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 La CC, l'URCF, les ML, un débat nécessaire

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sti
Grand classique (ou très bavard)
826 messages postés
   Posté le 15-11-2006 à 13:01:29   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Pas les opposer c'est sûr mais comme tu le fais remarquer à juste titre, "l'économisme" comme forme de la pensée politique de l'aristocratie ouvrière est un poison...
La nationnalisation est une revendication politique qui se comprend dans une pensée "économiste" de l'action pour le mieu vivre ...

L'économisme reste un trait commun du syndicaliste révolutionnaire à l'aristocrate ouvrier, le premier par défiance du champ politique qu'il lui est présenté (programme de réformes) et le second parce que ca lui permet d'être "le champion" de cette lutte par la spécialisation qu'il en fait et les intérêts qu'il en tire. (En sachant que je garde un profond respect pour le premier et que je ne supporte pas le second pour en fréquenter quelques uns ...)
C'est tout cela en même temps qui à fait écrire à Lenine que le syndicat c'est le réformisme dans le mouvement ouvrier car condamner à lui seul à ne jamais dépasser les "revendication du mieu vivre" et à enfanter "les revendications de SON mieu être" pour l'aristocratie ouvrière.
On ne préche pas dans le désert tant que l'on lutte avec le premier, militant honnête voué à la cause de sa classe. C'est quand l'on cautionne l'action du second que cela se complique

"L’aristocrate ouvrier ne diffusait pas son « ouvriérisme », il aspirait au contraire à échapper à sa condition d’ouvrier et à se rapprocher des catégories intermédiaires : cadres, intellectuels, etc."
C'était vrai hier et encore aujourd'hui avec des permanents qui sont les "petits bourgeois" du mouvement ouvrier.
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
12263 messages postés
   Posté le 15-11-2006 à 19:51:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

OK, je ne vais pas pinailler, simplement je veux dire que l'économisme est une forme particulière de l'opportunisme c'est-à-dire d'une ligne bourgeoise.
La lutte économique quant à elle ne doit pas être rejetée mais replacée dans la perspective de la révolution prolétarienne pour être autre chose que du trade unionisme effectivement.
Voilà pour préciser mon opinion.

Après cet intermède pas vraiment polémique sur l'aristocratie ouvrière je ne veux pas pourrir l'ambiance , mais j'aimerais qu'on revienne aux questions en suspens :
le PCMLF
la théorie des trois mondes.

Message édité le 15-11-2006 à 19:51:54 par Xuan


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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
sti
Grand classique (ou très bavard)
826 messages postés
   Posté le 15-11-2006 à 23:45:37   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Mon intervention ne se voulait pas contradictoire mais plus une appréciation personnelle avec laquelle je voulais savoir si tu était d'accord ...

Maintenant, si je te fais "pinailler", je veux bien lire plus qu'écrire ...
SMT
Jeune Communiste
138 messages postés
   Posté le 20-11-2006 à 21:36:51   Voir le profil de SMT (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT   

Sur tendances lourdes, il ne s’agit pas d’une théorie comme le dit Xuan, juste le constat qu’avant même la création du pcf, des racines françaises à l’opportunisme et au révisionnisme existaient en profondeur dans le mouvement ouvrier français (nationalisme, chauvinisme, proudhonisme, jauressisme, électoralisme…voir début topic et ci-dessous extraits des « 200 thèses de l’URCF »).
Il n’a pas été dit que ds le pcmlf avait ressurgit toutes les tendances lourdes du mvt ouvrier fra ou qu’elles avaient toutes ressurgit au même niveau que le pcf (qui se traduisent en opportunisme de gauche et de droite ds le parti aussi comme le dit Xuan), c’était juste une énumération de toutes les tendances lourdes.
Et cette analyse des sources fra du révisionnisme (avant pcf) n’a pas été faite, soulevée par le pcmlf (connaître les spécificités, traditions du mvt ouvrier de son pays est important).
Attention l’économisme ne ressurgit pas que qd il y a des liens avec la CO.
D’accord avec ce que dit Xuan : « C’est l’insuffisante prolétarisation du parti qui est à l’origine de la plupart des erreurs commises et de son échec finalement. »
C’est ce que nous appelons nous la bolchévisation (pas les 1ers) nécessaire et que ns avons engagé.


Extrait des pages du chapitre « Les voies théoriques et politiques de la reconstruction du Parti : 2°) comprendre l’histoire du PCF pour construire le Parti révolutionnaire communiste » ; (on pourrait aussi citer des dizaines de pages du document Tactique et Stratégie de septembre 2005 sur la critique du pcf années 30-50 et l'analyse du révisionnisme et des tendances lourdes) :

"131 - La France est le pays classique de la lutte de classes (Marx-Engels). Tant dans la Révolution démocratique bourgeoise (1793) que lors des diverses révolutions populaires (1830-1848), lors des grèves et surtout lors de la Commune de Paris (1871), la classe ouvrière montra à de nombreuses reprises ses grandes capacités de combat.

La France est l’un des pays où les luttes spontanées atteignent un caractère radical.


132/ - Dans le même temps, les marxistes-léninistes ne peuvent ignorer certaines lacunes et limites propres au mouvement ouvrier de France. Longtemps, malgré ses qualités combatives, en raison de sa faiblesse numérique, de ses illusions démocratiques, le prolétariat fut subordonné à la bourgeoisie républicaine (19ème siècle).
L’existence d’influences petites-bourgeoises en raison du poids de l’artisanat, sous deux formes : mentalité de petit propriétaire et impatience gauchiste qui traversent toute l’histoire du prolétariat français.

Le socialisme français, une des trois parties constitutives du marxisme (avec l’économie politique anglaise et la philosophie allemande) a revêtu un caractère utopique fondé sur la conception idéaliste du « modèle » de société à proposer plus que sur l’engagement dans les luttes de classe.
Le plus grand révolutionnaire et communiste utopique fut Gracchus Babeuf. Ses théories étaient l’expression des positions radicales du prolétariat naissant, des petites couches urbaines populaires. Toutefois, sa théorie et sa pratique étaient plus qu’en avance sur leur temps, les conditions objectives n’existaient pas pour une victoire du prolétariat, lors de la révolution démocratique bourgeoise de 1789/93. Au 19ème siècle, le marxisme rencontra des difficultés à s’implanter, concurrencé par d’autres théories sociales.

Proudhon avec sa théorie des coopératives de production (petite propriété marchande), le révolutionnaire Blanqui avec sa conception des « minorités agissantes », du « grand soir » étaient la marque de positions opposées à celles de Marx et Engels, positions qui influeront sous des formes à peine modifiées le mouvement ouvrier, syndical, socialiste et même communiste.

133/ - La Commune de Paris reste la page la plus marquante du mouvement révolutionnaire en France. Malheureusement les dirigeants ouvriers français l’ont peu étudiée et se sont plus attardés sur le martyre que sur le contenu de classe de cette première expérience de dictature du prolétariat. Expérience qui rompait avec les lacunes précitées et les intégrait parallèlement, rupture par la démocratie directe avec la délégation de pouvoir mais dépendance quant à l’horizon stratégique avec les républicains petits-bourgeois, absence d’analyse de classe de l’Etat bourgeois, de la dualité de pouvoir qui s’exerçait : Versailles contre Commune d’où des appels idéalistes à la bourgeoisie faisant référence à sa raison et à l’amour du pays.
La Commune notre plus précieux legs doit être étudiée à fond.

134/ - Le marxisme peu présent dans les instances communardes, sera introduit relativement tardivement en France par de grands militants comme Paul Laffargue et Jules Guesde.
Dans le mouvement socialiste se réclamant du marxisme, deux courants vont émerger au début du XXème siècle :
1°/ - Le guesdisme : est le courant le plus à gauche, plus fidèle à la lettre du marxisme qu’à son esprit d’où un certain déterminisme économique ; le prolétariat prendra le pouvoir quand les forces productives seront plus développées avec un prolétariat majoritaire.
Ce courant ne dépasse pas un aspect négatif de la Commune, la sous-estimation notoire de l’alliance avec la petite paysannerie, même étroitesse supplémentaire avec les revendications démocratiques. Une certaine propension à l’électoralisme n’est pas absente (voir la révision du Programme du Parti ouvrier rédigé par Marx). Guesde insista pour que figure la phrase suivante : « Le suffrage universel peut être transformé d’instrument de duperie qu’il a été jusqu’ici en instrument d’émancipation ».
Guesde fut incontestablement partisan de la Révolution, et en tant que tel eut de grands mérites, mais prisonnier de conceptions dogmatiques et mécanistes, il ne fut pas en capacité avec ses camarades de tracer les perspectives stratégiques de la Révolution socialiste en France. D’où une propension au fatalisme : la Révolution viendra le moment venu. Cette idée a existé dans le PCF quand le Parti avança des tâches avant tout démocratiques sans lien autre que formel avec le but final. Son ralliement à l’union sacrée en 1914 découle de cette impuissance et des penchants nationalistes existants dans le mouvement ouvrier, grâce au prestige de Guesde, le capital put intégrer à sa politique l’aile gauche du Parti socialiste.
Le guesdisme est la forme prise par le centrisme en France à cette époque : phrases de gauche et attachement au marxisme révolutionnaire vont de pair avec l’opportunisme dans la pratique, dénonciation de l’aile droite mais refus de rompre avec ces mêmes droitiers.

2°/ - Le jauressisme : du nom de son illustre fondateur mort en martyr sous les balles de la réaction. Ce courant reste encore très influent dans le mouvement ouvrier et populaire, avec sa théorisation que la classe ouvrière se fond dans un idéal plus grand : les valeurs universelles de la Démocratie, de la République, attestant de la subordination du prolétariat à la petite bourgeoisie et aux couches moyennes puisque la démocratie est envisagée sans contenu de classe.
Jaurès et ses partisans étaient des tenants du réformisme et de l’évolutionnisme par accumulation de réformes. Selon Jaurès, le suffrage universel, le parlementarisme attestent de la prédominance de l’Idée sur la violence. Le socialisme est pensé comme le résultat de la « démocratie continue », les luttes de classe sont subordonnées aux consultations électorales.
Développant une conception acritique de la Révolution bourgeoise de 1789, Jaurès développa le concept d’une « mission historique de la France », en somme un national-républicanisme qui a imprégné fortement le mouvement ouvrier français.
Le jauressisme constitue la déviation de droite dans le mouvement ouvrier français, les racines idéologiques du révisionnisme en France. Gorbatchev s’emparera de certaines idées de Jaurès notamment celles sur la primauté des valeurs universelles.

135/ - Longtemps, les praticiens ouvriers restèrent à la fois sympathisants et méfiants à l’égard de ces « schémas d’intellectuels », ce qui propagea l’incontestable mépris de la théorie, des français, souvent critiqué par Marx et surtout Lénine.
Dans le mouvement syndical, la réponse fausse au réformisme, au parlementarisme fut l’anarcho-syndicalisme avec sa méfiance de la politique et des partis (même ouvriers) niant donc la nécessité d’un Parti d’avant-garde, prônant le mythe de la neutralité syndicale tout en déclamant sur l’action directe et la grève générale.
C’était oublier que le syndicat, organisation large de la classe ouvrière et non d’avant-garde révolutionnaire, dont l’objectif est de vendre la force de travail à un meilleur prix (c’est très important), ne peut être l’instrument principal de l’émancipation révolutionnaire, puisque l’anarcho-syndicalisme élude la question centrale de toute révolution : la prise du pouvoir d’Etat.

