Sujet :

La lutte de classe en Chine

Paria
   Posté le 09-09-2006 à 17:23:36   

Un article de Paria :

Voilà qui va peut être relancé le débat : Chine d'aujourd'hui socialiste ou non?



Pékin va supprimer le chauffage gratuit dans les villes


Au moment du trentième anniversaire de la mort de Mao, les autorités chinoises s'apprêtent à supprimer l'un des derniers privilèges hérités de la période collectiviste : le chauffage gratuit dans les villes.

La réforme, déjà expérimentée dans certaines agglomérations, sera étendue cet hiver à l'ensemble du pays. Les villes qui manqueront à l'appel devront donner des explications écrites au ministère de la Construction, a prévenu le vice-ministre Qiu Baoxing. Les habitants les moins aisés bénéficieront d'un régime de faveur : ils continueront à recevoir des aides pour payer leur chauffage.

Cette mesure vise à économiser l'énergie, indispensable à la forte croissance de l'empire du Milieu. Selon les chiffres du ministère de la Construction, le chauffage dans les habitations représente une consommation de 130 millions de tonnes de charbon par an, soit 10 % de la consommation totale d'énergie du pays.

La fin de la gratuité qui doit inciter les locataires à être plus économes, devrait, selon les estimations, réduire la consommation d'énergie de 30 %.

Récemment, le responsable du principal organe de planification économique, Ma Kai, ministre chargé de la Commission nationale du développement et des réformes (CNDR), a indiqué que la consommation avait augmenté de 0,8 % sur les six premiers mois de 2006.

Il a souligné que l'investissement urbain avait augmenté de 31 % sur les sept premiers mois, en particulier dans les secteurs les plus consommateurs d'énergie, comme la production d'acier, de métaux non ferreux, de produits chimiques et de matériel de construction.

>Source<


PS : Il y av ait eu sur le FML 1 un débat à ce sujet avec plusieurs élément de réponse, certain l'aurait il conservé?


Edité le 26-01-2016 à 23:12:32 par Xuan


KGB Shpion
   Posté le 09-09-2006 à 19:05:35   

Je crois que la question ne se pose plus : la Chine n'est plus socialiste depuis 30 ans.
Paria
   Posté le 09-09-2006 à 19:16:39   

C'est également mon avis, mais n'y a t il pas encore des partis ML soutenant que le Chine est socialiste?

Il me semble que le PRCF est dans ce cas non? (même si dans leur cas le terme "ML" n'est le bon...)
Jameul
   Posté le 09-09-2006 à 19:52:48   

je ne sais pas si des partis ML soutiennent que la Chine est socialiste mais dans ce cas ils ne le sont pas...
KGB Shpion
   Posté le 10-09-2006 à 02:17:38   

Jameul a écrit :

je ne sais pas si des partis ML soutiennent que la Chine est socialiste mais dans ce cas ils ne le sont pas...


Le PTB soutient que la Chine est socialiste. Quand on sait que le dirigeant du PTB a écrit "un autre regard sur staline" on ne peut pas douter du socialsime de ce parti.
Jameul
   Posté le 10-09-2006 à 10:07:17   

ouais ben alors le PTB ferait mieux d'enlever la merde qu'ils ont devant les yeux.
armenak
   Posté le 13-09-2006 à 11:30:53   

on attend le livre de Ludo Martens "un autre regard sur Deng xiaoping"

plus sérieusement:

En Chine RIEN n'a été dit pour les 30 ans de la mort de Mao Zedong
Si des milliers de Chinois se sont pressés devant le mausolée de Mao, à la place Tiananmen, pour lui rendre hommage à l'occasion du 30e anniversaire de sa mort, l'État et les médias qu'il contrôle se sont quant à eux montrés presque muets à ce sujet.

Aucune célébration officielle n'a en effet été organisée par Pékin
pour souligner l'anniversaire de la disparition du « Grand Timonier », dirigeant victorieux de la « guerre de libération » chinoise et instaurateur du régime communiste en 1949.
La télévision d'État n'a pas mentionné l'événement. Les journaux officiels Le Quotidien du Peuple et Le Quotidien de Pékin, contrôlés
par l'État, n'ont fait qu'effleurer le sujet. Aucun éditorial, aucune page commémorative ne soulignait l'anniversaire dans les grands quotidiens de la capitale.
Pour le journaliste chinois Gao Yu, le gouvernement « n'ose pas
mettre trop en évidence l'anniversaire Mao » en raison du caractère fragile de la situation sociale qui prévaut aujourd'hui dans une Chine où l'écart entre riches et pauvres rend une part de la population nostalgique de l'ère Mao .
« Quand on parle de Mao, on ne peut pas éviter de mentionner la
Révolution culturelle, on ne peut pas éviter le fait que des dizaines de millions de personnes sont mortes de faim », a pour sa part souligné Li Datong, un autre journaliste chinois. Il estime que des commémorations auraient facilement pu virer à l'« exutoire des
émotions publiques
».

Armenak
Vassine
   Posté le 13-09-2006 à 16:34:43   

armenak a écrit :

on attend le livre de Ludo Martens "un autre regard sur Deng xiaoping"

plus sérieusement:

En Chine RIEN n'a été dit pour les 30 ans de la mort de Mao Zedong
Si des milliers de Chinois se sont pressés devant le mausolée de Mao, à la place Tiananmen, pour lui rendre hommage à l'occasion du 30e anniversaire de sa mort, l'État et les médias qu'il contrôle se sont quant à eux montrés presque muets à ce sujet.

Aucune célébration officielle n'a en effet été organisée par Pékin
pour souligner l'anniversaire de la disparition du « Grand Timonier », dirigeant victorieux de la « guerre de libération » chinoise et instaurateur du régime communiste en 1949.
La télévision d'État n'a pas mentionné l'événement. Les journaux officiels Le Quotidien du Peuple et Le Quotidien de Pékin, contrôlés
par l'État, n'ont fait qu'effleurer le sujet. Aucun éditorial, aucune page commémorative ne soulignait l'anniversaire dans les grands quotidiens de la capitale.
Pour le journaliste chinois Gao Yu, le gouvernement « n'ose pas
mettre trop en évidence l'anniversaire Mao » en raison du caractère fragile de la situation sociale qui prévaut aujourd'hui dans une Chine où l'écart entre riches et pauvres rend une part de la population nostalgique de l'ère Mao .
« Quand on parle de Mao, on ne peut pas éviter de mentionner la
Révolution culturelle, on ne peut pas éviter le fait que des dizaines de millions de personnes sont mortes de faim », a pour sa part souligné Li Datong, un autre journaliste chinois. Il estime que des commémorations auraient facilement pu virer à l'« exutoire des
émotions publiques
».

Armenak


Et après les médias nous bassinent avec le fait que la "dictature" chinoise cultive le culte à Mao
KGB Shpion
   Posté le 13-09-2006 à 20:30:41   

En même temps, Mao est présent sur tous les billets de banque chinois, non ?
armenak
   Posté le 13-09-2006 à 21:41:35   

cela va-t-il durer quand on sait que le portrait place Tien Anmen est en vente aux enchères?
Armenak
Xuan
   Posté le 13-09-2006 à 22:32:38   

ci-dessous et à titre indicatif, un article de l'agence Xinhua daté du 07/09/06 :

La Chine s'engage à restreindre les écarts de revenus pour l'équité sociale


"Une Mercedes-Benz noire s'arrête devant le flambant Plaza 66. Cet empire de verre de 5 étages situé au coeur de Shanghai abrite les plus grandes marques du monde. Michael Yan, 46 ans, président du conseil d'administration d'une société immobilière, s'arrête et se promène entre Gucci, Prada et Versace pour chercher des produits correspondant à ses revenus de plus d'un million de yuans par an.

En face du Plaza 66, Zhang Simin, cherche aussi quelque chose: des bouteilles en plastique dans les poubelles pour gagner son pain quotidien.

"Auparavant, tout le monde avait presque le même revenu et donc le même train de vie", rappelle Zhang, un paysan de 38 ans venu de la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine). Il a travaillé comme ouvrier du bâtiment, vendeur de légumes et aujourd'hui il mène une vie misérable gagnant 600 yuans grâce à la collecte d'ordures recyclables.

Le temps où l'égalitarisme prévalait en Chine, sous la présidence de Mao Zedong il y a trente ans, est révolu. Depuis le lancement de la réforme par Deng Xiaoping en 1978, la Chine ne connaît plus que les transitions rapides, passant d'une économie planifiée à une économie de marché, d'une société agricole à l'urbanisation et à l'industrialisation. Selon les chiffres du Bureau d'Etat des Statistiques, le PIB de la Chine augmente depuis à un taux annuel de 9 % en moyenne et le revenu par personne a quadruplé.

Cependant, non seulement la politique consistant à "laisser certains individus et certaines régions s'enrichir en premier" n'a pas abouti à l'objectif initialement prévu de "prospérité commune", mais l'écart de revenus entre villes et campagnes, entre différentes régions et entre différents secteurs ne cessent de s'élargir. En Chine aujourd'hui, riches et pauvres et villas de luxe et bidonvilles de travailleurs migrants coexistent.

Le "Rapport sur le développement humain 2005" de l'Onu souligne que le coefficient de Gini, indice des disparités de revenu où 0 indique une égalité absolue et 1 une inégalité totale, était de 0, 45 en Chine en 2004, supérieur donc au niveau considéré comme dangereux de 0,40. Ce coefficient est de 0,25 au Japon, 0,32 en Europe et 0,33 en Inde.

Ce rapport indique aussi que 20 % des plus nécessiteux ne profitent que de 4,7 % des revenus ou des biens de consommation, tandis que 20 % des plus riches disposent de la moitié des revenus ou des biens de consommation.

"La réforme économique en Chine ne doit pas entraîner le remplacement de la pauvreté partagée par l'inégalité entre riches et pauvres et tous les citoyens doivent bénéficier de cette réforme", a déclaré le président Hu Jintao lors d'une réunion sur la réduction de l'écart de revenu tenue en mai dernier.

Hu a souligné que les autorités chinoises avaient mis à l'ordre du jour l'établissement d'un système de distribution des revenus plus équitable adapté au système socialiste d'économie de marché, afin de garantir la juste concurrence dans toute la société.

Le gouvernement chinois va débloquer 34,7 milliards de yuans ( 4,3 milliards de dollars) afin d'accroître les revenus des plus démunis et grossir les rangs de la classe à revenu moyen, tout en luttant contre les revenus non légitimes et en réajustant les salaires excessivement élevés. Cette campagne a commencé le 1er juillet de cette année.

La majoration de salaires de cette année profitera à 120 millions de personnes dont 6 millions de fonctionnaires du gouvernement central et des gouvernements locaux, 30 millions employés des établissements de service public, 50 millions de militaires démobilisés et de retraités du gouvernement. Par ailleurs, les indemnités des 30 millions d'invalides et membres de familles des martyres de la révolution, ainsi que le minimum vital des citadins défavorisés vont augmenter.

En Chine, les salaires d'officiels de même rang varient entre les régions car ils dépendent des recettes financières des gouvernements locaux. Le "Study Times" édité par l'Ecole du Parti du Comité central du Parti communiste chinois a publié un article selon lequel la moyenne des salaires des 5 millions d'officiels chinois était de 15 487 yuans en 2004 après la huitième majoration des salaires en 2003. Entre les plus hauts et les plus bas salaires, le rapport était de 7:1 en 2004 contre 10:1 en 1985.

Le récent plan de majoration des salaires stipule que les salaires des officiels travaillant dans les régions reculées et sous-développées vont augmenter à partir de 2006. La croissance des salaires des fonctionnaires des régions développées va être contrôlée, afin de réduire le fossé entre les revenus de fonctionnaires du même rang dans le pays. La "loi sur le fonctionnariat" entrée en vigueur le 1er janvier 2006 ajoute que " La réforme du système de rémunération des officiels permettra de créer un environnement sain favorable à la réforme du système de distribution dans toute la société", a récemment souligné Hu Jintao lors d'une réunion tenue à Beijing.

