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 L'Europe, maillon faible de l'impérialisme

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Xuan
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   Posté le 01-06-2010 à 00:22:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’œil du cyclone
Sévèrement étrillés par les soubresauts boursiers qui ont accompagné la crise en Grèce, certains medias de la bourgeoisie proches de l’Etat désignent nommément la mainmise des USA sur l’Union Européenne, par l’entremise des spéculations de la Goldman Sachs sur le déficit de la Grèce, puis du soutien financier du FMI désigné « tutelle partielle sur la politique économique de l’Union » .
Jean-Michel Vernochet, ex journaliste au Figaro Magazine, développe cette hypothèse dans « €uro : l’hypothèse du pire ».
J. Attali déballe son pessimisme chronique et reprend cette réflexion à son compte en appelant de ses vœux une plus grande unité européenne, dans une interview récente sur le thème « la crise ne fait que commencer ».

Mais il n’est pas nécessaire de s’interroger sur la volonté US de couler ou pas l’euro ou de dominer l’Europe pour constater que l’impérialisme US a reporté sur les autres pays sa propre crise financière en profitant de la position dominante du dollar et de la menace qu’il faisait planer sur l’ensemble des économies.

Dans le même temps, les pays émergents et la Chine en premier lieu ont été les premiers à se relever et à tirer le redressement de l’économie mondiale en créant de nouveaux débouchés pour les marchandises.

L’Europe se trouve dans la situation de ne plus pouvoir s’opposer à l’émergence des pays du tiers monde et la visite de Sarkozy en Chine a entériné ce constat.
Mais en même temps elle est toujours malmenée par l’impérialisme US et n’a pas la force de s’y opposer.

Or la crise n’est pas résolue par la mise à disposition des capitalistes d’une immense masse monétaire qui ne correspond pas aux marchandises produites.
Patron de la banque centrale américaine, Ben Bernanke a été sacré "homme de l'année" 2009 par le magazine Time. Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, disait «Ben Bernanke a remis les marchés dans le bon sens » .
Tout ce beau monde se gratte la tête aujourd’hui, et Artus écrit dans Capital de février « Nous sommes dans le scénario décrit par Karl Marx de suraccumulation du capital » et à propos de Bernanke « Les banques américaines détiennent 1200 milliards de dollars de liquidités auprès de la réserve fédérale, dont elle ne savent que faire. Le type qui a créé cette montagne de monnaie est plutôt un danger public » .

Alors que les contradictions économiques s’aiguisent à l’échelle internationale et que l’équilibre mondial est en train de changer, les pays du second monde comme l’Europe se trouvent à l’épicentre des turbulences.

Un nœud de contradictions
On se rappelle que l’élargissement de l’Europe a été le fruit de l’opposition au social-impérialisme puis une conséquence du démantèlement de l’empire russe poursuivi par la superpuissance US.
La résistance au social-impérialisme n’a plus d’objet aujourd’hui, d’autre part l’offensive des révolutions colorées en Europe de l’est a pris fin avec la débâcle de l’armée géorgienne.
L’Europe n’a pas réalisé son unité politique, laquelle se résume actuellement à la loi du plus fort, c’est-à-dire de la France et de l’Allemagne sur les plus petits pays, lesquels se trouvent de fait asservis comme le démontre l’exemple de la Grèce.
Mais cet état de fait n’est pas entériné par l’existence d’un exécutif politique franco-allemand, de sorte que l’Union Européenne est incapable de prendre rapidement une décision, ce qui accentue toutes ses difficultés lors d’une évolution soudaine de la situation. Jusqu’ici elle s’apparente à une bande de brigands indisciplinés conduite par deux fiers-à-bras, et se complaît dans un hypocrite semblant de démocratie.

La domination franco-allemande est elle-même une rivalité inter-impérialiste, où l’unité n’existe que face à des difficultés communes.

Remarquons à ce propos que le mot d’ordre lancé par le PRCF d’un renouveau patriotique français face à « l’hégémonisme de l’Europe supranationale» devient peu à peu la couverture de moins en moins déguisée des appétits impérialistes français, lesquels ne seraient plus que des « nouveaux collabos » complices des « mauvais coups que nous prépare le capital allemand ».
« Les buts de guerre de Hitler et des nazis ont tous été réalisés par l’Allemagne sous la houlette étatsunienne, avec l’active complicité des gouvernements français qui se sont succédés de 1950 à aujoud’hui. L’Allemagne avec ses 82 millions d’habitants est devenue la puissance dominante en Europe. » [article de Dragan Mirianovic sous le titre « Deutschland über alles? Jamais plus! Résistons aux diktats »]
http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=8005


Mais avant tout, l’Europe n’est pas portée par une aspiration populaire. Elle s’est construite dans l’hostilité des peuples. L’adhésion y a été contrainte et forcée, en bafouant les référendums.
Les capitalistes européens se trouvent placés devant la nécessité urgente de se doter d’un exécutif politique. Et ce dernier ne pourra que refléter les rapports inégaux et les rivalités au sein de l’Europe, ce qui ne manquera pas de développer le chauvinisme entre la France et l’Allemagne, d’exacerber les tensions nationalistes dans les pays dominés, et d’accroître l’opposition populaire à l’Europe capitaliste.


La crise a concentré le capital financier

On se souvient qu’en août 2008 la zone Euro connaissait la première grande contraction de son histoire.
Pour relancer l’économie, la bourgeoisie avait fait le choix de ne pas augmenter le pouvoir d’achat des masses, au prétexte que cet argent aurait favorisé les exportations chinoises.
A l’inverse, ce sont les banques et les principales sociétés du Cac 40 qui bénéficièrent d’un sédatif de 1 700 milliards d’euros pour calmer la « folie » des marchés, et dont les profits ont fait un bond en 2009.
l’Europe injecte un sédatif de 1 700 milliards d’euros pour calmer la « folie » des marchés...qui vont nettement mieux ce matin.
En particulier la crise a renforcé la concentration du capital financier.
Tandis qu’on assistait à la disparition de Lehman Brothers, Bear Streams, et à l’effondrement d’UBS, RBS Société Générale, la BNP réalisait des profits records en 2009 (+3,6 milliards d’€ avant impôt sur neuf mois dans les activités banque de financement et d’investissement). Ses revenus ont augmenté de 60 % depuis 2006 et elle est devenue en absorbant Fortis la première banque européenne avec 2308 milliards d’actifs, devant la Royal Bank of Scotland (1866 milliards), Barclays (1758), HSBC (1665), Deutsche Bank(1312), Crédit Agricole (1608), Unicrédit (1165), Santander (1146), Lloyds (1123) et la Société Générale (1113).
La fusion du capital financier et industriel et la domination incontestée du premier apparaissent clairement si on observe que cinq des premiers dirigeants de la BNP siègent au conseil d’administration ou de surveillance de 12 sociétés du CAC 40.
Cette banque peut ainsi se permettre d’exiger 1 à 3 % des emprunts obligataires émises par des groupes comme Air France, soit des dizaines de millions d’Euros sur l’investissement d’un airbus.
On notera la vanité et l’hypocrisie de la revendication formulée par le parti révisionniste de favoriser les investissements industriels au détriment des investissements purement financiers.


l’endettement public
A présent il s’avère que l’endettement public des pays européens risque de provoquer une rechute de la crise économique non seulement en Europe mais dans le monde entier.
En février de cette année, la spéculation de Goldman Sachs sur la dette grecque précipitait la crise financière : la Grèce, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie étaient pointées du doigt pour leur endettement. Mais la France n’échappe pas aux soupçons.
En 2007 :
Allemagne 65 %
France 64,2 %
Espagne 36,2 %
Italie 104 %
Portugal 63,6 %
Grèce 94,5 %

En 2009 :
Allemagne 73,2 %
France 77,6 %
Espagne 53,2 %
Italie 115,8 %
Portugal 76,8 %
Grèce 115,1 %

Le 11 mai, le FMI indiquait dans un rapport que l'endettement public a atteint "la cote d'alerte dans la plupart des pays européens" .
Cet endettement est simplement la conséquence immédiate des plans de refinancement des banques et des monopoles capitalistes.


