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 coopération sino-africaine

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DUROC
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   Posté le 08-11-2018 à 14:50:42   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

"Les demandes de l'Afrique" ? C'est quoi, c'est qui, c'est quels régimes? c'est quelles classes, "l'Afrique" ?
Quelles classes, en Chine comme en Afrique, ont-elles intérêt à cette "coopération sino africaine" ?
La "communauté de destin" est un bel emballage idéaliste. Mais sous l'apparence, il faut toujours distinguer l'essence. En Afrique, l'Etat chinois développe les intérêts économiques et stratégiques des monopoles chinois. Qu'il le fasse avec des sourires et en distribuant des bonbons aux bourgeoisies compradores africaines, cela ne change rien à ses objectifs.
Telle est ma conviction fondée sur les réalités de l'Histoire.

duroc

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Xuan
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   Posté le 09-11-2018 à 21:20:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les pays africains sont dirigés par des classes bourgeoises, mais ni l'électrification ni la pose des rails n'ont une essence de classe. L'intérêt des peuples d'Afrique est à la fois de sortir du sous-développement, combattre l'impérialisme établir des systèmes socialistes.

Mais la RPC ne s'ingère pas dans les affaires intérieures des pays étrangers. Ce qu'elle peut apporter c'est l'électrification et la pose des rails sans subvertir les états quels qu'ils soient.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
DUROC
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   Posté le 10-11-2018 à 09:14:35   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

"L'électrification et la pose des rails" ont un caractère de classe dès lors qu'elles sont destinées au pillage des ressources naturelles. Elles sont au service de la bourgeoisie monopoliste chinoise et des bourgeoisies compradores locales africaines.

duroc

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DUROC
Militant de valeur
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   Posté le 12-11-2018 à 14:25:18   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

le troll marquetalia s'est précipité pour mettre mon dernier mail en retrait.

duroc

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marquetalia
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   Posté le 12-11-2018 à 16:22:15   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

C est quoi ces conneries ?

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Grecfrites
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   Posté le 13-11-2018 à 11:05:14   Voir le profil de Grecfrites (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

Ici c'est un sujet sur la "coopération sino-africaine" y'a pas d'Albanie ni d'YPG. Arrête de tout mélanger.
Xuan, quand je parle de mutation de l'impérialisme, c'est une erreur sémantique, je veux parler de la forme et pas du fond.
C'est ce qui me sert d'expression pour expliquer que la Chine a retenu les erreurs de la colonisation européenne en Afrique et qu'elle n'emploie pas les mêmes méthodes, au niveau culturel ou administratif.

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Xuan
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   Posté le 13-11-2018 à 13:43:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia, enlève tes commentaires hors sujet s'il-te-plaît.

Sur l'électrification et les rails, il me paraît qu'aucun développement économique ne peut exister sans eux.
La Chine propose ici les mêmes investissements qu'elle a réalisés chez elle, mais ce n'est pas elle qui impose des choix.

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DUROC
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   Posté le 14-11-2018 à 19:00:15   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

La" théorie des forces productives", ça ne te rappelle rien , Xuan ? Cette "thèorie" n'a aucune valeur en soi liée aux intérêts de la classe ouvrière. En revanche, elle correspond au intérêts de la bourgeoisie quand elle se développe au profit des détenteurs de capital.

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Xuan
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   Posté le 14-11-2018 à 23:01:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La « théorie des forces productives » dit que la révolution et la transformation des rapports de production, une fois réalisés, libèrent les forces productives. Et ceci ne vaut pas seulement pour la révolution prolétarienne mais pour toutes les révolutions.

En Afrique et dans les pays émergents la révolution antiféodale et anti impérialiste libère aussi les forces productives. Le point de vue de la Chine est que les bourgeoisies nationales et les capitalistes nationaux peuvent, dans la mesure de leur opposition à l’impérialisme et aux rapports de production pré capitalistes, permettre la libération des forces productives.

Ce n’est pas une entrave à la révolution prolétarienne dans ces pays. Il tombe sous le sens que l’industrialisation et le développement d’un prolétariat industriel en est même une condition indispensable.
Après ça affirmer que la révolution prolétarienne pourrait prendre le dessus dès à présent dans tel ou tel pays implique une connaissance des réalités locales que je n'ai pas évidemment.