L'économie chinoise a deux volets: le développement rapide des villes des régions côtières de l'est et la relative stagnation économique du centre et de l'ouest du pays.

Selon un rapport d'étude de l'Institut de Recherches économiques de l'Académie des Sciences sociales, les revenus disponibles des citadins étaient 3,2 fois plus importants que ceux des ruraux en 2005, soit 10 493 yuans (1 312 dollars) contre 3 255 yuans (407 dollars), contre 2,8 fois en 1995.

"Nous ne devons pas écarter les 745 millions de ruraux de l'essor de l'économie chinoise. Tous les membres de la société ayant contribué à la réforme doivent bénéficier de la même manière de la prospérité engendrée par le réforme", affirme Fan Gang, directeur de l'Institut national de Recherche économique.

En même temps, souligne-t-il, il faut prohiber tous les moyens illicites de gagner de l'argent à des fins personnelles comme l'exploitation des lacunes du système, l'évasion fiscale et les abus de pouvoir d'officiels du gouvernement. Il faut urgemment rendre tous les revenus transparents et équilibrés", insiste-t-il.

Yang Yiyong, directeur adjoint de l'Institut de Recherche économique relevant de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, soutient que la mise en place d'un système cohérent de distribution est une tâche à long terme. "Il est inévitable que des disparités de revenus apparaissent dans un pays au début de sa transition vers un système d'économie de marché en raison des différences de capacité des individus, de leurs conditions familiales et de leur lieu de naissance", estime Yang.

"Cependant, les inégalités causées par des politiques sociales et engendrant des inégalités dans l'accès à l'éducation, à l'assurance-maladie et dans les oppotunités de migration doivent être bannies sous peine d'être confronté à un taux de chômage élevé, à l'agitation sociale et au déséquilibre des investissements et de la consommation", a expliqué Yang.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a souligné dans son rapport d'activité du gouvernement présenté lors de la 4ème session de la 10ème Assemblée populaire nationale tenu en mars 2006, que le gouvernement chinois poursuivrait ses efforts dans la construction de la nouvelle campagne socialiste, accroîtrait ses investissements dans les secteurs de l'éducation et des soins médicaux en faveur des paysans et que 5,2 milliards de yuans (650 millions de dollars) seraient consacrés à la construction d'infrastructures scolaires et hospitalières dans les régions rurales et aux subventions agricoles, soit 15 % de plus qu'auparavant.

Ces politiques amorçent les nouvelles initiatives politiques du 11ème programme quinquennal de développement dont l'objectif est la construction d'une société socialiste harmonieuse proposée par le président Hu Jintao. "Cela démontre également que le gouvernement chinois mettra au même plan le développement économique et la promotion de l'équité et de la justice sociales", a conclu Yang Yiyong."



Source: xinhua
Krampon
   Posté le 14-09-2006 à 00:45:20   

Ben c'est plutôt une bonne nouvelle que le gouvernement Chinois décide de s'attaquer aux inégalités, non ?
armenak
   Posté le 14-09-2006 à 09:17:54   

la bonne nouvelle serait qu'il n'y ait pas d'inégalités sociales criantes en Chine
Là où les inégalités sont criantes, les contradictions de classe le sont aussi et les classes dominantes essayent toujours de "réduire les inégalités sociales" pour éviter l'explosion sociale.
En France on dit "réduire la fracture sociale", en Chine on dit "réduire les inégalités", il n'en reste pas moins que ni en France ni en Chine la classe ouvrière exerce sa direction sur l'économie et la politique.
Armenak
Jameul
   Posté le 14-09-2006 à 12:20:24   

y'a t il encore des luttes de lignes à l'intérieur du PCC ?


EDIT :

Message édité le 14-09-2006 à 13:49:01 par Jameul
sti
   Posté le 14-09-2006 à 13:48:01   

Jameul
y'a t il encore des luttes de linges à l'intérieur du PCC ?


Faut mélanger les blancs et les couleurs

Et puis en même temps ils méritent tous d'être pendu
gorki
   Posté le 14-09-2006 à 14:27:55   

Quoi quant même temps, en chine du "maoisme" reste plus que la mode les cols et la poursuite de la lutte de classe entre les cols blancs et les cols bleus qui reste d'actualité en chine comme partout dans le monde, à quand la nouvelle grande lessive prolétarienne.

Gorki
Krampon
   Posté le 14-09-2006 à 23:10:51   

Armenak : "la bonne nouvelle serait qu'il n'y ait pas d'inégalités sociales criantes en Chine"

C'est sûr mais qu'est ce qu'on doit faire ? Est-ce que c'est souhaitable de revenir au collectivisme complet comme avant ?... A priori les réformes, si elles ont crée des problèmes qui n'existaient pas avant, semblent avoir globalement enrichit la Chine et augmenté le niveau de vie, si j'en crois ce qui est écrit dans "le socialisme à la Chinoise", ou l'on peut lire :
"Les réformes et la politique d'ouverture menées depuis plus de 20 ans ont constitué un succès, dans l'ensemble."
Le développement économique et l'amélioration du niveau de vie du peuple ont constitué des préoccupation centrales, d'ailleurs couronnée de succès.

"La pénurie des biens de consommation a été éliminée..."
= Il y avait donc des pénuries de bien de consommation auparavant ?

"la situation sur le plan de l'énergie, du transport, des communications et des matières premières s'est nettement améliorée."
"Ce qui saute aux yeux, dans cette politique de réformes, c'est l'amélioration considérable du niveau de vie de la population. Le 16 eme Congrès a estimé qu'en général, un niveau de prospérité modeste avait été atteint."
"Les conditions de logement ce sont réellement améliorées. Les appareils électriques et électroniques sont monnaie courante, on assiste à une augmentation très sensible du nombre de voitures privées et les gens voyagent d'avantages."
---
Sur le site de statistiques qu'à donné KGB shpion ( http://perspective.usherbrooke.ca/ ), si on regarde pour la Chine, on remarque que dans certains domaines malgré les réformes il n'y a pas de régression, ou bien ça continu à s'améliorer :

Par exemple le "Degré d'alphabétisation - adultes (% des adultes âgés de plus de 15 ans)
= Croissance de 72% en 30 ans
Évolution Pour l'ensemble de la période 1970-2000, on enregistre une moyenne annuelle de 71,7."


Ou "l'Espérance de vie à la naissance (année)"
= Croissance de 95% en 42 ans
Évolution Pour l'ensemble de la période 1960-2002, on enregistre une moyenne annuelle de 62,1.
C'est en 2002 qu'on enregistre le plus haut niveau (70,7) et c'est en 1960 qu'on enregistre le plus bas niveau (36,3)."


Ou bien le [i]"PIB par habitant ($US constant 1995) :

On remarque que ça augmente de plus en plus vite au fil du temps.
---
Donc aux vus de ces éléments je suis partagé sur ce que fait la Chine... Tout dépend de l'orientation qu'elle prendra dans l'avenir. Le tout c'est de conserver la prospérité économique tout en assurant la justice sociale. Il faudrait cesser maintenant de réduir le rôle de l'Etat, et le ré-engager pour réduir les inégalités, protéger les salariés, permettre la prospérité dans les régions qui en ont plus besoin.
De toute façon le PCC a bien compris que ce n'était pas son intérêt que les inégalités continues de se creuser si il veut se maintenir au pouvoir.
armenak
   Posté le 15-09-2006 à 09:02:25   

ce que tu décris peut s'appliquer au Brésil et à l'Inde, la croissance capitaliste n'étant pas l'apanage de l'unique Chine capitaliste.
Armenak
Guillaume
   Posté le 28-09-2006 à 00:33:04   

La RP de Chine a t-elle un jour prétendu avoir construit le socialisme?
Je suis convaincu que la révolution chinoise a apporté de nombreux acquis du socialisme, mais peut-on, en dehors du coté formel, comparer les modes de production soviétique et chinois?

Je n'arrive pas à me procurer la dernière constitution chinoise: quelqu'un sait-il si la référence à une société socialiste ou à une orientation socialiste y est clairement men,tionnée (je crois que le vocabulaire employé dans le droit constitutionnel est un bon indice du degré de révisionnisme du PCC)?
bakou
   Posté le 28-09-2006 à 11:05:28   

Degré de vocabulaire ou pas, c'est effarant de se poser encore la question aujourd'hui.

Bien sûr que non que la Chine n'est plus socialiste, si tant est qu'elle l'ait été un jour..

Ca va même devenir la pire des merdes capitaliste dans peu de temps

Guillaume
   Posté le 28-09-2006 à 11:07:43   

excusez moi, mais je suis sérieux et j'attend vraiment une réponse...
Jameul
   Posté le 28-09-2006 à 12:15:27   

je crois sérieusement que la Chine (comme Cuba) peut se déclarer socialiste autant qu'elle le veut c'est pas pourn autant qu'elle le sera....

un pays ou le capitalisme faire rage ne peut par définition pas être socialist... et ce n'est pas une question de développement !
Guillaume
   Posté le 28-09-2006 à 12:28:19   

avez vous vraiment lu ma question? Je n'ai pas pour objectif de démontrer que la chine est socialiste.
J'ai écrit que de toute façon, depuis la politique erronée et révisionniste de mao, la Chine n'a JAMAIS été socialiste.
Pourtant le sujet m'intéresse: comment le PCC argumente t-il l'évolution de la Chine. Est-ce un tort?

Le vietnam, qui n'a jamais prétendu (à juste titre) avoir construit le socialisme, constitutionnalise "l'orientation socialiste". Je veux savoir s'il en est de même en Chine, ou si l'évolution est plus avancée encore dans le révisionnisme...

J'ajoute que des affirmations péremptoires et posées une fois pour toutes, sont les indices d'un discours gauchiste complètement anti-marxiste!!
Jameul
   Posté le 28-09-2006 à 12:31:22   

le PCC considère qu'il faut un peu de capitalisme pour développer le pays (un peu à l'image de ce que pensait Lenin et les autres avant 1917) et que certaines régions doivent etre favorisé...

par contre à ma connaissance il explique pas comment la tendance va se retourner.

et sinon : si mao est révisioniste qui ne l'est pas ?
Guillaume
   Posté le 28-09-2006 à 12:35:20   

moi !

Message édité le 28-09-2006 à 12:40:26 par Guillaume
Julien Lahaut
   Posté le 28-09-2006 à 14:58:49   

et sinon : si mao est révisioniste qui ne l'est pas ?

Brejnev et Marchais !
Finimore
   Posté le 28-09-2006 à 16:34:16   

Julien Lahaut a écrit :

et sinon : si mao est révisioniste qui ne l'est pas ?

[citation=Guillaume] moi !


Julien Lahaut a écrit :

Brejnev et Marchais !


Brejnev, Marchais... et Guillaume grands défenseurs du social-impérialisme (et du révisionnisme moderne).
Xuan
   Posté le 05-02-2007 à 19:41:27   

concernant la question posée par Guillaume, il y a quelques temps, on peut trouver des infos sur la constitution chinoise dans french.chine.org :

http://french.china.org.cn/fa-zhengzhi/1.htm


I. Le système constitutionnel

La Constitution est la loi fondamentale de l’Etat.
La Constitution, actuellement en vigueur en Chine, a été adoptée par la cinquième session de la Ve Assemblée populaire nationale, tenue le 4 décembre 1982.
A. Les principales stipulations de la Constitution sur le régime politique chinois
a. Les principes fondamentaux de la politique chinoise

1. Le Parti communiste chinois (PCC) est l’unique parti au pouvoir en Chine.
La République populaire de Chine a été fondée par le PCC.
Le PCC est le dirigeant du peuple chinois.

