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 UKRAINE – LES OUVRIERS N’ONT PAS ENCORE PARLÉ

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robertbibeau
Militant de valeur
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   Posté le 03-03-2014 à 15:15:27   Voir le profil de robertbibeau (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à robertbibeau   

Encore une fois j'apprécie le niveau des débats sur ce Forum.

Abordons une question très importante qu'un camarade relate ci-haut. De bon droit il dénonce la position trotskyste - révisionniste qui se résume en NI-NI «Mais entre ces deux camps on ne peut pas rester indifférents et appliquer la politique trotskiste du ni-ni , politique qui aboutit toujours à soutenir en dernier ressort l'impérialisme.»

Le camarade a totalement raison le NI-NI et ceci comprend non seulement les trotskystes qui l'énonce directement mais aussi les partis révisionnistes comme le PC canadien qui signe la déclaration commune qui l'énonce hypocritement - le NI-NI est une position pro-impérialiste.

En effet si une bandit entre dans la maison du voisin tuer sa femme ouvrière et violer sa fille secrétaire et voler le mobilier. Selon vous Est-ce la bonne attitude à avoir vis-à-vis votre camarade communiste qui est à l'usine à ce moment précis que de dire NI le bandit - NI mon camarade. Cette attaque d'un bandit est le fruit de la désagrégation économique du capitalisme et ce bandit est la victime de la société capitaliste - il est mon frère de classe tout autant que mon camarade à l'usine - je compatis avec les deux et avec leur fille que j'entends hurler à l'instant mais je me permets de dénoncer verbalement la société capitaliste qui a provoqué un tel drame. Voilà je retourne me coucher elle cessera bien de hurler quand il l'aura achevé.

Voilà caricaturé la position des trotskystes et des partis révisionnistes...

En Ukraine la question de la montée du fascisme n'est pas théorique - bla-bla-bla. Les puissances impérialistes occidentales mènent l'attaque contre les ouvriers du monde entier dans les trois instances (économique - politique- idéologique) et sur le front politique ils mènent l'attaque agressivement sur deux fronts bien précis et communicants.

1) Dans les pays occidentaux ils renforcent l'appareil d'État policier - les lois anti grèves - anti-démocratiques bourgeoises - contre la liberté d'expression - d'opinion (le cas Dieudonné en est une exemple et christer moi la paix avec Dieudonné antisémite - les juifs Français ne sont pas des sémites ce sont des gaulois caucasiens convertis si vous souhaitez parler en terme de race et d'ethnie ce qui me répugne au plus haut point) Revenons à nos moutons. Donc renforcement partout du fascisme d'État pour casser la résistance ouvrière sur le front économique en prévision de la grave crise économique qui appauvrira tant et tant la classe ouvrière d'occident (voir la préfiguration en Grèce) que des révoltes et des soulèvements sont faciles à prévoir.

2) Parallèlement - à cette montée de l'État policier - (la nouvelle forme du fascisme qui ne sera probablement identique aux talons cloutés des années 1930) installation dans les pays dominés et intégrés à une alliance ou à l'autre (OTAN - UE - ALENA - BRICS - UPI), pays de la périphérie de gouvernement carrément fasciste sans même le vernis électoral bourgeois qu'ils tenteront de conserver jusqu'à la fin dans les pays dominants de chaque alliance (tout dépendant - en Chine il ont renoncé depuis fort longtemps à cette apparence - en Russie ils l'ont rétablit, aux USA il la conserve tout comme en France - Royaume-Uni et Allemagne puisque les révoltes ouvrières ne menacent pas encore leur dictature de riche).

3) Après les pays baltes, après plusieurs pays d'Afrique ou les petits caporaux d'opérettes se sont emparés du pouvoir d'État pour mettre la bourgeoisie locale dans la droite ligne de la métropole dominante - après les pays arabes - ou djihadistes et dictatures militaires - du pareil au même - ont bridé les ouvriers locaux et les ont mis à merci de leur armée respectives (armées légales ou armées illégales comme en Libye). En Syrie c'est l'alliance UPI qui a remporté la partie et c'est l'armée légale qui continuera d'écraser le pays et les ouvriers alors que l'armée illégale des djihadistes de l'autre alliance a été défaite
En Arabie, et émirats ce sont les armées légales d'État qui imposent leur dictature directement. En Afghanistan ils s'apprêtent à transmettre le pouvoir aux talibans après avoir échoué à les soumettre - mais ces obscurantistes n'ont aucune visée impérialiste et devraient neutraliser le pays NI OTAN - NI RUSSIE (voilà le NI NI des trotskystes).

