| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 10-01-2016 à 22:43:41
| Cet article publié sur le réseau faire vivre (voir lien en fin d'article) témoigne des questions et des débats en cours dans la perspective du prochain congrès du PCF Que faire ? Cest aux communistes de le décider ! Mercredi 6 janvier 2016, par Danielle Trannoy Après ces Régionales, aux résultats et aux conséquences catastrophiques pour le monde du travail, et notre Parti, certains responsables et élus pensent déjà à une nouvelle formation pour 2017, alors quils portent, il me semble, une lourde responsabilité pour avoir mené le Pcf à un si bas niveau. Est-ce une fuite en avant pour échapper à leurs responsabilités ? Aujourdhui, par voie de presse, dans une démarche de « mise en condition » communicante, une nouvelle tentative de rassemblement est suggérée. Mais est-ce la question ? Il nous semble que cest dabord aux communistes de sorganiser pour prendre la parole, pour exiger un débat sur la situation lourde de dangers et de décider ensemble et par eux-mêmes comment sortir de limpasse où depuis plus de 30 ans, le monde du travail est désarmé face aux assauts du capital. Cest la « classe des Warren Buffet » qui pour ce moment historique a gagné. Le capitalisme brise les barrages que le mouvement ouvrier avait érigés en cela aidé par le PR, le PS, EELV et le FN. Malgré les avertissements lancés par les communistes et les résultats des scrutins précédents, la Direction a reconduit encore les stratégies de dilution dans des alliances électoralistes afin de combler les défections du Front de Gauche, tenter encore avec quelques éléments du PS, dEELV et autres personnalités un impossible rassemblement décidé au sommet, tout en nayant aucune exigence politique pour affronter la mise en place de lEurope fédérale, au travers les nouvelles Régions. Cest peut être la vision de quelques uns oubliant la lutte des classes qui tentent dobtenir quelques places à partager entre le PS, EELV, Mélenchon et quelques autres, tout en restant dans le jeu « Hollande-Droite-FN « et dans le front commun des partis et organisations prônant une Europe fédérale dominée par les stratégies du capital. Dailleurs, un bloc idéologique ne sest-il pas constitué lors de ces élections régionales ? Particulièrement silencieux sur les nouvelles compétences des régions et les liens avec les politiques de destructions portées par les directives européennes. Aucune voix ne sest élevée pour sopposer aux pertes de souveraineté nationale. Y compris de la part des dirigeants du PCF. Les déclarations dO. Dartigolles, MP. Vieu et dautres ne tombent pas du ciel ! P. Laurent et A. Chassaigne nont-ils pas uvré dès cet été pour une alliance « Rose-Rouge-Verte » avec mise en place de groupes de travail ? Mais que nous préparent-ils avant le Congrès ? Ne doit-on pas se poser la question ? La souveraineté des communistes nest-elle pas usurpée, manipulée ? Peut-on prôner la démocratie si dans notre propre Parti, les principaux responsables nont pas une rigueur exemplaire pour faire vivre la réflexion politique de tous ? Nous ne devons pas être un « parti comme les autres » !!! Certains vantent même déjà lextraordinaire richesse humaine quest le PCF. Mais, son histoire, son identité sont-ils à mettre dans la corbeille de cette nouvelle tentative (voire organisation) qui viserait à la liquidation du PCF en tant que Parti. Il nous faut relire les pages de lhistoire du PCI, sur les processus mis en uvre pour son affaiblissement idéologique et financier. Comment englué dans une kyrielle de logos divers et variés, le PCI a disparu
Et avec lui toute la Gauche en Italie. Pourtant lidée communiste nest pas morte en Italie, mais nest plus organisée en tant que parti de masse, pour le bonheur des capitalistes et leurs gérants
. Le Congrès ne devrait pas traiter que des alliances dans la perspective de lélection présidentielle, car la Gauche nest rien sans un parti communiste déterminé à défendre les intérêts de ceux qui travaillent et qui rejettent toutes formes dexploitation. Laffaiblissement du PCF conduit à laffaiblissement général de toute la Gauche. La question est donc de reconstruire un parti communiste, préalable indispensable à la reconstruction dune gauche rompant avec le capitalisme. Mais au fait, que veut dire le mot de Gauche aujourdhui ? En 1939, les communistes nont-ils pas eu comme première préoccupation de reconstituer les organisations du PCF, permettant ensuite le rassemblement autour du CNR. Lexigence des communistes doit être la même détermination que celle portée lors de la Conférence Nationale, en 2007, pour ou contre un parti communiste. A ce jour, la question est de fait reposée aux communistes. La situation est certainement plus grave quen 2007 où les communistes dans leurs sections jusquà la Conférence Nationale, ont su dire que leur Parti leur appartenait, totalement. Mais en tout état de cause, même si de nombreux communistes ne sont pas ou plus organisés, se maintenant dans le silence et labstention, même si la situation est critique et difficile, nous navons pas dautres choix que de remettre en route pied-à-pied, lorganisation des cellules, des lieux de vie et de travail permettant un large débat pour ouvrir une voie de sortie du capitalisme, vers le socialisme, lappropriation sociale des moyens de production dans le respect des hommes et de leurs environnements. Danielle Trannoy, PCF Bassin Arcachon Val de lEyre Membre du CN Réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF. 05 janvier 2016.
Edité le 15-01-2016 e 13:36:55 par Xuan
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| Posté le 10-01-2016 à 22:48:33
| Ci-dessous un courrier parmi les échanges entre ml de différentes organisations et groupes, dans et hors du PCF.
_______________ Enfin, le couple Pierre Laurent - François Hollande semble battre de laile et la vérité éclate au grand jour : "Son programme actuel, le programme qu'il met en uvre tous les jours n'est pas un programme de gauche" . [sur Sud Radio et Public Sénat] Déclaration coup de poing qui claque au vent comme le drapeau des fédérés et réveille opportunément les consciences assoupies. Pierre Laurent veut à présent "dépenser tous [ses] efforts pour que nous ayons un candidat de gauche, sur un projet de gauche, sur les valeurs de la gauche"
"ce candidat ne peut pas être un candidat qui propose la déchéance de la nationalité, une loi Macron 2 et la casse du code du travail". "Sinon, nous risquons d'aller à l'élection présidentielle sans candidat de gauche. Parce que si on enferme le débat des Français dans une présidentielle où il y a Marine Le Pen, un candidat de droite et François Hollande, pour moi ça veut dire que la gauche n'est pas présente" . Alors pouvons-nous imaginer que P. Laurent propose un candidat communiste ? Quil définisse ce quil entend par « un candidat de gauche, sur un projet de gauche, sur les valeurs de la gauche » ? Parce que pour le prolo de base, la « gauche » a tellement été galvaudée, tant de réactionnaires sont passés dessus quelle sent plutôt le réséda que la rose. En écho au constat que font les masses populaires depuis déjà de longues années et à leurs aspirations les plus profondes, on aimerait lentendre stigmatiser le capitalisme, démontrer limpossibilité de le réformer - à preuve les décennies dexpérience socialo -, démontrer la nécessité dune société nouvelle socialiste, débarrassée de lexploitation de lhomme par lhomme, et appeler au rassemblement des classes laborieuse pour renverser leur ennemi de classe et son Etat. Ou pas
"Il faut un candidat dans lequel se reconnaissent les socialistes, les écologistes, les gens du Front de gauche, les communistes, qui soit un véritable candidat de gauche" Pierre Laurent est bien décidé à patauger encore longtemps dans des combinaisons électoralistes improbables, aboutissant à entraîner ses adhérents et ses électeurs au cul dun nouvel homme providentiel « de gauche », et emmenant le peuple à la noyade comme les enfants de Hamelin derrière le joueur de flûte. Quelle se proclame vraie gauche, gauche véritable, gauche radicale, gauche de la gauche, front de gauche, gauche authentique, gauche rouge, gauche garantie pure gauche et jen passe, brandissant des drapeaux de révolte mais accouchant de pathétiques souris réformistes du style 6e Constitution, lentreprise est vouée irrémédiablement à un nouveau fiasco. 7/1/2016
Edité le 10-01-2016 e 22:53:55 par Xuan
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| Posté le 10-01-2016 à 23:05:09
| Un article de Marie Christine Burricand sur le réseau fairevivre. On lira sur ce site les commentaires, je cite après l'article le commentaire de Noël Collet : Billet dhumeur : Le débat va-t-il enfin souvrir au PCF ? Lundi 4 janvier 2016, par Marie-Christine Burricand Le débat va-t-il enfin souvrir au PCF ? Un mois après les régionales, on peut en douter à la lecture de lHumanité et des différentes interventions de dirigeants du PCF. Jai même limpression que certains utilisent cette période pour peser un maximum avant le débat du Conseil National et la discussion des communistes, faisant les réponses avant les questions.
Des dirigeants en pleine forme ? pour la photo ! Un premier élément minterroge, notamment au travers des interventions de Marie-Pierre Vieu et dOlivier Dartigolles à qui lHumanité a largement ouvert ses colonnes. Et cest déjà une première question, pourquoi ces têtes de listes et portes-paroles qui nont pas fait mieux que les autres, et pour Olivier Dartigolles plutôt plus mal dailleurs, auraient-ils le privilège de sexprimer plus que les autres avant que le débat ne commence. Il est vrai quils sont tous deux membres de lexécutif et pour Olivier Dartigolles porte parole du PCF. Le problème, cest quils ne portent ni lun ni lautre une parole collective, celle du PCF ou pour le moins du collège exécutif, mais leur point de vue personnel sur la situation... Au bout dun moment cela finit par lasser et on a envie de leur dire, un peu dhumilité camarade ! Humilité devant les communistes, humilité aussi devant les citoyens. Ainsi dans le supplément « Communistes » du 17 décembre, Oivier Dartigolles nous lassène, « tout est à reconsidérer et à changer, lheure est à la refondation » . Décidément cest une manie ! Et répondant à la question du journaliste qui lui demande quels seraient les grands chantiers de cette refondation, il précise : « Refonder la république, la démocratie, la politique, la manière de sengager, et de construire des liens permanents avec la population. Refonder la gauche. » Typiquement le genre de discours qui veut tout dire et rien dire et laisse tout le monde face aux difficultés. Langue de bois, brassage dair
Et tout le reste de linterview est de la même nature. Sur le PCF lui-même rien, à part quil doit faire converger les forces. Rien sur laffaiblissement national de notre parti, rien sur la nécessité de le renforcer, rien sur lorganisation, rien sur les batailles du PCF. Je dois être une primate, car je pense que la première chose à faire pour que la gauche se porte mieux, cest de renforcer le PCF dans tous les sens du terme. Et même je crois que vues les difficultés et les dangers qui samoncèlent, il vaudrait mieux pour affronter ces batailles un parti plus fort. Heureusement quil ny a que les communistes qui lisent « communistes » , nous en avons vu dautres ! Parce que pour le commun des mortels, ceux qui ne sont pas habitués aux subtilités de la langue politique, ce genre de trucs, cest à se taper la tête contre les murs et à déchirer sa carte délecteur ou à mourir de rire jusquà en pleurer, parce que décidément, ce camarade est sourd ou aveugle et quà peine sorti dune défaite, il recommence ce qui la amené là où il est et veut tous nous y emmener. Les interviews de Marie-Pierre Vieu valent aussi leur pesant dor ces temps-ci. En 1995, elle dirigeait lUNEF, certains qui y étaient aussi diront ce quelle en a fait mieux que moi. Là voilà donc lancée sur le mouvement social de 1995 [1]," précédé par un horizon sombre et lourd", nous dit-elle. Comme aujourdhui ? Un peu moins quand même dabord parce que depuis les coups contre le monde populaire se sont multipliés, surtout depuis le Traité constitutionnel européen et aussi parce quaprès 1995, il y a eu 1997, la gauche et même des ministres communistes, et que tout cela sest terminé par 2002, Le Pen contre Chirac, déjà des millions délecteurs de gauche qui ne vont pas voter au premier tour. De cela Marie-Pierre Vieux nen parle pas. Par contre, elle est prête « à retenter le coup avec toutes ces forces, et au-delà , dans un rassemblement qui reste à inventer. » Elle ne dit pas comment faire pour que cela ne se finisse pas en eau de boudin comme en 1997, ni sur quoi exactement nous avons buté dans ces années.. Peut-être quau final, cest cette incapacité à empoigner vraiment le réel, cette tendance à se payer de mots qui éloignent les citoyens de nous jusque dans les urnes ? Au passage, Marie-Pierre Vieu nous explique que depuis 1995, « elle fait partie des communistes qui cherchent toujours une jonction entre le social, le politique, le culturel ; Qui cherchent à porter la revendication de de transformation sociale, en luttant contre lexploitation capitaliste, pour la répartition des richesse, mais en intégrant également la question de la citoyenneté, de légalité de traitement et la question démocratique. » Faut-il comprendre quil y aurait plusieurs sortes de communistes et même des communistes qui sen ficheraient de la citoyenneté et de la question démocratique ? Je nen connais pas mais je suis quand même un peu étonnée que Marie-Pierre Vieu faisant le tour des batailles qui montent ne parlent pas des salaires... un oubli sans importance comme celui du PCF qui visiblement ne la passionne pas
Il paraît que la meilleure défense, cest lattaque... Ces deux là se sentiraient-ils en difficultés ? Lheure est grave et cest à un examen sérieux de sa stratégie, de son organisation, de ses liens avec la population, de son projet que doit se livrer le PCF. Alors, sil vous plait, arrêtez de bavarder et commencez par respecter les communistes ! [1] voir article de lhumanité
___________________ Commentaire du 4 janvier à 21:59, par Noël Collet En réponse à : Billet dhumeur : Le débat va-t-il enfin souvrir au PCF ? "on peut se passer des patrons", "qui peut tembaucher, qui peut te virer ?" "Mon patron" ; voilà deux entretiens qui révèlent le niveau de conscience des gens autour de la quarantaine et capables dentendre des vérités, de concevoir une autre forme de société, dautres rapports de production. Les jeunes peuvent être motivés eux aussi. On peut donc avancer la notion de communisme, et ce, sans tarder. La population est prête à discuter. Cest ce quignorent ces deux "dirigeants" du PCF, totalement déconnectés de lidéologie qui constitue la raison dêtre dun Parti Communiste. Si lon nen parle jamais, à quoi bon un parti communiste ? Si lon ne donne pas cette perspective, quelle peut être la motivation des gens pour engager le fer avec le capital ? Si lon ne dessine pas une société de coopération entre individus, entreprises, pays, comment générer lenthousiasme ? Il faut en revenir très fort à lidéologie ; les fondamentaux : Marx, Engels, Lénine. LEtat et la révolution, on se croirait aujourdhui ; quoi de mieux pour contrer la campagne prônant léconomie jusquà lhystérie , pas de lieu, de municipalité, de budget,qui doivent y échapper. Montrer que lEtat nest pas un ovni, mais un instrument de domination dune classe sur lautre, qui demande à certains de se serrer la ceinture, tandis que dautres narrivent plus à la boucler ! Relancer la lutte pour les nationalisations, dabord des banques et des grands secteurs de léconomie, puis de la totalité, de la multinationale à lartisan. (certains artisans préfèrent dépendre dune structure leur évitant les aléas divers : recherche de clientèle, paiement des factures, etc...) Jai dailleurs proposé la création de coopératives municipales à forte valeur ajoutée, donc financièrement viables, avec un additif écologique : pas de quartier sans lieu de travail ! on allait au boulot à pied ou en vélo.
Edité le 10-01-2016 e 23:12:07 par Xuan
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| Posté le 20-01-2016 à 00:32:05
| | La réaction à visage socialo et le renouveau du communisme Hollande dévoile son plan durgence pour relancer le PS. Son dernier discours naurait pas davantage ému les masses que le décès du doyen de lhumanité à 112 ans, si ce plan dit anti-chômage, financé à coups de milliards par largent du peuple ne consistait pas à remplir les poches du patronat, à travers de multiples soutiens financiers inopérants sur lemploi. On y découvrait notamment que la loi va combattre le chômage en facilitant les procédures de licenciement, dont les indemnités seront plafonnées afin de décourager toute forme dopposition collective. Les 35 heures instaurées pour accélérer la productivité dans des proportions jamais atteintes jusque-là et sans contrepartie de salaire, sont débarrassées dans lintérêt de lemploi de toute disposition contraignante, par des accords dentreprise pouvant déroger au contrat de travail. Engagé jusquau cou dans les mesures anti populaires ordonnées par le CAC 40, le gouvernement socialo, et bon gré mal gré toute sa cohorte dopposants à géométrie variable « de gauche », la « vraie » et l« authentique », fonce à présent tête baissée dans la répression sans même sabriter derrière lalibi du terrorisme étranger ou le croquemitaine du Front National. Air France, Goodyear, Ford : il faut briser les dents de tous ceux qui mordent pour en faire des « sans dents ». Au même moment les winners des années 80 savèrent des crapules et des coupe-jarrets. Tapie range une fois encore ses lingots et montre ses poches vides. Il se vérifie aussi que pour ne pas sauter lui-même, Bouton avait bien chargé son opérateur Kerviel et nié avec le soutien du Parquet les carambouillages de la Société Générale. Le trafic dinfluence du pote dAl Nosra, Laurent Fabius apparaît au grand jour. Mais les ouvriers qui défendent leur emploi sont jetés en prison. Le PS qui n'a pas « trahi » sauf pour ceux qui ont feint de lui trouver un air « gauche », reste fidèle à lui-même comme aux plus sombres heures du gouvernement Ramadier et de son sinistre Jules Moch. Lacharnement particulier de la bourgeoisie à briser lavant-garde de la classe ouvrière nous rappelle ce que Marx écrivait dans le Manifeste du Parti Communiste « De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. » Nous en constatons tous les jours les effets lorsque la petite-bourgeoisie radicale, privée de la direction idéologique du prolétariat et de son parti, se pose en maître à penser, dépoussière les vieux fantômes dune nouvelle constitution, sépoumone sur les cendres des idéaux de 1789, oppose la charité au racisme faute dinternationalisme prolétarien, et le fascisme détat au terrorisme faute dunir les masses contre les instigateurs de la fascisation et des aventures militaires, croit trouver la liberté dans lanticommunisme et la paix dans une « laïcité » colonialiste, chantant à plein poumons avec ses propres oppresseurs la gloire de la police et de larmée du capital, pour finalement sacoquiner avec Cohn Bendit et le « Karl Marx du 21e siècle » Piketty ! Voilà que la production mondialisée est de nouveau étouffée par lappauvrissement des peuples, alors que laccumulation du capital se concentre dans les mains dun centième de lhumanité, et les marchés boursiers tremblent comme des billets verts à la moindre rumeur. La propriété privée des moyens de production risque encore une fois de conduire à la destruction des biens et des vies à grande échelle. Le vieux monde capitaliste nen finit plus de trépasser. Le capitalisme nous démontre par lui-même quil faut impérativement un parti communiste, cest-à-dire un parti révolutionnaire, pour le renverser. Cette conviction lemporte de plus en plus et balaye le réformisme et le révisionnisme, ainsi que lesprit de secte et de liquidation. Le besoin dapprendre la théorie marxiste-léniniste et de mettre en uvre la méthode matérialiste-dialectique paraît de plus en plus une nécessité pour guider notre action. « Il n'y a d'invincible que ce qui naît et se développe » disait Staline. La révolution peut connaître des vicissitudes et des restaurations temporaires, mais dans le fond le socialisme doit succéder au capitalisme. La vague du capitalisme triomphant et éternel passe comme il se doit et celle qui lengloutit frémit déjà sous nos pieds.
Edité le 20-01-2016 e 01:02:11 par Xuan
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| Posté le 20-01-2016 à 14:07:46
| Sur le réseau "fairevivre", un article de Jean Ortiz qui remet en cause le reniement et la censure du socialisme dans le PCF au XIXe congrès du PCF (décembre 96) et appelle à constituer dans l'objectif du socialisme un front uni. Mardi 19 janvier 2016, par Paul Barbazange, Avec le congrès à préparer rapidement sachons entendre ce qui se dit, sécrit dans le parti. Ci-dessous un billet de Jean Ortiz sorti de son blog. Il se passe de commentaires si ce nest quil est dune brûlante actualité après le dernier CN. PCF : Au petit jeu de la « refondation » Quelques communistologues ont trouvé la thérapie miraculeuse (et usée jusquà la couanne) pour redonner au PCF la force quexige la situation « de merde » que nous vivons. Faut dire quils ont cogité de longues heures du rang. Réunis en conclave, il a fallu attendre 15 jours pour quapparaisse en fin la fumée rouge : Habemus trouvatus solucionus nouvellus partitus !! Et dégrener : Il faut refonder, à fond, les fondements de la refondation du PCF. De la cave à la cheminée ! Rien que çà. Alors gai gai refondons ! Pour noyer le poisson ? Pour échapper à un vrai débat critique sur la stratégie vers une société nouvelle ? Sur les responsabilités respectives ? Les tractations auxquelles ont donné lieu, çà et là, les élections régionales relèvent des pratiques de ce que « Podemos », le nouveau « modèle », le nouveau « paradigme », appelle « la caste ». Saligner sur « Podemos » serait contreproductif, ce qui ninterdit pas de tirer le meilleur des luttes en cours en Espagne, en Bolivie, etc. Mais on ne peut pas faire mumuse avec le combat politique. Et encore moins quand les maïs sont sous lautan... fou qui propose des remèdes qui ont déjà épuisé les sols (pastiche). En nous invitant à tout bouléguer, chambouler, daucuns cherchent à nous amener à renoncer, à ne plus être nous-mêmes. Ils évacuent ainsi les questions de fond. Alors gai gai refondons ! Au gué, vive la refondation pour refonder ! Faut-il en rire ou en pleurer ? « Refonder ». Vaste programme, dirait le grand Charles. Ne faut-il pas plutôt envisager de revenir à quelques fondamentaux, sans repliement, sans se figer, sans épouser ni regretter ce qui a échoué... mais sans tout jeter par le vasistas, y compris les acquis des précédentes « refondations ». Ne faut-il pas reprendre certains marqueurs de classe, les actualiser, sans aucune nostalgie du passé ? La lutte contre la seule austérité ne paraît pas constituer à elle seule un projet de société, une stratégie révolutionnaire. En rester à ce niveau, ne reviendrait-ce pas à senfermer dans une démarche de type syndical ? Le projet de société nécessaire, cette feuille de route, tout en nesquivant pas les problèmes immédiats les plus urgents, doit aider à cheminer vers « les étoiles » à les rallumer, et les désigner. Nacceptons plus que le mot « socialisme » reste tabouïsé, criminalisé. Dé-diabolisons la sémantique usurpée, confisquée ! Quant au « rassemblement », ce mot valise finit par mapparaître creux, galvaudé, relevant de la langue de platane. Des contenus radicaux ! Des contenus radicaux ! Quant à « la refondation de toute la gauche », la langue de noyer peut cacher la poursuite dune « socialo-dépendance » plus ou moins consciente. Lardoise est déjà lourde et nous ne pouvons plus nous payer le luxe de continuer à être perçus comme illisibles, inaudibles. Le danger de disparition nest pas quun fantasme. Ne pourrait-on imaginer une stratégie de large « unité populaire », sur un programme de rupture, avec des comités de base souples, très ouverts... En quoi une politique de front est-elle incompatible avec lexistence et la vie dun parti communiste, plus nécessaires que jamais au moment où le pouvoir cherche à casser toute résistance, à briser les résistants. Cela sent vraiment mauvais. Faudra-t-il entonner : « Hollande, nous voilà, devant toi le sauveur de la finance... ». Alors, vite, vite, prenons linitiative dun vrai front large, avec ambition, enthousiasme et passion. Un vrai front large.
