| | | | | | | | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 18-12-2020 à 16:15:09
| Le candidat démocrate Joe Biden prendra ses fonctions le 20 janvier 2021.sa rhétorique russophobe va t elle le conduire à se heurter à la Russie, sachant qu il veut,comme son prédécesseur,se retirer des foyers de guerre contre le terrorisme pour endiguer la montée en puissance des deux principaux pays émergents?Biden a un lourd passé en Europe de l Est,il a appuyé sous Clinton les frappes contre la Fédération de Serbie en 1999,et a soutenu les tentatives de révolutions colorées en Moldavie,sans compter son chantage ayant visé à contraindre la Russie de rétrocéder la Crimée à l Ukraine-evidemment, sans le moindre succès.dans ce dernier pays,les chiens de guerre liés à l extrême droite antirusse européenne et des contractors américains ont mis le Donbass à genoux.sans compter les ingérences en Priednovestrie,la partie la plus industrialisée de la Moldavie,que Biden voudra liquider.Biden, nouvel Hitler ?espérons qu il finisse comme lui....
Edité le 21-12-2020 e 19:09:45 par marquetalia
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 21-12-2020 à 19:14:59
| https://www.mondialisation.ca/biélorussie-quelle-revolution/5651937
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 23-02-2021 à 18:55:34
| Merci marquetalia pour le titre de ce fil, qui est parfaitement justifié, mais j'ajouterai pour des raisons plus vastes. Il s'avère petit à petit que l'hégémonisme US, indépendamment de ses politiciens, poursuit sans dévier les mêmes objectifs : empêcher l'essor de la Chine et la chute de l'hégémonisme, briser l'image d'un socialisme triomphant et d'un capitalisme à bout de souffle. La politique extérieure de Biden ne se réduit pas à la Russie. En fait elle poursuit sous d'autres formes celle de Trump, en corrigeant les erreurs les plus manifestes (comme l'unité du camp occidental), et notamment contre la Chine. On remarquera, bien que l'article qui suit ne s'étende pas dessus, la fusion entre politique intérieure et extérieure. On a plusieurs fois glosé sur le caractère fascisant de Trump, moi le premier. Ses liens avec les milieux les plus réactionnaires nous y invitaient facilement, au risque de laisser entendre que les Démocrates étaient des démocrates. Naturellement nos dirigeants, particulièrement en France, ont salué lélection de Biden comme un retour à la démocratie et à lalliance des bons amis occidentaux. Il est dabord apparu que Trump a été censuré par les réseaux numériques au mépris de la légalité, mais à présent que signifie cette fusion ? On peut se demander si la guerre froide engagée par Trump ne va pas prendre la forme sur le sol américain dune chasse aux sorcières, à la fois contre les ressortissants chinois, 5e colonne du communisme, mais aussi contre les communistes américains eux-mêmes.
__________________ Lapproche de Biden en matière de sécurité nationale prévoit la fusion de la politique intérieure et de la politique étrangère DANIELLE BLEITRACH 23 FÉVRIER 2021 https://histoireetsociete.com/2021/02/23/lapproche-de-biden-en-matiere-de-securite-nationale-prevoit-la-fusion-de-la-politique-interieure-et-de-la-politique-etrangere/ Voici un article recommandé par Jean-Pierre Page, son propos est directement Inspiré du document stratégique de lAtlantic Council de fin janvier 2021 dont nous avons fait état ici. Cest une feuille de route par laquelle léquipe de Jo Biden explique comment elle espère reprendre la main et prétend définir les orientations des 30 prochaines années et la feuille de route US à légard de la Chine, qui confirme limportance stratégique du tandem Anthony Blinken et Susan Rice dans la nouvelle administration US. Cest-à- dire des faucons. De 2009 à 2013, Antony Blinken est chargé de la sécurité nationale auprès du vice-président Biden, puis entre 2013 et 2015, conseiller adjoint au Conseil de sécurité nationale sous la direction de la conseillère Susan Rice. Tous les deux participent à la rédaction de la politique américaine sur lAfghanistan, le Pakistan et le programme nucléaire de lIran. Ils se prononcent en 2002 en faveur de linvasion de lIrak, puis en 2011 pour le bombardement de la Libye. Pendant la guerre civile syrienne, ils sont favorables à une intervention contre le régime syrien. Proche des néoconservateurs, il est signataire avec Robert Kagan dune tribune parue en janvier 2019 dans le Washington Post dans laquelle il affirme que le rôle des États-Unis est de « conduire le monde ». Il est cofondateur en 2018, avec Michèle Flournoy, de la firme de conseil aux entreprises West Exec Advisors. Ses clients appartiennent au complexe militaro-industriel Donc on voit bien quel est le système dintérêt à luvre et on voit ses orientations fondamentales. Mais en ce qui concerne la manière concrète dont ils vont sy prendre pour combler le fossé qui existe entre leur proclamation dintention de recréation du camp des démocraties assortie de campagnes idéologiques (type les armes de destruction massive), on ne voit rien de concret susceptible de combler le fossé entre le discours et les réalités économiques en particulier. Il sagit simplement de revenir à un avant, cest le propre de tout discours réactionnaire. ( note de Danielle Bleitrach, traduction de Catherine Winch) NB : Jake Sullivan est le conseiller principal de Biden pour la sécurité nationale. Par Jeff Seldin29 janvier 2021 Voice of America President-elect Joe Biden's national security adviser nominee Jake Sullivan speaks at The Queen theater, Tuesday, Nov. 24, 2020
jack sullivan https://www.voanews.com/usa/bidens-national-security-approach-sees-merger-foreign-domestic-policy Ladministration du nouveau président américain Joe Biden supprime essentiellement la distinction traditionnelle entre politique intérieure et politique étrangère lorsquil sagit de faire face aux menaces à la sécurité du pays. La politique étrangère est une politique intérieure et la politique intérieure est une politique étrangère, a déclaré vendredi le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan devant un auditoire virtuel. Nous devons nous mettre en position de force pour pouvoir faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés dans le monde entier , a déclaré M. Sullivan. En ce moment, le défi de sécurité nationale le plus pressant pour les États-Unis est de mettre notre propre pays en ordre. Lapproche, à première vue, pourrait sembler similaire à la stratégie de sécurité nationale que lancien président Donald Trump a mise en place il y a un peu plus de trois ans, qui visait à renforcer le pays en mettant lAmérique dabord . President Donald Trump speaks on national security, Dec. 18, 2017, in Washington. M. Sullivan a cependant présenté la décision de cesser de classer les menaces comme étant purement étrangères ou purement nationales comme une nécessité une reconnaissance que beaucoup des dangers auxquels la nouvelle administration est confrontée ne respectent pas les frontières ou les démarcations. Nous sommes confrontés à une pandémie de COVID-19 qui continue à faire des ravages dans notre population , a-t-il déclaré. Nous sommes évidemment confrontés aux effets de la crise climatique dans toutes les régions de notre pays . Les Adversaires des Etats-Unis M. Sullivan a également déclaré que le gouvernement Biden sinquiète de la façon dont les adversaires des États-Unis utilisent de plus en plus la politique intérieure de Washington pour avoir une influence sur la scène mondiale. La Chine fait essentiellement valoir que le modèle chinois est meilleur que le modèle américain , a-t-il déclaré. Ils pointent du doigt les dysfonctionnements et les divisions aux États-Unis et disent : Regardez ça leur système ne fonctionne pas. Notre système fonctionne . Le conseiller à la sécurité nationale du gouvernement Biden a également fait valoir quun renforcement de la politique étrangère américaine est essentiel pour faire face aux menaces intérieures, telles que lextrémisme violent intérieur, qui fleurissent non pas isolément mais dans le cadre des tendances mondiales. Contrairement à ladministration Trump, qui a de plus en plus fragilisé les liens avec les alliés traditionnels des États-Unis avec son approche America First, M. Sullivan a également déclaré que le renforcement des alliances serait une priorité clé dans le cadre de lapproche de ladministration Biden en matière de sécurité nationale. Nous serons plus efficaces pour faire avancer notre vision dune société libre, prospère et équitable si nous le faisons en collaboration avec nos alliés et partenaires démocratiques , a-t-il déclaré. À nous seuls, nous représentons environ un quart de léconomie mondiale. Avec nos alliés et partenaires, tant en Europe quen Asie, nous représentons plus de la moitié de léconomie mondiale , a fait valoir M. Sullivan. Cela nous fournit un ensemble de voix qui peuvent alimenter largument selon lequel nous allons défendre un certain nombre de principes face à lagression. Malgré ces différences, a déclaré M. Sullivan, il y a peu de désaccords entre les administrations Trump et Biden sur les pays qui représentent la plus grande menace pour les États-Unis. Il a cité la Chine, la Russie et lIran comme étant les plus grands défis. Néanmoins, la manière dont les États-Unis traitent ces menaces va changer. La Chine Au cours de ses quatre années de mandat, le discours de M. Trump sur la Chine est passé des louanges au président chinois Xi Jinping aux critiques à légard de Pékin concernant la propagation du coronavirus et lingérence dans lélection présidentielle de 2020. Sullivan a déclaré vendredi que les États-Unis devaient parler avec « clarté et cohérence » sur les questions impliquant la Chine et « imposer des coûts » pour les actions de Pékin contre les Ouïghours au Xinjiang, sa répression à Hong Kong et ses menaces persistantes pour Taïwan. Lapproche de ladministration Biden à légard de la Chine, jusquà présent, a été saluée par au moins un ancien fonctionnaire de Trump. Sexprimant lors du même événement virtuel que M. Sullivan, lancien conseiller à la sécurité nationale Robert OBrien a déclaré que la nouvelle Maison Blanche était bien partie en ce qui concerne la Chine. La Russie Les critiques de ladministration précédente se sont plaints à plusieurs reprises que M. Trump refusait systématiquement de demander des comptes à la Russie pour toute une série dactivités, allant de lingérence dans les élections aux allégations selon lesquelles le Kremlin aurait versé des primes en Afghanistan pour chaque soldat américain tué dans ce pays. Ils ont également critiqué ladministration Trump pour avoir laissé des traités clés avec la Russie expirer sans rien obtenir en retour. En revanche, a déclaré M. Sullivan, M. Biden adopte une approche claire, ferme et pratique dans ses relations avec la Russie, estimant que loffre de la Maison Blanche de prolonger de cinq ans le traité New START le dernier traité sur les armes nucléaires encore en vigueur avec la Russie nest quun point de départ. Ce nest pas la fin de lhistoire, a déclaré M. Sullivan. Cest le début de lhistoire sur ce qui devra être des négociations sérieuses et soutenues autour dun ensemble de défis et de menaces nucléaires. Sullivan, comme dautres responsables de ladministration Biden, a également déclaré que Washington demanderait des comptes à la Russie pour dautres comportements inacceptables, de linterférence électorale au piratage de SolarWinds. LIran Certaines des critiques les plus virulentes de Sullivan à légard de Trump ont porté sur lIran. Il a accusé ladministration Trump davoir permis à Téhéran de devenir plus dangereux en se retirant de laccord nucléaire iranien, connu officiellement sous le nom de Plan daction global conjoint (PAGC). Le programme nucléaire iranien a progressé de façon spectaculaire au cours des deux dernières années , a-t-il déclaré. Ils sont beaucoup plus proches dune arme nucléaire quils ne létaient lorsque ladministration précédente sest retirée du JCPOA. M. Sullivan a également déclaré que la campagne de pression maximale de ladministration Trump navait pas réussi non plus à contenir le soutien de Téhéran au terrorisme et à dautres activités nuisibles. Si nous pouvons revenir à une diplomatie capable de remettre le programme nucléaire iranien à sa place, cela créera une plateforme sur laquelle nous pourrons construire un effort mondial, incluant des partenaires et des alliés dans la région, en Europe et ailleurs, pour faire face aux autres menaces importantes, a-t-il déclaré. Au lieu de cela, Trump a imposé une série de sanctions contre le gouvernement de Téhéran pour son activité nucléaire, ses programmes de développement de missiles et son soutien au terrorisme.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 23-02-2021 à 19:03:38
| Biden a également émis des menaces contre le Venezuela.