Quelle doit être la position des marxistes-léninistes dans tout ce salmigondis ????
Deux axes guident toujours les marxistes-léninistes et seulement deux axes
A) Quelle est l'intérêt et la position de notre classe UNIQUE - la clase ouvrière (excluant les paysans - les pauvres - les lumpens - les petits-bourgeois - la bourgeoisie nationale en voie de paupérisation) SEULEMENT notre clase la classe ouvrière.
B) Que nous enseigne la théorie - la science de la lutte révolutionnaire marxiste-léniniste dans une situation semblable afin de nous permettre de forger une tactique et une stratégie révolutionnaire actuelle - concrète - dans cette situation actuelle - concrète que ni Marx, ni Engels, ni Lénine, ni Staline n'ont pu rencontré dans les siècles passés. Mais des principes théoriques et des lois économiques s'appliquent toujours même si la conjoncture évolue et se transforme.

Dans notre éditorial de cette semaine nous compléterons notre prise de position sur la question de la fascisation du pouvoir d'État en Ukraine.

Robert Bibeau

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Xuan
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   Posté le 03-03-2014 à 17:23:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Je ne souhaite pas détourner le sujet comme je l'ai dit, sinon en rappelant que , contrairement aux apparences, la lutte contre l'impérialisme est aussi une lutte des classes et qu'elle s'inscrit dans le cadre de la révolution prolétarienne mondiale .
J'y reviendrai ailleurs en reprenant les arguments avancés par les uns et les autres. Pour l'instant l'actualité est l'Ukraine.

La subversion fasciste d'une part, l'intervention russe de l'autre sont inséparables de l'expansionnisme européen vers l'est.
On constate que cette expansion est liée à la concurrence et à la baisse des salaires d'un côté et probablement la baisse du prix des matières premières, des produits agricoles.
La voie dans laquelle s'engage l'Europe sera dans tous les cas lourde de conséquences pour elle et accentuera ses contradictions internes, notamment les contradictions entre la bourgeoisie et le prolétariat.
Il est donc essentiel de nous opposer aux ingérences européennes, de lutter pour la paix. C'est aux peuples d'Ukraine qu'il revient de définir une politique indépendante des blocs. Ce sera sûrement une voie tortueuse et douloureuse.


En ce qui concerne le style du débat, notre avis est que ceux qui s'expriment ici souhaitent apporter leur pierre à la révolution prolétarienne. L'autre aspect est que nous avons aussi des conceptions différentes.
Il faut tenir compte de ces deux aspects pour adopter un ton fraternel, s'en tenir aux principes et s'appuyer sur les faits.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
gorki
Les ouvriers n'ont pas de patrie
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gorki
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   Posté le 04-03-2014 à 13:51:29   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

il a été a écrit :

Le NI-NI est une position pro-impérialiste. En effet si un bandit entre dans la maison du voisin tuer sa femme ouvrière et violer sa fille secrétaire et voler le mobilier. Selon vous Est-ce la bonne attitude à avoir vis-à-vis votre camarade communiste qui est à l'usine à ce moment précis que de dire NI le bandit - NI mon camarade. Cette attaque d'un bandit est le fruit de la désagrégation économique du capitalisme et ce bandit est la victime de la société capitaliste - il est mon frère de classe tout autant que mon camarade à l'usine - je compatis avec les deux et avec leur fille que j'entends hurler à l'instant mais je me permets de dénoncer verbalement la société capitaliste qui a provoqué un tel drame. Voilà je retourne me coucher elle cessera bien de hurler quand il l'aura achevé.



Heureusement que l’auteur de cette satire anti NI-NI à tenu à nous rassurer qu’il venait de réaliser avec cette prose une caricature des positions du trotskisme et du révisionnisme… Effectivement, sans vouloir me faire le défenseur de ces positions qui mériteraient un traitement plus sévère, c’est le moins que l’on puisse dire.

