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DUROC
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   Posté le 05-03-2018 à 20:33:31   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Staline est mort il y a 65 ans. Il a été l'architecte de la construction victorieuse du socialisme en URSS. Après sa mort ( naturelle ? ) les traîtres qui l'ont suivi ont liquidé son oeuvre, rétabli le capitalisme et détruit l'Union Soviétique.
Les communistes véritables honorent sa mémoire.

Duroc

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Xuan
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   Posté le 06-03-2018 à 00:00:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le forum a été créée une rubrique dans le chapitre Histoire, qui est consacrée à Staline, sous le titre "un autre regard sur Staline".

Je recommande les conférences de Ludo Mertens

Ceci s'imposait à cause de la campagne anticommuniste hystérique déversée par la propagande bourgeoise sur ce sujet, favorisée par la trahison révisionniste évidemment puis par la restauration du capitalisme en URSS.
Cette campagne a sans doute culminé dans l'émission "la marche du siècle" qui assimilait nazisme et communisme sous le terme générique de totalitarisme , qui n'a aucune signification politique, ni sociale, ni économique, mais vise essentiellement la répression et la surveillance policière selon la conception orwellienne, de sorte que sa nature de classe est escamotée. Sans parler des chiffres hallucinants balancés alors sur la répression, sans aucun rapport avec la réalité, de sorte que la réaction reprit le slogan "100 millions de morts", comme si la moitié de la population soviétique avait été anéantie par Staline...
Le faussaire Courtois y exigeait rien moins que l'interdiction du livre "un autre regard sur Staline".

Non seulement ce matraquage a interdit toute réflexion scientifique sur l'oeuvre de Staline et son véritable bilan, mais il a conduit à nier les progrès évidents du socialisme en URSS par rapport au tsarisme, l'émancipation réelle des paysans et des ouvriers, et par suite à censurer la notion même de socialisme, au point que les dirigeants révisionnistes le planquent sous le tapis du "dépassement du capitalisme".

Or la crise du capitalisme a montré l'actualité du marxisme, le Capital et les œuvres de Marx sont réapparus. L'Humanité en ligne n'a pu faire autrement que d'afficher les portraits de Lénine et de Marx. Dans la Chine Populaire, deuxième économie mondiale, le marxisme est à l'étude depuis plusieurs mois dans le PCC, les écoles et chez les journalistes. Le site théorique http://www.ccpph.com.cn/ publie très régulièrement des articles sur le marxisme, certains d'entre eux ont été traduits et repris ici.

Enfin, le peuple russe garde de Staline un souvenir essentiellement positif, de sorte que Poutine n'a pu étouffer les marques du respect populaire dont jouit Staline, en particulier à cause de la victoire historique sur le nazisme.
Voir également ce post Russie. La nostalgie de Staline soixante ans après




L'anniversaire du 5 mars doit être l'occasion de battre en brèche la campagne anticommuniste et promouvoir le socialisme, notamment dans les sites sociaux-démocrates et révisionniste, et auprès des communistes adhérents ou non au PCF, qui n'ont jamais accepté la déstalinisation.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 06-03-2018 à 12:24:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Danielle Bleitrach met en ligne sur Histoire et Société un texte fondamental du mouvement communiste international.


Son commentaire ne prend pas en compte la responsabilité fondamentale du révisionnisme Khrouchtchévien dans la division du mouvement communiste international, ni la nécessité pour la Chine de se protéger contre la menace exercée par l'armée russe à ses frontières lors du conflit sur l'Oussouri, ni la victoire que constituait la reconnaissance de la Chine par les USA.

Sur les erreurs de Staline, les chinois n'ont pas été très bavards. De fait ce n'est pas à eux de réaliser ce bilan mais aux communistes russes. Par contre les erreurs de Mao ont été précisément décrites, ainsi que les mesures justes prises par lui lors de la révolution culturelle dans la Résolution sur quelques questions de l'histoire de notre parti depuis la fondation de la République populaire. Ainsi les chinois n'ont fait ni déstalinisation ni démaoïsation.

