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 Le génie marxiste d'ajourd'hui : Clousclard !

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Xuan
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   Posté le 10-03-2020 à 23:48:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un génie du marxisme ! Clousclard !


Dans un entretien publié sur
Initiative Communiste, Aymeric Monville interroge Michel Clousclard, présenté comme rien de moins que le « génie marxiste d'aujourd'hui » !

La classe ouvrière du piédestal… à la trappe

« Ce couple (homme ouvrier, femme employée) ne peut pas être dans le permissif. Il fait de nécessité vertu » .
Clousclard fait ici dans l’angélisme, le « couple ouvrier-employée » n’est pas non plus l’archétype de la famille selon Boutin.

IL n'a pas inventé non plus ce que disait déjà Karl Marx :
« Moins le travail exige d'habileté et de force, c'est-à-dire plus l'industrie moderne progresse, et plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes et des enfants. » le Manifeste

Mais après avoir porté la classe ouvrière au pinacle, il s'empresse de la dissoudre et de confisquer son rôle dirigeant.
« Le travailleur collectif, c'est l'alliance du travail manuel et du travail intellectuel. Par travailleur collectif, j'entends les ouvriers, les employés et les I T C (ingénieurs techniciens cadres) Ces derniers aussi sont des producteurs. Ils sont placés dans une même unité organique. On a dit que les I T C n'étaient pas dans la classe ouvrière, en voulant réduire la figure du producteur à l'homme qui tient un marteau piqueur. Il faut en finir avec ce misérabilisme. Les I T C avec nous! »

On peut se demander alors comment se fond la vertu ouvrière dans la macédoine des ITC, y compris le DRH qui met à pied les grévistes.
« Les ITC avec nous !» ne signifie pas qu’ils fassent partie de la classe ouvrière, mais qu’ils sons susceptibles d’être entraînés par elle, ce qui est très différent. Les classes sont définies par leur position dans les rapports sociaux de production et non par leur présence simultanée sur un même lieu de production. Et lorsqu’on parle de production sociale, il s’agit de marchandises et de plus-value, pas de la surveillance des ouvriers, fonction patronale déléguée à certains salariés.

Cette définition de la classe ouvrière «du manœuvre à l’ingénieur » a déjà plus de 50 ans dans le bréviaire révisionniste du PCF. Elle est aux antipodes de la bolchévisation du PCF des années 20 :
Thorez était mineur, Waldeck Rochet petit maraîcher, Duclos apprenti pâtissier, Tillon ajusteur, Dubois et Karman gazier et fraiseur. Tandis que les écoles du parti dépérissent, il se produit de fait à cause de la division du travail, de l’écart de culture et de connaissance, de la maîtrise de l’écrit et du langage, non pas « l'alliance du travail manuel et du travail intellectuel » mais une monopolisation des postes de direction par les intellectuels au détriment des ouvriers.

« …Douze ans plus tard, dans le texte proposé par le Conseil national du PCF comme « base commune » pour le XXXIVe congrès de 2008, le mot « ouvrier » n’apparaît qu’une seule fois, et comme un groupe social au même titre que beaucoup d’autres : il s’agit en effet de rassembler « ouvriers, techniciens, employés ou cadres, femmes et hommes salariés de toutes catégories, précaires, intellectuels, sans-papiers, sans-emploi, paysans, créateurs, étudiants, retraités, artisans ». En rejetant l’ouvriérisme associé au stalinisme, les représentants du PCF ont tendance à abandonner la priorité accordée au rôle des ouvriers et des classes populaires dans le combat politique. Ayant délaissé la réflexion sur les rapports de classe et sur l’organisation de la lutte par ceux-là mêmes qui subissent la domination, ils ont naturellement éprouvé des difficultés à prendre en compte l’essor des nouvelles figures populaires — les employés des services et les descendants des travailleurs immigrés du Maghreb notamment » ... [Comment un appareil s’éloigne de sa base – Julian Mischi]

Sur le plan des augmentations de salaires, « la classe ouvrière du manœuvre à l’ingénieur » justifiait la revendication des augmentations au % opposées aux augmentations uniforme de salaire, « pour conserver le pouvoir d’achat » disait-on. Entendez le pouvoir d’achat des hauts salaires qu’il s’agissait de courtiser à des fins électoralistes, et au nom du principe « la classe ouvrière du manœuvre à l’ingénieur » . Moyennant quoi c’étaient les non-grévistes qui touchaient la plus grosse augmentation, que les bas salaires avaient obtenue par la lutte de classe.
Ceci n’est pas sans conséquence sur le caractère de classe du PCF, en particulier de sa direction, que certains militants ont pu appeler « un parti de bobos » . Et les centres d’intérêt se déplacent aussi, des intérêts des classes populaires vers les « sujets de société » , à l’opposé de la vertu ouvrière célébrée par Clousclard.
Ce n’est pas sans conséquence non plus dans le recrutement du parti.

Pour comprendre l’éloignement du PCF vis-à-vis des classes populaires et son effondrement électoral (il passe de 15,3 % lors de la présidentielle de 1981 à 1,9 % en 2007), il faut analyser les évolutions de son discours et de son organisation. A partir des années 1980 et surtout 1990, le PCF entend représenter non plus seulement les classes populaires, mais la France dans sa « diversité ». La lecture de la société en termes de classes s’efface derrière des thématiques comme la « participation citoyenne » ou la recréation du « lien social ».
[Comment un appareil s’éloigne de sa base – Julian Mischi]


Clousclard revisite mai 68

« Mai 68, mouvement parisien, estudiantin, libertaire, culturel, gauchiste ("rectifié" par le Juin des travailleurs). »

C’est une présentation biaisée, elle reprend l’image de mai 68 colportée par la bourgeoisie pour discréditer l’ensemble de ce mouvement de masse, qui a réellement ébranlé la république gaulliste.

« il est interdit d’interdire », « sous les pavés la plage » et « jouissons sans entraves » : le caractère libertaire de mai 68 a bien existé parmi d’autres mais il n’en est qu’un aspect.
La plupart des affiches créées aux Beaux Arts dénonçaient la censure de la télé, reprenaient le slogan des mineurs grévistes de 1948 « CRS=SS », et soutenaient les grèves.


L’origine historique de mai, avec l’arrestation de 600 étudiants et la fermeture de la Sorbonne, ce sont les affrontements à caractère anti impérialiste contre le groupe Occident, qui n’avaient assurément rien de libertaire.

En réalité la majeure partie des étudiants et des lycéens souhaitaient s’unir à la classe ouvrière sous le mot d’ordre politique commun « dix ans ça suffit » . Mais les dirigeants du PCF et la CGT ont à tout prix voulu empêcher l’union des ouvriers et des étudiants par peur du gauchisme, introduisant une division injustifiée car le mouvement estudiantin n’était pas en mesure de diriger les grèves.
Par contre en agissant ainsi les dirigeants révisionnistes se sont aliénés les intellectuels révolutionnaires.