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| Posté le 20-01-2016 à 23:00:21
| le site faire vivre publie aujourd'hui : PCF : Jean-Pierre Tricaud donne son point de vue Mardi 19 janvier 2016, par Jean-Pierre Tricaud Aujourdhui et depuis plusieurs années maintenant, selon un processus et un déroulement connu et inéluctable, le PCF, tel que des générations de militants et adhérents lont pratiqué et de citoyens lont connu, nexiste plus. Aujourdhui et depuis plusieurs années maintenant, selon un processus et un déroulement connu et inéluctable, le PCF, tel que des générations de militants et adhérents lont pratiqué et de citoyens lont connu, nexiste plus. Nexiste plus pour ce pourquoi il sest créé, sest développé, sest battu, a été combattu, pour ce quil a constitué comme espoir, comme perspective politique de changement. Le PCF ne fait plus « peur » au Capital ; il nest même plus respecté. Il nexiste pas maintenant et à court terme de possibilités de changer et dabolir cet état de choses existant de lintérieur même du PCF. Et au moins pour deux raisons : 1) Le collectif intellectuel et militant que représentent les adhérents du Parti, dans sa masse et sa grande majorité nest plus en capacité de faire bouger les lignes : - Soit parce quil a une volonté profonde : attachement quasi viscéral au « Parti », légalisme proche de laveuglement, repli sur la forteresse assiégée
; - Soit par une démission intellectuelle consciente ou inconsciente- quavec leffondrement de lURSS, cest la fin de lhistoire, que le Capital est installé pour longtemps, conscience également perméable à la pédagogie du renoncement, au « Il ny a pas alternative ». Les adhérents, militants, élus qui émettent des critiques, proposent des changements, avancent des réflexions sont au mieux portés en dérision ou caricaturés, au pire bâillonnés ou marginalisés, certains servant de caution de « gauche » à la Direction du PCF. 2) La Direction nationale (les Directions depuis au moins 2000) et la plupart des Directions fédérales sont droits dans leurs bottes , se sont coupés de la base militante du Parti, se décrétant les seuls tenants de la vérité, refusant tout débat mettant en cause cette fausse légitimité. En procédant abandon par abandon, renoncement par renoncement, social-démocratisant la politique du Parti, en saccolant à la stratégie pro-européenne du PGE, donnant ainsi à croire que le changement impossible en France serait possible à Bruxelles ou Strasbourg. La Direction nationale reste aveugle et sourde devant le Parti quelle dirige depuis une tour divoire qui savère être une boite en carton bouilli
Le PCF nest plus audible dans cette cacophonie politicienne, dont il na pu sextraire, se voulant un parti comme les autres, se voyant ainsi assimilé aux « tous pareil, tous pourris ». La (les) stratégie-s- dunion, du programme commun comme du Front de Gauche, a ont- échoué, au détriment du Parti. Comment mesurer aujourdhui la réelle influence électorale et sociétale- du PCF ? Tout comme la « Révolution dOctobre » nétait pas exportable, les expériences (avec toutes les réserves que lon doit avoir) de Syriza ou Podemos, dAmérique latine ne sont pas des modèles, ni même des exemples. Je ne crois donc pas quil soit possible, que les conditions nexistent pas, pour faire bouger les lignes à lintérieur du PCF. Le PCF sous les formes qui ont existé depuis 1920, puis à partir des années 1990/2000, et quil connait aujourdhui, na plus davenir. La question, les questions qui se posent : - Es-ce que le PCF peut être reconstruit ? Peut-on parler de reconstruction ? Mais alors le PCF garde quoi : les fondations, les murs, que reste-t-il de « solide » ? Que reste-t-il pour reconstruire ? - Faut-il une nouvelle organisation politique ? Faut-il un nouveau Congrès de Tours ? Un nouvel acte fondateur ? - Avec qui, Comment LES COMMUNISTES sortent par le haut de cette situation ? Je le dis très franchement et très fraternellement. Jai passé lâge des illusions, je suis plutôt à celui des certitudes. Je nai plus le temps de me battre contre des moulins à vent, le Capital moccupe à plein temps. Alors comme COMMUNISTE, jirai à ce que je considère dans linstant présent et pour lavenir comme essentiel, déterminant, décisif : LE RASSEMBLEMENT DES COMMUNISTES DE COEUR ET DE RAISON, DE CONSCIENCE ET DE CONVICTION POLITIQUES ECLAIREES, POUR CHANGER DE POLITIQUE ET LES POLITIQUES, DE POUVOIR ET LES POUVOIRS, DE SOCIETE. Avec ou sans le PCF, avec ou sans ceux du PCF, cest lui et eux qui en décideront. Jean-Pierre TRICAUD 11 janvier 2016
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| Posté le 21-01-2016 à 00:51:51
| | Conseil national des 16 et 17 Janvier 2016 portons le changement de société, la rupture nécessaire, le communisme Intervention de Marie-Christine Burricand Dimanche 17 janvier 2016, Quand le vin est tiré, il faut le boire et jusquà la lie ! La situation dans laquelle est le PCF vient de loin.
Alerte aux communistes. Un éléphant rose, ça trompe énormément... Elle vient des abandons de Martigues, de notre abstention sur linversion du calendrier électoral, du choix de ne pas présenter de candidat communiste à la présidentielle de 2012, de notre absence de réflexion stratégique après les municipales ou la Grèce. Nous voulions rallumer les étoiles et nous sommes près dune éclipse qui pourrait savérer durable. Quavons nous fait de la décision des communistes de 2007 de garder et continuer le Pcf ? Une coquille pour permettre notre place dans des alliances qui ne méritent pas toujours le nom de rassemblement. Nous sommes face à un échec et il faudrait continuer dans la même voie et pire la renforcer ! Refaire la gauche plurielle, le front de gauche, un autre Mélenchon ! Ne nous satisfaisons pas de mots ! Il faudrait changer, mais quoi, le nom Pcf, peut - être !!! Ce nest pas ce que nous demandent les gens. Leur désaffection nous dit d abord qu ils ne nous pensent pas utiles et que pour un nombre croissant, nous sommes sortis de leur paysage politique. Nous avons besoin, non pas dune énième béquille, mais dun examen sans tabou de notre stratégie, dune plongée dans la réalité sociale, defforts sans précèdent pour construire une organisation populaire. Cest le minimum ! En labsence dun projet dalternative au capitalisme, les idées de la droite et de son extrême progressent. Elles poussent à chercher des solutions dans et par le capitalisme. On veut notre part du gâteau", "on ne peut pas accueillir tout le monde"...et cest la toute-puissance et la violence de ceux qui rejoignent DAECH, des actes rappelant le pire du fascisme ! Oui, il faut se battre pied à pied dans les quartiers populaires sur les questions du coût du travail et de la solidarité. Je ne mettrai pas dénergie dans la primaire parce quelle ne peut régler aucune des questions qui nous sont posées. Il faut travailler à renforcer le mouvement social, modifier le rapport de force. Voulons nous adresser au pré-carré de la gauche ou à toute la population ?. Ne réduisons pas notre champ de vision à une élection, portons le changement de société, la rupture nécessaire, le communisme qui est la raison dêtre de notre parti. Beaucoup évoquent le CNR. Il faut se rappeler le prix payé dans la Résistance par les communistes, la classe ouvrière et les intellectuels pour en arriver là. Il faut se rappeler leffort militant, lengagement nécessaire pour mettre en place la sécurité sociale, les comités dentreprise. Face au combat présent, cest dun tel engagement dont nous avons besoin aujourdhui avec un PCF à la pointe. Sachons regarder loin devant tout en labourant notre terrain.
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| Posté le 21-01-2016 à 13:47:54
| Réponse au camarade Yoël Yan sur le site "faire vivre" Une contribution de notre camarade Joël Yan Mardi 19 janvier 2016, par Joel Yan Consternation : avec ces derniers résultats attendus, nous venons de vivre "en direct" un nouvel échec, peut-être le dernier, avec dissolution totale du PCF dans une démarche de type social-démocrate qui ne veut pas dire son nom. Labandon des masses populaires ? Il apparaît tellement évident, quil suffit de lire quotidiennement "lHumanité" qui nétant plus lorgane central du PCF est devenu celui dune "Refondation" soft et petite-bourgeoise (un gros mot ), alors que la guerre de classe fait rage, que tombe un nombre grandissant de victimes qui nont même pas la ressource de compter sur nous, tellement que "nous" sommes loin de leurs préoccupations. Nous avons en effet des champions de la langue de bois creux (écrite et parlée) sans troupes à mobiliser pour la lutte, parce que le PCF daujourdhui ne connaît désormais de batailles que les campagnes électorales. Quest-ce que je propose ? Nous avons besoin dun véritable Parti Communiste Français qui, fidèle à ses engagements révolutionnaires pour le Socialisme, engage la lutte contre le Capital à partir des aspirations des ouvriers, employés, de toutes les victimes de lexploitation de lHomme par lHomme, un parti internationaliste ne craignant pas de porter le fer contre les lois imposées par lintégration à marche forcée dans cette succursale de lImpérialisme quest lUnion "Européenne" construction libérale et fédérale dans laquelle nos gouvernants jouent un rôle essentiel contre notre Peuple mais aussi contre les intérêts des autres Peuples européens. La souveraineté "populaire" passe par la souveraineté nationale. Nous devons défendre la renationalisation sans indemnisation de nos Services Publics privatisés... De même dans ce monde quil existe une division internationale du travail salarié continuant à assurer la rente du Capital des pays développés , nous sommes confrontés à de nouvelles guerres coloniales dont la France et lUE jouent un rôle de sous-traitants de lImpérialisme US plus agressif que jamais, nous devons nous mobiliser pour la dissolution de lOTAN qui porte la guerre y compris au coeur de l Europe. Seule force politique historique ennemie irréductible du racisme, de lantisémitisme, du fascisme, le PCF malgré sa faiblesse actuelle a toujours été la cible privilégiée du FN. Seule force dont lexistence est liée aux valeurs républicaines depuis deux siècles avec en tête lEgalité de tous les citoyens, le PCF est la cible de ceux qui acceptent que la prospérité des uns se construise et sappuie sur la misère des autres (9 millions de très pauvres cela devient insupportable) et de ceux qui osent justifier cette réalité en dressant les exploités les uns contre les autres. Un Etat juste nest pas forcément dictatorial si son action repose sur la Démocratie, larbitrage de lEtat est nécessaire pour protéger le faible contre le fort. LEtat capitaliste privatise, protège le riche contre le pauvre en détruit les services publics, léquilibre entre les territoires etc.. Ce nest pas par un processus "normal" électoral que nos parents ont obtenu les conquêtes du CNR et ce qui reste des acquis de 68. Nous sommes très loin des illusions électoralistes assez irréelles quant à leur réalisation de " lHumain dabord. " Il serait temps, sil en reste, de penser à construire un rapport de forces à partir des luttes et non avec des incantations.
--------------------- Vos commentaires Le 21 janvier à 13:23, par Xuan En réponse à : Une contribution de notre camarade Joël Yan Bien daccord avec toi sur lélectoralisme, mais la notion de République doit être reconsidérée en mettant en relief son caractère de classe, sinon le socialisme na aucun sens. Létat capitaliste ne peut pas, par la vertu de valeurs républicaines, faire autre chose que défendre les capitalistes contre le peuple, parce quil protège la propriété privée des moyens de production et que, passée la porte de lusine, louvrier doit se plier au règlement intérieur et produire le maximum de plus value. Il ny a pas dégalité des citoyens dans une société de classe : pas de République au-dessus des classes ni détat juste, pas de protection du faible contre le fort non plus. Ce qui vaut peut être pour tel ou tel fait divers mais pas pour la généralité. Il faut rejeter les catégories abstraites et vides de sens de la philosophie bourgeoise, selon lesquelles la Démocratie est capitaliste et la Dictature socialiste. Cest au nom de ces catégories que lobjectif du socialisme a été abandonné au 19e congrès. Notre conception du monde est matérialiste et dialectique cest-à-dire que dans la société de classe, démocratie et dictature coexistent et ont une empreinte de classe. Létat capitaliste applique la dictature de la classe dominante contre limmense majorité et tolère certaines formes de démocratie qui ne le mettent pas en danger. Létat socialiste défend les valeurs républicaines socialistes, la justice de classe de limmense majorité, et protège le peuple devenu fort et dominant contre la bourgeoisie devenue faible et dominée. Cet état ne pratique pas non plus légalité ni la justice absolue, mais il est au service du plus grand nombre. Il est forcément dictatorial lui-aussi, mais cest la dictature de limmense majorité. Sinon comment pourrait-on nationaliser sans indemnisation, ce qui constitue une dictature absolument insupportable pour les capitalistes ? Dans tous les cas lEtat est nécessairement une machine doppression de la classe dominante contre la classe dominée, et ceci jusquà la disparition des classes, lextinction de lEtat et le communisme.
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| Posté le 31-01-2016 à 16:15:40
| | Lettre ouverte à Pierre Laurent à propos des "Lundis de gauche" réseau FV Jeudi 28 janvier 2016, par Caroline Andréani [membre du CN du PCF] Mon cher Pierre, Je viens de recevoir, comme du reste jimagine lensemble des membres du Conseil national, une invitation aux « Lundis de gauche » . Dans une brève présentation signée par toi, il est écrit : « Je souhaite apporter ma pierre, celle du Parti communiste, à un débat nécessaire à gauche, sur les enjeux de la période et les grands défis auxquels la France est confrontée » . Soit, il nest jamais inutile de confronter les points de vue sur la période que nous vivons. Tu poursuis : « Je le fais en invitant des personnalités, acteurs et actrices du monde associatif, syndical et politique, du monde de la culture et de la recherche, à un dialogue suivi sur les questions du travail, de la sécurité et des libertés, de la transition écologique, sur un nouvel âge de la démocratie, sur les biens communs, le mieux vivre, la voix de la France et de lEurope, la paix... ».
Curieusement, lacteur central de la société, le monde du travail le prolétariat comme nous disions à une époque est totalement absent. Tu ne le cites pas, et tu ne linvites pas. La vision du monde dun ouvrier de Renault ou dune caissière de Franprix est-elle disqualifiée ? Pourtant, quand on travaille chez Renault ou Franprix, on subit au quotidien lexploitation, la mondialisation, la répression syndicale, la lutte pour les libertés et contre la précarité. Je nai rien contre le monde associatif ou les intellectuels. Mais ceux-là ont la parole tous les jours. Personne ne muselle Patrick Weil, Pouria Amirshahi, Françoise Dumont, Bernard Thibault, Philippe Torreton ou Caroline de Hass, pour citer tes premiers invités. Ils parlent librement sur les radios, les plateaux de télévision, ils écrivent dans les journaux. Des premiers invités curieusement monocolores en termes politiques, à lexception peut être de Bernard Thibault, qui a certainement à tes yeux le mérite dêtre profondément pro-européen. Donc, les « Lundis de la gauche » sont un lieu de débats entre gens issus du même monde et de la même sensibilité de « gauche ». Et pour quoi faire ? Je te cite : « Et je suis ouvert à tous les dialogues pour inventer une alternative aux politiques suivies aujourdhui. Je naccepte pas le scénario ficelé pour 2017 dont on connaît à peu près les premiers rôles : Marine le Pen, François Hollande et Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé. De ce scénario, la gauche serait absente et les aspirations populaires défaites. Jagis avec beaucoup dautres, pour que surgisse dune démarche collective et citoyenne, un projet commun et une candidature commune. » Inventer une alternative aux politiques suivies aujourdhui. Cest un objectif ambitieux et, oh combien stimulant. Oserais-je dire que je suis perplexe ? Aucun de tes invités, à ma connaissance, ne prône un changement de société. A moins que par changement de société, il sagisse dinfluer à la marge, de mettre de lhuile dans les rouages pour « corriger les inégalités » les plus criantes, un peu comme labbé Pierre demandant la construction de logements en 1954 ou comme ces associations qui interviennent pour organiser la charité publique : les Restos du cur, la Croix Rouge, le Secours catholique, etc. Là encore, je nai rien contre lengagement associatif. Mais peut-on parler de construire une alternative ? Laspect qui me gêne le plus dans tout cela, cest que tu inscris notre parti dans la pseudo primaire de la gauche, alors que le débat na pas été tranché entre nous. Beaucoup de tes invités sont signataires de lappel « Pour une primaire à gauche » . Et quest-ce que cet appel ? Même sans être dune grande perspicacité, chacun comprend quil sagit dune initiative politicienne pour jouer la voiture-balai du Parti socialiste pour lélection présidentielle de 2017. Jétais hostile à Mélenchon en tant que candidat unique du Front de gauche à la présidentielle de 2012. Mais au moins, il portait un discours avec un contenu partagé et il suivait une ligne politique définie collectivement. Là, nous nous lançons dans une aventure politicienne pour quil y ait un « candidat de la gauche » au 2e tour. Cest une opération cynique, qui consiste à faire adopter la psychologie du renoncement : « Si vous ne voulez pas un 2e tour LR/FN, vous navez pas dautre choix que de voter PS au 1er tour » , nous dis-tu en substance. La « gauche », ce nest pas quelques intellectuels gauche-caviar qui se retrouvent dans des rendez-vous mondains pour refaire le monde. Ceux avec lesquels les communistes devraient débattre, et quils devraient tenter de convaincre, ce sont les salariés menacés par la précarité, les précaires qui se battent pour garder la tête hors de leau, les retraités qui survivent avec des pensions insuffisantes, les sans-papiers scandaleusement exploités par un patronat rapace, les responsables syndicaux harcelés par leur hiérarchie. Ce sont au quotidien des millions dhommes et de femmes écrasés par laustérité imposée par lUnion européenne, mise en uvre par un Parti socialiste aux ordres de la Troïka. Les convaincre de quoi ? Non pas de voter une fois de plus pour un candidat social-démocrate contre un candidat libéral, car ce sont les deux faces dune même pièce. Mais de reconstruire une force de contestation, une force de résistance, une force révolutionnaire en somme. Pour cela, il faudrait bien plus que des pince-fesses place du colonel Fabien, quand bien même ils réuniraient de brillants intervenants. Je terminerai par une citation de Rosa Luxemburg, issue de La crise de la sociale-démocratie (1915) au chapitre « Socialisme ou barbarie » : « Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse ; voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce quelle est. Ce nest pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de lordre, de la paix et du droit, cest quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de lanarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et lhumanité quelle se montre toute nue, telle quelle est vraiment. » . Reçois cher camarade, mes fraternelles salutations. Caroline Andreani 27 janvier 2016
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| Posté le 01-02-2016 à 00:16:32
| Sur le blog histoire et société de Danielle Bleitrach La réflexion du jour: vu les dangers du moment, est-ce que vous croyez quil existe un BON socialiste dans le domaine de la paix? 31 JAN Au lieu de se poser la question de la manière de désigner ou non un bon socialiste à partir des primaires à gauche, peut-être que lon pourrait réfléchir à partir des dangers qui nous menacent. Parce quil faut être réaliste, derrière cette proposition de primaires à gauche, il y a la quête du BON socialiste à qui remettre les clés de notre régime présidentiel. Etant admis que Hollande est mauvais, ses prédécesseurs également, mais que si on ne trouve pas un BON socialiste, on se résignera à un mauvais en évitant la dispersion des voix. QuEst-ce quun Bon socialiste? Mieux encore que madame Aubry? Il semble quil y ait légion de bons socialistes qui tout en voulant en priorité rester en Europe sont convaincus quils arriveront à pratiquer des politiques anti-austérité. Cette foi touchante en lEurope nétant que le prolongement dune foi tout aussi naïve dans lexistence dun bon capitalisme. Lexemple grec est là, rien ny fait et il suffit que se pointent les mêmes en Espagne pour provoquer la même ardeur pour les mêmes solutions. Il est un domaine dans lequel mes doutes sont encore plus extrêmes en ce qui concerne le BON socialiste, il sagit de sa capacité à défendre la paix . Et il ne sagit pas de prévention dune antisocialiste primaire mais dexpériences renouvelées. Les socialistes dans leur direction hier comme aujourdhui, je le crains, nont pas le cur à gauche mais à louest. Chez eux, lamour éperdu de lEurope nétant souvent quune manière de masquer des ardeurs pour les Etats-Unis. Là aussi il existerait un BON impérialisme contre un mauvais: celui dObama contre Trump. Comme il y a eu jadis un bon colonialisme (par exemple le plan de Constantine de Gaston Deferre) celui qui civilise les barbares au lieu de les exécuter tout de suite
Mais là aussi partons des faits, non seulement la manière dont Hollande a été soutenu dans ses expéditions, mais par rapport aux périls qui se profilent. On nous annonce que le BON Obama veut ouvrir un nouveau Front contre Daech en Libye
Pour aider les Européens menacés par le terrorisme et les flux migratoires? Et si le bon Obama tentait de nous entraîner comme madame Clinton dans une lutte pour lhégémonie menacée? Il faut bien voir que les Etats-Unis ne sattendaient pas à une réponse de la Russie à leur encerclement otanesque et à leur volonté de les chasser de leur aire dinfluence. Non seulement il y a eu riposte, mais visiblement efficacité en Syrie, des avions militaires russes ont parfois effectué plus de sorties en une journée en Syrie que la coalition menée par les Etats-Unis en a faites dans un mois
Même si notre presse française dit le contraire, les faits sont là.. Les américains pensaient que larmée russe, quil sagisse du matériel ou de la capacité stratégique était « démodée »; Leur force aérienne, leurs bombes et leurs missiles dataient; Leur flotte était « plus que prête à la rouille ». Cette image du potentiel russe a été cultivée depuis des décennies, du point de vue des militaires occidentaux, de la part des dirigeants, imprégnés de condescendance, à légard de leurs homologues russes. Ce quils ont vu en Syrie a été un choc
. » Si lon ajoute à cela, la désagréable surprise dune diplomatie tout azimut de la Chine dont nous nous sommes faits les échos ici, à savoir le fait que la Chine a tenu compte des « erreurs » occidentales et de leur ingérence systématique dans ce que les pays considèrent comme relevant de leur souveraineté, les murs, les modes de gouvernance. La critique à géométrie variable assorties de campagnes de presse précédant souvent des interventions armées, la Chine sest bien gardée de la moindre allusion aux questions qui fâchent et est venue proposer au Moyen-orient un modèle de développement économique gagnant-gagnant. Le développement au lieu de la ruine et du mépris. Ce qui par parenthèse facilite nettement plus lévolution des murs que lenvoi systématique de bombes pour apprendre à vivre, sans parler du soutien en sous-main à toutes les bandes de féodaux devenus exécuteurs des basses uvres de nos vertueux régimes
