré M. Xi. "Personne ne peut faire obstacle ni entraver les efforts internationaux visant à soutenir le développement de l'Afrique".
Xuan
   Posté le 03-09-2018 à 19:50:09   

L'engagement de la Chine envers l'Afrique contribue à rattraper le retard technologique du continent, selon un responsable du FMI


WASHINGTON, 3 sept (Xinhua) -- L'engagement multidimensionnel de la Chine envers l'Afrique a apporté une inspiration et un savoir-faire importants à ce continent pour l'aider à gravir les échelons de la technologie mondiale et parvenir à une croissance économique plus durable, selon un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI).

ENGAGEMENT MULTIDIMENSIONNEL

"L'engagement de la Chine envers l'Afrique n'est pas seulement financier ; c'est un engagement très diversifié" , a déclaré Abebe Selassie, directeur du département africain du FMI.

"D'abord et avant tout, je pense que la Chine a vraiment été une source d'inspiration importante pour les pays en voie développement ou les pays africains, prouvant qu'il était possible de croître très rapidement sur une période prolongée et passer d'un pays relativement pauvre à un pays à revenu intermédiaire" , a déclaré M. Selassie à Xinhua lors d'une récente interview dans son bureau de Washington.

La Chine a également été un partenaire d'échanges et de développement très important pour la région, et l'Afrique a acquis beaucoup de savoir-faire de la Chine, a rappelé M. Selassie, ajoutant qu'il était "biaisé" d'observer l'engagement de la Chine avec l'Afrique à travers un seul aspect.

De l'avis de M. Selassie, les peuples africains apprécient les bénéfices tangibles tirés de la coopération avec la Chine.

"Des liens très, très profonds ont été tissés, non seulement au niveau gouvernemental, mais également au niveau individuel entre l'Afrique et la Chine" , a-t-il assuré, ajoutant que "ces liens n'auraient pas existé si les Africains n'avaient pas senti qu'ils était bénéfiques pour eux" .

UN MODELE DE CROISSANCE

Cette année marque le 40e anniversaire de la réforme et de l'ouverture de la Chine. Les performances accomplies constituent un modèle de croissance pour les pays africains.

"Ce que la Chine a démontré, c'est l'importance de la capacité d'Etat, en particulier aux niveaux les plus bas du développement, combien il est important d'avoir des gouvernements capables d'exécuter les projets du secteur public" , a indiqué M. Selassie, ajoutant qu'investir dans la capacité d'Etat pour faire avancer les choses était une leçon très importante que l'Afrique pourrait retenir de la Chine.

Alors que l'Afrique ne peut pas simplement reproduire ce que la Chine a fait et qu'il n'existe pas d'approche unique adaptée à l'ensemble du continent, les pays africains peuvent également apprendre à "trouver des solutions locales", a déclaré le responsable du FMI.

Tandis que la Chine remonte la chaîne de la valeur ajoutée à partir de la fabrication bas de gamme, M. Selassie estime que la mise à niveau industrielle de la Chine pourrait également offrir des leçons clés aux pays africains pour "remonter l'échelle technologique au fil du temps" .

Selon lui, une production plus intensive en main-d'oeuvre devrait se développer en Afrique sub-saharienne au cours des 10 à 15 prochaines années, alors que la région connaîtra la plus forte hausse mondiale de la population active.

"Je pense qu'il serait également logique que les investissements chinois, en particulier ceux du secteur privé, soient relocalisés et qu'ils soient davantage consacrés à la production en Afrique subsaharienne" , a-t-il déclaré.

SOMMET DE BEIJING

Le sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FSCA), qui a lieu lundi et mardi, intervient à un moment clé où la Chine devrait réaffirmer son engagement et son soutien continus envers le développement de l'Afrique, a indiqué M. Selassie.

Avec l'approfondissement de l'engagement privé-à-privé entre la Chine et l'Afrique, il sera intéressant de voir si des initiatives politiques seront dévoilées lors du forum pour "faciliter davantage ce type d'engagement" , a-t-il ajouté.

Du côté africain, "il faudra que les projets d'infrastructures soient davantage réalisés avec des investissements privés" , a déclaré le responsable du FMI.

Lors du forum, la Chine et les pays africains devraient également discuter de l'alignement de leurs stratégies de développement et de la coordination de leurs politiques dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route", des Objectifs de développement durable des Nations Unies et de l'Agenda 2063 de l'Union africaine.

"Nous considérons 'la Ceinture et la Route' comme un important moyen de consolider l'engagement régional, renforcer les liens commerciaux entre la Chine et d'autres pays et aborder les réseaux d'infrastructures qui doivent être renforcées dans de nombreux pays en développement" , a déclaré M. Selassie.

Les investissements dans le cadre de cette initiative devraient s'adapter aux capacités des pays afin d'augmenter les recettes fiscales, a-t-il proposé.

Les pays devraient également évaluer correctement les services d'infrastructures et améliorer l'efficacité de leurs investissements, a ajouté le responsable.
marquetalia
   Posté le 04-09-2018 à 12:48:26   

l ex Swaziland,rebaptisé Eswatini,va t il rompre avec Taiwan au profit de la Chine Populaire?ce serait une bonne chose,Taipei n aurait plus le moindre appui sur le continent africain.
Xuan
   Posté le 05-09-2018 à 08:36:35   

Les investissements chinois en Afrique vont se concentrer sur plus de secteurs


le Quotidien du Peuple en ligne 04.09.2018
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/n3/2018/0904/c31355-9497417.html

Selon des responsables et des chefs d'entreprise, les investissements liés aux services dans des domaines tels que le tourisme, l'éducation et les soins de santé vont devenir prioritaires et contribueront à consolider les relations commerciales entre la Chine et l'Afrique à long terme.

Leurs commentaires ont précédé le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine de 2018, les deux parties souhaitant développer davantage de domaines de coopération pour une croissance robuste.

« Les investissements directs de la Chine à l'étranger ne vont plus se concentrer uniquement sur les domaines des infrastructures, de l'énergie, de la fabrication et de l'agriculture en Afrique. Les entreprises chinoises ont déjà commencé à déployer davantage de ressources et de main-d'œuvre dans les secteurs des services en Afrique, son économie s'étant déjà diversifiée » , a ainsi déclaré Yu Jianlong, secrétaire général de la Chambre de commerce internationale de Chine.

Selon la Chambre, plus de 3 300 entreprises chinoises ont investi en Afrique dans des domaines tels que les transports, la production d'électricité, les parcs de télécommunications, l'industrie, l'agriculture, l'approvisionnement en eau, le commerce de détail, les écoles, l'entretien des véhicules et les entreprises de location de machines de construction, les hôtels et les hôpitaux.

La société G-Net Cloud Services Co, dont le siège est à Beijing, prévoit ainsi d'établir cette année des succursales de service en Ethiopie, au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud pour servir à la fois les entreprises chinoise et africaine, car, à l'ère du numérique, les services de télécommunications sont essentiels pour les activités des entreprises à l'échelle mondiales au jour le jour.

Selon Liu Fuxue, directeur général adjoint du Bureau international des importations et exportations de Chine, qui est sous l'administration conjointe du ministère du Commerce et du gouvernement municipal de Shanghai, la première Exposition internationale des importations de Chine, qui se tiendra à Shanghai en novembre, offrira des occasions d'attirer l'attention des investisseurs chinois sur le secteur des services en croissance rapide de l'Afrique.

« Les pays africains devraient promouvoir leur potentiel de marché dans les secteurs de la formation professionnelle, de la gestion des services publics, de l'agriculture et du tourisme afin d'attirer l'attention des investisseurs lors de cette exposition » , a-t-il dit.

A ce jour, 8 agences gouvernementales et 110 entreprises privées de 34 pays africains ont confirmé leur participation à la première Exposition internationale des importations de Chine, qui se tiendra du 5 au 10 novembre.

« Dans le contexte actuel d'unilatéralisme et de suprématie économique, la Chine et l'Afrique devraient également s'unir en une seule puissance dans la promotion d'un ordre économique et politique mondial juste et équitable » , a pour sa part dit He Jingtong, professeur d'affaires à l'Université Nankai de Tianjin. Pour réduire les coûts inutiles, il a suggéré que les entreprises chinoises identifient d'abord le type de services dont les pays africains ont un besoin urgent ou les secteurs prioritaires.
Xuan
   Posté le 05-09-2018 à 08:39:12   

Xi Jinping: travaillons ensemble pour une communauté de destin et un développement commun


Xinhua 04.09.2018 08h21
http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2018/0904/c31354-9497036.html

Voici le texte intégral du discours du président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui a eu lieu lundi à Beijing.



TRAVAILLONS ENSEMBLE POUR UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN ET UN DÉVELOPPEMENT COMMUN


-- Discours liminaire de S.E.M. Xi Jinping
Président de la République populaire de Chine à la Cérémonie d'ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine
(Beijing, le 3 septembre 2018)


Votre Excellence Monsieur le Président Matamela Cyril Ramaphosa,
Votre Excellence Monsieur Paul Kagame, Président en exercice de l'Union Africaine (UA),
Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d'État et de gouvernement,
Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Votre Excellence Monsieur António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,
Votre Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l'UA,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
En ce beau mois de septembre, moment bien agréable à Beijing, nous sommes très heureux de vous avoir avec nous, chers amis anciens et nouveaux, à l'occasion de ce grand événement de la grande famille Chine-Afrique qu'est le Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).
Tout d'abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois et en mon nom personnel, je tiens à vous souhaiter une chaleureuse bienvenue, chers collègues et invités, et à adresser, à travers vous, les salutations cordiales et les meilleurs voeux du peuple chinois aux peuples frères d'Afrique.
Je voudrais rappeler tout particulièrement que depuis le Sommet de Johannesburg, trois nouveaux membres nous ont rejoints au Forum : la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso. Le Président Adama Barrow, le Premier Ministre Patrice Emery Trovoada et le Président Roch Marc Christian Kaboré, accompagnés de leurs délégations, sont aujourd'hui parmi nous. Je vous invite à applaudir très fort pour leur souhaiter une chaleureuse bienvenue.

Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,
Il y a plus d'un mois, j'ai effectué ma quatrième visite en Afrique en tant que Président de la Chine, qui était aussi mon neuvième déplacement sur cette terre de générosité. Durant cette visite, j'ai pu constater une fois encore la beauté de l'Afrique, les richesses qu'elle recèle, le grand dynamisme de son développement et l'aspiration de ses peuples à un meilleur avenir. Cela m'a conforté dans ma conviction que l'Afrique a un potentiel de développement illimité et un avenir plein d'espoir, que l'amitié et la coopération Chine-Afrique ont de belles perspectives devant elles, et que les deux parties pourront réaliser de grands exploits dans le développement de leur partenariat de coopération stratégique global.

Comme le disait un grand lettré chinois, "Seuls les arbres aux racines denses donnent des fruits abondants, et seules les lampes remplies d'huile dégagent une lumière brillante." L'Histoire suit ses propres lois et logiques. Avec des passés similaires et des missions communes, la Chine et l'Afrique ont fait preuve de solidarité et d'entraide au cours des années écoulées et ont tracé un chemin de coopération gagnant-gagnant aux caractéristiques spécifiques.
Sur ce chemin, la Chine, toujours fidèle aux principes de "sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi" et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, avance main dans la main et dans un esprit d'unité et de solidarité avec les pays africains.

- Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de sincérité, d'amitié et d'égalité. Les plus de 1,3 milliard de Chinois se sont toujours montrés solidaires et fraternels avec les plus de 1,2 milliard d'Africains. Nous respectons l'Afrique, nous aimons l'Afrique et nous soutenons l'Afrique. Nous poursuivons toujours la pratique des "cinq non" dans nos relations avec l'Afrique, à savoir : ne pas s'ingérer dans la recherche par les pays africains d'une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures africaines, ne pas imposer notre volonté à l'Afrique, ne pas assortir nos aides à l'Afrique de condition politique quelconque, et ne pas poursuivre des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d'investissement et de financement avec l'Afrique. Nous espérons que les autres pays pourront aussi se conformer à ce principe des "cinq non" dans le traitement des affaires liées à l'Afrique. La Chine sera toujours un bon ami, un bon partenaire et un bon frère de l'Afrique. Personne ne pourra saboter la grande unité des peuples chinois et africains.

- Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d'intérêts communs et de primauté de l'amitié. Elle est convaincue que la coopération sino-africaine passe par la valorisation des atouts respectifs des deux parties et l'association étroite du développement de la Chine à sa contribution au développement de l'Afrique pour réaliser le gagnant-gagnant et le développement partagé. La Chine préconise de donner plus, de donner d'abord et de donner sans prendre, et elle accueille l'Afrique les bras ouverts dans le train rapide de son développement. Personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement.
- Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de pragmatisme, d'efficacité et de développement pour le peuple. Elle place au-dessus de tout les intérêts des peuples chinois et africains et veille à faire progresser et fructifier la coopération dans l'intérêt du bien-être et au bénéfice des peuples chinois et africains. Tout ce que nous avons promis à nos frères africains, nous le ferons avec toute notre énergie et tout notre coeur. Face à la nouvelle situation et aux nouveaux défis, la Chine oeuvre à perfectionner sans cesse les mécanismes, à renouveler les concepts et à élargir les champs de la coopération pour en améliorer la qualité et la porter constamment à des niveaux plus élevés. Les peuples chinois et africains sont les mieux placés pour juger de la coopération sino-africaine. Personne ne pourra nier les accomplissements remarquables de la coopération sino-africaine avec de pures imaginations ou spéculations.

- Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d'ouverture et d'inclusivité. Elle est toujours d'avis que l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables en Afrique et la réalisation du développement et du renouveau africains constituent non seulement une aspiration des peuples africains, mais aussi une responsabilité de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec les partenaires internationaux pour soutenir la paix et le développement en Afrique. Toute initiative, tant qu'elle est dans l'intérêt de l'Afrique, sera bien accueillie et soutenue par la Chine et devrait bénéficier de l'engagement total et sérieux du monde entier. Personne ne pourra empêcher ni compromettre les efforts de soutien de la communauté internationale à l'Afrique.

Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,
Le monde actuel traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle : la poursuite en profondeur de l'évolution vers un monde multipolaire, de la mondialisation économique, de l'informatisation de la société et de la diversité culturelle, la transformation accélérée du système de gouvernance mondiale et de l'ordre international, l'essor rapide des pays émergents et des pays en développement, et des rapports de force plus équilibrés sur l'échiquier international. Les destins des différents peuples du monde n'ont jamais été aussi étroitement liés.
Dans le même temps, nous faisons face à des défis sans précédent. L'hégémonisme et la politique du plus fort persistent encore. Le protectionnisme et l'unilatéralisme gagnent du terrain. Les guerres et conflits, les attentats terroristes, la famine et les épidémies se succèdent. Les questions sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles s'entremêlent de façon complexe.
Pourtant, nous sommes convaincus que la paix et le développement demeurent les thèmes de notre temps et les enjeux de notre époque qui appellent la communauté internationale à faire preuve de solidarité, de sagesse et de courage pour prendre ses responsabilités vis-à-vis de l'histoire et de notre époque.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine se fixe pour mission d'apporter une nouvelle et plus grande contribution à l'humanité. Elle entend travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l'humanité, développer des partenariats à travers le monde, renforcer l'amitié et la coopération et explorer une nouvelle voie du développement des relations entre États fondée sur le respect mutuel, l'équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, de sorte à rendre le monde plus pacifique et plus sûr et à assurer une vie meilleure pour tous.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine est prête à promouvoir ensemble avec les partenaires internationaux l'initiative "la Ceinture et la Route". Nous espérons donner de nouvelles forces motrices au développement commun à travers cette nouvelle plateforme de coopération internationale et la transformer en une route de paix, de prospérité, d'ouverture, de développement vert et d'innovation et une route d'échanges entre les civilisations.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine prendra une part active à la gouvernance mondiale en poursuivant le principe dit "consultations, coopération et bénéfices pour tous". La Chine est, depuis toujours, un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde et un défenseur de l'ordre international. Elle soutient l'augmentation de la représentation et du droit à la parole des pays en développement dans les affaires internationales et le renforcement du poids du Sud qui est actuellement un maillon faible du système de gouvernance mondiale, et appuie les synergies dans la coopération Sud-Sud pour promouvoir un système de gouvernance mondiale reflétant de manière plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays en développement.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine poursuit fermement son ouverture sur l'extérieur. Face à l'instabilité et à l'incertitude de la croissance économique mondiale, la Chine poursuit la voie de l'ouverture et de la coopération gagnant-gagnant, défend avec détermination une économie mondiale ouverte et le système commercial multilatéral, et s'oppose au protectionnisme et à l'unilatéralisme. Celui qui s'isole sur une île déserte n'a pas d'avenir.

Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,
Comme le dit un proverbe chinois, "La mer doit son immensité à l'affluence des cours d'eau." La Chine est le plus grand pays en développement au monde, et l'Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Elles sont depuis longtemps liées par une communauté de destin en partageant heur et malheur. Nous entendons faire des efforts conjoints et solidaires avec les peuples africains pour construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide et donner un bel exemple dans la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.
Premièrement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le partage des responsabilités. Nous devons élargir le dialogue politique et améliorer la communication sur les politiques à différents niveaux, renforcer la compréhension et le soutien mutuels sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d'autre, et intensifier la coordination et la coopération sur les grands dossiers internationaux et régionaux pour défendre les intérêts communs de la Chine, de l'Afrique et des nombreux pays en développement.

Deuxièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la coopération gagnant-gagnant. Nous devons valoriser les synergies entre les stratégies de développement chinoises et africaines, saisir les opportunités majeures qui se présentent dans la coopération liée à l'initiative "la Ceinture et la Route" et associer cette initiative à la mise en oeuvre de l'Agenda 2063 de l'UA, du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies et des stratégies de développement des pays africains, pour explorer de nouveaux champs et de nouvelles potentialités de coopération, approfondir nos partenariats dans les secteurs traditionnels d'excellence et développer de nouveaux moteurs de croissance dans les nouveaux domaines.

Troisièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le bonheur pour tous. Nous devons prendre l'amélioration du bien-être des peuples comme point de départ et objectif final du développement des relations sino-africaines. La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples chinois et africains des résultats et bénéfices concrets et tangibles. La Chine et l'Afrique ont une longue tradition d'entraide et de solidarité, et la Chine est prête à faire des efforts plus importants en faveur de la réduction de la pauvreté, du développement, de la création d'emploi et de l'augmentation des revenus en Afrique, ainsi que d'une vie meilleure des peuples africains.

Quatrièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la prospérité culturelle. Fiers de nos civilisations brillantes, nous sommes tous prêts à apporter une plus grande contribution à la diversité culturelle dans le monde. Nous avons à promouvoir les échanges, l'inspiration mutuelle et la coexistence harmonieuse entre nos civilisations qui contribueront durablement au renouveau de nos civilisations, au progrès de nos cultures et au rayonnement de nos arts et qui apporteront des enrichissements culturels à la coopération sino-africaine. Et nous devons accroître les échanges humains dans les domaines culturel, artistique, éducatif et sportif, de même qu'entre les think tanks, les médias, les femmes et les jeunes, afin de rapprocher encore davantage les peuples chinois et africains.

Cinquièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la sécurité commune. On ne connaît la valeur de la paix qu'après avoir vécu des adversités. La Chine préconise un nouveau concept de sécurité commune, globale, coopérative et durable, soutient fermement les pays africains, l'UA et les autres organisations régionales africaines dans leurs efforts visant à trouver des solutions africaines aux problèmes africains, et appuie la mise en oeuvre par l'Afrique de l'initiative "Faire taire les armes en Afrique". Elle est prête à jouer un rôle constructif dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique et à soutenir le renforcement des capacités autonomes des pays africains en matière de maintien de la stabilité et de la paix.

Sixièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par l'harmonie entre l'homme et la nature. La Terre est le seul et unique foyer de l'humanité. La Chine entend oeuvrer main dans la main avec l'Afrique pour préconiser le mode de développement vert, faible en carbone, circulaire et durable et pour protéger ensemble nos montagnes verdoyantes et nos rivières limpides ainsi que tous les êtres vivants de notre planète. La Chine est prête à renforcer les échanges et la coopération avec l'Afrique dans la protection de l'écologie et de l'environnement comme la lutte contre le changement climatique, l'utilisation des énergies propres, la prévention et le contrôle de la désertification et de l'érosion des sols et la protection de la flore et de la faune sauvages pour promouvoir la coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature en Chine comme en Afrique.

Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,
Depuis le Sommet de Johannesburg de 2015, la Chine a mis en oeuvre sur tous les plans les "dix programmes de coopération" adoptés à Johannesburg. Un grand nombre de projets d'infrastructures ferroviaires, routières, aéroportuaires et portuaires et de zones de coopération économique et commerciale ont été réalisés ou sont en cours de construction. Dans les domaines de la paix et de la sécurité, des sciences et technologies, de l'éducation, de la culture, de la santé, de la réduction de la pauvreté, du bien-être social et des échanges entre les peuples, la coopération sino-africaine s'est développée en profondeur. Les soutiens financiers de 60 milliards de dollars américains promis par la Chine ont été tous honorés ou programmés. Les "dix programmes de coopération" ont apporté des bénéfices importants aux peuples chinois et africains, montré les capacités d'innovation, de rassemblement et d'action de la coopération Chine-Afrique et fait accéder le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à une nouvelle hauteur.

Dans le but de construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide dans cette nouvelle ère, la Chine entend, sur la base des "dix programmes de coopération", travailler en étroite coopération avec l'Afrique pour mettre en oeuvre en priorité "huit initiatives majeures" dans les trois ans à venir et au-delà :

Premièrement, initiative pour la promotion industrielle. La Chine a décidé d'organiser sur son territoire une foire économique et commerciale Chine-Afrique. Elle encouragera les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique, construira et modernisera des zones de coopération économique et commerciale en Afrique. Elle accompagnera l'Afrique dans ses efforts visant à réaliser pour l'essentiel la sécurité alimentaire d'ici 2030, élaborera et mettra en oeuvre avec l'Afrique un programme d'action pour la coopération dans la modernisation agricole, mettra en oeuvre 50 projets d'assistance agricole, fournira des aides humanitaires alimentaires d'urgence d'un milliard de yuans RMB aux pays africains sinistrés, enverra 500 agronomes de haut niveau en Afrique, et formera pour l'Afrique des jeunes chercheurs agronomes éminents et des entrepreneurs agricoles pionniers. La Chine soutiendra la création d'une alliance de responsabilités sociales des entreprises chinoises en Afrique et continuera à renforcer sa coopération avec les pays africains en matière de transactions en monnaies locales et fera valoir le rôle du Fonds de développement Chine-Afrique, du Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production et du Prêt spécial pour le développement des PME africaines.

Deuxièmement, initiative pour l'interconnexion des infrastructures. La Chine a décidé de lancer avec l'UA l'élaboration d'un plan de coopération Chine-Afrique dans le domaine des infrastructures. Elle soutiendra la participation des entreprises chinoises à la construction d'infrastructures en Afrique sous diverses formes comme celle de l'investissement-construction-exploitation, et le renforcement en priorité de la coopération dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'informatique, des télécommunications et des ressources en eau transfrontalières, et exécutera avec l'Afrique des projets prioritaires d'interconnexion. Elle appuiera le développement du Marché unique du transport aérien africain et ouvrira des liaisons aériennes directes supplémentaires entre la Chine et l'Afrique. En outre, la Chine fournira des facilités à l'émission des obligations en Chine par des pays africains et leurs institutions financières, et, dans le respect des règles et des procédures multilatérales, elle soutiendra un meilleur recours des pays africains aux ressources comme celles de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures, de la Nouvelle Banque de développement et du Fonds de la Route de la Soie.

Troisièmement, initiative pour la facilitation du commerce. La Chine a décidé d'importer plus de produits africains, notamment des produits hors ressources naturelles. Elle soutiendra la participation des pays africains à la Foire internationale des importations de Chine et exemptera les PMA africains des frais de participation. Elle continuera à renforcer les échanges et la coopération avec l'Afrique sur la régulation des marchés et en matière de douane et réalisera 50 projets de facilitation du commerce pour l'Afrique. Elle organisera des rencontres régulières pour les produits de marques chinoises et africaines. Elle soutiendra le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine et continuera à mener des négociations sur le libre-échange avec les pays et régions africains qui en ont la volonté. Elle travaillera également à promouvoir la coopération sino-africaine sur l'e-commerce et à mettre en place des mécanismes de coopération en la matière.

Quatrièmement, initiative pour le développement vert. La Chine a décidé de réaliser 50 projets d'aide à l'Afrique dans les domaines du développement vert, de l'écologie et de la protection de l'environnement, pour renforcer notamment les échanges et la coopération en matière d'océan, de lutte contre le changement climatique, de prévention et de contrôle de la désertification et de protection de la flore et de la faune sauvages. Elle travaillera à faire avancer la construction du Centre de coopération environnementale Chine-Afrique en vue d'intensifier les échanges et les dialogues sur les politiques environnementales et de renforcer les études conjointes sur les questions environnementales. Elle mettra en oeuvre un programme d'envoyés verts Chine-Afrique dans le but de former pour l'Afrique des professionnels qualifiés dans les domaines tels que la gestion de la protection de l'environnement, la lutte contre la pollution et l'économie verte. Elle construira un centre de bambou Chine-Afrique pour accompagner les efforts africains visant à développer l'industrie du bambou et du rotin, et elle coopérera avec l'Afrique dans le domaine de la sensibilisation de la population à la protection de l'environnement.

Cinquièmement, initiative pour le renforcement des capacités. La Chine a décidé de renforcer l'échange d'expériences avec l'Afrique en matière de développement et de soutenir la coopération sur la planification du développement socio-économique. Elle créera en Afrique dix Ateliers Luban pour proposer des formations de compétences professionnelles aux jeunes africains, et soutiendra la création d'un centre de coopération Chine-Afrique sur l'innovation pour promouvoir l'innovation et l'entrepreneuriat des jeunes. Elle mettra en oeuvre un programme qui consiste à former pour l'Afrique 1 000 personnes hautement compétentes, fournira à l'Afrique 50 000 bourses d'études gouvernementales et elle sera prête à accueillir 50 000 Africains dans des séminaires de formation et 2 000 jeunes africains dans le cadre des programmes d'échanges.

Sixièmement, initiative pour la santé. La Chine a décidé de renforcer 50 projets d'aide médico-sanitaire à l'Afrique et d'aider à construire en priorité des projets phares tels que le siège du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies et des Hôpitaux d'amitié Chine-Afrique. Elle développera les échanges et la coopération en matière d'informations sur la santé publique, réalisera des projets de coopération sino-africaine sur la lutte contre les maladies comme les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, la bilharziose, le VIH/Sida et le paludisme, formera pour l'Afrique plus de médecins spécialistes, poursuivra et améliorera l'envoi de missions médicales en Afrique. Elle mènera des opérations de consultations médicales ambulatoires comme l'"Action Lumière" pour la cataracte, l'"Action Bon Coeur" pour les maladies cardiaques et l'"Action Beau Sourire" pour les maladies dentaires, et mettra en oeuvre le Programme "Santé Femme-Enfant" destiné aux groupes vulnérables.

Septièmement, initiative pour les échanges humains et culturels. La Chine a décidé de créer un Institut d'études sur l'Afrique pour approfondir l'inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et africaines. Elle renforcera le Projet d'études conjointes et d'échanges sino-africain, réalisera 50 projets culturels, sportifs et touristiques, soutiendra l'adhésion des pays africains aux ligues internationales "Route de la Soie" des théâtres, des musées et des festivals artistiques, et mettra en place un réseau de coopération des médias Chine-Afrique. Elle continuera à encourager l'ouverture réciproque de centres culturels entre la Chine et l'Afrique, soutiendra les efforts des établissements d'enseignement africains ayant rempli les conditions requises pour accueillir des Instituts Confucius et sera heureuse de voir davantage de pays africains figurant sur la liste des destinations agréées pour les touristes chinois voyageant en groupe.

Huitièmement, initiative pour la paix et la sécurité. La Chine a décidé de créer un fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité et de soutenir la coopération sino-africaine en matière de paix, de sécurité et de maintien de la paix et de la stabilité. Elle continuera à fournir des aides militaires sans contrepartie à l'UA, et soutiendra les efforts déployés par les pays du Sahel, du Golfe d'Aden, du Golfe de Guinée et d'autres régions africaines dans la préservation de la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Elle créera un forum Chine-Afrique sur la paix et la sécurité qui pourra servir de plateforme au renforcement des échanges sino-africains en matière de paix et de sécurité, et elle travaillera à mettre en oeuvre 50 projets d'aide en matière de sécurité dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route" et dans les domaines du maintien de l'ordre public, des opérations de maintien de la paix de l'ONU et de la lutte contre la piraterie et le terrorisme.

Pour favoriser la bonne mise en oeuvre de ces huit initiatives, la Chine est prête à fournir un soutien de 60 milliards de dollars américains à l'Afrique sous diverses formes comme des aides gouvernementales, investissements et financements par des entreprises et institutions financières. Cela comprend 15 milliards de dollars au total d'aides sans contrepartie, de prêts sans intérêt et de crédits préférentiels, une ligne de crédit de 20 milliards de dollars, le soutien à la création d'un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour le financement du développement et d'un fonds spécial de 5 milliards de dollars pour le financement des importations en provenance de l'Afrique, et l'encouragement des entreprises chinoises à investir au moins 10 milliards de dollars en Afrique dans les trois ans à venir. Dans le même temps, la Chine annulera, en faveur des PMA, des pays pauvres très endettés (PPTE), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PIED) de l'Afrique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, leurs dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2018.

Chers Collègues,
Mesdames et Messieurs,
La jeunesse représente l'avenir des relations Chine-Afrique. Dans les huit initiatives que je viens d'annoncer, beaucoup de mesures ont été conçues dans l'intérêt des jeunes, pour les former et les soutenir, et pour créer plus d'emplois et de possibilités d'épanouissement personnel pour eux. En octobre dernier, dans une lettre de réponse que j'ai écrite aux étudiants étrangers de l'Institut de la coopération Sud-Sud et du développement, dont la grande majorité venaient d'Afrique, je les ai encouragés à faire valoir et à approfondir sans cesse leurs connaissances et à acquérir des compétences solides pour être à la hauteur des responsabilités qui les attendent et inscrire de nouveaux chapitres dans les annales de la coopération Chine-Afrique et de la coopération Sud-Sud.

"Quand le soleil se lève, les grandes voies s'éclairent." J'ai la conviction que tant que les jeunes générations prendront le relais de l'amitié sino-africaine, la communauté de destin Chine-Afrique affichera plus de vitalité, le rêve chinois du grand renouveau de la nation et le rêve africain de l'unité et du redressement deviendront réalité !

Je vous remercie.
(Rédacteurs : Yishuang Liu)
Xuan
   Posté le 01-10-2018 à 08:52:10   

Un dirigeant ghanéen nie que la Chine «recolonise» l'Afrique

Source: Global Times Publié: 2018/10/1 14:17:33

http://www.globaltimes.cn//content/1121581.shtml



Le président ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo Photo: VCG


Le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a déclaré que la situation dans laquelle le Ghana, comme de nombreux pays d’Afrique, noue des relations avec la Chine n’est "pas un phénomène exclusivement ghanéen ou africain".

Dans un discours prononcé à la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 septembre, Akufo-Addo a noté que «les pays riches et bien établis effectuaient des visites régulières en Chine et cherchaient à ouvrir de nouveaux liens économiques et à améliorer ceux existants. "

Akufo-Addo exhortait tout le monde à tirer des leçons de l’histoire et à exprimer sa profonde inquiétude quant à la possibilité d’une recolonisation du continent africain.

"C'est au tournant du XXe siècle que les compagnies occidentales ont construit les premiers chemins de fer chinois, financés par des prêts occidentaux à une dynastie Qing presque en faillite, et c'est dans ces circonstances qu'un port stratégique appelé Hong Kong a été loué pendant 99 ans. et le reste, comme on dit, est l'histoire ", a déclaré le président.

Il a poursuivi: "Aujourd'hui, l'ancienne victime de l'impérialisme des chemins de fer occidentaux prête des milliards à des pays d'Asie, d'Afrique et d'Europe pour construire non seulement des voies ferrées, mais aussi des autoroutes, des ports, des centrales électriques et de nombreuses entreprises."

Les échos historiques, a noté Akufo-Addo, sont inquiétants, mais ils étaient convaincus que "nous devons et pouvons apprendre de l’histoire".

Tout en reconnaissant que le Ghana fait éduquer et former sa population, le président a noté que, parallèlement, «nous devons nous attaquer à notre déficit d’infrastructure».

Les méthodes traditionnelles de résolution de ces problèmes, a-t-il noté, ne fourniront pas la réponse, le Ghana cherchant de nouvelles manières de les résoudre.

"Au Ghana, nous devons construire des routes, des ponts, des voies ferrées, des ports, des écoles, des hôpitaux et créer des emplois pour garder nos jeunes engagés. Il est évident que la trajectoire de développement que nous suivions depuis des décennies ne fonctionne pas "Nous en essayons un autre et nous apprécierions le soutien et la bonne volonté du monde, en particulier en aidant à enrayer l'énorme flux de fonds illicites du continent", a-t-il noté.

Akufo-Addo a souligné qu'il était dans l'intérêt de tous que les pays parmi les pauvres du monde passent rapidement de la pauvreté à la prospérité.

"Nous sommes déterminés au Ghana et, de plus en plus, dans de nombreuses régions d’Afrique, à tracer nos propres chemins vers la prospérité et à payer notre propre chemin dans le monde. Nous ne sommes plus intéressés à être un fardeau pour les autres."

