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 les relations sino-africaines

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Xuan
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   Posté le 12-10-2012 à 08:39:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

31 mars 2012
L’AFRICOM des Etats-Unis et la militarisation du continent africain : Le combat contre l’implantation économique chinoise


Nile BOWIE

Depuis l’époque de l’Empire Britannique et du manifeste de Cecil Rhodes, la chasse aux trésors de ce continent sacrifié a montré le peu de valeur qu’on attache à la vie humaine. Après des décennies d’indifférence de la part des consommateurs de matières premières, l’influence croissante de la propagande des médias sociaux a éveillé l’intérêt du public envers les problèmes sociaux longtemps ignorés de l’Afrique. Suite à des actions médiatiques de célébrités en faveur de l’intervention, l’opinion publique aux Etats-Unis est actuellement favorable à une plus grande présence militaire sur le continent africain. Après le déploiement d’une centaine de membres du personnel militaire de l’armée étasunienne en Ouganda en 2011, une nouvelle loi a été présentée au Congrès appelant à l’expansion des forces militaires régionales pour combattre l’Armée de Résistance du Seigneur, un groupe rebelle malingre soi-disant coupable de recruter des enfants soldats et de perpétrer des crimes contre l’humanité.

Bien que l’administration Obama affirme accueillir de bon coeur l’ascension pacifique de la Chine sur la scène mondiale, le récent tournant politique en faveur d’un Siècle Américain tourné vers le Pacifique (*) montre que les Etats-Unis veulent garder la capacité de contrôler militairement la puissance émergente. En plus du maintien d’une présence militaire permanente au nord de l’Australie, la construction d’une immense base militaire sur l’île coréenne de Jeju prouve leur antagonisme croissant contre Beijing. La base a la capacité d’accueillir 20 navires de guerre étasuniens et sud-coréens, y compris des sous-marins, des porte-avions, et des destroyers une fois qu’elle sera terminée en 2014 — en plus de la présence du bouclier anti-missiles Aegis. Les Chinois ont répondu en qualifiant la militarisation croissante de la région de provocation flagrante.

Sur le front de l’économie, la Chine a été exclue du Traité de Partenariat trans-Pacifique en élaboration ; c’est un accord commercial qui porte sur une réglementation du commerce international en Asie concoctée par les Etats-Unis au bénéfice des firmes étasuniennes. Comme de nouvelles divisions politiques fondamentales émergent suite aux veto chinois et russes contre l’intervention en Syrie au Conseil de Sécurité de l’ONU, l’administration Obama s’est mise à utiliser de nouveaux moyens de pression économique contre Beijing. Les Etats-Unis et le Japon ont demandé à l’Organisation du Commerce International de bloquer les projets d’extraction minière financés par Pékin aux Etats-Unis, une mesure qui s’ajoute au gel du financement des importants projets miniers chinois par la Banque Mondiale.

Afin de contrer l’ascension économique de la Chine, Washington a lancé une croisade contre les restrictions chinoises d’exportations de minéraux qui sont des composants essentiels de produits de consommation électroniques comme les écrans plats, les smart phones, les batteries d’ordinateurs portables et quantités d’autres produits. Dans un livre blanc de 2010, la Commission Européenne parle du besoin urgent de constituer des réserves de tantale, cobalt, niobium, et tungstène entre autres ; le livre blanc du département de l’Energie des Etats-Unis de 2010, "Stratégie pour les minéraux indispensables aux Etats-Unis", a aussi reconnu l’importance stratégique de ces composants clés. Comme par hasard, l’armée étasunienne essaie aujourd’hui d’augmenter sa présence dans le pays qui est considéré comme le plus riche en matières premières, la République Démocratique du Congo.

La RDC a énormément souffert au cours de son histoire du pillage étranger et de l’occupation coloniale ; elle a le deuxième plus bas revenu de PIB par personne malgré ses réserves de minéraux bruts estimées à 2400 milliards de dollars. Pendant les guerres du Congo de 1996 à 2003, les Etats-Unis ont fourni des armes et ont entraîné les milices du Rwanda et de l’Ouganda qui ont ensuite envahi les provinces orientales du Congo pour le compte des Etats-Unis. Les différentes multinationales n’ont pas été les seules à bénéficier du pillage, les régimes de Paul Kagamé au Rwanda et de Yoweri Museveni en Ouganda en ont tiré un immense profit ainsi que des guerres congolaises pour les minéraux comme le cassitérite, wolframite, coltan (dont le niobium et le tantale sont dérivés) et l’or. La RDC détient plus de 30% des réserves mondiales de diamants et 80% du coltan mondial dont la plus grande partie est exportée en Chine pour en faire des poudres et des fils de tantale pour la fabrication électronique.

La transformation économique sans précédent de la Chine ne repose pas seulement sur les marchés des Etats-Unis, de l’Australie et de l’Europe — mais aussi sur l’Afrique en tant que source d’une veste gamme de matières premières. Comme l’influence économique et culturelle chinoise s’étend exponentiellement avec la construction symbolique des nouveaux quartiers généraux de l’Union Africaine d’une valeur de 200 millions de dollars financés uniquement par Beijing, les Etats-Unis en perte de vitesse et ses dirigeants ont exprimé leur mécontentement de voir leur rôle dans la région diminuer. Au cours d’un déplacement diplomatique en Afrique en 2011, la secrétaire d’état étasunienne Hillary Clinton, elle-même, s’est laissée allée à insinuer que la Chine se rendait coupable d’un "nouveau colonialisme" rampant.

A un moment où la Chine détient 1500 milliards de dollars de dette étasunienne, le commentaire de Clinton a la résonance d’une dangereuse provocation. La Chine, qui possède les réserves de devises les plus élevées du monde, commence à proposer des prêts à ses homologues du BRIC en RMB (Renminbi ou Yuan) et l’éventualité d’une résistance des nations émergentes au Projet du Nouveau Siècle Américain (**) semble se préciser. Le succès de l’impérialisme anglo-saxon repose sur sa capacité militaire à soumettre les pays en ligne de mire, et les leaders africains d’aujourd’hui ne sont pas obligés de faire des affaires avec la Chine — bien qu’ils aient sûrement intérêt à le faire. La Chine investit annuellement environ 5,5 milliards de dollars en Afrique dont seulement 29% d’investissements directs dans le secteur minier en 2009 —et plus de la moitié dans les usines locales, la finance et la construction, ce qui est aussi très bénéfique aux Africains— en dépit de ce qu’on rapporte sur la maltraitance au travail.

De plus la Chine a consenti 10 milliards de prêts à des taux préférentiels à l’Afrique entre 2009 et 2012 et opéré des investissements significatifs dans les zones industrielles de pays pauvres en matières premières comme la Zambie et la Tanzanie. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique ; elle importe 1,5 million de tonneaux d’huile d’Afrique par jour, ce qui représente environ 30% du total de ses importations. Pendant les dernières décennies, 750 000 Chinois se sont installés en Afrique et des centre culturels financés par l’état chinois ont été créés dans les campagnes pour enseigner le Mandarin et le Cantonais. Selon les prévisions, la Chine sera la plus grande économie mondiale en 2016 et le récent projet de création d’une banque des BRIC pourrait restructurer la scène financière internationale et représenter une menace pour l’hégémonie du Fond Monétaire International sur les économies émergentes stratégiques d’Afrique.

L’implication économique de la Chine en Afrique s’accroît, et son rôle crucial dans le développement du secteur des minéraux, de l’industrie des télécommunications et des projets d’infrastructures indispensables, commence à susciter "beaucoup de nervosité" en Occident selon David Shinn, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso et en Ethiopie. Dans un livre blanc du Département de la Défense de 2011 intitulé "Les développements militaires et sécuritaires en relation avec le peuple de la république chinoise" , les Etats-Unis reconnaissent que la technologie militaire et informatique chinoise est arrivée à maturité et qu’on peut s’attendre à ce que Beijing soit hostile à l’élargissement de l’alliance militaire des Etats-Unis avec Taiwan. Le document indique aussi que "L’ascension de la Chine sur la scène internationale sera un élément déterminant du paysage stratégique du début du 21ième siècle" . De plus, le département de la Défense admet ne pas savoir comment la croissance de la Chine affectera la scène internationale.

Bien que la présence militaire des Etats-Unis en Afrique, (sous le prétexte de combattre le terrorisme et de protéger les Droits Humain) pour contrecarrer spécifiquement l’autorité économique de la Chine dans la région, ne soit pas à même de susciter les mêmes inquiétudes que la présence étasunienne en Corée du Nord ou à Taiwan, elle pourrait engendrer des tensions. La Chine a la plus grande armée du monde (2 285 000 personnes) et se prépare à défier l’hégémonie militaire sur la région du "Siècle Américain dans le Pacifique" avec ses capacités navales et conventionnelles, et en développant entre autres le premier missile balistique anti-navire. De plus la Chine a commencé à tester des systèmes de pointe anti-satellite (ASAT) et anti-missile balistique (ABM) afin d’amener la rivalité étasuno-chinoise sur le terrain de la Guerre Spatiale.

La raison invoquée par les Etats-Unis, à savoir désarmer l’Armée de Résistance du Seigneur (ARS), pour intervenir en République Démocratique du Congo, dans le Sud du Soudan, en République Centrafricaine et en Ouganda est une escroquerie. La ARS opère depuis plus de deux décennies mais demeure extrêmement faible et ne comporte que 400 soldats. Selon le site LRA Crisis Tracker (http://www.lracrisistracker.com/) lancé par le groupe des Enfants Invisibles pour documenter la crise sur le terrain, la ARS n’a pas fait une seule action en Ouganda depuis 2006. La vaste majorité des attaques répertoriées ont actuellement lieu dans la région de Bangadi au nord-est de la République Démocratique du Congo, au pied d’une bande de terre qui a trois frontières entre la République Centrafricaine et le Soudan du Sud.

L’existence de l’Armée de Résistance du Seigneur doit être sérieusement remise en cause car les cas d’activité de l’ARS rapportés par le groupe des Enfants Invisibles soutenu par le Département d’Etat étasunien reposent sur des témoignages non vérifiés — il s’agit plutôt de présomptions et de soupçons que de certitudes. Etant donné l’extrême instabilité qui règne au nord de la RDC après des décennies d’invasion étrangère et d’innombrables insurrections rebelles, le pays n’a pas les moyens de mener une enquête qui permettrait de confirmer la présence de l’ARS. Joseph Kony mérite peut-être d’être traité en scélérat mais on ne dira jamais assez que la menace que représente l’ARS a été complètement déformée dans les derniers textes de lois étasuniens en faveur de l’intervention. L’augmentation de la présence étasunienne dans la région a pour but de contrecarrer l’expansion de la présence économique de la Chine dans un des secteurs les plus riches en minéraux et autres ressources.

L’Armée de Résistance du Seigneur a été créée en 1987, au nord-ouest de l’Ouganda, par des membres du groupe ethnique Acholi autrefois exploité par les colons britanniques pour du travail forcé et marginalisé après l’indépendance par le groupe national dominant des Bantous. L’Armée de Résistance du Seigneur avait au départ pour but de renverser le gouvernement du Président Ougandais actuel, Yoweri Museveni - -à cause d’une campagne de génocide menée contre le peuple Acholi. Les groupes Acholi et Langi du nord de l’Ouganda ont été historiquement maltraités et ostracisés par les administrations successives soutenues par les Anglo-Américains. En 1971, les agences de renseignement israéliennes et britanniques ont fomenté un coup d’état contre le président socialiste Milton Obote, qui a conduit au désastreux régime de Idi Amin.

Avant de déposer Obote et de se déclarer chef de l’état, Amin était un membre du régiment colonial britannique chargé d’administrer des camps de concentration au Kenya pendant la révolte Mau Mau qui s’est déclenchée en 1952. Amin a massacré le peuple Acholi parce qu’il le soupçonnait d’être loyal à l’ancien président Obote qui est d’ailleurs revenu au pouvoir en 1979, après qu’Amin ait essayé d’annexer la province de Kagera de la Tanzanie voisine. Museveni a fondé le Front du Salut National qui a contribué à renverser Obote avec le soutien étasunien en 1986, en dépit du fait que son armée utilisait des enfants soldats. Museveni a d’abord pris le pouvoir puis il a été accusé de génocide parce qu’il avait enfermé le peuple Acholi dans des camps pour s’approprier la terre fertile du nord de l’Ouganda.

Le régime de Museveni a déplacé environ 1,5 million d’Acholis et tué au moins 300 000 personnes en prenant le pouvoir en 1986 selon la Croix Rouge. En plus d’être accusé d’utiliser le viol comme arme de guerre et d’avoir laissé mourir des milliers de personnes dans des camps d’internements insalubres, Museveni a été accusé de terrorisme d’état à l’encontre du peuple Acholi dans un rapport d’Amnisty International de 1992. Au cours d’une interview en 2006, Joseph Kony a nié avoir mutilé et torturé qui que ce soit et a, au contraire, accusé les forces de Museveni d’avoir commis de tels actes pour s’en servir comme propagande contre l’Armée de la Résistance du Seigneur.

Dans un rapport détaillé sur les atrocités commises par Museveni, l’écrivain ougandais, Herrn Edward Mulindwa écrit : "En 22 années de guerre, l’armée de Museveni a tué, estropié et mutilé des milliers de civils tout en accusant les rebelles de ces crimes. Dans le nord de l’Ouganda, au lieu de défendre et de protéger les civils contre les rebelles, les soldats de Museveni estropiaient, mutilaient et commettaient les pires atrocités en se faisant passer pour des rebelles, puis revenaient et prétendaient que les gens leur devaient leur salut." Malgré tant de preuves de brutalité, Museveni est un fidèle allié des Etats-Unis depuis l’administration Reagan et il a reçu 45 millions de dollars en aide militaire de la part de l’administration Obama pour la participation de l’Ouganda dans la guerre contre la milice somalienne al Shabaab. Depuis le terrible échec de l’intervention étasunienne de 1993 en Somalie, les Etats-Unis y défendent leurs intérêts par l’intermédiaire des armées du Rwanda, de l’Ouganda et de l’Ethiopie.

Depuis l’époque coloniale, l’Occident à l’habitude d’exploiter les différences ethniques d’Afrique pour faire avancer ses intérêts. Au Rwanda, l’administration coloniale belge a exacerbé les tensions entre les Hutus, réduits à une sorte de servage, et les Tutsis qui étaient considérés comme le prolongement du pouvoir belge. Dès le début de la guerre civile au Rwanda en 1990, les Etats-Unis ont essayé de renverser Juvénal Habyarimana, le président Hutu en place depuis 20 ans, pour mettre en place un gouvernement tutsi à leurs ordres au Rwanda, une région historiquement sous l’influence de la France et de la Belgique. A cette époque antérieure à la guerre civile rwandaise, le Front Patriotique des Tutsis du Rwanda (FPR) dirigé par l’actuel président du Rwanda, Paul Kagame, faisait partie des Forces de Défense du Peuple Uni de Museveni (FDPU).

L’armée ougandaise a envahi le Rwanda en 1990 sous prétexte de libérer les Tutsis malgré le fait que Museveni ait refusé d’accorder la nationalité aux réfugiés tutsis-rwandais qui vivaient en Ouganda à ce moment-là, une décision qui a contribué au déclenchement du génocide rwandais de 1994. Kagame lui-même avait été entraîné au U.S. Army Command and Staff College (CGSC) de Leavenworth au Kansas avant de revenir dans la région pour diriger l’invasion de 1990 du Rwanda comme commandant du FPR (l’armée d’opposition au gouvernement rwandais de Habyarimana ndt) qui était approvisionné à partir de bases militaires des FDPU ( l’armée ougandaise ndt ) financées par les Etats-Unis en Ouganda. L’invasion du Rwanda était soutenue sans réserve par les Etats-Unis et l’Angleterre, et les Forces Spéciales étasuniennes assuraient l’entraînement des soldats avec le concours de la firme de mercenaires étasunienne, Military Professional Resources Incorporated (MPRI).

Une étude publiée en 2000 par le Professeur canadien Michel Chossudovsky et l’économiste belge, Pierre Galand, montre que les institutions financières occidentales comme le FMI et la Banque Mondiale ont procuré des fonds aux deux camps de la guerre civile rwandaise grâce à un système de financement des dépenses militaires par la dette extérieure des régimes de Habyarimana et de Museveni. En Ouganda, la Banque Mondiale a imposé, dans l’intérêt de Washington, des mesures d’austérité seulement sur les dépenses civiles tout en veillant à ce que les revenus de l’état soient consacrés à l’armée ougandaise (FDPU). Au Rwanda, les nombreux prêts de développement consentis par des filiales de la Banque Mondiale comme l’Association de Développement International, le Fond de Développement Africain et le Fond de Développement Européen ont été détournés au profit de la milice Hutu extrémiste Interhamwe, principal acteur du génocide rwandais.

Plus troublant encore peut-être, la Banque Mondiale a supervisé d’énormes achats d’armes qui ont été enregistrés comme des dépenses gouvernementales bona fide en violation flagrante des accords signés entre le gouvernement rwandais et les institutions donatrices. Sous le contrôle de la Banque Mondiale le régime de Habyarimana a importé environ un million de machettes par l’intermédiaire de diverses organisations reliées à Interhamwe sous prétexte d’importer des marchandises civiles. Pour assurer leur règlement, un fond de placement multilatéral de 55,2 millions de dollars a été assigné aux efforts de la reconstruction d’après guerre mais l’argent, au lieu d’être envoyé au Rwanda, a été remis à la Banque Mondiale pour rembourser les dettes créées par le financement des massacres.

De plus, quand Paul Kagame est arrivé au pouvoir, Washington a fait pression sur lui pour qu’il reconnaisse comme légitime les dettes contractées par l’ancien régime génocidaire de Habyarimana. L’échange d’anciens prêts contre de nouvelles dettes (sous l’égide de la reconstruction d’après guerre) a été conditionné à l’acceptation d’une nouvelle vague de réformes dictées par le couple FMI/Banque Mondiale, et des fonds extérieurs ont été détournés de la même manière au profit des dépenses militaires qui ont précédé l’invasion du Congo (alors appelé Zaïre) dirigée par Kagame. Au moment où les législateurs actuels de Washington tentent d’intensifier la présence militaire étasunienne dans la RDC sous des prétextes humanitaires, le comportement ignoble -et amplement documenté- des services secrets et des paramilitaires occidentaux au Congo depuis son indépendance, prouve s’il en était besoin que le but de l’intervention occidentale est l’exploitation pure et simple et rien d’autre.

En 1961, Patrice Lumumba, le premier Premier Ministre du Congo à être élu légalement, a été assassiné avec l’appui des services secrets belges et de la CIA, pavant le chemin au règne de 32 ans de Mobutu Sese Seko. Pour essayer de purger le Congo de l’influence culturelle coloniale, Mobutu a renommé le pays Zaïre et a instauré un régime autoritaire étroitement allié à la France, la Belgique et les Etats-Unis. Mobutu était considéré comme un allié fidèle des Etats-Unis pendant la Guerre Froide à cause de son positionnement anti-communiste ; le régime a reçu des milliards d’aide internationale, notamment étasunienne. Sous son administration les infrastructures se sont détériorées et la kleptocratie zaïroise a détourné les aides et les prêts internationaux ; Mobutu lui-même aurait 4 milliards de dollars sur un compte suisse.

Les relations entre les Etats-Unis et le Zaïre se sont réchauffées à la fin de la Guerre Froide quand ils n’ont plus eu besoin de Mobutu comme allié ; Washington a plus tard utilisé le Rwanda et l’Ouganda pour envahir le Congo, renverser Mobutu et installer à sa place un régime complaisant. Suite au conflit du Rwanda, 1,2 millions de civils hutus (dont beaucoup avaient pris part au génocide) sont passés dans la province Kivu de l’est du Zaïre pour échapper aux poursuites de l’Armée Patriotique du Rwanda (APR) tutsi de Paul Kagame. Les forces spéciales étasuniennes ont entraîné les troupes rwandaises et ougandaises à Fort Bragg aux Etats-Unis et ont soutenu les rebelles congolais du futur président Laurent Kabila. Sous prétexte de sauvegarder la sécurité nationale au Rwanda contre la menace des milices hutus, des troupes du Rwanda, d’Ouganda et du Burundi ont envahi le Congo et se sont déchaînées dans les camps de réfugiés hutus, massacrant des milliers de civils hutus rwandais et congolais dont beaucoup de femmes et d’enfants.

Les rapports de brutalité et de meurtres de masse au Congo ont rarement été pris en compte par l’Occident parce que la communauté internationale appréciait Kagame et avait pitié des victimes tutsis rwandaises du génocide. Halliburton et Bechtel (des firmes militaires privées qui ont tiré un énorme profit de la guerre d’Irak) ont participé aux opérations d’entraînement et de reconnaissance destinées à renverser Mobutu et mettre Kabila à sa place. Après avoir déposé Mobutu et pris le contrôle de Kinshasa, Laurent Kabila a éradiqué toute opposition et est devenu un leader tout aussi despotique ; il s’est détourné de ses alliés rwandais et a appelé les civils congolais à purger par la violence la nation des Rwandais, en conséquence de quoi les forces rwandaises se sont regroupées à Goma pour tenter de conquérir les terres riches en ressources du Congo oriental.

Avant de devenir président en 1997, Kabila a envoyé des représentants à Toronto pour discuter de projets miniers avec American Mineral Fields (AMF) et la multinationale canadienne Barrick Gold Corporation ; il a octroyé à AMF, qui avait des liens directs avec le président étasunien Bill Clinton, un permis d’exploitation exclusif pour le zinc, le cobalt et le cuivre de la région. Les Guerres Congolaises menées par le Rwanda et l’Ouganda ont fait 6 millions de victimes, le plus grand génocide depuis l’holocauste juif. L’occident a soigneusement entretenu le conflit par de l’aide financière et militaire pour s’approprier les énormes ressources minières de l’est et du sud du Congo ; l’industrie de la Défense étasunienne a besoin d’alliages de métaux de haute qualité de cette région pour la construction de moteurs de jets de haute technicité.