Dans tous les cas ce texte parle de lui-même et met l'accent sur le processus révisionniste aboutissant à l'abandon des principes, et imposé à la plupart des partis communistes au nom du principe du "parti père".


Les grands classique : LES « DEUX EPEES » – Mao Tsé toung
06
MAR
voici le texte célèbre par lequel Mao Tsé Toung a salué le XXe Congrès du PCUS et surtout le « rapport secret » de Khrouchtchev. Par ailleurs il fait noter que les Chinois quand ils ont à leur tour remis en cause la politique de Mao Tse Toung, ils ont affirmé la continuité (aujourd’hui aussi), toutes les étapes de leur révolution, en se contentant de noter que 70% de la politique de Mao était bonne et 30% d’erronée, sans préciser d’ailleurs outre mesure. cela dit la manière dont Mao déclare la guerre au révisionnisme et qui l’a conduit à pactiser avec les Etats-Unis; cette division du mouvement communiste international est une des principales raison de la chute de l’Union soviétique que nous payons tous par une abominable victoire du capitalisme, une contre-révolution, une régression sociale. Quand je vois aujourd’hui l’entente entre la Chine communiste et la Russie de Poutine, je me dis qu’ils auraient dû y penser plus tôt, révisionnisme ou pas révisionnisme. Cela dit je suis bien consciente qu’il y avait probablement au sein du Parti communiste chinois des gens tentés par l’aventure « révisionniste », encouragés par Khrouchtchev et que Mao avec son art de passer à l’essentiel a tué l’affaire dans l’oeuf. Ca aussi désormais relève de l’Histoire. (note de Danielle Bleitrach)

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DEUX EPEES




Je voudrais dire quelques mots à propos du XXe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique. A mon avis, il y a deux « épées »: l’une est Lénine et l’autre, Staline. L’épée qu’est Staline, les Russes l’ont maintenant rejetée. Gomulka et certains Hongrois l’ont ramassée pour frapper l’Union soviétique, pour combattre ce qu’on appelle stalinisme. Dans beaucoup de pays d’Europe, les partis communistes critiquent aussi l’Union soviétique; leur leader, c’est Togliatti. Les impérialistes se servent aussi de cette épée pour tuer les gens ; Dulles par exemple l’a brandie un moment. Cette arme n’a pas été prêtée, elle a été jetée. Nous autres Chinois, nous ne l’avons pas rejetée. Premièrement, nous défendons Staline et deuxièmement, nous critiquons aussi ses erreurs; et pour cela, nous avons écrit l’article « A propos de l’expérience historique de la dictature du prolétariat ». Ainsi, au lieu de le diffamer et de l’anéantir comme font certains, nous agissons en partant de la réalité.

Quant à l’épée qu’est Lénine, n’a-t-elle pas été aussi rejetée quelque peu par des dirigeants soviétiques? A mon avis, elle l’a été dans une assez large mesure. La Révolution d’Octobre est-elle toujours valable? Peut-elle encore servir d’exemple aux différents pays ? Le rapport de Khrouchtchev au XXe Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique dit qu’il est possible de parvenir au pouvoir par la voie parlementaire; cela signifie que les autres pays n’auraient plus besoin de suivre l’exemple de la Révolution d’Octobre. Une fois cette porte grande ouverte, le léninisme est pratiquement rejeté.

La doctrine léniniste a développé le marxisme. Dans quels domaines l’a-t-elle développé ? i) Dans celui de la conception du monde, c’est-à-dire du matérialisme et de la dialectique; 2) dans celui de la théorie et de la tactique révolutionnaires, surtout en ce qui concerne la lutte de classes, la dictature du prolétariat et le parti prolétarien. Par ailleurs, la doctrine de Lénine porte sur l’édification socialiste. A partir de la Révolution d’Octobre en 1917, Lénine a entrepris l’édification tout en poursuivant la révolution ; ainsi, il a accumulé dans ce domaine sept années d’expérience pratique, expérience que Marx n’avait pas. Ce que nous apprenons, ce sont précisément ces principes fondamentaux du marxisme-léninisme.

