| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 00:14:57
| | Les bouleversements en Turquie augurent des défis à l'Ouest Source: Global Times Publié: 21/07/2016 23:48:01 Turquie après le coup d' Etat manqué a commencé une purge à l' échelle nationale. Le Président Recep Tayyip Erdogan a déclaré mercredi un état d'urgence de trois mois afin d'éliminer le «virus dans l'armée" qui a tenté le coup. Quelque 6.000 militaires ont été arrêtés. En outre, les autorités turques ont retiré près de 9.000 policiers et suspendu 3.000 juges. Les universitaires ont également été ciblés avec plus de 1500 doyens d'université contraints de démissionner, tous les scientifiques interdits doivent quitter le pays et les chercheurs à l' étranger appelés à retourner en Turquie. On estime au moins que 50.000 personnes ont été arrêtées, limogées ou suspendues de leurs emplois. La Turquie est bouleversée. Bien que l'Occident ait réagi avec retenue en raison de ses relations intimes avec la Turquie, une tempête de critiques a été provoquée. Certains médias accusent Erdogan d'utiliser la situation pour réprimer la dissidence et accélérer sa centralisation du pouvoir. Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry dit que l' OTAN "a une exigence à l' égard de la démocratie." Ceci a été interprété comme un avertissement contre la Turquie dont l'adhésion à l' OTAN sera affectée. Il semble que l' après-coup d'état en Turquie se dirige vers une crise avec l'Occident. La marche de la Turquie vers l' autoritarisme est accompagnée de remaniements dans l'armée, la magistrature et le système éducatif, trois piliers de la sécularisation, qui vont inévitablement faire pencher en faveur d'Erdogan. Cela augure que la laïcisation de la Turquie arrive à sa fin. La Turquie restera placée sur une forme de base de la démocratie de style occidental, mais va progressivement basculer vers la tradition islamique. Ceci est un défi à la fois à la Turquie et l'Occident. La Turquie est un tremplin pour l'Occident pour exercer une influence sur le Moyen - Orient et le monde islamique. Si la Turquie sort du camp occidental, les changements auront lieu dans le paysage géopolitique au Moyen - Orient, ce qui crée un choc encore plus grand que le Brexit. La purge post-coup d' Etat prétend éradiquer les partisans de Fethullah Gulen. Mais l'effet réel est que le fondement de la démocratie de style occidental de la Turquie sera démantelé si les trois piliers de la laïcisation sont vandalisés. Les forces religieuses traditionnelles vont sûrement combler le vide, provoquant un changement systématique de tout de l' idéologie à des impératifs politiques. L'implantation de la civilisation politique occidentale dans le monde islamique est fragile. L'exemple le plus typique est la modernisation de la dynastie Pahlavi iranienne qui a été interrompue à mi - chemin. Les États - Unis et l' Europe ont diminué leur entrée au Moyen - Orient. Ils ont mis leur participation sur un élan endogène pour la démocratie pour faire avancer la sécularisation au Moyen - Orient. Cependant, la civilisation occidentale n'a pas augmenté dans la région, mais a été progressivement submergée. Le Moyen - Orient glisse dans une période de transition turbulente dans laquelle l'ordre politique est restructuré. L'Occident a sous - estimé l'influence du chaos au Moyen - Orient aura sur la civilisation occidentale.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 00:51:39
| la Turquie étant le maillon faible de l impérialisme,le renversement de Erdogan par les marxistes turcs entrainera une onde de choc dans toute la région,et les contradictions interimpérialistes s exacerbent,l homme fort à Ankara livrant des armes aux djihadistes syriens et voulant islamiser l Europe.Solidarité totale aux marxistes léninistes de tous les peuples de Turquie!il faut également appuyer l ennemi viscéral de la Turquie,l Arménie,que Erdogan voudrait rayer de la carte en soutenant l Azerbaïdjan.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 15:44:21
| J'ajouterai d'autres réactions sur ces événements complexes sur lesquels nous avons encore peu d'indications. Affirmer maintenant que les marxistes turcs vont renverser Erdogan est un peu léger.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 17:28:37
| les partis kurdes sont d obédience marxiste.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 22:20:20
| Il me semble qu'il y a en Turquie un courant m-l infesté par le social chauvinisme.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 22:58:03
| Suite au point de vue de Global Times (RPC), je mets en ligne une série d'articles sur ce sujet. Ci-dessous le commentaire de "Communistes" du 19 juillet : Turquie : Un coup dÉtat révélateur de la crise qui secoue le système impérialiste Le coup dÉtat militaire des 15 et 16 juillet qui a avorté en Turquie suscite beaucoup d'interrogations quant à ses objectifs et à ses commanditaires et dans l'état actuel des choses, il est difficile d'en faire une analyse précise. Cependant, ce coup dÉtat permet de mesurer la profondeur de la crise qui secoue le système impérialiste. Battu par les tenants actuels de la grande bourgeoisie turque, ce coup dÉtat est un événement majeur du fait, entre autre, du rôle géostratégique que représente la Turquie dans la zone méditerranéenne et moyen-orientale. La Turquie, pays de 75 millions d'habitants qui a connu un développement capitaliste important dans les vingt dernières années est avec Israël, un des plus fidèles alliés des USA dans la région. L'armée turque est en nombre la deuxième armée la plus puissante de l'OTAN. L'alliance Atlantique possède en Turquie des bases militaires sous contrôle américain. Ces bases et ces centres de commandement font partie du dispositif avancé des interventions militaires impérialistes en Syrie, en Irak et dans toute la région y compris en direction de la Russie. Ces bases recèlent des armements nucléaires et les services de renseignement US y sont particulièrement présents. Remarquons, que ni les putschistes, ni le pouvoir actuel n'ont mis le moins du monde en cause le rôle de la Turquie comme pivot essentiel de l'OTAN. Si la place de la Turquie est essentielle dans cette région du Monde, où elle entend jouer un rôle de puissance régionale majeure, elle est en même temps soumise aux fortes turbulences générées par les forces impérialistes qui entendent dominer et se repartager la région. Ainsi, la Turquie, qui joue une partition majeure, sous le chef d'orchestre US, dans la guerre d'agression contre la Syrie, entend dans le même temps combattre les forces kurdes du PKK à l'intérieur tandis que leur commanditaire les USA appuie les forces kurdes en Syrie et en Irak pour asseoir leur présence politique et militaire dans la région. La volonté de la Turquie d'être la puissance régionale de référence l'a amenée à une brouille profonde avec la Russie qui intervient elle même en Syrie à la demande du gouvernement syrien. Le récent rapprochement russo-turc marquant un début de normalisation entre les deux pays, ainsi que le rapprochement israélo-turc ont probablement contribué à exacerber les contradictions au sein de la direction de lÉtat. Il en va de même de l'amélioration des relations des puissances occidentales avec l'Iran qui a rebattu les cartes entre l'Iran et la Turquie. La bourgeoisie turque dans une situation où la crise économique a été amplifiée par l'embargo russe et la chute du tourisme, est en face de choix stratégiques majeurs qu'elle ne pourra pas différer longtemps, prise qu'elle est dans les tenailles des forces impérialistes qui entendent dominer la région. De plus, les forces progressistes et démocratiques turques sont elles aussi devant des choix stratégiques : ou continuer à se placer dans le moule de la gestion capitaliste ou en contester la nature même. Pour sa part le Parti Communiste de Turquie (PC(T)) auquel va tout notre soutien indique : « Les événements d'aujourd'hui nous rappellent à nouveau cette réalité : soit le Peuple de Turquie s'organise pour se débarrasser de l'AKP (le parti d'Erdogan au pouvoir NDLR), soit les politiques réactionnaires de l'AKP vont s'intensifier, la répression s' étendre, les massacres, pillages et vols se poursuivre. La seule force susceptible de renverser l'AKP, c'est celle du Peuple, il n'y a pas d'autre alternative...La libération est entre nos mains » . En effet, il est clair que le pouvoir turc va se saisir de cette « occasion » pour accentuer la répression, c'est ce que souligne le PC(T) : « Élever la lutte contre l'AKP et son obscurantisme est la seule voie pour empêcher que ce coup dÉtat manqué n'aboutisse à consolider son régime » . La question turque, n'est pas si éloignée de celle du Brexit, les classes bourgeoises au pouvoir sont placées devant des choix majeurs dans une guerre de grande intensité pour contrôler les ressources et les voies de communications afin d'assurer les profits capitalistes. Face à des Peuples qui résistent, à leur façon certes, il leur faut renforcer leur pouvoir et empêcher l'émergence d'un courant et d'organisations révolutionnaires capables de mettre fin à leur domination. En Turquie comme ailleurs la question décisive est donc bien la lutte contre le capitalisme jusqu'à l'abattre et construire une société nouvelle débarrassée de l'exploitation et des guerres.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 23:12:35
| après le coup d'état en Turquie les choses prennent un tel cours que l'on peut se demander qui a pris le pouvoir et quelles étaient les conditions de cette prise de pouvoir. Nous pouvons dire déjà qu'une prise de pouvoir ne peut se faire qu'avec le consentement du peuple et la participation active des masses . Dans la situation présente la sortie des chars n'a pu servir que la contre révolution. Cette affaire me fait penser au coup d'état tenté en 91 pour ramener le pouvoir soviétique. Le résultat fut celui que tout le monde connait, le pouvoir renforcé d'Elstine, sa statue d'héro démocrate dressée dans le monde libre et l'URSS livrée aux oligarques , la privatisations des biens du peuple, la destruction des acquis, la corruption, lincompétence, une misère galopante et un pays livré aux intérêts américains. Erdogane comme Eltsine en son temps est le grand vainqueur de cette pantalonnade. Il est difficile de s'y retrouver mais le nombre d'arrestation, la rue livrées aux intégristes et aux groupes fascisants donnent des indications plus qu'inquiétante sur la suite. Naturellement ce qui se passe depuis une semaine est le dernier soucis de notre presse et de tous ceux qui ont les droit de l'homme comme un bouton de rose a la bouche, ils ont trop a faire avec les terroristse et la Syrie! Mais la Syrie justement, n'est-elle pas l'arrière fond de ce nouvelle pièce de théâtre . Est-ce comédie ou tragédie? Ce monde" plein de bruit et de fureur "est en tout cas plus que jamais plein de cadavres et de douleurs. Je vous donnes a lire ce que j'ai trouvé sur le sujet qui me semble sortir des story telling que l'on nous sert habituellement, a commencer par les communiqués des parti communistes de Turquie et De Grèce qui nous proposent leur analyse de la situation. Bonne lecture Amicalement Gilbert Rémond
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 23:15:30
| | Tentative de coup dEtat en Turquie : réaction du Parti communiste (Turquie) Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF Vive le PCF », 16 juillet 2016