En 1980 des documents de Pentagone signalaient le manque de cobalt, titane, chrome, tantale, béryllium et nickel ; c’est principalement pour s’en procurer que les Etats-Unis ont participé au conflit congolais. La seule loi que le président barak Obama a initiée quand il était sénateur est S.B. 2125, l’Acte sur la libération, la sécurité et la promotion démocratique de la République Démocratique du Congo, en 2006. Dans cet acte Obama dit que le Congo représente un intérêt à long terme pour les Etats-Unis et il fait référence à la menace des milices hutus comme le meilleur prétexte à l’ingérence continuelle dans la région ; La section 201(6) de l’acte appelle spécifiquement à la protection des ressources naturelles de la RDC orientale.

Le rapport "Cobalt : les options politiques pour la stratégie minérale" du Bureau du Budget du Congrès publié en 1982 indique que les alliages à base de cobalt sont absolument indispensables aux industries de l’armement et aérospatiales et que 64% des réserves de cobalt se trouvent dans la Copperbelt (ceinture de cuivre) katangaise, qui va du sud-est du Congo au Nord de la Zambie. Pour cette raison, l’avenir du complexe militaro-industriel étasunien dépend largement du contrôle des ressources stratégiques de la RDC orientale. En 2001, Laurent Kabila a été assassiné par un membre de la sécurité, et son fils Joseph Kabila a usurpé la présidence. La légitimité du jeune Kabila repose uniquement sur le soutien de chefs d’état étrangers et de la communauté d’affaires internationale en échange de sa complaisance à les laisser piller son pays.

Pendant les élections générales du Congo de novembre 2011, la communauté internationale et l’ONU n’ont évidemment pas fait état des irrégularités massives observées par le comité électoral. La Mission de l’ONU pour la stabilisation et l’organisation de la République Démocratique du Congo (MONUSCO) a été si tellement soupçonnée de corruption que le leader de l’opposition Étienne Tshisikedi lui a demandé d’arrêter de couvrir le système international de pillage et de nommer quelqu’un "de moins corrompu et de plus crédible" à la tête de la mission. MONUSCO a été salie par le fait que beaucoup de soldats de l’ONU faisaient la contrebande de minéraux comme la cassitérite et vendaient des armes aux groupes de miliciens.

Sous le jeune Joseph Kabila, les activités commerciales entre la Chine et la RDC ont augmenté de manière significative, non seulement dans le secteur minier mais aussi énormément dans le domaine des télécommunications. En 2000, la firme chinoise ZTE a finalisé un contrat de 12,6 millions de dollars avec le gouvernement congolais pour mettre en place la première entreprise de télécommunications sino-congolaise ; de plus, la RDC a exporté du cobalt pour une valeur de 1,4 milliards de dollars en 2007-2008. La plus grande partie des matières premières, comme le cobalt, le cuivre et différents bois durs, sont exportées en Chine pour y être traitées et 90% des usines de traitement du sud-est de la province Katanga appartiennent à des Chinois. En 2008, un consortium d’entreprises chinoises a obtenu des permis d’extraction minière dans la province Katanga en échange d’un investissement de 6 milliards de dollars pour la construction de deux hôpitaux, quatre universités et un projet d’énergie hydraulique.

Dans le cadre du contrat, 3 millions supplémentaires étaient alloués au développement de l’extraction du cobalt et du cuivre dans la province Katanga. En 2009, le FMI a exigé la renégociation du contrat sous prétexte que l’accord entre la Chine et la RDC violait la programme d’aide pour la dette étrangère des pays qualifiés de PPTE (pays pauvres très endettés). La vaste majorité des 11 milliards de dollars de la dette étrangère que la RDC doit au Club de Paris a été détournée par le précédent régime de Mobuto Sesi Seko. Le FMI a réussi à bloquer l’accord en mai 2009 et a demandé que soit réalisée une meilleure étude des concessions de minerais de la RDC.

les Etats-Unis sont en train de mobiliser l’opinion publique en faveur d’une plus grande présence étasunienne en Afrique, sous prétexte de capturer Joseph Kony, de mettre fin au terrorisme islamique et de régler des problèmes humanitaires anciens. Les campagnes émotionnelles des médias sociaux réussissent à convaincre les Américains qu’il faut empêcher ces atrocités mais peu d’entre eux se rendent compte du vrai rôle que jouent les Etats-Unis et les institutions financières occidentales dans le déclenchement des tragédies qu’ils prétendent maintenant solutionner. Beaucoup de personnes sincèrement inquiètes s’engagent naïvement dans des organisations qui militent pour la guerre, en oubliant que l’armée qui sera installée au coeur de l’Afrique utilisera des drones Predator et tirera des missiles qui, on le sait, font énormément de victimes civiles.

La consolidation de la présence étasunienne dans la région fait partie d’un programme plus large qui a pour but d’étendre le pouvoir d’AFRICOM, le commandement militaires des Etats-Unis pour l’Afrique, à travers un archipel de bases militaires dans la région. En 2007, le conseiller du Département d’Etat, J. Peter Pham, a défini ainsi l’objectif stratégique d’AFRICOM : "Protéger l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques que l’Afrique possède en abondance, ce qui signifie d’une part protéger ces richesses naturelles fragiles et d’autre part s’assurer qu’aucune autre nation telle que la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie n’obtienne de monopole ou de traitement de faveur." De plus, pendant une conférence d’AFRICOM à Fort McNair le 18 février 2008, le vice-amiral Robert T. Moeller a ouvertement déclaré que le principe directeur d’AFRICOM était d’assurer "la libre circulation des ressources naturelles africaines sur le marché mondial" avant d’ajouter que la montée en puissance de la Chine représentait une menace majeure pour les intérêts étasuniens dans la région.

L’intensification de la présence étasunienne en Afrique centrale, n’est pas seulement destinée à s’assurer des monopoles sur les réserves de pétrole nouvellement découvertes en Ouganda ; la légitimité de Museveni repose sur le soutien de l’étranger et son aide militaire massive — les forces étasuniennes au sol n’ont pas pour mission d’obtenir de juteux contrats de pétrole de Kampala. La pénétration dans le coeur de l’Afrique a pour but de déstabiliser la République Démocratique du Congo et de mettre la main sur des réserves de cobalt, tantale, or et diamants. Plus précisément, les Etats-Unis se proposent d’utiliser la politique de la terre brûlée en créant une situation de guerre au Congo qui chassera tous les investisseurs chinois. A l’image du conflit libyen, où les Chinois, quand ils sont revenus après la chute de Kadhafi, ont trouvé un gouvernement fantoche qui ne voulait faire des affaires qu’avec les pays occidentaux qui les avaient portés au pouvoir.

D’une part les Etats-Unis usent de leur influence pour favoriser l’émergence d’états séparatistes comme le Soudan du Sud et d’autre part, les activités de al Shabaab en Somalie, de Boko Haram au Niger et de plus grands groupes de AQMI en Afrique du nord offrent aux Etats-Unis un bon prétexte pour s’ingérer davantage dans les affaires de la région. La mission dévolue au premier président noir des Etats-Unis est d’exporter ostensiblement la guerre théâtrale contre le terrorisme sur le continent africain pour exploiter les tensions tribales, ethniques et religieuses existantes. Comme les théoriciens de la politique étasunienne tels que Henry Kissinger le proclament volontiers, "La dépopulation du tiers-monde devrait être la priorité essentielle de la politique étrangère étasunienne" ; les vastes espaces de désert et de jungle du nord et du centre de l’Afrique serviront sans nul doute de scène de théâtre aux guerres pour les ressources naturelles de la prochaine décennie.

Nile Bowie

Nile Bowie est journaliste, photographe et écrivain indépendant. Il est basé à Kuala Lumpuren Malaysie.

Pour consulter l’original : http://nilebowie.blogspot.fr/2012/03/africom-report-combating-chinese.html

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Note :
* http://euro-synergies.hautetfort.com/tag/oc%C3%A9an%20pacifique
** http://onegus.blogspot.fr/2007/07/pnac-mein-kempf-neoconservateur.html

Source : Le Grand Soir

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Xuan
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Ci-dessous deux articles figurant en lien dans celui de Robert Bibeau Afrique-le continent spolié !


Source Agoravox

La Chine avance ses pions en Afrique


La semaine dernière, la cinquième conférence du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) s’est tenu à Beijing, un évènement qui réunissait les principaux dirigeants africains et chinois pour échanger sur l’état d’avancement de la coopération entre la super-puissance asiatique et le continent émergent. Une annonce de taille a précédé cet évènement : le porte-parole Shen Danyang a annoncé à la presse le 17 juillet que la Chine était officiellement devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique, avec un volume de commerce bilatéral qui a atteint 166,3 milliards de dollars en 2011.
Ce nouvelle a eu l’effet d’un ouragan dans les sphères politico-financières internationales, marquant par ce biais la fin d’une domination occidental sur le continent africain.
Maintenant en pôle position, et dans une posture plutôt propice à la poursuite de cette position de leadership, la Chine a su prouver que ses stratégies de soft power pour approcher les pays africains sont payantes, et pourraient s’avérer très profitables dans les décennies qui viennent.


Cette accession fulgurante au titre de principal partenaire de l’Afrique s’explique par plusieurs critères qui mettent en exergue les différences culturelles orient-occident : l’affaiblissement économique de l’Europe, l’approche résolument moins paternaliste de la Chine vis-à-vis de l’Afrique, et les intermédiaires entre les deux continents.

L’affaiblissement économique et les besoins énergétiques de l’Europe

Les deux guerres mondiales du 20e siècle ont mené à la fin du système colonialiste : La vague d’indépendance a frappé la plus grande majorité des colonies sous contrôle des métropoles européennes, mais tous ces nouveaux pays indépendants manquaient pour la plupart de moyens financiers pour rester indépendants sur l’échiquier international, et n’eurent d’autres choix que d’entretenir des relations commerciales privilégiées avec leurs anciens colonisateurs avec qui les marchés étaient déjà en place.

Selon Eurostats, en 2011, l’Union européenne des 27 pays membres était en déficit de 13,2 milliards d'euros (en hausse par rapport aux années précédentes). L’Europe consomme 16% de l’énergie mondiale consommée. Une consommation qui augmente de 1 à 2% tous les ans. L’importation énergétique des pays européens a augmenté de 30% entre 1991 et 2011.
Plus l’Europe avance, plus ses charges énergétiques sont élevées, et comme les Etats-Unis qui consomment 20% du pétrole mondial dont 80% exporté, l’Europe se retrouve dans une dépendance énergétique vis-à-vis de son voisin africain. En 2030, l’UE devrait importer 70% de sa consommation énergétique.

De l’autre côté, l’économie des pays africains est en pleine effervescence, boostée par les besoins énergétiques grandissant des autres continents face à l’augmentation de la population et l’utilisation massive de nouvelles technologies. L'Afrique possède 10% des réserves connues en pétrole, mais surtout 90% des réserves mondiales de platine, de cobalt et de chrome, plus 60% des réserves mondiales de manganèse et de coltane, et sans oublier les réserves de phosphate dont le Maroc est le premier producteur mondial.

La Chine moins paternaliste que l’Europe

Comme il fut évoqué ci-dessus, la plupart des pays africains ont un passé colonialiste avec leurs partenaires commerciaux européens. Aujourd’hui encore, une forme évidente de néo-colonialisme habite les relations entre les deux continents : Les pays européens se positionnent souvent, par le biais de l’ONU ou de l’Union Européenne, comme une figure d’autorité vis-à-vis de ses pairs africains, et n’hésite pas à imposer des sanctions contre les pays désobéissants.

La plupart des pays africains, suite à leur prise d’indépendance, se sont retrouvés étouffés économiquement, ne disposant que de très peu de moyens pour se lancer, et d’aucun capital pour exploiter les ressources de leurs terres. L’argent de l’Europe a toujours joué un rôle clé dans le développement économique de l’Afrique.
Mais ces aides plus que généreuses furent également utilisées comme moyen de chantage, de pression pour forcer les pays bénéficiaires africains à se plier aux politiques économiques et commerciales européennes. Aujourd’hui encore, lorsqu’un pays africain se met à dos l’Union Européenne, cela se traduit en de dramatiques pertes d’aides, et le retrait des capitaux des différents bailleurs de fonds.

La Chine entretient des rapports beaucoup plus équilibrés avec l’Afrique, il est beaucoup moins reproché à la Chine de s’immiscer dans les affaires intérieures des pays africains, des cas d’ingérence très fréquents des côtés français, anglais, américain... La Chine a une approche plus désintéressée, souhaite travailler avec l’Afrique, mais sur un pied d’égalité, en reconnaissant complètement l’indépendance et la souveraineté de ses pairs africains.

L’approche chinoise est purement stratégique : elle consiste simplement à offrir à l’Afrique une relation commerciale désintéressée, dans laquelle le nouveau leader de l’économie mondiale ne se permet pas d’ingérence dans les affaires des pays avec lesquels ils traitent. Cela ne signifie pourtant pas que la Chine est un état pacifique et sans ambitieux colonialiste, considérant les relations que le pays entretient avec certains de ses voisins. La Chine arrive avec un message de pérennisation de l’économie africaine, ce qui rassure.

Les intermédiaires entre l’Afrique et la Chine

La Chine n’ayant pas fait partie des grands pays colonisateurs de l’Afrique, le pays ne peut pas prétendre connaître par expérience le goût des relations avec les pays africains. Pour convaincre les dirigeants de pays africains d’intégrer des acteurs chinois dans leurs projets économiques, la diplomatie chinoise s’est armée de quelques talents du commerce international pour décrocher des contrats.

Pierson Capital Asia, entreprise dirigée par l’homme d’affaires Pierre Falcone, oeuvre au développement des intérêts chinois à l’international, et surtout en Afrique. L’homme d’affaires est un proche de certains dirigeants étatiques, et possède ses entrées dans la plupart des palaces présidentiels africains. Pierre Falcone a aussi travaillé en tandem avec Sam Pa : à l’époque de la politique de “going out” de la Chine (début 2000), Sam Pa a activé le contact Falcone pour s’ouvrir des portes en Angola et de négocier d’énormes avantages commerciaux sur la quasi-totalité du pétrole qui transite entre l’Angola et la Chine. Au Zimbabwe, Sam Pa a également obtenu les droits d’extraction de pétrole et de gaz, ainsi que l’accès aux mines d’or, de platine et de chrome du pays.

Manuel Vicente, président de Sonangol China, a lui aussi, au même titre que Pierre Falcone ou Sam Pa, joué un grand rôle dans la conquête des marchés africains par la Chine, en récupérant des exploitations minières présentes et futures en Guinée.

Face à une Europe affaiblie et à une Afrique en quête de reconnaissance, la Chine place ses pions. La spécificité du jeu, c’est qu’il semble que les chinois sont en train de jouer un jeu de go, un jeu dont les dynamiques peuvent être beaucoup plus complexes et perverses que celles d’un jeu d’échecs. En Afrique, la Chine joue et gagne, au grand dam d’une Europe qui perd ses pions les uns après les autres.

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Source : Reflets de Chine

Après la FrancAfric, la Chine en Afrique ?



Le développement des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique fait partie des éléments de désinformation régulièrement émis, et qui donnent une image négative de ce pays. On ne ment pas, mais on omet, on déforme et surtout, on oublie. À lire certains articles, l’opinion publique peut penser que l’Empire du Milieu procède à un pillage en règle des ressources africaines, alors que les faits sont bien plus nuancés, et que le but inavoué est une fois de plus de garder ces prérogatives sur un continent que l’on considère comme étant sa propriété privée.

Loin d’affirmer que l’évolution de la présence chinoise en Afrique est sans risque pour ce continent, il est toutefois utile de préciser un certain nombre d’éléments permettant une vision bien plus honnête de la situation.

Pour mieux comprendre la manière dont certains médias relatent l’information à ce sujet, un exemple tout simple :

J’ai 100 tonnes de pétrole à vendre, et les années précédentes, la France m’en achetait 40 %, soit 40 tonnes, le reste étant réparti sur plusieurs pays. La Chine m’en achetait jusqu’à l’année dernière 1 %, soit 1 tonne.

En 2009, la France en achète 41 % et la Chine 2 %, ce qui représente la même quantité soit 1 tonne supplémentaire. Afin de marquer les esprits, certains médias titreront que la Chine a doublé ses achats, et le tour sera joué.

Il est maintenant temps de regarder de plus près cette soi-disant mainmise de la Chine sur l’Afrique, non pas au travers d’un parti pris, mais de chiffres qui sont bien plus révélateurs que tous les discours du monde.

Tout d’abord, un graphique représentant l’évolution des chiffres des échanges sino-africains, chiffres souvent mis en avant dans l’argumentation occidentale :



Ce graphique représente l’arme fatale prouvant le féroce appétit chinois, montrant ainsi au travers d’une courbe ascendante que ce pays détrousse le continent africain.

Mais si l’on va un peu plus loin, les choses apparaissent soudainement bien moins évidentes.

Ci-dessous le graphique représentant les parts de marchés respectives des exportations africaines:



On s’aperçoit qu’en fait ici, l’Asie dans son ensemble n’est cliente que pour un quart de ces exportations, la Chine n’en représentant pour sa part que 10 %, le plus gros client restant l’Union européenne.

Comme vous pourrez le voir sur le graphique suivant, l’Afrique est même un des rares continents à avoir un excédent commercial avec la Chine:



Ce qui est en réalité reproché à la Chine est visible sur le graphique suivant :



Suite à la demande grandissante de la Chine, les prix des matières premières ont nettement augmenté, ce qui a valu à ces pays africains de voir enfin décoller leur P.I.B. Moins liés aux aides et soutiens financiers des pays occidentaux, dont la philanthropie ne peut être mise en doute du moins par eux-mêmes, ces pays ont en effet pu faire jouer la loi de l’offre et de la demande qui est une des bases du commerce mondial.

Autre raison de cet acharnement médiatique et politique, le fait qu’un certain nombre de ces pays d’Afrique aient renoncé à reconnaître l’indépendance de fait taïwanaise. Cette reconnaissance, accordée par certains pays Africains pour donner plus de poids politique aux occidentaux, avait en fait été financée par ces mêmes occidentaux en échange de quelques aides financières, mais là également les dirigeants Africains ont su trouver leur intérêt et nombre d’entre eux ont dénoncé les déclarations précédentes visant à donner à Taiwan un statut de pays indépendant et il ne subsiste aujourd’hui plus que le Swaziland et le Burkina Faso pour entretenir des relations officielles avec l’île.

Quant à ceux qui propagent l’idée que la Chine est en train d’acheter le continent Africain, les chiffres là aussi tendent à prouver le contraire :



Avec 0,6 % des investissements directs, la Chine se classe en effet bien loin d’autres pays bien plus présents financièrement.

C’est donc bien plus la peur de voir arriver un nouveau concurrent, chose inhabituelle sur ce continent, qui fait couler tant d’encre que d’une réelle colonisation chinoise comme tentent de le faire croire certains intéressés qui ne voient pas d’un bon œil la venue d’un autre « ami » de l’Afrique.

Ce tissu d’omissions, sinon de mensonges, a par contre pour effet de dissimuler un autre problème qui lui semble par contre bien réel, et qui bien que totalement occulté par ce rideau de fumée médiatique, touche un certain nombre d’aspects de la présence Chinoise en Afrique.

Le premier aspect est celui d’un certain détournement des économies de ces pays qui se concentrent aujourd’hui sur la production de pétrole et de minerais dont la Chine est gourmande.
Tout en répondant à cette demande, le tissu économique de ces pays se trouve affaibli par une polarisation des investissements locaux sur ces gisements au détriment de la diversité des productions, rendant ainsi ces pays bien plus dépendants de leurs clients étrangers.

Le deuxième aspect est d’ordre social, car, si en échange de matières premières la Chine construit effectivement un certain nombre d’infrastructures routières ou autres, la main d’œuvre locale n’est que peu ou pas concernée, les entreprises Chinoises fournissant bien souvent la plus grande partie de celle-ci. En aggravant un taux de chômage initialement élevé, cette main d’œuvre, venue des régions pauvres de Chine, est souvent mal vue par une population locale qui a déjà bien du mal à survivre.

Une autre dérive sociale concerne les chantiers où quand une part des travailleurs sont des locaux, ceux-ci sont soumis aux mêmes conditions de travail que leurs homologues chinois, c’est-à-dire sans trop de garanties ou de respect des conditions de travail normalement en vigueur dans ces pays.

La venue de commerçants chinois, si elle est parfois la cause de tensions, n’est qu’anecdotique et est là aussi bien plus liée au sentiment largement diffusé de la peur d’une « invasion » commerciale que d’un état réel de la situation, et s’estompera sûrement avec le temps et la volonté d’intégration.

Pour être complet, il faut également noter sur les chantiers Africains la présence d’un certain nombre de prisonniers de droit commun, à qui les autorités Chinoises proposent une remise de peine en échange d’un exil temporaire vers ces pays.

Il y a deux ans, je recherchais un étudiant chinois apprenant le Français et qui pourrait me seconder lors de visites touristiques ou autres. Je me suis donc rendu dans un des établissements scolaires de la capitale régionale afin de demander à un professeur de Français si je pourrais utiliser les services d’un de ses étudiants. La réponse du professeur a été la suivante :

Je n’ai cette année que 17 élèves en Français et sur ce chiffre 15 ont d’ores et déjà un emploi en Afrique ; l’an prochain, j’en aurai 70 dont là aussi, la plus grande partie n’auront aucun mal à trouver du travail à condition qu’ils acceptent de s’exiler vers des pays d’Afrique Francophone.