"Nous assumerons nos propres responsabilités et bâtirons des sociétés et des nations qui seront attrayantes pour nos jeunes. Nous avons le sens nécessaire de l'entreprise, de la créativité, de l'innovation et du travail acharné pour concevoir cette transition. , d'une Afrique au-delà de l'aide ", a-t-il déclaré.

Global Times
Xuan
   Posté le 03-10-2018 à 23:23:32   

D. Bleitrach met en ligne ce discours très important de Xi Jinping en Afrique, non seulement il définit les relations entre la RPC et les nations et les peuples africains, mais il éclaire aussi la notion de "communauté de destin".

06
SEP


Xinhua 04.09.2018 http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2018/0904/c31354-9497036.html



Voici le texte intégral du discours du président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui a eu lieu lundi à Beijing. Ne vous laissez pas décourager par l’aspect fleuve du discours, c’est un texte très important avec une très grande hauteur de vue et dans le même temps un pragmatisme à la chinoise et qui a fait reconnaitre à un journaliste du Monde: [i]« en Afrique la Chine ne veut pas d’une position néo-colonialiste mais d’une position hégémonique. » Venant d’un Français la nuance mérite d’être soulignée. [/i]


TRAVAILLONS ENSEMBLE POUR UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN ET UN DÉVELOPPEMENT COMMUN




Discours liminaire de S.E.M. Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine à la Cérémonie d’ouverture du Sommet de Beijing 2018

du Forum sur la Coopération sino-africaine

(Beijing, le 3 septembre 2018)

Votre Excellence Monsieur le Président Matamela Cyril Ramaphosa,

Votre Excellence Monsieur Paul Kagame, Président en exercice de l’Union Africaine (UA),

Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement,

Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Votre Excellence Monsieur António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Votre Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

En ce beau mois de septembre, moment bien agréable à Beijing, nous sommes très heureux de vous avoir avec nous, chers amis anciens et nouveaux, à l’occasion de ce grand événement de la grande famille Chine-Afrique qu’est le Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

Tout d’abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois et en mon nom personnel, je tiens à vous souhaiter une chaleureuse bienvenue, chers collègues et invités, et à adresser, à travers vous, les salutations cordiales et les meilleurs voeux du peuple chinois aux peuples frères d’Afrique.

Je voudrais rappeler tout particulièrement que depuis le Sommet de Johannesburg, trois nouveaux membres nous ont rejoints au Forum : la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso. Le Président Adama Barrow, le Premier Ministre Patrice Emery Trovoada et le Président Roch Marc Christian Kaboré, accompagnés de leurs délégations, sont aujourd’hui parmi nous. Je vous invite à applaudir très fort pour leur souhaiter une chaleureuse bienvenue.


Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Il y a plus d’un mois, j’ai effectué ma quatrième visite en Afrique en tant que Président de la Chine, qui était aussi mon neuvième déplacement sur cette terre de générosité.

Durant cette visite, j’ai pu constater une fois encore la beauté de l’Afrique, les richesses qu’elle recèle, le grand dynamisme de son développement et l’aspiration de ses peuples à un meilleur avenir. Cela m’a conforté dans ma conviction que l’Afrique a un potentiel de développement illimité et un avenir plein d’espoir, que l’amitié et la coopération Chine-Afrique ont de belles perspectives devant elles, et que les deux parties pourront réaliser de grands exploits dans le développement de leur partenariat de coopération stratégique global.

Comme le disait un grand lettré chinois, « Seuls les arbres aux racines denses donnent des fruits abondants, et seules les lampes remplies d’huile dégagent une lumière brillante. »

L’Histoire suit ses propres lois et logiques. Avec des passés similaires et des missions communes, la Chine et l’Afrique ont fait preuve de solidarité et d’entraide au cours des années écoulées et ont tracé un chemin de coopération gagnant-gagnant aux caractéristiques spécifiques.

Sur ce chemin, la Chine, toujours fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, avance main dans la main et dans un esprit d’unité et de solidarité avec les pays africains.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de sincérité, d’amitié et d’égalité. Les plus de 1,3 milliard de Chinois se sont toujours montrés solidaires et fraternels avec les plus de 1,2 milliard d’Africains. Nous respectons l’Afrique, nous aimons l’Afrique et nous soutenons l’Afrique.

Nous poursuivons toujours la pratique des « cinq non » dans nos relations avec l’Afrique, à savoir :
ne pas s’ingérer dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales,
ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures africaines,
ne pas imposer notre volonté à l’Afrique,
ne pas assortir nos aides à l’Afrique de condition politique quelconque,
et ne pas poursuivre des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique.

Nous espérons que les autres pays pourront aussi se conformer à ce principe des « cinq non » dans le traitement des affaires liées à l’Afrique. La Chine sera toujours un bon ami, un bon partenaire et un bon frère de l’Afrique. Personne ne pourra saboter la grande unité des peuples chinois et africains.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d’intérêts communs et de primauté de l’amitié. Elle est convaincue que la coopération sino-africaine passe par la valorisation des atouts respectifs des deux parties et l’association étroite du développement de la Chine à sa contribution au développement de l’Afrique pour réaliser le gagnant-gagnant et le développement partagé.

La Chine préconise de donner plus, de donner d’abord et de donner sans prendre, et elle accueille l’Afrique les bras ouverts dans le train rapide de son développement. Personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de pragmatisme, d’efficacité et de développement pour le peuple. Elle place au-dessus de tout les intérêts des peuples chinois et africains et veille à faire progresser et fructifier la coopération dans l’intérêt du bien-être et au bénéfice des peuples chinois et africains. Tout ce que nous avons promis à nos frères africains, nous le ferons avec toute notre énergie et tout notre coeur. Face à la nouvelle situation et aux nouveaux défis, la Chine oeuvre à perfectionner sans cesse les mécanismes, à renouveler les concepts et à élargir les champs de la coopération pour en améliorer la qualité et la porter constamment à des niveaux plus élevés. Les peuples chinois et africains sont les mieux placés pour juger de la coopération sino-africaine. Personne ne pourra nier les accomplissements remarquables de la coopération sino-africaine avec de pures imaginations ou spéculations.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d’ouverture et d’inclusivité. Elle est toujours d’avis que l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables en Afrique et la réalisation du développement et du renouveau africains constituent non seulement une aspiration des peuples africains, mais aussi une responsabilité de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec les partenaires internationaux pour soutenir la paix et le développement en Afrique.

Toute initiative, tant qu’elle est dans l’intérêt de l’Afrique, sera bien accueillie et soutenue par la Chine et devrait bénéficier de l’engagement total et sérieux du monde entier. Personne ne pourra empêcher ni compromettre les efforts de soutien de la communauté internationale à l’Afrique.



Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Le monde actuel traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle : la poursuite en profondeur de l’évolution vers un monde multipolaire, de la mondialisation économique, de l’informatisation de la société et de la diversité culturelle, la transformation accélérée du système de gouvernance mondiale et de l’ordre international, l’essor rapide des pays émergents et des pays en développement, et des rapports de force plus équilibrés sur l’échiquier international.

Les destins des différents peuples du monde n’ont jamais été aussi étroitement liés.

Dans le même temps, nous faisons face à des défis sans précédent. L’hégémonisme et la politique du plus fort persistent encore.

Le protectionnisme et l’unilatéralisme gagnent du terrain. Les guerres et conflits, les attentats terroristes, la famine et les épidémies se succèdent.

Les questions sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles s’entremêlent de façon complexe.

Pourtant, nous sommes convaincus que la paix et le développement demeurent les thèmes de notre temps et les enjeux de notre époque qui appellent la communauté internationale à faire preuve de solidarité, de sagesse et de courage pour prendre ses responsabilités vis-à-vis de l’histoire et de notre époque.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine se fixe pour mission d’apporter une nouvelle et plus grande contribution à l’humanité. Elle entend travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l’humanité, développer des partenariats à travers le monde, renforcer l’amitié et la coopération et explorer une nouvelle voie du développement des relations entre États fondée sur le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, de sorte à rendre le monde plus pacifique et plus sûr et à assurer une vie meilleure pour tous.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine est prête à promouvoir ensemble avec les partenaires internationaux l’initiative « la Ceinture et la Route ». Nous espérons donner de nouvelles forces motrices au développement commun à travers cette nouvelle plateforme de coopération internationale et la transformer en une route de paix, de prospérité, d’ouverture, de développement vert et d’innovation et une route d’échanges entre les civilisations.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine prendra une part active à la gouvernance mondiale en poursuivant le principe dit « consultations, coopération et bénéfices pour tous » .

La Chine est, depuis toujours, un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde et un défenseur de l’ordre international. Elle soutient l’augmentation de la représentation et du droit à la parole des pays en développement dans les affaires internationales et le renforcement du poids du Sud qui est actuellement un maillon faible du système de gouvernance mondiale, et appuie les synergies dans la coopération Sud-Sud pour promouvoir un système de gouvernance mondiale reflétant de manière plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays en développement.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine poursuit fermement son ouverture sur l’extérieur. Face à l’instabilité et à l’incertitude de la croissance économique mondiale, la Chine poursuit la voie de l’ouverture et de la coopération gagnant-gagnant, défend avec détermination une économie mondiale ouverte et le système commercial multilatéral, et s’oppose au protectionnisme et à l’unilatéralisme. Celui qui s’isole sur une île déserte n’a pas d’avenir.



Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Comme le dit un proverbe chinois, « La mer doit son immensité à l’affluence des cours d’eau. »

La Chine est le plus grand pays en développement au monde, et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Elles sont depuis longtemps liées par une communauté de destin en partageant heur et malheur. Nous entendons faire des efforts conjoints et solidaires avec les peuples africains pour construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide et donner un bel exemple dans la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

Premièrement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le partage des responsabilités.

Nous devons élargir le dialogue politique et améliorer la communication sur les politiques à différents niveaux, renforcer la compréhension et le soutien mutuels sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre, et intensifier la coordination et la coopération sur les grands dossiers internationaux et régionaux pour défendre les intérêts communs de la Chine, de l’Afrique et des nombreux pays en développement.

Deuxièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la coopération gagnant-gagnant. Nous devons valoriser les synergies entre les stratégies de développement chinoises et africaines, saisir les opportunités majeures qui se présentent dans la coopération liée à l’initiative « la Ceinture et la Route » et associer cette initiative à la mise en oeuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et des stratégies de développement des pays africains, pour explorer de nouveaux champs et de nouvelles potentialités de coopération, approfondir nos partenariats dans les secteurs traditionnels d’excellence et développer de nouveaux moteurs de croissance dans les nouveaux domaines.

Troisièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le bonheur pour tous. Nous devons prendre l’amélioration du bien-être des peuples comme point de départ et objectif final du développement des relations sino-africaines. La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples chinois et africains des résultats et bénéfices concrets et tangibles.

La Chine et l’Afrique ont une longue tradition d’entraide et de solidarité, et la Chine est prête à faire des efforts plus importants en faveur de la réduction de la pauvreté, du développement, de la création d’emploi et de l’augmentation des revenus en Afrique, ainsi que d’une vie meilleure des peuples africains.

Quatrièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la prospérité culturelle. Fiers de nos civilisations brillantes, nous sommes tous prêts à apporter une plus grande contribution à la diversité culturelle dans le monde. Nous avons à promouvoir les échanges, l’inspiration mutuelle et la coexistence harmonieuse entre nos civilisations qui contribueront durablement au renouveau de nos civilisations, au progrès de nos cultures et au rayonnement de nos arts et qui apporteront des enrichissements culturels à la coopération sino-africaine. Et nous devons accroître les échanges humains dans les domaines culturel, artistique, éducatif et sportif, de même qu’entre les think tanks, les médias, les femmes et les jeunes, afin de rapprocher encore davantage les peuples chinois et africains.

Cinquièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la sécurité commune. On ne connaît la valeur de la paix qu’après avoir vécu des adversités. La Chine préconise un nouveau concept de sécurité commune, globale, coopérative et durable, soutient fermement les pays africains, l’UA et les autres organisations régionales africaines dans leurs efforts visant à trouver des solutions africaines aux problèmes africains, et appuie la mise en oeuvre par l’Afrique de l’initiative « Faire taire les armes en Afrique » . Elle est prête à jouer un rôle constructif dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique et à soutenir le renforcement des capacités autonomes des pays africains en matière de maintien de la stabilité et de la paix.

Sixièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par l’harmonie entre l’homme et la nature. La Terre est le seul et unique foyer de l’humanité. La Chine entend oeuvrer main dans la main avec l’Afrique pour préconiser le mode de développement vert, faible en carbone, circulaire et durable et pour protéger ensemble nos montagnes verdoyantes et nos rivières limpides ainsi que tous les êtres vivants de notre planète. La Chine est prête à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique dans la protection de l’écologie et de l’environnement comme la lutte contre le changement climatique, l’utilisation des énergies propres, la prévention et le contrôle de la désertification et de l’érosion des sols et la protection de la flore et de la faune sauvages pour promouvoir la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature en Chine comme en Afrique.



Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Depuis le Sommet de Johannesburg de 2015, la Chine a mis en oeuvre sur tous les plans les « dix programmes de coopération » adoptés à Johannesburg.

Un grand nombre de projets d’infrastructures ferroviaires, routières, aéroportuaires et portuaires et de zones de coopération économique et commerciale ont été réalisés ou sont en cours de construction. Dans les domaines de la paix et de la sécurité, des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, de la réduction de la pauvreté, du bien-être social et des échanges entre les peuples, la coopération sino-africaine s’est développée en profondeur.
Les soutiens financiers de 60 milliards de dollars américains promis par la Chine ont été tous honorés ou programmés. Les « dix programmes de coopération » ont apporté des bénéfices importants aux peuples chinois et africains, montré les capacités d’innovation, de rassemblement et d’action de la coopération Chine-Afrique et fait accéder le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à une nouvelle hauteur.

Dans le but de construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide dans cette nouvelle ère, la Chine entend, sur la base des « dix programmes de coopération », travailler en étroite coopération avec l’Afrique pour mettre en oeuvre en priorité « huit initiatives majeures » dans les trois ans à venir et au-delà :

Premièrement, initiative pour la promotion industrielle . La Chine a décidé d’organiser sur son territoire une foire économique et commerciale Chine-Afrique. Elle encouragera les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique, construira et modernisera des zones de coopération économique et commerciale en Afrique. Elle accompagnera l’Afrique dans ses efforts visant à réaliser pour l’essentiel la sécurité alimentaire d’ici 2030, élaborera et mettra en oeuvre avec l’Afrique un programme d’action pour la coopération dans la modernisation agricole, mettra en oeuvre 50 projets d’assistance agricole, fournira des aides humanitaires alimentaires d’urgence d’un milliard de yuans RMB aux pays africains sinistrés, enverra 500 agronomes de haut niveau en Afrique, et formera pour l’Afrique des jeunes chercheurs agronomes éminents et des entrepreneurs agricoles pionniers. La Chine soutiendra la création d’une alliance de responsabilités sociales des entreprises chinoises en Afrique et continuera à renforcer sa coopération avec les pays africains en matière de transactions en monnaies locales et fera valoir le rôle du Fonds de développement Chine-Afrique, du Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production et du Prêt spécial pour le développement des PME africaines.

Deuxièmement, initiative pour l’interconnexion des infrastructures . La Chine a décidé de lancer avec l’UA l’élaboration d’un plan de coopération Chine-Afrique dans le domaine des infrastructures. Elle soutiendra la participation des entreprises chinoises à la construction d’infrastructures en Afrique sous diverses formes comme celle de l’investissement-construction-exploitation, et le renforcement en priorité de la coopération dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’informatique, des télécommunications et des ressources en eau transfrontalières, et exécutera avec l’Afrique des projets prioritaires d’interconnexion. Elle appuiera le développement du Marché unique du transport aérien africain et ouvrira des liaisons aériennes directes supplémentaires entre la Chine et l’Afrique. En outre, la Chine fournira des facilités à l’émission des obligations en Chine par des pays africains et leurs institutions financières, et, dans le respect des règles et des procédures multilatérales, elle soutiendra un meilleur recours des pays africains aux ressources comme celles de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, de la Nouvelle Banque de développement et du Fonds de la Route de la Soie.

Troisièmement, initiative pour la facilitation du commerce . La Chine a décidé d’importer plus de produits africains, notamment des produits hors ressources naturelles. Elle soutiendra la participation des pays africains à la Foire internationale des importations de Chine et exemptera les PMA africains des frais de participation. Elle continuera à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique sur la régulation des marchés et en matière de douane et réalisera 50 projets de facilitation du commerce pour l’Afrique. Elle organisera des rencontres régulières pour les produits de marques chinoises et africaines. Elle soutiendra le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine et continuera à mener des négociations sur le libre-échange avec les pays et régions africains qui en ont la volonté. Elle travaillera également à promouvoir la coopération sino-africaine sur l’e-commerce et à mettre en place des mécanismes de coopération en la matière.

Quatrièmement, initiative pour le développement vert . La Chine a décidé de réaliser 50 projets d’aide à l’Afrique dans les domaines du développement vert, de l’écologie et de la protection de l’environnement, pour renforcer notamment les échanges et la coopération en matière d’océan, de lutte contre le changement climatique, de prévention et de contrôle de la désertification et de protection de la flore et de la faune sauvages. Elle travaillera à faire avancer la construction du Centre de coopération environnementale Chine-Afrique en vue d’intensifier les échanges et les dialogues sur les politiques environnementales et de renforcer les études conjointes sur les questions environnementales. Elle mettra en oeuvre un programme d’envoyés verts Chine-Afrique dans le but de former pour l’Afrique des professionnels qualifiés dans les domaines tels que la gestion de la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’économie verte. Elle construira un centre de bambou Chine-Afrique pour accompagner les efforts africains visant à développer l’industrie du bambou et du rotin, et elle coopérera avec l’Afrique dans le domaine de la sensibilisation de la population à la protection de l’environnement.

Cinquièmement, initiative pour le renforcement des capacités . La Chine a décidé de renforcer l’échange d’expériences avec l’Afrique en matière de développement et de soutenir la coopération sur la planification du développement socio-économique. Elle créera en Afrique dix Ateliers Luban pour proposer des formations de compétences professionnelles aux jeunes africains, et soutiendra la création d’un centre de coopération Chine-Afrique sur l’innovation pour promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Elle mettra en oeuvre un programme qui consiste à former pour l’Afrique 1 000 personnes hautement compétentes, fournira à l’Afrique 50 000 bourses d’études gouvernementales et elle sera prête à accueillir 50 000 Africains dans des séminaires de formation et 2 000 jeunes africains dans le cadre des programmes d’échanges.

Sixièmement, initiative pour la santé. La Chine a décidé de renforcer 50 projets d’aide médico-sanitaire à l’Afrique et d’aider à construire en priorité des projets phares tels que le siège du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies et des Hôpitaux d’amitié Chine-Afrique. Elle développera les échanges et la coopération en matière d’informations sur la santé publique, réalisera des projets de coopération sino-africaine sur la lutte contre les maladies comme les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, la bilharziose, le VIH/Sida et le paludisme, formera pour l’Afrique plus de médecins spécialistes, poursuivra et améliorera l’envoi de missions médicales en Afrique. Elle mènera des opérations de consultations médicales ambulatoires comme l' »Action Lumière » pour la cataracte, l' »Action Bon Coeur » pour les maladies cardiaques et l' »Action Beau Sourire » pour les maladies dentaires, et mettra en oeuvre le Programme « Santé Femme-Enfant » destiné aux groupes vulnérables.

Septièmement, initiative pour les échanges humains et culturels. La Chine a décidé de créer un Institut d’études sur l’Afrique pour approfondir l’inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et africaines. Elle renforcera le Projet d’études conjointes et d’échanges sino-africain, réalisera 50 projets culturels, sportifs et touristiques, soutiendra l’adhésion des pays africains aux ligues internationales « Route de la Soie » des théâtres, des musées et des festivals artistiques, et mettra en place un réseau de coopération des médias Chine-Afrique. Elle continuera à encourager l’ouverture réciproque de centres culturels entre la Chine et l’Afrique, soutiendra les efforts des établissements d’enseignement africains ayant rempli les conditions requises pour accueillir des Instituts Confucius et sera heureuse de voir davantage de pays africains figurant sur la liste des destinations agréées pour les touristes chinois voyageant en groupe.

Huitièmement, initiative pour la paix et la sécurité . La Chine a décidé de créer un fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité et de soutenir la coopération sino-africaine en matière de paix, de sécurité et de maintien de la paix et de la stabilité. Elle continuera à fournir des aides militaires sans contrepartie à l’UA, et soutiendra les efforts déployés par les pays du Sahel, du Golfe d’Aden, du Golfe de Guinée et d’autres régions africaines dans la préservation de la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Elle créera un forum Chine-Afrique sur la paix et la sécurité qui pourra servir de plateforme au renforcement des échanges sino-africains en matière de paix et de sécurité, et elle travaillera à mettre en oeuvre 50 projets d’aide en matière de sécurité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et dans les domaines du maintien de l’ordre public, des opérations de maintien de la paix de l’ONU et de la lutte contre la piraterie et le terrorisme.

Pour favoriser la bonne mise en oeuvre de ces huit initiatives, la Chine est prête à fournir un soutien de 60 milliards de dollars américains à l’Afrique sous diverses formes comme des aides gouvernementales, investissements et financements par des entreprises et institutions financières. Cela comprend 15 milliards de dollars au total d’aides sans contrepartie, de prêts sans intérêt et de crédits préférentiels, une ligne de crédit de 20 milliards de dollars, le soutien à la création d’un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour le financement du développement et d’un fonds spécial de 5 milliards de dollars pour le financement des importations en provenance de l’Afrique, et l’encouragement des entreprises chinoises à investir au moins 10 milliards de dollars en Afrique dans les trois ans à venir. Dans le même temps, la Chine annulera, en faveur des PMA, des pays pauvres très endettés (PPTE), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PIED) de l’Afrique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, leurs dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2018.



Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

La jeunesse représente l’avenir des relations Chine-Afrique. Dans les huit initiatives que je viens d’annoncer, beaucoup de mesures ont été conçues dans l’intérêt des jeunes, pour les former et les soutenir, et pour créer plus d’emplois et de possibilités d’épanouissement personnel pour eux. En octobre dernier, dans une lettre de réponse que j’ai écrite aux étudiants étrangers de l’Institut de la coopération Sud-Sud et du développement, dont la grande majorité venaient d’Afrique, je les ai encouragés à faire valoir et à approfondir sans cesse leurs connaissances et à acquérir des compétences solides pour être à la hauteur des responsabilités qui les attendent et inscrire de nouveaux chapitres dans les annales de la coopération Chine-Afrique et de la coopération Sud-Sud.

« Quand le soleil se lève, les grandes voies s’éclairent. » J’ai la conviction que tant que les jeunes générations prendront le relais de l’amitié sino-africaine, la communauté de destin Chine-Afrique affichera plus de vitalité, le rêve chinois du grand renouveau de la nation et le rêve africain de l’unité et du redressement deviendront réalité !

Je vous remercie.
Grecfrites
   Posté le 24-10-2018 à 16:53:01   

Peut on vraiment parler de coopération sino-africaine ?
On sait bien que la Chine est présent en Afrique, premièrement avec une base militaire à Djibouti mais surtout pas de nombreux investissements dans le génie civile dans divers États africains. Le soucis étant que dans de nombreux chantiers, (Hôpitaux, écoles, autoroutes, salles de représentations), la Chine importe des travailleurs chinois, cela favorisant le chômage dans ces pays africains et donc les renoue avec une dépendance étrangère.
Alors certes, il n'y a pas d'influences, culturelles, religieuses, il n'y a pas non plus d'administration politique comme il y a eu avec les processus coloniaux européens. Mais il y a quand même une certaine ingérence et une main mise chinoise en Afrique (voir Zimbabwe et Mugabe).
On est d'accord aussi que ça s'inscrit dans une lutte face à une volonté occidentale de renforcer son hégémonie.
Xuan
   Posté le 01-11-2018 à 23:30:38   

L'ingérence consiste à se mêler de la politique intérieure d'un pays pour l'infléchir.

Or les puissances occidentales ont fait ce reproche à la Chine de "commercer avec les dictateurs", et ont défendu à l'inverse le concept d' ingérence humanitaire avec le résultat qu'on connaît : subversion, soutien au terrorisme et intervention militaire.

Le point de vue de la Chine est que le développement des infrastructures en Afrique aidera le développement autonome.
D'autre part elle dispense aussi une formation technique.


Edité le 01-11-2018 à 23:32:21 par Xuan


Grecfrites
   Posté le 06-11-2018 à 10:14:50   

Xuan a écrit :

L'ingérence consiste à se mêler de la politique intérieure d'un pays pour l'infléchir.

Or les puissances occidentales ont fait ce reproche à la Chine de "commercer avec les dictateurs", et ont défendu à l'inverse le concept d' ingérence humanitaire avec le résultat qu'on connaît : subversion, soutien au terrorisme et intervention militaire.

Le point de vue de la Chine est que le développement des infrastructures en Afrique aidera le développement autonome.
D'autre part elle dispense aussi une formation technique.


Ça me parait intéressant, j'aimerais y croire, en revanche je parle bien d'ingérence en ce qui concerne le renversement de Robert Mugabe.
Ce que je crains, c'est que l'Afrique devienne le pré-carré de la Chine dans une sorte de mutation de l'impérialisme, après avoir retenu les erreurs des occidentaux sur le continent.
Xuan
   Posté le 07-11-2018 à 20:48:12   

La notion de "mutation de l'impérialisme" me semble inappropriée.
L'impérialisme peut changer de visage mais sur le fond ses objectifs sont inchangés et aboutissent à la violence armée parce que les contradictions ne peuvent être résolues pacifiquement.

Ainsi la guerre coloniale est remplacée par l'occupation coloniale, puis par le néo-colonialisme, les contrats léonins et l'ingérence politique, puis par la subversion voire la destruction de toute la société comme en Libye, puis le soutien au terrorisme et la guerre civile, etc.
Les impérialistes ne mutent pas. Ils ont toujours la volonté de renverser le régime, de briser les états, ou les subvertir, en Chine, ou en Russie, ou en Iran, ou au Venezuela, ou au Brésil, etc.

Les occidentaux n'ont pas commis d'erreur, ce sont eux qui raisonnent ainsi et cherchent d'autres moyens d'obtenir les mêmes résultats. Mais les mêmes résultats impliquent tôt ou tard les mêmes méthodes, la violence militaire. Ils sont toujours allés au bout des besoins de l'impérialisme et ne peuvent pas échapper à cette nécessité.
Si la Chine devenait un pays impérialiste elle n'y échapperait pas non plus.
Xuan
   Posté le 07-11-2018 à 21:01:28   

Un article de Global Times sur l'endettement des pays africains
http://www.globaltimes.cn/content/1126344.shtml:

Meilleure répartition des financements pour dissiper les erreurs de lecture de l'engagement de la Chine en Afrique

Par Song Wei Source: Global Times Publié le 2018/11/7 22:33:40


Une meilleure combinaison de financement peut aider la coopération sino-africaine



Le gouvernement de la Sierra Leone a récemment annoncé l'annulation du projet de l'aéroport international de Mamamah financé par la Chine, en invoquant la construction "non économique". Certains médias occidentaux ont saisi cette occasion pour dénigrer la coopération sino-africaine en matière de développement, affirmant que l'incident survenu en Sierra Leone avait créé un précédent permettant à davantage de pays africains de réexaminer leur coopération avec la Chine.

Pourtant, les récits traditionnels occidentaux ne peuvent dissimuler la vérité, car ce n'est pas la première fois qu'un tel incident se produit dans le cadre d'une coopération entre la Chine et l'Afrique. Au contraire, cela ne fait que pointer vers un autre "complot ouvert" dans le système de gouvernance mondiale dirigé par les Occidentaux.

Selon la Sierra Leone, la Banque mondiale et le FMI ont averti que le projet augmenterait le fardeau de sa dette. Au lieu de construire l'aéroport de Mamamah, le pays africain a choisi de rénover son aéroport actuel situé près de Freetown. Comme les passagers doivent utiliser des bateaux ou des hélicoptères pour utiliser l'aéroport depuis la ville, le gouvernement envisage de construire un pont reliant l'aéroport au centre-ville.

De toute évidence, elle était réticente à annuler le projet d'aéroport, mais devait le faire pour se conformer aux exigences fondées sur les évaluations de la dette de la Banque mondiale et du FMI.

Le FMI et la Banque mondiale ont conjointement défini des "clauses de défaut croisé" pour contraindre les pays bénéficiaires. Lorsqu'un pays membre demande un prêt auprès du FMI, celui-ci demande à l'emprunteur éventuel de solliciter un prêt auprès de la Banque mondiale en même temps. Il doit également respecter les conditions de prêt définies par la Banque mondiale dans l'accord de prêt. Parmi ces "clauses de défaut croisé", la "ligne d'alerte de la dette extérieure" est un indicateur important.

En raison de la crise financière mondiale et des mesures anti-mondialisation, la capacité et la volonté politique des pays développés de fournir de l'aide ont diminué, faisant du FMI et de la BM des sources de financement extérieur importantes pour les pays africains. Ainsi, le FMI et la Banque mondiale continuent d'utiliser la "ligne d'alerte de la dette extérieure" pour faire pression sur les pays bénéficiaires africains.

La Chine ressent aussi la pression. La Banque mondiale et le FMI ont directement critiqué les prêts de la Chine à l’Afrique qui, selon elle, entraîneraient l’Afrique dans une crise de la dette. Avec l'expansion continue des prêts concessionnels accordés par la Chine à l'Afrique, les pays de ce continent ont successivement exprimé leurs préoccupations. Par exemple, selon un responsable des finances zambien, la Zambie craint d’accepter de futurs prêts concessionnels à la Chine, car la Banque mondiale et le FMI ont informé le pays que le plafond de sa dette avait été atteint et que, s’ils continuaient à emprunter, ils risquaient des pénalités.

Apparemment, l’Occident a utilisé sa position dominante dans la gouvernance mondiale pour établir les règles, et il a limité les règles des pays en développement et des pays donateurs émergents. Pour supprimer les pays donateurs émergents, l’Occident a choisi de sacrifier le développement des pays en développement, de les menacer avec la "ligne d’alerte concernant la dette extérieure" et de placer les pays donateurs émergents dans une situation de risque moral.

La Sierra Leone étant l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, la Sierra Leone n’a aucun pouvoir de négociation avec l’Occident et doit céder aux pressions internationales pour ralentir son processus de développement interconnecté.

En plus de reconnaître la nature du cas de la Sierra Leone, la Chine devrait continuer à améliorer son modèle de gestion de l'aide au développement.

L'analyse et l'évaluation des risques d'un pays d'accueil impliquent des facteurs tels que la politique intérieure, les relations diplomatiques et l'économie, et ces décisions ne peuvent être simplement prises sur la base des demandes de prêt des entreprises chinoises. Par conséquent, le gouvernement hôte, l'ambassade de Chine et les banques politiques devraient se coordonner pour mener des évaluations exhaustives.

La Chine a toujours dit moins et fait plus, ce qui a entraîné des malentendus chez les habitants des pays bénéficiaires. La Chine devrait renforcer la communication et la consultation avec les parties, les ONG et les membres de la communauté dans les pays hôtes, afin d'améliorer la reconnaissance des projets et d'éviter les suspensions de projets causées par des changements de pouvoir.

La Chine pourrait accroître les investissements directs en Afrique et améliorer la capacité de profit des pays africains grâce à des retombées techniques. La Chine peut promouvoir un financement mixte en mettant en œuvre des modèles tels que "l'aide gratuite plus les prêts concessionnels" et les "prêts sans intérêt plus les prêts concessionnels" afin de réduire les contraintes de remboursement des pays bénéficiaires.

L'auteur est chercheur associé à l'Académie chinoise de commerce international et de coopération économique. bizopinion@globaltimes.com.cn
Xuan
   Posté le 07-11-2018 à 21:08:44   

Egalement : http://www.globaltimes.cn/content/1126294.shtml

Les projets soutenus par la Chine répondent aux demandes de l'Afrique

Par Zhao Pei Source: Global Times Publié le: 2018/11/7 19:33:40


Avec le développement de l’ initiative Belt and Road et l’intensification de la coopération entre la Chine et l’Afrique, les projets d’infrastructure planifiés par les deux parties se sont multipliés sur le continent africain.

Cet été, j'ai passé plus d'un mois à effectuer des recherches à Djibouti, en Ouganda et au Zimbabwe, en observant les projets de construction d'infrastructures ainsi que leurs effets économiques et sociaux. J’ai constaté qu’un grand nombre de projets tels que le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti, la centrale hydroélectrique de Karuma en Ouganda, l’expansion et la modernisation en cours de l’aéroport international d’Entebbe et le projet d’agrandissement de l’hydroélectricité de Kariba Sud avaient été achevés et avaient déjà commencé près de la phase d'achèvement.

Ils sont très appréciés et généralement bien accueillis dans ces pays. Cependant, dans le même temps, la charge de certains projets est inférieure à la norme pour laquelle ils avaient été conçus et les revenus qui en découlent n’ont pas encore été optimisés. Par exemple, le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti a commencé ses activités commerciales le 1er janvier 2018. Jusqu'à présent, la quantité de marchandises et de passagers transportés sur le chemin de fer n'a pas atteint le niveau souhaité.

Certains médias occidentaux en ont déjà fait un gros problème, faisant fi du bon sens: lors de la conception de grands projets de construction d’infrastructures, il est nécessaire de penser au futur. Lors de la construction des infrastructures actuelles, il convient de prendre en compte les demandes du public dans les décennies à venir ou dans les cent prochaines années. Par exemple, une fois qu'un grand chemin de fer est construit, il sera extrêmement difficile de l'élargir ou d'augmenter sa capacité de charge.