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| | Grecfrites | | Jeune Communiste | | 230 messages postés |
| Posté le 23-02-2021 à 21:02:02
| Certes tu es cultivé, mais tu as tendance à trop étaler tes connaissances. C'est souvent ce qui t'entraine à faire du hors-sujet d'ailleurs. Je vois pas en quoi soutenir les Ouïghours (ce que l'impérialisme US fait) serait se tirer une balle dans le pied ?
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 23-02-2021 à 21:21:24
| Toi aussi tu es cultivé,le fait que nous ayons des divergences ne nous empêche pas de débattre.le Xinjiang est de culture turcophone,et donc revendiqué par Erdogan.ce qui va exacerber les tensions au sein de l OTAN.
Edité le 23-02-2021 e 21:22:06 par marquetalia
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 24-02-2021 à 07:57:33
| Le Xinjiang n'est pas "revendiqué" par Erdogan. D'ailleurs, après une visite sur place, il n'a pas critiqué la rééducation des islamistes et a soutenu la Chine. Nous savons ce que veut faire Biden, les choses se sont rapidement éclaircies avec un entourage composé essentiellement de faucons. Ce qui est nouveau est la "fusion" dont je parle en introduction.
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 24-02-2021 à 13:19:01
| Il y a des préparatifs americano-nippons de guerre contre la Chine, auxquels la France va se joindre. Macron est le petit toutou de Joe Bidon.
Edité le 24-02-2021 e 14:10:15 par marquetalia
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 24-02-2021 à 13:24:43
| https://www.capital.fr/economie-politique/le-japon-et-les-etats-unis-se-preparent-a-un-conflit-naval-face-a-la-chine-1394885
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 24-02-2021 à 14:07:17
| Sur la politique impérialiste de Biden en Amérique latine. https://www.journaldemontreal.com/2021/02/03/venezuela-ladministration-biden-nentent-pas-parler-directement-a-maduro
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 04-03-2021 à 17:31:46
| Biden n a pas dit un seul mot sur la politique d Erdogan vis à vis de l Arménie.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 05-03-2021 à 23:17:38
| | À part quelques changements cosmétiques, Biden maintient la politique étrangère de Trump PAR ADMIN · 3 MARS 2021 http://www.entelekheia.fr/2021/03/03/a-part-quelques-changements-cosmetiques-biden-maintient-la-politique-etrangere-de-trump/ Paru sur Misiòn Verdad sous le titre Joe Biden continúa la política exterior de Donald Trump Ceux qui se réjouissaient dun changement de visage à la Maison Blanche peuvent commencer à être une nouvelle fois déçus. Le président Joe Biden ne semble pas répondre aux attentes de ceux qui ont placé de lespoir en lui, que ce soit en matière de politique étrangère ou de gestion intérieure. Par exemple, le récent bombardement du territoire syrien à la frontière irakienne a signifié la réouverture du champ de bataille par ladministration démocrate au Moyen-Orient, selon lanalyse dElijah Magnier. Cétait un message bipartisan des États-Unis à lIran : soit vous vous soumettez à nos conditions, soit il y aura des répercussions guerrières. La carotte et le bâton sont les deux faces dune même pièce. En outre, en un mois de mandat, ladministration Biden a procédé à la démultiplication des mesures qui étaient déjà en cours sous ladministration Trump, dans une continuité des procédures stratégiques, même si lon peut certainement sattendre à ce que lapproche belliciste soit plus présente par rapport à ladministration républicaine précédente, étant donné lhistorique de léquipe Biden et du président en fonction lui-même. Avant lattaque illégale contre le territoire syrien, fin janvier, les États-Unis avaient déjà ordonné le bombardement de la Somalie et lenvoi de troupes supplémentaires en Irak via lOTAN, approuvé des millions de dollars de contrats darmement avec Raytheon et poursuivi les guerres au Yémen et en Afghanistan. Et Washington continue de soutenir les efforts visant à maintenir Jovenel Moïse à la présidence haïtienne, simmisce dans les élections équatoriennes, poursuit la persécution judiciaire de Julian Assange, mène des guerres économiques contre les populations et les gouvernements de Syrie, du Liban, dIran, de Cuba et du Venezuela, et traite un grand nombre de citoyens américains comme des « terroristes intérieurs ». Sans compter que, malgré les importantes sommes dargent réservées à lappareil militaire et aux groupes financiers, ladministration Biden refuse lémission de chèques de 2 000 dollars aux Américains dans le besoin en raison de la crise économique et du covid, en plus de sopposer à laugmentation du salaire minimum à 15 dollars. Cest de cela dont se sont plaints la majorité des des Américains eux-mêmes, alors que la ferveur gouvernementale pour des décisions et actions militaires battait son plein. Une politique étrangère en forme de reflet dans un miroir Il est vrai que le président Biden a été très critique à légard de la politique étrangère de son prédécesseur, le magnat Donald Trump, mais à lexception de changements mineurs, si lon observe les mesures prises par ladministration précédente et quon les compare à celles de ladministration actuelle, ce ne sont que des mots. Comme le démontre lhistorien américain Eric Zuesse dans un article récent, le président actuel a promis de mener sa politique étrangère sur la base de « valeurs » et non de modèles transactionnels, et effectivement tous les coups dÉtat, invasions et « sanctions » économiques contre les pays cibles des États-Unis se sont fondés sur le prétendu « manque de démocratie » de leurs États et la « violation des droits de lhomme » de leurs gouvernements, comme si la Maison Blanche elle-même était le porte-drapeau mondial de lun ou lautre. Mais il faut tenir compte, comme nous le rappelle lauteur, du fait que les États-Unis ont le pourcentage mondial le plus élevé de population carcérale, des gens pour la plupart pauvres et sans droits en termes de défense juridique. Sans parler des immigrés : les enfants immigrés dans ce pays retournent dans les « cages » imposées sous ladministration Trump, et qui ont été rouvertes par Biden pour soi-disant les protéger du coronavirus. La continuité des politiques de Trump et de Biden est donc structurelle, avec des rhétoriques différentes mais des contextes conceptuels et daction presque identiques. La politique de deux poids, deux mesures de lAmérique du Nord atteint des niveaux inusités lorsquil devient évident que trois de ses principaux alliés au Moyen-Orient, les Émirats Arabes Unis, lArabie Saoudite et Israël, sont tout aussi tyranniques, sinon plus, que les Américains eux-mêmes. Examinons laffaire saoudienne. Lassassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, dont le corps a été démembré et découpé en morceaux au consulat du Royaume à Istanbul, la capitale turque, a été décrit comme un cas décole dalliés des États-Unis qui ne reçoivent pas les mêmes « châtiments » que dautres États de la part de Washington. Bien que les agences de renseignement des USA tiennent pour responsable le prince héritier Mohammed ben Salmane, comme cela a déjà été signalé, la « sanction » maximale que le mastodonte occidental en déclin entend imposer est une demande de démantèlement de léquipe de sécurité du prince. La monarchie saoudienne avait reçu un traitement similaire, à peine une réprimande, sous lère Trump, lorsque Ben Salmane a commencé à être soupçonné dêtre le cerveau de lassassinat de Khashoggi. En fait, il ny a pas même eu une seule réprimande, alors le gouvernement des Saoud est lun des plus grands protecteurs de lidéologie djihadiste dont se réclament des entités telles que le groupe État islamique (Daesh) et Al-Qaida, censés être de grands ennemis de la Maison Blanche. Dautre part, ladministration Trump sest retirée du soi-disant accord nucléaire iranien, mais ladministration Biden exige que la République islamique revienne la première au dit accord multinational avant de reprendre les négociations ; une provocation à tous point de vue, lIran étant la partie lésée par les « sanctions » économiques, financières et commerciales des USA. Cette « initiative » de Biden nest rien dautre que de lextorsion absurde étalée aux yeux de tous, mais les États-Unis exigent également que laccord nucléaire comprenne une clause de restrictions sur le programme de missiles de lIran, une question qui ne figurait pas dans laccord initial de 2015. De plus, la guerre en Syrie sintensifie avec limplication directe du Pentagone. Après lentrée en fonction de ladministration Biden, les premiers convois darmes et de matériel logistique ont été envoyés à Hasakah, où les États-Unis maintiennent des bases illégales et où lÉtat syrien compte parmi ses propriétés un important puits de pétrole. On y extrait une bonne quantité de pétrole brut, qui a dabord été volé par les miliciens de Daesh et qui est maintenant illégalement annexé par le gouvernement américain. Cette prise de contrôle américaine des puits de pétrole en Syrie est en cours depuis lère Obama, qui utilisait les groupes djihadistes comme envahisseurs et gardiens, puis les a remplacés par des soldats américains. Le projet sest poursuivi sous la présidence de Trump, et Biden prévoit de le consolider. Le transfert de combattants de Daesh par les forces américaines (et non en tant que prisonniers) de leur base illégale de Hasakah vers un lieu situé dans la province de Deir Ezzor le confirme. En effet, selon Zuesse, le but du stratagème serait de remettre le contrôle du gouvernement syrien à la monarchie saoudienne, un plan qui aurait été