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 coexistence pacifique ou interventionnisme

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Xuan
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   Posté le 19-05-2015 à 00:05:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A l'occasion du 70e anniversaire de la création de l'ONU et du 60e anniversaire de la conférence de Bandung, Resistance met en ligne un article important sur la question de la coexistence pacifique .
Sous divers prétextes, notamment les "droits de l'homme comme préalable à la paix", l'impérialisme cherche invariablement à remettre en cause les cinq principes de la coexistence pacifique :

> respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté
> non-agression mutuelle
> non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures
> l’égalité et les avantages réciproques
> la coexistence pacifique.

_____________


La notion de coexistence pacifique a fait l'objet d'âpres controverses dans le mouvement communiste international, en particulier depuis la trahison khrouchtchévienne.
Le 14 juin 1963 dans le point 16 des PROPOSITIONS CONCERNANT LA LIGNE GENERALE DU MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL (lettre en 25 points), le Parti Communiste Chinois critiquait la conception dogmatique consistant à mettre la coexistence pacifique à toutes les sauces et préconisait une conception dialectique et révolutionnaire de la coexistence pacifique.
La position du PCC fut parfois interprété comme un refus du principe même de la coexistence pacifique, soit par les dirigeants révisionnistes afin de déformer cette position, soit à travers des vues gauchistes pour lesquelles la coexistence pacifique était une abomination révisionniste et devait être entièrement rejetée.
Ceci conduisit par exemple à une campagne de critiques à la fois de droite et de gauche lors de la visite de Nixon en Chine, présentée comme une trahison du peuple vietnamien.

Ces conceptions erronées découlent de la métaphysique et vont à l'encontre de la méthode matérialiste dialectique.
Mais c’est une gymnastique que nous n’avons pas. Politzer nous indiquait que la logique enseignée en classe va à l’encontre de la dialectique :


On dit de la « logique » que c'est l'art de bien penser. Penser conformément à la vérité, c'est penser suivant les règles de la logique.
Quelles sont ces règles ? Il y a trois grandes règles principales qui sont :
1. Le principe d'identité: c'est, nous l'avons déjà vu, la règle qui veut qu'une chose soit identique à elle-même, ne change pas (le cheval est le cheval).
2. Le principe de non-contradiction : une chose ne peut pas être en même temps elle-même et son contraire. Il faut choisir (la vie ne peut pas être la vie et la mort).
3. Principe du tiers exclu — ou exclusion du troisième cas, ce qui veut dire : entre deux possibilités contradictoires, il n'y a pas place pour une troisième. Il faut choisir entre la vie et la mort, il n'y a pas de troisième possibilité.
Donc, être logique, c'est bien penser. Bien penser, c'est ne pas oublier d'appliquer ces trois règles.
Nous reconnaissons là des principes que nous avons étudiés et qui proviennent de la conception métaphysique. [Principes élémentaires de philosophie VI. — Qu'est-ce que la logique ?]


Le point 16 de la lettre en 25 points sera présenté à la suite. C'est l'occasion de réexaminer à la fois la controverse sino-soviétique, notre perception d'alors, l'évolution de la ligne du PCC sur ce sujet, les développements actuels de la coexistence pacifique et la lutte idéologique entre impérialisme et anti impérialisme, autour de cette notion.

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A l'occasion de la commémoration de Bandoung à Jakarta la Chine est intervenue pour en rappeler l'esprit : "Le président chinois soulève une proposition en trois points pour que l'esprit de Bandung se perpétue", publié plus bas.
A lire également : "l'esprit de Bandung reste d'actualité"



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La coexistence pacifique plutôt que l’interventionnisme de l’OTAN


17 mai 2015 par Résistance



À l’approche de la commémoration du soixante-dixième anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies, un vif débat met en avant deux conceptions opposées de l’avenir des relations internationales. D’un côté, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Samantha Power, répète à l’envi que le respect des droits de l’homme est un préalable à la paix ; de l’autre, Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères qui a présidé le débat du 23 février dernier au conseil de sécurité, est persuadé qu’une nouvelle vitalité de la Charte des Nations Unies ne peut être garantie qu’en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque pays. En clair, la souveraineté comme fondement de l’ordre international.

La logique de l’interventionnisme humanitaire, animé de la mission de vouloir protéger les peuples d’actions génocidaires accomplis par des « Hitler de service » (mais à la discrétion, cela va de soi, des puissances hégémoniques et de leurs alliés…) a donc encore ses thuriféraires. « Assumez le fardeau de l’Homme blanc » , écrivait Rudyard Kipling, le poète de l’impérialisme britannique à la fin du XIXème siècle. Il lançait ainsi un appel aux États-Unis afin qu’ils viennent soutenir la France et l’Angleterre dans leur « mission civilisatrice » en Afrique et en Asie. Au milieu des années 2000, le ministre de la défense britannique John Reid affirmait que le but de la présence de son pays en Afghanistan était « de fournir assistance et protection au peuple afghan pour qu’il reconstruise l’économie et rétablisse la démocratie » . En 2011, au plus fort de l’engagement de la coalition internationale, c’étaient 140.000 soldats de l’OTAN qui y étaient déployés. Et 3.485 militaires occidentaux y ont perdu la vie depuis 2001. Le coût de l’opération avoisine les 800 milliards d’euros rien que pour les États-Unis. La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan ne publie des rapports annuels que depuis 2009 et ceux-ci totalisent plus de 17.000 morts pour ces six dernières années.

En Libye, les commentateurs les plus objectifs estiment que l’intervention de Nicolas Sarkozy et de David Cameron a été un désastre… même si elle fut applaudie par les journalistes de l’époque. Ce pays est maintenant sous le contrôle des milices et des seigneurs de guerre salafistes qui exportent des armes et des guerriers dans toute la région, obligeant aujourd’hui des migrants à s’exposer aux plus graves dangers en tentant de traverser la Méditerranée.

Le bilan des interventions en Afghanistan, en Afrique ou dans les pays arabes est donc globalement négatif. Si elles sont souvent présentées comme moralement justifiées, elles sont souvent légalement discutables et presque toujours désastreuses d’un point de vue stratégique.

Une autre voie, méconnue du plus grand nombre parce que tue par les media dominants, apparaît plus que jamais devoir s’imposer dans les relations internationales. Pourtant, elle ne date pas d’hier. C’est en 1954 en effet que la Chine, l’Inde et la Birmanie ont proposé ce que l’on appelle les « cinq principes de la coexistence pacifique » : ceux-ci sont le respect mutuel de l’intégrité territoriale et de la souveraineté, la non-agression mutuelle, la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, l’égalité et les avantages réciproques et la coexistence pacifique. Au cours des soixante dernières années, ils sont devenus non seulement la base de la diplomatie indépendante, autonome et pacifique de la Chine, mais également des principes primordiaux en matière de relations internationales reconnus par la majorité des pays du monde.

« Nés au cours de la Guerre froide, ces cinq principes prônent la justice, la démocratie et le règne de la loi. Depuis leur entrée sur la scène historique, ils ont permis de dépasser les limites des idéologies et des systèmes et représentent les intérêts vitaux des pays en développement » , nous explique le vice-président de l’association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (APCAE), Xie Yuan. Ces principes ont dans les faits permis à de nombreux pays de changer l’attitude hostile de nombreux pays envers la Chine et permis à cette dernière de sortir de sa situation autrefois isolée.

Aujourd’hui, sur la base de ces cinq principes, la Chine a réglé plusieurs conflits territoriaux et établi des relations diplomatiques avec plus de cent cinquante pays dans le monde. Les cinq principes se manifestent dans quantité de traités bilatéraux et sont confirmés dans quantité de conventions internationales multilatérales et de documents internationaux tels que la déclaration sur l’inadmissibilité dans les affaires intérieures des États et la protection de leur indépendance et de leur souveraineté [résolution 2131 (XX) de l’assemblée générale des Nations Unies en date du 21 décembre 1965] et la déclaration concernant l’instauration d’un nouvel ordre économique international approuvée en 1974 par la sixième assemblée générale spéciale des Nations Unies.

« Le droit applicable ne peut avoir de double standard. Nous nous opposons à la déformation délibérée du droit international, à la violation des intérêts d’autres pays ainsi que la destruction de la paix et de la stabilité » , a concrètement souligné Xi Jinping lors de la conférence commémorant le soixantième anniversaire de la publication des cinq principes de la coexistence pacifique.

Dans l’ère actuelle de la mondialisation, ces grands principes devraient avoir une plus grande portée encore dans les relations internationales, loin de l’appropriation de la politique et de la stratégie par la morale publicitaire, son verbiage, sons sentimentalisme primaire et son affirmation terroriste. Loin de la propension de l’Occident de faire dépendre la liberté des autres d’une définition de la liberté qu’il a su arranger à sa sauce.