Cette anecdote souligne bien que la Chine tient à développer sa présence Africaine et c’est à nous, forts de notre expérience colonialiste, d’expliquer aux nouveaux arrivants qu’il n’est pas souhaitable pour les populations locales de remplacer une forme de colonisation par une autre, même si celle-ci lui parait dans un premier temps plus profitable. Rien ne sert non plus de jouer les mauvais joueurs, vexés de n’être plus les incontournables sauveurs d’un continent dont nous aussi avons bien exploité les ressources, sans toujours s’occuper du bien-être de la population.

Un des problèmes majeurs de l’occident est d’avoir pensé pendant des décennies que le monde était figé sur la base d’un partage plus ou moins équitable des ressources-naturellesressources naturelles et des zones d’influence politique. La montée en puissance d’un certain nombre de pays émergents, et pas seulement de la Chine, remet en question cet équilibre fixé à l’époque où les puissances coloniales régnaient sur l’Afrique, et après qu’un certain nombre de sociétés commerciales ait perpétué cet état de fait en finançant, parfois de façon trouble, leurs présences.

Les temps changent, ce qui explique une fois de plus qu’un certain nombre d’intervenants soient enclins à changer les règles d’un jeu qu’ils s’étaient réservé jusqu’à présent, et qui consistait à maintenir les pays d’Afrique au-dessus de la ligne de flottaison, sans pour cela ne jamais lui donner les moyens d’une réelle existence.

Si cette concurrence de nouveaux pays peut apporter à l’Afrique ce développement promis depuis si longtemps, mais majoritairement resté au stade des intentions, cela ne peut être qu’une bonne chose, même si les décennies à venir voient se dessiner un axe Asie-Afrique au détriment de celui constitué par l’Europe et les États-Unis.

Ce rééquilibrage est souhaitable et nécessaire, et ne peut être contesté que par des personnes dont l’intérêt personnel passe bien avant celui de millions de personnes, et qui ont hérité d’une situation dont ils n’ont pas toujours été de bons gestionnaires.

Alain Albié


Edité le 05-12-2012 à 23:23:32 par Xuan




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   Posté le 31-10-2012 à 15:23:19   Voir le profil de marquetalia (Online dans la catégorie Actualité en Chine)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

quelle sera la réaction de pékin à une ingérence occidentale au mali?le fait est que les moudjahidine d ansar dine sont en pleines négociations à alger.de la meme facon,que se passera t il si romney(s il est élu)envahit le zimbabwe,la république démocratique du congo et le soudan?


Edité le 05-11-2012 à 18:04:01 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 02-12-2012 à 10:14:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Les entreprises chinoises doivent s'acquitter de leurs responsabilités sociales en Afrique


( Xinhua )
30.11.2012 à 09h02
Les entreprises chinoises ayant des relations commerciales avec l'Afrique ont été appelées mercredi lors de la troisième table ronde de la Conférence sur la coopération sino-africaine à s'acquitter de leurs responsabilités sociales et à respecter les lois et réglementations locales.

Selon un communiqué de presse publié à l'issue de la conférence, qui s'est tenue à Wanning dans la province insulaire de Hainan (sud), les entreprises chinoises qui ont des partenaires africains ou des activités en Afrique doivent promouvoir les avantages sociaux et la croissance des entreprises afin d'apporter davantage de bénéfices à la population locale.

La Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique depuis trois ans, tandis que l'Afrique est la deuxième plus importante source de contrats et la quatrième plus grande destination des investissements chinois.

Le commerce entre la Chine et l'Afrique a excédé les 160 milliards de dollars en 2011. Le volume de cette année devrait dépasser le seuil des 200 milliards de dollars, a prévu Sun Guangxiang, vice-ministre du Commerce, au cours de la conférence.

La conférence, qui a pour thème "Approfondir la coopération pour un meilleur avenir", a attiré la participation de plus de 400 diplomates, entrepreneurs et fonctionnaires chinois et africains.


source

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   Posté le 05-12-2012 à 23:31:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   


Un article de la rédaction du Quotidien du Peuple :

Pourquoi la France veut-elle lutter contre la Chine sur les marchés africains ?


( le Quotidien du Peuple en ligne )
03.12.2012 à 16h18


Le Ministre français des Finances Pierre Moscovici s'est récemment rendu en Côte d'Ivoire, un pays de l'Afrique de l'Ouest. Bien que ce fût à l'origine une visite de travail pour parler d'amitié et de coopération, le Ministre des Finances a vite débordé des sujets bilatéraux pour évoquer la Chine. Saisissant l'opportunité que lui offrait cette visite, il a souligné le 1er décembre l'influence croissante de la Chine en Afrique et dit que les entreprises françaises devraient se montrer plus offensives, pour contenir l'influence croissante de la Chine sur le marché africain. Il a également souligné que les entreprises françaises devaient conquérir le marché africain.

Selon les données fournies par les entreprises chinoises concernées, le commerce entre la Chine et l'Afrique est passé de 12 millions de Dollars US en 1950 à 129,6 milliards de Dollars US en 2010 et a atteint 160 milliards de Dollars US en 2011. Cette année, il devrait dépasser les 200 milliards de Dollars US. La Chine est devenue le partenaire commercial le plus important de l'Afrique. Les différents types d'investissements se montent à plus de 40 milliards de Dollars US, dont 14,7 milliards de Dollars US d'investissements directs. Les entreprises chinoises qui ont investi en Afrique se montent à plus de 2000. Le volume des échanges entre la France et l'Afrique ne représente en revanche que quelques dizaines de milliards de Dollars US, bien que le nombre des entreprises françaises présentes en Afrique soit presque équivalent à celui des entreprises chinoises.

En tant qu'ancienne puissance coloniale, la France a toujours entretenu des relations spéciales avec les pays africains de langue française, et en particulier, elle a maintenu des liens économiques étroits, dont elle est fière. Cependant, du fait des besoins urgent liés au développement économique en Afrique, combiné au fait que les échanges entre la Chine et l'Afrique ne sont pas liés aux conditions politiques, les échanges économiques et commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont continué à se renforcer, et les échanges entre les peuples chinois et africains se sont également développés. Du fait que de plus en plus de sociétés chinoises viennent en Afrique pour développer leurs activités, le commerce et les projets contractuels français ont commencé à être affectés et la place de la France a diminué. Ainsi, inquiète et mécontente de l'influence croissante de la Chine en Afrique, la France s'est même livrée à quelques petites manœuvres en sous-main pour porter atteinte à l'image de la Chine et des Chinois en Afrique. On peut dire que la France fait tous ses efforts pour rétablir son contrôle et son influence en Afrique francophone.

Le Ministre français des Finances, pour encourager les entreprises françaises à être plus présentes en Afrique, a insisté sur le renforcement de la concurrence avec la Chine et la situation économique intérieure de la France. La situation économique actuelle de la France, criblée de dettes, est mauvaise. Le nombre de chômeurs dépasse les 3 millions de personnes, et le taux de chômage avoisine les 10%. Les agences de notation Standard & Poor et Moody ont dégradé la note de la France, respectivement, en janvier et en novembre de cette année. Les économistes allemands ont qualifié la France d'« homme malade de l'Europe ». Face à une telle situation, le Gouvernement français cherche à trouver des moyens à l'étranger pour tenter de renverser cette situation défavorable. Aussi se tourne-t-elle vers l'Afrique sub-saharienne et son taux de croissance économique actuel de 5,5%, en essayant de saisir l'occasion de renforcer sa présence en Afrique. La position de M. Moscovici est que « la croissance de l'Afrique peut stimuler la croissance de la France ».

Le seul argument de poids que le Ministre français des Finances peut actuellement faire valoir est la banque d'investissement public française, dont la création a été récemment approuvée par le Parlement français. Cette banque va fonctionner à compter de 2013, et elle disposera bientôt de fonds d'environ 40 milliards d'Euros, qu'elle pourra utiliser directement pour accorder des prêts aux PME. Bien sûr, le Ministre français des Finances souhaite surtout profiter des fonds de cette banque pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises à l'international.

L'espoir est une chose, mais il y a tout de même loin de la coupe aux lèvres. Pour la France, vouloir concurrencer efficacement les entreprises chinoises en Afrique est une tâche difficile. En ce domaine, la question clé réside dans une concurrence loyale, et pas dans le fait de donner des ordres et de se livrer à des manœuvres en sous-main. Ce n'est qu'avec des produits convenables, des prix abordables et un service de qualité que les entreprises françaises pourront vraiment prendre pied en Afrique. Après tout, les temps ont changé, et la Chine est de plus en plus forte. L'Afrique n'est plus le « pré carré » des puissances occidentales.

Ren Yaqiu

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   Posté le 27-09-2014 à 19:16:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La visite de Robert Mugabe en Chine met en lumière la politique africaine de Beijing




French.china.org.cn - Mis à jour le 30-08-2014



Le président zimbabwéen Robert Mugabe a conclu jeudi sa visite de cinq jours en Chine. Le président africain, considéré comme un paria en Occident, a été traité avec la plus grande courtoisie lors de sa visite d'Etat à Beijing. Lors de sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping, le 25 août, Robert Mugabe a été honoré par une salve de 21 coups de canon.

Mugabe, 90 ans, est le chef d'Etat en exercice le plus âgé du monde entier. Un des pères fondateurs du Zimbabwe, il dirige ce pays depuis 34 ans.

L'Occident est hostile à Mugabe depuis 2000, quand il s'est lancé dans une politique de réforme agraire visant à la récupération des fermes appartenant à des Blancs et la réaffectation de la superficie à des fermiers noirs sans terre. Cette réforme a suscité une vaste condamnation en Occident, mais a valu à Mugabe une grande popularité parmi les Noirs et a conduit à sa réélection en 2002.

La Chine ne s'est pas impliquée dans les affaires intérieures du Zimbabwe. Nous avons maintenu de bonnes relations avec le gouvernement de Mugabe, ce qui irrite l'Occident.

Mugabe préside actuellement la Communauté de développement de l'Afrique australe. Il est le mieux placé pour devenir le prochain chef de l'Union africaine qui compte 54 membres. En outre, fait notable, les sanctions qui frappent le Zimbabwe ont été imposées par les pays occidentaux, pas par les Nations Unies.

La diplomatie occidentale fondée sur des « valeurs » n'est justifiée que par ses propres intérêts, comme le montre son hostilité contre Mugabe. Le Zimbabwe possède un système de fonction publique, des partis d'opposition et des médias privés. Il est beaucoup plus démocratique que certains alliés des États-Unis au Moyen-Orient. Mais il est isolé en raison de violations des intérêts de la population blanche.

La raison pour laquelle la coopération chinoise avec l'Afrique maintient une forte dynamique est que les capacités technologiques chinoises et les règles de collaboration que nous préconisons sont plus applicables sur ce continent. Ce dont l'Afrique a le plus besoin, ce sont des infrastructures ainsi que l'égalité politique.

Outre Mugabe, le président soudanais Omar Hassan al-Bashir est également mis à l'index par l'Occident.

Du fait de leur puissance et de leur arrogance, les pays occidentaux sont très impatients à l'égard de l'Afrique. Manifestement, l'Europe ne montre aucun regret pour son passé colonial. Pour l'Occident, aider l'Afrique, c'est faire œuvre de charité. Elle ne s'est pas encore constitué une vision correcte de l'Afrique.

En revanche, la société chinoise affiche une attitude positive envers l'Afrique. Vouloir l'égalité et le bénéfice mutuel n'est pas un slogan. Nous nous en tenons à ces principes dans nos interactions avec les pays africains.

La coopération chinoise avec l'Afrique est motivée par les intérêts nationaux de la Chine, pas par une concurrence avec l'Occident. La Chine n'a signé aucun accord d'exclusivité avec les pays africains, pas plus qu'elle y a déployé des troupes.

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   Posté le 04-02-2015 à 23:06:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine contribue activement à la modernisation des infrastructures en Afrique


French.news.cn 2015-02-04
Par Ayoub Chehbouni


RABAT, 4 février (Xinhua) -- La coopération sino-africaine pour le co-développement a de nouvelles ambitions de poursuivre la modernisation des infrastructures, développer le secteur agricole et implanter de plus en plus de processus de transformation industrielle sur les territoires des pays africains.

Dans le domaine de l'infrastructure, cette coopération vient d'accomplir un bond significatif avec la conclusion le 27 janvier dernier à Addis-Abéba, d' un protocole d'accord avec l'Union africaine (UA) permettant la réalisation de grands réseaux d'infrastructures. Il s'agit là d'une action importante engagée par la Chine pour mettre en œuvre les concepts avancés par le président Xi Jinping en matière de coopération sino-africaine consistant à "construire le nid pour faire venir le phénix", "apprendre aux autres à pêcher" et mettre en œuvre l'initiative majeure formulée par le Premier ministre Li Keqiang consistant à construire en commun par la Chine et l'Afrique les trois grands réseaux de communications en Afrique, à savoir le réseau des chemins de fer, des routes et de l'aviation régionale.

Cette présence chinoise et son intérêt pour le continent ont poussé certains analystes à parler d'un néocolonialisme semblable à celui opéré par les Occidentaux après les indépendances des années cinquante et soixante, ce qui est dénué de toute logique.

La coopération fructueuse dans le domaine de l'infrastructure contribue largement au développement africain.

L'effort déployé par la Chine dans cet aspect sert l'intérêt des pays africains, et ne constitue nullement une menace d'invasion chinoise en Afrique comme le prétendent certains médias occidentaux.

Cette coopération couvre à la fois le bâtiment, la pétrochimie, l'électricité, le transport et la communication, la télécommunication, l'hydraulique, la métallurgie et le chemin de fer. Les entreprises chinoises des travaux publics, connues pour la haute efficacité, la bonne qualité et le prix raisonnable, ont construit successivement des édifices symboles importants. Dans ces domaines, la Chine dispose d'une riche expérience et de technologies éprouvées.

Si certains disent que la Chine mène une "diplomatie de béton" en aidant l'Afrique dans le développement de ses infrastructures, il faut dire que ce sont les pays africains eux même qui ont besoin en urgence pour réaliser leur développement économique.

Depuis longtemps, la Chine a toujours aidé l'Afrique à construire des infrastructures, réalisé 1046 projets, 2233 km de chemins de fer et 3530 km de routes, apportant une contribution substantielle à l'amélioration des conditions de vie des peuples africains.

Aujourd' hui, plus de 2000 entreprises d'Etat chinoises (EEC) sont implantées en Afrique. La plupart d' entre elles dominent le secteur de la construction en Afrique, avec une part de marché supérieure à celles combinées de la France, de l'Italie et des Etats-Unis. Que ce soit dans la construction d'infrastructures énergétiques (gazoducs, raffineries, barrages) ou de transport (routes, chemins de fer, ports et aéroports), les entreprises chinoises sont devenues incontournables.

L'infrastructure ferroviaire en Angola connait un développement rapide dans le cadre de l'accord d' échange pétrole-contre-infrastructure entre les deux pays. Le Kenya a également signé un accord de 5 milliards de dollars avec la Chine pour la construction d' une liaison ferroviaire entre la ville portuaire de Mombasa et Malaba, ville située à proximité de la frontière ougandaise. Il est prévu que d' ici 2018, cette liaison ferroviaire se prolonge vers le Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie.

En septembre 2012, la China Railway Construction Corp (CRC) a signé un contrat de 1,5 milliards de dollars pour la remise en état du système ferroviaire au Nigeria. La CRC a également divers chantiers en cours au Djibouti, en Ethiopie et Nigeria.

La China South Locomotive and Rolling Stock Corporation, l'un des principaux constructeurs de trains en Chine, se prépare à importer des locomotives en Afrique du Sud, pour une valeur totale estimée à 400 millions de dollars.

Pendant ce temps, la China Export-Import Bank finance à hauteur de 4 milliards de dollars la construction de la ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi, alors que les travaux de réhabilitation de la ligne entre Addis-Abeba et Djibouti se chiffrent à 3 milliards de dollars. Comme tous les pays africains, le Maroc offre des possibilités aux entreprises chinoises pour réaliser des grands projets d'infrastructures aussi bien dans le cadre de concessions BOT (Build-Operate and Transfer) que dans le cadre de partenariat public privé (PPP).

Ces projets concernent les infrastructures portuaires, ferroviaires, autoroutières et aéroportuaires.

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Xuan
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   Posté le 21-07-2015 à 23:00:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Hervé Fuyet a publié sur le site Frantz Fanon International le discours prononcé par Xi Jinping le 25 mars 2013 au centre de conférence internationale Nyerere en Tanzanie :

RESTONS AMIS FIABLES ET PARTENAIRES SINCÈRES POUR TOUJOURS* (25 MARS 2013) * DISCOURS PRONONCÉ AU CENTRE DE CONFÉRENCE INTERNATIONALE NYERERE EN TANZANIE. (XI JINPING)


L’Afrique et la Chine socialiste

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS ET PEUPLES OPPRIMÉS, UNISSEZ-VOUS (LÉNINE)


samedi 28 février 2015, par Hervé Fuyet Haïti France

Les relations entre l’Afrique et la Chine socialiste suscitent de nombreux commentaires partout dans le monde.

Le discours du président de la Chine Xi Jinping me semble offrir une bonne base de discussion sur cette question si importante pour l’avenir de l’humanité.

Le Réseau International Frantz Fanon reproduit ci-après la présentation, faite par le président de la Chine Xi Jinping, des relations Chine Afrique, clairement présentées sous un angle "sud-sud".

Voilà donc ce que Xi Jinping dit le 25 mars 2013 au Centre de conférence internationale Nyerere en Tanzanie. Ne vaut-il pas mieux, en effet, aller à la source pour commencer. En effet, comme le dit un proverbe africain : « La rivière est profonde parce qu’elle provient d’une source. » :


Restons amis fiables et partenaires sincères pour toujours (Xi Jinping)


Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Habari ![1] Habari ! Je suis ravi de rencontrer mes amis ici au Centre de conférence internationale Julius Nyerere, en Tanzanie.

Depuis que j’assume les fonctions de président, c’est ma première visite en Afrique et c’est aussi ma sixième visite sur ce continent. A mon arrivée dans ce beau pays, j’ai aussitôt ressenti de l’amitié du peuple tanzanien envers le peuple chinois. Le gouvernement et le peuple tanzaniens ont organisé une solennelle cérémonie d’accueil, montrant ainsi l’attention qui nous était portée, à moi-même et à la délégation chinoise, mais aussi une profonde amitié traditionnelle entre nos deux pays et nos deux peuples.

Tout d’abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois ainsi qu’en mon nom personne, je voudrais adresser mes salutations cordiales et mes meilleurs vœux aux amis ici présents ainsi qu’aux peuples tanzanien et africains ! Je voudrais aussi remercier le président Kikwete et le gouvernement tanzanien pour les arrangements minutieux et l’accueil chaleureux lors de ma présente visite !

La Tanzanie est l’un des berceaux de l’humanité. Le peuple tanzanien à la tradition glorieuse a apporté d’importantes contributions à l’indépendance nationale des peuples africains et à la victoire de la lutte contre l’apartheid.

Ces dernières années, sous la direction du président Kikwete, la Tanzanie, qui connaît une situation politique stable et un développement vigoureux, a joué un rôle considérable dans les affaires africaines et internationales. Le peuple chinois se réjouit de tout cœur des progrès enregistrés par votre pays. Nous souhaitons sincèrement que le peuple frère tanzanien réalise de nouveaux grands progrès.

J’ai été impressionné par deux phénomènes à mon arrivée sur le sol africain. Premièrement, les changements. Je me réjouis de remarquer, lors de chacune de mes visites, de nouveaux progrès et changements sur ce continent. Deuxièmement, la passion. L’amitié du fond du cœur du peuple africain envers les Chinois est pareille au soleil africain plein de chaleur. C’est inoubliable pour nous.

Un proverbe africain dit : « La rivière est profonde parce qu’elle provient d’une source. » Les échanges amicaux entre la Chine et l’Afrique s’enracinent dans la profondeur des âges. Dans les années 1950 et 1960, les premiers dirigeants d’Etat de la République populaire de Chine, dont Mao Zedong et Zhou Enlai[2], ont inauguré avec les hommes politiques africains une nouvelle ère des relations sino-africaines. Dès lors, le peuple chinois et les peuples africains se sont soutenus mutuellement et ont sincèrement coopéré dans la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme ainsi que dans celle pour l’indépendance et la libération nationales. Ils ont contracté une amitié fraternelle caractérisée par la communauté d’idées, de destin et de cœur.

Aujourd’hui, grâce aux efforts communs des deux parties, les relations sino-africaines ont connu un développement rapide et global. Nous avons mis sur pied le Forum sur la coopération sino-africaine[3], établi un partenariat stratégique de type nouveau, et la coopération dans tous les domaines a porté des fruits remarquables. En 2012, le montant du commerce entre la Chine et l’Afrique a presque atteint les 200 milliards USD et les échanges humains ont dépassé 1,5 million de personnes. Fin 2013, les investissements chinois en Afrique ont dépassé les 15 milliards USD. L’année 2014 marque le 50e anniversaire de l’envoi d’équipes médicales chinoises en Afrique. Les 18 000 personnes médicales envoyées pendant ces 50 années ont traité 250 millions de malades africains.

Les peuples africains ont également proposé un ferme soutien et une aide désintéressée au peuple chinois. En 2008, au cours du relais de la Torche olympique à Dar es Salam, les habitants tanzaniens ont accueilli la torche en chantant et en dansant, comme s’ils célébraient leur propre fête. La scène joyeuse est ancrée dans la mémoire du peuple chinois !

