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 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

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Xuan
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   Posté le 15-07-2015 à 11:59:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Reuters publie un article repris sur le site Les crises.Cette nouvelle n'est pas vraiment une surprise après la déclaration de Tsipras "nous avons gagné le référendum, moi je signe un accord auquel je ne crois pas".

Reste une question subsidiaire : que justifie le pseudo "recouvrement" de cette dette abyssale, à part mettre au pas Syriza et imposer un statut néo colonial à la Grèce ?

Hollande se vante d'avoir fait taire l’utilitarisme allemand et obligé Tsipras à trahir le vote de ses compatriotes, mais le costume est un peu trop grand pour lui.
Hollande est l'homme de paille de l'hégémonisme US, qui ne peut pas accepter le renforcement des liens économiques entre la Grèce et la Russie et pour lequel la route de la soie est une épine dans le pied.




Exclusif : la Grèce a besoin de l'allègement des dettes bien au-delà des plans de l’Union Européenne – le rapport de Secret du FMI


Reuters 14/07/2015

La Grèce aura besoin d’un allégement des dettes beaucoup plus important que ce que les partenaires de la zone Euro se sont préparés à envisager jusqu’à présent, en raison de la dévastation de son économie et de ses banques durant les deux dernières semaines, celons une étude confidentielle menée par le Fonds monétaire international vue par des personnes de Reuters.

L’analyse de la soutenabilité de la dette mise à jour (DSA) a été envoyée aux gouvernements de la zone Euro tard lundi, des heures après qu’Athènes et ses 18 partenaires aient trouvés un accord de principe pour ouvrir des négociations sur un troisième programme de sauvetage, en hausse de 86 milliards d’euros en échange des mesures de rigueur plus dures et des réformes structurelles.

“La détérioration dramatique de la soutenabilité de la dette montre le besoin de l’allégement de celle-ci dans uen ampleur qui va bien au-delà de ce qui a été pris en considération jusqu’à présent – et qui a été proposé par le MES” , d’après le FMI se référant au mécanisme européen de stabilité.

Les pays européens devraient accorder un délai de grâce de 30 ans à la Grèce pour sa dette européenne, y compris sur les nouveaux prêts, et une spectaculaire extension de maturité, ou alors faire des transferts fiscaux annuels conséquents au budget grec, ou encore accepter “des coupes profondément franches” sur leurs prêts à Athènes, selon le rapport.

Il a été répandu par le Ministre Des Finances Allemand Wolfgang Schäuble que quelques membres du gouvernement de Berlin ont pensé que la Grèce aurait fait mieux de prendre “la sortie temporaire” de la zone Euro, plutôt que recevoir un autre sauvetage géant.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde, a assisté aux pourparlers de week-end entre les ministres des Finances de la zone Euro et les leaders gouvernementaux qui ont convenu d’une feuille de route pour un nouveau sauvetage. Une source de l’Union Européenne a dit que l’on a donné les nouveaux chiffres de soutenabilité des dettes aux différents ministres des Finances de la zone Euro, ils en ont pris connaissance samedi, avant qu’ils aient conclu lundi l’accord avec Athènes.

L’étude du FMI indique que la fermeture des banques grecques et l’imposition de contrôles des capitaux le 29 juin “imposait un lourd tribu sur le système bancaire et l’économie, menant à une détérioration encore plus significative de la soutenabilité de la dette, par rapport à ce qui a été projeté dans le DSA récemment publié” .

Les membres européens du comité de direction du FMI ont essayé en vain d’arrêter la publication de cette étude précédente du 2 juillet, juste trois jours avant le référendum grec qui a rejeté les termes du sauvetage précédent, d’après des sources proche des discussions qui l’ont dit à Reuters.

Le Premier Ministre grec Alexis Tsipras et son ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, ont saisi l’étude du FMI comme le faire valoir de leur argument sur le sauvetage proposé, qui était juste d’exiger de l’allégement des dettes.

La dernière étude de FMI dit que la dette grecque atteindrait maintenant un niveau maximal de près de 200% du PIB dans les deux prochaines années, comparée la précédente prévision à hauteur de 177%.

Même d’ici à 2022, la dette s’élèverait toujours à 170% du produit intérieur brut, comparé à une évaluation de 142% publié juste il y a deux semaines.

Des besoins de financement bruts s’élèveraient au-dessus du seuil de 15% de PIB, considéré comme le coffre-fort et continueraient à monter à long terme, d’après l’étude du FMI mise à jour.

De plus, les dernières projections “restent soumises au risque de sous évaluation considérable” signifiant que les pays de la zone Euro devraient probablement fournir des financement encore plus exceptionnels.

Dans la langue technocratique laconique et bureaucratie du FMI, le rapport a noté que peu de pays n’avaient jamais réussi à supporter pendant plusieurs décennies l’excédent budgétaire principal de 3,5% du PIB demandé pour la Grèce. Bien qu’Athènes soit entrée dans un petit excédent primaire l’année dernière, le gouvernement a échoué à résister à la pression politique d’atténuer l’objectif, il est noté dans le rapport.

L’étude du FMI semble aussi défier la supposition faite par quelques officiels européens que la Grèce pourra respecter certains de ses besoins de financement sur les marchés en 2018.

“Emprunter à tout autre taux que AAA provoquera à court terme une dette dynamiquement non soutenable pendant plusieurs décennies supplémentaires” dit-il.

Source : Reuters, 14/07/2015 – Traduction Dizalch pour le site www.les-crises.fr

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   Posté le 16-07-2015 à 07:23:57   Voir le profil de Finimore (Online dans la catégorie Infos des orgas)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

« Les capitulations

Ainsi, tout rentre dans l'ordre. La « logique économique » reprend ses droits. Telle une force immanente et aveugle, elle se chargerait de ramener dans le droit chemin les peuples, et leurs gouvernements, un instant tentés d'emprunter des routes de traverse. Car, finalement, quoi de plus classique que les mesures de « rigueur » — l’« austérité », c'est pour la droite — qui nous sont imposées aujourd'hui. (…) il n'y aurait donc d'autre choix que de consentir à une baisse généralisée du pouvoir d'achat et à une reprise de la croissance du chômage ? C'est en tout cas à cette conclusion que s'est rallié le gouvernement.
On nous dit que ce plan est temporaire, qu'il ne s'agit en quelque sorte que d'une parenthèse destinée à stabiliser la situation en vue d'un nouveau bond en avant. Comment le croire ? En faisant allégeance à un ordre dont les règles sont fixées ailleurs, le gouvernement de gauche se condamne à l'alignement permanent sur les fluctuations d'une économie mondiale, engagée dans une crise structurelle dont personne ne prédit plus la fin - tant elle est inhérente au stade de développement atteint par le capitalisme.
» (extraits de l’éditorial « Les capitulations » de « Résister Revue de débat syndical » n°11 de…. Mai 1983 !!!)