Ces dernières années, les précédentes guerres et conflits internes en Afrique ont été efficacement maîtrisés. Les pays africains ont généralement atteint la stabilité politique et une croissance économique rapide. "Le continent a enregistré une croissance annuelle moyenne de 5,4% de son PIB réel entre 2000 et 2010", indique un rapport publié en 2016 par le Forum économique mondial, ajoutant que la croissance a ralenti pour s'établir à 3,3% entre 2010 et 2015 en raison de la morosité de l'économie mondiale. Mais 3,3% est toujours supérieur à la croissance moyenne du PIB mondial. Les gouvernements africains se sont concentrés sur le développement et c'est pourquoi le continent devient plus prospère.

On peut s’attendre à ce que, dans le futur, la demande des pays africains en matière de services d’infrastructure augmente fortement. Les projets, y compris les centrales hydroélectriques, les chemins de fer et les autoroutes, dans lesquels la Chine investit et construit, répondent non seulement à la demande actuelle de l'Afrique, mais répondent également à la demande du continent à moyen et long terme. Cela étant dit, les accusations des médias occidentaux - les projets d'infrastructure de la Chine en Afrique dépassent ses besoins, la Chine alourdit le fardeau de la dette des pays africains - sont ridicules.

Plus tôt cette année, l’ancien secrétaire d’État américain Rex Tillerson a mis en garde les pays africains de ne pas perdre leur souveraineté lorsqu’ils acceptent des prêts de la Chine. Pourtant, au XIXe siècle, l’Europe a déjà prêté d’énormes sommes d’argent aux États-Unis pour l’aider à construire son réseau ferroviaire. Pourquoi aucun Américain n'a-t-il craint de perdre sa souveraineté? En 1994, lorsque le premier train Eurostar a commencé son voyage, il a été critiqué pour ses tarifs élevés et son faible nombre de passagers. Mais maintenant, il est devenu une voie de communication reliant le Royaume-Uni et l'Europe continentale.

Bien sûr, la situation financière de certains pays africains n’est pas bonne avec une dette extérieure importante. Il est donc nécessaire de bien examiner le fardeau de leur dette. Pour cette raison, lors du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine de cette année, la Chine a annoncé une augmentation des prêts sans intérêt et des prêts concessionnels au continent. Parallèlement, Beijing a également mis en place un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour le financement du développement et un fonds spécial de 5 milliards de dollars pour le financement des importations en provenance d'Afrique, afin d'aider les pays africains à optimiser leur structure économique et financière grâce à un financement plus flexible.

Des projets d'infrastructure conjoints Chine-Afrique ont été mis en place. Ils répondent non seulement à la demande d'électricité, d'énergie, de transport, d'information et de communication du continent, mais deviennent également le moteur du développement local.

L'auteur est rédacteur en chef de l'International Review à l'école des relations internationales et des affaires publiques de l'Université des études internationales de Shanghai. opinion@globaltimes.com.cn
DUROC
   Posté le 08-11-2018 à 14:50:42   

"Les demandes de l'Afrique" ? C'est quoi, c'est qui, c'est quels régimes? c'est quelles classes, "l'Afrique" ?
Quelles classes, en Chine comme en Afrique, ont-elles intérêt à cette "coopération sino africaine" ?
La "communauté de destin" est un bel emballage idéaliste. Mais sous l'apparence, il faut toujours distinguer l'essence. En Afrique, l'Etat chinois développe les intérêts économiques et stratégiques des monopoles chinois. Qu'il le fasse avec des sourires et en distribuant des bonbons aux bourgeoisies compradores africaines, cela ne change rien à ses objectifs.
Telle est ma conviction fondée sur les réalités de l'Histoire.

duroc
Xuan
   Posté le 09-11-2018 à 21:20:43   

Les pays africains sont dirigés par des classes bourgeoises, mais ni l'électrification ni la pose des rails n'ont une essence de classe. L'intérêt des peuples d'Afrique est à la fois de sortir du sous-développement, combattre l'impérialisme établir des systèmes socialistes.

Mais la RPC ne s'ingère pas dans les affaires intérieures des pays étrangers. Ce qu'elle peut apporter c'est l'électrification et la pose des rails sans subvertir les états quels qu'ils soient.
DUROC
   Posté le 10-11-2018 à 09:14:35   

"L'électrification et la pose des rails" ont un caractère de classe dès lors qu'elles sont destinées au pillage des ressources naturelles. Elles sont au service de la bourgeoisie monopoliste chinoise et des bourgeoisies compradores locales africaines.

duroc
DUROC
   Posté le 12-11-2018 à 14:25:18   

le troll marquetalia s'est précipité pour mettre mon dernier mail en retrait.

duroc
marquetalia
   Posté le 12-11-2018 à 16:22:15   

C est quoi ces conneries ?
Grecfrites
   Posté le 13-11-2018 à 11:05:14   

Ici c'est un sujet sur la "coopération sino-africaine" y'a pas d'Albanie ni d'YPG. Arrête de tout mélanger.
Xuan, quand je parle de mutation de l'impérialisme, c'est une erreur sémantique, je veux parler de la forme et pas du fond.
C'est ce qui me sert d'expression pour expliquer que la Chine a retenu les erreurs de la colonisation européenne en Afrique et qu'elle n'emploie pas les mêmes méthodes, au niveau culturel ou administratif.
Xuan
   Posté le 13-11-2018 à 13:43:53   

marquetalia, enlève tes commentaires hors sujet s'il-te-plaît.

Sur l'électrification et les rails, il me paraît qu'aucun développement économique ne peut exister sans eux.
La Chine propose ici les mêmes investissements qu'elle a réalisés chez elle, mais ce n'est pas elle qui impose des choix.
DUROC
   Posté le 14-11-2018 à 19:00:15   

La" théorie des forces productives", ça ne te rappelle rien , Xuan ? Cette "thèorie" n'a aucune valeur en soi liée aux intérêts de la classe ouvrière. En revanche, elle correspond au intérêts de la bourgeoisie quand elle se développe au profit des détenteurs de capital.
Xuan
   Posté le 14-11-2018 à 23:01:48   

La « théorie des forces productives » dit que la révolution et la transformation des rapports de production, une fois réalisés, libèrent les forces productives. Et ceci ne vaut pas seulement pour la révolution prolétarienne mais pour toutes les révolutions.

En Afrique et dans les pays émergents la révolution antiféodale et anti impérialiste libère aussi les forces productives. Le point de vue de la Chine est que les bourgeoisies nationales et les capitalistes nationaux peuvent, dans la mesure de leur opposition à l’impérialisme et aux rapports de production pré capitalistes, permettre la libération des forces productives.

Ce n’est pas une entrave à la révolution prolétarienne dans ces pays. Il tombe sous le sens que l’industrialisation et le développement d’un prolétariat industriel en est même une condition indispensable.
Après ça affirmer que la révolution prolétarienne pourrait prendre le dessus dès à présent dans tel ou tel pays implique une connaissance des réalités locales que je n'ai pas évidemment.
Grecfrites
   Posté le 01-01-2019 à 17:26:13   

https://www.courrierinternational.com/article/kenya-pour-se-rembourser-la-chine-pourrait-semparer-du-port-de-mombasa

"Incapable de payer ses dettes, le gouvernement kenyan sera peut-être contraint de céder la gestion de son principal port à son créditeur chinois. Le Kenya ne serait pas le premier pays à faire les frais de la “générosité” de Pékin. "
Xuan
   Posté le 01-01-2019 à 18:10:45   

Ici "La Chine pourrait" permet d'insinuer une affirmation sans trop se mouiller quand elle s'avère mensongère ensuite.
Le sujet date au moins de 2014.
http://www.rfi.fr/afrique/20140510-chine-kenyatta-tgv-train-polemique-le-projet-ligne-nairobi-mombasa-va-bon-train
La gestion du port de Mombasa avait déjà aussi l'objet d'une polémique l'an dernier http://afrique.latribune.fr/afrique-de-l-est/kenya/2017-03-29/l-emirati-dp-world-decroche-la-gestion-du-port-de-mombasa-sous-fond-de-polemique.html

Il existe aussi une campagne de propagande menée par les USA et les pays impérialistes pour accuser la Chine de plonger les pays africains dans des dettes insurmontables. Ce genre d' info n'est donc pas neutre a priori et ressort chaque fois que la Chine écarte les pays occidentaux de leur chasse gardée.
Mais on pourrait aussi se demander pourquoi ils se font écarter.

France info n'est pas en reste en 2017 dans cet article :
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/kenya/la-chine-tisse-son-reseau-ferroviaire-en-afrique-de-lest_3057631.html
Où le site cherche à démontrer que ces investissements visent la mainmise de la Chine sur l'Afrique.

Mais on y lit aussi que :

"Jusqu’à ce jour, seule une vieille ligne délabrée héritée de la colonisation britannique reliait en 10h Nairobi à Mombasa. La vieille ligne de la Kenyan Railway, construite par les ingénieurs anglais et les ouvriers indiens il y a plus d’un siècle, n'avait jamais été modernisée. Elle transportait encore quelques touristes dans ses wagons délabrés, mais au charme désuet comme son wagon restaurant belle époque."...
"La nouvelle ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa permettra de transporter passagers et marchandises entre les deux principales villes du Kenya. Le nouveau trajet en train durera 5h pour le transport passagers et 8h pour les marchandises. Une alternative possible au long voyage en camion de deux jours sur une des routes les plus dangereuses du pays.

La ville de Nairobi est née avec la compagnie de chemin de fer Kenya Uganda Railway qui y installe le siège de la compagnie. En 1900, ce n’est encore qu'un poste avancée perdu dans les marais.

Un siècle plus tard, Nairobi est une ville de près de 4 millions d’habitants, la capitale de la première économie d'Afrique de l'Est et un des centres économique et névralgique de la région.

Cette nouvelle ligne de chemin de fer vient s’ajouter à la ligne Addis-Abeba-Djibouti inaugurée le 5 octobre 2016. Longue de 756 km, elle permet de relier le port de Djibouti à la capitale éthiopienne pour couvrir l’ensemble de la Corne de l’Afrique."


Pourquoi les impérialistes n'ont-ils jamais créé de telles infrastructures sinon parce que dans tous les pays colonisés (dont la Chine), elles ont toujours étouffé le développement des industries locales, du capitalisme et de la bourgeoisie nationale.

Les investissements chinois diffèrent sur le fond des investissements impérialistes. Ils sont de type productif et ont pour objet le développement des infrastructures, notamment des transports, permettant à l'économie de décoller et de rembourser les dettes contractées.
Il est classique que le développement des échanges et le désenclavement sont à la base du développement des forces productives, y compris à travers la destruction des rapports de production féodaux.

Il sera intéressant de suivre ce décollage et de vérifier si l'endettement abusif et l'asservissement sont une réalité ou de l'intox pure et simple.

Xinhua remet en ligne aujourd'hui un article du 24 décembre :


La Chine et le Kenya jouissent d'une bonne coopération


French.xinhuanet.com
BEIJING, 24 décembre (Xinhua) -- Une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi que la coopération sur plusieurs projets entre la Chine et le Kenya, dont le projet de chemin de fer Standard Gauge Railway (SGR) reliant Nairobi à Mombasa, se déroulait sans à coups.

La porte-parole Hua Chunying a fait ces remarques lors d'une conférence de presse, en réponse à des commentaires selon lesquels le Kenya aurait utilisé le port de Mombasa comme garantie pour obtenir un accord de paiement du SGR avec des institutions financières chinoises.

Selon les institutions financières concernées, ces commentaires sont faux, a noté Mme Hua. "Les autorités kenyanes ont déjà apporté des clarifications" .

"Les entreprises et les institutions financières chinoises mènent une coopération avec les pays africains, dont le Kenya, après avoir mené conjointement une étude de faisabilité des projets pour décider de l'échelle des travaux et du financement, afin d'éviter strictement les risques de dette et l'imposition d'un fardeau financier pour la partie africaine" , a ajouté Mme Hua.


Edité le 01-01-2019 à 18:32:53 par Xuan


Xuan
   Posté le 01-01-2019 à 18:37:55   

Pour illustrer la caractère systématique de cette campagne, un article de Global Times http://www.globaltimes.cn/content/1134198.shtml:

L'ambassade de Chine réfute des informations trompeuses selon lesquelles le Pakistan doit 40 milliards de dollars à la Chine


Source: Global Times Publié le 2019/1/1 16:53:40


L'ambassade de Chine au Pakistan a réfuté les informations trompeuses des médias selon lesquelles le Pakistan devra verser 40 milliards de dollars à la Chine au cours des 20 prochaines années, affirmant qu'Islamabad ne devrait verser que 6,017 milliards de dollars à Beijing pour des projets pertinents dans le cadre du corridor économique Chine-Pakistan.

L’ambassade a souligné que 22 projets relevant du programme CPEC avaient été achevés ou étaient en cours de réalisation avec un investissement brut de 18,9 milliards de dollars.

Le journal pakistanais The Express Tribune a annoncé la semaine dernière que le Pakistan devra payer 40 milliards de dollars de dette et de dividendes à la Chine sur 20 ans pour des projets d’infrastructure et de développement dans le cadre du CPEC.

L'ambassade a contesté les informations fausses et trompeuses dans une déclaration publiée samedi, soulignant que le CPEC est un projet de coopération économique important entre les deux pays et que tous les projets sont basés sur le consensus et les lois pertinentes.

Selon la déclaration, la dette de 6,017 dollars comprend des emprunts concessionnels de 5,874 milliards de dollars que la Chine a offerts au Pakistan pour d'importants projets d'infrastructures de transport, à un taux d'intérêt composite d'environ 2% sur des prêts de 20 à 25 ans. La Chine a également accordé des prêts sans intérêt de 143 millions de dollars pour la construction de la voie express East Bay à Gwadar et une aide gratuite pour certains projets de subsistance.

Les entreprises chinoises ont investi 12,8 milliards de dollars dans des projets énergétiques au Pakistan, y compris 9,8 milliards de dollars de banques commerciales à un taux d'intérêt d'environ 5%. Ce sont des activités purement commerciales entre entreprises et n'impliquent pas le gouvernement pakistanais, a indiqué le communiqué de l'ambassade.

Selon le communiqué, la 8ème réunion du Comité de coopération du CPEC s'est tenue avec succès à Pékin le 20 décembre. La Chine et le Pakistan ont signé un mémorandum d'accord lors de la réunion sur la coopération industrielle et sont convenus de promouvoir conjointement la construction de zones économiques spéciales.

Le CPEC est un couloir reliant le pakistanais Karachi au nord-ouest de Peshawar et traversant les provinces peuplées du Pendjab et du Sindh, qui met l’accent sur l’énergie, les transports, la coopération industrielle et la construction du port de Gwadar, et cherche à élargir la coopération entre la Chine et le Pakistan, a annoncé la Xinhua News Agency.

Global Times
Xuan
   Posté le 01-01-2019 à 18:43:08   

Xinhua publie aussi aujourd'hui un article un peu détaillé sur la coopération sino-sénégalaise :


La coopération sino-sénégalaise a fait un bond qualitatif en 2018



DAKAR, 1er janvier (Xinhua) -- La coopération entre la Chine et le Sénégal a fait un bond qualitatif en 2018, surtout avec la visite historique à Dakar en juillet dernier du président chinois Xi Jinping, constatent les observateurs.

Treize ans après le rétablissement des relations diplomatiques entre Beijing et Dakar, les relations bilatérales ont été portées à un nouveau palier en 2018.

Sur le plan diplomatique, le président sénégalais Macky Salla a qualifié de "succès historique" la visite d'Etat effectuée par le président Xi dans son pays. Il a salué à cette occasion les "excellents résultats obtenus qui témoignent de la nouvelle dimension du partenariat stratégique global entre la République du Sénégal et la République populaire de Chine".

Au cours du séjour du président chinois au Sénégal, les deux pays ont signé dix accords de coopération portant sur plusieurs domaines économiques et techniques, dont la réhabilitation du barrage d'Affiniam en Casamance (sud), la construction d'infrastructures et la mise en valeur des ressources humaines.

Après la visite de M. Xi, le président sénégalais a participé en septembre à Beijing au sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), et le Sénégal accueillira la prochaine réunion ministérielle du forum en 2021.

Le gouvernement sénégalais a salué la décision de choisir le Sénégal comme pays hôte de cette rencontre qui va, selon lui, raffermir davantage la volonté conjointe de construire une communauté de destin encore plus solide entre la Chine et l'Afrique.

Dans le domaine des infrastructures, le président Sall a inauguré, durant l'année 2018, plusieurs édifices dont les travaux sont assurés par des entreprises chinoises, comme l'autoroute Thiès-Touba ou "Ila Touba", longue de 114 km, construite par l'entreprise China Road and Bridge Corporation (CRBC). Cette autoroute figure parmi "les plus grands projets" du Plan Sénégal émergent (PSE) proposé par le chef d'Etat sénégalais.

Lors d'un atelier sur le renforcement de la coopération dans le domaine des infrastructures entre le Sénégal et la Chine, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, Aubin Sagna, a qualifié "d'exemplaire" la coopération avec la Chine dans ce secteur.

M. Sagna a rappelé que le géant asiatique est le premier investisseur et deuxième partenaire économique du Sénégal et a annoncé que les deux pays travaillaient pour la réalisation de projets structurants dans le domaine des infrastructures, dont le second pont de Ziguinchor (sud) et l'autoroute Mbour-Fatick-Kaolack (100 km).

Sur le plan hydraulique, des dizaines de forages sont en cours dans plusieurs villages grâce à l'aide de la Chine, permettant ainsi à des milliers de Sénégalais d'accéder à l'eau potable.

Dans le domaine de la culture, l'année 2018 a été marquée par l'inauguration du Musée des civilisations noires (MCN), construit par la Chine dans la capitale sénégalaise. Après le Grand théâtre offert par la Chine, Dakar se dote d'une nouvelle infrastructure majeure et renoue avec sa vie culturelle bouillonnante.

Sur le plan sportif, la Chine a livré au Sénégal sa première arène nationale de lutte, sport très prisé au Sénégal, et a réhabilité une dizaine de stades régionaux.

L'autre fait marquant est l'annonce de la réhabilitation à partir de 2019 du plus grand stade du Sénégal, le stade Léopold Sédar Senghor construit dans les années 1980, grâce à la coopération chinoise. D'autres stades régionaux seront aussi réhabilités dans le cadre de ce programme.

Dans ce sillage, la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) a signé "un contrat de partenariat" avec StarTimes, une multinationale chinoise de médias basée à Beijing, en vue d'améliorer "la visibilité de ses matchs".

Quant à l'industrie, la coopération chinoise a permis au Sénégal de mettre en service la plate-forme industrielle internationale de Diamniadio. Le pays veut, à travers celle-ci, accélérer son processus d'industrialisation. Sept sociétés, dont une chinoise, y sont déjà implantées.

Avec ces nombreuses réalisations et les multiples visites de personnalités chinoises au Sénégal, la Chine se positionne comme un partenaire clé pour le Sénégal et l'année 2019 s'annonce sous de meilleurs auspices pour la coopération bilatérale.
Xuan
   Posté le 12-01-2019 à 20:18:15   

La vérité sur la présence chinoise à Djibouti


Par Yu Jincui Source: Global Times Publié le 2019/1/10 12:08:39
http://www.globaltimes.cn/content/1135256.shtml

Le 8 janvier marque le 40e anniversaire du début des relations diplomatiques entre la Chine et Djibouti. Avec la réforme et l'ouverture de la Chine au cours des quatre dernières décennies, le renforcement de l'engagement avec des pays africains comme Djibouti est un résultat naturel de l'intégration de Beijing dans le monde. Un examen plus attentif de la dynamique des relations sino-djiboutiennes permet de mieux comprendre comment la Chine a influencé le continent.

La coopération entre la Chine et Djibouti s’est bien déroulée au cours des 40 dernières années. À mesure que la confiance politique se renforce, les relations bilatérales ont été continuellement consolidées. Les deux pays ont convenu d'établir un partenariat stratégique pour renforcer la coopération globale en 2017, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans les relations Chine-Djibouti.

La nation de la Corne de l'Afrique a attiré l'attention des pays occidentaux avec la création d'une base de soutien par l'Armée de libération du peuple chinois (APL) dans ce pays. En le reliant à la prétendue ambition chinoise d'expansion de l'influence militaire à l'étranger, ils décrivent la base comme un avant-poste militaire permettant à la Chine de se battre pour une influence dans l'océan Indien. Mais plus d'un an après sa création, il a été prouvé que la base était principalement utilisée pour fournir des fournitures logistiques aux groupes de travail d'escortes chinois dans le golfe d'Aden.

Compte tenu de l'importance stratégique de Djibouti, ce petit pays abrite également des bases militaires occidentales telles que les États-Unis et la France. Cependant, le loyer offert par l’hébergement de ces bases n’a pas permis à la population de Djibouti de mener une vie agréable. Les pays occidentaux l’ont envisagé plus pour concrétiser leurs plans militaires que pour son potentiel de développement.

La Chine a adopté une approche différente. Dans le récit occidental dominant, la Chine étend son empreinte sur le continent africain pour ses ressources abondantes et son potentiel de marché pour les produits fabriqués en Chine. Mais ce qui s'est passé à Djibouti, un pays avec peu de ressources naturelles, raconte une histoire différente. Les investissements et l'assistance de la Chine ont apporté de grands changements au pays sous-développé. La croissance économique a dépassé les 5% ces dernières années et a atteint environ 6,8% en 2017. Selon un rapport du FMI, les investissements dans les projets d'infrastructure ayant débuté en 2015 ont en grande partie été financés par des prêts d'institutions financières chinoises. un moteur majeur de la croissance. La Zone de libre-échange international de Djibouti, une entreprise chinoise de 4 800 hectares et d'une valeur de 3,5 milliards de dollars, a ouvert sa première phase en juillet. À l'achèvement,

La Vision 2035 définit clairement l'ampleur des ambitions de la nation de la Corne de l'Afrique. Djibouti souhaite se transformer en une économie à revenu intermédiaire et en une plaque tournante régionale du transport et de la logistique ressemblant à Singapour ou à Dubaï. Cela correspond à la stratégie de la Chine d'accroître les investissements en Afrique et sur la route Ceinture et route. Djibouti est situé le long de la route de la soie maritime du 21ème siècle en Chine . De nombreux responsables djiboutiens ont déclaré que l'initiative «Belt and Road» était la meilleure opportunité pour les deux pays d'approfondir leur coopération afin de contribuer à la réalisation du rêve de développement du pays africain.

Les investissements et l'assistance de la Chine à Djibouti sont basés sur les besoins de développement locaux. Le modèle chinois a apporté des avantages concrets à Djibouti et à d’autres pays africains. Les idées et les approches de la Chine à ce jour se sont révélées acceptables et sont de plus en plus bien accueillies par les Africains. Les réalisations de la Chine au cours de 40 années de réformes et d’ouverture ont redonné espoir aux pays africains qui aspirent au développement. La Chine devrait et va agir plus activement pour aider le développement de l'Afrique. L'influence de la Chine sur le continent va inévitablement s'étendre, mais elle est le résultat d'un renforcement de la coopération économique et de la confiance politique. L'engagement Chine-Afrique est gagnant-gagnant
pzorba75
   Posté le 13-01-2019 à 06:04:20   

On va bientôt pouvoir dire que Djibouti est le prochain Hong Kong africain, îlot de prospérité pour entreprises milliardaires. La base militaire française va faire "petit bras" dans le combat inter impérialiste qui va s'y jouer, au grand dam de Macron le petit et de Le Drian.
Xuan
   Posté le 13-04-2019 à 15:28:34   

Le PAM envoie de l'aide alimentaire chinoise à des pays africains



http://french.xinhuanet.com/2019-04/13/c_137973949.htm

SHANGHAI, 13 avril (Xinhua) -- Des bateaux transportant des milliers de tonnes de riz sont partis vendredi du port de Huangpu de Shanghai pour la Somalie, la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud afin d'aider ces derniers à faire face à la crise liée à la sécurité alimentaire.
Le Bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) en Chine a organisé une cérémonie de départ pour marquer l'aide alimentaire qu'apporte la Chine aux pays africains.
Cet envoi s'effectue dans le cadre de l'aide alimentaire chinoise qui couvre également la République du Congo et le Lesotho. Ces cinq pays sont confrontés à une série de problèmes qui pourraient toucher la sécurité alimentaire, dont des conflits armés, des catastrophes liées au climat et des économies au ralenti. L'aide chinoise ira principalement aux personnes déplacées et réfugiées, dont nombreux sont des femmes et des enfants.
"Le soutien chinois nous permet d'élargir l'étendue de notre travail et de couvrir davantage de personnes ayant un besoin urgent d'aide alimentaire" , a indiqué Qu Sixi, représentant du Bureau du PAM en Chine, lors de la cérémonie. "Nous espérons renforcer davantage notre partenariat avec la Chine et faire des efforts conjoints pour éradiquer la faim" .
Said Jama Mire, chargé d'affaires de l'Ambassade de Somalie en Chine, a également exprimé sa gratitude.
"Nous sommes très reconnaissants pour le soutien chinois concernant ce don alimentaire à la Somalie et à d'autres frères africains" , a-t-il fait remarquer. "Je voudrais également remercier le Programme alimentaire mondial pour leur soutien important au peuple somalien" .
L'aide chinoise a permis au PAM d'acheter plus de 8.700 tonnes de riz en Chine et d'autres aliments à l'échelle nationale, qui bénéficieront à environ 300.000 personnes vulnérables en Somalie, au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo.
Xuan
   Posté le 14-04-2019 à 15:13:06   

Pourquoi la ceinture et la route est tout sauf un piège de la dette


Source: Xinhua Publié le 2019/4/14 10:55:38

http://www.globaltimes.cn/content/1145802.shtml

Les passagers quittent un train après être arrivés à la gare de chemin de fer Tanzanie-Zambie de Dar Es Salaam à Dar Es Salaam, capitale de la Tanzanie, le 14 février 2019. (Photo: Xinhua)


La photo aérienne prise le 2 juin 2018 montre un train circulant sur le chemin de fer Mombasa-Nairobi Standard financé par la Chine au Kenya. (Photo: Xinhua)


Près de six ans après que le président chinois Xi Jinping a proposé l’ Initiative de ceinture et de route (BRI), la grande vision de promouvoir le développement commun par une meilleure connectivité entre les pays et les régions s’est transformée en une solution pour accélérer la coopération mondiale en vue d’une plus grande prospérité.

Ceci est démontré par le fait que 125 pays et 29 organisations internationales ont jusqu'à présent signé des accords de coopération avec la Chine pour la construction conjointe de Belt et Road, selon des données publiées en mars sur le portail Web officiel chinois Belt and Road.

Mais alors que l’enthousiasme et la confiance globaux en la BRI se développent, certains bruits s’ensuivent, souvent avec la mauvaise intention de décourager son adoption à grande échelle et d’envoyer des messages trompeurs aux pays qui souhaitent bénéficier de la participation à la BRI. L'un de ces messages affirme que la BRI pousse certains pays dans un "piège de la dette".

Des bruits infondés

La situation sur le terrain a cependant montré que ces bruits sont mal fondés.

Les chercheurs, les économistes et les décideurs politiques en Afrique, une région qui a été avertie de se méfier d'un prétendu "piège de la dette" pour sa participation à la BRI, considèrent ces affirmations comme de simples spéculations négatives visant à saper l'initiative, affirmant que ces affirmations ne devrait pas être pris au sérieux.

Premièrement, les pays en développement aspirent apparemment à améliorer leur infrastructure délabrée et le BRI répond bien à ces besoins.
Profitant du transport, le professeur Damian Gabagambi, directeur général de la Société tanzanienne de développement, a déclaré que la BRI était hautement stratégique, car les réseaux de transport d'un pays sont comme des vaisseaux sanguins dans un corps humain.
"Si les vaisseaux sanguins sont obstrués, tout le corps se paralyserait. De même, sans réseau de transport efficace, l'économie paralyserait" , a-t-il déclaré.
"Le développement du réseau de transport contribue à réduire les coûts de distribution des biens et des services entre les régions et à augmenter la productivité grâce à la disponibilité de l'accès à un ensemble diversifié de ressources" , a-t-il déclaré.
En Éthiopie, un nouveau terminal construit et financé par la Chine à son aéroport principal a été inauguré en janvier de cette année. Il a une capacité annuelle de servir environ 22 millions de passagers. Il a triplé la capacité de l'aéroport, contribuant ainsi aux efforts déployés par l'Éthiopie pour devenir une plaque tournante de l'aviation sur le continent africain.
Au Kenya, le chemin de fer Nairobi-Mombasa, construit et financé par la Chine, a transporté plus de 2,5 millions de passagers et près de 3,9 millions de tonnes de fret depuis son lancement en mai 2017. Dans son discours sur l'état de la nation du 4 avril, le président kényan, Uhuru Kenyatta, a salué Le grand projet, qui indique qu'il a été classé parmi les 13 plus belles excursions ferroviaires en 2019.
Les pays en développement en ont besoin, et si la Chine est disposée à apporter son soutien, cela devrait être une initiative bienvenue, a déclaré M. Gabagambi.
"Les accusations de certains pays occidentaux contre la Chine laissant certains pays tomber dans le piège de la dette en raison de leur coopération dans le cadre de l'Initiative Ceintures et routes sont une affaire de perception" , a-t-il ajouté.

Deuxièmement, le langage de la diplomatie du piège de la dette est hautement discutable. En fait, en Afrique, par exemple, ses dettes vis-à-vis de la Chine ne représentent qu’une petite partie de ce total et ce langage a probablement été inventé par certains pays occidentaux qui cherchent à limiter le rôle croissant de la Chine dans le monde.
Zitto Kabwe, un analyste économique en Tanzanie, a déclaré qu'entre 2000 et 2016, l'Afrique devait à la Chine 115 milliards de dollars, soit 2% seulement des prêts que l'Afrique devait à d'autres pays étrangers.
"Pourquoi le monde fait-il du bruit à la Chine avec une dette aussi minime?" il a dit.
"Il convient de rappeler que la Banque mondiale et d'autres pays occidentaux ont protesté contre la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie dans les années 1970 par la Chine. Certains ont prétendu que les Chinois envahissaient la Tanzanie, mais à ce jour, nous ne les voyons pas envahir Tanzanie " , a-t-il déclaré.
"Je crois que la Tanzanie et l'Afrique en général devraient définir leur coopération avec la Chine. Les pays occidentaux devraient cesser de dicter à l'Afrique la manière dont le continent devrait collaborer avec la Chine. Cela revient à insulter les pays africains et à perpétuer la mentalité coloniale" , a-t-il ajouté. m'a dit.
Gabagambi a déclaré qu'il est normal que les pays s'endettent parce que les pays empruntent pour financer différents projets de développement. "Heureusement, les pays africains ne figurent pas sur la liste des pays les plus endettés du monde" , a-t-il déclaré.

Constatant que blâmer la Chine pour la BRI est injuste, M. Gabagambi a déclaré: "À mon avis, les pays occidentaux envient le succès de la Chine dans la transformation des économies des pays en développement, qu’eux-mêmes et leurs institutions de Bretton Woods ont échoué à réaliser depuis des décennies. "
Benard Ayieko, un économiste basé au Kenya, a écrit un article plus tôt cette année, décrivant la prétendue rhétorique du piège de la dette chinoise comme "ridicule".
Ayieko a déclaré que le dicton selon lequel les prêts chinois sont la plus grande composante de la matrice de la dette des pays emprunteurs est une idée fausse. "Ce que les prêts chinois ont fait, c'est de diversifier les portefeuilles de prêts de ces pays afin d'éviter tout risque lié à la dépendance excessive à l'égard d'un emprunteur" , a-t-il déclaré.

Troisièmement, la coopération BRI suit le principe de la consultation intensive, de la contribution conjointe et des avantages partagés, ce qui démontre que la coopération BRI est basée sur des négociations entre les parties et n’est jamais unilatérale. Par conséquent, la rhétorique du «piège de la dette» est extrêmement injuste.
Kampamba Shula, économiste basé en Zambie, a déclaré que la Chine n'essayait pas de piéger les pays participants dans un piège de la dette, car elle ne s'imposait à aucun pays.
"Insinuer que les pays africains ont été pris au piège de la dette ne doit pas être pris au sérieux" , a-t-il déclaré.
Leonard Munyandamutsa, expert en politique du commerce et de l'investissement basé au Rwanda, spécialisé dans les investissements et les négociations commerciales sur les marchés émergents, a déclaré: "Nous ne pouvons tout simplement pas reprocher à la Chine les dettes croissantes de certains pays car les prêts sont négociés par des représentants africains et les termes accordés d'un commun accord."
Ladislas Ngendahimana, analyste politique et secrétaire général de l'Association rwandaise des autorités locales, a déclaré que les affaires, le commerce et les investissements étaient neutres. Le soi-disant piège de la dette est davantage une question de leadership responsable de la part des pays bénéficiaires, mais la Chine fait de bonnes choses pour l’Afrique.
Ngendahimana a déclaré que la BRI contribuait à la coopération économique et au développement économique, ce qui constitue le meilleur moyen de prévenir les conflits et un moteur des relations internationales modernes.

garder la popularité dans les attaques

Malgré les accusations des détracteurs, la BRI est restée populaire, ce qui prouve encore une fois que le libellé "piège de la dette" est faux.
Lors de la visite du président Xi en Italie en mars, la Chine et l'Italie ont signé un mémorandum d'accord sur la promotion conjointe de la construction de la ceinture et de la route. L'approbation de la BRI par Rome fait de l'Italie le premier membre du G7 à le faire.
Dans un communiqué conjoint publié par les deux pays, Beijing et Rome ont convenu que la BRI avait un potentiel énorme dans la promotion de la connectivité des infrastructures.
Isaac Mwaipopo, directeur exécutif du Centre pour la politique commerciale et le dialogue en Zambie, a déclaré que la Chine accordait des prêts à d'autres pays, ajoutant que ce qui importait, c'était que les pays bénéficiaires garantissent que les prêts sont utilisés dans le but de rehausser le bien-être des citoyens.
"Il ne fait aucun doute que l'initiative a laissé une empreinte indélébile sur les pays participants, comme en témoignent divers projets d'infrastructure tels que des écoles et des hôpitaux, qui ont non seulement contribué à améliorer la prestation de services sociaux, mais ont également entraîné le développement économique" , a-t-il déclaré. .
M. Mwaipopo attend avec intérêt le deuxième Forum de coopération internationale «Ceinture et routes» qui se tiendra en Chine plus tard ce mois-ci et prévoit que le forum mettra en lumière les progrès réalisés par la BRI dans la réalisation de certains objectifs, tout en permettant aux pays de consolider davantage leur coopération et leur compréhension.
Xuan
   Posté le 24-04-2019 à 18:20:51   

La Chine pille les ressources de l'Afrique ? Ce n'est qu'un mythe !


http://french.xinhuanet.com/2019-04/24/c_138005703.htm

BEIJING, 24 avril (Xinhua) -- Les habitants du Tchad, un pays africain riche en pétrole, avaient pris l'habitude de compter sur l'importation d'essence pour alimenter leurs voitures. La situation a changé de fond en comble suite à la venue des investissements et du savoir-faire chinois en 2007.

