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 l avenir de taiwan et de la rp de chine

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Xuan
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   Posté le 07-08-2019 à 23:30:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un responsable du gouvernement central identifie l'agitation de HK comme une "révolution de couleur" pour la première fois

Par Yang Sheng à Hong Kong Source: Global Times Publication: 2019/8/7 22:58:21

http://www.globaltimes.cn/content/1160700.shtml


Des officiers de police participent à un exercice visant à maintenir la stabilité sociale dans la ville de Shenzhen, province du Guangdong, dans le sud de la Chine, mardi. L'exercice a attiré une grande attention car il présente des scénarios qui ressemblent aux émeutes en cours dans la ville voisine de Hong Kong. Photo: IC


Les manifestations anti-extradition à Hong Kong ont mal tourné et se caractérisent par une "révolution de couleur" , a déclaré un haut responsable du gouvernement central chinois responsable des affaires de Hong Kong.

Zhang Xiaoming, directeur du bureau du Conseil d'Etat à Hong Kong et Macao, a fait ces remarques mercredi lors d'un symposium à huis clos organisé conjointement par le bureau et le bureau de liaison du gouvernement populaire central à Shenzhen, dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine. borde la région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK).

C'est la première fois qu'un responsable du gouvernement central utilise la "révolution de la couleur" pour décrire les récents incidents survenus à Hong Kong.

Défier le principe "un pays, deux systèmes" est absolument inacceptable, a ajouté Zhang, ajoutant que lors des récentes manifestations et activités violentes, certaines personnes ont crié "indépendance de Hong Kong" et "libérer Hong Kong". Ils ont également tenté de prendre d'assaut le bureau de liaison du gouvernement central et ont endossé et insulté le drapeau national et l'emblème national.

"De même que beaucoup de Hongkongais l'ont dit, le mouvement en faveur du projet de loi sur l'extradition a mal tourné, avec des caractéristiques de révolution de la couleur claires", a noté Zhang.

"Utiliser la révolution de couleur pour décrire les manifestations est un signal très important et le gouvernement de la RASHK et la société de la ville devraient être alarmés" , a déclaré Tian Feilong,

"La révolution de couleur est une identification très sérieuse. Cela signifie que la tourmente est destinée à paralyser la gouvernance de la RASHK et à porter atteinte à la prospérité et à la stabilité de la ville, ce qui signifie que le gouvernement central doit s'impliquer de manière globale si la situation devient incontrôlable" m'a dit.

Plus de 550 personnes ont assisté à la réunion, y compris des députés de la RASHK à l'Assemblée nationale populaire, des conseillers politiques nationaux et provinciaux de la RASHK, des dirigeants d'organisations politiques et sociales patriotiques à Hong Kong et des représentants d'organisations de jeunesse, d'éducation et professionnelles et d'entreprises du continent. à Hong Kong.

"Hong Kong est confrontée à la situation la plus grave depuis son retour dans son pays d'origine", a déclaré Zhang.

Après le symposium, Tam Yiu-chung, membre du comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a déclaré au Global Times que lors de la réunion, Zhang avait cité les propos tenus par l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping au sujet de la garnison de l'ALP à Hong Kong en 1984 et 1987. des citations ont indiqué que si des troubles importants se produisaient à Hong Kong et que le gouvernement de la RASHK ne pouvait y faire face de manière efficace, l'AAP interviendrait pour stabiliser la situation.

"Zhang a également déclaré que 'Deng était clairvoyant', mais Zhang n'a rien dit directement à propos de l'envoi de l'APL pour renforcer Hong Kong à ce moment-là" , a déclaré Tam.

Lors du symposium, M. Zhang a déclaré que les autorités centrales ne resteraient jamais si la situation à Hong Kong se détériorait à un niveau que le gouvernement de la RAS ne peut pas contrôler, a rapporté l'agence de presse Xinhua.

"Selon la loi fondamentale (de la RASHK), les autorités centrales disposent de nombreuses méthodes et d'une force suffisante pour régler rapidement toute agitation éventuelle" , a-t-il déclaré.

Selon M. Tian, " selon l'article 14 de la loi fondamentale de la RASHK, l'ALP serait utilisée lorsque le gouvernement de la RASHK demande l'aide du gouvernement central. Mais selon l'article 18, lorsqu'un" état d'urgence "est instauré, les forces, y compris le continent des forces de police et des forces de police armées pourraient également être utilisées. La PLA n’est pas le seul choix. "

Les experts continentaux de la loi fondamentale et les responsables devraient commencer à faire des efforts pour étudier la loi fondamentale et trouver une base légale pour toute sorte d'intervention nécessaire si la situation s'aggrave, a ajouté Tian.

Soutenir le gouvernement et la police

La tâche la plus urgente et primordiale pour Hong Kong est de mettre fin à la violence, de mettre fin au chaos et de rétablir l'ordre, a fait remarquer Zhang.

Starry Lee Wai-king, président du plus grand parti politique favorable à l'établissement de la RASHK, l'Alliance démocratique pour l'amélioration et le progrès de Hong Kong (DAB), a déclaré au Global Times que le meilleur moyen de régler la situation actuelle est de aider la police à appliquer strictement la loi et le gouvernement de la RASHK devrait pouvoir communiquer efficacement avec différents groupes afin de trouver une solution permettant de sortir de l'impasse.

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   Posté le 11-08-2019 à 11:58:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le lien entre la guerre économique et les troubles "pro démocratie" à Hong Kong.
La Chine dénonce l'ingérence des USA à Honk Kong. Celle-ci constitue le pendant de la guerre économique déclenchée par Trump.


Les Etats-Unis opèrent une diplomatie criminelle à Hong Kong

Source: Global Times Publié le 2019/8/9 17:13:40


Les internautes de Hong Kong ont récemment exposé une photo d'un diplomate américain en réunion avec plusieurs personnalités de l'opposition radicale, dont Joshua Wong, au cours d'une période sensible. Les médias de Hong Kong ont en outre rapporté que la diplomate Julie Eadeh, chef de l'unité politique du consulat général des États-Unis à Hong Kong, avait été impliquée dans des "révolutions de couleur" dans d'autres pays. L'article dit que son mari est aussi un diplomate américain. Elle citait une publication de l'église américaine et mentionnait les autres membres de sa famille.

L'administration américaine a joué un rôle honteux dans l' émeute de Hong Kongs. Washington soutient publiquement les manifestations et ne condamne jamais les actes de violence dirigés contre la police. Le consulat général des États-Unis à Hong Kong intensifie son ingérence directe dans la situation de Hong Kong. L’administration américaine est en train de provoquer des troubles à Hong Kong, provoquant des "révolutions de couleur" dans d’autres régions du monde.

Toutefois, le département d'Etat américain a accusé le reportage des médias de Hong Kong d'avoir "divulgué des informations confidentielles d'un diplomate américain" et a qualifié la Chine de "régime voyou". Encore une fois, Washington veut appeler blanc noir et déformer la vérité.

L'idée principale de l'article des médias de Hong Kong était de faire état de l'ingérence de la diplomate américaine dans les affaires de Hong Kong et de son implication dans des actions subversives au Moyen-Orient. Le rapport n'a aucune intention de menacer Eadeh ou sa famille. Ceci est complètement différent des actes de l'opposition extrémiste de Hong Kong: "fouiller la chair" de la police de Hong Kong et de leurs familles et les intimider et les persécuter.

Les médias de Hong Kong ont le droit de couvrir les diplomates américains qui participent et s'ingèrent dans la situation de Hong Kong et aident les gens à comprendre la situation. C'est le travail des médias et cela n'a rien à voir avec le gouvernement. Le département d'État américain diffame le gouvernement chinois et discrimine les droits des médias de Hong Kong, agissant comme un voyou politique déraisonnable.

Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques avec la Chine et disposent donc d'un consulat général à Hong Kong. Le consulat général intervient dans les affaires de Hong Kong, qui contreviennent gravement aux dispositions du droit international relatives au rôle des missions diplomatiques. Le Département d'Etat américain a déclaré: "C'est ce que les diplomates américains font chaque jour dans le monde". En effet, de nombreux pays sont perturbés par la diplomatie américaine voyou. Peu importe la puissance des États-Unis, ils ne peuvent justifier l'instigation et l'ingérence dans les affaires des autres pays.

La situation à Hong Kong montre que l'opposition extrême et les groupes violents sont en train de détruire l'état de droit et d'intimider les citoyens. Ils sont en train de devenir les manifestants voyous qui influent sur l'ordre de Hong Kong. Certains les comparent également à un "super gang", tandis que d'autres les appellent un "gang démocratique" car ils agissent au nom de la démocratie mais agissent contre la démocratie. Les États-Unis sont leur chef de file. Ensemble, ils ont formé un "voyou politique" qui gâche la situation de Hong Kong.

Mais ils oublient que l'agitation va à l'encontre des intérêts fondamentaux du public. Hong Kong est à un moment critique où les gens veulent désespérément la paix et la stabilité. Quelques émeutiers ne peuvent pas kidnapper les jeunes de Hong Kong à long terme.

Le "chef de file" américain joue des tours sordides, mais il ne dispose pas des droits de gouvernement à Hong Kong. Alors que les groupes patriotiques de Hong Kong se détachent courageusement avec le soutien du gouvernement central, le complot sera brisé, les troubles cesseront et les émeutiers seront punis par la loi.

http://www.globaltimes.cn/content/1160904.shtml

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   Posté le 12-08-2019 à 11:48:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Humanité commente les troubles à Hong Kong, sur un ton "neutre" voire donneur de leçon.
On note quand même le rappel du passé colonial et des tentatives de sécession du style "révolution de couleur"


CHINE. HONG KONG ET LA LIGNE ROUGE DU SÉPARATISME


https://www.humanite.fr/chine-hong-kong-et-la-ligne-rouge-du-separatisme-675732

Lundi, 12 Août, 2019
Lina Sankari

Pékin dresse une analogie entre les manifestations qui agitent la région autonome et «les révolutions de couleur» de l’espace post-soviétique. Depuis une semaine, les rappels à l’ordre se multiplient. Décryptage.

Revoilà le «savoir-faire français». Certes, les conseils en maintien de l’ordre à destination de l’étranger n’ont cette fois pas été prodigués par une ministre dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, mais par un certain «François», présenté par le Global Times, tabloïd chinois en langue anglaise, comme un officier supérieur de la police de Paris. Dressant le parallèle avec le mouvement des gilets jaunes, ce dernier convient que la loi dite anticasseurs «a largement dissuadé les éléments violents» en France. Deux mois après le début du mouvement hongkongais, Pékin établit un lien avec la répression française. Manière de dire que les mesures punitives ne sont pas l’apanage de la Chine.

Il n’est, à cet égard, pas anodin d’observer l’analogie faite par Pékin entre les protestations contre la loi sur les extraditions à Hong Kong et les révolutions néolibérales «de couleur» ayant secoué l’espace post-soviétique lors de la précédente décennie, sous l’impulsion d’ONG à financement anglo-saxon. L’ingérence étrangère n’est pas un thème nouveau dans la rhétorique chinoise. Son utilisation marque la volonté de décrédibiliser l’opposition, dont la minorité agissante n’a pas hésité à brandir des drapeaux de la colonisation britannique et américaine. Elle illustre également la profonde blessure née des traités inégaux imposés par les puissances colonisatrices au XIXe siècle, autrement nommé «siècle d’humiliation».

Depuis, Hong Kong a été rétrocédé en grande pompe par le Royaume-Uni en 1997. Pékin ne peut laisser l’île dériver à la manière du Radeau de pierre de José Saramago, qui imaginait la péninsule Ibérique se détacher de l’Europe. C’est précisément le danger du mouvement actuel, qui voit la jeune génération faire ses gammes en politique sur la base de la sauvegarde du haut degré d’autonomie de la région administrative spéciale, alors même que Hong Kong doit réintégrer pleinement le système chinois en 2047, en vertu de l’accord signé avec les Britanniques. La République populaire ne peut montrer de signes de faiblesse au risque de relancer les vocations autonomistes à Taïwan, au Tibet et au Xinjiang. Elle ne peut, enfin, se permettre de vaciller en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.

Après la grève générale de lundi dernier, un sit-in s’est poursuivi ce week-end au cœur de l’aéroport afin de sensibiliser les voyageurs aux revendications des manifestants : démission de la cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, enquête indépendante sur les agissements de la police, amnistie des personnes arrêtées, retrait définitif du projet de loi sur les extraditions vers la Chine et instauration du suffrage universel.
Vendredi, Carrie Lam s’est contentée de mettre en garde contre l’impact économique d’un mouvement aux conséquences d’ores et déjà plus importantes que l’épidémie du syndrome respiratoire aigu (Sras) en : «Le ralentissement cette fois est intervenu très rapidement. Certains l’ont comparé à un tsunami.»

La demande du bureau chinois de l’aviation civile adressée à Cathay Pacific, la compagnie aérienne hongkongaise, de suspendre tous les employés qui auraient pris part aux manifestations a valeur de mise en garde à tous les chefs d’entreprise locaux, qui n’avaient pas hésité à soutenir Pékin lors du mouvement Occupy Central en 2014 mais observent cette fois un mutisme troublant. La question d’une intervention se pose. À ce stade, une opération menée par l’armée reste pourtant peu vraisemblable. Et ceux qui manient le spectre de Tian’anmen font mine d’oublier que la Chine actuelle n’est pas celle des années 1980. Depuis, le maintien de l’ordre s’est professionnalisé et n’est plus seulement dévolu à l’armée. Et après ? La force ne vaut pas issue politique.

Lina Sankari


Edité le 12-08-2019 à 12:05:14 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 12-08-2019 à 11:59:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Humanité publie aujourd'hui aussi un second article de Lina sankari, et un troisième "La remise en cause du système fait naître une forme de désespoir", qui distingue les visées séparatistes et le fond social des manifestations


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"RÉVISER LES LOIS EST UN DROIT LÉGISLATIF FONDAMENTAL"


https://www.humanite.fr/reviser-les-lois-est-un-droit-legislatif-fondamental-675731
Lundi, 12 Août, 2019
Lina Sankari

Pour Wang Hong, la porte-parole de l’ambassade de la République populaire de Chine à Paris, les manifestants de Hong Kong remettent en cause l’autorité de Pékin et l’unité du territoire. Entretien.

Comment les autorités chinoises analysent-elles la situation à Hong Kong?

Wang Hong Depuis le mois de juin dernier, on a assisté à Hong Kong à une série de manifestations liées à la révision des règlements sur les délinquants fugitifs et sur l’entraide judiciaire en matière pénale. Ces manifestations ont débouché sur des épisodes de violence qui n’ont cessé de s’intensifier, avec des scènes extrêmement choquantes et révoltantes. Pour le gouvernement de la région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong comme pour n’importe quel autre gouvernement, réviser les lois est un droit législatif fondamental et il n’y a rien de surprenant si cela suscite des oppositions.
Mais en démocratie, c’est au Parlement qu’on débat, qu’on vote. On n’impose pas ses vues aux autres dans la rue et par la violence.
Certains en Occident approuvent les exactions des casseurs, ravis de ce qu’ils qualifient de «scènes réjouissantes» . Ces «scènes réjouissantes» , nous les avons vues fleurir en Tunisie, en Libye, en Égypte, en Syrie, et j’en passe. Alors que, quand de telles exactions se produisent dans les pays occidentaux, elles sont systématiquement réprimées.

Pensez-vous qu’une médiation soit possible avec les manifestants?

Wang Hong Il ne peut être question d’une médiation politique avec des casseurs dont les motivations véritables ne sont pas de s’opposer aux projets d’amendements, mais de renverser le gouvernement de la RAS et de semer le désordre à Hong Kong, de battre en brèche la souveraineté de la Chine sur le territoire et de séparer Hong Kong de la mère patrie, de concert avec des forces occultes étrangères qui les manipulent. C’est un défi à la Constitution de la République populaire de Chine et à la Loi fondamentale de la RAS. Sur ce point, il n’y a rien à négocier et tout à rejeter.