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Grecfrites
Pionnier
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   Posté le 01-01-2019 à 17:26:13   Voir le profil de Grecfrites (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

https://www.courrierinternational.com/article/kenya-pour-se-rembourser-la-chine-pourrait-semparer-du-port-de-mombasa

"Incapable de payer ses dettes, le gouvernement kenyan sera peut-être contraint de céder la gestion de son principal port à son créditeur chinois. Le Kenya ne serait pas le premier pays à faire les frais de la “générosité” de Pékin. "

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Xuan
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   Posté le 01-01-2019 à 18:10:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ici "La Chine pourrait" permet d'insinuer une affirmation sans trop se mouiller quand elle s'avère mensongère ensuite.
Le sujet date au moins de 2014.
http://www.rfi.fr/afrique/20140510-chine-kenyatta-tgv-train-polemique-le-projet-ligne-nairobi-mombasa-va-bon-train
La gestion du port de Mombasa avait déjà aussi l'objet d'une polémique l'an dernier http://afrique.latribune.fr/afrique-de-l-est/kenya/2017-03-29/l-emirati-dp-world-decroche-la-gestion-du-port-de-mombasa-sous-fond-de-polemique.html

Il existe aussi une campagne de propagande menée par les USA et les pays impérialistes pour accuser la Chine de plonger les pays africains dans des dettes insurmontables. Ce genre d' info n'est donc pas neutre a priori et ressort chaque fois que la Chine écarte les pays occidentaux de leur chasse gardée.
Mais on pourrait aussi se demander pourquoi ils se font écarter.

France info n'est pas en reste en 2017 dans cet article :
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/kenya/la-chine-tisse-son-reseau-ferroviaire-en-afrique-de-lest_3057631.html
Où le site cherche à démontrer que ces investissements visent la mainmise de la Chine sur l'Afrique.

Mais on y lit aussi que :

"Jusqu’à ce jour, seule une vieille ligne délabrée héritée de la colonisation britannique reliait en 10h Nairobi à Mombasa. La vieille ligne de la Kenyan Railway, construite par les ingénieurs anglais et les ouvriers indiens il y a plus d’un siècle, n'avait jamais été modernisée. Elle transportait encore quelques touristes dans ses wagons délabrés, mais au charme désuet comme son wagon restaurant belle époque."...
"La nouvelle ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa permettra de transporter passagers et marchandises entre les deux principales villes du Kenya. Le nouveau trajet en train durera 5h pour le transport passagers et 8h pour les marchandises. Une alternative possible au long voyage en camion de deux jours sur une des routes les plus dangereuses du pays.

La ville de Nairobi est née avec la compagnie de chemin de fer Kenya Uganda Railway qui y installe le siège de la compagnie. En 1900, ce n’est encore qu'un poste avancée perdu dans les marais.

Un siècle plus tard, Nairobi est une ville de près de 4 millions d’habitants, la capitale de la première économie d'Afrique de l'Est et un des centres économique et névralgique de la région.

Cette nouvelle ligne de chemin de fer vient s’ajouter à la ligne Addis-Abeba-Djibouti inaugurée le 5 octobre 2016. Longue de 756 km, elle permet de relier le port de Djibouti à la capitale éthiopienne pour couvrir l’ensemble de la Corne de l’Afrique."


Pourquoi les impérialistes n'ont-ils jamais créé de telles infrastructures sinon parce que dans tous les pays colonisés (dont la Chine), elles ont toujours étouffé le développement des industries locales, du capitalisme et de la bourgeoisie nationale.

Les investissements chinois diffèrent sur le fond des investissements impérialistes. Ils sont de type productif et ont pour objet le développement des infrastructures, notamment des transports, permettant à l'économie de décoller et de rembourser les dettes contractées.
Il est classique que le développement des échanges et le désenclavement sont à la base du développement des forces productives, y compris à travers la destruction des rapports de production féodaux.

Il sera intéressant de suivre ce décollage et de vérifier si l'endettement abusif et l'asservissement sont une réalité ou de l'intox pure et simple.