La raffinerie de Ndjamena, une joint-venture sino-tchadienne, se trouve à environ 40 minutes de route au nord de la capitale du pays africain, Ndjamena. Son rendement d'un million de tonnes n'est peut-être pas très impressionnant ; pourtant, les Tchadiens sont désormais autosuffisants en produits pétroliers.

La raffinerie ne constitue qu'un des nombreux exemples de la coopération énergétique mutuellement bénéfique entre la Chine et les pays africains.

Cependant, il semble que certains Occidentaux sceptiques aient choisi d'ignorer la nature gagnant-gagnant de la coopération Chine-Afrique dans l'exploitation des ressources naturelles, dont le pétrole. A leurs yeux, la Chine voit le deuxième plus grand continent du monde comme rien de plus qu'une terre de ressources abondantes, mûre pour un pillage en règle.

Ces accusations ignorent à dessein les observations les plus élémentaires, tel le fait que Beijing a toujours traité ses partenaires africains avec respect et sur un pied d'égalité, ou que les investissements chinois qui se déversent en Afrique se sont toujours effectués à condition qu'ils bénéficient aux deux parties.

Historiquement parlant, la Chine n'a jamais été une puissance colonisatrice. Et elle n'a jamais eu l'intention d'en devenir une.

La politique africaine de la Chine diffère grandement de celle des colonisateurs occidentaux qui ont commencé par diviser le continent et s'y livrer à une compétition les unes avec les autres pour s'en accaparer les ressources et y régner depuis l'époque des Grandes découvertes.

Lors du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) qui s'est tenu à Beijing en septembre dernier, certains dirigeants africains ont pris la parole pour réfuter ces accusations irresponsables.

Le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat a déclaré que les huit initiatives avancées par le président chinois Xi Jinping lors de l'ouverture du Forum constituent une "preuve concrète du soutien de la Chine à l'Afrique".

Le président rwandais Paul Kagame a lui aussi rejeté les fausses interprétations des liens entre la Chine et l'Afrique, affirmant que "l'Afrique n'est pas un jeu à somme nulle et que nos liens croissants avec la Chine ne se font pas aux dépens de quiconque. Au contraire, les fruits en sont partagés par tous ceux qui font des affaires sur notre continent".

En outre, l'investissement de la Chine en Afrique ne se concentre pas uniquement sur les ressources naturelles. C'est le secteur des services qui a fait l'objet des plus gros investissements chinois.

David Dollar, chercheur principal du groupe de réflexion américain Brookings Institution, a expliqué dans un rapport de 2015 "Pourquoi la Chine investit-elle en Afrique ? On constate au niveau des entreprises elles-mêmes" que les compagnies chinoises en Afrique "font relativement peu d'investissements dans le domaine des ressources naturelles" par rapport à leurs pairs des pays plus développés.

Un rapport de la Banque mondiale en 2016 a révélé que l'investissement chinois dans les services en Afrique représentait environ 60% des investissements totaux du pays sur le continent.

De surcroît, tandis que certains médias occidentaux répandent des rumeurs de pillage de ressources, la Chine continue son approche pragmatique en Afrique, à l'image de ce qu'elle a fait dans l'industrie pétrolière au Tchad.

Selon un rapport du ministère chinois du Commerce, après la mise en œuvre des dix grands plans pour la coopération sino-africaine, les projets mis en place par les entreprises chinoises en Afrique devraient se concrétiser par environ 30.000 km de routes, 85 millions de tonnes par an de débit portuaire et plus de neuf millions de tonnes par jour de traitement d'eau, sans parler de la création de près de 900.000 emplois pour les Africains.

Par ailleurs, la Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Afrique depuis neuf années consécutives. En 2017, le volume des échanges entre la Chine et l'Afrique a atteint 170 milliards de dollars, soit une augmentation annuelle de 14%, représentant environ 25% du commerce extérieur de l'Afrique.

Les Africains estiment que les contributions de la Chine à leur développement économique et social sont énormes, selon Afrobaromètre, une organisation de recherche panafricaine. Ils ont également classé la Chine comme présentant le meilleur modèle de développement.

Plusieurs décennies après que les pays africains comme le Tchad ont gagné leur indépendance vis-à-vis des colonialistes occidentaux, ils ont encore besoin de combustible pour le développement, et la Chine est là pour tenter de les aider. Pour quiconque serait désireux d'assister la Chine dans cet objectif, le minimum serait bien d'offrir des solutions, et non pas des accusations sans fondement.
Xuan
   Posté le 10-05-2019 à 00:10:38   

La Chine veut produire un médicament contre le paludisme en Afrique

Par Zhang Hui Source: Global Times Publié le 2019/5/9 22:20:24

http://www.globaltimes.cn/content/1149264.shtml


Ligne de production d'artémisinine dans la société de biotechnologie Yuzhou Tianyuan dans la province centrale du Henan. Photo: Gracieuseté de l'Institut de génie des procédés de l'Académie chinoise des sciences


La Chine a construit la première chaîne de production à grande échelle au monde pour le médicament anti-paludisme, l'artémisinine, et introduira la chaîne de production dans les pays africains frappés par le paludisme.

La chaîne de production a adopté une nouvelle technologie mise au point conjointement par des scientifiques de l’Institut de génie des procédés de l’Académie chinoise des sciences et de la société de biotechnologie Yuzhou Tianyuan, basée dans le Henan. Elle est exploitée avec succès depuis un an dans une usine de la société située dans la province du Henan, en Chine centrale. une capacité annuelle de 60 tonnes.

Wang Hui, l'un des chercheurs clés de la technologie de l'institut, a déclaré jeudi au Global Times que la nouvelle technologie augmentait jusqu'à quatre fois la capacité annuelle par rapport à la méthode traditionnelle de production d'artémisinine.

Parallèlement, la nouvelle technologie, basée sur la recristallisation pour extraire de l'artémisinine pure à partir d'herbes, augmente l'efficacité et la pureté et diminue la consommation d'énergie pendant la production, tandis que les moyens traditionnels sont considérés comme très polluants, selon l'institut.

Des produits en aval à base d'artémisinine ont été vendus à des pays tels que l'Inde et le Soudan, et la société Tianyuan a atteint son objectif de coopération afin de contribuer à la construction d'une chaîne de production complète d'artémisinine au Ghana et de garantir l'approvisionnement en matières premières d'artémisinine, a déclaré Zhang Mei , l’un des actionnaires de la société, selon un communiqué de presse que l’institut a envoyé au Global Times jeudi.

L'artémisinine, un médicament antipaludique hautement efficace, sûr et peu toxique, est devenue le premier choix de la communauté internationale pour le traitement du paludisme. La découverte d'artémisinine a valu à la chercheuse chinoise Tu Youyou le prix Nobel en 2015.

Selon le dernier rapport sur le paludisme dans le monde, publié par l'Organisation mondiale de la santé le 19 novembre 2018, on estime à 219 millions le nombre de cas de paludisme survenus dans le monde en 2017. - L’Afrique saharienne et l’Inde supportent près de 80% de la charge mondiale de paludisme.

L'institut prévoit d'introduire cette technologie dans un plus grand nombre de pays africains afin d'accélérer l'élimination du paludisme dans le monde et de réduire considérablement le nombre de décès, a déclaré Zhang Suojiang, directeur de l'institut qui a dirigé la recherche.

Zhang a déclaré au Global Times que le plan est également conforme à l' Initiative Ceintures et routes .
Grecfrites
   Posté le 14-08-2019 à 23:11:32   

Xuan, selon toi ni l'État chinois ni la bourgeoisie chinoise ne s'enrichissent grâce à leur investissement en Afrique ?
Xuan
   Posté le 17-08-2019 à 17:39:18   

Si bien évidemment.
Il faudrait davantage d'infos chiffrées pour en parler sérieusement et je ne les ai pas, mais ça me semble évident.
Par contre la question dans le cas des rapports entre la Chine et ces pays est de savoir si les deux en bénéficient, si ce bénéfice est équitable ou si l'un des deux en bénéficie davantage.
La Chine a reconnu que son inexpérience avait conduit dans certain cas à un endettement excessif que la presse occidentale n'a pas manqué de relever.

Sur le fond il y a une différence de nature entre les investissement chinois et ceux impérialistes. Les premiers visent à développer les infrastructures et ne diffèrent pas tellement de ceux pratiqués en Chine. C'est-à-dire que la finalité est le développement économique et technologique et non le pillage. C'est le sens des articles que je mets en ligne.
D'autre part ce développement n'est possible que sur la base de l'indépendance politique.
Xuan
   Posté le 09-05-2020 à 13:23:34   

Un article du Diplo avril-mai 2020. Les chiffres annoncés sur la dette africaine envers la Chine sont l'objet d'un lutte idéologique occidentale :


La dette chinoise, objet de surenchère médiatique

par Jean-Christophe Servant, 8 mai 2020
https://blog.mondediplo.net/la-dette-chinoise-objet-de-surenchere-mediatique


Tianjin tielu fenju zhigong yeyu san jiehe chuangzuozu, « Wei shijie geming renmin fuwu» (Servir les peuples révolutionnaires du monde), 1971.
Travailleur chinois travaillant sur la ligne TanZam de chemin de fer entre la Tanzanie et la Zambie, construite entre 1968 et 1976. Indexé sur chineseposters.net.


«Si le continent africain est lourdement endetté à l’égard de la Chine, c’est dans des proportions bien moindres que ce qui a pu être proclamé et repris avec des arrières-pensées plus politiques que scientifiques » , souligne sur son blog le sinologue et socio-économiste français Thierry Pairault.

Mi-avril, alors que Pékin était déjà lancée dans sa diplomatie du masque, en particulier sur le continent africain, un chiffre en particulier fut largement repris par les rédactions françaises, mais aussi par les spécialistes en géopolitique ainsi que par le monde politique africain. Dans une tribune publiée par Le Monde, Yayi Boni, ancien président béninois, s’interrogeait : « La question est de savoir si un pays comme la Chine, membre du G20, est prêt à annuler sa créance sur le continent, soit 40 % de la dette africaine, qui se situerait autour de 360 milliards de dollars » .

Mais d’ou viennent ces 40 % ? Ce pourcentage est le fruit d’une extrapolation de Radio France Internationale (RFI) le 15 avril à la suite des propos, relayés par l’agence Reuters, du ministre des finances ghanéen Ken Ofori-Atta, porte-parole de l’ensemble des grands argentiers du continent. Lequel avait alors déclaré que la dette africaine envers la Chine était d’environ 145 milliards de dollars.

Pour Thierry Pairault, la dette chinoise représenterait entre 17 et 19 % de l'ensemble des dettes publiques à long terme en Afrique subsaharienne
M. Ken Ofori-Atta est aussi président du comité conjoint Banque mondiale (BM)-FMI du développement et du caucus africain de la BM. En toute « bonne foi » affirme aujourd’hui M. Pairault, RFI en avait alors conclu que la Chine détenait 40 % de la dette africaine. « Par la suite, explique-t-il, ce calcul a été repris dans toute la presse française et étrangère à travers les réseaux catholiques en anglais comme Catholic News Agency qui écoutent RFI, et sans se poser des questions ou vérifier l’information. La presse française s’est montrée en particulier en dessous de tout, sans recul aucun : je n’ai reçu d’ailleurs aucun coup de fil de journaliste » . Pour lui, « ce calcul, si bien intentionné soit-il, pose problème » . En refaisant ses comptes, à partir des mêmes sources — fournies par le site du CARI (China-Africa Research Initiative) à partir des données de la BM — Thierry Pairault est en effet arrivé à une fourchette estimée entre 17 et 19 % de dettes publiques à long terme en Afrique subsaharienne qui résulteraient de prêts chinois. « Il ne faut pas oublier, poursuit il, que ce sont des chiffres moyens qui peuvent être très éloignés de la situation propre à chacun des pays endettés à l’égard de la Chine ». « Alors que la Chine détient une dette très faible, voire nulle, dans bon nombre des 54 pays africains, elle en détient un montant important dans d’autres, dont certains que le FMI a identifiés comme étant en surendettement ou à haut risque de surendettement » note quant à lui M. David Shinn, ancien ambassadeur américain et professeur auxiliaire en affaires internationales à l’université George Washington.

En Zambie, « sans doute le pays en développement confronté à la plus grande crise de la dette à l’ère du Covid-19 » , selon The Economist, l’endettement vis-à-vis de Pékin atteindrait, toujours selon M. David Shinn, entre 30 et 44 % de la dette totale. Les contrecoups économiques de la crise sanitaire relancent les interrogations de la presse occidentale concernant les dégâts collatéraux que pourrait provoquer l’encours de celle-ci. Dans un article, là aussi largement repris et diffusé, le Wall Street Journal révèle que « la Zambie, deuxième producteur de cuivre en Afrique, recherche de toute urgence un accord, mais ses responsables affirment que Pékin demande des garanties en échange d’un report ou d’une remise. » Citant deux officiels zambiens qui participeraient à un panel gouvernemental négociant une restructuration de la dette de Lusaka avec Pékin, le quotidien financier américain explique qu’il était envisagé « de donner en échange des actifs miniers, y compris la troisième plus grande mine du pays, Mopani, détenue par Glencore PLC, une société minière cotée à Londres. » Réaction du ministre des finances Zambien, M. Bwalya Ng’andu :
« L’équipe qui négocie et discute ces questions de la dette avec les chinois est très petite et soudée. Personne n’a jamais parlé de ce sujet et dans nos discussions, nous n’avons pas demandé un tel échange de dette aux Chinois, pas plus que ces derniers ne nous ont demandé de le faire. Donc, tout ce que je peux dire c’est que ce n’est pas vrai. Quand à savoir d’où vient cette information, je ne sais pas » .

S’agit-il de la « réponse américaine à la diplomatie du masque » , comme l’estime M. Pairault ? « La Chine se retrouve coincée. Il s’agit de la placer au pied du mur en lui faisant savoir qu’étant l’un des créanciers les plus importants du continent, c’est elle qui risque de faire les sacrifices les plus lourds. Si elle refuse, c’est une façon de dire que tout ce qu’elle aura auparavant annoncé aux pays du continent, c’était en fait du pipeau… »

Dans une tribune publiée le 1er mai par le quotidien financier japonais Nikkei Asian Review, l’économiste Minxin Pei — « connu pour ses positions anti-chinoises que je qualifierais de trumpiennes » , selon M. Pairault — dénote ainsi par « par la façon biaisée dont il utilise les données chiffrées ». « Au moment où l’épidémie de coronavirus est sur le point de dévaster les économies et les sociétés fragiles de l’Afrique, la Chine a besoin d’une stratégie de sortie pragmatique, souligne M. Minxin Pei. Pékin doit se rendre compte qu’il est peu probable qu’il récupère la plupart de ses investissements ou prêts engloutis en raison de l’impact économique du virus sur l’Afrique. La seule politique sensée découlant d’un tel calcul est d’annuler ses prêts en tant que geste humanitaire » .

Seize sénateurs républicains américains déclaraient que les États-Unis devraient soutenir la restructuration de la dette des pays pauvres
Quelques jours plus tôt, dans une lettre adressée au secrétaire au Trésor Steven Mnuchin ainsi qu’au secrétaire d’État Mike Pompeo, seize sénateurs républicains américains, dont le président du Comité sénatorial des banques, Mike Crapo et le président du Comité sénatorial des finances, Chuck Grassley, déclaraient que les États-Unis devraient soutenir la restructuration de la dette des pays pauvres durement touchés par la pandémie de coronavirus, la chute des prix des produits de base et l’appréciation du dollar américain, « mais que tout accord financier devrait exiger la divulgation des dettes d’un pays envers la Chine ou des obligations légales dans le cadre de son initiative d’infrastructure de la ceinture et de la route de la soie » .

« Il y a un problème de redéfinition de la place des uns et des autres sur le continent, affirme M. Pairault, et tout est bon pour enfoncer un coin dans les relations entre ce dernier et la Chine. Pékin sortira sans doute gagnante de cette bataille du piège de la dette mais elle aura laissé des plumes car on l’aura forcée à le faire, au risque que son image en pâtisse. » Dans une tribune publiée sur le site de la chaîne CGTN, la « voix de la Chine », le chercheur Tom Fowdy constate :
« La couverture donnée a la dette chinoise est une tentative de semer le trouble dans les relations sino-africaines. Depuis longtemps maintenant, des sources occidentales ont cherché à décrire les activités de Pékin sur le continent en termes cyniques et à armer un discours tel que “le piège de la dette” promouvant des hypothèses de tutelle occidentale sur l’Afrique en même temps que visant à dépeindre les intentions de la Chine comme prédatrices et de mauvaise foi. Ce faisant, ces rapports sautent délibérément à des conclusions critiques sans évaluer toutes les preuves. La Chine a en fait déjà accordé un allégement de la dette et des renégociations aux gouvernements africains, et elle le fera à nouveau » .

La forte attention médiatique occidentale vis-à-vis de cet encours occulte d’autres enjeux. En premier lieu, l’endettement dû aux créanciers privés — et spécialement envers les porteurs d’Eurobonds — qui représente tout autant que la dette chinoise (du moins de son estimation la plus spectaculaire, c’est à dire 40 %). Là aussi, de grandes différences existent d’un pays à l’autre. Mais contrairement aux injonctions occidentales adressées à la la Chine, les appels à annuler cette dette privée, « objet de surréaction des marchés financiers » depuis la propagation de la pandémie, sont beaucoup plus discrets.

Pourtant, avertissent sur le site de The Conversation les économistes Marin Ferry, Babacar Sène et Marc Raffinot, [i]« les taux d’intérêt associés à ces dettes sont largement supérieurs à ceux proposés par les prêteurs publics et les durées de remboursement beaucoup plus courtes. Il en résulte un service de la dette plus important pour les États majoritairement endettés auprès de créanciers privés, ce qui menace la résilience (sic) de ces pays face à la pandémie » [/i].

Jean-Christophe Servant

Lire aussi La Tanzanie mise sur la Chine


Edité le 09-05-2020 à 15:26:37 par Xuan


Xuan
   Posté le 11-05-2020 à 14:48:07   

Contenir le COVID-19 en Afrique : présentation des travaux des experts chinois en Côte d’Ivoire

La mission médicale chinoise présente en Côte d’Ivoire depuis le 1er mai 2020 dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 a fait le point vendredi de ses huit jours de travaux effectués dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Composée de 12 experts, l’équipe médicale chinoise a atterri d’urgence à Abidjan sur invitation du gouvernement ivoirien.


Une vidéo intéressante sur les rapports Chine-Afrique.
A noter les médecins spécialistes chinois encouragent leurs homologues à utiliser la médecine traditionnelle africaine.
Xuan
   Posté le 16-05-2020 à 00:05:00   

La Chine exploite-t-elle l'Afrique ?


Je remets le sujet abordé dans un autre fil sur le tapis ici.

Plaristes a réitéré la thèse de l'impérialisme chinois en arguant que
"L'impérialisme américain n'est pas presque pire que l'impérialisme chinois.
Il est pire c'est tout"
.
Selon lui la Chine serait plurielle et pratiquerait un "impérialisme humanitaire (dans le sens doux)" , etc.
La Chine aurait "dépossédé de leur terre les paysans" en Ethiopie.

"La Chine avait poussé à a guerre comme tous les autres impérialisme. Et il était maintenant temps de bâtir et repartir sur de nouvelles bases. Et là ce fut le rachatmassif de terre, façon reconstruction de l'Irak.
Et la prise massive d'étudiant en chine pour former les futurs élites politiques du pays, pratique typiquement impérialiste même si entre temps la chine est devenue plus raisonnable.
Ensuite, il y a l’investissement dans les voies ferrées et tout ce qui aident à l'exportation des ressources.
Cela est justifiable par le faîte qu'on ne change pas une économie un un jour, et que c'était déjà le cas avant l'économie de l’Éthiopie était tourné de part sa nature néo-coloniale, vers la sur-exportation de ressources.
J'ai parlé une fois à un éthiopien, je ne l'ai pas revu et je ne sais pas comment le recontacter.
Mais il m'avait expliqué que comme la chine contrôlait l'agriculture, ils tenaient le pays pas les couilles, les investissement ont vite été compensés en main d’œuvre pas chère et ressources pas chère, ainsi que de nouveau marché pour la chine, et la chine à utilisé les effets pevers liés à l'impérialisme pour se constituer des armées de réserve grâce l'immigration. Et ils ont fait ça en un temps record. »


La Chine ne possède que 8 à 9 % de territoire arable. Elle est donc obligée d’importer certains produits de l’étranger.
En 2014 la Chine travaillait 25 000 ha en Ethiopie, ce qui est extrêmement minoritaire par rapport à l’Italie, les Pays-Bas ou le Royaume Uni. Cet éthiopien aurait pu dire aussi que l’Inde en contrôlait 25 fois plus soit 638 200 ha, et les USA 56 500 h (au Soudan du sud 1,4 millions d’ha détenus exclusivement par des acteurs financiers).

Par conséquent dire que la Chine « contrôle l’agriculture et tient le pays par les couilles » est simplement mensonger.

D’autre part la Chine n’achète pas la terre africaine. Le n°42 de la revue Diplomatie (janvier-février 2010) la signale dans un tableau intitulé « Les prises de contrôle des terres cultivables » recensées dans le monde .

Ce qu’on appelle « prises de contrôle » peut cacher des types de contrats très divers : ventes ou baux de moyenne ou longue durée, modes de gestion des terres (exploitation directe, métayage ou toute autre forme de partage de la récolte, mode de taxation des revenus, choix des produits, transferts de technologie ou de savoir faire, etc.…).
Le tableau comporte deux volets : les contrôles privés par les fonds et compagnies privés actifs sur le secteur (nourriture et biocarburants confondus) et les contrôles par les Etats (direct ou indirect)
Le premier s’il donne une liste de noms d’investisseurs ne précise malheureusement ni les superficies acquises, ni les lieux, ce qui laisse présager que l’Afrique est concernée. On y remarque simplement que le Royaume Uni héberge le plus grand nombre de ces investisseurs, probablement tous installés dans la City londonienne et que du côté des Etats-Unis les acteurs sont ni plus ni moins que Goldman Sachs et Morgan Stanley. Cette liste mélange des groupes financiers polyvalents comme les banques précitées et des fonds spécialement fondés pour acheter des terres en Afrique comme JARCH CAPITAL. Elle mériterait donc un examen beaucoup plus détaillé, si tant est que les informations soient publiques, sur l’ampleur exacte des achats de terre en Afrique.
La transparence est beaucoup plus grande du côté des Etats et le tableau permet de voir que la terre africaine n’intéresse pas que la Chine. Par contre la Chine intervient seule dans un certain nombre de pays ce qui traduit le fait que son investissement dans l’agriculture s’insère dans une relation globale d’Etat à Etat.




D’une part les attaques occidentales sur l’impérialisme chinois sont mensongères et servent essentiellement à dissimuler l’impérialisme bien réel de l’occident.
D’autre part certains reproches sont peut-être de bonne foi mais tout aussi infondés.
J’ai eu un débat avec un Camerounais fin avril. Il reprochait à la Chine d’exploiter son pays, parce qu’elle y travaillait sans embaucher d’Africains et uniquement avec ses propres équipes. Précisément on ne peut pas les accuser d’exploiter des Africains dans ce cas-là.

Je lui ai demandé ce qu’il pensait de la route Sembé-Souanké-Ntam de 300 km, qui relie le Congo et le Cameroun et il a admis que c’était « une bonne chose ».


Mais il aurait souhaité que la Chine forme des conducteurs de travaux et des conducteurs d’engin, et qu’elle en fasse l’entretien. Or un contrat pour construire une autoroute n’est pas un contrat de formation ni d’exploitation.

En ce qui concerne l’emploi des Africains la Chine l’a bien réalisée avec des formations en expertise agricole, par exemple
au Sénégal , en Zambie
Au Sénégal le projet de communication emploie et forme des Sénégalais
Plaristes
   Posté le 16-05-2020 à 15:55:23   

Il aurait été bien de mettre la partie intéressante du commentaire dans on intégralité, et non de me rabaisser au même niveau que certains du PCM.

Et c'est sûrement ça que tu veux, pouvoir répondre à une argumentation que tu connais déjà.

Avec ce genre d'argumentation partielle (dans le sens incomplète) on peut aller jusqu'à partir dansles aspect positifs de la colonisation. Si tu veux je peux te citer Marx sur l'effet de l'impérialisme Britannique sur l'Inde et le développement des chemins, de fer, j'ai d'ailleurs une connaissance pakistanaise qui a fait un exposé là-dessus pour montrer que non, ce n'était pas mieux au temps de domination britannique, il est parti de la thèse de base que oui c'était mieux du temps des britanniques (l’esprit vif et tordu d'un hégéliano-marxiste)

Et les fonctionnaires coloniaux Français faisaient des rouets des des routes des ponts, en permanence, pour ça qu'ils étaient d'une efficacitée remarquable

Mais comme je te l'ai déjà dit, ma position est plus nuancé que celle de certains gauchistes du PCM. Donc je n'y ait pas vraiment intérêt si ce n'est que pour vous choquer.


Vous ne répondez à rien à mon commentaire, pour ça que de mon côté je reste de marbre.
Ma théorie c'est que si ce passe maintenant, c'est que les socialiste chinois on réussit à modérer l'impérialisme que j'avais évoqué, afin que le développement du pays soit possible.


D'ailleurs j'avais posté une article montrant comment l'attitude des chinois concernant l'agriculture avait changé en Éthiopie. Donc ce que vous postez est redondant.

Et encore une fosi relisez mon propos.

On devrait parler des Chines.
La Chine est traversés d'intérêts et de volontés contradictoires.
Génie de la pensée gréco-chrétienne qui a enfanté le matérialisme dialectique. J'avoue être un peu à la ramasse sur ce point. mais vous lire m'induit en erreur.

Vous présentez la chine comme un néo-néo-confcuéen, un ensemble démiurge monolithique et harmonieux.

Ce qui est l'erreur des révisionnistes du PCM qui font le jeu de la propagande impérialiste.


P.S : Mais franchement, les routes, t'aurais pas pu choisir pire exemple, c'est l’exemple typique de l'investissement impérialiste, heureusement que t'es avec moi, si t'avais été face à un révisionniste du PCM, t’étais mort.
Moi avec mon exemple de l'agriculture en Éthiopie après 2013 (parce-que la partie de mon commentaire que t'a repris c'était 2000/2009)
C'est que du positif, on peut pas soupçonner les chinois d'impérialistes, et ça vient de sources de chez nous, donc c'est un aveux du camp capitaliste occidental.


Edité le 16-05-2020 à 18:34:39 par Plaristes


Xuan
   Posté le 17-05-2020 à 00:07:10   

Ton commentaire est cité dans le lien et accessible dans son intégralité.

"pouvoir répondre à une argumentation que tu connais déjà" ... en principe on répond à ce qui est connu sinon on ne peut pas répondre

Tu parles de l'Ethiopie je réponds sur l'Ethiopie.

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"Vous présentez la chine comme un néo-néo-confcuéen, un ensemble démiurge monolithique et harmonieux."
Qu'est-ce que c'est que cette invention sortie tout droit de tes rêves ?
Dans plusieurs articles j'ai montré qu'il existe des débats de fond en Chine, au sein du PCC, notamment sur la part de l'économie publique et celle de l'économie privée.
Ces débats se poursuivent et l'offensive commerciale US a dopé les partisans de la restriction de l'économie privée.

_________________


"Mais franchement, les routes, t'aurais pas pu choisir pire exemple, c'est l’exemple typique de l'investissement impérialiste, heureusement que t'es avec moi, si t'avais été face à un révisionniste du PCM, t’étais mort."


La Chine a construit 78 000 km d'autoroutes pour son propre développement. Naturellement cet investissement permet l'essor d'un pays où les régions pauvres sont encore enclavées.
En Afrique les camions se défoncent dans des chemins boueux et cassent leurs essieux. Ils mettent des jours pour franchir quelques dizaines de km. La création d'une autoroute est une bénédiction dans ce cas.
S'agissant d'une route qui relie deux pays africains, c'est une contribution au commerce intra africain et non à l'export colonial.
Donc ton commentaire est injustifié.


Edité le 17-05-2020 à 00:22:18 par Xuan


Plaristes
   Posté le 17-05-2020 à 02:22:14   

Je connais les problèmes des régions humides, c’est un phénomène bien connu.

Ceci dit je peux te parler des kilomètres de routes et de chemin de fer développé par l'empire colonial Français (souvent saboté au départ de ces derniers).

Ou britannique en Inde, qui est l'un des plus grand réseaux de voies ferrées au monde !

D'ailleurs marx en parle : cherches "I know that the english millocracy"

https://marxists.catbull.com/archive/marx/works/1853/07/22.htm

K.Marx a écrit :

I know that the English millocracy intend to endow India with railways with the exclusive view of extracting at diminished expenses the cotton and other raw materials for their manufactures. But when you have once introduced machinery into the locomotion of a country, which possesses iron and coals, you are unable to withhold it from its fabrication. You cannot maintain a net of railways over an immense country without introducing all those industrial processes necessary to meet the immediate and current wants of railway locomotion, and out of which there must grow the application of machinery to those branches of industry not immediately connected with railways. The railway-system will therefore become, in India, truly the forerunner of modern industry. This is the more certain as the Hindoos are allowed by British authorities themselves to possess particular aptitude. for accommodating themselves to entirely new labor, and acquiring the requisite knowledge of machinery. Ample proof of this fact is afforded by the capacities and expertness of the native engineers in the Calcutta mint, where they have been for years employed in working the steam machinery, by the natives attached to the several steam engines in the Burdwan coal districts, and by other instances. Mr. Campbell himself, greatly influenced as he is by the prejudices of the East India Company, is obliged to avow :

“that the great mass of the Indian people possesses a great industrial energy, is well fitted to accumulate capital, and remarkable for a mathematical clearness of head and talent for figures and exact sciences.” “Their intellects,” he says, “are excellent.”


Modern industry, resulting from the railway system, will dissolve the hereditary divisions of labor, upon which rest the Indian castes, those decisive impediments to Indian progress and Indian power.


in the New-York Daily Tribune, August 8, 1853; reprinted in the New-York Semi-Weekly Tribune, No. 856, August 9, 1853.

Bien philanthropes ces anglais.


Et il me semble que la chine a fait aussi des investissement lourd dans des voies ferrées qui, cette fois , sont connectées aux ports :
https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/kenya/la-chine-tisse-son-reseau-ferroviaire-en-afrique-de-lest_3057631.html

https://asialyst.com/fr/2017/08/14/quand-chine-construit-trains-afrique-precedent-tazara/

La chien fait aussi des investissement lourds dans l'infra structure pouvant rendre ces voies ferrés profitables, les routes centrales et barrages hydrauliques servent à profiter pleinement le plus rapidement possible de l’investissement. Autrement dit : BALLS IN, "la Chine" a des excédent de capital et donc elle y va Banco, tout ou rien.

Donc le seul moyen de vraiment justifier ça c'est de voir la violence minime de cette impérialisme surtout comparé aux impérialismes rivaux ! Qui eux évitent de laisser des chances à leur proies de se développer.


Sans oublier que ça peut retourner ua vinaigre, comme l'avait décrit mon interlocuteur éthiopien, fallait bien que "La Chine" se fournisse en matière première pour fournir à Apple tous ses I-phone et il aurait été dommage de passer par des marchés rivaux.


Edité le 17-05-2020 à 15:44:54 par Plaristes


Xuan
   Posté le 17-05-2020 à 08:54:23   

Les routes et les chemins de fer développés par le Chine en Afrique permettent son développement parce que ces pays sont devenus indépendants.
La situation que décrit Marx correspond à l'essor du colonialisme et non à notre époque.
A présent ils ont absolument besoin de ces infrastructures comme la Chine en a besoin pur elle-même.
Tous les pays émergents doivent passer par la création des infrastructures.

En ce qui concerne l'Ethiopie la réponse a déjà été donnée et ton ami a menti.