Comme de surcroît les politiques occidentales, celle des Etats-Unis suivie par les alliés européens ont favorisé une alliance sino-russe qui ne sest jamais aussi bien portée, la paranoïa des USA et des occidentaux devant ce monde multi-polaire en gestation sest traduite non par une prise de conscience salutaire mais par la seule réponse quils semblent connaître, la guerre et la dénonciation de la « barbarie » des autres. Tout en feignant de ne pas voir que les phénomènes quils prétendent combattre: terrorisme, flux migratoires incontrôlés sont le résultat de leur propre chaos et sont largement entretenus pas leurs « alliés » locaux, ils se contentent den faire le prétexte à tous leurs bellicismes. Sans tomber dans le catastophisme visionnaire de Hawkings le physicien qui prévoit la possibilité de la fin de lhumanité par autodestruction dans une centaine dannées, il est clair que les Chinois ont le grand mérite dinaugurer une stratégie de paix et de résolution des conflits par des négociations tenant compte des intérêts mutuels. Là encore sans prétendre nous aligner sur la Chine, la question de la paix devrait être une de celles que la discussion du prochain Congrès du PCF ne peut pas éviter. A ce titre, je veux bien que lon soit toujours à la recherche de primaires qui nous ferait élire le BON socialiste, mais je crains que sans le mouvement de masse et un parti communiste conscient de la nécessité de défendre la paix et même la survie de lhumanité il soit difficile de trouver un BON socialiste dans ce domaine
Mon expérience militante, de la guerre dAlgérie à lactualité la plus immédiate mayant prouvé à quel point ils ont le cur à louest et la tendance à soutenir les guerres coloniales, voire impérialistes quand le parti communiste est par trop affaibli et a perdu la boussole dune analyse en terme de justice sociale, de paix, bref lordinaire de la lutte des classes. Donc après une brève primaire dont les questions de la paix seront évacuées, disparaîtra une fois de plus de la campagne électorale et de laction des militants cette axe fondamental de notre combat. Quelle magnifique démonstration de linutilité des communistes. Donc proposition de méthode: au lieu de nous interroger sur la nouvelle combinaison qui résoudra tous les problèmes autour du PS, interrogeons-nous sur ce dont notre pays, les victimes de lexploitation ont besoin
et le moyen dy parvenir
Danielle Bleitrach
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| Posté le 13-02-2016 à 19:41:47
| | Résultat des élections régionales : désaccord sur le constat ! 9 Février 2016, 11:22am Publié par http://www.hervepolypcf62.com/2016/02/resultat-des-elections-regionales-desaccord-sur-le-constat.html Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, déclare dans « Communistes » du mardi 3 février 2015 : « Ce qui nous pend au nez si rien ne se passe, cest un basculement à léchelle nationale en 2017 vers ce que nous subissons aujourdhui en PACA et en Nord-Pas-de-Calais, la disparition de la gauche au second tour ». Certes mais je dois le dire franchement, je ne partage pas ce raccourci qui masque une partie de la réalité notamment celle de la disparition délus du PCF/Front de Gauche dans plusieurs régions et cela, dès le premier tour, par des scores inquiétants et inférieurs à 5 %. Par contre, pour la région Nord-Pas-De-Calais Picardie, nous réalisons, dans un contexte de division du Front de Gauche, un score légèrement supérieur à 5 %. Score méritoire mais trop faible qui ne nous permet pas dempêcher la désertion du parti socialiste lors du second tour. Qui plus est partir du constat du second tour est un trompe lil qui permet de mélanger les régions PACA et Nord-Pas-De-Calais Picardie en oubliant quen région PACA, le choix de leffacement en faveur de EELV dès le premier tour obtient un score dérisoire. La vraie question qui est posée par les résultats, cest celle de lexistence même du PCF dans les prochains mois. De graves difficultés assaillent les fédérations où des militants sinquiètent à raison du devenir par exemple du siège de leur fédération avec la peur, pour certains, de mettre la clef sous la porte. Il ne sagit pas dun tableau noir mais bien dune réalité concrète, notamment là ou nous ne sommes pas remboursées des frais de campagne électorale. Je ne participerai pas à cacher cette réalité, notre parti sort affaibli des récents scrutins et son indépendance financière est aujourd'hui posée et devient un véritable défi pour nous. Je pense quil faut donner tous les éléments aux militants communistes pour apporter les bonnes réponses. Poser la question en ces termes, celle notamment du devenir du PCF, nest pas un repli mais sans doute le meilleur moyen pour rendre visible une candidature de rupture avec le capitalisme qui noublie pas au passage nos priorités pour 2016 et les batailles financières et de renforcement de notre organisation dans chacune de nos fédérations. Hervé POLY
Edité le 13-02-2016 e 19:43:07 par Xuan
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| Posté le 13-02-2016 à 19:47:42
| | Fédération de l'Aisne : censure des communistes Aurélien Jan La fédé du PCF de l'Aisne avec son secrétaire, Benoit Roger, s'enfonce dans la censure des communistes. Ils viennent d'exclure Corinne Becourt et moi-même de leur groupe Facebook officiel. Pour rappel, nous sommes tous deux dirigeants de la Section de Saint Quentin (plus grosse section du département) et membres du conseil départemental du PCF de l'Aisne. Corinne répondait à une diffamation la concernant dans un commentaire et je postais le message ci-dessous : "Nous invitons toutes et tous à rejoindre le Comité de soutien ou plusieurs membres du Conseil national du PCF y sont dores et déjà engagés. Nous appelons la direction du PCF-02 à y participer, dans le respect des décisions démocratiques des communistes, et à mettre son énergie au service du vote communiste." extrait de notre dernier communiqué http://www.pcfsaintquentin.fr/ Nous mettons en garde les camardes du département qui seraient tentés de se laisser bercer par des discours vicieux de certains dirigeants. Nous réaffirmons plus de 100 adhérents de la circonscription soutenant nos candidatures quand la fédération peine à en trouver 25 pour cautionner leurs manuvres malhonnêtes. Nous restons à la disposition de chacun pour apporter les différentes preuves de tous les déroulements (signatures, Mail, courriers,...) Pour sauver notre Parti, il est urgent de faire cesser ces pratiques. Vive le PCF ! Avec, sans, ou contre sa direction.
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| Posté le 16-02-2016 à 07:29:55
| | Présentation du point de lordre du jour sur le congrès du parti faire vivre Vendredi 12 février 2016, par Robert Brun Une adresse de notre camarade Robert Brun aux communistes de sa section, Romans dans la Drôme. Un texte utile pour tous A partir de ce début dannée sengage une séquence politique qui va jusquau mois de Juillet 2017 soit 18 mois. Personne aujourdhui ne sait dans quelle situation nous serons au 1er juillet 2017, ni dans la société, ni dans le parti. Ce que nous pouvons savoir de manière à peu près sûre, cest que lélection présidentielle est celle qui rassemble le plus délecteurs parce quils ont le sentiment que leur choix va compter pour élire le président de la république. Ce qui est vrai, mais cest un choix sans alternative, cela ne change pas les politiques qui sont conduites par les traités Européens signés par la France, mis en uvre par le conseil de lEurope (les chefs détats) et pilotés par la commission (les fonctionnaires /politiques), le parlement nayant pas de rôle politique comme le montrent toutes les crises que les pays de lUE traversent. Dautre part, contrairement aux apparences, lélection présidentielle est lélection la plus antidémocratique parce quelle conduit à élire un monarque républicain qui concentre tous les pouvoirs à condition de respecter les directives Européennes, un grand vizir en quelque sorte. La réforme Jospin a réduit le mandat présidentiel à cinq ans et fait suivre cette élection par les élections législatives. Depuis, les majorités sont stables, ce qui était le but recherché, les électeurs nayant que les élections territoriales et Européennes pour exprimer leur mécontentement. La conséquence la plus visible, cest que le front national est devenu le recours pour les électeurs mécontents, il sest même retrouvé au deuxième tour de l élection présidentielle suivante alors que Jospin était battu et le PCF à moins de 2%. Depuis, le résultat des élections législatives dépend fortement du résultat de lélection présidentielle. Ne pas présenter de candidat à lélection présidentielle, cest sortir de lespace politique national. Cest bien ce que nous avons pu vérifier lors des élections législatives de 2012 alors que nos dirigeants pensaient gagner de nombreux députés. Dautre part, depuis quelques années, se dessine un scénario inquiétant. Le PS et la droite saffaiblissent au rythme de leur participation gouvernementale et le FN tend à devenir celui sur lequel de nombreux électeurs comptent pour sortir des deux faces de la même politique, PS/droite. Notons quen Europe de lOuest les électeurs cherchent partout à promouvoir dautres forces que PS/droite soit avec lextrême droite : Angleterre - Danemark - Grèce - Belgique - Italie - France, soit avec dautres forces : Italie (Beppo), Grèce (Syriza), Espagne (Podémos), Portugal (Programme commun). Nous sommes dans la phase terminale dun cycle, que sera le prochain ??? En France, le terrain est libre pour lextrême droite, la gauche dite radicale, ce qui est vite dit, a une influence qui dépasse à peine les 10%. Cet automne sera celui des primaires avec des surprises à droite comme à gauche. Un mouvement vient de se créer autour de Cohn-Bendit, Piketti et dautres, pour des primaires dont le contour semble être à gauche, mais pour le résultat rien nest moins sûr. Nos dirigeants ont dentrée de jeu manifesté leur sympathie pour ce scénario qui nexclut personne dans la pseudo gauche. Linsistance de la direction du parti et de lHuma à promouvoir les primaires à gauche indique clairement leur choix. Depuis la mutation, la peur qui est toujours mauvaise conseillère, détermine nos décisions, mais que resterait-il dun PCF effacé de la campagne électorale ? Si nous nous inscrivons dans cette démarche, ce sera nimporte qui, sauf un ou des communistes pour lélection présidentielle et sans doute pour les élections législatives. Et pourtant dans quel pays la gauche ne sest pas effondrée et na pas disparue comme force de gauche quand le parti communiste sest effondré ? Nest ce pas Raymond Barre qui disait : On ne fait pas la même politique avec un parti communiste influent ou faible. Il ny aura pas de gauche véritable, ni dalternative, sans un parti communiste fort et influent et il ny aura pas de parti communiste fort et influent sans reconquérir une base sociale (ouvriers et employés) qui nous a quittée, déçue par les choix opportunistes de nos dirigeants. Cest dans ce contexte dont les choix se décident maintenant que va se tenir le congrès de notre parti du 2 au 5 Juin. Il ne peut pas y avoir de diversion à aborder ces débats qui déterminent notre avenir comme communiste et comme citoyen. Comment se prépare le congrès en labsence provisoire de document préparatoire. Insistance est mis sur le texte de la revue du projet « La France en commun ». Cela commence mal, cest le fond de nos désaccords : vivons-nous dans une société démocratique de citoyens égaux en droit qui peuvent décider de leur destin lors des élections, ou dans une société capitaliste dexploitation de lhomme par lhomme qui assume parfaitement les suicides au travail, les sans domiciles, les sans emplois, les précaires, les destructions du vivant, parce que cest en connaissance de cause que la bourgeoisie prend les décisions qui conduisent à cela. Non, nous navons pas la France en commun avec le système capitaliste et ses séides. Ensuite des conditions draconiennes ont été mises pour que les réseaux du parti ne puissent présenter des textes alternatifs. Lintention est claire, il ne doit pas y avoir de textes alternatifs. Constatons quil y a plus de deux cent cinquante ans, Voltaire disait : « Je ne suis pas daccord avec vous mais je suis prêt à risquer ma vie pour que vous ayez le droit dexprimer votre point de vue ». Depuis, les méthodes du système capitaliste imprègnent toute la société, mais le débat et surtout la pertinence de nos décisions vont-ils y gagner ? Reste deux questions : 1) Comment les cellules peuvent-elles trouver un espace dexpression, dactivité, de travail dans les quartiers et les entreprises, de travail sur les textes qui nous seront proposés ? Il semble bien que ce ne soit pas envisagé ! Si nous voulons faire un travail efficace de proximité, il va falloir jouer des coudes pour trouver des espaces. 2) Il nous est proposé une campagne sur lemploi. En soit cest plutôt utile, mais les buts apparents sembles être les suivants : éviter de discuter de lélection présidentielle jusquau congrès. Faire passer la pilule de notre participation aux primaires à gauche en fournissant un substitut. Tenter déviter partiellement leffacement du parti durant la campagne électorale. Quelle approche de cette campagne nous est proposé ? Sil sagit de mesures palliatives des conséquences des destructions demplois ou de réorientation de la finance, tout en acceptant que les nations demeurent un terrain de chasse pour grands fauves internationaux et que la campagne soit animée par des interventions institutionnelles et des colloques, alors il ny a aucune chance que cette campagne naboutisse à des résultats. Par contre si elle se situe au niveau de lenjeu fondamental qui conditionne le chômage, alors là elle peut bousculer le panorama. Sil y a un niveau de chômage élevé, ce nest pas dabord à cause des avancées technologiques, ni de problèmes économiques défavorables, cest parce que cest indispensable à la bourgeoisie pour empêcher toute résistance à sa soif de profit. Sans un niveau élevé de chômage, pas de CICE, pas de pacte de responsabilité, ni de loi Rebsamen, ni de loi Macron, ni de destruction du code du travail, ni de casse des services publics, ni de plan dajustement structurel, ni dabandon de souveraineté. Et le remplacement dun taux de chômage élevé par un niveau élevé de précarité ne change pas le raisonnement. La bourgeoisie a lexpérience des 20 années plutôt que les 30, qui ont suivi la seconde guerre mondiale et qui était une période de manque de main duvre. Cest dans cette période que nous avons obtenu de nombreuses loi sociales, le renouvellement des conventions collectives et malgré la guerre froide, le mouvement ouvrier était capable denvisager de substituer le socialisme au capitalisme. La bataille de lemploi se situe au cur de la contradiction antagonique capital/travail. Nos objectifs ne peuvent être que de faire reculer le capital au plan idéologique, politique et social. Dans ce cadre la bataille se mène avec les travailleurs contre toute délocalisation, contre le chantage à lemploi, pour la réduction du temps de travail, pour la revalorisation des salaires et des pensions, pour la suppression des contrats précaires et des stages parkings, contre laffaiblissement des services publics. Le social, cest le principal enjeu politique parce quil conditionne aussi les profits et le besoin dune république sociale, cest à dire socialiste.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 22-02-2016 à 08:05:48
| Le préambule mis en discussion dans le réseau "faire vivre". L'illustration initiale représentant le 22e congrès et sous titrée "une seule solution, un seul chemin ?" a été remplacée par un carrousel : 1920 : Congrès de Tours, fondation du PCF 1976 : 22eme congrès, pour les communistes, une seule solution, la voie démocratique, un seul chemin, le programme commun...Quel bilan ? 1985 : 25eme congrès, après la fin de la participation gouvernementale, le rassemblement populaire majoritaire... 2000 : 30eme congrès, Martigues, Robert Hue et la mutation avec les médias... 15 ans plus tard, il rejoint le parti socialiste... 2013 : 36eme congrès. Il devait "rallumer les étoiles"... Comme on peut le constater dans le Post Scriptum qui appelle à le signer, la direction révisionniste a accumulé les obstacles pour empêcher toute opposition, tant pour ce qui concerne le parrainage que les dates butoir. Malgré une apparente liberté de ton et d'expression, cette direction impose une ligne contre-révolutionnaire. Ceci n'empêchera pas les marxistes-léninistes de s'unir pour construire un parti communiste authentique. ____________________ Le peuple, le monde du travail, la gauche, ont besoin dun grand parti communiste ! Préambule proposé pour le texte dorientation du prochain congrès du PCF Ce projet de préambule est proposé à tous les communistes qui ne se résignent pas à la lente dilution du parti communiste, qui constatent limpasse dune union de la gauche qui a généré les gouvernements les plus réactionnaires, et la succession déchecs électoraux pour lorientation suivie depuis Martigues, qui cherchent la reconstruction dun grand parti communiste dabord dans les luttes sociales, les colères populaires, leffort dorganisation sur les lieux de travail et de vie. Quels quaient été leurs positions dans un congrès précédent, tous ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCF doivent chercher comment bousculer les préjugés et les étiquettes. Le peuple, le monde du travail, la gauche, ont besoin dun grand parti communiste ! Préambule proposé pour un texte de congrès ouvrant une nouvelle perspective communiste Au prochain congrès, les communistes affrontent un défi historique. Alors que droite et extrême-droite marquent une société française dont les acquis sociaux et les services publics sont massivement mis en cause, la gauche est dans une impasse. Le parti socialiste mène une politique profondément réactionnaire, militariste, à la pointe de la remise en cause de ce qui reste du programme du CNR, défaisant même le cadre démocratique républicain. Le Front de Gauche est dispersé et incompréhensible, les frondeurs et autres primaires dites citoyennes se réduisant à des tentatives médiatiques de sauver un système électoral dépassé. Cette impasse de la gauche était inscrite dans le recul du parti communiste en 1981 au profit du parti socialiste. Chacun peut le constater, il ny a pas de gauche possible sans un puissant parti communiste, ancré dans le monde du travail, porteur de lexigence dun véritable changement de société. Le bilan des choix des derniers congrès est clair. Plus le parti communiste se met au second plan, au profit des alliances, des fronts, des collectifs, plus il remet en cause son histoire et ses repères politiques en changeant de vocabulaire, de références théoriques, plus il tente dapparaître "moderne" dans le système médiatique et institutionnel, plus en fait il saffaiblit, se coupe du monde du travail, du peuple, et plus la gauche se délite et dérive vers la concurrence avec la droite dans la gestion de la crise capitaliste. Comme ils lavaient fait en 2007 dans une assemblée nationale extraordinaire qui avait rejeté la proposition de la direction dune "métamorphose" et qui avait choisi de maintenir le PCF, les communistes peuvent décider à leur prochain congrès de reconstruire la légitimité et linfluence de leur parti dans la société française en portant un projet de rupture avec le capitalisme. Ils peuvent décider dun examen sans tabou de lactivité, lorganisation et des choix stratégiques du PCF, de ses échecs électoraux de 2012, 2014 et 2015. Ils peuvent décider dunir les communistes dans leur diversité pour faire vivre et renforcer le PCF. Plus encore quen 2007, lurgence est de répondre à lexigence de lexistence du PCF car celle-ci est menacée.
u1920 : Congrès de Tours, création du PCF Cest pourquoi, malgré les difficultés et leffort que cela représente, nous faisons le pari de présenter un texte alternatif qui sinscrit dans la suite de nos différents textes déposés aux congrès depuis Martigues, moment ou le PCF a confirmé et accéléré une « mutation » qui sest traduite par la rupture avec son histoire, la fracture avec le monde du travail, la confusion théorique et des abandons organisationnels qui pèsent lourds dans la situation présente. La société française est marquée par lapprofondissement de la crise sociale et politique, laccaparement des richesses produites et de la plus-value du travail par les détenteurs du capital, la violence croissante de la bourgeoisie contre la classe ouvrière et limmense majorité des salariés. Au plan international, limpérialisme a recours à la guerre pour détruire les nations , conquérir territoires et marchés, imposer un nouveau colonialisme qui pille la planète, mettant en cause les équilibres écologiques et les conditions de vie humaine.. Lunion européenne a révélé son véritable visage, celui dune dictature qui prive les peuples de leur souveraineté, efface les nations pour mieux imposer la domination du capital sur tous les aspects de la vie humaine. A partir de ces éléments, ce texte proposera dans une première partie une analyse ouverte permettant un débat stratégique qui devrait conduire à des ruptures avec les choix des 20 dernières années, peut-être même au-delà, pour réaffirmer enfin lautonomie politique du parti communiste, son refus définitif de toute soumission au parti socialiste, laffirmation de son existence propre dans les fronts et les rassemblements nécessaires aux luttes. Une deuxième partie traitera un certain nombre de points qui font lobjet de discussions entre nous parfois depuis plusieurs années : - Notre position sur lUnion européenne et leuro en prenant en compte les événements de ces derniers mois, notamment en Grèce. - Le contenu dune bataille efficace contre le Front National et le fascisme - Lélection présidentielle de 2017 - Le contenu des luttes : emploi, salaires, retraites, protection sociale... - La situation internationale, notre bataille pour la paix, notre combat contre le terrorisme quil faut caractériser. - Comment retisser les liens avec notre histoire communiste, avec le mouvement communiste international, pour un parti communiste daujourdhui - Létat de notre organisation, lunité des communistes, la reconstruction des liens du PCF avec la classe ouvrière, la reconquête des catégories populaires. Dans une troisième partie , nous voulons caractériser notre projet et le chemin pour y parvenir. Il ny a pas de marge de manuvre aujourdhui dans le capitalisme et il faut construire la rupture pour aller vers un nouveau mode de production et dorganisation de la société qui en finissent avec lexploitation, la marchandisation des activités humaines, le pillage des ressources de la planète pour le profit de quelques uns. Sommes nous toujours le parti du communisme, idéal dune société nouvelle ? Ne faut-il pas nommer clairement « socialisme » létape que pourrait ouvrir une rupture politique avec la situation actuelle ? Il faut redéfinir les moyens et les perspectives de rassemblement des exploités, prenant en compte les déconvenues des dernières décennies Le combat pour la rupture avec le capitalisme ne peut se déléguer ni se réduire à un bulletin de vote : luttes, unité de la classe ouvrière, rassemblement populaire, programme. Nous avons besoin dun véritable parti communiste. Le 21 Février 2016 Texte écrit par le collectif du réseau « Faire Vivre et Renforcer le PCF » Post Scriptum Pour participer à la rédaction, écrire à contact@lepcf.fr Nous savons quil est peu probable que la direction entende cet appel à ouvrir le débat en grand, et à faire vraiment le bilan de ses orientations successives depuis Martigues. Il faudra donc déposer un texte alternatif début Avril. Il devra comporter 300 signatures de 30 départements, avec pour chacune une preuve de cotisation et une attestation de signature. Les signatures sont donc ouvertes sur la base de ce préambule dès maintenant. Pour pouvoir confirmer rapidement la signature après finalisation du texte, une adresse électronique est nécessaire. Pour les camarades qui nen ont pas, leur signature peut être "portée" par un autre camarade. - Pour tous les adhérents du PCF, merci de rechercher tout de suite une attestation de cotisation 2016 de votre ADF, et de la transmettre, avec une attestation de signature à contact@lepcf.fr - Des non adhérents au PCF peuvent bien sûr le signer, en le précisant en commentaire, pour faciliter le décompte adhérent.