Capitaine Martin.


Edité le 19-05-2015 à 00:19:02 par Xuan




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Le point 16 de la lettre en 25 points :

16). C'est Lénine qui a avancé l'idée qu'il est possible pour les pays socialistes de pratiquer la coexistence pacifique avec les pays capitalistes. Et l'on sait qu'après le refoulement de l'intervention armée étrangère par le grand peuple soviétique, le Parti communiste de l'Union soviétique et le gouvernement soviétique, sous la direction de Lénine et par la suite sous celle de Staline, ont invariablement appliqué la politique de coexistence pacifique. Ils ne furent obligés d'engager une guerre de légitime défense qu'au moment où les impérialistes allemands attaquèrent le pays.

Depuis sa fondation, la République populaire de Chine a également appliqué avec fermeté et conséquence cette politique de coexistence pacifique entre pays à systèmes sociaux différents ; et elle fut le promoteur des cinq principes de la coexistence pacifique.

Cependant, il y a quelques années, d'aucuns se sont arrogé soudain la politique de coexistence pacifique avancée par Lénine comme une "grande découverte" à eux. Ils prétendent avoir le monopole de l'interprétation de cette politique. Ils considèrent la "coexistence pacifique" comme une Révélation d'En-haut, quelque chose dépassant l'entendement, d'omnipotent, et ils lui attribuent tous les mérites des peuples du monde et tous les succès que ceux-ci ont remportés par la lutte. De plus, tous ceux qui désapprouvent leur déformation de cette idée de Lénine, ils les qualifient d'adversaires de la coexistence pacifique, de gens qui ne comprennent absolument rien à Lénine et au léninisme, d'hérétiques méritant le bûcher.

Comment les communistes chinois pourraient-ils être d'accord sur ces points de vue et cette façon d'agir ? Ils ne peuvent pas, cela leur est impossible.

Le principe de la coexistence pacifique avancé par Lénine est fort clair et facilement compréhensible pour de simples gens. La coexistence pacifique concerne les rapports entre pays à systèmes sociaux différents et elle ne doit pas être interprétée comme bon nous semble. Elle ne devrait jamais être étendue aux rapports entre nations opprimées et nations oppresseuses, entre pays opprimés et pays oppresseurs, entre classes opprimées et classes oppresseuses, et ne devrait jamais être considérée comme le contenu principal du passage du capitalisme au socialisme, et moins encore devrait-il être affirmé qu'elle est la voie au socialisme pour toute 'humanité. La raison en est que la coexistence pacifique entre pays à systèmes sociaux différents est une chose. Entre pays qui pratiquent la coexistence pacifique, il est tout à fait inadmissible et absolument impossible de toucher même à un cheveu de leur système social respectif. Autre chose est la lutte de classe dans les différents pays, la lutte pour la libération nationale, le passage du capitalisme au socialisme. Ce sont des luttes révolutionnaires âpres, sans merci, qui visent à changer le système social. La coexistence pacifique ne peut nullement remplacer la lutte révolutionnaire des peuples. Le passage du capitalisme au socialisme dans n'importe quel pays ne peut s'effectuer qu'à travers la révolution du prolétariat de ce pays et la dictature du prolétariat.

Dans l'application de la politique de coexistence pacifique, il y a inévitablement lutte entre les pays socialistes et les pays impérialistes sur les plans politique, économique et idéologique, et il est totalement impossible qu'il y ait "coopération générale".

Il est nécessaire pour les pays socialistes d'engager des négociations de différentes sortes avec les pays impérialistes. Et il est possible d'aboutir à certains accords par ces négociations si l'on s'appuie sur la juste politique des pays socialistes et sur la pression des masses populaires des différents pays Mais les compromis nécessaires entre pays socialistes et pays impérialistes n'exigent pas des peuples et nations opprimés qu'ils en fassent autant, qu'ils passent des compromis avec les impérialistes et leurs laquais.

Personne ne devrait jamais exiger au nom de la coexistence pacifique, que les peuples et nations opprimés renoncent à leur lutte révolutionnaire.

La politique de coexistence pacifique pratiquée par les pays socialistes est favorable à la réalisation d'une conjoncture internationale pacifique en vue de la construction du socialisme, et contribue à démasquer la politique d'agression et de guerre de l'impérialisme et à isoler les forces agressives et bellicistes de celui-ci. Mais si l'on réduit la ligne générale de la politique extérieure des pays socialistes à la coexistence pacifique, il sera impossible de régler correctement les rapports entre les pays socialistes et ceux entre les pays socialistes et les peuples et nations opprimés. C'est pourquoi il est faux de considérer la coexistence pacifique comme la ligne générale de la politique extérieure des pays socialistes.

Selon nous, la ligne générale de la politique extérieure des pays socialistes doit avoir comme contenu ce qui suit : développer, sur la base du principe de l'internationalisme prolétarien, les relations d'amitié, d'entraide et de coopération entre les pays du camp socialiste; lutter pour la coexistence pacifique entre pays à systèmes sociaux différents sur la base des Cinq Principes et contre la politique d'agression et de guerre de l'impérialisme; soutenir la lutte révolutionnaire de tous les peuples et nations opprimés. Ces trois aspects sont liés les uns aux autres, ils sont indissolubles et aucun d'eux ne peut être omis.

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Le président chinois soulève une proposition en trois points pour que l'esprit de Bandung se perpétue





JAKARTA, 22 avril (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a exhorté mercredi les nations asiatiques et africaines à faire avancer l'esprit de Bandung et à travailler ensemble pour promouvoir l'établissement d'une communauté au destin commun pour l'humanité dans son ensemble.

Dans un discours prononcé à l'occasion du Sommet Asie-Afrique à Jakarta, M. Xi a soulevé une proposition en trois points sur la réalisation de cette vision dans le respect de l'esprit de Bandung de solidarité, d'amitié et de coopération, qui demeure pertinent et puissant encore aujourd'hui, selon lui.

Tout d'abord, il faut promouvoir la coopération Asie-Afrique, a-t-il déclaré, suggérant que les pays des deux continents poursuivent un développement commun bénéfique pour tous, alignent leurs stratégies de développement et traduisent leur complémentarité économique en force motrice pour la croissance commune.

Le deuxième point concerne l'expansion de la coopération Sud-Sud, a ajouté M. Xi, notant que les pays en développement, confrontés à des missions similaires d'accélération du développement et d'amélioration de la qualité de vie du peuple, doivent unir leurs forces et avancer ensemble.

Par ailleurs, le président chinois a également appelé les pays d'Asie et d'Afrique à renforcer leur coopération avec les pays en développement en Amérique latine, dans le Pacifique Sud et dans d'autres régions.

En troisième lieu, il faut promouvoir la coopération Sud-Nord, a indiqué M. Xi, soulignant que la coopération entre les pays développés et en développement devrait être basée sur le respect mutuel et l'égalité.

Les pays développés ont l'obligation contraignante d'aider à stimuler le développement de leurs pairs en développement et de réduire l'écart Sud-Nord, a ajouté le président chinois.

Les pays développés, a-t-il suggéré, devraient tenir leurs promesses d'aide et augmenter leur assistance pour le monde en développement et ce, sans conditions politiques.

En outre, M. Xi a indiqué que la Chine travaillerait avec les parties intéressées pour promouvoir ensemble les initiatives de la Ceinture et de la Route ainsi que la création de la Banque asiatique d'investissements pour les infrastructures (BAII), et mieux utiliser le Fonds de la Route de la soie.

La Chine offrira des opportunités de formation à 100.000 personnes issues de pays en développement en Asie et en Afrique dans les cinq années à venir, a indiqué le président chinois.

En outre, 2.000 jeunes asiatiques et africains seront invités à visiter la Chine et à participer à une série de rassemblements de la jeunesse, a-t-il ajouté.

Dans ses remarques d'ouverture, le président indonésien Joko Widodo a indiqué que la Conférence de Bandung organisée il y a 60 ans avait démontré la solidarité des pays asiatiques et africains.

Compte tenu des inégalités et injustices flagrantes qui subsistent dans la communauté internationale aujourd'hui, l'esprit de Bandung reste porteur de sens de nos jours, a estimé M. Widodo.

L'Indonésie reste prête à travailler avec les autres pays en développement pour promouvoir la construction d'un ordre politique et économique mondial équitable et juste, a-t-il ajouté.