Parmi les jeunes leaders politiques à Hong Kong, certains entretiennent un discours empreint d’autonomisme. Pensez-vous qu’une sortie de crise politique soit envisageable avec eux?

Wang Hong L’approche de ces soi-disant opposants est parfaitement claire. Ils veulent l’indépendance de Hong Kong avec des slogans comme :
«Libérer Hong Kong, la révolution maintenant !» Le territoire fait face à sa crise la plus grave depuis la rétrocession. Aujourd’hui, la première urgence est de mettre fin au chaos, de rétablir l’ordre et d’éviter que Hong Kong ne sombre dans un abysse.

Est-il possible, selon vous, de faire coexister les deux systèmes politiques? Et comment?

Wang Hong Le principe «un pays, deux systèmes» repose d’abord sur «un pays». Si on détruit le «un pays», qu’on menace la souveraineté de la Chine, qu’on conteste le pouvoir central et l’autorité de la Loi fondamentale, alors il n’y a plus de place pour les "deux systèmes".
Le gouvernement chinois est fermement déterminé à faire vivre ce principe d’«un pays, deux systèmes".
Nous adressons un message solennel aux séditieux de tous bords : surtout, ne sous-estimez pas la détermination du gouvernement et du peuple chinois à préserver la souveraineté, la sécurité et l’unité nationale, ainsi que sa volonté inébranlable de préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong.
Nous enjoignons également les factions étrangères à cesser leurs ingérences dans les affaires intérieures chinoises et leurs incitations au désordre à Hong Kong. C’est ainsi que le "un pays, deux systèmes" pourra bien fonctionner.

Entretien réalisé par L. S.


Edité le 12-08-2019 à 12:03:40 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 12-08-2019 à 13:19:56   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

C est le Hong Konger Front qui veut l indépendance de Hong Kong.

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Xuan
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   Posté le 12-08-2019 à 20:41:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Si tu lis bien, ce sont les USA. IL n'y aura pas d'indépendance de Hong Kong, mais l'objectif est d'embarrasser le Chine et de la décrédibiliser parallèlement à la guerre économique.

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   Posté le 12-08-2019 à 20:59:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les entreprises capitalistes de Hong Kong ne peuvent pas s'opposer au principe "un pays deux systèmes" car elles sont trop dépendantes des entreprises publiques.
Celles qui se sont ouvertement opposées à la Chine Populaire doivent se plier ou faire plier les "pro démocratie" dans leur personnel.


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Les sociétés d'État chinoises empêchent le personnel de voler avec Cathay Pacific

Source: Global Times Publié le 2019/8/12 17:07:20

http://www.globaltimes.cn/content/1161166.shtml

Un certain nombre de succursales d'institutions financières appartenant à l'État à Hong Kong, dont China Huarong International Holdings, ont publié des avis interdisant à leurs employés de prendre des vols Cathay Pacific pour des voyages d'affaires, a déclaré lundi au Global Times une source proche du dossier .
La compagnie aérienne a été sur le gril pour pour son soutien aux émeutes antigouvernementales à Hong Kong.

China Huarong International Holdings a déclaré vendredi dans un courriel interne envoyé par son bureau administratif à ses employés que la compagnie avait demandé à tous les employés de ne pas choisir les vols opérés par Cathay Pacific et sa filiale Cathay Dragon lorsque "des options d'autres compagnies aériennes seraient disponibles" , selon le journal. à quelques captures d'écran qui ont circulé sur les plateformes de médias sociaux en Chine ces derniers jours. Une source proche du dossier, qui a parlé avec le Global Times sous le couvert de l'anonymat, a confirmé le courrier électronique.

China Huarong International Holdings est la branche de Hong Kong de l’institution financière publique chinoise Huarong. Et l'ordre, qui s'applique à tous ses employés, prend effet le vendredi.

"Lorsque les employés partent en voyage privé, nous vous suggérons également d'éviter les vols de Cathay Pacific / Cathay Dragon" , indique l'e-mail. China Huarong n'a pas répondu à la demande d'interview du Global Times à l'heure de la presse.

"En fait, non seulement Huarong, mais également d'autres entreprises publiques ont publié des avis similaires" , a déclaré la source.

Le boycott intervient après que les autorités chinoises de l'aviation civile eurent averti vendredi Cathay Pacific d'un important avertissement concernant la sécurité aérienne, soulignant que son personnel navigant avait participé à de violentes manifestations de rue, constituant une menace sérieuse pour la sécurité de l'aviation.

Selon des initiés de l'industrie, la décision montre que China Huarong donne la priorité à la sécurité personnelle de ses employés, les membres d'équipage de cabine pouvant être des émeutiers et des sécessionnistes pouvant mener de violentes attaques à bord mettant en danger la sécurité des passagers.

La colère du public chinois à l'encontre du transporteur aérien a commencé à germer après que le syndicat Cathay Pacific ait appelé à une manifestation à l'aéroport international de Hong Kong le 26 juillet. Ce mécontentement s'est encore accru après qu'un pilote, arrêté pour avoir participé à des émeutes, était toujours autorisé à voler. et un membre du personnel a divulgué les informations de vol des policiers.

Certains internautes chinois ont salué les décisions de Huarong sur les plateformes de médias sociaux en Chine et ont déclaré qu'il était temps de redoubler d'efforts pour punir les entreprises qui toléraient la violence et le séparatisme.

Un expert chinois a déclaré que les actions de Huarong et d'autres entreprises chinoises pourraient être destinées à montrer leur désapprobation face à la position faible de Cathay Pacific sur les défis à la souveraineté de la Chine.

"La Chine a besoin d'entreprises telles que [China Huarong] pour réprimer les entreprises qui" apportent des calamités au pays "par des actions concrètes", a déclaré un utilisateur de Weibo nommé pigyuan.


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NB : Parallèlement, Hong Kong: Cathay Pacific menace de licencier les employés soutenant «les manifestations illégales»



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Le fondateur du Apple Daily expulsé du clan familial pour avoir semé le chaos à Hong Kong: des informations

Source: Global Times Publié le 2019/8/12 17:50:47

http://www.globaltimes.cn/content/1161194.shtml
Jimmy Lai Chee-ying, fondateur du journal Apple Daily, basé à Hong Kong, aurait été expulsé de son clan familial pour avoir soutenu des émeutiers et provoqué le chaos à Hong Kong, ont rapporté les médias locaux.

Lai, dont la famille ancestrale est Shunde dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, a été exclu du clan familial pour des actes qui ont provoqué le chaos à Hong Kong et la honte à sa famille, a rapporté dimanche le journal Ta Kung Pao, basé à Hong Kong, citant une déclaration en ligne. du clan de la famille de Lai.

"A partir de maintenant, ce que fait Chee-ying n'a rien à voir avec la famille Lai de Shunde!" lisez la déclaration citée par le journal.

Lai a été accusé de soutenir les manifestants violents de Hong Kong.

Environ 20 personnes se sont rassemblées devant la résidence de Lai à Kowloon dimanche, appelant Lai un traître national et exigeant qu'il quitte Hong Kong, selon un rapport séparé de Ta Kung Pao publié lundi.

Le vice-président américain Mike Pence et le secrétaire d'État Mike Pompeo auraient rencontré Lai en juillet, ce qui aurait entraîné des accusations selon lesquelles il travaillerait avec des forces étrangères.

Lai a également été aperçu le 3 août, en train de rencontrer "un étranger dans un restaurant" , en disant: "Bienvenue à Hong Kong et bravo pour la situation!" Le journal pro-établissement Ta Kung Pao a rapporté.

Ta Kung Pao a également déclaré que Apple Daily discréditait non seulement de plus en plus le pays et Hong Kong, mais tapait asussi sur le tambour pour les émeutiers, organisait des manifestations et fournissait une couverture aux émeutiers.

Global Times


Edité le 12-08-2019 à 23:22:35 par Xuan




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   Posté le 12-08-2019 à 21:03:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît

«Eviter tout recours à la violence» : des députés LREM interpellent l'exécutif... hongkongais


https://francais.rt.com/international/64960-eviter-tout-recours-violence-deputes-lrem-interpellent-executif-hongkongais?fbclid=IwAR3c8jaoszjn1jWnndlFyv_IagIGoNlTyKpi16UVpeamyb5e_BBoCO7pYBU
12 août 2019, 11:26


A Hong Kong, un manifestant tente de recouvrir du gaz lacrymogène avec une boite en carton, le 5 août 2019 (image d'illustration).

20 députés macronistes ont co-signé un communiqué au sujet des manifestations qui se succèdent depuis près de deux mois à Hong Kong. Le texte met notamment en garde contre la répression exercée par les autorités. «La paille et la poutre» ?

Jean-François Cesarini, député LREM du Vaucluse et président du groupe parlementaire d'Etudes à vocation internationale entre la France et Taïwan, a publié ce 11 août sur Twitter un communiqué intitulé «Lettre ouverte aux dirigeants de Hong Kong, aux dirigeants de Pékin et aux acteurs du mouvement citoyen hongkongais» , daté du 8 août et signé par 20 députés du parti présidentiel.

Nous souhaitons rappeler que toute répression aveugle n'a jamais fait avancer une société et ne fragilise que celui qui l'emploie
Regrettant «le silence assourdissant» de la classe politique française au sujet des manifestations, parfois violentes, visant l'exécutif hongkongais depuis près de deux mois, les auteurs du texte entendent de leur côté sensibiliser leurs «amis chinois» à la voix du dialogue. Ainsi, les signataires du communiqué veulent, entre autres, interpeller les autorités chinoises : « Nous souhaitons rappeler que toute répression aveugle n'a jamais fait avancer une société et ne fragilise que celui qui l'emploie.» Et d'insister, en conclusion : «Ouvrir le dialogue, permettre l'expression de toutes les opinions, éviter le recours à la violence, voici le triptyque de principes que nous envoyons, en amis.»


Cesarini JF
@JFCesarini
Notre Communiqué de Presse sur les événements à #HongKong
« Ouvrir le dialogue, permettre l'expression de toutes les opinions, éviter tout recours à la violence, voici le triptyque de principes que nous vous envoyons, en amis. »
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19:41 - 11 août 2019

Des macronistes face au maintien de l'ordre : la paille et la poutre ?

Affirmant ne pas vouloir «donner des leçons à quiconque», les auteurs de la lettre ne manquent par ailleurs pas de dresser un parallèle avec la situation en France, faisant une référence implicite au mouvement citoyen des Gilets jaunes. [i]«En France également, des mouvements revendicatifs nous obligent à plus d'écoute, plus de débat, plus de démocratie» [/i], peut-on lire dans le communiqué. Toutefois, ce dernier se garde de toute allusion aux inquiétudes de plusieurs acteurs internationaux concernant les méthodes françaises de maintien de l'ordre dans le cadre la mobilisation citoyenne qui vise l'exécutif français.

Parmi les nombreuses réactions à l'international, l'ONG Amnesty international publiait dès le mois de décembre 2018 son enquête sur l'usage de la force lors de manifestations de Gilets jaunes, qui a occasionné des dizaines de blessés graves, pour certains mutilés. Au mois de mars 2019, l'ONU exprimait à son tour ses inquiétudes concernant un «usage excessif de la force» dans le cadre de la même mobilisation.
D'aucuns oseraient aujourd'hui conseiller aux députés macronistes co-signataires du communiqué, une lecture de l'Evangile selon Matthieu chapitre 7, et notamment le passage suivant : «Comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?»

Il faut être beaucoup plus subtil avec les Chinois !
Toutefois, cette lettre ouverte aux dirigeants chinois et hongkongais ne fait visiblement pas consensus au sein du parti présidentiel. Comme en témoigne la réaction d'Anne Genetet, députée des Français d’Asie, rapportée ce 12 août dans Le Parisien. Si elle affirme «sout[enir] les manifestants à Hongkong» , l'élue explique avoir «trouvé le ton de cette lettre beaucoup trop donneur de leçons. Il faut être beaucoup plus subtil avec les Chinois !»

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   Posté le 13-08-2019 à 20:31:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux articles très documentés du MJRCF (PRCF) repris rue Le Grand Soir


13 juillet 2019 - https://www.legrandsoir.info/1-2-hong-kong-c-est-a-la-guerre-contre-la-chine-qu-on-prepare.html

Source :
Le mouvement des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, organisation des jeunes militants du PRCF

(1/2) Hong Kong : c’est à la guerre contre la Chine qu’on prépare


Mourad - JRCF

Cette première partie est consacrée au traitement médiatique qui fut accordé par la presse occidentale aux récents événements hongkongais. Une seconde partie sera consacrée aux enjeux de ces manifestations.



Dans La Fabrique du consentement : de la propagande médiatique en démocratie, Herman et Chomsky nous offrent des clés essentielles afin de comprendre la manipulation de l’information à l’époque contemporaine. On y comprend que la presse libre et le laisser-faire participent d’une propagande qui ne dit pas son nom. Dans ce modèle, ce sont le pouvoir et l’argent qui sélectionnent l’information au bénéfice de la classe dominante. La propagande d’État, si souvent pointée du doigt lorsque sont évoqués les États autoritaires passés et présents, se révèle totalement impuissante face à un tel modèle de traitement de l’information et de manipulation de l’opinion. Cela est d’autant plus vrai à l’âge d’Internet, réseau qui se révèle loin d’être protégé de toute influence.

Les récents événements qui ont eu lieu à Hong Kong sont particulièrement révélateurs de ce processus de fabrication du consentement. L’ensemble des acteurs qui contribuent à façonner l’opinion dans nos sociétés ont tenu un discours à propos des manifestations dont nous n’aurons pas besoin de remettre la sincérité en question. Mais dans une société dominée par les puissances d’argent, le discours dominant ne peut être qu’un discours intéressé, et dans le cas de Hong Kong, un discours malhonnête.

Il est évident que l’on nous prépare à la guerre. Probablement pas (encore) une guerre faite de napalm ou de bombes nucléaires, mais une guerre comme on aime la mener en ce début du XXIe siècle : une « guerre non-conventionnelle ». Cette pratique guerrière insidieuse, qui recouvre différents champs d’action, est déjà mise à l’œuvre dans de nombreux conflits, et les événements de Hong Kong ainsi que leur traitement médiatique en possèdent les caractéristiques.

Il serait épuisant de critiquer l’ensemble des mensonges proférés par nos faiseurs d’opinion. Mais on peut considérer que cette vidéo du journal Le Monde, journal pourtant considéré comme « objectif » et plutôt situé à gauche, révèle parfaitement l’ambiance générale. Visionnée près de 200.000 fois sur YouTube (ce qui est considérable pour ce genre de contenu) et massivement soutenue par des « likes » et des commentaires positifs, cette vidéo ne peut qu’inspirer de la crainte aux communistes et aux anti-impérialistes de ce monde.

Que nous raconte donc Le Monde dans sa vidéo ?

Petit détail, anecdotique mais malsain : la forme de la vidéo en elle-même est orientée et malhonnête. Pourquoi les colonialistes britanniques bénéficieraient-ils d’un arrière-plan musical chaleureux, presque héroïque, tandis que les dirigeants chinois se voient réserver les mêmes tonalités musicales que le requin des Dents de la mer ou que le méchant dans James Bond ? De la même manière, les dirigeants britanniques sont visuellement présentés sous un jour favorable tandis que les Chinois semblent prêts à déclarer la guerre. Jamais Margaret Thatcher n’a eu l’air aussi sympathique que dans le contexte colonial !