Xinhua remet en ligne aujourd'hui un article du 24 décembre :


La Chine et le Kenya jouissent d'une bonne coopération


French.xinhuanet.com
BEIJING, 24 décembre (Xinhua) -- Une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi que la coopération sur plusieurs projets entre la Chine et le Kenya, dont le projet de chemin de fer Standard Gauge Railway (SGR) reliant Nairobi à Mombasa, se déroulait sans à coups.

La porte-parole Hua Chunying a fait ces remarques lors d'une conférence de presse, en réponse à des commentaires selon lesquels le Kenya aurait utilisé le port de Mombasa comme garantie pour obtenir un accord de paiement du SGR avec des institutions financières chinoises.

Selon les institutions financières concernées, ces commentaires sont faux, a noté Mme Hua. "Les autorités kenyanes ont déjà apporté des clarifications" .

"Les entreprises et les institutions financières chinoises mènent une coopération avec les pays africains, dont le Kenya, après avoir mené conjointement une étude de faisabilité des projets pour décider de l'échelle des travaux et du financement, afin d'éviter strictement les risques de dette et l'imposition d'un fardeau financier pour la partie africaine" , a ajouté Mme Hua.


Edité le 01-01-2019 à 18:32:53 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 01-01-2019 à 18:37:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour illustrer la caractère systématique de cette campagne, un article de Global Times http://www.globaltimes.cn/content/1134198.shtml:

L'ambassade de Chine réfute des informations trompeuses selon lesquelles le Pakistan doit 40 milliards de dollars à la Chine


Source: Global Times Publié le 2019/1/1 16:53:40


L'ambassade de Chine au Pakistan a réfuté les informations trompeuses des médias selon lesquelles le Pakistan devra verser 40 milliards de dollars à la Chine au cours des 20 prochaines années, affirmant qu'Islamabad ne devrait verser que 6,017 milliards de dollars à Beijing pour des projets pertinents dans le cadre du corridor économique Chine-Pakistan.

L’ambassade a souligné que 22 projets relevant du programme CPEC avaient été achevés ou étaient en cours de réalisation avec un investissement brut de 18,9 milliards de dollars.

Le journal pakistanais The Express Tribune a annoncé la semaine dernière que le Pakistan devra payer 40 milliards de dollars de dette et de dividendes à la Chine sur 20 ans pour des projets d’infrastructure et de développement dans le cadre du CPEC.

L'ambassade a contesté les informations fausses et trompeuses dans une déclaration publiée samedi, soulignant que le CPEC est un projet de coopération économique important entre les deux pays et que tous les projets sont basés sur le consensus et les lois pertinentes.

Selon la déclaration, la dette de 6,017 dollars comprend des emprunts concessionnels de 5,874 milliards de dollars que la Chine a offerts au Pakistan pour d'importants projets d'infrastructures de transport, à un taux d'intérêt composite d'environ 2% sur des prêts de 20 à 25 ans. La Chine a également accordé des prêts sans intérêt de 143 millions de dollars pour la construction de la voie express East Bay à Gwadar et une aide gratuite pour certains projets de subsistance.

Les entreprises chinoises ont investi 12,8 milliards de dollars dans des projets énergétiques au Pakistan, y compris 9,8 milliards de dollars de banques commerciales à un taux d'intérêt d'environ 5%. Ce sont des activités purement commerciales entre entreprises et n'impliquent pas le gouvernement pakistanais, a indiqué le communiqué de l'ambassade.

Selon le communiqué, la 8ème réunion du Comité de coopération du CPEC s'est tenue avec succès à Pékin le 20 décembre. La Chine et le Pakistan ont signé un mémorandum d'accord lors de la réunion sur la coopération industrielle et sont convenus de promouvoir conjointement la construction de zones économiques spéciales.

Le CPEC est un couloir reliant le pakistanais Karachi au nord-ouest de Peshawar et traversant les provinces peuplées du Pendjab et du Sindh, qui met l’accent sur l’énergie, les transports, la coopération industrielle et la construction du port de Gwadar, et cherche à élargir la coopération entre la Chine et le Pakistan, a annoncé la Xinhua News Agency.