« Il ny a pas dalternative en dehors du peuple » Le Parti communiste appelle à sorganiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de lhumanité. La libération est dans nos propres mains. Nous navons pas les détails de ce qui sest passé lors de la tentative de coup dEtat en Turquie entre le 15 et le 16 juillet. Toutefois, nous savons très bien que des plans soutenus par des forces étrangères, dont les forces ne proviennent pas de la classe ouvrière, sont incapables de mettre en défaite lobscurantisme de lAKP et de résoudre les problèmes de la Turquie. Les événements daujourdhui nous rappellent à nouveau cette réalité : soit le peuple de Turquie sorganise pour se débarrasser de lAKP, soit les politiques réactionnaires de lAKP vont sintensifier, la répression sétendre, les massacres, pillages et vols se poursuivre. La seule force susceptible de renverser lAKP, cest celle du peuple. Il ny pas dautre alternative. LAKP est responsable ce qui a eu lieu cette nuit. Tous les facteurs qui ont conduit à la situation présente sont le produit du régime de lAKP et des puissances, à lintérieur du pays et à létranger, qui la soutiennent. Toutefois, le fait que le principal parti responsable de la situation soit lAKP ne signifie pas que la tentative de coup dEtat a été orchestré par Erdogan lui-même pour parachever ses objectifs, notamment préparer le terrain au pouvoir personnel ou éliminer les obstacles à la nouvelle constitution. La tension et les rivalités entre différents groupes, au sein même de lEtat et des forces armées, qui sont apparues depuis un moment, se sont transformées en conflit armé. Même si les tensions entre ces forces sont réelles, il est mensonger de prétendre quune des parties dans ce conflit puisse porter les intérêts du peuple. De ce fait, rechercher une solution contre le régime de lAKP à travers un coup dEtat militaire est aussi erroné quapporter un soutien à lAKP au nom dune opposition de principe contre tout coup dEtat militaire. La dernière des choses qui pourrait être faite au nom de la défense de la liberté et des droits de lhomme en Turquie serait bien de soutenir lAKP qui na cessé de démontrer quelle est un ennemi de lhumanité. Sans avoir orchestré ce coup dEtat, Erdogan et lAKP sauront utiliser les conditions qui en résulteront et les soutiens quils recevront pour accroître leur légitimité. Notre peuple doit se tenir en alerte devant les étapes que lAKP ne va pas manquer de franchir dans les jours à venir. Elever la lutte contre lAKP et son obscurantisme est la seule voie pour empêcher que ce coup dEtat manqué naboutisse à consolider son régime et ne serve dinstrument pour transformer la Turquie instable de lAKP en un pays stable. Le fait que toutes les mosquées de Turquie aient relayé la propagande diffusée continuellement sur les ondes par Erdogan, toute la nuit, indique concrètement lurgence de la tâche à accomplir. Le Parti communiste appelle à sorganiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de lhumanité. La libération est entre nos mains. Parti communiste, Turquie
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 23:18:29
| | Parti communiste de Grèce: Déclaration du Bureau de Presse du CC de KKE sur les développements en Turquie et la tentative de Coup d'Etat militaire Publié le 20 Juillet 2016 par Lien-pads Les dernières informations, ayant trait aux développements en Turquie et la tentative de coup d'Etat, parlent d'un aiguisement des contradictions internes entre bourgeois, des différences entre les divers centres du pouvoir dans le pays, qui sont interconnectés avec les antagonismes internationaux plus généraux dans la vaste région de Syrie, du Moyen-Orient et la Méditerranée orientale, à travers l'intervention directe et la confrontation entre les puissants Etats capitalistes. La Turquie a participé et participe - à ces antagonismes, avec l'objectif de protéger les intérêts de la classe bourgeoise et de se renforcer elle-même comme une puissance régionale. L'implication active de la Turquie dans les développements Syriens, les opérations militaires qu'elle a menées dans sa partie nord qui est habité par des populations d'origine Kurde et ses relations avec l'Etat Islamique l'ont conduit à une confrontation avec ses alliés traditionnels, par exemple, les USA, l'OTAN et les autres. Une enquête plus avancée des incidents et des éléments qui ont mené au coup d'Etat et à la prédominance finale de Erdogan est certainement nécessaire. Ce qui doit être principalement examiné est quelles étaient les forces qui ont soutenu le coup d'Etat, à l'intérieur et à l'étranger, quels étaient leurs objectifs, le rôle des dits Kémalistes et forces laïques ou les forces de l'imam Gülen, que le régime de Erdogan " désigne" comme étant les coupables, en "renvoyant" des milliers de l'appareil de l'Etat, le rôle des USA et de l'OTAN, la situation réelle dans l'armée Turque et de ses secteurs, des compromis possibles et des marchandages qui ont eu lieu et qui sont inclus dans l'issue de la tentative du coup d'Etat. Une enquête plus avancée est nécessaire sur l'attitude des Etats Unis et des autres forces de l'OTAN , qui au début du coup d'Etat parlaient à ce sujet du " besoin d'une continuité dans l'Etat " et ensuite plus tard, quand le rapport des forces avait été en faveur des forces d'Erdogan, ils ont soutenu le "gouvernement élu démocratiquement de Turquie" . Mieux encore, les récents mouvements envers la normalisation des relations avec la Russie et Israël doivent être pris en compte. L'action organisée d'importantes sections de l'armée, la tentative d'assassiner Erdogan, le nombre de morts, de blessés et de personnes arrêtées, parmi eux les nombreux généraux de l'armée, les bombardements prolongés dans Ankara, les combats de rues dans d'autres villes ne justifient pas la position qui dit ce fut une "mise en scène" de coup d'Etat et une "opérette" de coup d'Etat. Le temps clarifiera mieux tout ceci, et qui finalement bénéficie ou bénéficiera de cette situation. Dans tous les cas, Les contradictions entre bourgeois et entre impérialistes et les antagonismes ne prédisent rien de bon, par définition, pour le peuple de la région et particulièrement pour les Turcs qui au cours de la période précédente faisaient face aux politiques continues anti-populaires des gouvernements de l'AKP, du parti d'Erdogan. Les taux de croissance élevés de l'économie turque dans les précédentes années et l'amélioration de la situation de certaines couches intermédiaires, en aucun cas, n'a éliminé la pauvreté, le chômage, la répression, l'exploitation sauvage de la classe ouvrière et des couches populaires en Turquie. Cette ligne politique n'a pas cessé de maintenir la force en raison du fait que Erdogan agissait finalement pour le contrôle de la situation. . En effet, la réponse à la politique anti-populaire ne pouvait ni être les coups d'Etat qu'expriment des sections différentes de la classe bourgeoise, ni justifier les arguments à propos d'une " restauration de la démocratie" en Turquie, ni les illusions -nourries par certaines personnes- que le régime de Erdogan peut "comprendre le message" que plus de droits sociaux et de libertés politiques sont nécessaires. De telles espérances sont déjà détruites parce qui est arrivé dans les premiers jours après la tentative de coup d'Etat, qui démontre que l'attaque n'est pas limitée aux "instigateurs" du Coup d'Etat et de leurs comparses dans le secteur d'Etat, mais qu'elle augmentera contre le peuple, contre leurs droits civils mais encore plus contre les droits ouvriers, les libertés populaires et syndicales. En même temps, les positions agressives de la bourgeoisie turque et l'Etat turc sont connues et sont clairement exprimées concernant l'Égée, la contestation des droits souverains de la Grèce et également au sujet de la question de Chypre qui reste une affaire ouverte. Les événements en Turquie ont montré une fois de plus que la situation dans la région " sent la poudre à canon " et qu'elle est marquée par les contradictions et antagonismes aigus entre les centres puissants impérialistes avec des conséquences imprévisibles. Le gouvernement SYRIZA-ANEL porte d'énormes responsabilités, parce qu'il participe activement aux plans impérialistes au nom du capital grec; il a soutenu les récentes décisions dangereuses du Sommet de l'OTAN qui marquent une escalade dans les antagonismes, particulièrement entre l'OTAN et la Russie, alors qu'il nourrit de faux espoirs que la Grèce peut être un " îlot " de stabilité dans une région turbulente. Aujourd'hui, plus que jamais, la préparation des peuples militants est nécessaire contre la guerre impérialiste et les interventions, contre la participation de notre pays dans des guerres et interventions semblables. Ce qui est aussi requis est que chaque peuple ne doit pas être piégé dans l'un ou l'autre scénario hostile- pour leurs intérêts-, dans les contradictions entre bourgeois. Au contraire, ils ont tout intérêt à développer leur action de masse indépendante, pour se préparer et lutter en tout point et à tout moment pour leur solution en ayant comme critère leurs besoins propres et en ayant comme objectif le renversement du pouvoir du capital, le désengagement des diverses alliances impérialistes. Le KKE exprime sa solidarité avec la classe ouvrière et le peuple de Turquie, avec le fraternel Parti communiste en Turquie qui, dans les circonstances d'un rapport des forces extrêmement négatif, conduit cette lutte difficile mais uniquement d'espérance. (Source: Solidnet - traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-07-2016 à 23:24:12
| Investig'action 3 questions à Bahar Kimyongür sur la tentative de putsch en Turquie 18 Juil 2016 GRÉGOIRE LALIEU
Dans la soirée du vendredi 15 juillet, des putschistes de larmée turque ont tenté de renverser le gouvernement dErdogan. Après une nuit de chaos marquée par des affrontements entre les conjurés et les forces loyalistes, le président a repris la main. Depuis, 6.000 personnes ont déjà été arrêtées, Erdogan promettant « déliminer le virus de toutes les institutions étatiques ». Bahar Kimyongür nous éclaire sur cette mystérieuse tentative de coup dÉtat et ses possibles répercussions. Qui sont ces putschistes et quelles étaient leurs motivations ? Sur les putschistes, nous avons eu très peu dinformations, dont certaines contradictoires. La confrérie Gülen a été accusée. Ce mouvement dinspiration soufie est très influent dans le monde musulman. Son fondateur, Fetuhllah Gülen, a notamment financé grâce à de riches donateurs la construction décoles un peu partout. Il a soutenu la montée au pouvoir de lAKP, le parti dErdogan. Mais un conflit a ensuite éclaté entre les deux hommes forts. En 2014, un scandale découtes téléphoniques a mis en lumière des affaires de corruption au sein de lAKP. Gülen qui dispose de nombreux relais au sein de la police et de la magistrature était déjà pointé du doigt. Depuis 2014, 1800 personnes soupçonnées dappartenir à la confrérie ont été arrêtées. En janvier, un procès retentissant a condamné Gülen pour haute trahison. Mais ce dernier est exilé aux Etats-Unis. Cest depuis la Pennsylvanie quil a réfuté les accusations sur le coup dÉtat ce week-end. Dautres voient dans cette tentative de putsch la main dofficiers kémalistes de larmée, des soldats qui se réclament du nationalisme laïc lancé par le père fondateur de la République de Turquie, Atatürk. Mais aucun élément ne permet détayer ces propos. Avec les procès Balyoz et Ergenekon, des purges ont été menées ces dernières années pour liquider les derniers kémalistes de larmée. Dailleurs, ceux du Parti républicain du peuple nont pas soutenu le putsch. En fait, aucune formation politique na appuyé la tentative. Et pour cause, lidentité des conjurés et leur mode opératoire ont soulevé de nombreuses interrogations. Inconnus au bataillon, ils ne disposaient visiblement daucun relais au sein de la population, dans les médias ou parmi la classe politique. Ils ont même bombardé le Parlement, conduisant les députés à se réfugier dans un abri. Les putschistes se sont ainsi aliénés tous les partis politiques, y compris ceux de lopposition qui sont pourtant engagés dans une lutte féroce contre Erdogan. Cette tentative de coup dÉtat a ainsi débouché sur la publication dun communiqué conjoint des partis politiques pour condamner lopération. Cest du jamais vu en Turquie. Erdogan reste détesté par beaucoup de monde. Mais son slogan « La démocratie a été sauvée« , bien que totalement fallacieux, est parvenu à rassembler différentes composantes de la population. Finalement, la véritable opposition est restée spectatrice dun conflit qui a opposé deux franges du pouvoir, avec Erdogan dun côté et Gülen de lautre. Dautant plus que cette tentative de coup dÉtat est arrivée à un moment inattendu. En Égypte par exemple, le putsch du général Sissi est survenu au lendemain dune grande manifestation populaire contre le gouvernement de Morsi. Mais en Turquie, nous savions que la grande majorité de la rue était acquise à Erdogan. Il ny avait pas de mouvement social qui aurait pu appuyer cette opération militaire qui finalement, se résume à un coup dépée dans leau. Larmée turque sest pourtant déjà illustrée avec force dans ce genre dexercice. Nous lavons vu à luvre avec le coup dÉtat de 1960 qui a conduit à la pendaison du Premier ministre islamo-libéral et pro-US, Adnan Menderes. Cest encore larmée turque qui intervient dans le putsch de 1971 avec la pendaison de leaders de mouvements estudiantins marxistes. Enfin, la grande muette a frappé à nouveau avec le coup dÉtat de 1980. Là, tout le monde y est passé avec 650.000 personnes arrêtées et torturées, 49 pendaisons, 300 disparitions