Edité le 17-05-2020 à 08:55:00 par Xuan


marquetalia
   Posté le 17-05-2020 à 14:17:31   

L Ethiopie est un élément clé des États Unis dans la Corne de l Afrique,c est la C.i.A qui a poussé Addis Abeba à intervenir militairement contre les Tribunaux Islamiques quand ils avaient pris le contrôle de l ex partie italienne de la Somalie, excepté le Puntland,et s étaient même établis à Mogadiscio.depuis,les Islamic Courts, chassés de la capitale,se sont radicalisés,mais n ont jamais commis d attentats en Europe ou aux USA,ce qui pourrait conduire les Américains à un compromis avec Al Shaabab, comme en Afghanistan, où ils sont en train de plier bagage.
Plaristes
   Posté le 17-05-2020 à 16:13:11   

Xuan a écrit :

Les routes et les chemins de fer développés par le Chine en Afrique permettent son développement parce que ces pays sont devenus indépendants.
La situation que décrit Marx correspond à l'essor du colonialisme et non à notre époque.
A présent ils ont absolument besoin de ces infrastructures comme la Chine en a besoin pur elle-même.
Tous les pays émergents doivent passer par la création des infrastructures.

En ce qui concerne l'Ethiopie la réponse a déjà été donnée et ton ami a menti.


Pas tout à fait, il y a eu un changement de politique. La période qu'il décrit est de 2000 à 2009.
Deuxièmement le "c'est pas la même époque" et la supposition non prouvé de leur indépendance économique (car au final c'est ça qui compte) est totalement ridicule, et ne m'empêche pas de parler "d'aspect positif de la colonisation".

Ce qui est défendable dans une certaine, la plus part des pays qui s'alignent sur la chine et votent en faveur de la chine à l'O.N.U, le font surtout pour ne pas être en proie au néocolonialisme occidental plus brutal et sévère.

Ce colonisation douce, qui profite du faîte que l'économie de ces pays est lié à l'exportation, a pour effet d'affaiblir les empires néo-colonialiaux plus traditionnels, et de développer ces pays, maison pourrait dire que la "La Chine" fait le choix de dévlopepr ses pays pour rattraper son retard dans la région et profiter de ses excédents de capitaux, qui n'existaient pas dans la période décrite par notre ami éthiopien.

Ensuite vient l'éléphant dans la chambre : les armées de réserve du capital présente en chine, victimes de racisme anti-noir, et traités comme responsable de l'épidémie de covid-19 en chine.
Bien sûr le pouvoir néo-confucéen niera tout malheur pouvant se produire sur son sol.
Et vous me ferez remarquer qu'ici on a eu du racisme anti-chinois.
Sauf pourquoi eux? Et pas des minorités plus occidentales si les U.S.A et la France sont jugés responsables du covid?
Et comment expliquer la réactions des autorités locales qui ont participé à la propagation de ce racisme?

Voilà, votre silence est complet. Après je peux vous conseiller de lire Hegel, sur le faîte d'être responsable de ses paroles et de ses actes.
Vous n'êtes absolument pas obliger de parler de tous ces problèmes si vous n'y êtes pas obligés. Au contraire cela serait se tirer un balle dans le pied. Il faut juste garder ça dans un coin de votre tête et être paré à y répondre.
C'est comme l'anti-sémitisme de gauche, tu sais que ça existes, tu sais que c'est déplorable... Tu sais qu'en parler ça sert à rien. Mais bon.

Et j'ai vérifié, c'est pas juste un délire de la propagande occidentale qui en fait des tonnes avec arte (comme à leur habitude). Normalement je devrais avoir les preuves de l'implication des autorités locales dans ce scandale.

Donc inutile de me sortir la vidéo de base, qui est une fausse preuve, pour me démontrer que c'est une fausse preuve. Je sais que la vidéo est New-York dans un quartier chinois !
Enfin la vidéo, je ne l'ai pas vu. Ma sources est un anti impérialiste et panafricanisme, qui se dit totalement outré par les autorités locales !

Il a d’ailleurs promis que si les autorité chinois ne punissaient pas les autorités lcoales de Guangzhou, et que les divers gouvernent africains de la côte est ne prenait pas de mesures style représailles diplomatiques, il iraient agresser les ambassades chinoises.

La propagande occidentale insiste lourdement sur les dépistages alors que :
"les mesures mises en place pour dépister les cas potentiellement importés de COVID-19 étaient équitables pour les étrangers comme pour les citoyens chinois." Bon il me semble que les résident noir de la villes sont une minorité implantées depuis des siècles, donc le terme étranger me semble déplacé.
Mais ce n'est pas sur ça que mes sources insistent, mes sources insistes sur les insinuations des autorités locales.

Autrement dit si a la Chine veut éviter que les diplomates africains tombent dans le piège occidental elle va devoir faire un petite purge des autorités locales.

(P.S : recherchez avec Bing et non google..... Et selon des sources supplémentaire d'africains vivant-là-bas le côté ghettos de certaines habitations faisaient que les population locales ne pouvaient pas respecter les règles de confinement strictes imposées par les autorités locales qui ont ensuite régit de manière inappropriées de par leur paroles. le racisme anti-africain viens de faîtes qu'ils sont dans un port que que le facies noir est le facies de l'étranger, du touriste.)




marquetalia a écrit :

L Ethiopie est un élément clé des États Unis dans la Corne de l Afrique,c est la C.i.A qui a poussé Addis Abeba à intervenir militairement contre les Tribunaux Islamiques quand ils avaient pris le contrôle de l ex partie italienne de la Somalie, excepté le Puntland,et s étaient même établis à Mogadiscio.depuis,les Islamic Courts, chassés de la capitale,se sont radicalisés,mais n ont jamais commis d attentats en Europe ou aux USA,ce qui pourrait conduire les Américains à un compromis avec Al Shaabab, comme en Afghanistan, où ils sont en train de plier bagage.



J'ai jamais dit que les U.S.A et la France n'ont jamais magouillé dans la région, ça c'est clair, ils ont magouillé, mais sont-ils vraiment les seuls à vouloir s'assurer le contrôle de la région?

La chine n'a pas déployé des bases militaires pour rien.

De plus :
https://youtu.be/TTeJh0AhKtw

La chine a joué un rôle dans la guerre qui n'a au départ pas consisté à apaiser les tensions, mais affaiblir les impérialisme rivaux pour son propre profit.
La position de la chine n'est pas entièrement anti-impérialiste à proprement parler.

Car après ces années de déstabilisation par l'occident ce que ces peuples avaient besoin c'était la paix !

Nous sommes en 2020, donc avec tout ce qu'à fait la chine entre temps c'est dur de s'imaginer ça, le développement économique a favorisé la stabilité de la région.


Edité le 17-05-2020 à 17:26:04 par Plaristes


Xuan
   Posté le 17-05-2020 à 23:30:49   

le "c'est pas la même époque" et la supposition non prouvé de leur indépendance économique

Absolument pas. Ce qui s'est produit depuis Marx et depuis Lénine est l'accession à l'indépendance politique des anciennes colonies.

Leur indépendance économique, technologique, scientifique, etc. aujourd'hui est l'objectif de tous les pays d'Afrique comme de tout le Tiers Monde, Chine comprise.
L'expérience de la Chine, je répète, montre que cette indépendance est inséparable du développement des réseaux routiers, ferrés et numériques.
Elle propose donc aux pays africains les méthodes qui lui ont permis un développement économique inégalé.
Ensuite le développement économique et les progrès technologiques de ces pays dépend avant tout d'eux-mêmes, la Chine ne s'ingère pas dans leurs choix politiques.
Xuan
   Posté le 17-05-2020 à 23:49:49   

"Ensuite vient l'éléphant dans la chambre : les armées de réserve du capital présente en chine, victimes de racisme anti-noir, et traités comme responsable de l'épidémie de covid-19 en chine.
Bien sûr le pouvoir néo-confucéen niera tout malheur pouvant se produire sur son sol.
Et vous me ferez remarquer qu'ici on a eu du racisme anti-chinois.
Sauf pourquoi eux? Et pas des minorités plus occidentales si les U.S.A et la France sont jugés responsables du covid?
Et comment expliquer la réactions des autorités locales qui ont participé à la propagation de ce racisme?
Voilà, votre silence est complet."


Tu mens comme un arracheur de dents.


Il ne s'agit en aucun cas d' armée de réserve du capital dans le Guangdong, mais de commerçants et d'hommes d'affaires pour commencer, ensuite d'étudiants africains revenant en Chine et qui refusaient parfois de se plier aux règles sanitaires anti pandémie, et pour finir de réactions racistes en retour dans la population chinoise.
Le gouvernement chinois a remis les pendules à l'heure de part et d'autre. Point barre.

Nous n'avons rien caché, voir cet article :
Le Guangdong en Chine présente des mesures détaillées pour mettre fin à la discrimination à l'égard des ressortissants étrangers mis en ligne le 5 mai.
Plaristes
   Posté le 18-05-2020 à 03:13:08   

Dans vos sources, comme dans les miennes il fait mention d'un certain Kingswill Oba.

J'ai été voir son propos, il semble selon lui, qu'il y ait des populations ghettoisées, s'il est pour la quarantaine, et incite tout le monde à la suivre il déplore à la fois l'attitude de certains camardes nigériens étrangers qui ont opposé une forte résistances aux autorités locales, mais aussi le faîte que tout le monde n'avait pas la chance se pouvoir se plier au règles de quarantaines strictes, sous-entendu il y avait des gettos.


Il est possible que les autorité locales auraient par la suite mal régit. Et le phénomène aurait amplifié par le faits divers à outrance.

Toujours est-il que l'ultimatum est lancé, il faudra donc minimum des sanctions contre les autorités locales, et pas juste envoyer l'S.O.S racisme chinois.


Concernant les armées de réserve, ce sont toujours les plus fortunés qui migrent, comme chez nous, la chine n'ayant pas de magouilles avec des mafias de passeur.
La ruine vient dans l'échec des business et petit commerce par les mécanisme du capitalisme concurrentiel libéral.


Edité le 18-05-2020 à 03:24:23 par Plaristes


Xuan
   Posté le 18-05-2020 à 07:34:30   

La Chine contrairement aux USA, qui encouragent le racisme notamment les crimes racistes de la police, a pris les dispositions nécessaires contre le racisme, afin de l'éradiquer.

En ce qui concerne tes exigences "il faudra donc minimum des sanctions contre les autorités locales" et à supposer qu'elles soient légitimes, je ne suis pas habilité à appliquer de telles "sanctions".
Je t'invite à les formuler directement auprès de l'ambassade de Chine.
Plaristes
   Posté le 18-05-2020 à 12:07:13   

Xuan a écrit :

La Chine contrairement aux USA, qui encouragent le racisme notamment les crimes racistes de la police, a pris les dispositions nécessaires contre le racisme, afin de l'éradiquer.

En ce qui concerne tes exigences "il faudra donc minimum des sanctions contre les autorités locales" et à supposer qu'elles soient légitimes, je ne suis pas habilité à appliquer de telles "sanctions".
Je t'invite à les formuler directement auprès de l'ambassade de Chine.


Je ne connais pas bien l'antiracisme chinois... Je sais qu'ici l'S.O.S racisme, c'est comme S.O.S baleine et S.O.S baleine ça sauve des Baleines, et le néo-confucianisme chinois ne me rassure pas trop, j'ai du mal à croire à leur capacité à régler le problème dans le fond, il peuvent changer la forme, mais pour moi le racisme est quelque chose de systémique, ce sont les conditions sociales qui font le racisme et non l'inverse généralement, le racisme maintient tout au plus ces relations sociales.

Et ce n'est pas moi qui ait lancé l'ultimatum c'est un rassemblement de mouvements panafricanistes, comptant plusieurs millions d'africains répartis dans les divers pays.

Donc c'était juste une conclusion, sur comment la chine pouvait éviter la balle à partir de là.



Xuan a écrit :

le "c'est pas la même époque" et la supposition non prouvé de leur indépendance économique

Absolument pas. Ce qui s'est produit depuis Marx et depuis Lénine est l'accession à l'indépendance politique des anciennes colonies.

Leur indépendance économique, technologique, scientifique, etc. aujourd'hui est l'objectif de tous les pays d'Afrique comme de tout le Tiers Monde, Chine comprise.
L'expérience de la Chine, je répète, montre que cette indépendance est inséparable du développement des réseaux routiers, ferrés et numériques.
Elle propose donc aux pays africains les méthodes qui lui ont permis un développement économique inégalé.
Ensuite le développement économique et les progrès technologiques de ces pays dépend avant tout d'eux-mêmes, la Chine ne s'ingère pas dans leurs choix politiques.



Je réponds enfin à cette question.

Il a toujours été clair pour moi que ce développement aboutirait à une indépendance (tant que les pays en question arriveront à ne plus dépendre de leur exportations...) Je sais bien que ces pays crèvent de ne pas avoir d'industrie.

Que ça voulu ou non, ne m'a pas beaucoup intéressé, du faîte que "La Chine" est un ensemble d'intérêts contradictoires.

Ce que je vois c'est que dans les pays le plus souvent cités, le colon occidental a déjà été chassé, les multinationales ont été remplacées par des PME qui profitent de la main d’œuvre la moins chère du monde, de la même manière que nike/apple et pleins d'autre multinationales occidentales, se sont implanté en chien pour les même raisons...
J'ai choisi l’Éthiopie car c'était l'exemple typique,et c'est là que "la Chine" exerce une influence presque sans partage.

Donc parler de coopération, pour désigner ce qui se passe là-bas, c'est placer la barre plus haute que le nécolonialisme occidental, mais en dessous d'un véritable internationalisme prolétarien solidaire.

Car si la Chine ne s'ingère pas (ou plus) dans leur politique, elle conditionne sont soutien contre des votes à l'ON.U pour faire contre poids au vieux colons qui ne privent pas pour faire de même.

A noter que face à la tentation chinoise des pays en-dehors de la zone d'influence chinoise, commencent à agir de manière plus indépendante grâce au effet secondaire de sa zone d'influence dans la région.

Mais l'un n'empêche pas l'autre dans le cœur de la zone d’influence les routes connecte des entreprises chinoises PME, et grand groupes implantés avant 2010.

Et le PNB chinois produit dans la région s'élèverait à plus de $10 000 000 000 (estimation.)
Ce qui mis en proportion de la richesse de la région où l'influence chinoise est la plus forte sur le plan économique est juste énorme.


Edité le 18-05-2020 à 15:00:13 par Plaristes


Xuan
   Posté le 18-05-2020 à 18:25:09   

"J'ai choisi l’Éthiopie car c'était l'exemple typique,et c'est là que "la Chine" exerce une influence presque sans partage"

Pour la nième fois la Chine n'exerce en Ethiopie ni une influence sans partage ni presque sans partage ce qui ne veut strictement rien dire, mais très minoritaire.
Tu as cité des on-dit pas sûr mais j'en ai entendu causer et aucun chiffre.
Je t'ai prouvé le contraire avec des chiffres et des comparatifs plus récents.
N'y reviens pas. Je n'ai pas l'intention de répéter cent fois ce qui est démontré.
La prochaine fois ton post sera supprimé.

________________


"elle conditionne sont soutien contre des votes à l'ONU"
De quel placard des affaires étrangères de l'impérialisme français sors-tu ces attaques systématiques ?
Il est parfaitement normal que les pays d'Afrique soutiennent la Chine contre des puissances coloniales et réciproquement que ces pays agissent de concert à l'ONU.
C'est de bonne guerre anti impérialiste.

Et qui s'en inquiète ? les impérialistes, et tout particulièrement l'impérialisme français parce que sa chasse gardée part en brioche. Par exemple lorsque la Chine achète l'uranium à un prix raisonnable et que la Cogema se fait éjecter du marché.

Aussitôt toute la clique de l'IFRI, Valérie Niquet & Co, les milieux diplomatiques et militaires français dénoncent l'impérialisme chinois , repris en choeur par les trotskistes et quelques autres pseudos gauchos, pour qui l'internationalisme consiste à répéter les arguments de l'impérialisme.
C'est très bien. L'impérialisme français est notre ennemi principal.
Plaristes
   Posté le 18-05-2020 à 20:48:15   

Ce que je voulais te faire comprendre Xuan, c'est que j'ai eu une phase où ma réponse à la question néo-coloniale Française, dans le cas où la France deviendrait souveraine et socialiste, c'était de faire comme la Chine ! Mais sans la NEP pour la métropole qui est un vieux pays capitaliste pos-industriel.

Et c'est quoi cette stratégie? Les marxistes chinois quand ils sont entre eux le disent très clairement : la domination total et complète du monde, via une NEP prolongée. C'est comme ça qu'ils compte faire triompher le socialisme, il sont bien plus réalistes et terres à terres que leur propagande s'inscrivant dans un néo-néo-confucianisme, qui les présente comme des béni oui philosophe philanthropes ne le laisse croire.

C'est une stratégie qui se défend, mais qui est dure à défendre ouvertement, car de 1 :
Comment tu peux tisser des liens de coopération avec les pays africains si ton objectifs est la domination mondiale de l'économie?
De 2 la stratégie est extrêmement risqué et possède de fort risques de restauration capitaliste.

Et ne pas assumer moi, je ne peux pas cautionner.
Marx a été assez clair dans ses écrits les communistes ne doivent en aucun cacher leur objectifs.

Concernant les votes à l'O.N.U, la Chine pousse les pays dans sa zone d'influence à la mondialisation, via des jeux diplomatiques subtils. Je conseils de te renseigner sur les coulisses du vote Africain à la FAO.

Beaucoup de pays cherchent activement à quitter la zone d'influence occidentale pour soit devenir indépendant soit rejoindre la zone d'influence chinois qui offre tous les avantages que tu connais bien. Si tu arrêtes de faire le puritain tu réalisera que les avantage de la domination chinoise surpassent très largement les inconvénients, surtout dans la conjecture actuelle.

Car ces pays de la zone d'influence chinoise, son en train de gagner leur indépendance vis à vis de la Chine ! Enfin là où l'influence chinoise est hégémonique.

Et Xuan, vous avez tous les éléments qui prouvent l'existence de cette zone d'influence, il vous suffit juste de regarder les coulisses du vote que j'ai mentionné. Les condition d'existence dans cette zone d'influences étant plutôt cool la chine n'a pas à exercer de lourd moyens de coercition comme d'autres puissances hégémoniques.

Mais à vous entendre on dirait un de ces gas qui voulait lorsque l'URSS était debout que les pays d’Europe de l'est n'étaient pas des pays satellites de la Russie, O.K il y avait de belles choses dans ces pays là, et une certaine indépendance, mais techniquement c'était des états satellites qui n'avaient pas vraiment connus la révolution, ou du moins pas faite par eux mêmes (ce qui implique de grosse différence entre cet example et le sujet du jour).

Mais au moins la Russie et le reste de l'URSS quand elle s'engageait dans une conquête mondiale résultat inévitable d'une lutte à mort avec le pouvoir hégémonique américain...
En ce qui concernait les pays qui n'étaient pas en Europe de l'est elle ne cherchait à imposer aucune forme de domination aussi mineur soit-elle (sauf afgghanistan...)

Il y avait un vrai internationalisme prolétarien qui est totalement incompatible avec cette stratégie de NEP.


Edité le 18-05-2020 à 21:15:17 par Plaristes


Xuan
   Posté le 19-05-2020 à 07:13:24   

" Les marxistes chinois quand ils sont entre eux le disent très clairement "
Quels "marxistes chinois" ? Tu les a mis sur écoute ? Tu as des enregistrements, des statistiques ?
On parle de la position du gouvernement chinois. Jusqu'à plus ample informé c'est le PCC, c'est-à-dire les marxistes chinois qui dirigent en Chine.
Traditionnellement la Chine n'a jamais dominé le monde même lorsque sa civilisation était très en avance.

La "zone d'influence chinoise " est une zone d'influence anti impérialiste.
Dans toutes les instances internationales la Chine défend les intérêts des pays pauvres et dominés.
Pas plus tard qu'hier : La Chine va travailler avec d'autres membres du G20 sur la suspension du service de la dette des pays les plus pauvres
"La Chine travaillera avec d'autres membres du G20 pour mettre en œuvre l'Initiative de suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres, a déclaré lundi le président chinois Xi Jinping lors de l'ouverture de la 73e Assemblée mondiale de la Santé via une liaison vidéo.
La Chine est également prête à travailler avec la communauté internationale pour renforcer le soutien aux pays les plus durement touchés et soumis au plus gros du service de la dette, afin qu'ils puissent surmonter les difficultés actuelles, a déclaré M. Xi."


________________


A ce compte-là il faut dénoncer une "zone d'influence cubaine" ou une "zone d'influence venezuelienne". Ta position est pro impérialiste.

La Chine n'agresse aucun pays au contraire elle est victime d'agressions armées et de menaces systématiques de l'armée US.
Ajouter à cela les tentatives de subversion au Tibet et accompagnées de terrorisme au Xinjiang.


Edité le 19-05-2020 à 09:26:12 par Xuan


Plaristes
   Posté le 19-05-2020 à 13:30:48   

La zone d'influence vénézuélienne et cubaine, est d'une nature beaucoup plus démocratique et populaire, il ne s'agit de là point de simple amitié d'ambassade.


Et concernant la stratégie chinoise c'est connu.
[ur]https://youtu.be/fTQ8_HWKxI4[/url]

https://youtu.be/5gLRUZwDpck

Voici leur stratégie présentée sous le meilleur des auspices.




https://www.cairn.info/revue-diogene-2009-4-page-72.htm

Celà ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de vrais marxistes en Chine.


"La Chine n'agresse aucun pays au contraire elle est victime d'agressions armées et de menaces systématiques de l'armée US."
Techniquement Taïwan si tu considère Taïwnan comme un pays.

Sinon le concept d'agression, ne nous aidera en rien à comprendre la stratégie agressive de la Chine, une agression en terme diplomatique, ne peut effetivement en aucun cas décrire ce que fait la Chine (sauf éthioppie juste après 2000)

La Chine n'a pas a utiliser les mêmes méthodes d'ingérence que les U.S.A au Tibet ou des moyens de coercition très forts. Mais elle joue sur des rapports de force concrets pour imposer sa volonté et non le volontarisme.
Xuan
   Posté le 19-05-2020 à 23:37:30   

« La zone d'influence vénézuélienne et cubaine, est d'une nature beaucoup plus démocratique et populaire, il ne s'agit de là point de simple amitié d'ambassade »
Encore une affirmation gratuite de Plariste. Tu as l’art d’asséner des « vérités » qui ne reposent sur rien.
La Chine ne vise pas " la domination totale et complète du monde " mais un monde multipolaire. Elle n'a pas besoin de dominer le monde pour atteindre ses objectifs, contrairement aux pays impérialistes.


Et tu es encore en train de justifier la propagande impérialiste avec des sophisme du genre "le concept d'agression, ne nous aidera en rien à comprendre la stratégie agressive de la Chine " : en clair la Chine n'agresse pas mais elle est agressive quand même.
Comme tu ne peux pas dire que la Chine commet des agressions tu prétends qu’elle est « agressive ». C’est pratique, l’agressivité ne se mesure pas et il n’y a rien à prouver rien à démontrer. Tu n’as aucune preuve mais tu insinues que la Chine est presque aussi agressive que les USA, qu’elle a « une stratégie agressive », ce qui revient au même parce qu’une stratégie finit toujours par se manifester. C’est une menace et c'est exactement le discours que tient Pompeo.

" La Chine n'a pas a utiliser les mêmes méthodes d'ingérence que les U.S.A au Tibet "
Effectivement la Chine « s’ingère » au Tibet, parce que le Tibet est chinois.
Pour les questions subsidiaires je renvoie à la série d'interventions sur ce site, sous le titre "les théocrates tibétains sèment la tempête".
Je préviens d’avance que les questions et leurs réponses ne seront ni revisitées ni débattues une seconde fois.

La critique de "l'agressivité" de la Chine n'est pas seulement mensongère, c'est un prétexte de l'impérialisme US pour justifier sa propre agressivité, ses menaces, ses agressions, sa subversion, et ses guerres multiformes. Voir cet article : Des chercheurs américains: les États-Unis encerclent et isolent la Chine en termes militaires, économiques et politiques

Dans le monde il existe UN pays hégémoniste, UN pays agresseur, accompagné de pays impérialistes de second rang qu’il maltraite également. C’est la première puissance mondiale sur le plan militaire et son objectif est de démanteler et piller la Chine.
Pour tous ceux qui veulent la fin de l’hégémonisme ou simplement la paix, entre les USA et la Chine il n’existe pas de troisième voie. Critiquer « l’agressivité » de la Chine alors qu’elle est victime des USA et qu’elle défend son intégrité, c’est soutenir les USA.

« Celà ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de vrais marxistes en Chine. »
Plaristes tu combats dans le camp de l’impérialisme. Quand tu corrigeras ta position on s’intéressera peut-être à ton avis sur « les vrais marxistes ». Pour le moment tout ce que tu peux dire là-dessus n’a aucun sens.


Edité le 19-05-2020 à 23:46:01 par Xuan


Plaristes
   Posté le 20-05-2020 à 04:44:25   

Xuan a écrit :

La critique de "l'agressivité" de la Chine n'est pas seulement mensongère, c'est un prétexte de l'impérialisme US pour justifier sa propre agressivité, ses menaces, ses agressions, sa subversion, et ses guerres multiformes. Voir cet article : Des chercheurs américains: les États-Unis encerclent et isolent la Chine en termes militaires, économiques et politiques


Pourquoi ne pourrait-on pas faire l'inverse? Utiliser l'agressivité des U.S.A pour justifier une politique économique agressive visant à détruire l’impérialisme occidental et l'hégémonisme américain? La chine est engagé dans ce que l'ont appel en terme Hégélien une Lutte à mort. C'est clair et net il n'y a pas tergiverser, la propagande Chinoise et américaine mettent en ccène cette lutte à mort !

Pourquoi jouer les envoyé de saint Xi Jing Ping et prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes, qu'on est des gentils béni ouioui angéliques qui triomphe de l'adversité blasblasblas. Quand tout le monde, du fan de géostratégie, au prolo moyen, sait que les chinois sont terres à terre et pragmatiques.
Vous allez sûrement prétexter qu'il faut être infléchible face à la propagande impérialiste...
Mais souvenez des mosquées détruites, le gouvernement chinois avait nié en bloc dans communication...

Au bout d'un moment il va il y avoir des failles dans le système hermétique chinois..... Et le mensonge platonique ne marchera pas, l'attitude de la communication chinoise que vous transmettez sonne faux, et faux cul, et les moment où elle est contredite, vous fait perdre en crédibilité... Car on sait qu'on ne nous dit pas tous. La propagande occidentale gagne en crédibilité face à ça. C'est du moins l'effet que j'ai pu observer, les occidentaux ont le champ libre et peuvent avancer à gros sabots et balancer tout un tas de conneries, ça restera un minimum crédible puisseque la com du gouvernement chinois filtre tout et son côté hermétique fait que les gens à l'extérieur de la chine resteront toujours ultra méfiants. C'est comme si la com chinoise poussait les gens à croire la propagande occidentale totalement absurde tellement qu'on sent que c'est ultra filtré, ça se voit par la forme que les mauvais côtés de la réalité sont éclipsés, le néo-positivisme confucéen... Il manque la négativité chrétienne, qui donne vie chair et profondeur à l'info. On sent qu'on nous montre que ce que "la Chine" veut bien nous montrer. Ça n'inspire pas confiance.

Je ne suis pas ces maoïstes puritains de Saint mao et qui regardent la chine d'aujourd'hui et disent "Salaud de Dengists."

Je me dit juste qu'une approche peut-être plus nuancée, serait le bienvenue et peut-être plus efficace, regardez RT.
Bon au départ sponsorisaient la droite réactionnaire anti-communiste et antisémite.... Mais vous avez vu le service qu’offre RT de nos jours? C'est admirable ! Et bien plus efficace que le système chinois à la con, certes je comprend le choix des chinois d'avoir opter pour ce système mais sur le longterme ça va les niquer et pourront pas changer.
Ceci dit vous ne faîtes pas parti du gouvernement Chinois ni l'appareil d'état Chinois, vous pouvez vous permettre de ne pas vous plier à cette stratégie de communication, eux c'est mort il ont passé le point de non retour, reconsidérer leur stratégie de communication ça serait se tirer une balle pour ces derniers !


C'est vraiment dommage que leur propagande n'inspire pas confiance, car s'ils avaient l'occasion d'être plus honnêtes la stratégie Chinosie sans être parfaite à ses mérites, elle a tout un palmarès de succès ! des choses dont il n'y a pas à avoir honte.

Et souvent face aux échec de l'occident, quand les gens regardent la Chine, et la prennent pour modèle ils peuvent s'en servir pour justifier des solutions fascisantes, Style Orban, pour "modérer le capitalisme". Il y a ça aussi...


Edité le 20-05-2020 à 04:48:51 par Plaristes


Xuan
   Posté le 20-05-2020 à 12:09:15   

La Chine est pragmatique, ça correspond non seulement à une philosophie ancienne, mais à la penséemaotsétoung, au texte "de la pratique" et de nombreuse interventions dans ce sens, reprises actuellement par Xi Jinping. Faire des enquêtes et partir des faits , traverser la rivière en tâtant les pierres , etc.

Elle ne fait pas dans l'angélisme. L'aide qu'elle apporte a pour but de développer le Tiers Monde, ce qui va directement à l'encontre de l'hégémonisme et dans le sens d'un monde multipolaire.
Le développement de l'Afrique sert à la fois les intérêts africains et chinois. L'émergence d'un nouveau continent développé permet de créer une industrie, un marché et un commerce indépendants des USA. C'est un objectif anti impérialiste.

Les impérialistes ne s'y trompent absolument pas, c'est la raison pour laquelle les USA se désengagent de l'UNESCO, de l'OMS (sauf acceptation des conditions US), et menacent de quitter l'ONU.
Pour la même raison le quai d'Orsay et nos médias ont pleurniché sur la propagande agressive de la Chine dans son aide en Afrique.

____________________


Le pragmatisme chinois donne ceci, pour le mois de décembre 2019 :

Expansion de la centrale électrique de Hwange au Zimbabwe par une entreprise chinoise en bonne voie
L'extension de la centrale thermique de Hwange par le chinois Sinohydro s'élève désormais à 25%, 14 mois après le début du projet, ce qui ajoutera 600 mégawatts au réseau national d'ici 2022.
Source: Xinhua | 01/12/2019

Le président de la RCA rend hommage à des experts chinois pour le transfert de la technologie JUNCAO
Le président de la République centrafricaine a honoré six experts chinois pour les remercier de leur contribution au développement agricole du pays grâce au transfert de la technologie JUNCAO qui a aidé les agriculteurs locaux à cultiver des champignons de diverses espèces dans le pays.
Source: Xinhua | 2019/12/3

Le ministre camerounais de la Santé salue les contributions de la mission médicale chinoise
La mission médicale chinoise, qui continue d'améliorer les conditions de santé au Cameroun, est "un gage d'amitié" entre les deux pays, a déclaré lundi le ministre camerounais de la Santé Malachie Manaouda.
Source: Xinhua | 2019/12/3

La Chine fournit une aide d'urgence aux Sud-Soudanais touchés par les inondations
La Chine fournit 500 000 dollars américains en espèces et une aide alimentaire d'une valeur de 1,5 million de dollars dans le cadre de l'aide humanitaire d'urgence aux personnes touchées par les inondations au Soudan du Sud.
Source: Xinhua Publié: 2019/12/5


L'Éthiopie disposera du premier satellite spatial du pays grâce à un partenariat chinois

L'Éthiopie va bientôt avoir le premier satellite spatial du pays, dont le lancement est prévu le 20 décembre. Le projet fait l'objet d'un partenariat avec la Chine qui comprend également la formation d'ingénieurs spatiaux éthiopiens par les Chinois.
Source: Xinhua - 2019/12/17 14:17:06

Des ingénieurs chinois dotent les techniciens du Soudan du Sud de nouvelles compétences
Les ingénieurs chinois encadrent des techniciens sud-soudanais pour prendre en charge le secteur de l'énergie à l'avenir lorsqu'ils remettront plusieurs infrastructures électriques de pointe construites par PowerChina.
Source: Xinhua - 2019/12/18 13:59:01

Le Kenya lance un service de fret sur un chemin de fer prolongé de construction chinoise qui relie l'arrière-pays
Le Kenya a lancé un service de fret sur le chemin de fer à voie standard Nairobi-Naivasha, construit en Chine, qui devrait mieux relier l'arrière-pays du pays aux grandes villes, améliorer l'efficacité des transports et stimuler l'investissement et la croissance économique.
Source: Xinhua | 2019/12/18 10:36:52

De nombreux utilisateurs éthiopiens des médias sociaux ont publié, avec des photos et des légendes, le premier satellite éthiopien baptisé ETRSS-1, après le lancement réussi, vendredi, du tout premier satellite du pays d'Afrique de l'Est dans l'espace depuis la Chine.
Source: Xinhua | 2019/12/23 15:59:48
Plaristes
   Posté le 20-05-2020 à 13:42:59   

Toujours est-il que la stratégie de communication chinoise donne l’impression de visiter Pyongyang quand on la lis, et encore, quand on est à Pyongyang, on comprend pourquoi on ne nous montre pas tout et la face caché est à l'extérieure de la ville, donc on doute beacoup moins.

Ils devraient assumer le côté terre à terre et pragmatique.


Car bon voici les effets de la stratégie dommunication de la Chine :
https://www.youtube.com/watch?v=rCSeSaq2msk

Ça marche peut-être à l'intérieur,je veux bien le croire, mais à l'extérieur c'est juste une blague.

De plus les U.S.A sont ultra agressif et visent toujours à domination mondiale, de part les armes. La position de la Chine peut-être à 100% justifié.