S’agissant du script de la vidéo, nous remarquons que Le Monde ne consacre qu’une vingtaine de secondes (sur plus de sept minutes de vidéo) à expliquer ce en quoi consiste la loi qui fut à l’origine de ces manifestations. Le rôle premier de la presse n’est-il pas d’informer ? Apparemment, Le Monde préfère étaler son opinion contre Pékin plutôt que d’expliquer au visionneur quels sont les tenants et les aboutissants de la situation.

Et durant ces 20 secondes, rien n’est expliqué, ou presque. Le Monde présuppose que c’est Pékin qui pilote le projet dans le but de réprimer l’opposition politique, et ne juge pas nécessaire d’évoquer la présence grouillante de criminels ou encore d’espions sur le sol de Hong Kong. Le point de vue du gouvernement de Hong Kong n’est pas évoqué. Le sinologue interviewé par Le Monde suppose que ce projet de loi traduit la volonté de Pékin de réduire la liberté d’expression des Hongkongais, et c’est son bon droit de le penser. Mais Le Monde pourrait au moins préciser que d’un point de vue strictement juridique, la loi exclut tout crime politique et comprend de nombreux garde-fous. Mais non ! Le Monde nous dit que le projet de loi devrait permettre à Hong Kong d’extrader « plus facilement » des opposants politiques vers Pékin, et ce en « toute légalité », ce qui est factuellement faux. Une telle extradition demeurerait profondément illégale. Le Monde veut nous faire croire que Hong Kong, aujourd’hui incapable d’extrader légalement un fugitif, en viendrait subitement à s’en prendre à des réfugiés politiques, et ce en toute légalité ? Cela n’a rien d’évident, ni même rien de probable, contrairement à ce que suppose Le Monde. Même la presse hongkongaise n’évoque pas le projet de loi en ces termes !

Le Monde n’hésite pas avec les grands nombres : 1 million de Hongkongais auraient marché contre Carrie Lam. Il s’agit là d’estimations données par les organisateurs de la manifestation. La police de Hong Kong, quant à elle, estime que cette marche n’a mobilisé que 240.000 personnes. Pourquoi ce chiffre n’est-il pas mentionné ? Un décompte scientifique effectué par IA a pourtant récemment révélé un chiffre plus proche de ceux que donnent la police de Hong Kong. Le Monde n’hésitait cependant pas à reprendre systématiquement les chiffres donnés par le ministère de l’Intérieur sans en préciser l’origine quand il s’agissait de vidéos sur les Gilets jaunes ! Et pourquoi n’a t-on pas entendu parler des manifestations de soutien à la police ? Un soutien à la police et au gouvernement exprimé par ceux qui ont connu la colonisation, et qui fut plus prononcé que ce qu’on a pu voir avec nos maigres Foulards rouges français. Il est par ailleurs comique de voir que l’article de l’Express (ici) se consacre en bonne partie à critiquer le comportement de ces manifestants pro-police, tandis que le même Express n’hésitait pas à banaliser le saccage du Parlement et des symboles chinois ainsi que l’usage du drapeau colonial. Selon l’Express, ces saccages sont une preuve de "civisme".

Les manifestants hongkongais sont dépeints par notre presse comme profondément pacifiques, aucune mention n’est faite des violences graves commises contre les policiers, sans parler des dégradations. Pourquoi alors avoir tant insisté sur la violence des Gilets jaunes ? Et faute de violences policières suffisamment « choc » à Hong Kong, nos médias tentent de diaboliser l’usage de gaz lacrymogènes. Ridicule, quand on sait l’usage que l’on a fait de ces gaz en France durant les dernières années, notre police n’ayant pas hésité à en asperger des militants écologistes pacifiques et statiques en pleine canicule. De la même façon, on entendait bien peu parler des victimes mutilées par la police française.

Et lorsque fut révélé le visage sombre de ces manifestations et que le Parlement fut saccagé avant que le drapeau colonial britannique n’y remplace celui de Hong Kong, nos médias ont massivement relayé la thèse complotiste prétendant que derrière les casseurs de Hong Kong se cacheraient des agents de Pékin. Il aurait peut être été plus significatif d’évoquer les centaines de milliers de dollars fournis chaque année par Washington aux démocrates hongkongais (on parlera de tout ça dans un prochain article) ou encore des visites rendues par ces mêmes démocrates à Washington ?



Quand il s’agit d’un véritable mouvement spontané des travailleurs contre Macron et le capital, nos médias n’expriment pas la même sympathie que pour la petite bourgeoise de Hong Kong soutenue par l’administration Trump. Même la presse modérée hongkongaise condamne la presse occidentale pour avoir glorifié les émeutes et les saccages !

Pour compenser sa brièveté lorsqu’il s’agit d’expliquer les détails de la situation à Hong Kong, Le Monde procède à quelques petits rappels historiques afin que nous puissions véritablement comprendre la situation.

Les guerres de l’opium ? Le Monde ne semble pas connaître. Le Monde préfère parler de « deux guerres consécutives » entre « Britanniques et Chinois », à l’issue desquelles la Grande-Bretagne aurait pris possession de Hongkong. Que de détails et d’honnêteté ! Rien n’est dit sur la véritable nature de ces guerres menées PAR les Britanniques AUX Chinois afin de remplir les poches des impérialistes anglais. Comment ne pas évoquer la manière dont les Britanniques se sont approprié les territoires, c’est à dire par des traités inégaux obtenus par la force. De plus, les Anglais ont ils seulement pris Hong Kong ? Les puissances impérialistes n’ont pas cessé de dépecer le territoire chinois, qui ne retrouva son intégrité (encore incomplète) qu’après la victoire de l’Armée populaire de libération. Ces guerres ont saccagé et ruiné la Chine à un tel point que le « siècle de la honte » demeure au cœur du sentiment national chinois. Nous ne nous ferons pas les amis du peuple chinois en occultant les moments parmi les plus sombres de leur histoire.

Le Monde résume le règne britannique sur Hong Kong, long de plus de 150 ans, en ces seuls termes : « explosion de l’économie » et « démocratie libérale ». En plus d’être factuellement faux, cela est absolument immonde. Inconsciemment, Le Monde légitime la colonisation, l’idée que l’homme blanc (ou plutôt le capitaliste) a apporté la civilisation et la prospérité aux peuples indigènes. Rien n’est dit sur la réalité de la colonisation, sur le racisme, la ségrégation, l’exploitation féroce et la violence infligée aux populations locales. Il serait également bon de rappeler que Hong Kong est restée jusqu’en 1997 une autocratie dirigée par un gouverneur nommé par la Reine, que l’administration coloniale y fut toujours largement dominée par des expatriés Britanniques, que les progrès démocratiques y ont eu lieu après la déclaration conjointe (une fois la rétrocession inévitable) et que ceux-ci s’expliquent avant tout par des facteurs géopolitiques. Non, les Britanniques n’ont pas fait cadeau de la démocratie à Hong Kong, qui ne fut jamais aussi démocratique sous souveraineté britannique qu’elle ne le fut sous souveraineté chinoise. Hong Kong était une colonie dont le but était de servir les intérêts de la couronne.

Le Monde omet que ce n’est pas Hong Kong qui est cédé aux Britanniques pour 99 ans en 1898, mais les Nouveaux Territoires, soit une extension du territoire cédé aux Anglais. Les Britanniques espéraient bien pouvoir garder Hong Kong à perpétuité, comme cela est stipulé dans le traité inégal de Nankin signé en 1842. Mais Le Monde laisse supposer que les négociations pour la rétrocession qui ont eu lieu dans les années 1980 furent évidentes. Or, les Britanniques n’envisageaient pas de rendre Hong Kong, et ce même après le début des négociations. Ce n’est pas le respect du traité qui a poussé les Britanniques à rendre Hong Kong, mais la nouvelle situation géopolitique et l’inflexibilité de Deng Xiaoping. L’option militaire, quant à elle, ne fut exclue que parce que les Britanniques ne pouvaient pas faire face à l’Armée populaire de libération.

En faisant cette erreur vis-à-vis de la compréhension des traités, Le Monde nous offre la preuve de sa mauvaise foi. Si Hong Kong devait être rendu légalement en 1997, pourquoi les Chinois auraient-ils eu besoin d’obtenir un compromis auprès de la puissance coloniale ? Autrement dit, les colonialistes souillent la Chine, lui soutirent des territoires, et imposent illégalement la condition de leur rémission. Et Le Monde ne voit là aucune injustice. Aucune remarque n’est faite. La perpétuation de l’empreinte coloniale durant 50 années supplémentaires, menaçant immédiatement les intérêts de la Chine, semble être une décision des plus banales. Cela devrait au moins susciter un questionnement. Quoiqu’au final, ce fut peut être une bonne chose que les Britanniques aient imposé aux Chinois la préservation du merveilleux mode de vie qu’ils avaient introduit à Hong Kong...

Le Monde présente le principe « un pays, deux systèmes » comme étant une initiative britannique, alors que ce principe a été formulé par les Chinois. Les dirigeants du Parti communiste n’étaient pas des brutes dont les ambitions auraient été contenues par le talent diplomatique de Thatcher. Une intégration forcée de Hong Kong n’aurait abouti à rien pour la Chine. Au contraire, les Chinois ont fait la preuve de leur sens de la realpolitik et on su défendre leurs intérêts économiques et diplomatiques en énonçant le principe « un pays, deux systèmes », principe totalement étranger aux nations occidentales.

Mais la seule énonciation du principe n’a pas suffi à obtenir un compromis avec les Britanniques, qui, faute de pouvoir maintenir leur joug sur la colonie, auraient préféré l’indépendance de Hong Kong. Et les émouvants passages de la vidéo du Monde, durant lesquels Margaret Thatcher et le prince Charles nous font part de leur amour pour Hong Kong, ne masquent pas la réalité de la situation. Les Britanniques n’ont rendu Hong Kong que parce que la nouvelle situation internationale ne leur permettait plus de maintenir leur emprise coloniale. Après qu’aient été écartées les tentatives britanniques d’élaborer la quasi-indépendance de Hong Kong afin qu’ils puissent y préserver leur influence, un compromis fut obtenu.

Les Chinois concèdent aux Britanniques un délai de 50 années durant lesquelles le système hongkongais doit être préservé. Mais ce qui pourrait être un véritable délai de transition se transforme pour l’Occident en un moyen de pression diplomatique permettant de figer Hong Kong dans le temps. Si il ne s’agit ni d’une période de transition, ni de l’indépendance de Hong Kong, de quoi s’agit-il ? Quel est l’intérêt de cette préservation acharnée que les Occidentaux et leurs relais Hongkongais revendiquent ? Leurs intérêts économiques sont pourtant bien gardés à Hong Kong. L’année 2047 signifie t-elle l’absorption brutale de Hong Kong après 50 années de pourrissement ? Si oui, quel était l’intérêt de ces 50 années ? On comprend bien aujourd’hui qu’il ne s’agit là pas d’une période de transition, mais de la perpétuation de l’empreinte coloniale et du capitalisme qui servent très efficacement les intérêts de la lutte contre la Chine. En ce sens, les tentatives d’intégration de Hong Kong à la Chine continentale que l’on prête au Parti communiste de Chine paraissent des plus logiques.

Selon Le Monde, Pékin « n’hésiterait plus à trahir sa promesse » en s’immisçant dans les affaires de Hong Kong depuis une dizaine d’années. Qu’est ce qui permet d’affirmer cela ? Le développement des infrastructures ? L’immigration de Chinois du continent vers Hong Kong ? L’apprentissage du mandarin à Hong Kong ? L’interdiction des partis ouvertement anti-Pékin ? Comme stipulé par la déclaration, le territoire dispose d’une autonomie considérable. Le capitalisme est préservé à Hong Kong, comme le sont les élites, la monnaie, le système politique, la langue officielle (anglais et cantonnais), la conduite, les symboles coloniaux, la culture occidentalisée, la législation, etc.



Il faut reconnaître à nos faiseurs d’opinion qu’ils ne prennent pas la peine de masquer les revendications des démocrates hongkongais, revendications qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à cautionner. Velléités indépendantistes et volonté de faire chuter le gouvernement semblent être des revendications évidentes. Mais ce n’est pas le pseudo discours démocratique qui incitera la Chine à laisser des adversaires du PCC et les alliés de Trump se hisser à la tête du gouvernement de Hong Kong. Doit on rappeler que la promesse faite aux Britanniques n’est pas celle de l’indépendance de Hong Kong, mais celle de la préservation de son système économique et social ainsi que de son mode de vie ? Hong Kong dépend économiquement de la Chine et n’est même pas autosuffisante en eau. Son destin est intégré dans la Chine. Il va falloir s’y faire.

La population souffre de cet accord, qui freine le développement économique de Hong Kong. Le Monde le dit lui-même : Hong Kong n’incarne plus que 3 % du PIB chinois. Oui, Hong Kong continue de se développer et la réduction du poids de la ville dans l’économie chinoise s’explique également par l’immense écart de développement initial. Mais Hong Kong ne vit plus de la commande impériale. À l’heure où les échanges se font directement entre États, Hong Kong ne brille plus autant de sa situation privilégiée pour accéder au marché chinois. Les villes chinoises dépassent désormais Hong Kong et leur dynamique est prometteuse. Le laisser-faire qui sert trop souvent à expliquer le succès de Hong Kong n’est qu’un mythe. L’économie de Hong Kong fut toujours déterminée par des facteurs géopolitiques. Cela ne veut pas dire que le statut particulier de la ville ne fera pas son succès économique futur. Mais son avenir est désormais pleinement intégré à l’avenir de la Chine.

Bref, les images de nos démocrates hongkongais et les musiques sensationnelles accompagnent les propos graves qu’énoncent l’expert de la Chine interviewé par le journal. Le Monde masque à peine son ambition de faire passer les Britanniques pour les « gentils » et les Chinois pour les « méchants ». En 1997, la Chine redressée retrouve sa souveraineté sur un territoire colonisé, et cela mérite un traitement honnête. Mais nos faiseurs d’opinion veulent que nous soyons les ennemis du peuple chinois. Le manque de rigueur et d’honnêteté dont font preuve nos journalistes lorsqu’il s’agit de parler des rogue states n’est pas anodin. On nous prépare à accepter les manœuvres hostiles contre ces pays. C’est la même logique qui a touché le Venezuela, l’Ukraine, la Syrie, et tant d’autres pays qui ont été des victimes brutales de l’impérialisme. Le monde occidental serait trop heureux de voir la Chine faire une erreur à Hong Kong afin de pouvoir lui imposer des sanctions. Pourtant, ce n’est pas la Chine, leader mondial de la lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique, qui est le danger de ce monde.

Pour finir, ce serait commettre une erreur que de ne pas faire le lien entre le scandale suscité par loi d’extradition et l’affaire Assange. Alors même que l’Occident s’oppose fermement à Hong Kong, un journaliste australien risque la torture et l’emprisonnement à vie aux États-Unis, où il pourrait être extradé par la justice anglaise. Le tout dans le silence complice des gouvernements européens. De quoi est-il coupable ? D’avoir révélé des crimes de guerre étasuniens. Quelques années plus tôt, Edward Snowden, réfugié à Hong Kong, risquait à tout moment d’être extradé par les autorités de Hong Kong, encore une fois sous pression américaine, et s’il n’y était pas tout simplement kidnappé par les États-Unis. Les pays européens ont alors fait entendre leur volonté de préserver la démocratie et la liberté en refusant d’accueillir le réfugié. Ce sera finalement la Russie qui acceptera d’accueillir Snowden... Son crime ? Avoir révélé les écoutes massives et illégales commises par les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni dans le monde entier. L’État de droit si cher aux Occidentaux n’empêche pas à nos gouvernements d’agir dans l’illégalité la plus totale lorsque les intérêts bourgeois sont menacés. Et ne pratique t-on pas la torture à Guantanamo ?