Après le tremblement de terre de Wenchuan en Chine, les pays africains nous ont apporté leurs aides. L’un d’eux, loin d’être riche, a fait don de 2 millions d’euros aux régions sinistrées, soit 1 euro par habitant. Leurs sentiments d’amitié ont profondément touché les Chinois.

Les deux parties ont sans cesse renforcé la coordination et la concertation dans les affaires internationales et régionales tout en sauvegardant les intérêts communs des pays en voie de développement. L’amitié et la coopération entre le peuple chinois et les peuples africains constituent un symbole dans les relations sino-africaines et une belle anecdote dans la communauté internationale.

Les efforts communs et les riches fruits réalisés pendant un demi-siècle ont jeté un fondement à la promotion continue des relations sino-africaines et accumulé des expériences précieuses.

– L’histoire nous montre que les relations sino-africaines ne se sont pas développées d’un seul coup, ni ont été créées par une certaine personne, mais ont été établies pas à pas lors que ces deux parties partageaient le même sort dans le péril. On n’oublie pas celui qui a creusé le puits qui nous donne de l’eau. Nous gardons à jamais gravés dans le cœur le souvenir de ceux qui se sont consacrés corps et âme au développement des relations sino-africaines, et nous nous en inspirons pour aller de l’avant.

– L’histoire nous montre que la Chine et l’Afrique partagent toujours le même destin. Un même passé, la même tâche de développement et des intérêts stratégiques communs les ont étroitement reliées. Nous portons mutuellement attention au développement de l’autre partie que nous considérons comme nos propres opportunités, et nous nous efforçons de promouvoir le développement et la prospérité communs à travers le renforcement de la coopération.

– L’histoire nous montre que les relations sino-africaines sont caractérisées par la sincérité, l’amitié, le respect mutuel, l’égalité, les bénéfices réciproques et le développement commun. Nous nous entendons bien et nous nous croyons égaux. La Chine n’impose pas son opinion à l’Afrique et celle-ci n’impose pas la sienne à la Chine. Les Chinois ont aidé autant que possible le développement africain, et la Chine remercie les pays et les peuples africains pour leur soutien énergique et leur aide désintéressée depuis longtemps. Les deux parties adoptent une position nette et se soutiennent mutuellement sans marquer aucune hésitation pour les questions touchant aux intérêts essentiels de l’autre partie.

– L’histoire nous montre que, pour maintenir la vitalité des relations sino-africaines, il faut progresser avec son époque et poursuivre l’innovation dans un esprit pionnier. Depuis un demi-siècle, dans chaque période importante du développement des relations sino-africaines, les deux parties ont pu trouver de nouveaux points communs et pôles de croissance dans la coopération sino-africaine en visant haut et en voyant loin, afin de promouvoir la réalisation de nouveaux caps dans ces relations. Cet esprit pionnier est notre atout important pour élever sans cesse le niveau de coopération entre la Chine et l’Afrique.

Mesdames et Messieurs,

Actuellement, les relations sino-africaines se positionnent à un nouveau point de départ, avec des avantages naturels, géographiques et humains. En tant que « continent d’espoir » et « terrain de développement », l’Afrique d’aujourd’hui est devenue l’une des régions à la croissance la plus rapide du monde. Ce continent accélère son développement tandis que la Chine maintient son développement dynamique. La coopération sino-africaine jouit d’un fondement plus solide, d’une aspiration plus forte, d’un mécanisme perfectionné. La promotion de la coopération sino-africaine est l’aspiration commune et la tendance générale des deux peuples.

Je voudrais préciser que dans le nouveau contexte, l’importance des relations sino-africaines s’est renforcée au lieu d’être affaiblie. Les intérêts communs entre les deux parties se sont multipliés et non réduits. La Chine intensifiera le développement de ses relations avec l’Afrique.

1. Nous privilégions le mot « sincérité » à l’égard de nos amis africains. C’est la sincérité qui rend l’amitié hautement précieuse et l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique l’est particulièrement. Nous considérons depuis toujours comme fondement important de notre politique étrangère l’intensification de la solidarité et de la coopération avec les pays africains, et cette politique ne saurait jamais être changée en raison du développement chinois et de l’élévation de sa position internationale. La Chine insiste sur l’égalité entre tous les pays, grands ou petits, forts ou faibles, riches ou pauvres. Elle fait respecter la justice et encourage la loyauté, s’oppose à ce qu’un grand pays malmène un petit pays, qu’un pays fort maltraite un pays faible et qu’un pays riche humilie un pays pauvre, elle se dresse contre l’intervention dans les affaires intérieures d’un autre pays. Elle renforcera un soutien mutuel avec l’Afrique pour les questions touchant aux intérêts essentiels et aux préoccupations importantes de l’autre partie. Elle soutiendra fermement la position juste des pays africains dans les affaires internationales et régionales, et sauvegardera les intérêts communs des pays en voie de développement. Elle accordera son appui aux efforts déployés par l’Afrique dans la solution des questions régionales de manière indépendante tout en apportant davantage de contributions à la paix et à la sécurité en Afrique.

Il n’existe pas de mode de développement universellement valable dans le monde. Tout pays doit respecter la diversité de civilisations mondiales et de modes de développement. La Chine soutiendra les pays africains dans leur recherche d’une voie de développement correspondant à leurs propres réalités. Elle renforcera les échanges des expériences dans la gouvernance avec les pays africains, afin de s’inspirer, l’un de l’autre, des anciennes civilisations et des expériences obtenues à travers le développement, et de promouvoir le développement et la prospérité communs de la Chine et de l’Afrique.

La bonne entente dans la famille est le garant de sa prospérité. Les pays africains composent une famille qui partage le même sort. Cette année est le 50e anniversaire de l’Organisation de l’Unité africaine, marquant un jalon important pour les pays africains qui cherchent à s’unir pour accroître leur puissance. La Chine souhaite ses meilleurs vœux à l’Afrique en lui accordant son ferme soutien et espère que l’Afrique accomplira davantage de progrès sur sa voie de l’union pour accroître sa puissance. Elle œuvrera pour que l’Afrique accède à de nouveaux paliers dans sa cause de la paix et du développement.

La Chine espère de meilleures relations avec l’Afrique et également de meilleures relations entre les autres pays et l’Afrique. L’Afrique appartient aux Africains. Tous les pays doivent respecter la dignité et l’indépendance de l’Afrique dans le développement de leurs relations avec ce continent.

2. En ce qui concerne le développement de la coopération sino-africaine, nous insistons sur le mot « pragmatisme ». La Chine est non seulement l’initiatrice de la coopération mutuellement avantageuse mais elle la pratique également activement. Elle œuvre à relier étroitement son propre développement avec celui de l’Afrique, les intérêts de son peuple avec ceux des peuples africains, et à converger les opportunités du développement chinois avec celles du développement africain. Nous espérons de tout notre cœur que les pays africains connaîtront un développement plus rapide et que la vie des peuples africains s’améliorera. Tout en œuvrant pour son propre développement, la Chine fournit depuis toujours à ses amis africains des soutiens et des aides au niveau de ses moyens. Ces dernières années, plus particulièrement, la Chine a renforcé ses aides à l’Afrique et sa coopération avec celle-ci. Ce pragmatisme signifie que toute promesse faite par la Chine sera tenue à la lettre et deviendra une réalité.

La Chine multipliera sa coopération avec l’Afrique dans l’investissement et le financement. Elle respectera sa promesse ayant trait au prêt de 20 milliards USD en trois ans à l’Afrique, mettra en application le partenariat dans la construction des infrastructures aussi bien transnationales que régionales en Afrique, renforcera la coopération mutuellement bénéfique avec les pays africains dans l’agriculture et l’industrie manufacturière, aidera ces derniers à transformer leurs avantages en ressources en avantages de développement afin de réaliser un développement indépendant et durable.

Il est appréciable de donner à quelqu’un du poisson, mais il est préférable de lui apprendre à pêcher. La Chine mettra en application le Programme de formation des talents africains, selon lequel elle formera en trois ans 30 000 talents de différents domaines des pays africains, fournira des bourses à 18 000 étudiants africains et renforcera le transfert technologique à l’égard de l’Afrique et le partage de ses expériences avec elle.

Grâce à l’amélioration de son potentiel économique et de sa puissance générale, la Chine proposera sans discontinuer des aides adéquates sans aucune condition politique en faveur du développement africain.

3. Quant au renforcement de l’amitié sino-africaine, nous chérissons le mot « fraternité ». En effet, une fraternité naturelle unit les Chinois et les Africains. Et cette « communion de cœurs » est, comme le dit un adage, une « source de joie constante dans la vie ». Comment devenir intimes ? D’après moi, l’important, c’est de se faire écho à travers des dialogues approfondis et des actions concrètes.

Le fondement des relations sino-africaines réside dans les peuples, qui sont au premier plan de nos préoccupations dans le développement de ces relations. Ces dernières années, avec le développement des relations sino-africaines, les peuples chinois et africains se sont davantage rapprochés. Certains Africains sont devenus des vedettes connues en Chine en jouant sur la scène artistique chinoise. Grâce à la série télévisée chinoise Doudou et ses belles-mères, en Tanzanie, les spectateurs tanzaniens ont pu découvrir la vraie vie quotidienne des Chinois.

On m’a raconté une histoire : un jeune couple chinois a connu l’Afrique à travers des programmes télévisés quand ils étaient petits. Ils aspiraient ardemment à venir sur ce continent. Plus tard, après leur mariage, ils ont choisi la Tanzanie comme destination de voyage de noces. Ils se sont rendus en Tanzanie lors de leur première Saint-Valentin pour admirer les us et coutumes tanzaniens et la beauté du Parc national de Serengeti. Après leur retour en Chine, ils ont publié leur expérience en Tanzanie sur un blog et ont enregistré des dizaines de milliers de visites et plusieurs centaines de réponses. Le couple a dit : « Nous sommes tombés amoureux de l’Afrique, nos cœurs ne peuvent plus s’éloigner de cette terre magique. » Cette histoire prouve qu’une fraternité naturelle unit les Chinois et les Africains. L’arbre de l’amitié sino-africaine s’épanouira si nous renforçons sans cesse les échanges entre les peuples.

Nous devons accorder davantage d’importance aux échanges humains et culturels entre la Chine et l’Afrique, renforcer la compréhension et la connaissance mutuelles entre les Chinois et les Africains, consolider le fondement social de la cause de l’amitié sino-africaine. Les relations sino-africaines marquent une œuvre s’orientant vers l’avenir, œuvre qui a besoin des efforts inlassables des jeunes aux nobles aspirations de génération en génération. Les deux parties doivent pousser en avant les échanges entre les jeunes pour qu’ils ne manquent pas de successeurs dans l’œuvre éternelle de l’amitié sino-africaine.

4. En ce qui concerne les problèmes surgis dans la coopération, nous mettons à l’honneur le mot « franchise ». La Chine et l’Afrique se trouvent dans une période de développement rapide ; elles ont besoin de se connaître avec le temps. La franchise guide la Chine dans son approche des situations et des nouveaux problèmes apparus dans les relations sino-africaines, et elle l’amène à les résoudre de façon appropriée, dans un esprit de respect mutuel et de coopération gagnant-gagnant.

Je crois que les opportunités sont certainement plus nombreuses que les défis et que les solutions sont plus importantes que les difficultés. La Chine a adopté et adoptera des mesures concrètes, ensemble avec les pays africains, afin de résoudre de manière appropriée les problèmes surgis dans la coopération économique et commerciale sino-africaine, pour que davantage de pays africains en bénéficient. Parallèlement, nous espérons sincèrement que les pays africains accorderont des facilités aux entreprises et aux citoyens chinois dans leur coopération avec l’Afrique.

Mesdames et Messieurs,

Depuis la fondation de la Chine nouvelle il y a une soixantaine d’années, notamment depuis la réforme et l’ouverture il y a plus de 30 ans, le peuple chinois a réussi, sous la direction du Parti communiste chinois, à se frayer une voie socialiste à la chinoise. Le développement chinois a abouti à des progrès historiques, hissant l’économie du pays au deuxième rang mondial. La puissance générale a été considérablement renforcée, et la vie des Chinois, améliorée. En tant que pays à une population de 1,3 milliard d’habitants, la Chine a connu des vicissitudes et des difficultés pour réaliser en quelques dizaines d’années un développement que les pays développés ont accompli pendant plusieurs centaines d’années.

Actuellement, la Chine se caractérise encore et toujours par sa très nombreuse population, une base économique faible, un développement déséquilibré. Pour elle, malgré ses agrégats économiques importants, avec ses 1,3 milliard d’habitants, son PIB par habitant occupe la 90e place dans le monde. Selon la norme des Nations unies, 128 millions de Chinois vivent en-dessous du seuil de la pauvreté. Nous avons un long chemin à parcourir pour que tous les 1,3 milliard d’habitants mènent une vie aisée et nous devons fournir des efforts pendant une longue période. Avec le développement inlassable de la Chine, le niveau de vie de son peuple s’améliorera sans cesse. Elle considère pour toujours les pays africains comme amis à toute épreuve quel que soit son niveau de développement.

Mesdames et Messieurs,

Le développement de la Chine est inséparable de celui du monde et de celui de l’Afrique, tandis que le monde et l’Afrique ont besoin de la Chine pour leur prospérité et leur stabilité. Malgré la grande distance les séparant, la Chine et l’Afrique sont en communion d’esprit. Ce qui nous relie, c’est non seulement l’amitié traditionnelle profonde, les intérêts, mais également nos rêves respectifs.

Les 1,3 milliard de Chinois s’efforcent de réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation ; le milliard d’Africains œuvrent à réaliser le rêve africain du développement solidaire. Les peuples chinois et africains doivent renforcer la solidarité et la coopération, le soutien et l’aide mutuels afin de réaliser leurs rêves respectifs. Nous devons également promouvoir ensemble avec la communauté internationale la réalisation du rêve mondial de la paix durable et de la prospérité commune, tout en apportant davantage de contributions à l’œuvre humaine pour la paix et le développement.

Asntenisana ![4]

Notes :

[1] Du swahili, « bonjour » en français.

[2] Zhou Enlai (1898-1976), né à Huai’an du Jiangsu, est marxiste, révolutionnaire prolétarien, homme politique, stratège et diplomate chinois, ainsi que l’un des principaux dirigeants du PCC et de la RPC, l’un des principaux fondateurs de l’Armée populaire de libération de Chine.

[3] Le Forum sur la coopération sino-africaine est une nouvelle plate-forme du dialogue et de la coopération entre la Chine et les pays africains, et un mécanisme efficace pour promouvoir la coopération Sud-Sud. La première conférence ministérielle du Forum a eu lieu en octobre 2000 à Beijing. En novembre 2006, a eu lieu à Beijing la troisième conférence ministérielle, lors de laquelle se sont réunis les dirigeants d’Etat chinois ainsi que les chefs d’Etat ou de gouvernement et les représentants de 48 pays africains. Le Sommet de Beijing a établi un nouveau partenariat stratégique sino-africain à travers la publication de deux documents : la Déclaration du Sommet de Beijing et le Plan d’action de Beijing (2007-2009).

[4] Du swahili, « merci » en français.

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Xuan
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   Posté le 04-10-2015 à 13:50:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Le dirigeant ougandais salue la non-ingérence de la Chine dans les affaires des autres pays

2015-10-02 20:44:27 xinhua

Le président ougandais Yoweri Museveni a salué la non-ingérence de la Chine dans les affaires des autres Etats et souligné que les pays n'ont pas besoin qu'on leur donne des leçons sur la façon de gérer leurs propres affaires.
M. Museveni a fait cette remarque jeudi soir à l'occasion de la célébration du 66e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Lors de la cérémonie tenue à l'ambassade de Chine, M. Museveni a noté que la Chine ne donnait pas de leçons et s'en tenaint au principe de non-ingérence défendu par les Nations Unies.

"Personne ne peut me donner de leçons. Il n'y a rien que quelqu'un peut m'apprendre sur l'Ouganda ou l'Afrique que je ne sache pas" , a déclaré M. Museveni.

Le président ougandais faisait référence aux puissances occidentales qui dictent aux dirigeants africains la façon de gérer leur pays.

Zhao Yali, ambassadeur de Chine en Ouganda, a noté que la Chine restera attachée à un monde pacifique.

"Quelle que soit la puissance que la Chine acquerra, la Chine ne cherchera jamais ni l'hégémonie ni l'expansion" , a-t-il déclaré lors de la cérémonie, qui a réuni des ministres du gouvernement ougandais et des diplomates d'autres pays.

M. Zhao a indiqué que les relations de la Chine avec l'Ouganda continuait à se renforcer, comme en témoignent les différents projets financés par le gouvernement chinois.

La Chine finance avec des prêts concessionnels divers projets d'infrastructures en Ouganda, dont la construction de barrages hydroélectriques, des routes et de voies ferrées.

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marquetalia
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   Posté le 04-10-2015 à 19:29:43   Voir le profil de marquetalia (Online dans la catégorie Actualité en Chine)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

les u.s.a vont se servir des intégristes pour contrer la Chine Populaire-au fait,l Arabie Saoudite ne fait pas partie de l Afrique,mais bien de l Asie.

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Xuan
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   Posté le 12-10-2015 à 07:57:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Indignation des internautes chinois contre une chinoise arrêtée en Tanzanie pour trafic d'ivoire


2015-10-12 xinhua

Les actes d'une ressortissante chinoise, qui a été récemment arrêtée en Tanzanie pour trafic d'ivoire présumé organisé depuis plusieurs années, ont provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux de la part des internautes chinois.

Yang Fenglan, surnommée la "reine de l'ivoire", a été interpellée par les autorités tanzaniennes. Elle est accusée d'avoir organisé un trafic d'ivoire pendant près de 14 ans, et d'être impliquée dans la vente de plus de 700 défenses d'éléphants pour un montant équivalent à 2 millions d'euros, a rapporté le journal chinois Caixin, citant "The Guardian".

Colère, honte,... ce sont les réactions des internautes chinois face aux actes de cette femme chinoise, qui a travaillé comme interprète pour le projet du chemin de fer Tanzanie-Zambie, projet symbolique de l'amitié sino-africaine.

"Elle a fait honte à tous les interprètes du projet. Cette femme qui se conduit sans foi ni loi, est devenue aveugle face à l'argent, et elle mérite une sanction sévère", a écrit un internaute surnommé Fanyirenhua sur weibo, l'équivalent chinois de Twitter.

Pour la plupart des internautes, situés en Chine ou à l'étranger, les actes de Mme Yang ont entaché l'image des Chinois et l'amitié entre les peuples chinois et africain. Elle ne peut pas représenter la communauté chinoise à l'étranger.

Le journal Global Times, dépendant du Quotidien du Peuple, journal phare du Parti communiste chinois, a appelé l'Afrique à traiter cette affaire conformément à la loi. "Nous ne demanderons jamais grâce pour elle" , a souligné le journal.

Le gouvernement chinois a pris une série de mesures concernant la protection des animaux sauvages et ces efforts sont appréciés par les autres pays et les organisations internationales.

Malgré les efforts internationaux, le braconnage ne s'est jamais arrêté en Afrique. Selon un recensement aérien effectué en juin par l'Institut de recherche tanzanien de la faune, la population d'éléphants a baissé de 63 % en seulement cinq ans.

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   Posté le 28-11-2015 à 00:57:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Voix de la Chine: Qui est le néo-colonialiste en Afrique?


French.china.org.cn Mis à jour le 28-11-2015


Un autre sommet entre les dirigeants chinois et africains se tiendra le mois prochain, 15 ans après la création du Forum sur la Coopération sino-africaine afin d'améliorer les relations entre les deux terres.

Il ne serait pas surprenant que les banales accusations de "néo-colonialisme" chinois refasse surface avant cet événement historique. Dans une certaine mesure, le terme à connotation politique, inventé par le Ghanéen Kwame Nkrumah pour critiquer les colonisateurs occidentaux mais ironiquement utilisé par Hillary Clinton pour critiquer le rôle de la Chine en Afrique, soit utilisé pour apaiser la douleur des pays occidentaux face à la disparition de leurs intérêts sur un continent qu'ils ont autrefois colonisé.

Avec sa présence croissante en Afrique, la Chine est devenue une entité influente sur cette terre autrefois ignorée.
Le plus grand pays en voie de développement du monde apporte de meilleures infrastructures et plus d'aides sans contraintes politiques au continent qui compte le plus de pays en voie de développement du monde. Si cela définit un pays néo-colonialiste, la Chine est alors plus que qualifiée.

Si l'on regarde de plus près la définition du néo-colonialisme, on aura une meilleure idée de qui est le vrai néo-colonialiste en Afrique. L'expression détournée fait référence à l'application continue d'arrangements économiques internationaux existants et passés avec les anciens pays colonisateurs et ainsi au maintien du contrôle colonial après la décolonisation il y a environ 70 ans.
Depuis son "Partage de l'Afrique" à la fin des années 1880, l'occident n'a jamais cessé de coloniser le territoire surexploité, même si cela se fait de manière plus discrète.
L'Europe et les Etats-Unis exercent un contrôle économique au lieu d'un contrôle militaire et politique direct sur l'Afrique.

Les conglomérats occidentaux, monopoles de matières premières et fournisseurs de produits industriels, étendent l'ordre mondial colonial lorsqu'ils engrangent de l'argent grâce à un marché mondial manipulé.

Les relations de marché tordues ont placé l'Afrique dans une position injuste. Aujourd'hui, le pouvoir du cacao d'Afrique de l'ouest, du cuivre et de l'or de l'Afrique centrale et australe sont entre les mains de la bourse occidentale. L'Afrique riche en ressources n'a pas réussi à se débarrasser de la pauvreté sous le système de prix dominé par l'occident.