convenu avec le Département dÉtat US depuis le milieu du 20ème siècle. Mais lhistorien américain va plus loin : Comme pour Hitler, tout cela est beaucoup plus compliqué quil ny paraît (*), sauf que (comme pour Hitler) le mal qui le motive et qui menace le monde entier nest que trop réel. On ignore si le régime américain ira jusquà une autre guerre mondiale pour limposer à la planète (comme Hitler aspirait à le faire). Hitler est arrivé jusque-là, mais il a perdu la guerre. Et son esprit (moins lantisémitisme) a pris le dessus à Washington, mais avec une rhétorique plus « gentille ». Les résultats, à lère nucléaire, seraient que tout le monde y perdrait. La seule façon darrêter cela serait darrêter Washington, mais cest une décision que seuls les pays vassaux de Washington peuvent prendre, si tant est quils le fassent ». Compte tenu de la prolongation de la politique étrangère des derniers présidents américains, il est très peu probable aussi peu probable que la « paix mondiale »- que les « locataires » de la Maison Blanche se dressent contre les desseins de la « nation indispensable ». Cest une « stabilité » quils sont prêts à maintenir, même si linstabilité est en réalité la monnaie des États-Unis dans sa politique étrangère. Espérons que la Maison Blanche insiste sur ce quelle propose depuis des décennies comme « destinée manifeste » (lien en français) hyper-militarisée, mais avec une rhétorique « progressiste » assez révélatrice de son hypocrisie pour que le monde se réveille. Traduction Corinne Autey-Roussel Illustration Gerd Altmann / Pixabay (*) Note de la traduction : Voir le Mythe de la bonne guerre, de Jacques R. Pauwels
Edité le 05-03-2021 e 23:19:46 par Xuan
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 20-03-2021 à 13:18:45
| | A propos d'un mot d'enfant. La presse bourgeoise a ironisé sur la réponse de Poutine à Biden qui l'avait traité de "tueur". Poutine aurait répondu "c'est celui qui dit qui y est" ... Un tueur ? La réponse cinglante et complète de Poutine à Biden (VOSTFR) Date: 19 mars 2021 lecridespeuples Rencontre avec des représentants de Crimée et de Sébastopol, le 18 mars 2021. Le Président a tenu une réunion, par vidéoconférence, avec des représentants de la République de Crimée et de la ville dimportance fédérale de Sébastopol. Source : kremlin.ru Traduction : lecridespeuples.fr Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=qx8Sk0UndIE Transcription : [
] Polina Bolbochan, Coordinatrice des bénévoles du Festival international de musique et représentante de lUniversité fédérale de Crimée : Monsieur le Président, jai une question un peu personnelle pour vous. Hier, le Président Biden a été assez dur dans son entretien, y compris à votre égard. Que lui diriez-vous ? Vladimir Poutine : En ce qui concerne la remarque de mon homologue américain [qui a qualifié Poutine de « tueur » à qui il ferait « payer cher ses actions » , nous nous sommes effectivement, comme il la dit, rencontrés en personne. Que lui répondrais-je ? Je dirais « Restez en bonne santé ! » . Je lui souhaite une bonne santé. Je dis cela sans ironie ni arrière-pensée. Cest mon premier point. Deuxièmement, en adoptant une approche plus large de cette question, je voudrais dire que les événements difficiles, dramatiques et sanglants abondent dans lhistoire de chaque nation et de chaque État. Mais lorsque nous évaluons dautres personnes, ou même dautres États et nations, nous semblons toujours être face à un miroir, nous nous voyons toujours dans le reflet, car nous projetons notre for intérieur sur lautre personne. Vous savez, je me souviens que quand nous étions enfants et que nous jouions dans la cour de récréation, nous avions des disputes de temps en temps et nous disions [en réponse à une insulte] : « Cest celui qui le dit qui lest » . Ce nest pas une coïncidence ou juste une blague denfants. Ce propos exprime une vérité psychologique très profonde. Nous nous voyons toujours dans une autre personne et pensons quelle est comme nous, et évaluons les actions de lautre en fonction de notre propre vision de la vie. En ce qui concerne le gouvernement américain, la classe dirigeante je ne parle pas du peuple américain, qui est majoritairement composé de gens honnêtes, dignes et sincères qui veulent vivre en paix et en amitié avec nous, une chose dont nous avons conscience et que nous apprécions, et nous comptons sur lui pour lavenir, mais pour ce qui est de la classe dirigeante américaine, son état desprit sest formé dans des circonstances plutôt difficiles dont nous sommes tous conscients. Après tout, la colonisation du continent américain par les Européens est allée de pair avec lextermination des populations locales, le génocide, comme on dit aujourdhui, le génocide pur et simple des tribus indiennes suivi dune période très dure, longue et difficile de lesclavage, une période très cruelle. Tout cela a fait partie de la vie en Amérique tout au long de lhistoire des États-Unis et jusquà ce jour. Sinon, doù viendrait le mouvement Black Lives Matter ? Jusquà ce jour, les Afro-Américains sont confrontés à linjustice et même à lextermination. La classe dirigeante des États-Unis a tendance à aborder les questions de politique intérieure et étrangère en se basant sur de telles considérations [racistes et criminelles]. Après tout, les États-Unis sont le seul pays à avoir utilisé des armes nucléaires, qui plus est contre un État non nucléaire, le Japon, à Hiroshima et à Nagasaki à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il ny avait absolument aucun besoin militaire justifiant ce bombardement. Ce nétait rien dautre que lextermination de civils. Jen parle, car je sais que les États-Unis et leurs dirigeants sont déterminés à maintenir certaines relations avec nous, mais sur des sujets qui intéressent les États-Unis et selon leurs propres termes. Même sils croient que nous sommes comme eux, nous sommes différents ! Nous avons un code génétique, culturel et moral différent. Mais nous savons comment défendre nos intérêts. Nous travaillerons avec les États-Unis, mais dans les domaines qui nous intéressent et à des conditions qui nous semblent bénéfiques pour nous. Ils devront en tenir compte malgré leurs tentatives visant à arrêter notre développement, malgré les sanctions et les insultes. Ils devront en tenir compte et reconnaître [quils doivent traiter avec nous sur un pied dégalité et non depuis une position de domination, de pression et de coercition]. En gardant à lesprit nos intérêts nationaux, nous développerons nos relations avec tous les pays, y compris les États-Unis. Cest en gros tout ce que je veux dire à ce sujet. [
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*** Poutine lance un défi à Biden : débattons devant les caméras ! Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bw4i5j6ClS0 Transcription : Vladimir Poutine : Pour ne pas seulement parler par médias interposés, nous devons continuer notre relation. De plus, je viens de penser à quelque chose. La dernière fois, linitiative de la conversation téléphonique est venue du Président Biden. Je voudrais suggérer au Président Biden de poursuivre notre discussion, mais à condition que nous le fassions réellement en direct, sans aucun délai, directement dans une discussion ouverte et diffusée en direct. Je pense que ce serait intéressant pour le peuple russe et le peuple des États-Unis et de nombreux autres pays. Il me semble quen tant que plus grands pays nucléaires, nous avons une responsabilité particulière en matière de sécurité stratégique mondiale. Nous pourrions parler de nos relations bilatérales, de cette stabilité stratégique, de la solution aux conflits régionaux (et il y en a beaucoup), ainsi que des autres problèmes auxquels lhumanité est confrontée, y compris la lutte contre la pandémie Cest bien connu, cest une situation difficile aux Etats-Unis, où ils sont encore loin de résoudre ces problèmes. Pour notre part, nous sommes plus confiants pour aller de lavant avec la question. Nous avons beaucoup de choses à discuter, des opinions à partager
Je répète une fois de plus, à condition que ce soit une conversation ouverte et franche, qui soit diffusée en direct. Journaliste : À tout moment ? Que suggère le côté américain ? Vladimir Poutine : Je ne voudrais pas repousser cela trop longtemps. Je veux aller dans la taïga (forêt) le week-end pour me reposer, mais nous pourrions le faire demain (vendredi), ou disons lundi. Comme il leur plaira. Nous sommes prêts à tout moment qui convient à la partie américaine. Après notre échange, je donnerai des instructions en ce sens au ministère des Affaires étrangères. [
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 20-03-2021 à 18:43:05
| Le retrait atlantiste d Afghanistan va laisser un vide,un territoire qui va pulluler de djihadistes,ce qui forcera les puissances régionales voisines -Russie,Inde,Chine et Iran-a s allier.Teheran pourrait intervenir pour défendre la minorité chiite Hazara en sol afghan,et cette alliance entre pays émergents fera voler en éclats les manuvres de Biden,qui veut, comme son prédécesseur,dresser New Delhi contre Pékin.
Edité le 20-03-2021 e 18:54:39 par marquetalia
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| | marquetalia | | Grand classique (ou très bavard) | | 9384 messages postés |
| Posté le 20-03-2021 à 19:00:46
| Donc,en plus d avoir perdu contre les Talibans,les Usa voient les chances d une alliance avec l Inde compromise.il reste néanmoins Taiwan,l Australie,le Japon à l Empire u.s pour encercler militairement la République populaire de Chine.