Le caractère fondamental de mai 68 ce sont les grèves. Elles n’ont pas commencé en juin comme le prétend Clousclard mais bien avant, au lendemain même de la « nuit des barricades » et le jour de la réouverture de la Sorbonne, avec l’appel à la grève générale du 11 mai, l’occupation de Sud aviation le 14, de Renault-Cléon le 15, SCNF-EDF le 17 – PTT le 18, avec 8 millions de grévistes le 22 mai.

Le 31 mai les piquets de grève sont évacués et c’est le 8 juin que commence la reprise. Le 12 se déroulent les élections anticipées.
Est-ce la « rectification » et le « Juin des travailleurs » selon Clousclard ?

A vouloir séparer à tout prix le mai des étudiants de celui des grévistes Clousclard est un faussaire, il se ridiculise en maquillant les dates, mais surtout il piétine l’unité profonde des ouvriers et des étudiants.
C’est après l’échec de mai 68 et à cause de l’attitude dogmatique et sectaire du parti révisionniste que le courant anarchiste libertaire a pu se développer en contrepoint, parmi les étudiants et les intellectuels.

Le « génie du marxisme » aux prises avec Marx

AM: Vous dîtes dans votre dernier livre que vous ne voyez plus l'utilité d'une dictature du prolétariat. Pour quoi cela?

MC: Cette dictature est une concentration et confusion des pouvoirs. Il s'agit d'identifier l'appareil du P.C. à l'appareil d'état, puis de proclamer celui-ci état de droit: l'U.R.S.S. De cette confusion peut naître un énorme pouvoir politique mais qui va conjuguer deux effets pervers. D'une part il provoque un dédoublement progressif de la conscience de classe (parti, appareil d'état) et de la réalité (sociologique) de classe. Cet éloignement en vient même à une rupture. D'autre part, ce pouvoir bloque, certes, tout développement de la société civile (du marché du désir). Mais ainsi, il la refoule dans l'inconscient collectif, celui de la réalité (de classe) qui vient de perdre sa conscience de classe. Ainsi, cette société s'est coupée de plus en plus du pouvoir qui la représentait pour devenir de plus en plus disponible à une “société de consommation” toute proche. Avant, dans le contexte de la société traditionnelle, la philosophie politique révolutionnaire ne pouvait s'accomplir que par la dictature du prolétariat. Dans la nouvelle société, post-industrielle, la philosophie politique révolutionnaire - à conceptualiser - est celle du socialisme démocratique et cogestionnaire.


On ne demandera pas à un génie du marxisme d’expliquer pourquoi la société dite post-industrielle n’a pas besoin d’appliquer aux anciennes classes dirigeantes la dictature du prolétariat. Probablement faut-il penser que les actionnaires des monopoles capitalistes de cette nouvelle société sont devenus plus raisonnables et prêts à partager le pouvoir démocratiquement, à cogérer avec les salariés, sans lever le petit doigt pour s’y opposer. Les faits ont montré qu’il n’en n’est rien. La classe ouvrière qui connaît ses exploiteurs n’a pas cette naïveté particulière des catégories intermédiaires
L’explication de la bienveillance capitaliste qui rend inutile la dictature du prolétariat n’est pas bien loin. Le génie du marxisme Clousclard dessine déjà les institutions de la société nouvelle :

On ne peut pas arriver en disant “la lutte des classes”, il faut dire: “Mettons à jour l'organisation sociale” Nous avons des parlements, un sénat. Très bien, on le conserve, mais on ajoute un troisième parlement. Ce système parlementaire renouvelé constitutionnellement ne toucherait que le législatif. La problématique de l'exécutif resterait en suspend, mais les lois seront décidées par le parlement du travailleur collectif. La demande est modeste mais on ne peut gagner qu'en jouant sur le terrain de l'adversaire; le reste c'est platonique.

Clousclard nage dans ce Marx appelait déjà le crétinisme parlementaire. Lorsque la bourgeoisie peut se passer de son propre parlement pour imposer une réforme des retraites par le 49.3, le rêve de Clousclard ne va pas plus loin qu’une boulette de papier dans la corbeille.
« on ne peut gagner qu'en jouant sur le terrain de l'adversaire » . Formule que signerait volontiers Laurent Berger, sauf qu’on n’est pas sur un terrain de foot mais dans un Etat bourgeois et qu’à ne pas le quitter, on gagne surtout le droit d’y rester longtemps.

En définitive le génie marxiste Clousclard ne pisse pas plus loin que Piketty, le Marx du XXIe siècle nominé ainsi par sa maison d'édition et les plate-formes commerciales. L’un comme l’autre prétendent renouveler le marxisme à la lumière de faits nouveaux.
En réalité ils reproduisent des théories réformistes éculées et dénoncées par Marx et Lénine.

Sur un site théorique du PCC cet article reproduit sur le forum « Le socialisme à la chinoise présenté par un intellectuel chinois, Zhang Wenmu » :

En 1889, Eduard Bernstein, membre du Parti social-démocrate allemand, dans le livre « Les prémisses du socialisme et les tâches de la social-démocratie » a formulé pour la première fois le concept de « socialisme démocratique ». En 1951, lorsque l’Internationale Socialiste a été fondée, elle a clairement mis le « socialisme démocratique » comme programme de lutte à travers le programme « Objectifs et tâches de la social-démocratie », s’opposant ouvertement au marxisme et au socialisme scientifique.

Sous prétexte de promouvoir la diversité, le socialisme démocratique cache son objectif de nier la position directrice du marxisme.
En termes d’orientation idéologique, le socialisme démocratique prétend accepter à la fois l’humanisme et le marxisme.
En politique, le socialisme démocratique nie les classes et la lutte des classes, préconise le multipartisme et affirme que les relations de classe dans les pays capitalistes ont fondamentalement changé.
La classe ouvrière pourrait contrôler le pouvoir de l’État à travers une majorité au parlement et réaliser l’idéal d’égalité.
Sur le plan économique, ils défendent la mise en place d’une «économie mixte», qui est la combinaison du système coopératif et de la propriété privée, de la planification économique et de la libre concurrence, ainsi que l’opposition à l’élimination de la propriété privée.
S’agissant du système étatique, ils nient la dictature du prolétariat, prônant la mise en place d’un système de sécurité sociale et la mise en place de l’État providence.
Ils prônent la réforme du système fiscal et la redistribution des revenus et de la richesse par l’expansion des droits économiques et de la protection sociale des citoyens, réalisant ainsi l’égalité économique; ils croient que grâce aux réformes et à la révolution technologique, avec le développement des forces productives, le capitalisme se transformera automatiquement en socialisme démocratique.