Nous navons pas assisté à une telle démonstration de force vendredi. La tentative de putsch ressemble surtout à un dernier baroud dhonneur de quelques soldats minoritaires. Il y avait des rumeurs selon lesquelles de nouvelles purges allaient être menées. Les conjurés sentaient sans doute leur fin venir et ont tenté un dernier coup de poker, de manière précipitée. Il y a quelques années encore, Erdogan semblait tout puissant. La Turquie affichait lune des plus belles croissances économiques et revenait au-devant de la scène internationale tandis que lAKP engrangeait de beaux scores aux élections. Mais le président semble aujourdhui de plus en plus contesté. Embourbée dans le conflit syrien, la Turquie est devenue le théâtre dattentats. La croissance économique sest essoufflée alors que le chômage et la dette ont augmenté. En juin 2015, après treize années de domination, lAKP perd la majorité absolue aux élections législatives et na repris la main quau moyen dun scrutin anticipé en novembre de la même année. Entretemps, la dérive autoritaire dErdogan a été largement critiquée. Comment expliquer cette évolution ? Le président turc est-il sur le déclin ? Depuis son arrivée au pouvoir, Erdogan na jamais vraiment été inquiété. Sauf en 2013, avec les manifestations de Gezi. La population était descendue dans la rue pour protester contre le gouvernement. Toutes les formes dopposition sétaient alors rassemblées si bien quErdogan avait été contraint de sortir le grand jeu répressif. Le scandale des écoutes téléphoniques a ensuite éclaboussé lAKP en 2014. Une fois de plus, le président a répondu par une escalade de la violence avec de nombreuses arrestations dans le monde de la justice. Nous pouvons donc observer que tous ceux qui contestent trop le pouvoir dErdogan finissent en prison ou au chômage. Cela vaut tant pour les simples manifestants que pour les magistrats. Avec ces affaires, Erdogan a perdu de sa crédibilité sur la scène internationale. Mais il reste très populaire en Turquie. Il a gagné le cur et lesprit de la population conservatrice à coup de grands travaux et de versets coraniques. Certains le voient comme une sorte de prophète. Un véritable culte sest développé autour de sa personne. Et ce nest pas nouveau. Déjà lorsquil était maire dIstanbul, Erdogan était parvenu à tisser ses réseaux et à sattacher les faveurs du petit peuple. En ce sens, il était très complémentaire de Gülen qui disposait pour sa part de relais islamistes au sein de lélite et des hautes sphères de lappareil dÉtat. Cest pourquoi Gülen a collaboré avec la coqueluche des masses, Erdogan, pour favoriser la montée de lAKP. Jusquà ce quErdogan se rende compte quil avait suffisamment dassise populaire pour tourner le dos à son partenaire. Gülen a essayé de se venger avec laffaire des écoutes. Et je pense quaujourdhui encore, il lui restait suffisamment de relais pour lancer cette tentative de putsch. Si dans un conflit, nous avons tendance à voir les gentils dun côté et les méchants de lautre, en Turquie, le combat qui oppose Erdogan à Gülen nous offre les deux faces dune même médaille. Sur le plan religieux, Gülen présente sans doute un islam plus discret et plus humble. Il vivrait dailleurs des allocations sociales dans un petit appartement aux Etats-Unis. Tandis quErdogan est beaucoup plus bling-bling et affiche un islam clinquant pour conquérir les masses. Mais tous les deux ont des profils de dictateurs conservateurs. Ce sont des ultralibéraux sur le plan économique. Et ils entretiennent des liens étroits tant avec les Etats-Unis quIsraël. Il nest dailleurs pas impossible que Washington ait donné son feu vert à Gülen qui vit aux Etats-Unis depuis de nombreuses années. Plusieurs personnalités turques, dont le ministre du Travail, ont accusé Obama davoir été secrètement favorable aux conjurés. Ce nest pas rien ! Le président US a sobrement condamné la tentative de putsch. Si lopération avait réussi, je ne pense pas quil aurait fustigé Gülen. Car ces derniers temps, Erdogan a trop souvent désarçonné les Etats-Unis. Washington a besoin de fonctionnaires dociles. Or, le président turc est un fonctionnaire instable. Il a profité de son partenariat avec les Etats-Unis pour mener son propre agenda néo-ottoman, quitte à marcher sur les plates-bandes dObama. Rappelez-vous, quand Obama a commencé à bombarder lÉtat islamique en sappuyant sur les Kurdes au sol, Erdogan soutenait lÉtat islamique et bombardait les Kurdes ! Le putsch a échoué. Quelles pourraient être les conséquences de cette faillite ? Nous allons assister à un retour en grâce dErdogan. En échappant au coup dÉtat, le président va pouvoir consolider sa mainmise sur la Turquie. Dorénavant, je vois mal comment la moindre forme de désobéissance institutionnelle pourrait être exprimée à légard dErdogan. Le président a profité de cette opération pour parachever le grand nettoyage quil avait commencé. On parle beaucoup des quelque 3000 militaires arrêtés. Mais il y a aussi 2450 magistrats qui ont été démis de leurs fonctions. 140 juges et procureurs ont été placés sous les verrous, dont deux juges de la Cour constitutionnelle. On voit bien que la répression dépasse largement le seul cadre de cette tentative de putsch. Le risque à présent, cest que tout le monde se retrouve encore plus exposé à la violence dErdogan : les partis dopposition, les syndicats, les mouvements estudiantins
Il pourrait également y avoir des répercussions sur la scène internationale. Un revirement avait déjà été amorcé. Erdogan semble revenir à sa doctrine initiale, « zéro problème avec les voisins » . Cette stratégie consistait à établir des partenariats avec tous les pays de la région, sans exclusive ni accointance idéologique. Les Turcs y avaient renoncé pour mener une politique néo-ottomane plus offensive. Lobjectif était de constituer une zone dinfluence sunnite contrôlée depuis Ankara avec Erdogan pour sultan. Ils ont vu que ce projet était voué à léchec. Soutenu par les amis de la péninsule arabique, il était rejeté en bloc par lÉgypte et la Syrie. Erdogan a donc commencé à se montrer plus raisonnable. La dimension économique a joué évidemment. La riviera turque est désertée. Les centaines de milliers de touristes russes qui venaient faire trempette en Turquie ont abandonné les plages et les hôtels. Si bien que les petits commerçants ont exprimé leur mécontentement au gouvernement. Le tourisme a pris une ampleur considérable ces dernières années et représente aujourdhui 6 % du PIB turc. Le pays est devenu la sixième destination mondiale avec 36 millions de visiteurs par an. Mais les récents événements ont fait baisser les revenus du tourisme et augmenter le chômage. Tout cela a conduit Erdogan à calmer le jeu. Il se montre plus conciliant avec Poutine et sest excusé pour lavion abattu. Il sest également rapproché dIsraël. Il a émis lhypothèse de nouer des liens avec Sissi en Égypte. Le dernier volet de cette volte-face diplomatique est venu du Premier ministre. Binali Yildirim envisage un début de normalisation avec le gouvernement syrien. On ne sait pas si cest sincère. Mais on peut sattendre à ce quErdogan adopte une position plus apaisée sur la Syrie. Ce qui pourrait conduire à un gel des relations avec les jihadistes. Ces derniers souffriraient du blocage des frontières turques. Avec un risque de représailles évidemment. Dailleurs, peu de temps après la reprise des discussions avec la Russie, la Turquie a essuyé un massacre à I aéroport dIstanbul. Nous navons pas beaucoup déléments dinformation sur cet attentat, mais nous connaissons lorigine des terroristes : un Russe, un Ouzbek et un Kirghiz. Jusquà maintenant, lÉtat islamique semblait ménager la chèvre et le chou en évitant de revendiquer les attentats perpétrés en Turquie. Mais si le dernier corridor reliant le fief de lÉtat islamique, Raqa, au monde extérieur est fermé, les tensions risquent daugmenter. Surtout si Erdogan se rapproche de la Russie et, par ricochet, de la Syrie. Bahar Kimyongür, diplômé de lUniversité Libre de Bruxelles en histoire de lart et archéologie, participe activement aux mouvements contre la guerre et lexploitation des pays du Sud. MembredAttacBruxelles et du Comité pour la liberté dexpression et dassociation (CLEA), il est lauteur du livre Turquie, terre de diaspora et dexil, paru aux éditions Couleur livres et de Syriana édité par InvestigAction/Couleur livres. -
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| Posté le 22-07-2016 à 23:30:24
| | TURQUIE. 10 infos sur Fethullah Gülen, l'ennemi juré d'Erdogan
Gülen le 17 juillet 2016 répond aux accusations d'Erdogan depuis sa résidence en Pennsylvanie. (Chris Post/AP/SIPA) Cet imam puissant et discret qui vit aux Etats-Unis est accusé par le pouvoir turc d'être l'instigateur du dernier coup d'Etat manqué. Céline LussatoCéline LussatoPublié le 20 juillet 2016 à 07h16 Respecté dans le monde entier par des millions de personnes, mais honni par le président turc Recep Tayyip Erdogan qui l'accuse de tous les maux que connaît son pays et notamment d'être l'instigateur du coup d'Etat manqué de vendredi dernier, Fethullah Gülen est depuis quelques jours au centre de l'intérêt international. Qui est cet homme si discret mais dont l'influence s'exerce partout dans le monde ? 1Imam mystérieux A 75 ans, l'imam à la retraite et à la santé dite fragile peut faire figure de frêle vieillard. Mais, dans sa propriété de Pennsylvanie, le théologien d'origine paysanne est en réalité à la tête d'une communauté de millions de personnes à travers le monde, le Hizmet (ou mouvement Gülen). Loin de son Anatolie natale, l'homme entouré de mystères vit semble-t-il davantage en ermite qu'en mondain. Il reçoit peu et ne donne pas ou presque d'interviews. 2Paix et tolérance La pratique religieuse de la communauté Gülen est réputée plus ouverte à la discussion, à lintériorisation et à la réflexion. Dans un ouvrage consacré au mouvement, le politologue Hakan Yavuz explique que pour Gülen, l'islam doit être une religion cuménique, qui prône le dialogue, y compris inter-religieux. Son mouvement enseigne l'importance des libertés individuelles et assure que l'engagement religieux doit être un acte volontaire. En outre, Fethullah Gülen considère "l'esprit critique comme la fondation de la connaissance qui glorifie Dieu". 3Influence Fethullah Gülen a été élu en 2008 "lintellectuel le plus influent au monde" lors du concours annuel organisé par la revue américaine "Foreign Policy". Une élection obtenue grâce à la mobilisation de ses sympathisants sur les réseaux sociaux. Ces derniers travailleraient d'ailleurs d'arrache-pied pour le voir, un jour, honoré du prix Nobel de la paix. 4 Noyautage Par tradition, le mouvement de Gülen agit dans le secret, loin de l'il public. Il forme dans ses établissements une élite qui trouve tout naturellement sa place dans les administrations tant policières que judiciaires ou même militaires. En 1999, dans une vidéo qui lui avait valu des poursuites judiciaires il est acquitté en 2006 et avait entraîné son départ aux Etats-Unis, Gülen demandait à ses disciples de "sengouffrer dans les artères du système, sans être remarqués de quiconque, jusquà atteindre les centres du pouvoir". 5Allié d'Erdogan Les gülenistes ont épaulé pendant de nombreuses années l'ascension de l'AKP, le parti d'Erdogan. Tous deux défenseurs d'un Etat musulman avec pour ennemi commun l'armée, ils ont longtemps formé une alliance solide. Mais leurs divergences Gülen souhaite une Turquie arrimée à l'Europe quand Erdogan se voit au Moyen-Orient par exemple - les ont petit à petit éloignés. 6Traitre La pratique du pouvoir de plus en plus autoritaire dErdogan a suscité de nombreuses critiques chez les gülenistes. Et ce, dautant que le leader de l'AKP s'en est pris aux intérêts matériels du Hizmet en visant les cours préparatoires à luniversité, une source dinfluence mais également de finance du mouvement. Opportunément, des magistrats proche du mouvement ont alors lancé une vaste opération mains propres dans l'entourage du Premier ministre d'alors, les suspicions de corruption étant nombreuses, déclenchant l'ire de ce dernier qui vit dans son ancien allié un traitre. 7Ennemi juré Depuis, Fethullah Gülen et ses adeptes subissent une chasse aux sorcières terrible. Aux purges dans la police succèdent l'élimination des magistrats gülenistes et Gülen lui-même fait désormais l'objet de poursuites. Ses écoles sont menacées de fermeture, quant au journal proche de l'organisation "Zaman", il a été placé sous tutelle de l'Etat après un raid de la police contre la rédaction en mars dernier.