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| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18513 messages postés |
| Posté le 22-03-2021 à 08:30:34
| La tentative américaine d'unir les alliés asiatiques contre la Chine ne répond pas aux attentes Par Liu Caiyu et Zhao Yusha Publié: 21 mars 2021 22:32 Mis à jour: 21 mars 2021 22:25 https://www.globaltimes.cn/page/202103/1219007.shtml La tentative des États-Unis de construire une alliance asiatique pour contrer la Chine s'est avérée plus sombre que prévu, peut-être même étouffante, après que deux des trois pays, l'Inde et la Corée du Sud, aient hésité à pointer directement la Chine dans leur déclaration conjointe avec les États-Unis. , malgré la vente difficile par Washington de la théorie de la «menace chinoise», ont déclaré des observateurs chinois. Lors de la tournée en Asie du secrétaire d'État américain Anthony Blinken et du secrétaire à la Défense Lloyd Austin, le Japon s'est démarqué car il était désireux de se prouver comme "l'avant-garde" de l'alliance américaine dans l'attaque de la Chine dans la région Inde-Pacifique. Pourtant, les observateurs ont averti que la décision de Tokyo de servir de "crapaud" politique de Washington alors qu'elle regarde les avantages économiques de Pékin, est "bon marché et sournois" et sera sûrement contrée par la Chine. La Chine était absente de la déclaration conjointe publiée entre les chefs de la défense américains et indiens. En Inde, dernière étape d'Austin dans son voyage en Asie, sa discussion avec son homologue indien Rajnath Singh a principalement porté sur la coopération militaire entre les deux. Les différends frontaliers de l'Inde avec la Chine ont également été mentionnés. S'exprimant lors d'un briefing spécial après avoir eu des entretiens avec Singh, Austin a déclaré samedi que les États-Unis ne pensaient pas que "l'Inde et la Chine étaient en guerre" et que Washington continuerait à travailler avec des "pays partageant les mêmes idées" pour s'assurer que les bonnes choses sont fait pour maintenir la paix. La situation est similaire quand Austin a dit à son homologue sud-coréen Suh Wook que l'alliance américaine avec la Corée du Sud est de plus en plus importante en raison des préoccupations croissantes en matière de sécurité sur la Chine et la Corée du Nord, et cette dernière, sans mentionner la Chine, a seulement souligné sa position sur la Corée du Nord . "Il semble que la tentative de l'administration Biden d'influencer les alliés asiatiques pour contrer la Chine n'a pas été à la hauteur de ses attentes", a déclaré dimanche Yang Xiyu, chercheur principal au China Institute of International Studies, au Global Times. Yang a noté que pour former une alliance solide, les États-Unis doivent fournir des avantages substantiels à ces pays, mais il est douteux qu'ils aient la capacité de le faire et de les coller ensemble. L'Inde envisage d'améliorer sa coopération militaire avec les États-Unis afin de se donner un levier pour affronter la Chine. Mais la coopération avec Washington ne peut pas améliorer de manière significative la capacité militaire de New Delhi, en raison des liens de cette dernière avec la Russie et du manque d'argent, a déclaré Qian Feng, directeur du département de recherche à l'Institut national de stratégie de l'Université Tsinghua. "Nous exhortons certainement tous nos alliés, nos partenaires à s'éloigner de l'équipement russe ... et à éviter vraiment tout type d'acquisitions qui déclencherait des sanctions en notre nom", a déclaré Austin aux journalistes à New Delhi. Aucun système S400 n'a été livré à l'Inde et la possibilité de sanctions n'a donc pas été discutée, a-t-il ajouté. Pourtant, des responsables indiens ont été cités par le Wall Street Journal comme disant qu'ils prévoyaient néanmoins d'aller de l'avant avec l'achat du système de missiles russe car il représente une amélioration significative de leurs capacités de défense. "L'Inde ne se contentera jamais d'être un allié subalterne des États-Unis, la position est déterminée par son principe fondamental de non-alignement et l'ambition de devenir une grande puissance mondiale. De plus, New Delhi ne peut pas se permettre de provoquer la Chine en prenant publiquement parti pour Washington », a déclaré Qian. Les observateurs ont attribué l'échec des États-Unis à intégrer la Corée du Sud à sa stratégie indo-pacifique, toujours orientée vers un programme «américain d'abord», et aussi parce que Washington a du mal à présenter un plan clair pour traiter la question de la péninsule coréenne. Ces deux éléments ont empêché Séoul de se rapprocher de Washington. "Je doute sérieusement de la quantité réelle de ressources que les États-Unis sont disposés à investir, car ils sont enlisés dans leur retrait du Moyen-Orient, s'attaquant à des problèmes intérieurs tels que la pandémie de COVID-19 et sauvant leur économie atone", a déclaré Yang, notant que une alliance solide n'est pas formée sur la base d'un «discours du bout des lèvres». Alors que la Chine reste ferme sur sa voie de développement, continue d'ouvrir et d'étendre la coopération gagnant-gagnant avec d'autres pays, «l'alliance fragile d'une petite coterie» des États-Unis va bientôt s'effondrer, selon Yang. Un Japon «sournois» Contrairement à l'Inde et à la Corée du Sud, le Japon est tombé sous le charme des États-Unis «du bout des lèvres» et se présente soudain comme «l'avant-garde anti-Chine» dans cette région. À la fin du voyage de Blinken et Austin au Japon, Tokyo et Washington ont publié une déclaration commune disant que «les États-Unis et le Japon ont reconnu que le comportement de la Chine, lorsqu'il est incompatible avec l'ordre international existant, présente des défis politiques, économiques, militaires et technologiques». Blinken a déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion que leur réunion couvrait non seulement les îles Diaoyu, où la Chine et le Japon ont des différends, mais aussi Hong Kong et le Xinjiang, sur lesquels le Japon critique rarement ouvertement la Chine. Le gouvernement japonais a toujours dit, de manière très médiatisée, de traiter séparément les questions politiques, diplomatiques et économiques. La collaboration avec les États-Unis pour contenir une Chine montante, tout en profitant du développement de la Chine, est au cur de cette politique, a déclaré Lü Chao, membre de l'Académie des sciences sociales du Liaoning, au Global Times. Lü a déclaré qu'à ce stade, le Japon a finalement enlevé son masque d'hypocrite et s'est rangé du côté des États-Unis pour contrer la Chine. "La Chine devrait riposter durement au Japon et ne pas lui permettre de profiter économiquement de Pékin tout en critiquant ouvertement les affaires intérieures de la Chine." Citant plusieurs sources gouvernementales, le japonais Kyodo News a rapporté que les chefs de la défense japonais et américains ont convenu lors de leur réunion de la semaine dernière de coopérer étroitement en cas d'affrontement militaire entre la Chine continentale et l'île de Taiwan. Il n'y a pas eu de discussion sur la manière dont leurs pays devraient coordonner leur réponse à une telle urgence, a déclaré l'agence de presse. Les relations sino-japonaises s'envoleront brusquement si le Japon s'impliquait dans la question de Taiwan, a déclaré Song Zhongping, un expert militaire et commentateur chinois, notant que les exercices militaires menés par l'Armée populaire de libération chinoise près du détroit de Taiwan visent en partie contre l'intervention des États-Unis. , mais s'ils sont confirmés, des exercices ciblant l'alliance américano-japonaise pourraient également être programmés, pour planifier le pire. La question de Taiwan est la question fondamentale, et toute ingérence militaire étrangère invitera les représailles les plus féroces de la Chine, encore plus féroces que celle de la guerre pour résister à l'agression américaine et aider la Corée, a averti Yang.
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| Posté le 03-04-2021 à 20:48:41
| Les Américains sont en train de préparer l Ukraine à une guerre contre la Fédération de Russie pour récupérer le Donbass et la Crimée.les accusations délirantes selon lesquelles le Kremlin veut "envahir l est de l Ukraine" sont sans fondements,sinon Poutine en aurait profité pendant le mandat de Trump,qui a mené une politique isolationniste,il ne s est même pas déplacé en Europe lors de l intégration atlantiste de la Macédoine du Nord.il ne lui manque plus que la petite moustache et le "Wollen sie den Totalen Krieg"à ce fou de Joe Biden...
Edité le 03-04-2021 e 21:24:57 par marquetalia
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| Posté le 03-04-2021 à 21:07:12
| Les impérialistes américains vont en profiter pour écraser en Moldavie les enclaves que sont la Transnistrie-sous embargo de l Ukraine frontaliere-,la Gagaouzie et le petit territoire peuplé de Bulgares,pour intégrer Chisinau à l OTAN.
Edité le 03-04-2021 e 21:13:40 par marquetalia
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| Posté le 07-04-2021 à 19:33:16
| On note la participation active de la France contre l'Iran et sous autorité US dans cette opération. Joe Biden recrute les alliés Lart de la guerre Par Manlio Dinucci Mondialisation.ca, 06 avril 2021 https://www.mondialisation.ca/joe-biden-recrute-les-allies/5655255 ilmanifesto.it Joe Biden lavait annoncé dans son programme électoral : Alors que le président Trump a abandonné les alliés et partenaires, et abdiqué le leadership américain, comme président je ferais immédiatement des avancées pour rénover les alliances des États-Unis, afin que lAmérique, une fois de plus, conduise le monde (il manifesto, 10 novembre 2020). Promesse tenue. Le porte-avions Dwight D. Eisenhower et son groupe de bataille, composé de 5 unités lance-missiles, ont attaqué depuis la Méditerranée Orientale des positions de lÉtat Islamique en Syrie et Irak parce que ce dernier a revendiqué une attaque à Palma au Mozambique . Cest ce que communique officiellement lU.S. Navy le 31 mars, sans expliquer comment lIsis, battue en Syrie et ailleurs surtout à la suite de lintervention russe, réapparait maintenant menaçant avec une surprenante ponctualité. Après avoir lancé lattaque de Méditerranée Orientale -aire des Forces navales du Commandement Européen des États-Unis, avec quartier-général à Naples-Capodichino le porte-avion Eisenhower a traversé le 2 avril le tout juste ré-ouvert Canal de Suez, entrant dans laire du Commandement Central USA qui comprend le Golfe Persique. Il sest alors joint au porte-avions français Charles de Gaulle qui, sur requête de Washington, a pris le 31 mars le commandement de la Task Force 50 du Commandement Central USA, déployé non pas contre lIsis mais en réalité contre lIran. Le fait que Washington ait demandé à Paris de conduire avec son navire amiral une force navale étasunienne entre dans la politique de la présidence Biden, qui conserve de toutes façons le contrôle de la chaîne de commandement puisque la Task Force 50 dépend du Commandement Central USA. Confirmation est donnée par lexercice Warfighter qui, planifié par lArmée étasunienne, est effectué du 6 au 15 avril par des divisions étasuniennes, françaises et britanniques à Fort Hood et Fort Bliss au Texas, à Fort Bragg en Caroline du Nord, et à Grafenwoehr en Allemagne. Dans cet exercice, des brigades françaises et britanniques opèrent à lintérieur dune division USA, tandis que des brigades USA opèrent à lintérieur de divisions françaises et britanniques, toujours cependant selon le plan USA. Le Warfighter intègre le grand exercice en cours Defender-Europe 21, que lArmée USA en Europe et Afrique effectue jusquà fin juin avec des alliés européens et africains, pour montrer la capacité des États-Unis à être un partenaire stratégique dans les Balkans et en Mer Noire, dans le Caucase, en Ukraine et Afrique . Participe au Defender-Europe 21 le Vème Corps de lArmée USA qui, à peine réactivé à Fort Knox dans le Kentucky, a constitué son propre quartier-général avancé à Poznan en Pologne, doù il commande les opérations contre la Russie. Le 31 mars, sur requête étasunienne, le général polonais Adam Joks a été nommé vice-commandant du Vème Corps de lArmée USA. Cest la première fois -communique lAmbassade USA à Varsovie- quun général polonais entre dans la structure de commandement militaire des États-Unis . Autrement dit, le général Adam Joks continue à faire partie de larmée polonaise mais, en tant que vice-commandant du Vème Corps USA, il dépend directement de la chaîne de commandement que dirige le Président des États-Unis. Dans la même politique entrent les nouvelles Brigades dassistance des forces de sécurité, unités spéciales de lArmée USA qui organisent, entraînent, équipent et conseillent des forces de sécurité étrangères. Elles sont engagées en soutien dune autorité légitime de gouvernement au Moyen-Orient, Asie, Afrique, Amérique latine et Europe, actuellement dans le cadre du Defender-Europe. Elles sont un instrument efficace pour lancer, sous couvert dassistance, des opérations militaires de fait sous commandement USA. Cela explique pourquoi, après une relative trêve, le chef détat-major ukrainien, Ruslan Khomchak, a déclaré le 1er avril que larmée de Kiev est en train de se préparer pour loffensive en Ukraine orientale , cest-à-dire contre la population russe du Donbass, en utilisant aussi des forces de défense territoriale (comme le régiment néo-nazi Azov), et que dans cette opération est prévue la participation dalliés OTAN . Manlio Dinucci
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| Posté le 10-04-2021 à 05:27:58
| On comprend mieux maintenant le mutisme de Biden face à l épuration ethnique au Nagorny Karabakh,la Turquie permet aux Etats uniens d accéder à la Mer noire militairement,pour y déployer sa marine afin de décourager le Kremlin d aider le peuple du Donbass.
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| Posté le 10-04-2021 à 13:47:35
| Les USA préparent la guerre Malheureusement cette vidéo est en anglais, mai son saisit le sens général La guerre qui vient Le film de John Pilger sur les crimes commis en Asie-Pacifique et sur l'agression de l'ouest en Asie dont la prochaine cible est la Chine. Un rappel du test de la bombe nucléaire sur l'atoll de Bikini et ses habitants. Aujourd'hui le risque d'une guerre nucléaire existe.