2. La dictature démocratique populaire
La nature de l’Etat est la dictature démocratique populaire dirigée par la classe ouvrière et basée sur l’alliance des ouvriers et des paysans.
La classe ouvrière est la classe dirigeante du pays, et la classe des paysans est son alliée et aussi une classe dirigeante du pays.

3. Le système socialiste
Le système socialiste dirigé par la classe ouvrière et basé sur l’alliance des ouvriers et des paysans est le système fondamental de la République populaire de Chine.
Toute organisation ou tout individu qui porte atteinte au système socialiste est l’ennemi de l’Etat et du peuple.

4. Tout le pouvoir appartient au peuple
Tout le pouvoir d’Etat appartient au peuple.
Les organes par lesquels le peuple exerce le pouvoir d’Etat sont l’Assemblée populaire nationale et les assemblées populaires locales aux différents échelons.
Par diverses voies et sous diverses formes, le peuple participe à la gestion de l’Etat et à celle des affaires économiques, culturelles et sociales.
Le front uni est formé, sous la direction du PCC, par les partis démocratiques, les groupements sociaux, tous les travailleurs socialistes, tous les patriotes soutenant le socialisme et tous les patriotes soutenant la réunification du pays.
Le front uni sera consolidé et développé sans arrêt dans les activités politiques, sociales et étrangères du pays, dans la lutte pour la modernisation du pays, la sauvegarde de l’unité et de l’union nationales.
La Conférence consultative politique du peuple chinois est l’organisation de front uni largement représentative.

5. Les tâches et les objectifs fondamentaux du pays
Concentrer les efforts sur la modernisation socialiste, suivant la voie socialiste aux caractéristiques chinoises ; tous les groupes ethniques de Chine, dirigés par le PCC et guidés par le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong et la théorie de Deng Xiaoping, maintiendront la dictature démocratique populaire, poursuivront la voie socialiste, persévéreront dans la politique de réforme et d’ouverture, continueront sans cesse à améliorer les divers systèmes et règlements appliqués en régime socialiste, à développer l’économie socialiste de marché et la démocratie socialiste et à raffermir la légalité socialiste, compteront toujours sur leurs propres forces et travailleront avec le même acharnement pour réaliser progressivement la modernisation de l’industrie, de l’agriculture, de la défense nationale et des sciences et tecniques, afin de transformer le pays en un Etat socialiste hautement civilisé et hautement démocratique.

6. Le centralisme démocratique

Le centralisme démocratique est le principe organisationnel des organes d’Etat.
Les assemblées populaires à tous les échelons sont établies par les élections.
Elles décident des principes politiques, et élisent les organes administratifs, judiciaires et les parquets de l’Etat.

7. Les forces armées appartiennent au peuple
En République populaire de Chine, les forces armées appartiennent au peuple.
Elles ont pour mission de consolider la défense nationale, de résister à l’agression, de défendre la patrie et le travail en paix du peuple, de participer à l’édification du pays et de servir le peuple de tout coeur.

8. Gouverner le pays selon les lois

Tout individu, tout parti politique et tout groupement social doit agir conformément aux stipulations de la Constitution, et n’a abolument pas le privilège de se placer au-dessus de la Constitution et des lois.
Tout acte violant la Constitution et les lois doit être poursuivi en justice.
Il faut gouverner le pays selon les lois et construire un pays socialiste observant la légalité.

9. Pratiquer l’autonomie régionale des minorités ethniques
Tous les groupes ethniques sont égaux.
Il est interdit de discriminer et d’opprimer un groupe ethnique, quel qu’il soit, et tout acte portant atteinte à l’union nationale et provoquant la scission nationale est prohibé.


b. La position et les droits des citoyens dans la vie politique de l’Etat

1. Les citoyens sont égaux devant la loi.

2. Le droit de vote et le droit d’être élu.
Tous les citoyens ayant dix-huit ans révolus ont le droit d’élire et d’être élus, sans distinction d’ethnie, de race, de sexe, de profession, d’origine sociale, de croyance religieuse, de niveau d’instruction, de situation de fortune et de durée de résidence, à l’exception des personnes privées des droits politiques selon les lois.

3. La liberté de pensée et de parole.
Les citoyens jouissent de la liberté de parole, de la presse, de réunion, d’association et de manifestation.

4. La libertié de croyance religieuse.

Les citoyens jouissent de la liberté de croyance religieuse.
Aucun organisme d’Etat, aucun groupement social, aucun individu ne peut contraindre un citoyen à épouser une religion ou à ne pas la pratiquer.

5. La liberté individuelle est inviolable.
Aucun citoyen ne peut être mis en état d’arrestation sans approbation ou décision d’un parquet populaire ou sans décision d’un tribunal populaire, et cette arrestation doit être opérée par les services de la sécurité publique.
Sont interdits toute incarcération illégale et tout autre moyen illégal susceptibles de priver les citoyens de leur liberté individuelle ou de la limiter, ainsi que toute fouille illégale de ceux-ci.
La dignité personnelle des citoyens est inviolable, et leur domicile est aussi inviolable.

6. La liberté de la correspondance.

La liberté et le secret de la correspondance des citoyens sont garantis par la loi.
A l’exception des services de la sécurité publique ou des parquets qui sont habilités à soumettre, conformément aux modalités prévues par la loi, la correspondance au contrôle quand la sécurité de l’Etat ou l’enquête sur les affaires criminelles le nécessitent, il n’est permis à aucune organisation ou à aucun individu, sous quelque prétexte que ce soit, de violer la liberté et le secret de la correspondance des citoyens.

7. Le droit de formuler des critiques et des suggestions.
Les citoyens ont le droit de formuler des critiques et des suggestions à l’adresse de tous les organismes et travailleurs d’Etat, de présenter des requêtes, de porter plainte ou de procéder à une dénonciation auprès des organismes d’Etat intéressés contre tout organisme ou travailleur d’Etat pour violation de la loi ou manquement à son devoir.

8. Le droit à l’indemnisation par l’Etat
Les citoyens qui ont subi des préjudices dans leurs droits civiques de la part des organismes et des travailleurs d’Etat ont le droit d’être dédommagés conformément aux dispositions prévues par la loi.

9. Le droit au travail
Les citoyens ont droit au travail et le devoir de travailler.
L’Etat crée les conditions pour l’emploi par divers moyens, renforce la protection du travail, améliore les conditions de travail et, sur la base du développement de la production, assure une rémunération accrue du travail et accroît le bien-être des travailleurs.

10. Le droit au bien-être.

Les citoyens ont droit à l’assistance matérielle de l’Etat et de la société dans la vieillesse, en cas de maladie ou de perte de leur capacité de travail.
L’Etat et la société assurent les conditions de vie des invalides de guerre et accordent des allocations aux familles des martyrs de la révolution et un traitement de faveur à celles des militaires.
L’Etat et la société aident à organiser le travail, la vie et l’éducation des aveugles, des sourds-muets et des autres citoyens handicapés.

11. Le droit à l’instruction.
Les citoyens ont droit à l’instruction et le devoir de s’instruire.

12. La liberté de se consacrer à la recherche scientifique et à la création.

Les citoyens ont la liberté de se consacrer à la recherche scientiques, à la création littéraire et artistique et aux autres activités culturelles.

13. L’égalité des sexes.

La femme jouit des droits égaux à ceux de l’homme dans tous les domaines de la vie politique, économique, culturelle, sociale et familiale.

14. Le mari comme la femme ont le devoir de pratiquer le planning familial.


15. Les citoyens ont le devoir de payer les impôts prévus par la loi.

16. Les citoyens ont le devoir d’accomplir le service militaire et d’adhérer à une organisation de la milice populaire.

B. Interprétation, amendement de la Constitution et supervision de son application

a. Interprétation de la Constitution

C’est le Comité permanent de l’APN qui a le droit d’interpréter la Constitution. Il le fait par voie de l’élaboration d’une loi ou la publication d’une décision ou d’une résolution.

b. Amendement de la Constitution
L’APN a le droit d’amender la Constitution.
Tout amendement à la Constitution est adopté à la majorité des deux tiers au moins des députés de l’APN, sur proposition du Comité permanent de ladite Assemblée ou d’un cinquième au moins des députés de celle-ci.
c. Supervision de l’application de la Constitution
L’APN a pour fonction et pouvoir de veiller sur l’application de la Constitution, et son Comité permanent exerce les fonctions et le pouvoir d’interpréter la Constitution et de contrôler son application.
L’APN a le droit de modifier ou de révoquer l’interprétation de la Constitution par son Comité permanent.
Xuan
   Posté le 05-02-2007 à 19:54:43   

lutte contre la corruption en Chine

Depuis 2005, une campagne de lutte contre la corruption se poursuit à tous les échelons des cadres.
Les critiques et les faits incriminés se font plus précis.
Je reproduis ci-dessous quelques extraits.


Le procureur général chinois informe des progrès dans la lutte contre la corruption

Les procureurs chinois ont renforcé les enquêtes sur les crimes commis par des officiels de haut niveau dans l'exercice de leurs fonctions, dans les secteurs gouvernementaux "à profits" et de monopoles, et les entreprises d'Etat afin de combattre la corruption, a fait remarquer samedi à Beijing le procureur général chinois Jia Chunwang.

Au total, sur 41 449 fonctionnaires ayant fait l'objet de poursuites judicaires en 2005 pour corruption et manquements au devoir, 30 205 ont été traduits devant les tribunaux, a précisé Jia, procureur général du Parquet populaire suprême, dans son rapport d'activité annuel présenté à la session annuelle de la dixième Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois).

"Les crimes de pouvoir se sont multiplié dans certains secteurs et départements gouvernementaux ces dernières années, et la tendance est à davantage de clandestinité avec davantage de fonds et de fonds publics notamment", a souligné Jia.

Les procureurs chinois ont ouvert des enquêtes sur 2 799 fonctionnaires au dessus du niveau de district dont 196 de niveau de préfecture et 8 de niveau provincial et ministériel. En outre, 9 117 responsables d'entreprises d'Etat ont été mis en cause pour détournement d'actifs des entreprises.

En 2005, 703 fonctionnaires soupçonnés d'avoir commis des crimes de pouvoir ont été arrêtés, soit 14,5 % de plus que l'année précédente, tandis que 7,4 milliards de yuans ont été confisqués, en hausse de 62,9 % par rapport à l'année de 2004.

Source: xinhua



Chine : six officiels de niveau provincial emprisonnés en 2005

Dans le cadre de la lutte contre la corruption et les crimes liés au exercice du pouvoir, les tribunaux chinois ont traité 24 277 cas de détournement de fonds, de corruption et de manquements au devoir, et emprisonné 1 932 fonctionnaires de niveau de district et en dessous, a déclaré samedi à Beijing le magistrat suprême chinois Xiao Yang.

"Parmi eux, six officiels étaient de niveau provincial et ministériel, et 178 étaient de niveau préfectoral", a précisé Xiao, président de la Cour populaire suprême de Chine, dans son rapport présenté à la session annuelle de la dixième Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois).

Selon des observateurs, bien que le nombre de fonctionnaires de niveau provincial condamnés en 2005 demeure le même que celui de 2004, le nombre d'officiels de niveau de district reconnus coupables est passé de 458 à 1 748 et celui des officiels de niveau préfectoral de 73 à 178.

Les officiels de niveau provincial ou ministériel les plus connus et ayant été reconnus coupables sont Tian Fengshan, ancien ministre du Territoire et des Ressources naturelles, condamnée à la prison à vie, et Han Guizhi, ancienne présidente du Comité provincial de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) du Heilongjiang, condamnée à la peine capitale avec un sursis de deux ans.
Source: xinhua



L'anticorruption en Chine : 67.505 fonctionnaires corrompus châtiés en 3 ans
Mise à jour 24.10.2006 14h12
Les chiffres établis par le Parquet populaire suprême montre que durant les trois années allant de janvier 2003 à août 2006 les tribunaux chinois ont jugé au total 67.505 personnes suspectes d'avoir commis les délits de malversation et de corruption, et ont sévèrement puni ce genre de malfaiteurs en leur inspirant une profonde crainte.

