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 Nouveau développement de la crise

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Plaristes
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   Posté le 07-04-2020 à 09:27:59   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Le capitalisme est présent en chine.

Tu ne vaux pas mieux que ceux qui pense que la chine est purement impérialiste point barre.

Tu t’interdis, comme eux de penser la contradiction interne la chine.

Je parle des Africains présents à Guangzhou en tant qu'armée de réserve du capital importées. Clair symptôme d’impérialisme.


Impérialisme largement observable en Somalie, la chien a poussé la Somalie à la guerre, et a largement exproprié certains paysans de le terre qui n'avaient pas de titres de propriété.

Les deal que la Chine offre, sont plus avantageux que ceux de leur équivalents occidentaux, mais ça reste de l’impérialisme et la Somalie est le cas d'école le plus connu. La manière dont al chine se fourni en matière première qu'elle 'na pas sur son sol relève plus de la prédation "douce" que de la coopération.

Ce qui ne veut pas dire que la coopération n'existe pas.


Aujourd’hui nous ne vivons ni dans une ère contre révolutionnaire ni révolutionnaire nous sommes entre les deux......

Si vous êtes capable de cocnevoir cette contradiction vous êtes capable de concevoir ce qu'est la chine aujourd'hui... Il vous faudra cependant repenser ce que veut dire socialisme, dans le sens où chaque mode de production, chaque moment historique contient à la fois l'ancien et le suivant.

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Xuan
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   Posté le 07-04-2020 à 13:10:46   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Evidemment la production capitaliste existe en Chine, parallèlement à l'économie publique et sous la direction de l'Etat. Si tu lisais un minimum les sujets qui y sont consacrés ici ça t'éviterait de balancer des accusations gratuite "Tu ne vaux pas mieux" "Tu t’interdis, comme eux de penser la contradiction interne la chine" etc.
Ce genre de post ne fait que te décrédibiliser.

En ce qui concerne les Africains de Guangzhou, rien à voir avec une "armée de réserve du capital importées. Clair symptôme d’impérialisme." comme tu le prétends.
Ce sont pour l'essentiel des hommes d'affaire. Depuis les années 1990, des commerçants africains sont venus de plus en plus nombreux à Guangzhou pour s'enrichir. Certains ont créé leurs sociétés ou bureaux de représentation dans la ville. Ils exportent des produits chinois vers le marché africain ou travaillent comme intermédiaires entre des commerçants africains et des usines chinoises.
Ils ont formé autour de Dengfeng un "royaume" musulman avec des Ouïghours. La communauté est africaine, mais aussi arabe, turque et pakistanaise.
La criminalité et le trafic de drogue se sont développés, ce qui a conduit la police à davantage de sévérité à partir de 2014.
Selon le règlement du gouvernement du Guangdong, les quartiers dans lesquels le nombre d'étrangers dépasse les 200 doivent créer un centre de services pour faciliter leur vie et leur intégration. Les principes de tous ces centres: respect, services, intégration et harmonie.
La Chine n'est pas un pays d'immigration comme les pays impérialistes, ça n'exclut pas des rejets à caractère raciste inter communautaires, mais cette immigration ne s'est pas développée dans un contexte colonial de domination ou de guerre de libération.
Des étudiants africains sont aussi venus à Canton. Plus de cinquante mille en 2015 contre quinze mille au début des années 2000. La plupart financent leurs études sur place, les meilleurs touchent des bourses.

Quant aux matières premières, effectivement la Chine en importe, et après ? Par contre et contrairement à l'impérialisme, la Chine aide le développement et l'investissement en Afrique.


Edité le 07-04-2020 à 17:16:01 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 07-04-2020 à 18:17:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Coronavirus : l'économie US engloutie ?




Une vidéo sur Boursorama met l'accent sur le risque de crise aux USA.


L'économiste Véronique Riches-Flores dresse un tableau apocalyptique de l'économie américaine qui s'est rapidement dégradée.
Elle précise que nous n'avons que le résultat de 2 semaines de confinement partiel.
L'économie US dysfonctionnait déjà dans une espèce de bulle, dont la fragilité se révèle de manière brutale.
La politique de Trump a fragilisé le socle social en détricotant l'Obama care, avec un faible taux d'équipement en lits d'hôpitaux.
Le plan de 3000 $ par couple avec un enfant plus 600 $ par semaine de chômage est largement insuffisant par rapport au coût des interventions chirurgicales aux USA, au surendettement des ménages, aux traites à honorer, au niveau des loyers qui a connu une inflation très supérieure à la hausse des revenus.
L'impossibilité de rembourser les crédits menace à son tour les banques américaines et elle prévoit une crise de l'immobilier.
La panique dans la gestion de la crise se répercute sur l'administration et la FED.

Les montants investis cumulent les 6000 milliards de dollars, somme jamais atteinte jusqu'ici, mais ça ne correspond qu'à 30 % de baisse du PNB soit l'ordre de grandeur du manque à produire actuel.
Les services sont à l'arrêt soit 80 % de l'économie, l'automobile...on pense encore que l'économie américaine est puissante mais c'est un château de cartes qui est en train de s'effondrer.
Elle est sous perfusion depuis la crise de 2008, elle l'était déjà dans les années 2000. Sans tous les soutiens dont elle a bénéficié, taux d'intérêt extrêmement bas, quasi nul actuellement, QE successifs, etc. on arrive à un résultat qui est négatif de facto sur toute la période. C'est une économie shootée depuis des années.
Pour redémarrer il ne suffit pas de rallonger la perfusion pour maintenir le malade en vie...cette économie était de plus en plus virtuelle. Quelle seront les réponses américaines?

Il y a 700 000 destructions de postes au mois de mars mais ceci ne correspond qu'à une partie de l'emploi. 10 millions d'américains se sont inscrits au chômage mais tous les chiffres ne sont pas établis. Mais surtout l'essentiel de l'emploi est dans les services, et dans de très petites unités de production, 70 % des entreprises font moins de 1 million de chiffre d'affaires, 70 % moins de 10 salariés, 50 % moins de 5 salariés...Ce sont beaucoup de petits entrepreneurs indépendants, de micro entreprises qui vont disparaître. Il faudra beaucoup de temps pour que ce tissu économique se reconstitue.
Elle y voit les éléments d'une crise bancaire même avec le soutien de la FED. Quelles pourraient être les offres de crédit pour des particuliers fragilisés ?

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   Posté le 28-04-2020 à 21:02:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une vidéo assez instructive sur les mesures financières de l'UE et de la FED dans la situation de la pandémie https://www.youtube.com/watch?v=yZRWndp9cwc


Edité le 28-04-2020 à 21:05:46 par Xuan




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   Posté le 03-07-2020 à 23:33:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux vidéos intéressantes sur la crise du capitalisme :

crise économique imminente ? Le virus comme prétexte ? sur Michel midi de Michel Collon

Et Banques centrales : le jeu dévastateur en audio, une analyse de l'économiste bourgeoise Véronique Riches-Florès
Où il apparaît que les banques centrales financent en fait le circuit financier.


Edité le 03-07-2020 à 23:33:23 par Xuan




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   Posté le 04-07-2020 à 02:19:06   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Il est clair que pour nous ces paramètres sont inacceptable, la patrie ou la mort, liberté égalité fraternité ou la mort.
Hasta la victoria Siempre !


Sinon j'étais déjà au courant. Même les débilos d'extinction Rebellion savaient.


Edité le 04-07-2020 à 02:21:15 par Plaristes




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   Posté le 05-07-2020 à 11:36:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'information n'est pas en elle-même une nouveauté. Ce sont des compléments.
Il est intéressant est qu'une économiste bourgeoise confirme ce constat.

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   Posté le 05-07-2020 à 23:11:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un éclairage intéressant de luniterre sur la question de la dette et des banques centrales, abordé juste avant.
Une seule remarque : l'étude porte uniquement sur les banques centrales occidentales et laisse dans l'ombre tout le tiers monde dont la Chine, c'est-à-dire les pays producteurs de marchandises réelles.
En 2008 l'observation de la crise affectant le monde occidental par les économistes bourgeois comme les économistes atterrés , avait aussi zappé l'utilisation des capitaux dont le dollar pour investir dans l'économie réelle d'autres pays.
C'est une conception occidentalo-centrée.