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| Posté le 10-04-2021 à 20:58:57
| | Des navires de guerre américains ont mis le cap sur la mer Noire au milieu d'une confrontation avec la Russie sur le conflit militaire dans l'est de l'Ukraine, rapportent des diplomates turcs 10/04/2021 9 avr.2021 http://www.defenddemocracy.press/us-warships-set-sail-for-black-sea-amid-stand-off-with-russia-over-military-conflict-in-eastern-ukraine-turkish-diplomats-report/ Les marins américains ont mis le cap sur la mer Noire, au large de la côte sud de la Russie, dans une démarche largement considérée comme une manifestation de soutien à l'Ukraine, où les combats entre les forces de Kiev et les milices séparatistes se sont aggravés ces dernières semaines. Vendredi, une source au ministère turc des Affaires étrangères a déclaré à TASS qu'elle avait reçu une notification de Washington selon laquelle deux navires de guerre américains passeraient par le détroit du Bosphore et se dirigeraient vers la mer Noire. En vertu du droit international, Ankara contrôle l'accès à la masse d'eau intérieure pour certains types de navires, y compris les navires de la marine. Conformément à ces conventions, les envoyés turcs affirment qu'ils «ont été informés par la voie diplomatique il y a 15 jours que deux navires de guerre américains entreraient en mer Noire. Les navires y resteront jusqu'au 4 mai » , a déclaré le responsable anonyme. Le voyage emmènera les équipages à près de 15 000 kilomètres de la côte est de l'Amérique, près des côtes de l'Ukraine et de la Russie, y compris la péninsule sensible et controversée de Crimée. Depuis lors, les navires ont été nommés par le réseau d'information NTV basé à Istanbul comme l'USS Roosevelt, un destroyer de classe Arleigh Burke, et l'USS Donald Cook, un destroyer à missiles guidés qui avait été précédemment intercepté par des jets russes au large de Kaliningrad. dans la mer Baltique. La manuvre intervient dans un conflit militaire qui s'intensifie à l'est de l'Ukraine entre l'armée de Kiev et les forces séparatistes du Donbass, soutenues par Moscou. Le Kremlin a qualifié la situation d ' «effrayante» et s'est entretenu cette semaine avec ses homologues de Washington pour «expliquer» la situation. Les États-Unis, cependant, ont mis en avant des informations «crédibles» faisant état de troupes russes massées aux frontières avec l'Ukraine, et le porte-parole du département d'État Ned Price a lancé un «appel à la Russie pour qu'elle s'abstienne de toute escalade» . Vendredi, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que «la situation sur la ligne de contact en Ukraine est extrêmement instable» , a-t- il déclaré. «La dynamique de l'évolution de cet état de fait et le comportement de la partie ukrainienne créent le danger d'une reprise des hostilités à grande échelle.» En cas d'une offensive ou d'une nouvelle escalade des combats, «tous les pays, y compris la Russie, prendraient des mesures pour empêcher que de telles tragédies ne se reproduisent », a déclaré le responsable. En février, la Russie a averti que les exercices navals américains en mer Noire compromettaient la stabilité de la région et pourraient conduire à un désastre. En réponse à un groupe de navires de guerre américains annonçant les exercices, l'ambassade de Moscou à Washington a déclaré: «On dirait que la 6e flotte américaine a hâte de trouver un ennemi dans la mer Noire. Il cherche désespérément un prétexte - maintenant ouvertement sous la bannière des exercices de guerre - pour intensifier sa présence dans la région. Publié sur www.rt.com
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| Posté le 22-04-2021 à 08:37:22
| J'invite à lire attentivement ce texte très dense et assez exhaustif sur la guerre hors limites en cours. 13 avril 2021 La "nouvelle" politique étrangère US peut-elle casser des briques ? 1ère partie (1) Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI Lépidémie mondiale que nous traversons constitue un formidable révélateur des tares du capitalisme mondialisé. Pour la ploutocratie qui gouverne il importe de concevoir la parade ! Cest ce quelle fait par le mensonge, la diversion, la division, la violence. Cest le cas avec ce que lon nomme « la nouvelle guerre froide » contre la Chine. Mais quen est-il en réalité ? En fait, on assiste à une diabolisation(2) qui va de lignorance, à lirrationnel et même parfois au fanatisme. « La guerre nest-elle pas la poursuite de lactivité politique par dautres moyens ! »(3). Cette campagne internationale dont lorigine est nord américaine bénéficie dune mobilisation politicienne sans précédents qui va de lextrême gauche à lextrême droite et de moyens médiatiques considérables(4) . De nombreux centres de recherches, des fondations, des institutions, de prétendus experts aux ressources étendues, des organisations non gouvernementales(ONG) se préoccupent et travaillent pour élaborer des stratégies afin de contrer les progrès incontestables de la Chine. Après Donald Trump, lélection de Joe Biden permet ainsi de rééquiper politiquement et idéologiquement la « nouvelle » politique étrangère américaine en quête de légitimité. Il importe donc de saisir la portée et la signification de cette activité fébrile contre la Chine ! Cest lobjectif de cette contribution au débat. Fin janvier 2021, le très influent « think tank » « Atlantic Council"(5) publiait un important document de presque 200 pages sur les orientations politiques que devraient suivre les Etats-Unis à légard de la Chine pour les 30 prochaines années. Son auteur a voulu rester anonyme. Pourtant, il lui a donné le nom de « The Longer Telegram »(6) en référence au « Long Telegram » du diplomate américain George Kennan qui à Moscou en 1946 en labsence de son ambassadeur avait produit, « une note de service » prospective sur lUnion Soviétique et les relations soviéto-américaines. Elle fût reprise par la prestigieuse revue « Foreign Affairs ». Dans les deux cas, il sagit toujours dune approche conflictuelle à travers la concurrence entre deux systèmes, ladversaire désigné quant à lui est toujours le communisme. Mais le rapport entre les deux documents de références sarrête là dautant quil sagit de deux pays, de deux histoires, de deux partis et dun contexte bien différent. La situation de lURSS au sortir de la seconde guerre mondiale, caractérisée par son aura internationale comme par les importants sacrifices qui furent les siens et aujourdhui la Chine, en pleine ascension économique et politique ne sont en rien comparable, même si les finalités proclamées par ces deux pays, mais en des époques fondamentalement différentes demeurent voisines. Le « Long Telegram » de George Kennan préfigurait ce que serait « la guerre froide », « the Longer Telegram » propose un mode demploi pour une « nouvelle guerre froide » et dont laffrontement à ce stade, se fera sur léconomie, le militaire, la politique et surtout lidéologie. La vision de lAtlantic Council se veut anticipatrice, elle recommande de suivre une feuille de route avec des objectifs, des moyens, un agenda. Pour sa mise en uvre, celui-ci souhaite la recherche dune identité de vue et daction entre républicains et démocrates. Ce qui ne devrait pas être une tâche très difficile. A ce stade et sur ce sujet les différences dapproches entre les deux partis sont insignifiantes. Cela a déjà permis dinfluencer lorientation donnée à la composition de la nouvelle équipe en place à Washington. Ce sera donc la mission du tandem chargé de la mise en uvre de la politique US à savoir : Anthony Blinken aux affaires étrangères et Susan Rice aux affaires intérieures, voire du trio, si lon y ajoute Jake Sullivan, le principal conseiller de Joe Biden pour la sécurité nationale, chargé de chapeauter les deux précédents, voir du quartet si lon complète avec Samantha Power nouvelle patronne de US Aid aux 20 milliards de dollars de budget. Tous et toutes sont des fidèles parmi les fidèles de Barack Obama. Avant détudier plus en détails lattitude que veulent observer au cours des prochaines années les Etats-Unis envers la Chine mais aussi la Russie, qui sont désormais les deux ennemis stratégiques officiels, il convient de faire un tour dhorizon de la vision globale des défis mondiaux qui dominent la réflexion sur les bords du Potomac. Cela vaut pour lattitude de certains pays jugés plus stratégiques que dautres à légard de la confrontation entre Washington, Pékin et Moscou (7) Pour une opinion publique nord américaine qui est divisée, polarisée, en proie au désarroi et aux doutes sur elle-même, la crise systémique du capitalisme est bien celle des pays du nord, elle est marquée par la tendance à la baisse des taux de profits qui est désormais une réalité. Cela exige pour ladministration étatsunienne de trouver une cause à défendre et un ou des ennemis crédibles à désigner. Comme la fait remarqué Jake Sullivan « Il faut sinterroger pourquoi beaucoup trop de gens pensent que la méthode pour résoudre le problème de la pandémie de covid 19 est autrement plus efficace en Chine que les préconisations libérales aux Etats-Unis" Elles ont provoqué un désastre humain difficilement contestable. Il en conclut donc : « Il faut remettre de lordre dans la maison ». Il faut pour cela coordonner autrement et plus efficacement politique intérieure et politique étrangère. « La politique étrangère, cest de la politique intérieure et la politique intérieure, cest de la politique étrangère » précise t-il. Ce qui tant à démontrer que la rupture formelle avec la logique précédente du président Trump "America first » nest peut-être pas aussi évidente quon lavait annoncé pour les besoins de la propagande. On en tiendra compte, même si on emploiera sans doute des formes plus respectueuses des us et coutumes des salons et des universités de Nouvelle-Angleterre. Un autre langage, certes, mais aussi des moyens renouvelés de négociations et/ou de pressions sur les Etats étrangers quils soient « alliés/vassaux », ou « ennemis ». Les adversaires déclarés des Etats-Unis Concernant la Chine et la Russie Jake Sullivan et la nouvelle administration Biden/Harris les considère dorénavant comme des outsiders influençant et agissant directement sur la politique intérieure américaine. Ceci, témoigne de la vision paranoïaque dun empire affaibli qui voit partout des états dûment désignés profiter de ses faiblesses et des oppositions régnant à lintérieur de ses frontières. Sans complexes et avec arrogance, le « deep state « dénonce, tout en prétendant exercer un « leadership » naturel sur le monde entier. En fait, ce qui semble choquer particulièrement Jake Sullivan cest que « La Chine fait essentiellement valoir que le modèle chinois est meilleur que le modèle américain. Elle (la Chine) pointe du doigt les dysfonctionnements et les divisions aux Etats-Unis ». Chose visiblement incompréhensible dans un pays dont le peuple a été élevé depuis deux cent ans dans la certitude de son invincibilité, de son exceptionnalité, de sa mission planétaire divine et de sa « destinée manifeste », car cest bien connu, « Only god can save America » ! Parmi les menaces « intérieures », Jake Sullivan constate que désormais les USA ne sont plus protégés des courants internationaux et quils sont eux-aussi menacés par un extrémisme violent quelque soit la forme et lorigine de celui-ci. Cest sans doute là, ou lon voit une nette différenciation de discours par rapport à celui de ladministration Trump/Pompeo. Ces derniers, demeure accusée davoir introduit un climat dincohérences, de chaos, de divisions irréconciliables voire de guerre civile larvée, dans un pays qui sans ironie et selon ses dirigeants demeure perpétuellement lexemple par excellence de la cohésion basée sur les valeurs de « lindividualisme », de « la libre entreprise » à la base de « lAmerican way of life ». Alors quen réalité la violence a toujours fait partie des éléments centraux de cette société américaine bâtie sur les inégalités, la régression sociale, le génocide des autochtones, le travail des esclaves, la surexploitation, la marginalisation et lexclusion des nouveaux immigrés, sans parler de la circulation de 300 millions darmes à feu dans la population au nom dun droit imprescriptible inclut dans la constitution américaine. Ainsi, par exemple on constate aux Etats-Unis le retour de limage simpliste reprenant les anciens poncifs du « péril jaune » à nouveau associé à celui de la « Chine rouge ». Les agressions racistes contre des membres de la communauté asiatique se sont ainsi multipliées. Elles sont typiques de la manière dont ce pays a toujours traité les minorités. Selon une étude récente, environ 70% des américano asiatiques déclarent avoir été agressés entre février 2020 et mars 2021 .