Le prix du refinancement des sociétés capitalistes
La crise a été l’occasion pour les entreprises de multiplier leur productivité en supprimant des dizaines de milliers d’emplois, sous prétexte d’ajuster leur production à une situation de récession. Il s’en est suivi une hausse des profits, mais une décroissance du PIB (entre -2 et -7.5 %) et une hausse du chômage (lequel varie entre 7.5 et 19 %) dans tous les pays européens en 2009.
Le rapport de la DGPTE de février 2010 sur la désindustrialisation signalait que les gains de productivité devaient s’accompagner d’une croissance de la demande dans le même secteur et d’une croissance des revenus. Mais en fait il n’en est rien et ces gains de productivité se soldent par 30 % de pertes d’emplois dans l’industrie.

Le revenu des agriculteurs s’est effondré dans la plupart des pays d’Europe en 2009, suite à la chute des cours et aux prix d’achat de plus en plus bas (-10,9 %) de l’agroalimentaire et de la grande distribution :
Italie – 25 %
Allemagne – 21 %
France -19,8 %
Belgique – 3,5 %
Portugal – 2,9 %
Espagne -1,6 %
Ce sont des moyennes, le revenu des céréaliers et des producteurs de lait français a dégringolé de 40 %.
Là encore il s’agit d’une moyenne, qui dissimule les disparités énormes entre les exploitants, puisque les plus gros propriétaires ont la possibilité de toucher des subventions
http://humaniterouge.alloforum.com/guerre-lait-declaree-t2882-1.html
On mesure à ce sujet toute la démagogie des gros céréaliers et de la FNSEA, qui se sont servi des petits agriculteurs pour réclamer des aides européennes, dont ils étaient les seuls bénéficiaires.

Malgré la réunion précipitée des chefs d’Etat, jetant 750 milliards d’Euros en pâture aux marchés boursiers, et malgré la promesse maintes fois répétée que les dettes se paieraient sur les dos des peuples, les actionnaires s’inquiètent désormais que les plans d’austérité ne se traduisent par une nouvelle récession et que les masses ne se laissent pas tondre impunément la laine sur le dos.
A entendre le tapage gouvernemental fait par la bourgeoisie sur la réforme des retraite, au point d’appeler le clergé au secours, il est clair qu’elle appréhende l’hostilité, voire la révolte populaire que ni les dirigeants syndicaux corrompus ni les socialos ne pourraient endiguer.


Le « retour » des classes sociales

Cette inquiétude de la bourgeoisie est renforcée par l’observation désormais triviale de la « dérive » des classes moyennes.
Le sociologue réformiste Louis Chauvel tire avec insistance la sonnette d’alarme sur la disparition de « l’ascenseur social » et le « retour des classes sociales ».
Durant les trois à quatre dernières décennies le revenu de la classe moyenne française a reculé par rapport à la hausse des prix du logement, de l'eau potable, de l'électricité, du gaz naturel et des articles courants de la vie quotidienne. La part des dépenses obligatoires s'est beaucoup élevée, représentant en moyenne 21% des dépenses mensuelles des catégories intermédiaires en 1979, elle est passée à 38 % en 2009.
Quant à la classe moyenne supérieure, la part de ses dépenses obligatoires a augmenté dans ce laps de temps de 20% à 32%.

Pour les catégories dont le revenu mensuel est proche de 1500 €, après avoir payés les dépenses obligatoires, puis la nourriture, le déplacement, les soins médicaux et l'éducation, il reste seulement 300 € pour les distractions, l'habillement, etc. 48% d’entre eux ont dû renoncer aux voyages touristiques, 37% au cinéma et 34% n'ont pas de véhicule.
D’autre part, le souhait caressé de voir leurs enfants accéder à une profession valorisante s’évanouit car la majorité des jeunes diplômés ne sont pas embauchés au niveau de leur qualification.
Il est clair que les classes sociales n’ont jamais disparu. Par contre nous avions déjà parlé à plusieurs reprises de la paupérisation ou de la prolétarisation des catégories intermédiaires :
Dans l’article baisse des salaires depuis 30 ans
et dans notre débat sur le prolétariat.

Cela signifie pour la classe ouvrière que les rangs de ses alliés grossissent, et pour la bourgeoisie que le « tampon social » que représentaient ces classes moyennes est en train de fondre.

Mais de fait la lutte de classe s’aiguise de plus en plus. En 2009 et malgré le sabotage des directions syndicales, le secteur automobile particulièrement frappé par les licenciements a été le théâtre de durs combats. Le patronat agit lui de façon concertée et applique systématiquement les mêmes méthodes face aux grévistes.
Ainsi des huissiers viennent relever les noms des grévistes lorsque les matières premières ou les produits finis sont bloqués.
Le lock out réapparaît, sous le déguisement d’un chômage technique non rémunéré : « Pour la période du …, conformément à ce qui a été annoncé en CE le …, l’usine a été placée dans une situation contraignante imposant, à la fois pour des raisons de difficultés de fonctionnement et pour assurer la sécurité des biens et des personnes, la mise en arrêt des installations.
En conséquence, n’étant plus en mesure de fournir du travail aux non-grévistes, notamment en raison de la disparition de l’activité de production du fait de la grève, la Direction a été contrainte de mettre au chômage technique (ce qui implique une suspension non rémunérée du contrat de travail) le personnel, dès lors qu’il était impossible de le faire travailler. »


La classe ouvrière et ses nouvelles générations se battront comme par le passé, en opposant l’occupation des usines au lockout et en adoptant des formes de luttes plus radicales.

Rien ne peut empêcher l’effondrement du système capitaliste. Les capitalistes eux-mêmes, leurs économistes les plus « experts », leurs orgueilleux « théoriciens » transpirent à grosses gouttes, ferment les yeux et espèrent en brûlant un cierge au Dieu Capital.
Rien ne peut les sauver sinon l’absence d’un parti révolutionnaire de la classe ouvrière.


Edité le 02-06-2010 à 21:06:12 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 07-06-2010 à 22:29:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

au fil des infos...
et tandis que Barroso* s'inquiète de voir ses "pouvoirs" confisqués et que la dispute des impérialismes allemand et français transpire de jour en jour davantage, la BNP annonce au public averti et moyennant finances :
" BNP Paribas recrée une équipe dédiée à la couverture des grands clients européens
La banque française a officialisé vendredi la création d'une équipe de banquiers chargée de vendre toute la palette de produits de la banque aux grands clients européens et placée sous la houlette de Thierry Varène, responsable de la banque d'affaires au niveau mondial..."


* José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne : « On ne renforcera pas le Pacte de stabilité - l'instrument de discipline budgétaire de l'Union -en diminuant la crédibilité des institutions communautaires et la méthode communautaire »
En français : je suis un fantoche et le Parlement européen la cabane à Guignol.


Edité le 07-06-2010 à 22:55:29 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 07-06-2010 à 22:50:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Inégalités en chiffres :
selon le site Bloomberg.com, les taux d’intérêts des obligations sont très différents selon les pays européens :
pour un emprunt sur 10 ans l’Espagne devrait payer un taux d’intérêt de 4,528 %
l’Irlande de 5,109 %
le Portugal de 5,13 %
la Grèce de 8,141 %
l’Allemagne 2,584 %

Ces chiffres indiquent que les disparités entre les pays européens sont accentués par la spéculation sur les déficits respectifs et les agences de notation.
Dans le même temps cette réalité économique démontre la vacuité des bavardages sur la "gouvernance européenne", "l'Europe des 16", "l'Europe des 27" et autres fadaises.

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   Posté le 18-09-2010 à 00:50:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Opérette à la française sur le dos des migrants


Suite à la circulaire raciste d’Hortefeux visant à démanteler les camps des roms, un tollé s’est élevé dans les institutions internationales, y compris en Europe.

Il n’échappe à personne malgré les dénégations et les sourires entendus que le torchon brûle entre les ténors européens. A l’évidence le gouvernement français a sali l’honneur des bourgeoisies européennes en piétinant ses propres idéaux d’humanité, de liberté et de fraternité.
L’acquittement du policier qui avait assassiné un gitan menotté lorsqu’il tentait de s’enfuir en dit également long sur la chasse au faciès, l’impunité de la police, et l’osmose des pouvoirs d’Etat.

Mais nous ne devons pas nous laisser leurrer par les propos « outranciers » assénés, ni par les déclamations de chanteur d’opérette tenant tête aux « affronts » de l’Europe supranationale pour reprendre l’expression du PRCF.
Les déclarations enflammées des socialistes ne sont pas moins hypocrites évidemment.

Concernant la misère et l’immigration des roms, il est clair que la domination exercée par les ténors de l’Europe envers les pays pauvres en est la cause principale.
On peut en lire quelques mots dans
The Independant, mais ce sujet est généralement tabou.