Chacun avait alors pu observer que la Chine notamment, non seulement réorientait son économie vers la consommation intérieure et le progrès technologique, mais tirait l'économie mondiale. La crise mobilisant des sommes encore jamais vues n'a pas provoqué la catastrophe économique imaginée, mais la Chine a été propulsée vers la seconde place.
L'économie chinoise est devenue non seulement productrice de biens pour les pays riches, l'usine du monde , mais une destination pour les marchandises du monde entier.
Il en résulte d'une part un basculement d'ouest en est, l'affaiblissement des métropoles impérialistes, mais aussi un amortisseur des crises occidentales.
Ces questions mériteraient une étude approfondie s'appuyant sur des données chiffrées du commerce et de la finances mondiaux, tenant compte de ces différentes contradictions et de leurs effets réciproques.
Mais aussi des politiques suivies par les principaux pays ou groupes régionaux. Evidemment le protectionnisme US a des conséquences aggravantes sur la crise et il est dommage que JL Rey n'en parle pas. L'avenir immédiat dont les élections aux USA peut modifier radicalement cet aspect des choses, sans pour autant mettre fin à la guerre des USA contre la Chine.

Mais sur le fond luniterre a raison, le capitalisme ne tombe pas de lui-même. Au contraire plus son agonie est lente et plus l'accouchement sera douloureux.


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RÉSISTANCE PROLÉTARIENNE OU KOLLABORATION DE CLASSE: A CHACUN DE CHOISIR!


https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/07/05/resistance-proletarienne-ou-kollaboration-de-classe-a-chacun-de-choisir/

Sur la question actuellement en débat, celle du rôle économique et politique des Banques Centrales, il y a clairement besoin d’une remise à plat sur les fondamentaux.

Si l’on considère que la dette mondiale continuera, pour l’essentiel, en termes de tendances durables, à se creuser, ce qui est, de plus, une évidence, au regard de l’évolution générale du système, il n’y a pas de doute sur le fait que le rôle des Banques Centrales est bien de compenser en permanence par des « injections de liquidités » le déficit de la valeur créée par rapport à l’accumulation des dettes.







Même si une partie de la dette est remboursée de manière sporadique, le déficit, globalement, continue de se creuser, et la survie du système ne repose plus que sur la « régulation » opérée par les Banques Centrales, qui n’est donc plus essentiellement une anticipation de la valeur créée, sauf marginalement, mais principalement une régulation permanente du déficit global du système.

Dans la mesure où ce déficit ne peut que se creuser davantage encore avec l’automatisation et la robotisation de la production, le « libéralisme », « néo- », « ultra- », ou autre, est d’ores et déjà condamné par la nécessité de passer du monopole « classique », au sens léniniste du terme, des valeurs d’échange, au monopole ultra concentré des valeurs d’usage, qui n’est d’aucune rentabilité intrinsèque en termes de création de plus-value, mais ne peut survivre que sur la base d’une marge « bénéficiaire » entièrement fictive qui ne peut exister qu’en tant que fraction de la dette globale, et donc entièrement dépendante de la création monétaire permanente issue des banques centrales.

A terme, que les Banques Centrales prennent le contrôle des monopoles, ou que les monopoles prennent le contrôle des Banques Centrales, cela ne fait strictement aucune différence en termes de valeur : il n’existe pratiquement plus, à terme, dans le circuit économique, que la valeur fictive créée en permanence par la création monétaire des Banques Centrales.

La création de valeur réelle, sur la base du travail productif humain tendant à devenir inéluctablement de plus en plus marginale, et à terme, à disparaître quasi totalement, sauf peut-être au sens de la part de création « intellectuelle » qui ne sortirait pas encore complètement, espérons le, de l’IA !!!

La crise de 2007-2008, et encore plus, celle de 2020, montre que le système est parfaitement en mesure de contrôler l’ensemble de son évolution, et cela précisément à travers l’intervention permanente des Banques Centrales, que ce soit en termes de taux directeurs et/ou d’injections de liquidités, permettant, également et notamment, le contrôle du ratio endettement/capitalisation des monopoles actuels.

Il n’y a donc aucune chance que le système s’effondre spontanément sous la poussée de ses contradictions internes, même si elles restent multiples. Tout discours du type « millénariste » prédisant l’inéluctabilité d’une catastrophe économique, ou même, écologique (l’écologie, une arme idéale de « régulation » au service des BC), ne peut faire que contribuer à démobiliser le peu de conscience politique révolutionnaire qui reste dans la société, en remettant les tâches de la construction d’une force de combat politique à l’échéance de ce chimérique « effondrement », d’une part, et en désignant généralement, d’autre part, pour adversaire politique principal le prétendu « capitalisme ultra-libéral », alors qu’il ne représente d’ores et déjà plus du tout une cible centrale de pouvoir, qu’il a, de fait, d’ores et déjà perdu, de même que les Etats-nations, du reste, sauf de rares isolats « nationaux-bourgeois », dont la Russie !

Il y a donc un choix politique clair à opérer dès maintenant :

__Soit entreprendre de construire une force politique de résistance et de contre-offensive contre le pouvoir central réel du système, celui des Banques Centrales, avec une stratégie appropriée à cette réalité.

__Soit continuer à ergoter sur le « capitalisme monopoliste ultra-libéral », ou autre formule du genre, et sur les « catastrophes inéluctables », « Nème guerre mondiale » ou autre, qui « précipiteront sa chute », etc… , et, de ce fait, contribuer à déresponsabiliser et démobiliser les consciences, en limitant les perspectives aux actions de révoltes spontanées vouées non seulement à l’échec systématique, mais même directement aux manipulations, directes ou non, de la part du système, en vue de perfectionner sa propre régulation interne.


A chacun de choisir !

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   Posté le 19-07-2020 à 23:43:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ci-dessous une analyse sur Sputnik. La reprise actuelle en Chine n'apparaît que peu dans le tableau. Compte tenu de la taille de son économie l'analyse est incomplète.

L’économie mondiale au bord du krach? Les statistiques économiques sont cataclysmiques

© AFP 2020 KENA BETANCUR
17:06 17.07.2020
Par Fabien Buzzanca
https://fr.sputniknews.com/economie/202007171044118629-leconomie-mondiale-au-bord-du-krach-les-statistiques-economiques-sont-cataclysmiques/

Des indicateurs économiques très inquiétants se multiplient à travers la planète. Des États unis à l’Europe en passant par l’Asie et l’Amérique du Sud, la pandémie de coronavirus a secoué l’économie à des niveaux inédits. Se relèvera-t-elle? La question se pose à l’heure où la crainte d’une deuxième vague de Covid-19 est dans toutes les têtes.
«Derrière les données comptables, des drames humains, des territoires meurtris. Tout cela nous devons le prévoir, l’accompagner, le soulager.»
Jean Castex, le nouveau Premier ministre, avait le ton grave au moment de s’adresser au Sénat, le 16 juillet.

Frappée de plein fouet par la crise liée à la pandémie de coronavirus, la France devrait composer avec une récession de 11% en 2020, d’après le locataire de Matignon. «La plus sévère» depuis la création des comptes nationaux.
Le 7 juillet, la Commission européenne publiait ses dernières projections concernant les économies de la zone euro. Elle prévoyait pour la France une chute du PIB de l’ordre de 10,6% en 2020. Quant à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle table sur un taux de chômage français à 12,3% fin 2020.

Un impact économique «plus fort» que prévu
Paris est loin d’être le seul concerné par cet effondrement économique. «Dans le scénario le plus optimiste d’évolution de la pandémie, le taux de chômage dans l’ensemble des pays de l’OCDE pourrait atteindre 9,4% au quatrième trimestre 2020, dépassant tous les pics enregistrés depuis la Grande Dépression» , explique l’organisation dans son édition 2020 du rapport «perspectives de l’emploi», publiée le 7 juillet.
Toutes les régions du monde sont touchées. Bruxelles anticipe une chute du PIB de 8,7% en 2020 sur l’ensemble de la zone euro: -6,3% pour l’Allemagne, -11,2% pour l’Italie ou encore -10,9% pour l’Espagne.