Opréation de police au journal "Zaman" (Akif Talha Sertturk/ZAMAN/SIPA) 8Réseau international Le mouvement güleniste s'étend sur les cinq continents via un vaste réseau d'écoles et d'universités dont le nombre avoisine les 1.000, notamment en Afrique, en Afghanistan, en Indonésie, au Japon, aux Etats-Unis mais aussi en France. Une activité qui permet à ses membres de tisser des liens avec le monde des affaires dans tout autant de pays. 9Affaires Présent dans l'éducation, l'industrie, la banque, l'humanitaire, et les médias avec le puissant quotidien "Zaman" dont il a perdu le contrôle en mars dernier le mouvement a longtemps eu la main sur des pans entiers de l'économie, grâce à des hommes d'affaires hautement qualifiés réunis depuis 2005 dans leur syndicat patronal, la Tüskon. Des businessmen qui contribuent au succès du mouvement en finançant les écoles et les associations humanitaires. 10Welcome Fethullah Gülen est réfugié aux Etats-Unis depuis 1999. Il y a obtenu un statut de résident permanent et ce malgré les tensions que sa présence crée entre les Etats-Unis et la Turquie. En 2014 déjà l'actuel président turc avait affirmé lors d'une interview s'être plaint auprès de Barack Obama à propos de Fethullah Gülen. Mais, deux ans plus tard, le vieil homme est toujours établi près de la ville de Saylorsburg, à environ 150 km de New York City, où il y jouit d'une grande tranquillité. Dès le lendemain du putsch manqué, Erdogan réitérait son appel à Barack Obama : "Monsieur le président, je vous le dis, renvoyez ou livrez-nous cette personne"... sans jamais prononcer le nom de Gülen. Fin de non recevoir. En guise de réponse, Washington a invité Ankara à fournir des preuves contre Gülen. Céline Lussato
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| Posté le 22-07-2016 à 23:36:04
| les-crises.fr
Analyses divergentes du coup dÉtat en Turquie Quelques analyses sur la Turquie à contre-courant à prendre bien sûr avec prudence et recul. Il sagit simplement de souvrir des perspectives possibles, et non pas de tomber dans une propagande qui remplace une autre propagande mainstream soyons prudents, et noublions quen général les choses sont très compliquées
Cest lobjet d ece blog de donner des analyses divergentes possibles, sans nullement prétendre à détenir la vérité. Il ne faut pas avoir le réflexe de voir des conspiration partout, mais ne pas être trop naïf non plus
Cecié tant, on peut très bien avoir une réaction brutale dErdogan, face à un vrai coup dÉtat, mais qui était dans lair du temps depuis plusieurs mois comme on la vu
EDIT : Finalement, Un article de Reuters indique que le coup d État était bien moins amateur quindiqué au début : Erdogan que son premier ministre sont apparemment passés à deux doigts dêtre capturés ou tués : Lavion dErdogan, escorté de deux F 16, a été verrouillé par deux autres F 16 des putschistes, mais personne ne sait pourquoi ils nont pas tiré. Trois hélicoptères des putschistes avec une vingtaine dhommes à bord sont également arrivés à lhôtel de Marmaris où séjournait Erdogan, mais une petite vingtaine de minutes après quil lait quitté
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__________________ Le coup dÉtat en Turquie a bien réussi, par Djordje Kuzmanovic Source : Mediapart, Djordje Kuzmanovic, 16-07-2016 Comme on lannonce partout, hier la Turquie a vécu un coup dEtat. Comme on lannonce; le coup dEtat a avorté et lordre constitutionnel est revenu. La réalité est peut-être toute autre et Erdogan avance dans son projet de modification constitutionnelle en sa faveur. Après observation des événements survenus en Turquie hier soir 15 juillet et les avoir recoupés avec des informations glanées ici et là je vous soumets quelques éléments danalyse à chaud et une conclusion qui en découle : Le coup dEtat a été très court factuellement moins de 6 heures. Durant le coup dEtat, aucun responsable politique du régime dErdogan ni aucun chef de la police na été arrêté par les putschistes. Seul a été arrêté le commandant en chef de larmée. Un seul coup (missile lancé dun avion) a été tiré sur le lieu supposé où se serait trouvé Erdogan. Les chars nétaient pas appuyé par une infanterie conséquente et de facto ne représentent presque aucune menace en ville. Les militaires ont peu de pertes (2 morts apparemment de leur côté 47 du côté des forces spéciales). Ils ont globalement très peu combattu et se sont rendus très vite. La « population » est descendue dans la rue spontanément en pleine nuit pour défendre le régime. Depuis trois jours, les ambassades de France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni sont fermées ou au ralenti. Sans que cela ait été justifié. Déjà dans la nuit, la police fidèle au régime arrêtait des militaires (près de 3000 pour le moment). 5 généraux dimportance et 29 officiers supérieurs qui comptent ont également été arrêtés. A 15h aujourdhui, les divers responsables des partis politiques de Turquie passeront les uns à la suite des autres pour dénoncer le coup dEtat et appuyer Erdogan et la « démocratie ». Toute contestation ou formulation de doute à ce moment sera bien entendu très dangereuse (Erdogan a plusieurs dois été près de lever limmunité parlementaire des députés, en particulier ceux du HDP). Bref, pour un coup dEtat, en particulier de la très sérieuse armée turque, il ni fait ni à faire. Pour le moins, cest un coup dEtat mal préparé et frappé damateurisme. La base en ce domaine est de décapiter la tête du régime que lon veut renverser. En général, avant de sortir les chars et les avions (et de se faire repérer), avec les conjurés les plus fidèles, les putschistes tentent darrêter un maximum de ministres, de décideurs, de commandants militaire et de police que lon sait fidèle au régime. Depuis ce matin, les communiqués de soutien pleuvent du monde entier en appui à Erdogan : « la démocratie est sauvée », préservation de lordre constitutionnel », « le chaos est évité dans la région », etc. Mon analyse à chaud est que tout cela profite à Erdogan : 1. Il élimine la tête dune armée traditionnellement kémaliste, qui ne lui est pas acquise et qui a laisser paraître cette année des velléités dautonomie par rapport au régime en particulier depuis laffaiblissement dErdogan sur la scène internationale. 2. Il met au pas lopposition interne dans un contexte de vives tensions intérieurs (sociales, économiques, politiques et même de guerre civile avec les Kurdes). 3. Il redore son blason au niveau international et soffre à bon compte une image de défenseur de la démocratie (cest mieux que celle de dictateur en herbe, dassocié de Daesh ou dinstigateur dune guerre civile avec les Kurdes). En conclusion, pour ma part il sagit dun faux coup dEtat orchestré par Erdogan, lAKP et les durs du régime. Cela lui permettra de relancer son projet de modification constitutionnelle telle quil le rêve depuis longtemps mais ne parvient pas à réaliser en raison des résultats électoraux du HDP lors des deux scrutins législatifs. Avoir relancé la guerre civile avec les Kurdes depuis lattentat de Suruc naura pas suffit. Erdogan devrait maintenant pouvoir faire suffisamment pression et trouver le nombre de voix manquantes à son projet tout en continuant sa guerre contre les Kurdes au risque de destabiliser encore un peu plus la région. En fait, un putsch a bien eu lieu hier en Turquie
et il a réussi. Source : Mediapart, Djordje Kuzmanovic, 16-07-2016
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| Posté le 22-07-2016 à 23:37:36
| Source : Le Nouvel Obs, 18-07-2016 Pour le politologue et écrivain Cengiz Aktar, avec le coup dEtat militaire manqué, la Turquie a tourné pour longtemps la page de la démocratie. Que sest-il réellement passé en Turquie ces derniers jours? Beaucoup dinterrogations demeurent
Il est clair quil y avait des velléités interventionnistes des militaires. Mais dans quelle mesure ont-ils été manipulés par tel ou tel je ne pense pas du tout à une force étrangère mais bel et bien de lintérieur je nen sais rien. À vrai dire je pense quon ne le saura sans doute jamais. Ce que nous savons par expérience, cest que larmée turque a une riche expérience des coups dEtat et quil ne les rate pas comme ça. Sont-ils vraiment des incapables pour échouer de la sorte ? Pourquoi ne se sont-ils pas dirigés vers la tête du pouvoir mais, au lieu de cela, sont allés lire un texte à la radio, ont bloqué les axes routiers etc
Ils nont pas touché, non plus, à la presse pro-Erdogan
Tout cela est étrange. Il y a beaucoup de points dinterrogation quant au modus operandi de ces hommes. [
] Aucune force politique nest désormais assez forte pour enrayér ce chemin? Ce serait possible. Mais la situation rappelle les débuts du fascisme, lavènement du troisième Reich. Plus de 50% des gens votent pour Erdogan et sont ravis de ce qui se passe, voire en veulent davantage. Ce régime a un appui populaire évident. Les gens ne sont plus informés de ce qui se passe car il ny a plus de liberté de la presse mais ce nest pas la seule raison de leur soutien au pouvoir. [
] Suite à lire sur Le Nouvel Obs, 18-07-2016
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| Posté le 22-07-2016 à 23:47:10
| ====================================================== Source : Le Nouvel Obs, Yusuf Bahar, 16-07-2016 LE PLUS. Comme tous les soirs, ce 15 juillet, Yusuf était dans un restaurant de son quartier, à Istanbul, avec ses amis, lorsquil a appris quil y avait une tentative de coup dÉtat. Il raconte ce quil a vu dans la rue, la peur, et le réveil difficile alors que la vie de la ville suit son cours, comme si rien ne sétait passé. Témoignage. Édité et parrainé par Julia Mourri