Edité le 24-02-2016 e 20:32:24 par Xuan
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| Posté le 24-02-2016 à 21:13:33
| Un communiste qui a repris récemment sa carte écrit :
________________ "Bonjour , le congrès de 1976 a été un tournant important . Toutes nos forces et nous en avions, ont été employées pour un candidat unique de la gauche, à l'époque le parti avait lancé une pétition pour que ce candidat soit F Mitterrand le parti c'est employé de toutes ses forces pour ce candidat , le PS avait très peu de militants, au point que sur ma ville , tenu par le PCF, j'étais au secrétariat de section ( 1000 adhérents), lors de l'élection 1974 j'étais le représentant du candidat Mitterrand la faiblesse du PS était a cette image un communiste pour le représenter. Le PS a grandi comme un vampire aspirant notre sang et nous affaiblir. c'était leur but il s'en était même pas caché. A l'époque le Parti avait 600 000 adhérents il avait la confiance d' un quart du pleuple de France le PS ne représentait que 5 %. C'est de là que l'affaiblissement du Parti à commencé , au lieu d'en tirer les effets, l'entêtement dans cette politique aggravée en 1992 par des dirigeants réformistes opportunistes ont conduit le parti de la classe ouvrière dans une impasse".
________________ Un autre camarade écrit : "Ce petit mot pour indiquer que la stratégie électoraliste de soutien à l"union de la gauche, ne date pas de 1972, mais qu'il était déjà dans des textes de Thorez et que c'est en 1965 que le PCF soutient la candidature de Mitterrand. A ce sujet lire - « Les raisons du soutien communiste à François Mitterrand » ( Supplément à « Lhumanité-Dimanche » du 26 septembre 1965 n°892 Nouvelle série n°30 ). Editée par le CC du PCF."
________________ Pour info, le congrès de 1976 entérina l'abandon de la dictature du prolétariat. On notera que les dirigeants du PCF avaient déjà appelé à voter pour Mitterrand aux présidentielles de 1965, sans présenter de candidat communiste. A cette occasion la Fédération des Cercles Communistes Marxistes-Léninistes lancèrent le mot d'ordre "Ni De Gaulle ni Mitterrand, il faut un candidat communiste !" Cette politique d'Union de la Gauche et de soutien sans principe à un politicien réactionnaire remonte probablement au coup d'état de De Gaulle, en 1958, où le PCF avait appelé à voter Mitterrand au second tour des législatives. [cf 'François Mitterrand' par Michel Winock - éd. Gallimard - p 142-143] Ce dernier s'était opposé de façon très ambiguë à De Gaulle, dans sa façon inimitable de noyer le poisson et sur des positions ouvertement colonialistes : « Eh oui, mesdames, messieurs ! Si le général de Gaulle est le fondateur d'une forme nouvelle de démocratie, si le général de Gaulle est le libérateur des peuples africains, le mainteneur de la présence de la France partout au-delà des mers, sil est le restaurateur de l'unité nationale, s'il prête à la France ce qu,il lui faut aussi de continuité et d'autorité, je me rallierai, mais à une condition
» « Il y a encore beaucoup à faire et la France continue. Il y a la foi et il y a la volonté et il y a, au bout du compte, la liberté victorieuse dans la patrie réconciliée. cet espoir me suffit, m'encourage, m'accompagne au moment où je vais voter contre l'investiture du général de Gaulle ». (Vifs applaudissements sur de nombreux bancs à gauche et sur tous les bancs de lextrême gauche.) Grace aux voix communistes, Mitterrand arriva en deuxième position derrière le candidat gaulliste. Il ne s'agit pas par là de dater le triomphe de la ligne révisionniste, mais de montrer que celle-ci, et notamment l'électoralisme, s'est frayé un chemin durant une très longue période. La lutte entre marxisme-léninisme et révisionnisme dure de la naissance à la mort du parti communiste.
Edité le 24-02-2016 e 23:44:08 par Xuan
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| Posté le 27-02-2016 à 23:12:22
| | Réflexion du jour : contribution de Danielle Bleitrach Sur Histoire et Société 26 Feb
La réflexion sera courte, depuis quelques jours je réfléchis à une contribution pour le Congrès du PCF, mais cette intervention dépend de son utilité réelle parce que lessentiel est pour moi la construction dune stratégie de passage au socialisme, le vrai avec dans limmédiat une stratégie de Front populaire qui articulerait luttes, mobilisation populaire et élections. Cette stratégie a besoin dun parti communiste fort, en nombre dadhérents mais surtout en formation et organisation. Il y a beaucoup de questions à aborder, et les contributions donnent limpression de devoir remplir le programme imaginé jadis dans les classes préparatoires à lEcole Normale Supérieure : « Dieu et son temps »
Je crois sur le fond que cela témoigne de linsatisfaction devant ce texte dont personne ne connaît le statut réel autant que limportance que prend la question des primaires dont personne na donné jusquici mandat au secrétaire du parti pour en faire la réclame au nom du collectif. Mais passons. Donc si je devais centrer ma contribution, il y a trois questions qui me préoccupent et sur lesquelles il me semble que tout communiste devrait se prononcer : La démocratie à lintérieur du parti. Il me semble quelle est bafouée comme le démontre laffaire des primaires mais pas seulement. Elle est bafouée parce que les dirigeants interviennent en tous lieux et en tous temps sans le moindre mandat de la base, ils racontent souvent ce qui leur passe par la tête et ne rapportent rien ou peu de ce quexprime la masse des communistes et même ceux dont ils devraient se préoccuper au premier chef, la référence aux sondages, à une « opinion publique » largement inventée par les médias prend la place de cette expression. Autre aspect nocif de cette absence de démocratie, elle se présente comme un progrès par rapport au centralisme démocratique, mais dans les faits elle nest jamais que la poursuite de la démocratie bourgeoise « cause toujours, je men moque ». Ce qui se transforme de fait dans une « verticalité féroce » et dans une désimplication des militants, sans parler dun désaveu de lélectorat populaire. Donc ce type de « démocratie » devrait également être mise en relation avec la rupture du Parti avec sa base naturelle, la classe ouvrière, les exploités, les victimes du système capitaliste qui nont plus le droit à la parole, ni à laction. Cest un peu comme les tendances de fait, quand il ne sagit pas de véritables fractions entrées collectivement dans le parti (une spécialité des trotskistes de la Riposte et de léquipe de Piquet) ou encore les motions alternatives au Congrès, cest une démocratie fictive puisque la culture communiste est telle dune part quelle repousse toute division et que dautre part il se trouve toujours en accord avec la direction des gens chargés dentretenir la division et la multiplicité des interventions pour interdire tout changement de ligne et de direction, quitte à en rajouter dans les références au marxisme fort pur et dur et à un internationalisme chatouilleux. Dans létat cest un jeu formel destiné à épuiser toute tentative de critique et de correction réelle, nous devons impérativement trouver un moyen de construire une nouvelle manière de répondre à lexigence de Maurice Thorez quand il a réussi à éliminer la secte qui dirigeait le parti après lépisode de sa prise en main par des opportunistes bourgeois: « que les bouches souvrent, pas de mannequins dans le parti » sans être contraints à ce petit jeu dune fausse démocratie. La seconde question est celle de la paix , non seulement comme un problème européen comme il a été proposé de laborder mais par rapport à la France, à son gouvernement et au choix fait par ce dernier dun alignement sur lOTAN. Cette question devrait se poser non seulement comme un souhait pieux mais en terme de conditions du rassemblement. Il y a urgence et je suis souvent effrayée par ce volcan sur lequel nous vivons, à savoir un capitalisme sénile prêt à nimporte quoi pour maintenir son hégémonie et qui multiplie le chaos partout en attendant un affrontement encore plus dramatique. Le parti communiste ne retrouvera son audience auprès de notre peuple que sil apparaît utile et quelle plus grande utilité que dimposer la paix, cest-à-dire la survie de lhumanité. Mais la grande question que devrait se poser la congrès est celle du socialisme que nous voulons , comment reconstruire une perspective stratégique qui quelles que soient les étapes noublie jamais la finalité. Et cest là que jen arrive à ma possible contribution. Je crois que le silence que nous faisons au meilleur des cas (le pire étant lalignement systématique sur les analyses de la bourgeoisie) sur ce qua été lUnion Soviétique est préjudiciable à notre définition de ce que nous voulons, non seulement pour nous mais pour notre peuple. Cela fait des années que jai entamé ce travail et depuis quelques années je bénéficie de laide de Marianne, nous préparons un livre sur le débat qui a lieu actuellement en Russie sur cet état des lieux. Voilà chers amis et camarades les trois propositions dintervention, jaimerais votre avis. Danielle Bleitrach
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 28-02-2016 à 20:50:51
| Commentaire et réponse à réflexion du jour : contribution : Je reviens sur la première question de Danielle, peut-être la plus importante. Peut-être le brin qui défait le nud. « [cette absence de démocratie] se présente comme un progrès par rapport au centralisme démocratique » Sans doute le centralisme démocratique est-il le seul moyen de reconstruire le parti communiste, dès lors que les principes marxistes-léninistes sont réaffirmés et que les objectifs sont dans lensemble assez clairs pour tous. Le fait est que le parti communiste un véritable parti communiste est aussi linstrument de ces éclaircissements, de la définition.du projet et de ses méthodes. Mais le centralisme démocratique peut-il être édifié avec la direction actuelle ? Il faut probablement le construire séparément, ou bien la direction imposera quil le soit en excluant ceux qui ont relevé le drapeau rouge, ou bien en les isolant. Les communistes adhérents au PCF devraient sans doute envisager toutes les possibilités : dune part celle consistant à se conformer aux règles actuelles, en préparant un projet alternatif.. Dautre part celle dune lutte sans merci. Parce que la question qui nest pas posée mais qui est inévitable,cest la nature de classe de la direction du PCF. Il ne sagit pas des individus bien évidemment mais de leur position dans la lutte des classes, après tant dannées de dévoiement. Sagit-il de camarades qui se trompent et quon pourrait convaincre un jour ou bien de représentants politiques et idéologiques de la bourgeoisie dans le parti communiste ? Danielle écrit aussi : « rupture du Parti avec sa base naturelle, la classe ouvrière, les exploités, les victimes du système capitaliste qui nont plus le droit à la parole, ni à laction » Sans doute le centralisme-démocratique devrait-il être aussi, dune certaine façon, leur expression. Lors dune réunion avec des camarades du réseau, un camarade demandait pourquoi les ouvriers et les chômeurs ne pouvaient pas participer à lécriture du projet. Statutairement ce camarade avait tort, mais sur le fond pas vraiment. Ce sont les masses qui font lhistoire, et dune certaine façon ce sont elles qui reconstruiront le parti communiste, parce quelles en ont besoin. Cest lexpérience que jai retirée de léchec du PCMLF. Qui interdit de porter le débat « dans la rue » ? Xuan
_________________________ Je crois que tu as parfaitement compris ce que je tente de poser à travers la question de la démocratie dans le parti. Il ne sagit pas seulement de se sentir entendu, de savoir son opinion compte. Ce qui était le cas dans le centralisme démocratique tel que je lai connu même si cela impliquait que léchelon supérieur tranche . Mais quand tu avais un désaccord ou quand il y avait un conflit dans une cellule ou une section, cela donnait lieu à une écoute parfois excessive, parfois totalement inefficace, mais réelle. Il y avait incontestablement une valorisation du militant, dans certains cas dramatiques qui ont été montés en épingle, il y avait procès. Cétait même là le hic. Je pense à des cas en Union Soviétique, le philosophe Zinoviev dont jai récemment traduit la position sur Gorbatchev qui était un patriote et un communiste critiquait les abandons et les problèmes, il aurait du être entendu. Le centralisme démocratique sest alors avéré un moyen dexclusion non des problèmes réels mais de ceux qui les exprimaient. La question était déjà la nature de classe de ceux qui étaient au pouvoir, leur légéreté, leur vanité comme Gorbatchev. Parce que le centralisme démocratique à lui seul nest pas une garantie. Il a néanmoins le mérite non seulement de valoriser ladhérent, de renforcer lunité du parti mais à travers le mandat impératif, cest-à-dire le fait quà chaque échelon le dirigeant doit à la fois dire ce disent les militants mais aussi savoir prendre ses responsabilités par rapport aux questions posées et revenir apporter la réponse argumentée. Par exemple quand je revenais du Comité Central,les camarades me demandaient : est-ce que vous avez dénoncé notre participation gouvernementale de plus en plus incomprise (cétait en 1983), je pouvais répondre OUI, puisquil y avait un communiste henri Martin, qui intervenait seul contre tous en ce sens jusquau moment ou à cause des grandes restructurations nous avons du quitter le gouvernement. Probablement trop tard et avec lerreur dy être allé, écrasé par notre perte de 5% des voix en faveur de Mitterrand pour son élection. Déjà pris dans le vote utile de la présidentielle. Oui il y avait débat, les questions posées nétaient complètement noyées dans le galimatias (Ce que j »appelle dieu et son temps) daujourdhui. ce centralisme « féroce » de la démocratie bourgeoise « cause toujours »
En fait tout tenait à la nature de classe du questionnement et la richesse de la discussion en dépendant. Cest pourquoi quand je parle de la démocratie dans le parti cest non seulement de léchange base sommet dont il est question, mais bien de la capacité de la base comme du sommet dêtre en relation avec sa base naturelle, la classe ouvrière, les exploités. Ce qui est frappant aujourdhui et qui dépasse les individus est à la fois la verticalité féroce de la démocratie bourgeoise qui éclate avec cette question des primaires qui est imposé alors que par ailleurs on nous refile un texte illisible qui décourage lintelligence et quil est plus fait allusion aux sondages quà lopinion du militanyt dans son travail , son quartier. A propos du texte du congrès et des textes alternatifs, jai découvert avec stupéfaction que les textes alternatifs étaient obligés à la même longueur et au même galimatias que celui de la direction. Personne, je dis bien personne sauf un retraité particulièrement consciencieux ne peut senfiler pareille littérature en double voir triple exemplaire
Cest une fausse conception de la démocratie
Il faut une question de fond et trois pages maximum suffisent pour largumenter. Cest pourquoi je trouve beaucoup plus efficace pour recréer une démocratie à lintérieur du parti de partir du niveau qui me semble en premier audit le plus vivant: la section et celle-ci devrait pouvoir établir une sorte de cahier de doléance qui devrait remonter jusquà la fédération avec mandat impératif des délégués et de là jusquau CN. Ce qui ninterdirait pas le choix dune motion alternative mais ne serait quune étape transitoire dont il ny a pas en létat grand chose à entendre. Cest la seule solution que je vois si lon veut que le parti soit à nouveau vivant, utile à notre pays et aux exploités. IL est possible également quun autre organisme de base soit en train de se substituer aux sections si celle-ci savèrent trop sclérosées, je pense aux comités Goodyear qui sont en train dapparaître. Je suis revenue au parti pour faire un audit parce que je suis convaincue que face aux périls qui nous menacent en France et dans le monde, nous avons besoin dun parti communiste, qui soit autre chose quune simple machine électoraliste alors même que les élections semblent impuissantes à être un mode dintervention populaire
Ce que je vois est un fort mécontentement comparable à celui qui existe dans le pays, une surdité des directions comparable à celle des dirigeants bourgeois au niveau de la nation, de lEurope
Des manoeuvres de plus en plus inefficaces pour maintenir des pouvoirs qui mordent de moins en moins sur la réalité. Au négatif, il parait presque impossible de soulever la masse dinertie que semble devenu le parti et la société française. Mais il y a aussi ce besoin dexpression
dêtre entendu qui peut être à la fois être étouffé dans les difficultés quotidiennes ou trouver les moyens de nouvelles expressions collectives
Partout cest la question de classe qui donnera la vie
Danielle Bleitrach
Edité le 28-02-2016 e 21:00:42 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 01-03-2016 à 13:54:53
| Un article intéressant mais nettement influencé dans ses "propositions alternatives"par les thèses réformistes de Friot. Sur ce sujet, lire Friot : la révolution en couveuse :
______________________________________ Nouvelle étape de la lutte de classe Réflexions de la section de louest biterrois. source Dimanche 28 février 2016, par Christian Harquel - Les sanctions pénales contre les syndicalistes en lutte, le démantèlement du code du travail sont les marques les plus récentes dun changement dans la nature et le niveau de la lutte de classe. - Désormais les gouvernements montent ouvertement en première ligne dans laffrontement Capital/Travail. Ils le font en utilisant tout larsenal disponible de lÉtat. - Des politiques économiques de plus en plus dures, dites daustérité mais qui ne sont pas autre chose que des politiques de soutien à laccumulation capitaliste. - Des transferts massifs de richesses du travail vers le capital (CICE, aides fiscales, exonérations de "charges sociales", privatisations de services publics, mutuelles
). - Des réformes qui durcissent les conditions dexploitation des travailleurs (code du travail, UNEDIC, retraites
). - Des mesures durgence et dexception qui mettent la justice sous la tutelle du pouvoir. - Des institutions qui passent par dessus le contrôle, lassentiment des instances démocratiques et les votes des citoyens. - Des dispositions liberticides qui autorisent sans contrôle la surveillance de masse de la population. - Des interventions militaires au service des intérêts économiques des classes dirigeantes, encadrées par une organisation militaire (OTAN) véritable bras armé des impérialismes occidentaux. - Une organisation des territoires livrés à lappétit des banques et des multinationales. - Une monnaie et un crédit à labri des choix politiques des peuples, directement au service des marchés financiers. - Un intense matraquage idéologique relayé par des médias aux ordres des classes dirigeantes, utilisation de la peur : menaces terroristes, crises, extrême droite. - Les guerres et larme fatale, le crash boursier, auquel on semble nous préparer, qui remettrait tout à plat, (« la société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée », K Marx), en purgeant le capital du surplus de capitaux accumulés. - A ce niveau daffrontement, ce qui est recherché cest lanéantissement de toute opposition au système à commencer par la plus active et lasservissement des peuples aux intérêts du Capital. - Face à une telle situation la seule arme du camp du travail cest son unité. Non pas un rassemblement des victimes du capital pour chercher à parer aux mauvais coups ou à gagner des positions dans les institutions. - Mais un rassemblement sur les intérêts de classe du monde du travail, se donnant demblée comme objectifs la prise du pouvoir pour un changement de société et de classes dirigeantes. - Le contenu du rassemblement doit sattaquer à ce qui est au cur du système dexploitation et du pouvoir des classes dirigeantes, à savoir la fin du marché du travail capitaliste, la propriété des moyens de production, lextorsion des richesses créées par les travailleurs. - Les propositions alternatives aptes à reconstruire lunité du salariat ne manquent pas : statut unique du travailleur, abolition de la propriété lucrative pour une propriété dusage des travailleurs, cotisations sociales comme moyen de se réapproprier la totalité des richesses créées par le travail, nouvelle république populaire et sociale
Reste à reconstruire sur cette base un parti communiste et son organisation. On est là, bien loin des magouilles dappareils autour de lélection présidentielle de 2017. Christian Harquel, section de lOuest Biterrois.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 04-03-2016 à 22:55:12
| faire vivre Outil de réflexion et de débat pour lavenir du PCF Contribution de communistes de la Loire - 42 Mercredi 2 mars 2016 En cette période de pré-congrès, il est apparu pour un certain nombre de communistes, de tous âges, faisant la même analyse de la situation politique actuelle et des orientations du PCF, la nécessité de se réunir pour débattre de lorganisation, du contenu programmatique, des alliances, du positionnement et de la stratégie du PCF. A lheure où le Capital est maître, alors quaucune résistance politique crédible ne saffirme, apparaît lexigence dun PCF plus combatif sur des bases de classe. Depuis une trentaine dannées, un processus de liquidation des partis communistes européens sest opéré. Aujourdhui après des décennies de militantisme, de nombreux camarades sont fatigués des orientations en demi teintes du PCF. Beaucoup dentre eux sont près à rentre leurs cartes par dépit. Un certain nombre la déjà fait, en témoigne la baisse de nos effectifs dannées en années. De la politique, les salariés en lutte éprouvent le besoin dautre chose que les combines politiciennes pour les élections. Lattente dun parti davant-garde, porteur de propositions de rupture, dune perspective de dépassement capitaliste, est extrêmement forte. La crise permanente et le discrédit du capitalisme comme système susceptible de répondre aux besoins sont au plus haut. Nous croyons que pour répondre à cela, il faut redonner son rôle et son importance au PCF. Nombreux sont les enjeux auxquels les communistes sont confrontés. Cest pourquoi nous appelons les communistes ligériens à se rassembler autour de ces positions : - Le PCF doit porter un projet de transformation révolutionnaire de la société, ce projet nous lappelons le socialisme, seule alternative viable au capitalisme. Le socialisme cest tout à la fois la propriété collective des grands moyens de production et déchange, lexercice du pouvoir politique par la classe ouvrière et ses alliés, la satisfaction progressive des besoins matériels et intellectuels sans cesse croissants des membres de la société, la création des conditions propres à lépanouissement de chaque personnalité. - « LEurope sociale » est un mythe, lUnion Européenne nest pas réformable, elle est structurellement libérale. Les preuves ne manquent pas, de la CECA jusquà lexemple grec, lUE a toujours défendu les intérêts du Capital en sopposant à toutes contestations, quelles viennent des partis politiques ou des syndicats. Nous prônons une rupture avec lUnion Européenne et leuro ainsi que la création dune solidarité internationaliste avec les peuples du monde entier. - Dans de nombreux pays, il existe encore des partis communistes, cest avec eux quil faut travailler et non pas avec leurs adversaires. Le PCF doit satteler à construire avec eux des échanges politiques internationaux : contre les guerres impérialistes, pour la recréation dun mouvement communiste mondial, pour lorganisation de résistances transnationales, la réaffirmation de notre soutien aux expériences socialistes et aux peuples en lutte (Cuba, Palestine, Chiapas, Kurdistan,