136/ - Notre héritage est aussi celui là : forte combativité de classe couplée avec toutes sortes de conceptions opportunistes. La France de plus étant une grande puissance coloniale et impérialiste, l’œuvre de corruption des couches supérieures de la classe ouvrière en a été facilitée, ces couches supérieures étant représentées par les parlementaires, les journalistes, les permanents du Parti socialiste, les bureaucrates syndicaux pas tous d’ailleurs d’origine ouvrière mais parlant en son nom.

137/ - Dans ces conditions, la trahison du Parti socialiste, y compris de Jules Guesde, le ralliement à « l’union sacrée » avec la bourgeoisie et à la « défense de la patrie » impérialiste était plus ou moins inéluctable et ne pouvait que susciter une opposition révolutionnaire très faible quantitativement et qualitativement, ces mêmes causes engendrent la faiblesse numérique des militants communistes oeuvrant à la reconstruction, après la trahison du PCF.

138/ - Compte tenu de ces difficultés, à la fin de la première guerre mondiale, il n’y eut ni crise ni assaut révolutionnaire. La naissance d’un véritable Parti communiste a été particulièrement difficile, ambiguë.
On ne peut exclure l’hypothèse que sans l’aide, l’appui, les conseils de l’Internationale communiste, le Parti communiste n’aurait sans doute pas vu le jour. A notre avis, serait apparue une formation peu démarquée de la social-démocratie, de type centriste.

139/ - Le Congrès de Tours (décembre 1920), s’il constitue l’acte fondateur, fit émerger une formation en réalité socialiste de gauche (mixte de pacifistes, de socialistes dans les faits et de communistes).
Le PCF est né à la fois du combat contre la guerre impérialiste, des communistes à Moscou membres du PC(b)US, des mutins de la mer Noire qui refusèrent de tirer sur l’Armée Rouge mais aussi de nombre de socialistes voyant là le moyen de prolonger l’héritage de Guesde, voire de Jaurès.

140/ - Les premières années du PCF furent celles de la transition d’une formation de type social-démocrate à une formation véritablement communiste. Les survivances social-démocrates touchaient : le parlementarisme vu comme principale forme de lutte, la paysannerie vue comme un tout homogène, la question coloniale avec l’idée que le mouvement de libération n’étant pas purement « prolétarien », il ne saurait être soutenu.

141/ - L’intervention de Lénine et de l’Internationale communiste qui déploraient le retard mis à construire un authentique PC, aida le jeune PCF à fixer correctement sa tactique et sa stratégie pour sa rupture effective avec la social-démocratie.
Lénine exigea que le PCF accueille en son sein les dirigeants syndicalistes de la CGTU (Frachon, Monmousseau, Sémard) certes encore marqués par l’anarcho-syndicalisme car ils avaient l’étoffe de combattants révolutionnaires à condition que leur éducation bolchévique soit réalisée.

142/ - A partir de 1925, en prenant appui sur les cadres ouvriers et syndicaux, l’Internationale promulgua la Bolchévisation, voie pour édifier un Parti marxiste-léniniste.
Les acquis de ce processus de rupture avec la social-démocratisme sont immenses et permirent qu’existe en France, un véritable Parti communiste.
a/ - grâce à la mise en place des cellules d’usine ou d’entreprise comme pivot organisationnel (chaque entreprise doit être une forteresse pour les Bolchéviks – Lénine). Jusqu’ici, le PCF comme la social-démocratie était vertébré autour de sections de quartier, conçues pour la lutte électorale, les cellules d’usine mirent fin à l’hégémonie des parlementaires ou des journalistes sur le Parti.
b/ - travail idéologique de critique marxiste du passé du mouvement ouvrier français. A cette époque, s’ouvrit l’analyse théorique de l’héritage réformiste de Jaurès, de la vision idéaliste et acritique de la Révolution bourgeoise de 1789.
c/ - la bolchévisation permit de cerner les racines politiques de l’opportunisme en France grâce à la tactique classe contre classe. Cette tactique appliquée dans sa dimension électorale rompait avec le désistement systématique au second tour des élections pour la gauche contre la droite ou comme on disait les « rouges contre les blancs ». En effet, les Partis socialistes et radicaux étaient présentés en pratique comme un moindre mal, pas comme des Partis défendant l’impérialisme français. C’était là l’héritage politique du 19ème siècle quand le prolétariat se subordonnait à la démocratie petite-bourgeoise et bourgeoise. Cette tactique suscita incompréhension et opposition dans les rangs des dirigeants du PCF : Sémard, Doriot, Cachin. Thorez fut le plus ferme pour son application.
d/ - la formation d’un groupe dirigeant s’étant formé dans les luttes de classe (contre l’intervention armée française dans la Ruhr, contre la guerre coloniale du Rif), groupe qui dirigea le Parti durant près de 30 ans : Maurice Thorez, Jacques Duclos, Benoît Frachon, François Billoux. Le centralisme démocratique devint la règle. Ce groupe dirigeant dut s’affirmer contre des tendances liquidatrices et nationalistes ; Jacques Doriot opposant à la bolchévisation, organisa une fraction prônant l’unité d’action au sommet avec la social-démocratie puis, refusant de se soumettre, se rapprocha des trotskistes puis, en 1936, créa un parti à caractère fasciste : le Parti populaire français. Sa dégénérescence le conduisit dans la Ligue française contre le bolchevisme sur le front de l’est. Il mourut en portant l’uniforme nazi.
Le secrétaire à l’organisation, M. Gitton, travaillait pour la police. Les règles strictes du travail légal/illégal évitèrent des coupes sombres dans l’appareil lors du passage à la clandestinité (1939).

143/ - Malheureusement, les conditions internationales et nationales firent que le processus de bolchévisation fut de trop courte durée, ce qui pesa tout au long de l’histoire. En effet, le danger fasciste exigeait une nouvelle tactique : le Front populaire anti-fasciste.

144/ - Dans les années 20 et 30, de manière certes contradictoire, se développa un véritable PCF. Certains des tenants actuels de la création d’un nouveau PC développent une attitude nihiliste vis à vis du PCF niant qu’il y eut un tel Parti en France.
Le jeune PCF eut d’immenses mérites. Dans la question coloniale, il y eut début de rupture avec les pratiques social-chauvines, début d’un travail révolutionnaire avec les autochtones, formation de cadres marxistes-léninistes dans les pays coloniaux (cf. l’immense travail de J. Suret-Canale en Afrique noire).
Le PCF sut déployer l’internationalisme prolétarien en actes, la solidarité avec l’URSS, le combat contre la guerre alors que la France (fin années 20, début années 30) était aux avants-postes de la croisade anti-soviétique. Sur la question allemande, le PCF sut rompre avec le chauvinisme belliciste dominant. Dans les luttes sociales, dans les grèves, les communistes luttaient à l’avant-garde.
Le PCF était un Parti révolutionnaire prolétarien quant à sa composition sociale, à son mode d’organisation. Reste qu’il n’y eut aucune situation révolutionnaire dans ces années là que des erreurs théoriques et politiques furent commises, faute de bolchévisation poussée jusqu’au bout. Le PCF rompit également avec le légalisme social-démocrate : actions anti-militaristes, travail révolutionnaire dans l’armée et la police, présentation aux élections de candidats non éligibles tels les immigrés pour souligner en actes la duperie de la démocratie bourgeoise. L’appareil répressif de l’Etat bourgeois ne se trompait pas sur la qualité du travail du PCF puisque des milliers d’années de prison frappèrent le Comité Central et les militants !

145/ - Dans la lutte contre le fascisme, la contradiction principale opposait le fascisme à la démocratie bourgeoise (Cf. Rapport Dimitrov VIIème Congrès Internationale), ce qui constituait un détour des tâches stratégiques finales, imposé par les circonstances des années 30.
Le PCF dans la mise en œuvre de cette tactique de Front populaire eut de grands mérites et joua un rôle pionnier à l’échelle internationale.
Son principal mérite est d’avoir empêché en 1936 la victoire du fascisme, d’avoir contribué dans les luttes de classes à gagner d’importantes conquêtes sociales : congés payés, semaine de travail de 40 heures, hausse des salaires.

146/ - Toutefois, dans l’application de la tactique du Front Populaire, certaines déviations anciennes du mouvement ouvrier français furent réactivées :

- le PCF eut la tendance de plus en plus forte à se présenter comme continuateur de la « grande Révolution française » de 1789. Cette dernière, exemple classique des révolutions démocratiques bourgeoises, si elle vit l’activité révolutionnaire populaire, s’effectua sous la direction de la bourgeoisie, classe alors révolutionnaire contre l’aristocratie et le féodalisme.
- se présenter comme continuateur d’une révolution bourgeoise même radicale, n’aide pas à la prise de conscience que le Prolétariat doit œuvrer à sa révolution contre la bourgeoisie. D’autant que dans la lutte contre le fascisme, certains secteurs petits et moyens bourgeois étaient alliés au Front populaire de manière évidemment ponctuelle ; ce qui pouvait accréditer chez certains membres PCF des tendances à envisager le socialisme comme continuation du capitalisme par simple évolution. Les thèses des liquidateurs Hue-Buffet sur le « dépassement du capitalisme » par accumulation de réformes constituent l’exacerbation de cette déviation.

- penchants au « nationalisme républicain » avec la résurgence de la conception jauressienne sur « la mission historique et universelle de la France » alors que l’avant-garde du mouvement démocratique et révolutionnaire se trouvait en URSS. Ces erreurs réactivèrent le légalisme et l’électoralisme conçus comme voie première de travail politique et un chauvinisme jamais éteint en raison du caractère colonialiste de la France.

- ainsi apparurent des thèses erronées vis à vis du mouvement de libération nationale algérien limitant son indépendance politique sous la crainte de voir l’Algérie nouvelle tomber dans les mains des fascismes italien et allemand ; ce qui signifiait implicitement que l’impérialisme français et sa domination était un moindre mal ! Ce pessimisme, quant aux capacités émancipatrices du peuple algérien découlait de la résurgence de la conception social-chauvine que la métropole libère les colonies, que la lutte de classe en France détermine la lutte dans les colonies. Le PCF n’avait pas complètement acquis la théorie léniniste d’une alliance de classe, du prolétariat de la métropole avec les peuples opprimés, l’adversaire étant le même : l’impérialisme français.

Le PCF tomba parfois aussi en France dans « l’union pour l’union », le Front Populaire était édifié surtout en haut par l’entente au sommet. Les Comités de base élus pourtant décisifs furent peu actifs. Là, la faute en incombe moins au PCF qui fit des efforts pour les rendre agissants, qu’à la tradition issue de 1789 de la délégation de pouvoir.
Enfin, le PCF sut s’opposer aux gesticulations gauchistes et trotskystes présentant les grèves de 1936 comme le « début de la Révolution prolétarienne » alors qu’il fallait au préalable éradiquer le danger fasciste, épurer l’appareil d’Etat des factieux, que les revendications ouvrières restaient essentiellement économiques. Toutefois, le PCF éprouva de sérieuses difficultés à lier tâches antifascistes du moment et perspectives révolutionnaires socialistes.