Global Times

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Xuan
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   Posté le 01-01-2019 à 18:43:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Xinhua publie aussi aujourd'hui un article un peu détaillé sur la coopération sino-sénégalaise :


La coopération sino-sénégalaise a fait un bond qualitatif en 2018



DAKAR, 1er janvier (Xinhua) -- La coopération entre la Chine et le Sénégal a fait un bond qualitatif en 2018, surtout avec la visite historique à Dakar en juillet dernier du président chinois Xi Jinping, constatent les observateurs.

Treize ans après le rétablissement des relations diplomatiques entre Beijing et Dakar, les relations bilatérales ont été portées à un nouveau palier en 2018.

Sur le plan diplomatique, le président sénégalais Macky Salla a qualifié de "succès historique" la visite d'Etat effectuée par le président Xi dans son pays. Il a salué à cette occasion les "excellents résultats obtenus qui témoignent de la nouvelle dimension du partenariat stratégique global entre la République du Sénégal et la République populaire de Chine".

Au cours du séjour du président chinois au Sénégal, les deux pays ont signé dix accords de coopération portant sur plusieurs domaines économiques et techniques, dont la réhabilitation du barrage d'Affiniam en Casamance (sud), la construction d'infrastructures et la mise en valeur des ressources humaines.

Après la visite de M. Xi, le président sénégalais a participé en septembre à Beijing au sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), et le Sénégal accueillira la prochaine réunion ministérielle du forum en 2021.

Le gouvernement sénégalais a salué la décision de choisir le Sénégal comme pays hôte de cette rencontre qui va, selon lui, raffermir davantage la volonté conjointe de construire une communauté de destin encore plus solide entre la Chine et l'Afrique.

Dans le domaine des infrastructures, le président Sall a inauguré, durant l'année 2018, plusieurs édifices dont les travaux sont assurés par des entreprises chinoises, comme l'autoroute Thiès-Touba ou "Ila Touba", longue de 114 km, construite par l'entreprise China Road and Bridge Corporation (CRBC). Cette autoroute figure parmi "les plus grands projets" du Plan Sénégal émergent (PSE) proposé par le chef d'Etat sénégalais.

Lors d'un atelier sur le renforcement de la coopération dans le domaine des infrastructures entre le Sénégal et la Chine, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, Aubin Sagna, a qualifié "d'exemplaire" la coopération avec la Chine dans ce secteur.

M. Sagna a rappelé que le géant asiatique est le premier investisseur et deuxième partenaire économique du Sénégal et a annoncé que les deux pays travaillaient pour la réalisation de projets structurants dans le domaine des infrastructures, dont le second pont de Ziguinchor (sud) et l'autoroute Mbour-Fatick-Kaolack (100 km).

Sur le plan hydraulique, des dizaines de forages sont en cours dans plusieurs villages grâce à l'aide de la Chine, permettant ainsi à des milliers de Sénégalais d'accéder à l'eau potable.

Dans le domaine de la culture, l'année 2018 a été marquée par l'inauguration du Musée des civilisations noires (MCN), construit par la Chine dans la capitale sénégalaise. Après le Grand théâtre offert par la Chine, Dakar se dote d'une nouvelle infrastructure majeure et renoue avec sa vie culturelle bouillonnante.

Sur le plan sportif, la Chine a livré au Sénégal sa première arène nationale de lutte, sport très prisé au Sénégal, et a réhabilité une dizaine de stades régionaux.

L'autre fait marquant est l'annonce de la réhabilitation à partir de 2019 du plus grand stade du Sénégal, le stade Léopold Sédar Senghor construit dans les années 1980, grâce à la coopération chinoise. D'autres stades régionaux seront aussi réhabilités dans le cadre de ce programme.

Dans ce sillage, la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) a signé "un contrat de partenariat" avec StarTimes, une multinationale chinoise de médias basée à Beijing, en vue d'améliorer "la visibilité de ses matchs".

Quant à l'industrie, la coopération chinoise a permis au Sénégal de mettre en service la plate-forme industrielle internationale de Diamniadio. Le pays veut, à travers celle-ci, accélérer son processus d'industrialisation. Sept sociétés, dont une chinoise, y sont déjà implantées.