Des partisans du régime protestent contre la tentative de coup dÉtat, le 16 juillet. (Emrah Gurel/AP/SIPA) Je suis né et jai grandi dans la banlieue dIstanbul, et jhabite maintenant à Tavla, un quartier du centre-ville. La population y est principalement non-musulmane, composée de migrants, détudiants, de jeunes adultes célibataires, dhomosexuels et de trans. Hier soir, jétais avec des potes dans un restaurant du quartier où nous avons lhabitude de nous retrouver tous les jours après le travail. On a commencé à recevoir des messages de nos proches : les forces armées bloquaient le pont de Bosphore. On sest dit quil devait sagir dune mesure de sécurité en prévention dune nouvelle attaque terroriste. On a aussi pensé à un putsch la Turquie en a connu quatre dans son histoire récente sans lenvisager sérieusement. Les minarets des mosquées ont appelé les gens à descendre dans la rue Puis lintervention du premier ministre Binali Yildirim sur la chaîne NTV réputée pro-gouvernementale vient confirmer nos doutes : on vient bien dassister à une tentative de coup dÉtat. Avec Recep Tayyip Erdogan et dautres membres de lAKP, ils appellent le peuple à tout faire pour enrayer cette tentative, en répétant à plusieurs reprises que les responsables seront lourdement punis. En parallèle, une partie de larmée affirme quelle a pris le contrôle de la République et retient en otage le chef de lÉtat-major. Les forces militaires semparent du Parlement, de la chaîne nationale CNN Türk, de laéroport Ataturk dIstanbul et du siège de lÉtat major. Les partisans de lAKP commencent à sortir de chez eux et les minarets des mosquées appellent les gens à descendre dans la rue au nom de la démocratie. Depuis les maisons, on entend le Tekbir, le crédo musulman, suivi par lAllahuekber de la foule. Les partisans du régime tirent dans la rue Tout senchaîne rapidement. Devant les supermarchés et les épiceries, des files dattente se forment. Les gens achètent de leau, du pain. Tout le monde sattend à ce quun couvre-feu officiel soit annoncé. Cela narrivera pas. Des voitures de police bloquent lune des artères principales qui mène au siège de lÉtat-major, à Harbiye. Un grand nombre de policiers sont armés de mitrailleuses lourdes et barrent la route. À la télévision, on assiste en direct aux frappes des soldats sur le Parlement turc. On peut voir les journalistes sur place aller se mettre à labri. Puis les coups de feu commencent. Viennent-ils de Harbiye ? Non, en fait, ils viennent de partout. Les partisans du régime tirent dans la rue. Toute la nuit, jusqu'à six heures du matin, nos maisons tremblent sous le bruit des explosions, des tirs, des avions de chasse qui rasent la ville. Leur bruit est indescriptible, incessant, toujours plus fort. Je frissonne et perds léquilibre. À plusieurs reprises, je me jette à terre en pensant quune bombe vient de toucher ma maison. Ceux qui nous terrorisent sont des héros Après trois heures de sommeil, je suis terrifié à lidée de me réveiller dans un pays en ruine. Pourtant, la vie suit son cours, comme si rien ne sétait passé. Comme après chaque attentat suicide qui fait une dizaine de morts, comme quand les forces de police et larmée massacrent les Kurdes ou les Alevis. Que sest-il passé hier soir ? Beaucoup de journalistes et de commentateurs envisagent la possibilité dun faux coup dÉtat, orchestré par Erdogan pour obtenir les pleins pouvoirs. Dautres disent que la menace dun putsch nétait pas si sérieuse. Moi, je me fous des hypothèses. Tout ce que je vois, cest que plus de 200 personnes sont mortes. Cest que ceux que lAKP a appelé à envahir les rues ont décapité de jeunes soldats, jeté leur tête du pont Bosporus et sauté sur leur corps inerte. Ceux qui, chaque jour, tuent, violent, harcèlent, agressent, terrorisent, ont aujourdhui le statut de héros. Nous sommes les prochains Les autorités turques ont annoncé avoir renvoyé 2.745 juges après la tentative de coup dÉtat. Une dizaine de membres du Conseil dÉtat sont détenus, 38 autres sont recherchés et 2.800 membres des forces armées turques ont été arrêtés.Le département de Police dIstanbul a donné lordre de tirer à vue sur tout soldat en uniforme qui ne se trouverait pas sur son lieu de travail. Erdogan avance vers le pouvoir absolu. Ses partisans armés ont pris la rue. Nous sommes les prochains. La prochaine fois que vous entendrez parler de la Turquie, ce sera pour des décapitation de gauchistes, de Kurdes, dAlévis, dhomosexuels, de femmes ou étudiants
Chacun dentre nous est menacé. Propos recueillis par Julia Mourri Source : Le Nouvel Obs, Yusuf Bahar, 16-07-2016
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| Posté le 22-07-2016 à 23:52:08
| | LES DÉPÊCHES DE LA NUIT, LA DISLOCATION GAGNE LA TURQUIE Les ravages des politiques suivies depuis la crise de 2008 continuent de se propager. Aujourdhui, cest la Turquie. La Turquie est un maillon faible politiquement, géopolitiquement , et surtout financièrement. La situation financière du pays est une catastrophe en attente darriver. Erdogan sest inséré dans un jeu/rêve géopolitique qui le dépasse, mégalomane. Il veut participer au grand remodelage des néocons. Il nen a pas les moyens , mais il en lambition. Il a été obligé dévoluer dans une voie de plus en plus tyrannique, de moins en moins soucieuse de démocratie et de plus en plus aventureuse. Il a divisé et archi-divisé son pays, laissé se developper la corruption, le non-droit, à labri pense t- il du parapluie de l OTAN et de ses amis allemands. La tentative de coup d état nest que la partie visible de liceberg de contradictions qui secoue la Turquie. La Turquie cest de la dynamite au mileu d une région minée. Tout se tient, le monde était un puzzle complexe et fragile et la voie suivie depuis la crise a tout mélangé, tout rebattu, elle a libéré les forces de dislocation, de balkanisation, déclatement dont le renouveau de la guerre froide, le Brexit, les attentats en France, ou le coup d état Turc ne sont que des illustrations. Nous vous rappelons que la Turquie est à la fois candidate à lentrée dans lUnion et une pièce maitresse de lOTAN, ce qui signifie que linterconnection est étroite. La violence, le risque politique sont la conséquence des politiques susivies, elles sont des aboutissements logiques, organiques, pas des produits du hasard. La succession des crises a un sens même si ce sens est occulté par les » dominants » afin dexonérer leur responsabilité et dempêcher les prises de conscience des peuples. Le sens cest , la destruction de lordre ancien, cest la re-fragmentation du monde et la folle tentative de certains comme les atlantistes de le réaménager à leur profit. En attendant le « Grand Goulfre », celui de la confrontation avec la Chine. Nous sortons de plus en plus du monde global de concertation des G8, G20 et autres G30 , ou tout le monde est gagnant pour aller vers le monde de limperieum ou seuls les plus forts sen sortent. .. sur le dos des plus faibles ou des plus divisés. Cest dailleurs la même chose, au plan réduit de lEurope, « the winner takes all ». Le gagnant rafle tout. Notre clef de lecture est inscrite en exergue de notre site: » il nest »de vérité que du tout ». Cela signifie que seule une vision densemble permet dapprocher le sens profond des évènements, leurs liens de cause à effets, leur logique interne de développement. Eux, les « dominants » saucissonnent, ils coupent en tranches pour vous cacher le sens général, ils vous aveuglent avec les arbres pour que jamais vous ne voyiez la forêt. Ils vous font vivre dans un monde dillusions, ils détounent votre attention, ils pointent leurs médias sur vos yeux afin de vous empêcher délargir votre persepctive. Les médias sont des obturateurs. Face au drame, face à ce qui devrait vous faire réflêchir comme lattentat de Nice; ils vous incitent à des rites, à chanter, à agiter des petits drapeaux et bien sur à lesentiel à LUNITE, lunité derrière eux, cette unité qui a pour fonction de vous souder en tant que troupeau, de faire taire les voix discordantes et de les rejeter dans le marginal et le politiquement non correct. Ce qui frappe cest lusage des superlatifs par ces domiants, comme ils ne peuvent rien dire qui touche au vrai, alors ils enflent , ils emphatisent. Combien de fois avons nous entendu le fameux « absolument » ces dernières heures? On est absolument bouleversé, on condamne absolument, on est absolument terrifié,on fera absolument tout! Tout? vraiment ? Chiche ! Ce sont des menteurs par saucissonnage. Qui hier a évoqué le lien entre les attentats en France et les bombardements là bas en Syrie, en Irak? Qui a tracé le fil conducteur avec les attentats qui ont encore fait plus de 400 morts en Irak? Qui ose montrer la filiation entre le chaos illégitime que nous provoquons, le désespoir et la régression et les morts de Nice? Personne ! Ils veulent faire croire que tout vient du ciel, vient de la religion, de la barbarie, de la méchanceté des hommes; mais non tout vient de la politique irresponsable, inique, illégitime qui est suivie. La religion est un moyen de créer un front , une masse docile et fanatique, ce nest pas une cause, il suffit de relire les discours premiers de Bin Laden, la religion est une idéologie , une abstraction qui est utilisée à des fins unifiantes qui sont politiques, gépolitiques, militaires. On na jamais dit mieux que ceci: « la religion est lopium des peuples » et ici cest lopium qui les fait marcher à la violence et à la destruction. Il ny a pas de différence entre lutilisation de lidéologie fasciste dans les années 30 pour sortir des contradictions du capitalisme et lutilisation de lidéologie Islamiste dans les trente dernières années. Objectivement , nous sommes dans la répétition, dans lisomorphisme. Seule change la subjectivité , cest à dire lidée que les gens sen font. Bien sur que les combattants, les kamikazes, les terroristes eux y croient, mais ce ne sont pas eux qui fixent les tactiques, les stratégies et encore moins les buts. Lesquel sont par exemple et entre autres de conduire la région au chaos afin de sécuriser le sanctuaire saoudien et les tyrannies locales et empêchant lémergence de forces démocratiques/nationales plus porteuses de progrès. Qui ose analyser lincroyable fumisterie des occidentaux qui sont en guerre pour changer des régimes dits autoritaires mais qui cirent les babouches -et plus si affinité- des tyrans pétroliers et surtout manitenant des détenteurs du capital et des fonds propres du monde entier. Les tyrans du Moyen-Orient ce ne sont plus les producteurs pétroliers en tant que tels, , mais les détenteurs du capital du système; les Anglais en savent quelque chose, eux dont les banques ne tiennent que par la recyclage de ce capital. Plus cest gros et plus cela marche! Qui ose dire que le stupide et prétentieux et arrogant Erdogan sest pris les doigts dans un jeu qui le dépasse , quil ne comprend pas et quil nest quun pion qui sera sacrifié quand ce sera le moment. Est-ce le moment? Notre hypothèse de départ est quen 2008 le système a buté sur ses limites. -Il a buté sur ses limites internes symbolisées par le surendettement et -il a buté sur ses limites externes, une globalisation mal conçue, inégalitaire, déséquilibrée, conflictuelle avec trop de laissés pour compte. La globalisation a buté sur ce que lon appelle le developpement inégal. Nous avons jour après jour montré la pourriture des produits financiers, le dysfonctionnement des marchés, la fragilité de lappareil financier et bancaire, puis nous avons analysé la montée des tensions , lévolution vers de moins en moins de liberté, de démocratie, de respect des contrats, puis la montée des antagonismes géopolitiques, le délire des néo-conservateurs américains soucieux de préserver lordre impérial ancien, fut-ce au prix de la guerre; nous avons mis à jour la fausseté des théories, la disparition de la vérite comme catégorie et comme référence, et lirrésistible ascension de la propagande et du mensonge. Les peuples ont laissé les dominants se fabriquer des ennemis Nous avons marqué dune pierre blanche cette marche tragique en pronostiquant : « un jour ou lautre il faudra quil y ait la guerre, on le sait bien