Le 23 octobre, lors de la première conférence annuelle de la Fédération internationale des autorités anti-corruption tenue à Beijing, Wang Zhenchuan, Vice Président du Parquet populaire suprême a déclaré que les châtiments infligés aux auteurs de ces crimes montrent la ferme résolution de la Chine à punir sévèrement et implacablement les personnes coupables de corruption et de malversation, et de les chasser des rangs des employés et des fonctionnaires d'Etat, ce afin d'assurer la croissance saine de notre économie et de notre société.

Depuis 2003, les parquets de tout le pays ont formulé au total, à l'intention des organismes gouvernementaux concernés et des unités où se sont produits ces cas de délits, 35.834 propositions de contre-mesure pour prévenir la corruption et la malversation, ont organisé 44.410 conférences sur le respect des lois et sur l'honnêteté et l'intégrité et a créé un système archivistique de renseignement sur les délits en question, ce qui a permis de mettre au point un mécanisme de garantie pouvant empêcher et réprimer efficacement ces actes illégaux.

« Suite au renforcement du travail préventif et au perfectionnement du système de contrôle, a souligné Wang, le nombre des délits de corruption et de malversation a diminué sensiblement dans beaucoup de secteurs. »

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Mise à jour 30.11.2006 14h59
Chine : plus de 10.000 cas de corruption commerciale poursuivis en justice
He Yong, Secrétaire Adjoint de la Commission Centrale de Contrôle de la Discipline du Comité Central (C.C.) du Parti communiste chinois (P.C.C.) et Chef du Groupe chargé par le C.C. du P.C.C. de poursuivre les cas de corruption commerciale, a déclaré, lors d'une récente interview, que d'après les statistiques établies, de août 2005 à septembre 2006, 10.992 cas de corruption commerciale, d'un montant total de 3,286 milliards de yuans renminbi (monnaie chinoise), ont été porté devant la justice dans tout le pays. Parmi tous ces cas illicites, 2.537 ont rapport à des fonctionnaires d'Etat, soit 23,1% du nombre total de ces cas, alors que le montant des pots-de-vin atteint 835 millions de yuans, soit 25,4% du montant total. Parmi les cadres corrompus, 68 sont au niveau de directeur général de département, et 511 au niveau de chef de district ou de chef de section.

He Yong a révélé de plus que le Bureau du Groupe chargé de la poursuite des cas en question tiendra, avant la fin de cette année, une deuxième conférence de presse au cours de laquelle il publiera les résultats du jugement de plusieurs cas typiques de corruption commerciale.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Mise à jour 20.12.2006 16h50
Plus de 2600 cadres dirigeants à partir de l'échelon de chef de service de district ont été assignés en justice durant les 11 mois précédents
Notre journaliste a appris le 19 courant auprès de la Conférence nationale des procureurs généraux que de janvier à novembre, 897561 personnes ont été mises en examen et que dans l'ensemble du pays, les Parquets ont procédé au total à 815971 arrestations de suspects dans différentes affaires criminelles. Le nombre d'affaires ayant fait l'objet d'ouverture de dossier en justice puis instruites a atteint le chiffre de 32360 et 38400 personnes y sont impliquées. Ces affaires concernent la concussion, la négligence dans le service et l'abus de pouvoir. Parmi ces affaires, on note 17400 cas graves et plus de 2600 dirigeants au-dessus du grade de chef de service de district sont poursuivis en justice.

Jia Chunwang, procureur général du Parquet Populaire Suprême, a déclaré au cours de la Conférence que parmi les causes de corruption dans les affaires commerciales, le nombre de celles qui voient l'implication de fonctionnaires d'Etat a atteint 8593. Les causes majeures dans lesquelles sont en jeu de grosses sommes et un nombre important de personnes attendent d'être réglées.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Mise à jour 10.01.2007 10h12
Hu Jintao appelle à une lutte sans merci contre la corruption
Le président chinois Hu Jintao a annoncé mardi une lutte plus sévère et systématique contre la corruption dans un discours important prononcé à une conférence nationale contre la corruption.

Hu, qui est également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a lancé cet appel lors de la 7e session plénière de la Commission centrale de contrôle de la discipline (CCCD) du PCC, qui a lieu du 8 au 10 janvier.

Reconnaissant les progrès réalisés par la commission l'année dernière, Hu a indiqué que le Parti se trouvait encore face à "une lutte difficile contre la corruption".

Hu a indiqué aux 110 membres de la CCCD présents à la session qu'ils devaient continuer à enquêter sur "des cas majeurs et de haut niveau relatifs à la corruption" et punir sévèrement les officiels véreux.

La lutte contre la corruption en Chine a conduit à la chute des plusieurs hauts officiels dont l'ancien chef du parti pour Shanghai Chen Liangyu, l'ancien vice-maire de Beijing Liu Zhihua et l'ancien statisticien en chef Qiu Xiaohua.
Source: xinhua

Mise à jour 08.01.2007 10h21
La Chine renforce la lutte contre la corruption
La Chine a fait un nouveau progrès en 2006 dans la lutte contre la corruption et pour la probité de l'administration et du Parti communiste chinois (PCC), a-t-on annoncé officiellement dimanche.

En 2006, la lutte contre la corruption a été axée sur le traitement de pots-de-vin dans les transactions commerciales. 13 376 cas ont été résolus entre août 2005 et juin 2006, portant sur une somme de 3,766 milliards de yuans. Des fonctionnaires ont été impliqués dans 3 128 affaires de ce genre et 543 officiels de rang de bureau et de service ont été poursuivis par la justice.

Par ailleurs, les parquets et les Commission de Contrôle et de la Discipline du PCC ont traité les investissements par des fonctionnaires dans l'exploition de mines charbon. 1 022 de ces investissements illicites ont été dénoncés par le public. 122 fonctionnaires ont reçu un blâme et 45 autres traduits en justice.

En outre, des cas d'exactions survenus dans le secteur de l'éducation et les phénomènes malsains dans les soins médicaux auxquels la population s'intéresse beaucoup ont été traités ou assainis.
Source: xinhua


Chine: 192 officiels locaux du PCC sanctionnés pour mauvaise conduite lors des élections pour le renouvellement des mandats



2007-02-01 09:18:41

BEIJING, 31 janvier (XINHUA) -- Au total 192 officiels locaux du Parti communiste chinois (PCC) ont été sanctionnés pour achat de votes, détournement de fonds et autres mauvaises conduites, lors des élections pour le renouvellement de la direction locale dans l'ensemble du pays.
Le Département de l'Organisation du Comité central du PCC a indiqué dans un rapport publié mercredi à Beijing qu'il avait mené des enquêtes sur 121 cas concernant des irrégularités dans les élections jusqu'à présent.
Un total de 613 personnes ayant bénéficié de promotions scandaleuses ont été relevés de leurs fonctions et les officiels locaux impliqués dans ces affaires ont été révoqués ou transférés devant les départements judiciaires, selon le rapport.
Liu Xirong, secrétaire adjoint de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline du PCC, a appelé les inspecteurs et les départements de l'organisation du parti de tous les niveaux à renforcer la supervision des cadres afin d'assurer une transition stable et propre.
Les élections pour le renouvellement de mandat, qui devront être achevées pendant la première moitié de 2007, occupent une place prioritaire et exerceront une influence importante sur le travail du PCC pour les prochaines années.
En décembre dernier, 14 des 31 provinces, régions autonomes et municipalités de la partie continentale de la Chine avaient déjà terminé les élections pour le renouvellement de la direction locale du parti.



Démission de 243 manageurs bancaires de haut rang en 2006 en Chine



2007-01-22 10:35:13

BEIJING, 22 janvier (XINHUA) -- 243 manageurs de haut rang des institutions bancaires de Chine impliqués dans 1 085 cas d'infraction à la loi, tels que la corruption, le détournement de fonds et la négligence professionnelle, ont donné leur démission, selon la Commission de Régulation bancaire de Chine (CRBC)
Le nombre total des cas a baissé de 189 par rapport à 2005, alors que celui des cas portant sur un million de yuans (125 000 dollars) ou plus a baissé de 56 à 273, a indiqué samedi Liu Mingkang, président de la CRBC lors d'une conférence de travail annuelle.
La diminution du nombre des cas explique l'"amélioration de la situation" dans ce secteur, situation réalisée non sans peine.
La CRBC a mené des enquêtes sur 69 2000 institutions bancaires l'année dernière. 1 104 opérations illégales ont été découvertes et 7 407 managers ont été poursuivis en responsabilité, selon Liu.
Il a demandé à la CRBC de superviser les banques plus efficacement, de s'attaquer à l'origine aux opérations illégales qui surviennent fréquemment et d'améliorer le système de responsabilité.
En novembre dernier, l'ancien gouverneur de la Banque de Construction de Chine (BCC) Zhang Enzhao, a été condamné à 15 ans de prison pour avoir accepté 4 millions de yuans de pots-de-vin.
En décembre, le gouverneur et un comptable d'une succursale de la BCC dans la province du Shanxi (nord-ouest) ont été condamnés à la peine capitale pour avoir détourné plus de 200 millions de yuans entre septembre l997 et octobre 2000.


Shanghai a récupéré toute la somme d'argent détournée du Fonds municipal de sécurité sociale


2007-01-29 08:46:17

SHANGHAI, 28 janvier (XINHUA) -- Le maire de Shanghai Han Zheng a affirmé dimanche à Shanghai que la municipalité a récupéré toute la somme d'argent qui avait été détournée l'année dernière du Fonds municipal de sécurité sociale pour l'investissement et l'octroi de crédits illégaux.
Il a annoncé cette nouvelle dans son rapport sur les activités du gouvernement municipal en 2006, présenté à la session parlementaire locale en cours.
Il n'a pas révélé le montant exact de l'argent récupéré, mais selon certains rapports publiés auparavant, ce scandale du Fonds de sécurité sociale a impliqué quelque 3,2 milliards de yuans (407, 6 millions de dollars).
Selon les résultats d'une enquête, l'argent a été prêté illégalement par une société relevant du Bureau municipal du Travail et de la Sécurité sociale à Shanghai Feidian Investment Development Co. Ltd, contrôlé par un riche homme d'affaire nommé Zhang Rongkun, No. 16 sur la liste Forbes des Riches de Chine en 2005.
Zhang a été la première personne arrêtée dans le cadre du scandale, qui a aussi entraîné la chute de l'ancien chef du Parti à Shanghai Chen Liangyu.
Une fois le scandale découvert, Shanghai a mis en place un groupe de travail pour aider les enquêteurs du gouvernement central à retrouver l'argent détourné, a dit Han, qui est aussi secrétaire par intérim du Comité du Parti communiste chinois pour la municipalité de Shanghai.
Il a souligné que Shanghai doit tirer la leçon de ce scandale de fonds de pension. "Il révèle des défauts du système et des lacunes dans la gestion, et nous devons prendre très au sérieux les problèmes et bien tirer la leçon pour améliorer notre travail", a-t-il dit, ajoutant qu'une fois découvert le scandale, le gouvernement municipal a accordé la priorité à la lutte contre la corruption, renforcé la supervision des fonctionnaires et amélioré la transparence.
Signalons que ce scandale, révélé en septembre derniers, a aussi impliqué l'ancien directeur du Bureau d'Etat des Statistiques Qiu Xiaohua, ainsi que des dizaines d'officiels de Shanghai et hommes d'affaires.


