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 les relations sino-africaines

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Xuan
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Un nouveau modèle de coopération sino-africaine pour renforcer la capacité de production du continent



(Xinhua/Pan Siwei)

Par Chen Junxia

BEIJING, 4 mai (Xinhua) -- Autrefois tributaires de l'aide financière, les pays africains sont en train de forger un nouveau modèle de coopération économique avec la Chine, centré sur les investissements et les échanges commerciaux. Un modèle plus sain qui a des retombées positives pour les populations locales et donne un nouvel élan au développement des pays africains.

"Depuis le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) tenu à Johannesburg en décembre 2015, de plus en plus d'entreprises et d'instituts financiers chinois investissant ou offrant des services financiers en Afrique jouent à présent un rôle important dans la coopération économique sino-africaine" , explique Lin Songtian, directeur du département des Affaires africaines du ministère chinois des Affaires étrangères, dans une interview exclusive accordée à Xinhua.

Ainsi, la République du Congo est considérée comme un "pays exemplaire" de la coopération sino-africaine, les deux nations ayant collaboré de manière fructueuse dans des domaines tels que les zones économiques, la finance et l'industrie aéronautique.

Parmi les partenaires du Congo qui participent à la mise en place des zones économiques spéciales, la Chine a apporté une contribution inédite. Particulièrement intéressée par la zone économique spéciale de Pointe-Noire, capitale économique et plaque tournante du pétrole du pays, la China Overseas Infrastructure Development and Investment Corporation (COIDIC) y multiplie les missions, dont la dernière date du 7 avril dernier. Cette zone propose des activités aussi vastes et diversifiées que le raffinage des produits du pétrole, les produits chimiques, les métaux, l'industrie des produits alimentaires et des boissons, les minéraux non métalliques, le bois, le papier et ses produits dérivés, les produits en plastique, l'imprimerie et l'édition, l'installation et la réparation des machines, le tourisme, la recherche et les services financiers.

Lin Songtian y voit l'émergence d'une "zone économique moderne, à travers laquelle les pays africains verront la sincérité de la Chine" . Une vision positive que partage He Wenping, chercheuse à l'Académie chinoise des sciences sociales et spécialiste des questions africaines, qui estime pour sa part que "l'expérience fructueuse de la Chine permettra à Pointe-Noire de devenir une zone économique spéciale de premier plan en Afrique" .

Selon le ministre congolais des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault, il ne s'agit "ni d'un don, ni d'un prêt, mais d'un investissement direct ouvert à d'autres pays du monde" .

Dans le secteur aéronautique, le gouvernement congolais se tourne également de plus en plus vers les fabricants chinois, notamment la Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC), pour doter la compagnie nationale, Air Congo, de petits porteurs capables de desservir la dizaine d'aéroports de classe B construits à l'intérieur du pays. Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, le Congo va acquérir trois nouveaux aéronefs chinois de type ARJ21 capables de transporter 70 à 90 passagers.

Dans la finance, la Banque sino-congolaise pour l'Afrique (BSCA), sise à Brazzaville, s'était dotée d'un fonds de 220 millions de dollars américains en octobre 2016 et projetait d'ouvrir une succursale dans la ville de Pointe-Noire en 2017.

L'Ethiopie est un autre pays exemplaire de la coopération sino-africaine. La société chinoise Huajian, spécialisée dans la fabrication de chaussures haut de gamme, a commencé à construire en 2012 une usine de fabrication de chaussures à Addis Abeba. En 2016, l'atelier a fabriqué 2,7 millions de paires de chaussures en cuir et un million de paires de chaussures en toile, apportant ainsi des dizaines de millions de dollars à la réserve de devises éthiopienne.

Du mois d'avril 2015 jusqu'en août 2016, 189 projets ont été lancés par les entreprises chinoises en Ethiopie, qui ont apporté 50 millions de dollars à la réserve de devises éthiopienne au cours de cette même période.

Au Kenya, le chemin de fer reliant Nairobi à la ville côtière de Mombassa, symbole de la coopération sino-kenyane, sera inauguré au mois de juin. A l'ouest, la section Nairobi-Malaba, qui reliera la capitale kenyane à la frontière ougandaise, est encore en construction.

Plusieurs projets écologiques ont également été lancés dans le pays. Pour stimuler le secteur des énergies renouvelables et réduire les émissions de carbone, la Chine et le Kenya ont entamé ensemble la construction d'une centrale photovoltaïque de 50 mégawatts dans le comté de Garissa (nord-est) en septembre 2016.

Selon les chiffres communiqués par le ministre chinois des Affaires étrangères, les fonds privés représentent 85% des investissements chinois au Kenya, dont 31% concernent la production, 17% les infrastructures et 15% le commerce et les transports.