Nos médias se sont démarqués par leur attentisme ou par leurs calomnies à l’encontre de nos lanceurs d’alertes et réfugiés politiques. Le thème de l’extradition ne semble révolter l’establishment que lorsque c’est un adversaire de l’OTAN qui est désigné... En attendant, ceux qui ont saccagé Hong Kong vont désormais être soumis à la Rule of Law qu’ils aiment tant. La presse va-t-elle nous oser nous parler d’arrestations arbitraires ?

Si l’on pouvait s’attendre à ce que les manœuvres occidentales contre la Chine soient dénoncées par le camp se réclamant du progressisme, de l’anti-impérialisme et de l’internationalisme, nous sommes attristés de constater que nos chers sociaux-démocrates, trotskistes et anarchistes font (encore une fois) le jeu des puissances impérialistes. Ils sont tellement obsédés par leur haine de la République populaire de Chine qu’ils ne se rendent même pas compte de leur social-chauvinisme. Les mêmes qui ont appelé à l’intervention en Syrie, qui n’ont jamais été capables de prononcer le moindre soutien au Venezuela bolivarien, mais qui n’ont pas hésité à qualifier le mouvement des Gilets jaunes de « réactionnaire », appellent aujourd’hui de tout leur cœur à soutenir les forces « pro-démocrates » opposées à Pékin, le plus souvent sans aucun recul critique. Et oui, car ce qui compte c’est la « spontanéité »...

MOURAD


Edité le 13-08-2019 à 20:46:18 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 13-08-2019 à 20:38:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

[2/2] HONG KONG : L'OPPOSITION "DÉMOCRATIQUE", ALLIÉE DU CAPITALISME ATLANTISTE.

10 JUILLET 2019

Rédigé par JRCF - Mourad et publié depuis Overblog
http://jrcf.over-blog.org/2019/07/2/2-hong-kong-l-opposition-democratique-alliee-du-capitalisme-atlantiste.html

Dans un précédent article, nous avons traité du rapport intéressé qu'entretiennent les médias mainstream avec les manifestations de Hong Kong. Il faudrait être borgne pour ne pas comprendre que la bourgeoisie occidentale voit dans les événements hongkongais un moyen de faire valoir ses intérêts. En conséquence, le discours et les analyses offerts par ceux qui possèdent la presse occidentale se révèlent profondément biaisés. C'est pour cette raison que nous allons tenter, dans le présent article, de donner quelques pistes de réflexions à propos de ce qui se joue à Hong Kong.

Précisons tout de suite que nous allons volontairement éviter toutes les spéculations portant sur les "magouilles" politiques chinoises. Ce qui se passe au sein des gouvernements chinois et hongkongais, ainsi que ce qui se joue entre les deux, nous est franchement impossible à déterminer avec certitude. Les "experts" font trop facilement des suppositions et des prédictions qui, bien souvent, reflètent un point de vue erroné et eurocentriste, mais n'apportent que des réponses incertaines.

L'extradition vers la République populaire de Chine : une aberration ?
Il peut cependant être intéressant de revenir, dans un premier temps, sur le projet de loi en tant que tel. Si une analyse juridique ne suffira pas pour expliquer la situation, cela permettra au moins d'éclaircir quelques points. Nous allons tenter de savoir si c'est le projet de loi en tant que tel qui a suscité autant d'émoi à Hong Kong.

Commençons par préciser qu'il existe un véritable problème juridique à Hong Kong. Et cela n'est pas seulement l'avis de Pékin. La difficulté à agir en justice au sein de de la région administrative spéciale est un élément clé que les gouvernements et les ONG connaissent bien, et savent mettre au service de leurs intérêts. Ainsi, Hong Kong est connu comme étant un refuge pour les criminels étrangers (bien que la criminalité sur le sol même de Hong Kong soit désormais très faible) ainsi qu'un nid d'espions. Ce n'est pas sans raison si tant de films de gangsters se déroulent à Hong Kong.

Reprenons le cas qui a servi de prétexte à Carrie Lam afin de promouvoir son projet de loi. Chan Tong-kai, citoyen de Hong Kong, a assassiné une jeune femme, hongkongaise elle aussi, sur le sol de Taïwan. La norme juridique veut alors que ce soit à la juridiction de Taïwan de traiter l'affaire. Cependant, Chan est entre-temps retourné sur le territoire de Hong Kong. Comme aucun traité d'extradition n'existe entre Taïwan et Hong Kong, il est impossible pour les autorités hongkongaises d'extrader légalement le fugitif vers Taïwan. Mais il leur est également impossible de le juger pour son crime. En théorie, le criminel n'a pas à être inquiété pour son crime.

Cette affaire a bien évidemment servi à toucher émotionnellement la population de Hong Kong. Mais ce cas témoigne bel et bien de l'existence d'un vide juridique absurde dont les conséquences portent directement atteinte aux intérêts de Pékin. En effet, un bon nombre de fugitifs réfugiés à Hong Kong sont en tort avec les autorités chinoises. Cette situation, qui fut tolérée par la Chine pendant de nombreuses années, l'est cependant de moins en moins. Si l'initiative de ce projet de loi fut effectivement prise par le gouvernement de Hong Kong, Pékin y est en principe plutôt favorable. Cela pourrait notamment être une occasion de sanctionner la criminalité économique, afin de remettre la main sur les milliards de dollars volés à la nation chinoise et d'en éviter le détournement futur. Nombre de fortunes chinoises et hongkongaises n'ont pas été honnêtement construites, et Pékin n'est pas toujours tendre avec les fortunes chinoises, contrairement à ce que l'on entend souvent dire. De plus, Xi Jinping a fait de lalutte contre la corruption au sein du Parti une priorité. Or, Hong Kong se révèle être un refuge pour les cadres corrompus...

Quoiqu'on en dise, une telle situation est problématique. N'oublions pas que Hong Kong se trouve sur le sol de la République populaire de Chine. On comprend que l’État chinois souhaite faire respecter l'ordre sur un territoire dont il est le souverain. Pourtant, la presse occidentale évoque rarement de tels enjeux, qui sont probablement plus importants que la lutte contre les dissidents politiques. En effet, Hong Kong demeure une place financière stratégique pour la Chine continentale, et on imagine mal le gouvernement chinois procéder à des manœuvres hasardeuses et inefficaces consistant à museler certains droits et libertés, alors que ce sont ces mêmes droits et libertés qui garantissent à Hong Kong son statut de hub financier.

Et pourtant, on entend souvent dire que la loi serait un arsenal visant à faire taire les voix contestataires. Si cela est une crainte sincère exprimée par de nombreux Hongkongais, la réalité juridique se révèle moins évidente. Hong Kong est réputé pour son attachement à la Rule of Law, et ce projet de loi n'échappe pas à la règle. On verrait mal Hong Kong, qui n'a jamais extradé personne vers la Chine (alors que la Chine a rendu plus d'une centaine de fugitifs à Hong Kong), s'en prendre subitement à des réfugiés politiques, alors même que le PCC témoigne de son attachement pour le principe "un pays, deux systèmes". Ainsi, la loi est agrémentée de garde-fous censés garantir l'indépendance, la crédibilité et l'intégrité de la justice hongkongaise. Ces garde-fous ont été renforcés après que le gouvernement ait révisé la loi pour répondre à la pression populaire. Une extradition ne pourrait pas se produire juste "comme ça" à Hong Kong, elle serait le fruit d'un processus long, complexe et rigoureux, soumis au regard du public et de la presse. De plus, de nombreux juristes ont contribué au débat en proposant diverses idées d'amendements, preuve que le débat à Hong Kong n'est pas figé sur la main de l'arbitraire pékinois.

Le projet de loi parait mesuré en de nombreux aspects, et offre une marge de manœuvre plus étroite qu'un véritable traité d'extradition. Nous pensons qu'il serait exagéré de considérer que c'est la loi en elle-même qui est la raison profonde de ces manifestations, et cela même si le gouvernement Carrie Lam fut particulièrement incompétent quand il s'agissait de la promouvoir. On pourrait alors penser que c'est le simple fait d'avoir un partenariat juridique avec la Chine continentale qui pose problème.

Ainsi, le sujet des droits de l'homme est régulièrement mis en avant afin de repousser tout partenariat juridique avec la Chine. Pourtant Hong Kong possède des traités d'extradition avec des pays tels que les Philippines, l'Indonésie, ou encore la Malaisie. Cibles faciles dont les abus concernant les droits de l'homme sont régulièrement dénoncés par de nombreuses ONG. Mais on peut également citer de plus gros poissons, plus hégémoniques mais pas moins dangereux, tels que les États-Unis, Israël (seulement assistance légale mutuelle dans ce cas) ou encore l'Australie. Les États-Unis violent régulièrement les droits de l'homme sur leur propre sol et sur les sols étrangers, et sont sans aucun doute la nation la plus belliciste de la planète et la plus meurtrière de l'histoire récente. Son fidèle allié israélien est régulièrement dénoncé comme étant l’État le plus condamné du monde par l'ONU. L'Australie n'est pas moins perverse, comme en témoignent ses camps remplis de migrants détenus par milliers dans des conditions inhumaines. Et pourtant, des traités d'extradition avec de tels pays ne suscitent que peu d'émoi.


Les droits de l'homme à Guantanamo

Peut-être alors que le soucis porte précisément sur le respect de l’État de droit et du droit d'extradition en Chine. Pourquoi alors Hong Kong traite t-elle d'extradition avec les Philippines, qui ont obtenu un score de 0.47 selon leWJP Rule of Law Index 2019 (soit moins que la Chine qui obtient 0.49, tandis que Hong Kong se place 16e mondial avec un score de 0.77), avec l'Indonésie (0.52), le Sri Lanka (0.52) ou encore la Malaisie (0.55) ? Et nous ne pouvons pas non plus épargner d'autres pays qui, si ils bénéficient d'un meilleur score en terme de respect pour l'État de droit, se sont fait remarquer pour leurs tendances à l'extraterritorialité. Ainsi, les E-U pourchassent illégalement des journalistes et des lanceurs d'alertes que l'ONU appelle pourtant à protéger, et n'hésitent pas pour cela à faire pression sur les pays de l'ensemble du globe. Il est d'ailleurs probable que Hong Kong aurait été obligé d'extrader Snowden pour répondre aux pressions américaines si le lanceur d'alerte n'avait pas eu le temps de fuir vers la Russie. De plus, les E-U disposent d'un camp de torture situé hors de tout champ légal, où sont extradés illégalement (selon les propres termes de L’État major américain) des centaines de ressortissants étrangers. On pourrait également parler de la Corée du Sud, qui n'hésite pas à kidnapper des ressortissants nord-coréens sur le sol chinois, afin de les placer dans des camps de détention illégaux, et cela avec la complicité de la CIA. Et rappelons que Hong Kong ne négocie même pas de traité d'extradition avec la Chine. Le projet de loi porté par Carrie Lam consiste à autoriser, au cas-par-cas, des extraditions avec des pays ne disposant pas de tels traités avec Hong Kong, dont la Chine, Taïwan et Macao...


Julien Assange, citoyen australien, risque d'être extradé illégalement aux USA par les Britanniques...

On pourrait finalement s'attarder sur un dernier aspect, à savoir la population carcérale. La World Prison Briefestime qu'il y a en Chine environ 118 prisonniers pour 100.000 habitants. Ce chiffre s'élève à 655 pour les États-Unis, soit 20% de la population carcérale mondiale !
Pourquoi alors Hong Kong ne pourrait-elle pas permettre l'extradition vers la Chine, alors même que Hong Kong est un territoire chinois et que l'intérêt national de la Chine est menacé ? On sait pourtant que les Chinois possèdent des traités d'extradition avec de terribles puissances totalitaires telles que l'Iran, la Russie, ou encore... laFrance, l'Italie, le Portugal, l'Espagne ou le Brésil. En réalité, la Chine sait modérer ses relations diplomatiques et dispose d'une législation répondant aux standards internationaux afin de permettre la signature de traités d'extradition.

L'opposition démocratique, relais occidental sur le sol chinois
On comprend donc que ce qui pose véritablement problème à nos opposants hongkongais, c'est le simple fait d'entretenir des relations avec la Chine qui dépassent la nécessaire coopération économique. Dans la continuité de la guerre froide, c'est une logique de bloc qui est à l’œuvre. En effet, si l'élite économique de Hong Kong est un allié de circonstance de Pékin et si une part significative de la population de Hong Kong est patriote, la région administrative spéciale s'apparente en de nombreux aspects davantage au monde occidental qu'au monde chinois. En effet, la ville mondiale est un regroupement de divers intérêts capitalistes. Au moment où la Chine s'est ouverte sur le monde, la stratégie phare de Thatcher était d'utiliser Hong Kong afin de propager le libre-échange et la démocratie en République populaire de Chine. Une raison supplémentaire qui explique un tel attachement à ces 50 années de "deux systèmes" sans "un pays". Si cela fut effectivement le cas, l'inspiration hongkongaise en Chine n'a pas suffi à déstabiliser le gouvernement communiste. Mais l'Occident espère encore que les grandes métropoles chinoises succombent à la tentation de la démocratie libérale...



À ce titre, on comprend que ces manifestations s'opposent frontalement à Pékin et au socialisme. Sinon, il nous serait difficile de saisir pourquoi un projet de loi, mesuré, amendé, et aujourd'hui considéré comme "mort" par l'exécutif, aurait suscité une mobilisation qui persiste encore aujourd'hui.
Commençons par ce qui est le plus évident et le moins sujet à contentieux, à savoir l'organisation et l'orchestration de ces manifestations. À cet égard, notre précédente analyse, qui démontrait la bienveillance intéressée dont ont fait preuve nos médias envers l'opposition démocratique hongkongaise, aurait dû nous mettre la puce à l'oreille.
À l'origine du mouvement contre la loi d'extradition, on retrouve un ensemble d'acteurs coalisés au sein du Front civil des droits de l'homme. Ce sont eux qui ont fait la promotion, organisé et donné les décomptes des manifestations. Parmi eux, on compte des partis et organisations se revendiquant du libéralisme démocratique, de la social-démocratie, de la démocratie chrétienne, du syndicalisme jaune, de la liberté de la presse ou encore du féminisme libéral.
Ceux qui ont prêté attention aux situations vénézuéliennes, ukrainiennes ou arabo-musulmanes durant les dernières années se doutent déjà que derrière l'appellation de "démocrate" se cachent des groupes porteurs de la conception occidentale du régime démocratique. Comme c'est souvent le cas, les intérêts occidentaux suivent. Et bien sûr, cela n'étonnera personne d'apprendre que ces groupes n'ont aucune affinité avec le gouvernement chinois, encore moins avec le socialisme.
À Hong Kong, l'opposition qui inonde les rues ne consiste donc pas seulement en un soulèvement populaire spontané contre une loi considérée comme étant liberticide. Est à l’œuvre un ensemble d'acteurs qui sont radicalement opposés à la politique menée par le Parti communiste de Chine et qui savent tirer profit de la situation actuelle ainsi que des erreurs de Carrie Lam. De plus, le point de tension n'est peut être pas tant le projet porté par Carrie Lam, mais plutôt la question du statut de Hong Kong par rapport à la Chine continentale. Ainsi, les revendications sont celles du maintien du statu quo de 1997, de l'autodétermination, de l'indépendance, voire du retour à la souveraineté britannique...