Un haut législateur chinois appelle les entreprises à assumer leurs responsabilités sociales


2007-01-29 19:26:11

BEIJING, 29 janvier (XINHUA) -- Un haut législateur chinois a critiqué certaines entreprises chinoises qui recherchent le profit au détriment de leurs responsabilités sociales et il appelé à lutter contre cette tendance.
Les pratiques irresponsables comme l'exploitation des mineurs dans des conditions misérables par des entrepreneurs, l'utilisation de matières industrielles à bas prix pour fabriquer de la nourriture et la pollution des rivières par les usines, ont empêché des entreprises chinoises d'élargir leurs affaires à l'étranger, a dit Cheng Siwei, vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), dans un article signé publié lundi par l'hebdomadaire China Economy Weekly.
Il a aussi averti que les entreprises étrangères qui oubliaient leurs responsabilités sociales seraient chassées du marché, ajoutant que celles qui fuyaient leurs responsabilités sociales risquaient des sanctions sévères.


Chine : "Refusez les prodigalités !", écrit le Quotidien du Peuple s'adressant aux hauts officiels


2007-01-29 20:06:33

BEIJING, 29 janvier (XINHUA) -- Les officiels chinois doivent simplifier leur style de vie et éviter les personnes qui cherchent à profiter de leur influence en leur offrant de l'argent, de gigantesques banquets et du sexe, selon un commentaire de l'organe du Parti communiste, le Quotidien du Peuple, publié lundi.
"L"histoire nous a montré que l'érosion de la morale d'un officiel commençait habituellement par de petites choses comme boire, dîner et des spectacles vulgaires où le sexe est souvent impliqué", a déclaré le journal, dans un effort du gouvernement chinois de montrer sa détermination a lutter contre la corruption.
"Garder un style de vie sain n'est pas une affaire insignifiante. Cela affecte l'autorité du Parti et sa réputation auprès du peuple", ajoute le quotidien.
La lutte anti-corruption largement annoncée en Chine a fait chuter plusieurs officiels de haut rang corrompus ces derniers mois. Plusieurs d'entre eux ont été découverts entretenant des relations intimes avec des hommes d'affaires importants qui les avaient attirés par des dépenses excessives et des prostitués.
"Les officiels doivent purifier leur cercle d'amis et être plus discrets lorsqu'ils fréquentent leurs amis", dit le commentaire. Il demande aussi aux officiels de haut niveau d'établir des relations plutôt avec les gens du peuple, les travailleurs modèles, les officiels de la base et les personnes instruites.
"Les officiels doivent être très attentifs avec les personnes qui ont des arrière-pensées et ne doivent jamais rechercher la luxure auprès des hommes d'affaires", précise-t-il.
Ce commentaire fait écho au slogan de Mao Zedong en 1968, qui appelait les membres du Parti à être des citoyens honnêtes et compétents qui désirent servir le peuple.
Le président chinois Hu Jintao a lancé un appel similaire au début du mois lors d'une réunion anti-corruption importante à Beijing, demandant aux officiels d'éviter le culte de l'argent et l'hédonisme.
KGB Shpion
   Posté le 05-02-2007 à 19:59:24   

2. La dictature démocratique populaire
La nature de l’Etat est la dictature démocratique populaire dirigée par la classe ouvrière et basée sur l’alliance des ouvriers et des paysans.
La classe ouvrière est la classe dirigeante du pays, et la classe des paysans est son alliée et aussi une classe dirigeante du pays.


Alors c'est une dictature du prolétariat ET de la paysannerie ?

15. Les citoyens ont le devoir de payer les impôts prévus par la loi.

Ah bon ? Ca existe encore sous le socialisme, ça ?

Message édité le 06-02-2007 à 20:31:13 par KGB Shpion
Xuan
   Posté le 06-02-2007 à 20:00:29   

J'évite de commenter les textes du PCC ou de la presse chinoise.
Je ne connais pas la société chinoise par expérience personnelle. J’observe seulement que la presse réactionnaire de droite ou de gauche a vite fait d’amplifier les aspects négatifs ou de les multiplier par dix.
La réalité de la réforme présente des côtés positifs et négatifs et la presse chinoise en ligne souligne tantôt les uns tantôt les autres.
Et il peut exister des positions contradictoires sur certains sujets dans cette presse, c’est un reflet de la lutte idéologique.

Sur la question de l'alliance de la classe ouvrière det de la paysannerie, il n'y a pas qrand chose de nouveau.

Sur la question des impôts, dans tous les cas un Etat socialiste ne pourra ni fonctionner ni même exister sans prélever une part du PIB d’une manière ou d’une autre.
Parce qu’il n’y a pas d’Etat sans fonctionnaires, ni police, ni armée, ni école, ni hôpitaux, etc. et sans budget.
Ensuite la nature de l’impôt, sa forme et sa répartition ou ses critères de calcul font une grande différence.
KGB Shpion
   Posté le 06-02-2007 à 20:28:45   

Sur la question de l'alliance de la classe ouvrière det de la paysannerie, il n'y a pas qrand chose de nouveau.

Justement, ça m'aiderai à comprendre ce qu'on entend par DDP. Tu as certainement remarqué que j'ai une conception différente du prolétariat que la tienne.

Sur la question des impôts, dans tous les cas un Etat socialiste ne pourra ni fonctionner ni même exister sans prélever une part du PIB d’une manière ou d’une autre.
Parce qu’il n’y a pas d’Etat sans fonctionnaires, ni police, ni armée, ni école, ni hôpitaux, etc. et sans budget.
Ensuite la nature de l’impôt, sa forme et sa répartition ou ses critères de calcul font une grande différence.


La plus-value ne deviendrait donc pas source des finances de l'Etat ?

Message édité le 06-02-2007 à 20:30:03 par KGB Shpion
sti
   Posté le 06-02-2007 à 22:01:28   

Xuan a écrit :

J'évite de commenter les textes du PCC ou de la presse chinoise.
Je ne connais pas la société chinoise par expérience personnelle. J’observe seulement que la presse réactionnaire de droite ou de gauche a vite fait d’amplifier les aspects négatifs ou de les multiplier par dix.
La réalité de la réforme présente des côtés positifs et négatifs et la presse chinoise en ligne souligne tantôt les uns tantôt les autres.
Et il peut exister des positions contradictoires sur certains sujets dans cette presse, c’est un reflet de la lutte idéologique.

Sur la question de l'alliance de la classe ouvrière det de la paysannerie, il n'y a pas qrand chose de nouveau.

Sur la question des impôts, dans tous les cas un Etat socialiste ne pourra ni fonctionner ni même exister sans prélever une part du PIB d’une manière ou d’une autre.
Parce qu’il n’y a pas d’Etat sans fonctionnaires, ni police, ni armée, ni école, ni hôpitaux, etc. et sans budget.
Ensuite la nature de l’impôt, sa forme et sa répartition ou ses critères de calcul font une grande différence.


On parle bien de la chine camarade ?
L'état ou les révisionnistes chinois ont pris le pouvoir ?
Nous sommes moins indulgent avec le révisionnisme en URSS.
Nous ne vivions pas non plus en URSS à l'époque de Kroutchev, pour autant les ML ont pris la responsabilité de la lutte contre le révisionnisme moderne.
Xuan
   Posté le 06-02-2007 à 23:32:57   

En effet, ce n'est pas un argument de dire qu'"on ne connaît pas" la Chine, c'est simplement pour manifester ma prudence dans le cas de la Chine.
La lutte contre le révisionnisme moderne s'est menée d'abord à l'intérieur du mouvement communiste international, entre partis communistes, et à propos de ses orientations générales.
C'est ensuite que la restauration du capitalisme en URSS a été dénoncée, alors que Khrouchtchev avançait la théorie du "peuple tout entier" c'est-à-dire de la fin de la lutte des classes et du rôle dirigeant du prolétariat en URSS.

Manifestement la réforme en Chine a des conséquences très négatives comme l'accroissement des disparités sociales, le renforcement de la bourgeoisie, mais également dans beaucoup de domaines (écologie, sécurité dans le travail, corruption, chômage, délinquance, etc.). Certaines infos me restent en travers de la gorge.

La presse officielle ne remet pas en cause la réforme mais elle critique régulièrement ces faits, le comportement des bourgeois, et signale des mesures positives comme la fermeture des mines qui ne respectent pas la sécurité, la suppression de l'impôt à la campagne, la chasse aux dirigeants corrompus, la création de syndicats, la prise en charge des travailleurs migrants, le développement de la protection sociale.

Depuis deux ans environ, l'objectif de la croissance économique à tout prix a été abandonnée pour prendre en compte notamment les besoins du peuple, l'économie d'énergie, la recherche scientifique et l'écologie.

Je ne suis pas convaincu que le PCC soit définitivement révisionniste.
A mon avis la lutte de ligne s'y poursuit.
sti
   Posté le 07-02-2007 à 12:47:57   

je comprend ta position, je reviendrais pour échanger plus profondément.
Finimore
   Posté le 07-02-2007 à 15:04:03   

sti a écrit :

On parle bien de la chine camarade ?
L'état ou les révisionnistes chinois ont pris le pouvoir ?
Nous sommes moins indulgent avec le révisionnisme en URSS.
Nous ne vivions pas non plus en URSS à l'époque de Kroutchev, pour autant les ML ont pris la responsabilité de la lutte contre le révisionnisme moderne.


J'avais déjà eu une amorce de débat sur ce sujet le 09-09-2005 sur le FUC avec Chabi_9 (Armenak). Voilà ce que je disais:
" Pour moi la théorie du "processus révisionniste" en Chine c'est un peu du pipeau.
Je résume:
En URSS sous Staline: construction du socialisme, à la mort de Staline en 53 coup d'Etat de Khrouchtchev et dégénérescence révisionniste. Restauration du capitalisme sous la forme d'un capitalisme d'Etat. Crise du révisionnisme (Gorbi - Eltsine) et instauration d'un capitalisme plus classique.

La supercherie et l'escroquerie que représente l'application à la Chine de ce qui s'est passé en URSS, constitue la base même des théories gauchistes de la bande des 4 et de leurs succésseurs -usurpant le nom de Mao-.
C'est une analogie complète avec l'URSS, qui est faites:
Tu remplaces URSS par Chine, Staline par Mao et Khrouchtchev par Deng et nous revivons le processus de dégénérescence comme en URSS.
Le problème de cette théorie (aussi séduisante soit-elle), c'est quelle ne tient pas du tout compte de la réalité du PCC et de la Chine. Cette théorie s'appuie sur les aspects les plus gauchistes de la GRCP. "

Il faudra en effet approfondir toutes ces questions (le bilan de la GRCP -sa nécessité, ses succès, ses erreurs, son échec-, la lutte après la mort de Mao (renversement de la bande des quatres, la modernisation etc...)

Xuan a écrit :

Je ne suis pas convaincu que le PCC soit définitivement révisionniste. A mon avis la lutte de ligne s'y poursuit.


Je suis de ton avis !

Voici aussi un extrait d'un de mes messages (adressé à l'époque à Koba) et daté du 13-05-2005.
"Mao a formulé le principe que << LA LUTTE DE CLASSES SE POURSUIT SOUS LE SOCIALISME >>.
Aujourd'hui, dans la Chine en plein développement, cette question continue à être discutée dans toutes les cellules du PCC. La lutte de classes n'est absolument pas ignorée ni sous-estimée. Avant le dernier Congrès, le débat a été intense dans tout le parti sur la question de savoir s'il fallait ou non intégrer les directeurs d'usine et autres ingénieurs dans le PCC. La cible centrale stratégique étant définie par la contradiction antagonique avec l'hégémonisme USA, la tactique en découlant impose le rassemblement sur des positions patriotiques du maximum de chinois et chinoises à l'intérieur et sous la direction du Parti. C'est pourquoi il y a dans les cellules des camarades dont la tâche première consiste à élever au maximum possible l'économie de la Chine, des directeurs et autres ingénieurs. Ces militants reversent une énorme partie des gains salariaux dont ils bénéficient à l'Etat chinois. Leur activité est contrôlée directement par le PCC. Le PCC explore une autre voie que celle de l'URSS, qui s'est achevé comme tu sais par la main mise du révisionnisme et de la bourgeoisie sur l'Etat, après la mort de Staline.
C'est en application du principe de combattre la bourgeoisie dans le Parti que Mao a déclenché la Grande Révolution culturelle prolétarienne . Au bout d'un moment cette Révolution, insuffisamment contrôlée par le Parti, a dégénéré : des groupes d'étudiants s'entre-tuaient en criant les mêmes slogans contre le révisionnisme, et en s'accusant réciproquement d'être porteurs de révisionnisme. C'est Mao lui-même avec CHOU En-lai qui ont donné ordre à l'armée de faire stopper cette situation , qui était en train de démolir tous les progrès économiques du pays. Mao était un dirigeant qui savait entreprendre une expérience nouvelle, puis l'arrêter en cas de nécessité et faire au besoin une autocritique (hé oui !).