» La marche est inéluctable, elle est dans lordre des choses car les peuples, trompés , formatés, eux même marchent vers la guerre et la haine. Les peuples shabituent à toutes les vilénies servies par les dominants, il ny a pas réaction de défense, de rejet, non il y a accoutumance et cest qui nous renforce dans nos convictions . On suit la pente, comme dans les années 30. Les tentatives de dire « non », sont maladroites, primaires. Elles sincarnent dans les courants populistes qui nont aucune chance daccéder au pouvoir dans le respect des lois et des constitutions, car les dès sont pipés par la collusion historique entre les socio- démocrates dits de gauche et ceux dits de droite. Les antidotes, les anticorps sont par avance rejettés par les sociétés civiles, abruties, manipulées, névrosées. Cette semaine est une triste semaine, marquée par le fait que le marché boursier mondial, le phare, le S&P 500 a inscrit un nouveau plus haut historique, ce qui est tout un symbole: le symbole dun monde géré par et pour une élite financiarisée. La situation est tellement grave que lon paie pour accumuler les actifs financiers considérés comme sans risque, que lon parle de distribuer largent par hélicopère, que le Japon se lance dans sa nième tentative suicidaire de stimulation depuis 25 ans ,
Cete semaine est une étape clef dans la phase terminale des excès qui nous emportent. Mais vous navez encore rien vu. On nest quà mi-chemin. Source : blog de Bruno Bertez, 16/07/2016
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| Posté le 22-07-2016 à 23:56:07
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| Posté le 24-07-2016 à 20:11:31
| Ci-dessous des éléments économiques et géostratégiques reliant la tentative de coup d'état et le projet du gazoduc Turkish Stream Tentative de coup dEtat en Turquie : « opportunité » pour bloquer Turkish Stream ? Elizabeth Studer - le blog finance
Simple coïncidence, permettez-moi den douter. Alors que le récent rapprochement entre Ankara et Moscou offrait lopportunité de remettre à lordre du jour le projet de gazoduc Turkish Stream, la récente tentative de coup dEtat en Turquie pourrait impliquer un report. A plus grande joie des majors pétrolières et autres Etats soucieux de contrecarrer un projet dune haute importante géostratégique. Alors même que les experts tablaient sur le fait que les rapprochements diplomatiques entre la Turquie, Israël et la Russie, survenus au début du mois auraient des répercussions économiques importantes, notamment dans le domaine de lénergie, les relations entre Ankara et Moscou ne sont plus désormais propices à la reprise des travaux à létude. Des conséquences de la tentative de coup dEtat avortée non négligeables alors même que la Turquie est au coeur dun nud gazier de toute première importance, tant avec Israël dune part avec lexploitation des ressources en Méditerranée orientale au large de Chypre île à moitié turque quavec la Russie. Attachons-nous dans un premier temps à laspect russo-turque. «Des sources russes proches du Kremlin donnent des signaux clairs quant à la reprise du projet. Je pense que nous verrons très prochainement des avancées sur cette question. Pour la Russie, ce serait une manière de montrer aux opposants au projet de gazoduc North Stream 2 que cet autre projet nest pas indispensable pour elle. La Russie a de nombreuses ressources en gaz naturel quelle pourra utiliser grâce à Turkish Stream», affirmait encore récemment David Livingston, expert dans le domaine énergétique à lInstitut Canergie de Bruxelles. Ce dernier ajoutant que si le « rapprochement entre Ankara et Moscou a été une surprise pour Washington , pourtant, au regard des intérêts communs des deux pays en matière dénergie, de diplomatie et déconomie, les Etats-Unis ne devraient pas être surpris.» Selon lui, cette nouvelle donne devrait relancer le projet de gazoduc Turkish Stream. De plus, toujours selon David Livingston, le rapprochement entre Ankara et Tel Aviv se concrétise en parallèle au rapprochement Turquie-Russie. Il affirme ainsi que ces trois pays ont des intérêts communs en matière énergétique. Des propos tenus avant la tentative de coup dEtat. Rappelons quaprès 7 mois de crise diplomatique entre Moscou et Ankara, survenues après quun avion russe ait été abattu pour avoir violé lespace aérien turc, la lettre adressée par le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, au Président russe Vladimir Poutine, a permis denclencher une reprise du dialogue entre les deux pays. Le 29 juin dernier, Erdogan et Poutine se sont entretenus au téléphone et les deux pays ont lancé le processus de normalisation. Le 15 juillet dernier, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré que la Turquie était prête pour reprendre des projets dinfrastructure communs avec la Russie, mettant en avant la construction dun gazoduc et celle de la centrale nucléaire dAkkuyu, à laquelle Ankara attache une grande importance. « Pour la Russie et la Turquie, il est important de revenir à la mise en uvre de loléoduc Turkish Stream et la construction dAkkuyu » a ainsi déclaré Yildirim. Ajoutant que ces voies de coopération étaient revêtues de degrés variables dimportance pour la Turquie, la priorité étant donnée à la construction dune centrale nucléaire. Une réunion du ministre de l Economie turc Nihat Zeybekciego et du ministre de l énergie turc, Berat Albayrak (gendre du président Erdogan) avec Alexander Nowak, initialement prévu le 27 Juillet à Jełabudze (République du Tatarstan) était alors considérée comme une large opportunité permettant daborder des discussions sur les projets énergétiques communs. Parallèlement, lagence Anadolu avait indiqué que, selon des informations non officielles, une réunion devait avoir lieu durant la première semaine dAoût, entre Erdogan et Vladimir Poutine. Néanmoins, selon le directeur adjoint de la Caisse nationale de sécurité de l énergie, Alexei Griwacza , linstabilité politique qui prévaut désormais en Turquie entrave la mise en uvre des projets dinfrastructure, tels que le gazoduc Turkish Stream. Selon lui, il est prématuré de discuter de la construction du pipeline, et ce, dautant plus que la sortie de crise des relations russo-turques est trop récente et que les deux pays nont pas eu le temps de discuter du transit gazier à travers la Turquie. Rappelons quen décembre dernier, alors que nous laissions entendre dans un article précédent que « laffaire » de lavion russe abattu par la Turquie le 24 novembre 2015 pourrait être fortement liée au projet de gazoduc Turkish Stream contre lequel les Etats-Unis redoublaient leurs pressions le ministre russe de lEnergie Alexandre Novak avait déclaré que les négociations entre Moscou et Ankara au sujet de pipeline censé relier les deux pays par le fond de la mer Noire, « étaient suspendues à lheure actuelle ». Ajoutant que « le travail de la commission intergouvernementale sur la coopération commerciale et économique russo-turque avait été parallèlement suspendue conformément à un arrêté ad hoc du gouvernement russe ». Le 26 novembre 2015, le ministre russe du Développement économique avait indiqué pour sa part que le projet de gazoduc Turkish Stream lequel devait permettre à la Russie dapprovisionner lEurope du Sud en contournant lUkraine tombait sous le coup de la loi sur les mesures de rétorsion prises par la Russie en réaction à lagression commise par la Turquie, faisant ainsi référence au Sukkoi abattu. « Ce projet na rien de différent de tout autre projet, et notre coopération dans le domaine de linvestissement est traitée de la même manière« , avait ainsi déclaré le ministre Alexeï Oulioukaïev. Jusquà lors, Gazprom ambitionnait de mettre en service dès la fin 2016 un nouveau pipeline à destination de la frontière gréco-turque, projet qui devrait notamment permettre de compenser labandon du projet South Stream vers lUnion européenne. - Le Sukhoi abattu quelques heures après une réunion stratégique Grèce/Russie sur le projet Il nen demeure pas moins que le différend notable entre Russie et Turquie occasionné par le tir turc contre lavion russe a vu le jour quelques heures à peine après une rencontre stratégique entre ministre grec de lEnergie et le vice -Premier ministre russe sur une éventuelle participation de la Grèce au projet. Cest ainsi que le 23 novembre dernier, des sources très proches du Ministre grec de lEnergie et de lEnvironnement ont déclaré que le processus pour construire le Trans Adriatic Pipeline (TAP ) allait de lavant, ajoutant quAthènes était également en discussion avec Moscou sur une éventuelle expansion du gazoduc Turkish Stream de la frontière entre Grèce et Turquie vers lItalie. Toujours selon ses mêmes sources grecques, lintérêt pour le projet russe de Turkish Stream était à cette date « plus élevé que jamais, car il semble quil y ait de plus en plus de pays en Europe qui veulent être impliqués, en particulier lItalie et la France, alors quauparavant seules la Grèce et la Russie poussaient le projet. » Le ministre grec de lEnvironnement et de lEnergie, Panos Skourletis a en effet discuté au sujet de Turkish Stream avec le vice -Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch, le 20 novembre dernier à Athènes, le vice-premier ministre russe ayant également discuté du projet avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Avant que ne survienne laffaire du Sukhoi abattu, Skourletis avait prévu de rencontrer le ministre russe de lénergie Alexander Novak, le 2 décembre à Moscou en vue de discuter de lexpansion de Turkish Stream via le gazoduc dEurope du Sud à partir de la frontière de la Turquie à lItalie via le gazoduc Poséidon ( Interconnexion Turquie Grèce Italie ITGI ). Des sources proches du ministère de lEnergie grec avaient par ailleurs déclaré que « lexpansion de Turkish Stream servait en particulier les intérêts grecs et que la Grèce considérait le projet comme un développement positif. » - Russie et Turquie liées sur le projet stratégique de Turkish Stream Cest lors dune visite en Turquie, quau début du mois de décembre 2014, le président russe avait annoncé labandon de South Stream, évoquant une nouvelle alternative pour rediriger le gazoduc en cours de construction vers le territoire turc. Initialement, South Stream devait relier la Russie à lItalie en passant sous la Mer Noire
scénario permettant déviter lUkraine par où transite aujourdhui près de la moitié des livraisons russes à lUnion européenne. Alors que la Commission européenne avait estimé que le projet de pipeline ne respectait pas les règles européennes, arguant du fait que Gazprom refusait douvrir laccès du gazoduc à dautres fournisseurs, Vladimir Poutine avait quant à lui justifié larrêt de South Stream par lopposition de lUnion européenne (UE) au passage du gazoduc sur le territoire de ses Etats membres, notamment la Bulgarie. Durant lété 2014, Bruxelles avait en effet exercé de fortes pressions sur Sofia afin que le gouvernement bulgare renonce aux premiers travaux de construction de gazoduc. « Nous allons dérouter nos ressources énergétiques vers dautres régions du monde et lEurope ne recevra plus les mêmes volumes de la Russie, mais cest le choix de nos amis européens » , avait alors souligné le président russe. Au final, au début du mois de décembre 2014, Moscou et Ankara ont signé un accord pour la construction dun nouveau pipeline reliant les deux pays via la Mer noire et la mise en place dun hub gazier à la frontière en Grèce et Turquie, tout en offrant au gouvernement turc une remise de 6 % sur ses approvisionnements en gaz. La Grèce devenant ainsi dans ce scénario un pays stratégique pour permettre le transit du gaz vers lUnion européenne