Avec ces nombreuses réalisations et les multiples visites de personnalités chinoises au Sénégal, la Chine se positionne comme un partenaire clé pour le Sénégal et l'année 2019 s'annonce sous de meilleurs auspices pour la coopération bilatérale.

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Xuan
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   Posté le 12-01-2019 à 20:18:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La vérité sur la présence chinoise à Djibouti


Par Yu Jincui Source: Global Times Publié le 2019/1/10 12:08:39
http://www.globaltimes.cn/content/1135256.shtml

Le 8 janvier marque le 40e anniversaire du début des relations diplomatiques entre la Chine et Djibouti. Avec la réforme et l'ouverture de la Chine au cours des quatre dernières décennies, le renforcement de l'engagement avec des pays africains comme Djibouti est un résultat naturel de l'intégration de Beijing dans le monde. Un examen plus attentif de la dynamique des relations sino-djiboutiennes permet de mieux comprendre comment la Chine a influencé le continent.

La coopération entre la Chine et Djibouti s’est bien déroulée au cours des 40 dernières années. À mesure que la confiance politique se renforce, les relations bilatérales ont été continuellement consolidées. Les deux pays ont convenu d'établir un partenariat stratégique pour renforcer la coopération globale en 2017, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans les relations Chine-Djibouti.

La nation de la Corne de l'Afrique a attiré l'attention des pays occidentaux avec la création d'une base de soutien par l'Armée de libération du peuple chinois (APL) dans ce pays. En le reliant à la prétendue ambition chinoise d'expansion de l'influence militaire à l'étranger, ils décrivent la base comme un avant-poste militaire permettant à la Chine de se battre pour une influence dans l'océan Indien. Mais plus d'un an après sa création, il a été prouvé que la base était principalement utilisée pour fournir des fournitures logistiques aux groupes de travail d'escortes chinois dans le golfe d'Aden.

Compte tenu de l'importance stratégique de Djibouti, ce petit pays abrite également des bases militaires occidentales telles que les États-Unis et la France. Cependant, le loyer offert par l’hébergement de ces bases n’a pas permis à la population de Djibouti de mener une vie agréable. Les pays occidentaux l’ont envisagé plus pour concrétiser leurs plans militaires que pour son potentiel de développement.

La Chine a adopté une approche différente. Dans le récit occidental dominant, la Chine étend son empreinte sur le continent africain pour ses ressources abondantes et son potentiel de marché pour les produits fabriqués en Chine. Mais ce qui s'est passé à Djibouti, un pays avec peu de ressources naturelles, raconte une histoire différente. Les investissements et l'assistance de la Chine ont apporté de grands changements au pays sous-développé. La croissance économique a dépassé les 5% ces dernières années et a atteint environ 6,8% en 2017. Selon un rapport du FMI, les investissements dans les projets d'infrastructure ayant débuté en 2015 ont en grande partie été financés par des prêts d'institutions financières chinoises. un moteur majeur de la croissance. La Zone de libre-échange international de Djibouti, une entreprise chinoise de 4 800 hectares et d'une valeur de 3,5 milliards de dollars, a ouvert sa première phase en juillet. À l'achèvement,

La Vision 2035 définit clairement l'ampleur des ambitions de la nation de la Corne de l'Afrique. Djibouti souhaite se transformer en une économie à revenu intermédiaire et en une plaque tournante régionale du transport et de la logistique ressemblant à Singapour ou à Dubaï. Cela correspond à la stratégie de la Chine d'accroître les investissements en Afrique et sur la route Ceinture et route. Djibouti est situé le long de la route de la soie maritime du 21ème siècle en Chine . De nombreux responsables djiboutiens ont déclaré que l'initiative «Belt and Road» était la meilleure opportunité pour les deux pays d'approfondir leur coopération afin de contribuer à la réalisation du rêve de développement du pays africain.