Le même article rappelle que :

« L’essentiel, dans la doctrine de Marx, est la lutte des classes. C’est donc dit et écrit très souvent. Mais c’est incorrect. Et cette inexactitude se traduit souvent par une fausse représentation opportuniste du marxisme, sa falsification dans un esprit acceptable pour la bourgeoisie. Car la doctrine de la lutte des classes n’a pas été créée par Marx mais par la bourgeoisie avant Marx et, d’une manière générale, elle est acceptable pour la bourgeoisie.
Celui qui ne reconnaît que la lutte des classes, il n’est pas encore marxiste, il peut encore se retrouver dans les limites de la pensée bourgeoise et de la politique bourgeoise. Limiter le marxisme à la doctrine de la lutte des classes signifie tronquer le marxisme, le dénaturer, le réduire à ce qui est acceptable pour la bourgeoisie.
Seul un marxiste étend la reconnaissance de la lutte des classes à la reconnaissance de la dictature du prolétariat.
C’est la différence la plus profonde entre le marxiste et le petit bourgeois (et aussi le grand bourgeois) ordinaire. C’est dans cette pierre de touche que nous devons expérimenter une compréhension et une reconnaissance efficaces du marxisme ».
(Lénine -L’État et la révolution)

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Plaristes
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   Posté le 11-03-2020 à 14:55:04   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'aimerai rappeler une phrase connue de clouscard sur mai 68....

Un mai 68 peut en cacher un autre !

La plus part des clouscarien pour parler du 67 ouvrier et du 68 qui a suivit disent bien : "Ni farce ni tragédie !"

"Clousclard fait ici dans l’angélisme, le « couple ouvrier-employée » n’est pas non plus l’archétype de la famille selon Boutin. "

Il s'adresse principalement à eux....
Mais https://youtu.be/IjdOKYvd3iA?list=PLenh-v2YpALab5RkPnOsITH4BqbkeZlH1
Son propos est universel.


"On peut se demander alors comment se fond la vertu ouvrière dans la macédoine des ITC, y compris le DRH qui met à pied les grévistes."

Avec l’uberisation grimpante aujourd’hui il serait temps de vous poser la question... Clouscard pour faire le tri dans les ITC donne un formule simple que j'ai évoqué.

Narcisse>Vulcain ---> Collabo.
Vulcain>Narcisse ----> Avec nous.
C’est pourtant pas compliqué !

"« on ne peut gagner qu'en jouant sur le terrain de l'adversaire »" Il parle du terrain culturel...
Voir inculture 1 de Lepage.

"On ne demandera pas à un génie du marxisme d’expliquer pourquoi la société dite post-industrielle n’a pas besoin d’appliquer aux anciennes classes dirigeantes la dictature du prolétariat."

La grande majorité des clouscarien étant hégéliano-marxistes et proches du léninisme, considèrent que la dictature du prolétariat était à repenser.

D'où mes problèmes avec le dogmatisme du PCC...

Ce qui est le plus souvent envisagé est le PCCubain, où ce que suggérait Staline lors du XIX° congrès du parti.

Nous avons des preuves d’Alexandre Pisikov un historien anti Stalinien et anti communiste que Staline avait commencé une ébauche d'un programme de parti en 1947, que Staline allait dans cette même direction.

Il s'agit plus d'une refondation plus que d'un abandon !


P.S : J'espère que vous avez au moins compris que l'angélisme serait de dire que ce dernier couple serait vertueux par nature alors qu'il ne l'est que par nécessité.

Car là j'ai envie de vosu donner un Alain Soral/20 en matière de compréhension de clouscard !


Edité le 11-03-2020 à 18:48:23 par Plaristes




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Xuan
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   Posté le 11-03-2020 à 18:52:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Opposer « 67 ouvrier » et mai 68 est bien typique des révisionnistes « clouscariens », c’est clairement gommer les 8 millions de grévistes.
Sur le terrain des luttes ouvrières, mai 68 fut la suite et l’aboutissement des luttes de 67 à Pennaroya, Rhodiaceta, Sud Aviation, Berliet, des mineurs de Lorraine, Thomson Houston et les chantiers de l’Atlantique, des paysans de Quimper, etc.
Mais de surcroît mai 68 allait plus loin que les grèves de 67 parce qu’il s’agissait d’une grève politique de masse, visant non seulement le salaire à 1000 F mais la fin du gaullisme.
Je rappelle que les dirigeants révisionnistes s’y sont farouchement opposés : la grève pour les revendications économiques d’un côté, et les élections (foirées) pour l’Union de la Gauche de l’autre...d'où la position des "clousclariens".


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Encore une fois c’est le prolétariat et son parti qui sont en mesure de décider qui sont les amis et les ennemis de la révolution, et non leurs alliés aussi proches soient-ils.
On parle de l’avant-garde organisée, de la classe pour soi, et non de toutes les victimes du capitalisme.
Quant aux critères « qui sont nos ennemis et qui sont nos amis » , ce sont des critères qui dépendent de notre objectif final, et pas des figures de mythologie à la sauce Clousclard.
En clair, les « collabos » ce sont ceux qui pactisent avec l’ennemi de classe et qui s’opposent à la révolution, ceux qui attaquent les piquets de grève avec des battes, ceux qui tirent sur les manifestants, ceux qui vomissent des articles contre eux, etc.
Opposition Vulcain / Narcisse ? Non c'est pas compliqué Plaristes, c'est complètement hors sujet.

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« Terrain culturel » , tu plaisantes ? Clousclard parle très clairement des institutions. Il rêve d’un parlement ouvrier parallèle à celui des bourgeois :

« Il faut exiger une refondation constitutionnelle. Il y a un parlement bourgeois actuellement, pourquoi ne pas créer un parlement ouvrier ?
...
Il y aurait toute une problématique, un renouveau parlementariste, qui résoudrait les problèmes du régime présidentiel et du régime parlementaire. Ce serait une ruse de la raison.
On ne peut pas arriver en disant “la lutte des classes”, il faut dire: “Mettons à jour l'organisation sociale” Nous avons des parlements, un sénat. Très bien, on le conserve, mais on ajoute un troisième parlement. Ce système parlementaire renouvelé constitutionnellement ne toucherait que le législatif. La problématique de l'exécutif resterait en suspend, mais les lois seront décidées par le parlement du travailleur collectif. La demande est modeste mais on ne peut gagner qu'en jouant sur le terrain de l'adversaire; le reste c'est platonique.»
.

C’est ce que j’appelle du crétinisme parlementaire.


________________


Les rapports entre le parti communiste et l’Etat sont définis dans chaque pays socialiste en fonction des conditions qui lui sont propres, et qui peuvent changer au cours du temps si les conditions sont modifiées.
Le but du parti communiste dans cette période c’est de conduire l’Etat socialiste jusqu’à son terme, c’est–à-dire sa disparition.