Le drapeau chinois remplacé par le drapeau noir de Hong Kong par les manifestants

On pourrait dresser les portraits des quelques figures préférées des médias. Si les manifestants hongkongais ne se reconnaissent pas nécessairement en de tels leaders, leur proximité revendicative nous impose de ne pas tomber dans l'idéalisme spontanéiste, qui hisserait un mur entre les principales figures de ces manifestations, et les centaines de milliers de Hongkongais descendus dans la rues.
Le chouchou des médias est indéniablement Joshua Wong. Il est le secrétaire général de Demosisto, parti politique démocrate-libéral se prononçant pour l'auto-détermination de Hong Kong face à l'oppression du Parti communiste, et dont les membres comptent également Agnès Chow et Nathan Law. Admirateur du colonialiste-impérialiste Liu Xiaobo et du grossier millionnaire Ai Weiwei, il souhaite cependant prendre ses distances avec Nelson Mandela. Héros de Netflix, il est acclamé par la presse libérale d'Occident. Joshua Wong n'a bien sûr pas hésité à se précipiter vers Washington, accompagné de Benny Tai et de Martin Lee, pour y recevoir une récompense de la Freedom House, organisation financée par le département d’État américain. Sans surprise, cette organisation se retrouve derrière une myriade d'opérations de "regime change" manigancées depuis le "monde libre".


Joshua Wong et le républicain Marco Rubio

Dans un autre genre, évoquons Anson Chan, portrait-type de ces élites embrigadées par l'administration britannique au début des années 1990. Figure majeure de la pan-démocratie, elle se rend régulièrement à Washington pour s'entretenir avec le département d’État américain. Et l'administration Trump ne lui donne pas froid aux yeux : accompagnée de Martin Lee, elle a récemment rendu visite à Mike Pence.


Anson Chan et la porte-parole de la Maison Blanche Nancy Pelosi

Parmi les plus "à gauche", on retrouve Leung Kwok-hung, plus connu sous le nom de "Long Hair". Remarquable de par se chevelure et ses t-shirts Che Guevara (connaît-il les opinions de ce dernier ?), cet ancien trotskiste cache mal ses aspirations social-démocrates. Il s'est récemment fait remarquer pour avoir inventé une affaire de corruption, qu'il a reconnu lui-même comme étant totalement fausse. Ainsi, un agent de Pékin lui aurait proposé 100.000.000HK$ afin d'acheter sa voix électorale... Allié fidèle du camp pan-démocratique, il est un opposant de Pékin, et ses idées n'ont bien sûr rien de révolutionnaire.
Quant aux groupes se revendiquant du socialisme véritable ou du communisme, on a beau avoir cherché mais on a du mal à les nommer. On peut citer Left21, mais il ne s'agit que d'un groupuscule trotskiste. Il faut reconnaître que la gauche "sociale" est virtuellement inexistante à Hong Kong. La conscience de classe prolétarienne ainsi que son expression politique le sont tout autant...


Left21 ? Impossible de trouver de meilleures images.

L'organisateur de la manifestation, le Civil Human Rights Front, comprend des groupes directement financés par la National Endowment for Democracy. Petit rappel : financée par le département d’État américain et par des grandes entreprises, la NED apporte soutiens financiers et conseils à des partis politiques, des syndicats, des médias, des entreprises ou des organisations civiques traditionnellement guidés par la CIA. La NED remplit en réalité le même travail que la CIA, avec la (très) mauvaise image en moins. L'ancien directeur de la CIA William Colby déclarait à propos de la NED "qu'il n'est pas nécessaire de faire appel à des méthodes clandestines. Nombre de programmes qui étaient menés en sous main, peuvent désormais l'être au grand jour, et par voie de conséquence, sans controverse". L'ancien président de la NED Carl Geshamn déclarait "qu'il serait terrible pour les groupes démocratiques dans le monde d'être perçus comme étant financés par la CIA". Un des fondateurs de la NED, Allen Weinstein, expliquait au Washington Post que "bien des choses que la NED fait maintenant étaient faites clandestinement par la CIA 25 ans auparavant".

Et la NED ne cache pas sa présence à Hong Kong, où ses soutiens financiers se révèlent plus importants qu'ailleurs dans le monde. Cela équivaut à plusieurs centaines de milliers de dollars par an, sans compter les dépenses à destination de la Chine continentale. À Hong Kong, la NED agit par l'intermédiaire de 3 partenaires. Le Solidarity Center et le National Democratic Institute for International Affairs, qui sont des organisations dépendantes de la NED, agissent dans les milieux du syndicalisme, de la libéral-démocratie et de la social-démocratie. Le Hong Kong Human Rights Monitor est également directement financé par la NED. Ces 3 partenaires reçoivent chaque année des centaines de milliers d'euros qu'ils utilisent pour soutenir et financer divers projets et groupements, en particulier les "pan-démocrates", et cela depuis 1994.
On sait que le NDI et le SC assument leurs relations avec la Hong Kong Journalist Association, le Civic Party, leLabour Party et le Democratic Party, qui sont des acteurs majeurs de la pandémocratie hongkongaise. On ne sait cependant pas si ces relations se traduisent par des financements, que la NED et ses sous-organisations ne sont pas obligées de dévoiler. Il est cependant prouvé que la Hong Kong Confederation of Trade Unions, lié au Labour Party, a reçu au moins 540.000$ entre 2007 et 2014. Or, toutes ces organisations comptent parmi les principaux membres du Civil Human Rights Front à l'origine de ces manifestations. Ainsi, les organisateurs ne peuvent pas ne pas être au courant des liens entre la NED et ces organisations.

Il nous est également nécessaire de relever les ingérences diplomatiques, qui sont très révélatrices. Les gouvernements occidentaux n'ont pas cessé de témoigner leur soutien envers les manifestations de Hong Kong. Il est particulièrement choquant de voir les Américains ou pire, les Britanniques, s'ingérer aussi ouvertement dans les affaires chinoises. Des attaques diplomatiques auxquelles Pékin répond sévèrement.

Mais cela suffit-il à expliquer le succès de ces manifestations ? Ce sont des centaines de milliers de personnes, issues de toutes les classes sociales, qui sont mobilisées dans les rues. On ne saurait tout rejeter sur le dos d'une opposition politique bien organisée, d'une promotion solidement élaborée ou encore d'ingérences étrangères incessantes. Il y a bel et bien un élément spontané dans ces manifestations hongkongaises.

La Chine et ses contradictions : l'enjeu de l'identité hongkongaise
Nous n'allons cependant pas trop mettre en avant les problématiques sociales, pour la simple et bonne raison que les mots d'ordre qui apparaissent le plus dans les manifestations relèvent de questions démocratiques et identitaires. En revanche, on doit prendre en compte le fait que ces masses révoltées contre l'establishment ne peuvent qu'être davantage stimulées par les graves problèmes sociaux qui caractérisent la société hongkongaise. Alors que la Chine continentale met en place un plan d'éradication de la pauvreté rurale et urbaine, le gouvernement hongkongais n'entreprend que de faibles mesures afin de contrer la misère sociale. Et la situation va mal pour les travailleurs de Hong Kong. Les salaires peuvent être très bas, la sécurité sociale est minimale, les pauvres ne bénéficient pas de la croissance économique et les inégalités atteignent des sommets. Les femmes, les enfants, les vieux et les minorités ethniques connaissent une situation particulièrement difficile. Les prix du logement battent des records. La mobilité intergénérationnelle diminue. Ceux qui sont nés après 1980 ont l'impression que la situation ne fait que s'empirer et que Hong Kong ne bénéficie pas assez du développement chinois.


S'abriter dans un McDonald est normal pour les pauvres de Hong Kong

Mais la place particulière de Hong Kong dans la mondialisation économique en tant que hub financier et ville mondiale n'offre qu'une faible marge de manœuvre à qui veut changer les choses. D'autant plus que les Hongkongais tiennent au respect la déclaration conjointe de 1984, qui stipule que "les systèmes économique et social actuels de Hong Kong resteront inchangés de même que son mode de vie", ce qui est également de l'avis de la quasi-totalité des acteurs internationaux (dont probablement la Chine), qui tiennent aux privilèges économiques offerts par Hong Kong.

Dans une société où la conscience de classe prolétarienne ainsi que sa traduction politique sont virtuellement inexistantes, et où le soutien d'un gouvernement communiste à une élite capitaliste brouille les repères, le tumulte social ne peut que se retourner contre l'establishment au pouvoir, à savoir la fraction de la bourgeoisie alliée à Pékin.

Cela n'empêche pas les revendications sociales de se faire timides face aux revendications démocratiques et identitaires au sein de nos manifestations. L'idéologie dominante d'une société est souvent celle de sa classe dominante, et la situation particulière des Hongkongais dans le monde et dans l'histoire fait qu'une part significative de la population rejette absolument la Chine et le socialisme, auxquels sont préférés l'Occident libéral et démocratique ainsi que le capitalisme. En effet, l'identité hongkongais s'est formée en opposition à la Chine continentale, et ce parfois de manière artificielle.



Hong Kong fut depuis le milieu du XIXe siècle un refuge pour des centaines de milliers de paysans chinois appauvris, mais aussi pour les classes sociales dépossédées (seigneurs de guerre, bourgeoisie, mafias) ainsi que leurs laquais. Dans la seconde moitié du XXe siècle, alors que la Chine traverse une période troublée, Hong Kong connaît un boom économique et les élites hongkongaises se voient progressivement attribuer un certain rôle économique. Les révoltes et les émeutes populaires, violemment réprimées, ont obligé l'autocratie coloniale à entreprendre une série de réformes sociales. Après la déclaration conjointe de 1984, la rétrocession devient inévitable, et la politique étrangère britannique pousse l'administration à entreprendre des réformes démocratiques afin de renforcer les velléités indépendantistes hongkongaises. Dans les années 1990, l'intégration des Hongkongais au sein de l'administration coloniale renforce ces sentiments identitaires.

Le capitalisme à Hong Kong est l'un des plus sauvages de la planète. Les Hongkongais sont imbibés par l'idéologie de leur classe dominante, elle-même imbibée par les influences coloniales et occidentales. Ils ont été éduqués par les programmes britanniques, et les plus jeunes ont pu refuser l'histoire patriotique chinoise. Ils ont accès à une presse libre, et plus important encore, les étudiants et les classes moyennes parlent couramment anglais et ont librement accès à Internet, c'est-à-dire à un immense flux d'informations essentiellement produites par le monde occidental et anglo-saxon. Ce que les Occidentaux perçoivent de la Chine et du socialisme (un portrait immensément négatif), de nombreux Hongkongais le perçoivent tout autant, si ce n'est davantage. On comprend donc qu'une part significative de la population de Hong Kong ne s'apparente pas à la Chine continentale et ne souhaite pas s'y assimiler. Il suffit de consulter sur YouTube le premier "Hong Kong vlog" filmé par un voyageur occidental pour comprendre qu'il vaut mieux éviter de s'adresser à un Hongkongais en le qualifiant de "Chinois"...



Tous les éléments que nous avons accumulé nous permettent de comprendre que ces manifestations ne peuvent en aucun cas se révéler bénéfiques pour la cause des travailleurs de Hong Kong et de Chine continentale. Les orchestrateurs de ces manifestations sont en quasi-totalité des opposants assumés de Pékin, quand ils ne sont pas directement soutenus par des dollars et des conseils américains. Ils seront les principaux gagnants de cette situation. La spontanéité du mouvement (et rappelons que la spontanéité est davantage une faiblesse qu'elle n'est une force) ne révèle pas une base sociale qui contredirait les intérêts de ces groupements libéraux anti-socialistes et anti-Pékin. D'un point de vue socialiste, les appels à soutenir ces manifestations ne sont que des appels aventuristes qui préfèrent la très très improbable hypothèse du soulèvement spontané et socialiste des travailleurs de Hong Kong ET de Chine plutôt que la préservation de l'intégrité territoriale de la République populaire de Chine face aux attaques impérialistes et bourgeoises.

La période de 50 ans définie par le Déclaration conjointe doit être une transition permettant à Pékin de répondre aux défis politiques, nationaux et économiques qui se jouent à Hong Kong, afin que la RAS et sa population puissent un jour être pleinement intégrées dans la République populaire de Chine. Le principe "un pays, deux systèmes" sera préservé, mais cela ne veut pas dire répondre aux injonctions de l'impérialisme occidental ou de la petite-bourgeoisie hongkongaise à figer Hong Kong dans le temps afin d'en faire un avant-poste de la lutte contre la Chine.

Contre l'impérialisme, pour la démocratie
Quant à nous, communistes hors de Chine, nous devons réaffirmer un anti-impérialisme véritable. Il est bien triste de constater que le disque rayé de la "démocratie" bourgeoise fonctionne toujours aussi bien, et ce après l'Irak, la Libye, la Syrie, le Venezuela, l'Ukraine, etc.

Nous, communistes, aimons et nous battons pour la démocratie. Mais cela ne veut pas dire adhérer au discours naïf et trompeur qui permet de légitimer le fait qu'un businessman milliardaire soit à la tête de la première puissance mondiale, qu'un banquier d'affaires soit à la tête de notre France, et que les forces diplomatiques, économiques et militaires de nos nations contribuent à des manœuvres hostiles contre des États souverains considérés comme rivaux par nos dirigeants.

L'Occident veut se servir de Hong Kong pour propager la démocratie à travers la Chine continentale, mais les Chinois n'ont pas le même rapport que nous à la démocratie. Les contextes sont très différents, mais il nous serait compliqué de prouver que nos institutions démocratiques sont plus efficaces que les leurs quand il s'agit de permettre le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. La conception libérale de la démocratie leur fut historiquement apportée par des ingérences étrangères et des actions militaires. Encore aujourd'hui, le "mouvement démocratique chinois" représente une force séditieuse, opposée au gouvernement et au socialisme, et soutenue directement par l'Occident capitaliste. Cela est parfaitement démontré par la figure de Liu Xiaobo, immense symbole du "mouvement démocratique chinois", prix Nobel de la paix en 2010, et héros chinois du monde bourgeois-libéral. Soutien inconditionnel des aventures guerrières américaines au Vietnam, en Corée ou en Irak, Liu est l'homme-lige de l'Occident. Chantre du colonialisme, Liu Xiaobo a déclaré que "s'il a fallu 100 de colonisation à Hong Kong pour être ce qu'elle est, alors il faut 300 ans de colonisation à la Chine pour devenir comme Hong Kong mais je ne suis pas sûr que 300 ans suffiraient". Se revendiquant lui-même "pro-western" et "pro-US", il considère que "la modernisation est synonyme d'occidentalisation totale" et que "choisir de vivre signifie choisir le mode de vie occidental. La différence entre le mode de gouvernement occidental et le mode de gouvernement chinois, c'est la même que celle entre l'humain et le non humain, il n'y a pas de compromis. L'occidentalisation est le choix non pas de la nation mais de la race humaine". Malheureusement, Liu Xiobo est plus proche de la règle que de l'exception au sein du "mouvement démocratique chinois".


Le millionnaire Ai Weiwei a peint un logo Coca-Cola sur un vase de la dynastie Han

La démocratie est un mot d'ordre puissant, un argument d'autorité qu'il nous paraît impossible de contester. Si nous y sommes profondément attachés, il est de notre de devoir de nous désolidariser complètement de la mascarade atlantiste, qui transforme un principe honorable en arme de guerre. Sinon, le discours démocratique ne restera qu'un discours de façade, eurocentriste, chauvin et belliciste.


Edité le 13-08-2019 à 20:45:10 par Xuan




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   Posté le 14-08-2019 à 11:56:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Hong Kong : la manifestation pacifique dégénère


https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/hong-kong/hong-kong-la-manifestation-pacifique-degenere_3575721.html

De très violentes échauffourées ont éclaté, aujourd'hui encore (mardi 13 août) à Hong Kong (Chine) et une nouvelle fois, les contestataires ont réussi à paralyser une bonne partie du trafic aérien.