Les structures d'investissement insensées de l'occident en Afrique ont privé le continent d'une vraie indépendance économique. Des champs de pétrole au Nigeria et en Angola aux vastes terres du Soudan et de l'Ethiopie, des milliers de multinationales occidentales en Afrique ont pris la majorité des ressources naturelles grâce à des investissements massifs, bien plus gros que leurs homologues chinois.

Le Nigeria, le plus gros producteur de pétrole d'Afrique, où les compagnies occidentales comme Royal Dutch Shell creusent depuis des décennies, ne possède toujours pas de production de pétrole et de système de transformation. Les Nigérians doivent faire face à la situation gênante d'exporter du pétrole et d'importer de l'essence!
A l'inverse, le Soudan, où la Chine a contribué à construire des oléoducs et des raffineries de pétrole, affiche son propre système industriel pétrolier complet.

Les prêts et aides des anciens colons occidentaux assortis à des conditions politiques ont servi d'outils pour intervenir dans les affaires domestiques des pays africains en plus de leurs interventions militaires en Libye, au Mali, en Côte d'Ivoire et en République Centrafricaine.

C'est au travers des institutions financières mondiales dominées par l'occident comme la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International que l'occident force les pays africains à accepter son propre modèle de développement, au mépris des traditions et idiosyncrasies africaines.

L'échec des Ajustements Structurels imposés par les bailleurs de fonds a conduit à la libéralisation rapide du commerce en Afrique, et a laissé un recul grave de l'industrie et une économie africaine stagnante dans les années 1980.

Accuser la Chine d'être un pays néo-colonialiste en Afrique place l'occident partial dans un scénario absurde où le voleur agit comme un policier.

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   Posté le 28-11-2015 à 22:05:30   Voir le profil de marquetalia (Online dans la catégorie Actualité en Chine)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

la Chine,si elle construirait des infrastructures dans toute l Afrique-cf
BAII en Asie-,moderniserait le continent noir,et l industrialiserait,permettrait d en finir avec les groupes intégristes-et pas que islamistes,il y a une rebellion fondamentaliste chrétienne que Hollande n a meme pas cherché à écraser lorsqu il est intervenu en Centrafrique,la Lors's Resistance Army-!imaginez les tronches que tireraient les immondes Al Shaabab si des usines seraient construites en Somalie!l avenir de l Afrique,c est la Chine Populaire,et non la Chine nationaliste qui n a plus que quatre alliés sur le sol africain,ni les Etats Unis,la Grande Bretagne et la France,prédateurs capitalistes,et non plus les abrutis d Al-Qaeda,qui veulent revenir au moyen age en appliquant la charia et les rites djihadistes de décapitation.

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   Posté le 04-12-2015 à 21:03:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Point Afrique - Publié le 04/12/2015

Afrique-Chine : le président Xi Jinping promet 60 milliards de dollars


Cette somme mise au jour à Johannesburg au Forum sur la coopération sino-africaine inclut 5 milliards de prêts à taux zéro et 35 milliards de prêts à taux préférentiels.

À l'occasion de l'ouverture du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FCSA, FOCAC en anglais) qui se déroule à Johannesburg jusqu'à samedi, l'empire du Milieu a voulu frapper fort.
"La Chine a décidé de donner un total de 60 milliards de dollars d'aide financière, incluant 5 milliards de prêts à taux zéro et 35 milliards de prêts à taux préférentiels ", a annoncé le président Xi.
Il s'agit là de la confirmation de la volonté de la Chine de renforcer son aide aux pays africains, en particulier ceux d'Afrique subsaharienne, confrontés à de grandes difficultés à la fois en matière de santé, mais aussi sur le chemin de la lutte pour la réduction de la pauvreté et une meilleure stabilité sociale. Concrètement, les 60 milliards de dollars sont destinés à financer dix programmes de coopération sur trois ans dans les domaines notamment de l'agriculture, de l'industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature, ou encore du développement vert.
"La Chine est très attentive aux mauvaises récoltes dans plusieurs pays africains, dues aux effets d'El Niño. Elle fournira aux pays touchés des aides alimentaires d'urgence d'une valeur de 1 milliard de yuans (143 millions d'euros)" , a déclaré le président chinois, cité par l'AFP, devant plus d'une vingtaine de dirigeants africains réunis à Johannesburg. Sous les applaudissements, M. Xi a également ajouté que la Chine allait effacer les "dettes gouvernementales sans intérêt, échues fin 2015" des pays africains les moins avancés.

L'apport chinois se veut global

Ports, stades, chemins de fer et centres de conférence construits par la Chine ont permis de renforcer tant soit peu les infrastructures dans nombre de pays du continent.
Par ailleurs, il y a une certaine implication dans les domaines de l'éducation et de la formation qui constituent "une base fondamentale pour le développement durable et la transformation structurelle de l'Afrique" .
C'est d'ailleurs tout le sens de l'aide de la coopération chinoise dans la construction d'écoles, la fourniture de bourses d'études, la création d'instituts Confucius, la formation de techniciens et l'envoi d'experts et de bénévoles vers le continent africain.
Selon l'agence Xinhua, "à cette date, la Chine a créé plus de 40 instituts Confucius en Afrique et, en 2013, elle a décidé de mettre en œuvre son programme Talents africains, consistant à former 30 000 personnes dans différents secteurs et à fournir 18 000 bourses aux étudiants africains" .

Transfert de technologie, humanitaire, santé...

Sur un autre plan, Pékin promet d'intensifier le transfert et l'adaptation locale de technologies avancées en faveur des pays africains et d'aider les pays du continent à renforcer leur capacité de développement indépendant.
Déjà en 2009, la Chine avait annoncé la mise en place de 20 centres agricoles de démonstration technique en Afrique, l'envoi de 50 équipes techniques agricoles, la formation de 2 000 agronomes africains. Dans le cadre d'un programme de "partenariat industriel" , le président chinois a annoncé, ce 4 décembre à Johannesburg, la formation en Afrique de 200 000 techniciens et en Chine de 40 000 Africains. Autant de chantiers qui continuent aujourd'hui et que la nouvelle initiative chinoise entend renforcer.
Autre domaine d'implication : la santé. Depuis l'épidémie d'Ebola l'an dernier, la Chine a livré plus de 117 millions de dollars d'aide humanitaire et envoyé des centaines de travailleurs médicaux sur la ligne de front en Afrique de l'Ouest frappée par l'épidémie.


Le président chinois Xi Jinping lors de son allocution à l'ouverture du Forum Chine-Afrique de Coopération de Johannesburg le 4 décembre 2015. © Xinhua/Huang Jingwen

Implication dans les opérations de maintien de paix

Sur les fronts militaires et de maintien de paix, la Chine a déjà activement participé à des missions de maintien de paix dans des pays africains. Devant l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, M. Xi a ainsi annoncé que son pays allait fournir 100 millions de dollars à l'Union africaine afin qu'elle puisse notamment créer une force de réserve permanente destinée à répondre aux situations d'urgence sur le continent.
À Johannesburg, dans le cadre d'un "programme de paix et de sécurité" , le président chinois a annoncé "une aide sans contrepartie à l'Union africaine de 60 millions de dollars pour appuyer la construction et les opérations de la Force permanente africaine et de la capacité africaine de réaction rapide aux crises" .
L'objectif de cette force africaine en attente est de diviser les forces du continent en cinq grandes régions qui assureraient à tour de rôle la sécurité des pays africains grâce à 25 000 hommes. M. Xi confirme donc l'engagement chinois à prendre " une part active aux opérations onusiennes de maintien de la paix en Afrique ".

S'inscrire dans une orbite résolument novatrice

Pour le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, la coopération sino-africaine est entrée dans une ère nouvelle. " Les deux parties doivent combiner les avantages de la Chine, qui jouit d'une expérience en matière de développement et de production, avec ceux de l'Afrique, riche en ressources naturelles et humaines" , explique-t-il. Une approche qui confirme la vision du président Xi Jinping au profit de "relations internationales d'un nouveau type". L'idée sous-jacente est de faire suivre à la Chine une autre voie de coopération économique et autre.
Il ne s'agit rien moins que de distinguer sa coopération de celle des pays occidentaux. "Bien que la Chine fournisse une aide importante aux pays africains, elle ne se présente jamais comme leur patron et soutient fermement la résolution des problèmes africains par les Africains, selon leurs modalités" , assure Wang Yi, chef de la diplomatie. "La Chine va aider l'Afrique à atteindre l'auto-développement et à créer un environnement pacifique et stable pour obtenir des progrès sur le long terme. Elle ne fixe pas de conditions politiques à son assistance ni ne s'immiscera dans les affaires intérieures des pays africains" , a promis M. Wang.

Faisceau de convergences de vues

Cité par l'agence Xinhua, le professeur Peter Kagwanja, président de l'Institut de politique de l'Afrique, un groupe de réflexion panafricain basé à Nairobi (Kenya), estime que "le gouvernement chinois exerce son influence en Afrique en promouvant le développement et les échanges humains".
Pour M. Kagwanja, "il existe un consensus entre la Chine et ses amis africains selon lequel la coopération mutuellement bénéfique et la non-ingérence dans les affaires souveraines d'un pays seront des principes toujours respectés". "L'idée d'une paix axée sur le développement se manifeste dans la participation croissante de la Chine au maintien de la paix, à la résolution des conflits et à l'intervention humanitaire en Afrique ", juge le Pr Kagwanja.
Pour Liu Hongwu, directeur de l'Institut chinois de recherche sur l'Afrique (IRA), ce "concept africain" unique fait avancer non seulement la coopération entre la Chine et l'Afrique, mais établit un modèle pour le reste du monde en matière de relations avec l'Afrique.

Alors que la Conférence internationale des Nations unies sur le climat se déroule à Paris autour de négociations ardues, la Chine a promis à Johannesburg que "la coopération sino-africaine ne se ferait jamais au détriment des écosystèmes et des intérêts à long terme de l'Afrique" . Pékin s'est en effet engagé à " mettre en oeuvre 100 projets d'énergie propre, de protection de la faune et de la flore ou encore de développement agricole respectueux de l'environnement".

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Le président chinois définit les cinq piliers du développement des relations sino-africaines


French.xinhuanet.com Publié le 2015-12-04 à 21:54



(Xinhua/Lan Hongguang)

JOHANNESBURG, 4 décembre (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping a proposé vendredi à Johannesburg que la Chine et l'Afrique élèvent leurs relations en développant un partenariat de coopération stratégique global et en s'unissant pour ouvrir une nouvelle ère de coopération gagnant-gagnant et de développement commun.

Dans un discours prononcé à la session d'ouverture du 2ème sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), M. Xi a souligné que la Chine poursuivrait sa politique en Afrique en respectant les principes "de sincérité, de pragmatisme, d'amitié et de franchise" .

Le président chinois, qui a co-présidé le sommet avec son homologue sud-africain Jacob Zuma, a suggéré que la Chine, le plus grand pays en développement au monde, et le continent africain, qui compte le plus grand nombre de pays en développement, développent leurs relations en s'appuyant sur cinq piliers.

> Sur le plan politique, M. Xi a insisté sur le principe d'égalité et de confiance mutuelle et souligné que la Chine considérera toujours que l'Afrique appartient aux peuples africains et que les peuples africains doivent décider des affaires africaines.

> Dans le domaine économique, le président chinois a invité la Chine et l'Afrique à poursuivre la coopération gagnant-gagnant et à tirer pleinement parti de leur confiance mutuelle et de leur complémentarité économique.

> La Chine et l'Afrique, qui ont toutes les deux des civilisations anciennes et rayonnantes, doivent apprendre l'une de l'autre dans le domaine de la culture, et mettre l'accent sur le renforcement des échanges entre les peuples, les jeunes, les femmes, les groupes de réflexion, les médias et les universités, a indiqué M. Xi.

> En outre, il a appelé les deux parties à rester solidaires et à s'aider dans le domaine de la sécurité, soulignant que la Chine soutient l'Afrique dans ses efforts visant à régler les problèmes africains selon les modalités africaines et se tient prête à aider l'Afrique à renforcer ses capacités dans le maintien de la paix et de la sécurité.

> M. Xi a proposé que la Chine et l'Afrique renforcent leur unité et leur coordination dans les affaires internationales et défendent ensemble leurs intérêts communs, avant d'ajouter que la Chine continuerait à soutenir l'Afrique pour qu'elle joue un rôle plus important sur la scène mondiale.

Fondé en 2000 pour promouvoir la coopération sino-africaine, le FCSA regroupe la Chine, 50 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine et la Commission de l'Union africaine.
Le premier sommet du FCSA avait eu lieu à Beijing en 2006.

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Interview de Xavier Aurégan sur RFI :
Xavier Aurégan, enseignant, chercheur à la Fondation maison des sciences de l'homme, spécialiste des relations sino-africaines

l'aide de la Chine à l'Afrique est de plus en plus forte.

Le sommet Chine-Afrique se poursuit encore aujourd'hui. Le président chinois Xi Jinping a mis la barre très haute en promettant 60 milliards de dollars d'aide. Malgré le ralentissement économique dans son propre pays, la Chine réaffirme sa suprématie dans son partenariat avec l'Afrique alors que de nombreux pays (comme le Japon, l'Inde, la Russie, etc.) lorgnent sur le continent. Pour en parler, l'invité de RFI est Xavier Aurégan, enseignant, chercheur à la Fondation Maison des sciences de l'homme, spécialiste des relations sino-africaines.

RFI: Les 60 milliards de dollars d’aide qu’a annoncé le président chinois, comment interprétez-vous cette nouvelle augmentation de l’aide chinoise ?

Xavier Aurégan: C’était plus ou moins ce qu’était attendu par les observateurs. On a vu qu'en 2012, la Chine avait octroyé 20 milliards et en 2013, 10 milliards de plus. Et donc là, en 2015, on s’attendait plus ou moins à 50 ou 60 milliards. Finalement, ce sont donc 60 milliards. C’est vraiment le signe que la Chine, d’une part, ne compte plus uniquement sur son marché intérieur et qu’elle s’internationalise, en quelque sorte. Et donc l’Afrique évidemment, dans ce contexte, compte de plus en plus. Par conséquent, c’est aussi le signe, évidemment, que le continent africain compte énormément aux yeux des dirigeants chinois et de la politique extérieure chinoise, en règle générale. Et puis, c’est aussi le signe que la Chine se donne les moyens, à la fois de sa politique africaine et aussi de sa politique plus globale, à l’international.

Oui, parce qu’on parlait du ralentissement chinois, on pouvait peut-être s’attendre à ce que la Chine lâche un peu du lest sur l’Afrique et en fait ce n’est pas le cas.

Non, ce n’est pas le cas et c’est plutôt un bon signe pour l’économie africaine en règle générale, là aussi, car elle compte évidemment sur l’ensemble des partenaires. La Chine est un partenaire majeur. En effet, c’est le premier partenaire commercial avec 200 milliards de dollars à peu près d’échanges, 2 milliards d’investissements par an, environ. Les Etats africains, en règle générale, mais surtout l’Afrique du Sud, l’Angola ou encore le Nigéria comptent évidemment d’une manière assez forte sur cet Etat chinois.

Malgré tout, les investissements ont baissé au premier semestre. Est-ce que l’Afrique et la Chine ne sont pas, quand même, à un tournant de leurs relations ?

Non, non. Je ne le pense pas. En fait, on voit très bien cette évolution à travers les réformes, à la fois des entreprises chinoises et à la fois aussi dans les institutions chinoises. Donc à partir de 1992-93 et 1994 surtout, on voit donc la création de l’Exim Bank qui finance les prêts à taux préférentiels qui sont octroyés en Afrique Subsaharienne notamment. Mais il n’y a pas qu’eux.

On voit donc très bien que ces instruments qui ont été mis en fait à la disposition du gouvernement chinois et des entreprises centrales et provinciales chinoises, fonctionnent à plein régime. Ainsi, la SASAC, par exemple, qui a été créée en 2003 avec la réforme, un petit peu, du ministère du Commerce, rentre également dans cette stratégie d’internationalisation des compagnies et des entreprises chinoises. Et du coup, on voit très bien que cette aide couplée aux investissements est de plus en plus forte à savoir, de 5 milliards en 2000 à 60 milliards aujourd’hui, en 2015.


C’est le premier sommet Chine-Afrique de Xi Jinping en tant que président. A-t-il une vision différente de ses prédécesseurs des relations entre la Chine et l’Afrique ?

Ce qu’on peut dire c’est qu’il est quand même un petit peu moins réaliste, globalement, que son prédécesseur Hu.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Disons que j’ai un petit peu l’impression que la Chine cherche, en ce moment, à renouveler sa politique africaine et qu’elle ne trouve pas forcément les moyens ou les éléments, les facteurs et les enjeux à mettre en avant.

Est-ce que cette politique n’irait pas aussi vers une application plus grande sur les questions de Défense, de paix, de sécurité ? On voit qu’il y a, aujourd’hui, des casques bleus chinois en Afrique. Les Chinois s’implantent aussi à Djibouti. On l’a vu la semaine dernière. Est-ce que c’est vers là peut-être que la Chine s’oriente ?

On voit que les Etats africains placent l’appel à sécurité parmi leurs priorités, et donc la Chine a intégré cette priorité dans sa coopération et finalement elle essaie aussi de contribuer, à sa manière, à cette paix et cette sécurité africaines. C’est logique.

Mais c’est un changement quand même pour la Chine qui a une tradition de non-ingérence dans les pays !

C’est vrai. Là, c’est évidemment la dichotomie entre le discours chinois et les faits, puisque si on se souvient du Biafra, si on se souvient du Soudan, de la Côte d’Ivoire en partie et du Tchad aussi, on voit très bien que la Chine évidemment s’ingère obligatoirement dans les affaires africaines puisqu’elle commerce, qu’elle investit et qu’elle a des relations poussées et de plus en plus développées avec ces pays-là. Donc la Chine est obligée finalement de s’ingérer comme la France le fait, mais d’une manière moins évidemment développée, moins poussée, puisqu’elle n’intervient pas directement comme la France pourrait le faire en Centrafrique ou au Mali. Mais en tout cas, la Chine est obligatoirement amenée à s’ingérer et donc à participer finalement au maintien de la paix, au maintien de l’ordre, etc… et donc à la paix, à la sécurité en Afrique de l’Ouest et subsaharienne plus largement.

Aujourd’hui, ce n’est plus seulement la Chine qui investit massivement en Afrique – je parle des pays asiatiques – c’est aussi le cas du Japon et de l’Inde. Il y a eu le premier sommet Inde-Afrique, en octobre. Comment la Chine a-t-elle perçu l’organisation de ce sommet Inde-Afrique ?

Je pense que les Chinois ne sont pas vraiment effrayés par ce genre de sommets, puisque les montants sont vraiment ridicules par rapport à la Chine. L’Inde privilégie plutôt le transfert de savoirs-faire, de technologies…

Ils ne se font pas concurrence en fait, c’est ça ?

Ce n’est pas une concurrence à proprement parler. Ce n’est pas une concurrence directe. Les entreprises chinoises sont plutôt en concurrence avec des allemandes, des françaises et des etats-usiennes mais très, très peu avec les indiennes ou des japonaises.

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La Chine va former 200.000 techniciens africains d'ici trois ans


Xinhua 05.12.2015 10h31

La Chine va fournir la formation et des opportunités d'éducation à l'Afrique pour l'aider à résoudre la pénurie de talents, a annoncé le président chinois Xi Jinping vendredi à Johannesburg, à l'occasion du 2ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA).

Dans un discours prononcé devant les dirigeants de plus d'une quarantaine de pays africains, M. Xi a déclaré que la Chine va établir des centres de formation professionnelle et des collèges en Afrique, former 200.000 techniciens et fournir à 40.000 personnes des opportunités de formation en Chine.

Le manque de talents est l'un des trois principaux goulets d'étranglement dans le développement de l'Afrique, a indiqué M. Xi, se référant aux deux autres problèmes, à savoir l'insuffisance d'infrastructures et le manque de financement.

La Chine va également offrir 2.000 opportunités d'éducation et 30.000 bourses gouvernementales aux étudiants africains, a ajouté M. Xi.

Chaque année, la Chine va parrainer des visites de 200 chercheurs africains et des voyages de formation de 500 jeunes africains en Chine, et former 1.000 professionnels des médias pour l'Afrique, a-t-il poursuivi.

Dans le cadre des efforts visant à promouvoir les échanges culturels et entre les peuples, le président chinois a également déclaré soutenir l'ouverture de plus de vols directs entre la Chine et l'Afrique, et a promis de fournir une assistance dans la construction de cinq centres culturels en Afrique.

Le sommet de Johannesburg, ayant pour thème "La Chine et l'Afrique avancent ensemble : coopération gagnant-gagnant pour un développement commun", est le deuxième du genre depuis la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) en 2000, qui regroupe la Chine, 50 pays africains ayant des liens diplomatiques avec la Chine et la Commission de l'Union africaine.

(Rédacteurs :Qian HE, Yin GAO)

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La Chine publie une nouvelle politique pour l'Afrique


Xinhua 05.12.2015

Le gouvernement chinois a publié vendredi un document "La politique de la Chine à l'égard de l'Afrique" , le second du genre depuis 2006, alors que le président chinois Xi Jinping et les dirigeants africains sont réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour un sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA, FOCAC en anglais).

Le texte complet ci-dessous :

La Politique de la Chine à l'égard de l'Afrique

En 2006, le gouvernement chinois a publié pour la première fois la Politique de la Chine à l'égard de l'Afrique. Au cours de la dernière décennie, celle-ci a été mise en œuvre de manière complète et efficace, jouant un rôle d'orientation important pour le développement global des relations Chine-Afrique.
Cette année marque le 15e anniversaire de la création du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), dont le deuxième sommet aura lieu en Afrique du Sud en décembre 2015. Ce sera aussi le premier sommet du FCSA tenu sur le continent africain, qui posera un jalon dans le renforcement de la solidarité sino-africaine et la promotion de leur coopération. Dans ce contexte, le gouvernement chinois publie une nouvelle édition de la Politique de la Chine à l'égard de l'Afrique, dans le but de réaffirmer la détermination ferme et la bonne volonté de la Chine de développer davantage ses relations d'amitié et de coopération avec l'Afrique et d'exposer de manière globale les nouveaux concepts, propositions et initiatives dans le cadre de la politique de la Chine à l'égard de l'Afrique dans les nouvelles conditions, afin d'orienter les échanges et coopérations sino-africaines dans tous les domaines dans les années qui viennent.