Examinons la chose :

D’abord s’agissant de comparaison avec les événements en Ukraine, il va nous falloir donner une « réalité plus vivante » à ce récit en identifiant les protagonistes de cette petite démonstration pour adorateur de récit en science-fiction. Science-fiction en effet, parce qu’il n’aura échapper à personne, que si ici il y a caricature de positions idéologiques, il s’y révèle aussi, qu’il y a caricature des événements, ou alors l'auteur voulait-il nous entretenir de tout à fait autre chose ?

Dans la situation de l’Ukraine, les bandits pénétrant dans la maison, sont nombreux et rivaux à convoiter le mobilier, (les richesse du pays) de plus ils ont des complices dans les lieux (hordes fascistes, politiciens au pouvoirs et oppositions, corrompus) et la seule fille qui pourrait y être « violée » pour les uns elle prend le nom lady démocratie pour les autres celui de Anushka la servante) et quant au camarade ouvrier communiste présentement locataire de cette maison (les territoires de l’Ukraine) totalement désarmé il y apparaît, comme celui qui n’aurait pas d’autre choix que d’opter pour celui qui lui paraîtrait être le moins pire de ses cambrioleurs, celui qui va lui mettre la carotte sans douleurs, si il ne veut pas passer pour un lâche NI-NI, (pour adopter le langage des simplificateurs nian-nian se prétendant les plus fut fut). Mais bon ! l’auteur, mansuétude oblige, à quant même pris soin de l’épargner, il le laisse rivé à sa machine, ce qui se passe chez lui il le voit pas. Maintenant dans cette parodie nous manque de "donner une existence" au dernier larron, à qui il est accordé des possibilités d’intervenir: le voisin « communiste » observateur (sûrement d’occident ou d’ailleurs) surnageant mentalement dans une réalité qui ne lui est pas papable, et qui va vite se trouver confronté au même dilemme que son pote sur place, chasser quel bandit ? et des deux filles sauver laquelle ?… car il semble selon la morale de cette histoire, qu’il n’y ai pas d’autres choix !

Pourtant si il y en avait un, et le seul qui pouvait s’offrir à nos deux virtuels prolos communistes : celui de refuser de se sentir pris en otage.

Virant tous les bandits, le premier récupère sa maison, il en chasse les deux « prostitués » et sans ce contenter de les laisser hurler, il les achève lui-même, adopte Miss démocratie prolétarienne et refonde un foyer du socialisme. Et quant à son voisin (observateur lointain) « son Eric par exemple », il l’invite soit à se conduire en véritable internationaliste et à venir lui filer le coup de main salutaire, en combattant déjà son propre impérialisme, soit à fermer sa bouche, si c’est pour lui proposer de choisir un bandit du moindre mal (un impérialiste pour un autre)… surtout que faut bien l’avoué, loin des tourments de la lutte on ne risque rien de n’avoir pas à goûter soi même au choix de la carotte que l’on conseil à l’autre de se faire mettre.

Pour conclure je pense que l’auteur de cette fantaisie, RobertPipeau, aurait mieux de s’en tenir à la justesse de son premier avis * (voir citation dessous) plutôt que de chercher à caricaturer de façon niaise et surtout racoleuse, en montant de toutes pièces cette fable pour « prolos qu'il pense politiquement attardés »


« Les ouvriers ukrainiens n’ont pas la main dans cette affaire. Ils n’ont aucun contrôle sur aucun des camps, ils n’ont pas d’organisation de classe et ils n’ont pas l’initiative révolutionnaire. Les ouvriers ukrainiens ne serviront que de chair à canon dans cette guerre des canonnières. Ils mourront sans gloire et sans avantage...inutilement. Il est temps que le prolétariat ukrainien expulse ces troublions infiltrés, ces assassins venus d’Occident avec leurs chaînes dorées pour remplacer celles que le nouveau tsar du Kremlin leur a tissé. Les ouvriers doivent tirer les conclusions de ce coup fourré mal engagé et apprendre de ce soulèvement avorté. Qu’ils trouvent des armes et les planques et qu’ils se préparent pour la prochaine tournée où cette fois ils devront dirigés l’action et ne pas laisser des néo-nazis et des brigands dirigés les ouvriers révoltés. L’objectif sera alors «Tous le pouvoir aux soviets». RobertBibeau