«L’impact économique du confinement est plus fort que ce que nous avions initialement prévu. Nous sommes loin d’être tirés d’affaire et devons faire face à nombreux risques, y compris une nouvelle vague majeure d’infections» , a alerté Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission.

Ce 17 juillet, les 27 se mettent autour de la table afin de débuter un marathon de négociations visant à trouver un accord sur le futur budget européen pour la période 2021-2027, qui devrait avoisiner les 1.100 milliards d’euros. Le plan de relance de 750 milliards d’euros afin de lutter contre la crise économique provoquée par le coronavirus sera également au menu des discussions.
La Commission européenne met également en garde contre l’absence d’accord entre la Grande-Bretagne et l’UE après le Brexit, une situation qui mettrait, selon l’exécutif bruxellois, l’économie européenne encore plus en danger.

Le Royaume-Uni a lui aussi été terriblement impacté par la pandémie. Avec plus de 45.000 morts, il s’agit de la troisième nation la plus touchée du globe derrière les États-Unis et le Brésil. Entre mars et mai, le PIB a chuté de 19,1% comparé aux trois mois précédents et, selon les prévisions de l’Office de responsabilité budgétaire, Londres devra faire face à une récession de plus de 10%. Le pire score depuis 300 ans.

Toujours sur le Vieux continent, mais cette fois du côté de la Russie, Vladimir Poutine a souhaité faire preuve d’optimisme:
«On peut dire aujourd’hui que [nos] mesures ont eu un résultat, et qu’elles ont permis d’atténuer de façon significative la sévérité de la crise.»
Reste que l’économie du pays des Tsars a beaucoup souffert. Le mois d’avril, ainsi qu’une partie du mois de mai totalement chômés, les mesures de confinement et la fermeture des frontières ont considérablement fait augmenter le chômage. Le locataire du Kremlin a récemment déclaré que «près de trois millions de Russes» étaient inscrits comme demandeurs d’emploi, un chiffre en hausse par rapport au mois de mai, où 2,1 millions de Russes étaient enregistrés comme chômeurs. Moscou dit s’attendre à une chute du PIB de l’ordre de 5% en 2020.

De nombreuses défaillances d’entreprises à prévoir
De l’autre côté du détroit de Béring, la situation est extrêmement compliquée aux États-Unis, qui ne parviennent pas à juguler la pandémie. Le pays de l’Oncle Sam a enregistré un nouveau record de contaminations quotidiennes le 16 juillet, avec plus de 73.000 nouveaux cas. Le nombre de décès avoisine désormais les 140.000 et Anthony Fauci, principal expert du gouvernement concernant les maladies infectieuses, a récemment sonné l’alerte. D’après lui, si les Étatsuniens ne prennent pas les mesures nécessaires, le pays pourrait être confronté à une augmentation de 100.000 cas par jour.

Les États-Unis ont vu le nombre de demandeurs d’emploi littéralement exploser durant la pandémie avec des dizaines de millions d’Américains ayant perdu leur emploi. En avril, le taux de chômage avait atteint 14,7%, un plus haut depuis les années 30 et la Grande Dépression. Si la flexibilité du marché du travail américain a permis de rapidement résorber le nombre de demandeurs d’emploi (11,1% en juin), la fragile reprise est mise en danger par une épidémie qui elle, ne se résorbe absolument pas.
De très nombreuses entreprises et particuliers éprouvent de graves difficultés à payer leur loyer. En mai dernier, Andy Graiser, coprésident de la société immobilière commerciale A&G Real Estate Partners, sonnait l’alerte: «Les lettres de défaut des propriétaires se multiplient de plus en plus». En juin, c’est l’assureur-crédit Coface qui y allait de sa sombre prévision. Il avertissait que les défaillances d’entreprises allaient augmenter de 43% d’ici 2021 par rapport à 2019. Du côté du PIB, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une récession de 8% contre un recul de 5,9% prudemment estimés en avril.

Au sud du continent, la situation est loin d’être idyllique. La même Coface prévoit une augmentation des défaillances d’entreprises de 44% au Brésil d’ici 2021 par rapport à 2019. Le pays Auriverde est le deuxième plus touché au monde par le Covid-19, avec plus de deux millions de cas et plus de 76.000 morts. Entre mars et mai, le Brésil a perdu 7,8 millions d’emplois, ce qui constitue un record historique sur trois mois. D’après le FMI, la plus vaste nation d’Amérique du Sud subira la pire récession de son histoire en 2020, avec un PIB en chute de 9,1%. La situation n’est pas meilleure chez le voisin argentin, déjà en récession depuis 2018 et en défaut de paiement depuis le 22 mai concernant le règlement d’intérêts de 500 millions de dollars sur trois émissions obligataires.

L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient devront eux se battre contre la pire récession des 50 dernières années. D’après les calculs du FMI, le PIB y chutera de 5,7% en moyenne et dans les régions touchées par des conflits armés, la récession pourrait atteindre les 13%. Plusieurs économies de la zone doivent composer avec un cocktail difficile à base de Covid-19 et de faiblesse des cours du pétrole. Le ralentissement économique mondial a fait chuter le prix de l’or noir des deux tiers, avant une légère reprise. Il oscille aujourd’hui autour des 40 dollars le baril. Un montant faible.
«La région est confrontée à une crise sans précédent. Un double choc qui a affecté le fonctionnement normal de ses économies pendant le confinement» , a expliqué à l’AFP Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI.


Quid de l’Asie? Les pays ne sont pas tous logés à la même enseigne. Pendant que Singapour est entré en récession au deuxième trimestre, voyant son activité économique plonger de 41,2% par rapport au trimestre précédent, Pékin devrait faire partie des pays chanceux à pouvoir espérer de la croissance en 2020: le FMI en anticipe 1% cette année. C’est pourtant loin des 6,1% de 2019, qui étaient déjà la pire performance de l’économie chinoise en 30 ans. Mais c’est toujours mieux qu’au Japon, qui est en récession pour la première fois depuis 2015.

Une deuxième vague fatale?
Reste que la région Asie-Pacifique s’en tire plutôt bien d’après l’agence de notation Standard & Poors, qui prévoit une récession de «seulement» 1,3% en 2020 avant un rebond à +6,9% en 2021.

Le FMI est également optimiste quant à la capacité de l’économie mondiale à rebondir. D’après l’organisation dirigée par Kristalina Georgieva, le PIB mondial sera en croissance de 5,1% en 2021 après une contraction de 4,9% en 2020.
La probabilité de ce scénario dépend pourtant fortement de celle d’une deuxième vague. Sans parler d’une propagation de l’épidémie qui ne freine pas aux États-Unis, plusieurs signaux inquiétants ont fait leur apparition dans plusieurs pays.

Ce 17 juillet, le ministère catalan de la Santé a appelé les habitants de Barcelone à rester chez eux face à la recrudescence de cas de Covid-19 en Catalogne. Au Portugal, le gouvernement a procédé depuis le 23 juin au rétablissement de plusieurs mesures de confinement dans la région de Lisbonne. En Irlande, le Premier ministre, Michael Martin, a annoncé que la dernière phase du déconfinement serait reportée au 10 août face à des «inquiétudes sur l’augmentation du nombre de cas», qui «sont très réelles».

Du côté de l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde, la hausse du nombre de cas dans le nord du pays a provoqué un reconfinement dans l’État du Bihar pour deux semaines à partir du 16 juillet. Plus de 120 millions de personnes sont concernées.
En France, la Mayenne vient d’être classée en «vulnérabilité élevée» et la Bretagne inquiète à cause du taux de reproduction de la maladie, qui est en forte progression. Il est passé de 0,92 à 2,62 entre le 10 et le 14 juillet d’après le site data.gouv.fr. Rappelons qu’un taux au-dessus de 1 indique que le virus se propage. À titre de comparaison, le taux de reproduction de la grippe saisonnière, considérée comme très contagieuse, est d’environ 1,5.