Dans la révolution démocratique comme dans la révolution socialiste, nous avons toujours mobilisé les masses populaires pour mener la lutte de classes, tout en les éduquant au cours de la lutte. C’est la Révolution d’Octobre qui nous a appris à mener cette lutte. Dans cette révolution, que ce soit dans les villes ou à la campagne, partout les masses étaient pleinement mobilisées pour mener la lutte de classes. Les experts que l’Union soviétique envoie aujourd’hui dans différents pays étaient à l’époque des enfants ou tout au plus des adolescents et nombre d’entre eux ont oublié cette pratique. Des camarades de certains pays affirment que la ligne de masse pratiquée en Chine n’est pas juste, ils aiment beaucoup à s’inspirer du paternalisme. Que cela leur plaise, nous n’y pouvons rien ; en tout cas, nous nous attachons, pour notre part, aux cinq principes de la coexistence pacifique, dont la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures et la non-agression mutuelle. Nous ne prétendons diriger aucun autre pays, nous n’en dirigeons qu’un seul, la République populaire de Chine.

Pour certains pays d’Europe orientale, le problème fondamental est qu’ils n’ont pas mené comme il fallait la lutte de classes ; ils n’ont pas éliminé les contre-révolutionnaires qui étaient encore si nombreux ni trempé le prolétariat au cours de la lutte de classes pour qu’il sache établir une claire distinction entre nous et nos ennemis, entre le vrai et le faux, entre l’idéalisme et le matérialisme. Maintenant, ceux qui ont laissé couver le feu se font brûler eux-mêmes: on récolte ce qu’on a semé.

De quel capital disposez-vous? Rien que Lénine et Staline. Or, ce dernier, vous l’avez déjà rejeté, et, le premier, vous l’avez démembré presque entièrement: vous lui avez coupé les deux jambes, ou bien vous ne lui avez conservé que la tête, ou bien vous lui avez enlevé un bras. De notre côté, nous étudions le marxisme-léninisme et nous nous mettons à l’école de la Révolution d’Octobre. Marx a produit tant d’ouvrages, et Lénine de même. S’appuyer sur les masses, suivre la ligne de masse, voilà ce que nous avons appris d’eux. Ce serait bien dangereux de ne pas s’appuyer sur les masses pour mener la lutte de classes et de ne pas établir une claire distinction entre nous et nos ennemis.

[Mao Tsé-toung – discours à la deuxième session plénière du Comité Central issu du VIIIe Congrès du Parti Communiste Chinois – 15 novembre 1956]


Edité le 06-03-2018 à 13:48:26 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 10-03-2018 à 10:00:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Récuser l'amalgame entre Hitler et Staline en récusant les accusateurs et leur dossier





10 Mars 2018 , Rédigé par Réveil Communiste


Lorsque l’on refuse l’amalgame Hitler Staline on se voit parfois traité de « révisionniste » ou de « négationniste » des soi-disant « crimes de Staline ».

Sur ce point il faut d’abord affirmer clairement et nettement que les accusations proférées contre Staline, l’URSS, le socialisme réel et le mouvement communiste ne sont pas historiquement valides : quelques soient leurs redondances scolaires et médiatiques, il s’agit d’accusations polémiques et de témoignages littéraires avancés sans preuves et qui dans la plupart des cas n’ont pas été corroborés par une recherche indépendante, ni par le recours direct aux archives depuis la chute du socialisme est-européen.

