| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 09-04-2024 à 22:41:19
| Commentaire de Xuan sur l'article précédent https://histoireetsociete.com/2024/04/08/les-fractures-de-lalliance-transatlantique-eclatent-au-grand-jour/?fbclid=IwAR3GafXT4BUwt34opdjfoLiuh01M-nByQ8YuRYWsSr8ujdBZdA9twchE_dY_aem_AccORdbNgtW1PxF6I8uhDCr51r3T3tlbgmgO7bjwkw90N4uHhsQdRiDAdDJhMJuTAZbFGehXvhArQYRaRWmaYtIJ « Un se divise en deux » disait Mao Zedong. Certains étudiants des années 70 avaient pris cette formule à la lettre pour justifier la division à linfini des groupes marxistes-léninistes, et ces divisions perdurent encore aujourdhui, y compris dans lensemble des communistes. Pourtant cet aphorisme est parfaitement exact, il résume en peu de mot un aspect essentiel de la dialectique, lunité des contraires. Mais il serait réducteur de considérer uniquement la division et non lunité. Dautre part, pour résoudre ce mystère il faut garder les pieds sur terre, parce que la forme matérielle de ce principe général sincarne toujours dans une forme particulière qui lui donne son existence et son sens. Un parti communiste ne défend pas dautre intérêt que celui du plus grand nombre. Si des intérêts bourgeois y apparaissent, cest un corps étranger à combattre, pas une raison de le détruire car ce nest pas lintérêt du prolétariat de détruire son propre parti. Inversement les intérêts concurrents des capitalistes aboutissent à la guerre et à lautodestruction. Dans lunion apparemment renforcée de lOTAN, en fait gonflée comme une baudruche par la guerre des USA, lunité est la nature capitaliste de ses membres et leur soumission commune aux USA. Mais leur soumission est aussi la cause de leur division comme le démontre larticle. Leur nature capitaliste fondée sur la recherche du profit maximum et leur concurrence aboutissent aussi à ces divisions. La mondialisation dirigée par les USA na jamais été un « super impérialisme» de tous les intérêts capitalistes confondus dans une « finance mondialisée », semblant dominer le monde entier, impossible à cerner mais présentée comme une puissance supranationale étrangère, dans laquelle les capitalistes français nauraient dailleurs aucune part. Cette définition mélange le vrai et le faux et aboutit dune part à lidéologie chauvine, au protectionnisme, voire au racisme, et dautre part à lunion sacrée autour du capital. Mais si une Europe plus indépendante des USA constituait un progrès sensible par rapport à lhégémonie US, cela ne règlerait pas les contradictions dintérêt internes à lEurope, en particulier la domination du duo franco allemand sur les autres pays. On assiste parallèlement à un rejet de la mondialisation multipolaire, qui prend prétexte de la délocalisation et de la désindustrialisation, organisées par les capitalistes eux-mêmes. Ici même les voitures électriques fabriquées en Chine sont rejetées au prétexte dune prétendue aide de létat chinois voire dune « surcapacité de production », mais lEtat français de son côté finance un « bonus écologique » de 4000 €. Ce découplage est un cataplasme sur une jambe de bois, et ne peut quenvenimer le mal. Le protectionnisme ne peut fonctionner que dans une économie mondiale encore naissante, pas lorsque la mondialisation a établi des connexions multiples, y compris en dehors du marché impérialiste, dans un marché émergent et en pleine expansion. Si les fabrications françaises sont promotionnées dans notre pays, cela veut dire quailleurs elles sont plus chères et nauront aucun débouché. De plus lisolement aboutit à régresser par rapport aux innovations techniques. Aux USA, suivant la « Loi sur la réduction de linflation (IRA) », un crédit dimpôt pour « véhicules propres » peut sélever à 7 500 $ à condition quil ne contienne aucun composant de batterie fabriqué ou assemblé par une « entité étrangère préoccupante ». Cette loi vise la Chine, mais pas uniquement, et on saperçoit ici que léchec de la guerre en Ukraine, malgré les efforts consentis, nest pas la seule cause de division du « camp occidental », tandis que sur le terrain du protectionnisme, il ny a pas de divergences fondamentales entre Républicains et Démocrates. Lannée dernière Philippe Boulet-Gercourt en disait un mot dans Challenges https://www.challenges.fr/monde/etats-unis-des-milliards-investis-pour-leur-reindustrialisation-et-le-climat_852902 (article cité en 2023 plus haut)
« 2.000 milliards de dollars de dépenses publiques seront injectés sur dix ans. Enorme! Dautant que les subventions de lIRA ne sont, en fait, pas limitées: tant que les entreprises investissent, elles sont aidées. La banque Goldman Sachs estime ainsi que, victime de son succès, son coût pourrait tripler, à 1.200 milliards dici à 2031 » [
] « Mais face aux républicains et alors que Joe Manchin est élu dans un Etat producteur de charbon, ce plan vert ne serait jamais passé sil nétait pas aussi une politique industrielle nationaliste. Toutes les aides et subventions ne concernent que les investissements réalisés aux Etats-Unis (et dans les pays qui ont un accord de libre-échange), et réclament que les produits soient fabriqués avec des composants, voire des matières premières du pays. Il sagit de doper le Made in America, notamment dans les régions dévastées par la mondialisation et la désindustrialisation qui avaient été séduites par les sirènes de Donald Trump. Dailleurs, si les républicains ont rejeté lIRA au Parlement, dans leur région, les élus sont devenus accros à ces crédits dimpôts. En Europe, cette approche protectionniste a causé la sidération. Pire quune concurrence déloyale, une trahison. Les industriels européens se débattent déjà, depuis le début de la guerre en Ukraine, avec une flambée des prix de lénergie, trois fois plus chère quoutre-Atlantique. Pour cette raison, le chimiste allemand BASF a annoncé vouloir réduire de manière permanente ses investissements en Europe, et léquipementier aéronautique Safran a décidé de retarder de dix-huit à vingt-quatre mois sa décision de construire une usine près de Lyon, et daugmenter sa production aux Etats-Unis. Et voilà maintenant que le cow-boy US dégaine des crédits dimpôts massifs au profit de la production sur son sol national! Dès lété dernier, le lobby des constructeurs automobiles sonne lalarme. Au cours de lautomne puis de lhiver, les grands patrons, chez Iberdrola, Michelin, Saint-Gobain, Daimler, multiplient les alertes. Eric Niedziela, le président dArcelorMittal France, fait passer le message auprès dEmmanuel Macron: lIRA déstabilise tous les industriels en Europe. Ilham Kadri, PDG du chimiste belge Solvay, précise la menace. Avec lIRA, les Etats-Unis nous disent: Venez, investissez, nous vous accompagnerons. Nous avons reçu une incitation financière pour construire notre usine de matériaux pour batteries en Géorgie. Délocalisation européenne Les responsables politiques prennent conscience du risque dune délocalisation de pans entiers de lindustrie. Selon des estimations de la Commission européenne, près de 25 milliards deuros dinvestissements du Vieux Continent pourraient être siphonnés. Souvre alors un ballet de visites à Washington. Emmanuel Macron a fait le déplacement le 30 novembre, pour demander de rogner un plan qui nest pas amical et contraire aux règles de lOMC . Bruno Le Maire et le ministre allemand de lEconomie, Robert Habeck, enchaînent en février.», etc.
Edité le 09-04-2024 e 22:41:49 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 18-04-2024 à 15:56:25
| | Dmitry Novikov sur la chaîne de télévision Zvezda : "Il y a des divisions croissantes au sein de l'OTAN, mais l'alliance reste forte et il ne faut pas se faire d'illusions" Le conflit entre mondialistes et nationalistes dans le camp impérialiste affecte de plus en plus l'Alliance de l'Atlantique Nord. Il en résulte des déclarations mutuellement exclusives et des actions contradictoires dans les capitales de l'OTAN. Cette opinion a été exprimée par le vice-président du comité central du CPRF, Dmitry Novikov, le 8 avril dans l'émission "Meanwhile". Source https://kprf.ru/party-live/cknews/225501.html?fbclid=IwAR1WUnODX5fIXuQd2C5nVEjL37D4EzD4WllcpAbquYPey1wWKgrWrob_8Uo_aem_ATDV0mwScJPUhpP5D-IGADyPxCegicGkquU5mNFQWJMtpOwLc9t9ReTYg5yG463KD-a4t0ga1G5cyQ7u-NNQxhqm Vidéo https://youtu.be/kT9sLNZH6gY 10/04/2024 Dmitry Georgievich Novikov Vice-président du Comité central du CPRF La récente réunion des ministres des affaires étrangères des pays membres de l'OTAN a donné l'occasion d'une conversation dans le studio de la chaîne de télévision "Zvezda". Cette réunion coïncidait avec le 75e anniversaire de l'organisation. Selon son secrétaire général, Jens Stoltenberg, l'OTAN est l'alliance militaro-politique la plus puissante, la plus réussie et la plus résistante de l'histoire. Dmitry Novikov a reconnu qu'à ce stade de l'histoire, l'OTAN peut être considérée comme un bloc militaire assez performant et fort. C'est pourquoi elle est extrêmement dangereuse et porteuse de graves menaces pour le monde moderne. Plus vite l'alliance quittera la scène historique et sera privée de l'opportunité de célébrer ses prochains anniversaires, mieux chacun se portera sur cette planète, a déclaré le vice-président du comité central du CPRF. Selon Dmitry Georgievich, l'OTAN célèbre son 75e anniversaire dans un contexte de contradictions croissantes. De nombreux pays aux intérêts divergents ont rejoint l'alliance. Dans ses États, les partisans du mondialisme et du nationalisme accèdent au pouvoir. Leur conflit acharné se déroule aujourd'hui également à l'intérieur des États-Unis, la citadelle de l'OTAN. "Il s'agit d'un conflit fondamental. Et plus les nationalistes gagneront, plus ils insisteront sur les intérêts souverains de leurs pays, plus le bloc se fissurera" , souligne le représentant de la CPRF. L'animatrice de l'émission, Natalia Metlina, a abordé la question du prochain changement à la tête de l'OTAN. Le candidat le plus probable au poste de secrétaire général de l'organisation est le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte. Dans ce contexte, la question sest posée de savoir si la politique de l'Union européenne allait changer avec lui. Dmitry Novikov a attiré l'attention sur le fait que les ministres des affaires étrangères s'étaient réunis pour préparer le "grand" sommet de l'OTAN qui se tiendra cet été. L'une des questions à l'ordre du jour concerne le personnel de haut niveau. Cependant, pour la Russie, l'éventuel changement à la tête de l'alliance n'a que peu d'importance, car le chef du bloc ne peut être que quelqu'un qui se situe dans le cadre de l'OTAN : "Rutte dirige les mêmes idées qui ont été promues en son temps par Margaret Thatcher. C'est un partisan absolu du néolibéralisme. Mais son rival, le président roumain Klaus Iohannis, a aussi une position très dure sur la question russo-ukrainienne. En tout état de cause, nous ne devons pas nous attendre à un revirement de la politique de l'OTAN avec le changement de secrétaire général" , a déclaré M. Novikov. Dans ce contexte, les États-Unis ont déclassifié la transcription d'une conversation entre le secrétaire général de l'OTAN, Manfred Wörner, et le président du Soviet suprême de la Fédération de Russie, Ruslan Khasbulatov, en 1992. Le chef de l'alliance de l'époque a garanti que l'OTAN ne s'immiscerait pas dans les affaires intérieures de la Russie et des autres pays de la CEI. Natalia Metlina a demandé à son interlocuteur pourquoi la transcription était rendue publique à ce moment-là. Comme le note Dmitry Novikov, le dialogue entre Wörner et Khasbulatov réfute les affirmations selon lesquelles l'Occident n'a rien promis à personne et qu'il n'est prétendument enregistré nulle part : "Il s'avère qu'il est enregistré et devient la propriété du discours sociopolitique moderne. Nous retrouvons ici le conflit entre nationalistes et mondialistes. Les premiers estiment qu'il y a suffisamment de problèmes à l'intérieur des États-Unis et que s'ils ne sont pas résolus, cela créera une situation explosive. Ils veulent maintenant se concentrer sur leurs propres affaires sans abandonner les futures prétentions hégémoniques sur la scène mondiale. À ce stade, ils jugent bon d'oublier les projets les plus agressifs à l'étranger. Une histoire concrète vient à l'appui de ces propos : il s'avère qu'il est possible de ne pas entrer en guerre avec la Russie, parce que nous pouvons lui promettre quelque chose qui mettre sa vigilance en veilleuse » . L'une des déclarations faites lors du dernier forum de l'OTAN concernait la création d'un fonds de soutien à l'Ukraine destiné à financer les livraisons militaires à Kiev. Dmitry Novikov a estimé qu'il serait difficile d'atteindre cet objectif. Il y a des désaccords au sein de l'OTAN et plusieurs pays sont prêts à bloquer l'initiative. D'autre part, les États-Unis ne veulent pas porter le fardeau principal, mais veulent forcer les autres membres du bloc à dépenser les fameux 2 % du PIB pour les activités de l'alliance. Ce point apparaît de plus en plus souvent dans les discussions. La volonté annoncée de créer un fonds de soutien à l'Ukraine est une étape à laquelle Washington et ses partisans tenteront d'habituer tous les autres à l'idée quils doivent y contribuer davantage. Pour les mêmes raisons, un certain nombre de membres de l'OTAN craignent le retour de Trump à la Maison Blanche. Pendant son mandat, il a insisté très fermement sur la nécessité d'augmenter les contributions financières des pays européens aux caisses de l'OTAN. Entre-temps, plusieurs forces politiques allemandes ont entamé une discussion autour de la Charte de l'OTAN en ce qui concerne l'application de l'article 5, qui prévoit une défense mutuelle en cas de menace pour l'un des membres de l'alliance. Ce débat s'inscrit dans un contexte de manifestations de rue massives des Allemands contre la participation aux aventures de Bruxelles. La question suivante a été posée à Dmitry Novikov : cela signifie-t-il que Berlin va quitter l'Union ? L'invité du studio a fait remarquer qu'il y a une dure lutte politique interne en Allemagne et qu'il y a une tendance de masse à minimiser la participation à l'OTAN : "Le fait même que la question soit débattue au Bundestag signifie qu'il y a des forces saines en son sein. Cependant, l'élite politique qui a le pouvoir de prendre les vraies décisions est étroitement liée aux États-Unis et à l'OTAN. Olaf Scholz tente de trouver un équilibre. En ce qui concerne la Russie, il fait des déclarations agressives ou plus modérées. Le fait que le Parlement ait entamé la procédure d'examen de l'article 5 confirme l'existence d'une discussion pangermanique animée. C'est une bonne nouvelle pour nous, mais il ne faut pas nous faire dillusions » . Pour étayer sa thèse, Dmitri Novikov a cité un article des ministres des Affaires étrangères d'Allemagne, de France et de Pologne publié dans Politico le 3 avril. Cet article affirme que l'article 5 de la charte de l'OTAN n'est pas susceptible d'être révisé. D'autres déclarations ont également été faites. Par exemple, sur la lutte commune contre "l'impérialisme russe", sur l'inadmissibilité d'une politique de concessions à l'égard de Moscou, ainsi que sur le fait que tous les pays de l'OTAN devraient ramener les budgets militaires à 2 % du PIB. Une autre déclaration commune a été publiée, cette fois par les ministres français et britannique des affaires étrangères, sur la nécessité de soutenir Kiev. « Si l'Ukraine perd, nous perdons tous et Poutine aura les mains libres » . Ainsi, a conclu le député communiste, le front antirusse ne s'affaiblit pas au plus haut niveau, bien que l'humeur des masses en Europe soit diamétralement opposée. La discussion a ensuite porté sur la position du président français Emmanuel Macron, qui spécule de plus en plus sur la question ukrainienne. Dmitry Novikov a suggéré de réfléchir à la position actuelle de Macron. Au début de son mandat présidentiel, cet homme politique a tenté d'acquérir un grand prestige en France et dans toute l'Europe. Pour ce faire, il a par exemple fait des déclarations fracassantes sur la "mort cérébrale de l'OTAN" et a proposé de créer une armée paneuropéenne. Mais, souligne le porte-parole de la CPRF, ce temps est révolu. Les pouvoirs de Macron arrivent à leur terme et il cherche une nouvelle place dans les organisations mondialistes : "Et il ne peut pas se passer du soutien de Washington. C'est pourquoi il devient aujourd'hui un homme politique non pas pro-européen mais pro-américain, donc aussi anti-russe que possible. D'où ses déclarations selon lesquelles des soldats français pourraient se retrouver en Ukraine" . M. Novikov a qualifié d'extrêmement symptomatique un autre sujet abordé lors de la dernière réunion de l'OTAN. Il s'agit de la région Asie-Pacifique. Les dirigeants du bloc appellent ouvertement à l'unité contre "l'alliance des pays autoritaires" : la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord. Dmitry Georgievich a réitéré sa remarque selon laquelle la réunion actuelle de l'OTAN était de nature préparatoire au sommet de Washington : "Un ordre du jour est en train d'être préparé. Et ce sujet est en train de devenir l'un des principaux de l'OTAN. Il a été dit précédemment que l'OTAN n'est plus tout à fait un bloc euro-atlantique avec des intérêts locaux. Aujourd'hui, ils affirment que la zone de leurs intérêts est le monde entier. C'est pourquoi les liens avec le Japon, la Corée du Sud et l'Australie se renforcent" . Dmitry Novikov a suggéré que les tentatives d'extension de la zone de responsabilité de l'OTAN devraient également être considérées comme une manifestation de la faiblesse collective de l'Occident. Du point de vue de l'homme politique, " en qualifiant la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l'Iran de force puissante qui les menace tous en même temps, l'OTAN reconnaît sa vulnérabilité économique et politique". S'exprimant à la fin du programme sur l'avenir de l'Alliance de l'Atlantique Nord, le vice-président du comité central du CPRF a attiré l'attention sur le fait que la controverse autour de l'augmentation des dépenses de l'OTAN ne concerne pas seulement les calculs financiers et militaires des pays individuels. Pour un certain nombre de pays européens, leur désaccord sur les questions budgétaires est aussi une façon d'exprimer leur position politique.