Edité le 11-03-2020 à 19:11:58 par Xuan




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   Posté le 11-03-2020 à 19:22:30   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"Mais de surcroît mai 68 allait plus loin que les grèves de 67 parce qu’il s’agissait d’une grève politique de masse, visant non seulement le salaire à 1000 F mais la fin du gaullisme. "

Et le début de l'ère pompidou....
Ont a donc échangé le gaullisme contre le néo-gaullisme avec des figures toutes plus vichyssoises les unes que les autres.


C'est une idée balancé à l'arrache, le parlement des travailleurs.... Tous les lecteurs de Clouscard on abandonné l'idée, car tout simplement infaisable. Tout le monde a dit des conneries Rousseau, Kant Hegel Marx... Mais ce n'est pas pour ça qu'ont les lit.

Mais dans refondation progressiste avant d'aborder ce sujet il évoque en permanence l'importance de la lutte sur le terrain culture.

"Tout un détour historique est nécessaire pour situer cette
sentimentalité romanesque. Ici, je ne ferai que reprendre la
détermination essentielle déjà proposée par mes
phénoménologie.

La féodalité a créé une affectivité spécifique de l'exogamie
monogamique, celle qu'exprime le mythe de Tristan et
Yseult, la genèse de la psyché. La bourgeoisie, autre culture
de classe, créera son propre domaine affectif: la
sentimentalité romanesque qui exprime l'intersubjectivité, le
relationnel de classe, non su et non dit. Ce romanesque
s'avère l'ultime résistance d'une civilisation face aux grandes
dynamiques subversives du consumérisme libéral.

Ce constat est d'une importance cruciale et insoupçonnée
des maîtres du soupçon. La sentimentalité romanesque est la
grande refoulée, particulièrement non sue, en son sens et en
sa forme, de la psychanalyse. Elle n'est autre, pourtant, que
la pratique (de classe) de l'inconscient. La psychanalyse, c'est
son immense mérite, a su reconnaître les fondamentaux de
cette sentimentalité romanesque et accéder à sa formalisation
et axiomatisation : le Sur-moi : la loi, le père ; le Je, le héros
du roman qui se fera héros du divan ; le ça, la consommation
libidinale, marginale, ludique.

L'idée nouvelle de bonheur, déniaisée du romanesque
naïf et primaire et de la psychanalyse, peut et doit devenir
l'essentielle revendication de la citoyenneté républicaine,
celle qui vient des Lumières et de la Révolution Française. La
sentimentalité romanesque est la quête privée de ce qui est
un acquis historique, de classe. La vocation du citoyen est le
bonheur. Le cas d'espèce doit se faire norme citoyenne.
L'éthique de la praxis saura corriger ce que le bonheur peut
et doit avoir de « suffisant ».


L'actuelle société occidentale est faite de ces trois

composantes : le grand renfermement moralisateur des

idéologies répressives, réactionnaires, la sentimentalité

romanesque et le consumérisme transgressif. Ce sont les

trois dimensions de la conscience moderne.

Les idéologues du système ne soupçonnent même pas
l'ultime, situation du libéralisme libertaire : la lutte à mort de
la sentimentalité romanesque — les conduites de détour — et
de la consommation transgressive (du marché du désir).
Cette méconnaissance méthodologique est comparable à
celle, déjà évoquée, de la guerre civile (rendue invisible) de la
clientèle de la boîte et du mouvement sportif. Les deux
fractures sociales et culturelles fondamentales ne sont même
pas apparues aux spécialistes de la fracture !

Il faut bien convenir de la défaite de l'univers
romanesque. Le héros de roman — de l'ascendance du
libéralisme concurrentiel — a été balayé par la nouvelle vague
permissive. La brutalité de la consommation transgressive est
telle qu'elle interdit, maintenant, toute conduite de médiation
et de réflexion. L'intentionnalité romanesque, elle-même,
doit être anéantie. Le permissif interdit le droit de rêver,
d'imaginer. Il réduit la jouissance à celle de la brute
positiviste. J'en conviendrai, cette sentimentalité romanesque
est bien ambiguë. C'est que, de vieille machine, elle doit se
faire promesse républicaine. "


"Dieu sait si le domaine culturel regorge de fractures, de
ceci et de cela. Mais de même qu'est ignorée la France de la
dichotomie du sport et de la boîte, cette dualité constitutive
du genre humain est radicalement méconnue, non dite. La
praxis - le travailleur - est si radicalement méprisée que
Narcisse est sur-narcissisé. Il occupe toute la scène alors que
tout se passe dans les coulisses. Le frère ennemi doit être
extrait de son anonymat pour révéler son rôle décisif. Il
apparaît comme l'inconscient de l'inconscient, celui de la
psychanalyse ne faisant que cacher, nier, la réalité de
l'éthique de la praxis."

"Car c'est toute la société qui est rénovée par ce double
contrôle du libéralisme, double création d'emplois. La
modernité n'est autre que le passage de la société sans
tertiaire - embryonnaire — à la société de la saturation du
tertiaire et du quaternaire, celle des métiers du culturel et du
mondain."




Les couches intermédiaires sont les plus touchées par cet appareil de domination culturel.

Et il a été montré à mainte reprise que le détour par l'esthétique (lire Hegel sur l'esthétique...) était souvent le seul moyen de toucher ces couches du prolétariat.

"Les rapports entre le parti communiste et l’Etat sont définis dans chaque pays socialiste en fonction des conditions qui lui sont propres, et qui peuvent changer au cours du temps si les conditions sont modifiées.
Le but du parti communiste dans cette période c’est de conduire l’Etat socialiste jusqu’à son terme, c’est–à-dire sa disparition. "

On est d'accord mais là, vu que l'oncle Jo lui même et d'autres partis communistes partout dans le monde ont constaté que ça donnait le pouvoir à une bureaucratie qui s'imposait en bourgeoisie,je dirais que c'est une problématique universelle.

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Xuan
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   Posté le 12-03-2020 à 13:42:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On n'a rien échangé du tout. De Gaulle est resté.
Il est parti l'année suivante à cause de l'échec du référendum sur "le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat" De Gaulle avait sa fierté

A ce propos les faits ont montré que les élections et l'union de la gauche étaient impuissantes pour virer De Gaulle, et a fortiori pour virer toute la bourgeoisie.
Le principe est simple : seul le mouvement des masses a un pouvoir. Certains susnommés se sont empressés de l'étouffer en faisant miroiter les élections. Mais c'est comme une grève. Quand elle s'arrête on peut toujours se brosser pour négocier.
Mai 68 terminé, les classes moyennes se sont rangées de nouveau du côté du manche.

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   Posté le 12-03-2020 à 13:57:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"C'est une idée balancé à l'arrache, le parlement des travailleurs.... Tous les lecteurs de Clouscard on abandonné l'idée, car tout simplement infaisable. Tout le monde a dit des conneries Rousseau, Kant Hegel Marx... Mais ce n'est pas pour ça qu'ont les lit."