Les investissements et l'assistance de la Chine à Djibouti sont basés sur les besoins de développement locaux. Le modèle chinois a apporté des avantages concrets à Djibouti et à d’autres pays africains. Les idées et les approches de la Chine à ce jour se sont révélées acceptables et sont de plus en plus bien accueillies par les Africains. Les réalisations de la Chine au cours de 40 années de réformes et d’ouverture ont redonné espoir aux pays africains qui aspirent au développement. La Chine devrait et va agir plus activement pour aider le développement de l'Afrique. L'influence de la Chine sur le continent va inévitablement s'étendre, mais elle est le résultat d'un renforcement de la coopération économique et de la confiance politique. L'engagement Chine-Afrique est gagnant-gagnant

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pzorba75
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   Posté le 13-01-2019 à 06:04:20   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

On va bientôt pouvoir dire que Djibouti est le prochain Hong Kong africain, îlot de prospérité pour entreprises milliardaires. La base militaire française va faire "petit bras" dans le combat inter impérialiste qui va s'y jouer, au grand dam de Macron le petit et de Le Drian.

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Xuan
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   Posté le 13-04-2019 à 15:28:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le PAM envoie de l'aide alimentaire chinoise à des pays africains



http://french.xinhuanet.com/2019-04/13/c_137973949.htm

SHANGHAI, 13 avril (Xinhua) -- Des bateaux transportant des milliers de tonnes de riz sont partis vendredi du port de Huangpu de Shanghai pour la Somalie, la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud afin d'aider ces derniers à faire face à la crise liée à la sécurité alimentaire.
Le Bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) en Chine a organisé une cérémonie de départ pour marquer l'aide alimentaire qu'apporte la Chine aux pays africains.
Cet envoi s'effectue dans le cadre de l'aide alimentaire chinoise qui couvre également la République du Congo et le Lesotho. Ces cinq pays sont confrontés à une série de problèmes qui pourraient toucher la sécurité alimentaire, dont des conflits armés, des catastrophes liées au climat et des économies au ralenti. L'aide chinoise ira principalement aux personnes déplacées et réfugiées, dont nombreux sont des femmes et des enfants.
"Le soutien chinois nous permet d'élargir l'étendue de notre travail et de couvrir davantage de personnes ayant un besoin urgent d'aide alimentaire" , a indiqué Qu Sixi, représentant du Bureau du PAM en Chine, lors de la cérémonie. "Nous espérons renforcer davantage notre partenariat avec la Chine et faire des efforts conjoints pour éradiquer la faim" .
Said Jama Mire, chargé d'affaires de l'Ambassade de Somalie en Chine, a également exprimé sa gratitude.
"Nous sommes très reconnaissants pour le soutien chinois concernant ce don alimentaire à la Somalie et à d'autres frères africains" , a-t-il fait remarquer. "Je voudrais également remercier le Programme alimentaire mondial pour leur soutien important au peuple somalien" .
L'aide chinoise a permis au PAM d'acheter plus de 8.700 tonnes de riz en Chine et d'autres aliments à l'échelle nationale, qui bénéficieront à environ 300.000 personnes vulnérables en Somalie, au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo.

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   Posté le 14-04-2019 à 15:13:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pourquoi la ceinture et la route est tout sauf un piège de la dette


Source: Xinhua Publié le 2019/4/14 10:55:38

http://www.globaltimes.cn/content/1145802.shtml

Les passagers quittent un train après être arrivés à la gare de chemin de fer Tanzanie-Zambie de Dar Es Salaam à Dar Es Salaam, capitale de la Tanzanie, le 14 février 2019. (Photo: Xinhua)


La photo aérienne prise le 2 juin 2018 montre un train circulant sur le chemin de fer Mombasa-Nairobi Standard financé par la Chine au Kenya. (Photo: Xinhua)


Près de six ans après que le président chinois Xi Jinping a proposé l’ Initiative de ceinture et de route (BRI), la grande vision de promouvoir le développement commun par une meilleure connectivité entre les pays et les régions s’est transformée en une solution pour accélérer la coopération mondiale en vue d’une plus grande prospérité.

Ceci est démontré par le fait que 125 pays et 29 organisations internationales ont jusqu'à présent signé des accords de coopération avec la Chine pour la construction conjointe de Belt et Road, selon des données publiées en mars sur le portail Web officiel chinois Belt and Road.