Ni trostkisme Ni révisionnisme à bas les caricatures nian-nian des ML prétendument les plus fut fut. (C’est pour détendre )



* hé oui RobertBibeau! les prolos aussi ça peut distribuer des bons points


Edité le 04-03-2014 à 14:26:59 par gorki


SMT2
Jeune Communiste
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   Posté le 04-03-2014 à 18:32:15   Voir le profil de SMT2 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT2   

Déclaration des partis communistes et ouvriers signataires sur le danger du fascisme et l’organisation de la lutte

La crise politique en Ukraine est rentrée dans la phase de l’opposition directe des forces. Il existe une menace réelle pour sa résolution en faveur des nationalistes bourgeois, les forces les plus réactionnaires, ouvertement pro-fascistes.

La crise actuelle en Ukraine est la manifestation de la lutte acharnée des clans dans la classe bourgeoise au pouvoir ; elle est l’attaque d’une partie du grand capital financier et industriel de l’Ukraine, aspirant au pouvoir et à la redistribution de la propriété, contre le groupement actuel des capitalistes proches du gouvernement. Dans cette lutte, à un degré plus ou moins fort, sont impliqués les intérêts aussi bien du Capital occidental que du Capital russe. Sans aucun doute, les leaders de l’impérialisme mondial, en particulier les États-Unis et l’Union européenne (à l’intérieur de celle-ci, principalement l’Allemagne), ainsi que la Russie, désirent orchestrer la situation en Ukraine, directement issue de la crise actuelle, chacun, à son avantage. Il s’agit d’une intervention directe et sans précédent de ces pays dans les affaires intérieures de l’Ukraine, aussi bien en finançant la soi-disant opposition, qu’en provoquant et en aidant l’organisation de la tentative de coup d’État, et en exerçant la pression politique allant jusqu’à indiquer ouvertement la liste des personnes qui devraient faire partie du gouvernement ukrainien, et celui qui devrait être nommé pour le rôle du futur président.

Cette politique est clairement une poursuite des agressions impérialistes menées en toute impunité, des provocations organisées contre la Yougoslavie, l’Irak, la Libye, la Syrie, et des menaces proférées contre d’autres pays. Cette politique, d’après la définition de Komintern, est une manifestation du fascisme, car elle exprime les intérêts des forces les plus réactionnaires, les plus impérialistes du Capital financier et se réalise par des méthodes de la dictature directe avec le rejet de toutes les normes démocratiques.

Mais en même temps que cette intervention extérieure, nous devons clairement voir que c’est précisément la politique du clan de la grande bourgeoisie jusque-là au pouvoir, "Parti des régions", et celle de son protégé, le président Ianoukovitch, qui a poursuivi et intensifié la politique du pillage de ses prédécesseurs (en commençant par Kravtchouk, Koutchma et jusqu’à Iouchtchenko), qui a conduit à la détérioration de la situation de la classe ouvrière, de tous les travailleurs, à la corruption rampante monstrueuse ; ce qui a permis à « l’opposition » de réanimer et d’utiliser dans leur lutte acharnée pour le pouvoir la puissance des forces les plus sombres, les plus réactionnaires, en exploitant les sentiments et les éléments fascistes, voire nazis, d’une grande partie de la société.

Objectivement parlant, la lutte des capitalistes pour le pouvoir, ainsi que toute crise, affaiblit la classe dirigeante, crée des conditions préalables au renforcement de la politique menée par les ouvriers et les travailleurs. Mais cela n’a pas été le cas en Ukraine. Sa classe ouvrière est venue à la crise idéologiquement désarmée, désorientée et éclatée d’un point de vue organisationnel, et a été prise en otage par la politique de la classe qui l’exploite.