D’autre part la comédie qu’ils nous jouent traduit en fait non pas des sentiments humains ou inhumains mais plus trivialement les rivalités qui opposent les pays du nord pour le leadership européen.
La polémique sur le thème la France doit se plier aux règles communautaires n’a pas d’autre sens, et la Fronde cocardière de M. Sarkozy ne signifie pas autre chose que dicter la loi du plus fort sans entraves .

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sti
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   Posté le 18-09-2010 à 01:17:56   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Nous avons eu la même discussion et les mêmes conclusions ou peu s'en faut ...
Xuan
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   Posté le 18-10-2010 à 00:44:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le blog Alternatives économiques publie un article sur la dette de la Grèce intitulé :

Derrière la Grèce, les banques (encore elles)

http://alternatives-economiques.fr/blogs/parienty/2010/06/09/derriere-la-grece-les-banques-encore-elles/#more-72

Ce paragraphe qui en est extrait illustre les relations de domination exercées par la France envers la Grèce, par l’intermédiaire des investissements bancaires :

Le sauvetage de la Grèce ressemble donc à de l’acharnement thérapeutique. Comment peut-il se justifier ? La raison première avancée est d’éviter la panique contagieuse qui s’emparerait immédiatement des marchés si un défaut de la Grèce était annoncé. Mais certains soupçonnent également que l’empressement des pays européens, notamment de la France, à financer l’Etat grec vient de ce que celui-ci est principalement endetté auprès des banques européennes, au premier rang desquels figurent les banques françaises en général et le Crédit Agricole en particulier. Une trentaine de milliards d’euros au minimum sont en jeu pour les banques françaises. En outre, la première mesure que prendrait l’Etat grec s’il était en faillite serait d’annuler les contrats d’armement qu’il a passés… notamment les frégates et hélicoptères français, jusqu’ici maintenus contre toute logique.
L’intérêt de la France dans cette affaire est donc évident. [...]


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Xuan
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   Posté le 25-10-2010 à 00:28:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les institution européennes : un décor de théatre


Fin 2009 Bruno Lemaire, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, déclarait : « La question n'est plus de savoir si nos deux pays veulent travailler ensemble pour l'Europe, mais d'exercer ce leadership. Tout est sur la table » .
Exemple récent du leadership franco-allemand sur l’Europe, la rencontre tripartite Sarkozy – Merkel – Medvedev les 18 et 19 octobre à Deauville avait pour objet les relations entre l’Europe et la Russie.

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, ainsi que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ayant selon toute vraisemblance présenté un mot d’excuses de leurs parents, la France et l’Allemagne s’y sont donc posées tout naturellement comme les représentants de l’Europe.
Accessoirement, Sarkozy et Merkel s'y sont fendus d'une déclaration commune assortie de recommandations sur la gouvernance européenne.
(bizarrement la déclaration a disparu du site de la Représentation permanente de la France auprès de l’Union Européenne et on ne la retrouve plus qu'en cache...)

Ceci nous simplifiera grandement l'étude des institutions européennes, auxquelles il ne paraît donc pas nécessaire de consacrer un sujet plus conséquent.


Edité le 25-10-2010 à 08:18:26 par Xuan




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   Posté le 05-03-2011 à 22:46:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La division de l’Europe s’accentue


L’agence Xinhua relève le 5 mars que les pays de l’Union Européenne « ont tenu vendredi deux sommets distincts, illustrant le fossé entre les blocs nord et sud, qui s'agrandit sous l'effet de la crise des dettes souveraines. »


Xinhua ajoute : « Ces sommets parallèles étaient destinés à préparer une réunion extraordinaire de l'UE, prévue le 11 mars prochain, et un sommet des leaders de l'UE, prévu le 25 mars, au cours desquels les décisions définitives devront être prises concernant le mécanisme de secours de la zone euro.

La crise des dettes souveraines a frappé la Grèce au début de l'année 2010, avant de toucher l'Irlande puis de menacer le Portugal et l'Espagne. Il s'agit de la plus importante crise depuis la mise en circulation de la monnaie unique en 1999.

Tandis qu'un grand "marchandage" semble inévitable, une division entre le nord et le sud a émergé.

Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a ainsi résumé cette cassure le mois dernier : "La récente crise économique a changé l'auto-identification géographique de l'économie européenne, les vieilles divisions entre l'est et l'ouest -- la pseudo 'nouvelle Europe' et 'ancienne Europe' -- disparaissent au profit de nouvelles lignes entre le nord et le sud de l'Europe" ».


La tenue de ces deux réunions préparatoires confirme la division de l'Europe en états dominants et dominés.


Edité le 05-03-2011 à 23:27:22 par Xuan




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   Posté le 13-07-2011 à 20:27:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La dette européenne et ses usuriers


Président de Goldman Sachs Europe dans les années 2000, au moment où celle-ci aidait la Grèce à maquiller ses comptes publics, et à la veille de prendre la direction de la BCE, Mario Draghi le Gouverneur de la Banque d’Italie, appelle à davantage de rigueur et à une réduction drastique des dépenses publiques.

Nul doute que cette nomination ne fera qu’exacerber la colère des peuples européens, en particulier ceux de l’Europe du Sud écrasés par les mesures antisociales.

Cet article des Echos intitulé « Grâce à la crise, l'Allemagne se finance à très bon prix », et qui concerne également la France, donne un exemple des inégalités de la Communauté Européenne, déjà relevées plus haut.

Cet exemple parmi beaucoup d’autre montre également que le fantôme de l’ « Europe supranationale » n’est qu’un cache-sexe destiné à dissimuler la domination antagoniste franco-allemande sur le reste de l’Europe.
En particulier, la critique de l’ « Europe supranationale » au nom des intérêts français relève du chauvinisme de grande puissance.
Le risque que représente la Grèce pour les banques françaises n’est autre que celui du débiteur pour son créancier.

Là encore, la seule réponse qui convienne c’est l’unité de la classe ouvrière et des peuples des pays européens contre la classe capitaliste et ses chefs de file franco-allemands.

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   Posté le 16-07-2011 à 22:18:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Unité de la classe ouvrière et des peuples d’Europe contre les monopoles européens.



Depuis plusieurs mois les peuples d’Europe, particulièrement ceux de l’Europe du Sud, sont en butte aux plans d’austérité de leurs bourgeoisies respectives.
On remarque à ce sujet que les partis de l’Internationale Socialiste au pouvoir font score égal avec les partis « de droite » en matière de mesures anti populaires.
Avant même d’être élu François Hollande appelle à "Sauver l'euro maintenant" et prévient qu’il exigera du peuple de la sueur et des larmes : "Le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera" .

Chaque fois le scénario est le même : les déficits de l’Etat servent de prétexte à la suppression des droits et des protections sociaux, à la diminution des salaires et des pensions, aux suppressions de postes dans la fonction publique, etc.
Mais l’inégalité des pays européens et la contradiction entre le nord et le sud se traduisent par une oppression encore plus dure pour les peuples des PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne).
Si on considère d’autre part les pays qui se disputent le leadership européen, leur situation n’est pas identique.

L’impérialisme français, principal usurier des pays du sud.

La première banque européenne, la BNP PARIBAS, est aussi la plus exposée directement à la dette grecque avec 15 milliards d’euros, et la plus exposée à la dette italienne avec 22 milliards d’euros.
La Société Générale la suit de près avec 2,5 milliards en Grèce et indirectement à hauteur de 3,4 milliards par sa filiale Geniki.
La filiale du Crédit Agricole Emporiki, 6e banque grecque, est engagée pour 21,1 milliards d’euros.
En avril 2010, l’engagement des banques françaises en Grèce atteignait près de 50 milliards d’euros ce qui en faisait le pays le plus exposé du monde.

En Italie la BNP PARIBAS et le Crédit Agricole sont les deux banques les étrangères les plus présentes.
Selon Les Echos, l'exposition totale des banques françaises en l'Italie, secteur privé compris, dépasserait les 393 milliards de dollars.

De son côté l'exposition des banques allemandes à l’ensemble des quatre Etats (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) atteint, selon la Banque des règlements internationaux, quelque 520 milliards de dollars en février 2010, après avoir partiellement retiré leurs billes en Grèce.
Selon le Journal des Finances, les banques françaises sont exposées en Grèce à hauteur de 60 milliards d’euros et les banques allemandes affichent des actifs évalués aux alentours de 30 milliards d’euros.