Hé oui ces passages datent de mai 1983 et déjà à l’époque : capitulation, soumission, trahison, austérité, rigueur et réalisme économique était le discours (et la pratique) dominant à gauche.
Il est temps d’en finir avec cette vieille mystification selon laquelle on aurait une ‘‘droite’’ représentant le capitalisme et une ‘‘gauche’’ opposée au capitalisme, cette farce opportuniste sous la forme de la « gauche de la gauche », « gauche radicale » etc… vole en éclat aujourd’hui avec ce qui s’est passé en Grèce avec le soutien à Siryza (rassemblement de forces social-démocrates et réformistes).
Tsipras n’a pas trahi, car dés son élection il s’est mis lui-même la muselière en acceptant les règles du carcan de l’Union européenne et la « renégociation de la dette). Mitterrand en 1981 avait fait de même dans les conditions de l’époque (acceptation des règles économiques du capitalisme, des institutions de la Ve République, plan de rigueur-austérité…).
L’épisode Grec montre très clairement que les courants « gauche de la gauche » en France et en Grèce ont constamment développés les pires illusions sur la construction européenne.
En France, c’est plus de 20 ans d’escroquerie politique du courant « pour une autre Europe », « une autre Europe est possible », le refus des positions anticapitalistes qui implique le rejet de toute illusion sur " l'Europe sociale ", véritable tarte à la crème réformiste.
L’union des peuples et des prolétariats européens ne se fera clairement qu’en s’opposant à l’Union européenne (carcan contre les peuples et instrument du capital financier).
Oui il y avait des divergences, principalement entres l’impérialisme allemand et l’impérialisme français, mais c’est ce dernier (avec le sieur Hollande) qui a été déterminant dans la façon d’embobiner, de rouler dans la farine Alexis Tsipras pour mieux imposer les conditions de l’UE au peuple Grec.
Finalement dans cette situation, c’est le KKE –Parti Communiste Grec- qui est resté constant dans ses justes analyses et positions. En choisissant l’UE contre le chaos, Tsipras aura l’UE et le chaos. Le peuple grec comme le peuple français ne fera pas l’économie d’une révolution, n’en déplaise aux réformistes de tous poils.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 22-07-2015 à 22:44:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

« Un se divise en deux »



Le JDD publiait dimanche une lettre de Hollande à la gloire de Delors, sous le titre :
"Pour UN gouvernement de la zone euro avec UN budget et UN Parlement" (je souligne UN ).

L’hommage à Delors n’est pas fortuit, à part son anniversaire qui n’est qu’un prétexte, nous avions noté que c’est précisément Delors qui le 4 juillet rappelait la position stratégique de la Grèce dans une tribune publiée dans Le Monde et co-signée par Pascal Lamy et Antonio Vitorino « Jacques Delors appelle à poursuivre l’odyssée avec Athènes » . [article reproduit à la suite]

Challenges rapportait que pour les trois dirigeants de l'Institut Jacques Delors, "ne considérer la crise grecque que sous l'angle des conséquences économiques et financières d'une sortie de la Grèce de l'union monétaire serait une erreur" . Pour eux, il conviendrait de ne pas considérer la Grèce avec "les seules lunettes" du Fonds monétaire international mais aussi avec celles de l'Organisation des nations unies.
En d’autres termes, entre l’intérêt étroit des capitalistes allemands et l’intérêt supérieur de l’hégémonisme US il faut choisir, quitte à écraser le peuple grec en pure perte et faire une croix sur quelques milliards. On ne peut pas être plus clair.

Mais dans la lettre du JDD ce n’est pas le règlement de la crise grecque qui intéresse Hollande, ce sont les conséquences qu’il faut en tirer.
Chacun a pu constater que la démocratie a été bafouée et avec elle la nation grecque et ses institutions. L’Europe est ainsi apparue sous son vrai visage : une dictature des monopoles capitalistes et financiers, et tout particulièrement ceux franco-allemands. Une machine d’oppression des peuples par les capitalistes, et d’oppression de certaines nations par d’autres.

De façon informelle la domination franco-allemande avait marqué la crise des dettes souveraines en 2011 avec l’abandon du référendum et l’expulsion de Papandréou. Plus sournoisement par un coup d’état bancaire franco-français en Italie et l’éjection de Berlusconi quatre jours plus tard.
Le projet annoncé par Hollande formalise et institutionnalise ce despotisme.

L’Union Européenne est une dictature


On relèvera en particulier :
« L'Europe a laissé ses institutions s'affaiblir et les 28 gouvernements peinent à s'accorder pour aller de l'avant. Les Parlements restent trop loin des décisions. Et les peuples se détournent à force d'être contournés. »
« Ce qui nous menace, ce n'est pas l'excès d'Europe mais son insuffisance. Car face à la globalisation et aux puissances émergentes, comme devant les risques liés aux instabilités à nos frontières, aux coups de force, aux guerres, au terrorisme, … être capable d'être une puissance au service de l'équilibre du monde. »
« La qualité de la relation franco-allemande y a été pour beaucoup. L'esprit européen a prévalu. Mais nous ne pouvons en rester là . J'ai proposé de reprendre l'idée de Jacques Delors du gouvernement de la zone euro et d'y ajouter un budget spécifique ainsi qu' un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique. »


On croyait qu’existaient des institutions européennes et un parlement élu démocratiquement…mais non.
Hollande reprend l’idée précédemment avancée lors de l’interview télévisée du 14-Juillet, sur un scénario de Jacques Delors, une première et une deuxième version de Sarkozy en 2008 et 2011, et un document commun Hollande / Merkel en mai 2015.
Le serpent de mer du « gouvernement de la zone euro » refait surface juste après la crise grecque.

« Partager une monnaie, c'est bien plus que vouloir une convergence. C'est un choix que 19 pays ont fait parce que c'était leur intérêt. Nul gouvernement d'ailleurs depuis quinze ans n'a pris la responsabilité d'en sortir. Ce choix appelle une organisation renforcée et avec les pays qui en décideront, une avant-garde


Selon Manuel Valls cette "avant-garde" assurant le contrôle démocratique (ben tiens !) serait constituée des six pays fondateurs France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg.
Compte tenu de la mise hors jeu de l’Italie lors de la guerre en Libye, du poids mineur des Pays Bas et de la Belgique *, le cercle du contrôle démocratique se resserre davantage pour se réduire au duo franco-allemand.
[*PIB 2014 en Mds $ : Allemagne 3853 - France 2829 – Italie 2144 – Pays-Bas 870 – Belgique 533 – Luxembourg 60]
Ainsi est escamoté le décorum des institutions européennes, de leur représentation « démocratique » affichée et dont le lobbying des monopoles s’est trop embarrassé, pour faire place à la dictature sans fard des banquiers franco-allemands.

Deux catégories de nations


Cette organisation renforcée grave dans le marbre la division entre nations dominatrice et asservies, celles qui n’ont plus voix au chapitre et qui doivent s’en remettre officiellement aux décisions de « l’avant-garde ».
Les 28 états membres de l’Union Européenne ou les 19 de la zone euro se divisent alors en deux catégories. Démocratie à la mode de la Grèce antique, celle dont Delors rappelle opportunément l’Odyssée : démocratie pour les citoyens propriétaires des terres, dictature pour les hilotes serfs des premiers.
C’est notre devoir de communistes de dénoncer ces rapports de nature coloniale, et la propagande bourgeoise rejetant la cause de l’exploitation et de l’oppression sur d’autres pays, sur la « dictature de Bruxelles », les « technocrates européens » et autres fadaise xénophobes, comme les campagnes germanophobes visant à blanchir le CAC 40, et dont les dirigeants révisionnistes et Mélenchon se font l’écho. Notre principal ennemi est l’impérialisme français.

L’Europe sociale à la trappe


D’emblée s’envole aussi sans rémission le rêve illusoire d’une Europe sociale, où les appétits capitalistes seraient adoucis par la voie de l’expression électorale « démocratique ». Un rêve d’ailleurs nullement partagé par les peuples européens qui rejettent massivement cette mascarade.
De ce point de vue, ceux qui regrettent le manque de conscience politique des électeurs qui s’abstiennent systématiquement, ne sont pas à l’avant-garde de la conscience populaire. Au contraire en dissimulant la farce des élections européennes ils sont un boulet pour les masses et laissent un boulevard à la propagande populiste rouge-brun et fasciste.
En appelant ouvertement au rejet de cette tartufferie les communistes iraient au-devant du légitime sentiment populaire et pourraient faire progresser la conscience des masses sur la nature réactionnaire et dictatoriale de l’UE.
Entre les gouvernements bourgeois et les peuples, un se divise en deux.