147/ - Dès son interdiction et durant la guerre contre le fascisme hitlérien (le PCF fut interdit en 1939 par le décret du socialiste Sérol suite au pacte germano-soviétique), le PCF sut forger un solide parti clandestin, fut le premier à déclencher (1940) la lutte armée contre l’occupant nazi et ses complices vichystes. J. Duclos, B. Frachon dirigèrent le Parti clandestin en France.
La formation d’unités de Partisans (FTP) joua le rôle interne premier dans la libération de la France. La tactique du PCF, de Front national de tous les patriotes était juste et prônait le rassemblement de la classe ouvrière, de la paysannerie travailleuse, des intellectuels, des couches moyennes et même de certains secteurs bourgeois (De Gaulle) opposés au fascisme allemand certes inconséquemment.
L’action héroïque du PCF et des FTP lui valut le surnom glorieux de Parti des 70 000 fusillés : J.P. Timbaud, G. Péri, G. Politzer, G. Moquet, Manouchian, J. Decour, D. Casanova, L. Sampaix, P. Sémard symbolisent le combat armé et le martyre des 70 000 communistes qui manquèrent tant aux combats d’après guerre.
Sur le plan politique, en 1941/42, l’action du Parti communiste français dans une situation inédite, mouvante et complexe fut juste quant à la réalisation du but immédiat, intermédiaire : chasser le fascisme hitlérien, libérer le pays, par l’établissement d’un front national uni. Par contre, rien n’indique qu’il y ait eu réflexion théorique dans la direction pour que la lutte de libération nationale débouche sur une révolution démocratique antifasciste, première étape vers la Révolution socialiste – dans les conditions des années 40.[ g]Encore une fois sévissait la tendance du mouvement ouvrier révolutionnaire français à absolutiser les tâches intermédiaires sans les lier aux tâches stratégiques révolutionnaires. Tout faire pour la réalisation de la tâche prioritaire mondiale du moment : écraser le fascisme ne signifiait pas qu’à travers la réalisation de cet objectif ne pouvaient se poser les bases d’une politique visant à assurer l’hégémonie du prolétariat en France dans le front national uni dans un contexte très difficile.[/g] Tracer les perspectives théoriques ne signifie pas automatiquement les réaliser.
La bourgeoisie avait de solides positions grâce à De Gaulle, rendant les conditions objectives difficiles puisque la résistance des réfugiés de Londres bénéficiait du soutien des impérialismes anglais et nord-américain.
Plusieurs centres de la Résistance agissaient et coexistaient (Londres, Alger, sol français), on assistait à un équilibre instable des forces, aucune classe ne pouvait totalement dominer à la Libération.

148/ - Le débarquement allié principalement américain en France modifiait le rapport de forces dans un sens défavorable pour la libération sociale. L’objectif des anglo-américains était aussi d’empêcher une libération de la France par l’armée rouge et ainsi qu’émerge à la libération une situation révolutionnaire. L’armée impérialiste américaine jouait le rôle d’allié de classe de la bourgeoisie monopoliste.
Une insurrection révolutionnaire aurait donc entraîné une guerre civile en France doublée d’un conflit avec les Etats-Unis, alors que la guerre n’était pas achevée avec le fascisme hitlérien, dès lors la voie révolutionnaire était fermée provisoirement pour ne pas mettre en péril l’URSS. Des généraux US comme Patton proposaient un « retournement d’alliances » et une guerre germano-américaine contre l’URSS.

149/ - Dès lors, les éléments de double pouvoir (FTP, milices patriotiques etc …) ne pouvaient être maintenus sans risque pour l’issue dans la guerre mondiale contre le fascisme qui aurait alors suscité de plus grands sacrifices encore pour le peuple soviétique !
L’historiographe trotskiste et maoïste prétend le contraire et évoque la « trahison » du PCF, c’est ignorer la thèse de Marx et Lénine sur la subordination des intérêts particuliers d’un prolétariat aux intérêts généraux et internationaux du mouvement communiste et démocratique. La récente ouverture des archives soviétiques notamment des conversations Staline/Thorez en 1944, modifient les connaissances historiques, infirment les accusations de « trahison », Staline conseilla au PCF de s’intégrer officiellement dans l’armée et la police nationales tout en gardant l’essentiel des armes conquises par la Résistance. Continuer à maintenir officiellement les éléments de double pouvoir aurait pu servir de prétextes aux impérialistes américains pour changer les alliances antifascistes et composer avec l’impérialisme allemand.
Staline prévoyait que les armes pourraient servir dans une période pas très éloignée où le prolétariat et ses alliés pourraient passer à la contre-offensive contre les forces de la réaction. Rappelons cet enseignement de Lénine, la politique d’un parti révolutionnaire ne se lit pas seulement dans ses déclarations officielles, tout ne peut être dévoilé pour ne pas donner de « munitions » à l’ennemi.

................

Les faits attestent que les monopoles sabotaient la production pour aggraver les conditions de ravitaillement et de vie, pour chasser le PCF du gouvernement.
L’action des ministres communistes (M.Thorez, A. Croizat, M. Paul etc.) fut positive et permit de grands acquis sociaux : sécurité sociale, statut des fonctionnaires et des mineurs, nationalisations. Le PCF avec près de 29 % était le premier Parti de France. M.Thorez et J. Duclos, tous les militants avaient bâti un grand Parti communiste de masse.

151/ - A côté des mérites de l’action du PCF, plusieurs erreurs opportunistes furent commises.
La racine théorique de ces erreurs repose sur la non assimilation de la théorie marxiste-léniniste de l’Etat par la Direction du Parti. Ainsi, à plusieurs reprises, le PCF théorisa comme si la situation était identique à celle des démocraties populaires de l’est européen.
Dans la forme, les Partis communistes siégeaient au gouvernement mais le contenu de classe de l’Etat n’était pas le même. En France, Italie, la bourgeoisie monopoliste exerçait sa dictature de classe, à l’est on avait les embryons de la dictature du prolétariat (1945-47), l’armée, la police avaient été démocratisées ; l’Armée Rouge soviétique jouait un rôle important de force alliée de classe. En France, au contraire, l’armée US exerçait sa tâche de force alliée de la bourgeoisie monopoliste française, sortie affaiblie politiquement de la guerre en raison de sa « kollaboration ».
De même, le PCF s’engagea avec retard dans l’analyse des objectifs poursuivis par l’impérialisme américain.
L’alliance des trois grandes puissances : Etats-Unis, Grande-Bretagne, URSS fondée sur la lutte contre le fascisme hitlérien et japonais (URSS), sur l’élimination d’un concurrent à la prétention mondiale (USA, Grande-Bretagne) ne fut pas suffisamment vue comme conjoncturelle et provisoire.
En 1947, le PCF sous-estima la volonté de l’impérialisme nord-américain de chasser en Europe occidentale, les communistes du gouvernement voyant dans un premier temps leur éviction du gouvernement comme une manœuvre de la SFIO et du MRP.
Le fait est que dans les autres pays : Italie, Belgique les Partis communistes ont connu le même sort que le PCF, attestait des ingérences US et de la subordination des Etats bourgeois d’Europe à Washington.
A nouveau l’électoralisme, le parlementarisme, des penchants au nationalisme (« L’Union française » avec les peuples coloniaux) (*), devinrent de fortes déviations au sommet du Parti. Les comités de base de la Libération (essentiels pour Staline qui conseille à Thorez de les transformer en large bloc des forces progressistes), furent peu actifs au détriment de l’union au sommet avec la SFIO.
Des tendances droitières apparurent visant à faire du PCF le parti du peuple plus qu’une avant-garde prolétarienne, le projet de fusion avec la SFIO fut posé de manière mécanique et électorale (« Le Parti ouvrier français »). Dans l’est européen, les PC organisèrent la scission de la social-démocratie, afin de gagner son aile gauche au communisme. En France, la social-démocratie appuyait fermement l’impérialisme nord-américain, les conditions étaient tout autres.
Le Kominform en 1947 critiqua l’opportunisme des PC français et italiens. M.Thorez fit l’autocritique des fautes commises à côté des mérites indéniables du PCF.

(*) Alors que les algériens étaient sauvagement réprimés par le pouvoir gaulliste et que les indochinois luttaient pour leur libération nationale.

152/ - Plusieurs thèses avancées par M. Thorez doivent être critiquées pour reconstruire un PC :
-1/ - celle de « la voie française au socialisme différente de celle des communistes russes ». (interview au « Times » 1946). Ce n’est pas en soi, la formulation qui pose problème, à condition de rappeler les lois universelles d’octobre 17, en effet des conditions autres engendreront des rythmes, des axes de luttes, des mots d’ordre différents, mais c’est l’idée : le PCF siégeant à un large gouvernement de coalition inédit (bourgeois/couches populaires), que la voie parlementaire pacifique puisse conduire au socialisme alors que les troupes US occupaient la France, que l’appareil d’Etat était aux mains du capital monopoliste.
Il y a donc glissement vers des thèses révisionnistes qui seront généralisées après le 20ème Congrès du PCUS.
- 2/ - le concept thorézien de « démocratie continue et progressive » emprunté à Jaurès signifiait que le socialisme naît, non pas d’une rupture révolutionnaire, mais de l’évolution sur la base des transformations progressives accumulées dans le cadre du capitalisme. Il y a révision de la théorie léniniste de l’Etat, pour le moins sous-estimation du caractère de classe de la démocratie bourgeoise identifiée de plus en plus à la « démocratie ».
Ces thèses seront critiquées par le Kominform, l’interview au Times suscitant même des réserves dans le Parti et seront abandonnées jusqu’au XXème Congrès du PCUS.
M. Thorez eut aussi des mérites : il s’opposa à Khrouchtchev et soutint Molotov en montrant que l’arme atomique si dangereuse fut-elle ne devait pas conduire à baisser les exigences de la lutte contre l’impérialisme (1955). La même année, face à la montée de la « nouvelle gauche » anti-marxiste (Mendès-France, « l’Express »), M. Thorez prit la défense du marxisme et confirma, chiffres à l’appui, la loi de paupérisation relative et absolue du prolétariat sous le capitalisme et donc la vacuité des aménageurs sociaux de ce système.

153/ - Malgré ces déviations de droite, le PCF restait encore un grand Parti communiste : critique de Browder et des tendances liquidatrices dans le MCI par J. Duclos, du titisme, du rôle du trotskysme, de FO comme agence de la CIA. Après la critique du Kominform, le PCF opéra un redressement révolutionnaire.
Les luttes étaient radicales : grève des mineurs (47/48) avec soulèvements, brisée par l’armée sous les ordres du socialiste Moch, soutien exemplaire à la lutte du peuple vietnamien pour son indépendance : grèves, casse de matériel militaire, action d’Henri Martin.
Le PCF dirigeait activement le vaste mouvement de la Paix, développait une politique internationaliste et solidaire à l’égard de l’URSS « Non, le peuple de France ne fera jamais la guerre à l’Union Soviétique ». (M. Thorez). La journée du 28 mai 1952 contre la guerre de Corée qui vit les communistes s’affronter à la police restera dans les mémoires comme marque de la combativité du prolétariat.
La répression s’abattit, B. Frachon secrétaire général de la CGT fut clandestin durant presque 18 mois, J. Duclos fut jeté en prison.

