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 Biden, nouvel Hitler!

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marquetalia
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   Posté le 18-12-2020 à 16:15:09   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Le candidat démocrate Joe Biden prendra ses fonctions le 20 janvier 2021.sa rhétorique russophobe va t elle le conduire à se heurter à la Russie, sachant qu il veut,comme son prédécesseur,se retirer des foyers de guerre contre le terrorisme pour endiguer la montée en puissance des deux principaux pays émergents?Biden a un lourd passé en Europe de l Est,il a appuyé sous Clinton les frappes contre la Fédération de Serbie en 1999,et a soutenu les tentatives de révolutions colorées en Moldavie,sans compter son chantage ayant visé à contraindre la Russie de rétrocéder la Crimée à l Ukraine-evidemment, sans le moindre succès.dans ce dernier pays,les chiens de guerre liés à l extrême droite antirusse européenne et des contractors américains ont mis le Donbass à genoux.sans compter les ingérences en Priednovestrie,la partie la plus industrialisée de la Moldavie,que Biden voudra liquider.Biden, nouvel Hitler ?espérons qu il finisse comme lui....


Edité le 21-12-2020 à 19:09:45 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 21-12-2020 à 19:14:59   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

https://www.mondialisation.ca/biélorussie-quelle-revolution/5651937

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Xuan
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   Posté le 23-02-2021 à 18:55:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Merci marquetalia pour le titre de ce fil, qui est parfaitement justifié, mais j'ajouterai pour des raisons plus vastes.

Il s'avère petit à petit que l'hégémonisme US, indépendamment de ses politiciens, poursuit sans dévier les mêmes objectifs : empêcher l'essor de la Chine et la chute de l'hégémonisme, briser l'image d'un socialisme triomphant et d'un capitalisme à bout de souffle.

La politique extérieure de Biden ne se réduit pas à la Russie.
En fait elle poursuit sous d'autres formes celle de Trump, en corrigeant les erreurs les plus manifestes (comme l'unité du camp occidental), et notamment contre la Chine.

On remarquera, bien que l'article qui suit ne s'étende pas dessus, la “fusion” entre politique intérieure et extérieure.
On a plusieurs fois glosé sur le caractère fascisant de Trump, moi le premier. Ses liens avec les milieux les plus réactionnaires nous y invitaient facilement, au risque de laisser entendre que les Démocrates étaient des démocrates.

Naturellement nos dirigeants, particulièrement en France, ont salué l’élection de Biden comme un retour à la démocratie et à l’alliance des bons amis occidentaux.

Il est d’abord apparu que Trump a été censuré par les réseaux numériques au mépris de la légalité, mais à présent que signifie cette “fusion” ?
On peut se demander si la guerre froide engagée par Trump ne va pas prendre la forme sur le sol américain d’une chasse aux sorcières, à la fois contre les ressortissants chinois, 5e colonne du communisme, mais aussi contre les communistes américains eux-mêmes.


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L’approche de Biden en matière de sécurité nationale prévoit la fusion de la politique intérieure et de la politique étrangère


DANIELLE BLEITRACH 23 FÉVRIER 2021
https://histoireetsociete.com/2021/02/23/lapproche-de-biden-en-matiere-de-securite-nationale-prevoit-la-fusion-de-la-politique-interieure-et-de-la-politique-etrangere/


Voici un article recommandé par Jean-Pierre Page, son propos est directement Inspiré du document stratégique de l’Atlantic Council de fin janvier 2021 dont nous avons fait état ici. C’est une feuille de route par laquelle l’équipe de Jo Biden explique comment elle espère reprendre la main et prétend définir les orientations des 30 prochaines années et la feuille de route US à l’égard de la Chine, qui confirme l’importance stratégique du tandem Anthony Blinken et Susan Rice dans la nouvelle administration US. C’est-à- dire des faucons. De 2009 à 2013, Antony Blinken est chargé de la sécurité nationale auprès du vice-président Biden, puis entre 2013 et 2015, conseiller adjoint au Conseil de sécurité nationale sous la direction de la conseillère Susan Rice. Tous les deux participent à la rédaction de la politique américaine sur l’Afghanistan, le Pakistan et le programme nucléaire de l’Iran. Ils se prononcent en 2002 en faveur de l’invasion de l’Irak, puis en 2011 pour le bombardement de la Libye. Pendant la guerre civile syrienne, ils sont favorables à une intervention contre le régime syrien. Proche des néoconservateurs, il est signataire avec Robert Kagan d’une tribune parue en janvier 2019 dans le Washington Post dans laquelle il affirme que le rôle des États-Unis est de « conduire le monde ».