Xuan a écrit :

Elle ne fait pas dans l'angélisme. L'aide qu'elle apporte a pour but de développer le Tiers Monde, ce qui va directement à l'encontre de l'hégémonisme et dans le sens d'un monde multipolaire.


Oui et non, il y a quand même uen zone d'influence, qui pourrait si la Chine devenait plus Dengiset que maoïste tourner à un impérialisme non plus formel, mais réel et opération.

Mais oui les effet de ces actions se font ressentir dans toutes l'Afrique et permet à certains pays dans les sphères d'influence occidentale de gagner leur indépendance.


C'est un phénomène étrange dans le fond c'est de l'aide au développement qui marche, dans la forme c'est de l'impérialisme. Vous comprenez ce que je veux dire? Enfin ce que j'essaye de dire depuis le début?

Sinon pourquoi aurai-je pris la peine de poster ça :
[ur]https://briefingsbruxelles.files.wordpress.com/2019/08/rapport_ethiopie_final_online-version-interreseaux.pdf[/url]

Si ma position était de dire "Salaud de dengist esclavagistes de l'Afrique !"?

Une source totalement occidentale qui vante les mérites de l'action de la Chine en Éthiopie !
Qu'on ne peut accuser de propagande Chinoise. Si mon propos était de de dire "Salaud de deginst !" jamais je ne n'aurai posté ça dès le début !

Je en suis donc pas ignorant du Palmarès que vous affichez.

Ceci dit Hegel et ensuite Marx insisterons grandement sur la notion de aufhebung, ce qui marque, un saut qualitatif entre 2 moment historiques.

Le côté hybride la Chine, fille de Mao et de Deng, fait que la négation et le déplacement de l'ère de la bürgerliche gesellschaft, n'est que partiel.

Ainsi dire et agir comme si la chine était rouge est mentir par omission.
l'aide la Chine à l'Affrique est dans sa forme, très éloigné de l'internationalisme prolétarien.

Penser cette action, requiert de prendre en compte de sacrés contradiction. Le mode opératoire de la Chine pour y arriver est la vérifications de maintes lois de la dialectiques.
(Quand on veut faire quelque chose ---> Faire l'inverse, par exemple quand un artiste veut devenir original, il imite les grand maîtres ! La chine pour aider ces pays à fait l'inverse. Vous voyez où je veux en venir?)

Et la chine Hybride...
C'est dans les sources que vous m'avez présenté.

https://lepcf.fr/Le-socialisme-chinois-et-le-mythe-de-la-fin-de-l-Histoire

A partir de là, il ne peut il y avoir un état nation vraiment démocratique, il ne peut il y avoir qu'un système néo-iméprial totalement dépendant de sa popularité.

A partir de là le gouvernement chinois, doit avoir une propagande impeccable, pour couvrir les quelques échecs. La communication chinoise est destiné à la consommation intérieure.

Souvenez-vous des mosquées, la Chine a nié en bloc, puis il a été facile de prouver que ces mosquées avaient vraiment été rasée grâce à google map.

Le résultat est sans appel tout le monde, même des milieux plutôt méfiants du maccarthysme ambiant, et généralement favorables à la chine ont mangé la prie propagande occidentale possible.

Pareil pour Tatiana Ventôse et l'hôpital, grossière manipulation ----> Grossière erreur. Tatiana mange tous les mensonges habituels sur la Chine, et va les répandre avec sa chaine youtube.

En faite je comprends totalement les chinois qui font la com dans leur démarche, car j'ai été dans un position psychologique similaire à la leur. Ils ont une grosse pression, ils se sentent vraiment agressé par la propagande occidentale grossière, et sont victime d'un biais cognitif compulsif, qui leur fait chercher le moyen d'infirmer la dîtes propagande occidentale en bloc à la première occasion venue, à quand bien même ils manquent d'information allant dans leur sens.

Ce qui donne le côté Visite de Pyongyang, qui du-coup, fait en sorte que les gens n'aient pas confiance en la come chinoise, et donc se jettent sur la propagande occidentale aussi subtile qu'un taureau. Car c'est soit ça soit la subtilité du couple qui sourit devant le photographe avant de reprendre leur scène de ménage.

En faîte, j'espère que vous l'aurez (enfin) compris, relayer comme un drone la com chinoise, c'est se donner ud discrédit aurpès des masses.
Admettez-le la Chine s'est contrainte à une communication étouffante jouant sur l’hermétisme.

On est loin de ce que peut offrir RT,et parfois il faudrait mieux s'abstenir de la relayer.
Vous comprenez enfin ma position?


Edité le 20-05-2020 à 15:08:50 par Plaristes


Xuan
   Posté le 20-05-2020 à 21:06:28   

Nous partons des faits et non du verbiage de Tatiana Ventôse qui mêle comme toi le vrai, le faux et ses états d'âme dont on a strictement rien à cirer.
Quand on parle de l'aide matérielle de la Chine aux nations africaines, ta propre "stratégie de communication" sur "la notion de aufhebung... saut qualitatif entre 2 moment historiques" est juste un bavardage pseudo intellectuel.

"si la Chine devenait plus Dengiset que maoïste tourner à un impérialisme non plus formel, mais réel et opération"
Et si Deng Siaoping n'avait jamais réaffirmé la nécessité d'appliquer la dictature du prolétariat ce serait ma tante. Deng Siaoping a été au pouvoir et la Chine n'est pas devenue impérialiste comme on peut le constater

"C'est un phénomène étrange dans le fond c'est de l'aide au développement qui marche, dans la forme c'est de l'impérialisme. Vous comprenez ce que je veux dire? Enfin ce que j'essaye de dire depuis le début?"
Personne ne sait si tu arrives à dire ce que tu veux dire, mais chacun peut voir ce fait encore plus étrange que chez toi l'aide au développement devient de l'impérialisme "dans la forme" .
Le Dalai Lama a fait de même avec le "génocide" des Tibétains. Comme les faits ont prouvé qu'il s'agissait d'une pure invention le "génocide" est devenu un "génocide culturel".
Chez toi c'est l'impérialisme inexistant qui devient un impérialisme "dans la forme".

Ton numéro d'équilibriste entre je suis d'accord mais finalement je ne le suis pas n'abuse personne. Si tu souhaitais réellement combattre l'impérialisme tu ne ferais pas la grimace en voyant des militaires chinois au garde à vous et des slogans "vive la Chine rouge !", et tu n'irais pas chercher des ragots dans la corbeille à papier de la presse bourgeoise pour taper systématiquement sur la Chine, en répétant que tu es vraiment contre l'hégémonisme, et que c'est nous qui ne comprenons pas ce que tu t'éreintes à nous expliquer.
Plaristes
   Posté le 20-05-2020 à 21:29:38   

Non, l'impérialisme qui devient de l'aide au développement par le fond.


C'est impérialisme dans la forme, je crois qu'il est présent sous forme de rails et d'infrastructure qui servent à l’exportation de ressources vers la chine. Et l'exploitation de main d'œuvre parmi les moins chères au monde, par des PME Chinoise en Éthiopie. Ce sont des faits.

Il n'y a rien de mystique, cette forme dont je parle est plus que réelle et matérielle. Sur le longterme on peut éventuellement qualifier ça de coopération,sur le court terme c'est de l'impérialisme doux.

Il y a bien des phénomène de mobilité du capital en vu de maximiser le taux de profit, tolérés et encouragé par le gouvernement chinois pour favoriser l’investissement dans ces pays. Or vous savez très bien qu'un investisseur au sens anglo-saxon du terme va pomper bien plus qu'il n’investit,c'est à ce prix que se paye le développement techniques de ces pays.


Edité le 20-05-2020 à 21:32:40 par Plaristes


Xuan
   Posté le 20-05-2020 à 23:38:01   

Les exemples donnés démontrent le contraire, Monsieur "je crois que..."
Un chemin de fer qui relie l'arrière-pays aux grandes villes
La formation technique sur les énergies
Les médias sociaux nationaux
Une centrale thermique...à l'évidence "servent à l’exportation de ressources vers la chine" !

Maintenant tu en est à "l'impérialisme qui devient de l'aide au développement par le fond" , c'est toi qui touches le fonds.


______________________


Suite de "l'impérialisme dans la forme" de la Chine en Afrique : l'aide sanitaire contre le covid-19.
A comparer avec l'aide de Le Drian .
Quant à l'aide US...



La solidarité sino-africaine en action sur fond de lutte contre la pandémie de COVID-19
Le ministre camerounais de la Santé salue les contributions de la mission médicale chinoise
La mission médicale chinoise, qui continue d'améliorer les conditions de santé au Cameroun, est "un gage d'amitié" entre les deux pays, a déclaré lundi le ministre camerounais de la Santé Malachie Manaouda.
Une équipe médicale chinoise en Namibie traite plus de 20 000 patients en 18 mois
La Chine intensifie son soutien à Djibouti et à la Côte d'Ivoire pour lutter contre la pandémie de COVID-19 en envoyant des experts médicaux, des fournitures et des médicaments traditionnels chinois, ce qui renforcera encore les relations sino-africaines, ont déclaré dimanche des responsables et des experts chinois.

(COVID-19) Arrivée en Angola de plusieurs tonnes de matériel de biosécurité en provenance de Chine


(COVID-19) Une ville chinoise fait don de fournitures médicales à une ville éthiopienne


La Chine envoie des équipes médicales au Zimbabwe, en RDC et en Algérie


(COVID-19) Des universités burkinabè reçoivent des masques venant de Shanghai


(COVID-19) Fin de la mission médicale chinoise au Burkina Faso, cap sur la Côte d'Ivoire


La Chine fait un don financier et de matériel médical pour aider le pôle économique du Nigeria à lutter contre le COVID-19


La Chine fait don d'un lot de matériel médical à la Côte d'Ivoire contre le COVID-19


(COVID-19) Le Cap Vert reçoit du matériel médical offert par la Chine


(COVID-19) La Chine fait don de fournitures médicales à l'Ouganda


(COVID-19) L'Afrique reçoit un troisième don de matériel médical de la Fondation Jack Ma et la Fondation Alibaba


(COVID-19) Bénin : Le gouvernement réceptionne le deuxième lot de matériel sanitaire offert par la fondation chinoise Jack Ma

Arrivée d'une équipe d'experts médicaux chinois à Kinshasa pour soutenir la riposte contre le COVID-19
(COVID-19) La Chine offre des matériels anti-épidémiques au Tchad
La Chine fait don de fournitures médicales à la Tanzanie pour l'aider à lutter contre le COVID-19

La liste n'est pas exhaustive.


Edité le 20-05-2020 à 23:44:17 par Xuan


Plaristes
   Posté le 21-05-2020 à 02:26:01   

L'Éthiopie et la Chine signent un accord pour stimuler la coopération dans le secteur des PME

https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/nicolas_investissements_chinois_ethiopie_2017.pdf

Source occidentale pragamtique, la présence de la chien dans le secteur date de 91.

Mais c'est surtout dans le textile que ça coince, la main d’œuvre y est à 30€/jour grand max, grand groupe PME chinoise ainsi que celle de la péninsule arabique, raffolent de cette main-d’œuvre pas chère. Faudrait que je retrouve le lien.
Si tu va à H & M tu vas sans doute acheter de chez-eux.

Chine-Afrique : ce que les PME chinoises viennent chercher en Afrique

En Éthiopie, les salariés du textile sont les moins bien payés au monde

Citation :

L’Éthiopie n’a pas instauré de salaire minimum dans le secteur privé. Selon le rapport, les salariés de la confection, parmi lesquels de nombreuses femmes, ont du mal à s’en sortir, et sont très peu formés. Des conflits culturels les opposent également aux dirigeants des usines, originaires d’Asie.

L’étude s’est penchée sur le Parc industriel d’Hawassa (sud), l’un des cinq centres industriels inaugurés par le gouvernement depuis 2014, qui emploie 25 000 personnes et fabrique des vêtements pour des marques du monde entier.


"Les méthodes qui ont marché pour la Chine" Je ne dit pas que ça ne marche pas. Je dit juste que parler d'humanitaire c'est peu se foutre notre gueule, car l'un n'empêche pas l'autre.

La vérité est la totalité pas la partie qui vous plaît.
Et l'aide agricole Chinoise en Éthiopie commence en 2008. Avant ça la politique Chinoise était d'utiliser ses propriétés agricoles en Éthiopie comme moyen de pression.

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwidjOOd0cPpAhVTC2MBHWS7C6YQFjAEegQIBxAB&url=https%3A%2F%2Fbriefingsbruxelles.files.wordpress.com%2F2019%2F08%2Frapport_ethiopie_final_online-version-interreseaux.pdf&usg=AOvVaw3oiswkWijeFEttUU4qczL-

Ce que je veux dire, c'est que cet aide au développement elle est pas gratos. Surtout quand la stratégie repose sur le bon vouloir d'investisseur capitaliste chinois, qui ont fait des investissement et compte faire des bénéfice, et qui doivent par la suite battre la cooccurrence étrangère.
C'est ça l’impérialisme dont je parle : La modalité de paiement. Pour moi elle prend vachement la forme d'un néocolonialisme.

Ensuite :

Clouscard a écrit :

Le potlatch est le principe de la prétendue économie du don. C'est le cadeau le plus empoisonné, celui du plan Marshall. Ce qu'on vous donne, vous devez le rendre, en mieux si possible. Vous êtes débiteur, redevable. Ce plan Marshall a eu comme récompense la tête des ministres communistes. Et la soumission politique à l'OTAN. Le
libéralisme apporte ce cadeau : la liberté sexuelle. Mais au prix de la soumission politique de la jeunesse.



Car j'en viens à l'annulation de dette, alors, soyons d'accord ce n'est pas aussi violent que le Plan Marshall loin de là, mais le principe est là, tous les enfants le savent, quand vous donnez, c'est jamais gratuit.

Ici il s'agit juste d'avoir le ambassadeur chinois jouer le rôle de conseiller économique ou conseillers au développement. C'est tout ce qui est demandé (implicitement) contre l'annulation de dette, et ça permet d'acheter les votes à l'O.N.U sans utiliser de moyens de coercition, du moins autre que des promesses d'annulation de dette.

Je doute que les chinois soient capables de colonialisme culturel comme les U.S.A, à quand bien même il le voudrait bien.


Et le quant à l'aide U.S. La Chine et les U.S.A ne sont pas comparables, on utilise juste des phénomènes connu pour essayer de comprendre un phénomène nouveau.

T'as vraiment cru que j'attendais d'un des impérialismes les plus barbares qui soit quelconque humanitaire? Je connais trop bien les ONG rapaces pour y croire.

concernant l'aide la chine :
Comment savoir si c'est de l'humanitaire pur, une tentative de sécuriser les investissement fait en Afrique, où les deux à la fois?
Vas savoir !

Outre ça je vous recommande de lire les écrit de Wang Xiangsui et de Qiao Liang.
Le Plan des U.S.A est de coloniser les pays périphériques de la chine pour l'étouffer et bénéficier de leur propre main d’œuvre pas chère. Car Qia Lang, croyais que ces nations ne remplacera jamais la puissance productive de la chine, et que la main d’œuvre chinoise resterait toujours bon marché.

Beaucoup de marxistes à son époque savait que déjà, le développement des forces productives en Chine créerait des couches moyennes et des ITCs, d'où la rué vers l’Afrique.

La Chine est loin d'être la pauvre victime sans défense que tu nous raconte, elle sait contre-attaquer face à l’impérialisme américain.


Edité le 21-05-2020 à 15:13:01 par Plaristes


Xuan
   Posté le 21-05-2020 à 16:23:53   

La politique gagnant -gagnant de la Chine n'a rien à voir avec de l'humanitaire, gagnant-gagnant n'est pas gratuit jusqu'à présent. Mais pourquoi un commerce serait-il gratuit ?

Ce qui n'exclu nullement les dons. Tous les exemples cités plus haut , mais que tu n'as pas pris la peine de regarder comme d'hab, sont des dons.
Quel est l'intérêt de la Chine dans ces dons ? Et pourquoi vend-elle même des masques aux USA ? Simplement parce que la fin de la pandémie lui permet aussi de pouvoir reprendre ses exportations et importations. L'intérêt du peuple chinois comme des autres d'ailleurs est la fin de la pandémie et la reprise de la production économique dans de bonnes conditions.
Dans ce cadre, l'échange des expériences, comme l'a fait Cuba en Chine et ailleurs, se fait d'égal à égal et non de façon paternaliste. La Chine a d'ailleurs encouragé l'utilisation de la médecine traditionnelle africaine.

Il n'y a rien d'impérialiste là-dedans.

Le comportement impérialiste consiste à ne pas envoyer d'aide sanitaire au Tiers Monde, à imposer le blocus à Cuba, au Venezuela et à l'Iran, à faire passer le reprise économique avant la santé du peuple dans son propre pays.
Xuan
   Posté le 21-05-2020 à 18:34:46   

Le raisonnement "tous des impérialistes" y compris en accordant des circonstances atténuantes à la Chine sert l'impérialisme US pour une raison très simple.
Tous des impérialistes signifie que les peuples et les prolétariats doivent se tenir à l'écart d'un combat qui ne les concerne pas.

Les USA se sont servi de ce procédé qui ne les oblige pas à se justifier eux-mêmes, en répétant "la Chine a menti". Tous les efforts et les sacrifices consentis par le peuple chinois, toutes les décisions justes au service du peuple ont été balayés d'un coup en jetant la suspicion sur les chiffres. Et cela à partir des allégations d'un militant pro US, d'un calcul faussé au départ et procédant pas extrapolations, sans tenir compte des chiffres réels au jour le jour, dans chaque funerarium, et sans distinguer les causes des décès. Pour aboutir à un chiffre supérieur à celui des USA encore aujourd'hui alors que la crise est fondamentalement jugulée et maîtrisée depuis le 16 mars.

Sur quoi toutes les agences de presse occidentales ont repris en choeur "la Chine a menti sur les chiffres" . Plaristes a repris cette intox ici même.

Là dessus balancer sur les USA pour se donner des allures "anti impérialistes" ne change rien à une démarche commune à bon nombre de trotskistes, particulièrement le NPA, ainsi qu'aux pseudos "maos", qui préfèrent faire l'impasse sur le sujet plutôt que se mouiller.
Ainsi le PCM réalise l'exploit de pondre une pleine page sur la crise sanitaire et économique, où la Chine ne figure qu'une fois "Le coronavirus... s’est répandu dans le monde entier depuis la Chine" . pas un mot sur ce qu'a fait la Chine contre l'épidémie, pas un mot sur la propagande US antichinoise...ce qu'on appelait un temps la langue de bois.
Plaristes
   Posté le 21-05-2020 à 21:30:40   

"Le comportement impérialiste consiste à ne pas envoyer d'aide sanitaire au Tiers Monde, à imposer le blocus à Cuba, au Venezuela et à l'Iran, à faire passer le reprise économique avant la santé du peuple dans son propre pays."


Encore une fois la Chine est un phénomène nouveau, elle ne peut-être comparé à des impérialismes purement capitalistes qui ont pour but une domination perpétuelle et qui vont faire du faux humanitaire grâce à ce que j'appelle les aides contre le développement.

Et comme tu l'a fait remarqué, la méthode Chinoise inclut de grand sacrifices pour le peuple qui l'applique.
La méthode chinoise à été théorisé à base de théories sur la mobilité accrue du capital, il s'agit de jouer sur des contradiction de l'impérialisme (Uniquement Occidentale au départ) pour se développer et forcer le monde capitaliste a tombé sous ses propres contradictions.
Et comme vous l'avez dit la Chine exporte sa méthode au tiers monde.
On peux appeler ça de l'anti-impérialisme car les impérialismes classiques, mais la méthode pour que la Chine ait sa partie gagnant du lot utilise des mécanisme similaires au mécanisme néocoloniaux.


Concernant l’intérêt de tous le monde à arrêter la pandémie, c'est connu, les médias occidentaux l'ont largement souligné que tout le monde avait à y perdre en refusant la coopération internationale, ce n'était donc pas à mentionner. Concernant la gratuité des masque je le savais déjà, et je pensais que c'était évident pour vous.


"Les USA se sont servi de ce procédé qui ne les oblige pas à se justifier eux-mêmes, en répétant "la Chine a menti"."

Mais la Chine A menti à plusieurs occasions, comme pour la destructions des mosquées, et concernant le racisme anti-noir en Africa-Town, on m'a toujours appris qu'en tant que marxiste que racisme provenait des conditions sociales et non l'inverse ! Et c'est certainement pas un fait divers à la noix qui soudainement matérialiser ce racisme.

Ils ont un service de communication totalement pourris, la Chine devrait avoir plus confiance dans son palmarès et assumer ses imperfections.

Regardes RT, services impeccable, ils n'ont pas besoin d'un contrôle de l'information et de la culture aussi stricte qu'en Chine pas besoin d'un hermétisme étouffant. C'est bien pour moi l'une des raison pour laquelle au près des masses ici dans l'occident la Russie est ultra populaire. Sans oublier les débats entre les divers factions Russes.

Donc d'un côté si la Chine œuvre bien à détruire le capitalisme, s'elle est bien à l'instar du prolétariat engagé dans une lutte à mort contre l'impérialisme U.S, elle ne sert pas toujours nos intérêts, exemple : le port du pirée. Ce n'est pas que ça ne nous concerne pas, c'est que la Chine n'est pas toujours notre allié, et on ne peut pas lui faire à 100% confiance sur ses dires.

Par conséquent notre soutient ne peut-être inconditionnel. C'est triste mais c'est comme ça. Si on reste inconditionnel, on perd juste notre crédibilité au près des masses. Par exemple pour les mosquées, vous avez eu raison de publier tous de faits qui rappelait à quel point la propagande occidentale était surfaite, mais ça dresser un portrait confucéen, où le musulman est un bon musulman etc etc etc... A quand bien même vous parliez des activités djihadistes de la région supportées par l'occident, le côté Disney du paysage dressé faisiat lui aussi surfait.
De plus il y avait le déni de la destructions des mosquées, alors je suis tombé sur la propagande occidentale avec le pleurnichage habituel sur les mosquée, et j’ai voulu leur prouver tord, mais en faîte c'est que les bâtards avait raison, ces mosquées ont bien été rasées. Et vous et moi nous ne savions pas comment réagir, surtout vous qui avait soutenue que c'était pas le cas ! Moi j'avais été alerté par le côté Disney de la communication chinoise, trop beau pour être vrai, (philosophie gréco-chrétienne, le monde chrétien est un monde plus laid mais plus profond, donc un peu allergique à ce qui est trop beau pour être vrai). Donc ne m'étais pas mouillé en disant que pour les mosquées je ne savais pas.
Mais vous vous avez relayé un mensonge sans vérifier.

A votre avis comment les masses vont prendre ça?

Nous devons donc trouver une nouvelle démarche de communication qui soit plus prudente, sans aller du côté du PCM gauchiste & co.
Et bon vous avez vu mes échec flagrant dans mes "tentatives" à aller vers cette démarche.



Ensuite il y a aussi le faîte que la Chine possède l'un des appareil d'état les plus répressif au monde, et une auto-police des pires qui soit, en plus elle même pas aussi efficace que les CDR cubains.
Et que les puissance occidentale vont se servir de ça pour imposer une solution de la poigne !
Xuan
   Posté le 21-05-2020 à 22:40:50   

Un mot à propos des références de Plaristes.

L’article de l’IFRI reconnaît factuellement de nombreux points positifs dans la politique chinoise en Ethiopie, mais ils n’apparaissent pas dans les conclusions et la tonalité générale de l’étude est négative.

L’IFRI Institut Français des Relations Internationales, auquel tu fais référence à plusieurs reprises, que tu présentes ici comme une « source occidentale pragmatique » , se déclare « un centre de recherche et de débat indépendant » pour « mener une réflexion libre et approfondie sur les grands enjeux contemporains » , également « comme une association reconnue d’utilité publique (loi de 1901). Il n’est soumis à aucune tutelle administrative, définit librement ses travaux… »

Il a quand même pour directrice du centre Asie Valérie Niquet, également responsable de l’Observatoire de l’Asie du Nord-Est en coordination avec la Direction aux Affaires Stratégiques, Directrice de recherche Asie à l’Institut des Relations internationales et Stratégiques (IRIS), Chargée de cours « La Géostratégie de l’Asie orientale » au Collège Interarmées de Défense de l’Ecole Militaire à Paris, Chargée de cours « Les enjeux stratégiques en Asie » dans le cadre du DESS de défense européenne à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille, etc. et entre autres activités permanentes, consultant du Centre d'analyse et de prévision au ministère des Affaires étrangères.
Comme représentante des intérêts de la France-Afrique face à la Chine on ne peut guère mieux trouver.

Quant à Jeune Afrique, qui dégomme régulièrement la Chine, ce site est extrêmement complaisant avec l’impérialisme français, il suffit de lire quelques articles concernant la politique française en Afrique pour s’en convaincre : https://www.jeuneafrique.com/mag/562609/politique/macron-et-lafrique-franck-paris-lafricain-du-president/
https://www.jeuneafrique.com/mag/562588/politique/emmanuel-macron-va-t-il-achever-la-francafrique/
https://www.jeuneafrique.com/mag/562593/politique/macron-et-lafrique-le-discours-de-ouaga-au-banc-dessai/
Plaristes
   Posté le 22-05-2020 à 00:01:55   

On m'a toujours enseigné d'utiliser les sources de l'adversaire si possible, par exemple si j'ai une étude du FMI qui évalue positivement les pays socialistes, bien que faussée et pas objective, je ne vais pas me priver pour l'utiliser.

Comme ceci- par exemple.
https://www.youtube.com/redirect?v=pi8DkwF6Peg&redir_token=Qjsh60z-vZZEUE7HoaTIvT7UznZ8MTU5MDE4MzQ4N0AxNTkwMDk3MDg3&event=video_description&q=https%3A%2F%2Fwww.ncbi.nlm.nih.gov%2Fpmc%2Farticles%2FPMC1646771%2Fpdf%2Famjph00269-0055.pdf

Ceci dit souvenez-vous pour les mosquée. La chine avait menti et j'ai dût aller voir du côté de chouineurs "ho mon dieu la Chine génocide" pour avoir la vérité.
Ce que la Chine omet de dire dans sa communication, d’autres s'en chargeront à sa place. et même nous pour avoir l'info complète, on sera obligé de passer par eux. RT a résolu ce problème depuis longtemps.

Concernant les articles sur le textile et Éthiopie, les articles anti-chinois ne mentionne pas qu'il n'y a pas que les PME chinoises sur le terrain, ça je l’ai trouvé ailleurs.
La Chine aurait pu parler de l'impacte positif de ces PME nous faisant comprendre que les éthiopiens se feraient exploités Chine ou pas chine, et que la présence Chinoise propose de vraies perspectives d'avenir !


Edité le 22-05-2020 à 00:02:13 par Plaristes


Xuan
   Posté le 22-05-2020 à 15:59:07   

Utiliser les sources à conditions de faire la part du vrai et du faux, de ne pas reproduire les mensonges comme du pain béni, bref de ne pas propager l'intox.

https://observers.france24.com/fr/20190419-chine-mosquee-dome-minaret-detruit-musulman-repression

Cet article signale photos à l'appui la destruction d'une mosquée en titrant
En Chine, une mosquée démolie par les autorités : “L'ordre est de détruire tous les minarets et les dômes"

Pourquoi cette mosquée ? Quelle était l'activité de son imam? Et pourquoi la Chine n'a-t-elle PAS détruit "tous les minarets et les dômes", mais les a préservés en autorisant les cultes ?



Pourquoi des articles annonçant "Chine, destructions massives de mosquées dans le Xinjiang
Dans une enquête conjointe, le Guardian et le Bellingcat attestent, images satellites à l’appui, de la démolition systématique de mosquées par les autorités chinoises..."


article illustré par cette image :



La présence de deux policiers au premier plan est censée démontrer une dictature féroce, or on voit une foule de croyants défiler devant eux les mains dans les poches ou indifférents, et même en grossissant l'image on ne trouve pas les ruines du minaret.

Lors des attentats en France la police était bien plus nombreuse devant les synagogues ou d'autres édifices religieux, mais La Croix ne s'est jamais préoccupée des victimes ouïgours des terroristes islamistes.
Une rubrique a été ouverte sur ces questions.
On y trouve une vidéo justement sur ces attentats : https://news.cgtn.com/news/2019-12-05/Fighting-terrorism-in-Xinjiang-MaNLLDtnfq/index.html


Edité le 22-05-2020 à 16:14:35 par Xuan


Plaristes
   Posté le 22-05-2020 à 17:26:08   

J'avais déjà répondu au sujet sur ce sujet mais je vais compléter ma réponse.
marquetalia
   Posté le 22-05-2020 à 18:49:20   

@ Xuan,donc, selon toi,il faut soutenir les djihadistes "comme résistance à l impérialisme u.s" et "pour effacer le passé colonial de la France en Algérie",tout en les dénonçant en Chine ?


Edité le 23-05-2020 à 13:02:12 par marquetalia


marquetalia
   Posté le 22-05-2020 à 19:03:20   

Celà d autant plus que les Etats Unis vont se retirer des théâtres d opérations contre les groupes terroristes islamistes, même en Somalie l an prochain,en même temps que le retrait de l Amisom.l administration américaine veut redéployer les forces u.s contre la Russie et la Chine, au risque d abandonner Paris au Sahel, où l opération Barkharne va foirer, à défaut de l appui logistique de Washington dans cette région du monde.idem au Levant après le retrait annoncé des États Unis d Amérique d Irak.


Edité le 23-05-2020 à 13:03:14 par marquetalia


Plaristes
   Posté le 22-05-2020 à 19:45:23   

Barkharne? Non ça marche on déjà pactisé avec les Djihadistes !!!! L'armée Française vit côte à côte !

Je t'invites à entendre les dires du parti SADI.
Xuan
   Posté le 22-05-2020 à 23:19:33   

marquetalia a écrit :

@ Xuan,donc, selon toi,il faut soutenir les djihadistes "comme résistance à l impérialisme u.s" et "pour effacer le passé colonial de la France en Algérie"... !?

Où as-tu trouvé ça ?
Plaristes
   Posté le 23-05-2020 à 02:03:16   

techniquement il y a des conflits inter impérialiste en Afrique de l'ouest. je ne fais pas confiance aux sources de "ma tequila", mais vu que les djihadistes sont financé par la Qatar et aidé officieusement par les Français....
marquetalia
   Posté le 23-05-2020 à 10:25:27   

Les djihadistes aidés officieusement par les Français ? à moins que les généraux de Paris veuillent se tirer une balle dans le pied...


Edité le 23-05-2020 à 13:04:38 par marquetalia


marquetalia
   Posté le 23-05-2020 à 13:05:47   

Plaristes a écrit :

techniquement il y a des conflits inter impérialiste en Afrique de l'ouest. je ne fais pas confiance aux sources de "ma tequila", mais vu que les djihadistes sont financé par la Qatar et aidé officieusement par les Français....
je ne bois pas de Tequila,je bois du sang.


Edité le 23-05-2020 à 13:06:11 par marquetalia


Finimore
   Posté le 24-05-2020 à 07:14:42   

marquetalia a écrit :

je ne bois pas de Tequila,je bois du sang.


Hé arrête un peu ces conneries !!! Si tu veux délirer il y a d'autres endroits
marquetalia
   Posté le 24-05-2020 à 10:21:52   

C était un jeu de mot,je bois de la sangria,qui signifie "sang" en espagnol..
Xuan
   Posté le 26-05-2020 à 13:29:16   

La «question de la dette» africaine a besoin d'une solution solide


Par Song Wei Source: Global Times Publié: 2020/5/25 22:07:49
https://www.globaltimes.cn/content/1189475.shtml

L'économie mondiale subit de fortes pressions en raison de la pandémie meurtrière, certaines économies africaines relativement vulnérables risquant de perdre la capacité de payer leurs dettes à temps. En tant que débiteur des pays africains, la Chine promet de promouvoir activement la mise en œuvre de l'initiative de suspension du service de la dette des pays du G20 afin de soulager la pression sur les pays africains.

La Chine et l'Afrique entretiennent une coopération solide et à long terme et se sont associées pour lutter contre le COVID-19. Il s'agit du 20e anniversaire du Forum sur la coopération sino-africaine. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a souligné dimanche lors d'une conférence de presse que la Chine continuerait de soutenir l'Afrique dans sa lutte contre le virus. En outre, la Chine continuera de travailler avec l'Afrique sur le renforcement des capacités de développement. Wang a déclaré que la Chine travaillerait avec d'autres membres du G20 pour mettre en œuvre l'initiative de suspension du service de la dette afin d'alléger le fardeau de la dette de l'Afrique, et envisage également un soutien bilatéral supplémentaire pour les pays africains soumis à la plus grande pression pour aider l'Afrique.

Le coronavirus a causé différents niveaux de dommages aux pays africains. Ceux en Afrique de l'Est avec des antécédents économiques relativement meilleurs résistent mieux à l'attaque, les capacités de remboursement de la dette étant moins affectées. Certaines économies moins développées d'Afrique de l'Ouest auront inévitablement des difficultés à rembourser leurs dettes à temps, notamment le Mali et la Sierra Leone, qui ont des structures économiques vulnérables.

Pour les pays confrontés à des défis extrêmes, la Chine peut augmenter les subventions qui n'ont pas besoin d'être remboursées, entre autres mesures de soutien. Le soutien de la Chine aux projets concernant les moyens de subsistance des populations, comme la construction d'écoles et d'hôpitaux, pourrait être renforcé afin d'accélérer la reprise de la production. Dans une perspective à long terme, la Chine continuera de soutenir la construction d'infrastructures dans les pays africains pour favoriser leur industrialisation et leur modernisation, axe essentiel de la coopération sino-africaine.