(8) Cest dans ce contexte que Jake Sullivan semble avoir découvert lisolement international des Etats-Unis apparu spectaculairement sous Georges Bush Jr. et plus récemment sous la présidence Trump. Doù la nécessité de ramener au bercail des « alliés » considérés comme des « juniors partners » quon aurait pendant trop longtemps ignorés, négligés et laissés gambader hors contrôle. La nouvelle administration semble consciente du fait quelle ne peut plus avancer seule et quelle a besoin de laide impérative de ses partenaires/vassaux, « Nous serons plus efficaces pour faire avancer notre vision dune société libre, prospère et équitable si nous le faisons en collaboration avec nos alliés et partenaires démocratiques ». Démocratie à géométrie variable puisquelle décrète autoritaires les régimes qui ne conviennent pas à lhégémonisme américain tout en regardant ailleurs lorsque des violations des droits démocratiques se produisent chez un de ses protégés ou aux Etats-Unis eux-mêmes. Par ailleurs, Jake Sullivan cherche à rassurer et à se rassurer lui même sur la puissance de son pays en sappuyant sur les chiffres dune économie calculée en fonction de critères mélangeant production de biens durables et nécessaires, production de biens inutiles et superflus ou production de « valeurs virtuelles » dont la pérennité est de plus en plus contestable. Si lon accepte les méthodes utilisées pour quantifier sa puissance économique, les USA représenteraient donc encore un quart de léconomie mondiale, ce qui justifierait toujours et encore la défense dun mode de vie pour qui, « in god we trust ! » Si lon observe outre la Chine et la Russie la liste des ennemis déclarés et des états parias par « lhomme fort » de la nouvelle administration, cest plutôt une impression de continuité dans la finalité du projet US, même si lon peut percevoir des nuances, des inflexions. Si des ruptures existent dans la forme entre léquipe Trump/Pompeo et léquipe Biden/Harris, le fond quant à lui ne varie pas. Ainsi par exemple, on trouve toujours dans la cible, Iran, Syrie, Erythrée, Biélorussie, Corée du Nord, Nicaragua, Venezuela, Palestine et bien sûr toujours Cuba. Lordre de ces pays pourra peut-être un peu changer mais ce sont sans doute à partir de ceux qui suivent sur la liste où lon pourra percevoir quelques changements, entre « ennemis » déclarés, partenaires à trouver ou retrouver. En ce qui concerne, la Chine, soyons clairs, Washington entend mettre en uvre une stratégie de déstabilisation Plus quun changement de régime ce qui est visé est le changement dun système dirigé par le Parti Communiste Chinois. Elle considère cette mission comme le défi plus important quelle doit affronter. Comme la déclarer Joe Biden : « La Chine est le plus grand test géopolitique de ce siècle ». Il a insisté, « la lutte sera intense. Il nous faut nous dresser contre les abus et la contrainte du gouvernement chinois qui sabote les fondements du système économique mondial. » (9) A ceux qui sinterrogent pour savoir si il sagit dune « nouvelle guerre froide », il faut répondre quil sagit dune guerre tout simplement, une « guerre hors limites » (10) qui déjà nest plus une guerre par anticipation. Selon lAtlantic Council, les Etats-Unis doivent prendre en compte dans leur vision lenjeu capital des droits de lhomme, les risques de tensions et de guerre, et le futur de la direction du Parti Communiste Chinois. Sont donc concernées en priorité les populations de territoires auxquels il faut « porter assistance » et assurer une défense inconditionnelle. Cest le cas du Xinjiang, du Tibet, de Hong Kong ou de Taïwan et même dilots en mer du de Chine du Sud et de lEst victimes de la prétendue violence et des prétentions territoriales de Pékin. Dans cette nomenclature on ne saurait oublier le rôle que lon fait jouer à certaines sectes religieuses comme la Falun Gong. On remarquera que toutes les régions chinoises visées par ailleurs demeurent les « portes dentrée privilégiées » des ambitions nord américaines. La logique suivie par les Etats-Unis ressemble fort à la tentative de mise en place dun méga blocus. Pour la Chine elles représentent des voies daccès au monde ainsi en est-il du Xinjiang et du projet pharaonique de « la route de la soie » au budget de 1600 milliards de dollars sans conditionnalités soit 10 fois plus que ce que fut avec des conditionnalités écrasantes le plan Marshall à la fin de la seconde guerre mondiale . Dans sa nouvelle politique, Washington entend affiner lapproche brutale et caricaturale de Mike Pompeo et de sa croisade évangéliste contre le communisme chinois(11) . Le Longer Telegram, a quant à lui une approche qui se veut plus sophistiquée, elle veut tenir compte des prétendues différences dapproche et des supposés luttes de tendances au sein du cercle dirigeant du parti communiste chinois. Pour lAtlantic Council cest une certitude, en 2050 les Etats Unis et ses principaux alliés domineront le rapport des forces mondial et régional. La Chine aura été dissuadée de toutes actions militaires contre Taiwan ou dautres territoires. Ce qui conduit à prévoir que « Xi aura été remplacé par une direction du parti plus modérée et que les Chinois eux-mêmes seront arrivés a mettre en cause le règne centenaire du Parti communiste ». Pour ce discours incantatoire et volontariste tout en forme de croyance, il nest laissé aucun espace aux doutes et aux incertitudes « la longue civilisation chinoise ne peut être condamnée à un futur autoritaire » aime à conclure le Longer Telegram.(12) Cette approche un peu puérile, est très significative et au fond très défensive, car elle démontre lincapacité des Etats-Unis à se remettre en cause et à atteindre le cur des institutions de la Chine, la société chinoise elle même, son économie. Economie, que lAtlantic Council associe à lillibéralisme au rôle omniprésent de lEtat et à son système politique, cest à dire la fonction dirigeante du parti communiste, son idéologie, ses dirigeants au premier rang desquels Xi Jiping présenté comme le partisan dune interprétation classique du marxisme léninisme et dun culte de la personnalité comparable à celui de Mao Tse-Tung. Au fond 75 ans après le Long Telegram de Georges Kennan, Les Etats-Unis en sont réduits à se référer à la même approche, celle dune idéologie conservatrice qui consiste a regarder dans le rétroviseur en ratiocinant et en ignorant par aveuglement en quoi le monde a changé. Avant dexaminer plus en détail la cible chinoise et la façon dont Washington veut affronter ce challenge de taille il faut essayer de voir comment est envisagé le traitement de deux autres « ennemis de lAmérique » : la Russie et lIran dont les relations avec Pékin sont stratégiques sur léchiquier mondial. En effet, lévolution de ces alliances particulières confirme les mises en gardes que Zbignew Brzezinski avait lancé voici plus de vingt ans et de manière prémonitoire aux différentes administrations US. Pour éviter un scénario catastrophe disait-il, il faut empêcher et à nimporte quel prix que se réalise contre nous, une alliance anti hégémonique entre ces trois pays, dautant quelles pourraient en annoncer dautres.(13) Le problème aujourdhui cest quest devenue réalité la prévision de ce stratège qui avait contribué de main de maître au départ et à lhumiliation de lURSS en lAfghanistan. La Russie Concernant ce pays réémergeant, ladministration Biden et les caciques du Parti Démocrate ont critiqué léquipe Trump pour avoir maintenu des rapports avec la Russie sans rien obtenir delle en échange. Cela aurait été expliqué à travers une ingérence russe tolérée voire encouragée par lex-président notamment dans le cadre des élections présidentielles autant que dans loccupation du Capitole ou encore dans lampleur des manifestations entrainées par lassassinat de Georges Floyd .(15) Susan Rice avait vu dans les protestations de masse à travers tout le pays, la marque dun Vladimir Poutine tirant les ficelles.(14) Cest sans doute pourquoi Joe Biden a évoqué la personnalité de ce dernier comme celle « dun tueur, qui en paiera les conséquences » (16) .On devrait donc logiquement sattendre à la multiplication dactions hostiles visant Moscou dans lespoir de voir ce pays se soumettre aux règles édictées par Washington. Il est remarquable de constater que plus la Russie fait lobjet de mise en cause et de sanctions plus celle-ci se rapproche de la Chine. Henry Kissinger avait lhabitude de dire que les Etats-Unis se devraient davoir à légard de la Chine des relations qui soient plus fortes quentre la Chine et la Russie. Là encore les faits confirment les réflexions pertinentes de « Dear Henry » si lon sen tient à ce que vient utilement de rappeler limportante et stratégique rencontre des deux ministres des affaires étrangères russe et chinois Serguei Lavrov et Wang Yi à Guilin en Chine du Sud .