Il est cofondateur en 2018, avec Michèle Flournoy, de la firme de conseil aux entreprises West Exec Advisors. Ses clients appartiennent au complexe militaro-industriel Donc on voit bien quel est le système d’intérêt à l’œuvre et on voit ses orientations fondamentales. Mais en ce qui concerne la manière concrète dont ils vont s’y prendre pour combler le fossé qui existe entre leur proclamation d’intention de recréation du camp des démocraties assortie de campagnes idéologiques (type les armes de destruction massive), on ne voit rien de concret susceptible de combler le fossé entre le discours et les réalités économiques en particulier. Il s’agit simplement de revenir à un “avant”, c’est le propre de tout discours réactionnaire. ( note de Danielle Bleitrach, traduction de Catherine Winch)



NB : Jake Sullivan est le conseiller principal de Biden pour la sécurité nationale.
Par Jeff Seldin29 janvier 2021 Voice of America

President-elect Joe Biden's national security adviser nominee Jake Sullivan speaks at The Queen theater, Tuesday, Nov. 24, 2020…
jack sullivan
https://www.voanews.com/usa/bidens-national-security-approach-sees-merger-foreign-domestic-policy

L’administration du nouveau président américain Joe Biden supprime essentiellement la distinction traditionnelle entre politique intérieure et politique étrangère lorsqu’il s’agit de faire face aux menaces à la sécurité du pays.

“La politique étrangère est une politique intérieure et la politique intérieure est une politique étrangère”, a déclaré vendredi le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan devant un auditoire virtuel.

“Nous devons nous mettre en position de force pour pouvoir faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés dans le monde entier” , a déclaré M. Sullivan. “En ce moment, le défi de sécurité nationale le plus pressant pour les États-Unis est de mettre notre propre pays en ordre”.

L’approche, à première vue, pourrait sembler similaire à la stratégie de sécurité nationale que l’ancien président Donald Trump a mise en place il y a un peu plus de trois ans, qui visait à renforcer le pays en mettant “l’Amérique d’abord” .

President Donald Trump speaks on national security, Dec. 18, 2017, in Washington.
M. Sullivan a cependant présenté la décision de cesser de classer les menaces comme étant purement étrangères ou purement nationales comme une nécessité – une reconnaissance que beaucoup des dangers auxquels la nouvelle administration est confrontée ne respectent pas les frontières ou les démarcations.

“Nous sommes confrontés à une pandémie de COVID-19 qui continue à faire des ravages dans notre population” , a-t-il déclaré. “Nous sommes évidemment confrontés aux effets de la crise climatique dans toutes les régions de notre pays” .

Les Adversaires des Etats-Unis

M. Sullivan a également déclaré que le gouvernement Biden s’inquiète de la façon dont les adversaires des États-Unis utilisent de plus en plus la politique intérieure de Washington pour avoir une influence sur la scène mondiale.

“La Chine fait essentiellement valoir que le modèle chinois est meilleur que le modèle américain” , a-t-il déclaré. Ils pointent du doigt les dysfonctionnements et les divisions aux États-Unis et disent : “Regardez ça – leur système ne fonctionne pas”. Notre système fonctionne” . “

Le conseiller à la sécurité nationale du gouvernement Biden a également fait valoir qu’un renforcement de la politique étrangère américaine est essentiel pour faire face aux menaces intérieures, telles que l’extrémisme violent intérieur, qui fleurissent non pas isolément mais dans le cadre des tendances mondiales.