Pour plus d'infos et d'éléments sur les différents sujets abordés dans ce post, voici une petite liste d'articles, de brochures et de documents pour une meilleure compréhension ou pour approfondir certains points :

-Sur les aspects de la Chine actuelle, se reporté aux articles de Solidaire -dispo sur le net- et aussi au n°64 d'Etudes marxistes -2003- " Le socialisme à la chinoise ".
--Brochure du PCML
« UNE AUTRE CHINE » RONCHIN RENE - DELMONT LAURA -1982-
« La chine telle que l'ont vue dix syndicalistes » Ed 100 -1977-
--Le Quotidien Du Peuple (organe central du PCRml) supplément au n°967- octobre 1979 « 30e anniversaire de la République Populaire de Chine »
Carnet de voyage p.3
30 années de grandes réalisations économiques p.7
La révolution chinoise depuis 1949 p.8
Entretien avec un vétéran communiste p.11
Interview de Régis Bergeron p.12

Brochures UCFML
-- Le maoisme, marxisme de notre temps - Editions Potemkine - avril 1976-
-- Une étude maoïste : La situation en Chine et le mouvement dit de « critique de la bande des Quatre » - Editions Potemkine - mars 1977
-- Questions du maoïsme : De la Chine de la Révolution Culturelle à la Chine des procès de Pékin -Editions Potemkine - janvier 1981
Brochures AAFC (Association des Amitiés Franco-Chinoises)
- La politique internationale de la Chine -1976-
- Les communes populaires -1972-

Brochures PCC
- Voie socialiste ou voie capitaliste ?
Editions en langues étrangères Pékin- 1968
- Les communes populaires -1972-
- Continuons la révolution, poursuivons sur notre lancée victorieuse -1970
- Poursuivons jusqu'au bout la révolution sous la dictature du prolétariat
- De l'étude du tome V des « oeuvres choisies de Mao Tsétoung » (Houa Kouo-Feng) 1977
- Résolution sur l'histoire du Parti Communiste Chinois (1949-1981)
Appréciation officielle sur :
Mao Zedong
La « révolution culturelle »
Les réalisations de la RPC
Editions en langues étrangères -1981-

-Livre NBE
- Deux modèles d'avant-garde
Taking pour l'industrie
Tatchai pour l'agriculture
dans la construction du socialisme en république populaire de chine -
Patrick Tissier 1975

Articles
Révolution Prolétarienne n°3 avril 1975 -revue politique mensuelle du PCRML
--Article « De la dictature intégrale sur la bourgeoisie » p.39
FRONT ROUGE -mensuel- n°1 (ns) novembre 1975
--Article « Le Parti Communiste Chinois : un parti forgé par la lutte des classes » p.18
FRONT ROUGE -mensuel- n°2 -décembre 1975
--Article « Le mouvement de critique contre Lin Piao et Confucius ou renforcer la dictature intégrale sur la bourgeoisie » p.42
FRONT ROUGE -mensuel- n°4 février 1976
--Edito sur la lutte qui se déroule en Chine Populaire. P.3
FRONT ROUGE -mensuel- n°5 mars 1976
--Article « Chine : mobilisation contre le déviationnisme de droite » p.17

Après la mort de Chou En-Lai
FRONT ROUGE -mensuel- n°6 avril 1976
--Article « Chine, à propos de l'incident politique contre-révolutionnaire de la place Tien An Men » p.36

Après la mort de Mao
FRONT ROUGE -mensuel- n°9 octobre 1976
--Dossier « Chine : Mao Tsé-toung contre le révisionnisme » p.7
FRONT ROUGE -mensuel- n°11 décembre 1976
--Article « La lutte actuelle en Chine : les conceptions des Quatre : une forme de révisionnisme » p.45
FRONT ROUGE -mensuel- n°13 février 1977
--Article « Chine : Les tâches de combat de l’année 1977 » p.19
FRONT ROUGE (trimestriel) n°6 -mai 1979-
--Article « Chine : à propos du commerce avec les pays capitalistes » p.41
FRONT ROUGE (trimestriel) n°7 -juillet 1979-
--Article « Chine : le contrôle ouvrier dans les entreprises » p.43
-PROLETARIAT (trimestriel) n°18 ( 1978 )
Revue théorique et politique du Comité Central du Parti Communiste Marxiste-Léniniste.
--Article « CHINE: "démaoïsation" ou application de la pensée-maotsétoung ? » Alain Castan. p.29
FRONT ROUGE N°8 nouvelle série. 1980
Revue politique et théorique du Parti Communiste Révolutionnaire marxiste-léniniste
--Articles « Chine: les contradictions internes de la société chinoise » p.11
L'analyse des classes et la théorie de la lutte des classes au cours de la révolution chinoise p.12
La situation actuelle des classes sociales et le problème de la lutte des classes p.24

Articles de
-PEKIN INFORMATION n°15 -12 avril 1975-
Résolution du CC du PCC.
Sur la nomination de Houa Kouo-Feng
Sur la destitution de Teng Siao-ping
-PEKIN INFORMATION n°19 -9 mai 1977-
Poursuivons jusqu'au bout la révolution sous dictature du prolétariat -Hua Kouo-feng
-PEKIN INFORMATION n°45 -13 nov 1978
Se conformer aux lois économiques pour accélérer les quatre modernisations
La Chine est-elle capable d'accélérer son édification socialiste ?
-PEKIN INFORMATION n°47 -27 novembre 1978
L'«incident » de Tien-an-men, un événement révolutionnaire
-PEKIN INFORMATION n°48 -4 décembre 1978
La vérité sur l'«incident » de Tien-an-men
-BEIJING INFORMATION n°38 -24 septembre 1979
Mot d'ordre pour le 30e anniversaire de la fondation RPC
-BEIJING INFORMATION n°40 -8 octobre 1979
Le 30e anniversaire de la fondation RPC "

J'ai retrouvé également d'autres éléments d'infos, mais il faut que je les numérises... et ça va pas toujours aussi vite que l'on veut..... et on a pas forcément énormément de temps pour le faire... donc le boulôt s'accumule.

Message édité le 07-02-2007 à 15:17:01 par Finimore
sti
   Posté le 07-02-2007 à 17:52:12   

Finimore, tu a pas l'air de savoir exactement ce qui se passe en chine pour l'ouvrier chinois. Peut être y a-t-il des camarades honnête dans le PCC (on peut d'ailleurs en être sur) mais ne pas voir la direction complétement pourrite du PCC aujourd'hui, les éléments de social Fascisme etc. ce n'est pas de l'escroquerie, mais au moins de la nostalgie qui tourne mal.
Je regarde tjs les news sur "le quotidien du peuple..." par ex, et des fois j'allucine (éducation populaire, promotion des entreprises privés, anonce de licenciement en masse... ) Il reste évidement en chine de nombreux aspects hérités de l'époque de construction du socialisme, les révisionnistes ne sabordent pas en trois jours.
Le prolétariat révolutionnaire n'a pas le pouvoir en chine ! prétendre l'inverse, voilà l'esccroquerie Finimore, puisque tu cherches des escrots.
Le reste, tu ira le dire aux milliers d'ouvriers qui vont se faire licencier encore cette année, et c'est de source gouvernentale, comme le traffic d'organes pratiquement institutionnalisés des détenus exécutés (et pas que des "dissidents" ) et reconnu aussi de source gouvernementale. Bon j'arrête là parce que ce je suis en train de m'énerver tout seul ...
Longtemps dans la famille, nous avons eu du mal à entrer en contact avec une réalité social et politique des prolétariats dans les ex-pays de construction du socialisme. La défaite est ressenti encore aujourd'hui avec une telle amertume, tant d'espoir ...
Le mois prochain, l'ouvrier Communiste publiera des éléments concret et vivant de se que représentait en chine et Albanie dans les années 60 et 70 la construction du socialisme DANS la classe ouvrière et la comparaison, même si elle fait mal, est sans appel.

Le prolétariat révolutionnaire n'a pas le pouvoir en chine !
Pauvre Mao, pensez une seconde qu'il aurait acceptait ou aider à dévelloper un état de gestion du capitalisme, un état ou la question de la femme regresse, un état qui se fait le patron licencieur de millier d'ouvriers, un état créateur de centaine de banlieues pauvre rempli de chomeurs pendant que cet état donne des pans entiers d'économie à des énemis de classe, que cet état nourrit des milliers de parasites qui vivent comme des pachas ...
Y'a de quoi se fâcher, arrêtons.





http://french.peopledaily.com.cn/Economie/5370715.htmlQuand la misére s'installe, le capitalisme (d'état ou pas) place les rayons de l'alcool à l'entré de nos magazins, et le secteur devient juteux, ici (si comme moi vous faite vos course à Lidl, Mutant ou Aldi ...) comme en chine.
Xuan
   Posté le 07-02-2007 à 21:28:05   

sti a écrit :

comme le traffic d'organes pratiquement institutionnalisés dévelloper un état de gestion du capitalisme, un état ou la question de la femme regresse, un état qui se fait le patron licencieur de millier d'ouvriers, un état créateur de centaine de banlieues pauvre rempli de chomeurs pendant que cet état donne des pans entiers d'économie à des énemis de classe, que cet état nourrit des milliers de parasites qui vivent comme des pachas ...
Y'a de quoi se fâcher, arrêtons.


Certains faits me scandalisent comme je te l'ai dit, mais il n'est pas juste de reprendre toutes les critiques ni de simplifier à l'excès.

Par exemple le trafic d'organes n'est pas pratiquement institutionnalisé comme la presse bourgeoise l'a affirmé :
Mise à jour 21.11.2006 08h57
"Le prélèvement d'organes sur une personne en état de mort cérébrale est illégal, selon le ministère de la Santé chinois"

« La mort cérébrale et la transplantation d'organes sont deux choses distinctes. Le 'règlement sur la greffe d'organes humains' que le Conseil des Affaires d'Etat promulguera prochainement ne concerne pas les sujets en état de mort encéphalique, dont la loi doit être mise au point par l'Assemblée populaire », a annoncé récemment le journal « Yangcheng Soir » (Yangcheng Wanbao) en citant le vice-ministre chinois de la Santé Huang Jiefu. « La Chine n'a pas encore élaboré de loi sur ce point et le prélèvement d'organes sur des personnes en état de mort encéphalique est un acte illégal » a-t-il ajouté.



On ne peut pas dire que la question de la femme régresse ; même si leur situation subit des conséquences négatives de la réforme, la lutte des femmes pour leur émancipation n'est pas passée aux oubliettes.
Voici plusieurs articles sur la question.
J'invite à lire en particulier l'avant-dernier "L'égalité sexuelle n'est pas encore réalisée en Chine" :

(Xinhua) 24/08/2005
La Chine a publié mercredi un Livre blanc intitulé "Equilibre des sexes et Développement des femmes en Chine" pour marquer le 10ème anniversaire de la 4ème conférence mondiale des femmes dans le cadre de l'ONU (Organisation des Nations Unies).