Le partage du gâteau


Après que les journalistes et les politiciens bourgeois aient éreinté l’intransigeance de Merkel pendant des semaines, Hollande salue « La qualité de la relation franco-allemande » .
Si cette relation présente bien une qualité particulière c’est sa nature contradictoire. Le grexit a cristallisé des intérêts divergents tant dans le domaine des chasses gardées respectives que du rapport à l’hégémonisme US. Le développement capitaliste inégal pousse le CAC 40 et ses représentants à jouer des coudes pour s’assurer la domination de l’Europe du sud et la protection bienveillante des USA, tandis que l’Allemagne a déjà constitué son vivier de main d’œuvre en Europe Centrale et développé des relations commerciales vers l’est y compris vers les BRICS.
Dans son inimitable style de faux derche, Hollande remercie ici l’Allemagne d’avoir cédé, moyennant quelques tours de vis supplémentaires en Grèce.
C’est la rivalité franco-allemande qui domine ces relations avec en jeu le partage du gâteau.
Nous devrions prêter attention au développement de cette contradiction en ne perdant pas de vue la nature impérialiste de notre pays, et en luttant pour l’unité des peuples d’Europe contre les monopoles franco-allemands.

Deux classes


L’oppression du capital européen s’abat en priorité sur la classe ouvrière. La course au profit maximum dans ce cadre concurrentiel vise avant tout l’accroissement de la productivité, la baisse des salaires, la précarisation et la destruction des réglementations du travail. Lors des restructurations, des « plans sociaux » et des concentrations d’entreprises, même dans le cas de départs volontaires, et y compris si les départs sont partagés entre ouvriers, techniciens et cadres, ce sont principalement les postes de fabrication qui sont supprimés.

Mais des catégories intermédiaires sont aussi touchées par la paupérisation voire la prolétarisation.
Le déni de démocratie soulève la colère d’indignés . Les paysans sont écrasés par l’industrie agroalimentaire et la grande distribution, les professions libérales sont poussées vers la salarisation, etc.
Il en résulte des réactions parfois violentes contre la dictature capitaliste et contre l’Europe des monopoles. Des théoriciens petit-bourgeois rêvent d’un « retour » à une France idéale citoyenne, républicaine, démocratique, restaurant précisément les idéaux bourgeois qui ont accompagné le capitalisme de son essor à sa déliquescence.
Ces idéologues comme Etienne Chouard ou Eric Fiorile promoteur du mouvement du 14 juillet, rejettent la révolution prolétarienne et le socialisme, penchent souvent vers les courants souverainistes et rouge-brun et entrainent de jeunes étudiants naïfs ou des réactionnaires notoires.
La petite-bourgeoisie et les catégories intermédiaires ne vivent pas l’exploitation capitaliste à travers l’extorsion de la plus value, l’exploitation n’est pas la cause de leur indignation et leurs programmes « citoyens » s’en ressentent.
A l’inverse d’autres croient sauver leur peau en s’accrochant au manche et à la défense d’une laïcité et d’une liberté d’expression improbables, jetant l’anathème sur les quartiers les plus pauvres et méprisant le prolétariat source du totalitarisme et de tous les « populismes ».

Dans la société capitaliste la contradiction fondamentale oppose la classe ouvrière et le capital. Les « catégories intermédiaires » penchent d’un côté ou de l’autre mais ne sont pas en mesure de marcher en tête de la révolution prolétarienne et du socialisme.
La composition sociale du parti communiste, sa nature de classe est liée à son objectif révolutionnaire.

Il nous faut revenir sur la place de la classe ouvrière dans le parti communiste, en particulier sur sa fraction la plus exploitée dans les entreprises sous-traitantes, et sur son rôle idéologique dirigeant à l’égard des autres catégories opprimées.


Edité le 28-07-2015 à 23:32:29 par Xuan




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   Posté le 22-07-2015 à 22:48:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

l'appel de Delors, Lamy et Vitorino à défendre l'OTAN :


Jacques Delors appelle à poursuivre l’odyssée avec Athènes



LE MONDE - 04.07.2015

Par Jacques Delors, Pascal Lamy et Antonio Vitorino (respectivement président fondateur, président d’honneur et président de l’Institut Jacques-Delors).


Les négociations entre la Grèce et l’Union européenne (UE) ont généré depuis des semestres tensions et défiance qui ont atteint un niveau critique depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza et à l’approche du référendum du 5 juillet. Ces négociations et ce référendum donnent lieu à des positionnements et à des jeux tactiques compréhensibles si l’on se place dans la logique des acteurs concernés, mais qu’il leur est désormais essentiel de dépasser pour se hisser à la hauteur des enjeux, aussi bien pour la Grèce que pour l’Europe. Chaussons les bonnes lunettes pour dresser le bon diagnostic.

La Grèce est dans une situation dramatique, qui s’aggravera plus encore si elle était conduite à faire durablement défaut sur sa dette, voire à quitter la zone euro.

A cet égard, sortir de la crise actuelle suppose qu’un changement de regard intervienne en Grèce : il requiert l’expression d’une volonté claire de rompre avec la Grèce des quarante dernières années, tout comme celle de résister à la tentation d’imputer l’essentiel des problèmes d’Athènes à des causes extérieures. Il requiert aussi que le gouvernement grec veuille bien considérer que la légitimité démocratique dont il est porteur ne saurait par nature s’imposer à celles qu’incarnent pareillement ses homologues européens. C’est à cette double condition que les autorités grecques seront davantage en capacité de prendre des engagements crédibles et suivis d’effets, selon un programme établi avec leurs partenaires. Nous comprenons l’impatience et les préoccupations de ces derniers, qui veulent rompre avec l’impression de déverser leur aide dans un tonneau des Danaïdes sans fond ni forme.

Pas seulement un drame national

Le drame grec n’est pas et ne sera pas seulement national : il a et il aura des effets sur l’ensemble de l’Europe, dont la Grèce fait partie intégrante par son histoire et sa géographie.
Il ne s’agit donc pas de s’en tenir à mesurer les conséquences économiques et financières plus ou moins limitées d’une sortie d’Athènes de l’union monétaire : il s’agit d’appréhender l’évolution de la Grèce dans une perspective géopolitique, comme un problème européen, et qui le demeurera. Ce n’est pas seulement avec des microscopes du Fonds monétaire international (FMI) qu’il faut regarder la Grèce, mais avec des jumelles onusiennes, c’est-à-dire comme un Etat appartenant à des Balkans dont l’instabilité n’a guère besoin d’être encouragée, en ces temps de guerre en Ukraine et en Syrie et de défi terroriste – sans oublier la crise migratoire.

Si l’on souhaite à tout prix s’en tenir à une vision financière, il est indispensable de souligner que la crise de liquidité actuelle de la Grèce est la conséquence d’une crise de solvabilité qui n’est elle-même que le symptôme de maux autrement plus profonds : ceux liés aux faiblesses d’une économie et d’un Etat qu’il s’agit de reconstruire sur la base de profondes réformes administratives, judiciaires, éducatives, fiscales, etc.

Faire honneur à la coopération et la solidarité

Il appartient à l’UE de prendre toute sa part dans cette reconstruction, en proposant à la Grèce un plan d’ensemble en trois volets. D’abord, une aide financière raisonnable pour permettre à la Grèce de restaurer sa solvabilité à court terme. Ensuite, une mobilisation des instruments de l’UE pour réanimer l’économie héllène et donc son retour à la croissance, qui allégera de lui-même le ratio dette/PIB de ce pays. Enfin, en mettant à l’ordre du jour sans tarder l’examen du poids de la dette grecque et des dettes des autres « pays sous-programme » dans un cadre européen, dès lors que les engagements de réformes pris sont tenus. Seul un tel plan global semble de nature à ouvrir des perspectives d’espoir et de mobilisation pour le peuple grec et ses autorités, et donc à les engager dans l’effort de reconstruction dont ce pays a besoin, et dont l’UE bénéficiera.
C’est parce que
Ulysse avait l’espoir de retrouver Ithaque et Pénélope qu’il a eu le courage et l’énergie d’endurer dix ans d’épreuves, après celles de la guerre de Troie. C’est aussi parce que Grecs et Européens pourront regarder ensemble vers un avenir nécessairement commun et pressenti meilleur qu’ils trouveront les voies d’un compromis faisant honneur aux principes de coopération et de solidarité qui fondent la construction européenne.