Contrairement à l’administration Trump, qui a de plus en plus fragilisé les liens avec les alliés traditionnels des États-Unis avec son approche “America First”, M. Sullivan a également déclaré que le renforcement des alliances serait une priorité clé dans le cadre de l’approche de l’administration Biden en matière de sécurité nationale.

“Nous serons plus efficaces pour faire avancer notre vision d’une société libre, prospère et équitable si nous le faisons en collaboration avec nos alliés et partenaires démocratiques” , a-t-il déclaré.

“À nous seuls, nous représentons environ un quart de l’économie mondiale. Avec nos alliés et partenaires, tant en Europe qu’en Asie, nous représentons plus de la moitié de l’économie mondiale” , a fait valoir M. Sullivan. Cela nous fournit un ensemble de voix qui peuvent alimenter l’argument selon lequel “nous allons défendre un certain nombre de principes face à l’agression”.

Malgré ces différences, a déclaré M. Sullivan, il y a peu de désaccords entre les administrations Trump et Biden sur les pays qui représentent la plus grande menace pour les États-Unis. Il a cité la Chine, la Russie et l’Iran comme étant les plus grands défis.

Néanmoins, la manière dont les États-Unis traitent ces menaces va changer.

La Chine

Au cours de ses quatre années de mandat, le discours de M. Trump sur la Chine est passé des louanges au président chinois Xi Jinping aux critiques à l’égard de Pékin concernant la propagation du coronavirus et l’ingérence dans l’élection présidentielle de 2020.

Sullivan a déclaré vendredi que les États-Unis devaient parler avec « clarté et cohérence » sur les questions impliquant la Chine et « imposer des coûts » pour les actions de Pékin contre les Ouïghours au Xinjiang, sa répression à Hong Kong et ses menaces persistantes pour Taïwan.

L’approche de l’administration Biden à l’égard de la Chine, jusqu’à présent, a été saluée par au moins un ancien fonctionnaire de Trump.

S’exprimant lors du même événement virtuel que M. Sullivan, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien a déclaré que la nouvelle Maison Blanche était “bien partie en ce qui concerne la Chine”.

La Russie

Les critiques de l’administration précédente se sont plaints à plusieurs reprises que M. Trump refusait systématiquement de demander des comptes à la Russie pour toute une série d’activités, allant de l’ingérence dans les élections aux allégations selon lesquelles le Kremlin aurait versé des primes en Afghanistan pour chaque soldat américain tué dans ce pays. Ils ont également critiqué l’administration Trump pour avoir laissé des traités clés avec la Russie expirer sans rien obtenir en retour.

En revanche, a déclaré M. Sullivan, M. Biden adopte une “approche claire, ferme et pratique” dans ses relations avec la Russie, estimant que l’offre de la Maison Blanche de prolonger de cinq ans le traité New START – le dernier traité sur les armes nucléaires encore en vigueur avec la Russie – n’est qu’un point de départ.

“Ce n’est pas la fin de l’histoire”, a déclaré M. Sullivan. “C’est le début de l’histoire sur ce qui devra être des négociations sérieuses et soutenues autour d’un ensemble de défis et de menaces nucléaires.”

Sullivan, comme d’autres responsables de l’administration Biden, a également déclaré que Washington demanderait des comptes à la Russie pour d’autres comportements inacceptables, de l’interférence électorale au piratage de SolarWinds.

L‘Iran

Certaines des critiques les plus virulentes de Sullivan à l’égard de Trump ont porté sur l’Iran. Il a accusé l’administration Trump d’avoir permis à Téhéran de devenir plus dangereux en se retirant de l’accord nucléaire iranien, connu officiellement sous le nom de Plan d’action global conjoint (PAGC).

“Le programme nucléaire iranien a progressé de façon spectaculaire au cours des deux dernières années” , a-t-il déclaré. “ Ils sont beaucoup plus proches d’une arme nucléaire qu’ils ne l’étaient lorsque l’administration précédente s’est retirée du JCPOA”.