Mais alors que l’enthousiasme et la confiance globaux en la BRI se développent, certains bruits s’ensuivent, souvent avec la mauvaise intention de décourager son adoption à grande échelle et d’envoyer des messages trompeurs aux pays qui souhaitent bénéficier de la participation à la BRI. L'un de ces messages affirme que la BRI pousse certains pays dans un "piège de la dette".

Des bruits infondés

La situation sur le terrain a cependant montré que ces bruits sont mal fondés.

Les chercheurs, les économistes et les décideurs politiques en Afrique, une région qui a été avertie de se méfier d'un prétendu "piège de la dette" pour sa participation à la BRI, considèrent ces affirmations comme de simples spéculations négatives visant à saper l'initiative, affirmant que ces affirmations ne devrait pas être pris au sérieux.

Premièrement, les pays en développement aspirent apparemment à améliorer leur infrastructure délabrée et le BRI répond bien à ces besoins.
Profitant du transport, le professeur Damian Gabagambi, directeur général de la Société tanzanienne de développement, a déclaré que la BRI était hautement stratégique, car les réseaux de transport d'un pays sont comme des vaisseaux sanguins dans un corps humain.
"Si les vaisseaux sanguins sont obstrués, tout le corps se paralyserait. De même, sans réseau de transport efficace, l'économie paralyserait" , a-t-il déclaré.
"Le développement du réseau de transport contribue à réduire les coûts de distribution des biens et des services entre les régions et à augmenter la productivité grâce à la disponibilité de l'accès à un ensemble diversifié de ressources" , a-t-il déclaré.
En Éthiopie, un nouveau terminal construit et financé par la Chine à son aéroport principal a été inauguré en janvier de cette année. Il a une capacité annuelle de servir environ 22 millions de passagers. Il a triplé la capacité de l'aéroport, contribuant ainsi aux efforts déployés par l'Éthiopie pour devenir une plaque tournante de l'aviation sur le continent africain.
Au Kenya, le chemin de fer Nairobi-Mombasa, construit et financé par la Chine, a transporté plus de 2,5 millions de passagers et près de 3,9 millions de tonnes de fret depuis son lancement en mai 2017. Dans son discours sur l'état de la nation du 4 avril, le président kényan, Uhuru Kenyatta, a salué Le grand projet, qui indique qu'il a été classé parmi les 13 plus belles excursions ferroviaires en 2019.
Les pays en développement en ont besoin, et si la Chine est disposée à apporter son soutien, cela devrait être une initiative bienvenue, a déclaré M. Gabagambi.
"Les accusations de certains pays occidentaux contre la Chine laissant certains pays tomber dans le piège de la dette en raison de leur coopération dans le cadre de l'Initiative Ceintures et routes sont une affaire de perception" , a-t-il ajouté.

Deuxièmement, le langage de la diplomatie du piège de la dette est hautement discutable. En fait, en Afrique, par exemple, ses dettes vis-à-vis de la Chine ne représentent qu’une petite partie de ce total et ce langage a probablement été inventé par certains pays occidentaux qui cherchent à limiter le rôle croissant de la Chine dans le monde.
Zitto Kabwe, un analyste économique en Tanzanie, a déclaré qu'entre 2000 et 2016, l'Afrique devait à la Chine 115 milliards de dollars, soit 2% seulement des prêts que l'Afrique devait à d'autres pays étrangers.
"Pourquoi le monde fait-il du bruit à la Chine avec une dette aussi minime?" il a dit.
"Il convient de rappeler que la Banque mondiale et d'autres pays occidentaux ont protesté contre la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie dans les années 1970 par la Chine. Certains ont prétendu que les Chinois envahissaient la Tanzanie, mais à ce jour, nous ne les voyons pas envahir Tanzanie " , a-t-il déclaré.
"Je crois que la Tanzanie et l'Afrique en général devraient définir leur coopération avec la Chine. Les pays occidentaux devraient cesser de dicter à l'Afrique la manière dont le continent devrait collaborer avec la Chine. Cela revient à insulter les pays africains et à perpétuer la mentalité coloniale" , a-t-il ajouté. m'a dit.
Gabagambi a déclaré qu'il est normal que les pays s'endettent parce que les pays empruntent pour financer différents projets de développement. "Heureusement, les pays africains ne figurent pas sur la liste des pays les plus endettés du monde" , a-t-il déclaré.