Des scènes insurrectionnelles au coeur de l'aéroport de Hong Kong, en Chine. Un policier est violemment pris à partie par des manifestants. Acculé, l'homme sort son arme, avant de s'effondrer apparemment choqué. Les autorités tentent un dialogue, mais sont très vite repoussées, jusqu'à faire demi-tour. À l'extérieur de l'aérogare, c'est aussi le chaos. Les jeunes vêtus de noir tentent de bloquer les renforts des forces de l'ordre. Les heurts sont violents et les arrestations se multiplient.

Un homme humilié et frappé par la foule
Un peu plus tard, la foule des contestataires s'en prend à un homme en civil. Ils le suspectent d'être un policier infiltré. Fouillé, il est ensuite attaché avec de multiples serflex, humilié puis frappé par un groupe en colère. L'homme est finalement pris en charge par des secouristes. La manifestation avait pourtant commencé quelques heures plus tôt de façon pacifique, en bloquant le trafic. Comme hier, des centaines de vols ont été annulés.

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   Posté le 15-08-2019 à 13:43:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La révolte à Hong Kong,
à comparer avec celle des Gilets Jaunes en France


http://mai68.org/spip2/spip.php?article4194



Aéroport bloqué à Hongkong

Letemps.ch, 12 août 2019, à propos de Hong Kong :
La police a pour sa part indiqué, lors d'une conférence de presse, avoir arrêté environ 700 personnes depuis le début des troubles le 9 juin 2019.

UNE jeune femme risque de perdre son œil droit après avoir reçu un tir de balle en caoutchouc en plein visage,

Note de do :
Les deux événements — la révolte de Hong Kong et celle des Gilets Jaunes en France — ont lieu à peu près en même temps, même si les Gilets jaunes ont commencé plus tôt.

Les médias français disent que la répression chinoise est terrible à Hong Kong ; mais, en France, la répression contre les Gilets Jaunes l'est énormément plus. Les Gilets Jaunes ont subi des milliers d'arrestations. Certains samedis, il a pu y avoir autant d'arrestations en France, en un seul jour, qu'à Hong Kong en plusieurs mois. Et à Hong Kong, il n'y a qu'une seule personne qui risque de perdre un oeil.
Mais, pour comparer il ne faut pas seulement voir les points commun (la répression), il faut aussi voir les différences. Les médias français présentent les manifestants de Hong Kong comme des militants "pro-démocratie". C'est-à-dire que la presse occidentale prend partie pour eux. Par contre, les journalistes français ont essayé de faire passer les Gilets Jaunes pour des fascistes qui voulaient refaire 1934.
C'est clair, la presse française prend parti pour la révolte à Hong Kong, et contre les Gilets Jaunes en France.

En France, les révoltés Gilets Jaunes sont des pauvres. Que, lors des élections, certains d'entre eux soient récupérés par la "gauche" et d'autres par la "droite" importe peu. Qu'un prolo vote à droite ou a gauche, du point de vue de la lutte des classes, on s'en fout : ce qui compte c'est que c'est un prolo, et la lutte des classes, c'est PAS la droite contre la gauche, c'est le prolétariat contre la bourgeoisie !

À Hong Kong, c'est tout différent. C'est la petite bourgeoisie qui est en révolte. Son slogan essentiel le montre bien : « contre l'extradition vers la Chine », à comparer avec les slogans des Gilets Jaunes qui réclament essentiellement une augmentation du niveau de vie matériel. De plus, cette révolte à Hong Kong a lieu pile au moment où s'intensifie la guerre économique entre la Chine et les USA.
Et, il y a peu, Hong Kong appartenait à l'Occident. Si on combine toutes ces informations — petite bourgeoisie de Hong Kong, guerre Chine-USA, Hong Kong soumis intellectuellement à l'Occident —, on en conclue que la révolte à Hong Kong est instrumentalisée par les USA, et que la CIA est à la manoeuvre pour conseiller, financer, et aider cette révolte avec de nombreux agents très spéciaux.
En bref, même si la révolte de la petite-bourgeoisie de Hong Kong est partie de quelque chose d'effectif, et aurait eu lieu de toutes façons, elle est dorénavant totalement commanditée et très nettement amplifiée, en intensité comme en durée, par la CIA.

D'ailleurs, ladite CIA n'est certainement pas pour rien dans l'ingéniosité des manifestants de Hong Kong :
http://mai68.org/spip2/spip.php?article4162

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Crise à Hong Kong : le célèbre acteur Jackie Chan exprime son « patriotisme »



Sur le blog de J. Tourtaux
http://www.jacques-tourtaux.com/blog/chine/crise-a-hong-kong-le-celebre-acteur-chinois-jackie-chan-de-renommee-mondiale-exprime-son-patriotisme-et-apporte-son-soutien-a-pekin.html?fbclid=IwAR0l6ZL6EScmZepmwXtBRTX2H7DeiTdPP46bShlg1OZB_X0YY_cWv3OVBRM

https://beninwebtv.com/2019/08/crise-a-hong-kong-le-celebre-acteur-jackie-chan-exprime-son-patriotisme/
Par Modeste Dossou Le 14 Août 2019 à 10:32



La mégastar chinoise Jackie Chan a déclaré avoir le cœur brisé par les troubles de masse qui se déroulaient dans son pays, Hong Kong, et a soutenu l’initiative de la télévision d’Etat de protéger le drapeau national «profané» par les manifestants.
Jackie Chan, acteur de renommée mondiale et maître de kung-fu, a apporté son soutien à Pékin par rapport aux manifestations de masse qui ont balayé la ville semi-autonome, Hong Kong, depuis le mois de mars. Dans une interview accordée au média d’Etat chinois CCTV, la célébrité hollywoodienne a déclaré qu’il était « déchirant et préoccupant pour beaucoup » d’assister à la violence qui sévit dans l’ancien avant-poste colonial britannique. Chan a déclaré qu’il avait immédiatement rejoint la campagne de médias sociaux lancée par CCTV après qu’un groupe de manifestants avait abattu un drapeau chinois survolant le port de Victoria et l’avait jeté à la mer. L’incident s’est produit plus tôt en août et les manifestants ont remplacé le drapeau rouge par des drapeaux portant les mots « indépendance de Hong Kong » .

L’incident a provoqué l’indignation en Chine continentale et a incité une personnalité de Hong Kong à offrir une récompense de 1 million de dollars HK (127 000 USD) pour toute information ayant conduit à l’arrestation des suspects. La campagne s’appelle ‘Le drapeau rouge cinq étoiles a 1,4 milliard de gardes’, ce qui est une référence à la taille de la population chinoise. «D’une part, j’avais besoin d’exprimer mon patriotisme le plus fondamental en tant que citoyen de Hong Kong et chinois. Je suis aussi l’un des gardes du drapeau. D’autre part, j’espérais exprimer notre voix collective en participant à une telle campagne » , a déclaré l’acteur à CCTV.

« Hong Kong est mon lieu de naissance et ma ville natale. La Chine est mon pays. J’aime mon pays. J’aime ma ville natale. J’espère sincèrement que la paix pourra revenir à Hong Kong le plus rapidement possible ».

Des manifestations de grande ampleur ont éclaté à Hong Kong à la fin du mois de mars à propos d’un projet de loi qui permettrait aux suspects d’actes répréhensibles d’être transférés sur le continent. Bien que la loi ait été suspendue depuis, les manifestations ne font que s’intensifier, entraînant de violents affrontements avec la police. Une récente vague de troubles a perturbé les opérations de l’aéroport international de Hong Kong et a vu la police affronter des manifestants pour tenter de nettoyer les terminaux. Pékin a qualifié les manifestants de «fous arrogants» qui représentent une «infime minorité» de la population, en promettant «un châtiment imminent» à ceux qui se livrent à la violence.

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   Posté le 16-08-2019 à 19:11:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'avenir de Hong Kong repose sur la Chine et non sur l'Ouest

Par He Liangliang Source: Global Times Publié le 2019/8/15 20:58:40


http://www.globaltimes.cn/content/1161602.shtml
Depuis deux mois, Hong Kong est confrontée à la crise la plus grave depuis son retour en Chine. Cela a eu un effet terrible sur le développement économique et social de la ville.

Dans les sociétés qui ont connu des révolutions de couleur, on observe couramment un développement économique stagnant, un taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes, une flambée des prix, un taux d’inflation élevé, des autorités dirigeantes corrompues et incompétentes et un mécontentement populaire grandissant. Alimentés par des forces extérieures, des changements de régime ont eu lieu, mais la plupart des nouveaux régimes n’ont pas abouti comme prévu.

Pourtant, ce n'est certainement pas le cas à Hong Kong. Le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong s’acquittant de ses tâches avec honnêteté, ce qui lui a permis d’atteindre un revenu par habitant pouvant atteindre 50 000 dollars avec un faible taux de chômage. Le taux de croissance économique était de 3% en 2018. La situation économique et sociale à Hong Kong est totalement différente de celle de l'Ukraine et des pays d'Afrique du Nord où des révolutions de couleur ont eu lieu.

Les médias occidentaux ont affirmé que les jeunes de Hong Kong étaient confrontés à des difficultés économiques, dans le but de justifier leur comportement insensé et de les aider à gagner la "sympathie" du monde. Mais en réalité, l’économie n’est pas la cause fondamentale des troubles actuels à Hong Kong. Des manifestations massives qui ont eu lieu le 9 juin à une série d'émeutes violentes et de siège aux commissariats de police en août, ainsi que de prétendues campagnes de grève et de non-coopération, les manifestants ont présenté divers slogans et appels politiques, mais peu de demandes économiques.

La cause des émeutes massives à Hong Kong est née de l'opposition aux amendements à un projet de loi sur l'extradition, bien que le projet de loi révisé n'ait rien à voir avec l'écrasante majorité de Hong Kong. Aux termes de la législation initiale, seuls les suspects ayant commis des infractions pénales graves seraient extradés en vertu de la loi. Mais ce projet de loi a été diabolisé en envoyant des suspects sur le continent chinois, ce qui a déclenché la tempête à Hong Kong. Pourtant, ses causes n’ont rien à voir avec l’économie.

Les jeunes émeutes ont été la principale force motrice des récentes émeutes violentes à Hong Kong. Après avoir subi un lavage de cerveau de la part de certaines forces, ils ont été impliqués avec enthousiasme dans des émeutes et des manifestations violentes visant le gouvernement et la police de la RS. Ils ont bloqué les routes, gêné les transports en commun, entravé les déplacements quotidiens du travail et de la vie des citoyens ordinaires, perturbé le fonctionnement de grands centres commerciaux et érigé une puanteur dans l'aéroport à l'aide de tactiques de guérilla.

Le gouvernement et l'opinion publique ont appelé ces jeunes à mettre fin aux émeutes, à exprimer leurs préoccupations de manière rationnelle et à permettre à la ville de retrouver un développement économique normal. De plus, le gouvernement a promis de prendre davantage de mesures pour résoudre efficacement les difficultés auxquelles elles sont confrontées, telles que les prix élevés de l'immobilier, les longs délais d'attente pour les demandes de logement social, etc. Mais les jeunes ont ricané devant ces appels et ces promesses.

Deux mois de manifestations illégales ont commencé à avoir une incidence sur le développement économique de Hong Kong. Le nombre de visiteurs à Hong Kong a diminué et de nombreux pays ont mis en garde de ne pas se rendre à Hong Kong. L'indice de consommation à Hong Kong est en baisse depuis des mois. Le marché boursier a chuté et les prix de l'immobilier, qui se maintenaient auparavant, ont également cessé d'augmenter.

De plus, certains signes indiquent que le capital étranger pourrait diminuer.

Hong Kong, qui a traversé une série de crises économiques et sociales au cours de son histoire, les a surmontées avec succès et a pu à chaque fois créer un nouveau développement. La Chine est maintenant la deuxième économie du monde et son influence sur la communauté internationale ne cesse de croître. Les émeutiers qui défilaient avec des drapeaux des États-Unis et du Royaume-Uni rêvaient d'une intervention extérieure, ignorant totalement que la civilisation anglo-saxonne se délabre politiquement et économiquement.

Le gouvernement central de la Chine a réservé une place à Hong Kong dans la région de la grande baie. La partie continentale de la Chine ne restera pas devant le déclin de Hong Kong.

Ce n'est qu'en mettant fin aux émeutes que Hong Kong pourra revenir à la normale. La brise soufflant vers Hong Kong à l'avenir doit venir du continent, pas de l'Ouest.

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   Posté le 16-08-2019 à 19:34:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Voir la réaction de Trump sur Boursorama :

https://www.boursorama.com/bourse/actualites/hong-kong-pekin-menace-de-ne-pas-rester-les-bras-croises-trump-s-inquiete-9b3f247727b4172a137e75c89f72b141

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   Posté le 17-08-2019 à 22:19:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le mouvement "pro-démocratie" s'inscrit dans le cadre de la guerre tarifaire initiée par Trump




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   Posté le 17-08-2019 à 23:23:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On jettera un oeil sur le site trostkiste du World Socialist Webside, "Publié par le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI)".
Il est très largement consacré aux troubles à Hong Kong.
Il prétend que le prolétariat de HK s'est jeté dans la grève générale et que Trump soutient la Chine contre les manifestations.

Au moment où la Chine est en butte à une guerre tarifaire et technologique sans précédent, ainsi qu'à des troubles et une subversion US sur son territoire, la Quatrième Internationale prétend combattre le PCC et déclare "Nous encourageons vivement les travailleurs et les jeunes de Hong Kong à la recherche d’une voie politique vers l’avant de nous contacter et d’engager un dialogue politique sur ces questions essentielles."

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Manifestation contre le mouvement "pro-démocratie" samedi



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Une diplomate US en réunion avec des leaders du mouvement "pro-démocratie"


[source Voltaire.net]

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La fondation américaine soutenant les émeutes de HK montre les objectifs de l'américanisation: observateurs

Par Shan Jie et Xu Keyue Source: Global Times Publication: 2019/8/18 20:18:39

http://www.globaltimes.cn/content/1161845.shtml


Les citoyens manifestent devant la résidence de Martin Lee Chu-ming à Hong Kong le 13 juillet. Lee aurait des contacts étroits avec la NED. Photo: Fu Guohao / GT


Une fondation américaine soutenue par la CIA s'est entendue de concert avec les responsables des récentes émeutes de Hong Kong avec un soutien financier et stratégique. Selon des experts chinois, les États-Unis témoignent de leur intention "d'américanisation" qui met Hong Kong en danger.

Sentaku, un mensuel japonais, a révélé en août comment les forces étrangères représentées par les États-Unis manipulaient le chaos de Hong Kong.

Le magazine a déclaré que les extrémistes de Hong Kong avaient reçu des fonds importants du National Endowment for Democracy (NED), qu'il a qualifié de "coupure de puissance douce de la CIA qui a joué un rôle crucial dans d'innombrables opérations de changement de régime américain" .

Sous l'administration Reagan en 1983, la NED a été créée pour "soutenir la démocratie dans d'autres pays" .
Le site Web de la NED indique qu'elle a octroyé 155 000 dollars au Solidarity Center (SC), 200 000 dollars au National Democratic Institute (NDI) pour les affaires internationales à Hong Kong et 90 000 dollars au Hong Kong Justice Center en 2018. Le NDI a reçu 650 000 dollars de 2016 à 2016. 2017, et SC a reçu 459 865 dollars entre 2015 et 2017.
"Des fondations américaines telles que la NED ont encouragé" l'américanisation "dans le monde" , a déclaré Li Haidong, professeur à l'Institut des relations internationales de l'Université des Affaires étrangères de Chine à Beijing, au Global Times le dimanche.

Selon M. Li, la fondation mène des "transformations" dans diverses régions du monde de manière tangible et intangible, mais en réalité, elle joue un rôle dans les coulisses des révolutions de couleur. C'est aussi les USA

"C'est une tradition de la diplomatie américaine" , a noté Li. "Les États-Unis n'essaient même pas de couvrir leur objectif de promotion de la gouvernance" américanisée ", qui s'est avérée être un échec et qui est ridicule. "

Les forces occidentales ont été impliquées directement ou indirectement dans les émeutes de Hong Kong, a déclaré dimanche Shi Yinhong, directeur du Centre d'études américaines de l'Université Renmin de Chine à Beijing, au Global Times.