154/ - La victoire du courant révisionniste en URSS et dans le MCI allait submerger aussi le PCF qui entame à partir de la fin des années 50, un long processus de dégénérescence vers le réformisme.
Le PCF fut un ardent défenseur de la « voie parlementaire au socialisme ». Les causes doivent être recherchées et approfondies. Disons que cela correspondait à la fois à la difficulté à tracer les perspectives politiques de combat pour la révolution socialiste, à la difficulté à sortir de l’horizon quotidien, à gérer au jour le jour dans le cadre du système (électoralisme). Le syndrome du SPD (1900-1914) avec des succès électoraux croissants frappa les grands partis communistes occidentaux (PCI, PCF) qui dès lors, subordonnèrent les tâches révolutionnaires aux tâches démocratiques en tendant de plus en plus à absolutiser ces dernières.
La stratégie du PCF s’orienta à la fin des années 50 à l’élaboration d’un programme commun avec la SFIO.
Ainsi avec des engagements pris devant le peuple, le PCF pensa limiter les tendances pro-capitalistes de la social-démocratie. On perdait de vue la nature de classe de la social-démocratie, agence bourgeoise au sein du monde du travail.
Dès lors pour aboutir, des concessions tactiques importantes furent initiées, ainsi le vote des « pouvoirs spéciaux » à Guy Mollet (SFIO) élu pour faire la paix en Algérie … qui prit appui sur ces pouvoirs d’exception pour engager le contingent dans la guerre impérialiste contre le peuple algérien (1956).
Concernant la question coloniale, la situation était difficile et complexe. Un fort chauvinisme teinté de racisme sévissait dans la population française et une partie de la classe ouvrière. La présence d’appelés dont la vie était en danger, créa un sentiment dans beaucoup de familles de solidarité avec l’armée et l’Etat français. Le PCF lutta contre les tendances chauvines, de nombreux militants de base étaient actifs pour déployer la solidarité avec le peuple algérien. La direction du Parti exprima des désaccords avec certaines formes prises par la lutte armée des patriotes algériens.
Sur la question algérienne, l’erreur la plus grave fut le vote des pouvoirs spéciaux qui donnait les pleins pouvoirs à des socialistes aux tendances pro impérialistes et colonialistes très affirmées. Le PCF était donc isolé et manoeuvrait à la défensive.
D’autant que la situation était aggravée par l’intervention soviétique armée (1956) en Hongrie qui brisa la contre-révolution, un climat exacerbé d’anti-communisme se manifesta. Certaines voix influentes réclamaient l’interdiction du PCF comme « parti anti-français ». Dans cette situation précaire, le PCF mit plus l’accent sur la « paix » en Algérie que sur une stratégie fondée sur une alliance de classe avec les patriotes algériens pour s’attaquer au même ennemi : l’impérialisme français.
Les conditions objectives étant complexes et difficiles avec la montée du danger fasciste, le PCF ne pouvait sans doute conduire une autre politique sauf à entrer dans l’illégalité et ses contraintes. Les thèses de M. Thorez sur « la nation algérienne en formation » où les colons ou métropolitains étaient présentés comme pouvant s’intégrer à la future Algérie, en décalage avec les réalités, n’aidèrent pas à saisir qu’à partir de 1954, le peuple algérien luttait pour son indépendance.
D’autre part, la théorie de Lénine-Staline sur l’alliance de classe entre le prolétariat de la métropole et le peuple colonisé contre l’ennemi commun impérialiste fut certes mise en pratique lors de la guerre du Rif dans les années 20 et lors de la guerre d’Indochine (1945-54) où la classe ouvrière alla jusqu’à saboter, jeter à la mer l’armement prévu pour la guerre. Lors de la guerre d’Algérie, en raison des positions nationalistes du FLN, de l’anticommunisme de certains de ses cadres et du révisionnisme qui commençait à agir dans le PCF, cela poussa le Parti à des positions hésitantes, moins à contre-courant, subordonnées à des choix électoraux métropolitains (recherche de l’alliance avec la SFIO). "


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"Le danger de la tactique des communistes de gauche consistait en ce qu'elle menaçait de transformer le Parti, de dirigeant de la révolution prolétarienne, en un groupe de conspirateurs creux et inconsistants" JV.Staline.
ossip
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ossip
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   Posté le 20-11-2006 à 23:38:20   Voir le profil de ossip (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à ossip   

Deux absents de marque... André Marty et Charles Tillon et un passé sous silence Pierre Sémard .
Charles Tillon, mutin de la mer noire, syndicaliste CGTU qui joua un rôle dans la grève des Pen Sardines par exemple, qui participa à la lutte contre le groupe Barbé-Célor (et leurs accolytes) et qui pendant l'occupation joua un rôle essentiel.
André Marty, mutin de la mer noire, dirigeant du PCF (oscillant entre une 2e et une 4e place), qui joua un rôle dans la lutte contre le groupe Barbé-Célor, qui sera le seul français médaillé de l'ordre de Lénine, qui sera secrétaire de l'IC, qui organisa les Brigades Internationales, sera à l'origine (en tant que demandeur et rédacteur) de l'appel du 10 juillet (même si sa datation pose problème), rédacteur de l'Huma...
Pierre Sémard, sécrétaire général du PCF-SFIC, militant CGTU, etc.

Quel point commun entre Thorez Duclos et Frachon si ce n'est leur rejet du PCC et leur alignement (même critique) sur Moscou lors de la scission du MCI?
Pourquoi dire M.Thorez et J. Duclos, tous les militants avaient bâti un grand Parti communiste de masse. et ne retenir que ces deux militants? Comment ignorer le rôle d'un André Marty?

Duclos a beau jeu de critiquer le PCY et le titisme... Ca évite de prendre avec profondeurs les critiques du Kominform contre le PCF et le PCI...

URCF a écrit :

149/ - Dès lors, les éléments de double pouvoir (FTP, milices patriotiques etc …) ne pouvaient être maintenus sans risque pour l’issue dans la guerre mondiale contre le fascisme qui aurait alors suscité de plus grands sacrifices encore pour le peuple soviétique !
L’historiographe trotskiste et maoïste prétend le contraire et évoque la « trahison » du PCF, c’est ignorer la thèse de Marx et Lénine sur la subordination des intérêts particuliers d’un prolétariat aux intérêts généraux et internationaux du mouvement communiste et démocratique. La récente ouverture des archives soviétiques notamment des conversations Staline/Thorez en 1944, modifient les connaissances historiques, infirment les accusations de « trahison », Staline conseilla au PCF de s’intégrer officiellement dans l’armée et la police nationales tout en gardant l’essentiel des armes conquises par la Résistance. Continuer à maintenir officiellement les éléments de double pouvoir aurait pu servir de prétextes aux impérialistes américains pour changer les alliances antifascistes et composer avec l’impérialisme allemand.
Staline prévoyait que les armes pourraient servir dans une période pas très éloignée où le prolétariat et ses alliés pourraient passer à la contre-offensive contre les forces de la réaction. Rappelons cet enseignement de Lénine, la politique d’un parti révolutionnaire ne se lit pas seulement dans ses déclarations officielles, tout ne peut être dévoilé pour ne pas donner de « munitions » à l’ennemi.

Mouais... Mais en même temps Duclos (et oui, lui même qui avait attendu Tours pour adhérer à la SFIC) nous rejouait le coup de l'union au sommet du PCF et de la SFIO (comme en 36) en oubliant que la principale critique du Front Populaire était l'absence de comité de base... Et justement cette décision de dissolution des milices patriotiques sera suivie de l'abandon, du sabordage des Comité Départementaux de la Résistance...
Ce n'est pas non plus avec ce genre d'amalgames entre trotskistes et maoistes qui vont faire avancer le schmilblick.

Citation :

La répression s’abattit, B. Frachon secrétaire général de la CGT fut clandestin durant presque 18 mois, J. Duclos fut jeté en prison.

A la fois, Charles Tillon a raison de poser certaines questions sur les actes de Duclos en cette soirée, qui sort du siège avec une pochette comprenant des documents internes... C'est pour le moins peu raisonnable.

Maintenant SMT, s'il serait bien que l'URCF diffuse ses 200 thèses sur le net, tu pourrais aussi nous faire de jolies réponses personnelles...


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Xuan
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   Posté le 20-11-2006 à 23:55:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"On ne peut exclure l’hypothèse que sans l’aide, l’appui, les conseils de l’Internationale communiste, le Parti communiste n’aurait sans doute pas vu le jour. A notre avis, serait apparue une formation peu démarquée de la social-démocratie, de type centriste."

la création et l’édification du parti communiste sont dues principalement aux conditions propres au prolétariat révolutionnaire français et non à la seule volonté de Lénine. Un parti communiste ne s'édifie pas de l'extérieur.


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   Posté le 21-11-2006 à 00:22:26   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

Pas à la seule volonté de leine mais il était pas loin ... et tant mieux.
SMT
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   Posté le 12-12-2006 à 21:14:24   Voir le profil de SMT (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT   

Je revenais de 3 semaines de missions puis j’avais tapé un « complément » sur pcmlf et je le retrouve plus sur mon micro, j’suis dég faut que je recommence...Les tâches pour la construction du parti se multipliant et la bolchévisation s’intensifiant, je serai encore moins disponible pour venir sur le forum…c’est pas peu dire.

A ossip :

Si si P. Semard est cité.
Les 200 thèses sont pas prêtes à être sur le net, ça fait 100 pages et en plus c’est un document qui apporte des ressources financières. Et puis même je pourrai utiliser « Tactique et stratégie » qui fait aussi 100 pages pour m’en servir dans nos « débats » de forum !

Rappel de ma position (et urcf) sur les forums en général et sur les non organisés :

Sur les forums :
Mon avis sur les forums est qu'ils favorisent l’individualisme au détriment de la dure école de discipline prolétarienne, les « experts » informatiques, les gens sans orga et comptes à rendre, les orgas qui ne représentent que deux ou trois personnes prennent le pas sur les militants/praticiens, puisqu’ « ils ont le temps » !
Compte tenu de l’impact et du succès des moyens informatiques, il y a danger d’un « militantisme » virtuel au détriment du travail ingrat, pas toujours payant immédiatement, du travail dans les quartiers populaires et entreprises. C’est un gros et sérieux danger pour les ML. De plus, des aventuriers de tout acabit sont à même d’intervenir et de semer des diversions ou provocations redoutables. Aussi, il est vrai que les débats passent au-dessus des instances des organisations, de fait contournée par telle ou telle contribution personnelle. Cela renforce en quelque sorte un type d’anarchisme spécifique.
Enfin, les échanges et précisions données profitent aux forces ennemies de l’appareil répressif d’Etat. Sur un forum, la vigilance révolutionnaire s’estompe et « on bavarde ».

Sur les non organisés :
Faire vivre le CD léniniste individuellement et collectivement oblige à une rigueur prolétarienne de tous les moments, être membre d’une organisation ML confère des devoirs (respects de statuts…) et des sacrifices incompatibles avec l’idéologie petite bourgeoise ambiante et permanente basée sur l’égo et l’individu. C’est aussi une raison à mon sens du nombre important de camarades (situation que tu « dénonces » parfois Finimore) qui ne veulent pas entrer dans une organisation (une dizaine d’orga doivent se réclamer du m-l en France) et veulent œuvrer seuls (au sens de non organisés) en attendant peut-être un parti pur qui n’existera de toute façon pas. La racine matérielle en est sans doute la force particulière du petit patronat, artisanat, commerçant, petits paysans-proprio, professions libérales en France.


A Xuan :

Pas en désaccord avec Xuan sur conditions françaises propres à la création de son parti prolétarien, la bolchévisation c’est justement aussi connaître les erreurs, les limites et les traditions du mouvement ouvrier de son pays, bref en dégager sans complaisance les spécificités ( la bolchévisation c’est en plus une lutte radicale contre la social démocratie (pcf inclus évidemment psq c’est une branche de la social démocratie, c’est à dire un parti de soutien social au capitalisme) et le déploiement dans les usines/entreprises) . Dès le départ le pcf issu de Tours a été une formation social démocrate, nous pensons que sans les directives de l’IC et la bolchévisation demandée (et application de la dialectique travail légal et illégal etc etc) il ne serait jamais devenu un PC.