Malgré tout, les considérations économiques occupent dorénavant plus les esprits que les considérations sanitaires. Et pour cause: interviewé fin juin par La Dépêche, Éric Hayer, directeur des prévisions à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), prévenait des possibles conséquences catastrophiques d’un reconfinement:
«Tout dépend du type de reconfinement dont on parle, mais si le pays devait retourner dans une phase de confinement comme celle qu’on vient de connaître, ce serait catastrophique pour l’économie du pays. On ne s’en relèverait pas, je pense. Mais je ne crois pas qu’on en arrive là. Je ne l’espère pas en tout cas.»

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   Posté le 02-08-2020 à 15:18:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’économie s’écroule: des chutes de PIB historiques en cascade


17:45 31.07.2020 https://fr.sputniknews.com/economie/202007311044187005-leconomie-secroule-des-chutes-de-pib-historiques-en-cascade/
Par Fabien Buzzanca


Les performances économiques pour le deuxième trimestre ont commencé à être publiées. Les chutes de PIB de nombreux pays sont à des niveaux inédits. La France a ainsi accusé un plongeon de 13,8% de son Produit intérieur brut. C’est encore pire pour les États-Unis, qui connaissent une récession sans précédent.

La catastrophe économique annoncée se confirme. Alors que la crainte d’une deuxième vague de Covid-19 se profile, les récentes statistiques économiques de nombreux pays sont alarmantes. Le poids des confinements et des mesures sanitaires prises par les gouvernements à travers la planète a fait que le deuxième trimestre a été bien pire que le premier.



​La France n’échappe pas au «massacre». L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a annoncé ce 31 juillet que la France enregistrait un plongeon de 13,8% de son Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre. Il s’agit tout simplement de la pire performance jamais enregistrée par l’organisme depuis son apparition. Le précédent record datait de 1968, quand le pays avait été quasiment mis à l’arrêt par la grève générale du fameux mois de mai.

Malgré la chute du PIB, l’INSEE optimiste pour la suite
L’INSEE a également révisé à la baisse sa mesure de l’activité au premier trimestre. Le PIB français a chuté de 5,9% au lieu des 5,3% annoncé précédemment. La pointe d’optimisme est à chercher du côté des anticipations des analystes, qui estimaient que la France allait faire face à une chute de 17% de son PIB au deuxième trimestre. Paris aurait donc limité la casse.

Dans le détail, la consommation des ménages, moteur principal de la croissance, a reculé de 11%. C’est encore pire pour les investissements des entreprises, qui ont chuté de 17,8%. La France, à l’instar de ses concurrents, paie également cher le ralentissement du commerce international. Ses exportations ont plongé de 25,5%.

«L’évolution négative du PIB au premier semestre 2020 est liée à l’arrêt des activités “non essentielles” dans le contexte du confinement mis en place entre mi-mars et début mai» , a précisé l’INSEE dans un communiqué.

L’économie mondiale au bord du krach? Les statistiques économiques sont cataclysmiques
L’organisme note cependant une reprise: «La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril.»
Le troisième trimestre devrait voir une forte remontée de l’activité, avec une hausse de 19% du PIB, estime l’organisme de statistiques. Natixis ainsi que la Banque de France sont un peu moins optimistes, avec des prévisions à +16% et +14%.

L’économie de la zone euro en chute libre
Les voisins de la France font également la moue.

«Les principales économies enregistrent des réductions d’une portée analogue en raison de la propagation de la pandémie» , rappelle l’Insat, équivalent transalpin de l’INSEE.
Ainsi l’Italie est-elle officiellement entrée en récession, selon l’Istat. La péninsule a enregistré une chute de 12,4% de son PIB au deuxième trimestre. À l’instar de la France, la dégringolade est «sans précédent». Pour ne rien arranger, elle fait suite à un recul de 5,4% au premier trimestre. Le PIB italien «enregistre sa valeur la plus basse depuis le premier trimestre 1995», selon l’organisme italien de statistiques. La situation est telle que l’Italie devrait subir en 2020 la pire récession depuis… la Seconde Guerre mondiale. Les avis divergent sur l’ampleur de la chute du PIB, mais celle-ci devrait se situer entre 8 et 14%.

Restons dans le sud de l’Europe pour aller faire un tour du côté de l’Espagne où le ciel économique est encore plus sombre qu’en Italie. Madrid est aussi entré en récession au deuxième trimestre. Le PIB s’est écroulé de 18,5% par rapport au trimestre précédent, d’après les données publiées par l’Institut national de la statistique (INE).

https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/crise-economique-les-chutes-vertigineuses-des-pib-europeens-au-deuxieme-trimestre-1956147.html#page/contribution/index

​Quatrième économie de la zone euro, l’Espagne a également enchaîné deux trimestres de baisse du PIB consécutif. Au premier trimestre, l’activité avait chuté de 5,2%. Comme en France, Madrid peut se consoler en se disant que le pays a limité la casse. La Banque d’Espagne prévoyait une récession encore plus importante au deuxième trimestre: de -16 à -22%.

L’Espagne a beaucoup souffert des mesures sanitaires visant à lutter contre la propagation du Covid-19. Le secteur du commerce, des transports et de l’hôtellerie a été très fortement impacté. La production de richesse pour l’ensemble de ces secteurs a ainsi baissé de 40% par rapport au trimestre précédent. Même sombre tableau du côté de la construction ou de l’industrie, avec des chutes de 24 et 18,5%.

Le tourisme pèse 12% du PIB des Ibères et ses revenus se sont écroulés de 60% par rapport au deuxième trimestre 2019. à l’instar de la France, la consommation des ménages s’est effondrée: -21% par rapport au premier trimestre. Les investissements des entreprises ont eux chuté de 22%. Quant aux exportations, elles ont reculé de plus d’un tiers sur le trimestre.

L’Espagne va faire face à une récession historique en 2020. Sur les chiffres, il y a débat. Quand le gouvernement avance un recul du PIB de 9,2%, la Banque d’Espagne est plus pessimiste et anticipe un PIB à -15%.

Pour faire face, le pays pourra compter sur les 140 milliards d’euros dont il bénéficiera au titre du plan d’aide européen de 750 milliards d’euros récemment signé entre les 27.

D’après Nadia Calviño, ministre de l’Économie, la situation aurait pu être bien pire sans les mesures du gouvernement, notamment l’extension du chômage partiel, les crédits garantis par l’État ou encore les aides pour les indépendants. Sans cela, l’Espagne aurait pu connaître, selon la ministre, «une chute du PIB de plus de 25%» .

Les États-Unis en souffrance
Reste que les Ibères sont en difficulté. Fin juin, le taux de chômage atteignait les 15,3%. Il devrait monter à 19% à la fin de l’année, d’après les chiffres du gouvernement. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une situation encore plus grave, prévoyant 20,8% de chômage fin 2020.

Même la toute-puissante Allemagne est KO. Le PIB y a chuté de 10,1% au deuxième trimestre. Il s’agit pour le pays de la pire récession depuis l’après-guerre. Florian Hense, économiste chez Berenberg, a eu des mots très forts pour qualifier la catastrophe. D’après lui, la pandémie a «mis en cendre presque dix ans de croissance».


​Afin de mesurer le caractère absolument historique de la crise actuelle, il est intéressant de comparer avec la période 2008-2009. Au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise économique, le PIB allemand ne s’était contracté «que» de 4,7%. L’Allemagne fait désormais face à la peur de la déflation. Outre-Rhin, les prix ont baissé de 0,1% en juillet, une première depuis 2016.

L’économie allemande, largement basée sur les exportations, a fortement souffert de la chute du commerce international. La production manufacturière y a baissé de 17,9% en avril. Le même mois, les commandes à l’industrie ont fléchi de 25,8% et les exportations se sont, elles, effondrées de 31,1%.