"Il s'agit toujours d'une politique nationale fondamentale de Chine pour promouvoir l'égalité entre hommes et femmes," dit le livre blanc, rendu public par le bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat.
La Chine est un pays en développement le plus peuplé au monde. Parmi sa population de 1,3 milliard, les femmes représentent environ la moitié. La promotion de l'équilibre des sexes et le développement des femmes revêtissent non seulement une grande signification pour le développement de la Chine, mais aussi exercent une influence spéciale sur les efforts pour le progrès de l'humanité, selon le livre blanc.
Le livre blanc indique que l'égalité des droits entre femmes et hommes et le développement des femmes comprennent 9 aspects dont la politique, l'économie, la culture, la société et la vie familiale.

Le livre blanc avoue également que l'inégalité entre hommes et femmes n'est pas complètement éradiquée et la violation des droits des femmes demeure dans certaines régions.

Il y a un long chemin à parcourir, et les tâches sont dures pour réaliser l'équilibre des sexes et promouvoir le développement des femmes en Chine, souligne le livre blanc.




La Chine compte près de 13 millions de femmes membres du PCC, selon un livre blanc

Les femmes membres du Parti communiste chinois (PCC) ont atteint 12,956 millions en 2004, soit 18,6% du total des membres du PCC et une hausse de 3 points de pourcentage par rapport à 1995, selon un livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes, publié mercredi à Beijing.
La Chine compte près de 13 millions de femmes membres du PCC, selon un livre blanc
Les femmes membres du Parti communiste chinois (PCC) ont atteint 12,956 millions en 2004, soit 18,6% du total des membres du PCC et une hausse de 3 points de pourcentage par rapport à 1995, selon un livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes, publié mercredi à Beijing :

Les femmes ont représenté 18% du total des délégués au 16ème Congrès national du PCC, tenu en 2002 à Beijing, soit une hausse de 1,2 point de pourcentage par rapport au précédent congrès, a indiqué le livre blanc, publié par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

Parmi les membres du Comité central issu du 16ème congres, 7, 6% sont des femmes, en hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport au comité central issus du précédent congrès.
En même temps, la part des femmes membres au sein des 8 partis démocratiques chinois est relativement élevée, dépassant 30% dans sept d'entre eux.
A présent, quatre des vice-présidents du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), sont des femmes.

(Xinhua) 24/08/2005


Le nombre des travailleuses dans les régions urbaines en Chine a atteint 42,27 millions à la fin de 2004 , soit 38,1% du total des travailleurs urbains du pays, selon le livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes en Chine, publié mercredi à Beijing.
La Chine compte 42,27 travailleuses dans les régions urbaines, selon un livre blanc
Le nombre des travailleuses dans les régions urbaines en Chine a atteint 42,27 millions à la fin de 2004, soit 38,1% du total des travailleurs urbains du pays, selon le livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes en Chine, publié mercredi à Beijing.

"Durant la dernière décennie, le nombre et le pourcentage des femmes employées sont restés très élevés", a indiqué le livre blanc, publié par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

Vers la fin de 2004, le nombre des travailleuses urbaines et rurales du pays ont atteint 337 millions, soit 44,8% du total des travailleurs du pays.

Ces dernières années, le gouvernement chinois a élaboré et appliqué une série de mesures politiques pour encourager les femmes à monter leurs propres affaires, et leur a accordé des traitements préférentiels en matière de la formation professionnelle, de l'octroi de micro-crédits et de la réduction ou exemption d'impôts, a indiqué le livre blanc.

Les gouvernements à différents échelons ont aussi adopté des mesures politiques favorables envers les femmes, telles que la création d'emplois pour le bien-être public, l'ouverture de centres de services d'emplois, la sponsorisation des activités spéciales de recrutement et des stages de formation professionnelle, la surveillance sur la discrimination de sexe dans l'emploi et l'assistance aux femmes handicapées pour trouver des emplois, etc.

Avec le soutien du gouvernement, les fédérations des femmes à tous les niveaux, les syndicats et d'autres organisations non gouvernementales sont engagés de façon créative dans le travail de l'emploi et du ré-emploi des femmes.

(Xinhua) 24/08/2005


La Chine a connu une baisse continue du taux de mortalité de la maternité, selon un livre blanc

Le taux de mortalité de la maternité en Chine s'est réduit de façon continue durant la dernière décennie, passant de 61,9 pour 100 000 en 1995 à 48,3 pour 100 000 en 2004, selon le livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes en Chine, publié mercredi à Beijing.
La Chine a connu une baisse continue du taux de mortalité de la maternité, selon un livre blanc
Le taux de mortalité de la maternité en Chine s'est réduit de façon continue durant la dernière décennie, passant de 61,9 pour 100 000 en 1995 à 48,3 pour 100 000 en 2004, selon le livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes en Chine, publié mercredi à Beijing.

Entre 2002 et 2005, quelque 400 millions de yuans (49 millions de dollars) de fonds gouvernementaux ont été injectés dans le projet visant à "réduire le taux de mortalité des femmes enceintes et en accouchement et éliminer le tétanos parmi les nouveaux-nés", a indiqué le livre blanc, publié par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

Le projet, qui couvre 1 000 districts du pays avec une population de plus de 300 millions, a été lancé d'abord entre 2000 et 2001, lorsque l'Etat a investi 200 millions de yuans pour aider 378 districts défavorisés du niveau national.

Grâce à ce projet, des centaines de milliers de femmes défavorisées ont pu donner naissance à des enfants en toute sécurité durant ces dernières années, a indiqué le livre blanc.

Selon le livre blanc, durant la dernière décennie, l'Etat a promulgué et appliqué la Loi sur la protection de la santé des femmes et enfants, ainsi que la Loi sur la population et le planning familial. Il a aussi établi les objectifs pour la santé des femmes dans le cadre du Programme pour le développement des femmes en Chine.

En même temps, l'Etat a augmenté sans cesse les subventions destinées à améliorer la santé des femmes et enfants, tout en améliorant progressivement le réseau de services pour les soins de santé des femmes.

A la fin de 2004, la Chine comptait 2 997 instituts de soins de santé pour femmes et enfants dans l'ensemble du pays, avec 243 000 lits pour femmes, selon le livre blanc.

(Xinhua) 24/08/200


Livre blanc : La Chine a publié 100 réglementations sur la protection des droits des femmes

La Chine a publié et mis en oeuvre plus de 100 règlements et réglementations sur la protection des droits et des intérêts des femmes ces dix dernières années, dit un livre blanc sur l'équilibre des sexes et le développement des femmes.
Livre blanc : La Chine a publié 100 réglementations sur la protection des droits des femmes
La Chine a publié et mis en oeuvre plus de 100 règlements et réglementations sur la protection des droits et des intérêts des femmes ces dix dernières années, dit un livre blanc sur l'équilibre des sexes et le développement des femmes.

"Au cours de la dernière décennie, la Chine a élaboré et révisé la loi sur le mariage, la loi sur la population et le planning familial, la loi sur les terres forfaitaires rurales et la loi sur la protection des droits et des intérêts des femmes," indique le livre blanc publié mercredi par le bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

Fin 2004, 22 provinces, régions autonomes et municipalités relevant directement des autorités centrales ont élaboré les règlements et les mesures politiques contre la violence familiale.

Par ailleurs, le gouvernement chinois a coopéré activement avec des organisations non-gouvernementales dans le lancement de projets d'intervention ainsi que des activités de l'information, l'éducation et de la formation, l'établissement des centres d'alerte et des centres de l'évaluation de blessures et des stations d'aide aux femmes, l'ouverture des lignes rouges sur l'anti-violence familiale, la fourniture de services aux victimes féminines dont la consultation, l'abri et les aides médicales et psychologiques.

L'Etat a mis au point un groupe de coordination national pour la protection des droits et des intérêts des femmes et des enfants, composé de 19 départements gouvernementaux. Certaines cours ont établi des tribunaux spécialisés pour accepter et juger les cas civils dont la protection des droits et des intérêts des femmes, dit le livre blanc.

(Xinhua) 24/08/2005


La Chine s'efforce d'éliminer la pauvreté parmi les femmes, selon un livre blanc

La Chine va réviser plus de mesures politiques pour éliminer la pauvreté parmi les femmes, selon un livre blanc intitulé "Egalité des sexes et développement des femmes," publié mercredi à Beijing par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat. La Chine s'efforce d'éliminer la pauvreté parmi les femmes, selon un livre blanc
La Chine va réviser plus de mesures politiques pour éliminer la pauvreté parmi les femmes, selon un livre blanc intitulé "Egalité des sexes et développement des femmes," publié mercredi à Beijing par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

Le programme sur le développement des femmes chinoises fixe l'objectif majeur de la réduction de la pauvreté et du nombre des femmes pauvres et donne davantage de soutiens à la réduction des femmes pauvres dans la stratégie de développement de l'ouest du pays, dit le livre blanc.

Par ailleurs, le programme de la réduction de la pauvreté élaboré par l'Etat indique clairement que le gouvernement encourage les femmes à s'engager dans la production auxiliaire familiale dans les régions pauvres et à travailler dans le secteur à forte densité de main-d'oeuvre.
Lors de la conférence mondiale sur la réduction de la pauvreté tenue en 2004 à Shanghai, le gouvernement chinois a publié une déclaration sur sa politique de réduction de la pauvreté, qui insiste sur la participation des femmes aux programmes de réduction de la pauvreté, a souligné le livre blanc.
D'ailleurs, le gouvernement a augmenté ses investissements dans le travail de la réduction de la pauvreté ces dernières années, a indiqué le livre blanc.
Rien qu'en 2004, le gouvernement central a débloqué 12,2 milliards de yuans (1,49 milliard de dollars) pour réaliser des projets de la réduction de la pauvreté et les gouvernements locaux ont aussi augmenté leur part dans ce domaine.
Entre 2001 et 2004, un total de 13,52 milliards de yuans (1,65 milliard de dollars) de mini-crédits pour les familles rurales a été fourni par l'Etat et plus de la moitié est destiné aux femmes.

Grâce à ces mesures, le nombre des ruraux pauvres, principalement des femmes est passé de 80 millions en 1994 à 26,1 millions en 2004, selon le livre blanc.

(Xinhua) 24/08/2005


La Chine compte 368 maires, commissaires et préfets féminins, selon le Livre blanc


Fin 2004, la Chine a totalisé 368 maires, commissaires et préfets féminins, dit un Livre blanc sur l'égalité des sexes et le développement des femmes.

"La compétence des femmes dans la gestion des affaires nationales et sociales est consolidée sans cesse, et celle dans le traitement des affaires politiques s'améliore sans cesse," dit le Livre blanc, publié mercredi par le bureau de l'information du conseil des Affaires d'Etat.

Fin 2004, les femmes cadres aux échelons de districts et de préfectures ont représenté respectivement 16,9% et 12,6% du total des cadres chinois, soit 4,3 points de pourcentage et 4,5 points de pourcentage supérieurs à celles de 995, selon le même livre.

Maintenant, la Chine compte une vice-Première ministre, une conseillère d'Etat et 25 femmes fonctionnaires au haut ministériel dans la cour populaire suprême, le parquet populaire suprême, et les ministères et les commissions dépendant du conseil des Affaires d'Etat, selon le livre blanc.

(Xinhua) 24/08/2005


L'égalité sexuelle n'est pas encore réalisée en Chine

Le 24 la Chine a publié un livre blanc intitulé « L'Egalité sexuelle et l'évolution du statut de la femme en Chine », qui décrit le degré d'avancement actuel de l'égalité des sexes en Chine.

Depuis le mouvement du 4 mai au début du siècle dernier, la primauté des hommes dans la société a connu une érosion progressive. Grâce à un siècle d'efforts, le statut des femmes en Chine s'est amélioré grandement. L'émancipation des femmes chinoises est passée par trois phases :

1) La période d'initiation (1911-1949) : les figures représentatives de cette époque sont des jeunes qui ont grandi après la destruction de l'Ancien Régime féodal dans l'atmosphère générée par le mouvement du 4 mai. Leur objectif était d'éveiller la conscience des hommes et des femmes induits en erreur par 4000 ans de patriarcat. Il s'agissait de leur faire comprendre que la femme et l'homme sont humains au même titre, que la femme peut accomplir les mêmes tâches que l'homme, et que la femme doit jouir des mêmes droits que l'homme. Durant cette période, on s'efforce, pour réaliser l'émancipation des femmes, de mettre fin à la pratique des pieds bandés, au système des examens impériaux, aux mariages arrangés et à la vente d'épouses. On propose le mariage par libre consentement et on encourage les filles à faire des études.