Dans l'intervalle, il est possible que la Chine propose des radiations pour les prêts sans intérêt dus et impayés par certains des pays les plus pauvres du continent conformément aux normes internationales et après une évaluation complète. La Chine est disposée à tenir des pourparlers sur la base de l'égalité et des avantages mutuels.

Il existe des différences essentielles dans l'aide étrangère de la Chine et des pays occidentaux. La Chine adopte des approches de capital flexibles, notamment des subventions, des prêts préférentiels et des méthodes mixtes. Plus d'efforts se concentrent sur le soutien au développement de la capacité de production de l'Afrique - c'est une caractéristique vitale du travail de la Chine avec l'Afrique.

La Chine a aidé à construire des usines en République de Guinée et en Tanzanie, entre autres pays. Les projets visant à augmenter la capacité de production nécessitent une assistance à long terme, car la formation aux capacités de production et à l'expertise en gestion doit être effectuée après l'achèvement d'une installation physique. Les pays occidentaux n'ont pas le même niveau d'intérêt dans ces domaines.

Au lieu de cela, les pays occidentaux ont tendance à adopter des approches de capital relativement unique avec un appui budgétaire - et assorti de conditions politiques - pour les projets d'amélioration de la gouvernance, sur la base de l'expérience de développement des pays occidentaux eux-mêmes. Et si les projets n'atteignent pas les objectifs de réforme fixés par les pays occidentaux, leur aide sera suspendue ou arrêtée.

Le Programme 2063 de l'Union africaine a marqué l'industrialisation comme une stratégie de développement critique. S'appuyant sur des décennies de coopération avec l'Afrique, la Chine a proposé de promouvoir la coopération entre les capacités de production sino-africaines. Elle a l'intention d'explorer une coopération approfondie entre les deux parties sur la base du soutien permanent de la Chine à la production africaine, et c'est conforme à la stratégie de l'Union africaine.

La pandémie continue de ravager le monde. Dans de telles circonstances, les pays occidentaux devraient se joindre à la coopération dans tous les aspects possibles avec une attitude ouverte et inclusive, plutôt que de s'en tenir obstinément aux schémas géopolitiques et aux préjugés idéologiques.

Wang a noté que la Chine accélérerait la construction du siège du CDC Afrique, qui était un élément important du protocole d'accord signé par la Chine et les États-Unis en 2015 après l'épidémie d'Ebola.

Les deux pays se sont engagés à soutenir conjointement la construction du CDC africain par le biais de la coopération trilatérale au développement. La Chine continuera à avoir une attitude ouverte et inclusive pour soutenir le projet avec les États-Unis, ainsi qu'avec toute autre partie intéressée à soutenir l'Afrique.

En ce qui concerne la question de la dette promue et déformée par certains médias occidentaux, la Chine encouragera activement l'initiative de suspension du service de la dette du G20. L'objectif des prêts était de faciliter le développement de l'Afrique et la Chine vise à résoudre les problèmes d'endettement par le développement. Offrir simplement des amortissements ne serait pas conforme aux intérêts de développement à long terme des pays africains.

L'auteur est chercheur associé à l'Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique du Ministère du commerce . bizopinion@globaltimes.com.cn
Xuan
   Posté le 27-05-2020 à 13:30:11   

Des erreurs se produisent, pas bonnes pour amplifier de petits points négatifs:
l'ambassadeur de Zambie en Chine

Par Li Qiao Source: Global Times Publié: 2020/5/27 12:33:53
https://www.globaltimes.cn/content/1189633.shtml


Mme Winnie N. Chibesakunda, ambassadrice de la Zambie en Chine Photo: Li Hao / GT


L'ambassadeur de la Zambie en Chine a rejeté les rapports de certains médias occidentaux sur les Africains victimes de discrimination en raison du nouveau coronavirus.
L'ambassadrice Winnie N. Chibesakunda a appelé les gens à regarder la situation dans son ensemble de la préservation de la vie en Chine dans une interview exclusive avec le Global Times le 20 mai.

Trois ressortissants chinois auraient été assassinés par trois Zambiens locaux dans la capitale zambienne, Lusaka, le 24 mai. Le crime était soupçonné en partie en raison de la discrimination et d'un malentendu incités par les médias occidentaux contre les Chinois.
Le 13 avril, Cable News Network, basé aux États-Unis, a rapporté que les Africains de Guangzhou étaient sur le qui-vive après que beaucoup d'entre eux se soient retrouvés sans abri au milieu d'une xénophobie croissante alors que la Chine combattait une deuxième vague de coronavirus. Cependant, les autorités chinoises et la police locale ont réitéré que ces informations n'étaient pas fondées et que les mesures de quarantaine étaient égales pour tous les résidents.

Tout le monde est dans un état d'anxiété élevé pendant la pandémie et les gens normaux font des erreurs et ont des malentendus les uns avec les autres dans le traitement de l'anxiété, mais nous ne devons pas l'amplifier comme une discrimination raciale, a déclaré Chibesakunda.
Rencontrant des émissaires africains le 13 avril, le ministre adjoint des Affaires étrangères de la Chine, Chen Xiaodong, a réitéré que la Chine traitait tous les étrangers de la même manière en vertu des règles chinoises de prévention des virus.
"Parfois, notre peuple ou le vôtre fait des erreurs par anxiété. Il n'est pas bon d'amplifier ces petits points négatifs. Nous devons poursuivre la coopération dans une perspective plus large" , a souligné Chibesakunda.
"Pour tout être humain, si vous voulez regarder vers l'avenir et réaliser un avenir positif et progressif, vous devez apprendre à amplifier la positivité, pas la négativité" , a-t-elle déclaré.

Chibesakunda estime que ce nouveau coronavirus, qui ne fait pas de distinction entre les nationalités ou les races, ne permet à personne de travailler de manière isolée. Elle a appelé le monde à mettre de côté les jeux politiques et à rassembler toutes les ressources et recherches pour lutter contre COVID-19.
La Zambie est disposée à coopérer avec tous les pays du monde pour lutter contre la pandémie. Cependant, le correspondant médical de la BBC, Fergus Walsh, a déclaré lors d'une interview qu'une équipe de scientifiques de l'Université d'Oxford travaillait sur un vaccin contre le coronavirus qui sera essayé au Kenya s'ils n'obtiennent pas rapidement des résultats rapides au Royaume-Uni.

Chibesakunda était désolé pour les gens qui voient les pays africains comme un terrain d'essai pour les essais de vaccins.
"La coopération est la bienvenue, les tests ne le sont pas" , a-t-elle noté, ajoutant que "les Africains ne sont pas aveugles. Beaucoup de Zambiens sont formés en Chine et dans les pays occidentaux. La plupart d'entre nous sont bien éduqués et savent comment demander pourquoi et comment" .
Les Africains ne peuvent accepter que certains pays considèrent toujours l'Afrique comme un dépotoir pour quoi que ce soit, a-t-elle déclaré.
Comparé à de nombreux pays, Chibesakunda a déclaré que la Chine a appris et vu que l'Afrique est différente maintenant.
" Les Chinois travaillent avec nous avec beaucoup de respect ", a-t-elle noté.
Plaristes
   Posté le 29-05-2020 à 01:15:36   

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwii9u-R0tfpAhWC3oUKHU5gCD0QFjACegQIBRAB&url=https%3A%2F%2Fwww.scmp.com%2Fnews%2Fchina%2Farticle%2F2054126%2Fwhy-do-asians-have-bigger-brains-europeans-or-africans&usg=AOvVaw0FgKDlYo_f6TH6UxpP75_L

https://www.scmp.com/news/china/article/2054126/why-do-asians-have-bigger-brains-europeans-or-africans

Si racisme il y a, cela serait plus la cause de raisons antérieur à la crise du corna virus en effet.
(Je en serais pas surpris de voir d'ici 20 ans un grand mouvement panasiatique resurgir)

Outre ça ce sont biens les occidentaux qui vont se servir de l’Afrique comme cobaye et poubelle du monde, dans la lutte contre le corona.


Edité le 29-05-2020 à 01:19:06 par Plaristes


Xuan
   Posté le 09-06-2020 à 08:04:12   

Les nations occidentales doivent mettre un terme aux tours géopolitiques concernant la «question de la dette» de l'Afrique

Par Song Wei Source: Globaltimes.cn Publié: 2020/6/9 2:50:52
https://www.globaltimes.cn/content/1190989.shtml


Le don chinois de fournitures médicales aux pays africains arrive au Ghana le 6 avril. Photo: Xinhua


Après qu'il a été signalé que l'Angola avait rencontré des difficultés pour rembourser ses dettes, la Chine a travaillé avec la nation africaine et sa demande d'allégement de la dette. La Chine devrait mettre en place un plan de refinancement de la dette et découvrir comment elle peut aider le pays d'Afrique australe à endurer la pandémie de COVID-19 plutôt que d'exiger un remboursement.

Alors que la pandémie fait rage dans le monde entier, les pays africains ont été confrontés à des défis sociaux et économiques. Comparée à d'autres pays du continent africain, l'économie angolaise est relativement bonne. Le pays a été le pionnier du concept de prêts garantis par le pétrole comme moyen d'accéder au financement chinois pour le développement des infrastructures, mais a connu des difficultés en partie à cause de la baisse des prix du pétrole.

Par rapport à l'Angola, d'autres pays africains à développement économique arriéré ont rencontré des défis drastiques en matière de remboursement de la dette. Pour différents pays et différents types de prêts, la Chine peut résoudre leurs problèmes financiers d'une manière flexible qui inclut une consultation égale, une suspension du remboursement ou en encourageant l'investissement, mais tout commence par la promotion du développement durable dans ces pays.

Pour les pays ayant des problèmes de remboursement de prêts, la Chine a participé de manière proactive et mis en œuvre une initiative de suspension du service de la dette des pays du G20 pour soulager la pression sur les pays africains. La Chine a annoncé la suspension du remboursement de 77 pays et régions en développement, ont déclaré dimanche des responsables chinois lors d'un point de presse au bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat.

Tout en adhérant à l'initiative d'allégement de la dette du G20, la Chine a également soutenu les pays africains à faible revenu par le biais de canaux bilatéraux pour les aider à traverser la pandémie. Cette année marque le 20e anniversaire du Forum sur la coopération sino-africaine. Comme l'a noté le conseiller d'État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi, la Chine continuera d'aider l'Afrique à lutter contre le COVID-19 et se consacrera à aider l'Afrique à développer des capacités autonomes pour maintenir la dynamique économique.

Face au coup dur et à la forte incertitude provoqués par COVID-19, les pays européens et les États-Unis devraient abandonner leurs considérations géopolitiques et penser au-delà de l'idéologie. Ils devraient coopérer avec toutes les puissances qui souhaitent soutenir l'Afrique dans un état d'esprit inclusif.

La Chine est disposée à coopérer avec tous les pays, les organisations internationales et les institutions qui soutiennent le développement de l'Afrique et soutiennent conjointement l'Afrique pour surmonter les difficultés.
Xuan
   Posté le 09-06-2020 à 08:15:22   

Mis à jour le 07-06-2020

La Chine a dépêché 29 équipes d'experts médicaux dans 27 pays et a offert l'aide à 150 pays et quatre organisations internationales, selon un bilan établi le 31 mai, précise un livre blanc publié dimanche par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat, gouvernement central chinois.

La Chine a apporté deux lots de soutien financier en espèces totalisant 50 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), indique le livre blanc baptisé "Combattre le COVID-19 : la Chine en action" .

Elle a également aidé l'OMS à s'approvisionner en équipements de protection individuelle et à établir des centres de réserve de fournitures en Chine. Elle a aussi aidé le Fonds de réponse solidaire au COVID-19 de l'OMS à collecter des fonds dans le pays, selon le même document.

Les gouvernements locaux, les entreprises et les organisations non gouvernementales et les particuliers en Chine ont offert des fournitures à plus de 150 pays et régions, ainsi qu'à des organisations internationales à travers des canaux divers, note le livre blanc.

source : http://french.china.org.cn/china/txt/2020-06/07/content_76136065.htm
Xuan
   Posté le 19-06-2020 à 00:25:32   

Texte intégral: Discours de Xi Jinping au Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre COVID-19

DANIELLE BLEITRACH 18 JUIN 2020 ACTUALITÉ

https://histoireetsociete.com/2020/06/18/texte-integral-discours-de-xi-jinping-au-sommet-extraordinaire-chine-afrique-sur-la-solidarite-contre-covid-19/


Ce qui est reproché à la Chine dans sa relation à l’Afrique c’est de jouer les institutions alors que celles-ci seraient corrompues, mais la contribution de la Chine à la transformation du continent africain part de la critique de ce qui a été fait jusqu’ici, de l’interventionnisme et pillage occidental jusqu’au déchirement de la querelle sino-soviétique, il y a d’autres possibilités, des aides réelles en particulier dans le domaine sanitaire. Un monde nouveau demande à naître et la Chine ne veut en rien ressembler aux USA et aux puissances néo-coloniales, l’épidémie donne un autre sens à la rencontre (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Source: CGTN Publié: 2020/6/17 23:32:55dix


Un membre du personnel décharge des fournitures médicales chinoises d’un avion à l’aéroport international de Kotota à Accra, capitale du Ghana, le 6 avril 2020 (Xinhua / Xu Zheng). Le président chinois Xi Jinping a prononcé mercredi un discours intitulé “Vaincre COVID-19 avec solidarité et coopération” lors du sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre COVID-19 via une vidéoconférence de Pékin, appelant à plus d’efforts pour mobiliser les ressources nécessaires, rester unis en collaboration, et faire tout ce qu’il faut pour protéger la vie et la santé des gens et minimiser les retombées de COVID-19.

Voici le texte intégral du discours:

Votre Excellence le Président Cyril Ramaphosa,

Votre Excellence le Président Macky Sall,

Vos Excellences Chefs d’État et de gouvernement,

Votre Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine,

Votre Excellence António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Votre Excellence Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé,

À un moment aussi critique de la lutte mondiale contre le COVID-19, nous sommes réunis en ce Sommet extraordinaire Chine-Afrique. Des amis anciens et nouveaux sont connectés via un lien vidéo pour discuter de notre réponse commune à COVID-19 et pour renouveler la fraternité entre la Chine et l’Afrique. Je remercie le Président Ramaphosa et le Président Sall de s’être joints à moi pour lancer le Sommet et j’apprécie la participation de tous les collègues présents. Je souhaite également adresser mes salutations aux autres dirigeants africains qui ne sont pas en mesure d’être avec nous aujourd’hui.

L’assaut soudain de COVID-19 a fait des ravages dans les pays du monde entier, avec la perte de plusieurs centaines de milliers de vies précieuses. Ici, je suggère que nous observions un moment de silence pour ceux qui sont décédés tragiquement à cause de COVID-19 et que nous exprimions nos condoléances à leurs familles.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont résisté à l’épreuve d’un défi de taille. Le peuple chinois a mené une lutte acharnée et fait d’énormes sacrifices pour maîtriser la situation en Chine. Néanmoins, nous restons conscients du risque de résurgence. Dans le même esprit, les gouvernements et les peuples d’Afrique ont uni leurs forces et, sous la coordination efficace de l’Union africaine, ont pris des mesures énergiques pour ralentir efficacement la propagation du virus. Ce sont en effet des résultats durement gagnés.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont offert un soutien mutuel et se sont battus côte à côte. La Chine se souviendra toujours du précieux soutien que l’Afrique nous a apporté au plus fort de notre bataille contre le coronavirus. En retour, lorsque l’Afrique a été frappée par le virus, la Chine a été la première à se précipiter avec assistance et a depuis été ferme avec le peuple africain.

– Face à COVID-19, la Chine et l’Afrique ont renforcé la solidarité et renforcé l’amitié et la confiance mutuelle. Permettez-moi de réaffirmer l’attachement de la Chine à son amitié de longue date avec l’Afrique. Quelle que soit l’évolution du paysage international, la Chine ne faiblira jamais dans sa détermination à poursuivre une plus grande solidarité et coopération avec l’Afrique.

Collègues,

COVID-19 affecte toujours de nombreuses parties du monde. La Chine et l’Afrique sont confrontées à la formidable tâche de combattre le virus tout en stabilisant l’économie et en protégeant les moyens de subsistance des populations. Nous devons toujours placer nos gens et leur vie au centre de nos préoccupations. Nous devons mobiliser les ressources nécessaires, rester solidaires en collaboration et faire tout ce qu’il faut pour protéger la vie et la santé des gens et minimiser les retombées de COVID-19.

Premièrement, nous devons rester déterminés à combattre ensemble le COVID-19. La Chine continuera de faire tout ce qu’elle peut pour soutenir la réponse de l’Afrique à COVID-19. La Chine ne perdra pas de temps pour donner suite aux mesures que j’ai annoncées à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la santé et continuera d’aider les pays africains en fournissant des fournitures, en envoyant des équipes d’experts et en facilitant l’approvisionnement de l’Afrique en fournitures médicales en Chine. La Chine commencera plus tôt que prévu la construction du siège de la CDC Afrique cette année. La Chine travaillera avec l’Afrique pour mettre pleinement en œuvre l’initiative en matière de soins de santé adoptée lors du sommet du FOCAC à Pékin, et accélérer la construction d’hôpitaux d’amitié sino-africains et la coopération entre des hôpitaux chinois et africains jumelés. Ensemble, nous bâtirons une communauté sino-africaine de santé pour tous.

Deuxièmement, nous devons rester déterminés à renforcer la coopération sino-africaine. Pour amortir l’impact de COVID-19, il est important de renforcer la coopération entre la Ceinture et la Route et d’accélérer les suivis du Sommet du FOCAC à Pékin. Une plus grande priorité doit être accordée à la coopération en matière de santé publique, de réouverture économique et de moyens de subsistance des populations.

Dans le cadre du FOCAC, la Chine annulera la dette des pays africains concernés sous forme de prêts publics sans intérêt qui arriveront à échéance d’ici la fin de 2020. Pour les pays africains les plus durement touchés par le coronavirus et soumis à de lourdes difficultés financières le stress, la Chine travaillera avec la communauté mondiale pour leur apporter un soutien accru, notamment en prolongeant la période de suspension de la dette, afin de les aider à surmonter la difficulté actuelle. Nous encourageons les institutions financières chinoises à répondre au G20 l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) et de tenir des consultations amicales avec les pays africains conformément aux principes du marché afin d’élaborer des accords de prêts commerciaux assortis de garanties souveraines. La Chine travaillera avec d’autres membres du G20 pour mettre en œuvre le DSSI et, sur cette base, exhortera le G20 à prolonger encore la suspension du service de la dette des pays concernés, y compris ceux d’Afrique.

La Chine espère que la communauté internationale, en particulier les pays développés et les institutions financières multilatérales, agira plus vigoureusement pour l’allégement et la suspension de la dette de l’Afrique. La Chine travaillera avec l’ONU, l’OMS et d’autres partenaires pour aider la réponse de l’Afrique à COVID-19, et le fera d’une manière qui respecte la volonté de l’Afrique.

Aider l’Afrique à réaliser son développement durable est ce qui compte à long terme. La Chine soutient l’Afrique dans ses efforts pour développer la zone de libre-échange continentale africaine et pour améliorer la connectivité et renforcer les chaînes industrielles et d’approvisionnement. La Chine explorera une coopération plus large avec l’Afrique dans de nouvelles formes commerciales telles que l’économie numérique, la ville intelligente, l’énergie propre et la 5G pour stimuler le développement et la revitalisation de l’Afrique.

Troisièmement, nous devons rester déterminés à maintenir le multilatéralisme. Face à COVID-19, la solidarité et la coopération sont notre arme la plus puissante. La Chine travaillera avec l’Afrique pour maintenir le système de gouvernance mondiale centré sur l’ONU et aider l’OMS à apporter une plus grande contribution à la réponse mondiale COVID-19. Nous nous opposons à la politisation et à la stigmatisation de COVID-19, et nous nous opposons à la discrimination raciale et aux préjugés idéologiques. Nous défendons fermement l’équité et la justice dans le monde.

Quatrièmement, nous devons rester déterminés à faire avancer l’amitié sino-africaine. Le monde connaît de profonds changements qui n’ont pas été vus en un siècle. Étant donné les nouvelles opportunités et les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés, une coopération plus étroite entre la Chine et l’Afrique est plus que jamais nécessaire. Pour ma part, je resterai en contact étroit avec vous tous, mes collègues, pour consolider notre amitié et notre confiance mutuelle, nous soutenir mutuellement sur les questions concernant nos intérêts fondamentaux respectifs et faire avancer les intérêts fondamentaux de la Chine et de l’Afrique et, pour cela, matière de tous les pays en développement. De cette façon, nous pourrons porter le partenariat stratégique et coopératif global Chine-Afrique à une plus grande hauteur.

Collègues,

Au sommet du FOCAC à Pékin, nous avons convenu de travailler ensemble pour construire une communauté sino-africaine encore plus forte avec un avenir commun. Le Sommet extraordinaire Chine-Afrique d’aujourd’hui sur la solidarité contre COVID-19 est notre pas concret pour concrétiser l’engagement que nous avons pris lors du Sommet de Pékin et pour faire notre part dans la coopération internationale contre COVID-19. Je suis convaincu que l’humanité finira par vaincre le virus et que les peuples chinois et africain sont sur le point de vivre des jours meilleurs à venir.

Je vous remercie.
Xuan
   Posté le 29-12-2020 à 23:39:04   

Une équipe médicale chinoise rentre chez elle après 18 mois en Afrique

le Quotidien du Peuple en ligne | 21.12.2020 15h17
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/n3/2020/1221/c31360-9801278.html


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La troisième équipe médicale de la province du Liaoning (nord-est de la Chine) en Gambie est revenue en Chine le 20 décembre après avoir fourni 548 jours d'assistance médicale à l'étranger.
Au cours des 18 mois, de juin 2019 à décembre de cette année, 10 travailleurs médicaux ont traité 4 080 patients et ont surmonté diverses difficultés liées aux conditions de vie, de travail et d'épidémie, apportant une contribution remarquable au secteur de la santé publique local.
Face à la propagation de l'épidémie de COVID-19 en Gambie, les travailleurs médicaux chinois ont aidé les hôpitaux locaux à lutter contre le virus et ont partagé leur expérience en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie.
La province du Liaoning s'est engagée à fournir assistance médicale à la Gambie depuis octobre 2016. Durant les quatre années écoulées, la province a envoyé quatre équipes médicales et une équipe anti-épidémie à court terme dans le pays africain.

(Rédacteurs :Yishuang Liu
Xuan
   Posté le 06-02-2021 à 20:14:33   

Ci-dessous un recueil de textes et d'études du collectif Qiao sur la politique chinoise en Afrique : https://www.qiaocollective.com/en/education/chinaandafricareadinglist

"Ce programme rassemble des articles, des articles et des livres sur les relations entre la Chine et l'Afrique qui remettent en question les tropes hégémoniques occidentaux du «néocolonialisme» chinois et de la «diplomatie du piège de la dette». Comme ces lectures le montrent clairement, ces récits servent principalement à obscurcir l'hégémonie financière et militaire occidentale en cours sur le continent africain, où les investissements publics et privés chinois restent relativement nouveaux et la présence militaire chinoise est pratiquement inexistante.

Bien que les investissements chinois importants en Afrique soient guidés par des intérêts commerciaux privés, ces lectures montrent également que les investissements appartenant à l'État chinois offrent des opportunités uniques pour les intérêts de la main-d'œuvre africaine, de l'environnement et du développement national qui offrent une alternative importante, bien qu'imparfaite, aux investissements prédateurs occidentaux. De même, la participation africaine à l'Initiative de la Ceinture et de la Route a le potentiel de générer des milliards de dollars d'infrastructures qui ont longtemps été un obstacle à l'indépendance économique et au développement durable de l'Afrique. "
Xuan
   Posté le 06-02-2021 à 21:03:57   

Un des textes de ce recueil, d'octobre 2018 :

La Chine est-elle la nouvelle force impérialiste en Afrique?

https://www.invent-the-future.org/2018/10/is-china-the-new-imperialist-force-in-africa/
Publié par Carlos Martinez le lundi 8 octobre 2018



Le récent sommet très médiatisé du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC), qui s'est tenu à Pékin au début du mois de septembre, a inspiré des accusations familières dans la presse nord-américaine et ouest-européenne: la Chine est la nouvelle puissance coloniale en Afrique; La Chine tente de dominer les terres et les ressources africaines; L'Afrique est en train de s'enchevêtrer dans un piège de la dette conçu par Pékin; L'investissement chinois en Afrique ne profite qu'à la Chine; etc.

Cet article répond à ces accusations et conclut qu'elles reposent sur des fondations fragiles; que la Chine n'est en aucun cas une puissance impérialiste; que le renforcement des relations entre l'Afrique et la Chine est un avantage considérable pour le peuple africain; que l’aide et l’investissement chinois pourraient bien être le facteur clé pour briser le cycle du sous-développement et de la pauvreté en Afrique.

Qu'est-ce que l'impérialisme?

Si nous allons comprendre si oui ou non la Chine est impérialiste, il est une bonne idée d'accepter ce qu'est l' impérialisme est , puisque le mot souffre d' une mauvaise interprétation assez répandue. Sur la base des caractéristiques de l'impérialisme décrites dans l'étude classique de Lénine, Impérialisme: le stade le plus élevé du capitalisme , beaucoup concluent que la Chine est un pays impérialiste. Après tout, il a plusieurs entreprises énormes qui pourraient raisonnablement être décrites comme des monopoles; il dispose d'une poignée de très grandes banques (appartenant à l'État) qui ont une influence significative sur l'investissement; et il est de plus en plus engagé dans «l'exportation de capitaux», investissant dans des opérations commerciales dans le monde entier.

Cependant, il devrait être assez évident qu'aucune définition du mot impérialisme n'est utile si elle n'inclut pas le concept de domination . Le mot dérive du latin imperium , signifiant autorité suprême, ou empire. Il n'y a pas d'impérialisme sans empire. Ce qui ne veut pas dire que l'impérialisme n'existe plus maintenant que l'ère coloniale est (pour la plupart) terminée; il est parfaitement possible de maintenir un empire de facto , par exemple en participant à la domination des marchés d'un autre pays.

L'analyste politique Stephen Gowans propose une définition raisonnable et concise de l'impérialisme: «l'impérialisme est un processus de domination guidé par des intérêts économiques». 1 Ce processus de domination peut être caractérisé comme «l'activité, l'entreprise et la méthodologie de construction d'empires». Cependant, les empires «peuvent être déclarés et formels, ou non déclarés et informels, ou les deux. Quelle que soit la forme qu'ils prennent, les empires sont des structures fondées sur des systèmes de domination, d'un pays ou d'une nation sur un autre. Par exemple, les États-Unis ont peu de colonies réelles, mais ils utilisent incontestablement leur énorme puissance économique et politique pour dominer d' autres pays, en vue de créer les conditions pour que sa propre classe capitaliste développe plus rapidement son capital.

L'économiste égyptien récemment décédé Samir Amin décrit comment «les pays du centre capitaliste dominant» - par lequel il entend les États-Unis, l'Europe et le Japon - tirent parti du «développement technologique, de l'accès aux ressources naturelles, du système financier mondial, de la diffusion de l'information, et des armes de destruction massive »afin de dominer la planète et d'empêcher l'émergence de tout État ou mouvement qui pourrait entraver cette domination. La vaste accumulation de capital dans le centre impérialiste a pour contrepartie un «développement forfaitaire» dans une grande partie du reste du monde - «une croissance vertigineuse des activités de subsistance, appelée sphère informelle - autrement appelée la paupérisation associée à la logique unilatérale. d'accumulation de capital. » 2

Les États-Unis déploient des efforts considérables pour bâtir un ordre économique mondial qui convient à leurs propres intérêts et, ce faisant, réduisent activement la souveraineté des autres pays. L'exemple le plus extrême - mais malheureusement pas rare - est la guerre impérialiste: utiliser des moyens militaires pour obtenir des résultats économiques et politiques, comme nous l'avons vu récemment en Libye, en Irak, en Afghanistan et en Yougoslavie.

Nous pouvons peut-être alors condenser l'idée de l'impérialisme en une relation fondamentalement inégale entre des pays (ou blocs de pays) à différents niveaux de développement, les pays les plus développés utilisant leur puissance militaire et financière pour produire des résultats qui se favorisent eux-mêmes et nuisent le moins. pays développés.

Si nous pouvons prouver que la Chine est impliquée dans ce type d'activité - qu'elle cherche à dominer les marchés et les ressources étrangers, qu'elle utilise sa force économique croissante pour influer sur les décisions politiques dans les pays plus pauvres, qu'elle s'engage dans des guerres (ouvertes ou secrètes) pour assurer ses propres intérêts - il serait alors raisonnable de conclure que la Chine est en effet un pays impérialiste et que son engagement avec l'Afrique est un exemple d'impérialisme.

À quoi ressemble l'impérialisme en Afrique

À ce stade, nous examinerons brièvement à quoi ressemblait l'impérialisme en Afrique dans le passé. Peut-être que ce faisant, nous tomberons sur certaines caractéristiques que l'on retrouve également dans les relations de la Chine avec l'Afrique aujourd'hui.

Dans son étude classique de 1972 intitulée How Europe Underdeveloped Africa , l'activiste-érudit guyanais Walter Rodney répertorie les relations de l'Europe avec l'Afrique depuis les débuts de la traite transatlantique des esclaves jusqu'à l'époque postcoloniale. L'histoire qui en émerge est celle d'un pillage systématique et d'un sous - développement actif qui a contribué au développement européen .

Rodney note qu'au XVIe siècle, plusieurs régions d'Afrique étaient sur une voie de progrès technique similaire, quoique légèrement en retard, à l'Europe occidentale: «Plusieurs historiens de l'Afrique ont souligné qu'après avoir arpenté les zones développées du continent au 15e siècle et ceux de l’Europe à la même date, la différence entre les deux n’était nullement au détriment de l’Afrique. En effet, les premiers Européens à atteindre l'Afrique de l'Ouest et de l'Est par la mer ont été ceux qui ont indiqué qu'à bien des égards, le développement de l'Afrique était comparable à ce qu'ils savaient. 3

Cependant, les puissances européennes ont pu utiliser certaines avancées - notamment dans les domaines de la construction navale et de la fabrication d'armes - pour établir une relation commerciale profondément inégale avec l'Afrique. Ceci, ajouté à la nécessité de trouver une main-d’œuvre capable pour les nouvelles colonies américaines, a jeté les bases de la traite transatlantique des esclaves, qui aurait dénudé le continent africain de près de la moitié de sa population. Rodney pose la question: «Quel aurait été le niveau de développement de la Grande-Bretagne si des millions de ses habitants avaient été mis au travail comme esclaves en dehors de leur patrie sur une période de quatre siècles?»

La conversion de l'Afrique en une réserve de ressources pour le capital européen a été un puissant moteur de la croissance capitaliste européenne aux 17e, 18e et 19e siècles. Comme l'écrivait Marx, «la découverte d'or et d'argent en Amérique, l'extirpation, l'esclavage et la mise au tombeau dans les mines de la population aborigène, le début de la conquête et du pillage des Indes orientales, la transformation de l'Afrique en un dédale pour le commerce. la chasse aux peaux noires, a marqué l'aube rose de l'ère de la production capitaliste. 4

L'occupation coloniale de l'Afrique, qui a duré des années 1880 jusqu'à la vague de libération de la seconde moitié du XXe siècle, a contribué à approfondir considérablement l'assujettissement économique du continent. Renforcé par une répression militaire fasciste - notoirement dans la colonie belge du Congo, où le non-respect par les autochtones du quota de collecte de caoutchouc était passible de mort - le colonialisme européen a permis l'exploitation la plus extravagante de la main-d'œuvre africaine et des ressources naturelles, tout en n'offrant pratiquement rien en termes de progrès économique pour la population locale.

Les apologistes de l'Empire en Grande-Bretagne, en France et au Portugal insinuent parfois un «bon côté» sur leurs anciens empires - après tout, les chemins de fer et les écoles n'ont-ils pas été construits? Pourtant, la somme totale de ces choses (qui de toute façon ont été construites spécifiquement pour répondre aux besoins des maîtres coloniaux) est infiniment petite - à tel point que «les chiffres à la fin de la première décennie de l'indépendance africaine dans des domaines tels que la santé, le logement et l'éducation sont souvent plusieurs fois plus élevés que les chiffres hérités par les gouvernements nouvellement indépendants ». Comme le fait remarquer Rodney, «ce serait un acte de la fraude la plus effrontée de peser les services sociaux dérisoires fournis à l'époque coloniale contre l'exploitation, et d'arriver à la conclusion que le bien l'emportait sur le mal».

Le colonialisme européen n'a rien contribué au développement technologique ou institutionnel de l'Afrique, car cela aurait créé une concurrence pour le capitalisme européen et empêché la tâche bien plus importante de drainer le maximum de richesses possibles du continent.

Mais l'impérialisme en Afrique n'est pas seulement une chose du passé; cela ne s'est pas terminé avec l'indépendance des anciennes colonies. Comme l'écrit Samir Amin: «Les centres capitalistes dominants ne cherchent pas à étendre leur pouvoir politique par la conquête impériale parce qu'ils peuvent, en fait, exercer leur domination par des moyens économiques.» 5Depuis les années 80, le principal mécanisme de domination impérialiste en Afrique est le chantage économique: les agences internationales de crédit obligent les gouvernements à souscrire à des stratégies économiques néfastes. L'exemple le plus notoire (et typique) de ceci est le programme d'ajustement structurel (PAS); Les PAS sont des prêts du FMI et de la Banque mondiale, généralement contractés en situation de crise (en réponse à une sécheresse, par exemple), et décaissés à la condition que le pays bénéficiaire mette en œuvre un paquet de réformes `` néolibérales '' - privatisation des industries clés et ressources, ouverture des marchés à la concurrence internationale et libéralisation des prix.