Excuse-moi, Marx n'a jamais pondu pareille ânerie. Un "génie du marxisme" qui balance à l'arrache ce genre de stratégie pour prendre le pouvoir, ça vaut la prédiction de Paco Rabanne qui annonçait le 11 août 1999 " la station spatiale Mir va s'écraser sur Terre" .


Edité le 12-03-2020 à 13:57:38 par Xuan




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   Posté le 12-03-2020 à 14:24:35   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Si, le jeune marx a pondu deux ou trois âneries dans : Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel.

Il s'est rectifié par la suite dans l'idéologie allemande....

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   Posté le 12-03-2020 à 19:32:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Si tu veux bien tu nous en diras davantage, qu’on compare ce que Marx a rectifié et ce que Clousclard a glissé sous le tapis.


> « L'idée nouvelle de bonheur, déniaisée du romanesque naïf et primaire et de la psychanalyse, peut et doit devenir l'essentielle revendication de la citoyenneté républicaine, celle qui vient des Lumières et de la Révolution Française.
La sentimentalité romanesque est la quête privée de ce qui est un acquis historique, de classe. La vocation du citoyen est le bonheur. Le cas d'espèce doit se faire norme citoyenne.
L'éthique de la praxis saura corriger ce que le bonheur peut et doit avoir de « suffisant ». »


Comment peut-on parler de « citoyen » et glisser subrepticement « de classe » ?
Dans notre pays un citoyen n’a aucun de caractère de classe. Carlos Ghosn est un citoyen au même titre que le dernier des blaireaux qui hantent les ronds-points.
C’est d’ailleurs une des faiblesses initiales des gilets jaunes de s’être proclamé mouvement « citoyen » , alors que de toute évidence ils représentent les classes populaires et non la totalité des citoyens, tandis que d’autres « citoyens » représentant les classes exploiteuses les ont fait estropier à coup de LBD, de grenades et de matraques.

Nos objectifs ne sont plus celles des Lumières et de la Révolution Française. Nous en avons déjà parlé. La Révolution Française est une révolution dirigée par la bourgeoisie, qui l’a mise au pouvoir, et dont le cadre idéologique, philosophique, est exactement celui des Lumières et non celui du matérialisme dialectique.
Pour asseoir son pouvoir, la bourgeoisie a présenté son idéologie comme universelle. Ses « droits de l’homme » sont aussi prétendument universels.
Ces droits sont « la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression » .

Du point de vue des classes, ces droits recouvrent essentiellement les besoins de la classe capitaliste, déjà nantie quant au logement, à la nourriture, à l’enseignement, à la santé, à la vieillesse. Et on ne parle pas non plus du droit au travail qui ne concerne pas la bourgeoisie puisqu’elle fait travailler les autres.
Ces droits « universels » sont très relatifs en réalité ; Clousclard est resté vissé là-dessus et n’en démord pas. Il faut croire que la Commune de Paris, la révolution bolchévique et la révolution chinoise n’ont rien apporté à l’humanité, il n’en parle pas.
Mais si on fait le tour de tous les droits acquis par les peuples au cours de ces révolutions, on parle de progrès jamais atteints jusque-là et par l'immense majorité.

> Tu écris que « Les couches intermédiaires sont les plus touchées par cet appareil de domination culturel » .
Clairement ceux qui produisent et qui sont directement confrontés à l’exploitation acquièrent plus simplement une conscience de classe. Mais les catégories intermédiaires, parce qu’elles sont progressivement paupérisées et prolétarisées, se détachent du schéma de l’homme unidimensionnel.
Par contre la bourgeoisie n’est pas dispensée de sa propre illusion.


> Ce n’est pas le parti communiste qui « donnait le pouvoir à une bureaucratie qui s’imposait en bourgeoisie » .
Nous en avons déjà parlé aussi. Quelle que soit l’administration destinée à organiser la transition au communisme, les fonctionnaires ne se transforment pas en bourgeois par l’opération du St Esprit. C’est la bourgeoisie ou ses reliquats, aidés par la bourgeoisie internationale, qui cherchent à corrompre à subvertir le pouvoir.

Imaginer qu’un Etat « indépendant » puisse être imperméable à la subversion est une vue de l’esprit, qui ignore la nature de classe de tout état.
C’est aussi ce que prétend la bourgeoisie lorsqu’elle représente Sa république comme universelle. Les faits montrent qu’il n’en est rien.
Les luttes et les transformations entre la transition vers le communisme et la restauration du capitalisme sont le fruit d’une contradiction qui est la poursuite de la lutte de classe dans le socialisme.

L’expérience de l’URSS a aussi servi le mouvement ouvrier international et les textes théoriques du PCC s’y réfèrent souvent pour rappeler la possibilité de restauration du capitalisme. La lutte contre la corruption est un aspect de la lutte de classe en Chine.

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   Posté le 12-03-2020 à 23:21:58   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"Comment peut-on parler de « citoyen » et glisser subrepticement « de classe » ? "

Clouscard parle en long en large et travers de ce problème..... Il ne tombe pas dans les mêmes travers que chouard qui en comprends pas que macron est aussi citoyen..

Je pourrais citer des passages mais je ne suis pas sûr que vous pourriez les comprendre où moi les expliquer, n'ayant pas entièrement compris et lu les chemins de la praxis ainsi que l'être et le code...

Et il faudrait que je retrouve les passages où il explique la subtilité.....


"La bonne citoyenneté n'implique pas la reconnaissance
obligée de la lutte des classes. Il faut jouer le jeu, celui de la
règle du jeu, de la distinction des deux ordres et de
l'autonomie relative de la morale citoyenne. En tant que bon
démocrate, pour jouer sérieusement le jeu démocratique, je
n'ai pas le droit d'imposer à la morale citoyenne l'éthique de
la praxis. "


Il s'agit justement du concept dont je vous ait parlé d'avoir le parti d'avant-garde juste dans l'agitation et la formation des masses...

Vous connaissez le problème de "on verra ça plus tard" et en faîte ce plus tard devient très vite jamais. C'est d'avoir la démocratie comme condition sine qua non du socialisme.

Il s'agit ici dans son passage sur la morale provisoire donc une morale de transition vers le socialisme (#structuration du mouvement des gilets jaunes...)

"Il faut bien distinguer les deux ordres : celui de la morale
- citoyenne - et celui de l'éthique - de la praxis. Le premier
autorise le défi du « fais ce que voudras ». C'est selon le jeu
de l'adversaire - le libéralisme libertaire - qu'il faut gagner,
sur son terrain. Le « fais ce que voudras » implique
évidemment la tolérance et l'humour du roman
d'apprentissage. La citoyenneté se doit d'être bon enfant (elle
arbitre). "

On a là des preuves qu'il parlait sur le terrain culturel.