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   Posté le 24-07-2015 à 17:26:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site Communistes

La leçon de la crise grecque : un gouvernement de la zone Euro
pour renforcer la domination du capital


L’accord sur la Grèce suscite de nombreux commentaires et prises de position des forces politiques en France et en Europe. Il apparaît clairement à la lecture de ces commentaires que la crise est loin d'être terminée et qu'elle amène les forces du capital à rechercher des solutions plus stables leurs permettant de renforcer leur domination en Europe.

Ainsi, la présidente de l'association patronale européenne « Business Europe », par ailleurs présidente du monopole pétrolier ENI, si elle se réjouit de l'accord obtenu elle réclame aussi de nouvelles réformes touchant aux retraites, aux salaires aux droits sociaux et au marché du travail. Elle place ces exigences dans le cadre plus général d'une baisse du « coût du travail » et d'une plus grande capacité pour le patronat de décider de l'utilisation des travailleurs.
C'est ce qu'ils appellent la flexibilité renforcée.

Ces mesures ne s'adressent pas qu'aux seuls Grecs mais à tous les travailleurs en Europe. C'est d'ailleurs cette politique que mènent tous les gouvernements du capital dans tous les pays d'Europe. Au delà, la représentante des monopoles en Europe exige plus de droits à diriger directement la politique économique, monétaire et financière.
Ainsi, soutient-elle l'idée d'une zone Euro resserrée dirigée par un gouvernement non élu, En clair c'est une intégration encore plus poussée sous la houlette des intérêts du grand capital.
C'est cette même idée que Hollande développe dans une interview au JDD de dimanche 19 juillet. " Il faut tirer les leçons [de la crise grecque] et aller beaucoup plus loin (...) il faut plus d'Europe" et il propose un gouvernement de la zone Euro. Cette idée n'est pas neuve, elle était déjà formulée en particulier par Piketty dans son livre : « Le capital au XXIe siècle ».

Ce gouvernement de la zone Euro avait été aussi soutenu par Sarkozy en 2008 au moment du déclenchement de la crise. Si les Républicains critiquent Hollande, ce n'est pas sur le fond mais sur l'idée qu'il faudrait un accord plus profond entre les deux états capitalistes : la France et l'Allemagne. Le parti socialiste qui se réjouit de l'accord avec la Grèce dans lequel il voit la main éclairée de Hollande est évidemment sur une position similaire : il faut plus d'Europe et donc aller vers une fédération avec une intégration plus poussée du marché du travail et des politiques économiques et sociales.

Au delà du caractère général de cette affirmation pointe évidemment l'idée que le capital doit avoir les mains libres pour mieux mener sa politique de rétablissement des taux de profit. De ce point de vue la référence à Delors chantre de l'Europe fédérale est assez forte pour souligner l'objectif que se fixe les forces du capital en France et en Europe.

Du côté du Front de gauche, les déclarations de Laurent et Mélenchon essaient de nous faire croire que le gouvernement grec dirigé par Tsipras a sauvé l'essentiel à savoir le maintien de la Grèce dans la zone Euro. Plus loin, leur position sur une Europe sociale et démocratique rejoint de fait celle d'une construction fédéraliste.

De son côté le FN, s'il affirme que l'Euro est un échec et qu'il faut en sortir se garde bien du moindre commentaire sur le caractère capitaliste de la construction européenne. Ce parti est contre un gouvernement de la zone Euro parce que cela coûterait cher aux contribuables mais ne dit pas un mot sur le sens de cette proposition. Parti du capital, il est en place pour absorber le mécontentement et le dévoyer au profit de ses sponsors capitalistes.

On le voit, pour combattre les politiques d'austérité, il ne suffit pas de dire que l'on est contre. Il faut en premier lieu analyser les causes de la crise et de la nature impérialiste de la construction européenne. Ainsi, les outils nationaux et supranationaux que développe le capital deviennent plus clairs.

Le Parti Révolutionnaire Communistes en mettant en exergue la lutte contre le capitalisme jusqu'à l'abattre et en affirmant l'objectif de la construction d'une société socialiste met-il clairement en perspective la lutte contre les instances supranationales de la domination impérialiste.

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   Posté le 25-07-2015 à 15:58:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un se divise en deux...
La fracture au sein de l'Europe entre USA et BRICS traverse aussi la bourgeoisie française. Voir "la droite française est prorusse".

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   Posté le 25-07-2015 à 20:35:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nouvelle visite de parlementaires français en Crimée


Confirmation de la division de la bourgeoisie française par rapport à la confrontation BRICS/ USA, et réactions ulcérées du PS à cette visite qui "viole le droit international" .
On apprend encore que le "droit international" prévaut sur un référendum, mais l'air commence à être connu, il s'agit en fait du "droit international" des pays impérialistes :


sur Le Point :

La présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Élisabeth Guigou (PS) a qualifié samedi d' "équipée ridicule" le voyage en Crimée de dix parlementaires français, principalement issus du groupe Les Républicains.

"Je trouve cette équipée ridicule" , a estimé Mme Guigou sur iTélé. "Ils prétendent qu'ils y vont à titre personnel (...) Évidemment qu'ils sont reçus là-bas par le régime russe et en Crimée par les autorités de fait en tant que parlementaires français." "C'est une sorte d'équipée sauvage qui viole le droit international" , a-t-elle ajouté.

Vendredi, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avait déjà estimé que c'était "une honte que ces dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes" . Bruno Le Roux figure parmi 89 personnalités européennes auxquelles la Russie a décidé d'interdire l'accès à son territoire en riposte aux sanctions européennes.

Choc jusqu'au gouvernement

Cette mesure avait entraîné l'annulation d'une visite de députés français prévue le 18 juin à Moscou par le président de l'Assemblée, Claude Bartolone.
De son côté, le groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale "ne soutient pas" cette initiative, "mais juge très important de garder des relations équilibrées avec la Russie" .
La petite dizaine de parlementaires participant à ce voyage très médiatisé en Russie s'est entretenue jeudi avec le président de la Douma (chambre basse), Sergueï Narychkine.
Parmi eux, Jacques Myard, Claude Goasguen ou encore Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui a défendu jeudi l'annexion de la Crimée.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s'était dit "choqué" par le déplacement de ces parlementaires pro-russes en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie, en " violation du droit international ".


Sputnik apporte cette précision utile :

Les députés ayant visité la Crimée seront interdits d'entrée en Ukraine

25.07.2015

Les parlementaires français qui ont visité la Crimée seront interdits d'entrée en Ukraine, a annoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères demandera prochainement au Service de sécurité (SBU) d'interdire l'entrée du pays aux dix députés de l'Assemblée nationale et du Sénat français qui ont effectué cette semaine une visite de deux jours en Crimée, a déclaré samedi le chef de la diplomatie ukrainienne Pavel Klimkine.

Interrogé par le quotidien Evropeïskaïa Pravda sur la question de savoir si le ministère des Affaires étrangères demandera d'interdire l'entrée de l'Ukraine aux parlementaires français, M. Klimkine a répondu par l'affirmative.

"Oui, bien sûr. La tolérance est une chose importante et une valeur européenne, mais j'estime que ceux qui violent les lois ukrainiennes n'ont rien à faire dans notre pays" , a martelé le ministre.

Selon le quotidien, une demande ad hoc sera soumise au Service de sécurité avant la fin de la journée de samedi.