(17) Celle-ci a permis de réaffirmer à travers la coopération stratégique entre les deux pays, une profonde identité de vue et toute limportance du travail en faveur du développement du multilatéralisme dans les relations internationales ! Elle a également montré clairement aux Occidentaux que leur prétendue défense des droits de lhomme ne visait pas à assurer la promotion de ceux-ci mais à en faire une arme idéologique au service de leur hégémonie. Dans une récente et brillant interview Serguey Lavrov revient sur les relations entre la Chine et la Russie « Beaucoup écrivent aujourdhui que les Etats-Unis commettent une erreur stratégique en déployant des efforts contre la Russie et la Chine à la fois, catalysant ainsi notre rapprochement. Moscou et Pékin ne sallient contre personne ! » (18) Limportante déclaration commune entre la Russie et la Chine, a été faite quelques jours après la première conférence de haut niveau du sommet dAnchorage entre les Etats-Unis et la Chine(19) . A cette occasion cette dernière a fait preuve dune grande fermeté quant aux principes qui guident son action. Elle a réfuté les arguments et surtout les provocations, inédites dans ce genre de rencontre diplomatique, de la délégation nord américaine en invitant celle-ci à regarder de plus près la situation des droits de lhomme aux Etats-Unis. « Le parti communiste chinois nest pas responsable des problèmes raciaux aux USA » a déclaré Yang Jiechi (20) qui dirigeait la délégation chinoise, invitant les USA à « abandonner leur mentalité de guerre froide ». Dans ces conditions, la proposition faite à la Russie par Joe Biden de prolonger laccord START sur les armes nucléaires peut apparaître comme la carotte que lon agite envers le locataire du Kremlin pour lamener sans doute à séloigner quelque peu de son allié chinois. Mais que peuvent lui proposer les Etats-Unis en échange ? Les Russes semblent avoir été définitivement échaudés dans leurs désirs de rejoindre le camp occidental et la dernière intervention de Vladimir Poutine lors du forum virtuel de Davos semble confirmer cette ligne. On peut néanmoins voir dans cette proposition de prolonger les accords type START, une volonté dempêcher que les tensions internationales néchappe pas aux puissances nucléaires. En tous cas, les discours tenu par Jake Sullivan et Joe Biden au sommet de lOTAN ou à celui des chefs détats de la « Quad »(21) semble indiquer clairement que derrière les apparences de dialogue se met progressivement en place les nouvelles règles que Washington veut dorénavant suivre, faire appliquer par ses partenaires et imposer à ses adversaires. Pour cela les USA veulent instrumentaliser certaines institutions internationales comme le Conseil des droits de lhomme de lONU en y reprenant leur place, et prendre en mains solidement les rapports avec ses alliés/vassaux au sein de lOTAN et de la Quad, cette OTAN du sud. Cela saccorde avec la récente réunion de ces deux alliances centrée sur le « danger planétaire » que représenterait Pékin. Pour les vassaux européens qui se sont ralliés sans hésitations, Washington a mis dans la balance la menace que la Russie fait peser sur la sécurité en Europe. Cest le cas également et concrètement à travers les récentes initiatives militaires de la Quad, en particulier en mer de Chine et dans le golfe du Bengale qui mobilise différents pays, y compris la marine française. Ainsi deux bâtiments de guerre dont un sous- marin nucléaire ont navigués en février 2020 en mer de Chine méridionale dans des eaux entourant des ilots revendiquées par la Chine(22) . La France dEmmanuel Macron revendique elle aussi le concept stratégique de « zone indopacifique », rappelons quen avril 2019 des incidents maritimes avaient eu lieu dans le détroit de Taiwan entre des navires français et chinois. Et ce serait la Chine qui serait agressive ? Que se passerait-il alors si des sous-marins nucléaires chinois circulaient à proximité de la rade de Brest ? LIran Lépineuse question des relations avec lIran avait servi à Trump de moyen pour chercher à saffirmer sur la scène internationale et face à son opinion intérieure dans le but de renforcer ses tropismes israélo-saoudiens et consolider lappui du lobby juif en sa faveur. Il sera difficile pour Joe Biden de désamorcer ce facteur de tension tant la diabolisation de lIran a fait ses effets. Cette politique de sanctions renforcées coûte très cher au peuple iranien, alors que son intégration dans lensemble eurasien par ailleurs est bien engagée. En fait, toute la politique de Washington reste dictée par les impératifs des milieux néoconservateurs dont on connaît les liens avec Tel Aviv. Ceci est illustré par le rôle joué par la nouvelle vice présidente Kamalia Harris et même par la porte parle de la Maison Blanche Jan Psaki dont on vient dapprendre sa relation directe avec une entreprise travaillant pour les services despionnages israéliens (23). Cette préoccupation quasi obsessionnelle détermine la vision que les Etats-Unis ont du Proche et du Moyen Orient et ne pourra pas manquer davoir un impact prolongé aux dépens non seulement de lIran, mais de la stabilisation de lIrak, de la Syrie, du Liban, des droits légitimes des Palestiniens comme des autres pays de laire arabe qui pourraient sans cela relever les défis de la paix et du développement. Même sil est probable que les Etats-Unis cherchent désormais à se dégager formellement des liens trop unilatéraux quils ont établis avec lArabie saoudite qui les a entraînés militairement dans leur guerre contre le Yémen. Cette décision a contribué à distendre les relations toutes aussi stratégiques pour les Etats-Unis quils entretenaient avec la Turquie et même le Qatar. Quant à la relation directe au Yémen, il faut noter la prise de distance officielle à légard du prince héritier saoudien du fait de son implication directe dans lassassinat barbare du journaliste Khassoghi. Cette décision, une des premières de Joe Biden visait surtout à imager sa rupture avec Trump et masqué le fait que simultanément les USA ont renforcé leur logistique et leurs bases militaires en Arabie Saoudite pour contrer lIran et mettre celle-ci en garde. Avec le désengagement militaire possible face aux Houtis (« Ansarullah » du Yémen, Washington prend un pari risqué. Dorénavant, en cas dun tel laissez faire et Téhéran se retrouverait à la porte dentrée de lArabie saoudite sur une bordure géographique difficile à contrôler et cela évidemment est impensable. Le choix est plutôt de composer dautant que cette guerre donne aux yeux du monde et particulièrement des arabes une image détestable de lArabie saoudite, de ses soutiens US et occidentaux. Lobjectif est donc reprendre la main. Y compris pour montrer quon est pas indiffèrent à leffrayante situation dune population yéménite affamée entre guerre et covid 19. On doit donc trouver un moyen permettant détablir le contact avec lopposition yéménite qui fait face à un gouvernement officiel totalement isolé dans le pays et ainsi gagner du temps. Le dossier yéménite va donc peser dans les discussions prochaines avec lIran, la Russie et la Chine. Au moment ou le dossier libanais devient lui-aussi de plus en plus difficile à gérer, entre la crise catastrophique de son système financier corrompu et le renforcement constant de la résistance libanaise. Cest un sujet sur lequel Joe Biden veut une avancée positive tout en protégeant ses arrières comme lavait fait Obama. Sans compter quil sait quen embuscade, se tiennent les deux ennemis privilégiés. Laccord stratégique historique conclu récemment et pour 25 ans entre la Chine et lIran a du le lui rappelé. Celui-ci prévoit une importante coopération économique dans le domaine des transports, de lénergie, des ports, et des services (24). Les routes de la soie y contribueront par ailleurs. Pourtant, revenir à laccord sur le nucléaire dénoncé par Trump sera difficile. On constate déjà une administration Biden qui a tendance à présenter lIran comme étant « significativement plus proche de produire larme nucléaire que lorsque la précédente administration sest retirée du JCPOA » ,(25) ce qui est une manière de dire quon ne pourra pas revenir vers cet accord, même si la faute incombe clairement et entièrement aux Etats-Unis. Mais na-t-on jamais vu cet état reconnaître ses erreurs et y remédier ? Notons enfin, le bombardement par laviation US en Syrie dune installation censée être iranienne dans la nuit du 25 au 26 février 2021 . (26)Cet acte dagression contre la souveraineté syrienne a voulu constituer un signal de fermeté en direction de lIran, de la Syrie, de la Russie, de la Chine et un message dapaisement en direction de Tel Aviv et de Riyad. Chine : mode demploi pour une stratégie globale ? En fait, le Scowcroft Center de lAtlantic Council a publié en moins de 3 mois plusieurs documents sur une stratégie globale à légard de la Chine. Cest le cas de limportant et anonyme Longer Telegram, déjà mentionné ici. Cest aussi le cas avec « A global strategy 2021, an Allied Strategy for China » en décembre 2020. Cette mission a été confiée à la collaboration dexperts des dix principaux pays de lAtlantique nord, de locéan indien et du Pacifique oriental sous la conduite de Matthew Kroenig et Jeffrey Cimmino (27 .Elle est préfacée par Joseph Nye.(28) Enfin, a été publié un plan baptisé « The China plan : A strategic blueprint for strategic competition » qui se veut un plan à long terme pour gérer lascension de la Chine. En son temps, Barack Obama avait décidé une révision stratégique des priorités nord américaines, il avait exprimé une exigence : « Si nous ne fixons pas les règles, la Chine les fixera ». Cette orientation avait succédé à la stratégie « Hub and spoke »(29) en faveur dalliances asymétriques dans la région asiatique. Les américains ont toujours eu du mal à gérer leurs relations avec les pays dAsie, qui si lon peut dire se sentent avant toute chose asiatiques. Plus de 10 ans après, une chose est certaine, ces trois documents de lAtlantic Council qui ont lambition de renouveler la vision stratégique des Etats-Unis cherchent à sadapter et font beaucoup plus quopérer une mise à jour du « American Pivot to Asia » .(30) Pour y arriver la déstabilisation, le chaos est prévue comme méthode . Joe Biden ou plutôt son équipe auront donc la mission de « tenter » de mettre en uvre cette stratégie dont la cheville ouvrière sera un expert parmi les experts : Kurt Campbell (31)qui devient ainsi le coordinateur de lIndo Pacific au sein du Conseil de sécurité de la Maison Blanche. Que faut-il retenir des document inspirés par le « Longer Telegram » ? Une même volonté politique et une même philosophie mais avec des nuances allant de loptimisme à un certain pessimisme, inspire ces trois contributions au débat stratégique US. La nature du but choisi exige de mobiliser des alliés et partenaires partageant « les mêmes idées », celui de la défense du système néolibéral comme étant censé être le seul « fondé sur des règles ». Cest là peut-être là, la principale nouveauté par rapport à la période Trump. En fait, il sagit, de la prise en charge par les Etats-Unis dun constat qui touche à la conviction quils ont de leur « exception ». « Seuls » ils veulent éviter la manière de Donald Trump mais toujours dans la mesure du possible de dicter au monde, à leurs concurrents et à leurs protégés, des conditions à prendre ou à laisser. La raison en est simple : les économies qui ont emprunté le chemin du néolibéralisme sans contrôle et sans frontières sont désormais toutes confrontées à une crise systémique révélée par lépidémie mondiale. Les puissances occidentales disent vouloir donner la priorité à linnovation, à « léconomie de lintelligence »(32) , tout en réparant leurs infrastructures saccagées pour y substituer de nouvelles et donc en imaginant de nouvelles institutions pour soutenir la coopération « démocratique », alors même que tous les peuples doutent de plus en plus massivement de la représentativité et de la légitimité dinstitutions formellement élues et de la logique du système lui-même. Au lieu de faire le bilan de ces désastres successifs pour les peuples concernés et y compris pour la crédibilité des Etats-Unis eux-mêmes, ces documents dont Joseph Nye a préfacé lun dentre eux, suggèrent aux dirigeants occidentaux de rejouer une nouvelle partition qui ressemble sur de nombreux points aux précédentes. Joseph Nye a ainsi par exemple imaginé limage dun ennemi en sappuyant sur une hypothétique menace d « agression chinoise dans lIndopacifique », nouveau concept géopolitique