"Il n'en est pas de même pour l'éthique de la praxis. Tout
au contraire : elle amène la loi, celle de l'immanence de
l'éthique et de la praxis, sans tergiversation possible. Le
problème des préséances, du pouvoir de décision, est
définitivement réglé. On n'a plus à se demander si c'est
l'éthique qui fait la praxis ou si c'est celle-ci qui engendre
l'éthique. "


Ensuite on des réréférences aux chemin de la praxis qui un bouqin philosophique un peu plus tendu que refondation progressiste qui est un livre de vulgat.


Pour rappelle Clouscard a complété les travaux anthropologique de marx sur la philosophie de l'histoire en faisant l'histoire de la philosophie des paradigmes et des manières de concevoir le monde le temps le travail...

Ils 'attache beaucoup à chaque paradigme de chaque moment historique.

Ce qui offre de nouveaux angles tel que la consommation clouscard complétant amplement le concept de fétichisation de la marchandise.


https://youtu.be/0k74gDVjRm0

Te je ne sais pas comment vous introduire la notion de la nécessité du détour intersubjectif et dialectique pour atteindre l’objectivité... (Vous réfléchissez dans ces vieux modèles orthodxes et orientaux, où Staline à la manière d'un empereur byzantin ou d'un tsar est un peu le christ sur terre (et ceux qui ont étudié sa propagande dont moi confirme que "l’athéisme" stalinien un une christianisme romain bolchévisé..) Ou d'un mao empereur dieu, un peu comme un certains héroes nord coréens...

Clouscard et les clouscariens pensent que ce paradigme est une gigantesque faiblesse, pour reprendre l'exemple de la Corée du nord l’amiral Yi et son histoire pourrait être utilisé pour avoir des gens au carré sans avoir cette religion monothéiste qui divinise le leader de manière confucéenne et par procédé dialectique transforme les coréens en sous-homme,pas de übermensch sans udnermensch (relire marx sur le concept d'humain et surhumain...)


L’enjeu de toutes ces choses qui te sembles absolument abérente est d'avoir un mouvement de masse où tout le monde pet participer... Afin d'éviter ces problèmes... ET ironiquement faire ce que Staline en fin de vie préconisait : La participation active du prolétariat de l'appareil d'état comme activité quotidienne. (Clouscard ne savait pas pour Staline en fin de vie, le bougre jouant le rôle de Jésus terre,il était plus à prendre ses responsabilités de dirigeant qu'à jouer le démocrate... Voir sa réaction à la crise de 33 quand le principe léniniste de libre adhésion ne pouvait plus être appliqué...)

Les principes de Clouscard doivent-être appliqué avec autant de scepticisme que de dogamtisme... Je veux dire que par là malgré sa grande clairvoyance il faut prendre en compte certains changement récents... La sortie complète de la lutte des classes du misérabilisme qu'envisageait clouscard (d'où l'idée de la citoyenneté pour mener la lutte des classe généralisé a été pensée dans un contexte où le prolétariat ouvrier devenait de moins en moins visible.
Ce qui est une idée aussi supporté par Friot... Il faut au moins sortir du défaitisme.. et arrêté d'être solidaire de victimes !
"Le communisme, c’est prendre en charge le malheur du monde, et sans pathos."
Le misérabilisme contraste avec cette classe prolétaire dynamique, et productive en dépit de sa misère, ou plutôt miséreuse en dépit de la richesse de ses bras jambes et tête.

Il écrit aussi :
“loin d’être abolie, cette lutte des classes : s’est généralisée, s’est métamorphosée, ce qui peut empêcher de la reconnaître. [le dispositif de classe du libéralisme libertaire ] met en scène, pour la première fois dans l’histoire, les enjeux philosophiques les plus décisifs ”


Clouscard est hégéliano-marxiste il croit dans le concept de ruse de la raison et de savoir absolu.... Ayant comme dit plus haut bossé des paradigmes d'un point de vu matérialiste et dialectique très profond, le faîte que les Gilets jaunes se réclamment de la citoyenneté il l'avait vu venir à des kilomètres.... Et encore une fois l'histoire lui fait hommage même après sa mort.
Le bucheron à la hache énergétique de fenris, a encore frappé juste.
(Clouscard a vraiment un travail de bûcheron, mais des fois il frappe juste.... Le terme libéralisme libertaire et plein d'autre de ces concepts ont été adopté par l'historie avant même qu'il ne soit connu mais dès année après la création du concept par ses soins... chon bendit n'avais jamais lu de Clouscard avant de se dire libéral libertaire...)

La philosophie de clouscard selon les lignes que j’ai décrites plu haut va plus essayer d'accompagner ce mouvement prolétaire, qui s’inscrit déjà dans une optique de lutte des classe sans forcément la reconnaître, plutôt que de le confronter.... (Et c'est ce que fait le PRCF.....)

La notion de citoyenneté étant la médiation entre l'abandon de la lutte des classe et sa reprise.
Clouscard parle bien d'une morale provisoire.

"Clairement ceux qui produisent et qui sont directement confrontés à l’exploitation acquièrent plus simplement une conscience de classe. Mais les catégories intermédiaires, parce qu’elles sont progressivement paupérisées et prolétarisées, se détachent du schéma de l’homme unidimensionnel.
Par contre la bourgeoisie n’est pas dispensée de sa propre illusion. "


Grand nombre des couches intermédiaires avaient intérêt dans la révolution, même si clouscard que certaines sont prêtes à soutenir Hitler ne serait-ce que pour avoir un petit avantage... Nous rappelant des leçons qui dattes du manifeste.

Pourtant ce ne fut point..... Toutes les marxistes ayant étudié l'invention de la politique culturelle et al guerre froide culturelle savant quel a été l'instrument de leur désillusions...

Ce n'est pas pour rien que la CIA a massivement investit dans l'art abstrait.


"Imaginer qu’un Etat « indépendant » puisse être imperméable à la subversion est une vue de l’esprit, qui ignore la nature de classe de tout état. "

Sauf que contrairement à certains il a essayé de penser et de conceptualiser la fin des distinctions de classes (socialisme...)



"L’expérience de l’URSS a aussi servi le mouvement ouvrier international et les textes théoriques du PCC s’y réfèrent souvent pour rappeler la possibilité de restauration du capitalisme. La lutte contre la corruption est un aspect de la lutte de classe en Chine."

Ce qui est délirant vu le nombre de fois où il ont essayé de défaire ce que mao avait fait pour empêcher la restauration capitaliste, comme cette fois où le PCC a essayé de privatiser les hôpitaux et s'y est cassé la gueule. (Faut dire que Mao avait vu la restauration capitaliste à des kimlomètres et qu'il a fait du bon boulot pour l'endiguer.. Après avoir foiré tout le reste... Enfin il en fini avec l'opium....)


Clairement je crois pour tirer des leçons de la restauration capitalistes je vais rester sur mes sources habituelles plutôt que de faire confiance au PCC...