Partie I
Mettre en place et développer le partenariat de coopération stratégique global sino-africain, consolider et renforcer la communauté de destin entre la Chine et l'Afrique

La Chine et l'Afrique sont depuis toujours liées par une communauté de destin. Depuis plus d'un demi-siècle, en dépit des aléas de la situation internationale, elles demeurent de bons amis dévoués, de bons partenaires solidaires et de bons frères loyaux. Profondément enracinée dans le cœur des peuples, l'amitié traditionnelle sino-africaine est un bien commun précieux pour les deux parties. L'amitié sincère et le traitement d'égal à égal, auxquels les deux parties sont attachées depuis longtemps, constituent le noyau de l'esprit des relations sino-africaines qui ne cessent de se consolider au fil des ans. Dans les nouvelles conditions, la Chine et l'Afrique, sur cette base, œuvreront à réaliser une coopération gagnant-gagnant et un développement commun, à enrichir leurs relations de nouveaux contenus et à leur donner une impulsion sans cesse renouvelée.

En 2006, le gouvernement chinois a proposé la mise en place et le développement d'un nouveau type de partenariat stratégique sino-africain, caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique ainsi que les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel. Au cours de la dernière décennie, la Chine et l'Afrique ont élaboré et mis en œuvre en commun une série de mesures d'importance majeure destinées à approfondir la coopération sino-africaine, ce qui a favorisé l'essor de leurs relations d'amitié et de coopération dans divers domaines. La confiance mutuelle politique s'est davantage raffermie entre la Chine et l'Afrique, avec une coordination et une collaboration plus étroites dans les affaires régionales et internationales. La coopération pragmatique sino-africaine a porté des fruits abondants. Depuis 2009, la Chine est le plus grand partenaire commercial de l'Afrique. En 2014, le volume du commerce de la Chine avec l'Afrique a quadruplé par rapport à 2006. Les échanges culturels et humains entre les deux parties se sont multipliés rapidement, avec près de 3 millions de déplacements entre la Chine et l'Afrique par an et l'élargissement de la base populaire de l'amitié sino-africaine. Les échanges et la coopération entre la Chine et l'Afrique atteignent une ampleur et une profondeur sans précédent, et le taux de contribution de la Chine au développement économique de l'Afrique s'est nettement élevé.

Au cours de la dernière décennie, la Chine comme l'Afrique ont connu de grands changements. Elles font face à de nouvelles missions de développement. La Chine, selon les dispositions stratégiques sur la construction générale d'une société d'aisance moyenne, l'approfondissement global de la réforme, le renforcement général de la primauté de droit, et la gestion pleinement rigoureuse du Parti communiste chinois, travaille d'arrache-pied pour réaliser les objectifs des « deux centenaires » et le rêve chinois du grand Renouveau de la nation. Pour sa part, l'Afrique cherche à accélérer l'industrialisation et la modernisation et marche vers les belles perspectives décrites dans l'Agenda 2063. Les rêves chinois et africain ont tous pour objectif d'apporter une meilleure vie aux peuples.

Vu une grande convergence entre les stratégies de développement des deux parties ainsi que la complémentarité dans leurs besoins et avantages, des opportunités historiques rares se présentent à la Chine et à l'Afrique pour réaliser une coopération gagnant-gagnant et un développement commun. Forte de ses avantages comparatifs en matière d'expériences de développement, de technologies applicables, de financement et de marché, la Chine peut aider l'Afrique à résoudre deux goulots d'étranglement pour son développement, à savoir les déficits d'infrastructures et le manque de personnel qualifié, à faire de sa richesse et de son potentiel en matière de ressources naturelles et humaines un levier de croissance et d'amélioration du bien-être social, et à accélérer son processus d'industrialisation et de modernisation agricole, ce qui profitera à la réalisation d'une indépendance économique, d'un développement indépendant et durable, et d'une paix et d'une stabilité durables en Afrique.

Au cours de la dernière décennie, la situation internationale a beaucoup évolué. La multipolarisation du monde s'affirme davantage. Le développement rapide des pays émergents et des pays en développement représente un courant historique irrésistible, et ces pays deviennent d'importants acteurs pour la préservation de la paix mondiale et la promotion du développement commun. Les Nations Unies ont adopté le Programme de développement durable à l'horizon 2030, et tous les pays du monde ont à réaliser un développement inclusif et durable. L'Afrique, l'un des continents enregistrant la plus forte croissance économique et les plus prometteurs du monde, s'émerge comme un pôle important sur la scène politique internationale, un nouveau pôle de la croissance économique mondiale et un pôle multicolore de la civilisation humaine. La Chine, quant à elle, est désormais la deuxième économie du monde et un important acteur, constructeur et contributeur de l'actuel système international. La Chine, l'Afrique et d'autres pays en développement ont à accroître davantage leur représentation et leur voix au chapitre dans les affaires internationales. La Chine et l'Afrique ont intérêt à valoriser pleinement leurs deux grands avantages, à savoir la confiance mutuelle politique et la complémentarité sur le plan économique, à favoriser un développement tous azimuts de leur coopération, à renforcer la coopération Sud-Sud et à promouvoir la coopération Nord-Sud, pour montrer un exemple quant à l'établissement d'un nouveau modèle de relations internationales axé sur la coopération gagnant-gagnant.

À l'heure actuelle, les relations sino-africaines sont sur un nouveau point de départ historique. Les Chinois et les Africains, qui partagent la même quête du développement et voient leurs intérêts stratégiques se converger largement et leur coopération mutuellement bénéfique s'ouvrir sur de vastes perspectives, sont plus que jamais déterminés à aller de l'avant côte à côte et à grands pas. La Chine souhaite travailler ensemble avec les pays africains et sur la base du rayonnement de leur amitié traditionnelle pour mettre en place et développer un partenariat de coopération stratégique global sino-africain, caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique, les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel, l'assistance mutuelle sur le plan sécuritaire ainsi que la solidarité et la coordination dans les affaires internationales, afin de promouvoir un développement global de la coopération amicale sino-africaine, un développement commun avec l'Afrique et la réalisation de leurs rêves, d'apporter plus de bénéfices aux peuples chinois et africains et de contribuer davantage à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité du monde.

Partie II
S'en tenir à la juste conception de la justice et des bénéfices et au principe dit de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » à l'égard de l'Afrique


Renforcer sa solidarité et sa coopération avec les pays africains, c'est de tout temps une pierre angulaire de la politique extérieure d'indépendance et de paix de la Chine, et un choix stratégique auquel elle reste attachée pour longtemps. Dans les nouvelles conditions, la Chine s'en tiendra au principe dit de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » à l'égard de l'Afrique et à la juste conception de la justice et des bénéfices, et travaillera pour que la coopération amicale et mutuellement bénéfique sino-africaine avance à grandes enjambées :

Par « sincérité » , on entend l'égalité et la confiance mutuelle ainsi que la solidarité et l'entraide. Cela veut dire que la Chine restera pour toujours l'ami le plus fiable et le partenaire le plus sincère de l'Afrique.
La Chine respecte le libre choix des pays africains quant à leur voie de développement et leurs pratiques et efforts visant à promouvoir le développement socio-économique et à améliorer le niveau de vie des populations.
Elle entend, sur la base de l'égalité et du libre consentement, échanger ses expériences sur la gouvernance de l'État avec l'Afrique, en vue de favoriser une connaissance et une compréhension mutuelles ainsi qu'une inspiration réciproque en ce qui concerne le système politique et la voie de développement de part et d'autre.
La Chine soutient sincèrement et constamment le développement africain. Jamais elle ne s'ingérera dans les affaires intérieures des pays africains, ni n'imposera sa propre volonté à l'Afrique, ni n'assortira son assistance aux Africains de condition politique. S'agissant des questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d'autre, la Chine entend renforcer la communication et la coordination avec la partie africaine pour avoir une compréhension et un soutien mutuels et préserver leurs intérêts communs.

Par « pragmatisme » , on entend le réalisme et l'efficacité ainsi que la coopération conduite dans l'esprit gagnant-gagnant. Cela veut dire que la Chine, fidèle à la parole donnée et résolue dans les actes, mettra en œœuvre consciencieusement toutes les orientations et initiatives pour une coopération mutuellement bénéfique avec l'Afrique et favorisera un développement commun par son soutien au développement autonome de l'Afrique.
Dans l'esprit de « Faire un nid pour attirer un phénix » et « d'apprendre à pêcher plutôt que de donner un poisson », la Chine appuie fermement les pays africains dans leurs efforts de développer les infrastructures et de valoriser les ressources humaines, les aidera à résoudre les deux goulots d'étranglement freinant sur leur développement, travaillera activement à créer des synergies industrielles et à développer une coopération en matière de capacités de production pour ainsi accompagner l'industrialisation et la modernisation agricole de l'Afrique.

Déterminée à promouvoir la paix par et pour le développement, la Chine soutient fermement l'Afrique dans ses efforts pour réaliser son développement indépendant et durable et apporter des solutions africaines aux problèmes africains, et entend jouer un plus grand rôle constructif en faveur du règlement des questions d'actualité régionales.

Par « amitié », on entend des liens sincères et la coexistence harmonieuse entre les peuples. Cela veut dire que la Chine œœuvre à promouvoir les échanges et l'inspiration mutuelle sur le plan culturel, et à favoriser une compréhension mutuelle sur les idées et les politiques de part et d'autre, et entre les peuples, afin d'asseoir l'amitié sino-africaine sur une base populaire solide.
La Chine veut renforcer les échanges et la coopération avec l'Afrique dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et sanitaire, élargir les échanges non gouvernementaux, et favoriser les échanges entre les think-tanks, les établissements d'enseignement supérieur et les médias.
Elle appuie les échanges et la coopération décentralisés, et encourage la bonne entente entre les ressortissants chinois ou africains, et les populations du pays d'accueil en vue d'une prospérité partagée. Le gouvernement chinois encourage les entreprises et les ressortissants chinois installés en Afrique à contribuer à l'amélioration du bien-être local et à rendre activement service à la société africaine, et veillera à créer un climat accueillant pour les Africains qui travaillent, étudient ou séjournent en Chine, afin d'élargir et de consolider la base populaire de l'amitié sino-africaine.

Par « franchise », on entend une attitude franche dans la relation et la recherche de solutions appropriées aux problèmes rencontrés. Cela veut dire que la Chine tient à placer les relations sino-africaines dans une optique stratégique à long terme et à créer avec l'Afrique un environnement favorable à leur coopération amicale et mutuellement bénéfique. La Chine est prête à renforcer sa communication et sa coordination avec l'Afrique en matière de politiques. Elle entend travailler avec la partie africaine, sur la base des principes du respect mutuel et de la coopération gagnant-gagnant, et à travers des consultations amicales d'égal à égal pour traiter en toute franchise et de façon adéquate les nouvelles situations et questions apparues dans la coopération sino-africaine, afin que chacune des deux parties puisse bénéficier de cette coopération sincère, amicale et mutuellement avantageuse.

La juste conception de la justice et des bénéfices est un étendard de l'action extérieure de la Chine à l'égard des autres pays en développement, qui consiste à mettre côte à côte la justice et les bénéfices, tout en accordant une priorité à la justice et en donnant de l'importance à la fraternité. L'essence de cette conception est d'associer étroitement l'aide aux pays africains et aux autres pays en développement en faveur d'un développement indépendant et durable de ceux-ci à la promotion du propre développement de la Chine, dans le but de réaliser une coopération gagnant-gagnant et un développement commun, et de favoriser un développement plus équilibré, inclusif et durable du monde. La Chine ne prendra jamais le chemin des anciens colonisateurs ni n'agira au détriment de l'environnement écologique de l'Afrique ou des intérêts de long terme du continent africain.

Accompagner les efforts des pays africains en vue d'un développement indépendant et durable correspond aux intérêts des peuples africains, et à ceux des peuples du monde, et constitue une responsabilité commune de la communauté internationale. Dans sa coopération avec l'Afrique, la Chine respecte et défend toujours les intérêts vitaux des pays et des peuples africains. Elle s'en tient à l'équité et réclame la justice pour l'Afrique. Attachée aux avantages mutuels et à la coopération gagnant-gagnant, la Chine soutient et aide de tout son cœur le continent africain pour réaliser la paix, la stabilité et le développement.

Le principe de l'unicité de la Chine constitue la condition préalable et la base politiques de l'établissement et du développement de relations de la Chine avec les pays africains ainsi que les organisations régionales de l'Afrique. Le gouvernement chinois apprécie l'attachement ferme des pays africains à ce principe, leur soutien à l'œuvre grandiose de la réunification de la Chine et leur engagement de ne pas développer de rapports ou échanges officiels avec Taiwan. La Chine tient à développer, sur la base des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, une coopération amicale tous azimuts avec les différents pays africains.

La Chine apprécie les efforts de la communauté internationale qui mène des actions constructives pour soutenir et aider l'Afrique dans sa quête de paix soutenue et de développement durables. Elle entend, sur la base du principe dit « l'Afrique propose, l'Afrique consent, et l'Afrique oriente », et avec une attitude active, ouverte et inclusive, renforcer sa coordination et sa coopération avec d'autres pays et les organisations régionales et internationales pour explorer les possibilités d'une coopération trilatérale ou multilatérale en Afrique et contribuer ainsi ensemble à la paix, à la stabilité et au développement du continent africain.


Partie III
Promouvoir le développement global de la coopération sino-africaine


I. Accroître la confiance politique mutuelle
1. Intensifier les échanges de haut niveau

Valoriser le rôle d'orientation politique des échanges de haut niveau, maintenir l'élan des visites croisées et du dialogue entre les dirigeants chinois et africains, renforcer la communication sur les relations bilatérales et les questions majeures d'intérêt commun, consolider l'amitié traditionnelle, accroître la confiance politique mutuelle, se témoigner compréhension et soutien sur les questions concernant les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de l'une comme de l'autre partie, défendre les intérêts communs, œuvrer ensemble pour le développement, approfondir la coopération, et fournir une garantie politique solide au développement des relations bilatérales et sino-africaines.

2. Renforcer les échanges d'expériences en matière de gouvernance
Respecter et soutenir les efforts de l'autre partie visant à explorer une voie de développement et un système politique adaptés à ses conditions nationales et à les améliorer.
La partie chinoise est prête à engager activement des échanges d'expériences multiformes avec les pays africains.
La Chine et les pays africains sont appelés à s'inspirer selon les principes des échanges sur un pied d'égalité, de l'enrichissement mutuel et du progrès en commun, de la civilisation et des pratiques de développement de l'autre partie, à renforcer les échanges d'expériences en matière de gouvernance en vue d'un développement partagé.

3. Perfectionner les mécanismes de consultations et de coopération intergouvernementaux
Mettre pleinement en valeur le rôle d'orientation et de coordination des mécanismes bilatéraux, tels que les consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères chinois et africains, les commissions conjointes (mixtes) sur la coopération économique et commerciale, les mécanismes de coopération économique et commerciale de haut niveau et les commissions mixtes technico-scientifiques, enrichir et améliorer davantage les mécanismes de dialogue et de consultations intergouvernementaux, afin de promouvoir le dialogue et la coopération entre les gouvernements chinois et africains.

4. Promouvoir les échanges entre les organes législatifs, les institutions consultatives, les partis politiques, les armées et les gouvernements locaux
Sur la base du respect mutuel, de l'approfondissement de la connaissance réciproque et du développement de la coopération, renforcer, aux différents niveaux et par divers canaux les échanges amicaux multiformes et tous azimuts entre l'Assemblée populaire nationale de Chine, d'une part, et les parlements des pays africains et le Parlement panafricain, de l'autre part, et enrichir sans cesse le partenariat de coopération stratégique global sino-africain.

Élargir et renforcer les échanges entre la Conférence consultative politique du Peuple chinois, d'une part, et les parlements des pays africains, le Parlement panafricain, le Conseil économique, social et culturel de l'Union africaine et les Conseils économique et social des pays africains, de l'autre part.

Le Parti communiste chinois souhaite, sur la base de l'indépendance, de l'égalité, du respect mutuel et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, élargir et approfondir ses échanges et sa coopération sous diverses formes avec les partis et organisations politiques amis des pays africains. Chercher activement à établir de nouvelles plates-formes d'échanges et de dialogue collectifs, accroître la connaissance mutuelle et l'amitié, approfondir les échanges d'expériences en matière de gouvernance, renforcer la connaissance et la compréhension du système et des principes de la gouvernance de l'autre partie et s'inspirer mutuellement afin d'améliorer les capacités de gouvernance respectives et de promouvoir le développement des relations entre les États.

Maintenir l'élan des visites croisées des responsables des armées des deux parties, renforcer le dialogue en matière de politique et élargir les échanges entre les jeunes officiers.

Soutenir l'établissement de davantage de jumelages entre les collectivités locales chinoises et africaines, intensifier leurs liens et promouvoir leurs échanges et coopération dans les domaines du développement local et de la gouvernance.

II. Approfondir la coopération dans les affaires internationales
Renforcer encore davantage les échanges et la coopération entre la Chine et l'Afrique
au sein des institutions internationales comme les Nations Unies et dans d'autres enceintes internationales, maintenir la communication et la coordination sur les grandes questions internationales et régionales, se témoigner compréhension et soutien sur les questions majeures touchant à la souveraineté d'État, à l'intégralité territoriale, à la dignité nationale et aux intérêts du développement de l'une comme de l'autre partie et défendre les intérêts communs des deux parties et de tous les pays en développement.

Préserver ensemble l'ordre et le système internationaux centrés sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies. La Chine soutient fermement l'accroissement de la représentation et de la voix au chapitre des pays en développement dans le système de gouvernance mondiale. Elle soutient une réforme globale des Nations Unies, préconise d'augmenter en priorité la représentation et la voix au chapitre des pays africains au Conseil de sécurité des Nations Unies et dans les autres organes onusiens, afin de corriger l'injustice historique faite à l'Afrique. Œuvrer ensemble à la préservation des buts principes de la Charte des Nations Unies, défendre effectivement l'équité et la justice internationales, et faire évoluer l'ordre international dans un sens plus juste et plus rationnel.

Appeler la communauté internationale à continuer à promouvoir la réforme de la gouvernance économique mondiale, notamment à concrétiser rapidement les engagements en matière de réforme des quotes-parts du Fonds monétaire international, à accroître la représentation et la voix au chapitre des marchés émergents et des pays en développement. Appeler le G20 à renforcer le dialogue avec l'Afrique et à soutenir la participation de l'Afrique aux affaires du G20.

Promouvoir ensemble la solidarité au sein de la communauté internationale et le partage des droits et devoirs, appliquer l'Agenda 2030 du développement durable adopté par le Sommet des Nations Unies sur le développement durable, renforcer les capacités de développement de chaque pays, améliorer l'environnement international de développement, optimiser le partenariat pour le développement, perfectionner les mécanismes de coordination pour le développement, s'efforcer de réaliser un développement équilibré et durable et une croissance inclusive, tracer ensemble une voie de développement équitable, ouvert, global et innovant, réaliser le développement en commun, et accroître les intérêts communs de l'humanité. Continuer à respecter et faire rayonner les principes de l'égalité, de la confiance réciproque, des avantages mutuels, du gagnant-gagnant, de la solidarité et de la coopération, en vue de promouvoir, dans le nouveau contexte, la coopération Sud-Sud à un niveau plus élevé, dans des domaines plus vastes et à une plus grande échelle.

Réaffirmer la place fondamentale de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dans la lutte internationale contre le changement climatique, l'attachement à la préservation commune de l'unité des pays en développement, aux principes et dispositions énoncés dans la CCNUCC et le Protocole de Kyoto, notamment aux principes de l'équité, des « responsabilités communes mais différenciées » et des capacités respectives, promouvoir l'établissement d'un système de gouvernance climatique mondial rationnel, coopératif et mutuellement bénéfique et l'application intégrale, efficace et durable de la CCNUCC. Prendre note des progrès obtenus dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique, se mettre d'accord pour défendre ensemble les intérêts des pays en développement et promouvoir l'application intégrale et efficace de la Convention.

III. Approfondir la coopération économique et commerciale
1. Appuyer l'industrialisation de l'Afrique

Faire du soutien prioritaire à l'industrialisation de l'Afrique un point d'attaque et un point d'appui de la coopération sino-africaine dans la nouvelle époque, valoriser le rôle moteur et d'entraînement du déploiement de la synergie industrielle et de la coopération en matière de capacités de production, favoriser l'accélération du processus d'industrialisation en Afrique, de sorte à jeter une base solide pour la réalisation de l'indépendance économique et le développement autonome et durable de l'Afrique.