Au niveau européen, la zone euro a enregistré une chute historique de son PIB: -12,1%, a annoncé ce 31 juillet Eurostat. C’est «de loin» la baisse la plus importante «depuis le début des séries temporelles en 1995.»

Outre-Atlantique, le climat économique n’est pas meilleur, bien au contraire. Les États-Unis sont entrés en récession. La chute du PIB au deuxième trimestre a de quoi effrayer: -32,9%. La fragile reprise a été mise en péril par une épidémie que le pays n’arrive pas à juguler. Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes dépasse toujours les 60.000. L’institut John Hopkins a compté 1.592 décès en 24h au 28 juillet. Il s’agit du plus lourd bilan depuis la mi-mai.

Résultat: les inscriptions au chômage repartent à la hausse pour la deuxième semaine d’affilée alors que la flexibilité du marché de l’emploi américain avait permis de faire reculer le taux de chômage depuis le mois d’avril. Rien que pour la période allant du 20 au 25 juillet, 1,43 million d’Américains ont pointé au chômage. Les dépenses de consommation ont chuté de 34,6% en rythme annualisé et les exportations se sont effondrées: -64,1%.

Le retour de mesures sanitaires drastiques prises par plusieurs États a sabré la reprise économique. Tout cela commence «à peser sur l’activité économique», a reconnu le 29 juillet Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (FED).

Seule la Chine s’en sort bien

Diane Swonk, économiste de Grant Thornton, souligne que tout dépend du virus:
«Nos prévisions montrent un rebond modéré au troisième trimestre, mais qui est maintenant remis en question par une résurgence des infections au Covid-19. Changer le cours du Covid: changer le cours de l’économie.»

Cette dernière rappelle que les États-Unis font face à la «plus forte contraction trimestrielle depuis que le gouvernement a commencé à publier ces données» en 1947. «Le précédent record était une baisse de 10% au premier trimestre 1958» , a-t-elle ajouté. Au cœur de la Grande Récession de 2009, la baisse avait été quatre fois moins importante.



​Dans l’obscurité économique qui frappe le globe, la lumière vient de Chine. Le Bureau national des statistiques a annoncé que le PIB avait augmenté de 3,2% entre avril et juin. Tout ceci va dans le sens des projections de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui voient Pékin ravir aux États-Unis la première place des plus importants PIB du monde dès 2024.

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   Posté le 11-08-2020 à 23:28:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Comparé au sommet de près de 103 en mars, l'indice du dollar américain a chuté d'environ 10% en juillet, le record le plus bas des 10 dernières années. Au début du mois d'août, l'indice du dollar a continué de baisser la semaine dernière et est tombé à environ 93 le 10 août. En fait, l'indice du dollar américain va inévitablement baisser. Cet événement est attendu depuis longtemps de tous les horizons, mais ils ne s'attendaient pas à ce qu'il soit aussi agressif.

La chute du dollar américain a émis un signal d’alerte, avec cinq dimensions.

Premièrement, la forte dépréciation du dollar américain est un avertissement que l'épidémie américaine est incontrôlable. Récemment, la situation épidémique dans de nombreux États a continué de se détériorer et de nouveaux cas ont augmenté à nouveau rapidement. Le nombre cumulé de cas confirmés de nouvelle pneumonie coronarienne aux États-Unis est très proche de 5 millions. La Maison Blanche a également déclaré que la nouvelle épidémie de couronne américaine est entrée dans une "nouvelle phase" de la pandémie.

Deuxièmement, l'économie américaine peut être très «misérable» à cause de l'épidémie. Selon les données du Département américain du commerce, au deuxième trimestre de cette année, le taux annuel du PIB américain a chuté de 32,9%, la plus forte baisse depuis la publication des données trimestrielles en 1947. Dans la situation actuelle de prévention et de contrôle des épidémies, il est difficile de dire que l'économie a un rebond en forme de V. Non seulement de nombreux États ont arrêté leurs plans de relance économique, mais certains États ont même restreint à nouveau les voyages. D'un autre côté, la situation épidémique en Europe est fondamentalement sous contrôle, le rythme de la reprise du travail et de la production, la reprise économique s'est accélérée et les pays de l'UE ont récemment atteint un plan de fonds de relance post-épidémique de 750 milliards d'euros. De plus, l'économie chinoise a montré des signes de rebond après l'épidémie. Par conséquent, la différence de rythme de la reprise économique exerce une pression sur le dollar américain.

Troisièmement, parce que l'épidémie américaine ne peut pas être contrôlée efficacement et que l'administration Trump est impatiente de faire pression sur les élections, elle a besoin d'un bon rapport. Alors pendant plusieurs mois, j'ai essayé tous les moyens pour «imprimer de l'argent». Maintenant, je crains que la Réserve fédérale et le département du Trésor n'introduisent davantage de mesures de secours pour fournir davantage de fonds au marché. Les prévisions de relance monétaire et budgétaire ultérieures conduiront inévitablement à un indice du dollar américain plus faible. Il ne s'agit pas seulement d'un «affaiblissement»: le crédit du dollar américain pourrait être encore affaibli et la confiance du marché dans le dollar américain s'affaiblira, ce qui entraînera une nouvelle baisse du dollar américain.

Quatrièmement, la situation mentionnée ci-dessus incitera davantage les investisseurs, y compris le fondateur du plus grand fonds spéculatif au monde Bridgewater, à mettre en garde contre le statut du dollar américain en tant que monnaie de réserve. Le dollar américain est la monnaie en circulation dans le monde. La plupart des gens utilisent des dollars américains pour financer, stocker et échanger, de sorte que le monde a besoin de dollars américains. C'est précisément à cause de la "pénurie" du dollar américain que le statut du dollar américain est soutenu. Mais la constante «impression de monnaie» et la prolifération des dollars finiront par prendre fin. Goldman Sachs a également averti que les politiques américaines déclenchent la «peur de la dévaluation» des devises et pourraient mettre fin à la domination du dollar en tant que force dominante sur le marché mondial des changes. En fait, l'opération «d'impression monétaire» aux États-Unis et la forte baisse de l'indice du dollar américain indiquent également que la plupart des investisseurs sur le marché vendent des actifs liés au dollar américain. La réaction du marché est évidemment de réduire les avoirs en dollars américains et de se tourner vers une accumulation folle d'or. Le prix de l'or a atteint le plus haut niveau de l'histoire.

Cinquièmement, à moyen et long terme, l'intensification des frictions politiques a également réduit la sécurité des actifs américains. Ces dernières années, les frictions entre les États-Unis et d'autres pays du monde et même leurs alliés se sont poursuivies, conduisant de nombreux pays à «se désaméricaniser». La Russie a vendu presque tous les bons du Trésor américain et les réserves de change ont remplacé le dollar américain par de l'or. Afin de contourner les sanctions américaines, l'UE utilisera un nouveau mécanisme de règlement pour faire du commerce avec l'Iran. Dans tout cela, les choix de devises d'actifs tels que les réserves de change mondiales se sont diversifiés, réduisant ainsi l'exposition aux réserves en dollars américains, ce qui augmentera inévitablement la pression sur le dollar américain.

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   Posté le 03-09-2020 à 23:09:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un niveau d'endettement américain insoutenable, source de préoccupation
Source: Global Times Publié: 2020/9/3 20:58:40

https://www.globaltimes.cn/content/1199854.shtml

Ce n'est un secret pour personne que la dette nationale des États-Unis est sur une voie insoutenable, mais la question est de savoir dans quelle mesure elle est éloignée d'une véritable crise de la dette. Le Congressional Budget Office (CBO) des États-Unis a déclaré mercredi que la dette fédérale détenue par le public devrait atteindre ou dépasser la taille du PIB américain au cours de l'exercice qui commence le 1er octobre.

De plus, selon le CBO, la dette américaine - Le ratio au PIB a déjà atteint son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale, à 98% en 2020, selon les médias. Il s'agit d'une évolution inquiétante, d'autant plus que l'économie américaine reste fragile et a besoin d'un soutien budgétaire supplémentaire susceptible d'alourdir son endettement.