Edité le 18-04-2024 e 15:58:18 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 19-04-2024 à 20:04:37
| Un aspect important du double aspect de la bourgeoisie, à cause de la concurrence, en particulier en Allemagne, où les intérêts capitalistes s'opposent aux intérêts des USA et à ceux de la bourgeoisie atlantiste ll ne faut pas oublier que la destruction du Nord Stream II visait dabord léconomie allemande, qui faisait de lombre aux USA. Macron s'était employé à plusieurs reprises à convaincre Merkel de renoncer à ce projet, à l'instigation des USA, y compris sous Trump. Il est remarquable qu'en parallèle, comme le signale Danielle Bleitrach, ce sont aussi deux entreprises allemandes qui participent à la reconstruction de Marioupol : Marioupol a été détruite par lAFU, et ce sont les Allemands qui aident à la reconstruire. 19 AVRIL 2024 https://histoireetsociete.com/2024/04/19/marioupol-a-ete-detruite-par-lafu-et-ce-sont-les-allemands-qui-aident-a-la-reconstruire/ https://svpressa.ru/politic/article/411334/ ARD Monitor : De grandes entreprises européennes participent activement à la reconstruction de la ville au bord de la Mer dAzov. LAllemagne est sans doute le pays le plus en proie à toutes les contradictions entre ses intérêts économiques et financiers et sa vassalisation de longue date dans lequel le maintien du nazisme et de lanticommunisme a joué et joue un rôle essentiel. A ce titre, lAllemagne multiplie les postures contradictoires entre les intérêts de son capitalisme et lidéologie dominante. Une configuration qui, comme en France, et dans dautres pays de lUE ne peut que favoriser lextrême-droite. Il est essentiel de voir ce quest cette configuration et quelle force politique faut-il construire pour sy opposer. Un parti social démocrate, des verts faisant allégeance au bellicisme, un mouvement derrière un leader cherchant le pouvoir ou un parti communiste. Cest ce qui conditionne nos choix. (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop) Konstantin Olshansky LEurope commence enfin à y voir clair.. Une grande entreprise allemande aide la Russie à reconstruire Mariupol. Les combats dans la ville ont pris fin il y a presque deux ans, en mai 2022, après quoi les travaux de reconstruction ont commencé. Même lInstitut américain pour létude de la guerre (ISW) et le projet Critical Threats soulignent limportance accordée par les autorités russes au renouveau social et économique de la ville depuis la fin de la bataille de Marioupol. Les enfants de Marioupol libérée participent à des excursions patriotiques et les étudiants étudient dans des universités de premier plan. Le président du gouvernement de la DNR, Yevgeny Solntsev, a déjà annoncé que la branche de Marioupol de lécole navale Nakhimov commencerait à former ses premiers étudiants le 1er septembre 2024. Lécole est conçue pour accueillir 560 cadets. Le ministre de la santé, Mikhail Murashko, a effectué une visite officielle à Marioupol. Lors dune réunion avec les autorités sanitaires des nouveaux territoires, il a déclaré quen 2023, plus de 2 100 personnes des nouveaux territoires (dont près de 500 enfants) ont été emmenées dans des cliniques fédérales russes pour y recevoir des soins médicaux de haute technologie. une vue du territoire du jardin denfants après les travaux de reconstruction. Le bâtiment a été mis en service en 1962 et na pas été rénové depuis lors ; il a également été endommagé pendant la guerre. Les ouvriers ont réparé le toit, refait la façade, réaménagé tous les locaux intérieurs et installé de nouvelles aires de jeux. (Photo : Dmitry Yagodkin/TASS) Des représentants de la DNR et de la Tchétchénie, dont le Premier ministre tchétchène Muslim Khuchiev et le chef de la République de Donetsk Denis Pouchiline, ont signé un accord sur la coopération commerciale, économique, scientifique, technique, sociale et culturelle entre les régions. Grozny et Marioupol sont officiellement devenues des villes jumelées. M. Pushilin a souligné que la DNR se souvient du rythme de la reconstruction de Grozny après la fin de lopération antiterroriste et quelle appliquera lexpérience tchétchène pour reconstruire les villes de la république détruites lors de lagression ukrainienne. Dans le même temps, le PSY-Ops ukrainien continue dutiliser Marioupol dans ses jeux de propagande sale. Les Ukrainiens ont créé plusieurs publications Internet clandestines telles que Mariupol Resistance, qui diffusent des fausses informations. Le porte-parole du CYPSO est Petro Andryushchenko, qui sautoproclame conseiller du maire de Marioupol. Andryushchenko est souvent cité par des publications occidentales. Cest lui, par exemple, qui soutient les allégations selon lesquelles des saboteurs ukrainiens opéreraient sur le territoire de Marioupol. M. Andryushchenko a écrit quen juillet dernier, des militants ukrainiens ont tenté de faire exploser du matériel militaire à la périphérie ouest de Marioupol. Par ailleurs, le conseiller du maire vit lui-même à Kiev ou à létranger. Les forces armées ukrainiennes poursuivent leurs frappes sur Marioupol et dautres villes pacifiques. En novembre, Pushilin a rapporté que les Ukrainiens avaient lancé une attaque dartillerie massive à laide de HIMARS sur des sous-stations de distribution. Cela a provoqué des coupures de courant à Marioupol, Donetsk et Mangush. Les frappes ukrainiennes et la propagande agressive du CYPSO sont nécessaires pour que la population de Marioupol hésite à retourner dans la ville. Dans le même temps, comme la déclaré le maire Oleg Morgoun (notre propre maire, russe, bien sûr, pas un imposteur de Kiev) dans une interview avec TASS, la population de Marioupol est maintenant de 240 000 habitants. Cest déjà plus de la moitié de ce quétait la population avant le début du conflit. M. Morgun a souligné que les efforts actuels de la Russie pour reconstruire Marioupol encouragent les gens à revenir dans la ville. La reconstruction se poursuit jour et nuit. La publication allemande ADR Monitor a découvert que les entreprises allemandes de matériaux de construction aidaient les constructeurs russes. Pour des raisons évidentes, les entreprises allemandes nont pas fait la publicité de cette aide. construction de nouvelles maisons dans le district Ordzhonikidzevsky de Mariupol. (Photo : Dmitry Yagodkin/T De nombreux documents photographiques et rapports annuels dentreprises allemandes analysés par ADR Monitor le prouvent : au moins deux grandes entreprises, Knauf et WKB Systems, livrent des matériaux de construction à Marioupol. Vladimir Poutine sest rendu à Marioupol pour inspecter personnellement les nouveaux immeubles dhabitation. Knauf fournit des mélanges de construction pour la reconstruction de Marioupol, tandis que WKB-Systems fournit des blocs de béton cellulaire. WKB-Systems, qui fabrique des matériaux et des équipements de construction, est basée à Herstel, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Lactionnaire majoritaire de lentreprise est loligarque russe et entrepreneur en construction Viktor Boudarine. Ce dernier ne fait pas lobjet de sanctions de la part de lUE. Le soutien à la Russie est une position politique personnelle du fondateur de Knauf, Nicholas Knauf. Contrairement à la plupart des autres industriels allemands qui se taisent lâchement, Knauf critique directement les règles de sanctions de lUE : en 2018, il a qualifié les sanctions antirusses de horribles. Knauf entretient depuis des années des contacts étroits avec le monde des affaires russe et a été consul honoraire de Russie pendant 23 ans. Contrairement à un certain nombre dentreprises allemandes, Knauf na pas quitté la Russie et continue dopérer avec succès sur le marché russe avec ses filiales et ses produits. Lenquête de lADR Monitor sur la reconstruction de Marioupol a provoqué un tollé au Bundestag. Les russophobes du parti chrétien-démocrate ont exigé des sanctions contre Knauf et WKB-Systems. Cependant, les avocats interrogés par ADR Monitor affirment que les actions des entreprises sont tout à fait légales et ne contredisent pas le régime de sanctions de lAllemagne et de lUnion européenne. Le service de presse de lentreprise a répondu aux fausses accusations des enquêteurs. Les matériaux de construction ne sont pas directement importés en Russie, mais sont fournis par lintermédiaire dun vaste réseau de distributeurs, dont il est difficile de retrouver la trace. Le régime de sanctions na donc pas été violé, souligne lentreprise.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 02-05-2024 à 21:26:33
| En Allem4agne, les conservateurs vers lextrême-droite ont le vent en poupe
un cas décole
1 MAI 2024 7https://histoireetsociete.com/2024/05/01/en-allemagne-les-conservateurs-vers-lextreme-droite-ont-le-vent-en-poupe-un-cas-decole/ En Allemagne, le parti de centre-droit CDU/CSU est en tête des intentions de vote pour les élections européennes. Lextrême droite de lAfD arrive en deuxième position. Comme dans la plupart des pays européens le SPD et la gauche paye cher ses ambiguïtés. Nous sommes donc, en ce qui concerne lAllemagne dans une situation spécifique, cest le pays qui paye le plus au niveau économique et social la politique de sanctions à légard de la Russie, celle dans laquelle ladhésion à la guerre a les conséquences les plus néfastes pour la population, celle qui remet en cause la suprématie économique allemande et sa ruée vers lest, dans les terres désagrégées du pacte de Varsovie et de lURSS. Lui est substituée une stratégie militaire derrière les Etats-Unis et lidentification à lOTAN qui sappuie sur des conservatismes de junkers , une sorte de remake du nazisme. Ce quil faut mesurer cest que ces mouvements électoraux ne font que traduire ce qui est déjà le fonctionnement de linstitution Union européenne. Les sociaux-démocrates confirment leur lente descente dans les intentions de vote. Les sociaux-démocrates confirment leur lente descente dans les intentions de vote.© Markus Scholz/(c) Copyright 2024 Il est à noter que la progression de Glucksmann dont on tente en France de faire lévénement nest quun phénomène des vases communicants, les mouvements qui ont prétendu recouvrir lopposition droite et gauche, et même confondre les populismes, retournent vers les clivages traditionnels mais ce mouvement ne peut avoir lieu que dans le déplacement de la droite vers une extrême-droite à la recherche de légitimité dans les urnes et qui se rallie aux marchés financiers et marchands darmes, renonce de fait à la bataille pour la souveraineté nationale. Un mouvement qui a déjà eu lieu depuis longtemps au niveau dune Europe qui saligne sur lOTAN et choisit la vassalisation et qui est bien représentée par madame Ursula Von der leyen. En vue des élections européennes, les vents conservateurs et de droite qui soufflent sur lEurope gonflent les voiles de la CDU/CSU en Allemagne, et renforcent lextrême-droite au détriment de la coalition gouvernementale actuelle. Selon le sondage exclusif dEuronews, les intentions de vote des Allemands fin avril vont vers trois grands partis, la CDU/CSU, lépine dorsale du Parti populaire européen, lextrême droite de lAfD, loin devant les sociaux-démocrates du SPD, dont fait partie lactuel chancelier Olaf Scholz. Selon le super sondage dEuronews, les intentions de vote pour la CDU/CSU ont augmenté de mars à avril par rapport aux autres partis traditionnels allemands. Lextrême droite de lAfD connaît la plus forte croissance. Les sociaux-démocrates confirment eux leur lente descente ainsi que les Verts, le parti de lactuelle ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock qui sest distinguée dans le bellicisme pro-ukrainien le plus outrancier et la russophobie sans équivalent si ce nest celle de son alter ego au Canada qui a les mêmes origines familiales nazies. Les libéraux du FDP, le parti de Christian Lindner, Ministre des Finances, sont les seuls de lactuelle coalition tripartite qui semblent gagner en popularité. Le FDP est une composante de Renew, le groupe libéral du Parlement européen. Il est trop tôt pour dire si le scandale despionnage chinois qui a touché lassistant de Maximilian Krah, principal candidat de lAfD aux élections européennes, pourrait avoir un impact négatif. Maximilian Krah est toutefois toujours candidat aux élections européennes. La forte croissance de la CDU/CSU a donné un coup de pouce à lactuelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui envisage la possibilité dune grande coalition de centre-droit avec le groupe des conservateurs au détriment des socialistes et des libéraux. Selon les chiffres paneuropéens disponibles, ce projet semble pour linstant assez ambitieux. Du côté de la gauche radicale, lAlliance Sahra Wagenknecht semble sessouffler, même si elle dépasse les libéraux du FDP et Die Linke, membre du groupe de gauche depuis plusieurs décennies au Parlement européen, en effet lidée de souvrir à des thèmes populaires mais qui laissent planer lambiguïté sur le fond pour disputer son leadership à lextrême-droite a ses limites. Nous sommes donc en ce qui concerne lAllemagne dans une situation spécifique, cest le pays qui paye le plus au niveau économique et social la politique de sanctions à légard de la Russie, celle dans laquelle ladhésion à la guerre a les conséquences les plus néfastes pour la population, celle qui remet en cause la suprématie économique allemande et sa ruée vers lest, dans les terres désagrégées du pacte de Varsovie et de lURSS. Lui est substituée une stratégie militaire derrière les Etats-Unis et lidentification à lOTAN qui sappuie sur des conservatismes de junkers, une sorte de remake du nazisme. Le fait que ce soit lAllemagne, la principale puissance économique, celle qui a réintégré sur des bases de domination lexpérience de la RDA, donne un caractère exemplaire à un mouvement qui en fait est beaucoup plus général et joue sur des plaques tectoniques assez comparables. Danielle Bleitrach
Edité le 02-05-2024 e 21:29:30 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 02-05-2024 à 21:32:00
| VON DER LAYEN AUX ORDRES DES USA ; La Chine laisse entendre qu'elle pourrait prendre des mesures de rétorsion après la signature par Joe Biden d'une loi sur Taïwan et TikTok La Chine a laissé entendre lundi qu'elle pourrait prendre des mesures de rétorsion après la signature par le président américain Joe Biden d'une loi visant à renforcer les défenses de Taïwan et à inciter le propriétaire chinois de TikTok à se désengager de la plateforme de médias sociaux. S'exprimant à Pékin, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Lin Jian, a exhorté les États-Unis à ne pas mettre en uvre les parties "négatives et liées à la Chine" de la législation. "Si les États-Unis s'accrochent obstinément à leur ligne de conduite, la Chine prendra des mesures résolues et énergiques pour défendre fermement ses propres intérêts en matière de sécurité et de développement", a déclaré Lin Jian, sans donner plus de détails _________________ "Il n'est pas exclu que Tik Tok soit interdit car la Commission a été la première institution à l'interdire sur les téléphones portables de nos fonctionnaires, nous connaissons son danger". C'est ce qu'a déclaré la présidente sortante de la Commission européenne et Spitzenkdanidat du PPE Ursula von der Leyen lors du débat de Maastricht pour les élections européennes, répondant à ceux qui lui demandaient si l'UE pouvait imiter les États-Unis où une loi a été approuvée qui prévoit l'interdiction de la plateforme si elle ne se sépare pas de la société mère ByteDance. "Ces craintes sont infondées et reposent sur des croyances fondamentalement erronées. TikTok est déjà prêt à investir 12 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie dans le projet Clover, une initiative de pointe visant à renforcer la sécurité des données. Notre premier centre de données irlandais est opérationnel, des experts en cybersécurité de premier plan tels que Ncc Group ont été désignés comme fournisseurs de sécurité indépendants et ont commencé à travailler pour fournir des audits et des examens indépendants". C'est ce qu'a souligné un porte-parole de Tik Tok, en réponse aux propos d'Ursula von der Leyen, qui n'a pas exclu d'interdire l'accès de la plateforme à l'UE. ___________ Van der Layen Le visage de L'UE vire au vert de gris https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/analyse-louverture-%C3%A9lectorale-de-von-der-leyen-%C3%A0-meloni-pourrait-soit-porter-ses-fruits-soit-se-retourner-contre-elle/ar-AA1nVjVP?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR22HLiRXq0wshz8cYrqb1OzVMBFlu3vVYwIQCVNiFXMBSoHw-Vtj0trDOU_aem_ARtF8O1G-jJBhkq4fdFiJLehBVYxWArbmNRFgBKKiWht_JrhfUc0EuSlQ-ODq8YE-4o0u1IdJp_yCDTXPY3Cvn_4
Edité le 02-05-2024 e 21:37:57 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 04-05-2024 à 22:43:26
| VON DER LAYEN SASSOCIE AU FASCISME Ursula Von der Leyen a clairement indiqué qu'elle serait prête à collaborer avec le parti de Giorgia Meloni après les prochaines élections au Parlement européen. Pour être de nouveau à la tête de lUE, elle veut obtenir le soutien de lECR : Fratelli dItalia, Droit et Justice de Pologne, la Nouvelle Alliance Flamande de Belgique, le Parti démocrate de République tchèque, les démocrates de Suède, le parti finlandais, et Reconquête ! puisque Zemmour la déjà rejoint cette année. « Quelle est votre position sur ECR ? » a demandé Bas Eickhout, le représentant des Verts. « Il est temps que vous disiez clairement que vous n'allez pas coopérer avec ECR ! » UVdL « Tout d'abord, c'est le Parlement européen qui doit trouver des majorité
Cela dépend beaucoup de la composition du Parlement et des membres du groupe » Bas Eickhout « Quoi ? ! » Nicolas Schmit, le candidat socialiste et actuel commissaire à l'emploi et aux droits sociaux : J'ai été un peu étonné par votre réponse, qui disait que cela dépendait de la composition du Parlement européen. Les valeurs et les droits ne peuvent pas être divisés selon certains arrangements politiques. Soit vous pouvez traiter avec l'extrême droite, parce que vous en avez besoin, soit vous dites clairement qu'aucun accord n'est possible parce qu'elle ne respecte pas les droits fondamentaux (pour lesquels) notre Commission s'est battue ». Auparavant la présidente avait sévèrement réprimandé Anders Vistisen, le représentant du parti d'extrême droite Identité et Démocratie (ID), accusé d'influence russe et chinoise et qui à plusieurs reprises et sans réserve exprimé des arguments favorables au Kremlin. VdL « Nous ne devons pas nous laisser distraire du vrai problème. Et ce sont les mandataires de Vladimir Poutine, qui tentent de détruire l'Union européenne de l'intérieur par la désinformation et la polarisation. Et nous en voyons un exemple ici ce soir » , a déclaré Ursula von der Leyen à propos d'Anders Vistisen. « Je tiens à être très claire. Nous ne permettrons pas que vous détruisiez l'Union européenne ! Nous sommes plus forts que vous et nous combattrons votre ingérence par tous les moyens ! »
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9697 messages postés |
| Posté le 01-09-2024 à 14:15:44
| La crise en Europe occidentale va s aggraver d ici la fin de cette décennie,en 2027,la livraison de gaz naturel en provenance de Russie sera stoppée.de plus,la France a pris parti pour le Maroc dans le contentieux du Sahara occidental, résultat ,plus de gaz Algérien .Azerbaïdjan veut tripler l acheminement de gaz vers le Vieux continent,donc, nous serons tributaires de ce pays.le temps à l Azerbaïdjan de prendre toute l Arménie,ce n est pas pour rien si Macron n a pas voulu choisir Xavier Bertrand comme premier ministre,ce dernier voulait boycotter la Cop 29 à Bakou avant la fin de l année,car Bakou veut mettre des bâtons dans les roues à Paris outre mer en raison de la livraison d armes à l Arménie -pourtant uniquement défensives -suite à la protestation d élus français en faveur de l Artsakh.
Edité le 01-09-2024 e 14:45:29 par marquetalia
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 11-09-2024 à 12:45:14
| | KKE : rapport DRAGHI A toute vapeur vers léconomie de guerre et lintensification des antagonismes
10 septembre 2024 https://histoireetsociete.com/2024/09/10/kke-rapport-draghi-atoute-vapeur-vers-leconomie-de-guerre-et-lintensification-des-antagonismes/?unapproved=18827&moderation-hash=1e5ffd1051398d10dac5ed74445568c2#comment-18827 On peut ne pas partager la totalité des analyses du parti communiste de Grèce mais on doit reconnaitre quen matière européenne et de lOTAN, ils se trompent rarement et ont au cours de leur histoire assez payé pour savoir la nature de lennemi
(note et traduction avec deepl de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete) «Le rapport Draghi « tant attendu » publié hier sur la compétitivité de lindustrie de lUE, dans une tentative de lUnion impérialiste de répondre aux très grandes impasses et à la situation de léconomie capitaliste qui se dirige vers une nouvelle crise, montre toute la vitesse en avant » vers léconomie de guerre et lintensification de la concurrence. Le rapport Draghi reflète les antagonismes qui senflamment avec dautres centres impérialistes, notant entre autres que « lécart de PIB entre lUE et les États-Unis sest creusé, principalement en raison du ralentissement plus marqué de la croissance de la productivité en Europe » et ajoutant que « les fondations sur lesquelles nous avons construit sont ébranlées. Le paradigme mondial précédent est en train de sestomper. Lère de la croissance rapide du commerce mondial semble révolue, les entreprises de lUE étant confrontées à une concurrence accrue de létranger et à un accès plus faible aux marchés étrangers. LEurope a brusquement perdu son principal fournisseur dénergie, la Russie. Dans le même temps, la stabilité géopolitique sestompe et nos dépendances se sont révélées être des vulnérabilités. Dans ce contexte, et parlant dun « défi existentiel », le rapport Draghi pointe vers laccélération des dépenses dans lindustrie de larmement, ainsi que dans les activités de capital « vertes » et « numériques », notant que pour y parvenir « la part des investissements en Europe devra augmenter denviron 5 points de pourcentage du PIB, pour atteindre des niveaux observés pour la dernière fois dans les années 1960 et 1970. Cest sans précédent : à titre de comparaison, les investissements supplémentaires prévus par le plan Marshall entre 1948 et 1951 sélevaient à environ 1 à 2 % du PIB par an. Le rapport illustre ainsi lénorme capital accumulé qui provoque une « crise cardiaque » dans les économies capitalistes et multiplie les impasses, désignant implicitement mais clairement une nouvelle destruction massive de capital comme « issue », afin que les prochains « plans Marshall » puissent trouver des moyens rentables de sortir des décombres. Intensification de lexploitation, poursuite de la commercialisation et nouveaux « paquets » sur le dos des peuples Pour commencer, le rapport recommande de nouveaux sacrifices sans fin pour les citoyens, afin que les groupes dentreprises investissent avec une rentabilité élevée garantie et plus de 800 milliards deuros. Alors que lEurope doit aller de lavant avec lunion des marchés de capitaux, le secteur privé ne sera pas en mesure de se tailler la part du lion dans le financement des investissements sans le soutien du secteur public. Plus la marge de manuvre budgétaire augmentera et plus il sera facile pour le secteur public de fournir ce soutien. En dautres termes, les groupes dentreprises gagnent : et par lintensité de lexploitation, de sorte que la « productivité » augmente, et avec de largent « chaud » dans leurs poches. Dans ce contexte, le rapport identifie « trois domaines daction », à savoir : Leffort « pour combler le fossé de linnovation avec les États-Unis et la Chine, en particulier dans les technologies de pointe ». « La concurrence chinoise devient féroce dans des secteurs tels que les technologies propres et les véhicules électriques, en raison dune forte combinaison de politiques industrielles massives et de subventions, dinnovation rapide, de contrôle des matières premières et de capacité de production à grande échelle sur tout le continent. » Et, troisièmement, « accroître la sécurité et réduire les dépendances », il a noté : « À mesure que lère de la stabilité géopolitique sestompe, le risque augmente que linsécurité croissante devienne une menace pour la croissance et la liberté. LEurope est particulièrement exposée. Nous dépendons dune poignée de fournisseurs pour les matières premières critiques, en particulier en Chine. « Si lUE nagit pas, nous risquons de devenir vulnérables à la coercition », a ajouté le personnel de lUE, soulignant que pour cette raison « nous aurons besoin dune véritable politique économique étrangère de lUE (
) une soi-disant politique dÉtat. Une politique qui bute bien sûr sur les très grandes contradictions au sein de lunion impérialiste, le rapport Draghi décrivant tous les « obstacles » quelles posent, affirmant par exemple que « lEurope gaspille ses ressources communes » et « ne coordonne pas là où cela compte ». Dans ce cadre, les axes du rapport se concentrent sur la « mise en uvre complète du marché unique » partout, « financer les principaux domaines daction, qui impliquent dénormes besoins dinvestissement jamais vus depuis un demi-siècle en Europe », et la « volonté de réformer la gouvernance de lUE, en renforçant la coordination et en réduisant la charge réglementaire ». En dautres termes, on se prépare à de nombreux autres cycles de commercialisation et de « libéralisation » que les peuples paieront très lourdement, avec de nouveaux sacrifices et des mémorandums durables. 500 milliards deuros Leuro pour lindustrie de larmement ! Lindustrie de larmement est, bien sûr, à lhonneur. « Lindustrie de défense a besoin dénormes investissements pour rattraper son retard (
) Des investissements supplémentaires sont également nécessaires pour restaurer les capacités perdues en raison de décennies de sous-investissement et pour reconstituer les stocks épuisés, y compris ceux donnés pour soutenir la défense de lUkraine contre lagression russe. En juin 2024, la Commission a estimé quenviron 500 milliards deuros dinvestissements supplémentaires dans le domaine de la défense étaient nécessaires au cours de la prochaine décennie. Dans le même temps, de nouvelles interventions impérialistes et des interventions de lUE sont annoncées, et globalement lintensification des concurrences, car « laugmentation de la sécurité des matières premières critiques nécessite des investissements dans lexploitation minière (à la fois nationale et dans les pays riches en ressources), le traitement, le stockage et le recyclage ». Le rapport propose un financement conjoint de la R&D « défense » dans divers secteurs, tels que les drones, les missiles hypersoniques, les armes à énergie dirigée, lintelligence artificielle militaire, la guerre sous-marine et spatiale et le secteur spatial en général. Il recommande également daccroître les achats coopératifs déquipements militaires, ainsi que de favoriser les groupes dentreprises européens par rapport à leurs concurrents principalement américains même si, comme le note le rapport, leur chiffre daffaires annuel dépassait déjà 135 milliards deuros en 2022 ! Pour gonfler encore ces bénéfices, le rapport souligne que
pour augmenter la demande totale, qui est 1/3 de celle des États-Unis.