Constatant que blâmer la Chine pour la BRI est injuste, M. Gabagambi a déclaré: "À mon avis, les pays occidentaux envient le succès de la Chine dans la transformation des économies des pays en développement, qu’eux-mêmes et leurs institutions de Bretton Woods ont échoué à réaliser depuis des décennies. "
Benard Ayieko, un économiste basé au Kenya, a écrit un article plus tôt cette année, décrivant la prétendue rhétorique du piège de la dette chinoise comme "ridicule".
Ayieko a déclaré que le dicton selon lequel les prêts chinois sont la plus grande composante de la matrice de la dette des pays emprunteurs est une idée fausse. "Ce que les prêts chinois ont fait, c'est de diversifier les portefeuilles de prêts de ces pays afin d'éviter tout risque lié à la dépendance excessive à l'égard d'un emprunteur" , a-t-il déclaré.

Troisièmement, la coopération BRI suit le principe de la consultation intensive, de la contribution conjointe et des avantages partagés, ce qui démontre que la coopération BRI est basée sur des négociations entre les parties et n’est jamais unilatérale. Par conséquent, la rhétorique du «piège de la dette» est extrêmement injuste.
Kampamba Shula, économiste basé en Zambie, a déclaré que la Chine n'essayait pas de piéger les pays participants dans un piège de la dette, car elle ne s'imposait à aucun pays.
"Insinuer que les pays africains ont été pris au piège de la dette ne doit pas être pris au sérieux" , a-t-il déclaré.
Leonard Munyandamutsa, expert en politique du commerce et de l'investissement basé au Rwanda, spécialisé dans les investissements et les négociations commerciales sur les marchés émergents, a déclaré: "Nous ne pouvons tout simplement pas reprocher à la Chine les dettes croissantes de certains pays car les prêts sont négociés par des représentants africains et les termes accordés d'un commun accord."
Ladislas Ngendahimana, analyste politique et secrétaire général de l'Association rwandaise des autorités locales, a déclaré que les affaires, le commerce et les investissements étaient neutres. Le soi-disant piège de la dette est davantage une question de leadership responsable de la part des pays bénéficiaires, mais la Chine fait de bonnes choses pour l’Afrique.
Ngendahimana a déclaré que la BRI contribuait à la coopération économique et au développement économique, ce qui constitue le meilleur moyen de prévenir les conflits et un moteur des relations internationales modernes.

garder la popularité dans les attaques

Malgré les accusations des détracteurs, la BRI est restée populaire, ce qui prouve encore une fois que le libellé "piège de la dette" est faux.
Lors de la visite du président Xi en Italie en mars, la Chine et l'Italie ont signé un mémorandum d'accord sur la promotion conjointe de la construction de la ceinture et de la route. L'approbation de la BRI par Rome fait de l'Italie le premier membre du G7 à le faire.
Dans un communiqué conjoint publié par les deux pays, Beijing et Rome ont convenu que la BRI avait un potentiel énorme dans la promotion de la connectivité des infrastructures.
Isaac Mwaipopo, directeur exécutif du Centre pour la politique commerciale et le dialogue en Zambie, a déclaré que la Chine accordait des prêts à d'autres pays, ajoutant que ce qui importait, c'était que les pays bénéficiaires garantissent que les prêts sont utilisés dans le but de rehausser le bien-être des citoyens.
"Il ne fait aucun doute que l'initiative a laissé une empreinte indélébile sur les pays participants, comme en témoignent divers projets d'infrastructure tels que des écoles et des hôpitaux, qui ont non seulement contribué à améliorer la prestation de services sociaux, mais ont également entraîné le développement économique" , a-t-il déclaré. .
M. Mwaipopo attend avec intérêt le deuxième Forum de coopération internationale «Ceinture et routes» qui se tiendra en Chine plus tard ce mois-ci et prévoit que le forum mettra en lumière les progrès réalisés par la BRI dans la réalisation de certains objectifs, tout en permettant aux pays de consolider davantage leur coopération et leur compréhension.

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