La solvabilité des pays du Sud est si basse que les investisseurs exigent des taux d’intérêts de plus en plus élevés.
Cette spéculation sur des obligations pourries finit comme lors de la crise des subprimes par menacer les prêteurs eux-mêmes, mais les principales victimes des plans de « redressement » et de « rigueur » sont les peuples de ces pays.
Et le premier banquier à s’inquiéter pour ses coupons et peser sur l’oppression des masses c’est l’impérialisme français.


La France est le pays le plus belliciste et le plus agressif.

On note que l’impérialisme allemand s’est abstenu lors du vote du Conseil de Sécurité qui a autorisé une couverture aérienne ; tandis que la France a pris la tête de l’agression, a été le premier pays à reconnaître le CNT, a rapidement détourné la décision du Conseil de Sécurité de ses objectifs initiaux afin de supprimer physiquement Kadhafi et a pris l’initiative de parachuter des armes.

L’Italie s’est engagée à reculons et son ministre des Affaires étrangères a réclamé mercredi "l'arrêt immédiat" des hostilités.
En Angleterre des responsables militaires ont fait état de leurs doutes.
La Norvège a annoncé le 13 juin qu'elle réduirait son engagement.
De son côté l’impérialisme US s’est montré divisé sur la question. Congotribune.com relève le vote hostile au parachutage d’armes par la Chambre américaine des représentants le 7 juillet sur l’initiative du représentant républicain Tom Cole, et titre « la France s’isole en Libye » .


La politique d’ingérence et d’agression ne relève pas d’un individu.
Elle est largement partagée par l’UMP et le PS.
Lors des troubles fomentés par le Dalaï Lama au Tibet, les parlementaires de droite comme de gauche sont entrés en compétition pour vilipender la Chine et saboter l’organisation des JO.
En manipulant les aspirations du peuple français à la « démocratie », la France s’y est faite le champion de l’ingérence et de la division dans les pays émergents. Aujourd’hui encore des mairies de droite et de « gauche » arborent encore le drapeau des féodaux esclavagistes tibétains.

Cette Union Sacrée contre les pays émergents n’a fait que se confirmer jusqu’à l’intervention armée contre la Libye, saluée alors par tout l’hémicycle.
Le 12 juillet lors du vote pour la prolongation de l’intervention armée en Libye, le PS a appuyé cette intervention sans la moindre réserve.
Bernard Cazeneuve : « Nous avons été les premiers sur ces bancs à demander la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne et une résolution des Nations unies permettant à la communauté internationale de matérialiser son opposition aux massacres qui se préparaient » .
Le même a profité de l’occasion pour solliciter en termes à peine déguisés une intervention similaire en Syrie.
Christian Jacob, ex président du CNJA et président du groupe UMP n’a pas déguisé les visées néocoloniales : « Le drapeau français flotte à Benghazi et c’est pour nous une source d’immense fierté. »
Et Philippe Folliot (président du groupe Nouveau Centre) a craché le morceau quant aux objectifs de cette agression : « Du point de vue économique, nos entreprises avec leur formidable volonté d’innover ne peuvent être trop absentes ou en retard le moment venu de l’après-Kadhafi » .

Cette politique d’agression néocoloniale n’a pas d’autre but et on en observe dès à présent les conséquences en Côte d’Ivoire :
Xinhua relève le 16 juillet que « La France veut être le "partenaire de référence" de la Côte d'Ivoire (Fillon) » « La France reste le premier partenaire commercial de la côte d'Ivoire où sont implantées 140 filiales d'entreprises françaises. »

Le France est donc clairement identifiée au plan international comme le principal promoteur de la guerre en Libye et peu de pays sont prêts à parier sur le succès d’une telle aventure. Du reste derrière les déclarations triomphantes les positions contradictoires de la bourgeoisie française laissent deviner un profond embarras pour se tirer de ce mauvais pas.
Afrique en ligne, sous le titre « Libye-France: Le bourbier libyen de Sarkozy », porte un regard très lucide sur cette situation.
Commentant les propos récents de Longuet, Courrier International titre : « Le jour où Sarkozy a perdu en Libye ».

Unité de la classe ouvrière et des peuples d’Europe

Les réunions des politiciens et des financiers se succèdent « au chevet de l’Euro », mais leur finalité n’est autre que d’écraser davantage les masses pour extorquer davantage de profits.
L’oppression et l’exploitation capitaliste s’abattent de plus en plus durement sur les peuples d’Europe, mais elles provoquent inévitablement leur révolte.
La crise que traversent les pays impérialistes européens les conduit à opprimer les pays du Tiers Monde et à déclencher des conflits en particulier avec les pays émergents. La France est le représentant le plus acharné de cette politique belliciste.
Mais là encore c’est l’échec assuré. L’époque des guerres coloniales est révolue.

Tout nous appelle donc à combattre notre impérialisme et à rejeter toute forme de chauvinisme. Le « renouveau français » ne peut être issu que de la révolution prolétarienne.
De même la position attentiste consistant à mettre dans le même sac « tous les impérialismes » présents et à venir , ou à mépriser l’opposition non prolétarienne à l’impérialisme français aboutit à se tenir à l’écart de la révolution mondiale et à ménager notre bourgeoisie.

Soutenons avec fermeté la classe ouvrière et les peuples d’Europe dans la crise du capitalisme.
Soutenons les pays émergents contre l'impérialisme.


Edité le 16-07-2011 à 23:10:49 par Xuan




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Le PRCF et le défilé du 14 juillet


Le PRCF se manifeste à propos de la polémique sur le 14 juillet.
La défense d’Eva Joly n’est pas l’objectif des marxistes-léninistes, y compris face à l’UMP, mais la déclaration du PRCF appelle plusieurs remarques.

Force est de constater que le PRCF amalgame grossièrement le 14 juillet et le défilé militaire qui lui est associé, d’une part.

D’autre part le PRCF amalgame également la révolution bourgeoise de 1789 et « celle qu’il faudra bien faire un jour pour établir dans notre pays un régime démocratique, populaire et patriotique contre les forces du capitalisme, contre les Bastilles des puissances d’argent qui exploitent le travail, qui vendent notre patrie et participent aux agressions impérialistes partout dans le monde » .

On remarque à cet endroit que la nature prolétarienne voire socialiste de cette révolution n’est jamais mentionnée.

Enfin le PRCF prétend démontrer au prix d’un savant exercice rhétorique que le défilé de l’armée impérialiste française serait « une expression de l’indépendance et de la souveraineté nationale » .



Voici ce texte :

____________________________



Madame Joly, le 14 juillet, l’armée, la droite et nous.

Madame Eva JOLY vient de faire une déclaration sur le défilé du 14 juillet, c’est son droit. Mais cette dirigeante d’Europe Ecologie/Les Verts ce parti attrape tout , dont l’anticommunisme est la maison commune et la destruction de la France en tant que nation le crédo dans le cadre de l’Europe supranationale et capitaliste chère au démagogue Cohn Bendit, est bien mal placée pour s’exprimer sur cette question.

Sans aucune cohérence son attaque contre le défilé militaire du 14 juillet n’a d’autre sens que de démolir ce qui demeure une expression de l’indépendance et de la souveraineté nationale en dépit de tous les efforts de Sarkozy et de son clan pour le transformer en une démonstration de force contre les peuples et de guerre intérieure anti ouvrière et anti démocratique, au cas ou les travailleurs menaceraient trop le pouvoir du capital.


Les fascistes du FN, la droite fascisante de l’UMP, la social-démocratie et ses satellites sont les forces principales de la liquidation de la République française. Eux qui, ensemble, ont refusé de respecter la volonté du peuple souverain exprimé en 2005 contre cette UE qu’ils promeuvent, défendent et renforcent au détriment des intérêts populaires et nationaux.

Cette droite qui n’a d’autre patrie que le fric, cette fausse gauche qui est alignée sur les mêmes positions que la droite ne sont pas crédibles, n’ont aucune légitimité pour défendre la République et le 14 juillet.


Le 14 juillet c’est la fête et la célébration de la Révolution . De celle de 1789 et de celle qu’il faudra bien faire un jour pour établir dans notre pays un régime démocratique, populaire et patriotique contre les forces du capitalisme, contre les Bastilles des puissances d’argent qui exploitent le travail, qui vendent notre patrie et participent aux agressions impérialistes partout dans le monde.