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| Posté le 11-09-2024 à 12:46:10
| Xuan 10 septembre 2024 Le commentaire de Global Times ne sest pas fait attendre : Le rapport Draghi offre-t-il la prescription dont lEurope a vraiment besoin? Par Global Times Publié le: 11 sept. 2024 12:22 Illustration: Chen Xia/Global Times https://www.globaltimes.cn/page/202409/1319608.shtml Lancien chef de la Banque centrale européenne et Premier ministre italien Mario Draghi a présenté un rapport lors dune conférence de presse à Bruxelles lundi, intitulé Lavenir de la compétitivité européenne. Dans le rapport, il appelle lUE à changer radicalement. La prescription, offerte par Draghi au milieu de lextrême inquiétude de lUE face au déclin de la compétitivité, est-elle vraiment ce dont lEurope a besoin? La principale préoccupation du rapport est le déclin de la compétitivité de lEurope. LEurope est aujourdhui confrontée à un dilemme sans précédent, avec une croissance économique atone, une compétitivité industrielle en déclin, un taux de chômage élevé et une faible confiance des entreprises. En conséquence, lEurope a commencé à explorer diverses prescriptions pour relever ses défis. Dans le Rapport de Draghi de 69 pages, la Chine est mentionnée sur 25 pages. Le rapport souligne que la compétitivité de lUE est actuellement réduite de deux côtés. Dune part, les entreprises de lUE sont confrontées à une demande étrangère plus faible en particulier en provenance de Chine et à des pressions concurrentielles croissantes de la part des entreprises chinoises.» Draghi a spécifiquement condamné la Chine pour « menacer de saper » la base industrielle de lEurope en « tentant de capturer et dinternaliser toutes les parties de la chaîne dapprovisionnement dans les technologies vertes et avancées ». Le Rapport Draghi reflète linquiétude générale de lEurope. Il est compréhensible que lEurope cherche une issue à sa situation difficile actuelle. Toutefois, cette solution ne doit pas passer par la position de la Chine comme une cible qui entrave le développement européen, ni par les relations entre la Chine et lUE. Si lUE recourait à une telle approche, non seulement elle ne parviendrait pas à aider lEurope à surmonter ses défis, mais elle pourrait même exacerber ses problèmes. Les difficultés économiques actuelles de lEurope révèlent des défauts structurels profonds. Face à une concurrence intense sur le marché, les entreprises européennes peinent à se transformer et à sadapter aux nouveaux développements économiques et technologiques, ce qui les désavantage nettement sur le marché mondial. Dans ce contexte, alors que la Chine a fait des progrès significatifs dans des domaines émergents tels que les énergies renouvelables, certains points de vue européens, avec une pression accrue de la part des États-Unis, perçoivent la relation normale de marché avec la Chine comme une dépendance et un risque excessifs. Cependant, cette perspective non seulement occulte les propres problèmes de lEurope, mais elle confond aussi les questions de compétitivité avec des jeux géopolitiques complexes, ce qui aggrave la situation économique de lEurope. En fait, la Chine et lEurope partagent de profonds intérêts mutuels dans les relations économiques et commerciales, la gouvernance mondiale et la politique. En dépit de leurs différences, les relations entre la Chine et lUE bénéficient dun puissant moteur endogène et de perspectives de développement brillantes. Lessence de la coopération entre la Chine et lUE réside dans des avantages complémentaires et des avantages mutuels. La Chine peut soutenir lEurope dans le développement de nouvelles énergies, en aidant à remédier aux goulets détranglement auxquels lEurope est confrontée. Le déclin de la compétitivité agit comme un filet invisible, rendant difficile la compétitivité de lEurope à léchelle mondiale. Plus lEurope devient anxieuse, plus elle doit sefforcer de maintenir une certaine lucidité. Une poursuite simpliste du protectionnisme, comme le font actuellement les États-Unis et lUE, ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux et profonds auxquels lEurope est confrontée. LUE devrait résoudre les frictions commerciales avec la Chine par le dialogue et la consultation, en tenant compte des préoccupations légitimes des uns et des autres, tout en évitant les conflits commerciaux de représailles et en évitant une situation de perdant-perdant. Ce nest quen faisant cela que lUE pourra renforcer sa compétitivité. La prescription de lEurope ne devrait pas se concentrer sur lexagération de la façon dont la Chine a serré lespace de survie de lEurope; elle devrait plutôt se concentrer sur la correction de ses propres défauts structurels.
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| Posté le 11-09-2024 à 12:47:26
| Xuan 10 septembre 2024 Ce rapport me rappelle un chef du personnel courant dans un atelier en disant « je suis dans une merde noire » parce quune grève venait de sy déclencher. Cet âne prétentieux et méprisant savait que jallais sur-le-champ en informer les grévistes mais son angoisse aveuglait son discernement. Draghi relève leffondrement de lindustrie et du PIB. LEurope se voit de plus en plus dépassée par les USA, lécart en niveau de PIB passant de 17 % en 2002 à 30 % en 2023. Notons dautre part que lécart entre la Chine Populaire et les USA est passé de 76,7 % à 21,12 % entre 2002 et 2023. De sorte que depuis le COVID lécart entre lEurope et la Chine Populaire est passé de 0 à près de 10 %, à lavantage de la RPC. Le graphique montre quaprès un léger fléchissement et malgré des mesures drastiques de confinement lévolution de la Chine est repartie de plus belle. https://legrandcontinent.eu/fr/2024/09/09/rapport-draghi-6-points-clefs-et-12-graphiques-a-retenir/ Aux USA et en Europe, le fléchissement a été beaucoup plus marqué, mais en Europe la croissance est à peine revenue à 3,8 % au dessus du niveau de 2019. En bref, lécart entre les USA et lEurope saccroit de plus en plus. La Chine rattrape les USA et a dépassé lUE depuis le COVID, mais Draghi ne dit pas un mot de la domination et des exigences des USA. Par contre il séternise sur la Chine pendant presque un tiers du rapport. De la même façon lEurope a rejeté la 5G chinoise sous prétexte despionnage, alors que les logiciels US ont envahi les entreprises et notre quotidien. Draghi ne dit rien non plus de la désindustrialisation causée par lexternalisation, ni de la domination des profits financiers sur linvestissement productif. Il faut bien noter cette phrase : « Dans le même temps, trois conditions externes qui ont soutenu la croissance européenne après la fin de la guerre froide se sont estompées : lessor du commerce mondial soutenue par des règles multilatérales semble révolu ; lénergie bon marché importée par gazoducs depuis la Russie nest plus disponible depuis linvasion russe de lUkraine ; enfin, sous la protection américaine, les Européens ont pu séparer la politique économique des considérations de sécurité et utiliser les « dividendes de la paix » pour poursuivre dautres objectifs de politique publique. Aujourdhui, dans un contexte géopolitique en pleine mutation, lUnion ne peut plus faire léconomie de sa défense » En clair lUE a profité des règles commerciales instaurées par lhégémonie US, du gaz russe bon marché et de la protection militaire des USA. Et maintenant elle pleure ce bonheur disparu comme les « belles passantes » de Brassens: «
Alors aux soirs de lassitude tout en peuplant sa solitude des fantômes du souvenir On pleure les lèvres absentes de toutes ces belles passantes que lon na pas su retenir». La mauvaise foi de Draghi et Cie en est presque comique : Primo le développement économique du sud global remet en question non pas lessor du commerce global, qui se poursuit de plus belle en Asie et bientôt en Afrique, mais les « règles » impérialistes de lhégémonie du dollar, et les reliquats impérialistes comme la Françafrique, ce que Draghi appelle avec cynisme les « dividendes de la paix ». Draghi regrette « un accès plus faible aux marchés étrangers » mais ce sont les USA qui ont initié le découplage de la Chine, qui limposent aux entreprises européennes et que lEurope a elle-même défendu. La réponse de Global Times est sans équivoque : « Le déclin de la compétitivité agit comme un filet invisible, rendant difficile la compétitivité de lEurope sur la scène internationale. Plus lEurope est inquiète, plus elle doit sefforcer de rester lucide. Une poursuite simpliste du protectionnisme, comme le font actuellement les États-Unis et lUE, ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux et profonds auxquels lEurope est confrontée. LUE doit résoudre les frictions commerciales avec la Chine par le dialogue et la consultation, en tenant compte des préoccupations légitimes de chacun, tout en évitant les conflits commerciaux de représailles et en prévenant une situation perdant-perdant. Cest seulement ainsi que lUE pourra améliorer sa compétitivité. La « prescription » européenne ne doit pas se concentrer sur lexagération de la façon dont la Chine a « étranglé » lespace de survie de lEurope ; elle doit plutôt se concentrer sur la correction de ses propres défauts structurels. » Secundo Draghi se plaint de ne plus avoir de gaz russe « depuis linvasion russe », cest fort de café ! LEurope sest tiré une balle dans le pied en sanctionnant la Russie et a dû acheter le gaz de schiste US hors de prix. Et maintenant lAllemagne se demande qui a détruit le gazoduc quand la main des USA et de lUkraine est un secret de Polichinelle. Ici la tartufferie de cette clique na plus de bornes, cest du Bruno Lemaire tout craché. Tertio les USA nont jamais protégé lEurope. Au contraire lOTAN y a provoqué conflits et subversion. Non seulement ils ne « protègent » plus militairement lEurope, mais ils ont vidé ses arsenaux dans le conflit ukrainien. Et de surcroît ce sont les dirigeants français et allemands eux-mêmes qui ont entravé la mise en uvre des accords de Minsk, provoquant le conflit. Au lieu de préconiser ou de soutenir un plan de paix garantissant une sécurité commune dans la région, lUE a obéi aux ordres de Washington et poursuivi leffort de guerre, investissant des milliards deuros dans un puits sans fond. Pour résoudre ce problème Draghi veut remettre au feu la main qui sest brûlée et accentuer la militarisation agressive de lEurope au détriment de son développement et de sa sécurité. Mais cette militarisation pose la question de la conscription parce quon ne fait pas la guerre uniquement avec des bombes, or les peuples dEurope ne sont favorables ni à la guerre ni à une mobilisation belliciste.
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| Posté le 11-09-2024 à 20:14:33
| Que les deux piliers de l'Europe se retrouvent simultanément en récession nous dit quelque chose sur l'avenir de la direction européenne. Il y a longtemps déjà que cet ensemble était apparu comme le "maillon faible de l'impérialisme". Les prolongements de la crise de 2008 l'indiquaient déjà, alors que Sarkozy et Merkel passaient par dessus les institutions européennes pour faire manger leur chapeau à la Grèce et à l'Italie. https://humaniterouge.alloforum.com/europe-maillon-faible-imperialisme-t3039-1.html Javais noté en 2010 sous le titre : Les institution européennes : un décor de théâtre Fin 2009 Bruno Lemaire, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, déclarait : « La question n'est plus de savoir si nos deux pays veulent travailler ensemble pour l'Europe, mais d'exercer ce leadership. Tout est sur la table » . Exemple récent du leadership franco-allemand sur lEurope, la rencontre tripartite Sarkozy Merkel Medvedev les 18 et 19 octobre à Deauville avait pour objet les relations entre lEurope et la Russie. Le Haut Représentant de lUnion pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, ainsi que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ayant selon toute vraisemblance présenté un mot dexcuses de leurs parents, la France et lAllemagne sy sont donc posées tout naturellement comme les représentants de lEurope. Accessoirement, Sarkozy et Merkel s'y sont fendus d'une déclaration commune assortie de recommandations sur la gouvernance européenne. (bizarrement la déclaration a disparu du site de la Représentation permanente de la France auprès de lUnion Européenne et on ne la retrouve plus qu'en cache...) Ceci nous simplifiera grandement l'étude des institutions européennes, auxquelles il ne paraît donc pas nécessaire de consacrer un sujet plus conséquent. Puis en 2011 : La division de lEurope saccentue Lagence Xinhua relève le 5 mars que les pays de lUnion Européenne « ont tenu vendredi deux sommets distincts, illustrant le fossé entre les blocs nord et sud, qui s'agrandit sous l'effet de la crise des dettes souveraines. » Xinhua ajoute : « Ces sommets parallèles étaient destinés à préparer une réunion extraordinaire de l'UE, prévue le 11 mars prochain, et un sommet des leaders de l'UE, prévu le 25 mars, au cours desquels les décisions définitives devront être prises concernant le mécanisme de secours de la zone euro. La crise des dettes souveraines a frappé la Grèce au début de l'année 2010, avant de toucher l'Irlande puis de menacer le Portugal et l'Espagne. Il s'agit de la plus importante crise depuis la mise en circulation de la monnaie unique en 1999. Tandis qu'un grand "marchandage" semble inévitable, une division entre le nord et le sud a émergé. Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a ainsi résumé cette cassure le mois dernier : "La récente crise économique a changé l'auto-identification géographique de l'économie européenne, les vieilles divisions entre l'est et l'ouest -- la pseudo 'nouvelle Europe' et 'ancienne Europe' -- disparaissent au profit de nouvelles lignes entre le nord et le sud de l'Europe" ». La tenue de ces deux réunions préparatoires confirme la division de l'Europe en états dominants et dominés. Sous cette direction conjointe l'UE avait aussi colonisé une partie du bloc soviétique, à tel point que la Pologne traitait notre pays de "colonial", et les ambitions de la Grande Bretagne à un quelconque leadership avait été écartées. Maintenant tout cela doit se payer. La force d'un pays ne repose pas sur son aura culturelle ou philosophique ou historique. elle dépend de sa puissance économique et de sa cohésion sociale. Ceci veut dire que les courants nationalistes voire fascistes peuvent éclore sans frein et que l'unité politique et idéologique européenne n'aura pas besoin de frexit pour se transformer en macédoine.
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| Posté le 13-09-2024 à 18:30:29
| | Sahra Wagenknecht : létat de lAllemagne 13 septembre 2024 Dans ce site histoireetsociete, nous avons choisi de rompre avec la censure qui sest imposée à toute la vie politique française, et nous publions souvent des points de vue dadversaires, voire de gens dont nous ne partageons pas la totalité des analyses mais parce quil nous semble important de comprendre les raisonnements face à des questions essentielles. Alors que nous mesurons le poids du consensus atlantiste sur lOTAN, sur la vie politique française, la poussée à droite vers son extrême, le rôle de lUE, sur la guerre vers laquelle on nous pousse nous Français dans le silence organisé, en Allemagne, laffrontement est le même mais un certain plafond de censure a sauté, en particulier dans lex-RDA. LAllemagne avec la guerre, la crise de lénergie connait un processus de désindustrialisation endémique en France. Qui est Sahra Wagenknecht ? Avec la déroute des verts, celle de Die Linke et du SPD, faute dun parti communiste exclu de la vie politique, cest une social-démocratie à la Ruffin qui veut réveiller la gauche mais avec un réalisme allemand loin des querelles françaises. (note de Danielle Bleitrach) https://histoireetsociete.com/2024/09/13/sahra-wagenknecht-letat-de-lallemagne/#comment-18943 Propos recueillis par Thomas Meaney et Joshua Rahtz Léconomie allemande est confrontée à de multiples crises convergentes, à la fois structurelles et conjoncturelles. La flambée des coûts de lénergie due à la guerre avec la Russie ; un choc du coût de la vie, avec une inflation élevée, des taux dintérêt élevés et des salaires réels en baisse ; laustérité imposée par le frein constitutionnel à la dette, alors que les concurrents américains se lancent dans lexpansion budgétaire ; une transition verte qui touchera des secteurs clés tels que lindustrie automobile, la sidérurgie et la chimie ; et la transformation de la Chine, lun des partenaires commerciaux les plus importants de lAllemagne, en un concurrent dans des secteurs tels que les véhicules électriques. Pourriez-vous dabord nous dire quelles sont les régions qui ont été les plus touchées par la récession ? Il sagit dune crise générale en cours, la plus grave depuis des décennies, avec lAllemagne dans une situation pire que toute autre grande économie. Les régions industrielles les plus durement touchées sont les régions industrielles, colonne vertébrale du modèle allemand jusquà présent : le Grand Munich, le Bade-Wurtemberg, le Rhin-Neckar, la Ruhr. Pendant la pandémie, le commerce de détail et les services ont été les plus touchés. Mais aujourdhui, nos entreprises du Mittelstand sont soumises à une pression massive. En 2022 et 2023, les entreprises industrielles énergivores ont subi une baisse de 25 % de leur production. Cest sans précédent. Ils commencent tout juste à annoncer des licenciements massifs. Ces petites et moyennes entreprises familiales, dont beaucoup sont des travaux dingénierie spécialisés ou des fabricants de machines-outils, de pièces automobiles, déquipements électriques, sont vraiment importantes pour lAllemagne. Elles sont pour la plupart gérées par leur propriétaire ou familiales, ce qui signifie quelles ne sont pas cotées en bourse et ont souvent un caractère assez robuste. Mais elles ont leur propre culture dentreprise, axée sur le long terme, la prochaine génération, plutôt que sur les rendements trimestriels. Elles sont intégrées dans leurs communautés locales, faisant souvent du commerce interentreprises. Elles veulent conserver leurs travailleurs, au lieu dexploiter toutes les échappatoires, comme les grandes entreprises dont nous avons beaucoup aussi. Ce sont les entreprises du Mittelstand qui souffrent vraiment de la crise actuelle. Avec la persistance de prix élevés de lénergie, il existe un risque réel que les emplois manufacturiers soient détruits à grande échelle. Et quand lindustrie sen va, tout va : des emplois décemment rémunérés, du pouvoir dachat, de la cohésion communautaire. Il suffit de regarder le nord de lAngleterre ou la désindustrialisation des Länder de lEst. Le fait que nous ayons cette base industrielle solide signifie que nous avons encore un nombre relativement élevé demplois bien rémunérés. Mais les entreprises du Mittelstand sont sous pression depuis longtemps. Les politiciens traditionnels aiment chanter leurs louanges, parce quelles sont très populaires en Allemagne cest tout un exploit davoir conservé ces petites entreprises familiales hautement qualifiées contre les pressions des rachats dentreprises et de la mondialisation. Aidées en partie par leuro bon marché et le gaz russe à bas prix, certaines dentre elles sont devenues des champions dits cachés et des leaders du marché mondial. Mais les gouvernements allemands, poussés par le capital mondial, ont resserré les conditions dans lesquelles elles opèrent. Cela faisait partie du tournant néolibéral sous la coalition rouge-verte de Gerhard Schröder au tournant du millénaire. Schröder abolit lancien modèle des banques locales détenant de gros blocs dactions dans des entreprises locales. Cela avait au moins eu lavantage que la plupart des actions nétaient pas librement négociées, de sorte quil ny avait pas de pression sur la valeur actionnariale de la part des groupes financiers ou des fonds spéculatifs pour maximiser les rendements. Schröder a également accordé une exonération de limpôt sur les bénéfices, pour inciter les banques à vendre leurs actions industrielles sil ne lavait pas fait, le modèle ne se serait probablement pas effondré. Je ne veux pas idéaliser le Mittelstand. Il y a des entreprises familiales qui exploitent leurs employés assez durement. Mais il sagit toujours dune culture différente de celle des sociétés cotées avec des investisseurs internationaux, principalement institutionnels, qui ne sintéressent quà la recherche de rendements à deux chiffres. Laisser le Mittelstand être détruit serait une véritable erreur politique, car de nombreux aspects de la crise économique ont leurs racines dans de mauvaises décisions politiques des décisions comme la guerre avec la Russie, comme la façon dont la transition verte est gérée, comme la position antagoniste envers la Chine, qui vont clairement à lencontre des intérêts économiques de lAllemagne. Schröder était der Genosse der Bosse le camarade des patrons, comme nous lappelions mais au moins il a regardé la situation et a compris limportance dassurer lécoulement du gaz par gazoduc à un prix abordable. Le gouvernement actuel est passé au gaz naturel liquéfié américain à prix élevé pour des raisons purement politiques. Les trois partis de la coalition gouvernementale le SPD, le FPD et les Verts ont chuté dans les sondages parce que les gens en ont assez de la façon dont le pays est gouverné. Si nous pouvions examiner ces décisions politiques, une par une. Tout dabord, lénorme augmentation des coûts de lénergie en Allemagne est une conséquence directe de la guerre en Ukraine. Selon vous, linvasion russe aurait-elle pu être évitée ? On dit souvent quelle était poussée par le nationalisme grand-russe revanchard, qui ne pouvait être arrêté que par la force des armes. Jai limpression que Washington na jamais vraiment essayé darrêter linvasion russe, autrement que par des moyens militaires. Alors que lUkraine progresse rapidement vers ladhésion à lUE et à lOTAN, il devait être clair quune sorte de régime de sécurité convenu était nécessaire pour rassurer les intérêts de sécurité nationale de lÉtat russe. Mais les États-Unis ont mis fin à tous les traités de contrôle des armements et aux mesures de confiance en 2020, et à lhiver 2021-22, ladministration Biden a refusé de discuter avec la Russie du futur statut de lUkraine. Il nest pas nécessaire dêtre « nationaliste grand-russe revanchard » pour expliquer pourquoi la Russie pensait quelle ne pouvait plus regarder lUkraine devenir une base majeure pour lOTAN. LAllemagne subit beaucoup de pression de la part des États-Unis pour réduire ses liens économiques avec la Chine. Comment voyez-vous cette relation ? La situation est un peu plus ambiguë quavec la Russie. Le fait que la Chine devienne un concurrent nest