la Turquie étant quant à elle le deuxième client de Gazprom derrière lAllemagne. Avec un enjeu associé et non des moindres : « nullifier » le rôle de lUkraine en tant que transit gazier entre la Russie et lUnion européenne, selon les termes mêmes employés par Alexei Miller en décembre 2014. En janvier 2015, Moscou a tenu à préciser que le nouveau projet Turkish Stream de Gazprom prévoyait de déployer le pipeline jusquà la frontière gréco-turque, charge restant aux Européens de créer les infrastructures en vue de récupérer le gaz au delà de ces limites. Si Moscou et Ankara étaient arrivés à un accord préalable sur Turkish Stream le 13 juin 2015 à Bakou, (Azerbaïdjan), le ministre turc de lEnergie, Taner Yildiz, concédait certes alors ne pas pouvoir affirmer « que toutes les obstacles sont surmontés » mais demeurait confiant quant à une issue positive. Espérant officiellement que le contrat soit signé le plus vite possible. En juillet 2015, une filiale de Gazprom, South Stream Transport BV, avait informé litalien Saipem de la rupture du contrat relative à la construction de la première branche du gazoduc Turkish Stream. Une décision qui pouvait alors surprendre, et ce dautant plus quun navire de la société spécialisée dans la recherche et les forages pétroliers avait jeté lancre le 6 juillet près dAnapa, en mer Noire, en vue de débuter les travaux. South Stream Transport BV motivait alors sa décision par la nécessité « darriver à un accord sur les questions pratiques et commerciales en ce qui concerne la réalisation du projet de Turkish Stream » . Les négociations avec la Turquie traînant en effet en longueur, freinant le lancement des travaux. Par la suite, les discussions avaient pris du retard, compte-tenu notamment de linstabilité politique en Turquie. Moscou et Ankara sétaient entendus pour reprendre les discussions après les élections législatives du 1er novembre 2015. Parallèlement, le Financial Times avançait quant à lui le chiffre de 16 milliards de mètres cubes de gaz par an pour la consommation intérieure de la Turquie, dépendante à 50% du gaz russe. - La gestion de la dette grecque fortement liée au projet Turkish Stream En février 2015, le conseiller diplomatique du chef de lEtat russe Iouri Ouchakov avait déclaré que le président russe Vladimir Poutine et le nouveau premier ministre grec Alexis Tsipras avaient examiné par téléphone la situation en Ukraine et la décision récemment prise par Moscou dabandonner le projet de gazoduc South Stream. Un dossier qui concerne lUnion européenne toute entière
sa dépendance énergétique étant en jeu. LUkraine pesant fortement dans la bataille. Si certes Vladimir Poutine avait de nouveau félicité le parti Syriza à loccasion de sa victoire aux élections, tout en félicitant personnellement Alexis Tsipras « à loccasion de son entrée en fonction », le Président russe avait alors invité son interlocuteur à effectuer une visite en Russie. Avec en ligne de mire : le projet du gazoduc on ne peut plus stratégique. En juin 2015, en pleine bataille avec ses créanciers au sujet de lépineux dossier de la dette grecque, le ministre grec de lEnergie, Panayiotis Lafazanis, et son homologue russe, Alexandre Novak, avaient au final signé un accord pour la construction dun gazoduc russe en Grèce. Un véritable camouflet pour Bruxelles qui voyait tout ceci dun très mauvais il
Les ministres avaient par ailleurs tenu à préciser que le coût total de la construction du gazoduc sélevait à 2 milliards deuros et quil sera doté dune capacité de livraison de 47 milliards de mètres cubes de gaz pour ses clients européens. Le document, certes alors au stade du protocole dentente, prévoyait la création dune coentreprise détenue à parts égales grecques et russes. Cette dernière sera chargée de la construction du gazoduc, laquelle devait sétaler entre 2016 et 2019, selon Alexandre Novak. La coentreprise, baptisée South European Gas Pipeline, devait être financée à 50% par la partie russe et à 50% par la partie grecque, laquelle a contracté à cet effet un prêt auprès de la banque russe Vnesheconombank, selon les propos mêmes de M. Lafazanis. Ce gazoduc »nous permet de continuer nos projets de construction dinfrastructures dans le cadre du gazoduc passant par la mer Noire, la Turquie, et la construction dun hub en Turquie » , sétait félicité pour sa part le ministre russe. A la mi-avril 2015, la Russie avait certes démenti les allégations de la presse allemande laissant entendre que Moscou serait sur le point de signer un accord de transit gazier avec la Grèce. Lequel pourrait le cas échéant rapporter 5 milliards deuros dans les caisses bien vides de lEtat grec. Citant un cadre du parti de gauche radicale Syriza, le site internet de lhebdomadaire allemand Der Spiegel affirmait ainsi que la signature dun tel accord pourrait intervenir de manière imminente et serait assortie dun versement à la Grèce dune avance sur recettes. Laquelle correspondrait aux futures redevances sur le transit de gaz russe par le gazoduc en territoire grec et serait remboursée par la Grèce après 2019, une fois le gazoduc opérationnel. Parallèlement, une source grecque proche de la négociation avait déclaré quAthènes projetait de signer avec la Russie un accord pour étendre à son territoire le projet de gazoduc Turkish Stream, tout en couplant lopération à un versement dune avance sur recettes dont le montant serait selon lui « proche du haut de léchelle donnée par le Spiegel » . « Un accord sera signé à Athènes avec une délégation russe de haut rang sur la construction du gazoduc. Cette accord fixera les conditions de financement de la construction et le niveau des redevances » , avait ainsi indiqué cette source ministérielle sous couvert danonymat. Des rumeurs fortement démenties alors par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sur les ondes de Business FM. Prenant laffaire au sérieux, Vladimir Poutine a lui-même déclaré que personne navait demandé de laide à la Russie. Il a toutefois reconnu que la question de la coopération énergétique avait été soulevée et quelle allait être étudiée par les experts. Il a toutefois tenu à préciser que la Russie navait promis aucune aide financière, car aucune demande ne lui avait été faite. Vladimir Poutine avait également évoqué précédemment une participation de la Grèce au projet de gazoduc Turkish Stream . Il avait toutefois indiqué quaucun accord ferme navait été conclu. Le gouvernement grec avait parallèlement fait dores et déjà allusion à la possibilité dun financement russe du projet de gazoduc. - De très fortes pressions US sur le projet Turkish Stream En avril 2015, Panagiotis Lafazanis, ministre grec de lEnergie, avait indiqué pour sa part quAthènes montrait un vif intérêt au prolongement sur son territoire du nouveau gazoduc que le géant gazier russe Gazprom envisageait alors de construire à destination de la Turquie. Tout en déclarant à la presse russe que les Etats-Unis exerçaient une très forte pression sur la Grèce, afin de la dissuader de participer à la réalisation du projet de gazoduc Turkish Stream, destiné à livrer du gaz russe en Europe. « Ils exercent une très forte pression » , avait ainsi déclaré M. Lafazanis interrogé par le journal russe RIA Novosti lors dune conférence de presse à Moscou. Des pressions américaines qui ne semblaient pas toutefois être suivies deffet
« Nous considérons que tous les corridors doivent être ouverts pour la Russie » , avait ainsi ajouté M. Lafazanis. Lequel a également précisé quil ne considérait pas Turkish Stream et le Gazoduc transadriatique (TAP) comme des projets concurrents. Il estimait alors que le second projet nest pas en mesure de couvrir les besoins européens en gaz naturel. Le dossier est loin dêtre dénué dintérêts financiers, puisque M. Lafazanis avait alors tenu à souligner que la Grèce souhaitait obtenir de la part de la Russie une réduction de tarif sur le gaz russe livré à partir de 2016, ainsi quune baisse des volumes fournis selon des contrats denlèvement ferme (« take or pay »). Sources : Presse turque et polonaise AFP, sputniknews.com, Le Monde, themoscowtimes.com, Reuters, Spiegel Elisabeth Studer 18 juillet 2016 www.leblogfinance.com A lire également : . Avion russe abattu par la Turquie : pression voilée pour plomber le gazoduc russe Turkish Stream ? . Grèce et Russie en négociation sur Turkish Stream
avant que la Turquie nabatte le Soukhoï . La Russie rompt son contrat avec litalien Saipem sur Turkish Stream, la Grèce dans la bataille ? . Ukraine : suspension dachats de gaz à la Russie, pression cachée sur lalliance Grèce/Russie pour Turkish Stream ? . Les USA pressent la Grèce de réformer, chantage voilé sur une éventuelle participation au gazoduc Russie-Turquie ?
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 24-07-2016 à 20:50:43
| | La réponse cinglante de Recep Tayyip Erdogan à Jean-Marc Ayrault sur les purges en Turquie Rédaction Le HuffPost avec AFP Publication: 21/07/2016 INTERNATIONAL - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé mercredi 20 juillet au ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault de "se mêler de ses affaires" en réponse à ses critiques sur les purges en Turquie après le coup d'Etat raté. Le chef de la diplomatie française avait réclamé dimanche le respect de l'Etat de droit en Turquie, refusant tout "chèque en blanc" au président Erdogan, qui a lancé une vaste purge au lendemain de la tentative de putsch. "Il devrait se mêler de ses affaires" , a déclaré Recep Tayyip Erdogan dans une interview à Al-Jazeera. "Est-ce qu'il a l'autorité pour faire ces déclarations à mon propos? Non, il ne l'a pas. S'il veut une leçon de démocratie, nous pouvons aisément lui donner" , a-t-il poursuivi. "Dans le cadre de l'Etat de droit" Jean-Marc Ayrault avait estimé qu'il "fallait condamner le coup d'Etat en Turquie, c'est la moindre des choses" . Mais "nous voulons que l'Etat de droit fonctionne pleinement, ce n'est pas un chèque en blanc pour M. Erdogan" , avait-il ajouté. "Il ne faut pas faire de purges. Ceux qui ont porté atteinte à la démocratie doivent pouvoir être poursuivis dans le cadre de l'Etat de droit" , a répété l'ancien premier ministre. [...]
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 26-07-2016 à 09:23:56
| La revolution des kurdes du Pyd ne concerne pas uniquement le Kurdistan,les altermondialistes inspirés par Murray Bookchin prônent une Confédération de tous les peuples du Proche Orient.la voilà l alternative à Daech.