Nous communistes héritiers des vainqueurs de Valmy, des Communards et des glorieux FTPF/FTP MOI de la Résistance nous voulons qu’un jour défilent le 14 juillet et pourquoi pas de la République à la Bastille, plutôt que sur les Champs Elysées les détachements de l’Armée de la République
,’une armée populaire c’est-à-dire le peuple en armes . Pas une une armée de mercenaires poussés à le devenir par le chômage et la misère, pas garde prétorienne,dressé contre son propre peuple et outil de l’impérialisme pour des guerres d’agression comme celles de Libye, d’Afghanistan ou de Côte d’Ivoire. Une armée populaire dont le seul objectif sera la défense de la patrie et des travailleurs et non la défense des intérêts du capitalisme, de ses marchands de canons et de mort.

VIVE LE 14 JUILLET DES RÉVOLUTIONS PASSÉES ET A VENIR !
AM
Affiché sous Actu politique, Edito
Article publié par Dragan MIRIANOVIC, le 16 juillet 2011



_______________________________


Rappelons quelques faits :

La manifestation militaire du 14 juillet a été instaurée sous le Directoire.
Elle est rétablie en 1880 pour célébrer le redressement militaire de la France après la défaite de 1870, pour entretenir dans l'opinion publique l'esprit de mobilisation afin de récupérer l’Alsace et la Lorraine.
En 1919, après la boucherie impérialiste, les maréchaux Joffre, Foch et Pétain défilent à cheval sur les Champs pour le « Défilé de la Victoire ».
Indépendamment de la fête populaire du 14 juillet (qui célèbre la révolution bourgeoise de 1789 et non la Commune de Paris rappelons-le), le défilé militaire est une manifestation belliciste de l’impérialisme français et n’a strictement rien de révolutionnaire.

Cette année-ci où l’armée française s’est criminellement illustrée en Libye, le défilé militaire avait une signification particulièrement réactionnaire, exactement à l’opposé de « l’indépendance et de la souveraineté nationale » dont parle le PRCF.

Lorsque la France sera socialiste il en sera certainement autrement, et peut-être faudra-t-il songer à remplacer le 14 juillet par le 18 mars , ce qui serait parfaitement légitime du point de vue de la classe prolétarienne, afin de rendre justice aux victimes des massacreurs Versaillais.

Mais aujourd’hui le défilé militaire organisé par la bourgeoisie a pour seule fonction de glorifier les méfaits de l’armée impérialiste française et de ses chefs . C’est la honte de notre pays et de notre peuple et les communistes n’ont pas à le défendre.

Le numéro de funambule du PRCF, destiné à légitimer le défilé militaire impérialiste par des considérations hors d’âge sur une indépendance nationale nullement menacée, et par un habillage « révolutionnaire » de la République bourgeoise, dissimule à peine les difficultés croissantes du PRCF à expliquer en quoi le pays le plus belliciste et le premier créancier de l’Europe du Sud serait menacé dans son indépendance.

Le PRCF devra renoncer à ses thèses chauvines ou sombrer dans le national-socialisme.

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Un article du Petit Blanquiste sur le même thème :

17/07/2011
UNE ARMEE IMPERIALISTE

La proposition d’Eva Joly de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un « défilé citoyen » ainsi que sa stigmatisation d’une « France guerrière » a suscité bien des commentaires.

Le plus emblématique de ces commentaires est venu du Premier ministre alors qu’il se trouvait à Abidjan aux côtés du massacreur Ouattara, devenu président de la Côte d’Ivoire avec l’appui massif de l’armée française. Fillon a déclaré qu’avec le défilé militaire du 14 juillet « nous rendons hommage à une institution qui assure la défense des valeurs de la République française, de la liberté, de la fraternité, de l'égalité » .
Parler de « liberté » depuis un pays auquel on vient d’imposer son dirigeant par la force, il fallait oser... Car, on aura beau dire et mentir, il restera que Ouattara est parvenu au pouvoir transporté « dans les fourgons de l’étranger » (comme on le disait des monarchistes à la Restauration).

UNE UNANIMITE TOUCHANTE...
La plupart de nos politiciens se sont élevés contre la proposition d’Eva Joly avec des arguments exaltant le défilé militaire : « l'armée est le synonyme de notre liberté » (Marine Le Pen) ; c’est un « hommage que la nation se rend à elle-même » (Guaino, conseiller spécial de Sarkozy) ; « c’est d’abord un hommage donné à la République donc à notre armée, qui se bat aujourd’hui sur beaucoup de terrains » (Martine Aubry) ; « l'armée française est une armée citoyenne » (Fabius).
Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a considéré que « le défilé militaire rappelle à toute puissance étrangère ce qu’il lui en coûterait de s’en prendre à la France et à sa République ».
Toutes ces déclarations font l’impasse sur un fait essentiel à savoir que cette République qu’on se plait à célébrer est - avant tout - un État de domination de classe, un Etat bourgeois, et que l'armée de cette République est actuellement plus une armée d'agression et de maintien de l'ordre impérialiste qu'une armée de défense nationale.
C’est oublier aussi que, dans certaines circonstances, la République ne répugne pas à utiliser cette armée « citoyenne » contre son propre peuple. Le souvenir de la Commune de Paris - entre autres - est là pour nous le rappeler.


1947 : L'armée contre les mineurs en grève

DES ORIGINES DOUTEUSES...
Ce n’est pas un hasard que le défilé du 14 Juillet, tel que nous le connaissons aujourd'hui, ait été instauré en 1880. C’est l’époque où la République se lance dans la constitution d’un vaste empire colonial. Ses expéditions militaires de conquête se multiplient au Vietnam, en Afrique, à Madagascar...
Pour que la population de la métropole adhère à cette politique impérialiste - dont le coût financier et humain n’est pas négligeable - la République s’emploiera, dès l'école, à faire de la possession des colonies un motif d’orgueil national. L’institution du défilé du 14 juillet exaltant l’armée française et ses régiments coloniaux (légionnaires, tirailleurs, goumiers, spahis...) s'inscrit tout naturellement dans cette propagande chauvine.


Légion étrangère : Les mercenaires de la République

L’ARMEE FRANCAISE REELEMENT EXISTANTE
L’armée qui a défilé ce dernier 14 juillet est bien à l’image des armées coloniales de la « Belle Epoque » . Engagée dans des « opérations extérieures » en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et déployée dans des bases en Afrique (Tchad, République centrafricaine, Gabon, Djibouti) et à Abu Dhabi (Emirats arabes unis) [1], elle n’est pas une armée de Défense nationale mais une armée de « projection » , de domination sur d’autres peuples. C’est une raison suffisante de ne pas souhaiter la voir paradée.

EVA JOLY : DES CHARS EN... LIBYE

Eva Joly s’insurge contre l’image d’une « France guerrière » mais pas au point de condamner les bombardements en Libye. Au contraire.
« Je suis 100% pour cette intervention » a-t-elle déclaré. Elle a même plaidé pour une intervention terrestre : « Il est difficile de mener une guerre sans troupes au sol. On a mis des hélicoptères pour essayer d'augmenter la performance de ces interventions. Nous savions depuis le début que ça serait difficile, dans la mesure où le mandat est limité à l'espace aérien. Si cela se modifie, ça doit être sur décision de l'ONU » .
●
Dans cette affaire, tant la glorification inconditionnelle de l’armée qu’un antimilitarisme abstrait font l’impasse sur l’essentiel : la nature impérialiste des missions de combat ou d’occupation confiées à l'armée française. Que ce soit en solo ou dans le cadre de l’OTAN.

JPD

[1] « Selon les clauses secrètes de l'accord renégocié entre Paris et Abu Dhabi, la France s'engage à utiliser tous les moyens militaires dont elle dispose pour défendre les Émirats arabes unis s'ils venaient à être agressés. Tous les moyens militaires, c'est-à-dire également l'arme nucléaire, s'il le faut ». (Le Figaro)

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   Posté le 19-07-2011 à 14:10:17   Voir le profil de zorba (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à zorba   

Eva Joly, comme ses amis écolos et bourgeois, est une représentante "mollassonne" de l'impérialisme. En aucune circonstance, elle s'appuie sur les principes émancipateurs de la lutte des classes ou de l'internationalisme prolétarien. C'est une juriste attaché à la défense des droits des possédants et rien d'autre.
Elle peut distraire avec ses propositions de défilé incluant le peuple, mais le fond de sa pensée, c'est tout simplement :
"Sarkozy et les armées de l'OTAN ont tout à fait raison de casser la gueule aux abrutis de lybiens qui soutiennent Kadhafi."
Sans préciser que ce colonel, pas un tendre non plus, a installé l'école, le logement et la santé gratuit pour tous les lybiens et qu'il ne se pliera pas aux ordres des italiens ou du demi français qu'est Sarkozy, l'autre demi étant pro américaine.
Eva Joly, comme ses alliés écolos, c'est la soumission aux ordres de l'impérialisme germano américain, ni plus, ni moins. Pro UE, pro OTAN, pro FMI (avec ou sans DSK) et à genoux devant Benoit 16 ou les pasteurs protestants qui soutenaient Hitler.
Elle est un ennemi pour la classe ouvrière qui doit la combattre comme tous les représentants de l'ordre établi et de la propriété privée des moyens de production.