M. Sullivan a également déclaré que la campagne de “pression maximale” de l’administration Trump n’avait pas réussi non plus à contenir le soutien de Téhéran au terrorisme et à d’autres activités nuisibles.

“Si nous pouvons revenir à une diplomatie capable de remettre le programme nucléaire iranien à sa place, cela créera une plateforme sur laquelle nous pourrons construire un effort mondial, incluant des partenaires et des alliés dans la région, en Europe et ailleurs, pour faire face aux autres menaces importantes”, a-t-il déclaré.

Au lieu de cela, Trump a imposé une série de sanctions contre le gouvernement de Téhéran pour son activité nucléaire, ses programmes de développement de missiles et son soutien au terrorisme.

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marquetalia
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   Posté le 23-02-2021 à 19:03:38   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Biden a également émis des menaces contre le Venezuela.

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Grecfrites
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   Posté le 23-02-2021 à 21:02:02   Voir le profil de Grecfrites (Online à la racine du forum)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Grecfrites   

Certes tu es cultivé, mais tu as tendance à trop étaler tes connaissances. C'est souvent ce qui t'entraine à faire du hors-sujet d'ailleurs.
Je vois pas en quoi soutenir les Ouïghours (ce que l'impérialisme US fait) serait se tirer une balle dans le pied ?

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marquetalia
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   Posté le 23-02-2021 à 21:21:24   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Toi aussi tu es cultivé,le fait que nous ayons des divergences ne nous empêche pas de débattre.le Xinjiang est de culture turcophone,et donc revendiqué par Erdogan.ce qui va exacerber les tensions au sein de l OTAN.


Edité le 23-02-2021 à 21:22:06 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 24-02-2021 à 07:57:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Xinjiang n'est pas "revendiqué" par Erdogan.
D'ailleurs, après une visite sur place, il n'a pas critiqué la rééducation des islamistes et a soutenu la Chine.

Nous savons ce que veut faire Biden, les choses se sont rapidement éclaircies avec un entourage composé essentiellement de faucons.
Ce qui est nouveau est la "fusion" dont je parle en introduction.

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   Posté le 24-02-2021 à 13:19:01   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Il y a des préparatifs americano-nippons de guerre contre la Chine, auxquels la France va se joindre. Macron est le petit toutou de Joe Bidon.


Edité le 24-02-2021 à 14:10:15 par marquetalia




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marquetalia
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   Posté le 24-02-2021 à 13:24:43   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

https://www.capital.fr/economie-politique/le-japon-et-les-etats-unis-se-preparent-a-un-conflit-naval-face-a-la-chine-1394885

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   Posté le 24-02-2021 à 14:07:17   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Sur la politique impérialiste de Biden en Amérique latine. https://www.journaldemontreal.com/2021/02/03/venezuela-ladministration-biden-nentent-pas-parler-directement-a-maduro

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   Posté le 04-03-2021 à 17:31:46   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Biden n a pas dit un seul mot sur la politique d Erdogan vis à vis de l Arménie.

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Xuan
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   Posté le 05-03-2021 à 23:17:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

À part quelques changements cosmétiques, Biden maintient la politique étrangère de Trump

PAR ADMIN · 3 MARS 2021
http://www.entelekheia.fr/2021/03/03/a-part-quelques-changements-cosmetiques-biden-maintient-la-politique-etrangere-de-trump/

Paru sur Misiòn Verdad sous le titre Joe Biden continúa la política exterior de Donald Trump

Ceux qui se réjouissaient d’un changement de visage à la Maison Blanche peuvent commencer à être une nouvelle fois déçus. Le président Joe Biden ne semble pas répondre aux attentes de ceux qui ont placé de l’espoir en lui, que ce soit en matière de politique étrangère ou de gestion intérieure.

Par exemple, le récent bombardement du territoire syrien à la frontière irakienne a signifié la réouverture du champ de bataille par l’administration démocrate au Moyen-Orient, selon l’analyse d’Elijah Magnier. C’était un message bipartisan des États-Unis à l’Iran : soit vous vous soumettez à nos conditions, soit il y aura des répercussions guerrières. La carotte et le bâton sont les deux faces d’une même pièce.