que lon impose internationalement mais dont la carte exclut la Chine et dans une certaine mesure lAsie elle-même et qui na dintérêt que dans une perspective de blocus des capacités de développement et dapprovisionnement de celle-ci. En même temps et paradoxalement, Joseph Nye rêve de voir la Chine coopérer avec Washington « sur des questions dintérêts communs, notamment la santé publique, léconomie mondiale, la non-prolifération et lenvironnement mondial ». Il va même jusquà « accepter » lidée que « la stratégie nest pas la concurrence perpétuelle ou le renversement du Parti communiste chinois, mais plutôt de convaincre les dirigeants chinois que leurs intérêts sont mieux servis en coopérant au sein dun système international fondé sur des règles, plutôt quen le remettant en question ». Cest encore et toujours la même méthode dun pays qui depuis la doctrine Monroe refuse dadmettre souveraineté, libre choix et indépendance de ceux qui refusent de se soumettre. Sauf que depuis cette époque le pré-carré étatsunien est passé du continent américain à lensemble de la planète ce qui nest sans contribuer à essouffler « lempire exceptionnel ».Les Etats-Unis ne sont-ils pas connus et reconnus comme un violeur impénitent de toutes législations internationales à commencer par la Charte des Nations-Unies, et qui font de lingérence une ligne de conduite et du chaos son modus operandi, politique quil a même théorisé à travers le concept de R2P (right to protect- droit à protéger)(33) . « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Lhumoriste américain Dave Berry parlait des trois principes simples de la politique étrangère des Etats-Unis à la manière suivante « 1. Nul na le droit dintervenir dans les affaires dautrui. 2. Sauf nous ! 3. Ha ha ha ha ! » A lorigine de la croissance économique chinoise. Notons, que si les documents de lAtlantic Council sont marqués par des formules somme toutes peu élaborées et répétitives, certaines tables statistiques qui y figurent présentent un grand intérêt et vont parfois à lencontre des présupposés présentés. Cest ainsi que lobservation de la croissance économique de la Chine donne, par exemple, des chiffres de 16,94 % et de 19,3 % pour les années 1968 et 1969, époque de reprise économique à la fin de la révolution culturelle. Celle-ci montre lessor de léconomie chinoise à partir de la valorisation des « réformes du marché » sous Deng Xiaoping, tout en ignorant le fait quelles ont été précédées par la construction de bases économiques et sociales importantes comme la démontré luniversitaire chinois Mobo Gao dans son ouvrage « Bataille pour le passé de la Chine, Mao Tsé-Toung et la révolution culturelle » .(34) Après 1978, les Etats-Unis, et plus largement toutes les puissances capitalistes, sétaient auto-persuadées que la Chine en introduisant les principes dune économie de marché, même si elle était « encore » baptisée de socialiste et en renonçant à entonner des hymnes à la gloire du marxisme-léninisme et de la pensée Mao Tsé-toung, allait inévitablement évoluer vers « la fin de lhistoire communiste » et se convertir au capitalisme, au néolibéralisme « démocratique ». La rage actuelle visant la Chine et ses dirigeants vient donc aussi du fait quayant jouer à merveille la partition de louverture des marchés, ce pays est devenu un partenaire incontournable, pour certain un concurrent de taille et la plus grande puissance économique mondiale en devenir pour dautres.(35) Pourtant force était de constater que la Chine avait non seulement conservé ses structures politiques originelles tout en les modernisant, en sachant faire un bilan autocritique et tout particulièrement en tirant toutes les leçons des causes réelles de la chute de lURSS. Ainsi, elle a continué à éduquer son peuple selon les méthodes danalyses tirées du socialisme scientifique qui donnent sa légitimité, sa vitalité théorique créative et son efficacité au rôle et à laction du Parti communiste chinois. La Chine, est devenue une économie puissante illustrée par sa résistance efficace à la crise mondiale des supprimes de 2006/2008 et sa spectaculaire reprise économique après la vague de Covid 19. Cest également vrai de son système politique et idéologique alternatif, capable de défier efficacement ses adversaires, ce qui à contrario constitue un facteur de délégitimation du système néolibéral(36) qui continue à dominer la planète. Cest donc bien à travers le mouvement du réel quest le communisme quon cherche à attaquer aussi la Chine, alors même que les dirigeants chinois soutiennent quils nen sont quà la phase de construction des bases du socialisme. Mais si les résultats spectaculaires du peuple Chinois font déjà peur à lordre encore dominant cest quils mettent en évidence la crise existentielle profonde du capitalisme lui-même. Cela se vérifie dailleurs à travers la chute de crédibilité du dollar comme monnaie de référence, de plus en plus mise en cause par de nombreux pays. Avec la montée en puissance du yuan, plusieurs états, et institutions internationales comme lONU se prononcent en faveur dun nouveau système de réserve mondial. Pendant que des voix autorisées défendent lidée dun retour à létalon or.(37) Le roi est donc nu et les Etats-Unis qui avaient annoncé en 1991 « la fin des idéologies » sont eux-mêmes amenés à lancer une nouvelle guerre idéologique contre la Chine populaire et son Parti communiste. A suivre, fin de la première partie.... Jean-Pierre PAGE et Bruno DRVESKI (1) Les moines du temple de Shaolin en Chine sentrainent au Kung Fu et aux arts martiaux en cassant des briques avec la main, ou la tête. (2) « Ouïghours, pour en finir avec les fake news » Maxime Vivas, le route de la soie, Editions, décembre 2020. (3) Carl Von Clauzwitz (1780-1831) théoricien militaire prussien. (4) « La fabrique de la Chine » Mobo Gao, Editions critiques, mars 2021 (5) LAtlantic Council est un de plus influents « think tank » US, représenté sur les 5 continents. Sa structure européenne vient de publier une importante interview dEmmanuel Macron. LAtlantic Council est financé par les gouvernements de 25 états dont les USA , la Norvège ou les Emirats Arabes Unis et plusieurs sociétés multinationales Dans son directoire outre Brent Scowcroft qui fut le secrétaire à la sécurité de Georges Bush senior, on trouve Susan Rice, Peter Holbrook...un ancien secrétaire général de lOTAN et une dizaine danciens patrons de la CIA. (6) « Senator Dan Sullivan on The Longer Telegram and the need for a new American China strategy », Atlantic Council, 23 mars 20121. (7) Jeff Seldin, « Bidens National Security Approach Sees Merger of Foreign », Domestic Policy, January 29, 2021 08:49 PM https://webmail1h.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=UF_ACTION+R... (8) « Etats-Unis : Les agressions contre les asiatiques pourraient faire le jeu de Pékin ». Les Echos, 31 mars 2021. (9) « Pour les USA de Joe Biden, la Chine reste le plus grand défi du siècle », Asialyst, février 2021 (10) Quiao Liang et Wang Xiangsui sont les auteurs de la « Guerre hors limites », un ouvrage sur lart de la guerre asymétrique . Essai poche, 2006. (11) Voir la conférence de Mike Pompeo « Communist China and the Free Worlds Future (July 23 2021) https://ge.usembassy.gov/communist-china-and-the-free-worlds-future-july-23/ (12) « Toward a new national China strategy » rebaptisé the Longer telegram. Atlantic Council, janvier 2021. Préface de Frederic Kempe , président de lAtlantic Council. (13) « Le grand échiquier (the grand chessboard) » Zbignew Brzzezinski, Bayard 1997 (14) Voir à ce sujet les déclarations de Susan Rice ou Nancy Pelosi qui ont vu dans les évènements du Capitole la main de Vladimir Poutine. (15) « USA : Révolution sociale ou révolution colorée » Bruno Drweski, Jean-Pierre Page, Le Grand Soir, juillet 2019 (16) « Poutine est un tueur... » selon J.Biden sur la chaine ABC citée par France Info, 17 mars 2021 (17) « Le sens dune déclaration commune », la rencontre Lavrov et Wang Yi, Histoire et société, 23 mars 2021. (18) « Le monde vu par Lavrov » interview sur la première chaine de tv russe. ttps ://geopragma.fr/le-monde-vu-par-lavrov/ (19)« Guerre des mots pour la première confrontation entre léquipe Biden et la Chine » Europe1, 19 mars 2021 (20) Yang Jiechi est membre du Bureau Politique du PC chinois et Directeur de la Commission centrale des affaires étrangères du PCC. (21) « Quad » la quadrilatérale , alliance militaire des USA, Inde, Japon, Australie contre la Chine et soutenue par la France dans locéan indien et le Pacifique rebaptisé par Washington pour la circonstance région Indopacifique. (22) « La marine française a patrouillé en mer de Chine méridionale » Le Figaro, 9 février 2021. (23)« Biden spokesperson Jan Psaki worked for Israel spy firm » Electronic intifada, 25 mars 2021 (24) « LIran et la Chine signent un pacte de coopération stratégique de 25 ans » Le Figaro, 27 mars 2021. (25) JCPOA : « Joint Comprehensive Plan of Action », Accord de Vienne sur le Nucléaire Iranien conclu le 14 juillet 2015 entre les 5 membres du Conseil de Sécurité(USA, Chine, France, Grande Bretagne et Russie) , lAllemagne, lUnion Européenne et lIran. (26) « Bombardements américains en Syrie » Sputnik news, 26 février 2021 (27) Matthew Kroenig et Jeffrey Cimmino & others, Global strategy 2021 : An allied strategy for China, https://www.atlanticcouncil.org/global-strategy-2021-an-allied-strateg... (28) Joseph Nye est un théoricien des relations internationales. Membre de la Trilatérale et ancien doyen de luniversité dHarvard, ancien sous secrétaire détat, il est un des hommes les plus influents de la politique étrangère US. Il a théorisé les concepts de « smart, soft et hard power ». (29) « American hegemony and Eat Asia order », Princeton, G.John I. Kinberry 2004. (30) « The American pivot to Asia », Kenneth Liberthal, Brookings Institute, 21 décembre 2011. (31) « Obama pivot to Asia architect will be Bidens China troubleshooter », The Daily Beast, 13 janvier 2021. (33) A cet égard il est intéressant de découvrir larticle paru récemment qui dépasse de loin lanalyse de la situation lamentable de la France dans le domaine de la recherche scientifique car il montre en fait laffaiblissement de toutes les puissances occidentales dans ce domaine et la montée de la Chine au premier plan, en terme de dépôts de brevets et du nombre darticles scientifiques. Sylvestre Huet, « Sciences : le déclin français saccentue », Le Monde, 25-02-2021. (33) R2P, ou droit à protéger est une théorisation du droit dingérence mis au point entre autre par Bernard Kouchner et développée par Madeleine Albright et Richard Willianson, « Report on the responsibility to protect ». United States Holocaust and Memorial Museum. 23 juillet 2013 (34) « Bataille pour le passé de la Chine » Mobo Gao, Delga, 2020. (35) « Les trajectoires chinoises de la modernisation et de développement » Jean-Claude Delaunay, Delga 2018 (36) « La Chine est-elle capitaliste » Remy Herrera et Zhiming Long, Editions Critiques, février 2019. (37) « Vers la fin du règne du dollar » Capital, 19 septembre 2019. URL de cet article 37036 https://www.legrandsoir.info/la-nouvelle-politique-etrangere-us-peut-elle-casser-des-briques-1ere-partie-1.html
Edité le 02-05-2021 e 14:12:10 par Xuan
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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