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a indiqué dans son discours que le continent africain devait accomplir des tâches difficiles en matière de développement et avait besoin de toute urgence de l'aide de la communauté internationale dans des domaines clés tels que les infrastructures.

M. Mugabe a ajouté que les pays asiatiques et africains devaient maintenir l'esprit de Bandung, renforcer leur unité et travailler ensemble à construire un ordre international équitable et équilibré.

A l'issue de ce sommet de deux jours, les participants devraient adopter trois documents, à savoir le Message de Bandung, la Déclaration sur l'impulsion d'un nouveau partenariat stratégique Asie-Afrique et la Déclaration sur la Palestine.

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La coexistence pacifique et la menace de guerre occidentale


Gilbert Remond commente cet article du site russe RT :


La lettre en 25 points 50 ans plus tard


C'est vrai que pour nous qui nous étions engagé auprès des chinois contre les thèses de la coexistence pacifique porté par Khrouchtchev et sa clique, cela fait drôle.On nous l'aurait dit a cette époque que nous ne l'aurions pas cru, pourtant l'URSS que les chinois accusaient de révisionnisme était bien engagée sur la voie du capitalisme où elle a fini par tomber. Quand à la Chine si elle en pris quelques leçons, avec son étrange concept de marché socialiste, elle est toujours dirigé par son parti communiste et se paye le luxe de venir au secoure du grand frère prodigue.
Gilbert


« Tout en ne visant pas des pays tiers » :
la Russie et la Chine commencent des exercices conjoints en Méditerranée


18 mai


le vaisseau Amiral de flotte russe de la mer Noire, Moskva, quitte le port de Sébastopol pour les exercices conjoints de la Russie et la Chine dans la région méditerranéenne. (RIA Novosti / Vassili Batanov)

Neuf navires de guerre russes et chinois ont commencé des manoeuvres militaires conjointes, surnommées, « Sea Cooperation – 2015 » en Méditerranée dimanche, a indiqué le ministère de la défense russe.

« La phase active des exercices auront lieu en Méditerranée entre le 17 et 21, regroupant 10 navires de guerre de la marine russe et marine d’armée de libération du peuple [de Chine] , » selon une déclaration du ministère de la défense.

Le navire amiral de la flotte basée sur la Crimée, russe mer Noire, le croiseur lance-missiles la « Moskva », sera l’état major pour les exercices, a ajouté la déclaration.

L’objectif des exercices de la Russie et de la Chine « est de renforcer la compréhension mutuelle entre les marines… concernant la stabilité renforcée, la lutte contre de nouveaux défis et menaces en mer, » Selon le Vice-Admiral Aleksandr Fedotenkov, un commandant adjoint de la marine russe, qui dirige les exercices du côté russe,.

Chinese Navy commandant en chef adjoint, le vice amiral Du Czinchen, sera le commandant de la flotte Chinoise.

Vice-premier ministre de la défense Anatoly Antonov du Russie a insisté sur « les jeux de guerre ne sont pas dirigées contre un pays tiers et ne sont pas liés à la situation politique dans la région. »

Le ministère chinois de la défense a déclaré plus tôt que les manoeuvres conjointes mettront l’accent sur la sécurité de la navigation, le ravitaillement en mer, les missions d’escorte et des exercices de tir réel.

En plus de la Moskva, il y aura la corvette lance-missiles de Bora-classe sensitifs supportés le Samum, frégate de missile de classe Krivak le Ladny, projet 775 grand atterrissage navires (LLS), Aleksandr Otrakovsky et Aleksandr Shabalin et marine remorqueur MB-31 prendront part à l’exercice du côté russe.

La Chine a envoyé une paire de frégates de 4 000 tonnes Type 54 a Jiangkai II – le ‘Linyi (574)’ et le ‘Weifang (547)’ ainsi qu’une reconstitution de bateau, le « Wei Shanhu,’ à la Méditerranée.

L’exercice russo-chinois intervient à un moment où l’OTAN et ses alliés organisent des exercices militaires dans toute l’Europe.

Plus tôt, la Russie a annoncé ses forces terrestres prendront part à une série d’exercices conjoints avec des troupes en Mongolie, du Bélarus, Inde et Chine plus tard cette année. Les exercices seront concentrera sur les activités antiterroristes et de maintien de la paix, a déclaré le Kremlin.

Avec les relations entre Moscou et l’Occident s’étant détérioré au cours de la crise de l’Ukraine, la Russie a augmenté sa coopération avec ses voisins chinois, dans les domaines économique et militaires.

Le Président chinois Xi Jinping a été prioche de Vladimir Putin à la Parade de la victoire le 9 mai, ce qui a été suivi par la signature d’accord de $ 25 milliards de dollars des chinois à des entreprises russes et un certain nombre d’autres accords.

Les autorités chinoises ont également invité les troupes russes à marcher dans un défilé qui devait avoir lieu à Pékin en septembre.

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   Posté le 19-05-2015 à 22:52:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A ce sujet, un échange de courrier intéressant entre Gilbert Remond et un autre camarade, DR.
[On lira sur la question de la production marchande en régime socialiste "les problèmes économiques du socialisme en URSS" - Staline - 1951]:


"...je ne vois pas ce qui justifie l'expression "grand frère" quand tu évoques les relations entre la Chine et la Russie. Ces relations me semblent plutôt basées sur le respect mutuel. Je ne comprends pas non plus pourquoi la Russie devrait être qualifiée de "prodigue".

Nous ne sommes plus dans les années 70, d'une URSS révisionniste et d'une Chine pauvre et propagandiste. L'URSS est tombée sous les coups de l'impérialisme, ayant un État qui n'a pas su, pas pu, pas voulu, lui résister (je ne développe pas, mais on peut y revenir) et le capital financier l'a emporté sur le capital industriel (je ne développe pas non plus, mais on peut aussi y revenir).
La Chine y a vu un juteux projet de développement. Les USA, dans les années 70/80 n'ont plus voulu de production industriel sur son sol. Le but étant de ne plus avoir à négocier avec la classe ouvrière du pays. Ils en ont fait une sorte de lumpen, traité par la drogue et la prison (le Capitaine Martin a traité ces deux sujets), et développé une "classe moyenne" soutenant l'impérialisme. C'est la situation actuelle.
La Chine a réussit à être le producteur quasi universel, et gagne ce combat. Il est fondé sur une erreur étasunienne, qui n'ont pas lu Marx, alors que les chinois le connaissent bien : ce n'est pas le commerce qui crée de la valeur, c'est le travail !

Tu vois un "étrange concept de marché socialiste" . Mais pour Marx, le marché joue un rôle important. C'est là que la valeur créé par le travail trouve son prix ! Une marchandise surabondante, ou trouvant une offre insuffisante, peut voir son prix baissé en dessous de sa valeur. La production devra donc baissée.
Au contraire, une marchandise rare, ou trouvant une demande abondante, verra son prix monté au delà de sa valeur, ce qui va stimuler sa production.
Ceci dit, y a t-il un concept capitaliste du marché ? Oui, par des prix de monopole (ou de cartel, ce qui reviens au même, le pétrole par exemple), par la guerre pour écraser la concurrence (tiens là encore le pétrole, mais on peut facilement trouver d'autres exemple), par la corruption, toujours dans le même but, etc.

Le socialisme est-il l'abolition du marché ? Sur des produits stratégiques (l'alimentation ou le chauffage) on peut imaginer des prix inférieurs à la valeur de la marchandise, mais sur des périodes pas trop longues, sinon on arrive vite à l’asphyxie de la production.
Sur le long terme, le socialisme tiens compte du marché afin d'être en mesure de proposer des marchandises à un prix proche de leur valeur.
Le travail crée de la valeur, les marchandises s'échangent sur un prix qui tiens compte de la valeur créée, et le niveau de vie augmente (du fait de la création de valeur soutenue par un prix adéquat). Le socialisme est destiné à créé l'abondance pour la population et non la pénurie !

Amitiés
DR"


______________


et la réponse de Gilbert :

"Non tu te trompes ou tu projette quelque chose qui ne m'appartient pas. Je n'ai aucune réserve sur la politique de la Chine. Je manie l'humour et l'ironie et rassure toi sans aucune influence de l'esprit Charlie. C'est plus tôt chez Freud que je vais chercher la source de mes jeux. Le mot d'esprit a autant une valeur qui travaille du côté de la pulsion et de sa décharge qu'il ne dit en de nouveaux signes quelque chose du conflit ou du désir, ce qui n'est souvent qu'une question d'étape dans un processus de pensé.