Edité le 26-07-2016 e 14:34:28 par marquetalia
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-08-2016 à 20:39:42
| sur les Echos Poutine et Erdogan se disent prêts à travailler ensemble sur la Syrie YVES BOURDILLON Le 09/08
Les chefs d'Etat se serrent la main lors de leur première rencontre depuis un an au palais de Konstantinovsky à Saint Petersbourg - ALEXANDER NEMENOV / AFP A Saint-Pétersbourg, les présidents turc et russe ont mis en scène leur réconciliation. La Russie et la Turquie vont-elles chercher un improbable compromis sur la Syrie pour sceller leur réconciliation ? Signe d'une révision stratégique ou simple élément de langage sans conséquence, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré en préambule à sa visite, mardi, chez son homologue russe, Vladimir Poutine, à Saint-Pétersbourg, « la Russie est un acteur clef, très important pour l'instauration de la paix en Syrie » . Ajoutant : « Ce problème doit être réglé avec des mesures prises en commun par la Russie et la Turquie. » Une ouverture bien accueillie par le président russe, puisque ce dernier, après leur poignée de main télévisée, a estimé que les relations entre les deux pays entraient dans « une phase tout à fait différente » . Une phase succédant à neuf mois de brouille, née de la destruction d'un avion russe à la frontière turco-syrienne par la chasse turque en novembre. Recep Erdogan mise depuis quatre ans sur le remplacement du maître de Damas, Bachar Al Assad, par les Frères musulmans, tandis que Moscou soutient à bout de bras la dictature syrienne, son plus sûr allié dans la région depuis l'époque soviétique. Divergence de vue Une divergence de vue si importante qu'on peine à imaginer quel compromis Moscou et Ankara pourraient trouver. La pression en tout cas n'est pas sur Moscou, qui a l'avantage sur le plan militaire, malgré une situation très volatile à Alep. Signe d'un assouplissement de la position turque, des ONG actives en Syrie font état d'une réduction des flux d'armes au profit des rebelles en provenance de Turquie depuis mi-juillet. Özgur Ünluhisarcikli, directeur du German Marshall Fund à Ankara, estime que la Turquie « peut faire profil bas sur la Syrie et accepter un règlement où Bachar Al Assad resterait au pouvoir au début du processus » . En sus du dossier syrien, le rétablissement des relations économiques était au programme de la rencontre. Si Vladimir Poutine a jugé, pour marquer son territoire, que cela sera « difficile » , le président turc, accompagné par son ministre de l'Energie, Berat Albayrak, a dit souhaiter la réalisation « le plus vite possible » du gazoduc Turkstream. Ce dernier, lancé en 2014, mais interrompu fin 2015, devrait acheminer 50 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l'Europe, en un point indéterminé, via la Turquie, qui serait approvisionnée pour sa part à hauteur de 14 milliards de mètres cubes. « Haine » La réconciliation mise en scène à Saint-Pétersbourg a permis aussi à la partie turque de mettre en avant, à l'inverse, la détérioration rapide de ses relations avec les Etats-Unis. Le ministre turc de la Justice, Bekir Bozdag, a prévenu que Washington « sacrifierait les relations bilatérales » s'il n'extradait pas Fethullah Gülen, le prédicateur qu'Ankara accuse d'être derrière le coup d'Etat raté du 15 juillet. Il a aussi averti que l'actuel sentiment anti-américain en Turquie risquait de « se transformer en haine » . Le régime turc s'éloigne aussi de l'Union européenne : Recep Erdogan a prévenu lundi qu'il pourrait suspendre l'application de l'accord sur les réfugiés syriens. Il a aussi averti récemment que les 60.000 mises à pied et 22.000 arrestations opérées dans le cadre de la purge de l'appareil d'Etat turc n'était que « la partie émergée de l'iceberg » . Yves Bourdillon En savoir plus
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-08-2016 à 20:50:03
| Histoire et Société LETTRE DE LA TURQUIE AUX PEUPLES DU MONDE 09 AOÛT Le Comité central du Parti communiste de Turquie (KP) a publié une déclaration pour les peuples du monde à la suite de la tentative de coup dEtat en Turquie le 15 juillet traduction en français par danielle Bleitrach pour Histoire et societe.
« Nous avons assisté à une tentative de coup dEtat en Turquie dans la nuit du 15 Juillet. Malgré ses obscurités et les incertitudes concernant les acteurs qu sont derrière, ce fut une véritable tentative de coup dEtat. Que Fethullah Gülen ait été derrière le coup dÉtat et que Fethullah Gülen ait des liens profonds avec ladministration des États-Unis sont des faits. De plus, il y avait plus que quelques traces de Pentagone et CIA derrière la tentative de coup dEtat. Léchec de cette tentative de coup dEtat est bon pour notre peuple. Si le coup avait réussi, les personnes qui travaillent, déjà accablés par tous les problèmes imaginables dont le système capitaliste les accable, auraient dû faire face à des conditions plus lourdes et plus destructrices.Il faut garder à lesprit que les putschistes ont une orientation pro-OTAN et islamiste et ils ont été au service des monopoles internationaux depuis des décennies. Un autre fait que lon doit garder à lesprit est que Fethullah Gülen a émergé dans larène de la politique dans les rangs de l « Organisation de la lutte contre le communisme ». Cette organisation a été fondée en 1960 par la CIA. Ce qui est intéressant et ironique est le fait que Erdoğan, la cible principale du coup dEtat, et les comploteurs partagent le même background idéologique et politique. Islamisme, anti-communisme et la fidélité complète à la classe capitaliste sont des caractéristiques de Erdoğan aussi bien que celles de Fethullah Gülen, Erdoğan a également joué un rôle important dans les scénarios du Moyen-Orient menés par les Etats-Unis Il y a quelques raisons à la tension récente entre Etats-Unis, pays de lUE et Erdoğan. Léchec en Syrie, le déclenchement continu des tensions au sein de la Turquie, la création dune grande marge de manuvre avec le soutien électoral derrière Erdogan, son «hors de contrôle» sont quelques-unes des premières raisons qui viennent à lesprit. Cependant, cette tension est progressivement devenue un facteur essentiel dans les conflits économiques et politiques profonds en cours entre les Etats-Unis et les forces sous linfluence américaine contre la Fédération de Russie. Comme Erdoğan et sa clique sont dans une lutte existentielle, face à lisolement national et international, ladministration Poutine, en utilisant la tactique de » la carotte et le bâton « , a manipulé Erdogan pour linciter à rompre les liens avec lOTAN ou au moins ne pas soutenir les politiques de lOTAN de lencerclement de la Russie. Après la tentative de coup dEtat, il y a beaucoup dans les cercles gouvernementaux en Turquie qui accusent les États-Unis et lUE et plaidant pour « la collaboration avec la Russie ». Sans aucun doute, cette tendance actuelle ne fait pas partie des préférences de la bourgeoisie de la Turquie, mais le produit de la clique du gouvernement à la recherche dun refuge sûr et qui a eu extrêmement peur suite à la tentative de coup dEtat. La dissolution des relations économiques, politiques et militaires de la Turquie avec en particulier lAllemagne et des États-Unis ne peut être que le résultat dune révolution socialiste. Un changement daxe dans lordre actuel ne fera quaugmenter la possibilité de chaos, les conflits, la guerre civile et internationale. Les développements montrent que les négociations difficiles entre le gouvernement actuel et les États-Unis et lUE continueront. La bourgeoisie turque est de plus en plus à la tête dinitiatives en ce sens alors que lopposition au sein du système joue le rôle de médiateur pour les négociations en cours. Dautre part, la Turquie traverse une période qui a suivi le coup dEtat où toute loi a été suspendue, toutes les décisions et la restructuration de lEtat sont monopolisés par une petite clique de gouvernement. Bien que ce ne soit pas à une échelle de masse, les arrestations et les purges qui ciblent les comploteurs sont maintenant étendues à des secteurs progressistes, révolutionnaires et communistes qui ont lutté contre la secte de Fethullah Gülen et dautres organisations islamistes similaires. Dans ces conditions, le Parti communiste fait lappel suivant aux peuples du monde, aux organisations de la classe ouvrière, à toutes les forces révolutionnaires et communistes: 1. Vous ne devez pas faire un choix entre Fethullah Gülen ou le gouvernement actuel. Les comploteurs ont exécuté un plan sanglant, perfide et insidieux. Le gouvernement actuel est cependant un tas de comploteurs, ayant opprimé nos peuples pendant des années. Cest avec les millions de travailleurs qui souffrent sous lexploitation capitaliste et la répression et les représentants politiques de ces travailleurs que vous devez être solidaires. 2. Le débat dans la presse internationale pour savoir si « le coup dEtat était réel ou non » est un piège, celui qui devrait être évité. Ce qui doit être discuté sont les armes nucléaires dans la base Incirlik, les opérations secrètes de lOTAN, comment au nom de Fethullah Gülen a été fondée cette organisation secrète qui sert la classe capitaliste dans plus de cent pays, les profits qui lient lislamiste Erdoğan et les dirigeants européens «laïques» , le pillage des ressources publiques de la Turquie par les monopoles internationaux et limmense exploitation à laquelle tous les ouvriers et travailleurs en Turquie sont soumis. 3. Nous devons nous défendre contre toutes les interventions et les tentatives dune «révolution de couleur», même ceux qui apparemment sont contre le gouvernement anti-peuple de la Turquie. Il ny a pas de bon et mauvais capitaliste. Linsincérité des déclarations faites par lOTAN et lUnion européenne exprimant des inquiétudes concernant les questions de la liberté et de la démocratie en Turquie est évidente. La libération sociale en Turquie sera le produit des seules personnes qui travaillent en Turquie. 4. De même, il est incompréhensible que la Russie de Poutine soit dépeinte comme le libérateur. La position de la Fédération de Russie vers la Turquie est totalement pragmatique et est entièrement façonnée par les intérêts de la classe dirigeante russe. Ladministration Poutine qui exaltait Erdoğan il y a un an a déclaré le même Erdoğan un criminel de guerre après la chute de lavion de guerre russe et même remis un dossier complet des preuves de lONU. Cependant, quelques semaines avant la tentative de coup dEtat, lhistoire damour entre Poutine et Erdogan a été ravivée. Nous ne laisserons pas les forces au sein de lordre mondial impérialiste-capitaliste être ceux qui déterminent lavenir de notre pays. 5. LIslam modéré est un concept fabriqué par les États-Unis. La liberté de croyance et de culte est un droit fondamental. Cependant, la religion doit être poussée hors de tous les domaines de la politique et du droit. Il ny a pas de version modérée de celui-ci. Toute personne ou mouvement en Turquie qui prétend faire de la politique au nom de la religion ou avec des références religieuses commet un crime. La situation actuelle en Turquie est une occasion pour apprécier limportance de la laïcité et comprendre sa signification vitale pour les opprimés. Cette possibilité ne peut être utilisée à bon escient quen reliant ces gains antérieurs de lhumanité avec la lutte contre le capitalisme, et non pas en désactivant le domaine des idéologies racistes et xénophobes en Europe. 6. Lhistoire de la Turquie est lhistoire de coups dEtat, assassinats politiques, fanatisme religieux et militarisme. Cependant, la Turquie ne se limite pas à ça. Tout au long de son histoire, il y a eu aussi de bons développements en Turquie. La République de Turquie a été fondée à la suite de la lutte menée conjointement avec la jeune Russie soviétique contre loccupation impérialiste. Depuis 1923, les luttes contre la guerre, la tyrannie, lexploitation capitaliste nont jamais cessé dexister, avec des actions de masse de la classe ouvrière. Un poète communiste international comme Nâzım Hikmet est le produit de ce pays. Le mouvement populaire légitime qui sest soulevé contre le gouvernement il y a trois ans soulignait également le fait quil existe également un autre front en Turquie qui a récemment été témoin de la lutte entre deux clans islamistes. Nous vous demandons de suivre le front des travailleurs, dêtre solidaires avec eux et de faire entendre sa voix. Contre le capital, les dictateurs, comploteurs des monopoles, les travailleurs, les intellectuels révolutionnaires et les militants communistes ont la tradition de linternationalisme. A BAS lIMPERIALISME LOTAN, IMPERIALISTE UE COMME SOURCE DE COUPS DEtat doivent être dissous VIVE LA LUTTE DE LHUMANITE POUR LÉGALITÉ, La LIBERTÉ ET La JUSTICE « PARTI COMMUNISTE, TURQUIE
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 09-08-2016 à 23:38:12
| le résultat de la soudaine alliance contre-nature entre Ankara et Moscou est le rapport de force de Poutine,qui pourra permettre à Assad d écraser les Daech et autres A-Nosra et de se maintenir au pouvoir,contre les intérêts de l impérialisme Français.reste à voir l issue d une guerre de libération du Golan par le Hezbollah,le Kremlin ayant resseré ses liens avec Tel Aviv.et,evidemment,l épineuse question kurde.
Edité le 09-08-2016 e 23:41:37 par marquetalia
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 11-08-2016 à 09:19:30
| le retrait du Pkk de la liste des organisations terroristes par Washington et Bruxelles serait une bonne chose.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 11-08-2016 à 18:22:32
| la Turquie soutient l ex Front Al Nosra,armé par les Occidentaux;quel sera le compromis entre Moscou et Ankara?l armée turque va t elle appuyer Daech pour écraser les zones kurdes de Syrie et d IRAK.QUOI QU IL EN SOIT,ERDOGAN EST UN BEAU GROS SALOPARD.
Edité le 11-08-2016 e 18:22:54 par marquetalia
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