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On se lasse de tout excepté d'apprendre. Virgile
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   Posté le 19-07-2011 à 20:06:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Bien entendu, mais les cocoricos du PRCF - et malgré toutes les précautions du genre "vive le 14 juillet des révolutions passées et à venir" - abondent dans la célébration impérialiste.

Le bourrage de crâne télévisé sur l'hommage aux soldats tués en Afghanistan nous rappelle opportunément que l'armée est un pilier de l'Etat bourgeois.

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   Posté le 18-02-2013 à 00:18:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La crise de surproduction menace de nouveau la zone euro
vers une dévaluation ?


Le flash Natixis n° 269 (11 avril 2012) préconisait « à effets équivalents » de dévaluer plutôt que de baisser les salaires, ce qui diminue la demande intérieure.
Or la dévaluation diminue aussi la demande intérieure puisque les produits importés à bas pris sont inévitablement renchéris.

La question devient plus urgente aujourd’hui alors que la crise de surproduction du capitalisme s’accentue en Europe et que la guerre des devises devient plus menaçante.


Les Echos des 15 et 16 février consacrent plusieurs pages au dévissage des économies européennes, sous le titre :
Les pays les plus riches de la zone euro décrochent

On y lit que suivant Eurostat le PIB de la zone Euro a reculé de 0,5 % en 2012 et de 0,6 % au dernier trimestre.
Les pays les plus riches encore notés AAA sont tombés en récession au 4e trimestre 2012 :
les Pays-Bas (- 0,2 %), la Belgique (- 0,1 %), l'Autriche (-0,2 %), la Finlande (- 0,5 %) et surtout l'Allemagne (- 0,6 %).
Quand à l’Italie elle dégringole à -0,9 %. Seuls les états baltes s’en tirent.

Quelques extraits de cette série d’articles :

L'Allemagne gagnée elle aussi par la dépression

Durant les trois premiers trimestres de 2012, l'Allemagne avait systématiquement affiché une croissance, alors que ses voisins avaient déjà basculé dans la récession. Mais le rythme avait progressivement ralenti : 0,5 % sur les trois premiers mois de l'année, 0,3 % au deuxième et 0,2 % au troisième trimestre.
Cette fois-ci, le coup est rude. « L'Allemagne a rejoint les pays en crise avec un déclin plus brutal que la moyenne, son secteur exportateur souffrant de la crise de l'euro et du ralentissement d'autres marchés importants comme la Chine » , selon Christian Schulz, économiste chez Berenberg Bank.
…« Au dernier trimestre, les exportations de marchandises ont beaucoup plus reculé que les importations » , indique Destatis, qui donnera des données plus détaillées le 22 février.


NB : les exportations allemandes sont principalement tournées vers la zone euro, par conséquent moins dépendantes de la baisse du dollar ou du yen, mais la baisse de la consommation dans la zone euro finit par atteindre l’économie allemande.

La pire récession depuis trente ans au Portugal

… Selon les données provisoires dévoilées hier par l'Institut national de la statistique (INE), l'économie portugaise s'est contractée de 3,2 % l'année dernière, plus que les 3 % prévus par le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho. Sur les trois derniers mois de l'année, le PIB a reculé de 1,8 % en glissement trimestriel et de 3,8 % en glissement annuel.
Le Portugal, sous perfusion financière internationale depuis mai 2011, signe là sa pire récession depuis une trentaine d'années. Une situation qui dure depuis 2011 (-1,6 %) et qui se prolongera cette année, avec un recul du PIB de 1,9 % selon la Banque du Portugal, bien plus pessimiste que l'exécutif, qui table, lui, sur une contraction de l %.
Cette aggravation de la récession en 2012 est clairement imputable aux mesures d'austérité adoptées par le pays en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros : les hausses d'impôt, baisses de salaire et autres coupes budgétaires ont fortement impacté la demande intérieure. Mais elle est aussi due à une réduction de la demande extérieure. …
Les exportations en berne
Cette dernière donnée est inquiétante quand on sait que les exportations sont la seule planche de salut de l'économie portugaise. Pour autant, elle n'est pas étonnante pour un pays qui exporte plus de 60 % de ses biens et services vers la zone euro - dont le PIB a reculé de 0,6 % au quatrième trimestre selon Eurostat. Sachant que l'Espagne, premier partenaire commercial du Portugal, sera encore en récession en 2013, la demande extérieure aura du mal à jouer son rôle de contributeur positif à la croissance en 2013 face à une demande intérieure minée par l'assainissement des finances publiques et la hausse du chômage.

La croissance italienne a plongé de 2,2% en 2012

A dix jours des élections législatives, l'Istat a publié hier des chiffres relativement préoccupants sur la chute de la croissance italienne. Pour son sixième trimestre consécutif de baisse, le PIB italien a reculé de 2,7 % en rythme annuel (- 0,9 % sur le trimestre précédent), contre une prévision du consensus de - 2,3 %, soit le recul le plus important depuis le premier trimestre 2009. Selon l'Istat, ce chiffre, décevant du quatrième trimestre s'explique en grande partie par la chute de l'activité industrielle (-2,2 % par rapport au trimestre précédent), mais aussi une performance plus faible que prévu des services et du secteur agricole.
« Nous pensons que la surprise négative vient probablement d'une activité moindre que prévu du secteur des services et l'investissement dans la construction », avance l'économiste d'UniCredit, Loredana Federico. Le ralentissement de la demande externe européenne semble également avoir pesé sur l'économie italienne. Pour ce qui concerne l'année en cours, l'Istat mise encore sur un recul de 1 % du PIB, conforme aux prévisions de la Banque d'Italie, tandis que certains économistes ont revu à la baisse leurs prévisions à la lumière de ces nouveaux chiffres.



L’accroissement du chômage


En France les chiffres viennent d’être annoncés, c’est une croissance nulle pour 2013.
Cela signifie que les licenciements vont s’accélérer. Tandis que certains groupes balancent des milliers de salariés à la rue, les petites et moyennes entreprises mettent la clef sous la porte, mais celles de taille moyenne s'y mettent aussi, et les auto-entrepreneurs jettent l’éponge.
Premières victimes parce qu’ils constituent une variable d’ajustement , les intérimaires.


Fin 2012 on a comptabilisé 66 800 destructions d’emplois dans le secteur marchand.
Soit un rythme annuel de baisse de 0,4 %. On est certes loin des 190.000 destructions d'emploi de 2008 et des 260.000 destructions de 2009. Mais l'économie française se montre dans l'incapacité de revenir à son volume d'emplois d'avant la crise.

L’intérim est en baisse de 13.800 postes selon l'Insee, qui se base sur les estimations réalisées par le ministère du Travail à partir des relevés mensuels de contrats de travail temporaire collectés par Pôle emploi. Le Prisme (patronat de l'intérim) confirme cette tendance à la baisse. Si la chute est trois fois moindre qu'au trimestre précédent, les données qu'il a publiées le 1er février montrent que l'année s'est achevée sur une dégradation, avec une diminution de 15,6 % de l'emploi intérimaire en décembre.


Du côté de l'industrie, on a assisté à une accélération des pertes d'emplois. Le temps où ce secteur renouait avec les créations d'emplois paraît déjà loin. La parenthèse n'avait, il est vrai, duré qu'un trimestre, le premier de 2011. Sur les trois derniers mois de 2012, l'industrie a perdu 13.100 postes, portant le total de la baisse sur un an à 31.700, soit la moitié de la baisse totale du secteur marchand. …
La situation ne devrait pas s'arranger dans les prochains mois. Si l'on en croit la dernière note de conjoncture de l'Insee, l'économie française devrait détruire encore 75.000 emplois sur le seul premier trimestre 2013 et revenir en deçà du seuil symbolique des 16 millions.