Le cas de l’historiographie occidentale sur l’URSS est lourd de partialité et de mensonges : truffée de chercheurs ad hoc qui ont fait leurs classes dans les services secrets, elle émane principalement de fondations et d’universités privées richement dotées par le grand capital américain et européen dans le but d’instruire un procès à charge, et qui ont petit à petit investi les lieux de pouvoir intellectuels, à commencer par de prestigieuses universités américaines. Ses informateurs sont exclusivement des adversaires virulents du socialisme, ou des transfuges qu’ils contrôlent complètement. La méthode de ce type d’historiographie partisane est magnifiquement résumée par Hannah Arendt, pour qui l’absence de preuve des crimes staliniens est un crime de plus : elle prouve qu’elles ont été supprimées.

L’interprétation historique des expériences socialistes est en effet un axe stratégique du combat d’idées de la guerre froide, bien davantage encore que durant les deux guerres mondiales. Alors qu’il s’agissait auparavant simplement de conforter le moral des combattants en diabolisant l’adversaire et en donnant la confiance en la victoire, pendant la guerre froide la lutte de propagande est devenue essentielle, parce que l’enjeu de la guerre n’est ni plus moins que l’extension du système socialiste au monde entier, et parce que l’opinion publique est devenue le terrain même de la décision, considérant l’impossibilité d’arracher une décision militaire par la bataille finale à cause de l'arme nucléaire.

Un autre fond de la littérature pseudo historique dont le but est de calomnier le socialisme provient des luttes de faction internes au groupe dirigeant soviétique, et de la propagande et des plaidoyers en justification de Trotsky et de ses nombreux partisans de droite et de gauche avant guerre, puis des efforts de déstalinisateurs aux intentions suspectes après-guerre, dont le chef-d’œuvre est le « rapport secret » cynique et affabulateur de Nikita Khrouchtchev (1955). Il fut aussi l’inspirateur et protecteur des intellectuels officiels puis dissidents qui ont été lancés par cette tendance dans la période dite fort inadéquatement du « dégel », dénomination dérobée au grand roman d’Ehrembourg.

La diabolisation de Staline est alors destinée à justifier un repli de la théorie soviétique vers un humanisme vague, qui légitimera à son tour la transition régressive au capitalisme, sous le camouflage de l’idéologie des droits de l’homme (version 1789 et non 1948). Ils n’ont pas déstalinisé parce que Staline aurait été inhumain, mais ils l’ont fait passer pour inhumain pour pouvoir « déstaliniser », c’est à dire interrompre définitivement un processus révolutionnaire déjà largement enrayé par les effets effroyables de la guerre de 1941-45 sur la société soviétique.

D’autre part il n’y a aucune équivalence même superficielle entre les répressions nazie-fasciste-colonialiste qui sont revendiquées par leurs auteurs comme une composante centrale de leur projet de société inégalitaire (même s’il peut leur être tactiquement utile de nier certains crimes au moment où ils sont commis) et la terreur révolutionnaire (qu’elle soit exercée par des communistes « staliniens » ou par d’autres) qui est une mesure nécessaire à la survie de la révolution prolétarienne mais regrettable et temporaire. En 1936, les anarchistes espagnols placés devant la nécessité du « eux ou nous » n’ont pas été plus modérés que les bolcheviks, loin de là.

On accuse Staline et à travers lui les communistes et les révolutionnaires de tous les temps de paranoïa, à contresens : les paranoïaques sont les nazis qui exterminent les juifs parce qu’ils croient simultanément qu’ils sont des sous-hommes, qu’ils dominent le monde, qu’ils propagent le communisme, et qu’ils gouvernent les États-Unis. Et non les staliniens qui pourchassent et qui répriment les groupes factieux parce qu’ils démoralisent les masses, qu’ils minent la cause du socialisme et la trahissent au moment du plus grand danger. L’histoire contre-révolutionnaire fait l’innocente mais elle ne peut pas faire passer l’année 1937, l’année « des grandes purges » comme elle dit, pour une année aussi ordinaire que, par exemple, l’année 1968 !