pas la faute de lAllemagne, cest clair. Mais si nous devions nous couper du marché chinois, en plus de nous couper de lénergie bon marché, alors les lumières séteindraient vraiment en Allemagne. Cest pourquoi il y a une certaine pression, même parmi les grandes entreprises, pour ne pas adopter une stratégie isolationniste. En pourcentage du PIB, nous exportons beaucoup plus vers la Chine que les États-Unis, de sorte que notre économie en dépend beaucoup plus. Mais les Verts se sont montrés fanatiques sur ce point, tellement sous lemprise des États-Unis quils ont adopté une position violemment anti-chinoise. Annalena Baerbock, la ministre des Affaires étrangères des Verts, a commis de véritables erreurs diplomatiques. Dans au moins un cas, en Sarre, elle a effrayé un important investissement chinois qui créait beaucoup demplois. Il sagit donc dun nouveau développement inquiétant. Les Chinois possèdent beaucoup dentreprises en Allemagne, qui se portent souvent mieux que celles rachetées par les fonds spéculatifs américains. En règle générale, les Chinois planifient des investissements à long terme, et non le genre de pensée trimestrielle qui caractérise de nombreuses sociétés financières américaines. Bien sûr, ils veulent tirer un profit, et les technologies ne sont pas non plus désintéressées. Mais ils fournissent également des emplois sûrs. Cest très important pour notre économie. Je ne pense pas que Scholz ait encore décidé comment se positionner. Le FDP manuvre également, sous la forte pression des entreprises allemandes. Ils ont un débat parallèle sur les réserves de monnaie gelées de la Russie, et sils les exproprient, ou même simplement les revenus qui en découlent, cela enverra un signal sans équivoque à la Chine déviter les réserves en euros, si possible. Certaines sont déjà échangées contre de lor. Les États-Unis nexproprient pas les réserves russes, pour de bonnes raisons. Encore une fois, il ny a que les Européens qui se ridiculisent. Nous ruinons nos perspectives économiques pour que les Chinois puissent ce quils visent en fait devenir de plus en plus autosuffisants de toute façon. Ils ont encore besoin du commerce, mais peut-être que dans vingt ans, ils en auront moins besoin que nous navons besoin deux. Selon Robert Habeck, ministre de lÉconomie et ancien co-dirigeant des Verts, le plus grand défi économique de lAllemagne est la pénurie de main-duvre, qualifiée et non qualifiée, avec quelque 700 000 postes vacants non pourvus. Compte tenu du vieillissement de la population, le gouvernement estime quil manquera 7 millions de travailleurs au pays dici 2035. Si la santé du capitalisme allemand est une priorité pour la BSW, note de bas de page1, votre nouveau parti, cela nexige-t-il pas un niveau important dimmigration ? Le système éducatif allemand est dans un état misérable. Depuis 2015, le nombre de jeunes adultes sans diplôme de fin détudes secondaires na cessé daugmenter. En 2022, 2,86 millions de personnes âgées de 20 à 34 ans navaient pas de qualification formelle, dont de nombreuses personnes issues de limmigration. Cela correspond à près dun cinquième de toutes les personnes de ce groupe dâge. Chaque année, plus de 50 000 élèves quittent lécole en Allemagne sans diplôme, ce qui a des conséquences dramatiques pour eux-mêmes et pour la société. Pour eux, le débat sur le manque de main-duvre qualifiée sonne comme une moquerie. Notre priorité est de faire suivre une formation professionnelle à ces personnes. Néanmoins, il est nécessaire davoir une certaine immigration, compte tenu de la situation démographique de lAllemagne. Mais elle doit être gérée de manière à ce que les intérêts de toutes les parties soient pris en compte : les pays dorigine, la population du pays daccueil et les immigrants eux-mêmes. Cela nécessite une préparation. Il ny a rien de tout cela en ce moment. Nous ne pensons pas quun régime dimmigration néolibéral, où tout le monde peut en fait aller nimporte où et doit ensuite essayer dune manière ou dune autre de sintégrer et de survivre, soit une bonne idée. Nous devons accueillir des gens qui veulent travailler et vivre dans notre pays et nous devons apprendre à le faire. Mais cela ne devrait pas perturber la vie de ceux qui vivent déjà ici, et cela ne devrait pas surcharger les ressources collectives, pour lesquelles les gens ont travaillé et payé des impôts. Sinon, la montée de la politique de droite nativiste sera inévitable. En fait, lAfD, dans sa forme actuelle, est en grande partie un héritage dAngela Merkel. En Allemagne, nous avons une pénurie dramatique de logements, en particulier pour les personnes à faible revenu, et la qualité de léducation dans les écoles publiques est devenue épouvantable par endroits. Notre capacité de donner aux immigrants une chance égale de participer à notre économie et à notre société nest pas infinie. Nous pensons également quil est beaucoup mieux que les gens puissent trouver une éducation et un emploi dans leur pays dorigine, et nous devrions nous sentir obligés de les aider dans ce domaine, notamment en leur offrant un meilleur accès aux capitaux dinvestissement et un régime commercial équitable, plutôt que dabsorber certains des jeunes les plus entreprenants et les plus talentueux de ces pays dans notre économie pour combler nos lacunes démographiques. Nous devrions également rembourser aux pays dorigine les frais de scolarité des travailleurs hautement qualifiés qui sinstallent en Allemagne, comme les médecins. Et nous devrions nous attaquer à laspect de limmigration lié à la traite des êtres humains, aux gangs qui gagnent des millions en aidant des personnes qui nont pas vraiment besoin dasile à entrer en Europe. Nombreux sont ceux qui pourraient sympathiser avec la BSW et craignent que des déclarations comme votre commentaire de novembre dernier sur le sommet sur la politique migratoire à Berlin « LAllemagne est submergée, lAllemagne na plus de place » contribuent à une atmosphère xénophobe. Nest-il pas important déviter toute suggestion de racisme ou de xénophobie lorsque lon discute de ce que pourrait être une politique migratoire équitable ? Le racisme doit toujours être combattu, pas seulement évité, mais combattu. Mais pointer du doigt les véritables pénuries sociales une demande supérieure à la capacité nest pas xénophobe. Ce ne sont que des faits. Par exemple, il y a une pénurie de logements de 700 000 unités en Allemagne. Il y a des dizaines de milliers de postes denseignants non pourvus. Bien sûr, larrivée soudaine dun grand nombre de demandeurs dasile fuyant les guerres un million en 2015, principalement en provenance de Syrie, dIrak et dAfghanistan ; un million en provenance dUkraine en 2022 produit une énorme augmentation de la demande, qui nest pas satisfaite par une augmentation de la capacité. Cela crée une concurrence intense pour des ressources rares, et cela alimente la xénophobie. Ce nest pas juste pour les nouveaux arrivants, mais ce nest pas juste non plus pour les familles allemandes qui ont besoin dun logement abordable, ou dont les enfants vont dans des écoles où les enseignants sont complètement débordés parce que la moitié de la classe ne parle pas allemand. Et cest toujours le cas dans les zones résidentielles les plus pauvres, où les gens sont déjà sous pression. Il est inutile de nier ou de passer sous silence ces problèmes. Cest ce que les autres partis ont essayé de faire, et en fin de compte, cela na fait que renforcer lAfD. La migration aura toujours lieu dans un monde ouvert, et elle peut souvent être enrichissante pour les deux parties. Mais il est essentiel que lampleur de la migration ne devienne pas incontrôlable et que lon puisse contenir les vagues soudaines de migration. Vous dites que le racisme doit être combattu, mais lorsque le manifeste du Parlement européen déclare quen France et en Allemagne, il existe des « sociétés parallèles influencées par lislamisme » dans lesquelles « les enfants grandissent en haïssant la culture occidentale », cela ressemble à de la diabolisation. Pourtant, dans le même temps, la direction et la représentation parlementaire de la BSW sont sans aucun doute les plus multiculturelles de tous les partis allemands. Que répondriez-vous à cela ? Il y a de tels endroits en Allemagne, pas autant quen Suède ou en France, mais ils sont perceptibles. Si vous ne considérez les gens que comme des facteurs de production, et la société comme une économie défendue par une force de police, cela ne doit pas vous déranger beaucoup. Nous voulons éviter une spirale de méfiance et dhostilité mutuelles. Les membres de notre groupe qui ont ce que vous appelez un « milieu multiculturel » connaissent les deux côtés et ont un intérêt vital à ce que toutes les personnes vivent ensemble en paix, sans exploitation. Ils connaissent de première main la vacuité des politiques dimmigration néolibérales les « frontières ouvertes » sont exactement cela lorsquil sagit de tenir leurs promesses. Et les femmes de notre groupe en particulier sont heureuses de vivre dans un pays qui a largement surmonté le patriarcat et elles ne veulent pas le voir réintroduit par la porte de derrière. Vous avez cité les politiques de transition écologique comme allant à lencontre des intérêts économiques de lAllemagne. Quaviez-vous en tête ? Lapproche des Verts en matière de politique environnementale est économiquement punitive pour la plupart des gens. Ils sont en faveur de prix élevés du CO2, ce qui rend les combustibles fossiles plus chers afin de créer une incitation à sen débarrasser. Cela peut fonctionner pour les personnes aisées qui peuvent se permettre dacheter une voiture électrique, mais si vous navez pas beaucoup dargent, cela signifie simplement que vous êtes moins bien loti. Les Verts rayonnent darrogance envers les plus pauvres et sont donc haïs par une grande partie de la population. Cest quelque chose sur lequel joue lAfD : elle se nourrit de la haine des Verts, ou plutôt de la politique quils mènent. Les gens naiment pas quon leur dise quoi manger, comment parler, comment penser. Et les Verts sont le prototype de cette attitude missionnaire dans la promotion de leur programme pseudo-progressiste. Bien sûr, si vous pouvez vous permettre une voiture électrique, vous devriez en conduire une. Mais vous ne devriez pas croire que vous êtes une meilleure personne que quelquun qui conduit une vieille voiture diesel de milieu de gamme parce quil ne peut se permettre rien dautre. De nos jours, les électeurs verts ont tendance à être très aisés les plus « satisfaits économiquement », selon les sondages, encore plus que les électeurs du FDP. Ils incarnent un sentiment dautosatisfaction, même sils font grimper le coût de la vie pour les personnes qui ont du mal à sen sortir : « Nous sommes les vertueux, car nous pouvons nous permettre dacheter des aliments biologiques. On peut soffrir un vélo cargo. On peut se permettre dinstaller une pompe à chaleur. Nous pouvons nous permettre tout ». Vous êtes critique à légard de lapproche des Verts, mais quelles politiques environnementales poursuivriez-vous ? Des politiques avec lesquelles la grande majorité des gens de notre pays peuvent vivre, économiquement et socialement. Nous avons besoin dune vaste disposition publique pour faire face aux conséquences immédiates du changement climatique, de lurbanisme à la foresterie, de lagriculture aux transports publics. Cela coûtera cher. Nous préférons les dépenses publiques pour latténuation du changement climatique plutôt que, par exemple, laugmentation de notre budget dit de la « défense » à 3 % du PIB ou plus. Nous ne pouvons pas tout payer en une seule fois. Nous avons besoin de paix avec nos voisins pour pouvoir déclarer la guerre au « réchauffement climatique ». Ce nest pas ce que nous soutenons la destruction de lindustrie automobile nationale en rendant les voitures électriques obligatoires simplement pour répondre à des normes démissions arbitraires. Personne aujourdhui en vie ne vivra assez longtemps pour voir les températures moyennes baisser à nouveau, quelle que soit lampleur de la réduction des émissions de carbone. Équiper dabord les maisons de retraite, les hôpitaux et les crèches de la climatisation aux frais de lÉtat, et protéger les lieux proches des rivières et des ruisseaux contre les inondations. Sassurer que les coûts liés à la poursuite déchéances ambitieuses de réduction des émissions ne sont pas imposés aux gens ordinaires qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts. LAllemagne est également secouée à lheure actuelle par une crise culturelle à cause du massacre par Israël de plus de 30 000 Palestiniens à Gaza. Vous êtes lun des rares politiciens à avoir contesté linterdiction allemande des critiques dIsraël et à vous être prononcé contre la fourniture darmes par lAllemagne au gouvernement Netanyahou, aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni. Loffensive culturelle pro-sioniste actuelle représente-t-elle lopinion populaire en Allemagne ? Eh bien, il y a évidemment un contexte historique différent en Allemagne, il est donc compréhensible et juste que nous ayons une relation avec Israël différente de celle des autres pays. Vous ne pouvez pas oublier que lAllemagne est lauteur de lHolocauste, vous ne devez jamais oublier ce fait. Mais cela ne justifie pas la fourniture darmes pour les terribles crimes de guerre qui ont actuellement lieu dans la bande de Gaza. Et si vous regardez les sondages dopinion, la majorité de la population ny est pas favorable. La couverture médiatique est toujours sélective, bien sûr, mais il est évident que les gens ne peuvent pas partir, quils sont brutalement bombardés. Les gens meurent de faim, les maladies sévissent, les hôpitaux sont attaqués et désespérément mal équipés. Tout cela est évident, et sur le terrain en Allemagne, il y a certainement des positions très critiques. Mais en politique, quiconque exprime des critiques est immédiatement matraqué par le bâton de lantisémitisme. Il en va de même dans le discours social et culturel, comme pour la cérémonie de remise des prix de la Berlinale : dès que vous critiquez les actions du gouvernement israélien et bien sûr de nombreux Juifs les critiquent vous êtes dépeint comme un antisémite. Et cest naturellement intimidant, car qui veut être antisémite ? En octobre 2021, beaucoup pensaient quun gouvernement dirigé par le SPD représenterait un virage à gauche, après seize ans de chancellerie de Merkel. Au lieu de cela, lAllemagne a viré à droite. La « coalition des feux tricolores » a augmenté le budget de la défense de 100 milliards deuros. La politique étrangère allemande a pris un virage agressivement atlantiste. Le Zeitenwende de Scholz vous a-t-il surpris ? Et quel rôle les partenaires de coalition du SPD ont-ils joué pour le pousser dans cette voie ? Les tendances sont là depuis un certain temps. Le SPD a entraîné lAllemagne dans la guerre contre la Yougoslavie en 1999, puis dans loccupation militaire de lAfghanistan en 2001. Schröder sest au moins opposé aux Américains lors de linvasion de lIrak, avec un fort soutien au sein du SPD. Mais le SPD a complètement perdu son ancienne personnalité et est devenu une sorte de parti de guerre. Ce qui est effrayant, cest quil y a si peu dopposition au sein du parti. Ses dirigeants actuels sont des personnalités qui nont vraiment aucune position propre. Ils pourraient être dans la CDU-CSU, ils pourraient être avec les libéraux. Cest pourquoi limage publique du SPD a été en grande partie détruite. Il ny a plus rien dauthentique à ce sujet. Il nest plus synonyme de justice sociale, au contraire, le pays est devenu de plus en plus injuste, le fossé social sest creusé et il y a de plus en plus de personnes qui sont vraiment pauvres ou menacées de pauvreté. Et elle a complètement abandonné sa politique de détente. Bien sûr, le SPD est également poussé dans cette direction par les Verts et le FDP. Les Verts sont aujourdhui le parti le plus belliciste dAllemagne un développement remarquable pour un groupe issu des grandes manifestations pour la paix des années 1980. Aujourdhui, ils sont les plus grands militaristes de tous, poussant toujours à lexportation darmes et à laugmentation des dépenses de défense. Et cela ne fait que renforcer la tendance au sein du SPD. Le renforcement contre la Russie a été motivé par cette dynamique. Au début, il semblait que Scholz cédait à la pression sur certaines questions, mais pas sur dautres. Par exemple, il a créé un fonds spécial pour lUkraine, mais craignait dêtre entraîné dans le conflit et na initialement livré que 5 000 casques. Mais ensuite, cela a changé et une tendance a émergé. Scholz hésite dabord. Puis il est attaqué par Friedrich Merz, chef de lopposition cdu-csu. Ensuite, ses partenaires de coalition, les Verts et le FDP, font monter la pression. Enfin, Scholz prononce un discours annonçant quune autre ligne rouge a été franchie. Le débat sest déplacé vers les véhicules blindés de transport de troupes, puis les chars de combat, puis les avions de chasse. Scholz a toujours dit « Nein » au début, puis le non sest transformé en « Jein », en « non-oui », puis à un moment donné en « Ja ». Aujourdhui, les pays de lOTAN et lUkraine font pression pour que lAllemagne fournisse des missiles de croisière Taurus, capables dattaquer des cibles aussi éloignées que Moscou. Ils représentent lescalade la plus dangereuse à ce jour, car ils sont clairement destinés à une utilisation offensive contre des cibles russes. Je ne suis pas sûr que lAllemagne les livre réellement dans lintérêt de lAmérique, car le risque est extrêmement élevé. Si nous fournissons des armes allemandes pour détruire des cibles russes comme le pont de Kertch entre la Crimée et le continent, la Russie réagira contre lAllemagne. Jespère que cela signifie quils ne seront pas approvisionnés. Mais vous ne pouvez pas en être sûr, étant donné la faiblesse de Scholz et sa tendance à plier. Il est difficile de penser à un chancelier qui a eu un bilan aussi misérable. Toute la coalition aussi, il ny a jamais eu de gouvernement en Allemagne qui ait été aussi sans vie, après seulement deux ans et demi au pouvoir. Et bien sûr, le cdu-csu nest pas une alternative. Merz est encore pire sur la question de la guerre et de la paix, et pire aussi sur les questions économiques. La droite na pas de stratégie, mais elle sera la principale bénéficiaire du bilan lamentable du gouvernement. Peut-être que lécoute électronique des chefs de la Luftwaffe discutant de la nécessité de bottes allemandes sur le terrain pour les missiles Taurus et révélant que les troupes britanniques et françaises étaient déjà actives en Ukraine, tirant des missiles Storm Shadow et Scalp aura mis cela en attente pour le moment. Mais la stratégie de Merz nest-elle pas de virer à droite, dattirer les électeurs de lAfD ? Na-t-il pas réussi à cela ? Merz na tout simplement pas de position crédible sur la plupart des questions. LAfD a obtenu des soutiens sur trois questions : premièrement, la migration, cest-à-dire le nombre de demandeurs dasile en Allemagne ; deuxièmement, les confinements pendant la pandémie ; et troisièmement, la guerre en Ukraine. Merz est partout sur les demandeurs dasile. Parfois, il se met à fond dans lAfD et fulmine contre les petits pachas, puis il se fait attaquer et reprend tout. Mais bien sûr, cétait lhéritage de Merkel, donc la cdu nest pas crédible à cet égard. Même son de cloche avec la crise du Covid : la CDU-CSU était également favorable au confinement et à la vaccination obligatoire, et a agi tout aussi mal que tout le monde. Puis la question de la paix sest posée, et cest ce quil y a de si perfide en Allemagne. Avant que nous ne lancions la BSW, lAfD était le seul parti qui plaidait constamment en faveur dune solution négociée et contre les livraisons darmes à lUkraine, qui était une question vitale pour de nombreux électeurs de lEst. La cdu-csu voulait fournir encore plus darmes et Die Linke était divisé sur la question. Si vous vouliez un retour à une politique de détente, si vous vouliez des négociations, si vous ne vouliez pas être partie prenante de la guerre en fournissant des armes, vous naviez personne dautre vers qui vous tourner. En ce qui concerne Israël, bien sûr, lAfD est déterminée à fournir encore plus darmes, parce quelle est un parti anti-islamique et quelle approuve manifestement les choses terribles qui sy passent. Cest lune des principales raisons pour lesquelles nous avons finalement pris la décision de fonder un nouveau parti, afin que les gens qui étaient légitimement insatisfaits du courant dominant, mais qui ne sont pas des extrémistes de droite et cela inclut une grande partie des électeurs de lAfD aient un parti sérieux vers lequel se tourner. Alors, comment compareriez-vous la CDU actuelle au parti dHelmut Kohl ? Cest lui qui a piétiné la Grundgesetz afin dintégrer les nouveaux Länder. La CDU sous Kohl a toujours eu une aile sociale forte, une aile ouvrière forte. Cest ce que représentaient Norbert Blüm, et Heiner Geißler, à ses débuts. Ils ont plaidé en faveur des droits sociaux et de la sécurité sociale, ce qui a fait de la CDU une sorte de parti populaire. Il a toujours bénéficié dun fort soutien de la part des travailleurs, de ce quon appelait les kleinen Leute les gens ordinaires à faible revenu. Merz représente le capitalisme BlackRock, non seulement parce quil a travaillé pour BlackRock, mais parce quil représente ce point de vue en termes déconomie politique. Il veut augmenter lâge de la retraite, ce qui signifie une nouvelle réduction des pensions. Il veut réduire les prestations sociales ; Il dit que lÉtat-providence est trop grand, quil doit être démantelé. Il est contre un salaire minimum plus élevé toutes les choses que la cdu avait lhabitude de soutenir. Cela faisait partie de la doctrine sociale catholique, qui avait sa place dans la CDU. Ils défendaient un capitalisme domestiqué, un ordre économique qui avait une forte composante sociale, un État-providence fort. Et ils étaient crédibles, car la véritable attaque contre les droits sociaux en Allemagne a eu lieu en 2004 sous Schröder et le gouvernement SPD-Verts. Cest donc un peu différent du Royaume-Uni. La CDU a en fait retardé lassaut néolibéral. Merz est une percée pour eux. Pourriez-vous expliquer pourquoi vous avez décidé de quitter Die Linke, après tant dannées ? Lessentiel, cest que Die Linke lui-même avait changé. Il se veut aujourdhui plus vert que les Verts et copie leur modèle. La politique identitaire prédomine et les questions sociales ont été mises de côté. Die Linke avait connu un certain succès en 2009, il avait obtenu 12 %, soit plus de 5 millions de voix mais en 2021, le vote était tombé sous la barre des 5 %, avec seulement 2,2 millions de voix. Ces discours privilégiés, si je peux les