En outre, en un mois de mandat, l’administration Biden a procédé à la démultiplication des mesures qui étaient déjà en cours sous l’administration Trump, dans une continuité des procédures stratégiques, même si l’on peut certainement s’attendre à ce que l’approche belliciste soit plus présente par rapport à l’administration républicaine précédente, étant donné l’historique de l’équipe Biden et du président en fonction lui-même.

Avant l’attaque illégale contre le territoire syrien, fin janvier, les États-Unis avaient déjà ordonné le bombardement de la Somalie et l’envoi de troupes supplémentaires en Irak via l’OTAN, approuvé des millions de dollars de contrats d’armement avec Raytheon et poursuivi les guerres au Yémen et en Afghanistan. Et Washington continue de soutenir les efforts visant à maintenir Jovenel Moïse à la présidence haïtienne, s’immisce dans les élections équatoriennes, poursuit la persécution judiciaire de Julian Assange, mène des guerres économiques contre les populations et les gouvernements de Syrie, du Liban, d’Iran, de Cuba et du Venezuela, et traite un grand nombre de citoyens américains comme des « terroristes intérieurs ».

Sans compter que, malgré les importantes sommes d’argent réservées à l’appareil militaire et aux groupes financiers, l’administration Biden refuse l’émission de chèques de 2 000 dollars aux Américains dans le besoin en raison de la crise économique et du covid, en plus de s’opposer à l’augmentation du salaire minimum à 15 dollars. C’est de cela dont se sont plaints la majorité des des Américains eux-mêmes, alors que la ferveur gouvernementale pour des décisions et actions militaires battait son plein.

Une politique étrangère en forme de reflet dans un miroir
Il est vrai que le président Biden a été très critique à l’égard de la politique étrangère de son prédécesseur, le magnat Donald Trump, mais à l’exception de changements mineurs, si l’on observe les mesures prises par l’administration précédente et qu’on les compare à celles de l’administration actuelle, ce ne sont que des mots.

Comme le démontre l’historien américain Eric Zuesse dans un article récent, le président actuel a promis de mener sa politique étrangère sur la base de « valeurs » et non de modèles transactionnels, et effectivement tous les coups d’État, invasions et « sanctions » économiques contre les pays cibles des États-Unis se sont fondés sur le prétendu « manque de démocratie » de leurs États et la « violation des droits de l’homme » de leurs gouvernements, comme si la Maison Blanche elle-même était le porte-drapeau mondial de l’un ou l’autre.

Mais il faut tenir compte, comme nous le rappelle l’auteur, du fait que les États-Unis ont le pourcentage mondial le plus élevé de population carcérale, des gens pour la plupart pauvres et sans droits en termes de défense juridique. Sans parler des immigrés : les enfants immigrés dans ce pays retournent dans les « cages » imposées sous l’administration Trump, et qui ont été rouvertes par Biden pour soi-disant les protéger du coronavirus.

La continuité des politiques de Trump et de Biden est donc structurelle, avec des rhétoriques différentes mais des contextes conceptuels et d’action presque identiques.

La politique de deux poids, deux mesures de l’Amérique du Nord atteint des niveaux inusités lorsqu’il devient évident que trois de ses principaux alliés au Moyen-Orient, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et Israël, sont tout aussi tyranniques, sinon plus, que les Américains eux-mêmes. Examinons l’affaire saoudienne.

L’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, dont le corps a été démembré et découpé en morceaux au consulat du Royaume à Istanbul, la capitale turque, a été décrit comme un cas d’école d’alliés des États-Unis qui ne reçoivent pas les mêmes « châtiments » que d’autres États de la part de Washington. Bien que les agences de renseignement des USA tiennent pour responsable le prince héritier Mohammed ben Salmane, comme cela a déjà été signalé, la « sanction » maximale que le mastodonte occidental en déclin entend imposer est une demande de démantèlement de l’équipe de sécurité du prince.