), etc. - Le manque de démocratie en interne est un constat accablant. Les derniers votes des élus en sont lincarnation (État durgence, Syrie
). La base nest presque plus consultée, le CN non plus, ainsi le PCF est inefficace, contradictoire et antidémocratique. Nous dénonçons labsence de vote dans les structures de base sur les orientations prises, la complexification des recours internes pour faire entendre des voix dissonantes, lexclusion silencieuse de certains camarades en omettant de les inviter ou en bloquant leur expression aux structures nationales. - La direction du PCF sarc-boute sur le choix fondamental de privilégier la présence dans les institutions et les alliances électoralistes, en particulier avec le PS, plutôt que dans les luttes et sur le terrain de classe. Le problème nest pas le rassemblement mais la visibilité du Parti et sa dissolution dans des fronts toujours plus larges et toujours moins révolutionnaires. Au sujet des élections, il nest pas question de les négliger ou de minorer leur importance, mais lactivité du PCF et son intervention ne doivent pas être tournées vers la seule perspective des échéances électorales à venir. Cela conduit à un effacement et à une subordination du PCF, ajoutés à des résultats déplorables. De plus, laction des élus doit être soumise aux décisions des communistes et non linverse. Enfin, les adhérents communistes doivent décider de leurs candidats et de leurs stratégies. - Le PCF doit se concentrer sur des actions de terrains, au plus près des luttes locales, des associations de quartier, de son organisation de jeunesse (MJCF et ses alliés) et des organisations syndicales de classe, en particulier la CGT. - Il est urgent de redéployer lactivité communiste dans les quartiers populaires, les villages et dans les entreprises, au contact des réalités quotidiennes. La déstructuration du tissu industriel, piloté par les forces du Capital ne saura changer la place centrale que le PCF doit accorder au monde du travail et à lorganisation communiste à lentreprise. De même, les travailleurs doivent se réapproprier le PCF comme outil de lutte et démancipation. Dans ce sens, nous devons faire les efforts nécessaires pour promouvoir des militants issus des milieux populaires, en formant des cadres issus des classes laborieuses. - Le manque de formation au sein du PCF se fait cruellement ressentir. Alors que labandon des fondamentaux théoriques du PCF, marxistes en particulier mais aussi léninistes, nous apparaît comme un véritable contre-sens au moment où le capitalisme est mis en accusation comme jamais en France et dans beaucoup de pays du monde. Cest en élaborant ensemble une analyse scientifique du monde contemporain que les communistes pourront se doter dun outil théorique efficace sur le terrain de la lutte des classes. Face à lextrême urgence de la situation politique, laffaiblissement théorique et structurel du PCF prive les exploités de moyens pour se défendre. Nous ne sommes pas résignés face à ce constat nous voulons rendre au PCF son rôle historique dorganisation de masse et de classe, dotée dun projet révolutionnaire et porteur despoir. Nous proposons cette base de discussion à lensemble des communistes de la Loire et nous les invitons à nous rejoindre dans une démarche collective de renforcement du Parti. Nous invitons également tous les camarades souhaitant être signataires de cette contribution à envoyer leurs noms, prénoms à ladresse suivante andregerycnl@orange.fr en précisant la section où ils militent.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-03-2016 à 00:08:53
| Courrier d'un camarade des EP au réseau "faire vivre" : "Voilà six ans quon navait pas connu de manifestations aussi nombreuses avec des jeunes enthousiastes, six ans depuis les réformes Sarkozy où même des chefs datelier étaient dans la rue. On peut se demander pourquoi les cortèges ont été si étiolés depuis. Franchement la plupart de ceux qui ont voté Hollande voulaient sanctionner Sarkozy et ne plaçaient pas de grands espoirs dans son successeur. Rien naurait dû freiner une mobilisation ininterrompue contre tous les mauvais coups qui se sont accumulés, à commencer par lapplication par Hollande de la réforme des retraites. Mais si on examine le rôle du Front de Gauche et de la direction révisionniste, force est de constater quils ont dansé dun pied sur lautre entre la critique et lunion « à gauche ». Lorientation électoraliste a détourné les masses de laction en privilégiant lalliance avec le PS. Cette ligne a découragé et vidé les cortèges de mois en mois. Lépisode Le Paon na pas amélioré les choses. Et cest laccumulation des mesures antipopulaires qui a commencé à faire sauter le couvercle. La ligne révisionniste nest donc pas seulement nuisible au PCF en lui aliénant ses électeurs, elle constitue un barrage à laction des masses contre le capital. La décision de Pierre Laurent de maintenir des primaires en sassociant avec des socialos qui nont pas rejeté en bloc la refonte du Code du Travail*, est une voie sans issue critiquée y compris dans le Front de Gauche. Il advient que tout léchafaudage mis en place par les dirigeants révisionnistes est ébranlé. [* Cambadelis parle de rééquilibrer le texte , de faire un travail de pédagogie Aubry veut du changement , mais pas de retrait ] Dans ces conditions linitiative des communistes de présenter un programme alternatif au prochain congrès du PCF peut caractériser un tournant historique, et ceci quel que soit son résultat. De la même façon quune orientation erronée peut entraver laction des masses, la popularisation auprès delles dun objectif révolutionnaire, pour une société socialiste où le peuple exercera son pouvoir sans partage, ne peut quencourager en retour la lutte de classe.De la même façon quune orientation erronée peut entraver laction des masses, la popularisation auprès delles dun objectif révolutionnaire, pour une société socialiste où le peuple exercera son pouvoir sans partage, ne peut quencourager en retour la lutte de classe. De la même façon quune orientation erronée peut entraver laction des masses, la popularisation auprès delles dun objectif révolutionnaire, pour une société socialiste où le peuple exercera son pouvoir sans partage, ne peut quencourager en retour la lutte de classe. La reconstruction du parti communiste est laffaire de la classe ouvrière, cest son parti. Ce débat la concerne". Fraternellement...
Edité le 12-03-2016 e 00:10:43 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-03-2016 à 00:14:17
| "La reconstruction du parti communiste est laffaire de la classe ouvrière, cest son parti. Ce débat la concerne." En effet ce débat concerne chacun de nous, il concerne tous ceux qui travaillent et subissent la dure loi de l'exploitation, il devrait être en premier lieu le leur et c'est pourquoi je vous donne à lire à la suite de son intervention le texte alternatif porté par le réseau "faire vivre le PCF" a la rédaction duquel j'ai participé, ainsi que celui publié par Danielle Bleitrach sur son blog " histoire et société" où elle donne les raisons qui lamène a le signer. D'autres textes existent où vont être publiés. Nous ne pouvons que déplorer leur multiplication. Ce n'est pourtant pas sans avoir essayé des démarches d'unifications. La crise que connait notre parti depuis plusieurs dizaines d'années en est la principale cause. Sa sociale démocratisation engagée au congres de Martigues avec l'abandon du centralisme démocratique a encore accentuée les choses . Les tendances ou réseaux qui se sont constituées, l'apparition de noyaux et d'organisations a lextérieure où ont cherché à se regrouper ceux qui étaient exclus où qui ne parvenaient plus a supporter l'évolution du parti, représentent une difficulté supplémentaire . Les débats se personnalisent. Les égaux s'affrontent. Ont fini par oublier la politique, ce qui devrait être la cause de notre combat: la lutte des classe et l'objectif a se donner, la construction du socialisme. Notre unité est embarrassée , entravée, retardée. Le retours aux luttes, lâpreté de la bataille de classe qui s'engagent devraient être le seul fond de nos débats. Si d'autres camarades veulent soumettre leurs arguments et les textes qui les révèlent, ils aurons tous loisir et toute possibilité de le faire sur cette liste, mais je tiens a dire qu'en ce qui me concerne il n'est pas question de penser notre unité avec des éléments anti-parti infiltrés par opportunisme dans notre parti à partir d'organisations qui se sont toujours opposées au mouvement communiste issu de la troisième internationale, son histoire et notre conception de l'organisation. Ceux là comme les sociaux démocrates qui veulent détruire notre parti, font objectivement le jeu de l'impérialisme et de lEurope capitaliste. Ils utilisent un langage révolutionnaire pour détourner les camarades critiques des bases politiques de la critique et des moyens nécessaires pour redonner au parti son orientation de classe. Ils ont d'ailleurs toujours fini par se porter au secoure de la direction dans les moments cruciaux. Disons le tout net le trotskisme est un anti-léninisme,l' entrée en plusieurs vagues de groupes constitués dans notre parti et le fait que la dernière voie leurs chefs directement propulsés a la direction nationale en est la preuve la plus éclatante. D'ailleurs qu'elle est leur position sur les primaires? Nous n'avons rien en commun et il n'est pas indifférent que la direction leur ait ouvert le parti avec autant de complaisance. Bien sur j'appelle tous ceux qui se trouvent en accord avec notre texte a le signer s'il veulent permettre sa diffusion et sa présence pour la votation des communistes au moment du choix de la base commune qui aura lieu les 4, 5 ,6 mai, faut-il le souligner, pendant le week-end de lAscension. S'agit-il d'une pensée délibérée ou d'un malheureux hasard de calendrier? D'une volonté d'élever le débat et de renouer avec les communards parti a l'assaut du ciel? Le fait est que le choix d'un tel week-end ne favorisera pas l'expression de la souveraineté des communistes! Fraternellement Gilbert Rémond
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-03-2016 à 00:20:20
| | Les raisons pour lesquelles je choisis de signer le texte alternatif : Unir les communistes Jeudi 10 mars 2016, par Danielle Bleitrach Le soleil, la foule des grands jours (69.000) et comme la dit Olivier Mathieu dans son discours pour la CGT : cest une manifestation davertissement, la prochaine sera de sanction
Maintenant il y faut une perspective politique
marcher sur ses deux pieds comme disait Henry Krasucki, le syndicat et le politique
Comme un certain nombre dentre vous, jai reçu le texte alternatif signé par la fédération du Pas de Calais et les camarades de Vénissieux, plus des représentants dautres fédérations, et je crois à sa réussite, au vu des contacts pris lors de la magnifique manifestation marseillaise qui non seulement regroupait 60.000 participants, mais présentait la particularité de sêtre déroulée sous un soleil radieux. Ce qui favorise les retrouvailles et les contacts multiples, y compris concernant les opinions sur le texte dit commun et sur la nécessité dun texte alternatif qui soit à la hauteur de cette massive colère. Voici donc le texte qui me paraît à la hauteur et je pense quil ne sera pas difficile de trouver les trente signataires dans les Bouches du Rhône (chiffre maximum derrière chaque texte par fédération). Noubliez pas pour le signer il faut être à jour de ses cotisations sur les trois derniers mois. Je viens de mapercevoir que la dernière mouture intègre certaines de mes propositions et les améliore, je remercie les camarades
Voici le texte que jai proposé aux signataires, il insiste sur deux points concernant ce texte que je trouve excellent : premièrement bien situer la nécessité du parti communiste par rapport à la classe ouvrière, à tous les exploités, employés, intellectuels, chômeurs, ceux qui subissent les plus terribles effets de cette crise, la jeunesse, montrer que toute perspective de changement passe par lexistence dun fort parti communiste, cest la condition indispensable à un vaste rassemblement orienté vers le progrès, la justice sociale et la paix. Ce que je souhaite pour ce congrès, cest une réorientation en ce sens de notre stratégie et pour cela il faut lunion des communistes. Voici donc ma proposition, qui ne change rien à léconomie générale du texte qui est inscrit ici en format PDF mais dont certaines remarques seront intégrées au texte final. Donc si vous souhaitez le signer comme moi, lisez-le et donnez votre nom celui de votre fédération et section avec les timbres à jour. Fraternellement. Vous pouvez comme je lai fait, faire part de vos remarques et expliquez ce qui vous motive à la signer.
________________________________________ Unir les communistes, tout à fait daccord, mais pour être plus utile à notre pays, à la classe ouvrière et à tous ceux qui sont prêts à se rassembler pour un changement. Lors de leur 37ème congrès, les communistes sont confrontés à un défi historique : alors que notre pays, sa classe ouvrière, ses travailleurs, ses intellectuels, la jeunesse, tous ceux qui souffrent de cette société capitaliste, inhumaine, nont jamais eu autant besoin dun parti communiste, celui-ci est menacé de disparition, il paraît de moins en moins en état de démontrer son utilité et de favoriser lintervention populaire vers le progrès, la justice et la paix. Ce besoin dun parti communiste est objectif, il est le besoin dun parti révolutionnaire, capable dêtre au plus près de ceux qui subissent lexploitation, la solitude, la dureté de cette société, en développant les luttes au quotidien, la solidarité et en traçant la perspective dun changement de société sans laquelle tous les acquis sont sans cesse remis en question. Cette perspective, cest celle du socialisme tel que nous le construirons à travers un rassemblement de Front populaire (articulant luttes et élection) orienté vers le progrès, la justice et la paix. Faute dun telle perspective, ce sont les forces de la réaction, la droite et lextrême-droite, fascisante, xénophobe, à la recherche de lennemi dans plus pauvre que soi, qui mènent le bal de toutes les régressions, de la remise en cause dacquis sociaux séculaires, droit à la santé, à léducation, à une vieillesse digne, tout est censé céder « à la réforme » au profit du capital ; comme lest la laïcité, la conception républicaine et celle de la souveraineté des citoyens. Face à loffensive de la réaction quest-ce que la gauche actuelle ? Cette gauche depuis Mitterrand est dominée par le PS. Non seulement elle savère incapable de résister aux exigences du capital, à la pression de la réaction, à la montée de lextrême-droite, mais elle adopte la politique du capital, elle brade la souveraineté de notre peuple, se met à la remorque de lEurope des profits et de laustérité, se soumet au bellicisme des États-Unis, de lOTAN. Ce qui se traduit au plan intérieur par une politique à la pointe de la remise en cause du droit du travail, du service public et qui ne craint pas dinstaller durablement un état durgence et la répression syndicale. Cette politique accroît le désarroi de nos concitoyens, les plus frappés par la crise, ils se réfugient dans labstention ou se laissent tenter par lextrême-droite de la haine. La gauche paraît elle-même à deux doigts de léclatement mais que peut-on attendre de frondes qui ne sont que la manifestation de linquiétude délus menacés de perdre leurs places, toujours prêts à saccommoder de compromis. Cette situation de la gauche dominée par un PS hégémonique prouve à quel point il ne peut y avoir une politique de gauche sans un parti communiste fort, elle nous invite à nous interroger également sur le Front de gauche. Est-ce quil peut constituer une alternative ? Les faits sont là, le Front de gauche na jamais été autre chose quune union de sommet entre dirigeants de groupuscules, un Front constitué sur des bases électoralistes, tirant à hue et à dia, dispersé, incompréhensible dans ses buts comme ses alliances. Alors que le PCF a fourni lessentiel de ses forces, voire de ses moyens financiers, il conduit à leffacement de notre parti dans des conglomérats le plus souvent coupés des réalités populaires. Il participe de ce que nous considérons comme la pire erreur danalyse de nos directions successives, à savoir lidée que le peuple Français ne veut plus des communistes, quil faudrait faire disparaître, notre histoire, nos fondamentaux et même nos mots derrière une réalité plus « présentable ». Résultat, ce quon nous propose cest de devenir des politiciens comme les autres alors même que jamais ce monde politique nest aussi déconsidéré, alors même que monte lexaspération face à lincapacité découte, quel spectacle donne le Front de gauche et la direction du PCF ? Nous avons dans le même temps la déclaration auto-proclamée de candidature de J.L. Mélenchon et celle tout aussi peu démocratique du ralliement à des primaires à gauche imaginée par le PS. Cette double déclaration illustre bien la coupure des directions par rapport aux militants et cette coupure traduit celle de notre parti par rapport à sa base naturelle, la classe ouvrière et ceux qui ont le plus intérêt au changement. Il nous est donc apparu nécessaire que ce Congrès se donne les moyens dun changement dorientation pour que le PCF redevienne le parti dont les exploités, notre pays ont besoin. Nous voudrions à ce propos rappeler les mots par lesquels Maurice Thorez a recréé un parti devenu groupuscule entre opportunisme et sectarisme : « Que les bouches souvrent ! Pas de mannequin dans le Parti » . Nous avons un double atout : la montée du mécontentement populaire, lunité qui se construit dans les luttes et ce que sont les communistes, leur volonté dunion. Parce que nous savons que, quels que soient les choix pour telle ou telle motion dorientation, ce qui unit les communistes est plus fort que ce qui les divise. Tous les communistes ont conscience de la gravité du moment, tous veulent que leur parti soit à nouveau un grand parti des travailleurs, ce parti démocratique où lopinion de chaque adhérent comptait pour un, ce parti de responsabilité et de dévouement en qui même ceux qui ne votaient pas pour lui avaient confiance. A cause de cette conviction, nous abordons ce congrès dans un esprit de fraternité, découte mutuelle. Enfin sil est normal que dans le cadre du Congrès, seuls aient le droit de vote les adhérents du PCF, il est clair quaujourdhui par de nombreuses vagues successives beaucoup de camarades ont quitté le parti et sont soit isolés, soit organisés dans dautres collectifs qui se réclament tous du communisme et de lhistoire glorieuse de notre parti. On ne peut pas se résigner à une telle situation et, comme je lai fait dans ce blog, il faut que dans le cadre de la préparation du Congrès, nous sollicitions leur avis. Le renforcement de notre parti passe aussi par cette capacité de rassemblement et il a besoin de clarté politique dans les buts comme dans les moyens. Ce texte est le seul qui y contribue. Il faut unir les communistes pour ouvrir la perspective dun nouveau Front populaire vers le socialisme. Danielle Bleitrach Extrait du Blog Histoire et Société
Edité le 12-03-2016 e 00:20:49 par Xuan
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| Posté le 12-03-2016 à 00:46:21
| 7ème congrès : Base commune alternative Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste Jeudi 10 mars 2016, 37eme congrès 2016 Texte écrit et proposé par le collectif du réseau « Faire Vivre et Renforcer le PCF » : Caroline Andréani (93), Paul Barbazange (34), Luc Bazin (26), Floriane Benoit (38), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Marie-Christine Burricand (69), Michel Dechamps (59), Guy Jacquin (01), Jean-Jacques Karman (93), Armand Lecoq (34), Jean-Pierre Meyer (83), Pierre-Alain Millet (69), Sandrine Minerva (34), Gilbert Remond (69), Laurent Santoire (93), Bernard Trannoy (33), Danielle Trannoy (33), Serge Truscello (69), avec laide de Danielle Bleitrach (13), Hervé Poly (62) et Hervé Fuyet (92). Au 37ème congrès, les communistes sont confrontés à un défi historique. Alors que notre pays, sa classe ouvrière, ses travailleurs, ses intellectuels, la jeunesse, tous ceux qui souffrent de cette société capitaliste inhumaine, nont jamais eu autant besoin dun parti communiste, celui-ci paraît de moins en moins en état de démontrer son utilité et de favoriser lintervention populaire vers le progrès, la justice et la paix, son existence est menacée. Ce besoin est objectif, il est le besoin dun parti révolutionnaire capable dêtre au plus près de ceux qui subissent lexploitation, la solitude, la dureté de cette société, en développant luttes au quotidien, solidarité, en traçant une perspective de changement de société sans laquelle tous les acquis sont sans cesse remis en question. Cette perspective, cest le socialisme que nous construirons ensemble à partir dun rassemblement majoritaire, un nouveau Front populaire. Faute dune telle perspective, ce sont les forces de la réaction, droite et extrême droite fascisante qui lemporteront. Ils marquent déjà une société française dont les acquis sociaux et les services publics sont massivement mis en cause alors que la gauche est dans une impasse. Le parti socialiste mène une politique profondément réactionnaire, militariste, à la pointe de la remise en cause de ce qui reste du programme du conseil national de la résistance, défaisant même le cadre démocratique républicain, entraînant la France dans les guerres de lOTAN. Le Front de Gauche est dispersé et incompréhensible, les frondeurs et autres primaires dites citoyennes se réduisant à des tentatives médiatiques de sauver un système électoral dépassé. Cette impasse de la gauche était inscrite dans le recul du parti communiste en 1981 au profit du parti socialiste. Chacun peut le constater, il ny a pas de gauche possible sans un parti communiste influent, ancré dans le monde du travail, porteur de lexigence dun véritable changement de société. Le bilan des choix des derniers congrès est clair. Plus le parti communiste se met au second plan, au profit des alliances, des fronts, des collectifs, plus il remet en cause son histoire et ses repères politiques en changeant de vocabulaire, de références théoriques, plus il tente dapparaître moderne dans le système médiatique et institutionnel, plus en fait il saffaiblit, se coupe du monde du travail, du peuple, et plus la gauche se délite et dérive vers la concurrence avec la droite dans la gestion de la crise capitaliste. Pourtant, lexaspération populaire commence à se ressentir dans la multiplication des conflits sociaux. Le puissant mouvement de refus de la réforme du code du travail montre la possibilité dun réveil social. La question de lissue politique est plus que jamais posée, et la question communiste plus que jamais inscrite dans les conditions historiques. Comme ils lavaient fait en 2007 dans une assemblée nationale extraordinaire qui avait rejeté la proposition de la direction dune "métamorphose" et qui avait choisi de maintenir le PCF, les communistes peuvent décider à leur prochain congrès de reconstruire la légitimité et linfluence de leur parti dans la société française en portant un projet de rupture avec le capitalisme. Ils peuvent décider dun examen sans tabou de lactivité, de lorganisation et des choix stratégiques du PCF, de ses échecs électoraux de 2012, 2014 et 2015. Ils peuvent décider dunir les communistes dans leur diversité pour faire vivre et renforcer le PCF. Plus encore quen 2007, lurgence est de répondre à lexigence de lexistence du PCF car celle-ci est menacée. Les textes validés par le Conseil National ne répondent pas à cette exigence car ils évitent tout examen critique des stratégies suivies, confirment lengagement dans une primaire dont de nombreux communistes ne veulent pas, sinscrivant dans la continuité des stratégies suivies depuis Martigues et