Cette semaine, une délégation de 10 parlementaires français a visité la Crimée — Yalta, Simferopol et Sébastopol — où elle a rencontré les représentants des autorités locales. Kiev a qualifié ce voyage de " marque d'irrespect envers la souveraineté nationale de l'Ukraine " et de " violation délibérée de la législation ukrainienne ". Le ministère français des Affaires étrangères a pour sa part indiqué que cette visite constituait une " violation du droit international ".


Sur le même site :


La réunification de la Crimée avec la Russie a sauvé la péninsule de la guerre, estiment les parlementaires français qui ont effectué cette semaine une visite de deux jours en Crimée.

Un membre de la délégation de parlementaires français qui a visité la Crimée, Claude Goasguen, estime que les habitants de la péninsule avaient parfaitement le droit de tenir un référendum.
Selon lui, ce référendum a sauvé la région de la guerre.
"J'ai eu le sentiment que les habitants de la Crimée étaient soulagés de ne pas connaître la guerre" , a déclaré M. Goasguen lors d'une conférence de presse à Moscou. " Est-ce que ce soulagement doit être critiqué? Je ne crois pas ", a ajouté le parlementaire cité par l'AFP.

Le sénateur Yves Pozzo di Borgo a pour sa part souhaité que "l'ensemble des parlements européens puissent envoyer des missions en Crimée pour voir en fait que la situation n'est pas celle que les médias européens reproduisent" .
La Crimée a adhéré à la Russie suite au référendum qui s'est déroulé en mars 2014. La majorité écrasante des habitants de la péninsule a jugé illégal le coup d'Etat opéré en février 2014 à Kiev et a voté pour le rattachement à la Russie. Moscou souligne que la tenue du référendum était conforme aux normes du droit international et à la Charte de l'Onu.

Un autre député ayant visité la Crimée, Thierry Mariani, estime pour sa part que dans sa politique extérieure, Paris obéit aux ordres de Washington.
Selon M. Mariani, le gouvernement français est complétement impliqué dans un jeu où il évolue dans le sillage de Washington.

Cet avis est partagé par Claude Goasguen persuadé que les Etats-Unis poursuivent leurs propres objectifs en imposant des sanctions antirusses à l'Europe.

Evoquant le conflit dans le Donbass, le sénateur Pozzo di Borgo a déclaré que les hostilités pourraient prendre fin d'ici janvier prochain. Selon lui, un armistice contribuerait à normaliser les relations entre l'Union européenne et la Russie.



Edité le 25-07-2015 à 20:56:40 par Xuan




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Le Quotidien du Peuple relève cette contradiction :

France : polémique autour de la visite de parlementaires français en Crimée



( Source: Xinhua )
27.07.2015 08h34

La visite d'une dizaine de parlementaires français, députés et sénateurs de droite et de gauche, en Crimée du 22 au 25 juillet fait polémique en France.
La controverse porte sur l'opportunité de cette visite alors que la Crimée est considérée par l'Union européenne (UE) et la France comme territoire annexé en 2014 par la Russie, à l'issue d'un referendum jugé "illégal".

Selon le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, cette visite de ses collègues parlementaires est une "honte" pour le Parlement français. " C'est une honte que ces dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes. C'est une soumission et une honte pour le Parlement français. Je regrette donc, que ces parlementaires, financés par une association russe, se soient rendus en Crimée ", a déclaré M. Le Roux, sur les ondes de la radio France Inter. Le député socialiste estime qu'un parlementaire ne doit pas aller à l'encontre du droit international qui ne reconnait pas le référendum de l'annexion de la Crimée.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius est également "choqué" par cette visite selon la presse française. Pour le chef de la diplomatie française qui s'est exprimé devant la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, " il y a un risque d'instrumentalisation de ce déplacement par les médias russes et un risque de violation du droit international. Car rentrer en Crimée sans l'autorisation des autorités ukrainiennes, c'est reconnaitre les prétentions de Moscou ", ont rapporté les journaux français.

Le groupe d'amitié France-Russie, présidé par la socialiste Chantal Guittet, craint aussi une possible "instrumentalisation" de cette visite par les autorités russes.
" (...) Leur présence en Crimée est une forme de reconnaissance de l'annexion de cette dernière par la République de Russie. Et les autorités russes vont instrumentaliser leur venue pour pointer du doigt la division des Européens (...) Ce genre d'initiative est contraire aux traditions républicaines et nuisent à l'action de la diplomatie française" , a indiqué dans un communiqué, la présidente de ce groupe.


Quant aux dix parlementaires, ils ont justifié leur déplacement par le besoin d'aller voir sur place ce qui se passe en Crimée et la nécessité de renouer le dialogue avec la Russie.
Répondant aux critiques de M. Fabius, le Républicain, Jacques Myard, un des dix parlementaires qui a visité la Crimée, indique sur BFMTV : " Je lui (Fabius) ai fait remarquer en Commission des affaires étrangères que je sentais dans ces propos comme une sorte de jalousie parce qu'il sait très bien (...) qu'il s'est enfermé dans une impasse doctrinale, de suivisme avec les ultra-européens. Il faut que la politique étrangère française retrouve son indépendance "

D'après M. Myard, il faut à un moment sortir du politiquement correct : " cesser de dire que la Crimée est une terre ukrainienne car il est bien évident que c'est une terre russe et qu'il n'y a rien de choquant dans le retour de la Crimée à la Russie. Et prétendre le contraire est un déni de réalité ".

Son collègue Républicain, Thierry Mariani ajoute que la délégation des dix parlementaires ne parle pas au nom du gouvernement français en Crimée. " Nous avons des positions différentes avec le gouvernement, et en tant que parlementaire, je n'obéis à aucun gouvernement ", a déclaré M. Mariani également membre de la délégation.
Ce n'est pas la première fois qu'une initiative de parlementaires français va à l'encontre de la position officielle de la France.

En février dernier, la visite de parlementaires français (deux députés et deux sénateurs) rendue au président syrien Bachar Al-Assad avait fait polémique en France. Les autorités françaises qui ont rompu tout contact avec Damas depuis 2012, avaient également dénoncé cette visite.

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Sur le site "faire vivre le PCF"

Comment l’Allemagne veut s’enrichir sur le dos de la Grèce Enquête et révélations de la télévision allemande


Dimanche 26 juillet 2015

Vive la crise qu’il disait il y a 30 ans... Mais comment certains ont pu croire qu’il s’agissait de "sauver la Grèce"... et à quand un exemple Français... Vinci peut-être pour les autoroutes ?

Pam




Parmi les biens publics que la Grèce doit vendre, il y a les 14 aéroports régionaux les plus rentables du pays qui doivent être vendus à une firme allemande, Fraport.

Le maire de Corfou, Kostas Nikolouzos (120.000 habitants, 1 million de touristes par an, chiffre en augmentation) : « L’aéroport rapporte beaucoup d’argent, pourquoi devrait-on le céder ? Nous sommes en crise, n’est-ce pas ? Si on se prive des moyens de produire de la richesse dans ce pays pour relancer l’économie, comment fera-t-on ensuite ? ».

Selon « l’accord » de colonisation européen, tout doit être bradé : la poste, les installations d’eau, les autoroutes, le réseau de gaz et d’électricité, les ports et les aéroports. Et donc, les 14 aéroports situés sur les îles les plus touristiques, Mykonos, Santorin, Kos, Corfou, etc.

La firme allemande doit donner 1,23 milliard d’euros et une taxe annuelle de 22,9 millions pour récupérer les 14 aéroports.

Le ministre des infrastructures grec, Christos Spirtzis : « l’État grec doit vendre les 14 aéroports qui rapportent et les 30 autres aéroports qui ne font aucun profit doivent rester à sa charge. C’est un modèle qui ressemble à l’état des choses dans une colonie, pas dans un état membre de l’Union européenne ».