A Finimore qui écrit :

« Tu as bien fait de créer ce topic sur le PCMLF, car visiblement il est la cible favorite de tous les révisionnistes qui n'ont jamais avalés que des communistes authentiques aient démasqué le P"C"F et essayé de construire un véritable parti ML. »

C’est pas sérieux ; ds ce topic y’a au moins 100 lignes qui analysent le révisionnisme du pcf ou de groupes qui en sont issus, une 20aine de lignes qui parle des erreurs du pcmlf sans oublier les mérites, et Finimore ose dire que j’en fait ma cible favorite….
Je peux aussi dans le même style à nouveau citer des bouts de Finimore « Cela ne veut pas dire que le PCMLF n'ait pas commit des erreurs politiques et des fautes,… ».

Juste Quelques rappels en vrac écrit dans ce topic par SMT sur pcmlf/3 mondes et PCC/Mao, car on ne peut pas se contenter de mettre en exergue un élément sans lien avec les autres :

« Le PCC et le PTA ont incarné le principal foyer de résistance au révisionnisme moderne. C’est là leur mérite historique impérissable, ce sont eux qui ont eu raison et non le PCUS. Le révisionnisme adoptait un cours de chauvinisme de grande puissance et s’ingéra y compris par les armes contre la Chine Populaire en 1969, afin de favoriser le retour du PTA et PCC dans le giron révisionniste. Mao Zedong et Enver Hoxha ont eu des mérites (et un grand courage) dans la défense du marxisme-léninisme contre le révisionnisme moderne. Cela dit les ML issus du PCMLF sont divisés sur l‘apport respectif de ces deux dirigeants. Pour l’URCF, le débat doit se mener sur des bases matérialistes mais l’attachement à Mao ou Enver ne peut être une condition de l’unité d’action et du dialogue entre organisations communistes, ce qui nous unit c’est la défense de la théorie et pratique de Marx-Engels-Lénine-Staline ! »

« L'histoire tranchera entre les mérites et les erreurs des uns et des autres, nous sommes tous les enfants d' un échec , que l'on ait choisi telle ou telle organisation. Les militants du PCMLF, PCRML ont l'immense mérite d'avoir diffusé et publié les écrits des classiques, notamment de Staline mis au pilon par les révisos, d'avoir armé idéologiquement la résistance anti-révisionniste, quand le découragement montait. Ceux qui étaient dans le PCF, à condition qu'ils militent effectivement à la base, ont pu participer et initier des luttes locales: logements, contre les licenciements et acquérir ainsi des notions pratiques de la lutte de classes.
La tâche actuelle est d'organiser l'union et parfois les retrouvailles des artisans des deux ruptures avec le révisionnisme (celle des années 60 et celle des années 90). L'URCF considère Enver Hoxha comme un éminent marxiste-léniniste, défenseur de l'oeuvre de Staline. Quant à Mao, nous considérons qu'il dirigea une révolution nationale-démocratique anti-impérialiste qui à bien des égards, peut guider nombre de pays confrontés à la domination de l'impérialisme et aux survivances du féodalisme. (Exemple guérilla népalaise que l’URCF soutient ; voir déclaration publique d’un dirigeant au Forum anticapitaliste par exemple). Cela y compris avec les erreurs (abordées succinctement) des ces deux camarades.
Cela dit, le processus de construction du Parti exige que nul militant réellement communiste soit écarté qu'il considère Hoxha ou Mao ou non comme "cinquième classique".
C'est le débat idéologique réfléchi et responsable, sans préjugés et surtout l'enracinement des communistes dans les luttes de classes prolétariennes qui permettra d'apporter une réponse scientifique à ce qui nous divise encore aujourd'hui.
Notre conception du monde s'appuie sur les enseignements de Marx-Engels-Lénine-Staline, sur certaines thèses de leurs disciples, sur l'approche matérialiste dialectique et historique du monde.
La vraie ligne de partage à l'étape actuelle oppose les tenants d'un (néo-)menchévisme et du marxisme-léninisme. »…

« Le combat contre le révisionnisme moderne a été (est toujours) régi par un processus, la première phase voici 40 ans, a commencé par la rupture des camarades ML qui suivirent la ligne générale antirévisionniste des PCC et PTA. Dans la plupart des pays, se formèrent de nouveaux PCML. »…

« Nous sommes aussi les héritiers du PCMLF et du PCRML, l’étude de leurs mérites et insuffisances va faire l’objet d’une prochaine étude théorique de l’URCF, apprendre de leur expérience est indispensable pour reconstruire un parti communiste de type bolchevique. »….

« Quand à savoir qui s’est engagé le premier dans la lutte anti-K entre PCC et PTA, il ne s’agit pas vraiment d’une question politique ; les deux partis se sont lancés franchement dans la bataille. »….

« On peut très bien et on doit lutter contre le révisionisme moderne avec l’arme de la science m-l, l’expérience de Staline mais aussi les apports de Mao et Hoxha ; ce qui n’oblige pas à refuser de relever les erreurs de mao et de la révolution chinoise (boukharinisme parfois, fuite en avant aussi, diplomatie chinoise, on reviendra plus tard sur la théorie des 3 mondes). Les erreurs sont normales, il ne faut pas s’en effrayer ni accabler éternellement le parti, le dirigeant ou le militant. L’important étant que les erreurs ne soient pas théorisées pour réviser les principes. Autocritique individuelle et collective plus rectification permettent cela. »….

« Le PCMLF qui regroupait l'essentiel des militants anti-révisionnistes échoua (malheureusement) à construire une véritable avant-garde dans ce pays. »…

Rappel :
« Sur Théorie des trois mondes.
Cette théorie des "trois mondes "a émergé avec la réhabilitation de Deng après la "révolution culturelle". les classiques du marxisme-léninisme expliquent que le monde est régi par quatre contradictions fondamentales: Camp socialiste contre camp impérialiste, capital/travail, contradictions entre pays impérialistes (pour la conquête de marchés et le partage du monde au moyen des guerres d'agression), impérialisme contre mouvements de libération nationale. La thèse du PCC des "trois mondes" part de la division entre premier monde: USA et URSS( le premier impérialiste et le second social-impérialiste, affirme le PCC), le second monde est composé des Etats impérialistes secondaires ( Union européenne (CEE à l'époque),Grande-Bretagne, Allemagne, France, Japon etc.), le troisième monde regroupe la zone de libération nationale( pays s'étant libéré du colonialisme, mouvement de libération etc.)
Cette théorie en pratique a abouti à ne considérer l'URSS comme principal puis unique "ennemi des peuples", surtout après la réception de Nixon à Pékin. La Chine populaire préconisait des alliances avec les Etats impérialistes contre l'ennemi principal et même dans les faits avec les USA et l'OTAN.
Surtout pour aujourd’hui, la théorie des "trois mondes " constitue une révision du léninisme dans au moins deux directions principales: abandon des critères de classe pour analyser le système mondial de l'impérialisme et substitution d'une théorie géo-politique de zones d'influence, négation du rôle dirigeant à l'échelle mondiale du prolétariat comme classe la plus révolutionnaire car antagonique jusqu'au bout au capitalisme, substitution de ce rôle à la paysannerie pauvre (alliée du prolétariat mais qui ne peut jouer ce rôle directeur). Le dogmatisme consiste à universaliser la thèse de la révolution national-démocratique chinoise sur "l'encerclement de la ville par les campagnes " en l'étendant à l'échelle mondiale. Plus tard cette théorie a permis à Deng d'inscrire la Chine dans la « division impérialiste du travail », en rognant les acquis de la période de révolution démocratique populaire anti-impérialiste de 1949. »

Je confirme que « Théorie des 3 mondes » a mené souvent indirectement des camarades à des positions de soutien à des états capitalistes (Xuan a écrit aussi « La théorie des trois monde n’est en rien « désastreuse » . Ce qui est désastreux, ce sont les thèses d’Union Nationale échafaudées à partir de la théorie de trois monde, mais que celle-ci n’impliquait en rien. ») et que cette théorie constitue une révision des critères de classe (par substitution d’une théorie géopolitique).





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Xuan
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   Posté le 12-12-2006 à 23:16:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

SMT a écrit :

Sur les forums :
Mon avis sur les forums est qu'ils favorisent l’individualisme au détriment de la dure école de discipline prolétarienne, les « experts » informatiques, les gens sans orga et comptes à rendre, les orgas qui ne représentent que deux ou trois personnes prennent le pas sur les militants/praticiens, puisqu’ « ils ont le temps » !
Compte tenu de l’impact et du succès des moyens informatiques, il y a danger d’un « militantisme » virtuel au détriment du travail ingrat, pas toujours payant immédiatement, du travail dans les quartiers populaires et entreprises. C’est un gros et sérieux danger pour les ML. De plus, des aventuriers de tout acabit sont à même d’intervenir et de semer des diversions ou provocations redoutables. Aussi, il est vrai que les débats passent au-dessus des instances des organisations, de fait contournée par telle ou telle contribution personnelle. Cela renforce en quelque sorte un type d’anarchisme spécifique.
Enfin, les échanges et précisions données profitent aux forces ennemies de l’appareil répressif d’Etat. Sur un forum, la vigilance révolutionnaire s’estompe et « on bavarde ». :


Les forums virtuels ne favorisent pas plus l’individualisme qu’une assemblée populaire, n’importe quelle forme de démocratie directe ou n’importe quel forum réel, de la même façon policiers et aventuriers peuvent s’y glisser ou exercer une surveillance plus ou moins discrète, semer trouble diversions et provocations.
L’expérience des forums est utile, elle nous apprend justement à déjouer tous ces pièges et à comprendre – à travers eux – ce qu’est la lutte de lignes.
C’est une façon de réaliser une éducation politique collective.
C'est un outil dont nous devons aussi apprendre à nous servir.
Mais il ne faut pas en exagérer la portée évidemment.

L’existence d’un forum ne nuit en rien à l’activité des marxistes-léninistes, mais à l’inverse c’est cette activité au sein des masses - et non pas la maitrise de la langue écrite ni des connaissances techniques - qui garantit le bon fonctionnement d’un forum marxiste-léniniste.
A ce compte, les intellectuels intrigants ne pendront pas le dessus.


Comment les débats passeraient-ils «au-dessus des instances des organisations » ?
D’abord rien n’interdit aux organisations de mettre les mains dans le cambouis comme elles le font dans des organisations de masse, ensuite qui prétend que les débats ne pourraient avoir lieu que dans les « instances des organisations » ? est-ce qu’en dehors des « instances des organisations » il n’y a que des Béotiens incapables de réfléchir ?
C’est plutôt méprisant envers tout ce qui n’est pas « instances des organisations » .
Ca me rappelle un peu l’attitude condescendante de 1917 : à lui tout seul il a dû rédiger l’intégrale de la future Constitution socialiste et le programme des deux ou trois premiers quinquennats.

Quant aux contributions, qu’elles soient personnelles ou collectives, elles reflètent toujours une position dans la lutte des classes. Donc elles ne sont ni à mépriser ni à ignorer.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai tenu à te répondre


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   Posté le 13-12-2006 à 15:29:01   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

SMT a écrit :

Je revenais de 3 semaines de missions puis j'avais tapé un « complément » sur pcmlf et je le retrouve plus sur mon micro, j'suis dég faut que je recommence...


Sur l'air du petit papa noel : " Il me tarde temps que je lise ton texte que tu nous as concocté... "

SMT a écrit :

Les tâches pour la construction du parti se multipliant et la bolchévisation s'intensifiant, je serai encore moins disponible pour venir sur le forum…c'est pas peu dire.


Evidemment les priorités.... et de plus l'intervention sur un forum gaucho !