appeler ainsi, sont populaires dans les cercles universitaires métropolitains, mais ils ne sont pas populaires auprès des gens ordinaires qui avaient lhabitude de voter à gauche. Vous les chassez. Die Linke avait lhabitude davoir un fort ancrage en Allemagne de lEst, mais les gens là-bas ne peuvent pas gérer ces débats sur la diversité, du moins dans la langue dans laquelle ils sont exprimés ; Ils sont tout simplement aliénants pour les électeurs qui veulent des pensions décentes, des salaires décents et, bien sûr, légalité des droits. Nous sommes pour que chacun puisse vivre et aimer comme il lentend. Mais il existe un type exagéré de politique identitaire où vous devez vous excuser si vous vous exprimez sur un sujet si vous navez pas vous-même dorigine migratoire, ou vous devez vous excuser parce que vous êtes hétéro. Die Linke sest plongé dans ce genre de discours et a ainsi perdu des voix. Certains se sont déplacés vers le camp des non-électeurs et dautres vers la droite. Nous navions plus la majorité dans le parti parce que le milieu qui soutenait Die Linke avait changé. Il était clair quil ne pouvait pas être sauvé. Un groupe dentre nous sest dit : soit nous continuons à regarder la fête seffondrer, soit nous devons faire quelque chose. Il est important que ceux qui ne sont pas satisfaits aient un endroit où aller. Beaucoup de gens disaient : nous ne savons plus pour qui voter, nous ne voulons pas voter pour lAfD, mais nous ne pouvons pas voter pour quelquun dautre non plus. Cest ce qui nous a motivés à nous dire : faisons quelque chose par nous-mêmes et lançons un nouveau parti. Nous ne venons pas tous de la gauche ; Nous sommes un peu plus quun renouveau de gauche, pour ainsi dire. Nous avons également incorporé dautres traditions dans une certaine mesure. Jai décrit cela dans mon livre, Die Selbstgerechten, comme « de gauche conservatrice ».note de bas de page2 En dautres termes : socialement et politiquement, nous sommes de gauche, mais en termes socio-culturels, nous voulons rencontrer les gens là où ils sont, pas faire du prosélytisme auprès deux sur des choses quils rejettent. Quelles leçons, négatives ou positives, avez-vous tirées de lexpérience dAufstehen, le mouvement que vous avez lancé en 2018 ? Lors de sa création, Aufstehen a rencontré un écho écrasant, avec plus de 170 000 personnes intéressées. Les attentes étaient énormes. Ma plus grande erreur à lépoque a été de ne pas my être préparé correctement. Javais lillusion que les structures se formeraient une fois que nous aurions commencé ; Dès quil y aurait beaucoup de monde, tout commencerait à fonctionner. Mais il est vite devenu évident que les structures nécessaires au fonctionnement dun mouvement dans les Länder, les villes, les communes ne peuvent pas être mises en place du jour au lendemain. Cela demande du temps et de lattention. Ce fut une leçon importante pour le développement de la bsw : personne ne peut fonder une fête, elle a besoin de bons organisateurs, de personnes expérimentées et dune équipe fiable. Le bsw est lancé par un groupe impressionnant de parlementaires. Quelle expertise possèdent-ils, quelles sont leurs spécialisations et leurs domaines dengagement particuliers ? Le groupe bsw au Bundestag dispose dun personnel solide. Klaus Ernst, le vice-président, est un syndicaliste expérimenté dig-Metall, cofondateur et président du wasg puis de Die Linke. Alexander Ulrich est un autre syndicaliste, également un politicien expérimenté du parti. Amira Mohamed Ali, qui présidait le groupe parlementaire de Die Linke, a travaillé comme avocate dans un grand cabinet avant de devenir active en politique. Sevim Dağdelen est un expert expérimenté en politique étrangère qui dispose dun vaste réseau, en Allemagne et dans le monde entier. Les autres parlementaires de la BSW sont Christian Leye, Jessica Tatti, Żaklin Nastić, Ali Al Dailami et Andrej Hunko. Il y a aussi des personnalités importantes en dehors du Bundestag. Quel est le programme de la BSW ? Notre document fondateur comporte quatre axes clés. La première est une politique de bon sens économique. Cela semble flou, mais cela concerne la situation en Allemagne où les politiques gouvernementales détruisent notre économie industrielle. Et si lindustrie est détruite, cest aussi une mauvaise situation pour les employés et lÉtat-providence. Donc, une politique énergétique sensée, une politique industrielle raisonnable, cest la première priorité. Cela signifie-t-il une stratégie économique alternative basée sur le travail, telle que la gauche britannique autour de Tony Benn la développée dans les années 1970, ou est-elle conçue comme une politique nationale-industrielle conventionnelle ? En Allemagne, il ny a jamais eu la même conscience dune identité ouvrière quen Grande-Bretagne dans les années 1970 et 1980, pendant la grève des mineurs, même si elle nexiste plus aujourdhui. La République fédérale a toujours été une société de classe moyenne, dans laquelle les travailleurs avaient tendance à se considérer comme faisant partie de la classe moyenne. Ce qui compte en Allemagne, cest le Mittelstand, le bloc fort des petites entreprises qui peuvent se positionner face aux grandes entreprises. Cette opposition est aussi importante que la polarité entre le capital et le travail. En Allemagne, il faut le prendre au sérieux. Si vous faites appel aux gens uniquement sur une base de classe, vous nobtiendrez pas de réponse. Mais si vous faites appel à eux en tant que membres du secteur créateur de richesse de la société, y compris les entreprises dirigées par leurs propriétaires, contrairement aux sociétés géantes dont les bénéfices sont acheminés vers les actionnaires et les cadres supérieurs, sans presque rien pour les travailleurs cela fait mouche. Les gens peuvent comprendre ce que vous dites, ils peuvent sy identifier et se mobiliser sur cette base pour se défendre. On ne trouve pas la même opposition au sein des petites entreprises, car elles sont souvent en difficulté elles-mêmes. Ils nont pas la marge de manuvre nécessaire pour augmenter les salaires, étant donné que les prix bas leur sont dictés par les grands acteurs. Mais je sais que lAllemagne est un peu différente à cet égard, par rapport à la France, à la Grande-Bretagne ou à dautres pays. Ainsi, une politique énergétique et une politique industrielle de bon sens commenceraient par prendre en compte les besoins du Mittelstand, dune manière qui encourage les propriétaires et leurs familles à saccrocher plutôt que de vendre leurs entreprises à un investisseur financier. Cela marquerait une distinction avec le fondement tacite de la politique gouvernementale au cours des vingt dernières années, au moins, où, malgré tous les discours élogieux sur le Mittelstand, la stratégie de Merkel était clairement orientée vers les grandes entreprises et, avec un peu denvironnementalisme, vers les grandes villes. Il en va de même, bien sûr, pour le FDP et, dans la pratique, pour les Verts. Pour vous, la frontière la plus importante est donc la différence entre le capital financier et le capital régional ou intermédiaire ? Oui, mais comme je lai dit, je ne veux pas non plus idéaliser cela. Il y a certainement de lexploitation à tous les niveaux. Mais quand même, il y a une différence par rapport à Amazon, par exemple, ou à certaines des entreprises du dax. Aujourdhui, par exemple, même si léconomie se contracte, les sociétés du Dax versent plus de dividendes que jamais. Dans certains cas, les entreprises distribuent la totalité de leurs bénéfices annuels, voire plus. Depuis des années, lAllemagne a un taux dinvestissement très faible, car beaucoup dargent est versé, en raison de la pression des groupes financiers mondiaux. En proportion, les entreprises du Mittelstand investissent nettement plus. Quels sont les autres axes du programme du bsw ? Le deuxième élément est la justice sociale. Cest absolument central pour nous. Même lorsque léconomie se portait bien, nous avions toujours un secteur à bas salaires en pleine croissance, avec une pauvreté et des inégalités sociales croissantes. Un État-providence fort est vital. Le service de santé allemand est soumis à une pression énorme. Vous pouvez attendre des mois avant de voir un spécialiste. Le personnel infirmier est terriblement surchargé de travail et sous-payé nous avons fortement soutenu leur grève en 2021. Le système scolaire est également défaillant. Comme je lai dit, une proportion considérable de jeunes qui sortent de la Realschule ou de la Hauptschule nont pas les connaissances élémentaires de base pour être embauchés en tant quapprentis ou stagiaires. Et les infrastructures allemandes tombent en ruine. Il y a environ trois mille ponts délabrés, qui ne sont pas réparés et devront être démolis à un moment donné. La Deutsche Bahn, le service ferroviaire, est en permanence non ponctuel. Ladministration publique dispose déquipements obsolètes. Les politiciens traditionnels sont bien conscients de tout cela, mais ils ne font rien à ce sujet. Le troisième axe est la paix. Nous nous opposons à la militarisation de la politique étrangère allemande, avec des conflits qui sintensifient vers la guerre. Notre objectif est un nouvel ordre de sécurité européen, qui devrait inclure la Russie à plus long terme. La paix et la sécurité en Europe ne peuvent être garanties de manière stable et durable que si un conflit avec la Russie, une puissance nucléaire, nest pas à lordre du jour. Nous soutenons également que lEurope ne devrait pas se laisser entraîner dans un conflit entre les États-Unis et la Chine, mais quelle devrait poursuivre ses propres intérêts par le biais de partenariats commerciaux et énergétiques variés. En ce qui concerne lUkraine, nous appelons à un cessez-le-feu et à des négociations de paix. La guerre est un conflit sanglant par procuration entre les États-Unis et la Russie. À ce jour, il ny a pas eu defforts sérieux de la part de lOccident pour y mettre fin par la négociation. Les opportunités qui existaient ont été gâchées. En conséquence, la position de négociation de lUkraine sest considérablement détériorée. Quelle que soit la fin de cette guerre, elle laissera lEurope avec un pays blessé, appauvri et dépeuplé en son sein. Mais au moins, il est possible de mettre fin à la souffrance humaine actuelle. Et la quatrième planche ? Le quatrième élément est la liberté dexpression. Il y a ici une pression de plus en plus forte pour se conformer à un spectre de plus en plus restreint dopinions admissibles. Nous avons parlé de Gaza, mais la question va bien au-delà. La ministre spd de lIntérieur, Nancy Faeser, vient de déposer un projet de loi de « promotion de la démocratie » qui érigerait en infraction pénale la moquerie du gouvernement. Nous nous y opposons, bien sûr, pour des raisons démocratiques. La République fédérale a une vilaine tradition ici, qui fait toujours pousser de nouvelles fleurs. Il nest pas nécessaire de revenir à la répression des années 1970, à la tentative dinterdire aux « extrémistes de gauche » daccéder aux emplois du secteur public. Il y a eu un recours immédiat à la coercition idéologique pendant la pandémie, et encore plus maintenant avec lUkraine et Gaza. Ce sont donc les quatre points principaux. Notre objectif général est de catalyser un nouveau départ politique et de faire en sorte que le mécontentement ne continue pas à dériver vers la droite, comme il la fait ces dernières années. Quels sont les projets électoraux de la BSW pour les prochaines élections au Parlement européen et aux Länder ? Quelles coalitions envisagerez-vous dans les parlements des Länder ? Pour ce qui est des coalitions, ne partageons pas la fourrure de lours avant quil ne soit tué, comme on dit. Nous sommes suffisamment distincts de tous les autres partis pour être en mesure dexaminer toute proposition quils pourraient vouloir faire sur les coalitions ou dautres formes de participation au gouvernement comme la tolérance ou les majorités flexibles. Pour linstant, nous voulons simplement convaincre le plus grand nombre possible de nos concitoyens que leurs intérêts sont entre de bonnes mains chez nous. En tant que nouveau parti, nous voulons une forte présence aux élections européennes, notre première occasion de chercher un soutien pour notre nouvelle approche de la politique. Nous ferons valoir aux électeurs que les États membres démocratiques de lUE devraient être les principaux responsables de la gestion des problèmes des sociétés et des économies européennes, plutôt que la bureaucratie et la jurisprudence de Bruxelles. Sur votre auto-définition de la « gauche conservatrice » : vous avez parlé chaleureusement de la vieille tradition de la CDU, de sa doctrine sociale et du « capitalisme domestiqué ». Comment différencieriez-vous la BSW de la CDU dantan, si elle était alliée, disons, à la politique étrangère de Willy Brandt ? La démocratie chrétienne daprès-guerre était conservatrice en ce sens quelle nétait pas néolibérale. Lancienne cdu-csu combinait un élément conservateur aussi bien quun élément radical-libéral ; sil a pu le faire, cétait grâce à limagination politique dun homme comme Konrad Adenauer, bien quil en ait existé quelque chose de semblable en Italie et, dans une certaine mesure, en France. Le conservatisme à lépoque signifiait la protection de la société contre le maelström du progrès capitaliste, par opposition à lajustement de la société aux besoins du capitalisme, comme dans le (pseudo-)conservatisme néolibéral. Du point de vue de la société, le néolibéralisme est révolutionnaire et non conservateur. Aujourdhui, la CDU, maintenant dirigée par quelquun comme Merz, a réussi à éradiquer la vieille idée démocrate-chrétienne selon laquelle léconomie doit être au service de la société, et non linverse. La social-démocratie, le SPD dautrefois, avait également un élément conservateur, avec la classe ouvrière plutôt que la société dans son ensemble au centre. Cela a pris fin lorsque la Troisième Voie au Royaume-Uni et Schröder en Allemagne ont confié le marché du travail et léconomie à une marketocratie mondialiste-technocratique. Tout comme en politique étrangère, nous croyons être en droit de nous considérer comme les héritiers légitimes à la fois du « capitalisme domestiqué » du conservatisme daprès-guerre et du progressisme social-démocrate, national comme étranger, de lépoque de Brandt, de Kreisky et de Palme, appliqué aux circonstances politiques changeantes de notre temps. Sur le plan international, quelles forces au sein de lUE ou au-delà voyez-vous comme des alliés potentiels pour votre alliance ? Je ne suis pas la personne la mieux placée pour répondre à cette question, car je mintéresse surtout à la politique intérieure. Je sais que les gens ont souvent une vision déformée de nous depuis létranger, et jespère que je ne vois pas les autres pays de manière déformée. Au début, nous avions des liens étroits avec La France insoumise, mais je ne sais pas comment ils se sont développés ces dernières années. Ensuite, il y a eu le Mouvement 5 étoiles en Italie, qui est encore un peu différent, mais il y a aussi certains chevauchements. En général, nous serions sur la même longueur donde que nimporte quel parti de gauche fortement orienté vers la justice sociale, mais qui ne senferme pas dans un discours identitaire. Vous dites que Die Linke est devenu « plus vert que les Verts », en marginalisant les questions sociales. Mais les Verts eux-mêmes avaient autrefois un programme social fort, avec une stratégie industrielle verte qui comportait une forte composante sociale et, bien sûr, la démilitarisation de lEurope. Selon vous, que sest-il passé dans les années 1990, lorsquils ont perdu cette dimension ? Cétait la même chose avec de nombreux anciens partis de gauche. Une partie de la réponse est que le milieu de soutien a changé. Les partis de gauche étaient traditionnellement ancrés dans la classe ouvrière, même sils étaient dirigés par des intellectuels. Mais leur électorat a changé. Piketty retrace cela en détail dans Le Capital et lIdéologie. Une nouvelle classe professionnelle, diplômée de luniversité, sest considérablement développée au cours des trente dernières années, relativement épargnée par le néolibéralisme parce quelle a de bons revenus et une richesse croissante en actifs, et ne dépend pas nécessairement de lÉtat-providence. Les jeunes qui ont grandi dans ce milieu nont jamais connu la peur ou la misère sociale, parce quils ont été protégés dès le départ. Cest aujourdhui le milieu principal des Verts, des gens relativement aisés, préoccupés par le climat, ce qui joue en leur faveur, mais qui visent à résoudre le problème par des décisions individuelles des consommateurs. Des gens qui nont jamais eu à se priver, prêchant le renoncement à ceux pour qui se priver fait partie de la vie quotidienne. Mais nest-ce pas aussi le cas pour les partis traditionnels ? Les Verts sont peut-être les plus spectaculaires par rapport à ce quils étaient dans les années 1980. Mais la CDU, comme vous le dites, a abandonné son volet social. Le SPD a mené le tournant néolibéral. Y a-t-il une cause plus profonde à ce mouvement vers la droite, ou vers le capital financier ou mondial ? Tout dabord, comme lont très bien analysé des sociologues comme Andreas Reckwitz, il sagit dun milieu social fort et en pleine croissance, qui joue un rôle de premier plan dans la formation de lopinion publique. Elle est prédominante dans les médias, en politique, dans les grandes villes où se forment les opinions. Ce ne sont pas les propriétaires de grandes entreprises, cest une autre couche. Mais cest une influence puissante qui façonne les acteurs de tous les partis politiques. Ici, à Berlin, tous les politiciens évoluent dans ce milieu la CDU, le SPD et cela les impressionne fortement. Ce quon appelle les petites gens, ceux qui vivent dans les petites villes et les villages, sans diplômes universitaires, ont de moins en moins un accès réel à la politique. Autrefois, les partis étaient des partis populaires authentiques et à large base la CDU à travers les églises, le SPD à travers les syndicats. Tout cela a disparu maintenant. Les partis sont beaucoup plus petits et leurs candidats sont recrutés à partir dune base plus étroite, généralement la classe moyenne diplômée de luniversité. Souvent, leur expérience se limite à lamphithéâtre, au groupe de réflexion, à la salle plénière. Ils deviennent députés sans jamais avoir connu le monde au-delà de la vie politique professionnelle. Avec le BSW, nous essayons de faire venir de nouveaux venus politiques qui ont travaillé dans dautres domaines, dans beaucoup dautres domaines de la société, afin de sortir de ce milieu autant que possible. Mais lancien modèle du Parti populaire a disparu, parce que sa base nexiste plus. Permettez-nous de vous interroger, enfin, sur votre propre formation politique et personnelle. Selon vous, quelles sont les influences les plus importantes sur votre vision du monde expérientielle, intellectuelle ? Jai beaucoup lu tout au long de ma vie et il y a eu des épiphanies, quand jai commencé à penser dans une nouvelle direction. Jai étudié Goethe en profondeur et cest à ce moment-là que jai commencé à réfléchir à la politique et à la société, à la coexistence humaine et aux futurs possibles. Rosa Luxemburg a toujours été une figure importante pour moi, ses lettres, en particulier ; Je pouvais midentifier à elle. Thomas Mann, bien sûr, ma certainement influencé et impressionné. Quand jétais jeune, lécrivain et dramaturge Peter Hacks était un interlocuteur intellectuel important. Marx a eu une influence majeure sur moi et je trouve toujours très utile ses analyses des crises capitalistes et des relations de propriété. Je ne suis pas en faveur de la nationalisation totale ou de la planification centrale, mais ce qui mintéresse, cest dexplorer des troisièmes options, entre la propriété privée et la propriété de lÉtat les fondations ou les intendances, par exemple, qui empêchent une entreprise dêtre pillée par les actionnaires ; points que jai discutés dans La prospérité sans la cupidité. Une autre expérience formatrice a été dinteragir avec les gens lors des événements que nous organisons. Cétait une décision consciente daller à la campagne, de faire beaucoup de réunions et de saisir toutes les occasions de parler aux gens, de se faire une idée de ce qui les touche, de leur façon de penser et pourquoi ils pensent de cette façon. Il est si important de ne pas se contenter de se déplacer à lintérieur dune bulle, de ne voir que les personnes que lon connaît déjà. Cela a façonné ma politique et ma peut-être un peu changé. Je crois quen tant que politicien, vous ne devriez pas penser que vous comprenez tout mieux que les électeurs. Il y a toujours une correspondance entre les intérêts et les perspectives, pas en tête-à-tête, mais souvent, si vous y réfléchissez, vous pouvez comprendre pourquoi les gens disent les choses quils font. Comment décririez-vous votre trajectoire politique depuis les années 1990 ? Je suis en politique depuis une bonne trentaine dannées maintenant. Jai occupé des postes clés au sein du PDS et de Die Linke. Je suis membre du Bundestag depuis 2009 et jai été coprésident du groupe parlementaire de Die Linke de 2015 à 2019. Mais je dirais que je suis resté fidèle aux objectifs pour lesquels je suis entré en politique en premier lieu. Nous avons besoin dun système économique différent qui place les gens au centre, et non le profit. Les conditions de vie daujourdhui peuvent être humiliantes ; Il nest pas rare que les personnes âgées fouillent dans les poubelles à la recherche de bouteilles consignées pour joindre les deux bouts. Je ne veux pas ignorer de telles choses, je veux changer leurs conditions sous-jacentes pour le mieux. Je suis beaucoup sur la route, et où que jaille, jai limpression quil y a beaucoup de gens qui ne se sentent plus représentés par aucun des partis. Il y a un énorme vide politique. Cela conduit les gens à se mettre en colère ce nest pas bon pour une démocratie. Il est temps de construire quelque chose de nouveau et de faire une intervention politique sérieuse. Je ne veux pas avoir à me dire à un moment donné : il y a eu une fenêtre dopportunité où vous auriez pu changer les choses et vous ne lavez pas fait. Nous fondons notre nouveau parti pour que les politiques actuelles, qui divisent notre pays et mettent en péril son avenir, puissent être surmontées, ainsi que lincompétence et larrogance de la bulle berlinoise.1 Bündnis Sahra Wagenknecht : für Vernunft und Gerechtigkeit [Alliance Sahra Wagenknecht : pour la raison et la justice].2 Sahra Wagenknecht, die selbstgerechten.Mein Gegenprogrammfür Gemeinsinn und Zusammenhalt [Les Bien-pensants : Mon contre-programme pour lesprit communautaire et la cohésion], Francfort 2021.