Cet humour mis a part, je pense qu' il y a tout de même quelque chose du grand et du petit frère au sens des complexes familiaux dans ce que furent les rapports des deux pays à une époque . Mao venu plus tard que ses ainés Lénine et Staline, dans la famille communiste, n'a pas toujours été apprécié a sa juste valeur, par ceux-ci. Il s'en est suivi de nombreuses déconvenues, coûteuses en vie et en réalisation ,en particulier pendant la périodes qui a précédé celle que nous connaissons sous le nom de révolution chinoise. Je trouve tout simplement savoureux ce qui se passe aujourd'hui parce qu'il y a comme un retournement de situation.
...
Amitié

Gilbert"


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   Posté le 19-05-2015 à 23:38:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La politique de développement pacifique de la Chine

A propos du grand et du petit frère et des complexes familiaux dont parle Gilbert, il faudrait évoquer aussi la notion de « parti père » , sans doute justifiée historiquement – sinon inévitable - dans la mesure où la révolution d’Octobre fut initiatrice de la naissance des partis communistes et des 21 conditions, mais qui devint ensuite catastrophique pour l’unité du mouvement communiste international.

On lira un long article tiré de Pékin Information en date du 22 septembre 2011, La Chine et son développement pacifique.

Il porte essentiellement sur le développement pacifique de la Chine.
Le changement de préoccupation sur 4 ans illustre la dégradation des rapports internationaux et les risques de guerre attisés par les puissances impérialistes. La nature dialectique de la coexistence pacifique prend en compte les transformations historiques dues ici à la crise du capitalisme mondial, au développement inégal des pays impérialistes, et à l’exaspération de la course aux profits et de la concurrence.

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   Posté le 20-05-2015 à 00:27:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une illustration historique de la coexistence pacifique : la reconnaissance de la Chine Populaire par la France.
Un des premiers texte des marxistes-léninistes - extrait de le mouvement "maoïste" en France - t1 - Kessel


La reconnaissance de la République Populaire de Chine par la France


(Cercle d’Etude et de Documentation n° 4, février 1964 *)


[…] S’il est certain que cet événement correspond, du côté français, à la recherche de nouveaux débouchés économiques pour les grands monopoles, il n'en est pas moins l'inéluctable conséquence de la puissance en plein développement de la République populaire de Chine sur tous les plans : économique, politique et culturel, et ce, en dépit de toutes les campagnes mensongères et hostiles qui n'avaient d'autre but que d'isoler un pays qui groupe près du quart de la population mondiale sous la direction du Parti Communiste Chinois .

L'établissement de relations officielles entre la France et la Chine constitue un éclatant succès de la politique léniniste de coexistence pacifique entre-pays à systèmes sociaux différents. En maintenant et en imposant au Gouvernement français le principe d' une seule et unique Chine , le Gouvernement de la République populaire de Chine fait application de manière ferme et conséquente, sans nulle concession de caractère capitulationniste, des préceptes du grand Lénine en ce qui concerne la pratique de la coexistence pacifique.

Il agit ainsi conformément à la ligne marxiste-léniniste contenue dans le Point 16 des propositions concernant la ligne générale du Mouvement communiste international, publiée en 25 Points par le Comité central du Parti communiste chinois le 14 juin 1963. La continuité de la politique de principe ainsi constatée permet de mettre en échec la politique « des deux Chines » activement soutenue par l'impérialisme américain dans son souci de s'opposer par tous les moyens à la Chine populaire , y compris par l'occupation militaire illégitime de l'île chinoise de Taiwan, Il y a lieu de souligner à cet égard que c'est dans le cadre des contradictions entre blocs impérialistes qu'a pu intervenir l'événement qui consacre une rupture décisive du blocus capitaliste que les dirigeants américains entendaient perpétuer autour de la Chine populaire.

En fait, c'est l'hégémonie des États-Unis qui se trouve ébranlée dans ses fondements, du fait des changements dus à la loi de développement inégal du capitalisme qui modifient les rapports des force au sein même du camp impérialiste et permettent aux pays d'Europe occidentale, la France en l'occurrence comme au Japon, de tendre à la rupture de la soumission politique et militaire que leur imposent les États-Unis et de s'orienter vers un développement indépendant.
Ces contradictions internes constituent un élément positif d'affaiblissement du camp capitaliste mondial et, par conséquent, contribuent au renforcement du camp socialiste mondial.
C'est le mérite du Parti communiste chinois d'avoir su appliquer en la circonstance la juste ligne tracée dans la déclaration des 81 Partis communistes et ouvriers de novembre 1960, qui désignait en ces termes l'ennemi principal : « L'impérialisme américain est devenu le plus grand exploiteur international... il est le rempart principal de la réaction mondiale, le gendarme international ; l'ennemi des peuples du monde entier. » Au surplus, une telle situation nouvelle favorise objectivement la lutte du peuple français contre son propre pouvoir capitaliste, qui ne peut pas échapper aux conséquences de toute modification dans le rapport des forces à l'échelon mondial entre le camp du socialisme et celui de 1'impérialisme.

A travers l'ensemble des réactions publiques, on peut, dès lors, mieux discerner quels sont les plus fidèles complices du capitalisme américain.

Pour Guy Mollet, secrétaire général du Parti socialiste S. F. I. O. comme pour Paul Reynaud, vieux cheval de retour de la réaction traditionnelle « la méthode et le moment sont étranges » et il faudrait déplorer « l'absence de consultations préalables avec les alliés de la France » (Lire, bien entendu, « avec les États-Unis »). Quant à la position de Gaston Deferre, candidat à la présidence de la République, on peut la relever dans son journal Le Provençal qui reprend les pires calomnies anticommunistes selon lesquelles « la France aiderait la Chine communiste à fabriquer la bombe atomique. » On avait déjà pu lire de savantes élucubrations à ce sujet dans l'hebdomadaire ultra Aux Écoutes. Ce qui est infiniment plus grave, c'est que L'Humanité, organe du Comité central du parti communiste français ait cru bon de reprendre une information du même genre, tirée du quotidien de l'U. N. R. La Nation, en la publiant sans aucun commentaire, exactement comme s'il s'agissait de la vérité et non d'une canaillerie anti-communiste.

L’établissement de relations diplomatiques officielles entre la France et la Chine met, par ailleurs, en évidence l'inanité des accusations lancées, par les révisionnistes modernes contre le Parti communiste chinois.
Dans le but de faire taire les justes critiques portées par des marxistes-léninistes, le président Khrouchtchev avait prédit publiquement, à propos des divergences surgies dans le Mouvement communiste international : « La vie tranchera. » S'il est vrai que l'événement nouveau ne tranche pas dans le sens qu'escomptait le chef du Gouvernement soviétique, premier secrétaire du Parti communiste de l'U. R. S. S., il apparaît par contre, beaucoup plus vite qu'on ne l'eut cru, que l'évolution de la situation mondiale apporte confirmation de la justesse des thèses marxistes-léninistes défendues par le Parti communiste chinois et d'autres Partis communistes dans le monde entier.
Mais, avant toute chose, les méthodes des dirigeants des deux grands Partis communistes méritent d'être utilement comparées : la signature du Traité de Moscou par les uns, sans tenir compte des réserves et désapprobations officiellement présentées par plusieurs Partis communistes, n'a pas manqué d'avoir comme conséquence immédiate une division du camp socialiste mondial, puisque cinq pays socialistes sur treize ont refusé de signer le Traité de supercherie nucléaire mis au point par les impérialistes anglo-américains. Cette division n'a pas manqué d'amener un affaiblissement du camp socialiste mondial. Par contre, la reconnaissance diplomatique réciproque de la Chine et de la France a été approuvée par l'unanimité des pays socialistes. I/unité ainsi réalisée ne peut que renforcer le camp socialiste mondial. Ainsi, les effets des méthodes des Révisionnistes modernes et des Marxistes-léninistes sont radicalement opposés et peuvent être jugés sur leurs résultats.

1° Jeannette Vermeersch, dans un article paradoxalement intitulé « Lutter pour la ligne juste du Mouvement communiste international » publié dans L'Humanité du 14 septembre 1963, reprenait la plus mensongère des falsifications révisionnistes selon laquelle les dirigeants chinois auraient déclaré que « sur les ruines d'un impérialisme défunt, les peuples victorieux créeront... un avenir radieux... au lendemain d'une guerre nucléaire. » Elle tronquait volontairement ce texte de sa première phrase, paru dans « Vive le Léninisme! » , phrase qui était : « Nous nous sommes toujours opposés aux guerres criminelles déclenchées par les impérialistes, car les guerres impérialistes imposent d'énormes sacrifices aux peuples des différents pays. Mais si les impérialistes imposent ces sacrifices aux peuples des différents pays, nous sommes persuadés que... » Cette inqualifiable dénaturation d'un texte d'un Parti frère a accrédité l'idée d'un communisme chinois agressif et guerrier dans les milliers d'esprits de très honnêtes travailleurs et militants. Alors qu'en vérité l'affirmation publiée par le Parti communiste chinois dans « Vive le Léninisme! » ne diffère en rien quant au fond de ce passage de la Déclaration des 81 Partis communistes et ouvriers « Si néanmoins il se trouve des impérialistes assez insensés pour déclencher la guerre, les peuples balaieront et enterreront le capitalisme. » (page 22 de l'édition française de novembre 1960).
[...]