D’après les chiffres de l’administration grecque, le nombre de vols via les 14 aéroports l’an passé a augmenté de 13,8%, le nombre de passagers a connu une augmentation de 19%. Un expert de la Lufthansa qualifie la transaction de « économiquement lucrative » .

Mais on garde le meilleur pour la fin. S’agît-il vraiment d’une privatisation ? La société anonyme Fraport est une firme allemande, mais surtout la majorité de ses parts est détenue par la ville de Francfort et la région de Hesse.

Le Prof. Rudolf Hickel de l’Université de Brême : « Ce qui va se produire est un changement de propriétaire - ce qui était propriété de l’État grec va pour ainsi dire devenir propriété de l’État allemand. Et à la fin, ce qui compte, c’est que les profits qui seront réalisés dans ces 14 aéroports financeront les services publics allemands » .

Et que deviendra le petit milliard récolté pour la vente ? Il servira à rembourser la dette.

Voir en ligne : En VO sur la première chaîne allemande

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   Posté le 20-08-2016 à 22:39:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tandis que la Turquie infléchit sa politique à l'égard des impérialismes occidentaux (voir
Renversement de situation en Turquie) et fragilise davantage l'édifice de l'OTAN en Europe, l'économie européenne elle-même ne sort pas la tête hors de l'eau.
Ci-dessous un article de Xinhua :




De multiples crises jettent une ombre sur les perspectives de l'économie européenne


Publié le 2016-08-20 french.xinhuanet.com



BRUXELLES, 20 août (Xinhua) -- Alors que l'Europe cherche avec peine à trouver des solutions à une croissance morose et un chômage à double chiffre, des problèmes qui hantent le Vieux continent depuis la crise de la dette souveraine, les incertitudes que le Brexit entraîne et une crise de réfugiés sans précédent vont sans doute exercer de nouvelles pressions.

Certains experts pensent que les perspectives de l'économie européenne continueront de rester morose dans le proche avenir.

DES DONNEES ECONOMIQUES INQUIETANTES

Selon des données officielles, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro n'a augmenté que de 0,6% au premier trimestre 2016, tandis que sa performance économique a encore sombré au trimestre suivant avec une croissance de seulement de 0,3%.

La Commission européenne, organe exécutif de l'Union européenne, a récemment revu à la baisse les perspectives économiques de l'Eurozone composée de 19 pays, prévoyant que la croissance de la zone de la monnaie unique ne dépasserait pas les 1,6% cette année, contre une prévision antérieure de 1,7%.

L'inflation, un paramètre étroitement surveillé par la Banque centrale européenne (BCE), a légèrement grimpé, passant de 0,1% en juin à 0,2% en juillet, un signe positif alors que l'Eurozone est tombée plusieurs fois dans la déflation.

La BCE a prévu que l'inflation se stabiliserait à 0,2% en 2016 et resterait toujours loin de l'objectif d'être "inférieure, mais proche de 2%" dans les trois années à venir.

Une autre nuisance pour l'Europe est le taux de chômage élevé qui reste toujours à deux chiffres. Les dernières données de l'Eurostat, le service des statistiques de l'UE, ont montré un taux de chômage de 10,1% dans la zone euro en juillet, avec la Grèce et l'Espagne ayant enregistré le plus fort taux de chômage (20%).

DE MULTIPLES DEFIS PERSISTANTS

L'économie européenne est maintenant dans sa quatrième année de reprise, a ainsi noté la Commission, reconnaissant que l'Europe était confrontée à des difficultés sans précédent cette année.

Tout d'abord, la crise des migrants continue de tirer l'Europe vers le bas, ayant une profonde influence sur l'économie et la société européennes. Les migrants ou les réfugiés, dont la plupart sont des jeunes, sont considérés comme un apport pour une force de travail de plus en plus âgée en Europe, bien que des problèmes d'intégration aient fait surface.

L'Europe est divisée sur la façon de faire face à la crise des migrants et cette scission a aidé à stimuler la montée des partis politiques d'extrême droite, alimentant le conservatisme et le populisme à travers le continent et ayant eu des répercussions néfastes sur l'ouverture du bloc au commerce et à l'économie.

Alors que les dirigeants européens discutent des moyens de lutter contre la crise des réfugiés la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, ils doivent désormais faire face à une autre question délicate, celle des Britanniques qui ont voté en faveur d'une sortie de l'UE en juin dernier.

Des économistes ont averti que le Brexit saperait non seulement potentiellement le processus d'intégration européenne, mais pourrait également nuire à la croissance de l'Europe.

L'UE et le Fonds monétaire international (FMI) ont baissé leurs prévisions de croissance en raison de l'incertitude du Brexit. La Commission a estimé que la zone euro était susceptible de voir sa croissance baisser entre 0,2 et 0,5 point de pourcentage en 2017 en raison du référendum.

Le Royaume-Uni serait le plus durement touché, a estimé Bruxelles, précisant que l'impact négatif cumulé pour le PIB britannique devrait se situer entre environ 1% et 2,75% en 2017.

Le FMI a baissé le mois dernier ses prévisions de croissance pour la zone euro à 1,6% cette année et à 1,4% en 2017, ajoutant que l'économie mondiale pour 2016 et 2017 devrait ralentir à 3,1% et 3,4% respectivement.

En outre, les créances douteuses, en particulier en Italie et au Portugal, pourraient provoquer la prochaine crise bancaire dans une Europe mise à rude épreuve par le Brexit.

Une douzaine de banques italiennes, irlandaises, espagnoles et autrichiennes ont le plus souffert lors des stress tests menés le mois dernier. Les autorités ont affirmé que les banques de l'UE s'étaient montré plus résilientes qu'il y a deux ans, mais ces affirmations ont été contestées par beaucoup de personnes selon qui le panel de banques testées ne reflétait pas l'ensemble du secteur.

Face à ces multiples défis, l'Europe est à nouveau à la croisée des chemins. Que les gouvernements européens peuvent ou non réussir à s'en sortir constitue un grand point d'interrogation pour l'avenir économique du bloc.

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   Posté le 21-08-2016 à 11:51:52   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Quelle est l analyse de Die Linke en Allemagne sur le rapprochement de la Turquie avec la Russie?

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   Posté le 29-01-2017 à 00:06:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je n'en sais rien tu peux te renseigner si tu veux.
Le rapprochement de la Turquie vers la Russie résulte de l'exacerbation des contradictions en Turquie ainsi que du mépris et du diktat européens envers ce pays, notamment sur la question des réfugiés.

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   Posté le 29-01-2017 à 00:09:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une équipe qui perd se dispute


La fin de la rébellion à Alep a donné le signal de la reconfiguration des alliances occidentales, suivant le principe une équipe qui perd se dispute , autrement dit la victoire du monde émergent sur les impérialismes occidentaux et sur l’hégémonisme US porte au vif les contradictions entre ces pays et en leur sein même.

Déjà le Brexit avait donné le signal d’une certaine débandade. La crise des réfugiés a accentué les crispations. La Hongrie et d'autres pays se sont opposés à la politique européenne d’accueil des réfugiés, la France a réduit leur présence au minimum, la Turquie a changé de camp.

Aux USA l’investiture de Trump a été marquée par d’inédites manifestations d’opposants. La division du peuple américain et des institutions est claire. Elle traduit la situation catastrophique de l’économie US, de la désindustrialisation et du chômage.
Selon le rapport du Pew Research Center en Décembre qui a déclaré en 2015 : «le revenu des familles à revenu élevé ont représenté 49% du chiffre d'affaires total des États-Unis en 2014 contre 29 pour cent en 1970. Pour les ménages à revenu moyen en 2014 il a représenté à 43% des revenus, nettement inférieur à celui de 1970 à 62 % » .