SMT a écrit :

Sur les forums :
Mon avis sur les forums est qu'ils favorisent l'individualisme au détriment de la dure école de discipline prolétarienne, les « experts » informatiques, les gens sans orga et comptes à rendre, les orgas qui ne représentent que deux ou trois personnes prennent le pas sur les militants/praticiens, puisqu'« ils ont le temps » !
Compte tenu de l'impact et du succès des moyens informatiques, il y a danger d'un « militantisme » virtuel au détriment du travail ingrat, pas toujours payant immédiatement, du travail dans les quartiers populaires et entreprises. C'est un gros et sérieux danger pour les ML. De plus, des aventuriers de tout acabit sont à même d'intervenir et de semer des diversions ou provocations redoutables. Aussi, il est vrai que les débats passent au-dessus des instances des organisations, de fait contournée par telle ou telle contribution personnelle. Cela renforce en quelque sorte un type d’anarchisme spécifique.
Enfin, les échanges et précisions données profitent aux forces ennemies de l’appareil répressif d'Etat. Sur un forum, la vigilance révolutionnaire s'estompe et « on bavarde ».


Je ne partage pas du tout ta vision négative de l'outil politique qu'est aujourd'hui internet et les forums.



SMT a écrit :

« Le PCC et le PTA ont incarné le principal foyer de résistance au révisionnisme moderne. C'est là leur mérite historique impérissable, ce sont eux qui ont eu raison et non le PCUS. Le révisionnisme adoptait un cours de chauvinisme de grande puissance et s'ingéra y compris par les armes contre la Chine Populaire en 1969, afin de favoriser le retour du PTA et PCC dans le giron révisionniste.


Le terme de "chauvinisme de grande puissance" c'est pour éviter de reprendre la notion de social-impérialisme, notion défendu et développée par les ML.

SMT a écrit :

Mao Zedong et Enver Hoxha ont eu des mérites (et un grand courage) dans la défense du marxisme-léninisme contre le révisionnisme moderne. Cela dit les ML issus du PCMLF sont divisés sur l'apport respectif de ces deux dirigeants.


La division date de l'après 1976 !

SMT a écrit :

Pour l'URCF, le débat doit se mener sur des bases matérialistes mais l'attachement à Mao ou Enver ne peut être une condition de l'unité d'action et du dialogue entre organisations communistes, ce qui nous unit c'est la défense de la théorie et pratique de Marx-Engels-Lénine-Staline ! »


Pourtant le fameux CNU dont l'URCF est membre, a bien appliqué le rejet des "orgas maos" lors de sa constitution ! De plus, zapper Mao est une grossière erreur.
SMT a écrit :

« L'histoire tranchera entre les mérites et les erreurs des uns et des autres, nous sommes tous les enfants d' un échec , que l'on ait choisi telle ou telle organisation. Les militants du PCMLF, PCRML ont l'immense mérite d'avoir diffusé et publié les écrits des classiques, notamment de Staline mis au pilon par les révisos, d'avoir armé idéologiquement la résistance anti-révisionniste, quand le découragement montait.


...et d'avoir démasqué le P"C"F contre-révolutionnaire !

SMT a écrit :

Ceux qui étaient dans le PCF, à condition qu'ils militent effectivement à la base, ont pu participer et initier des luttes locales: logements, contre les licenciements et acquérir ainsi des notions pratiques de la lutte de classes.


Les militants ML (principalement PCMLF, PCRML, UCFML) ont combattu dans la classe ouvrière les positions et les pratiques du P"C"F notamment ces conceptions dans les luttes.

SMT a écrit :

La tâche actuelle est d'organiser l'union et parfois les retrouvailles des artisans des deux ruptures avec le révisionnisme (celle des années 60 et celle des années 90).


Là non plus je ne suis pas d'accord, car il n'y a pas deux ruptures avec le révisionnisme. Le refus de la mutation social-démocrate du P"C"F des années 90 ne peut pas être qualifié de deuxième rupture avec le révisionnisme, ni être mise sur le même plan que la rupture des années 60.


SMT a écrit :

L'URCF considère Enver Hoxha comme un éminent marxiste-léniniste, défenseur de l'oeuvre de Staline. Quant à Mao, nous considérons qu'il dirigea une révolution nationale-démocratique anti-impérialiste qui à bien des égards, peut guider nombre de pays confrontés à la domination de l'impérialisme et aux survivances du féodalisme.


Ce que tu dis de Mao, même les trotskistes peuvent le dire !

SMT a écrit :

« Nous sommes aussi les héritiers du PCMLF et du PCRML, l'étude de leurs mérites et insuffisances va faire l'objet d'une prochaine étude théorique de l'URCF, apprendre de leur expérience est indispensable pour reconstruire un parti communiste de type bolchevique. »


J'ai déjà entendu ça !

SMT a écrit :

Cette théorie en pratique a abouti à ne considérer l'URSS comme principal puis unique "ennemi des peuples", surtout après la réception de Nixon à Pékin. La Chine populaire préconisait des alliances avec les Etats impérialistes contre l'ennemi principal et même dans les faits avec les USA et l'OTAN.


A partir du moment ou tu nies totalement l'existence politique du social-impérialisme, il n'y a rien d'étonnant à ce que tu déformes les faits. Car ni Mao, ni la T3M n'ont écrits que le social-impérialisme était l'ennemi UNIQUE. Ils ont toujours mis en avant la lutte contre les rivalités -inter-impérialistes- des 2 superpuissances URSS et USA. Prétendre ou écrire l'inverse, est un mensonge.


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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 14-12-2006 à 00:00:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

SMT a écrit :

« L'histoire tranchera entre les mérites et les erreurs des uns et des autres, nous sommes tous les enfants d' un échec, que l'on ait choisi telle ou telle organisation. Les militants du PCMLF, PCRML ont l'immense mérite d'avoir diffusé et publié les écrits des classiques, notamment de Staline mis au pilon par les révisos, d'avoir armé idéologiquement la résistance anti-révisionniste, quand le découragement montait. Ceux qui étaient dans le PCF, à condition qu'ils militent effectivement à la base, ont pu participer et initier des luttes locales: logements, contre les licenciements et acquérir ainsi des notions pratiques de la lutte de classes.

Etonnante « définition » du PCMLF et du PCRML qui en oublie le premier mot : Parti
Après le triomphe du révisionnisme dans le P « C » F, les marxistes-léninistes ont tenté de reconstruire l’indispensable parti de la classe ouvrière. Tu n’en dis pas un mot alors que c’est la plus évidente de leur activité, leur existence même. Ca fait un sacré trou dans ton histoire, un silence révélateur de ton embarras il me semble.
Car quelques lignes plus loin tu écris « Dans la plupart des pays, se formèrent de nouveaux PCML. »…
L’acte fondateur de la lutte antirévisionniste en France est justement la création du Parti marxiste-léniniste.

Et quel est ce galimatias sur les militants « de base » révisionnistes qui « ont pu participer et initier des luttes locales: logements, contre les licenciements et acquérir ainsi des notions pratiques de la lutte de classes » ?
Quel est le sens de ces « luttes locales » sous la bannière politique de la voie électorale au socialisme, des nationalisations, du Programme Commun de Gouvernement et de l’Union de la Gauche ?
Explique-nous quelles « notions pratiques de la lutte de classes » ces militants de base révisionnistes ont bien pu assimiler dans le soutien au politicien bourgeois Mitterrand.

Et quand je dis « soutien » c’est un euphémisme, je ne parle pas de l’anathème jeté par ces mêmes militants de base contre tous ceux qui osaient dénoncer la nature réactionnaire de cet individu, ni de l’utilisation de la violence social-fasciste contre ceux qu’ils accusaient de faire « le jeu de la droite » .
L’histoire a révélé que les révisionnistes ont sciemment étouffé le passé de collabo de « Mitterrand la Francisque », passé opportunément rappelé alors dans un des éditoriaux de l’Humanité Rouge.
Et lorsqu’on fait le bilan de l’ère socialiste et des dégâts causé par elle et par le parti révisionniste pour la classe ouvrière et pour le peuple de notre pays, on peut légitimement poser la question :
De qui les militants de base révisionnistes ont-ils fait le jeu, de quelle classe ?
L’histoire a déjà tranché sur cette question.

Je n'ai pas parfaitement saisi le sens que tu donnes à cette sentence :
« La vraie ligne de partage à l'étape actuelle oppose les tenants d'un (néo-)menchevisme et du marxisme-léninisme. »…
Mais il me semble qu'elle illustre un peu l'exemple précédent.


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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
ossip
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ossip
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   Posté le 15-12-2006 à 00:38:07   Voir le profil de ossip (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à ossip   

Je rejoins mes camarades finimore et xuan dans leurs réactions mais je te réponds à ce que tu m'as "dédié":

SMT a écrit :

Si si P. Semard est cité.
Les 200 thèses sont pas prêtes à être sur le net, ça fait 100 pages et en plus c’est un document qui apporte des ressources financières. Et puis même je pourrai utiliser « Tactique et stratégie » qui fait aussi 100 pages pour m’en servir dans nos « débats » de forum !


La taille n'empêche rien. Sur le site communisme et bolchévisme, tu trouves les "reflexions sur la Chine" d'Hoexha , et bien d'autres textes qui vont faire plusieurs dizaines de pages. Le seul argument est celui financier. Et là aussi on peut débattre.

Mais bon. Oui Sémard est cité... comme martyr. Alors qu'il a été dirigeant du PCF avant Thorez. Mais je trouve que tu évites bien facilement les arguments historiques et les références à certains personnages que j'ai faits. Le matérialisme historique est essentiel aujourd'hui. Il permet d'éviter bien des écueuils.


SMT a écrit :

Rappel de ma position (et urcf) sur les forums en général et sur les non organisés :

Sur les forums :
Mon avis sur les forums est qu'ils favorisent l’individualisme au détriment de la dure école de discipline prolétarienne, les « experts » informatiques, les gens sans orga et comptes à rendre, les orgas qui ne représentent que deux ou trois personnes prennent le pas sur les militants/praticiens, puisqu’ « ils ont le temps » !
Compte tenu de l’impact et du succès des moyens informatiques, il y a danger d’un « militantisme » virtuel au détriment du travail ingrat, pas toujours payant immédiatement, du travail dans les quartiers populaires et entreprises. C’est un gros et sérieux danger pour les ML. De plus, des aventuriers de tout acabit sont à même d’intervenir et de semer des diversions ou provocations redoutables. Aussi, il est vrai que les débats passent au-dessus des instances des organisations, de fait contournée par telle ou telle contribution personnelle. Cela renforce en quelque sorte un type d’anarchisme spécifique.
Enfin, les échanges et précisions données profitent aux forces ennemies de l’appareil répressif d’Etat. Sur un forum, la vigilance révolutionnaire s’estompe et « on bavarde ».

Petit problème: ici les aventuriers et compagnie, ce ne sont pas ceux qui font vivre le forum. Ce forum, parmi ceux qui se reclament du marxisme-léninisme, est le seul où des camarades ouvriers jouent un rôle essentiel dans les débats et dans la gestion des forums.
Les diviseurs, les provocateurs, on commence à les voir venir. Ce n'est pas infaillible, mais dans le monde réel, on a de nombreux exemple de membres soit directement policiers, soit retourné, que ce soit à la base, ou en haut. Dois-je vraiment relancer les noms?

Citation :

Sur les non organisés :
Faire vivre le CD léniniste individuellement et collectivement oblige à une rigueur prolétarienne de tous les moments, être membre d’une organisation ML confère des devoirs (respects de statuts…) et des sacrifices incompatibles avec l’idéologie petite bourgeoise ambiante et permanente basée sur l’égo et l’individu. C’est aussi une raison à mon sens du nombre important de camarades (situation que tu « dénonces » parfois Finimore) qui ne veulent pas entrer dans une organisation (une dizaine d’orga doivent se réclamer du m-l en France) et veulent œuvrer seuls (au sens de non organisés) en attendant peut-être un parti pur qui n’existera de toute façon pas. La racine matérielle en est sans doute la force particulière du petit patronat, artisanat, commerçant, petits paysans-proprio, professions libérales en France.