* le Cercle d'Etude et de Documentation fut la première forme d'organisation des marxistes-léninistes encore adhérents au parti révisionniste.

[...]

Parmi les tâches impérieuses que l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine place au premier rang des préoccupations du peuple français, figure la consolidation de la détente et donc de la Paix dans le monde. La situation nouvelle doit permettre d'imposer au gouvernement gaulliste une prise en consi-dération de la « déclaration du Gouvernement chinois (en date du 21 juillet 1963), -préconisant l'interdiction et la destruction complètes, totales, intégrales et résolues des armes nucléaires et proposant la convocation d'une conférence des chefs de gouvernement de tous les pays du monde sur cette question » . Déclaration qui a déjà connu un grand retentissement et reçu l'approbation de nombreux pays socialistes et neutralistes.

Par ailleurs, l'ensemble du contexte mondial nouveau est également très favorable au développement d'une intense campagne en faveur de la restitution des droits de la Chine à l'O. N. U., campagne à laquelle a d'ailleurs souscrit explicitement dans une résolution spéciale le Conseil mondial de la paix, unanime en sa dernière session à Varsovie.

L’énoncé de ces tâches précises atteste de l'importance capitale de l'établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine populaire.
C'est pourquoi toute sous-estimation de l'importance de cet événement irait non seulement à contresens de l'Histoire, mais aussi porterait préjudice à la conso¬lidation de la paix dans le monde. C'est dire en définitive qu'il s'agit directement des intérêts du peuple français.

Unis aux peuples du monde entier épris de paix et de liberté, agissons résolument contre le bastion du capitalisme, l'Impérialisme américain, car c'est de cette lutte nationale que naîtront les conditions concrètes les plus favorables pour ouvrir de manière décisive la voie révolutionnaire française vers une société socialiste.

Marseille, le 3 février 1964.


Edité le 20-05-2015 à 00:28:27 par Xuan




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   Posté le 21-05-2015 à 09:18:44   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

la république Populaire de Chine se comporte de la meme manière que les Etats Unis d Amérique http://etudesgeostrategiques.com/2012/10/27/la-montee-en-puissance-des-societes-militaires-chinoises-2/

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marquetalia a écrit :

la république Populaire de Chine se comporte de la meme manière que les Etats Unis d Amérique http://etudesgeostrategiques.com/2012/10/27/la-montee-en-puissance-des-societes-militaires-chinoises-2/


USA, Chine même combat !!! Ha ha ha marquetalia tu as gagné ta place en bonne compagnie des trotskistes ou des verts (de gris) écolos...

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non,USA et Chine vont s affronter,Pékin est dans la ligne de mire de l Empire.


Edité le 21-05-2015 à 20:05:54 par marquetalia




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marquetalia a écrit :

non,USA et Chine vont s affronter,Pékin est dans la ligne de mire de l Empire.


Tu réponds totalement à côté de ce que je disais, c'est encore une pirouette...

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études géostratégiques est un blog d'universitaires qui analyse la situation internationale avec les œillères de l'impérialisme français. C'est ta nouvelle bible marquetalia ?

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   Posté le 23-05-2015 à 09:29:50   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

non,ce n est pas ma nouvelle bible.

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   Posté le 26-05-2015 à 08:42:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Des conceptions dogmatiques sur la coexistence pacifique.


Confusion entre coexistence pacifique, contradictions à l’échelle internationale et nationale, entre lutte anti impérialiste des nations et peuples opprimés et lutte de classe dans les métropoles impérialistes.

Amalgamer ces différents types de contradictions sans tenir compte de leurs aspects spécifiques, copier et coller la politique extérieure des pays socialistes ou de pays émergents sur la situation en France, ou inversement réduire les contradictions mondiales à la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie : ces confusions ont émaillé notre histoire.
Ce qui ne signifie pas que la ligne du PCF ait toujours été erronée, loin de là, mais faisons notre profit des erreurs passées.


Singer dans la lutte de classe en France la politique extérieure des pays socialistes :
Le Front Uni Mondial anti fasciste, le pacte germano-soviétique et le PCF


Lors du traité de non-agression (et non d’alliance) germano-soviétique, le 23 août 1939, l’incompréhension de la position tactique de l’URSS envers Hitler conduisit la direction du PCF à dénoncer « la guerre impérialiste » ou « l’impérialisme anglo-américain », alors que le 23 mai 1938 la France, la Grande Bretagne et l'Italie avaient rejeté la proposition d’alliance soviétique, au lendemain du pacte d’acier d’Hitler et de Mussolini, signé les accords de Munich le 30 septembre, et que le 31 juillet 1939 la Grande Bretagne s’était engagée envers l’Allemagne pour isoler l’URSS :

« La Grande Bretagne se déclare prête à conclure avec l'Allemagne un accord délimitant les sphères d'intérêts (...) : 1) l'Allemagne s'engage à ne point s'immiscer dans les affaires de l'Empire britannique. 2) La Grande-Bretagne s'engage à respecter entièrement les sphères d'intérêts allemandes à l'Est et au Sud-Est de l'Europe. Cela aurait pour conséquence que la Grande-Bretagne renoncerait aux garanties qu'elle a accordées à certains Etats situés dans la sphère des intérêts allemands. La Grande-Bretagne s'engage ensuite à travailler pour que la France répudie son alliance avec l'Union soviétique et renonce à toutes les attaches qu'elle possède dans le Sud-est de l'Europe. 3) La Grande Bretagne s'engage à mettre fin aux conversations actuellement menées avec l'Union Soviétique en vue d'un pacte »

[Ministère des Affaires Etrangères de L'URSS, Documents et matériaux se rapportant à la veille de la deuxième guerre mondiale (tome II - 1938-1939 – Archive Dirksen), Moscou, édition en langue étrangère de Moscou, 1948.]http://communisme-bolchevisme.net/download/Documents_et_materiaux_sur_la_veille_de_la_WW2_II.pdf

Cette situation fut particulièrement difficile pour le parti communiste, alors que la bourgeoisie profitait de ce cafouillage et de l’impréparation à l’action clandestine pour le réprimer sévèrement. L’ennemi de classe lui ne se trompait pas.
Le 26 août, Daladier interdit la presse communiste, et bien que les députés communistes aient voté les crédits de guerre le 2 septembre, deux semaines après le bureau confédéral dirigé par Jouhaux exclut de la CGT tous ses membres qui ne souscriraient pas à sa condamnation du pacte. Le 26 septembre le PCF est dissout.

Le 8 décembre 1939, vingt-deux parlementaires quittent le parti communiste pour créer l’Union Populaire Française.
Au début de l’occupation, des démarches sont faites auprès des autorités d’occupation pour négocier la reparution de ‘l’Humanité’ et de ‘Ce Soir’, en vain bien évidemment.

On lit dans l’Humanité clandestine (nos 59 et 61 des 4 et 13 juillet) :
« Les conversations amicales se multiplient entre travailleurs parisiens et soldats allemands : Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison et qu'en 1923, les communistes se dressèrent contre l'occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande. »

Une compréhension claire de la situation n’aurait pas évité la répression, mais ce comportement incohérent coûta l’isolement et la division, sans parler des calomnies déversées plus récemment par S. Courtois et M. Onfray.