Il a noté que l'ingérence comprenait également la promotion des médias, qui vise à encourager les manifestations à suivre la direction souhaitée. "L'intention est évidente: mettre en danger Hong Kong et la Chine."

Le camp sécessionniste

Leung Chun-ying, ancien directeur général de la région administrative spéciale de Hong Kong, Mouvement d'occupation central .

En mai 2015, Martin Lee Chu-ming, connu comme le "père de la démocratie" et "l'extrémiste", a appelé les gouvernements occidentaux à se prononcer en faveur de Hong Kong.


Martin Lee Chu-ming, président du parti Démocrates Unis de Hong Kong Photo: AFP



Le camp de l'opposition collabore publiquement avec les forces qui tentent de séparer le Xinjiang et le Tibet de la Chine. Wen Wei Po de Hong Kong a rapporté en mai 2015 que pendant le mouvement Occupy Central, des personnalités du camp de l'opposition, notamment Law Kwun-chung et Chow Yong-kang, s'étaient rendues aux États-Unis pour un "camp d'étude" organisé par la "Civil Force " organisation. Là, les dirigeants anti-émeute de Hong Kong "ont échangé leurs expériences" avec ceux des partis de l'indépendance du Xinjiang et du Tibet, ainsi qu'avec le culte du Falun Gong.

Wen Wei Po a déclaré que la "force civile" avait été fondée par Yang Jianli, supposé être un espion pour Taiwan. Le camp inviterait des organisations "anti-chinoises et séparatistes" à étudier comment faire face à la Chine chaque année. Le camp est parrainé par la NED, indique le rapport.

Sur la page Web de NED, il se présente comme "une organisation privée à but non lucratif, octroyant des subventions, qui reçoit un crédit annuel du Congrès américain" . Allen Weinstein, un des fondateurs de la NED, a déclaré au Washington Post en 1991 que "beaucoup de ce que nous faisons aujourd'hui a été fait secrètement par la CIA il y a 25 ans" .

"Le gouvernement des États-Unis et les ONG alimentent et financent les manifestations anti-extradition de Hong Kong" , a lu un article publié sur le site Web de Global Research au Canada à la mi-juin. "Maintenir la distance qui sépare Hong Kong de la Chine a été important pour les États-Unis pendant des décennies. "

MintPress News, un média américain, a déclaré que le financement de la NED pour des groupes à Hong Kong remonte à 1994. Entre 1995 et 2013, le Human Rights Monitor de Hong Kong a reçu plus de 1,9 million de dollars de la NED.

Le Hong Kong Post a rapporté en 2018 que les manifestants avaient consulté la NED lors du mouvement Occupy Central en 2014. En

cherchant "Hong Kong" sur le site Web de la NED, le journaliste du Global Times a trouvé au moins 14 articles, dont un financement de 1,95 million de dollars pour la région.

En mai, la fondation a invité certains militants "pro-sécession" à assister à un séminaire, à la suite duquel la violence dans les rues de Hong Kong est devenue de plus en plus grave, faisant écho à la voix des politiciens et des ONG anti-chinois à Washington.

Le magazine Sentaku a déclaré que la Chine avait publié des mesures pour le développement de la région de la grande baie de Guangdong-Hong Kong-Macao, ce qui montre que l'intégration de la région sera renforcée et qu'un travail pragmatique a commencé. Dans ces circonstances, il peut être urgent pour les États-Unis de continuer à s'immiscer dans les affaires de Hong Kong.

"L'objectif est de promouvoir une attitude hostile et méfiante envers la Chine et le communisme et de promouvoir le faux concept d'un Hong Kong démocratique ayant une identité distincte" , a déclaré le site d'informations britannique Workers World. Il a averti que ce qui se passait à Hong Kong " devrait être un signe de danger pour tous ceux qui luttent pour le changement et le progrès social" .

Histoire d'interférence

NED s'immisce depuis longtemps dans les affaires politiques dans d'autres régions de la Chine et dans le monde. Son site Web a montré qu'en 2018 seulement, il a fourni 17 éléments de financement pour les affaires liées au Tibet, dont au moins 46 870 dollars aux mouvements séparatistes tibétains. Plus d’argent a été versé dans d’autres régions du continent chinois au nom de «Droits de l’homme» cette année-là.

Outre la Chine, d'autres pays ont également souffert de l'ingérence de NED.

Le journal philippin Manila Times a déclaré le 7 août que "le déstabilisateur de Hong Kong, le NED, est le même groupe qui finance les médias anti-Duterte" . Le groupe lié à la CIA, NED, a ajouté environ 100 millions de pesos philippins (1,9 million de dollars) à de puissants groupes médiatiques anti-Duterte.

People's Daily, cité par le magazine américain The National Interest en 2015, a déclaré que l'organisation avait joué un rôle politique particulier dans certains pays, notamment la Pologne, l'Ukraine, l'Iran et le Myanmar, touchés par les activités de NED.

Li Haidong, professeur de relations internationales, a déclaré que la "réforme" des États-Unis visait à faire en sorte que d'autres pays suivent la direction des États-Unis, maintiennent l'hégémonie américaine et jouent son rôle de premier plan à l'échelle mondiale. "Lorsque le gouvernement américain ne se manifeste pas, ses ONG et ses fondations jouent un rôle directeur."

"Les élites américaines ont pour politique de soulever les masses du pays afin de servir les élites insulaires." Dit Li. "Cela va nuire non seulement aux intérêts de Hong Kong et de l'ensemble de la Chine, mais également aux Etats-Unis"

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   Posté le 19-08-2019 à 11:40:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une déclaration de Rassemblement Communiste :


ILS MENTENT SUR LES GILETS JAUNES DEPUIS DES MOIS... ET IL FAUDRAIT CROIRE LEUR PROPAGANDE ANTI-CHINOISE?


Le processus par étapes de la rétrocession complète de l’ancienne colonie anglaise Hong Kong à la Chine (étape « d'autonomie » au sein de la Chine depuis 1997, avant intégration totale en 2047) est un processus tourmenté comme tout processus de décolonisation, chaque force tirant dans un sens opposé, la bourgeoisie hongkongaise appuyée par l'impérialisme refusant de facto l'évolution à terme de l'intégration pleine et entière de Hong Kong à la Chine.

Cela a provoqué ces dernières semaines un mouvement objectivement néocolonial dans la ville, qui prend de plus en plus les allures d’une « révolution colorée » comme nous en avons connues en Europe de l’Est, en Syrie et ailleurs, avant qu’on y déclenche des « guerres humanitaires », directement ou sous faux-drapeau.
Les manifestants pensent ou feignent de se battre pour sauvegarder leur "autonomie hongkongaise" (temporaire) issue de l'accord anglo-chinois Thatcher-Deng Xiaoping de 1984 prévoyant la rétrocession de Hong Kong à la Chine par l'impérialisme britannique en 1997, mais se faisant ils se battent en réalité pour leur soumission à terme à l'impérialisme en général, et en particulier à l'impérialisme le plus fort, l'impérialisme US. Tel est le fond de la lutte en cours.
La ville de Hong Kong était autrefois l’un des si prometteurs « dragons capitalistes » sous perfusion financière en marge du camp socialiste. Le désarroi économique et politique qu’éprouve aujourd’hui la bourgeoisie hongkongaise annonce la fin progressive de son rôle de tête de pont pro-impérialiste consécutive à la croissance et aux progrès incontestables de la République Populaire de Chine. C’est à l’évidence le terreau d’un mécontentement instrumentalisé par le front impérialiste des « installateurs de démocratie ». Hongkong, Taïwan, le Tibet et le Xinjiang sont des territoires que les impérialistes ne cessent de lorgner pour affaiblir et désagréger la Chine Populaire.

Depuis des années, ils n’ont pas de mots assez forts pour nous dépeindre le « totalitarisme » chinois : Bien des villes chinoises dépassent maintenant de loin Hong Kong, dont le rayonnement dans la région est en chute libre, et les occidentaux ne peuvent l’admettre sans réagir.
Evidemment rien n’est rappelé dans la presse occidentale du contexte de cette légitime rétrocession programmée par étapes à la Chine (et dans lequel s'inscrit le projet de loi sur l'extradition des criminels qui a été l'objet ses premières manifestatios), et le gel du projet de loi, qui a fortement limité la contestation, n’a évidemment pas suffi à calmer des manifestants de plus en plus « couverts » par nos télévisions, comme s’il s’agissait d’une répression sanglante.

Nous reconnaissons les méthodes utilisées ailleurs et notamment au Venezuela, pour multiplier les actes de vandalisme, les provocations, comme autant de marques d’un mouvement uniquement destiné désormais à montrer des images de « révoltes populaires durement réprimées par le régime chinois » : C’est ainsi que les puissances impérialistes cherchent systématiquement depuis des années à obtenir notre consentement préalable avant des interventions plus musclées contre le grand et « menaçant » ennemi chinois.

Répression ? N’est-ce pas un comble pour le « régime » français, si notoirement menteur, agressif, brutal, assassin des derniers mois, de « dénoncer » ainsi le traitement du conflit par Pékin ? Comment un tel « régime », si mal élu, si peu démocratique, qui a passé son temps à nous salir, nous insulter, nous calomnier dans le mouvement social des gilets jaunes, peut-il croire que nous tomberons dans le panneau ? Comment une presse qui a couvert tant de mensonges éhontés par le passé pour étouffer voire criminaliser nos manifestations anti-guerre, avant la mise à sac barbare de la Libye, comme en Irak et en Syrie, peut-elle avoir encore une crédibilité ?

La prudence vis-à-vis des médiamensonges nous est maintenant cruciale. Elle est en soi un enjeu contre les visées guerrières des impérialistes, dont la France, contre les puissances émergentes qui leur soustraient chaque année de nouveaux « marchés », à commencer par leurs anciennes colonies en Afrique. Et si la stratégie du chaos a fonctionné sur le tracé des oléoducs du Proche-Orient ces dernières années, elle va sans aucun doute se poursuivre, du moins l’espère t-on à Washington et à Paris, en Asie pour couper les nouvelles « routes de la soie » qui sapent les pré-carrés de l’impérialisme autour du Pacifique et de l’Océan Indien.

Ne soyons pas dupes et refusons leur propagande de guerre : elle témoigne de la dégénérescence des systèmes capitalistes en crise que nous subissons de plus en plus difficilement, et leur soif intarissable de domination sur tous les continents !


https://www.facebook.com/rassemblementcommuniste.fr/photos/a.686293034816900/2244507835662071/?type=3&theater

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   Posté le 20-08-2019 à 00:08:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les troubles à Hong Kong font partie de la tentative américaine de propager sa propre conception de la démocratie

Par Deng Fei Source: Global Times Publié le 2019/8/19 20:38:39

http://www.globaltimes.cn/content/1161965.shtml


Les politiciens et les diplomates américains ont à plusieurs reprises accusé la police de Hong Kong de "réprimer durement" les "manifestants pro-démocrates" et critiqué le gouvernement central chinois pour la prétendue érosion de la démocratie et de la liberté dans la ville.
La présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, a déclaré le 13 août:
"Le chef du Conseil exécutif et législatif de Hong Kong doit enfin répondre pleinement aux aspirations démocratiques légitimes du peuple de Hong Kong." Le 12 août, le chef de la majorité au Sénat américain, Mitch McConnell, a déclaré sur Twitter:
"Le peuple de Hong Kong résiste courageusement au Parti communiste chinois alors que Pékin tente d'empiéter sur son autonomie et sa liberté" .

Quelles sont leurs intentions en matière d'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine?

La rhétorique américaine joue un rôle particulier dans la lutte stratégique actuelle entre la Chine et les États-Unis. Cela aide les Etats-Unis à exercer une pression sur la Chine. En critiquant le gouvernement de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong et le gouvernement central chinois, les politiciens américains exercent également des pressions sur le président américain Donald Trump, affirmant qu'il n'est pas assez sévère dans le dossier de Hong Kong.

Dans le contexte de la rivalité sino-américaine, les législateurs et les politiciens américains ont tendance à adopter une politique chinoise plus stricte et à utiliser divers prétextes pour s'ingérer dans le pays. Les manifestations à Hong Kong sont donc un choix idéal pour eux.

Les politiciens américains espèrent que si le gouvernement central chinois mobilisait l'Armée de libération du peuple (APL) à Hong Kong, les États-Unis auraient des excuses justifiées pour des sanctions globales contre la Chine. Mais à présent, la police de Hong Kong a arrêté des manifestants extrêmement violents, signe que le chaos a été maîtrisé.

Les mêmes politiciens américains sont devenus impatients. Ils se sont donc fiés aux critiques cinglantes de la Chine pour faire pression sur cette dernière.

Les États-Unis veulent exporter leur marque de démocratie non seulement en Chine, mais également dans le monde entier. Washington aime changer les systèmes sociaux et politiques des autres pays conformément aux valeurs et aux intérêts des États-Unis afin de réduire la menace de guerre.

La Chine, qui a un système différent de celui des États-Unis, représente un défi important pour la superpuissance. En conséquence, les États-Unis estiment qu’ils devraient intervenir dans les affaires de la Chine et intensifier leurs efforts en vue de l’évolution pacifique de la Chine. Washington espère qu'un jour la Chine pourra être transformée comme le veulent les Etats-Unis.

Avant sous le gouvernement de l'ancien président américain Barack Obama, Washington était tolérant à l'égard de la réforme économique de Beijing. Les États-Unis espéraient que la réforme économique chinoise progresse conformément aux attentes de Washington.

Après l’entrée en fonction de Trump, les élites américaines, qu’il s’agisse de démocrates, de républicains ou d’observateurs de groupes de réflexion, croient toutes que la stratégie précédente était fausse et que contenir complètement la Chine était le seul moyen de réparer l’erreur. Ils croient que si la pression américaine sur la Chine pouvait ébranler le contrôle du gouvernement central chinois sur Hong Kong, la stratégie de confinement de Washington l'emporterait.

Le gouvernement de la RAS de Hong Kong a proposé de modifier un projet de loi sur l'extradition en février. À cette époque, les Hongkongais l’appuyaient généralement. En mars, la Chambre de commerce américaine de Hong Kong a écrit une lettre au responsable de la sécurité de Hong Kong, exprimant ses objections au projet de loi, a rapporté le South China Morning Post.
"La procédure pénale continentale présente de profondes lacunes, notamment l'absence d'un pouvoir judiciaire indépendant, la détention arbitraire, le manque de procès publics équitables, le manque d'accès à une représentation légale et les mauvaises conditions de détention" , lit-on dans la lettre. Après cela, l'attitude du public à l'égard du projet de loi a commencé à changer.

Depuis lors, les politiciens américains ont à plusieurs reprises exprimé leur préoccupation et leur opposition à l'amendement, qui a alimenté le ressentiment à Hong Kong.

Les actes de violence perpétrés à Hong Kong, comme celui de l'aéroport international de Hong Kong, ne feront qu'engendrer davantage de chaos. On espère que les jeunes Hongkongais pourront cesser de se concentrer sur la rhétorique américaine visant à induire le public en erreur, mais donner plus d'énergie au développement économique et aux moyens de subsistance de la ville.

L'auteur est membre du conseil de l'Association chinoise des études de Hong Kong et de Macao. opinion@globaltimes.com.cn

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   Posté le 20-08-2019 à 11:33:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Hong Kong : la presse chinoise épingle les liens entre les Etats-Unis et le «gang des quatre»

19 août 2019, 17:11
© Victor Fraile ; Tyrone Siu ; Tyrone Siu ; Bobby Yip Source: Reuters
https://francais.rt.com/international/65090-hong-kong-presse-chinoise-epingle-liens-entre-etats-unis-gang-quatre


De gauche à droite : Martin Lee, Anson Chan, Jimmy Lai, Albert Ho.