La monarchie saoudienne avait reçu un traitement similaire, à peine une réprimande, sous l’ère Trump, lorsque Ben Salmane a commencé à être soupçonné d’être le cerveau de l’assassinat de Khashoggi. En fait, il n’y a pas même eu une seule réprimande, alors le gouvernement des Saoud est l’un des plus grands protecteurs de l’idéologie djihadiste dont se réclament des entités telles que le groupe État islamique (Daesh) et Al-Qaida, censés être de grands ennemis de la Maison Blanche.

D’autre part, l’administration Trump s’est retirée du soi-disant accord nucléaire iranien, mais l’administration Biden exige que la République islamique revienne la première au dit accord multinational avant de reprendre les négociations ; une provocation à tous point de vue, l’Iran étant la partie lésée par les « sanctions » économiques, financières et commerciales des USA.

Cette « initiative » de Biden n’est rien d’autre que de l’extorsion absurde étalée aux yeux de tous, mais les États-Unis exigent également que l’accord nucléaire comprenne une clause de restrictions sur le programme de missiles de l’Iran, une question qui ne figurait pas dans l’accord initial de 2015.

De plus, la guerre en Syrie s’intensifie avec l’implication directe du Pentagone. Après l’entrée en fonction de l’administration Biden, les premiers convois d’armes et de matériel logistique ont été envoyés à Hasakah, où les États-Unis maintiennent des bases illégales et où l’État syrien compte parmi ses propriétés un important puits de pétrole. On y extrait une bonne quantité de pétrole brut, qui a d’abord été volé par les miliciens de Daesh et qui est maintenant illégalement annexé par le gouvernement américain.

Cette prise de contrôle américaine des puits de pétrole en Syrie est en cours depuis l’ère Obama, qui utilisait les groupes djihadistes comme envahisseurs et gardiens, puis les a remplacés par des soldats américains. Le projet s’est poursuivi sous la présidence de Trump, et Biden prévoit de le consolider. Le transfert de combattants de Daesh par les forces américaines (et non en tant que prisonniers) de leur base illégale de Hasakah vers un lieu situé dans la province de Deir Ezzor le confirme.

En effet, selon Zuesse, le but du stratagème serait de remettre le contrôle du gouvernement syrien à la monarchie saoudienne, un plan qui aurait été convenu avec le Département d’État US depuis le milieu du 20ème siècle.

Mais l’historien américain va plus loin :

Comme pour Hitler, tout cela est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît (*), sauf que (comme pour Hitler) le mal qui le motive et qui menace le monde entier n’est que trop réel. On ignore si le régime américain ira jusqu’à une autre guerre mondiale pour l’imposer à la planète (comme Hitler aspirait à le faire). Hitler est arrivé jusque-là, mais il a perdu la guerre. Et son esprit (moins l’antisémitisme) a pris le dessus à Washington, mais avec une rhétorique plus « gentille ». Les résultats, à l’ère nucléaire, seraient que tout le monde y perdrait. La seule façon d’arrêter cela serait d’arrêter Washington, mais c’est une décision que seuls les pays vassaux de Washington peuvent prendre, si tant est qu’ils le fassent ».

Compte tenu de la prolongation de la politique étrangère des derniers présidents américains, il est très peu probable – aussi peu probable que la « paix mondiale »- que les « locataires » de la Maison Blanche se dressent contre les desseins de la « nation indispensable ». C’est une « stabilité » qu’ils sont prêts à maintenir, même si l’instabilité est en réalité la monnaie des États-Unis dans sa politique étrangère.

Espérons que la Maison Blanche insiste sur ce qu’elle propose depuis des décennies comme « destinée manifeste » (lien en français) hyper-militarisée, mais avec une rhétorique « progressiste » assez révélatrice de son hypocrisie pour que le monde se réveille.

Traduction Corinne Autey-Roussel
Illustration Gerd Altmann / Pixabay

(*) Note de la traduction : Voir le Mythe de la bonne guerre, de Jacques R. Pauwels


Edité le 05-03-2021 à 23:19:46 par Xuan




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