[à suivre]

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   Posté le 26-05-2015 à 08:46:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une autre conception dogmatique :
reproduire à l’échelle nationale les contradictions internationales.
Le Front Uni avec la bourgeoisie monopoliste contre les USA


Lors de la naissance du mouvement marxiste-léniniste, et au prétexte de lutter contre l’ennemi principal à l’échelle internationale, certains marxistes-léninistes préconisèrent d’appuyer la politique indépendante de De Gaulle contre la ligne atlantiste de Mitterrand.
Le CMLF publiait cette position à la veille du match De Gaulle – Mitterrand pour la présidence de la république. En voici un extrait (texte entier plus bas)

« CONQUÉRIR L'INDÉPENDANCE NATIONALE EST DEVENU LA QUESTION PRINCIPALE DU PEUPLE FRANÇAIS ! »


« …les choses sont claires, tout faire pour que le candidat pro-américain, Mitterrand, et les autres, à la présidence de la République soient battus le 5 décembre est une nécessité absolue immédiate.
En ce qui concerne la ligne stratégique et la tactique proposées par le Centre marxiste-léniniste de France, pour l'avenir, nous sommes également précis : nous appelons le peuple français et, en premier lieu la classe ouvrière, à lutter dans la perspective d'un Front Uni National contre l'impérialisme américain. Ce Front Uni National devra regrouper, sous la direction de l'avant-garde du prolétariat, le Parti Communiste qui doit être reconstitué, toutes les forces favorables à l'indépendance nationale.
Il est bien évident pour les véritables communistes, pour les marxistes-léninistes, que cette perspective ne saurait signifier l'abandon de la lutte contre la politique gaulliste sur le plan intérieur qui est extrêmement réactionnaire. Au contraire, cette lutte doit être renforcée et les circonstances d'un Front Uni National doivent permettre aux travailleurs d'arracher certaines conquêtes importantes à la grande bourgeoisie.
La perspective d'un Front Uni National ne peut s'envisager qu'avec un caractère double d'alliance et de lutte de classes. L’alliance ne se substitue pas à la lutte mais lutte et alliance doivent aller de pair, chacune d'elles pouvant selon les moments prendre plus d'importance. »


Le 10 décembre, le CMLF appela à voter De Gaulle contre l’atlantiste Mitterrand.
Le dirigeant du CMLF, Claude Beaulieu , est aujourd’hui à la tête du comité Valmy.

Dans une circulaire diffusée à la même époque, la Fédération des Cercles Marxistes-léninistes critiqua sévèrement la position du CMLF, que les dirigeants révisionnistes avaient aussitôt utilisée pour discréditer les marxistes-léninistes. Le lendemain de la publication du communiqué du C. M. L. F. appelant à voter De Gaulle (10 décembre 1965), l'Humanité faisait paraître un article intitulé : « Ils se démasquent définitivement » , et mettait en cause de « soi-disant Cercles marxistes-léninistes pro-chinois » .

La Fédération des Cercles Marxistes-léninistes appela à voter alors ce texte, intitulé « Pour la fidélité à l'idéal communiste » qui appelait à déposer dans l'urne un bulletin portant l'inscription : « Je vote communiste.» ,


« En présentant De Gaulle devant les masses françaises sous son seul aspect d'opposition à l'impérialisme américain, on fait fi de toute une série de faits politiques et économiques dont souffre la classe ouvrière de notre Pays et qui, dans la conscience des masses, tempèrent singulièrement l'antiaméricanisme du pouvoir gaulliste et on donne de la situation en France une vue unilatérale et schématique. Peut-être le C. M. L. F. croit-il sur ce point appliquer à la France la juste appréciation des camarades chinois, appréciation qui se situe sur le plan international. Un exemple précis permet de comprendre cette question : les camarades chinois approuvent les positions anti-américaines du général Ne Win, président du « Conseil révolutionnaire » et du gouvernement de la Birmanie. Mais cela n'empêche pas le Parti communiste birman (marxiste-léniniste) de mener une lutte acharnée (et même armée) contre le même Ne Win qui a une politique réactionnaire sur le plan intérieur. »

[à suivre]


Edité le 26-05-2015 à 08:52:28 par Xuan




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   Posté le 26-05-2015 à 08:50:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

En annexe : la position du CMLF en 1965 ["le mouvement maoïste en France" t1 - Kessel]


« CONQUÉRIR L'INDÉPENDANCE NATIONALE EST DEVENU LA QUESTION PRINCIPALE DU PEUPLE FRANÇAIS (i) ! »
(i) Bulletin d'Information Marxiste-léniniste , n° 15, décembre 1965. Extrait.

Les pays constituant la deuxième zone intermédiaire présentent un double caractère : leurs classes dirigeantes exploitent et oppriment autrui alors qu'elles-mêmes sont victimes du contrôle, de l'intervention et des vexations des États-Unis. Ainsi cherchent-elles par tous les moyens à se débarrasser du contrôle américain. Dans ce sens elles ont un point commun avec les pays socialistes et les peuples de tous les pays. L'impérialisme américain est devenu la cible du monde entier.
Aux Partis prolétariens des pays capitalistes et impérialistes se pose à l'heure actuelle une tâche primordiale : brandir le drapeau de la lutte contre l'impérialisme américain et réunir autour d'eux toutes les forces patriotiques anti-U. S. A. pour mener une lutte résolue contre l'impérialisme américain et ses laquais. Dans cette lutte, plus ils concentrent leurs coups contre la force la plus réactionnaire, plus ils peuvent rallier les forces intermédiaires et ainsi développer les forces révolutionnaires.

Il est bien évident pour les marxistes-léninistes français, que dans un tel contexte international la position et le rôle de notre pays sont particulièrement importants.
En effet, les contradictions inter-impérialistes qui opposent la fraction du capitalisme monopoliste français sous contrôle national actuellement au pouvoir et représentée par de Gaulle à l'impérialisme américain et ses laquais en France, la fraction du capitalisme monopoliste de France sous contrôle américain et représentée par diverses forces réactionnaires dont la S. F. I. O. et Mitterrand, ont pris un caractère extrêmement important qui dépasse le seul intérêt national français. Ainsi que l'ont dit les camarades chinois, ces contradictions ont pris un caractère planétaire. Dans ces conditions, la lutte pour l'indépendance nationale est devenue la question principale à laquelle sont désormais subordonnés tout progrès social et tout essor de la démocratie.

L'impérialisme américain, ennemi principal de tous les peuples du monde, est devenu l'ennemi n° I du peuple français contre lequel il convient de diriger les coups principaux.
Le coup principal que peut porter le peuple français à l'impérialisme américain, à l'heure actuelle, consiste à reconquérir notre indépendance nationale totale. Cette lutte pour l'indépendance nationale a été mise en sommeil par le parti révisionniste depuis une époque qui correspond sensiblement, comme par hasard, à l'arrivée au pouvoir en U. R. S. S. du renégat Khrouchtchev. Elle a été totalement abandonnée par nos révisionnistes suivistes par tradition au fur et à mesure que le P. C. U. S. s'enfonçait dans sa politique de reniement et de collaboration avec l'impérialisme américain. Les marxistes-léninistes ne craignent pas de dire que le gouvernement capitaliste actuel de notre pays ainsi que notre peuple ont un ennemi commun : l'impérialisme américain.

L'impérialisme américain, par rapport à la France, s'est fixé comme objectif d'urgence de reprendre la domination économique et politique de la France, point stratégique en Europe, domination qui lui permettrait, aussi, de réaliser rapidement l'Europe supranationale et américanisée.
Pour ce faire, ils ont la possibilité d'inciter la fraction des monopoles capitalistes de France sous leur contrôle, à reprendre le pouvoir d'Etat, d'où la candidature Defferre à l'élection présidentielle du 5 décembre, puis Defferre étant trop marqué, en tant qu'agent américain, celle actuelle, de Mitterrand qui permet de développer une intense démagogie politique grâce à l'appui qu'elle reçoit de la part du parti révisionniste. Alors, les choses sont claires, tout faire pour que le candidat pro-américain, Mitterrand, et les autres, à la présidence de la République soient battus le 5 décembre est une nécessité absolue immédiate.

En ce qui concerne la ligne stratégique et la tactique proposées par le Centre marxiste-léniniste de France, pour l'avenir, nous sommes également précis : nous appelons le peuple français et, en premier lieu la classe ouvrière, à lutter dans la perspective d'un Front Uni National contre l'impérialisme américain. Ce Front Uni National devra regrouper, sous la direction de l'avant-garde du prolétariat, le Parti Communiste qui doit être reconstitué, toutes les forces favorables à l'indépendance nationale.

Il est bien évident pour les véritables communistes, pour les marxistes-léninistes, que cette perspective ne saurait signifier l'abandon de la lutte contre la politique gaulliste sur le plan intérieur qui est extrêmement réactionnaire. Au contraire, cette lutte doit être renforcée et les circonstances d'un Front Uni National doivent permettre aux travailleurs d'arracher certaines conquêtes importantes à la grande bourgeoisie.

La perspective d'un Front Uni National ne peut s'envisager qu'avec un caractère double d'alliance et de lutte de classes. L’alliance ne se substitue pas à la lutte mais lutte et alliance doivent aller de pair, chacune d'elles pouvant selon les moments prendre plus d'importance.