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| Posté le 24-09-2024 à 10:06:27
| Pour les trois secteurs oligarchiques qui dirigent les États-Unis, il sagit encore une fois de détruire en priorité lAllemagne
par Michaël Hudson 23 SEPTEMBRE 2024 Il est plus réaliste de considérer léconomie et la politique étrangère des États-Unis en termes de complexe militaro-industriel, de pétrole et de gaz (et dexploitation minière) et de complexe bancaire et immobilier quen termes de politique des républicains et des démocrates. Les principaux sénateurs et représentants du Congrès ne représentent pas tant leurs États et districts que les intérêts économiques et financiers de leurs principaux contributeurs à la campagne politique. La Russie mène un combat existentiel mais cest lAllemagne et lEurope qui seront détruites économiquement et pourquoi pas un nouvel Hiroshima, il ny a plus pour les citoyens américains à espérer quaprès avoir sacrifié lEurope, la Chine, la Russie arriveront à signer un pacte de non agression... D. Bleitrach https://histoireetsociete.com/2024/09/23/pour-les-trois-secteurs-oligarchiques-qui-dirigent-les-etats-unis-il-sagit-encore-une-fois-de-detruire-en-priorite-lallemagne-par-michael-hudson/
Edité le 24-09-2024 e 10:09:41 par Xuan
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| Posté le 28-11-2024 à 12:51:51
| | LAllemagne ferme des usines chez elle, les ouvre en Chine 28 novembre 2024 https://histoireetsociete.com/2024/11/28/lallemagne-ferme-des-usines-chez-elle-les-ouvre-en-chine/ La hausse du coût de lénergie, laccent mis sur les énergies renouvelables et les réglementations strictes sont à lorigine de la désindustrialisation de lAllemagne et de son exode vers la Chine, explique dun point de vue entrepreneurial cet article. La manière dont lAllemagne paye le prix fort des sanctions contre la Russie tout en se désindustrialisant vers la Chine donne tout son relief à la politique de madame Von der Leyen
Ursula obtient dans de telles conditions lassentiment à sa réélection par la droite et la gauche des députés allemands et les gratifie en places bien rémunérées mais sans possibilité de contestation ni dans le refus de la guerre en Ukraine, ni dans le protectionnisme anti-chinois particulièrement stupide, ni même contre le Mercosur, Lula venant de rappeler à Macron que cest Ursula qui décide. Etonnez-vous de la montée de lextrême-droite quand les institutions quelles soient américaines ou européennes aboutissent à un tel suicide de lidée même de droite et de gauche (1) et où pour cette dernière sur le mode LFI en matière de radicalité rien de ce qui est secondaire ne leur est étranger
Et ce nest pas fini puisque lon peut penser que la politique de Trump va avoir des effets prioritaires sur léconomie européenne. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete) (1) Je pense que le grand public a quelques excuses à se sentir perdu alors quau milieu de la frénésie de lescalade de la guerre OTAN-Russie, deux voix appelant lOTAN à la désescalade et à la paix, Gerhard Schroeder (le social-démocrate) et Victor Orban (le conservateur) se sont rencontrés à Vienne. Tous deux ont dit quils voteraient pour Trump, puisquil est la seule voix pour la paix parmi les récents candidats américains à la Maison Blanche. par Diego Fassnacht 27 novembre 2024 Le chancelier allemand Olaf Scholz dans une usine de Shanghai financée par lAllemagne. Image : Xinhua Les politiques énergétiques intérieures et lenvironnement économique de lAllemagne poussent ses plus grands acteurs industriels à séloigner de chez eux et à se tourner vers des conditions plus favorables en Chine. Lescalade des coûts de lénergie, les subventions massives aux énergies renouvelables et les réglementations strictes ont créé en Allemagne un environnement de plus en plus hostile à la croissance industrielle. En conséquence, bon nombre des entreprises allemandes les plus établies réduisent leurs effectifs dans leur pays, supprimant des milliers demplois, tout en investissant massivement en Chine. Ce changement souligne limpact profond des politiques actuelles sur le paysage industriel allemand, avec des implications à long terme pour léconomie locale et lemploi. Asia Times examine ici les facteurs clés et les entreprises qui remodèlent leurs opérations à létranger. Les coûts élevés de lénergie en Allemagne : le résultat de politiques idéologiques Les politiques énergétiques de lAllemagne ont fait grimper les prix de lélectricité industrielle à des niveaux parmi les plus élevés au monde, juste derrière le Royaume-Uni. Dici 2023, le prix moyen pour les utilisateurs industriels aura atteint près de 250 dollars américains par MWh ; même ce niveau de coût est insoutenable sans subventions gouvernementales substantielles, qui ont maintenant atteint des niveaux sans précédent. La dépendance de lAllemagne à légard des sources dénergie renouvelables telles que léolien et le solaire, combinée à la sortie progressive de lénergie nucléaire, a accru la dépendance du pays à légard des importations et provoqué une forte volatilité des prix, mettant finalement la pression sur lindustrie et les contribuables. Ces prix élevés ont forcé de nombreuses entreprises à envisager de réduire leurs activités en Allemagne au profit de se développer à létranger, en particulier en Chine. Consommation dénergie industrielle en baisse de plus de 16% en 2 ans En 2023, la consommation dénergie dans le secteur industriel allemand est tombée à 3 282 pétajoules, soit une baisse de 7,8 % par rapport à 2022. Cette baisse fait suite à une réduction déjà significative en 2022, lorsque la consommation dénergie industrielle a chuté de 9,1 % en glissement annuel pour sétablir à 3 558 pétajoules. Ensemble, ces réductions représentent une diminution globale de la consommation dénergie industrielle denviron 16,3 % au cours de la période de deux ans. Graphique : Asia Times Approvisionnement énergétique en Allemagne : dépendance accrue à légard des importations La production nationale dénergie de lAllemagne a également évolué, les sources dénergie renouvelables atteignant un record de 61,5 % de la production totale dénergie au début de 2024. Cependant, ce changement a entraîné une augmentation de 23 % des importations délectricité au premier semestre 2024, soulignant la dépendance de lAllemagne à légard de sources dénergie étrangères pour compléter sa production renouvelable variable. La variabilité de lapprovisionnement en énergies renouvelables, associée à des prix intérieurs élevés, présente des risques pour les entreprises qui ont besoin dune électricité stable et abordable. La dépendance continue de lAllemagne à légard des énergies renouvelables devrait également accroître la dépendance à légard des importations, ce qui découragera encore davantage les entreprises de se développer sur le territoire national. Subventions massives pour les renouvelables Pour la seule année 2024, lAllemagne versera 20 milliards deuros de subventions aux producteurs dénergie renouvelable. Ces paiements permettent aux fournisseurs dénergie renouvelable de bénéficier de prix minimums garantis, malgré la forte baisse des prix du marché. Ce système de planification centralisée, dans lequel le gouvernement intervient pour payer les producteurs dénergie renouvelable lorsque les prix de gros baissent, a fait peser une lourde charge sur le budget de lÉtat, ce qui a réduit la marge de manuvre financière pour dautres investissements essentiels. En fait, le budget initial pour les subventions en 2024 était de 10,6 milliards deuros (21 milliards de dollars), mais comme les prix de lénergie ont chuté, les besoins prévus ont doublé. Laugmentation du coût des subventions accroît la pression fiscale et complique les négociations budgétaires, dautant plus que le gouvernement sest engagé à respecter le frein à lendettement. Le rôle de la perte du gaz russe et des Nord Stream gazoducs dans le déclin industriel de lAllemagne Larrêt des importations de gaz russe a eu un impact profond sur le paysage énergétique de lAllemagne, perturbant sa base industrielle et faisant grimper les coûts de lénergie. Le gaz naturel russe était la pierre angulaire de lapprovisionnement énergétique de lAllemagne, fournissant une énergie fiable et abordable pendant des décennies. Cependant, les retombées géopolitiques de la guerre en Ukraine et le sabotage des gazoducs Nord Stream en septembre 2022 ont rompu ce lien énergétique essentiel. Les attaques ont rendu Nord Stream 1 complètement inutilisable, et lun des deux gazoducs de Nord Stream 2 a également été endommagé. Un seul tronçon de Nord Stream 2 reste opérationnel mais inutilisé. Le président russe Vladimir Poutine a récemment réitéré que ce gazoduc opérationnel pourrait reprendre les livraisons immédiatement si lAllemagne était disposée à sengager politiquement et économiquement avec la Russie. Lors dun récent appel téléphonique avec le chancelier allemand Olaf Scholz leur premier en deux ans Poutine a souligné que le redémarrage des flux de gaz via Nord Stream 2 était « une question dappuyer sur un bouton », signalant que la Russie était prête à fournir du gaz si lAllemagne coopérait. La perte brutale de gaz russe a forcé lAllemagne à le remplacer par des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) beaucoup plus coûteuses, principalement en provenance des États-Unis. Ces coûts gonflés ont sapé la compétitivité industrielle mondiale de lAllemagne. La proposition de Poutine de réactiver le gazoduc Nord Stream 2 souligne linfluence stratégique que la Russie détient toujours sur lapprovisionnement énergétique de lEurope. En offrant une bouée de sauvetage potentielle à léconomie allemande en difficulté, Poutine vise à influencer la position politique de lAllemagne sur le conflit ukrainien. Malgré les avantages économiques potentiels de la reprise des importations de gaz, lAllemagne sest abstenue de répondre à la proposition. Baisse de linvestissement intérieur en Allemagne La hausse des coûts de lénergie et les défis réglementaires ont entraîné une baisse significative des investissements intérieurs. La formation brute de capital fixe du secteur privé est inférieure denviron 10 % aux niveaux pré-covid. La situation est encore pire pour la production industrielle : depuis 2021, le niveau de production de lAllemagne a chuté de plus de 9 %. La baisse a été encore plus marquée dans les industries à forte intensité énergétique. Les niveaux de production y ont chuté de plus de 18 % en moins de deux ans, ce qui met en évidence des problèmes importants dans des secteurs fortement dépendants dune énergie abordable. Graphique : Asia Times Cette baisse coïncide avec laugmentation des coûts de lénergie et la transition continue vers les sources dénergie renouvelables, ce qui a peut-être eu une incidence sur la structure des coûts de ces industries. Cette tendance laisse entrevoir des pressions potentielles à la désindustrialisation, en particulier pour les secteurs qui ne sont pas en mesure de sadapter à la hausse des coûts dexploitation. Lenvironnement de coûts insoutenable en Allemagne conduit de nombreuses entreprises à supprimer des emplois dans leur pays tout en se développant en Chine. Les plus grandes entreprises allemandes suppriment des emplois en Allemagne et investissent en Chine Volkswagen : Confronté à des suppressions potentielles de 30 000 emplois en Allemagne, Volkswagen a réalisé dimportants investissements en Chine, dont 2,5 milliards deuros (2,6 milliards de dollars) pour développer la production de véhicules électriques à Hefei et 700 millions deuros supplémentaires dans le cadre dun partenariat technologique avec Xpeng. BASF : Le géant de la chimie supprime 2 600 emplois, principalement en Allemagne, tout en investissant 10 milliards deuros dans un nouveau complexe chimique dans le Guangdong, en Chine. Bosch a annoncé son intention de supprimer 7 000 emplois en Allemagne dans le cadre dune augmentation des investissements dans les secteurs de le-mobilité et de la conduite automatisée en Chine. BMW : Expansion de la production à Shenyang, en Chine, avec un investissement de 2,5 milliards deuros, ce qui a permis à lentreprise de rapprocher sa production de ses marchés cibles. SAP : prévoit de supprimer 9 000 à 10 000 emplois en Allemagne tout en réaffectant des ressources vers les marchés à forte croissance à létranger. Ces réductions sinscrivent dans une tendance plus large alors que les industries allemandes sont confrontées à des pressions financières et à des charges réglementaires croissantes. LAssociation de léconomie bavaroise (vbw) estime que le secteur automobile en Bavière pourrait perdre 106 000 emplois dici 2040, ce qui souligne les conséquences considérables des défis industriels de lAllemagne. Hildegard Müller, présidente de lAssociation allemande de lindustrie automobile (VDA), prévient que jusquà 190 000 emplois dans le secteur pourraient être menacés dici 2035, ce qui reflète les risques associés à la désindustrialisation de lAllemagne. En réponse à ces développements, le gouvernement Scholz a entamé des discussions urgentes avec les dirigeants de lindustrie. Cependant, les experts de lindustrie affirment que ces discussions manquent de la vision stratégique à long terme nécessaire pour résoudre des problèmes fondamentaux tels que les coûts élevés, les pressions réglementaires et les coûts de main-duvre. En labsence de réformes structurelles significatives, le secteur automobile allemand risque de voir sa compétitivité mondiale encore décliner. Envolée des investissements allemands en Chine : des niveaux records Malgré les appels des décideurs politiques allemands et de lUE à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, les entreprises allemandes continuent dafficher des niveaux records dinvestissement dans le pays. Les investissements allemands en Chine ont atteint des niveaux sans précédent ces dernières années, principalement dans les secteurs de lautomobile et de la chimie. Rien quau cours du premier semestre 2024, les investissements directs étrangers (IDE) allemands en Chine ont atteint 7,3 milliards deuros, dépassant le total de 6,5 milliards deuros pour lensemble de lannée 2023. Les investissements de lUE en Chine sont de plus en plus stimulés par lAllemagne et ses constructeurs automobiles, les IDE allemands représentant 57 % du total des investissements de lUE en Chine au premier semestre 2024, 62 % en 2023 et un record de 71 % en 2022. Principaux projets dinvestissement : Volkswagen : En plus de son investissement de 2,5 milliards deuros dans Hefei, Volkswagen a augmenté sa participation dans JAC Motor de 50 % à 75 %. Cette décision souligne lengagement à long terme de Volkswagen en faveur de la production locale de véhicules en Chine, un marché crucial pour sa croissance dans le secteur des véhicules électriques. BMW : Linvestissement de BMW à Shenyang permet non seulement daccroître sa production, mais aussi ses capacités de recherche et développement, en salignant sur la demande locale et en évitant les coûts énergétiques élevés en Allemagne. BASF : Lusine de 10 milliards deuros de lentreprise chimique dans le Guangdong est un autre exemple de localisation à grande échelle. En opérant en Chine, BASF minimise les coûts réglementaires et énergétiques en Allemagne tout en répondant à la demande chinoise de produits chimiques avancés, en particulier dans le secteur automobile. Ces projets sinscrivent dans une stratégie de production localisée qui aide les entreprises à gérer les coûts et à répondre aux demandes du marché chinois sans les complexités et les coûts liés à lexportation depuis lAllemagne. Lexpansion des investissements de lUE dans de nouvelles installations menées par lAllemagne Les investissements de lUE en Chine ont atteint un niveau record de 3,6 milliards deuros au deuxième trimestre 2024, soit le niveau trimestriel le plus élevé à ce jour. Les constructeurs automobiles allemands sont à lorigine dune grande partie de cette croissance, soit environ la moitié de tous les investissements de lUE en Chine depuis 2022. Alors que lactivité trimestrielle moyenne de fusions et acquisitions a diminué de 30 % entre 2022 et le premier semestre 2024, les investissements de nouvelles entreprises de lUE nont cessé daugmenter, les secteurs allemand de lautomobile et de la chimie menant cette tendance. Entre 2022 et le premier semestre 2024, 65 % de tous les IDE de lUE en Chine proviendront dAllemagne, contre 48 % entre 2019 et 2021. Les cinq premiers investisseurs européens en Chine en 2023 étaient des entreprises allemandes, ce qui souligne le rôle clé de lAllemagne dans les investissements UE-Chine. En revanche, des pays comme la France, les Pays-Bas et le Danemark ne contribueront chacun quà hauteur de 7 à 8 % aux IDE de lUE au cours de cette période, tandis que les 23 autres États membres de lUE ne représenteront ensemble que 12 %. Localiser les chaînes dapprovisionnement et atténuer les risques géopolitiques Dans un contexte de hausse des prix de lénergie et dincertitudes réglementaires, les entreprises allemandes restructurent également leurs chaînes dapprovisionnement pour atténuer les risques. Des événements tels que la pandémie de Covid-19 et les perturbations du canal de Suez ont mis en évidence la vulnérabilité des chaînes dapprovisionnement mondiales, incitant les entreprises à localiser leurs opérations sur des marchés clés. Les entreprises allemandes réagissent en augmentant leur production directe en Chine, ce qui offre à la fois des avantages en termes de coûts et une exposition réduite aux perturbations de la chaîne dapprovisionnement mondiale. Friedolin Strack, de la Fédération des industries allemandes (BDI), note que les entreprises « réorganisent de plus en plus leurs chaînes dapprovisionnement sur une base régionale » en Chine. Les constructeurs automobiles allemands tels que Volkswagen et BMW localisent leurs chaînes dapprovisionnement en VE pour rester compétitifs dans un environnement où les fabricants chinois de VE gagnent des parts de marché. En investissant dans une production locale, les entreprises allemandes gèrent non seulement leurs coûts, mais sisolent également des incertitudes mondiales. Réduction des exportations allemandes vers la Chine grâce à la production locale Le passage à une production localisée a entraîné une baisse de 5,7 % du commerce bilatéral entre lAllemagne et la Chine au cours des sept premiers mois de 2024. Les exportations allemandes vers la Chine ont chuté de 11,7 % en glissement annuel, car les entreprises servent de plus en plus les consommateurs chinois directement par le biais de la production locale. Cette baisse des exportations est particulièrement sensible dans le secteur automobile, où les entreprises allemandes fabriquent des véhicules directement en Chine plutôt que de les exporter. Cette tendance pourrait affecter la balance commerciale de lAllemagne, car moins de produits fabriqués en Allemagne sont envoyés à létranger alors que la production localisée en Chine continue de croître. La Chine présente des avantages uniques pour les compagnies allemandes Alors que le gouvernement allemand et la Commission européenne prônent la diversification par rapport à la Chine, les marchés alternatifs nont pas linfrastructure, léchelle de marché et la rentabilité de la Chine. Des pays comme le Viêt Nam et la Thaïlande, bien quils soient considérés comme des options de diversification, ne peuvent pas rivaliser avec les réseaux industriels, la main-duvre qualifiée et la taille du marché de la Chine. Depuis 2022, plus de 50 % de tous les investissements de lUE en Chine proviennent dentreprises allemandes, principalement dans les secteurs de lautomobile et de la chimie. De grands projets, tels que le partenariat de Volkswagen avec Xpeng et lusine de production de BASF, soulignent lorientation stratégique de lAllemagne vers la Chine en tant que marché clé pour la croissance et la compétitivité à long terme. Réorientation stratégique motivée par la politique intérieure et la concurrence mondiale La décision des entreprises allemandes de limiter leurs investissements dans le pays et de se développer en Chine reflète limpact profond de la politique énergétique actuelle de lAllemagne et des pressions réglementaires. Les coûts élevés, lapprovisionnement énergétique variable et les défis réglementaires ont fait de lAllemagne un environnement difficile pour les investissements industriels à grande échelle, tandis que la Chine offre stabilité, rentabilité et potentiel de croissance du marché. Alors que lAllemagne cherche à maintenir sa base industrielle, ces tendances suggèrent la nécessité de sattaquer aux problèmes structurels intérieurs. En labsence de réformes visant à réduire les coûts de lénergie et les charges réglementaires, le transfert des investissements allemands vers la Chine devrait se poursuivre, avec des implications à long terme pour la balance commerciale, la production industrielle et la résilience économique de lAllemagne. Même les droits de douane de lUE ne joueront pas un rôle majeur.