Soutenir activement les efforts des pays africains visant à améliorer, en tenant compte de leurs conditions nationales, de leurs besoins en matière de développement ainsi que des règles internationales applicables, l'environnement matériel et immatériel d'investissement et de développement, à perfectionner le cadre juridique et les services publics en vue de l'introduction et de la promotion des investissements étrangers, et à résoudre les deux goulots d'étranglement de développement, à savoir le retard dans les infrastructures et le manque de personnes qualifiées, ce pour promouvoir de manière active et ordonnée, la synergie industrielle entre la Chine et l'Afrique et leur coopération en matière de capacités de production, donner l'impulsion au processus d'industrialisation et de diversification économique de l'Afrique, élever le niveau de production, de vie et d'emploi dans les pays africains.
Soutenir l'établissement par les pays africains de zones économiques spéciales, de parcs industriels et de technopôles, et leurs efforts de construire des « nids » pour attirer des « phénix ».
Orienter, et appuyer les efforts des entreprises chinoises visant à construire ensemble des zones de coopération économique et commerciale, à en faire une plate-forme importante de coopération en matière de capacité de production pour amener davantage d'entreprises chinoises à investir en Afrique, à créer des bases de production et de transformation en Afrique et à réaliser une exploration locale de leurs activités, à contribuer à la création d'emplois locaux, aux recettes fiscales et au revenu en devises du pays d'accueil, et à promouvoir le transfert d'activités industrielles et de technologies.

S'en tenir aux principes dits « avoir en vue la justice et les bénéfices, mener une coopération gagnant-gagnant, réaliser une ouverture inclusive, et opérer selon la loi du marché », créer en priorité dans des pays africains ayant des conditions requises des zones pilotes de coopération sino-africaine en matière de capacités de production.

Mettre pleinement en valeur le rôle d'orientation, de coordination, d'administration et de service des gouvernements chinois et africains, renforcer les échanges d'expériences en matière de gestion macroéconomique, innover les mécanismes de coopération dans les domaines de la protection des investissements, de la finance, de la fiscalité, des douanes, des visas, de l'immigration et des échanges de personnel policier, aider les pays africains à renforcer leurs capacités d'application de la loi et à améliorer leur administration et leur prestation de services.
Travailler ensemble pour réaliser des récoltes précoces dans la coopération en matière de capacités de production, accumuler des expériences de développement et de coopération, valoriser le rôle de démonstration et d'orientation de cette coopération, pour promouvoir et entraîner le développement de la coopération avec les autres pays africains.

2. Aider à la modernisation agricole de l'Afrique
Faire de l'appui à la modernisation agricole en Afrique un axe prioritaire de la coopération chinoise avec l'Afrique dans la nouvelle époque, augmenter effectivement les investissements et élargir la coopération pour aider les pays africains à résoudre surtout le problème de développement des industries de base qui concernent les intérêts vitaux du pays et de la population et l'indépendance économique de la nation.

La Chine est prête à partager ses expériences et ses technologies en matière de développement agricole avec les pays africains, à soutenir leurs efforts visant à améliorer les technologies agricoles, la production et la transformation des produits agricoles, de l'élevage et de la pêche, à favoriser la construction de chaînes industrielles dans le secteur agricole, renforcer leurs propres capacités de production céréalière, et à promouvoir la sécurité alimentaire, à augmenter la compétitivité internationale du secteur cotonnier et d'autres secteurs d'excellence traditionnelle, à accroître le revenu et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs.
Perfectionner et poursuivre les projets de démonstration de techniques agricoles, monter des projets pilotes pour une agriculture de qualité et à haut rendement, intensifier la R&D concernant les semences pour leur généralisation, envoyer des groupes d'agronomes de haut niveau et des groupes d'enseignants spécialisés dans la formation professionnelle agricole et amplifier l'ampleur et l'efficacité des formations sur la gestion et les techniques agricoles.
Établir et perfectionner les mécanismes de coopération agricole bilatérale, valoriser les atouts et les rôles respectifs des deux parties, renforcer la supervision et l'évaluation des projets, et accroître la qualité et le niveau de la coopération.
Encourager et promouvoir le commerce des produits agricoles entre la Chine et l'Afrique.
Encourager et soutenir les entreprises chinoises pour qu'elles engagent des coopérations d'investissement dans les domaines de la culture, du stockage des céréales, de l'élevage, de la pêche et de la transformation des produits agricoles, et contribuer à l'augmentation d'emploi locaux, de la valeur ajoutée des produits et des revenus en devises et à la modernisation agricole en Afrique. Aider les pays africains à généraliser les techniques d'irrigation, à valoriser les ressources en eau et à renforcer leurs capacités de lutte contre les inondations et la sécheresse.

3. Participer de manière globale à la construction d'infrastructures en Afrique
Encourager et appuyer les entreprises et les institutions financières chinoises dans une participation élargie à la construction d'infrastructures africaines, mettre pleinement en valeur le rôle des dispositifs financiers à vocation politique et innover les modèles d'investissement et de financement. S'en tenir au principe dit de « se baser sur le rôle du marché, combiner le plan général et les points particuliers, et veiller à la rentabilité »,encourager et soutenir les entreprises chinoises pour qu'elles participent sous différentes formes à la construction d'infrastructures en Afrique, telles que chemins de fer, routes, télécommunications, électricité, aviation régionale, ports, exploitation et protection des ressources en eau et ouvrages hydrauliques, et prennent part à l'investissement, à l'opération et à la gestion des projets. Encourager les deux Parties à développer la coopération dans les domaines de la planification et la conception des projets, des travaux de construction, des normes techniques, de la supervision des travaux, des grands équipements, de la gestion et de l'opération.

Assurer toujours que la construction d'infrastructures soit en phase avec le développement industriel, privilégier les rendements de production d'échelle et intensive, et accorder un soutien prioritaire à la construction d'infrastructures d'accompagnement des zones économiques spéciales, des parcs industriels et des parcs technico-scientifiques, afin de créer des conditions favorables au développement des industries africaines et à la coopération sino-africaineen matière de capacités de production. Travailler activement pour promouvoir l'interconnexion des infrastructures transnationales et transrégionales dans le but de promouvoir le processus de l'intégration de l'Afrique.


4. Renforcer la coopération financière sino-africaine

Faire pleinement jouer le rôle des plates-formes d'investissement et de financement, telles que le crédit préférentiel et les autres dispositifs financiers à vocation politique, le Fonds de Développement sino-africain, le Crédit spécial pour les petites et moyennes entreprises africaines, le Fonds « Africa Growing Together », le Fonds de coopération sino-africaine en matière de capacités de production et la nouvelle Banque de Développement des BRICS, et innover la coopération financière sino-africaine.

Soutenir les institutions financières chinoises dans leurs efforts de renforcer les échanges et d'explorer des possibilités de financement conjoint avec les pays et régions africains et les institutions financières et de développement internationales, et appuyer les initiatives des institutions financières chinoises et africaines de créer en collaboration des banques à capitaux mixtes selon les principes commerciaux.
Renforcer la coopération monétaire entre les banques centrales, développer des négociations sur l'extension des règlements transfrontaliers en monnaie nationale et des arrangements de Swap, et encourager les entreprises des deux Parties à faire le règlement en monnaie nationale dans le commerce et l'investissement.
Soutenir l'instauration réciproque d'institutions financières, et encourager le développement de l'assurance-financement. Renforcer la coordination entre la Chine et l'Afrique au sein des organisations et des mécanismes financiers internationaux, perfectionner et réformer le système financier international, et augmenter la représentation et le droit à la parole des pays en développement.

5. Promouvoir la facilitation du commerce et des investissements entre la Chine et l'Afrique
Faire entrer davantage de produits africains sur le marché chinois, et, compte tenu de l'avancement de l'échange de documents bilatéral, continuer d'appliquer le traitement de tarif zéro sur 97 % des produits taxables en provenance des pays les moins développés qui ont des relations diplomatiques avec la Chine.

Encourager les entreprises chinoises et africaines à s'appuyer sur les ports pour construire des centres régionaux de distribution et de vente en gros.
Renforcer le contrôle de la qualité des produits exportés vers l'Afrique et le développement des canaux de commercialisation, intensifier la coopération en matière de contrôle de la qualité et de quarantaine, et lutter ensemble contre les produits faux ou de mauvaise qualité dans les échanges commerciaux.

Promouvoir la coopération entre les douanes chinoises et africaines, renforcer les échanges d'informations, la reconnaissance mutuelle des autorités de surveillance et l'entraide en matière d'exécution de la loi, lutter ensemble contre la fraude commerciale, et créer un environnement commercial respectueux de la loi et propice.

Aider les pays africains à renforcer leurs capacités douanières et en matière de contrôle de la qualité et de quarantaine, les soutenir dans leurs efforts d'augmenter le niveau de facilitation commerciale, et accompagner le développement du commerce intra-africain. Soutenir la construction de zones de libre-échange et le processus d'intégration en Afrique, et discuter activement des possibilités de mettre en place des arrangements commerciaux institutionnels avec les pays et les organisations régionales africains.

Travailler, en fonction des besoins de l'Afrique et des atouts de la Chine et sur la base de l'égalité, des avantages mutuels et de la coopération gagnant-gagnant, pour promouvoir activement la qualité et l'efficacité de la coopération économique et commerciale sino-africaine, soutenir l'Afrique dans l'accélération de son processus de l'industrialisation et de la modernisation agricole, encourager et soutenir les entreprises chinoises dans une coopération élargie et optimisée avec l'Afrique en matière d'investissements dans les domaines industriel, agricole, énergétique et des infrastructures, et continuer de soutenir les projets conformes aux conditions requises, par l'octroi de prêts de nature préférentielle et d'assurances sur les crédits à l'exportation, en augmentant d'une manièreappropriée le degré de concessionnalité des crédits préférentiels.

6. Approfondir la coopération en matière de ressources naturelles et d'énergie
Conformément aux principes de la coopération gagnant-gagnant et du développement vert, bas carbone et durable, élargir et approfondir la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et l'Afrique dans les domaines des ressources naturelles et de l'énergie, aider les pays africains à renforcer les capacités de prospection, d'exploration et de transformation des ressources naturelles et des énergies, augmenter la valeur ajoutée des produits primaires, accroître l'emploi et les revenus en devises étrangères sur place, et transformer la dotation en ressources naturelles et en énergie en fruits du développement durable qui bénéficient à la population.

Innover les modes de coopération en matière de ressources naturelles et d'énergies, étendre la coopération sur l'ensemble de la chaîne industrielle dans le domaine de l'énergie et des mines. Soutenir la construction des réseaux électriques nationaux et régionaux en Afrique, promouvoir la coopération en matière de développement des énergies renouvelables telles que l'éolien, le solaire et l'hydroélectrique, ainsi que des énergies vertes et bas carbone, et favoriser l'exploitation et l'utilisation raisonnables des énergies renouvelables, au service de l'industrialisation de l'Afrique.

7. Étendre la coopération en matière d'économie maritime
Mettre pleinement en valeur les ressources maritimes abondantes et les potentiels de développement des pays africains concernés, les soutenir dans le renforcement de leurs capacités de la pêche au large, de l'aquiculture littorale, du traitement des produits maritimes, du transport maritime, de la construction navale, de la construction de ports et de zones industrielles portuaires, de la prospection et de l'exploitation des ressources pétrolières et gazière dans les eaux littorales et de la gestion de l'environnement maritime, ainsi que dans la multiplication des échanges d'expériences en matière de planification, de conception, de construction et d'opération, soutenir activement les entreprises chinoises et africaines dans le développement d'une coopération mutuellement bénéfique sous formes diverses, aider les pays africains à développer l'économie maritime en fonction de leurs conditions nationales, et former de nouveaux pôles de croissance pour l'économie africaine et la coopération sino-africaine, pour que les ressources maritimes abondantes de l'Afrique puissent mieux servir le développement national et le bien-être social.


Edité le 06-12-2015 à 20:04:23 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 06-12-2015 à 19:58:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Partie III - suite


IV. Renforcer la coopération Chine-Afrique en matière de développement
1. Continuer d'augmenter l'aide au développement de l'Afrique


En tant que le plus grand pays en développement, la Chine apporte depuis longtemps son aide aux pays africains dans la mesure de ses possibilités, et continuera de le faire. Chaque fois que la Chine a été frappée par des calamités naturelles d'ampleur, elle a aussi bénéficié de l'aide des pays africains dans les meilleurs délais.

La Chine entend continuer, dans l'esprit de la solidarité, fidèle à l'approche rejetant les pratiques d'assortir des conditions politiques, de s'ingérer dans les affaires intérieurs et d'imposer la loi, et en fonction de ses capacités financières et de son développement économique, à fournir des assistances d'urgence et nécessaires aux pays africains, compte tenu de leurs besoins pressants.
Elle veillera à accroître progressivement l'ampleur des aides, à en innover les modes, à en optimiser les conditions et à les concentrer notamment dans les domaines suivants : valorisation des ressources humaines, construction d'infrastructures, services médicaux, santé publique, agriculture, sécurité alimentaire, changement climatique, lutte contre la désertification, protection de la faune et de la flore sauvages et de l'environnement, et aide humanitaire, dans le but d'aider les pays africains à réduire la pauvreté, à améliorer les conditions de vie de leurs peuples, et à accroître leurs capacités d'auto-développement.
La Chine honorera attentivement ses engagements en matière d'annulation des dettes gouvernementales sans intérêts arrivant à l'échéance fin 2015 des pays les moins développés, des pays enclavés en développement et des petits pays insulaires en développement en Afrique.

2. Soutenir le développement des systèmes de santé publique et le renforcement des capacités en la matière en Afrique
Dresser le bilan général des enseignements tirés de la coopération sino-africaine dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola et le paludisme, approfondir et élargir la coopération entre les deux Parties sur le plan de la santé publique.
Intensifier les échanges d'informations concernant les politiques sur la santé publique, soutenir les pays africains dans leurs efforts pour développer les systèmes de prévention et de contrôle des maladies et renforcer les capacités en la matière, prendre une part active à la mise en place des centres africains de contrôle des maladies, aider les pays africains à améliorer leurs compétences technologiques en laboratoire, à entreprendre la formation des ressources humaines sanitaires, et aider notamment à prévenir et à contrôler les maladies chroniques non transmissibles, les maladies transmises par les insectes, ainsi que les maladies infectieuses évitables et les maladies émergentes telles que le paludisme, le choléra, la fièvre hémorragique à virus Ebola, le Sida et la tuberculose qui portent atteinte à la santé des peuples africains. Mettre en valeur les atouts de la Chine pour soutenir en priorité le renforcement des capacités vitales des pays africains en matière de quarantaine aux ports, la construction de points de surveillance des maladies infectieuses, le renforcement des soins médicaux pour femmes et enfants ainsi que le développement des services spéciaux au sein des établissements médicaux existants.
Continuer à soutenir la construction d'infrastructures sanitaires dans les pays africains. Continuer d'envoyer des équipes médicales en Afrique, de développer la coopération entre les hôpitaux des deux Parties, et de renforcer les échanges et la coopération en matière de médecine spécialisée et de médecine traditionnelle pour améliorer les services médicaux locaux.
Continuer à promouvoir la consultation médicale gratuite de courte durée telle que l'« Action lumière » destinée à soigner les patients atteints de cataracte. Multiplier les échanges et la coopération sectoriels entre les établissements médicaux et les départements de surveillance et de gestion des produits pharmaceutiques.
Soutenir la coopération avec l'OMS, l'Union africaine et d'autres organisations internationales et régionales, et encourager les entreprises pharmaceutiques chinoises à investir en Afrique, afin de baisser le coût des produits pharmaceutiques africains et d'en augmenter l'accessibilité.

3. Élargir la coopération en matière d'éducation et de valorisation des ressources humaines
Élargir la coopération éducationnelle sino-africaine, et soutenir énergiquement le développement de l'éducation en Afrique. Compte tenu des besoins des pays africains pour leur développement économique et social, accroître l'investissement à l'éducation et en augmenter l'efficacité pour les aider à former plus de personnel qualifié répondant à leur besoin d'urgence, notamment les enseignants et les professionnels médicaux. Renforcer les échanges et la coopération entre les services d'éducation et les établissements scolaires des deux Parties.

Continuer de mettre en œuvre le « Projet des Talents africains », augmenter progressivement le nombre des bourses gouvernementales accordées aux pays africains, et encourager les gouvernements locaux, les établissements d'enseignement supérieur, les entreprises et les groupements sociaux à créer des bourses en vue d'inviter davantage de jeunes Africains à faire leurs études en Chine et à jouer un rôle plus important dans la coopération pragmatique Chine-Afrique.

Appeler plus d'établissements d'enseignement supérieur des deux Parties à nouer un partenariat de coopération, soutenir les échanges entre des enseignants et des étudiants, et travailler pour que le programme « Plan de coopération entre les universités chinoises et africaines 20+20 » donne des fruits plus abondants. Développer en parallèle les recherches et la mise en application des fruits de recherches, élargir la coopération sur les plans de la formation des enseignants et de l'enseignement professionnel et technique, et étendre les voies de valorisation des ressources humaines.

4.Partager et vulgariser les expériences en matière de réduction de la pauvreté
La pauvreté est un défi commun auquel la Chine et l'Afrique se trouvent confrontées
.

La Chine tiendra avec tout le sérieux qui s'impose ses engagements envers la communauté internationale pour appuyer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030.
ettre activement en œuvre le Programme de renforcement de la coopération entre la Chine et l'Union africaine sur la réduction de la pauvreté, renforcer la coopération sino-africaine dans le domaine de la réduction de la pauvreté, mettre en valeur le Centre international de réduction de la pauvreté en Chine conjointement établi par celle-ci et les Nation Unies et d'autres plates-formes internationales d'échanges de ce genre, encourager et soutenir les gouvernements, les institutions académiques, les entreprises et les organisations non gouvernementales des deux parties à mener des échanges d'expériences et la coopération pragmatique en la matière sous diverses formes. Partager avec les pays africains les expériences réussies que la Chine a acquises en réduisant de manière importante la pauvreté à travers l'assistance aux déshérités et la mise en valeur de ses zones rurales, et intensifier la coopération des projets pilotes de manière à accroître la capacité autonome de réduction de la pauvreté et de développement des pays africains.

5. Renforcer la coopération technico-scientifique et le partage du savoir
Continuer de promouvoir la mise en œuvre du Projet de partenariat scientifique sino-africain, encourager les échanges et la coopération des deux parties sur l'agriculture, les ressources en eau, les énergies, l'aéronautique, l'astronautique, les télécommunications, la protection de l'environnement, la lutte contre la désertification et la santé.
Soutenir les pays africains dans leurs efforts pour renforcer leurs capacités scientifiques, créer en commun dans les domaines clés des laboratoires conjoints, des centres de recherches conjoints ou des parcs technologiques, continuer de financer les jeunes scientifiques éminents africains pour venir effectuer des recherches scientifiques à court terme en Chine, renforcer la formation pour les politiques et les technologies applicables, et mettre en place de concert des bases de démonstration et d'application des technologies avancées applicables, dans le but de promouvoir activement la vulgarisation et la mise en application en Afrique des acquis scientifiques et des techniques avancées appropriées de la Chine.


6. Intensifier la collaboration pour les plans de lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement

Développer énergiquement et consolider la coopération Chine-Afrique menée dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et d'autres mécanismes concernés, et promouvoir activement le développement des consultations, des échanges et de la coopération des projets concernés entre les deux parties dans le domaine de la lutte contre le changement climatique.
Explorer de nouveaux domaines de coopération, et approfondir la coopération pragmatique pour accroître en commun leurs capacités à y répondre.
Multiplier le dialogue politique concernant l'environnement afin de promouvoir la coordination et la coopération entre la Chine et l'Afrique dans le domaine de l'environnement bilatéral et multilatéral.
Intensifier la coopération sur l'enseignement, la formation des ressources humaines, et la démonstration sur l'aménagement global dans différents domaines, tels que la conservation écologique, la gestion de l'environnement, le contrôle et la prévention de la pollution, la protection de la biodiversité, la préservation des ressources en eau et la lutte contre la désertification, etc.

Promouvoir la coopération sur les capacités de production respectueuses de l'environnement et le transfert des techniques appropriées. Intensifier les échanges en matière de lois et règlements sur la protection de l'environnement, mener activement le dialogue et la coopération dans le domaine de la préservation de la faune et de la flore sauvages menacées d'extinction, multiplier les échanges d'informations, renforcer la capacité exécutive dans l'application de la loi, et réprimer énergiquement la criminalité transnationale organisée, et notamment la contrebande de la faune et de la flore sauvages menacées de disparition.
Renforcer la communication et coordonner leurs positions dans les affaires internationales telles que le respect de la Convention sur la diversité biologique et de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, pour contribuer en commun à la protection et l'utilisation durable de la faune et de la flore sauvages.


V. Approfondir et élargir les échanges et la coopération dans les domaines socio-culturels
1. Étendre les échanges et la coopération culturels et sportifs

Maintenir l'élan des contacts de haut niveau sur le plan culturel entre les deux parties, et mettre en œuvre les accords de coopération culturelle bilatérale ainsi que les projets d'exécution de ces accords. Encourager et soutenir l'enseignement du chinois dans les pays africains en continuant d'y créer les Instituts Confucius, et encourager et appuyer la mise en place réciproque des centres culturels dans l'une et l'autre partie. Soutenir l'organisation des activités pour célébrer l'« Année de la Chine » en Afrique et l'« Année de l'Afrique » en Chine. Enrichir les contenus des activités telles que « Chinese and African Cultures in Focus », le « Projet sino-africain d'échanges de visites de personnalités culturelles » et le « Plan de partenariat culturel sino-africain », accroître l'efficacité des échanges culturels, respecter la diversité culturelle de l'une et de l'autre partie afin de favoriser leur inclusion et prospérité commune sur le plan culturel et approfondir les connaissances et les liens d'amitié entre les deux peuples. Promouvoir les échanges institutionnels et humains en matière culturelle des deux parties et renforcer la formation des personnes de talent et la coopération dans le domaine de l'industrie culturelle.

Dans le respect des principes de mettre en exergue les points essentiels et d'agir dans la mesure de ses moyens, multiplier les échanges et la coopération pragmatique dans le domaine sportif avec les pays africains, et continuer de leur apporter une assistance favorable à leur développement sportif.