Les PAS ont été un désastre pour l'Afrique. Des ressources rares telles que l'eau ont été retirées du domaine public et placées entre les mains de corsaires mondialisés. Les industries naissantes, auparavant protégées par les gouvernements qui tentaient de développer la fabrication locale, ont été décimées, les rêves de développement anéantis et de vastes régions sont revenues à une position prostrée dans l'économie mondiale, fournissant des matières premières non améliorées à un marché sur lequel elles n'ont aucune influence significative. .

C'est de l'impérialisme, selon toute définition raisonnable. Les pays occidentaux avancés, se liguant souvent pour atteindre leurs objectifs vis-à-vis des pays plus pauvres, forcent les États nominalement indépendants à prendre des mesures économiques spécifiquement conçues pour bénéficier à ces mêmes pays occidentaux avancés. À l'ère moderne, c'est précisément à quoi ressemble le sous-développement de l'Afrique . Et les résultats parlent d'eux-mêmes: «après près de trente ans d'utilisation de politiques« meilleures »(c'est-à-dire de libre marché), le revenu par habitant de l'Afrique est fondamentalement au même niveau qu'il était en 1980.» 6

Le leader indépendantiste mozambicain Samora Machel, président de 1975 jusqu'à sa mort (presque certainement aux mains des services de sécurité sud-africains de l'apartheid) en 1986, a parlé avec amertume des visions des pays impérialistes pour l'Afrique postcoloniale: «Ils ont besoin de l'Afrique pour l’industrie, afin qu’elle continue de fournir des matières premières. Ne pas avoir d'industrie sidérurgique. Puisque ce serait un luxe pour l'Africain. Ils ont besoin de l'Afrique pour ne pas avoir de barrages, de ponts, d'usines de textile pour l'habillement. Une usine de chaussures? Non, l'Africain ne le mérite pas. Non, ce n'est pas pour les Africains. sept

Divers universitaires bien rémunérés affirment que l'impérialisme occidental appartient au passé, que l'Europe et l'Amérique du Nord ont changé leurs habitudes et que l'Afrique est désormais traitée sur un pied d'égalité. S'il est manifestement faux que l'impérialisme occidental appartient au passé (n'est-ce pas l'impérialisme lorsque l'OTAN lance une guerre contre la Libye, la plongeant dans un état de chaos et de pauvreté désespérée, afin de renverser un gouvernement qui avait toujours refusé d'adhérer aux «règles» économiques et politiques?), il est vrai que l'Europe et l'Amérique du Nord sont moins tributaires de l'exploitation de l'Afrique qu'elles ne l'étaient autrefois. Cela démontre seulement que l'impérialisme ne peut être séparé de son contexte historique. Europe de l'Ouest, L’Amérique du Nord et le Japon ont atteint un niveau de productivité et de progrès technologique tels que le pillage pur et simple d’autres nations ne constitue qu’une part relativement faible de leur activité économique; cependant, ils ont atteint ce point dans une large mesure en raison de leur oppression impitoyable des pays moins développés. Ainsi, la désignation d'un pays donné comme «impérialiste» comprend nécessairement une composante historique.

Indépendamment de ces subtilités, l'impérialisme euro-américain maintient aujourd'hui une position active en Afrique, via une combinaison de chantage économique, de manœuvres politiques, d'intervention militaire et de mobilisation militaire.

Une brève chronologie de l'engagement de la Chine avec l'Afrique

Après l'établissement de la République populaire de Chine en 1949, les dirigeants chinois ont agi rapidement pour créer des liens de solidarité entre la Chine et les mouvements de libération africains. La Chine a été l'un des principaux partisans de la guerre de libération de l'Algérie et l'un des premiers partisans de la lutte sud-africaine contre le régime de la minorité blanche. Nelson Mandela raconte dans Long Walk to Freedom qu'il a encouragé Walter Sisulu, alors secrétaire général du Congrès national africain, à se rendre en Chine en 1953 afin de «discuter avec les Chinois de la possibilité de nous fournir des armes pour la lutte armée». 8Les liens noués au cours de ce voyage ont jeté les bases de la mise en place au début des années 1960 d'un programme de formation militaire chinois pour la toute nouvelle uMkhonto we Sizwe - la branche armée de l'ANC. (Un aparté intéressant: deux chefs d'État africains actuellement en fonction ont reçu une formation militaire en Chine dans les années 1960: le président érythréen Isaias Afwerki et le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.)

Le Premier ministre chinois Zhou Enlai a effectué une tournée historique dans dix pays africains entre décembre 1963 et janvier 1964, au cours de laquelle il a consolidé le lien anti-impérialiste de la Chine avec certains des principaux États africains postcoloniaux. Quelques années plus tard, la Chine a fourni le financement et le savoir-faire pour la construction du chemin de fer Tanzam, qui relie 1 860 km de Dar es Salaam, alors capitale et port maritime de la Tanzanie, au centre de la Zambie. Construit dans le but principal de favoriser le développement économique et d'aider la Zambie à rompre sa dépendance économique vis-à-vis des États d'apartheid de Rhodésie et d'Afrique du Sud, le Tanzam a été décrit comme «le premier projet d'infrastructure conçu à l'échelle panafricaine». 9 Il reste un symbole durable de l'amitié de la Chine avec l'Afrique indépendante.

Dans les années 80, des dizaines de grandes fermes d'État ont été construites en Afrique dans le cadre du programme d'aide chinois - en Tanzanie, au Zimbabwe, au Mali, au Congo Brazzaville, en Guinée et ailleurs. La chercheuse américaine Deborah Brautigam note que, cependant, «au cours des années 1970 et 1980, le programme d'aide chinois s'est déplacé pour mettre l'accent sur des fermes de démonstration beaucoup plus petites, travaillant avec des agriculteurs locaux pour enseigner la riziculture et la culture de légumes. dix

Dans les années 80 et 90, reflétant en partie l'évolution des priorités politiques en Chine et en partie en réponse aux données indiquant que bon nombre des projets financés par l'aide ne fonctionnaient plus très bien (voire pas du tout), la Chine a commencé à mettre son engagement avec l'Afrique sur un une assise plus commerciale, en se concentrant sur des accords mutuellement avantageux et des coentreprises. La Chine est depuis devenue le plus grand partenaire commercial de l'Afrique, avec un volume commercial total de 170 milliards de dollars en 2017 11 , bien au-dessus du chiffre entre les États-Unis et l'Afrique de 55 milliards de dollars. 12

En plus du commerce, la Chine fournit également de vastes prêts à faible coût pour des projets d'infrastructure, avec près de 100 milliards de dollars prêtés aux États africains par des banques d'État chinoises entre 2000 et 2015. Un article récent du Guardian note que «quelque 40% des Les prêts chinois ont payé pour des projets d'électricité et 30% supplémentaires ont été consacrés à la modernisation des infrastructures de transport. Les prêts étaient à des taux d'intérêt relativement bas et avec de longues périodes de remboursement. » L'article poursuit: «Les projets d'infrastructure chinois s'étendent jusqu'en Angola et au Nigeria, avec des ports prévus le long de la côte de Dakar à Libreville et Lagos. Pékin a également manifesté son soutien à la proposition de l'Union africaine d'un réseau ferroviaire à grande vitesse panafricain. 13

Développement, pas sous-développement

«Nous devons soutenir conjointement la recherche de l'Afrique vers une croissance plus forte, une intégration et une industrialisation accélérées, et aider l'Afrique à devenir un nouveau pôle de croissance dans l'économie mondiale.» (Xi Jinping) 14

Le point le plus important concernant l'engagement de la Chine avec l'Afrique est qu'il stimule le développement plutôt que le sous-développement. Dans ce sens crucial, il est profondément différent de la relation que les États-Unis et les grandes puissances européennes entretiennent avec l'Afrique. Les programmes d'aide et d'investissement de la Chine encouragent la modernisation, le savoir-faire technique et l'infrastructure des pays hôtes. Dans l'état actuel des choses, le secteur manufacturier ne représente que 10 pour cent de la valeur ajoutée en Afrique. «Le Ghana envoie des fèves de cacao en Suisse, par exemple, puis importe des chocolats. L'Angola exporte du pétrole brut et importe près de 80 pour cent de son carburant raffiné. » 15 Ceci est une situation intenable qui maintient l' Afrique dans une position inféodée. L'industrialisation est la prochaine étape indispensable, et elle repose sur l'infrastructure, la technologie et le transfert de connaissances.

En passant, même si les ambitions de la Chine étaient essentiellement prédatrices, sa présence comme source alternative d'investissement est bénéfique pour les économies africaines. Ha-joon Chang note que, dans les années 1990, la Chine est devenue «un important prêteur et investisseur dans certains pays africains, ce qui a donné à ces derniers une certaine influence dans les négociations avec les institutions de Bretton Woods et les bailleurs de fonds traditionnels, tels que les États-Unis et les pays européens. » . 16

Au-delà de cela, les investissements chinois ont rendu possible un réseau d'infrastructures en expansion rapide qui soutiendra le développement économique de l'Afrique pour les générations à venir. Cela comprend les chemins de fer, les écoles, les hôpitaux, les routes, les ports, les usines et les aéroports, ainsi que «de nouvelles routes goudronnées reliant les principaux centres régionaux, y compris les différents cantons, avec une connexion adéquate avec les grandes villes». 17 En revanche, le très petit investissement américain / britannique en Afrique est consacré aux infrastructures.

En 2017, la Chine a financé plus de 6200 km de voies ferrées et plus de 5000 km de routes en Afrique. 18 Merci en grande partie au financement chinois et de l' expertise, l' Ethiopie l' an dernier ont célébré l'ouverture du premier réseau de trains de métro en Afrique sub-saharienne, 19 ainsi que la première ligne de chemin de fer inter-frontière entièrement électrifiée de l' Afrique, le chemin de fer électrique Éthiopie-Djibouti. 20

Le manque d'électrification est un problème majeur pour la plupart des pays africains. Selon Deborah Brautigam, «l'approvisionnement en électricité en Amérique latine est 50 fois plus élevé, par travailleur rural, qu'en Afrique subsaharienne» . 21 Plus de 600 millions de personnes à travers le continent n'ont pas d'accès fiable à l'électricité. Bon nombre des plus grands projets d'investissement chinois en Afrique sont axés sur la production d'électricité - en effet, 40% de tous les prêts chinois à l'Afrique l'année dernière ont été consacrés à la production et au transport d'électricité. 22 L'essentiel de cet investissement énergétique est dans l'hydroélectricité et d'autres technologies de renouvellement. 23 Par exemple, la banque chinoise Eximbank fournit 85% du financement du projet hydroélectrique de Mambila au Nigeria, 24qui constituera la plus grande centrale électrique du pays, aidant à fournir de l'électricité aux quelque 40 pour cent des Nigérians qui n'y ont actuellement pas accès. 25 Il a été annoncé il y a quelques mois que China Eximbank fournirait également l'essentiel du financement de 1,5 milliard de dollars pour le plus grand projet de développement énergétique jamais réalisé au Zimbabwe. 26

Ngozi Okonjo-Iweala, ministre nigérian des Finances de 2003 à 2006 et de 2011 à 2015, note que «la Chine a travaillé avec nous pour obtenir une aide équilibrée qui a aidé à construire le système de tramway à Abuja et quatre nouveaux terminaux aéroportuaires à Lagos, Port Harcourt, Kano et Abuja, entre autres projets. » 27 Elle réfléchit aux possibilités d'une coopération étendue entre l'Afrique et la Chine dans le domaine du développement durable: «Ensemble, la Chine et l'Afrique représentent un tiers de la population mondiale. Le renforcement des liens entre les deux pourrait avoir un impact positif considérable sur l'économie et le climat du monde. L'expérience et l'expertise de la Chine devraient contribuer grandement à aider les pays africains à développer leurs ressources renouvelables.

Les banques d'État chinoises font-elles ces investissements pour des raisons purement altruistes? Non. « La Chine est pauvre en ressources naturelles, l'exception notable étant les minéraux rares, et par conséquent n'a d'autre choix que de se tourner vers l'étranger. L’Afrique, en revanche, est extrêmement riche en matières premières, et les récentes découvertes de pétrole et de gaz naturel n’ont fait qu’ajouter à cela. » 28Les accords sont négociés au cas par cas avec les deux parties en tant que partenaires égaux. L'ensemble de l'arrangement n'a rien de commun avec la relation historique de l'Occident avec l'Afrique. Comme l'écrit l'économiste zambien Dambisa Moyo, «la motivation des pays d'accueil n'est pas compliquée: ils ont besoin d'infrastructures, et ils doivent financer des projets qui peuvent débloquer la croissance économique… C'est le génie de la stratégie chinoise: chaque pays obtient ce qu'il veut … La Chine, bien sûr, a accès aux produits de base, mais les pays d'accueil obtiennent des prêts pour financer les programmes de développement des infrastructures dans leurs économies, ils se lancent dans le commerce (créant des revenus pour leurs citoyens nationaux) et ils obtiennent des investissements qui peuvent soutenir l'emploi dont ils ont tant besoin création." 29

De nombreux pays africains bénéficient déjà largement de leurs relations avec la Chine. Comme le dit Martin Jacques: «L'impact de la Chine sur l'Afrique a jusqu'à présent été extrêmement positif. En effet, il vaut la peine de se poser la question de savoir où serait l'Afrique sans l'implication chinoise… L'implication de la Chine a eu pour effet de renforcer l'importance stratégique de l'Afrique dans l'économie mondiale.

La Chine consacre des ressources à la coopération éducative avec les pays africains, dépassant récemment les États-Unis et le Royaume-Uni pour devenir la première destination des étudiants africains anglophones (et la deuxième destination la plus populaire dans l'ensemble, après la France) - une augmentation spectaculaire qui s'explique en grande partie par " l'accent ciblé du gouvernement chinois sur le développement des ressources humaines et de l'éducation en Afrique » . 30 Dans son discours au récent sommet du FOCAC, Xi Jinping a déclaré que la Chine «accordera à l'Afrique 50 000 bourses du gouvernement et 50 000 opportunités de formation» au cours des trois prochaines années. 31 Même pour les étudiants sans bourses, la Chine est une destination populaire pour les étudiants africains, car son système d'enseignement supérieur est plus abordable que celui de l'Occident et est de plus en plus de qualité et de prestige comparables.

La Chine fournit également une aide médicale substantielle à l'Afrique, dépensant environ 150 millions de dollars par an pour le traitement du paludisme, la réponse aux crises, la fourniture de médicaments et le soutien à la construction d'hôpitaux et d'usines pharmaceutiques. En réponse à la crise d'Ebola en 2014, «la Chine a dépêché plus de 1 000 professionnels de la santé en Afrique de l'Ouest, apportant 750 millions de RMB (120 millions de dollars) d'aide.» 32

Non-interférence

La Chine n'a pas manqué de critiques en raison de sa volonté de travailler avec des États comme le Zimbabwe et le Soudan, qui sont soumis à des boycotts et des sanctions de la part de la «communauté internationale» dirigée par les États-Unis. Ces critiques sont hypocrites et vides. La Chine a une position de longue date de non-ingérence dans les affaires politiques d'autres pays. Dès 1955, le premier ministre de l'époque, Zhou Enlai, a esquissé la vision chinoise du développement pacifique et coopératif lors de la conférence historique afro-asiatique de Bandung: «En suivant les principes du respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, la non-agression, la non- l'ingérence dans les affaires intérieures de chacun, l'égalité et le bénéfice mutuel, la coexistence pacifique de pays avec des systèmes sociaux différents peut être réalisée . 33

Une telle position est bien évidemment supérieure au système américain / européen d'interférence active - c'est-à-dire l'impérialisme. La Chine ne participe ni ne sponsorise les guerres en Afrique; elle n'organise pas de coups d'État, ne subvertit pas les élections ou ne finance pas de campagnes politiques. La Chine n'a commis aucun massacres en Afrique et ne contrôle aucune armée privée. La Chine n'a aucun historique d'assassinat de dirigeants africains, d'encouragement des mouvements séparatistes ou de création d'instabilité politique. Elle ne maintient pas de lobbyistes ou de conseillers dont le travail est de faire pression sur les politiciens africains. La Chine n'a demandé «d'ajustement structurel» dans aucun des pays dans lesquels elle investit; pas de privatisation, pas de déréglementation, pas d'exigences pour vider le gouvernement. La Chine n'utilise ni coercition ni chantage. Elle soumet des contrats, et les remporte souvent, principalement parce que ses prix sont justes, ses coûts bas, et sa qualité de travail élevée. En résumé, «la Chine ne semble pas du tout intéressée à assumer la responsabilité souveraine et en particulier à façonner l'infrastructure sociale et politique des pays hôtes» .34

Lors du récent sommet du FOCAC, Xi Jinping a résumé l'approche chinoise de l'engagement avec l'Afrique comme suit: «Le peuple chinois respecte l'Afrique, aime l'Afrique et soutient l'Afrique. Nous suivons une approche «cinq non» dans nos relations avec l'Afrique: aucune ingérence dans la poursuite par les pays africains de voies de développement adaptées à leurs conditions nationales; aucune ingérence dans les affaires intérieures des pays africains; aucune imposition de notre volonté aux pays africains; pas d'attachement de liens politiques à l'assistance à l'Afrique; et aucune recherche de gains politiques égoïstes en matière d’investissement et de financement de la coopération avec l’Afrique. »

L'approche «cinq non» est un rejet explicite de la stratégie impérialiste. Plutôt que de critiquer la Chine pour sa politique de non-intervention, il serait bien préférable que d'autres pays suivent son exemple.

Quelques critiques courantes

Les entreprises chinoises n'emploient que des travailleurs chinois
Une critique souvent répétée de l'activité économique chinoise en Afrique est que les entreprises chinoises n'emploient que des travailleurs chinois. Ce n'est tout simplement pas vrai. En fait, la Chine crée plus d'emplois en Afrique que tout autre investisseur. 35 Deborah Brautigam, l'une des rares experts de la Chine occidentale à fonder son travail sur des données réelles, écrit que «les enquêtes sur l'emploi sur les projets chinois en Afrique révèlent à plusieurs reprises que les trois quarts ou plus des travailleurs sont, en fait, locaux» . 36Ceci est cohérent avec les conclusions de Giles Mohan, dont l'équipe a entrepris des recherches approfondies sur le terrain en Afrique de l'Ouest. «Contrairement à l'affirmation dominante selon laquelle les entreprises chinoises opérant en Afrique ont tendance à dépendre de la main-d'œuvre importée de Chine, dans la plupart des quatre-vingt-cinq entreprises chinoises que nous avons étudiées au Ghana et au Nigeria, une proportion substantielle, et souvent la majorité, de la main-d'œuvre était Africain." 37

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a récemment évoqué l'expérience de l'Afrique du Sud avec les entreprises chinoises: «Lorsque la Chine investit, elle envoie des dirigeants clés, mais la majorité des personnes qui font le travail sont des Sud-Africains . 38 De même, le président namibien Hage Geingob a déclaré plus tôt cette année qu '« aucun pays au monde n'a ajouté autant de valeur à nos produits que la Chine. La Chine a fait beaucoup de transfert de technologie et de création d'emplois. » 39

Les projets à un stade précoce, en particulier dans les pays où la Chine a peu d'expérience, ont tendance à être principalement dotés d'employés chinois, mais la tendance clairement émergente est que ce ratio s'inverse avec le temps.

La Chine a pris l'Afrique dans un piège de la dette
Un article récent de John Pomfret dans le Washington Post décrit la stratégie d'investissement chinoise comme un «impérialisme aux caractéristiques chinoises» et affirme que «les pièges de la dette de la Chine dans le monde sont une marque de ses ambitions impérialistes» . 40 Grant Harris, l'ancien conseiller de Barack Obama pour l'Afrique, écrit que «la dette chinoise est devenue les méthamphétamines du financement des infrastructures: hautement addictive, facilement disponible et avec des effets négatifs à long terme qui l'emportent de loin sur tout sommet temporaire. 41 Rex Tillerson, secrétaire d'État américain jusqu'à son récent remplacement par Mike Pompeo, encore plus belliqueux, a déclaré en mars que «l'approche de la Chine a conduit à une dette croissante et à peu d'emplois, voire aucun, dans la plupart des pays . 42

Ces déclarations alarmistes ignorent le détail assez important selon lequel, « de 2000 à 2016, les prêts de la Chine ne représentaient que 1,8% de la dette extérieure de l'Afrique, et la plupart d'entre eux étaient investis dans les infrastructures» . 43

L'investissement implique généralement un certain niveau d'endettement; la question est de savoir si les pays africains font de bonnes affaires. L'investissement chinois est le bienvenu sur tout le continent, car il est massivement orienté vers des projets essentiels: développement d'infrastructures, construction d'écoles, construction d'hôpitaux, nettoyage de l'eau, fourniture d'électricité, construction d'usines. En conséquence, les besoins des Africains ordinaires sont satisfaits et les dettes sont généralement remboursées de manière durable (et équitablement négociée) en utilisant les ressources naturelles des pays hôtes.

Les prêts chinois ont tendance à être nettement moins intéressants que les équivalents des institutions de Bretton Woods et des principales banques occidentales; beaucoup sont sans intérêt. En outre, il y a eu plusieurs cycles d'allégement de la dette, au cours desquels les dettes des pays africains les plus pauvres ont été annulées. Le récent sommet du FOCAC a promis 60 milliards de dollars de nouveaux investissements, dont 15 milliards de dollars de subventions, des prêts sans intérêt et des prêts concessionnels, ainsi que 5 milliards de dollars spécifiquement pour soutenir l'importation de produits africains en Chine. Cyril Ramaphosa a noté que «si certains pays africains ne parviennent pas à s'acquitter de leurs dettes, la dette sera annulée» . 44 Selon aucune définition raisonnable, il ne s’agit d’un « piège de la dette» .

La Chine s'empare des terres africaines
Ces dernières années, de nombreux articles qui ont fait la une des journaux ont affirmé que la Chine était en train d'envoyer des millions de paysans en Afrique afin de cultiver de la nourriture pour la Chine. 45La Chine est, apparemment, un «accapareur de terres» , une puissance coloniale montante. Et pourtant, « personne n'a encore identifié un village rempli d'agriculteurs chinois sur le continent . Un examen attentif des changements de politique chinoise montre un soutien sans cesse croissant pour les investissements à l'étranger de toutes sortes, mais aucun modèle de parrainage de la migration des paysans chinois, de financement d'acquisitions de terres à grande échelle en Afrique ou d'investissement ` ` d'immenses sommes '' dans l'agriculture africaine. Enfin, selon la base de données des Nations Unies sur le commerce des produits de base, c'est la Chine qui a envoyé de la nourriture en Afrique. Bien que cela puisse (et devrait) changer, jusqu'à présent, les seules exportations alimentaires importantes de l'Afrique vers la Chine ont été les graines de sésame et le cacao, produits par les agriculteurs africains. 46

Une amitié mutuellement bénéfique

Les accusations de l' impérialisme chinois en Afrique, en général formulées par les apologistes de l'impérialisme occidental, 47 ne sont pas étayées par des faits. Le modèle de développement de la Chine n'est pas basé et ne s'est jamais fondé sur l'exploitation coloniale. Au contraire, la Chine tient à voir l'Afrique émerger comme un acteur clé dans un monde multipolaire dans lequel un équilibre des forces relativement égal agit pour préserver la paix et la stabilité mondiales. Cela explique, par exemple, le soutien enthousiaste de la Chine à l'Union africaine et son engagement en faveur du programme de développement de l'UA. 48 L'engagement de la Chine est une chose positive pour l'Afrique est attesté par l'enthousiasme quasi universel pour lui parmi les gouvernements africains (il est révélateur de noter que deux fois plus de chefs d'État africains ont assisté au sommet du FOCAC que la récente réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies). 49

Il n'est guère surprenant que le concept de multipolarité ne soit pas universellement estimé dans les foyers impérialistes. En particulier, la classe dirigeante américaine a du mal à accepter la fin de son hégémonie incontestée; d'où la tentative désespérée de «rendre l'Amérique à nouveau grande» , ce qui signifie en réalité réaffirmer la domination mondiale des États-Unis et abattre les Chinois d'un point ou deux. La dernière chose que les classes dirigeantes occidentales veulent voir est une multipolarité florissante basée sur une coopération mutuellement bénéfique entre des États indépendants, contournant et peut-être même ignorant le mandat de Washington, Londres et Paris. Lorsque les gens diffament le colonialisme chinois, ils alimentent un récit qui cherche à maintenir le statu quo impérialiste, même s'ils prennent généralement la forme de « conseils préoccupés ». De telles calomnies doivent être résolument dénoncées.

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Notes

1 - Stephen Gowans, Patriots, Traitors and Empires: The Story of Korea's Lutte for Freedom , Baraka Books, 2018

2 - Samir Amin, L'implosion du capitalisme contemporain , Monthly Review Press, 2013

3 - Walter Rodney, Comment l'Europe sous-développe l'Afrique , Pambazuka Press, 2012

4 - Karl Marx, Capital: Volume 1

5 - Samir Amin: Histoire mondiale: une vue du sud , Pambazuka Press, 2010

6 - Ha-joon Chang, 23 choses qu'ils ne vous disent pas sur le capitalisme , Bloomsbury, 2010

7 - Inventer l'avenir:
la pensée révolutionnaire de Samora Machel, 2015

8 - Nelson Mandela, Longue marche vers la liberté , Back Bay Books, 1995

9 - The Guardian:
La Chine en Afrique: développement gagnant-gagnant ou nouveau colonialisme?, 2018

10 - Deborah Brautigam, l' Afrique nourrira-t-elle la Chine? , Oxford University Press, 2015

11 - Ministère du commerce, République populaire de Chine: Statistiques sur le commerce bilatéral Chine-Afrique en 2017

12 - Bureau américain du recensement:
commerce des marchandises avec l'Afrique

13 - The Guardian, op cit

14 - Xi Jinping, La gouvernance de la Chine , Presse des langues étrangères, 2014

15 - Washington Post:
Xi Jinping est en visite en Afrique cette semaine. Voici pourquoi la Chine est un partenaire de développement si populaire, 2018

16 - Ha-joon Chang, Économie: Le guide de l'utilisateur , Pelican, 2014

17 - Le diplomate:
la Chine et l'Éthiopie, Partie 1: Le système ferroviaire léger, 2018

18 - SCMP:
Ce qu'il faut savoir sur les liens de la Chine avec l'Afrique, de l'aide aux infrastructures, 2018

19 - CNN:
L' Éthiopie obtient le premier réseau de métro en Afrique subsaharienne, 2015

20 - BBC News:
Ouverture de la ligne de chemin de fer électrique Ethiopie-Djibouti, 2016

21 - Brautigam, op cit

22 - China Daily: L' investissement crée de l'espoir, pas un piège de la dette, 2018

23 - China Africa Research Initiative: More Bad Data on Chinese Finance in Africa, 2018

24 - CNN:
Le Nigéria annonce un accord de 5,8 milliards de dollars pour un projet énergétique record, 2017

25 - Voir les
données de la Banque mondiale: accès à l'électricité (à partir de 2016)

26 - Nouveau Zimbabwe:
Mnangagwa met en service une centrale électrique de 1,5 milliard de dollars, projet financé par la Chine, 2018

27 - FT:
L' Afrique a besoin de l'aide de la Chine pour embrasser un avenir sobre en carbone (paywall), 2018

28 - Martin Jacques, Quand la Chine gouverne le monde: La fin du monde occidental et la naissance d'un nouvel ordre mondial , Penguin, 2012

29 - Dambisa Moyo, lauréate Take All: La course chinoise aux ressources et ce que cela signifie pour nous , Penguin 2012

30 - La conversation:
la Chine en tête des États-Unis et du Royaume-Uni en tant que destination des étudiants africains anglophones , 2017

31 - Xinhua:
Texte intégral du discours du président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d'ouverture du sommet 2018 du FOCAC à Beijing

32 _ Le diplomate:
l'aide médicale chinoise en Afrique, 2018

33 - Archives du Centre Wilson: discours principal du Premier ministre Zhou Enlai à la session plénière de la Conférence Asie-Afrique, 1955

34 - Dambisa Moyo, op cit

35 - Xinhua:
la Chine devient le premier créateur d'emplois en Afrique, selon un expert, 2017

36 - Washington Post: La Chine en Afrique n'est pas du «néocolonialisme». Voici les chiffres pour le prouver, 2018

37 - Giles Mohan, Ben Lampert, Daphne Chang et May Tan-Mullins: les migrants chinois et le développement de l'Afrique: nouveaux impérialistes ou agents de changement? , Livres Zed, 2014

38 - IOL:
Ceux qui appellent la Chine coloniale sont jaloux: Ramaphosa, 2018

39 - Reuters:
le président namibien dit que la Chine ne colonise pas l'Afrique, 2018

40 - Washington Post:
les pièges de la dette de la Chine dans le monde sont une marque de ses ambitions impérialistes, 2018

41 - Heure:
la Chine prête des milliards de dollars aux pays africains. Voici pourquoi les États-Unis devraient s'inquiéter, 2018

42 - QZ:
La Chine pousse l'Afrique à s'endetter, déclare le plus haut diplomate américain, 2018

43 - China Daily: L' investissement crée de l'espoir, pas un piège de la dette, 2018

44 - Ramaphosa, op cit

45 - Voir par exemple The Guardian, The food rush: Rising demande in China and west sparks African land grab, 2009

46 - Brautigam, Will Africa Feed China , op cit

47 - Hillary Clinton vient à l'esprit, par exemple Reuters: Clinton met en garde contre le «nouveau colonialisme» en Afrique, 2011

48 - Union africaine:
l'Union africaine et la Chine renouvellent leur engagement à faire progresser la coopération multilatérale , 2018

49 - Quartz:
deux fois plus de présidents africains se sont rendus au sommet africain de la Chine qu'à l'Assemblée générale de l'ONU, 2018


Edité le 06-02-2021 à 21:07:27 par Xuan


Grecfrites
   Posté le 06-03-2021 à 21:53:16   

CHINE : DES «BLACKFACE» DURANT LE GALA DE NOUVEL AN

Pour la deuxième fois en trois ans, la télévision d'Etat chinoise se retrouve au coeur d'une vive controverse pour avoir mis en scène, lors de son traditionnel gala télévisé du Nouvel An, des danseurs chinois grimés en Noirs. Cette pratique, appelée «blackface», est en effet considérée comme raciste et, ce faisant, la prestation a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Selon certaines estimations, le gala télévisé du Nouvel An chinois attire jusqu'à 800 millions de téléspectateurs, ce qui en fait le programme de divertissement le plus regardé dans le monde.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que la partie consacrée aux «chansons et danses africaines», l'une des performances de ce méga-show de cinq heures, ait été particulièrement scrutée.

Cela d'autant plus que, pandémie de coronavirus oblige, la plupart des festivités prévues pour marquer le coup d'envoi de l'année du buffle de métal, ont été annulées ou remplacées par des attractions virtuelles.

Dans ces conditions, le choc fut particulièrement retentissant lorsque apparurent à l'écran plusieurs danseurs chinois la peau repeinte en noir.
Ce qui devait être une séquence humoristique censée célébrer les liens sino-africains a en effet été perçue par nombre de téléspectateurs comme, au mieux gênante, au pire parfaitement offensante.

LE PRÉCÉDENT DE 2018
Relayée notamment par Austin Ramzy, le correspondant du New York Times à Hong Kong, la prestation a fait l'objet de ce commentaire émis par un internaute anonyme : «Quelle est la tradition annuelle de la télévision d'État chinoise pour le Nouvel An chinois ? Un 'blackface'».

Une référence en réalité limpide à ce qui s'était produit en 2018 lors du même show télévisé. A l'époque Pékin avait en effet déjà été sous le feu des critiques pour avoir mis en scène plusieurs danseurs grimés en noirs. La séquence, exhumée à nouveau aujourd'hui par de nombreux médias, est même considérée comme plus ridicule et raciste encore pour mettre également en scène un singe aux côtés des danseurs.

Sur Twitter, le groupe «Black Livity China», qui rassemble des Afrodescendants travaillant en Chine ou dont les activités professionnelles sont étroitement liées à ce pays, s'est ainsi dit «extrêmement déçu», car le gala du Nouvel An chinois ne peut plus avoir l'excuse de ne pas savoir qu'un «blackface» n'est jamais anodin.

Dans l'histoire mondiale, la pratique du «blackface» est en effet héritée de l’exposition des esclaves noirs, au début du XIXe siècle, pour divertir les blancs lors de ventes d’esclaves africains.

Au fil des années, le «blackface» s'est ensuite inscrit dans le théâtre et le cinéma, toujours avec cette notion de «divertissement». Il faudra attendre 1950, et le début des mouvements pour les droits civiques des Afro-Américains, pour que le blackface reprenne sa dimension raciste.

En France, la perception de cette pratique a également évolué ces dernières années. Alors qu'en 2007, le film Agathe Cléry, d’Etienne Chatiliez, présentant une Valérie Lemercier le visage maquillé en noir pour raconter l’histoire d’une directrice marketing raciste, n'avait suscité aucune polémique, dix ans plus tard, il n'en a pas été du tout de même avec le footballeur Antoine Griezmann.

En 2017, le joueur de l’équipe de France de football avait en effet publié sur Twitter une photo sur laquelle on pouvait le voir grimé en joueur de couleur noire, coiffé d’une perruque afro, et vêtu comme un basketteur de l’équipe américaine des Harlem Globetrotters. Un déguisement qui avait contraint l’ancien attaquant de l’Atletico Madrid à retirer sa photo, et à présenter des excuses.

https://www.cnews.fr/monde/2021-02-14/chine-des-blackface-durant-le-gala-de-nouvel-1047020