Et bien justement! Tout au contraire, la pratique, l'analyse de la pratique des forums par des militants ml, montre une chose:
- grâce aux forums des militants isolés ont rejoint des organisations. Et se sont retrouvés organisés. D'autres jeunes ont rejoint des orgas, s'en sont rapporchés petit à petit, ou s'en rapprochent encore. Loin de renforcer les tendances à l'inorganisation, au sectarisme, l'expérience mené par les membres de ce forum, principalement sur le FUC puis sur les FML1 et FML2 montre que quand on lutte ensemble sur des forums internet, qu'on défend des positions communes, et bien des rapprochement se font.
Le fait que les camarades en question soient ouvriers n'est sans doute pas étranger à l'affaire (ça c'est embettant... pour ceux qui pretenderaient se poser en donneurs de leçons). L'IC avait bien conseilllé au PCF-SFIC après le deuxième congrès de remplacer ses dirigeants par un maximum de militants ouvriers.
Les forums ne sont pas la panacées, mais les rejeter me semble bien facile.

Surtout, j'espère que cette façon de nous jouer des "inorganisés" n'est pas une façon de nous la jouer genre grosse orga face à la petite. Vu l'Etat des forces des uns et des autres ce serait vraiment un argument de bas-étage.
De même j'espère que cette façon de jouer du "je ne vais plus pouvoir venir souvent sur le forum" n'est pas liée au CNU et à l'avis que nous avons ici sur cette initiative "unitaire"... (j'aurai l'occasion d'y revenir).

Message édité le 15-12-2006 à 12:32:08 par ossip


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"On vit de bonne soupe et non de beau langage" (A. Marty)
"Notre ennemi est chez nous" (Lénine, K. Liebknecht, A. Marty, P. Vaillant-Couturier)
SMT
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   Posté le 02-01-2007 à 21:18:14   Voir le profil de SMT (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT   

A Xuan et son message du 12/12/2006 :

Sur les forums
D’abord, ma position sur les forums visaient à insister sur ces aspects négatifs, les forums ont bien sûr des aspects positifs, le plus important étant la mise en relation de camarades isolés mais aussi dans une certaine mesure d’occuper le terrain de la lutte idéologique sur internet (accès à la propagande communiste prolétarienne (ml) mais pas pour « tous » : voir (par exemple) les immigrés qui font 40% de la classe ouvrière et qui sont « sous équipés » (et pour cause)).

Pas d’accord avec Xuan qd il dit : « Les forums virtuels ne favorisent pas plus l’individualisme qu’une assemblée populaire,… ».

D’accord avec Xuan qui fait une approche matérialiste juste qd il précise que la condition première de la nature et du fonctionnement d’un forum ml est l’activité ml dans les masses .
Mais Xuan conviendra que cette activité réelle ml dans les masses est difficilement vérifiable et ne peut se voir ou se vérifier sur aucun forum (même si elle est réelle).

Xuan écrit : « Comment les débats passeraient-ils «au-dessus des instances des organisations » ? » « est-ce qu’en dehors des « instances des organisations » il n’y a que des Béotiens incapables de réfléchir ? C’est plutôt méprisant envers tout ce qui n’est pas « instances des organisations ». »
Evidemment que non qu’il n’y a pas que des « béotiens » comme tu dis. C’est pas la question ! La question est plutôt de savoir si cela favorise ou non le devoir communiste de s’organiser ou bien un certain type d’anarchisme. De même, les contributions/réflexions/initiatives individuelles sont (théoriquement) inférieures aux décisions ou contributions garanties (sans être une panacée qui n’existe d’ailleurs pas) par le collectivisme de l’organisation (travail collectif, critique et autocritique, émulation). Voir la position léniniste-staliniste sur le « sujet » organisation/parti.
Et Xuan rajoute comme argument « Ca me rappelle un peu l’attitude condescendante de 1917 : à lui tout seul il a dû rédiger l’intégrale de la future Constitution socialiste et le programme des deux ou trois premiers quinquennats. »
Argument non valable à mon sens : d’après ce qu’en dit Xuan le travail de "1917" n’avait rien de collectif, c’était justement un travail personnel non rectifié par la discipline collectiviste.

Je répondrai plus tard à Finimore du 13/12 (puis à nouveau xuan et ossip) et évidemment sans penser que quiconque puisse attendre avec impatience un message de SMT, comme l’interprète bizarrement Finimore qui écrit « Sur l'air du petit papa noel : " Il me tarde temps que je lise ton texte que tu nous as concocté... " "
Celui qui le ferait en tout cas n’aurait pas une attitude communiste. Le « smile » de Finimore me laisser toutefois espérer que ce n’était qu’un clin d’œil..


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"Le danger de la tactique des communistes de gauche consistait en ce qu'elle menaçait de transformer le Parti, de dirigeant de la révolution prolétarienne, en un groupe de conspirateurs creux et inconsistants" JV.Staline.
SMT
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   Posté le 12-01-2007 à 21:35:47   Voir le profil de SMT (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT   

A Finimore du 13/12/2006 :

Rien à dire sur les deux premières remarques sans fondements et qui sont plus sur le ton humoristique (?).

Sur les forums :
Voir ma réponse à Xuan.

Finimore a écrit : « Le terme de "chauvinisme de grande puissance" c'est pour éviter de reprendre la notion de social-impérialisme, notion défendu et développée par les ML. »

On tourne en rond, j’ai déjà expliqué brièvement pourquoi « social-impérialisme » était pour nous une formule pas juste d’un point de vue matérialiste.
Rappel :
« Sur social-impérialisme :

Je rappelle que sur la théorie du « social-impérialisme » soviétique ou du PCUS « parti de type fasciste », l’URCF a plusieurs critiques de principe. La principale remarque c’est que le concept de « social-impérialisme » n’a pas d’existences objectives, soit l’URSS était un Etat impérialiste soit elle ne l’était pas car le processus de restauration capitaliste a nécessité des étapes comme nous l’avons montré précédemment. Lénine désignait par social-impérialiste des sociaux-démocrates « socialistes en paroles, pro-impérialistes dans les faits » lors de la scission avec la seconde Internationale, nullement une forme inédite de capitalisme. Il faut aussi faire l’autocritique (pour les anciens du PCMLF) de l’application de ce concept qui a fait de l’URSS et du social-impérialisme, « l’ennemi principal des peuples » et a engendré avec phrases de gauche une politique de ralliement à l’union sacrée, à la CEE, à l’OTAN (certains discours du PCMLF sont en effet caractéristiques en 1974-1976).
Idem pour le PCUS « fasciste », le PCUS était un parti révisionniste dont la direction oeuvrait à la restauration du capitalisme. C’était un parti où agissaient des forces contradictoires et même antagoniques : communistes sincères issus de la classe ouvrière, mais à son sommet des contre-révolutionnaires et des sociaux-démocrates qui bien sûr avaient des relais dans tous les rouages. Le fascisme est la dictature terroriste des monopoles les plus réactionnaires et bellicistes selon la juste formule de Dimitrov, le parti fasciste est un parti bourgeois lié aux monopoles et financés par eux. Pour que le PCUS soit fasciste, il aurait fallu que, bourgeoisie reconstituée, le capitalisme monopoliste règne sans partage, c’est là la base sociale du fascisme, mais alors pourquoi ce recours à la rhétorique même formelle du « communisme » ?
Comment alors appréhender le pluripartisme de Eltsine-Gorbatchev ? comme un progrès démocratique par rapport au « parti fasciste » de Brejnev ? l’interdiction du PCUS en 1991 comme un progrès démocratique sanctionnant une formation fasciste ? On voit que l’on tombe alors dans le subjectivisme, que les faits ne cadrent pas avec l’analyse présupposée.

L’exigence matérialiste nécessite que l’on tienne compte des réalités économiques et culturelles des échanges internationaux de l’urss (urss à direction révisionniste restaurant le capitalisme mais avec survivances et contradictions socialistes).
Si les échanges de produits n’étaient pas égaux (loi de la valeur oblige..), ils étaient souvent nettement plus favorables pour les pays soutenus par l’urss que ceux sous domination impérialiste (capitaliste).
L’accueil et la formation d’ingénieurs ou techniciens du Tiers Monde n’avait pas son équivalent dans les pays impérialistes.
Le soutien était réel pour plusieurs guérillas marxistes et de Libération nationale.
Le fait que le révisionnisme adoptait un cours de chauvinisme de grande puissance et s’ingéra y compris par les armes contre la Chine Populaire en 1969, afin de favoriser le retour du PTA et PCC dans le giron révisionniste ne doit pas détourner les ML de l’analyse matérialiste de l’urss d’après 1953. »

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
Mao Zedong et Enver Hoxha ont eu des mérites (et un grand courage) dans la défense du marxisme-léninisme contre le révisionnisme moderne. Cela dit les ML issus du PCMLF sont divisés sur l'apport respectif de ces deux dirigeants. »
La division date de l'après 1976 ! »

Oui et ?

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
Pour l'URCF, le débat doit se mener sur des bases matérialistes mais l'attachement à Mao ou Enver ne peut être une condition de l'unité d'action et du dialogue entre organisations communistes, ce qui nous unit c'est la défense de la théorie et pratique de Marx-Engels-Lénine-Staline ! »
Pourtant le fameux CNU dont l'URCF est membre, a bien appliqué le rejet des "orgas maos" lors de sa constitution ! De plus, zapper Mao est une grossière erreur. »
Comme déjà expliqué sur ce topic (encore), l’urcf ne zappe pas mao. Le CNU n’est pas l’urcf. Notre position n’est pas du tout contradictoire avec celle du CNU. Et les « orgas maos » comme tu dis, n’ont qu’à demander à être membre du CNU si elles le souhaitent.

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
Ceux qui étaient dans le PCF, à condition qu'ils militent effectivement à la base (sous entendu et pas aux ordres des révisos), ont pu participer et initier des luttes locales: logements, contre les licenciements et acquérir ainsi des notions pratiques de la lutte de classes. »
Les militants ML (principalement PCMLF, PCRML, UCFML) ont combattu dans la classe ouvrière les positions et les pratiques du P"C"F notamment ces conceptions dans les luttes. »

Désolé mais il y avait ds des « coins reculés » de la France (et sans internet à l’époque…) où on ne savait pas que le pcmlf existait (ou autre) et où il n’y avait que le pcf : qd on s’y battait contre une expulsion de logement de la cité, une coupure, pour une réintégration….cela apprend comment s’organiser concrètement pour faire face aux forces de l’ordre bourgeois etc…Certes les espoirs de tentatives de récupération des chefs et suivistes révisos ou réformistes ne manquaient pas mais pouvaient rester en sourdine face à des travailleurs spontanément radicaux.

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
La tâche actuelle est d'organiser l'union et parfois les retrouvailles des artisans des deux ruptures avec le révisionnisme (celle des années 60 et celle des années 90)."
Là non plus je ne suis pas d'accord, car il n'y a pas deux ruptures avec le révisionnisme. Le refus de la mutation social-démocrate du P"C"F des années 90 ne peut pas être qualifié de deuxième rupture avec le révisionnisme, ni être mise sur le même plan que la rupture des années 60. »

Il est faux de dire que ceux ayant rompus dans les années 90 l’ont fait par refus du pcf social-démocrate : que fais-tu de ceux qui après avoir quitté le pcf dans les années 60 et après l’échec du pcmlf sont revenus au pcf (notamment pour ne pas se détacher provisoirement des ouvriers (trompés) sympathisants ou pcf et les gagner) ? que fais-tu de ceux qui n’étaient pas nés ds les années 70 ou qui n’avaient pas 14 ans (par exemple) ? Que fais tu de ceux qui ds des coins reculés de la France (re : et sans internet) ne savaient même pas que pcmlf ou autre existaient et sont allés au pcf pensant qu’il était communiste puis s’en sont détachés plus ou moins vite dans les années 90 ?
Enclenche ! Change de braquet.