Au cours des derniers mois, le gouvernement américain a tenté de renflouer les familles et les petites et moyennes entreprises durement touchées grâce à des séries de programmes de sauvetage financier massifs au milieu des craintes de récession déclenchée par la pandémie de coronavirus. Et étant donné que la propagation du virus n'a pas été efficacement contenue dans le pays, un soutien continu de la relance sera toujours essentiel pour éviter que l'économie américaine ne s'effondre dans le temps à venir.

Inévitablement, une relance budgétaire généreuse entraînera une augmentation rapide de la dette fédérale et du déficit budgétaire. Certains pourraient espérer avec optimisme que l'urgence provoquée par tous ces problèmes de dette et de déficit disparaîtra naturellement après la pandémie, car l'économie rebondira et les dépenses publiques diminueront. Mais il faut souligner que les États-Unis ont un problème d'endettement depuis longtemps.

Il est jugé insoutenable que la dette augmente plus rapidement que le PIB. En repensant à la crise de la dette souveraine de la zone euro, les pays de la zone euro ont tenté de faire face au ralentissement économique grâce à des mesures de relance budgétaire, les niveaux de dette augmentant rapidement dans des pays comme la Grèce. Dans une certaine mesure, l'augmentation rapide de l'endettement public a été le principal déclencheur de la crise de la dette européenne.

Aujourd'hui, l'économie américaine suit une trajectoire similaire et son gouvernement ne semble pas pressé d'inverser la tendance. Si les États-Unis continuent d'utiliser les faibles taux d'intérêt pour émettre de nouvelles dettes afin de couvrir leurs anciens engagements, une fois que la Fed relèvera les taux d'intérêt, toutes les bulles de dette accumulées pourraient éclater, provoquant une crise de la dette qui pourrait être sans précédent dans son ampleur.

Bien sûr, les États-Unis ont un avantage financier unique que d'autres n'ont pas, à savoir l'hégémonie du dollar. Le dollar étant la monnaie de compensation et de réserve dominante au monde, la Fed peut déclencher un flot de liquidités pour soulager sa pression sur la dette dans certains scénarios extrêmes, laissant le monde entier endurer les conséquences d'une dépréciation du dollar.

Pourtant, il y a une limite à tout. Si le gouvernement américain n'améliore pas sa balance des paiements, son hégémonie financière se retournera tôt ou tard contre l'explosion de son problème de dette. Et une crise de la dette américaine, si elle éclate, enverra des ondes de choc sur les marchés mondiaux, et le monde doit être préparé aux risques.

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   Posté le 08-09-2020 à 08:13:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

SOFTBANK DÉVISSE APRÈS LA RÉVÉLATION DE L'AMPLEUR DE SES PARIS SUR LA TECH AMÉRICAINE

Une info intéressante après une hausse exponentielle de la cotation sur ces valeurs, constituant une bulle inégalée.
Les mesures de Trump contre Huawei, interdisant la vente de chipsets par des entreprises comme Qualcomm, induisent une mévente de taille et pourraient provoquer quelques retombées dans la high tech US.

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   Posté le 08-09-2020 à 08:36:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un article de sputnik sur la crise "imminente".
Depuis plusieurs mois déjà plusieurs économistes alertent sur le risque de crise avec les mêmes arguments que Naulot.
Il faut être très prudent sur l'appréciation de cette crise, ce genre d'avertissements a fleuri depuis 2008, mais le monde ne se limite pas aux USA ni à l'Europe, et l'expérience a montré que les pays émergents pouvaient absorber les milliards de dollars émis par la FED pour leur propre investissement, mais la crise de 2008 a fragilisé les finances nationales occidentales qui avaient renfloué les banques en difficulté.
La crise du covid a conduit à faire tourner la planche à billets à grande vitesse, mais cet argent a souvent pris le chemin de la spéculation, contrairement à ce que pratique la RPC. Des sommes faramineuses sont venues gonfler le secteur de la High tech US.

La bourse de New York«Situation extravagante», «paysage surréaliste»: la bourse américaine au bord du krach?


© AP Photo / Richard Drew

17:03 07.09.2020
Par Fabien Buzzanca

Les coups de semonce enregistrés sur les marchés américains les 3 et 4 septembre précédent-ils un krach boursier? C’est l’avis de plusieurs observateurs, qui redoutent un éclatement de la bulle financière. Pour l’ancien banquier Jean-Michel Naulot, les marchés finiront par chuter. Il livre son analyse à Sputnik.

Début de panique ou simple correction? Les marchés américains ont vécu une fin de semaine difficile les 3 et 4 septembre. Portés par un rallye haussier historique depuis le krach du mois de mars, les indices boursiers new-yorkais étaient encore en pleine euphorie à la clôture du 2 septembre. Le S&P 500 et le Nasdaq finissaient sur des records, quand le Dow Jones clôturait au-dessus des 29.000 points pour la première fois depuis le mois de février.

Apple a subi la plus grosse baisse de valorisation en une séance hier : 180 milliards de dollars en un jour. https://t.co/bt8nN6sWQR

— Fabrice Pelosi (@fabricepelosi) September 4, 2020
​Mais le lendemain a vu les principaux marchés américains fortement plonger: le Dow Jones a perdu 2,78%, le S&P 500 3,51% et le Nasdaq 4,96%. Les valeurs technologiques, qui flambent depuis plusieurs mois, ont sérieusement accusé le coup: l’action Microsoft a perdu 6,19%, Google 5%, Amazon 4,63% et Facebook 3,76%. Apple, avec sa capitalisation boursière record de 2.000 milliards de dollars, a subi une perte de 180 milliards de dollars.

«Déconnexion entre économie réelle et marchés financiers»

Comme le relève le magazine Barron’s, média spécialisé dans l’analyse financière, il s’agit ni plus ni moins de la plus importante perte jamais enregistrée par la marque à la pomme sur une séance. Le 4 septembre aura bien vu les principaux indices boursiers américains effacer une partie des pertes de la veille, mais le Dow Jones lâchait tout de même 0,56% quand le Nasdaq, à forte valeur technologique, cédait 1,27%.

Jean-Michel Naulot, ancien banquier et ancien membre du Collège de l’AMF (Autorité des marchés financiers), relativise ces baisses au micro de Sputnik:

«Parler de forte chute est excessif. Nous avons assisté à un petit courant d’air.»
Les marchés financiers évoluent à des niveaux de performances inédits, malgré une économie américaine en grande difficulté. Le Produit intérieur brut de l’Oncle Sam (PIB) s’est effondré de 31,7% au deuxième trimestre en rythme annualisé.

«Je parle depuis plusieurs années de l’exubérance des marchés financiers. Mais actuellement, nous avons une situation extravagante et un paysage surréaliste. Nous sommes face à une crise très grave, d’une ampleur semblable à celle des années 30 et pourtant les marchés montent. La déconnexion avec l’économie réelle est totale» , analyse Jean-Michel Naulot.
Si en août, le taux de chômage américain est repassé sous la barre des 10% pour la première fois depuis le mois d’avril (8,4%), il reste bien plus élevé que les 3,5% d’avant l’épidémie. Et les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Début août, l’institut de recherche Aspen, dans le Colorado, tirait la sonnette d’alarme: «Les États-Unis pourraient être à l’aube de la crise du logement la plus grave de leur histoire.» D’après l’organisme, près de 40 millions d’Américains incapables de payer leurs loyers pourraient être expulsés d’ici la fin de l’année.

«L’économie américaine est entièrement financée par la dette. Le déficit budgétaire devrait se situer entre 15 et 20% du PIB en 2020. La dette publique va exploser. Sans parler de la progression des créances douteuses pour les banques» , prévient Jean-Michel Naulot.
En juin dernier, c’est l’assureur-crédit Coface qui y allait de sa sombre prévision concernant l’économie américaine. Il anticipait une augmentation des défaillances d’entreprises de 43% d’ici 2021 aux États-Unis. Comment un contexte aussi sombre voit-il des indices boursiers tutoyer les sommets? Jean-Michel Naulot rappelle que depuis l’élection de Donald Trump, le Dow Jones a progressé de plus de 50% et le Nasdaq a doublé.