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| Posté le 14-02-2025 à 19:46:19
| Les yeux s'ouvrent sur l'hégémonisme US Voilà https://histoireetsociete.com/2025/02/14/moscou-washington-une-nouvelle-partition/ Moscou-Washington : une nouvelle partition ? admin531914 février 2025Civilisation 0 Voici deux articles liés publiés par la Jornada le grand journal mexicain, qui nest pas plus léquivalent du Monde ou de The Guardian que la gauche mexicaine ressemblerait à Hollande ou à stamer. Cest très intéressant de les unir parce que si lon mesure à quel point le Mexique est rebelle à linverse de la gauche française et britannique on peut également voir que cette rébellion ressemble à celle de Roussel, le secrétaire du PCF, elle sancre autour de lescroquerie néolibérale et lentreprise qui plonge tant de familles dans le désarroi tel Arcelor Mittal na été quun chasseur de prime qui a usé jusquau bout des machines et des hommes, cest à partir de là que commence une véritable résistance. Larticle entier dit le mépris pour les dirigeants européens qui assument une nouvelle étape de leur déclin, vont accepter ce que lAmérique latine et le Mexique, la sentinelle, patrie de Juarez refuse et fièrement déclare ne nous parlez pas de nos cartels, de la drogue, la pourriture est votre
(note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete) En revenant sur la très longue et productive conversation téléphonique quil a eue avec le président russe Vladimir Poutine, son homologue américain, Donald Trump, sest concentré sur la question de la guerre en Ukraine en des termes qui confirment les pires craintes de lUnion européenne (UE) et du dirigeant ukrainien, Volodymir Zelensky : la Maison Blanche abandonne la politique de soutien sans restriction à lUkraine et se consacrera à la construction dune paix négociée par Washington et Moscou. sans compter les pays qui composent lOrganisation du traité de lAtlantique Nord (OTAN) et aussi, bien sûr, Zelensky lui-même. Comme sil était nécessaire de confirmer le virage radical de la politique américaine en la matière, la Maison Blanche sest non seulement prononcée contre lentrée de lUkraine dans lOTAN, mais Trump lui-même a exprimé lidée que la nation slave pourrait un jour être absorbée par la Fédération de Russie. Les arguments pour défendre sa participation et celle de Kiev à la solution de la guerre en cours seront de peu dutilité pour lUE, comme ceux exprimés, en réaction aux déclarations de Trump, par les ministres des Affaires étrangères de la France, de lAllemagne et de lEspagne ; il est clair que face à la redéfinition grossière et brutale des sphères dinfluence par Trump et Poutine, Bruxelles devra choisir entre se soumettre aux directives américaines ou continuer, avec ses propres ressources et avec une perspective peu flatteuse, à soutenir Zelensky et prendre ses distances avec Washington, au risque de provoquer une aggravation de lassaut économique et géopolitique de loccupant effréné de la Maison Blanche ; Et la deuxième solution est évidemment très improbable. Si pour les puissances européennes, cette circonstance marque un nouveau chapitre dans leur déclin dans le monde et leur capacité à influencer les déterminations géopolitiques mondiales, pour le gouvernement de Kiev, elle représente une catastrophe totale : comme prévu dans un avenir proche, lUkraine sera contrainte de céder ses provinces orientales à la Russie. habités principalement par des Russes ethniques, après avoir perdu des centaines de milliers de leurs habitants dans la guerre, avoir subi la dévastation de leurs infrastructures et sans perspective de comment et avec quels fonds entreprendre la reconstruction. ...
___________________ Macron a déjà choisi une troisième option, le déni. Il met en garde contre une « paix qui serait une capitulation » quand la capitulation est déjà un fait acquis. Et , « cest aux Ukrainiens de négocier avec la Russie », alors que depuis le début Zélensky na été quun pion des USA, tout comme lEurope. Dans lHumanité, Kamenka conclut : https://www.humanite.fr/monde/donald-trump/guerre-en-ukraine-donald-trump-renoue-avec-vladimir-poutine-et-dicte-le-tempo Pour Jean de Gliniasty, « cest dramatique. Une bonne partie de lEurope se pliera aux injonctions américaines. La question des garanties de sécurité pour lUkraine reste la principale difficulté. LEurope apparaît comme lune des clefs avec lintégration à lUnion européenne et la possibilité de forces, ou missions sécuritaires. Il est dommageable quaucune puissance européenne nait anticipé cette accélération diplomatique largement prévisible. La France napparaît plus être une force de dialogue dans ce dossier », constate, amer, lancien ambassadeur de France en Russie. » La France na jamais été une » force de dialogue » dans ce conflit. Ses dirigeants ont soutenu de bout en bout loffensive de lOTAN pour démanteler le Comecon et coloniser lEurope centrale, ils ont appuyé les injonctions US pour empêcher la construction de Nord Stream, saboté les accords de paix, envoyé des canons Caesar qui ont bombardé les civils de Donetz, formé des soldats ukrainiens, envoyé des militaires, dissimulé le caractère néo nazi des bandéristes ukrainiens, repris les bobards de Kiev sur le massacre abominable de Bucha et dilapidé largent public au seul profit des USA pour poursuivre une guerre meurtrière, etc. mais ne comptons pas sur Kamenka pour ladmettre. Le résultat est que » Une bonne partie de lEurope se pliera aux injonctions américaines. » Et la France aussi, volens nolens. Ce sont les fruits amers de la soumission du grand capital à lhégémonie des USA, qui na pas commencé avec Trump mais se dévoile ouvertement maintenant.
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| Posté le 14-02-2025 à 20:23:22
| | L'UE devra capituler, elle a déjà perdu la troisième guerre mondiale https://svpressa.ru/war21/article/450884/?utm_source=politobzor.net La Russie est très en avance dans la course aux armements et dans les technologies de guerre hybride Constantin Olchanski l'UE devra capituler, elle a déjà perdu la troisième guerre mondiale Photo : Vadim Savitsky/TASS Les négociations entre Vladimir Poutine et Donald Trump constituent le principal succès de la politique étrangère russe. Tous les commentateurs occidentaux sans exception sont daccord sur ce point. Le thème des négociations fait la une des journaux du monde entier depuis trois jours déjà. Les discussions ont esquissé un nouvel ordre mondial dans lequel la Russie et les États-Unis sont les puissances mondiales. Et lEurope est à la périphérie. C'est ce qu'écrit dans un éditorial Fatto Quotidien, l'un des journaux italiens les plus influents. « Dans certaines conditions, la Russie et les États-Unis pourraient sautoproclamer vainqueurs de la Troisième Guerre mondiale, tandis que les perdants seront principalement la Chine et lEurope », prédit la publication. LEurope est déjà confrontée à de graves problèmes économiques en raison du conflit ukrainien. Les coûts des sanctions et le refus daccepter le carburant russe bon marché ont été aggravés par lafflux de réfugiés ukrainiens et les dépenses gigantesques consacrées à larmement des forces armées ukrainiennes et de ses propres armées. Dans le même temps, les attentes des Européens selon lesquelles leurs mesures restrictives enterreraient léconomie russe nont pas été satisfaites. La croissance du PIB dans notre pays en 2024 a été de 4,1%, tandis qu'en Allemagne, elle est tombée à -0,2%. En France, ce chiffre est dérisoire : 1,1 %, en République tchèque : 1 %, aux Pays-Bas : 0,8 %, en Italie : 0,7 %, en Suède : 0,6 %. Le PIB de la Finlande, qui a rompu tous ses liens économiques et fermé ses frontières avec la Russie, a chuté de près de 0,5 % en un an. Fatto Quotidiennement, la Chine est également citée comme le camp perdant. Lélite chinoise surveille de près les relations russo-américaines. "Le risque d'un changement de position de Poutine à l'égard des Etats-Unis, voire d'un soupçon d'"infidélité" de la Russie, ferait fluctuer toute la situation politique en Chine", écrit le journal italien. Maintenant, Trump peut promettre nimporte quoi à Poutine. Il peut promettre de convaincre Zelensky de démissionner, de laisser la Crimée et le Donbass à la Russie et de restituer les visas aux citoyens russes pour qu'ils puissent se rendre aux États-Unis. Les lamentations sur la vieille Europe, que Trump a ruinée, sont également entendues dans dautres publications européennes. La publication allemande Merkur, par exemple, cite un rapport des services de renseignements militaires danois. Après la fin de la deuxième opération militaire, compte tenu des « leçons ukrainiennes », les forces armées russes atteindront un nouveau niveau dans quelques années. Et il est peut-être potentiellement prêt à déclencher une guerre à grande échelle sur le continent européen. L'article de Merkur note que depuis 2022, la Russie a procédé à d'importantes réformes et restructurations de ses forces armées. La transition vers de nouvelles armes est désormais pleinement achevée ; létape finale est nécessaire pour que larmée russe devienne la plus puissante du monde : lintroduction totale de lintelligence artificielle. En outre, la Russie a perfectionné ses technologies de guerre « hybrides », notamment en lançant des cyberattaques sur des infrastructures critiques dans le monde entier. Nikolaï Mezhevitch : Même un petit groupe de 20 000 Ukrainiens qui ont survécu et sont devenus brutaux au cours de ces trois années détruirait rapidement toute l'armée polonaise La publication polonaise Wydarzenia souligne que la nouvelle « course aux armements » a été clairement perdue par lEurope. Cela a été prouvé par la difficulté avec laquelle les Atlantistes ont rassemblé leurs « coalitions » dabord des chars, puis des chasseurs (F-16). Les Européens nont jamais été en mesure dorganiser la livraison à lUkraine de la quantité promise dobus dartillerie, puis de systèmes de défense aérienne supplémentaires. Dans le même temps, les États-Unis ont clairement fait savoir quils ne seraient plus responsables de la dissuasion militaire sur le flanc oriental de lOTAN. Cette tâche incombe entièrement aux Européens. Et, comme le souligne Wydarzenia, les États-Unis ont refusé à lavance denvoyer des soldats de la paix dans lÉtat indépendant (si jamais une telle question est à lordre du jour). Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a déjà déclaré que le Pentagone ne participerait à aucune mission qui ne serait pas menée sous les auspices de lOTAN. Les Européens devront donc prendre en charge le financement supplémentaire des forces armées ukrainiennes. « Trump parle directement de mettre fin à laction militaire et déconomiser largent américain, puis de rejeter les problèmes de lavenir de lUkraine sur lUE », a déclaré Jamie Shea, ancien haut responsable du siège de lOTAN, à la publication économique polonaise Money . « Le président américain ne se soucie pas de lUkraine ; il semble seulement sintéresser à lexploitation de ses richesses minières. »
Edité le 14-02-2025 e 20:24:01 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 14-02-2025 à 20:34:08
| | Guennadi Ziouganov : les États-Unis forceront l'Ukraine à négocier Le chef du Parti communiste de la Fédération de Russie, Héros du travail de Russie - avec l'observateur politique du « KP » Alexandre Gamov https://kprf.ru/party-live/cknews/231967.html KP.RU 2025-02-13 13:44 Ziouganov Guennadi Andreïevitch Président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, chef de la faction du Parti communiste de la Fédération de Russie à la Douma d'État de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie
- Gennady Andreevich, bonjour. C'est l'assistante de Ziouganov. - Bonjour, assistante, qui, voyez-vous, m'aide de jour comme de nuit. - Eh bien, finalement la conversation entre Vladimir Poutine et Donald Trump a eu lieu. Si je comprends bien, vous savez déjà de quoi ont parlé les présidents. Et vous et moi avons, en général, prédit plus dune fois que ce genre de contact significatif devrait avoir lieu tôt ou tard (et de préférence plus tôt)... - En général, cette conversation téléphonique était préparée depuis longtemps. J'ai suivi de près le voyage électoral de Trump à travers les États-Unis ; il a déclaré à plusieurs reprises qu'il serait heureux de parler à Poutine. Et il a également ouvertement noté : sil était resté à la Maison Blanche, il ny aurait pas eu ce conflit en Ukraine. Eh bien, il a promis de mettre fin aux opérations militaires rapidement, dans les 24 heures, et maintenant il a donné à ses assistants 100 jours pour le faire. - Mais revenons à la conversation téléphonique entre les présidents... - En principe, à mon avis, ils ont préparé ces négociations avec beaucoup de soin. Il y avait des fuites constantes selon lesquelles le dialogue était sur le point davoir lieu. - Fuites aux USA. - Mais la diplomatie la diplomatie sérieuse exige le silence et des calculs précis. - Maintenant, vous allez probablement donner un exemple tiré de l'histoire... - Tu as bien deviné, Sasha. Quand Staline est allé à Téhéran pour mener des négociations, nos militaires se sont réunis et ont siégé pendant trois jours et ont continuellement calculé... - quand mettront-ils fin à la guerre, quand prendront-ils Berlin... RÉFÉRENCE KP La Conférence de Téhéran a eu lieu du 28 novembre au 1er décembre 1943. Y prirent part les chefs de gouvernement des trois États alliés : I. V. Staline (URSS), F. Roosevelt (États-Unis) et W. Churchill (Grande-Bretagne).
- Et aussi même à cette époque, lentourage de Staline faisait des plans sur la manière de répondre à la demande de Roosevelt. - Quelle est la demande ? - Et Roosevelt, avant même que la réunion ne commence, a remis une enveloppe secrète à Staline. Il a rencontré le président américain qui lui a demandé de déclencher une guerre contre le Japon. Et il a clairement dit que les îles Kouriles et Sakhaline nous seront rendues. Et déjà pendant les négociations, Staline déclarait : oui, nous entrerons en guerre avec le Japon dans trois mois, quand nous gagnerons sur le front occidental, nous prendrons Berlin. Et lUnion soviétique a rempli exactement ses obligations. - Et pourquoi faisons-nous maintenant cette excursion dans lhistoire ? - Et voici pourquoi - tant en 1943 qu'en 2025 (il faut bien le comprendre) les Américains ont pris en compte et prendront en compte uniquement un pays intelligent, fort et grand, un dirigeant volontaire. Le président Poutine connaît très bien la situation et comprend parfaitement doù viennent les menaces. Et même avant ces négociations, il a déclaré directement que nous ne nous satisferons que de ce qui, en premier lieu, nous assurera la paix et la sécurité pour de nombreuses années et décennies à venir. Et que cela sera documenté et réellement mis en uvre. C'est maintenant précisément le moment de commencer à travailler sur des matériaux de ce type pour de futurs contacts. Au fait, les Américains ont apparemment déjà décidé quelque chose pour eux-mêmes. - Que veux-tu dire? - Jai vu que le nouveau secrétaire américain à la Défense est arrivé à Rammstein et a dit directement quils « ninterviendraient pas en Ukraine » et que leurs soldats ne seraient pas là
Et que lEurope devrait régler le problème elle-même, pas dOTAN pour lUkraine, et ainsi de suite. Sans plus tarder. Là, ils étaient stupéfaits, le parlement anglais s'était déjà réuni. Et les Britanniques, semble-t-il, sont prêts à se lancer dans cette aventure et à mobiliser les forces les plus agressives afin de continuer cette guerre, qui est meurtrière pour lEurope et détruit absolument lUkraine. - Comment évaluez-vous le fait même des négociations entre Poutine et Trump ? Et - leur tonalité, leur caractère... - Quant à la nature des négociations, eh bien, une heure et demie, cest un temps considérable. Les principaux sujets abordés étaient la guerre, les liens économiques, le rétablissement du dialogue, le Moyen-Orient et laccord sur le nucléaire iranien. Mais il y avait probablement un autre sujet qui na pas encore été commenté. - Lequel? - Comment traiter lintelligence artificielle ? - Comment savez-vous? - Cest une menace énorme pour la planète entière. La question de savoir si une personne doit être humaine se pose désormais avec toute sa force. Et il faut résoudre ce problème. Et Musk, soit dit en passant, nest pas là par hasard à côté de Trump ; il comprend parfaitement de quoi il sagit. Il a récemment eu une conversation avec Carlson et il lui a demandé : comment pensez-vous que l'intelligence artificielle se comportera ? Jai été à la fois surpris et ravi par la réponse de Musk. Il a déclaré : beaucoup de choses seront décidées par les mathématiciens et les algorithmes. Si vous ne mettez pas la vérité dans lintelligence artificielle, dit-on, nous allons tous mourir
Vous voyez, il est désormais très important de trouver des réponses aux questions les plus urgentes, de la guerre à lécologie et à lintelligence artificielle. Sans un dialogue à part entière entre lAmérique, notre pays, la Chine et la communauté internationale dans son ensemble, il ny aura pas de réponse à ces questions. Je suis attristé par la position et le comportement de lEurope, qui a connu deux guerres mondiales. Et il semble que ces vaccinations ne leur ont servi à rien ; elles continuent la guerre, qui est absolument destructrice pour les pays européens. Eh bien, notre tâche est de mobiliser nos forces autant que possible et dassurer une victoire confiante pour nous-mêmes... Quant aux accords, il ny a encore personne en Ukraine pour les signer. Celui-ci « expiré » est déjà « condamné par lhistoire » et comprend déjà son sort futur. Eh bien, je suis sûr que les Américains les forceront à négocier. Certes, il reste encore à déterminer qui les dirigera et qui est habilité à signer quelque chose. Notre tâche maintenant - je le répète encore une fois - est de faire en sorte que Pobela soit aussi confiant que possible. Dailleurs, le secrétaire américain à la Défense a déclaré : il est naïf de penser que dans les territoires que la Russie a libérés des nazis en Ukraine, « on peut ouvrir la bouche ». - C'est comme ça que tu l'as traduit ? - Au sens figuré, mais - exactement ! Alors continuons à travailler et à nous battre. - Merci, camarade secrétaire général. Tout est très clair... - Vas-y, bonne chance.