En Tanzanie et en Afrique du Sud, les investissements chinois constituent une source importante d'emplois. Aujourd'hui, les entreprises chinoises ont créé 170.000 emplois en Tanzanie, et 350.000 Tanzaniens supplémentaires travaillent dans le commerce avec la Chine. En Afrique du Sud, la compagnie automobile Beijing Automotive (BAIC Group) et la Société de développement industriel du pays ont créé en août 2016 une joint-venture automobile qui, avec un investissement de 800 millions de dollars américains, pourrait produire 100.000 voitures par an.

"Comme le président ougandais Yoweri Museveni l'a souligné, l'Afrique a besoin d'investissements, d'un accès aux marchés et de touristes étrangers, et pas seulement d'aides gouvernementales ou d'exportations de marchandises", indique Lin Songtian.

Selon lui, les investissements chinois en Afrique ont cumulé plus de 100 milliards de dollars américains jusqu'ici, dont 38 milliards de dollars d'investissements directs. Rien qu'en 2016, les investissements chinois hors finance ont atteint 3,3 milliards de dollars, soit une hausse de 14% par rapport à l'année précédente.


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A lire :

Boom des investissements chinois en Afrique

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A lire :
La Chine coopère avec la Gambie dans les secteurs des infrastructures, de l'agriculture et du tourisme - 2/8/2017

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Boom des investissements chinois en Afrique


Publié le 2017-06-08 à 10:00


Kenya : chemin de fer Nairobi-Mombasa
Un train roule sur le chemin de fer Nairobi-Mombasa, le 29 mai 2017. Cette ligne ferroviaire de 480 km de long reliant Mombasa, la plus grande ville portuaire du Kenya, à la capitale, Nairobi, a été officiellement mise en service le 31 mai 2017. (Xinhua/Pan Siwei)


BEIJING, 8 juin (Xinhua) -- Financée partiellement par le Fonds de développement Chine-Afrique (FDCA), l'usine de la société chinoise Hisense à Atlantis, en Afrique du Sud, produit chaque année 560.000 téléviseurs et 450.000 réfrigérateurs,créant ainsi dans ce pays 500 emplois directs et 2.000 emplois indirects. Un succès qui semble confirmer l'efficacité des investissements comme moyen de favoriser le développement en Chine et en Afrique du Sud, deux pays qui font encore face à d'immenses défis, y compris la lutte contre la pauvreté.

En plus des téléviseurs et des réfrigérateurs, les projets d'investissements chinois financés par le FDCA, premier fonds chinois destiné exclusivement aux investissements en Afrique, produisent également chaque année 11.000 camions, 300.000 climatiseurs et 1,6 million de tonnes de ciment, entre autres. Ainsi, ces investissements bénéficient à un million d'Africains et rapportent un milliard de dollars américains d'impôts aux pays bénéficiaires.

Le mois de juin marque le 10e anniversaire de la création du FDCA, l'une des mesures concrètes décidées lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) tenu à Beijing en 2006. Depuis sa création en juin 2007, le FDCA a permis de lancer 90 projets dans 36 pays africains, avec des promesses d'investissements de 4,4 milliards de dollars américains. Avec le soutien et l'accompagnement du FDCA, les entreprises chinoises ont réalisé plus de 20 milliards de dollars d'investissements en Afrique.

Les investissements liés au FDCA ne sont qu'un exemple des investissements chinois en Afrique. En effet, jusqu'ici, les investissements chinois en Afrique ont dépassé les 100 milliards de dollars. Selon le chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme de Chine, Ning Jizhe, plus de 3.100 entreprises chinoises ont lancé des projets en Afrique, confiait-il lors de la 2e édition du forum Investir en Afrique en septembre 2016.

Au Kenya, le chemin de fer reliant Nairobi à la ville côtière de Mombasa, symbole de la coopération sino-kenyane, vient d'être inauguré fin mai. En République du Congo, un nouveau barrage hydroélectrique, d'une puissance de 19,2 mégawatts (MW), a été inauguré le 29 mai dernier par le président Denis Sassou-Nguesso à Liouesso. Ces deux cas constituent de récents exemples de la coopération sino-africaine, centrée de plus en plus sur les investissements et les échanges commerciaux. Un modèle plus sain qui a des retombées positives pour les populations locales et donne un nouvel élan au développement des pays africains.

"Depuis le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) organisé à Johannesburg en décembre 2015, de plus en plus d'entreprises et d'instituts financiers chinois investissant ou offrant des services financiers en Afrique jouent à présent un rôle important dans la coopération économique sino-africaine" , explique Lin Songtian, directeur du département des Affaires africaines du ministère chinois des Affaires étrangères.