[à suivre]


Edité le 26-05-2015 à 08:53:33 par Xuan




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   Posté le 26-05-2015 à 13:06:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La coexistence pacifique érigée en dogme finit par nier la lutte de classe
Revirement sur l’impérialisme américain au nom de la coexistence pacifique


En pleine guerre de Corée, la visite d’Eisenhower provoqua grèves, résolutions signées par les ouvriers et manifestations, le 9 janvier 1951 contre le passage du général américain Eisenhower à Paris, le 24 contre l’installation du général en France.

L’armée américaine sur le sol français n’était pas là pour la parade, ainsi qu’en témoigne encore J. Jurquet :
« qu'il me soit permis d'évoquer la mémoire d’Alfred Gadois[i], manœuvre du bâtiment, qui est mort dans mes bras après que les Américains l'aient écrabouillé avec leur camion géant, à Melun, en 1952. Le vieux père Cachin et Monmousseau que j'avais la charge de faire pénétrer clandestinement dans la ville [Melun] criait qu'il n'avait jamais vu pareille sauvagerie »

[1] Alfred Gadois fut écrasé volontairement le 18 mars 1852, lors d’une manifestation revendicative, par un camion de l’armée US stationnée à Fontainebleau. Il était membre de la même cellule que J. Jurquet dans la région de Melun –Dammarie-les-lys, où J. Jurquet fut aussi emprisonné en 1949.
Il existe un film sur ses obsèques



La venue de « Ridgway la peste » provoqua encore grèves et manifestations le 28 mai 1952, également à l’initiative du PCF.

Quelques années plus tard, l’application dogmatique de la coexistence pacifique par les dirigeants révisionnistes aboutit à un revirement complet.
Au début des années 60, Jacques Jurquet et d’autres militants du PCF formulèrent quatre critiques fondamentales sur la ligne de leur parti, dont celle-ci concernant la coexistence pacifique :

4) La violation complète du principe léniniste de la coexistence pacifique, revu et trahi sous la baguette révisionniste de KHROUCHTCHEV. En 1959, le Bureau politique et Maurice THOREZ critiquèrent les élus de la région parisienne, qui avaient refusé de participer à une réception officielle offerte à l'Hôtel de Ville de PARIS au chef de file de l'impérialisme américain, EISENHOWER. La visite du chef du gouvernement américain s'était effectuée à une époque où le Mouvement communiste international qualifiait encore l'impérialisme américain de " rempart principal de la réaction mondiale, gendarme international et ennemi des peuples du monde entier. " Nous savons maintenant, et ce " nous " vaut aussi bien pour les anciens membres du Parti communiste français que pour les militants marxistes-léninistes des nouvelles générations qui n'ont jamais appartenu à ses rangs, que la lutte entre Marxisme-léninisme et révisionnisme moderne avait pris un essor nouveau à partir du XXe Congrès du Parti communiste d'Union soviétique. C'est dire qu'en 1963, cette lutte se développait déjà depuis sept années. [Editions Prolétariennes - Comment édifier le parti marxiste-léniniste ]

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   Posté le 26-05-2015 à 13:25:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Au nom de la coexistence pacifique, la Chine accusée de compromettre la paix


Au début de la controverse sino-soviétique, les dirigeants révisionnistes russes accusaient la Chine de vouloir mettre la planète à feu et à sang. Pour ce faire ils amputaient leurs déclarations afin de n’en présenter que le volet « violent » et Thorez reprit exactement la même argumentation.


Dans l’Humanité Nouvelle de février 1965 n°1 page 2, Jacques Jurquet signait l’article « La vérité est révolutionnaire » . En voici un extrait concernant la coexistence pacifique mise en pratique par le PCC, et sa présentation déformée par Thorez.



Dans la résolution du Comité central issue de sa session d'octobre 1963, les dirigeants révisionnistes affirmaient sans hésitation :
« Les dirigeants chinois condamnent en pratique les négociations entre représentants d'États à systèmes sociaux différents et prônent la politique du « tout ou rien » dont Lénine avait déjà montré le caractère gauchiste et irresponsable. »

Voici ce que déclarait feu Maurice Thorez à Marseille le dimanche 26 avril 1964 :

« …Bien légers ceux qui refusent de souscrire au Traité de Moscou, qui veulent leur bombe atomique bien à eux. Et même, comme les dirigeants chinois, osent écrire que « sur les ruines de l’impérialisme défunt, les peuples victorieux créeront avec une extrême rapidité une civilisation mille fois supérieure, un avenir véritablement radieux »… »
[…]
Or voici le texte exact publié par le Parti communiste chinois en novembre 1960 dans le recueil « Vive le léninisme ! » Lisez-le et comparez avec les déclarations prêtées à nos camarades par les révisionnistes :

« Nous nous sommes toujours opposés aux guerres criminelles déclenchées par les impérialistes, car les guerres impérialistes imposent d’énormes sacrifices aux peuples des différents pays (y compris les peuples des Etats Unis et des autres pays impérialistes). Mais, si les impérialistes s’obstinent à imposer ces sacrifices aux peuples des différents pays, nous sommes persuadés que, comme l’expérience de la révolution russe et de la révolution chinoise l’a justement démontré, ces sacrifices seront récompensés. Sur les ruines de l’impérialisme défunt, les peuples victorieux créeront avec une extrême rapidité une civilisation mille fois supérieure, un avenir véritablement radieux… »

Nous devons à la vérité de souligner que cette position n’est autre que celle adoptée par les 81 Partis communistes et ouvriers dans leur Déclaration de Moscou en novembre 1960 :

« Si néanmoins il se trouve des impérialistes assez insensés pour déclencher la guerre les peuples balaieront et enterreront le capitalisme ». (Voir la Déclaration des 81, édition française de novembre 1960, page 22, avant-dernier paragraphe).

La déformation des textes des camarades chinois n’était pas gratuite, pas plus que cette polémique sur deux conceptions de la coexistence pacifique, la conception matérialiste-dialectique et la conception révisionniste.
Selon Khrouchtchev la coexistence pacifique devenait l’alpha et l’oméga de tous les rapports internationaux et de classe.
Pour Thorez cette conception générale devait s’appliquer dans chaque pays, y compris à ses contradictions internes.


Edité le 26-05-2015 à 13:27:57 par Xuan




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La coexistence pacifique rejetée en bloc devient une « trahison » des peuples en lutte.


Lorsque Nixon se rendit en Chine Populaire, il n’en tira aucun bénéfice pour s’assurer quelque succès au Vietnam mais il dut admettre un règlement pacifique sur la question de Taïwan, reconnaissant dans le Communiqué de Shanghai le 28 février 1972 qu'il n'y a qu'une seule Chine et que Taïwan en fait partie.



Cependant ce succès fut présenté par des courants gauchistes comme une trahison, alors que la Chine ne cessa pas de soutenir la lutte des peuples vietnamien, khmer et lao, pas plus que les USA ne cessèrent leur guerre d’agression.

Fin 1971, la Cause du peuple la Cause du Peuple soutenait la politique extérieure de la Chine Populaire (voir l'article « trois questions » plus bas) :

Après avoir accusé la Chine de mettre en danger la planète, les dirigeants révisionnistes reprirent eux-aussi la thèse de la « trahison ».
On lit dans l’Humanité du 25 janvier 2013 « Il y a quarante ans : les accords de Paris sur le Vietnam » par Alain Ruscio

« Le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS

Mais Nixon a également l’ambition de mettre en place une politique internationale novatrice. Il est aidé en cela par un universitaire issu de Harvard, grand spécialiste des relations internationales, Henry Kissinger. Pour eux, le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS, deux pays par ailleurs en perpétuel conflit politique. Cela s’appelle, en bonne politique, jouer sur les contradictions chez l’ennemi. En 1972, le président américain visite Pékin, puis Moscou. S’il n’y obtient pas le blanc-seing attendu, du moins y a-t-il confirmation que, pour les pays socialistes, la coexistence pacifique est plus importante que la défense du Vietnam. »


Cette présentation des faits est une contre-vérité, confondant la coexistence pacifique et la lutte anti impérialiste.
La déclaration chinoise dans ce communiqué est sans équivoque :

1. « La partie chinoise a déclaré: Partout où il ya oppression, il ya résistance. Les pays veulent l'indépendance, les nations veulent la libération et les gens veulent la révolution - cela est devenu la tendance irrésistible de l'histoire.
Toutes les nations, grandes ou petites, doivent être égales: grandes nations ne devraient pas intimider les petites et fortes nations ne devraient pas intimider les faibles.