Je fais partit du courant qui pense qu'il y a déjà du socialisme existant au sein même du capitalisme, comme il y avait du capitalisme au sein du féodalisme.. Et que ce socialisme a pris une part grandissant et que la phase de récession actuelle n'est que temporaire...

Le modèle transition entre capitalisme et communisme convient à des pays avec un mode de production capitaliste sous développé cohabitant avec du féodalisme (Russie chine pays colonisés sans être aussi colonisateurs..)

Pour les vieux pays capitaliste le passage au socialisme sera certes marqué dans le bas socialisme de vestige de capitalisme mais le début de l'ère socialisme faut en cas de riposte effective de l’impérialisme marquera la fin du capitalisme.

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   Posté le 13-03-2020 à 06:33:22   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Plaristes a écrit :



Pour les vieux pays capitaliste le passage au socialisme sera certes marqué dans le bas socialisme de vestige de capitalisme mais le début de l'ère socialisme faut en cas de riposte effective de l’impérialisme marquera la fin du capitalisme.

C'est quoi ce charabia?
Pense au lecteur quand tu remplis des pages sur le forum!

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   Posté le 13-03-2020 à 12:43:23   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'ai écris :
"Ce qui est fait est fait. il n'y a pas de regret à avoir. On ne refait pas l'histoire des si.. La victoire a été terni mais elle reste une victoire.

Nous avons du subir la non épuration et ses conséquences...

Cependant nous avons eu Croizat Thorez et Marcel Paul à des position ministérielles et la bourgeoisie galèrent toujours après des décennies à défaire ce qu'ils ont fait !

Il y a un socialisme déjà existant. Et c'est une victoire..."

Pour les vieux pays capitalistes comme la France, où il y un déjà là communiste, le passage au socialisme marquera la fin du mode de production capitaliste qui ne sera plus qu'un fossile, une vestige qui nous donnera une idée de ce qu'à été le capitalisme.


Le seul moyen pour le capitalisme ne pas mourir dans ce cas là, ou du moins de ressusciter ça sera de conter sur la réaction impérialiste.

Ce n'est donc point comparable avec ce qui s'est passé en chine ou Russie ou le capitalisme était déjà présent mais sous développé. La Russie par son statut de nation semi-impérialiste concentrait toutes les contradictions du capitalisme sans avoir atteins le stade suprême...

(Voir la bête sauvage)


http://excerpts.numilog.com/books/9782209055319.pdf

Il explique en quoi nous sommes rentré dans la dernière phase du capitalisme. (Ce qui explique pourquoi tout ce qui existait du temps de Lénine arrive encore à exister puissance dix)


Où clouscard répond d'ailleurs :

L'oppression économique est à la fois aliénation culturelle et... oppression économique. Mais ce n'est ni l'aliénation définie par le néo-idéalisme ni les paramètres de l 'économisme néo-positiviste et scientiste.
Le dogmatisme marxiste pourrait être défini comme un ensemble de déviations engendrées par la pression de l'idéologie dominante. La double composante de l'idéologie moderne nous semble être explicative du double aspect du dogmatisme. D'une part, une surestimation de l'économique, de ses mesures, de ses effets. D'autre part, une surestimation de la superstructure, de ses instances, de ses effets. La mesure du dogmatisme est double :
1° Son impuissance à mettre en relation dialectique et historique infrastructure et superstructure ;
2° Son impuissance à expliquer les rapports de production spécifiques du CME.
Les deux dogmatiques se réconcilient comme dénégation radicale de la société civile. C'est-à-dire comme total refus de reconnaître la spécificité de la nouvelle société française.
Ces dogmatismes, par définition, doivent interdire d'expliquer le grand paradoxe de cette société : d'une part, le monopolisme d'État, d'autre part, le libéralisme politique et la permissivité des mœurs.
Ce dogmatisme est un danger mortel. Il débouche sur une impasse, une aporie — une contradiction progressivement apparue, insoluble, indépassable — qui serait la fin du marxisme, du champ épistémologique et politique(« incontournable » qu'il a instauré



Clouscard insiste beaucoup sur l'importance de la société civile, et je dois admettre que j'ai oublié quelle position cette dernière prend par rapport à la lutte des classe dans sa phénoménologie, mais il me semble qu'elle joue un rôle médiateur donc le rôle le plus important.

Pour compléter sur le dogmatisme :

"Le dogmatisme est alors l'économique « en dernière instance »... laquelle est tellement dernière qu'elle n'apparaît plus, qu'elle n'apparaît jamais. Cet économique est insaisissable, toujours recouvert du politique, de l'effet de superstructure, de l'État. Les rapports de production alors définis seront un monolitisme fonctionnel, antidialectique et historique, qui interdit toute mise en relation de la société civile et de l'État, de la production et de la consommation, de l'infrastructure et de la superstructure. Ils sont réifiés en une structure éternelle en laquelle on ne voit pas comment « le changement » pourrait se glisser. La révolution ne pourrait être alors qu'un renversement total de la situation et on ne voit vraiment pas comment cela pourrait se faire."


Le dogmatisme dont vous faîtes preuve ni la société civile, clouscard ,e fait que d'opérer la négation de la négation. Tout celà va vous sembler absurde tant que vous ne l'intégrerez pas dans votre dialectique.

"Il faut noter que cette conception marxiste, mais dogmatique, réductrice, académique (au mauvais sens du terme), a alimenté l'essentiel du gauchisme. C'est toute la surestimation des instances superstructurales (l'État, le père,l'école, l'armée, la police). Le gauchisme est un dogmatisme. Et il faut aussi noter que ce dogmatisme a circulé du
gauchisme aux nouveaux philosophes. Le dogmatisme est la clé qui permet de comprendre le glissement du matérialisme au néo-idéalisme. C'est la même conception de l'État qui circule du dogmatisme althussérien aux nouveaux philosophes, par le truchement du gauchisme. (Le fauxsérieux fonde la frivolité.)"

Alors certes vous ne vous identifiez pas à Althusser....

"3. Cette dénonciation du dogmatisme consiste avant tout à reconstituer le mécanisme de son fonctionnement, à montrer comment une notion marxiste utilisée d'une manière non dialectique et historique se tourne contre le marxisme. L'imputation à des personnes n'est qu'un corollaire et, pour nous, subsidiaire. Mais nous n'éluderons pas cet aspect du problème : nous pensons que le PCF a été, à un certain moment de son histoire,dogmatique mais que le dogmatisme a toujours été dans le trotskysme, le maoïsme, le gauchisme en général et le terrorisme en particulier, et que sa meilleure représentation actuelle est dans le théoricisme de l'althussérisme"



La"dialectique" stalinienne est tellement dénuée de véritable dialectique (d'ailleurs Staline et Althusser ont en commun d'essayer le cordon Ombilicale entre Marx et Hegel) que je le range dans la même catégorie.. Et avec Mao n'en parlons pas.....
Piètres dialecticiens..... Au final les maos du PCM et du PCF mlm sans le savoir se rejoignent sur ce point.