Nous considérons qu’il est de notre devoir de reconnaître notre part de responsabilité pour la faiblesse du mouvement communiste et ouvrier en Ukraine et de dire ouvertement que, nous en sommes convaincus, une des principales raisons de cet état du mouvement ouvrier en Ukraine, comme en Russie, et comme dans la plupart des pays occidentaux, est une forte déviation droitière dans le mouvement communiste, la politique actuelle de coopération avec les classes dirigeantes bourgeoises, que mènent, depuis des décennies, de nombreux grands partis de la Gauche Européenne et d’autres partis dont la stratégie et la tactique s’en approchent.

De la même façon que l’opportunisme sous Gorbatchev a rendu le socialisme au capitalisme, aujourd’hui les successeurs de la cause de Gorbatchev cèdent leurs positions devant le fascisme qui attaque. Ils désorganisent les travailleurs, les maintiennent dans les illusions parlementaires et dans l’espoir des élections honnêtes, créent les différentes variantes de gouvernements de centre- gauche et des soi-disant possibles alliances progressistes entre les états bourgeois.

Ces illusions et la tromperie des travailleurs doivent être clairement rejetées.

La classe ouvrière et tous les travailleurs doivent disposer de leur propre politique de lutte de classe contre le capitalisme de toutes sortes et contre leurs clans, pour leur propre pouvoir - le pouvoir des travailleurs. Les fronts populaires de la classe ouvrière et les détachements du prolétariat peuvent et doivent devenir des centres de lutte antifasciste de tous les hommes honnêtes et des forces progressistes dans le monde, puisque la lutte contre le fascisme, sans une lutte contre l’impérialisme et contre son soutien dans le mouvement ouvrier, l’opportunisme, est une phrase creuse et mensongère.

Les communistes et les travailleurs de tous les pays doivent être les premiers à monter dans les rangs de la résistance au fascisme grandissant en Ukraine, en Syrie, dans les pays de l’Union Européenne, aux États-Unis, et partout dans le monde.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Union des Communistes d’Ukraine - Parti Communiste Ouvrier de Russie - Parti Communiste de l’Union Soviétique - Parti Communiste Ouvrier de Biélorussie - Mouvement socialiste du Kazakhstan - Mouvement marxiste de Résistance Populaire (Moldavie) - Parti Communiste (Italie)- Sinistra popolare - Union des Révolutionnaires-Communistes de France - Parti Ouvrier de Hongrie - Parti des communistes de Bulgarie - Initiative Communiste d’Allemagne - Parti des Travailleurs Socialistes de Croatie - Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie - Parti Communiste Bulgare

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marquetalia
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   Posté le 04-03-2014 à 19:02:23   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

pour combattre le fascisme,il faut recréer les "brigades internationales",en ukraine meme contre la clique néo-nazie de klitschko.
Xuan
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12564 messages postés
   Posté le 11-03-2014 à 22:55:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de Nicolas Maury :

Ukraine : Donetsk, Lugansk, Kharkov, Mariupol, Dnipropetrovsk, se soulèvent contre les putschistes de Kiev et contre les oligarques Lundi 10 Mars 2014


A l'Est rien de nouveau ? Ce weekend a été marqué par de très importantes manifestations dans le sud et l'Est de d'Ukraine. Les habitants de ces villes sont massivement descendu dans les rues pour dénoncer les putschistes de Kiev, appeler à l'aide la Russie, mais pour dénoncer aussi les oligarques. Ce mouvement massif s’émancipe enfin des clans mafieux qui dirigent le pays depuis 1991 - article et traduction Nico Maury



Les drapeaux rouges, ceux du Parti communiste et de la bannière de la victoire, les drapeaux russes et soviétiques (de la RSS d'Ukraine comme de l'URSS) ont envahi les rues des villes des régions du sud et de l'est de l'Ukraine. Les manifestants à Donetsk et Lugansk ont pris d’assaut les bâtiments des administrations régionales pour exiger un référendum sur un nouveau statut des régions, comme en Crimée.

Toutes ces manifestations s’émancipent de la tutelle des oligarques qui ont pillé le pays depuis 1991. Elles dénoncent les putschistes de Kiev (et parviennent même a faire détaller un de leur leader). Ces mouvements n'hésitent plus a hisser les drapeaux rouges de la révolution, du socialisme, de l'URSS et clament haut et fort que l'URSS est leur patrie.