Les Echos poursuit sur les défaillances d’entreprises : 60.461 recensées par Coface, provoquant la destruction de 201 000 emplois, un total en hausse de 8,5 % et se rapprochant de manière «préoccupante » du pic de 2009 (219.000).
Le coût financier s’élève à 4,4 milliards d’euros, soit 0,22 % du PIB (0,16 % en 2007).
Principale cause : l'augmentation des faillites d'entreprises plus grosses, point le plus saillant de l'étude.
Les entreprises de taille intermédiaire (ETI, de 250 à 5.000 salariés) sont « tout particulièrement affectées » , souligne Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface. Le nombre de défaillances est resté stable (45, contre 46 en 2011) mais ce constat s'avère trompeur car « ce sont des ETI de plus en plus grosses qui font faillite » , s'inquiète-t-il, citant les exemples de Caddie, Marie Brizard ou Surcouf. Autre voyant au rouge : depuis fin 2010, le taux de défaillance des ETI (0,99 % en 2012) a dépassé celui des PME (0,8 %). Ce phénomène s'explique toutefois aussi par le recul des créations de PME, qui entraîne mécaniquement celui de leur taux de défaillance (les jeunes PME étant plus fragiles).
… Coface craint que le phénomène ne s'accentue cette année, au point d'anticiper 62.000 défaillances d'entreprises et un recul du PIB de 0,2 %. « Nous passons d'une mécanique d'atonie à un cercle plus vicieux ou les défaillances d'entreprises et la contraction des dépenses des ménages s'alimentent », analyse Yves Zlotowski.


L’emploi des intérimaires a chuté de 8,7% sur l'ensemble de l'année 2012, annonce Pôle emploi lundi. Fin décembre 2012, le nombre d'intérimaires s'établissait à 569.400 en valeur corrigée des variations saisonnières, soit une baisse de 54.000 postes par rapport à décembre 2011.
Toutes les tranches d'âges sont concernées par la baisse ainsi que toutes les catégories socioprofessionnelles.


En ce qui concerne les créations d’entreprises, dopées aux abattements de cotisations et aux aides diverses et variées, il s’avère qu’elles ne franchissent pas toujours le seuil de trois ans et que l’argent volé aux salariés et au peuple est gaspillé en pure perte.
A la demande du Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l'Assemblée nationale, la Cour des comptes a rendu hier son rapport sur les dispositifs de soutien à la création d'entreprises. A première vue, la France est championne en la matière. Avec 549.805 entreprises créées en 2011, l'Hexagone est le numéro un européen en nombre de créations annuelles. De 2003 à 2008, les créations avaient déjà augmenté de 54 %, et elles ont bondi depuis 2009, sous l'effet du régime des auto-entrepreneurs. Mais, revers de la médaille - et paradoxe français -, la durée de vie de ces jeunes entreprises est courte. « Seulement 66 % des entreprises françaises créées en 2006 étaient toujours en activité en 2009, 52 % après cinq ans » .



Dans ces conditions, les capitalistes français, davantage impactés que l’Allemagne par la baisse du dollar et du yen, ont commencé à parler dévaluation et l’Allemagne s’y est « farouchement opposée ». Mais pris toutes les économies européennes sont prises avec plus ou moins de violence dans les mâchoires de l’étau : la baisse des salaires et la hausse du chômage pèsent sur la consommation intérieure et les mesures d’austérité diminuent le pouvoir d’achat des masses.
De surcroît les réductions d’effectifs destinées à accroître la productivité par ouvrier augmentent relativement la composition organique du capital et la baisse tendancielle du taux de profit.

Aiguisement des contradictions au sein de l’Union

Après avoir survécu à la crise de la dette souveraine et avancé au pas de course vers l’intégration, l’Europe se voit de nouveau menacée par la crise économique, qui accentue ses contradictions : le déséquilibre économique franco-allemand aiguise les ambitions des capitalistes et certains rêvent de nouveau à des conquêtes coloniales.
La domination des pays riches sur les pays pauvres encouragent d'autres à se vendre en dehors de l’Union.
Ainsi au grand dam des USA, la Grèce envisage de privatiser le conglomérat DEPA et l'opérateur du réseau de transport gazier DEFSA. Trois compagnies sont actuellement en lice pour le rachat des entreprises grecques: les groupes russes Gazprom et Sintez, ainsi que la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR (State Oil Company of Azerbaijan Republic) .. Ria Novosti

Vers une guerre des monnaies


La crise du capitalisme en Europe doit résoudre un problème insoluble et tous les moyens seront bons pour y parvenir. Mais ils ne pourront que l’aggraver.
Aussi la tentation de diminuer la valeur de la devise euro devient-elle de plus en plus grande, car les USA et le Japon ne s’en privent pas.

La dernière réunion du G20 samedi 16 à Moscou a magistralement illustré cette tendance en excluant une « guerre des monnaies » et en s’engageant solennellement à ne pas procéder à des dévaluations compétitives des monnaies et à ne pas déterminer de cibles pour les taux de change.
"Nous nous abstiendrons de procéder à des dévaluations compétitives" , peut-on lire samedi dans le communiqué. "Un changement de politique monétaire dans un pays a des conséquences sur les autres pays" , a dit le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. Il doit y avoir compétition entre les économies, pas entre les monnaies, a-t-il poursuivi, "c'est ce que les gouvernements doivent faire, et non manipuler les marchés des changes." Jugeant exagéré d'évoquer une guerre des monnaies, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a salué "la bonne nouvelle" de voir le G20 répondre à la situation en empruntant la voie "de la coopération et non celle du conflit" .

Fariboles, car ce communiqué ne dit pas un mot des principaux initiateurs du conflit, les USA et le Japon et constitue donc un vœu pieux nullement appliqué.
Le ministre russe Anton Silouanov a reconnu que le G20 n'était pas parvenu à un accord sur les objectifs de déficit budgétaire à moyen terme. "Nous espérons que les pays membres auront progressé d'ici le mois d'avril (...) sur l'adoption de nouveaux indicateurs budgétaires, à la fois sur le déficit et le niveau de la dette gouvernementale" , a-t-il déclaré. Il a également mis en garde dans son discours devant ses homologues contre les "conséquences imprévisibles" des mesures de politique monétaire non conventionnelles. " Les banques centrales qui mènent de telles politiques d'assouplissement monétaire devraient surveiller de près les risques que cela fait peser, aussi bien sur le plan national qu'international "
Source : Le Point


Les ministres du G20 se gardent dans leur communiqué final de critiquer la politique de relance du Japon, qui a fait chuter le yen de 20 % et suscité les protestations de ses rivaux commerciaux. © Grigoriy Sisoev / AFP


Edité le 18-02-2013 à 00:20:12 par Xuan




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   Posté le 10-07-2014 à 23:43:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'hégémonisme US et l'opposition des émergents divise l'Europe


La division fondamentale des pays européens entre nord et sud se double de la contradiction entre la France et l'Allemagne pour le leadership et de la contradiction entre l'hégémonie US et le reste du monde.

Cette dernière, tout en participant aux aventures militaires franco US, a pris parfois ses distances ou bien a manifesté son soutien de façon plus discrète.
Ceci est à relier aux relations économiques avec la Russie mais aussi avec la Chine dans le cadre de la nouvelle route de la soie.

Mais la domination sans partage des USA rencontre inévitablement une opposition y compris chez leurs alliés. L'écoute des communications de Merkel a creusé davantage le fossé entre l'Allemagne et les USA, tandis que la France poursuit sa politique de soumission.

Un nouvel exemple de l'aiguisement de cette contradiction est l'éviction du chef des services secrets américains en Allemagne.


Sur le Nouvel Observateur :

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Berlin expulse le chef des services secrets américains en Allemagne


Publié le 10-07-2014

Berlin (AFP) - Le gouvernement allemand a annoncé jeudi l'expulsion du chef des services secrets américains en Allemagne après la découverte de deux espions présumés opérant pour Washington, une mesure rarissime entre proches alliés au sein de l'Otan.
"Il a été demandé au représentant des services secrets américains à l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique de quitter l'Allemagne" , a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, dans un communiqué.

L'expulsion intervient "en réaction à un manque de coopération (constaté ) depuis longtemps dans les efforts pour clarifier" l'activité d'agents de renseignement américains en Allemagne, a expliqué le député allemand Clemens Binninger, président de la commission de contrôle parlementaire sur les activités de renseignement, qui s'est réunie jeudi à Berlin.

Cette mesure a peu de précédents comparables. Parmi les derniers en date, la France avait demandé en février 1995 le rappel aux Etats-Unis de plusieurs agents américains, pour espionnage sur son territoire.
Le site internet de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel évoquait jeudi un "tremblement de terre diplomatique" . Et de souligner que de telles mesures étaient généralement réservées à des 'Etats parias' tels que la Corée du Nord.