La Chine ne sera jamais une superpuissance et il oppose l'hégémonie et la politique de puissance de toute nature.
La partie chinoise a déclaré qu'elle soutient fermement les luttes de tous les peuples et nations opprimés pour la liberté et la libération et que les gens de tous les pays ont le droit de choisir leurs systèmes sociaux selon leurs propres souhaits et le droit de sauvegarder l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de leur propre pays et s'opposer à l'agression étrangère, d'ingérence, de contrôle et de subversion.
Toutes les troupes étrangères devraient être retirées de leurs propres pays.

La partie chinoise a exprimé son ferme soutien aux peuples du Viet Nam, le Laos et le Cambodge dans leurs efforts pour la réalisation de leur objectif et de son ferme soutien à la proposition en sept points du Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viet Nam et de la élaboration de Février de cette année sur les deux problèmes clés de la proposition, et de la Déclaration conjointe de la Conférence au Sommet des peuples indochinois.

Il soutient fermement le programme en huit points pour l'unification pacifique de la Corée mis en avant par le gouvernement de la République populaire démocratique de Corée le 12 Avril 1971, et le support pour l'abolition de la «Commission des Nations Unies pour l'unification et le relèvement de la Corée ».

Il oppose fermement le renouveau et l'expansion à l'extérieur du militarisme japonais et soutient fermement la volonté du peuple japonais pour construire un Japon indépendant, démocratique, pacifique et neutre.

Il maintient fermement que l'Inde et le Pakistan devraient, conformément aux résolutions des Nations Unies sur la question indo-pakistanaise, retirer immédiatement toutes leurs forces à leurs territoires respectifs, et à leurs propres côtés de la ligne de cessez-le au Jammu-et-Cachemire et soutient fermement le Pakistan Gouvernement et le peuple dans leur lutte pour préserver leur indépendance et leur souveraineté et le peuple du Jammu-et-Cachemire dans leur lutte pour le droit à l'autodétermination. »


[source]

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   Posté le 26-05-2015 à 13:43:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Annexe : un article de la Cause du Peuple



Trois questions


L'activité diplomatique de la Chine entre-t-elle en contradiction avec les mouvements révolutionnaires des peuples?


La Chine Populaire a une politique conséquente de détente diplomatique et de liquidation des blocs il faut donc discuter au fond une telle politique et déterminer si elle favorise ou non les mouvements révolutionnaires Par contre, s'irriter de tel ou tel aspect, qui n'est qu'une manifestation de réalisme dans l'application de cette politique, n'a pas de sens. La délégation gouvernementale chinoise visite les usines Berliet en compagnie de la direction.
Et alors? On ne s'attend quand même pas à ce qu'elle achète les camions au comité de lutte ! Pas plus que le gouvernement chinois ne va régler la question de Taïwan (Formose) avec les Panthères Noires.

Pour juger cette politique dans son principe, il faut recourir à l'expérience historique : la tension diplomatique et la guerre froide ont toujours permis aux réactionnaires d'utiliser le sentiment national contre les forces révolutionnaires. Qu'on se souvienne des grandes campagnes d'intoxication sur « l'armée rouge à Paris »t l'espionnage soviétique, etc. : comment ne pas voir le bénéfice qu'en a, à l'époque, tiré la bourgeoisie ? A l'inverse, la Chine Populaire peut difficilement être présentée aujour-d'hui comme une menace militaire pour la France ; elle entretient des relations diplomatiques et commerciales normales. Voilà qui enlève tout crédit aux fables de Marcellin sur son fameux « chef d'orchestre clandestin ». Voilà qui limite les possibilités d'utilisation contre les forces révolutionnaires françaises de la soi-disant « menace chinoise » par les spécialistes de l'intoxication. Bien plus, la campagne anti-chinoise, qui était en fait une campagne contre le socialisme, est actuellement battue en brèche par les témoignages des nombreuses personnalités françaises à qui la Chine Populaire a ouvert ses portes.

Quant à la politique des blocs et des alliances militaires, tout montre qu'elle ne sert que la réaction, Si la révolution ne se porte pas au bout des baïonnettes, la contre-révolution oui. C'est le sens du partage du monde en chasses gardées des deux superpuissances. Les forces de l’impérialisme se coalisent à travers les frontières, chacune dans leur zone d'influence, pour tenter d'écraser le mouvement des peuples : Vietnamiens et Tchèques en font l'expérience. Ce qui contrecarre la politique interventionniste et les blocs militaires est donc progressiste : c'est un principe de base de la diplomatie chinoise. Et qu'est-ce au fond, sinon s'en tenir rigoureusement au grand principe révolutionnaire du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ?

Cela veut-il dire que les Chinois se font des illusions sur les gens avec lesquels ils ont à traiter d'Etat à Etat ? Les millions d'hommes qui, à Pékin, à Changhaï, comme dans la commune populaire la plus éloignée, saluèrent avec enthousiasme Mai 68 et le centenaire de la Commune de Paris, ont répondu ; ils ne se font pas d'illusions sur M. Pompidou.

La Chine Populaire a-t-elle changé d'attitude vis-à-vis de l'impérialisme américain ?

Si Nixon s'imagine qu'il va trouver à Pékin une issue à la guerre du Vietnam, il se trompe : on ne réglera éventuellement à Pékin que les questions qui sont directement du ressort des Chinois, c'est-à-dire essentiellement te retrait des troupes américaines de Taiwan. Ce qui est nouveau, c'est que l’ « énorme gâchis » dans lequel ils se sont enferrés au Sud-Est asiatique oblige les Américains à réviser toute leur politique dans cette région du monde, et en particulier à venir traiter avec les Chinois des problèmes sino-américains Il suffit de voir la panique que la seule annonce de la visite de Nixon à Pékin a provoqué à Formose dans la clique de Tchang Kai Tchek, pour voir que ce seul fait est une cuisante défaite des Américains. D'ailleurs, avant leur série de défaites en Indochine, la seule visite qu'envisageaient les impérialistes U.S. en Chine (Nixon en tête), c'était celle des bombardiers atomiques.
Mettre en échec l'impérialisme américain aujour¬d'hui, c'est aussi désagréger son camp, et la politique chinoise y contribue activement.
« Il faut tirer parti de toutes ces querelles, fêlures et contradictions au sein du camp ennemi. » , dit Mao Tsé toung.

L'une de ces fêlures les plus importantes est celle provoquée entre les Etats-Unis et le Japon, Pour écouler les surproduits d'une industrie monstrueusement développée, les commis-voyageurs Japonais se répandent dans toute l'Asie, investissant de plus en plus en Corée du Sud, aux Philippines, à Formose, en Indochine, en Sibérie. Mais justement, partout où arrive le commis-voyageur japonais, la résistance populaire fait rage ; il a donc encore besoin pour assez longtemps de la protection américaine, bien que le militarisme japonais accélère ses préparatifs en vue de la relève Le gouvernement chinois tire parti de la contradiction, accepte de recevoir Nixon Du coup, comme le disait un ministre japonais « Nous nous sentons un peu trahis » .
La Chine Populaire n'a pas changé d'altitude : ce qui a changé, c'est que l'impérialisme américain ne peut plus dicter sa loi en Asie, la politique chinoise accélère cette déconfiture

La Chine mène-t-elle une politique de grande puissance ?

En Chine, dans la politique extérieure aussi, le facteur déterminant c'est le peuple. L'internationalisme en Chine, ce sont les ouvriers de Tien tsin qui construisent avant les délais le cargo « Combat » qui part pour Haïphong ; c'est cette usine de Chan¬ghaï qui s appelle « servir le Peuple » et où après 150 essais, des nuits blanches et des repas sautés, les travailleurs ont mis au point des aliments sous emballage destinés au front vietnamien; c'est ce cheminot de Changhaï qui, pour charger plus vite les wagons qui partent pour Hanoï, appelle sa famille à la rescousse et dit à une délégation vietnamienne «Si nous pouvons aller chez vous et être utile à quelque chose, ce sera un grand honneur pour nous » .

Les Chinois n'ont jamais eu avec d'autres peuples des relations de seigneur à serfs, telles que le Comecon (Marché commun des pays révisionnistes) en a instituées en Europe de l'Est ; ils n'ont pas la moindre base militaire ni le moindre soldat en pays étranger.
Leurs liens avec les autres peuples sont ceux « de camarades de combat et de frères de la même famille » (Ho Chi Minh).


LA CAUSE DU PEUPLE - J'ACCUSE- 10 - Editions Liberté Presse, 16. rue du Bourg-Tibourg - Paris 4e - de publication : Jean-Paul Sartre. Composition : NPP, 56 rue des Haies - Paris-20e - Imprimerie Roto-Technic, AuberviJliers. — Dépôt légal : 3e trimestre 1971.

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