La mort de tout esprit critique et de la dialectique... Et encore je ne suis pas le plus génial des dialecticiens, même s'il m'arrive pas réflexe d'arriver à mettre dos à dos l'islammogauchisme (le vrai, celui lié à la tendance sociale démocrate, pas celui qui n'existe que dans la tête des droitards..) et l'islamophobie primaire. Comme engendrement réciproques....

Je suis plus proche de Staline que Lénine, Marx, Hegel ou Clouscard dans ma maîtrise de la dialectique...

Pourtant je vois les lacunes d'un dogmatisme non dédoublé d'un scepticisme... Le seul scepticisme que je vois est celui du chien de garde dogmatique.... Persuadé que le dogme n'a pas besoin d'être remit en question.

Nous sommes marxiste ni dogamatique ni sceptiques nous marchons et devons marcher sur les deux jambes...

Maintenant que celà est adressé, voici un exercice dialectique qui vous permettra de comprendre la position de clouscard sur la société civile :

https://web.archive.org/web/20180811222415/http://clouscard-alerte.org/index.php/2016/12/12/la-societe-civile-ou-la-lettre-volee-de-poe-la-strategie-du-capitalisme-1983/


Pour vous aider il n'y a pas une mais plusieurs sociétés civiles...
"Son étude nous permettra de définir la nouvelle lutte des classes, en régime de société civile, et d’établir les modalités de la nouvelle stratégie révolutionnaire, face à la Bête sauvage et à sa stratégie contre-révolutionnaire."
D'où l'importance de Rousseau et sa vision de la société civile libre sans guillemet.
Pour clouscard la société civile et la citoyenneté, ou du moins celles qui nous offre vraiment la liberté, inclut la lutte des classes sans forcément la reconnaître.


Edité le 13-03-2020 à 12:58:47 par Plaristes




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   Posté le 13-03-2020 à 22:37:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Pour clouscard la société civile et la citoyenneté, ou du moins celles qui nous offre vraiment la liberté, inclut la lutte des classes sans forcément la reconnaître".

Merci pour cette conclusion qui signe le confusionnisme poussé à son acmé semble-t-il chez Clousclard. Quand tu veux tu peux faire court et juste.

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   Posté le 13-03-2020 à 23:01:16   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

J'essaye de résumer, et donc en faisant ça je fais du raccourci.... Comme toi tu fais des conclusions attives

Comme tu as vu avec les Gilet jaunes en arriver à la lutte des classe généralisée est un vrai calvaire.... On est partit de rien ! Du noobisme et l'amateurisme le plus absolu....

Et on en revient à ce je disais sur un autre sujet : Le rôle du parti est de former et d’agiter l'avant-garde qui permettra au peuple de construire par lui même le communisme.
Autrement dit de faire surgir le savoir absolu.

Vous ne vous posez pas la question de comment faire advenir ce paradigme.


"Le dogmatisme est alors l'économique « en dernière instance »... laquelle est tellement dernière qu'elle n'apparaît plus, qu'elle n'apparaît jamais. Cet économique est insaisissable, toujours recouvert du politique, de l'effet de superstructure, de l'État. Les rapports de production alors définis seront un monolitisme fonctionnel, antidialectique et historique, qui interdit toute mise en relation de la société civile et de l'État, de la production et de la consommation, de l'infrastructure et de la superstructure. Ils sont réifiés en une structure éternelle en laquelle on ne voit pas comment « le changement » pourrait se glisser. La révolution ne pourrait être alors qu'un renversement total de la situation et on ne voit vraiment pas comment cela pourrait se faire."

Une autre version de ce dogmatisme n'est pas de renier l'économique et le structurel.
Mais de renier le super structurel, et la phénoménologie de la société civile.

Ce qui est votre tords à vous et aux communistes cubains, qui ont changé la structure tout en préservant le spectre de la super structure. Le spectre du communisme hante le capitalisme.. mais dans CUBA et la Russie de l'URSS le spectre du capitalisme hantait le communisme.

Avec vous, on se dirige vers ce tord là....


Clouscard se pose donc la question de comment faire advenir un nouveau paradigme.... Un paradigme qui écrasera l'actuel.... Et qui le mettre définitivement dans sa tombe.
Et c'est là que dans Rousseau Ou Sartre, il fait un détour par la phénoménologie de Rousseau pour établir la phénoménologie de la société civile.
La compréhension de la leçon de ce détour théorique est essentiel pour mettre en pratique la lutte des classes généralisée.

En posant ces détours cette morale provisoire, que vous appelez confusionnisme par courte vue, il est plus matérialiste et dialectique vous ne l’êtes...

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Xuan
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   Posté le 15-03-2020 à 09:50:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quand ton gourou aura une morale définitive on en reparlera.


Edité le 15-03-2020 à 09:51:42 par Xuan




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   Posté le 15-03-2020 à 14:40:18   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Justement lisez Rousseau dans du peuple sur la morale...
Vous êtes dans une mode de pensée confucéen où tout est ordonnée par le ciel sur terre par l'intermédiaire de l'empereur dieu.


Et non dans un procès de consommation et de production juste et équitable construit dialectiquement sur des axiomes solides.
Un peu de situationnisme ne fait pas de mal.

Surtout ici, où il faut établir une morale provisoire.


Edité le 15-03-2020 à 14:55:27 par Plaristes




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   Posté le 19-03-2020 à 17:14:23   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"a/ La production de série et la consommation de
masse

Quelle est la plus réussie, l'idéale contre-révolution
libérale ? C'est celle qui se proclame anti-réactionnaire et
même progressiste : Mai 68. Ses héritiers peuvent aller
jusqu'à désigner « les nouveaux réactionnaires ». Il faut bien
situer le jeu dialectique et historique des trois composantes
essentielles qui interviennent dès les Trente Glorieuses et qui
ont constitué le fondement même de l'idéologie et de la
stratégie du libéralisme libertaire.

Alors que le réactionnaire veut revenir en arrière,
restaurer, le libéral va de l'avant pour réaliser plus vite que le
progressiste ce que celui-ci a rêvé. Avec, en prime, la plus-
value ! Alors que les deux processus - libéral et social - sont,
en termes de logique en relation inversement
proportionnelle, la propagande publicitaire et médiatique a
pu associer la promotion du libéralisme et le développement
progressiste, imposer la confusion des contraires, pour en
venir à leur identification. C'est l'histoire du diable qui se fait
bon diable et qui passe son temps à expliquer qu'il n'existe
pas : l'histoire du réformisme. "


Alors Xuan.. as-tu compris?

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   Posté le 20-03-2020 à 14:43:49   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

https://youtu.be/1OhfD3x2bwM?list=PL_QDU_D-exBL4BNYyqLKzzv1P1UPXcXaK

Profites de la quarantaine !!!

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