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| | pzorba75 | | Grand classique (ou très bavard) | | 1186 messages postés |
| Posté le 15-02-2025 à 05:44:44
| Poutine avait prononcé un discours important à Munich en 2007. Hier, JD. Vance, Vice-Président américain a brossé une leçon au public munichois, diplomates européens atlantistes convaincus, militaires haut-gradés pas forcément brillants sur le champ de bataille, patrons et serviteurs dominés syndicalistes compréhensifs en soulignant les annulations d'élections en Roumanie, l'afflux d'immigrés, la censure et le contrôle de l'information, celle qui n'est pas conforme à l'européisme libéral, pour conclure que la situation en Europe n'était pas une affaire des Américains qui avaient des sujets plus importants à régler, sans donner plus de détails. Les pro-UE, pro-OTAN, pro-USA qui pullulent en France et dans les sphères de l'Union européenne ont intérêt à bien décortiquer les propos de Vance et à ajuster leurs discours, je n'ose pas parler de leurs programmes, pour éviter de se voir balayés par l'Intelligence Artificielle chère à Macron et ses obligés, y compris issus ou prétendus de gauche. La parenthèse Poutine Munich 2007 se referme, celle ouverte par Vance 2025 s'appuie sur 'Don't 'be afraid' de Jojtyla futur JP2 et carbure avec "Got bless you" final. D'aucuns traduiront irrespectueusement "Gott mit uns", celui du camp des vaincus en 1945. https://www.youtube.com/watch?v=TOkaaX8SR-A
Edité le 15-02-2025 e 05:47:17 par pzorba75
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-02-2025 à 15:35:01
| Excellent en effet, ça va bouger, ça commence déjà. https://histoireetsociete.com/2025/02/15/bhl-et-arte-passez-moi-la-rhubarbe-je-vous-passerai-le-sene-mais-qui-a-choisi-den-finir-avec-bhl/ BHL et Arte : passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné
mais qui a choisi den finir avec BHL 15 février 2025 Le personnage est ce quil est et nul ne défendra ce grotesque pitre atlantiste
Mais le fait que lon fasse en même temps le ménage en Ukraine, avec le sacrifice du « guerrier par procuration » pour en trouver un plus présentable et le fait que lon attaque les bonnes oeuvres de la CIA, ce qui a nourri pendant des années une fiction droit de lhommiste de BHL à Kamenka de lhumanité, prouve à quel point il y a du remue ménage chez les vendus, rassurez vous une nouvelle génération est déjà prête
Le réalisateur, écrivain et philosophe, envisage de porter plainte en dénonciation calomnieuse. Le réalisateur, écrivain et philosophe, envisage de porter plainte en dénonciation calomnieuse.© THOMAS SAMSON Après un signalement à la justice effectué par le député LFI Aymeric Caron, une enquête vient dêtre ouverte sur le financement des documentaires de Bernard-Henri Lévy par Arte France. Elle porte sur des soupçons de prise illégale dintérêts, «BHL» étant président du conseil de surveillance de la chaîne. Dun côté on sétonne de la manière dont LFI flanqué de médiapart (dont on sait les liens avec Soros) est devenu au meilleur des cas un relais du canard enchaîné et dautres officines de chantage encore moins respectable. On sait que sous la troisième et la quatrième république il y avait comme ça des lieux où lon envoyait des dossiers pour couler un rival. Mais la 5 e République avec son arrière fond depuis Mitterrand et Sarkozy va encore plus loin: on installe au pouvoir des gens qui comme Mitterrand lui-même ont un passé suspect et que la CIA peut manipuler à partir de Sarkozy. BHL cest aussi Bolloré et les intérêts africains. Le personnage a beaucoup donné dans la promotion des terroristes afghans, des Kurdes féministes et des vertueux ukrainiens bandéristes
Qui veut sen débarrasser, nous ne le regretterons pas
Linformation a en effet été révélée par Mediapart ce 13 février et lon sait que comme lavait révélé Dumas le ministre des affaires étrangères qui lui-même depuis un passé de résistant communiste a glissé jusque dans les eaux putrides de Soral et Dieudonné qui finance cette officine , Soros cest-à-dire la branche « démocrate » néo-conservatrice de la CIA, nous laissons à Dumas egt à ses pareils la responsabilité et la preuve quils ont faites de telles allégations. Mais laffaire est suffisamment étayée pour quune enquête pour prise illégale dintérêts aitété ouverte concernant le financement des documentaires réalisés par Bernard-Henri Lévy. Cest en effet Arte france qui a produit les invraisemblables navets que lon ose appelerfilms, par parenthèse entre arte, les festivals, les revues financées par les mêmes on ne sétonnera pas de la tonalité politique des films, de leur production et de leur lancement comme de leur couronnement. Les opérations vertueuses périodiques devenant un mmarché de dupe où lon ne change rien mais on sen sert pour éliminer un concurrent. . Or, «BHL» est président du conseil de surveillance de la chaîne depuis 1993. Et pour Aymeric Caron, le député La France insoumise (LFI) qui a effectué un signalement auprès de la justice le 5 février dernier, le bât blesse. Lenquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris, précise Le Monde, qui a relayé cette information. Dans son signalement, Aymeric Caron affirme que BHL «a pu bénéficier, pendant ses 31 années de mandat, dun soutien substantiel» de la chaîne «pour le financement de ses uvres audiovisuelles et cinématographiques», soit «un montant cumulé de 750 000 euros» entre 2011 et 2022. Ces financements concernent également, «pour un montant non précisé», le long-métrage Le Jour et la nuit, qui sétait fait éreinter par la critique et le public à sa sortie en 1997. Idem pour les droits de diffusion du film Bosna!, co-réalisé par BHL et dont Arte France a acquis les droits de diffusion en 2004 pour un montant de 68 700 euros.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 26-02-2025 à 20:11:12
| La situation actuelle confirme tout ce qui précède, y compris sous Biden, c'est-à-dire la domination hégémonique des USA sur l'Europe, et les conséquences désastreuses de la politique de collusion et de capitulation. Mais face à la réalité les dirigeants européens, français et anglais en particulier, essaient encore d'amadouer les USA. Il en résulte que ces pays en subiront les pires conséquences.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 26-06-2025 à 05:20:10
| | Qui est piégé alors que l'OTAN accepte d'augmenter les dépenses militaires à 5 % du PIB ? : Éditorial du Global Times Par Global Times Publié le 26 juin 2025 à 01h09 https://www.globaltimes.cn/page/202506/1336995.shtml Le sommet de l'OTAN 2025 s'est tenu de mardi à mercredi à La Haye, aux Pays-Bas. Dans la déclaration commune qui a suivi la réunion, le résultat le plus important a été un accord visant à porter les dépenses de défense à 5 % du PIB un objectif qui a suscité une vive réaction en Europe lorsqu'il a été proposé par les États-Unis plus tôt cette année. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, agissant en « fidèle solliciteur » de Washington, a tout mis en uvre pour inciter les pays européens à délier les cordons de la bourse : lorsque la « menace russe » ne suffisait plus, il a brandi la « menace chinoise », tenant des propos irresponsables sur la question de Taïwan et s'emparant même de la Chine en utilisant le dossier ukrainien. Cela ne fait pas que creuser un gouffre pour les pays européens, mais provoque également des troubles et le chaos dans le monde. Porter les dépenses de défense de 2 % à 5 % du PIB d'ici dix ans soit plus du double représenterait des milliers de milliards de dollars de dépenses supplémentaires, faisant de l'OTAN l'une des entités dont les dépenses militaires mondiales connaissent la croissance la plus rapide. La dernière fois que l'OTAN a appelé à une augmentation des dépenses militaires, c'était en 2014, les plus fortes hausses provenant principalement des pays d'Europe de l'Est. Dix ans plus tard, ces nations ont-elles gagné en sécurité grâce à cela ? La réponse est évidente. Non seulement l'Europe de l'Est a été impliquée dans la guerre, mais l'Europe entière a été entraînée dans la crise ukrainienne, et l'économie mondiale en a souffert. L'expansion militaire incontrôlée et débridée de l'OTAN en est largement responsable. Prétendre que la flotte navale chinoise est déjà de la même taille que celle des États-Unis et que la Chine « possèdera 1 000 ogives nucléaires d'ici 2030 » revient essentiellement à légitimer l'infiltration de l'OTAN en Asie-Pacifique. En utilisant la « menace chinoise » pour justifier son expansion militaire, l'OTAN a même devancé les États-Unis en s'engageant à « se préparer à un éventuel conflit dans le détroit de Taïwan ». Si l'OTAN persiste à étendre ses tentacules militaires à l'Asie, il est presque certain que plus elle augmentera ses dépenses militaires, plus les souffrances stratégiques que l'Europe devra supporter seront importantes. Cette logique consistant à « s'engager dans une expansion militaire tout en accusant les autres d'être une menace » est non seulement absurde, mais aussi malveillante. Lorsque Rutte a souligné que l'OTAN « ne dispose d'aucune option de retrait », il s'agissait d'intimidation pour les pays membres, leur faisant croire qu'une sortie à mi-chemin de l'alliance n'était tout simplement pas envisageable. Son affirmation selon laquelle il fallait « assurer notre avenir » est précisément une tentative d'attacher complètement l'Europe au char de guerre des États-Unis. L'OTAN, machine de guerre qui aurait dû être démantelée depuis longtemps, compte désormais sur le soutien des États-Unis et sur le « sale travail » de Washington pour survivre, en distillant sans cesse le récit absurde selon lequel « guerre rime avec sécurité » pour effrayer les Européens. L'OTAN est devenue le principal passif de l'Europe. Un exemple classique est que si lOTAN ne sétait pas étendue vers lest, il ny aurait pas de conflit russo-ukrainien. Parmi les quatre « partenaires indopacifiques » (IP4) soigneusement préparés par l'OTAN, trois dirigeants ont fait l'impasse sur ce sommet, notamment par crainte que, dans le contexte actuel de troubles au Moyen-Orient, celui-ci « ne devienne un piège ». Ces pays ne souhaitent ni s'impliquer dans les conflits au Moyen-Orient ni être contraints de s'engager à augmenter leurs dépenses de défense. Le magazine américain The Diplomat a indiqué que l'alignement de l'Australie après le 11 septembre sur les missions américaines en Irak et en Afghanistan avait entraîné le pays dans des conflits prolongés. Ces conflits, initiés par l'OTAN sous la direction des États-Unis, se sont révélés politiquement impopulaires et financièrement épuisants. Il est donc clair que l'idée de « rechercher la paix par la force » est impopulaire au sein de la communauté internationale. Le comportement erratique des États-Unis ces dernières années a conduit de nombreux pays européens à penser qu'ils devraient renforcer davantage leur propre défense et réduire leur dépendance à leur égard. Or, une augmentation drastique des dépenses militaires de l'OTAN va clairement à l'encontre de cet objectif. Avant le sommet, Rutte a déclaré au président américain Donald Trump : « L'Europe va payer cher, comme elle le devrait, et ce sera votre victoire. » Lorsque cette déclaration a été révélée, elle a provoqué une tempête médiatique. Pourtant, ces flatteries et ces vantardises ont été accueillies avec mépris et doutes par Trump quant à la clause de défense collective de l'OTAN. Malgré cela, Rutte a continué à rassurer les Européens : ils devraient cesser de s'inquiéter et se concentrer sur « ce grand irritant, à savoir que nous ne dépensons pas assez ». L'OTAN a longtemps été largement portée par la volonté américaine, mais cet acte d'auto-manipulation révèle à quel point la « non-autonomie stratégique » de l'Europe est devenue désastreuse. L'ère de l'OTAN est révolue depuis longtemps. Fidèle au principe directeur de « l'Amérique d'abord », Washington applique sans cesse une position « pas d'argent, pas de protection », réduisant l'OTAN à un simple argument de négociation dans les tractations géopolitiques américaines. Allouer 5 % du PIB aux dépenses militaires représente un lourd fardeau pour les pays européens, mais cela reste loin de satisfaire l'appétit géopolitique de Washington et ne fera qu'inciter les États-Unis à exiger davantage de l'Europe. Les nations européennes, surtout celles qui refusent de se laisser entraîner dans des guerres, doivent rester lucides.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 26-06-2025 à 07:53:01
| | LEspagne refuse détablir des négociations bilatérales avec les États-Unis après les menaces de Trump 26 juin 2025 https://histoireetsociete.com/2025/06/26/lespagne-refuse-detablir-des-negociations-bilaterales-avec-les-etats-unis-apres-les-menaces-de-trump/ Voilà pourquoi nous avons proposé que la France, enfin celle qui aurait un gouvernement en capacité de refuser les 5% pour le surarmement ce qui a peu de chance de se réaliser, envisage une adhésion aux BRICS. Parce que ce ministre de lÉconomie espagnol qui imagine que lUE telle quelle est serait un rempart contre le chantage de Trump est un peu dans la position de Gribouille allant se mettre dans le lac pour se protéger de la pluie. LEspagne a même avec ses relations historiques avec lAmérique latine, les moyens daller jusquau bout de son attitude courageuse et solitaire dans les 32 pays de lOTAN. Mais elle est aussi toujours menacée dun fascisme qui na jamais été éradiqué
Ce bilan des résistances est désormais incontournable et la politique de lAutriche (cette autruche de tous les Anschluss) de lUE ne masque plus ladhésion à son annexion à lempire US devenu incontrôlable et pas seulement à cause de Trump (note et traduction de Danielle Bleitrach) M. Cuerpo a déclaré que lEspagne au sein de lAlliance atlantique « est un partenaire fiable, un partenaire stable qui remplira ses engagements » Il souligne que « lEspagne est un partenaire essentiel dans cette relation transatlantique » entre lUnion européenne et les États-Unis Le ministre espagnol de lÉconomie, Carlos Cuerpo, lors de sa participation au Forum de Paris ; Edgar Sapiña Manchado (EFE) infoLibre 25 juin 2025 @_infolibre Le ministre espagnol de lÉconomie, Carlos Cuerpo, a évité mercredi de commenter directement les menaces de Donald Trump de « faire payer le double à lEspagne » pour ne pas vouloir porter les dépenses de défense à 5 % du PIB, et a rejeté les négociations directes avec Washington, rappelant que le cadre de la discussion commerciale est entre la Commission européenne et les Etats-Unis, comme le rapporte EFE. Interrogé à Paris par EFE sur les propos de Trump sur lEspagne à la fin du sommet de lOTAN, Cuerpo a déclaré que lEspagne dans lAlliance atlantique « est un partenaire fiable, un partenaire stable qui respectera ses engagements » et quelle « couvrira les capacités (de défense) qui sont nécessaires et auxquelles nous nous sommes engagés ». Il a également souligné que « lEspagne est un partenaire essentiel dans cette relation transatlantique » entre lUnion européenne et les États-Unis, qui dun point de vue commercial est « la plus importante au monde » et « un trésor que nous avons et voulons protéger ». Et lorsquil a été souligné que les menaces du président américain sont spécifiquement dirigées contre lEspagne, il a rappelé que les négociations « se déroulent dans le cadre de la Commission européenne, qui est chargée de négocier au nom de tous les États membres, et pas seulement pour lEspagne ». « Pour nous, il est très important que, dans ce cadre de négociation de cette relation bilatérale entre lUnion européenne et les États-Unis, nous continuions à progresser pour parvenir à un accord juste et équilibré », a-t-il déclaré avant dajouter que les États-Unis appliquaient déjà des droits de douane de 10 % sur tous les produits dans tous les domaines, de 50 % sur lacier et laluminium et de 25 % sur les automobiles. À la question de savoir si les États-Unis pouvaient appliquer des droits de douane spécifiques à lEspagne, le ministre est revenu sur son message selon lequel la négociation se déroule entre la Commission européenne et les États-Unis et ne voulait pas entrer dans la question de savoir sil pouvait imposer ces droits sur les principaux produits vendus par lEspagne. « Nous devons obtenir un accord juste et équilibré », a-t-il déclaré avant de faire référence aux avertissements de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, selon lesquels « lEurope dispose également des outils nécessaires pour se défendre si nous ne parvenons pas à parvenir à cet accord ». Le ministre na pas précisé si son gouvernement avait été averti de lannonce de Trump lors de la conférence de presse à La Haye, à la fin du sommet de lOTAN. Il a répété quau sein de lOTAN « lEspagne va être un partenaire responsable » et quelle respectera ses engagements comme elle la toujours fait, sans entrer dans la question de lexigence daugmenter le budget de la défense de 2 % du produit intérieur brut (PIB) à 5 % dici 2035. Trump assure que lEspagne « paiera le double » commercialement pour son refus daugmenter ses dépenses militairesVoir plus « Dans le cadre commercial », a-t-il ajouté, « lEspagne va également être un partenaire proactif, en essayant de faire progresser ces relations commerciales, dans lapprofondissement de ces relations commerciales avec les États-Unis ». Cuerpo sest rendu à Paris pour participer à une réunion du Forum de Paris, qui regroupe les principaux pays créanciers et débiteurs, ainsi que des organisations financières internationales. De la capitale française, il se rendait ce jeudi à New York, où il a rencontré le secteur privé, mais pas avec des représentants du gouvernement américain, a-t-il dit.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 06-07-2025 à 13:44:16
| | La Chine a remis lEurope à sa place, par Piotr Akopov 6 juillet 2025 https://histoireetsociete.com/2025/07/06/la-chine-a-remis-leurope-a-sa-place-par-piotr-akopov/ Nous sommes au stade des « évidences », celui où les FAITS sont de plus en plus difficilement niés et où le grotesque de ceux qui prétendent encore nous vendre la toute puissance de limpérialisme américain et celle de lOTAN qui tout en se prenant des raclées historiques dans le monde croient encore possible de rallier à cette coalition impuissante, les victimes asiatiques de la politique tarifaire du suzerain. Ce qui a toujours caractérisé Poutine mais aussi la Chine, cest quils disent ce qui les motive, leurs buts et font ce quils disent pour répondre à lagression masquée sous les « bons sentiments et les proclamations démocratiques » de lOccident. Lagression de lhégémon a prétendu produire ses propres lois et créer des coalitions politiques, économiques autour de cette violence de pillard avec ses chantages. Il ny avait plus de diplomatie possible et cest cette situation là que la Chine refuse en rassemblant autour delle toutes les victimes de larbitraire et elle ne saurait se passer de la puissance militaire mais aussi de linfluence héritée de lURSS, dans la nouvelle architecture internationale devenue majoritaire. Comme nous cessons de le répéter, lUE est devenue un handicap mais il peut y avoir une stratégie pour la France dans ce monde déjà là. (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop pour histoireetsociete) https://ria.ru/20250705/kitay-2027302691.html LEurope a une nouvelle fois exigé de la Chine quelle « cesse tout soutien matériel à lindustrie militaire russe » et a reçu une réponse étonnamment franche. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, effectue une visite dune semaine en Europe : hier, il était à Berlin, aujourdhui, il poursuit ses rencontres à Paris. Mais la discussion clé a eu lieu mercredi lors dun dîner daffaires de quatre heures à Bruxelles, après une réunion avec les dirigeants de lUnion européenne, et ses détails sont progressivement révélés. La commissaire aux affaires étrangères, Kaja Kallas, a notamment discuté avec Wang Yi de la question ukrainienne et a exigé la fin de l« aide financière » et des livraisons de produits à lindustrie de défense russe. LUE exige cela de la Chine depuis le début du conflit, mais les Chinois répondent toujours de la même manière : nous ne livrons pas de produits à double usage à la Russie et nous sommes généralement en faveur dun règlement pacifique. Wang Yi aurait pu se contenter de cette formule habituelle, mais apparemment, la commissaire estonienne na pas fait preuve de la délicatesse diplomatique requise. Le ministre chinois lui a donc donné quelques leçons dhistoire. Cest ce qui ressort dun article publié par le South China Morning Post de Hong Kong, qui cite plusieurs sources proches des négociations, de sorte que lon peut très probablement se fier à la teneur de ces informations. Si Pékin avait apporté une telle aide à Moscou, le conflit aurait pris fin plus tôt, a déclaré Wang Yi, ce qui signifie que les Européens devraient apprécier labsence de livraisons darmes chinoises, sinon les forces armées ukrainiennes auraient déjà capitulé. Il est clair que lUE ne croit pas à la retenue de la RPC, mais Mme Callas na probablement pas eu le temps dévaluer pleinement la réflexion de Wang Yi, car un autre « enseignement historique » a été formulé de manière très explicite par linvité. Pékin ne peut se permettre une défaite de la Russie dans le conflit en Ukraine, car la Chine craint que les États-Unis ne reportent alors toute leur attention sur leur pays, a-t-il été déclaré à la diplomate européenne. Plus précisément, cest ainsi que les Européens lont compris, mais la formulation exacte pouvait être légèrement différente. Cela ne change toutefois rien au fond : tous les appels de lUE à prendre ses distances avec la Russie se heurtent à un mur chinois qui se résume à une seule question : « Pourquoi ferions-nous cela ? » Laisser Moscou seule face à lOccident uni, cest-à-dire lEurope et les États-Unis, pour quoi faire ? Que lOccident soccupe dabord de la Russie, en lui arrachant définitivement une partie de son territoire, lUkraine, puis quil sattaque de toutes ses forces à la Chine ? Non seulement cela empêcherait la réunification avec Taïwan, inévitable dans une perspective historique déjà proche, mais cela commencerait également à pousser la Chine hors de lAsie du Sud-Est, lencerclant non seulement par la mer, mais aussi par la terre, dans le cas où la Russie vaincue deviendrait un satellite ou un partenaire mineur de lOccident. Est-ce vraiment loption que lEurope propose sérieusement à la Chine ? Le fait que la formulation chinoise fasse référence aux États-Unis et non à lOccident dans son ensemble ne doit pas induire en erreur : Pékin na toujours pas perdu lespoir de voir lEurope réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis, mais comprend déjà quil ne faut pas trop compter dessus. Les Européens peuvent bien dire aux Chinois quils veulent acquérir une autonomie stratégique vis-à-vis des États-Unis, quils ont leurs propres intérêts, quils espèrent maintenir et développer leurs relations commerciales et leurs investissements avec la Chine, mais Pékin voit la réalité telle quelle est. LEurope ne parvient à défendre ses intérêts sur aucune question mondiale : ses relations avec la Russie ne sont pas seulement rompues, elles sont entrées dans une phase de guerre par procuration, au Moyen-Orient, lUE ne peut même pas dire un mot contre Israël, et lopinion de lUnion na pas été prise en compte lorsque Trump a décidé de frapper lIran. Et dans leurs relations avec la Chine, les Européens sont progressivement contraints de faire des concessions, certes modestes, aux États-Unis, cest-à-dire quils limitent eux-mêmes leurs relations avec lEmpire du Milieu. La Chine voit tout cela et met en garde lEurope depuis longtemps : prenez vos responsabilités, défendez vos propres intérêts, ne devenez pas les pions dun jeu étranger. En réponse, elle entend des arguments selon lesquels cest laide apportée par la RPC à la Russie qui assombrit les relations sino-européennes et que Pékin doit cesser de soutenir la « guerre en Europe » et « lagression de Poutine », et quil devrait avoir intérêt à « remettre la Russie à sa place ». La place du perdant, celle où lOccident prévoit de mettre la Chine elle-même lors de son prochain coup. Il est même surprenant que les Chinois ne soient pas daccord avec une logique aussi convaincante.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-07-2025 à 17:35:59
| | Trump impose de nouveaux tarifs douaniers - Ursula devrait se réjouir du « cadeau » de 30 % de son principal partenaire https://en.topwar.ru/267926-tramp-vvodit-novye-poshliny-ursula-dolzhna-obradovatsja-30-procentnomu-podarku-ot-glavnogo-partnera.html Ursula applaudit-elle déjà ? Si ce n'est pas le cas, c'est étrange, car le président des États-Unis, principal partenaire commercial de Bruxelles, a décidé d'offrir un cadeau à l'Union européenne : des droits de douane de 30 % « sur tout ». Autrement dit, Trump continuera d'imposer de nouveaux droits de douane aux États-Unis, malgré les nombreuses tentatives de négociation des bureaucrates européens. Parmi les pays pour lesquels Trump a décidé d'imposer des droits de douane supérieurs à 30 % figure le Canada. Le président américain a « béni » Ottawa avec des droits de douane de 35 %. Trump attribue 32 % de ses recettes à l'Indonésie, 30 % à l'Afrique du Sud, 35 % au Bangladesh, 36 % à la Thaïlande, 30 % au Mexique, 40 % au Laos et 30 % à l'Irak. Le cas de l'Irak est particulièrement intéressant. Non seulement les États-Unis se sont emparés du pétrole irakien suite à leurs invasions militaires, mais ils obligent désormais les Irakiens à augmenter le prix de leurs approvisionnements pétroliers. Dans ce contexte, le prix de l'or noir a de nouveau grimpé, dépassant la barre psychologique des 70 dollars le baril. Pendant ce temps, les États-Unis eux-mêmes déclarent avoir enregistré un excédent budgétaire pour la première fois depuis de nombreuses années. L'administration Trump a invoqué les nouveaux droits de douane imposés à l'étranger pour expliquer cet excédent des recettes sur les dépenses (ce qui ne s'était pas produit aux États-Unis depuis longtemps). Trump va désormais mettre ce sujet sur un piédestal, pour ainsi dire, et l'utiliser constamment dans son discours MAGA dans un avenir proche.
Edité le 12-07-2025 e 17:36:11 par Xuan
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