le texte du dernier congrès « Rallumer les étoiles ». Cest pour contribuer à un dialogue indispensable entre communistes pour de nouvelles orientations stratégiques, que nous décidons de présenter une base commune alternative dans la suite de nos textes déposés aux congrès depuis Martigues, où le PCF a accéléré une « mutation » qui sest traduite par la rupture avec son histoire, la fracture avec le monde du travail, la confusion théorique et des abandons organisationnels qui pèsent lourd dans la situation présente. La France est marquée par lapprofondissement de la crise sociale et politique, laccaparement des richesses produites et de la plus-value du travail par les détenteurs du capital, la violence croissante de la bourgeoisie contre la classe ouvrière et limmense majorité des salariés. Au plan international, limpérialisme a recours à la guerre pour détruire des nations, repartager territoires et marchés, imposer un nouveau colonialisme qui pille la planète, mettant en cause les équilibres écologiques et les conditions de vie humaine, et les gouvernements français successifs se sont engagés dans tous les conflits initiés par les USA. A loccasion de la crise grecque, lUnion européenne a confirmé son véritable visage, celui dune dictature qui prive les peuples de leur souveraineté, efface les nations pour mieux imposer la domination du capital sur tous les aspects de la vie humaine. Une première partie propose les éléments danalyse qui devrait conduire à des ruptures avec les choix des 20 dernières années, peut-être même au-delà, pour réaffirmer enfin lautonomie politique du parti communiste, son refus définitif de toute soumission au parti socialiste, laffirmation de son existence propre dans les fronts et les rassemblements nécessaires aux luttes. Une deuxième partie traitera un certain nombre de points qui font lobjet de discussions entre communistes parfois depuis plusieurs années : Notre position sur lUnion européenne et leuro en prenant en compte les événements de ces derniers mois, notamment en Grèce Le contenu dune bataille efficace contre le Front National et le fascisme Lélection présidentielle de 2017 Le contenu des luttes : emploi, salaires, retraites, protection sociale... La situation internationale, notre bataille pour la paix, notre combat contre le terrorisme quil faut caractériser Létat de notre organisation, lunité des communistes, la reconstruction des liens du PCF avec la classe ouvrière, la reconquête des catégories populaires. Dans une troisième partie , nous voulons caractériser notre projet et le chemin pour y parvenir. Il ny a pas de marge de manuvre aujourdhui dans le capitalisme et il faut construire la rupture pour aller vers un nouveau mode de production et dorganisation de la société qui en finissent avec lexploitation, la marchandisation des activités humaines, le pillage des ressources de la planète pour le profit de quelques uns. Sommes-nous toujours le parti du communisme, idéal dune société nouvelle ? Ne faut-il pas nommer clairement « socialisme » la société qui pourrait ouvrir une rupture politique avec la situation actuelle ? Toute rupture avec le capitalisme suppose un parti porteur du changement de société, un parti communiste. Il faut redéfinir les moyens et les perspectives de rassemblement des exploités, prenant en compte les déconvenues des dernières décennies. Le combat pour la rupture avec le capitalisme ne peut se déléguer ni se réduire à un bulletin de vote : luttes, unité de la classe ouvrière, rassemblement populaire, programme. Nous avons besoin dun véritable parti communiste. Oui, le défi du parti communiste ! I. Le capitalisme, cest la crise, payée par les peuples ! Depuis le 36ème congrès, la crise que le système capitaliste impose aux peuples na fait que saccentuer, montrant les contradictions de ce régime économique qui ne maintient sa domination au service des grandes bourgeoisies quen organisant la régression sociale, la guerre de tous contre tous, la paupérisation de couches toujours plus larges des peuples. Ces contradictions du système capitaliste sont telles quil ne peut plus faire progresser lhumanité. Les solutions que la classe dirigeante met en uvre pour garantir le maintien du régime de la propriété privée des moyens de production dégradent toujours plus les conditions dexistence des travailleurs et des peuples, générant une crise de civilisation qui fait le lit du nihilisme. En France, le gouvernement « socialiste » de Hollande, le soi-disant « ennemi de la finance » avec ses lieutenants Valls et Macron, est le relais de cette politique de coups redoublés contre les travailleurs, la jeunesse et les peuples. Ce gouvernement ne se contente pas de poursuivre les politiques daustérité menées par les gouvernements précédents. Il les aggrave avec brutalité. Ces politiques visent par la pression fiscale et les coupes dans les dépenses publiques, à faire payer au peuple le renflouement des banques. Elles visent aussi à livrer à lexploitation capitaliste des secteurs de léconomie qui lui échappaient encore en partie (enseignement, transports, santé, énergie, etc
). Avec ce gouvernement, un cap est franchi dans la soumission aux intérêts des capitalistes. La loi Macron (extension du travail le dimanche), la mise en cause des communes, et le projet de loi El-Komrhi appuyé sur le rapport Badinter, sont de nouveaux pas concédés à lexigence patronale de réduction du « coût du travail », dans la logique de lANI et des directives européennes. La réforme visant à « simplifier et réformer » le code du travail est une attaque sans précédent envers les acquis de la classe ouvrière constitués depuis le Front Populaire et le Conseil National de la Résistance : destruction des conventions collectives, individualisation et régionalisation des droits, déréglementation de la durée légale du travail, remise en cause des formations qualifiantes, remise en cause des prudhommes, destruction des savoir-faire professionnels, des organisations syndicales, pour permettre au patronat de nouvelles conditions dexploitation humaine et de lenvironnement, de contrôle des connaissances, etc
Mais ce gouvernement et les capitalistes se heurtent sur le terrain aux luttes sociales et aux résistances : grèves dans les entreprises pour la défense de lemploi ou des salaires, le cas dAir France très médiatisé en est emblématique, mais aussi les luttes à Goodyear, Continental, Fralib, à PSA Aulnay
grèves également dans les services publics face aux contre-réformes et aux coupes budgétaires : enseignement, sécurité sociale, SNCF, Pôle emploi, AP/HP de Paris etc
Ces résistances conduisent le gouvernement à franchir une étape dans la répression des travailleurs. Avec la mise en place et la constitutionnalisation de létat durgence, sous le prétexte fallacieux de lutter contre le terrorisme, la condamnation des 8 salariés de Goodyear, le gouvernement entend museler la contestation des travailleurs et de leurs organisations. La crise capitaliste touche tous les aspects de la vie La mise en cause des dépenses publiques, la privatisation et la marchandisation de tous les secteurs considérés depuis 1945 comme des services publics, conduisent à des mises en causes sans précédent des missions dintérêt général, de laccès à la santé, à léducation, au sport, à la culture. La solidarité, dénoncée idéologiquement, est de plus en plus suppléée concrètement par la charité, le mécénat, les fondations, les soirées communautaires, les dons à ceux que lon connaît, dans son village, son quartier
Le sport business se déploie non seulement dans le sport délite, mais aussi dans le sport loisir, consommation des clubs privés contre le sport amateur, La marchandisation du corps humain avance en se cachant derrière un prétexte de liberté individuelle. Le chômage, la précarité, la misère, marquent des millions de familles, dont les enfants nont pas connu dadultes ayant un emploi stable. La France a encore perdu cette décennie un tiers de ses emplois industriels, la désertification vide des régions de leurs savoir-faire, des réseaux professionnels qui structuraient la vie sociale. Même les métiers artisanaux sont désormais le règne des travailleurs détachés et des « services à la personne » industrialisés. La France est devenue un pays de bas salaires. Politique monétaire, société numérique, guerre
les armes du capitalisme. Tout confirme que pour les capitalistes, lexigence de favoriser toujours plus le capital dans le partage des richesses conduit à faire reculer toujours plus la part des salaires, des pensions, et des allocations. Cest ce qui explique les licenciements, les délocalisations et la désindustrialisation : le capitalisme ne peut survivre quen détruisant des forces productives. Cest le sens des attaques contre les droits et les acquis de la classe ouvrière ces dernières années. Les revirements et changements de stratégie dans la politique monétaire, révèlent les ajustements continus du système pour maximiser toujours les profits dans la concurrence entre capitalistes, donc aussi entre pays, avec des conséquences parfois majeures sur léconomie mondiale. La décision de la réserve fédérale américaine (la FED) de relever les taux dintérêts rompt avec la stratégie précédente de renflouement des banques par la création monétaire. Mais ce relèvement des taux dintérêts accentuera la crise de surproduction, freinant le recours au crédit et limitant ainsi la consommation avec pour conséquence une rétractation de la demande mondiale, donc moins de profit pour les capitalistes. Les ajustements dans le capitalisme ne font toujours que reporter ou déplacer lexigence de réduction des salaires pour maintenir les profits. La « révolution de linformatique et du numérique » est utilisée aussi au service du redéploiement des forces capitalistes dans léconomie et les rapports sociaux. Le progrès technique est porteur de libération humaine, et notamment de réduction du temps de travail, mais il est toujours impulsé et utilisé par le capitalisme pour renforcer et étendre lexploitation. Dans le système dans lequel nous vivons, la « société du numérique » est avant tout une source de profit pour les capitalistes en ouvrant de nouveaux marchés, en permettant un contrôle plus centralisé et plus réactif dun travail toujours plus socialisé, en organisant de nouvelles concurrences. Il en est ainsi de ces nouveaux sites ayant recours à des travailleurs « indépendants » proposant des services (comme le transport de personnes). Léconomie numérique, masquée derrière lidéalisme de la transition numérique, est aussi un outil de déréglementation et de destruction des acquis sociaux. Une autre arme que les capitalistes utilisent depuis toujours pour maintenir leurs profits et leur domination, est la guerre. De nombreux conflits récents ont pour fond le contrôle des matières premières, le pétrole au Proche et Moyen-Orient, des minerais en Afrique... La guerre permet aussi pour les pays occidentaux, les principaux producteurs darmes, de générer des profits par la vente de matériel militaire. Ce qui oblige les puissances impérialistes à maintenir des régions entières du monde dans un climat de tension et de déstabilisation, afin que les marchands de canons puissent continuer à engranger des profits, comme le montre la situation en Ukraine. La situation politique, limpasse à gauche, le terrorisme Les conséquences de cette course effrénée pour le profit et la baisse du « coût du travail » sont terribles pour notre société ravagée par une triple crise sociale, politique et idéologique. La crise sociale samplifie à partir des pertes demploi, plus de 6 millions de chômeurs, les bas salaires et retraites, linsuffisance des minima sociaux. Jusquà 8,5 millions de Français peuvent être considérés comme pauvres et pour eux la survie quotidienne mobilise tous leurs efforts. Dans le même temps des millions de salariés dans le public comme dans le privé, voient leur pouvoir dachat baisser, leurs conditions de travail se dégrader, leur statut se fragiliser. La volonté de résister et de combattre pour transformer la situation se mêle à la résignation, le repli, la recherche de solutions individuelles dans le cadre du capitalisme. La crise politique atteint son paroxysme. Depuis 1981, les gouvernements successifs ont tous renié leurs promesses et aggravé la situation. Avec linversion du calendrier électoral, la présidentialisation de la 5ème république sest encore accentuée tandis que le Traité Constitutionnel Européen vole la souveraineté nationale et populaire. La toute dernière réforme des collectivités locales affaiblit les communes au profit de grandes métropoles et régions sur le modèle européen, pour mieux éloigner les citoyens des lieux de décision et en finir avec la spécificité française issue de 1789. Le gouvernement Hollande, serviteur zélé de lUnion européenne, sest mis au service du capital et du patronat. Mais, la faillite de la gauche a commencé bien avant, avec le tournant de la rigueur de 1983 et les reniements de la gauche plurielle. Comment sétonner dans ces conditions de la perte croissante de confiance dans les élus, mais aussi dans les programmes électoraux et les postures idéologiques alors que depuis plus de 30 ans les citoyens font lexpérience que les grandes déclarations sont à peine écrites quelles sont déjà oubliées ! Quant à proposer un autre mode de développement que le capitalisme, le socialisme pour bien le nommer, le PCF lui-même a renoncé à porter clairement à la fois le projet et lengagement nécessaire pour gagner un tel combat face au capitalisme. Les derniers scrutins électoraux municipales et régionales ont montré ces grandes tendances à labstention, au vote pour la droite ou le Front National. Sarkozy sest en partie fait élire en 2007 sur le slogan « travailler plus pour gagner plus », surfant sur le pessimisme dun grand nombre de salariés quant aux conquêtes sociales possibles et lexpérience de ceux de plus en plus nombreux qui sont obligés de cumuler deux boulots parfois non déclarés pour sen sortir. Ils ont été nombreux à faire lexpérience de travailler plus pour gagner moins ou de voir leur emploi disparaître au profit dune délocalisation, dune vente à un fonds de pension américain ! Aux élections municipales, des villes que nous dirigions depuis des décennies sont passées à la droite ou au PS, dautres au Front national. Tous portaient des idées comme « je ne veux pas payer pour les autres » ou « je veux ma part du gâteau » et nhésitaient pas à sappuyer sur un anticommunisme agressif, le clientélisme, voire des pratiques mafieuses. Labsence de projet alternatif, alors que les difficultés quotidiennes grandissent, enferme une partie des catégories populaires dans lindividualisme, le rejet de lintérêt général, la fracture avec la république. La classe ouvrière est écartée, y compris dans son abstention. Seul un puissant mouvement social peut redonner confiance et faire reculer ces symptômes dune crise historique. En 2014 aux municipales comme en 2015 aux régionales, le PCF, entre alliances à géométrie variable et absence dune bataille nationale autour dun projet clairement identifié, nest pas parvenu à inverser la tendance et à sidentifier, même sil faut apprécier positivement lengagement courageux des communistes pour sauver leurs positions locales. Tout cela constitue le terreau du Front National et dune fascisation de la vie politique que les attentats terroristes ont renforcé en favorisant la peur de lautre et en libérant lexpression de propos racistes. Le gouvernement sen sert pour attaquer létat de droit et les libertés fondamentales, instaurant et prolongeant un état durgence que nous combattons et qui nest pas un gage defficacité dans la lutte nécessaire contre le terrorisme et pour protéger les populations. Nous caractérisons DAESCH, la créature afghane de limpérialisme et des bourgeoisies du pétrole, comme un nouveau fascisme sintégrant dans la mondialisation capitaliste. Sous couvert dune rhétorique religieuse inacceptable, il sagit dorganiser la conquête de nouveaux territoires dont les populations dorigine sont terrorisées, massacrées, réduites en esclavage. Les jeunes recrutés bénéficient de tous les attributs de la puissance que donnent largent et les armes et les actes commis cette année à Paris, mais aussi au Nigeria, à Ankara, contre un avion russe, à Beyrouth et en permanence en Syrie, en Irak, au Yemen, au Koweit, en Libye et ailleurs, sapparentent aux crimes de bandes fascistes. Pour sortir de cette situation, permettre à notre peuple dempêcher le pire -guerre et fascisme- et de gagner de nouvelles conquêtes sociales et démocratiques, le PCF doit tirer un bilan sans tabou de sa stratégie et opérer les ruptures nécessaires. Cest dautant plus nécessaire et urgent que la colère populaire recommence à sexprimer dans la multiplication des conflits sociaux. La puissance du refus de la réforme du code du travail qui oblige le gouvernement à manuvrer en recul est révélatrice de la force potentielle dun peuple debout. Lémancipation des travailleurs doit être luvre des travailleurs eux-mêmes. Les réponses électoralistes et institutionnelles de la direction du PCF sont dans ce contexte totalement dépassées, inefficaces et dangereuses pour le présent et lavenir du peuple, du monde du travail et de la France. II. Des thèses nouvelles pour unir les communistes Il est donc urgent de faire un bilan précis et partagé des orientations de nos derniers congrès et de reconstruire des positions qui unissent les communistes et les placent à loffensive pour la reconstruction du parti communiste dont notre peuple a besoin, pour reprendre confiance, pour rouvrir une issue progressiste à la crise politique et idéologique. Sans chercher un texte de congrès fondateur, nous proposons que le congrès se prononce sur plusieurs points sur lesquels les orientations proposées par la direction sont en échec et affaiblissent les communistes, points qui font souvent débat depuis des années entre communistes, sans que ce débat ne soit réellement organisé. Présidentielles : pas de primaires, une bataille communiste ! Pour construire une autre société, la France doit agir pour un autre monde. Sortir de lUE et de lEuro pour engager la sortie du capitalisme ! Lutte et construction politique. Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur. Pour sortir de limpasse de la gauche, un grand parti communiste, un rassemblement populaire majoritaire ! Présidentielles : pas de primaires, une bataille communiste ! Lélection présidentielle a toujours été difficile pour nous car elle nous place devant une contradiction : nous combattons cette élection qui pervertit la république et en même temps, nous voulons mener cette bataille pour faire progresser nos idées et le rapport des forces en faveur du monde populaire. Mais à lapproche de 2017, le parti communiste est dans une impasse. Son nom reste porteur dun idéal de changement de société que la violence du capitalisme mondialisé remet à lordre du jour. Bousculé par la contre révolution conservatrice et la diabolisation du socialisme réel, il avait rompu avec cette histoire et ses symboles, et sen retrouve orphelin. Il a cherché depuis des décennies le chemin de lunion de la gauche, mais la victoire de 1981 a conduit aux politiques de privatisation et daustérité, jusquà ce gouvernement rétrograde conduit par le parti socialiste. Il multiplie les tentatives de gauche de la gauche depuis son congrès de Martigues dans des alliances électorales à géométrie variable qui se soldent par la perte continue délus et de militants. En 2012, après un débat vif, le PCF a renoncé à présenter un candidat communiste au profit de Jean-Luc Mélenchon. Cette décision pèse lourd aujourdhui dans nos difficultés face à cette échéance. Jean-Luc Mélenchon pense pouvoir capitaliser son score de 2012 dans une démarche gaullienne dappel au peuple. Mais ce nest pas un présidentiable qui peut faire reculer lillusion électorale, gagner lautonomie du mouvement social et sa capacité à sorganiser. Dans cette situation, la participation à des primaires est une fuite en avant dangereuse dans la présidentialisation qui conduit quasi inexorablement à soutenir un candidat socialiste au premier tour, aggrave leffacement du parti communiste, de son projet de société, de ses forces organisées au risque de menacer jusquà son existence. Lélection présidentielle est au cur du système de domination de la grande bourgeoisie dans notre société. Périodiquement, elle met en concurrence les élites politiques autour dune alternative entre deux présidentiables qui portent les intérêts dominants. Elle construit le discours idéologique qui permettra dimposer les intérêts du capital aux couches sociales victimes de ce système, pourtant largement majoritaires. Lutilisation depuis 1985 du Front National comme exutoire aux colères populaires et repoussoir au deuxième tour arrive à son comble en 2017, les primaires vidant le vote du premier tour de tout contenu autre que le choix du candidat de deuxième tour. Cest pourquoi nous devons rappeler notre position de fond : élection du président de la république par lassemblée nationale, calendrier électoral plaçant les législatives avant les présidentielles, proportionnelle à toutes les élections. Dans ces conditions, à quoi peuvent bien servir ces élections pour les communistes, pour les forces progressistes, pour le peuple ? Pas à choisir le président de la république ! " Il nest pas de sauveur suprême " affirme lInternationale. Mais cest plus globalement léchec historique de lunion de la gauche dont il faut tirer les leçons, ce que labstention massive dans les milieux populaires démontre depuis des années, comme le large rejet du PS et de Hollande. On ne change pas la société par en haut. Même les 16 % du candidat communiste Georges Marchais en 1981 nont pas empêché la pédagogie du renoncement pratiquée par le parti socialiste ! Une stratégie électorale na de sens que dans une stratégie de rassemblement populaire qui place en son centre la mobilisation et laction dans lentreprise, la rue, le quartier. Autrement dit, une élection est dabord et avant tout une bataille politique pour renforcer les forces progressistes en conscience, en capacité daction, en organisation. Le score et les éventuels élus en sont le résultat et en retour, lappui à cette puissance du peuple en action qui est le seul chemin de toute transformation sociale. Pour le parti communiste, ses directions, ses militants, les présidentielles de 2017 imposent un retournement complet de ses stratégies, de sa manière de parler dun changement de société, du rassemblement populaire, des élections. Dans lurgence il doit inventer de nouvelles réponses à la question historique de la révolution dans un système capitaliste développé en tenant compte de léchec de celles apportées depuis le programme commun. Les communistes sont au pied du mur. Ils doivent créer les conditions dun vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction dun parti communiste de combat, porteur du changement de société, dun socialisme pour la France renouvelé. Les réactions de solidarité et dengagement après les chemises arrachées dAir France, le coup de poing télévisuel de Xavier Mathieu des Conti ou le tour de France de Mickael Wamen des Goodyear, montrent comment nous avons besoin de candidats et dirigeants ancrés dans le mouvement social, la réalité de lentreprise, engagés dans laffrontement capital/travail. Voilà le message utile pour soulever le peuple, le pousser à sunir, à sorganiser, à reprendre pied pour lui-même dans la vie politique, et pour personne dautre