La création monétaire dans le viseur
Pour l’ancien banquier, «l’explication qui veut que les GAFA [Google, Amazon, Facebook et Apple ndlr] profitent de la crise de la mondialisation n’est pas convaincante» . D’après Jean-Michel Naulot, la situation actuelle ressemble à celle de l’année 2000, à la veille de l’explosion de la bulle Internet: «à l’époque, Alan Greenspan, l’ancien directeur de la FED, avait émis l’idée que la révolution technologique allait faire disparaître les cycles économiques. Les niveaux de capitalisation des valeurs technologiques américaines étaient immenses. Et nous vivons la même chose aujourd’hui avec des anticipations extravagantes de la part des investisseurs qui résonnent souvent en termes de chiffre d’affaires et non de profit.»


Les Banques Centrales devront finalement porter tout le stock d’obligations, d’où une croissance sans fin de la quantité de monnaiehttps://t.co/MZAThPAffe pic.twitter.com/PWYy9dSMfD

— Patrick Artus (@PatrickArtus) September 7, 2020
​Mais pour le spécialiste, c’est clair: la politique de la FED est bien la principale responsable de cette déconnexion entre marchés et économie réelle:

«Depuis 10 ans, nous avons assisté à un changement très fort dans les politiques des Banques centrales. Avant, en cas de crise, elles fournissaient les marchés en liquidités et remplissaient ainsi leur devoir de prêteur en dernier ressort. Mais la planche à billets n’a jamais fonctionné à de tels niveaux que depuis 10 ans.»
L’économiste Patrick Artus explique qu’en 2020, les Banques centrales des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) augmenteront la quantité de monnaie offerte de 10.000 milliards de dollars, «c’est-à-dire de 70% (14.000 milliards de dollars au début de 2020, 24.000 milliards de dollars à la fin de 2020).»

Coronavirus: Washington et la FED sortent l'artillerie lourde... au risque de tuer le dollar?

En termes de création monétaire, les États-Unis font figure de champion. Afin de ne pas enrayer la machine économique, la Réserve fédérale (FED) et le gouvernement américain ont mis des sommes colossales sur la table. Washington a déjà déboursé 2.200 milliards de dollars et d’autres mesures destinées à la relance sont en discussion. La FED applique quant à elle des taux directeurs proches de zéro, permettant un endettement à bas coût et injecte régulièrement des milliards de dollars dans le système économique sous forme de rachats d’actifs.

Entre le mois de mars et le mois de juin, son bilan est passé de moins de 3.500 milliards de dollars à plus de 7.000 milliards. Son montant est aujourd’hui équivalent à plus de 30% du PIB américain. Et la récente décision de laisser occasionnellement l’inflation dépasser les 2% montre que la Banque centrale américaine ne compte pas resserrer sa politique monétaire de sitôt.

«La théorie économique dit que lorsque la création monétaire dépasse largement les besoins de l’économie réelle, il existe dès lors un risque de basculement dans une dépression économique. C’est exactement ce qu’il s’est passé en 1929» , alerte Jean-Michel Naulot.
Récemment invité à s’exprimer sur CNBC, Ron William, stratégiste financier et fondateur de RW Advisory, a expliqué que les marchés américains pourraient bientôt être frappés par un «moment Minsky» du nom de l’économiste Hyman Minsky. Ce terme fait référence à une chute brutale des marchés actions suite à l’éclatement d’une bulle. D’après Ron William, un tel événement pourrait faire baisser les actions de «20 à 30% ou plus».

«Explosif à terme»
«Le jour où les investisseurs vont avoir un début de doute sur l’engagement des Banques centrales, les marchés risquent de chuter comme la pierre. Ce doute arrivera inévitablement, car les Banques centrales n’ont pas de possibilité d’action illimitée, ne serait-ce qu’au titre de la stabilité financière» , souligne Jean-Michel Naulot.

«Il arrivera un moment où les investisseurs prendront conscience de la dette qui est dans le marché et que les Banques centrales ne peuvent plus agir. Elles auront donc perdu leur crédibilité» , poursuit-il.
L’ancien membre de l’AMF note également un autre effet collatéral de la création monétaire sans limites: le creusement des inégalités. Jean-Michel Naulot explique que la «sur inflation sur les actifs financiers rend encore plus riche les riches pendant que les marges de manœuvre budgétaire des États sont insuffisantes pour combler les inégalités, notamment pour les classes moyennes.»

Le coronavirus a fait bondir la fortune des leaders de la tech. Celle du patron d'Amazon, Jeff Bezos, a progressé de 74 % depuis le début l'année à plus de 200 milliards de dollars. https://t.co/amYxPrjYUl

— Sophie Rolland (@Sorolland) August 31, 2020
​Plusieurs milliardaires américains ont vu leur fortune s’accroître depuis le début de l’année. L’appréciation de la valeur des actions d’Amazon a permis à Jeff Bezos, patron de la firme, de devenir fin août le premier individu de l’époque moderne à voir sa fortune dépasser les 200 milliards de dollars.

Pour Jean-Michel Naulot, un tel paradigme financier conduira forcément à la catastrophe:

«Tout ceci est explosif à terme. Nous ne faisons que décaler la crise.»

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   Posté le 02-10-2020 à 19:13:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Extrait de la presse chinoise :

Économie américaine: une bulle sans précédent pleine de trous


Écrit par: Cui Kejin
2020-10-02
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Selon un rapport publié récemment par le Congressional Budget Office des États-Unis, le déficit budgétaire américain était de 863 milliards de dollars en juin. Au cours de la même période de 2019, ce chiffre n'était que de 8 milliards de dollars. Une telle augmentation est alarmante. Grâce à ce rapport, nous pouvons également voir comment le déficit du gouvernement américain est passé à 2,74 billions (mille milliards) de dollars au cours des neuf derniers mois. L'épidémie a conduit à une forte augmentation du déficit budgétaire du gouvernement américain. D'une part, elle a conduit à une réduction des recettes fiscales, et d'autre part, elle a également conduit à une augmentation des dépenses publiques.
Un déficit budgétaire aussi élevé dans n'importe quel pays signifie qu'il a fondamentalement perdu la capacité d'utiliser son levier budgétaire pour stimuler la reprise économique, ce qui affaiblira encore le soutien financier à l'éducation, à la recherche scientifique et à d'autres domaines qui ont un effet énorme sur la promotion de la compétitivité économique du pays.