En France les candidats usuels du capitalisme se déchirent entre eux et sont écartés les uns après les autres, leurs partis sont divisés et rejetés par les classes populaires. Là aussi c’est une conséquence de la crise du capitalisme, de l’abandon du « modèle à la française » , du consensus social et de la concertation. C’est-à-dire que les classes moyennes sont prolétarisées et que le prolétariat subit des attaques violentes qui excluent tout dialogue social.

Mais aussi les contradictions entre les USA et le second monde s’accentuent. Les USA se rapprochent de la Grande Bretagne et de la Russie, se tournent vers le protectionnisme et encouragent le nationalisme en Europe.
De l’autre côté la France et l’Allemagne ont critiqué la fermeture des frontières aux réfugiés, le ministre des Affaires étrangères allemand rappelle que l'amour de son prochain relève des traditions chrétiennes de l'Amérique. Evidemment l’amour du prochain n’est une motivation ni pour les uns ni pour les autres.
Jean-Marc Ayrault a dénoncé lui aussi l’abandon des « engagements internationaux » en ajoutant « il y a beaucoup d’autres sujets qui nous inquiètent » et "Nous prendrons contact avec notre collègue Rex Tillerson lorsqu'il sera nommé pour discuter point par point et avoir une relation claire."
Hollande a été plus clair : "Lorsqu'il y a des déclarations qui viennent du président des Etats-Unis sur l'Europe et lorsqu'il parle du modèle du Brexit pour d'autres pays, je crois que nous devons lui répondre" , et « Quand il ajoute des mesures protectionnistes, qui pourraient déstabiliser les économies, pas simplement européennes mais les économies des principaux pays dans le monde, nous devons lui répondre »
Ainsi la France et l’Allemagne voient leur ancien allié et chef de l’OTAN encourager l’explosion de l’Europe et déstabiliser leur commerce.

La presse théorique du PCC signale dans un article sur la crise inhérente au capitalisme « Dans le passé, les pays capitalistes occidentaux développés avaient levé la banderole du libre-échange, pratiqué étourdiment le dumping des marchandises vers les pays en développement, en se servant des pays en développement comme principale source de matières premières et de marchés pour les produits de base. Et quand les pays en développement ont acquis une certaine compétitivité, le monde occidental a essayé de négocier une protection, ce qui étale ouvertement l'hypocrisie des valeurs capitalistes. »
L’article montre que la crise est devenue systémique et institutionnelle, que les « valeurs universelles » de la bourgeoisie montrent leur vrai visage et que le populisme en est la conséquence.
Cette tendance est irréversible parce que la course au profit se poursuit de façon toujours plus acharnée et avec d’autant plus de difficultés que le monde devient multipolaire. Le capitalisme ne peut pas revenir en arrière, atténuer ses contradictions, atténuer la polarisation de la société ou redistribuer les profits. Au contraire, il ne peut que les accentuer. La mondialisation et la fin de l’hégémonie US ne font qu’accentuer ce mouvement. Par exemple le retour au protectionnisme des USA ne peut que les desservir alors que la tendance à la mondialisation se poursuit entre d’autres pays et d’autres régions du monde.

Pour nous cela signifie que la voie des solutions réformistes est définitivement barrée. La lutte de classe et la révolution, ou la guerre, deviennent la seule issue à la crise parce que les contradictions au sein des puissances impérialistes deviennent antagoniques. Sur ce dernier point, le renversement des alliances montre que la zone des conflits peut fort bien se déplacer dans des régions jusqu’ici pacifiques, car l’Europe est un nœud de contradictions.
En ce qui concerne la révolution, les communistes doivent s’en réapproprier l’idée et renoncer aux schémas électoralistes, pacifistes et légalistes, ainsi qu’à tous les ponts vers un avenir meilleur dans le capitalisme , que la bourgeoisie est en train de faire sauter l’un après l’autre.


Edité le 29-01-2017 à 00:17:59 par Xuan




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   Posté le 23-02-2017 à 23:32:55   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les Etats Unis veulent faire éclater l Ue,ils accusent la construction européenne d être un ensemble dominé par l Allemagne.Trump voudra en finir avec l influence allemande en Europe Centrale,d autant que les Usa se servent depuis la chute du camp socialiste en Europe de l Est de la Pologne à la fois contre la Russie et la Rfa.comme la France Insoumise,Die Linke va retourner sa veste,par contre,l arrangement entre Trump et Poutine va pérenniser la mainmise communiste en Moldavie,en Biélorussie,dans le Donbass.les partis marxistes leninistes doivent en France se placer a l avant garde,il y a un gouffre a combler avec la trahison melenchoniste et l agonie de Lo/Npa

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   Posté le 25-02-2017 à 00:24:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les contradictions entre les USA et l'Europe, et au sein de l'Europe, se manifestent sur le terrain économique :
La Chine devient le premier partenaire commercial de l'Allemagne en 2016

sur zonebourse

24/02/2017
Francfort (awp/afp) - La Chine est devenue pour la première fois en 2016 le principal partenaire commercial de l'Allemagne, devançant la France et les Etats-Unis, selon des chiffres de l'Office allemand de statistiques Destatis consultés vendredi par l'AFP.

En valeur, le cumul des exportations et des importations entre la Chine et l'Allemagne a atteint l'an dernier près de 170 milliards d'euros, contre un peu plus de 163 milliards en 2015, montrent ces données transmises à l'AFP.

Dans le détail, les exportations allemandes vers le marché chinois ont progressé en 2016 de près de 7% sur un an, à environ 76 milliards d'euros, et les importations chinoises en Allemagne ont gonflé de 2%, à presque 94 milliards.

Ce résultat propulse la Chine, quatrième partenaire commercial de l'Allemagne en 2015, au rang de numéro un en 2016.

Le pays a ainsi devancé l'an dernier la France, deuxième plus important partenaire de l'Allemagne en 2016 avec un montant total d'échanges de 167 milliards d'euros, et les Etats-Unis, troisièmes avec 165 milliards.

Les Etats-Unis avaient pour la première fois conquis en 2015 le titre de premier partenaire commercial de l'Allemagne, avec un montant cumulé d'exportations et d'importations de 174 milliards d'euros. Auparavant, la France avait détenu ce titre sans discontinuité de 1975 à 2014.

En 2016, le marché américain est toutefois resté le premier débouché pour les entreprises allemandes, qui y ont exporté pour près de 107 milliards d'euros, contre 101 milliards vers la France et 86 milliards vers le Royaume-Uni.

Tout récemment, l'Allemagne s'est d'ailleurs attirée les foudres de la nouvelle administration américaine de Donald Trump, qui a accusé Berlin "d'exploiter" d'autres pays de l'Union européenne et les Etats-Unis avec un euro "grossièrement sous-évalué", rendant ses produits artificiellement plus compétitifs. Des critiques qu'a vigoureusement rejetées le gouvernement allemand.

afp/al

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   Posté le 25-02-2017 à 14:04:32   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

L Allemagne ne peut en aucun cas être considéré comme le maillon faible de l impérialisme,qui serait à l avant garde de la révolution prolétarienne outre Rhin?Die Linke risque d opérer un virage à la Mélenchon,au prix d abandonner toute référence au marxisme au profit du libéralisme économique.il reste le Kpd,parti marxiste leniniste interdit pendant la guerre froide par les autorités d Allemagne de l Ouest;quel est son poids?


Edité le 25-02-2017 à 14:04:59 par marquetalia




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   Posté le 25-02-2017 à 19:51:34   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Erick Honecker,pour rester fidèle à ses convictions,adhera au parti marxiste leniniste après la chute du mur de Berlin,en désaccord avec l ex parti unique est allemand qui evolua vers la social démocratie.