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
L'URCF considère Enver Hoxha comme un éminent marxiste-léniniste, défenseur de l'oeuvre de Staline. Quant à Mao, nous considérons qu'il dirigea une révolution nationale-démocratique anti-impérialiste qui à bien des égards, peut guider nombre de pays confrontés à la domination de l'impérialisme et aux survivances du féodalisme.

Ce que tu dis de Mao, même les trotskistes peuvent le dire ! »
Je n’ai pas dit que ça sur Mao (rappel).
Et enfin tu me mets du baume au cœur ! : je ne savais que les trotskos donnait le même sens que nous à l’impérialisme, qu’ils avaient intégré l’impérialisme, c’est à dire aussi la loi de l’inégalité de développement et du maillon faible sur la chaines des états impérialistes…Les troskos sont léninistes…une Victoire ! On a gagné les trotskos, faut prévenir ce qui reste du MCI ! (PS : ce sont les trotskos de France ou du monde entier qui sont devenus léninistes ? ).

Finimore a écrit : « « SMT a écrit :
« Nous sommes aussi les héritiers du PCMLF et du PCRML, l'étude de leurs mérites et insuffisances va faire l'objet d'une prochaine étude théorique de l'URCF, apprendre de leur expérience est indispensable pour reconstruire un parti communiste de type bolchevique. »
J'ai déjà entendu ça ! »

Ne sois pas impatients…c’est qd même pas à nous que tu vas reprocher de ne pas sortir des documents ou études théoriques publiques ! ! : un document de 100 pages fin 2003, un autre de 100 pages en 2005, un programme en 2007 et je ne parle même pas du journal Intervention communiste (exemples : 10 articles sur « l’urss sauvé l’humanité », 5 ou 6 je sais plus sur « la question de Staline : XXème congrès la revanche du social-démocratisme » traduit par les russes, sans parler d’analyses : Front populaire ; élections…)., un à venir de 100 pages.

Quand au pcmlf, je te confirme (sans le déconnecter de ce que j’ai déjà dit sur pcmlf-mérites) que lui aussi a fait ressurgir de l’économisme notamment ds le travail en direction des entreprises, en cantonnant parfois la politique communiste ds les usines à être le M+ du syndicat, ou à politiser le social.

Finimore a écrit : « A partir du moment ou tu nies totalement l'existence politique du social-impérialisme, il n'y a rien d'étonnant à ce que tu déformes les faits. Car ni Mao, ni la T3M n'ont écrits que le social-impérialisme était l'ennemi UNIQUE. … »

Je n’ai pas parlé de mao ni de la T3M. Je souligne (à nouveau) ce que j’ai écrit pour ceux qui ne « comprennent » pas : « Cette théorie en pratique a abouti à ne considérer l'URSS comme principal puis unique "ennemi des peuples", surtout… ».

Et tu continues « Ils ont toujours mis en avant la lutte contre les rivalités -inter-impérialistes- des 2 superpuissances URSS et USA. Prétendre ou écrire l'inverse, est un mensonge. »

Attention tu parles de mensonges ? voilà la réalité :

Finimore a écrit le : « La conception " des 3 mondes " est logique , cohérente. Toutes les interprétations et développements issues de l'analyse initiale disent en respecté l'esprit, le sens etc...
« C'est en ce sens que si les deux superpuissances sont, toutes deux, l'ennemi principal des peuples et le principal fauteur de guerres et d'un troisième conflit mondial, c'est l'URSS qui est, de par sa position historique, la plus dangereuse et la plus agressive des deux " - Front-Rouge (PCRML) nvelle série n°3 –1978 »

Et j’avais répondu déjà : « la théorie des "trois monde" qui constitue une révision de la théorie léniniste de l'impérialisme , ce qui eut pour effet de pousser les dirigeants du PCMLF (…) à considérer aussi comme le montre un de tes documents, Finimore, que l’urss était un pays plus dangereux et plus menaçant que les USA, ce que ne confirme pas le devenir de ces deux pays (disparition de l’urss et « hégémonie » des USA). »

Prochaine réponse au mess de Xuan du 14/12/06.

Et un mot à Ossip (pour lever les doutes) qui a écrit après Xuan « Surtout, j'espère que cette façon de nous jouer des "inorganisés" n'est pas une façon de nous la jouer genre grosse orga face à la petite. Vu l'Etat des forces des uns et des autres ce serait vraiment un argument de bas-étage. »

En effet même si une orga est 50 ou 100 fois plus grosses que d’autres petites, vu l’état des forces, personne ne peut se la jouer « grosse orga » m-l, reconnue par la classe ouvrière de France.

Et Ossip encore « De même j'espère que cette façon de jouer du "je ne vais plus pouvoir venir souvent sur le forum" n'est pas liée au CNU et à l'avis que nous avons ici sur cette initiative "unitaire"... (j'aurai l'occasion d'y revenir). »

Pas du tout , pas de fantasme ! Même pas eu le temps de lire le topic « CNU », je n’ai fait que le survoler, il semblerait que les admin soient « contre » le cnu, oui et alors ? rien à voir avec mon temps.


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"Le danger de la tactique des communistes de gauche consistait en ce qu'elle menaçait de transformer le Parti, de dirigeant de la révolution prolétarienne, en un groupe de conspirateurs creux et inconsistants" JV.Staline.
sti
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   Posté le 14-01-2007 à 01:16:33   Voir le profil de sti (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à sti   

" En Albanie, le développement économique lui-même prend un sens nouveau – celui de la constitution socialiste.
La politique est partout au poste de commandement.
Visitons chaque atelier de n’importe quelle usine : des ouvriers au directeur, chacun raconte l’histoire de son entreprise en termes de bataille politiques.
Beaucoup de travailleurs ont pu voir, par exemple, que les experts soviétiques, après la mort de Staline et l’arrivée de Khrouchtchev au pouvoir, ont refusé de participer soit à la construction de l’usine, soit à la formation du personnel albanais. Ils ont constaté que la recherche des minerais et du pétrole a été sabotée par Moscou. […]
… depuis la mort de Staline, L’Albanie a bénéficié d’un seul appui extérieur : celui de la république populaire de Chine.
Pékin parle à ce propos de « soutien réciproque ». Les révolutionnaires chinois considèrent comme très important à l’échelle mondiale l’existence d’un pays européen qui soit resté fidèle au marxisme et au léninisme après la trahison de Khrouchtchev. Par son exemple, par ses actes, par ses liens avec le mouvement ouvrier, l’Albanie constitue un bastion. Elle résiste avec honneur aux attaques de l’impérialisme international et de ceux qui, à Moscou, rêvent de s’entendre, de se réconcilier avec les capitalistes.
[…]
Depuis la mort de Staline, les experts soviétiques se rendaient de plus en plus insupportables à ce peuple fier.
En outre, ils coûtaient très cher. Un ingénieur fraîchement arrivé de Moscou touchait un traitement égal à quatre fois celui du président de la république populaire d’Albanie.
[…]
Le peuple albanais accueil l’aide chinoise en lui donnant son véritable sens : celui d’une solidarité politique et par conséquent d’une fraternité de combat.
C’est ainsi que la construction des installations thermo-électriques de Fieri devait être achevée en 1961-1962. Mais le gouvernement de Moscou, en raison de son conflit idéologique avec le parti albanais, a tout d’abord freiné la mise en place des programmes, puis, en 1962, annulé, sans consulter Tirana, tous les accords qui liaient les deux pays.
A ce moment le gouvernement Chinois – sans même attendre la signature d’une convention officielle - a repris le projet sur de nouvelles bases techniquement plus moderne. […]
Politiquement, les travailleurs de la centrale de Fieri sont ainsi amenés à comprendre l’histoire de cette réussite industrielle comme une victoire dans la bataille engagée contre le révisionnisme, c’est à dire contre la politique opportuniste de droite affirmée par Moscou, et contre le social-impérialisme, c’est-à-dire l’utilisation de la force économique d’une grande puissance pour s’emparer du pouvoir de fait dans un pays étranger. […]
La rupture totale de l’URSS avec toute tradition de solidarité a été cruellement ressentie dans un pays où le souvenir du soutien désintéressé reçu au temps de Staline reste vivant. […] Les révolutionnaires albanais ont la conviction d’avoir été trahis. […] ils se savent aujourd’hui menacés par les armées du pacte de Varsovie. […]
La rupture avec les dirigeants de Moscou a, certes, une base théorique. Mais elle ne n’est pas limitée à un débat intellectuel. Elle a été, elle est toujours constatée, ressentie, vécue comme une trahison. A une date donnée, les experts soviétiques ont commencé à saboter les projets et les programmes industriels. Les géologues sont devenus brusquement incapables de déceler l’existence d’un minerai, là même où, dès leur départ, il a été reconnu et extrait sans aucune difficulté.
En 1962 les albanais ont terriblement souffert. La production agricole s’effondrait, faute de pièces détachées pour réparer les machines agricoles, faute de tracteurs, faute d’engrais chimique, de camions, de wagons, de cars. Toutes ces livraisons soviétiques étaient prévues par le plan. Les denrées alimentaires faisaient défaut. Et Khrouchtchev ne daignait même pas répondre lorsque les albanais lui rappelaient les engagements pris.
Le blocus décrété par Moscou a donc profondément marqué l’ensemble de la population, alors privée de ravitaillement et de transports, donc cruellement atteinte dans sa vie de tous les jours. "

[…]
Gilbert Mury, Albanie, Terre de l’homme nouveau.
Je me permets de poster ce petit extrait tiré, non pas d’une résolution ou grande analyse produite par Avant-Garde, mais le témoignage d’un marxiste Léniniste qui a prouvé son attachement aux deux bastions de construction du socialisme de son époque.
Lorsque que l’on parle du révisionnisme moderne, il est impératif de comprendre à quoi cela correspond dans la lutte politique pour le socialisme, pour les intérêts politiques de la classe ouvrière et comment cette même classe a pu en être affectée dans sa chair à quelque endroit du monde.
Après cela, s’arrêter sur « l’aide soviétique aux pays du tiers-monde » sous le révisionnisme moderne alors que l’on sait que cette aide était destiné à s’approprier le pouvoir économique sur place et l’instauration de régime politique fantoche à la solde de Moscou et donc clairement dans le camp du révisionnisme, c’est d’une part ne rien comprendre aux conséquences du point de vue ouvrier, de la lutte de classe à cette époque et d’autre part au danger pour le mouvement ouvrier que cela représentait de l’extérieur (des états révisionnistes vers les états socialistes et les partis communiste) et de l’intérieur (dans ces mêmes états socialistes), la preuve en étant l’échec tragique devant lequel nous faisons face aujourd’hui et les stigmates qu’il nous en reste apparemment dans la pensée intellectuelle …
Gilbert Mury nous donne aussi une définition du social-impérialisme remis dans son contexte historique.
Au passage, je suis moins choqué par le "traitement" reçu par les ingénieurs soviétique à cette époque pour leur "travail" que je suis assez "admiratif" (si on peut dire) de la rigueur politique d'Enver Hoxa ...
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