Affectée par l'épidémie, la Réserve fédérale (Fed) n'a aucun moyen d'augmenter la masse monétaire et la liquidité pour provoquer une reprise immédiate des activités économiques stagnantes. En d'autres termes, bien que la Réserve fédérale continue d'utiliser l'assouplissement quantitatif pour envoyer du «sang» à l'économie, c'est comme si une extrémité du pipeline était bloquée, ce qui ne ferait que brasser la monnaie dans le système financier. Or le capital est à la recherche de profit. Bien entendu, les fonds inutilisés ne seront pas activement injectés dans des entreprises qui sont au bord de la faillite, et n'iront que sur les marchés financiers où il existe un immense espace de bénéfice. Cela explique également pourquoi toutes les agences prédisent que l'économie réelle américaine est si mauvaise, tandis que le marché boursier américain est non seulement solide, mais atteint constamment de nouveaux sommets. C’est inquiétant, seul Trump peut voir le nouveau sommet de l'indice boursier avec un tel optimisme.
Et cette double conjoncture signifie qu'il y a eu un problème majeur dans les fondamentaux de l'économie américaine: s'il ne peut pas être inversé, une crise majeure éclatera à un moment donné dans le futur. Auparavant, un haut fonctionnaire du PCC avait exprimé publiquement sa crainte que le monde soit au bord d'une crise financière mondiale.
C'est une autre perspective qui voit la faiblesse de la capacité «d'hématopoïèse» [de création monétaire] des États-Unis, qui a eu un effet d'entraînement sur les marchés financiers et monétaires. Selon les données de SWIFT, le dollar américain représentait 44,10% du système de règlement international en mars 2020 (30,84% pour l'euro et 1,85% pour le renminbi, au cinquième rang des devises de règlement mondiales). Ces derniers mois, en raison de la surémission de la monnaie de la Fed et de l'impression à grande échelle de monnaie, même à un montant infini, l'espoir et l'espace pour une plus forte dépréciation du dollar américain ont été créés. La turbulence à long terme du dollar américain est plus susceptible d'avoir un impact sur le dollar américain. Système hégémonique.
Ce n'est pas que le dollar américain n'ait pas subi de dépréciation substantielle, mais cette fois il est susceptible d'être fondamentalement différent des situations précédentes. La première dépréciation majeure du dollar américain a eu lieu après que le président américain de l'époque, Richard Nixon, ait annoncé que le dollar américain avait été découplé de l'or. Une vague de panique dans la communauté internationale a entraîné des turbulences sur le marché international des devises; la deuxième dépréciation majeure était due à des problèmes émergents tels que le Japon et l'Allemagne de l'Ouest. La montée des pays industrialisés a eu un impact sur le statut de l'industrie manufacturière américaine, provoquant un déficit commercial à grande échelle, conduisant au phénomène de «bulle de valeur» du dollar américain; la troisième dépréciation majeure a été la création de la zone euro et la naissance de l'euro a divisé le dollar américain. Le marché international a provoqué une vague de ventes dans la communauté internationale. Cette fois, le fléau a été planté lors de la crise financière mondiale de 2008.
Depuis que la Réserve fédérale a lancé le QE en 2008, les pays du monde entier ont commencé à réduire leur dépendance au dollar américain, c'est la dé-dollarisation. Les banques centrales ont commencé à passer de la vente d'or à l'achat d'or. Après 2010, la proportion des ventes d'or officielles dans l'offre totale est passée de positive à négative, et dans le même temps la proportion d'or minéral a de nouveau augmenté. En novembre 2008, la Réserve fédérale a annoncé le lancement du premier cycle d'assouplissement quantitatif QE1, rachetant environ 1,35 billion de dollars américains d'obligations d'État, de titres hypothécaires et d'autres actifs, et le prix international de l'or a ensuite lancé un modèle global à la hausse. Avec la mise en œuvre de trois cycles de QE, le dollar américain a afflué dans les actifs dans tous les coins du monde, et la prolifération des devises a finalement poussé l'or à un sommet historique de 1900 $ US en 2011.

Les habitudes sont vraiment les pires habitudes. Lorsque la nouvelle épidémie de pneumonie de la couronne a gravement affecté les activités économiques, la Fed a annoncé une série de nouvelles mesures pour soutenir l'économie le 23 mars. La plus importante est la suivante: la Fed achètera des bons du Trésor américain et des prêts hypothécaires institutionnels pour les montants nécessaires. Titres adossés à des prêts (MBS), c'est-à-dire un QE illimité.
Que signifie le QE illimité de la Fed pour le dollar américain? La question de savoir si les obligations américaines et le dollar américain ont fait défaut pour la deuxième fois est une question qui se pose à de nombreux investisseurs. Ce qui est certain, c'est que le crédit en dollars est constamment à découvert à chaque élargissement de l'échelle de QE, et finalement, il sera insupportable.
Alors qu'est-ce que cela signifie pour le système monétaire mondial? Imaginez que lorsque la valeur de la devise des principales devises commerciales et des devises de réserve du monde fluctue fréquemment, les utilisateurs sont-ils toujours prêts à continuer à utiliser cette devise?
Le système de Bretton Woods, qui reposait à l'origine sur l'étalon-or, était la mise en place d'un système monétaire international centré sur le dollar américain. Puis le système de Bretton Woods s'est effondré, comme les États-Unis l'ont fait après la crise économique mondiale et la Seconde Guerre mondiale. En tant que chef de file du monde capitaliste, le statut international du dollar américain s'est consolidé. En raison de la force des États-Unis, chacun ne peut que continuer à reconnaître le statut du dollar américain en tant que monnaie universelle dans le monde.
Et en des temps troublés, le gouvernement américain de l'époque a adopté le modèle de la «grenouille bouillie à l'eau tiède» pour permettre à tout le monde de supporter lentement et de s'y habituer. Or, dans une situation nouvelle qui n'a pas été vue depuis un siècle, le gouvernement américain stimule directement une foule de "grenouilles" avec de l'eau bouillante. Par instinct, les "grenouilles" ne peuvent naturellement pas le supporter en silence.

En effet, tout le monde n'a pas confiance dans les risques de crédit, de situation financière et de défaut de paiement du gouvernement américain, et leur confiance dans la capacité du dollar américain à rester la monnaie mondiale a été grandement ébranlée. Tout cela entraînera inévitablement une dépréciation substantielle du dollar américain, ce qui signifie que le système mondial de service et d'utilisation et de supervision du dollar américain que les États-Unis ont construit avec un seul cœur diminuent. Ceci est fatal à l'hégémonie du dollar américain et même à l'hégémonie mondiale des États-Unis.
La seule raison pour laquelle le monde continue d'utiliser le dollar américain comme monnaie de base est qu'il n'y a pas de monnaie alternative sûre et fiable sur le marché. Mais il faut aussi être conscient que le renminbi n'a pas la force du dollar. Il y a quelques jours, la Banque populaire de Chine a publié le «Rapport sur l'internationalisation du renminbi 2020» Le RMB occupe la cinquième place parmi les principales devises de paiement internationales, avec une part de marché de 1,76%. Depuis le début de l'internationalisation du RMB, le RMB est devenu la cinquième monnaie de paiement internationale, la cinquième monnaie de réserve internationale, la troisième monnaie de financement du commerce et la huitième monnaie de transaction de change.
Selon des statistiques incomplètes, plus de 70 banques centrales ou autorités monétaires du monde entier ont inclus le renminbi dans les réserves de change. Au premier trimestre 2020, la part des réserves de change du RMB annoncée par le FMI a encore augmenté pour atteindre 2,02%, le niveau le plus élevé depuis que le RMB a rejoint le panier de devises des droits de tirage spéciaux (DTS) en 2016.
Les progrès rapides de l'internationalisation du renminbi sont à l'origine de la forte puissance économique de la Chine en tant que soutien, qui a été acceptée par tous les pays du monde. Cependant, l'internationalisation du renminbi ne vise pas essentiellement à remplacer le dollar américain, mais du point de vue de la stabilité du système financier chinois, de l'indépendance et de la protection des intérêts économiques internationaux du pays contre le contrôle des autres, et c'est également l'un des moyens d'élargir l'intégration de la Chine à l'économie mondiale. La domination des États-Unis a permis celle du dollar américain, mais la Chine s'efforce de jouer un rôle dans la relation économique mondiale multipolaire, et le renminbi est également "l'un des plus stables" du système monétaire international.
Selon les responsables chinois, «la Chine participe activement à la gouvernance financière internationale et promeut le renminbi pour devenir une meilleure monnaie de réserve internationale.» En substance, c'est aussi la compréhension de la Chine de la stratégie économique dans les changements sans précédent dans le monde. Peut-être, pour de nombreux pays occidentaux, sont-ils habitués à une pensée dualiste et il est difficile de ne pas tomber dans la pensée du choix et de la substitution. Peut-être que ce n'est qu'avec la survenue des échanges de statut économique sino-américain que nous pourrons vraiment comprendre que «la Chine est différente des États-Unis» et «le renminbi n'est pas égal au dollar américain». Auparavant, nous devons accorder plus d'attention au fait que l'énorme dépréciation du dollar des États-Unis est le "cygne noir financier" le plus probable de ces dernières années. Elle aura à nouveau un impact sur le système financier et économique mondial, ce qui entraînera une redistribution à grande échelle de la richesse mondiale. .

Cet article est reproduit à partir de l'article de couverture du numéro 062 de «CN multidimensionnel» (octobre 2020), «L'extérieur et l'extérieur de l'échange de statut économique sino-américain» par Lu Yi.

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