Lors du sommet de Johannesburg, le président chinois Xi Jinping a annoncé dix plans majeurs pour renforcer la coopération sino-africaine. Depuis, de plus en plus d'entreprises chinoises investissent en Afrique. Selon des chiffres publiés fin 2016 par le ministère chinois du Commerce, les investissements directs non financiers des entreprises chinoises en Afrique ont augmenté de 31% sur un an au cours des dix premiers mois de l'année, totalisant plus de 2,5 milliards de dollars. Grâce à leurs financements, beaucoup de projets d'infrastructures ont été réalisés, dont les chemins de fer Djibouti-Ethiopie, Abuja-Kaduna et Nairobi-Mombasa. En outre, des ports et aéroports sont également en construction en Ethiopie, au Congo et en Guinée-Bissau, ainsi que des centrales électriques en Ethiopie, au Niger et en République démocratique du Congo (RDC).

L'Union africaine a adopté l'Agenda 2063, qui trace la voie de développement et de transformation socio-économique du continent pour les 50 prochaines années. Au vu de l'incertitude de l'économie mondiale, l'augmentation des investissements traduit la confiance des entreprises chinoises dans le marché et le développement de l'Afrique. La Chine et l'Afrique peuvent donc coordonner leurs projets stratégiques pour se développer ensemble.

Encouragées par les perspectives prometteuses de la coopération économique sino-africaine, de plus en plus d'entreprises privées s'intéressent aux investissements en Afrique. Non seulement les géants chinois tels que Huawei, Lenovo, ZTE, Hisense, Gree et Haier gagnent du terrain sur le continent africain, où les produits de ces grandes marques sont appréciés par les populations locales, mais les PME chinoises y trouvent également leurs intérêts.

Les membres du Conseil du commerce Chine-Afrique, l'un des principaux organes visant à renforcer la coopération économique sino-africaine, qui regroupe 578 entreprises, dont la plupart sont des PME privées, ont investi dans 38 pays africains et font du commerce dans 51 pays africains. Ces entreprises emploient 107.000 personnes sur ce continent, dont 102.000 Africains.

Ainsi, China-Africa Cotton, une société fondée par FDCA et deux entreprises de coton basées à Qingdao (dans la province chinoise du Shandong), a investi plus de 60 millions de dollars au Malawi, au Mozambique, en Zambie et au Zimbabwe, qui lui ont permis d'offrir des formations et des aides financières à environ 200.000 familles d'agriculteurs africains tout en achetant le coton qu'elles produisaient.

"Le nombre d'entreprises privées et le montant des investissements qu'elles versent en Afrique augmentent simultanément. A l'avenir, de plus en plus d'entreprises privées chinoises investiront dans des domaines tels que la fabrication, l'industrie agro-alimentaire, le tourisme, l'hôtellerie, la santé, les équipements médicaux et l'éducation, qui seront appréciés par les Africains" , a commenté Wang Xiaoyong, secrétaire général du Conseil du commerce Chine-Afrique.

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La Chine s'apprête à construire un métro léger en Egypte


le Quotidien du Peuple en ligne -17.08.2017 15h18


Deux passagers locaux assis à la porte d'un train en partance du Caire, la capitale égyptienne.

Le groupe China Railway a annoncé la signature d'un accord pour la construction d'un réseau ferroviaire léger de 1,24 milliard de dollars en Egypte. Un programme qui devrait débuter dans les deux ou trois prochains mois, soit le premier projet chinois dans le pays.

La China Railway Eryuan Engineering, en tant que maître d'œuvre, a déclaré mercredi que ce réseau pourra transporter chaque jour jusqu'à 340 000 passagers et réduira d'environ 30% la circulation sur l'autoroute le Caire-Ismailia.

La ligne de tramway, d'une longueur de 66km et composée de 11 stations, se déplacera à une vitesse maximale de 120 km/h. Reliant la nouvelle capitale administrative aux districts les plus éloignés du grand Caire dont Al-Salam City, Ramadan 10 City, Obour City, Badr City et Shorouk City.

Ce projet permettra également de créer de nouveaux emplois dans le pays et favorisera le développement de l'industrie de la construction locale, a indiqué le ministre conseiller pour les affaires économiques de l'ambassade de Chine en Egypte
«Le groupe chinois est chargé de la technologie et du matériel, et le côté égyptien sera responsable de la construction, attachant une grande importance à ce chantier» .

Le gouvernement égyptien a pris la décision en 2015 de construire une nouvelle capitale administrative, à l'est du Caire, couvrant une superficie de 700 kilomètres carrés pour réduire la pression de logement et de transport de la métropole.

En 2016, le volume des échanges commerciaux bilatéral a représenté à 11,3 milliards de dollars, soit une baisse de 12% par rapport à 2015, faisant de l'Egypte le troisième partenaire commercial de la Chine en Afrique, d'après l'Administration générale des douanes.

Au cours de la même période, les exportations et les importations chinoises vers l'Egypte ont chuté respectivement de 9,92% et de 39,8%. Les marchandises exportées sont principalement des produits mécaniques et électriques, des véhicules, des accessoires ainsi que les produits en acier. Pour les importations, il s'agit surtout de pétrole brut, de pierres, lubrifiants, des agrumes et minerais.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)

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