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   Posté le 26-02-2017 à 22:57:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

L Allemagne ne peut en aucun cas être considéré comme le maillon faible de l impérialisme,qui serait à l avant garde de la révolution prolétarienne outre Rhin?Die Linke risque d opérer un virage à la Mélenchon,au prix d abandonner toute référence au marxisme au profit du libéralisme économique.il reste le Kpd,parti marxiste leniniste interdit pendant la guerre froide par les autorités d Allemagne de l Ouest;quel est son poids?


L'existence d'un parti communiste ou son absence ne définit pas à elle seule qu'une région ou un pays soit un maillon faible ou non, loin de là.
Relis le sujet et tu verras qu'il n'y est guère question des partis communistes. La quasi totalité des PC européens sont dirigés par des cliques révisionnistes et ne cherchent pas à faire une révolution.

Ce sont essentiellement les contradictions internes de l'Europe ainsi que ses contradictions avec le reste du monde qui en font une zone fragile.
Les déclarations de tel ou tel politicien bourgeois présentent un intérêt dans la mesure où elles révèlent ces contradictions et permettent de les comprendre.
Alors avant de tirer des plans sur la comète en fonction des déclarations ou de l'audience de tel ou tel groupe, essaie d'utiliser le matérialisme dialectique. Sinon tu vas nous annoncer des maillons faibles à chaque discours un peu enflammé ici ou là. C'est ta méthode qui n'est pas bonne.

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   Posté le 26-02-2017 à 23:14:48   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Le Kpd en Allemagne est loin d être révisionniste comme Die Linke,au contraire,il soutient la République populaire démocratique de Corée.il pourrait profiter de l affaiblissement de l influence allemande en Europe Centrale au profit des Usa pour être à l avant garde.en même temps,Berlin est en rivalité en Afrique dans les anciennes colonies allemandes pour restaurer la bourgeoisie compradore pro-allemandes contre celle pro-française,notamment au Togo.enfin,les Balkans sont de nouveau en pleine ébullition,l impérialisme allemand va vouloir chasser les Serbes de Bosnie,de Slavonie Orientale et de l enclave de Mitrovica,presque dix huit ans après l agression atlantiste contre la Fédération de Yougoslavie.si au Kosovo et en Bosnie,les intérêts us et allemands convergent,il n en est pas de même en Bosnie,où en 1995 Clinton brisa l élan de l impérialisme allemand en forçant les Croates d Herceg Bosna à s unir aux Musulmans Bosniaques au sein de la fédération croato-musulmane,lors des accords de Dayton;a l epoque,Helmut Kohl aurait préféré une Grande Croatie,qui aurait incorporé l Herceg Bosna.


Edité le 27-03-2017 à 20:46:52 par marquetalia




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Si l Allemagne a toujours refusé que l Otan intègre l Ukraine et la Géorgie,pour garder de bons liens économiques avec la Russie,la reprise de la guerre au Kosovo va accroitre les contradictions germano-russes,le contingent allemand est le plus important au Kosovo au sein de l Otan,la Russie espérant le rattachement de Mitrovica à la Serbie.concernant les Serbes de Bosnie,ceux ci seront expulsés en cas de reprise des hostilités.


Edité le 27-02-2017 à 11:23:24 par marquetalia




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   Posté le 27-02-2017 à 20:35:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

Si l Allemagne a toujours refusé que l Otan intègre l Ukraine et la Géorgie,pour garder de bons liens économiques avec la Russie,la reprise de la guerre au Kosovo va accroitre les contradictions germano-russes,le contingent allemand est le plus important au Kosovo au sein de l Otan,la Russie espérant le rattachement de Mitrovica à la Serbie.concernant les Serbes de Bosnie,ceux ci seront expulsés en cas de reprise des hostilités.

C'est pour des raison économique que l'Allemagne veut garder des liens avec la Russie. Par conséquent la guerre au Kosovo peut aussi accroître les contradictions au sein de l'OTAN. D'autant plus que les USA veulent mettre leurs partenaires à contribution.

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   Posté le 27-02-2017 à 23:34:28   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il y a d autres contradictions au sein des puissances impérialistes elles mêmes,comme le séparatisme bavarois en Allemagne ou californien aux États-Unis.

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   Posté le 07-03-2017 à 00:05:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

sur le JDD, un article intéressant enregistre la fin de la communauté européenne, remplacée par un quatuor dirigeant, mais lui-même simple cache-sexe pour le couple franco-allemand.
Dans ce quatuor, l'Espagne et l'Italie font office de figurants, mais leur poids économique sert à assurer la domination des deux ténors sur le reste de l'Europe.
Le JDD conclut que l'Europe était devenue "ingérable".
En fait ce sont les rapports de domination impérialiste qui ont brisé l'unité européenne et cette nouvelle direction a pour but de forcer les récalcitrants à marcher au pas.


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Les Etats-Unis d’Europe sont enterrés


Le sommet des quatre grands Européens qui se déroule lundi soir à Versailles, n’est qu’un des épisodes annonciateurs de la mort du projet fédéral qu’avaient imaginé les fondateurs de l'Union européenne. Au micro d'Europe 1, le rédacteur en chef international du JDD, François Clemenceau.

Si l'on se met une seconde à la place des 23 autres pays de l’Union européenne, ceux qui n'ont pas été invités par François Hollande à Versailles, que voient-ils? La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, c’est-à-dire un bloc qui correspond à la majorité de la population et du PIB européen, discuter entre elles d’un renforcement de leurs coopérations pour aller plus loin dans l’intégration européenne.

Bien sûr que ces Quatre grands européens essaieront probablement plus tard de coaliser autour d’eux ceux qui souhaitent aller plus loin sur le plan de la défense, de la sécurité, de la fiscalité, des protections sociales ou de l’éducation. Mais il y a dans ce regroupement, la formation de ce qu’on avait appelé au moment de l’élargissement ou de la création de la zone euro, un noyau dur. L’idée n’est pas d’exclure ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas aller plus loin mais de montrer le chemin, de leur dire "quand vous serez prêts, vous pourrez nous rejoindre".

Le contraire d'une Europe à la carte

C’en est donc fini de l’idée de départ qui consistait à avancer tous ensemble vers toujours plus d’Europe pour devenir un jour des Etats-Unis d’Europe. C'est en fait le constat que l’élargissement de l’Europe au lendemain de la chute du communisme était un processus nécessaire sur le plan moral et politique mais qu’il a rendu l’Europe ingérable et de plus en plus incompréhensible à l’heure des crises financières et identitaires.

C'est également et surtout l’idée que tous les pays qui sont en difficulté (notamment sur le plan économique) ou en proie aux doutes (notamment face aux options souverainistes) ne peuvent pas freiner ou empêcher les autres, ceux du noyau dur, d’aller plus loin pour être plus forts. C’est la naissance, on le vérifiera à la fin du mois pour le 60ème anniversaire du Traité de Rome, de la fameuse Europe à deux ou à plusieurs vitesses.

S'agit-il pour autant d'une Europe à la carte, comme ce que souhaitaient les Britanniques avant le Brexit? Non, c’est même plutôt le contraire. Avant le Brexit, nous avions déjà une forme d’Europe à la carte, avec ceux qui étaient ou non dans la zone Euro, ceux qui étaient membres ou non de l’Espace Schengen.

L’idée aujourd'hui n’est donc plus de dire "si vous n’êtes pas contents, vous partez" mais de proposer à tous ceux qui veulent plus de coopération ou d’intégration d’aller plus loin. Toute la difficulté du projet est de rester suffisamment souple pour ne pas créer le sentiment qu’il y aura dès lors plusieurs Europe, celle des bons et celle des cancres, celle des vrais européens et celle des bons à rien. Mais une chose est claire, si cette option-là, celle des "coopérations renforcées" pour ne pas dire "semi-fédérale" est rejetée au profit du statu quo, alors là oui, l’Europe telle qu'elle existe aujourd'hui continuera de régresser.

François Clemenceau - Le Journal du Dimanche

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