Lémancipation des travailleurs doit être luvre des travailleurs eux-mêmes. Notre peuple a besoin dun candidat qui porte le refus de la présidentialisation, la révolte anticapitaliste, lalternative populaire et progressiste, la perspective communiste. Nous avons besoin dun candidat combattant du mouvement social, au meilleur sens du mot, dun candidat communiste. Malgré les difficultés actuelles, nous voulons tout faire pour en créer les conditions, une candidature ancrée dans le mouvement social et porteuse dune perspective révolutionnaire. Et nous voulons construire dans le même esprit nos candidatures aux élections législatives pour des députés qui portent en toutes circonstances à lassemblée nationale les intérêts populaires. Pour construire une autre société, la France doit agir pour un autre monde La mondialisation capitaliste qui détruit des États, des régions et organise la guerre de tous contre tous nest pas une nouveauté. « Par lexploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à lindustrie sa base nationale. » (Marx, Le Manifeste). Lénine a montré le lien étroit entre financiarisation, fascisation et guerre en caractérisant le stade mondialisé du capitalisme comme impérialisme. La chute de lURSS a libéré la violence de ce capitalisme qui « porte en lui la guerre comme la nuée lorage » , mondialisé la concurrence de tous contre tous. Limpérialisme cherche toujours le (re)partage du monde, mais il ne peut sétendre sur de nouveaux territoires vierges. Après lAsie, lAfrique est en plein développement malgré les inégalités et les violences. Limpérialisme fait face au monde issu du 20ème siècle, celui des indépendances nationales, et des formes de socialisme diverses marquant le développement du Sud. Le développement chinois a sorti de la misère un milliard dhumains et construit une société de moyenne aisance. Les conditions de vie de la grande masse des chinois sont désormais meilleures que celle des couches populaires du Nord. Le dialogue avec les communistes chinois est essentiel pour connaître et comprendre cette transformation, ses contradictions sociales, ses perspectives politiques. La Chine est une des rares puissances qui développe des coopérations économiques sans intervention militaire, malgré les guerres que les USA et lOTAN imposent. La situation du monde un siècle après la première guerre mondiale nest donc pas un nouvel affrontement entre blocs impérialistes concurrents, mais la mise en cause de la domination des USA et de lOTAN par le développement des BRICS et du socialisme de marché chinois. Depuis la première guerre dIrak et les armes de destruction massive, les guerres de Yougoslavie, dIrak, dAfghanistan, de Libye, du Yemen, de Syrie sont toutes marquées par cette situation qui voit lOccident masquer ses visées impérialistes avec des médias aux ordres désignant les régimes amis et ennemis, quelle que soit leur nature. Et cest en Ukraine, au cur de lEurope, que les USA ont imposé la guerre, en impulsant et armant les bandes nazies pour le coup dÉtat en Ukraine, en tentant dimposer laffrontement militaire aux portes de la Russie. Limpérialisme a besoin de laccès aux ressources, notamment énergétiques, mais il ne peut le faire sous la forme de la colonisation du 19ème siècle, car les États nationaux même dominés, ont une logique propre. Avec le pétrole, les marges pour une bourgeoisie locale docile existent encore. Mais le pétrole cher aide au développement des pays indépendants, et le pétrole bas affaiblit les bourgeoisies dociles
Le capitalisme na au fond plus rien à partager et organise au Sud comme au Nord la paupérisation généralisée annoncée par Marx qui le conduit à détruire les services publics, les systèmes sociaux et, quand il le peut, les états eux-mêmes. Car le pétrole continue à se vendre au cur des horreurs libyennes, syriennes ou irakiennes ! Limpérialisme na pas toujours besoin dÉtats nationaux. Le développement national et sa condition pour tous les peuples, la paix, sont devenus antagonistes à la domination impérialiste. Le coup détat fasciste en Ukraine montre que nous avons besoin de connaître les enjeux de limpérialisme américain contre la Russie et la Chine, ainsi que lhistoire réelle de lURSS. Lidéologie dominante contre le socialisme bloque toute approfondissement de notre réflexion communiste. Le peuple de France doit choisir : défendre la place de sa bourgeoisie dans lalliance atlantique en se mettant au service des guerres de lOTAN et en tentant dinfléchir lUnion Européenne, ou ouvrir une brèche dans limpérialisme en contribuant à un nouveau monde de coopérations entre nations souveraines, de paix et de progrès social, un nouveau monde qui fera apparaître le capitalisme pour ce quil est : historiquement dépassé. Le parti communiste doit appeler à la sortie de lOTAN, de lUnion Européenne et de lEuro pour ouvrir la perspective dune France socialiste dans un monde multi-polaire de coopérations et de solidarité pour la paix ! La sortie de lOTAN est nécessaire pour agir pour la paix ! Les horreurs des guerres impérialistes, leurs conséquences humaines et économiques, sans compter limpact environnemental et patrimonial, font de la paix une exigence première des forces progressistes. Dans la mobilisation contre la première guerre dIrak, lémotion était forte dans le peuple français et les communistes actifs. Mais depuis que nous avons participé au gouvernement qui a bombardé la Yougoslavie, nous avons repris trop souvent le vocabulaire dominant dénonçant les dictateurs et célébrant les révolutions orange ! La guerre idéologique et médiatique destinée à justifier les guerres tout court, a marqué notre peuple qui regarde avec effarement ce monde violent sans comprendre qui il faut défendre, qui il faut dénoncer. Le PCF doit reprendre avec énergie la bataille pour la paix avec deux idées fortes : LOTAN est une alliance militaire agressive au service de la domination US. Cest le principal facteur de guerre, de prolifération des armements et désormais des mercenaires et des armées privées. La France, quatrième productrice mondiale darmements, doit prendre des initiatives, y compris unilatérales, visant aux désarmements atomiques et conventionnels négociés. Respecter les indépendances nationales et le cadre de lONU. Ni la démocratie, ni le socialisme, ni le développement ne simposent par des armes étrangères, et le bilan des interventions humanitaires occidentales est terrible. Le "droit dingérence" est un droit impérialiste quil faut combattre en affirmant le "droit à lindépendance nationale" . La solidarité avec les peuples en butte à des dictatures est utile aux forces progressistes, dans des actions de boycott économique, dans la diplomatie et la communauté internationale. Elle se fourvoie toujours dans lacceptation de la guerre étrangère. Sortir de lU.E. et de lEuro pour engager la sortie du capitalisme ! La crise grecque, un révélateur En 2015, les communistes français ont suivi attentivement la Grèce de Syriza. Le référendum du 5 juillet, son résultat sans appel 61% de NON aux politiques daustérité que voulait imposer lU.E. mettaient Alexis Tsipras en position de force face aux créanciers de la Grèce et aux forces politiques, PASOK et Nouvelle Démocratie, qui avaient accepté les deux premiers mémorandums. Or, Syriza a signé un accord léonin qui foule aux pieds la souveraineté grecque. Au sein du PCF, cette crise a instauré un débat de fond sur le rôle de lU.E. et de lEuro. Rester prisonnier du PGE, de lEuro et des institutions européennes pourra-t-il durer ? Pour un parti révolutionnaire, ny a-t-il pas dautres propositions que « lEurope sociale et sa monnaie unique » ? Le déni de la part de la direction nationale, malgré les interrogations de nombreux communistes, devient insupportable. En effet, le troisième mémorandum grec est un véritable programme dextermination économique, sociale et culturelle du peuple grec, une sorte de colonisation. Le prétexte de la dette et du sauvetage de lEuro aura permis de mettre un pays officiellement sous tutelle. Le mémorandum impose un programme de privatisations, détouffement de lactivité par la surimposition, de diminution drastique des pensions de retraite, des salaires et des prestations sociales, faisant régresser le niveau sanitaire du pays. Qui peut croire que le « renflouement » de la Grèce par de largent prêté par la BCE et le FMI réglera quoi que ce soit ? Cette spirale infernale va approfondir lendettement de lÉtat grec et sa dépendance à légard des bailleurs de fonds. Le fonds alimenté par la privatisation des actifs publics sera directement soumis à la gestion de lUE. Et plus aucun texte, ni même alinéa... législatif ne pourra être présenté au "Parlement" grec sans obtenir laval préalable du Quartet (Troïka + FMI). Dautres pays sont en ligne de mire, à commencer par les plus faibles comme le Portugal. Pour de plus en plus de français, lU.E., loin de lémancipation annoncée, est un système dictatorial créé par le capitalisme pour soumettre les peuples en supprimant leur souveraineté. A la direction du PCF, les positions de soutien jusquau-boutiste à Syrisa et à Tsipras, membres du PGE, ont conduit nos parlementaires à annoncer leur vote pour le mémorandum grec à lAssemblée nationale, avant de reculer devant lémotion de milliers de communistes. Comment défendre les choix du gouvernement grec, quitte à justifier ce que nous combattons, faisant passer un message de renoncement à la lutte en France ? Refuser le débat, nous replier sur le postulat que seule lextrême droite contesterait leuro et lUnion européenne, serait suicidaire à lheure où la contestation de la construction européenne est largement partagée dans les milieux populaires. Pire, laisser la contestation de lUE à lextrême droite, contestation qui nest que de façade, est une erreur politique qui pourrait se révéler lourde de conséquences. La posture adoptée au début des années 90, lespoir dune réorientation de lintérieur de lUE, dune "Europe sociale" est un leurre. Nous avons tous constaté avec la Grèce, que lUE est un outil de domination du capitalisme contre les peuples, une superstructure politique dont les dirigeants nhésitent pas à broyer la souveraineté populaire. Il faut donc, de toute urgence, ouvrir le débat sur la nature de lUnion européenne, et sur les conditions pour se libérer de ses diktats. Sortir de lU.E. et de lEuro pour de nouvelles coopérations internationales Toutes les étapes de la construction de lU.E. ont été imposées aux peuples, jusquau traité constitutionnel de 2005, balayé par le vote des peuples de France et des Pays-Bas, mais que les gouvernements contourneront dans un véritable déni de démocratie. Comme la souligné J-Cl Juncker, le président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». En 1951, Robert Schuman, issu du "Comité des Forges" aujourdhui Medef, va avec Jean Monnet, lhomme des américains, imposer la CECA, entrainant des milliers de licenciements aux Charbonnages de France. Déjà, la concurrence libre et non faussée est un principe intangible. Mars 57, le Traité de Rome établit lU.E. dans les grandes lignes antidémocratiques que lon connaît aujourdhui. Les communistes sopposèrent à cette structure supranationale téléguidée par le patronat, depuis le cartel de lacier davant-guerre jusquau « Besoin daire » du Medef actuel qui préconise labandon total des états-nations. Cette construction européenne a été conçue pour répondre à la mondialisation capitaliste, afin de doper les taux de profits et faciliter laccumulation des capitaux. Cela passait par la casse du cadre national et louverture des frontières pour permettre la libre circulation des capitaux et de la main duvre bon marché et par la dérégulation financière. LU.E. a organisé le dumping social, avec la mise en concurrence déloyale de pays de développement économiques inégaux, faisant pression sur les salaires, les acquis sociaux et lemploi. LU.E. a dépossédé les nations de toute souveraineté monétaire, financière, budgétaire et donc économique pour soumettre les peuples au système de la dette dÉtat, système déjà analysé par Marx il y a 150 ans. Le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), élaboré avec la droite et le PS, encadre ce système afin dimposer avec la dette et leuro, la baisse automatique et autoritaire du prix de la force de travail, salaires, pensions, prestations sociales. Mais tous les pays ne sont pas traités de la même façon. LEuro correspond au niveau de développement de lAllemagne. Il est bien trop fort pour les autres. Ce qui explique pourquoi le plus faible économiquement, la Grèce, a craqué en premier. Et dautres pays suivront. LEuro est un instrument de guerre contre les salaires et les services publics. Tout pays voulant rompre avec laustérité est menacé de lintérieur par lEuro qui permet aux institutions européennes détrangler les banques nationales. LEuro nest pas utilisable pour mobiliser des crédits au service de politiques publiques. LEuro na jamais été un instrument de résistance au dollar. Le traité de libre échange transatlantique (TAFTA) qui nous sera imposé confirmera que lU.E. est soumise à la puissance économique américaine, comme elle lest déjà sur le plan militaire au sein de lOTAN. Avec de tels objectifs de surexploitation, le capitalisme doit éteindre toute révolte populaire qui pourrait sexprimer dans les urnes. LU.E. a donc aussi comme objectif de détruire les institutions nationales, de remplacer le triptyque Nation-département-commune par lU.E.-région-métropole, éloignant toujours plus les travailleurs des pôles de décision, contribuant à les décourager de voter. Cela favorise le régionalisme et le nationalisme qui alimentent le racisme et multiplient les foyers de tensions. Léclatement de la Yougoslavie montre jusquoù peut aller lexploitation des contradictions régionales. Le Français est mis en cause comme langue de la république avec la domination de langlais et linstitutionnalisation des langues régionales. LEurope des régions se construit contre la nation. Cest ce quécrivait Huchon, ancien président PS de lIle-de-France, qui présentait la région comme « le seul territoire capable de rompre lunicité de la loi » . Lacharnement à parler dune " Europe sociale" creuse un gouffre entre le PCF et le peuple. La violence de la « concurrence libre et non faussée » apparaît aux yeux de tous dans les murs, les miradors et les affrontements autour des migrants jetés sans droits dans les routes de lEurope. Il est impossible de rompre avec le capitalisme en France sans maîtriser une monnaie au service dune politique progressiste, quelque soient les menaces et oukases des institutions de lUE. Et il ny aura pas de changement économique en France, sans sortir nos échanges avec le monde de la guerre des monnaies. Loin de toute stratégie de dévaluation compétitive, loin de tout repli nationaliste, sortir de lEuro est la condition dune rupture anticapitaliste en France, mettant en cause la mondialisation capitaliste. Une situation nouvelle serait ainsi créée en France et en Europe, porteuse de ruptures et de bouleversements au profit des peuples, permettant de construire des nouvelles coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines. Les luttes, terrain premier des constructions politiques Les emplois, salaires, retraites, protection sociale, mais aussi santé, formation, logement, libertés... tout ce qui porte progrès est acquis puis conservé par la lutte. Rien nest jamais octroyé aux exploités. Passer du particulier, du corporatif au général, créer les conditions des convergences dans laction est toujours une question décisive pour les communistes. Ne jamais instrumentaliser et ne jamais oublier que sans lutte de masse entraînant à un moment la majorité du peuple, aucun progrès idéologique et politique nest possible. Depuis des années (luttes contre le CPE), aucune lutte na été victorieuse, et cela a pesé lourd dans la détérioration des rapports de force idéologiques. Le FN, réponse "électorale" à jamais déconnecté des luttes démocratiques, y puise sa force. Nous noublions ni Fralib, ni Pilpa, ni les femmes de ménage des grands hôtels parisiens pour ne citer que quelques victoires emblématiques, ni toutes les dures luttes menées : Air France, Goodyear... Ce qui a manqué, cest le "tous ensemble" et des victoires à ce niveau. Au moment où nous écrivons ce texte, nous ne savons pas quelle sera lampleur, la durée, le contenu exact de laffrontement qui se dessine contre le projet El Khomri, mais le mouvement est là après des années de résignation, dabstention électorale. Une partie de la difficile équation des présidentielles peut être modifiée. Le rapport entre lutte et politique est complexe : effort permanent des sociaux-démocrates de récupérer et même instrumentaliser les luttes, difficulté permanente pour les communistes dêtre au plus haut du possible, vécus comme utiles, améliorant la lecture de classe de chacun, permettant la victoire. Les actions peuvent parfois aboutir (1968,1995) et lissue politique nous être défavorable (majorité écrasante UNR en juin 69, gauche plurielle devenue gauche "plus rien" en 1996). Cest donc bien dun rapport étroit, en permanence en construction, dont il est question. Les communistes, les militants, les responsables et les élus ont donc de lourdes responsabilités quotidiennes dans laction. Chacun en agissant, modifie le réel. Les luttes sont donc une composante essentielle de notre formation, souvent un moment particulièrement favorable à ladhésion. Prenons garde de ne pas oublier les 30.000 adhésions au PCF de mai 1968. Les forces de la bourgeoisie savent tout cela, elles mobilisent énormément dénergie pour empêcher les luttes, de la kyrielle des DRH et autres idéologues, aux forces de répression et aux mouchards. Communistes, consacrons aussi beaucoup dénergie, de temps, defforts à ce que les luttes, toutes les luttes de classe, vivent, convergent, gagnent. Un des plus grands reculs de ces dernières décennies idéologique, politique, matériel est laffaiblissement rapide des liens entre syndicalistes de lutte et parti communiste. Il sera nécessaire, en lien avec les luttes réelles, de résoudre cette question. Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur Le FN correspond à la version adaptée du fascisme à lépoque de la mondialisation et de la numérisation. Sil se donne des airs de bonhomie avec larrivée de nouveaux cadres se réclamant du gaullisme et de la république, il reste fondamentalement une formation nationaliste, lié à ses origines. Cette formation fondée en 1972 par un petit groupe de néofascistes issu du groupe Occident, de nostalgiques du régime de Vichy, dancien partisans de lAlgérie française et dactivistes de lOAS, fût largement promotionné par la télévision publique dans les années 80 pour diviser la droite et favoriser la réélection de Mitterrand, sous limpulsion des services de lÉlysée. Elle cristallise les reliquats idéologiques de plusieurs traditions de lextrême droite fasciste, dont faut-il le rappeler, celle anti-patriotique du patronat de la fin des années trente qui proclamait « plutôt Hitler que le front populaire ». Le FN est aujourdhui utilisé comme leurre protestataire en même temps que repoussoir pour permettre et accélérer la recomposition politique dont le capital a besoin pour mettre en uvre les politiques qui le servent au mieux de ses intérêts afin de dégager toujours plus de profits sur la force de travail. Après trois décennies dun capitalisme débridé, la société arrive à un point à la fois de souffrance et dimpossibilité où la question politique va devoir se poser de nouveau dans les termes : « socialisme ou barbarie » . Or le capital entend se donner libre cours. Toute avancée sociale est pour lui un frein à ôter, toute résistance salariale un obstacle à détruire. La dépendance vitale et la peur sont historiquement ses objectifs ultimes pour le salariat. Son corollaire est lobéissance absolue. Quand cette structure se dévoile, voire se déchire dans les luttes de classes, le capitalisme a recours à la terreur qui est son fonds inaltérable. La main de fer dans un gant de velours, si caractéristique des sociétés libérales, perd son apparence souple et paternaliste. La violence devient sa réponse. La criminalisation des résistances syndicales comme dans le cas dAir France et de Goodyear en est une des manifestations, le recours au fascisme une autre. Le fascisme constitue un type de réponse à la crise structurelle et conjoncturelle qui agite les sociétés capitalistes dans la période dentre-deux guerres. Il dénonce limmoralité et les mauvaises murs issues des partis politiques traditionnels, les excès de la propriété privée causés par les monopoles capitalistes. Il donne préférence à la petite et moyenne propriété et soppose violemment aux organisations se réclamant de la lutte des classes. Sil ne nie pas lexistence de classes sociales, il prétend les discipliner en soumettant les intérêts particuliers à lintérêt national. Avec le nazisme, la lutte des classes se déplace vers des luttes raciales où saffirme la solidarité fondamentale des citoyens devant les non-citoyens, version initiale de la préférence nationale. Pour Dimitrov, le fascisme représente, malgré ses dénégations, lidéologie du capital et de limpérialisme. Cest ce que nous montre lactualité en Ukraine et en Syrie, comme au Chili il ny a pas si longtemps, et partout où il utilise des bandes armées fanatisées pour ses basses uvres. Malgré ses prétentions populistes, le fascisme est une entreprise de soumission des masses dont il a besoin pour son assise. Il développe à cette fin une démagogie sociale effrénée. Il utilise le chauvinisme, la xénophobie et les replis identitaires pour tromper les masses, les détourner de leur soucis quotidiens, faire glisser leur attention des problèmes intérieurs vers ceux de lextérieur. Nous sommes dans une situation proche de celle de la veille des deux guerres mondiales où une crise financière majeure et structurelle est accompagnée par une montée des nationalismes, lenvie den découdre et labsence dune résistance cohérente et organisée pour apporter une réponse. Cest le contexte des élections régionales du 6 et du 13 décembre qui consacraient la victoire dun FN se déclarant avec triomphalisme au porte du pouvoir. Délection en élection le FN poursuit son ascension malgré les campagnes morales de la gauche sociétale et les fronts républicains quelle prétend lui opposer. Car le FN ne cesse dêtre promotionné à chaque scrutin. Cette complaisance lui permet dinfluencer les débats et de pousser chaque fois un peu plus son hégémonie dans le domaine des idées, comme le prouvent les débats sur lidentité nationale, limmigration, la sécurité, et la déchéance de la nationalité. Grâce à la bienveillance socialiste et son double langage, toutes les conditions ont été réunies pour entraîner une part importante de la population, fragilisée par la désindustrialisation de régions entières et les pertes massives demplois, vers la haine anti-immigrés et pour détourner la colère des classes populaires vers des boucs émissaires. Le PS pour la cinquième fois de son histoire porte la lourde responsabilité de faire le lit de lextrême droite, au lieu de sattaquer aux causes et de les chercher dans la structuration capitaliste de la société. La lutte contre le Front national est possible à condition de passer par la lutte contre le capital, son ventre nourricier. Comme lécrivait Brecht, « le ventre est toujours fécond doù est sortie la bête immonde » si nous ne nous attaquons pas à sa domination. Le fascisme est un danger mortel pour la classe ouvrière, le danger principal contre lequel il faut en urgence rassembler les forces populaires et démocratiques. Si lexpérience nous montre que la réprobation morale ou les combinaisons de type front républicain ne sont daucun effet, nous savons depuis le Front populaire que le meilleur remède contre le fascisme est lexistence dun parti communiste proche des couches populaires, apte à transformer les besoins de sécurité, de vie, en luttes unitaires pour lemploi, la paix et les salaires, un parti qui sache organiser les rassemblements et désigner ladversaire de classe, le responsable de la lutte de tous contre tous, le système capitaliste.