La plupart des victimes de la terreur révolutionnaire aurait été classée par un observateur objectif à l’extrême droite par ses idées et ses actions. A commencer par Soljenitsyne dont il suffit de lire les écrits pour le voir. Une des fonctions essentielle des camps d'internements soviétique après 1945, quand leurs effectifs se sont accrus a été de réprimer les collaborateurs de l’hitlérisme. Il a bien fallu mettre quelque part les assassins de base d’Auschwitz et de Baby Yar puisqu’il n’était pas question de les tuer tous.

Les témoignages littéraires trop nombreux qui suppléent le manque de sources historiques ne montrent que d’innocentes victimes de mesures arbitraires qui ne comprennent absolument pas la raison de ce qui leur arrive. C’est de bonne guerre. Il y eut de nombreux abus et erreurs, et environ 25% des condamnations politiques de 1937-1938 furent annulées ou allégées par les autorités soviétiques elles-même dès 1939, mais la majorité des condamnés à mort ou à la déportation était bel et bien composée d'opposants actifs dans une situation historique où il n’y avait pas d’espace pour l’opposition, et bon nombre aussi ont précisément été condamnés pour ces abus de pouvoir tyranniques ou pour dénonciation calomnieuses (y compris Yagoda et Yejov, les deux chefs successifs du Ministère de l'Intérieur - NKVD).

Quant aux propagandistes occidentaux à commencer par le pamphlétaire surestimé George Orwell, ils tentent de mettre en avant une gigantesque théorie du complot, selon laquelle le pouvoir soviétique aurait organisé lui-même la subversion à son encontre. En 1937 ! Comme s’il n’avait pas assez de problèmes à résoudre pour avoir à s’en inventer ! Il est caractéristique que les arguments utilisés par les accusateurs du socialisme seraient tournés en ridicule par les gens de bon sens s’ils étaient employés au bénéfice de n’importe quelle autre cause.

Le grand récit anticommuniste procède par invention pure et simple, dénaturation des faits, affirmations sans preuves, procès d’intention, exagération (notamment des bilans). On dirait un pur exercice de rhétorique pour apprentis avocats.

Il n’y a qu’à le comparer avec le récit implacablement documenté des crimes nazis pour voir la différence de style. Il s’explique fort bien : les accusateurs du nazisme, comme Primo Levi, n’ont pas d’agenda caché, ils ne lui reprochent ni plus ni moins que ce qu’il a fait, négligeant à tort ou à raison d'examiner les causes politiques de son action criminelle. Le dossier est établi scrupuleusement, après la défaite sans appel de ce mouvement, quand il ne représente plus aucun danger pour personne, mais au moment où les deux camps en présence qui se disputent l’hégémonie en Allemagne auraient tout intérêt à en ménager les survivants (et c’est d'ailleurs celui qui l’a fait qui a gagné la guerre froide, et il a gagné la guerre froide parce qu'il l'a fait); d’où la lenteur de la prise de conscience de leur gravité, en Occident, en dehors du champ des consciences politisées.

Les accusateurs du socialisme, de leur coté, ne lui reprochent en réalité qu’une seule chose : d'exister. Et donc de proposer une alternative, même insuffisante, au capitalisme. Les communistes "staliniens" (et eux seuls) représentaient un danger permanent pour la société de classes qui est la seule société humaine et civilisée aux yeux de ses bénéficiaires et des intellectuels qui sont rémunérés pour la défendre. On ne doit donc pas se laisser impressionner par leurs arguments, ni par leur ton hystérique. La nécessaire critique du socialisme ne peut pas reproduire les méthodes et arguments de ses ennemis ni prendre pour argent comptant les faits tels qu'ils sont établis par ses ennemis.

Nous ne sommes ni des "négationnistes", ni des "révisionnistes". Pour cela il faudrait que nous ayons affaire à des hypothèses d'histoire scientifique, et non à une légende noire incohérente qui dénature complètement les faits.

GQ, 6 décembre 2016, relu 14 décembre 2017

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