"Je crois justifié le fait que le gouvernement allemand a envoyé aujourd'hui un signal clair signifiant que ce type de rupture de confiance ne sera plus toléré et que nous devons oser un nouveau départ" dans les relations germano-américaines, a déclaré la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen.

- "Coopération étroite" -

La Maison Blanche a refusé de commenter l'expulsion de jeudi, mais l'ambassade des Etats-Unis à Berlin a souligné qu'il était "essentiel" de poursuivre la "coopération étroite" avec le gouvernement allemand " dans tous les domaines ".

Après des révélations la semaine dernière sur un agent du renseignement allemand (BND) soupçonné d'aussi travailler pour la CIA (Agence américaine de renseignement), le parquet fédéral allemand avait annoncé mercredi enquêter sur un nouveau cas d'espionnage présumé. Les médias allemands ont évoqué un officier de la Bundeswehr (armée allemande) opérant pour Washington.
Ces affaires ont détérioré davantage encore les relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne déjà tendues par des révélations l'an dernier sur l'écoute du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par les Américains.

Mise sous pression par son opinion publique qui souhaite une position plus ferme à l'égard de l'ancien occupant américain, elle n'a eu de cesse de réclamer des explications sans que Washington montre jusqu'ici beaucoup d'empressement à y répondre.

- "Une bêtise à pleurer" -

Faisant allusion aux crises internationales telles que l'Ukraine, le Proche-Orient et l'Afghanistan, Mme Merkel a souligné jeudi l'importance d'une relation de confiance. "Je crois que dans ces moments qui peuvent être très confus, il est décisif de pouvoir se faire confiance entre alliés" , a déclaré la chancelière, dans un point de presse, avant l'annonce de l'expulsion. "Plus de confiance peut impliquer plus de sécurité", a-t-elle ajouté.
"Il est indispensable pour l'Allemagne, dans l'intérêt de la sécurité de ses citoyens et de ses soldats à l'étranger, de travailler étroitement et en pleine confiance avec ses alliés occidentaux, tout particulièrement avec les Etats-Unis" , a d'ailleurs souligné M. Seibert dans le communiqué annonçant l'expulsion.
" Cela requiert une confiance et une franchise mutuelles. Le gouvernementallemand continue à être prêt à en faire preuve et attend la même attitude de son plus proche partenaire" , a-t-il poursuivi.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a relevé le peu d'intérêt des informations récupérées par les Américains, selon les premiers éléments d'enquête, tout en fustigeant leurs pratiques. "Si l'on s'en tient à ce que l'on sait actuellement, les informations recueillies par l'espionnage sont insignifiantes" , a-t-il dit. "Mais le dommage politique qui en découle est grave et disproportionné" , a-t-il ajouté, avant d'annoncer un renforcement du contre-espionnage allemand.

Dans une interview jeudi matin, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé que les Américains faisaient preuve d' "une bêtise à pleurer" dans cette affaire. "Que les Etats-Unis recrutent chez nous des gens de seconde zone, c'est tellement idiot. Et face à tant de bêtise, on ne peut que pleurer" , a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision allemande Phoenix. "Et c'est pourquoi, cela n'amuse pas franchement la chancelière", a ajouté le ministre, connu pour son franc-parler.

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   Posté le 14-07-2014 à 00:18:14   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il ne faut pas mettre sur un meme registre Eva Joly et le Prcf,il ne faut pas s aliener un courant marxiste léniniste,fusse il issu d une scission du p"c"f,on va se retrouver isolés pour reconstruire un parti communiste m-l.
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   Posté le 14-07-2014 à 05:13:10   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

"Il ne faut", "il ne faut pas", "on va" !!! (c'est saoulant à la fin !)

Je remarque (remarquetalia ) que souvent tu donnes le titre de "marxiste-léniniste" un peu rapidement à des organisations. Tu ne prends aucun recule... et tu gobes, n'importe quelles déclarations d'intentions. Un jour tu soutiens le PCOF, puis le RCU, et c'est au tour du Front de Gauche, puis le PRCF....
En fait marquetalia, dis moi vraiment quel produit tu prends ?

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   Posté le 15-07-2014 à 17:45:02   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le pcof est lié au Front de Gauche,idem pour le prcf;Regroupement Communiste Unifié est le premier produit idéologique que j ai consommé,avec leurs analyses pertinentes sur le role de l impérialisme allemand dans le dépecage de la Yougoslavie,ou "l épouvantail fascistes et les véritables menaces".
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   Posté le 16-07-2014 à 05:53:36   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Concernant le PCOF, j'ai dans un message indiqué son évolution vers "la gauche" et l'opportunisme.
Le PRCF, beaucoup d'intervenants ont donné sur le forum leurs opinions concernant ce groupe...
Pour le RCU, il serait sûrement intéressant de se plonger dans son histoire, ses origines, son évolution...
Il se trouve que j'ai été abonné au journal du RCU "Regroupement Communiste" de 1986 à 2002 (j'ai une soixantaine de numéros de RC) ainsi que "Le communiste des Bouches-du-Rhône" mensuel régional du RCU de 1987 à 1996 (58 n° 12 n° de "Tribune Communiste" (1986-1988) et "L'insurgé" mensuel départemental du RCU (1990-1991) 4 n°.
Tu résumes les positions de ce groupe à l'analyse sur l'impérialisme allemand, et tu occultes complètement le reste...
Ce qui serait bien c'est d'avoir le temps de numériser ou de mettre en ligne ce que disait ce groupe (qui entre parenthèse n'avait aucune existence politique organisée à l'époque dans la classe ouvrière).
Je dois avoir quelques part les sommaires de quelques publications de ce groupe.

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   Posté le 16-07-2014 à 11:09:27   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le RCU soutenait toutes les causes révolutionnaires d Amérique Latine,des maoistes du Sentier Lumineux aux anarchosyndicalistes de l Ezln,les indépendantistes basques,l Ira en Irlande du Nord,le Parti des Travailleurs du Kurdistan,la Russie dans son opposition à l OTAN,la Chine au Tibet,et,contrairement à votre forum,prenait parti pour l intervention vietnamienne au Cambodge contre les Khmers Rouges-evidemment,le RCU défendait les peuples palestinien,libanais et syrien contre Israel,critiquait le néo-colonialisme francais en Afrique et condamnait le Fis en Algérie-soutenu à l époque plus ou moins par la publication "Manière de voir" du Monde Diplomatique.
marquetalia
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   Posté le 16-07-2014 à 11:16:04   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le RCU appuyait également la Libye du colonel Kadhafi,l Iraq de Saddam et la République Islamique d Iran,tout en ménageant l intervention soviétique en Afghanistan puis russe en Tchetchénie.
Eric
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   Posté le 16-07-2014 à 15:33:50   Voir le profil de Eric (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Eric   

C'est vrai qu'ils avaient de bonnes analyses sur tous les sujets brûlants .
Mais bizarrement ils perdaient leur aura marxiste-léniniste lorsqu'il s'agissait de Staline .
Là ils reprenaient beaucoup de calomnies bourgeoises .
Je n'ai jamais trop su ou les positionner politiquement ; d'ailleurs ils reconnaissaient eux-mêmes qu'ils étaient contre tous les "ismes " , stalinisme et trotskisme .
Le RCU se revendiquait de Michèle Mestre , une trotskiste qui avait rejoint le PCF pour y incarner une ligne marxiste-léniniste .
Le RCU a publié un ouvrage de Michèle Mestre : histoire critique de la philosophie marxiste . Dans cet ouvrage Staline est décrit comme le fondateur du dogmatisme .
marquetalia
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   Posté le 16-07-2014 à 18:24:32   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il faudrait rendre un hommage posthume à Maurice Lionnet en reportant sur le forum certaines analyses du RCU,qui n analysait pas comme vous l u.r.s.s et les pays du Pacte de Varsovie d après la mort de Staline comme étant social-impérialiste.néanmoins,son absence des luttes syndicales empecha certaines thèses interessantes d avoir un aura sur la classe ouvrière.
marquetalia
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   Posté le 16-07-2014 à 18:37:04   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

vous dites que le RCU définissait Staline comme le fondateur du dogmatisme;qu en est il du Prcf, de l Urcf?n oubliez pas non plus que Vp-Partisan crache aussi sur le Petit Père des Peuples que les nazi-fascistes veulent tuer une seconde fois via leurs alliés trotskystes...
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