Alors que les manifestations se poursuivent depuis plus de deux mois à Hong Kong, le quotidien Global Times a publié une vidéo dans laquelle il pointe l'existence de liens entre des personnalités politiques au cœur du mouvement et Washington.

Dans une courte vidéo publiée le 15 août sur YouTube, le Global Times, quotidien chinois qui entend contrer l'influence des médias occidentaux, s'en est pris à quatre personnalités politiques hongkongaises, les accusant d'avoir joué un rôle prépondérant dans les manifestations qui se succèdent depuis le mois de juin 2019 à Hong Kong. A travers une brève présentation de Jimmy Lai, Martin Lee, Anson Chan et Albert Ho, le Global Times accuse ainsi dans sa vidéo «les quatre [protagonistes d'avoir] manipulé les jeunes pour aider des puissances étrangères à s'ingérer dans les affaires de Hong Kong» .

«Le 3 août, alors que des jeunes étaient incités à attaquer la police et à importuner les touristes, quelques personnes savouraient un repas dans un luxueux restaurant, discutant avec leur conseiller étranger sur la meilleure façon de pousser les jeunes à poursuivre le combat, qui sont-ils ?» , s'interroge le Global Times au début de sa vidéo.

Un mouvement conforme aux «intérêts stratégiques des Etats-Unis» ?

Entre autres éléments d'information avancés par le quotidien pro-Pékin, Jimmy Lai, entrepreneur septuagénaire, est décrit comme une des «principales sources de financement pour l'opposition de Hong Kong» ; Martin Lee, un avocat connu dans la mégapole, aurait pour sa part effectué «plusieurs voyages en Europe et aux Etats-Unis» afin de réclamer «une intervention étrangère dans les affaires de Hong Kong» ; ou encore Albert Ho, homme politique hongkongais présenté comme l'un des instigateurs de la «révolution des parapluies» , terme utilisé par les médias occidentaux pour parler de la vague de manifestations qui a secoué Hong Kong entre les mois de septembre et de décembre 2014.

En outre, le Global Times épingle Anson Chan, ancienne numéro deux du gouvernement hongkongais, pour avoir, lors d'un déplacement aux Etats-Unis au mois de mars 2019, appelé Washington à continuer de promouvoir «les libertés et le style de vie» à Hong Kong. Une implication américaine qui, selon Anson Chan (dont le discours devant le think tank Heritage Foundation de Washington était filmé), s'avérerait d'ailleurs indispensable aux «intérêts stratégiques des Etats-Unis» .


Global Times
@globaltimesnews
True color of the gang of four who have disrupted Hong Kong: using freedom and democracy as a guise and young students as cannon fodder, media said. http://www.globaltimes.cn/content/1161929.shtml …


Vidéo intégrée
28
14:30 - 19 août 2019

«Anson Chan, Martin Lee et Jimmy Lai ont fait plusieurs apparitions successives aux Etats-Unis cette année, afin d'y rencontrer des personnalités politiques» , explique le Global Times révélant des photographies, non contextualisées, de certains d'entre eux avec l'actuel secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, ou encore en présence de Mike Pence, vice-président des Etats-Unis.

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   Posté le 20-08-2019 à 13:45:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Hong Kong met en place un mécanisme de dialogue avec les manifestants



Par Chen Qingqing à Hong Kong et Wang Wenwen à Beijing Source: Global Times Publication: 2019/8/20 11:28:39 Dernière mise à jour: 2019/8/20 11:42:56

http://www.globaltimes.cn/content/1162024.shtml


Le gouvernement de Hong Kong mettra en place une plate-forme de communication et de dialogue pour s'entretenir avec les manifestants, a déclaré la directrice générale, Carrie Lam Cheng Yuet-ngor, lors d'une conférence de presse mardi.
Lam a déclaré qu'elle pensait que le mécanisme constituerait une réponse responsable aux préoccupations des manifestants.
M. Lam a également déclaré que le gouvernement allait procéder à des ajustements face à la dégradation de l'économie de Hong Kong, touchée par des manifestations violentes qui duraient depuis des mois.


Les manifestants ont utilisé une lance artisanale pour tirer des briques sur le commissariat de police de Tseung Kwan O à Hong Kong dimanche. Photo: AP

Au cours des deux dernières années, le gouvernement de Hong Kong a pris des mesures efficaces pour développer l'économie, améliorer les moyens de subsistance de la population et fournir une assistance aux personnes âgées. Cette année, compte tenu de la division sociale actuelle, le gouvernement traitera les problèmes plus en profondeur de manière plus audacieuse, a déclaré M. Lam.
Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières à Hong Kong était de 2,9% entre mai et juillet, a annoncé lundi le département du recensement et des statistiques.
Auparavant, le secrétaire aux finances de Hong Kong, Paul Chan Mo-po, avait annoncé un programme d'aide économique de 19,1 milliards de dollars HK (2,4 milliards de dollars), le gouvernement ayant abaissé ses prévisions de croissance pour 2019 entre 0 et 1%.

La Chine a publié dimanche des lignes directrices pour faire de Shenzhen une zone de démonstration pilote du socialisme aux caractéristiques chinoises, selon un mouvement qui, selon les analystes, modernisera la ville.
Lors de la conférence de presse de mardi, M. Lam a promis de renforcer la compétitivité de Hong Kong et de soutenir les petites et moyennes entreprises.
"Hong Kong et Shenzhen entretiennent des relations étroites. Certaines mesures favorables à Shenzhen, en particulier dans le secteur des technologies, joueront un rôle positif dans les relations entre les deux villes" , a déclaré M. Lam.

______________________


Voir La Chine va faire de Shenzhen une zone de démonstration socialiste
A la suite de cette déclaration et pour illustrer une part des problèmes sociaux-économiques et culturels, un article de l'Humanité par Lina Sankari, pas spécialement pro chinoise dans ses éditoriaux.
Ici en fait d'article c'est surtout une interview de Jean-Louis Rocca qui est tout sauf communiste.
Mais il est nécessaire de connaître les contradictions de classe et les reliquats du colonialisme sur la société de Hong Kong, pour comprendre les cause internes d'un mouvement de masse manipulé de toute évidence par l'impérialisme.



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HONG KONG. LE FOSSÉ SE CREUSE ENTRE CHINOIS DES DEUX RIVES

Vendredi, 16 Août, 2019
Lina Sankari
https://www.humanite.fr/hong-kong-le-fosse-se-creuse-entre-chinois-des-deux-rives-675840
[img]https://lh3.googleusercontent.com/uQzLcJomp96aHK5QnJq1xLFIGAC8oDjF0QZ_gmiq4iNjYWDYhSu_zxpyuubwvsCksXF_=s670[/img
]
Selon le sinologue Jean-Louis Rocca, « la crise du logement n’est pas née de la rétrocession, mais de la nature du capitalisme hongkongais». John Warburton-Lee/Photononstop

Les scènes de violence à l’aéroport ont illustré l’incompréhension grandissante entre Chinois du continent et de la région autonome. Au-delà du sentiment national, c’est un rapport différent à l’avenir qui est en cause.

À Hong Kong, les manifestants qui ont occupé l’aéroport jusqu’à mardi soir semblent avoir pris conscience des contradictions inhérentes à leur mouvement et de l’impact désastreux des images de violence contre des Chinois du continent. Plusieurs échanges musclés ont en effet eu lieu entre des voyageurs et des Hongkongais. Mais le paroxysme a été atteint lorsque le journaliste chinois Fu Guohao a été molesté, insulté et ligoté. Ces scènes, reprises à l’envi par les médias officiels, ont poussé certains manifestants à s’excuser sur les réseaux sociaux.

Elles illustrent toutefois le fossé politique et culturel qui s’est peu à peu creusé entre sociétés continentale et hongkongaise. «Ces images posent problème car elles prouvent d’une part que la population du continent désapprouve les revendications et les méthodes des Hongkongais, d’autre part qu’il existe une animosité assez forte entre les deux sociétés» , soulève le sinologue Jean-Louis Rocca, professeur à Sciences-Po. D’autant plus problématique, pour les autorités locales et nationales, que la Région autonome spéciale (RAS) est censée revenir dans le giron chinois à l’horizon 2047. Selon un sondage réalisé en 2018 par l’université de Hong Kong, seuls 38 % des habitants de l’île se disaient fiers d’être chinois. Une proportion qui tombait à 16 % pour les 18-29 ans. Ces chiffres illustrent au mieux l’ambivalence des Hongkongais vis-à-vis de la Chine, au pire, la résistance qui court depuis 2003 contre toute remise en cause du haut degré d’autonomie.

La jeunesse se débat dans une société de plus en plus inégalitaire
Mais, selon Chan Chi Kit, professeur à l’université Hang Seng de Hong Kong, le mal est plus profond. «Les Hongkongais semblent avoir fait de la Chine un “autre” rétrograde et inférieur» . Un sentiment de supériorité en partie hérité de la colonisation britannique, qui classait les peuples en fonction de leur prétendu degré de civilisation. L’incompréhension entre les deux rives vient également du fait que, du point de vue des continentaux, les Hongkongais ont «tous les avantages d’être chinois sans les inconvénients» , selon Jean-Louis Rocca. «Avant la mise en place de restrictions, nombre de Chinoises cherchaient à accoucher de l’autre côté afin que leur enfant bénéficie des soins, de la citoyenneté et du passeport hongkongais, exempté de visa dans 150 pays» , détaille le chercheur. La génération née en Chine après 1949 et la proclamation de la République populaire est «très politisée et dévouée à la nation» , explique Jean-Louis Rocca. «Ils observent néanmoins une certaine distance vis-à-vis de la politique, tiennent à l’ordre et à la sécurité car ils ont traversé des événements comme la Révolution culturelle et Tian’anmen.» Leurs enfants ont ainsi été éduqués dans l’idée que la stabilité était garante du niveau de vie et de son amélioration. Sur le continent, la jeunesse, qui a bénéficié des chiffres de croissance insolents des dernières décennies, a confiance en l’avenir et soutient incontestablement le pouvoir actuel. «Ils rêveraient d’un régime démocratique qui exclue le désordre dont ils ont peur. Une sorte de système à la Napoléon III qui n’est pas vraiment une démocratie, mais permet de défendre ses droits.»

Alors que, sur le continent, 20 ans semble l’âge des possibles, les jeunes Hongkongais voient au contraire les perspectives se réduire. Extrêmement préoccupée par son avenir, la jeune génération se débat dans une société de plus en plus inégalitaire. «Les jeunes Hongkongais focalisent beaucoup sur les questions politiques et ont tendance à lier tous leurs problèmes à Pékin. Or, l’exploitation et la crise du logement ne sont pas nées de la rétrocession, mais bien de la nature du capitalisme hongkongais» , note encore Jean-Louis Rocca. La jeunesse voit par ailleurs la Chine continentale, qu’elle dépréciait tant, multiplier les réussites. Les universités hongkongaises, auparavant si cotées par les étudiants asiatiques, sont délaissées au profit des établissements de Shanghai. Sur le plan des affaires, Hong Kong subit en outre la concurrence de Singapour. Pour Jean-Louis Rocca, «cela nourrit le sentiment d’échec et de dépréciation» , le ressentiment vis-à-vis du continent et l’incompréhension des Chinois de l’autre rive.


Edité le 20-08-2019 à 16:59:57 par Xuan




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L'ingérence américaine à Hong Kong est vouée à l'échec

Par Tian Feilong Source: Global Times Publié le 2019/8/20 21:11:45

http://www.globaltimes.cn/content/1162094.shtml

Les manifestations illégales en cours à Hong Kong ont remis en cause le principe du "un pays, deux systèmes", portant atteinte à l'état de droit de la ville, à l'environnement des entreprises, au statut de centre financier international et aux liens de la ville avec le continent.
Cependant, certaines personnes tentent d'intensifier les pressions pour forcer la police de Hong Kong à renoncer à la protection de l'état de droit et des Hongkongais.
Par exemple, la présidente de la Chambre des États-Unis, Nancy Pelosi, et le sénateur républicain, Marco Rubio, ont constamment exprimé leur soutien aux manifestants de Hong Kong, tentant de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Le 10 juin, le département d'État américain a même menacé de révoquer le statut de territoire douanier distinct de Hong Kong. C'est cette ingérence qui est la source du chaos à Hong Kong.

Les politiciens américains ont suspecté la légitimité des actions de la police de Hong Kong. Comme toujours, ils ont appliqué deux poids deux mesures. Comparée aux forces de police de New York et de Londres lors des mouvements Occupy Wall Street et Occupy London en 2011, la police de Hong Kong a eu recours à une force minimale. Leur réponse a été guidée par la loi et visait à protéger la population.
La violence des manifestants ne peut être justifiée par des motifs légaux. Les politiciens américains ont parlé à travers leurs chapeaux pour respecter leur ordre du jour et ignorent complètement la loi. Ils évitent de discuter de la force utilisée par la police américaine lors de manifestations précédentes et ne connaissent rien de la loi fondamentale et de l'ordonnance sur l'ordre public de Hong Kong.

Cette ingérence n’a pas été limitée à la rhétorique. Les États-Unis ont tenté de déclencher une révolution de la couleur à Hong Kong. L'interférence est systématique.

> Premièrement, les États-Unis ont essayé de remplacer le droit international par leurs lois nationales, telles que le Hong Kong Policy Act qu’ils ont promulgué en 1992, dans le but d’interférer avec Hong Kong.

> Deuxièmement, les États-Unis ont exporté leurs valeurs et leur idéologie vers la ville, infiltrant l'enseignement général, le système des médias, les réseaux d'élite et l'esprit des jeunes de Hong Kong.

> Troisièmement, les États-Unis ont formé et aidé des membres clés du mouvement social de Hong Kong.

> Quatrièmement, les États-Unis ont interagi avec des militants en faveur de l'indépendance de Hong Kong, de Taiwan, du Tibet et du Xinjiang.l'indépendance pour former un front anti-Chine.

> Cinquièmement, les États-Unis ont attaqué l'autorité et la popularité du gouvernement de la région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, afin de favoriser le populisme et de paralyser l'état de droit de Hong Kong.

L'ingérence continue des États-Unis a porté préjudice à la société de Hong Kong et à l'état mental des jeunes.

Beaucoup de jeunes n'ont pas une compréhension claire de la politique et du droit de Hong Kong et ont tendance à mal interpréter les problèmes sociaux et leur propre situation. Un tel phénomène est enraciné dans la manière dont les États-Unis trompent les autres sur l'idée de démocratie.

Les États-Unis ont abusé de leur pouvoir démocratique discret et de leur influence mondiale tout en créant des troubles dans de nombreux pays et régions. Aujourd'hui, il essaie de bousiller Hong Kong, de promouvoir une révolution de la couleur et de saboter les intérêts de la souveraineté et du développement de la Chine.

Cependant, une telle ingérence politique est vouée à l’échec. Une révolution de couleur ne peut jamais réussir à Hong Kong. La ville n'est qu'une région administrative spéciale de la Chine. Il n'a aucune souveraineté ni aucune condition d'être indépendant. La Chine a maintenu sa souveraineté en vertu du principe "un pays, deux systèmes". Le chaos récent pourrait peser sur le développement national et le rajeunissement de la Chine, mais cela ne mettra jamais fin au principe "un pays, deux systèmes".

L'auteur est professeur associé à l'Université Beihang de Beijing et membre de l'Association chinoise des études de Hong Kong et de Macao basée à Beijing. opinion@globaltimes.com.cn

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