2. Élargir la coopération touristique
Continuer de faciliter le voyage des citoyens chinois et africains dans les pays et régions de l'autre partie en accordant des facilités pour les visas et d'autres services, soutenir l'organisation de manifestations de promotion touristique dans l'autre partie, et encourager les compagnies aériennes des deux parties à mettre en service davantage de lignes et de vols aériens reliant la Chine à l'Afrique pour multiplier les contacts personnels. La Chine se prononce favorable à la demande des pays africains qualifiés pour devenir « destinations touristiques des voyages organisés à l'étranger des citoyens chinois » et envisage d'en tenir compte activement.
Soutenir la coopération mutuellement bénéfique entre les entreprises chinoises et africaines dans la construction d'infrastructures touristiques pour améliorer et optimiser l'environnement touristique.


3. Étendre la coopération sur les médias, la radio et la télévision

Promouvoir énergiquement les échanges et la coopération sous diverses formes entre les médias des deux parties, créer activement les conditions nécessaires à cette fin, et donner à cet effet une orientation et des facilités.

Renforcer le dialogue et les consultations entre les services gouvernementaux compétents des deux parties, échanger des expériences sur l'approfondissement de la coopération médiatique, le renforcement de la gestion du cyberespace et les relations avec les organes de presse, et appuyer en priorité le renforcement des capacités des médias africains.
Appuyer une bonne mise en place du centre d'échanges des informations sino-africain, intensifier la diffusion d'informations et la présentation complète et objective sur les développements chinois et africain ainsi que les relations Chine-Afrique afin d'approfondir la connaissance et la compréhension mutuelles entre les deux peuples. Encourager les médias des deux parties à intensifier leur coopération en ce qui concerne les séminaires sur l'actualité, la formation du personnel, les échanges de contenus, les interviews et la production conjointes ainsi que les nouveaux médias. Multiplier les échanges technologiques et la coopération sectorielle dans les domaines de la radio et de la télévision, et encourager l'interconnexion entre les établissements de radio et de télévision chinois et africains.
Continuer de fournir les soutiens financiers et techniques ainsi que la formation du personnel qualifié aux pays africains en faveur de la numérisation de la diffusion de la radio et de la télévision, et encourager les entreprises chinoises et africaines à développer la coopération en joint-venture.

4. Encourager les échanges académiques et les contacts entre les think-tanks
Encourager les universités chinoises et africaines à mener des recherches conjointes pour accroître la force de la recherche académique sino-africaine. Mettre activement en œuvre le « Programme conjoint sino-africain d'échanges et de recherche » et le « Programme de partenariat 10+10 des think-tanks Chine-Afrique ».
Appuyer activement les échanges et la coopération entre les institutions académiques et les think-tanks des deux parties sous diverses formes comme projets de recherche, échanges académiques, séminaires et publication d'ouvrages.
Soutenir en priorité le développement des projets de recherche favorables à la coopération amicale sino-africaine et le partage des acquis dans divers domaines, tels que la gouvernance d'État, les voies de développement, la coopération en matière de capacités de production, la différence et la similitude en matière culturelle et juridique, etc.

5. Multiplier les échanges non gouvernementaux
Continuer de renforcer les échanges non gouvernementaux entre la Chine et l'Afrique pour promouvoir la communication au sein de l'opinion publique et la coopération en faveur du bien-être des peuples. Concrétiser l'Initiative sur les échanges et la coopération non gouvernementaux entre la Chine et l'Afrique, encourager la mise en œuvre de l'« Action pour l'amitié des peuples Chine-Afrique » et du « Programme de partenariat pour l'amitié des peuples Chine-Afrique», et soutenir le développement des échanges amicaux et des activités d'intérêt public sous diverses formes par les organisations non gouvernementales et les groupements sociaux.

Promouvoir énergiquement l'élan des échanges entre les jeunes de Chine et d'Afrique. Faire progresser les échanges des deux parties au niveau des services gouvernementaux chargés des affaires des jeunes et des sections de la jeunesse des partis politiques, et multiplier les contacts entre les jeunes de talent dans différents milieux de la société des deux parties. Inciter les jeunes volontaires chinois, tout en leur offrant des conseils, à travailler en Afrique pour lutter contre la pauvreté et contribuer au développement de l'éducation.

Continuer de renforcer les échanges et la coopération entre les deux parties en matière d'égalité des sexes, approfondir davantage les échanges des institutions et des organisations de femmes, renforcer le dialogue de haut niveau sur les questions des femmes, maintenir une bonne coopération sur les affaires multilatérales des femmes, et promouvoir en commun le développement de la cause des femmes chinoises et africaines. Continuer d'apporter son assistance nécessaire aux pays africains dans les domaines des femmes et des enfants, et renforcer la coopération sur la formation professionnelle qualifiante en la matière.

Mener des échanges sur le système de services en faveur des personnes handicapées et sur les politiques relatives à la sécurité sociale. Renforcer la coopération dans les domaines de la rééducation, de l'éducation, de l'em

Intensifier les échanges et la coopération amicale entreles syndicats des deux parties.

VI. Promouvoir la paix et la sécurité en Afrique
1. Soutenir la réalisation de la paix et de la sécurité en Afrique

Soutenir les pays africains dans leurs efforts visant à résoudre leurs problèmes de manière indépendante et à l'africaine. Jouer un rôle constructif dans le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité de l'Afrique, selon les principes du plein respect de la volonté africaines, de la non-ingérence dans les affaires intérieures et du respect strict des règles fondamentales régissant les relations internationales, explorer activement les voies et moyens aux caractéristiques chinoises permettant de participer de manière constructive au règlement des questions d'actualité brûlante de l'Afrique, afin d'exercer une influence particulière sur la paix et la sécurité du continent africain et d'y apporter une plus grande contribution. Continuer de mettre en valeur le rôle du représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines.

Renforcer le dialogue et les consultations avec les organisations régionales africaines et les pays africains sur les affaires liées à la paix et à la sécurité, respecter le principe de la paix par et pour le développement, et concrétiser efficacement leur consensus sur la sécurité commune, coopérative, intégrée et durable.
Appuyer les efforts des pays africains, de l'Union africaine et des organisations sous-régionales pour renforcer leur capacité à maintenir la paix et la stabilité de l'Afrique.
Concrétiser l'« Initiative du partenariat de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité », et continuer d'offrir son soutien, dans la mesure de ses possibilités, à la formation du mécanisme de sécurité collective en Afrique, comme notamment l'armée africaine permanente et la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises.

Défendre l'équité et réclamer la justice à l'ONU et dans les autres enceintes multilatérales, et préserver les intérêts communs des pays africains et de l'ensemble des pays en développement. Attacher un grand prix au rôle essentiel de l'ONU dans le maintien de la paix et de la stabilité de l'Afrique, tout en offrant son soutien. Continuer d'appuyer les efforts de l'ONU pour maintenir et construire la paix en Afrique, et d'y prendre une part plus active.

2. Approfondir la coopération militaire
Renforcer davantage les échanges et la coopération militaires entre la Chine et l'Afrique, approfondir la coopération dans le domaine des technologies militaires, et mener activement des entraînements militaires conjoints. Élargir, en fonction des besoins de l'Afrique, l'ampleur de la formation du personnel militaire des pays africains, tout en renouvelant les modèles de formation. Continuer de soutenir les pays africains dans leurs efforts de renforcement de la défense nationale et des capacités du maintien de la stabilité afin qu'ils puissent s'assurer de leur propre sécurité et préserver la paix régionale.

3. Soutenir l'effort africain contre les menaces non conventionnelles à la sécurité
Intensifier les échanges d'informations et la coopération en matière de renforcement des capacités pour améliorer en commun la capacité à faire face aux menaces non conventionnelles à la sécurité. Appuyer les efforts de la communauté internationale contre la piraterie, continuer d'envoyer des navires pour participer aux opérations de maintien de la sécurité du transport maritime international dans le golfe d'Aden et au large de la Somalie, et soutenir activement les efforts des pays africains visant à maintenir la sécurité du transport maritime dans le golfe de Guinée.

Appuyer les efforts des pays africains et des organisations régionales pour améliorer leurs capacités de lutter contre le terrorisme, et accompagner les pays africains dans leurs efforts de développement économique, afin d'éradiquer le terreau du terrorisme, de préserver la paix et la stabilité régionales et de promouvoir la paix et le développement durables en Afrique. Renforcer les échanges et la coopération avec l'Union africaine et les pays clés en matière de lutte contre le terrorisme.

VII. Renforcer les échanges et la coopération sur les plans consulaire, judiciaire, policier et dans le domaine de l'immigration

Appuyer activement la prise des dispositions institutionnelles en faveur de la mobilité humaine sino-africaine pour assurer l'élargissement de la coopération amicale et mutuellement avantageuse et le bon déroulement des échanges humains entre les deux parties.

Mettre en place de manière ordonnée de nouveaux organismes consulaires dans l'une et l'autre partie. Multiplier les consultations consulaires avec les pays africains pour engager des discussions amicales sur les questions à régler d'urgence ou d'autres questions d'intérêt commun dans les relations consulaires bilatérales ou multilatérales. Intensifier les échanges et la coopération de la Chine avec les pays africains au niveau des services d'immigration dans le domaine de la lutte contre l'immigration clandestine, et appuyer le renforcement des capacités des pays africains en matière d'application de la loi sur l'immigration.

Renforcer les échanges et la coopération des deux parties au niveau des services judiciaires et policiers, s'inspirer mutuellement dans l'action législative et la réforme judiciaire, appuyer l'Afrique dans ses efforts pour le renforcement des capacités à combattre la violence, à maintenir la stabilité et à appliquer les lois, et adopter des mesures effectives et efficaces pour assurer la sécurité, les droits et intérêts légitimes des ressortissants et des institutions de l'autre partie sur son sol.


Intensifier la coopération entre les deux parties quant à l'entraide judiciaire, à l'extradition et au rapatriement des criminels présumés. Élargir leur coopération dans la conclusion des accords liés à l'assistance judiciaire, la lutte contre la criminalité, la poursuite des criminels en fuite et le recouvrement des biens mal acquis. Combattre ensemble la criminalité transnationale pour assurer le bon déroulement des échanges économiques, commerciaux et humains entre les deux parties et les droits et intérêts légitimes de part et d'autre. Renforcer les échanges et la coopération entre la Chine et l'Afrique dans les domaines de la gestion des prisons, des services correctionnels communautaires, de la réadaptation des toxicomanes et du transfèrement des personnes condamnées.


Partie IV
Construction du mécanisme du Forum sur la Coopération sino-africaine et ses actions de suivi

Créé en 2000, le FCSA, grâce aux efforts conjugués des deux parties, est d'ores et déjà une plate-forme importante de dialogue collectif entre la Chine et l'Afrique et un mécanisme efficace pour promouvoir leur coopération pragmatique. Au cours des quinze dernières années, le Sommet de Beijing et cinq éditions de conférence ministérielle du FCSA ont eu lieu et permis d'élaborer de nombreux importants documents-programmes de coopération et d'impulser la mise en œuvre d'une série de mesures majeures en faveur du développement africain et de l'approfondissement de la coopération sino-africaine amicale et mutuellement avantageuse. Des résultats fructueux ont été obtenus.
À travers les mécanismes de dialogue d'égal à égal dans le cadre du FCSA tels que la conférence ministérielle, les consultations politiques des Ministres des Affaires étrangères en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, la réunion de hauts fonctionnaires, ainsi que les consultations entre le secrétariat du Comité de Suivi chinois du FCSA et le Corps diplomatique africain en Chine, les deux parties ont mené activement le dialogue pour accroître la compréhension mutuelle et la confiance politique mutuelle.
Le FCSA a fourni une plate-forme de coopération pragmatique tous azimuts, donnant une impulsion à la croissance fulgurante des échanges commerciaux et des investissements réciproques sino-africains et favorisant le gagnant-gagnant et le développement commun de la Chine et de l'Afrique.
Le FCSA a contribué à resserrer les échanges humains et les liens d'amitié non gouvernementaux sino-africains avec la multiplication des contacts de différents milieux et à consolider et à élargir la base populaire de l'amitié sino-africaine. Le FCSA a permis de renforcer la communication et la collaboration entre la Chine et l'Afrique sur le plan international, en vue de défendre les intérêts communs des deux parties et de l'ensemble des pays en développement.

La Chine entend travailler avec l'Afrique pour renforcer davantage la construction du mécanisme du FCSA, élargir les domaines et les canaux de coopération, enrichir le contenu de leur coopération, promouvoir la mise en place et l'amélioration des sous-forums sur l'industrialisation, la modernisation agricole, la construction d'infrastructures, la valorisation des ressources humaines, la coopération en matière de capacités de production, la finance, les sciences et technologies, l'éducation, la culture, la santé, la réduction de la pauvreté, la législation, les gouvernements locaux, les jeunes, les femmes, les peuples, les think-tanks et les médias, etc., et approfondir la coopération dans lesdits domaines, pour que la coopération sino-africaine dans le cadre du FCSA devienne plus pragmatique et efficace, et porte plus de fruits tangibles pour le grand bénéfice des peuples chinois et africains.

Partie V
Relations entre la Chine et les organisations régionales africaines

La Chine accorde une grande importance et apporte un soutien ferme au rôle directeur que joue l'Union africaine dans la promotion d'une Afrique unie et forte et de l'intégration africaine, à son rôle pilier dans la préservation de la paix et de la sécurité africaines, et à son rôle croissant dans les affaires régionales et internationales. Elle salue et soutient l'adoption et la mise en œuvre de l'Agenda 2063 et de son premier plan décennal par l'Union africaine.
En 2014, la Chine a ouvert une mission diplomatique permanente auprès de l'Union africaine, marquant l'entrée dans une nouvelle phase de leurs relations. La Chine entend intensifier davantage ses échanges de haut niveau avec l'Union africaine, mettre pleinement en valeur le rôle du mécanisme de dialogue stratégique Chine-UA, renforcer le dialogue politique et la confiance politique mutuelle, et promouvoir la coopération des deux parties dans les domaines tels que la planification du développement, le partage des expériences en matière de réduction de la pauvreté, la santé publique, la paix et la sécurité, et les affaires internationales.

La Chine salue le rôle actif des organisations sous-régionales africaines dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans la sous-région. Elle entend intensifier ses échanges et sa coopération d'amitié avec ces organisations, et soutient leurs efforts de renforcement des capacités.

La Chine entend établir et améliorer divers mécanismes de dialogue et de coopération avec l'Union africaine et les organisations sous-régionales africaines, et intensifier sa coopération avec l'Afrique au niveau régional et sous-régional dans les domaines politique, économique, commercial, humain, et autres.


Edité le 06-12-2015 à 20:02:15 par Xuan




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   Posté le 14-03-2016 à 08:23:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine-Afrique: Le long compagnonnage, Par Babou SAKHO


Par: Mangoné KA sur Senego 13 Mar, 2016 à 14:21



La venue de la Chine dans le continent africain est perçue par certains comme une forme de recolonisation notamment par les partenaires traditionnels mais bons nombre de dirigeants africains la considèrent malgré tout comme avantageuse car la Chine justement, est vierge de tout passé colonial en Afrique et n’hésite pas d’ailleurs à en faire un argument majeur dans son opération séduction en direction du continent. Non-ingérence, anti-impérialisme, coopération Sud-Sud, pacifisme, Co-émergence, solidarité, sont justement les piliers de la rhétorique officielle chinoise en Afrique.

En effet, les dirigeants africains ont longtemps subi des pressions de la part de ces partenaires traditionnels ou classiques avec des politiques d’ajustement structurel dont l’Afrique continue toujours de subir les conséquences sous forme de contre-coups politiques économiques et sociaux.

L’empire du milieu partage avec le continent africain comme tant d’autres pays du monde «une histoire multiséculaire», de relations amicales et l’expérience «malheureuse »de la colonisation.

Mais notons que Pékin interprète souvent les expéditions africaines de l’amiral Zheng He en 1417 et 1431 (dynastie Ming) comme point de départ d’une relation cordiale et stable entre elle et l’Afrique, mais qui a connu une interruption suite à la mort du célèbre amiral Zheng He en 1533 avant de reprendre en 1949 coïncidant avec la création de la République Populaire de Chine.

Dans les premières périodes 1949-1977, la coopération était plus idéologique marquée par des programmes de coopération économique avec les «front line state». Cela s’est traduit par des projets comme la construction du fameux chemin de fer reliant la Zambie et la côte tanzanienne afin d’éviter l’isolement économique de ce pays dû à ces frontières avec la Rhodésie et l’Afrique du sud, mais aussi une aide très diversifiée de la Chine auprès des pays Africains socialistes.

De 1978-1994: marquée par des reformes internes initiés par Deng Xiao Ping en vue de promouvoir une économie de marché ce qui a provoqué l’abandon de l’approche idéologique

A partir de 1995, on note l’accroissement rapide des échanges commerciaux avec le continent.

Au début des années 1950 le République Populaire de Chine ambitionne de soutenir l’Afrique dans le processus de décolonisation et aspire même à former un «front uni» avec les peuples africains, asiatiques et sud américains pour lutter contre la colonisation.

La conférence de Bandoeng en 1955 dans l’île de Java en Indonésie qui a regroupé six pays de l’Asie (Birmanie, Ceylan, Chine, Indonésie, Inde et Pakistan) lui a offert l’occasion de tisser des liens avec le continent africain tout au moins avec les états indépendants. Ainsi les premiers contacts officiels bilatéraux sont pris aussitôt après, d’abord avec l’Egypte en 1956 puis avec quatre autres pays nouvellement indépendants Algérie, Maroc, Soudan et Guinée.

La Chine à longtemps défendu l’Afrique, elle avait d’ailleurs marqué sa sympathie et sa solidarité à l’Egypte nassérienne au cours de son bras de fer avec la coalition franco- britannique suite à la nationalisation du canal de suez en 1956 mais aussi elle avait appelé à une décolonisation totale de l’Afrique lors de la conférence de Belgrade en septembre 1961.

En voulant montrer son attachement envers le continent africain la Chine et l’URSS ont coopéré pour mener l’Afrique à la révolution mais leurs ambitions divergeaient car la stratégie extérieure de l’URSS était d’abord la coexistence pacifique et le désarmement tandis que la Chine prenait la voix de soutien militaire et financier des mouvements de libération. Ainsi à la fin des années 60 sur 41 pays africains nouvellement indépendants, 19 entretenaient des relations officielles avec pékin contre 5, dix ans au paravent.

L’année 1971 marque la rentrée de la Chine au conseil de sécurité de l’Onu comme membre permanent au détriment de Taiwan grâce en particulier à l’appui des pays africains.

Sur les 76 votes obtenus à l’assemblée générale, 26 émanent de l’Afrique et c’est ce qui a poussé Mao Zedong à dire « si maintenant nous sommes entrés à l’ONU c’est que les frères pauvres d’Asie, et d’Afrique nous ont épaulés » .

Cette victoire conforte pékin dans sa politique africaine et de nouveaux états bénéficient ainsi de l’aide chinoise au cours des années 80 : Benin, Maurice, Madagascar, Nigeria, Rwanda, Togo, Tunisie, Zaïre, Sénégal, Haute Volta actuel Burkina faso et Cameroun.
En 2000, Pékin lance le premier « Forum sur la Coopération Chine-Afrique » (FOCCA), dont la vocation est d’œuvrer au rapprochement économique et politique avec ses partenaires africains

Mais en 2006, à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains, les autorités chinoises avaient dévoilé leurs orientations en matière de coopération, traduit dans un Livre blanc intitulé : «La politique de la Chine à l’égard de l’Afrique » lors du sommet à Pékin regroupant 41 chefs d’Etats et de gouvernement.
Ce sommet confirme la place centrale que tient désormais l’Afrique dans la stratégie extérieure du gouvernement chinois avec une batterie de mesures comme :

Ø Création d’un fonds de développement pour l’Afrique doté d’un budget de 5 milliards de dollars
Ø Annulation de la dette pour un montant de 1.4milliards de dollars qui concerne 31 pays
Ø Doublement de l’aide d’ici 2009

Lors du forum, onze entreprises chinoises ont signé 14 accords avec des pays africains pour une valeur totale de 1.9milliards de dollars. Ces accords ont porté sur des investissements dans les infrastructures, les communications, la technologie, l’équipement, l’énergie, les ressources, les finances et les assurances.

La plus grosse transaction d’une valeur de 938 million de dollars a été réalisée par le conglomérat public CITIC, pour l’acquisition et la construction d’une cimenterie au Cap Vert. Des accords de 55millions de dollars pour l’exploitation des mines sud africains, 230millions de dollars pour une autoroute au Nigeria et un projet de centrale électrique de 400megawatts à Bui au Ghana 622millions de dollars ont été également signés.
En somme la Chine accorde une grande importance au développement de ses relations amicales avec tous les pays africains, relations fondées principalement sur la non ingérence dans les affaires intérieures des pays africains qui est parfaitement contraire aux démarches des partenaires traditionnels occidentaux.

L’Afrique est aussi devenue pour la Chine un continent rempli d’opportunités que de difficultés autrement dit les Etats africains ne gagnent peut être pas autant à coopérer avec la chine qu’ils n’y perdent ce que disait le premier ministre WEN JIABAO sous l’ère Hu Jintao

(2003-2013) : « l’Afrique et la Chine ont ouvert ensemble un partenariat stratégique de type nouveau dont les caractéristiques fondamentales sont l’égalité et la confiance réciproque sur le plan politique, une coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et des échanges bénéfiques sur le plan culturel» .

Qu’ils soient grands ou petits, riches ou pauvres, puissants ou faibles, riches en ressources ou non , la Chine les traite sur un même pied d’égalité et prône activement une coopération pragmatique mutuellement avantageuse . La Chine fait progresser les relations bilatérales de façon équilibrée et dans tous les domaines, en vue de créer le bonheur pour les peuples chinois et africain.

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