EuroMaïdan a incarné la révolution nationale, révolution porteuse de valeurs réactionnaires (et néonazies), des valeurs libérales de l'Union européenne. Face à eux, la révolution s'organise à l'est et les putschistes de Kiev ne pourront pas utiliser les oligarques (qui se sont ralliés pour conserver leurs privilèges) puisque l'Est voit rouge.

A Lugansk, les manifestants hissent le drapeau rouge

Les manifestants ont bloqué et occupé le siège du gouvernement régional. Le drapeau rouge avec la faucille et le marteau a été hissé sur ces même bâtiments. Les habitants de la région sont opposés à la junte putschiste de Kiev et ils exigent la tenue d'un référendum portant sur les mêmes questions qu'en Crimée.

Selon les rapports des médias, les manifestants ont obtenu la démission du gouverneur, Mikhail Bolotskih, et aux fenêtres du bâtiment un millier de personnes ont déployé des drapeaux russes et rouges.

Une escarmouche a eu lieu avec des partisans de Euromaïdan.


A Kharkov, 15.000 manifestants contre les oligarques, pour un référendum et le Socialisme

15.000 personnes ont manifesté à Kharkov depuis la Place de la liberté jusque devant les bâtiments de l'administration publique régionale. Les manifestants réclamaient la tête du nouvellement nommé gouverneur de Kharkov, Igor Balut, ils ont scandé des slogans contre les oligarques, pour un référendum sur l'autonomie et pour le Socialisme.

Certains manifestants ont attaché tulipes blanches et des rubans de Saint-Georges (orange et noir, symbole de la victoire contre les nazis en 1945) sur les boucliers des policiers déployés devant les bâtiments régionaux.



A Donetsk, 10.000 manifestants repoussent Vitali Klitschko

Près de 10.000 manifestants se sont rassemblés dimanche à Donetsk contre la venue du putschiste Vitali Klitschko. L'ex-champion de boxe, candidat à la présidentielle du 25 mai, avait expliqué à la presse après son arrivée dans ce fief du président déchu Viktor Ianoukovitch vouloir convaincre ses habitants de la nécessité de rester unis face aux provocations des séparatistes.

Les habitants du Donbass, bassin minier et industriel dont Donetsk est la capitale, ont afflué à partir de la mi-journée sur la place Lénine, où ils avaient déjà réuni la veille environ 2.000 personnes.

Russie!, Donetsk, ville russe, Poutine président, a scandé la foule, qui brandissait des drapeaux russes et du Parti communiste et a observé une minute de silence en l'honneur des policiers tués à Kiev lors d'affrontements avec des manifestants pro-européens.

Nous ne voulons entrer ni dans l'Otan, ni dans l'Union européenne, nous ne soutenons pas le gouvernement à Kiev: personne ne les a élus, ils se sont désignés eux-mêmes, a tempêté Alexandre, un manifestant quadragénaire. Les gens se sont mobilisés à ce point parce que leur patience est à bout, l'Ukraine a été entraînée dans le jeu politico-économique de l'Europe et des Occidentaux, a déclaré à l'AFP Robert Donia, l'un des leaders du mouvement, promettant d'autres manifestations dans les jours à venir.

Après s'être rassemblés au pied de la statue de Lénine, les manifestants ont formé plusieurs cortèges arpentant les rues de Donetsk et hissant le drapeau russe sur le siège local des services de sécurité.

Face à ce déferlement, M. Klitschko a annulé le meeting qu'il avait prévu dans l'après-midi à quelques centaines de mètres de la place Lénine.






L'URSS notre patrie



Mariupol contre le fascisme et sous la bannière de l'URSS!

Les habitants de Mariupol réclament l'organisation d'un référendum sur l'autonomie, l'éjection des putschistes de Kiev et la fin de l'ingérence de l'Union Européenne et des États-Unis. Les manifestants clamaient haut et fort leurs sympathie à la Russie et mais aussi qu'ils n'ont qu'une seule et unique patrie : L'Union Soviétique






Manifestation massive à Dnipropetrovsk contre les putschistes de Kiev

Les manifestants ont défilé sous les bannières de la RSS d'Ukraine, de la Russie, et du drapeau rouge.




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