Edité le 12-03-2016 e 00:53:15 par Xuan
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| Posté le 12-03-2016 à 00:52:39
| [suite] Pour sortir de limpasse de la gauche, un grand parti communiste, un rassemblement populaire majoritaire ! Le PCF, une organisation affaiblie Depuis la « mutation » initiée par Robert Hue, le PCF a suivi, de congrès en congrès, des stratégies qui ont toutes conduit à un affaiblissement organisationnel, électif et politique. La suppression des cellules dentreprises et de quartiers, a porté un grave coup à lorganisation. Les cellules répondaient à un besoin organisationnel fort : rassembler des militants, leur donner des espaces de discussion et délaboration politique, pour leur permettre dagir. La disparition des cellules de quartiers a cassé le lien entre militants. Dans les assemblées de section, ce sont souvent les mêmes militants qui prennent la parole. Les militants des milieux populaires nosent plus parler, et ce faisant, sautocensurent et se détachent du parti. Les cellules dentreprises ont disparu, rompant le lien avec le monde du travail. Même dans de grandes entreprises, il ny a plus de militants communistes, ni dexpression du Parti communiste. Dans plusieurs luttes emblématiques, les militants syndicaux organisés le sont rarement au PCF. Trop souvent, le parti ne se mobilise plus que lors des échéances électorales, à lopposé dune organisation communiste qui devrait au contraire mener un travail politique de long terme, détecter des militants issus de la classe ouvrière, les former, et leur confier des responsabilités. Ni les réunions nationales thématiques, ni les réseaux sociaux ne remplaceront le militantisme de terrain. Seule la reconstruction de lappareil militant nous permettra de redevenir un parti qui soit lexpression des classes populaires, capable de mener des luttes, de créer des rapports de force, et de donner une perspective de rupture avec le système capitaliste. Reconstruire un parti populaire de combat Plusieurs études sociologiques sur le parti doivent nous alerter. Très peu de nos dirigeants viennent de lindustrie, beaucoup sont des salariés de la fonction publique, beaucoup ont toujours été élus ou au service délus. Nous avons de moins en moins de dirigeants issus des entreprises, nos liens avec les classes populaires se sont affaiblis considérablement. Comment sétonner que nos campagnes politiques ou nos adresses à la nation soient déconnectées des réalités ? Dans la période actuelle, où des mouvements de lutte et de résistance se multiplient entreprises, universités, quartiers populaires, etc. nous avons besoin dune campagne très ouverte dadhésion dans les luttes et les entreprises, en leur donnant toute leur place dans lorganisation. Nous devons renouer avec le travail théorique et la formation. Nombre de nos adhérents nont jamais reçu de formation politique, ils sont idéologiquement désarmés. Leffort théorique est indispensable au communiste pour analyser une situation et apporter une perspective politique. Démocratie et fraternité Après les décennies de rénovation et métamorphose multipliant les collectifs, fronts, mouvements, forums, la question de lorganisation, de lefficacité revient au premier plan. Comment créer les conditions dune grève générale réussie, comment faire vivre et renforcer une organisation communiste ancrée dans le monde du travail ? La force historique des communistes, leur organisation, semble avoir disparue. La démocratie sans cohérence se transforme en « chacun cause pour soi » inefficace, laissant les décisions aux exécutifs, comme le montre lannonce des primaires avant tout débat des communistes. Les directions ne construisent plus la mise en cohérence des communistes au service de leur action. Les interventions des dirigeants ne portent plus une parole collective, construite dans la durée pour être identifiée, défendue, portée par les militants. Les "je" se multiplient sans jamais construire le "nous". La démocratie est en panne, et avec elle, laction. Il faut réinventer une forme de démocratie efficace, qui était lobjectif du centralisme démocratique. Lorganisation dont nous avons besoin se construit dabord sur le terrain. Cest pourquoi nous voulons rétablir la règle des quatre quarts, qui permettait aux organisations de base de bénéficier de la moitié des cotisations des adhérents. Leffort pour reconstruire nos organisations de base, cellules et sections est essentiel. Rassemblement ou fuite en avant dans la dilution ? Jamais le Parti communiste na été aussi fort que lorsquil a su travailler à de larges rassemblements dans le cadre dun rapport de forces, comme en 1936 avec le Front populaire et à la Libération avec le Conseil National de la Résistance. Dans ces deux cas, le PCF na rabattu ni ses exigences ni son identité, au contraire. Mais ces dernières années, nos expériences dalliances collectifs antilibéraux et Front de gauche se sont soldées par des déceptions, la perte délus et de crédibilité. Ce type dalliance est inefficace, restant sur le modèle de lunion de la gauche. Or dans tous les domaines politique intérieure, européenne ou internationale le PS est un serviteur du capitalisme. Tant que nous restons dans la confusion, nous sommes sanctionnés par les électeurs. Le rassemblement ne peut passer ni par un effacement de notre parti, ni par la soumission au PS. Nous devons revoir notre stratégie, réfléchir à une véritable politique de rassemblement et dalliances et définir une ligne nationale qui permettra aux adhérents et aux sympathisants communistes de sy retrouver. Un nécessaire bilan A chaque congrès, la direction nationale met en place tous les artifices pour empêcher de tirer le bilan de sa stratégie. Des textes à rallonge, qui ne posent pas les vraies questions, sont adressés aux communistes, qui dans leur grande majorité ne les lisent pas. Les questions essentielles sur lorganisation du Parti ou sur notre stratégie ne sont jamais abordées. Nous demandons un véritable bilan des 15 dernières années, létat réel de lorganisation par fédération, le nombre des adhérents, létat des cotisations, le reversement des élus. Malgré nos défaites électorales successives, nous restons une force dans le paysage politique français. Nous bénéficions de points dappui importants partout. Nous avons un patrimoine immobilier, un patrimoine culturel, et un poids politique. Il ny a donc pas de fatalité à notre déclin. Un parti libre de ses choix Ladhésion au PGE en 2004 a marqué une rupture avec plusieurs partis communistes. Le PGE ne sinscrit pas dans le combat anticapitaliste. On lit sur son site internet en anglais « La vieille contradiction facilement comprise entre le Capital et le Travail est balayée par de nouvelles aspirations et contradictions entre les sexes, les générations, les cultures, les groupes ethniques et surtout par une conscience nouvelle de linterrelation entre lhumanité et lenvironnement » . Pire, ses statuts nous contraignent au respect des institutions européennes. Les échanges avec des forces internationales diverses sont utiles. Mais quand les relations internationales entre partis communistes se multiplient, le PCF ne peut rester enfermé dans ce parti lié aux institutions européennes. Il doit reconstruire des relations fraternelles et solidaires avec tous les partis communistes. III. Notre projet et le chemin du socialisme pour la France Limpasse de la gauche, laffaiblissement du parti communiste, sont aussi la traduction de limpossibilité de penser une autre société que le capitalisme, tant la bataille de diabolisation du socialisme du 20e siècle a fait reculer lidée dun vrai changement de société. Les pays de lEst étaient le mal absolu, la Chine est une puissance dangereuse, les expériences latino-américaines des échecs. Le parti communiste lui même laisse dans le flou des caractéristiques essentielles dune société se libérant du capitalisme ; la propriété publique, le pouvoir des travailleurs, la maîtrise de la monnaie. Il refuse jusquà aujourdhui de nommer clairement son projet de société comme « socialiste », se faisant déborder sur sa gauche par un candidat
démocrate US ! Pourtant, les luttes sociales, et notamment les grandes luttes de défense des sites industriels (Conti, Goodyear, Aulnay, Fralib
) interrogent toutes la propriété des moyens de production. Il ny a plus de marge de manuvre dans le capitalisme, plus de compromis possible avec la grande bourgeoise, tant son intérêt vital pour maintenir ses revenus et son mode de vie, est dobtenir une réduction massive des salaires et des droits. La conséquence est quune solidarité réelle assurant des droits à tous nécessite une véritable révolution, oblige à sinscrire dans la construction dune autre société, dans le renversement du rapport de forces entre capital et travail. Lincroyable socialisation des forces productives appelle plus que jamais une socialisation massive de la propriété. Il y a nécessité historique que le monde du travail prenne toute sa place dans la direction des affaires du pays, pour la maîtrise de ses moyens de production et déchanges, de ses conditions de travail et de vie. La bourgeoisie, avec ses rentiers, spéculateurs, affairistes spécialistes de la subvention publique est inapte pour diriger la société dans le sens de lintérêt général. Ce sont les travailleurs qui doivent se considérer comme les véritables dirigeants, ceux qui peuvent décider quel travail est utile, sous quelle condition, pour quelle production, pour quel besoin social. Oui, nous devons être porteurs dun projet de socialisme du 21e siècle, réduisant, par de larges nationalisations des grands moyens de production et déchange, le pouvoir de la bourgeoisie, recherchant des coopérations internationales libérées de la domination des règles des marchés, rompant radicalement avec les règles de la concurrence et de la spécialisation, pour imposer la planification en réponse aux besoins, le pouvoir des travailleurs dans une république sociale. Nous nommons donc sans complexe notre projet de société comme une société socialiste. Nous défendons clairement et simplement lidée dun plan conduit par un État démocratisé de haut en bas, possédant les moyens de le mettre en uvre, avec des services publics élargis facteur dégalité, des cadres réglementaires et fiscaux plus contraignants pour tourner leffort des entreprises vers les objectifs de la société, sappuyant sur la mobilisation du mouvement populaire pour une nouvelle démocratie, de la cité à lentreprise. Ce projet doit porter la libération humaine de toutes les aliénations, dans la soumission au travail, dans lintensité du travail, dans la consommation publicitaire, dans la guerre de tous contre tous. Il doit porter une réduction massive du temps de travail et un développement sans précédent de la formation, de la culture comme lieu essentiel de socialisation, de partage entre les hommes, de construction des conditions dune démocratie réelle, dune citoyenneté populaire. Le socialisme que nous voulons répondra à la critique de Marx du capitalisme qui « épuise la Terre et le Travail ». Il assurera la gestion des ressources naturelles pour les besoins de lhumanité daujourdhui et de demain, fera de la biodiversité, de la qualité de lair et de leau, de lefficacité énergétique, de la préservation des sols, de la réduction des pollutions, des critères essentiels de la planification et des choix économiques. Mais léco-socialisme est une formule souvent utilisée pour refuser daffronter le véritable défi dun socialisme du 21e siècle, celui dun développement continu et rapide des forces productives, appuyé sur la robotique, la biologie, le numérique, sans compter de nouvelles révolutions énergétiques (4eme génération du nucléaire, fusion, algo-carburants
). Si les circuits courts et léconomie circulaire peuvent jouer un rôle important dans un développement équilibré, ils ne peuvent apporter seuls des réponses à la hauteur des besoins sociaux. La mondialisation encours de la distribution (Amazon, Alibaba
) nous montre au contraire la nécessité doutils mondialisés de planification et de coopération. Ce projet doit porter enfin lexigence de paix, de rupture avec les institutions de la mondialisation capitaliste, la participation de la France à de nouvelles institutions dun monde multi-polaire ouvert aux pays du Sud, la sortie de lOTAN et lengagement dans le désarmement. Un programme de rupture avec le capital La bataille communiste dici 2017 doit faire grandir des revendications politiques fortes qui soient à la fois des outils pour le mouvement social, des revendications que les travailleurs peuvent porter dans leurs luttes, et qui soient des repères dun programme politique de rupture, capable de porter lexigence de rapidité dans la transformation sociale, et la capacité à porter à long terme le changement de société. Lurgence est de se doter dun programme ambitieux pour la défense de lemploi et des salaires. Cette bataille pour lemploi et les salaires doit être un point essentiel du combat des communistes, car elle concentre lessentiel des luttes sociales actuelles. Ce programme doit poser en même temps la question du pouvoir. Quel gouvernement mettrait en uvre ces revendications, avec quel rapport de forces, quel « Front Populaire », libéré du carcan de lUE et appuyé par le mouvement des salariés, des classes populaires et des jeunes et où le Parti Communiste jouerait bien évidement un rôle central. Dans la période actuelle nous proposons un programme de revendications économiques immédiates pour faire reculer la misère et la souffrance populaire et instaurer plus de justice, mais aussi aller vers le socialisme : Nationalisation/socialisation des secteurs bancaires, financiers et assurances, et des secteurs de la production vitaux pour le pays Re-nationalisation immédiate dEDF-GDF,de la Poste, de France Telecom et dAir France. Plan de développement des services publics, en priorité école, santé, transports et postes avec les embauches statutaires nécessaires Remise en cause fondamentale de la dette publique Interdiction des licenciements et des délocalisations et appropriation par les salariés avec le concours de la force publique des entreprises désertées ou bradées par leurs actionnaires Réduction massive du temps de travail sans perte de salaires, semaine de 28h sur 4 jours augmenté de 4h de formation hebdomadaire pour tous. Rétablissement dune indexation des salaires sur linflation, blocage des prix des produits de première nécessité. Création dun grand service public de la formation continue permettant de proposer à tous les salariés des démarches de qualification, au service de linnovation et la qualité au travail. Augmentation significatives des salaires, des pensions et minima sociaux Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein et départ dès 55 ans pour la pénibilité Blocage des prix des produits de première nécessité Construction de logements sociaux à hauteur des besoins, blocage des loyers et interdiction des saisies et expulsions pour les familles en difficulté Non-application des directives et traités européens Sortie de lOTAN et de lalliance atlantique, refus de toute intervention militaire de la France dans un pays souverain Un seul chemin, un rassemblement populaire conscient et organisé pour lunité du peuple ! Pour tourner la page de la longue construction dune union de la gauche au profit du parti socialiste, puis de son lent enferment dans limpasse actuelle, il faut proposer de nouvelles formes de rassemblement, un rassemblement populaire dont la fonction première nest pas électorale, mais dabord déducation populaire pour un peuple uni, conscient et organisé. La principale leçon de lhistoire de lunion de la gauche est la sous-estimation du piège des institutions, des logiques électorales et médiatiques. Maurice Thorez dès 1965 décidant du soutien à François Mitterrand, ou Georges Marchais en 1972 invitant les communistes à valider le programme commun, avaient tous deux mis laccent sur le rôle irremplaçable du mouvement populaire pour imposer à François Mitterrand et au PS le respect des engagements pris ! Lexpérience a tranché. Malgré les alertes, les communistes se sont peu à peu retrouvés en arrière-plan, critiques, mais suiveurs des dérives socialistes. Pourtant, nous pensons que la rupture dans une société capitaliste est impossible sans un mouvement populaire capable de gérer dans la durée les tensions, les contradictions, les freins qui ne manquent pas de surgir dans tout processus de transformation politique. Les difficultés de plusieurs pays dAmérique latine engagés dans une voie socialiste sont révélateurs. Nous ne croyons donc pas quune alternative à lunion de la gauche existerait dans une action groupusculaire, encore moins militaire. Nous devons donc construire pas à pas un « Front Populaire » moderne, outil déducation populaire pour que des millions de citoyens soient capables de sinformer sans dépendre des médias dominants, de sunir malgré les contradictions locales ou corporatistes, de sapproprier les enjeux environnementaux, économiques, culturels, de la transformation socialiste. Le lien est essentiel entre un parti communiste de combat organisé et populaire et un « Front Populaire » renouvelé faisant vivre de bas en haut une démocratie citoyenne dans une république sociale. Le parti sans rassemblement est impuissant, le rassemblement sans parti est inconscient. Oui, le défi du parti communiste ! Nous relevons le défi de faire vivre et renforcer un parti communiste de combat, populaire, marxiste. Nous avons un double atout : la montée du mécontentement populaire, lunité qui se construit dans les luttes et ce que sont les communistes, leur volonté dunion. Parce que nous savons que ce qui unit les communistes est plus fort que ce qui les divise. Tous les communistes ont conscience de la gravité du moment, tous veulent que leur parti soit un grand parti des travailleurs, un parti démocratique où lopinion de chaque adhérent compte pour un, un parti de responsabilité et de dévouement qui regagne la confiance du peuple. A cause de cette conviction, nous abordons ce Congrès dans un esprit de fraternité, découte mutuelle. Il faut unir les communistes pour ouvrir la perspective dun nouveau Front populaire vers le socialisme. Vive le Parti Communiste Français ! Pour être déposé, cette base commune alternative devra comporter au moins 300 signatures dadhérents du PCF de 30 départements. Des non adhérents au PCF peuvent bien sûr le signer, en le précisant en commentaire, pour faciliter le décompte. Pour les adhérents du PCF, une attestation de signature est nécessaire ainsi quune attestation de cotisation fournie par le trésorier fédéral. Tu trouveras sur le site, un formulaire dattestation individuelle de signature, à compléter de manière manuscrite et signer. Nous vérifions si ces documents peuvent être transmis par scan ou fax...et nous proposerons rapidement une adresse postale. Pour pouvoir échanger rapidement entre signataires et finaliser le dépôt du texte, un téléphone et une adresse électronique est bien utile. Pour les camarades qui nont pas de mail, leur signature peut être "portée" par un autre camarade (qui peut donc signer deux fois avec un même mail pour deux noms,et qui sera chargé de faire le lien...) Documents joints Base commune alternative 37eme congrès > 10 mars - PDF - 191.3 ko attestation.pdf > 10 mars - PDF - 20.7 ko
Edité le 12-03-2016 e 00:53:53 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 15-03-2016 à 23:00:33
| | CONTRIBUTION AU 37 ème CONGRES DU PCF (Juin 2016) Le projet « La France en commun » est pour moi décevant car les intérêts de la classe ouvrière n'y sont pas véritablement représentés. A la lecture de ce projet seuls les intérêts de la classe moyenne sont mis en valeur. Soucieuse de sauvegarder sa situation, la classe moyenne se croit encore à l'abri mais bientôt la loi capitaliste du plus fort s'imposera aussi à elle... On ne sent pas dans ce projet la prise en compte de la colère des salariés, des ouvriers en lutte, précarisés, des chômeurs, des sans-abris, des jeunes et des personnes âgées dans la galère, des syndicalistes persécutés. Comment la classe laborieuse, celle des plus pauvres, peut-elle se sentir compris par un PCF qui propose un tel projet ? N'est-il pas alors légitime que cette colère liée à une exploitation sans précédent ne se tourne vers des démagogues d'extrême droite qui font mine de la prendre en considération ? N'est-il pas alors légitime que cette colère non entendue se détourne des élections en s'abstenant ? Je ne souhaite pas la participation du PCF à la mascarade que constitue « la primaire à gauche ». Je ne souhaite pas que le Parti s'associe à cette initiative dont l'orientation clairement social-démocrate vise à rabattre les voix communistes autour d'un candidat qui se pliera in fine au dogme du capital et de l'idéologie du « social-libéralisme ». Je pense que nous avons besoin de vrais Communistes dans le PCF. Nous avons besoin que le PCF rompe avec l'orientation réformiste prise dès les années 80 qui le dilue dans la « social-démocratie ». Je pense qu'il faut reconstruire un Parti Communiste qui défende véritablement les intérêts de la classe ouvrière et des classes populaires. Le PCF ne doit plus compter parmi les partis qui accompagnent le capitalisme en nous faisant croire que ce dernier peut être « moralisé » et plus « humain ». Pour se faire il doit renouer avec ses fondements théoriques révolutionnaires ceux de Marx, Engels et Lénine dont nous constatons sans cesse la pertinence actuellement. Car l'exploitation capitaliste, si elle se met au goût du jour via les nouvelles technologies ou la « révolution » numérique, est toujours la même dans ses principes de base. Nous avons besoin d'un PCF qui prenne en compte les ravages écologiques causés par l'exploitation effrénée des ressources naturelles. L'écologie est incompatible avec le capitalisme. L'écologie politique est une imposture quand elle roule pour la « social-démocratie ». Il s'agit pour nous d'abattre le capitalisme pour aller vers une société Socialiste et de se doter des moyens politiques pour cela. Nous devons donc : 1. Sortir du carcan antidémocratique des institutions européennes pour retrouver notre souveraineté nationale et populaire : sans cela rien ne sera possible !!! L'Europe sociale est un leurre pour nous faire accepter une idée qui depuis ses origines n'a toujours eu qu'un seul but : élargir à l'Europe un marché capitaliste qui sert avant tout les intérêts capitalistes (étatsuniens surtout !). 2. Sortir de l'OTAN et de notre asservissement aux intérêts géostratégiques états-uniens pour en finir avec les guerres impérialistes qui ruinent les peuples, obligent les victimes à fuir les guerres en devenant des migrants qui seront à leur tour exploités. L'OTAN est la principale responsable du terrorisme et des attentats. Rompre avec l'ingérence envers les pays souverains, favoriser la coopération pacifique, oeuvrer pour la paix entre les peuples. 3. Remettre à l'honneur et améliorer les conquis sociaux pour lesquels nos aînés se sont battus qui ont fait de notre modèle social une référence de par le monde (programme du CNR entre autres). Exiger l'appropriation collective des grands moyens de production, d'échange et des secteurs clé de l'économie (banques, assurances, santé, éducation, sciences, agriculture, transport, énergie, défense, médias, internet...)
.. Une nouvelle adhérente PCF de 2015 , cellule 1er/4ème Lyon
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