2) La période d'insertion sociale (1949-1978) : à cette époque, la conscience de l'égalité des sexes s'intègre dans l'idéologie de l'Etat. Les femmes chinoises commencent à sortir en masse du foyer familial et se mettent à mettre en valeur leurs aptitudes dans tous les domaines. Les slogans types de cette période sont : « Les femmes peuvent porter l'autre moitié du ciel », « Les temps ont changé : hommes et femmes sont les mêmes ». La première loi promulguée par la RPC est la loi matrimoniale. Ce n'est pas tout à fait un hasard, mais plutôt le signe de l'importance accordée à la question de l'égalité des sexes. Un spécialiste britannique des questions féminines chinoises à la campagne, Ecroll, estime avec beaucoup d'impartialité que peu de gouvernements dans le monde et dans l'histoire peuvent être comparés avec le gouvernement chinois d'après 1949 pour son zèle à appliquer l'égalité des sexes.

3) La période de confusion (1978-) : grâce au développement économique, le statut politique et économique de la femme s'est amélioré. Toutefois, la rapidité avec laquelle s'est développée l'économie de marché et le fossé croissant entre les riches et les pauvres ont placé les femmes dans une position désavantageuse du point de vue de la compétitivité. Le fait qu'il existe aujourd'hui des femmes qui choisissent de rester au foyer et que certaines femmes vont jusqu'à dire qu'il est plus important de trouver un bon mari qu'un bon travail montre que l'égalité sexuelle en Chine piétine.


A en juger d'après l'histoire de l'émancipation féminine en Chine, trois facteurs jouent un rôle important dans celle-ci. Le premier est le degré de participation des femmes à la production sociale. Le deuxième est le degré d'accès à l'éducation obligatoire. Le troisième est le degré d'égalité obtenu au sein de la vie de couple grâce à la liberté de choix dans le mariage et à la liberté de divorcer et à la liberté. D'après la situation actuelle, on peut affirmer que l'égalité sexuelle a réalisé de grands progrès en Chine et que le statut de la femme s'est fortement amélioré. Néanmoins il existe des ombres au tableau :

1) La participation politique des femmes est insuffisante. Parmi les dirigeants des institutions de l'Administration et du Parti, les femmes restent une minorité.

2) Le fait que la femme habite chez son mari (situation fréquente dans les campagnes) et que les filles n'ont dans la pratique pas les mêmes droits que les descendants mâles au moment de la succession. Bien que la société préconise l'égalité des sexes, dans la réalité de la vie de couple, beaucoup de maris continuent à adopter une attitude outrageusement machiste. L'inertie des habitudes vainc souvent la force du nouveau système.


3) Le problème de la double charge de travail : les femmes sont pour la plupart non seulement occupées à l'extérieur de chez elles mais aussi actives au ménage. Bien que les femmes partagent les frais de la vie à égalité avec les hommes, sur le plan des tâches ménagères, il existe toujours une inégalité criante entre les sexes.

4) L'inégalité dans la rémunération et l'emploi : les jeunes filles ont du mal à trouver un emploi, même lorsqu'elles sont munies d'un diplôme universitaire. Parmi les travailleurs mis à pied, la proportion des femmes est plus élevée que celle des hommes. Au plan de la rémunération, il existe aussi des différences notables.


5) Au plan des naissances, il existe une préférence pour les enfants mâles. Sous le système de la planification familiale, la préférence pour les garçons s'est accentuée, provoquant une disproportion alarmante entre les sexes.

6) Les femmes ont un complexe d'infériorité : il est fréquent pour les femmes de se mépriser et de se rejeter et/ou de mépriser et rejeter les autres femmes. Cela se traduit par le fait que ni les hommes ni les femmes ne déclarent vouloir être une femme si le choix de son sexe était possible.

7) Sur le plan des mentalités et des usages sociaux, la Chine reste une société dominée par les hommes. Dans la vie des Chinois, aucune habitude n'est plus ancienne et plus profondément enracinée que celle qui vise à différencier les sexes.

Bref, bien que l'égalité sexuelle ait beaucoup progressé en Chine, pour paraphraser une parole célèbre de Sun Yatsen, « l'égalité n'a pas encore été réalisée et les femmes doivent poursuivre leurs efforts ».

La question de l'égalité sexuelle est particulièrement importante en Chine parce que la société chinoise a pratiqué l'inégalité des sexes pendant une durée et avec une détermination inégalées. L'émancipation féminine est donc un sujet de préoccupation particulière dans le monde. Les progrès réalisés ici n'ont pas seulement un intérêt local, mais ont aussi valeur d'exemple pour le monde entier. La lutte des femmes chinoises peut montrer au monde à quel degré de liberté et d'égalité les femmes peuvent arriver, même dans un pays foncièrement hostile à leur cause.

(par Li Yinhe, première femme sociologue en matière sexuelle de Chine)
26/08/05


Le déséquilibre garçons/filles n'est pas dû à la politique de planning familial, selon une fonctionnaire

Une haute fonctionnaire chinoise a indiqué mercredi que le déséquilibre du rapport garçons/filles chez les nouveaux-nés en Chine n'est pas dû à la politique du planning familial.

"Ce rapport devrait varier entre 100 filles pour 103 et 100 filles pour 107 garçons, mais il a atteint 100 pour 119,86 en Chine", a déclaré Gu Xiulian, vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une conférence de presse tenue par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat.

Gu, également présidente de la Fédération nationale des Femmes de Chine, a attribué ce déséquilibre à trois facteurs : l'idée, bien ancrée dans l'esprit des Chinois, que les hommes sont supérieurs aux femmes, l'insuffisance du système de sécurité sociale dans les régions rurales et le recours à des technologies modernes pour identifier le sexe de foetus.

"A ma connaissance, ce déséquilibre est un phénomène que l'on trouve non seulement en Chine, mais aussi dans certains pays n'appliquant pas le planning familial", a fait savoir Gu. "En conséquence, j'estime qu'il n'a rien à avoir avec la politique de planning familial", a-t-elle affirmé.

Selon elle, le gouvernement chinois a pris une série de mesures pour rectifier ce déséquilibre, comme la sensibilisation de la population à l'égalité entre les hommes et les femmes, l'amélioration du système de sécurité sociale, l'interdiction de l'identification illégale du sexe des foetus et le développement des mesures sociales en faveur des filles.

(Xinhua) 25/08/2005



Il est clair à la lecture de ces articles que la situation n'est pas rose, et on pourrait trouver des exemples sur le chômage et les licenciements comme ceux que tu as cités. Et j'avais lu tout comme toi cet article sur les spiritueux.
Mais la réalité telle que nous pouvons l'observer présente plusieurs aspects et on ne peut pas en conclure que l'affaire est pliée , loin de là.
sti
   Posté le 07-02-2007 à 23:36:26   

Quels beaux articles !!!
Quelle belle situation !

Je vais en rajoutuer un d'article, pour le fun et montrer comment on dupe les ouvriers avec la variation des discours ...

Cours de formation à l'intention des femmes cultivées
Ces derniers jours, une organisation internationale pour enfant a lancé à l'intention de femmes cultivées, auquel les filles âgées de 10 à 15 ans peuvent aussi participer.
Ce cours de formation de trente heures apprendra aux participantes à veiller à leur forme, à apprécier les peintures et les calligraphies chinoises et à faire du yoga.
De nombreux parents ont demandé, pour leur fille, de participer aux cours, espérant que leurs enfants deviendrons un jours des femmes élégantes. Les experts estiment qu'un tel cours aidera aux éléves des écoles primaires et secondaires à apprendre le protocole et lancera ainsi un défi à l'éducation traditionnelle de l'école en matière de protocole.
Les filles âgées d'entre 10 et 15 ans sont encore en période de croissance. Les parents espérent que leurs enfants participeront à ce cours pour pouvoir se comporter dans le futur comme une dame élégante. Bien que le cours de femmes élégantes ait attiré l'attention de certains parents, cela ne signifie pas que les filles tranquilles et discrètes soient populaires dans la société. Cependant, de plus en plus de parents estiment qu'une fille de caractère extraverti peut être facilement acceptée par la société.
Une fille, qu'elle soit extravertie ou introvertie, doit montrer une manière de femme noble à certaines occasions.


Camarades, si vous voulez défendre une certaine idée de la poursuite de la construction du socialisme, libre à vous mais le travail va être dur et on attend des arguments et pas de la contestation.
Les ouvriers ont-ils concervé le pouvoir dans les usines ?
Décident t-ils toujours de la production, des cadences ?
Y a t-il plus ou moins d'entreprise entre les main de l'état ? Et cet état, est-il un état au main d'un parti authentiquement prolétarien léniniste ?



pour l'histoire des organes, un traffique qui implique nombres de hauts fonctionnaires:
de la police
de l'administration pénitentiaire
des hopitaux
des cliniques privée
...
Qui perdure depuis tant d'année
à la source duquel nous avons un chiffre allucinant (même pour un pays aussi peuplé) d'exécutions sur des motifs qui dépassent largement le cadre de la "contre révolution" (argument bien pratique, on le sait, chez les révisionnistes...) ...
C'est une pratique "pratiquement instutitionnalisé" dans la mesure ou elle est connu, accepté en temps normal et réprouvé quand ca se voit de trop.
Camarades, vous savez que je ne cherche pas à provoquer ou polémiquer pour le plaisir, mais vraiment, là, y'a des trucs qui me dépassent.
Xuan
   Posté le 08-02-2007 à 00:09:37   

L'exécution d'innocents et la question de la peine de mort font débat en Chine, comme tous les sujets que nous avons soulevés.
Je ne suis pas au pays de Candy.
Les textes que j'ai cités valent pour la position officielle qu'ils donnent.
On observe qu'ils ne cachent pas les carences, c'est ce que considère comme positif, sans croire pour autant qu'ils reflètent exactement et systématiquement la réalité.
D'autre part les aspects négatifs sont eux systématiquement mis en avant par les médias réactionnaires et je ne suis pas disposé à avaler cette soupe, qu'elle soit mixée par le Figaro ou réchauffée par Libé.
sti
   Posté le 08-02-2007 à 14:13:56   

Xuan a écrit :


je ne suis pas disposé à avaler cette soupe, qu'elle soit mixée par le Figaro ou réchauffée par Libé.


Je suis d'accord. Et ne t'y trompe pas, lorsque les discutions portent sur la chine, même si je ne "campe" pas la position de l'état "socialiste chinois", je refuse de débatre avec les sociaux démocrates ou certain militants petits bourgeois de la CGT, de LO/LCR ou autre. Mon sentiment serait presque : "ca les regarde pas, c'est notre linge sale et on le lave ..."
Leur anti-communisme est bien pus ancien que cette question.
Mais, dans les discussions entre ouvriers, quand le débat s'amorce (et je ne suis jamais à l'initiative), je ne défend pas la thése de l'état socialiste chinois ou même la poursuite de la lutte de classe dans le cadre d'une prétendu continuité de la construction.
En chine, il y a bien lutte de classe (comme partout et même sous le socialisme ...) mais elle est revenue essentiellement sur le terrain économique et "sociale", face aux licenciement de masse, à la pratique des grilles de salaires, de la discrimination sociale face au logement ... On ne voit pas d'opposition politique ouvrière ML importante.
Politiquement, la classe ouvrière n'a pas le pouvoir.

Peut-elle s'en emparer par la lutte au sein du parti ?
Reprendre le parti pour relancer l'édification ?
A ces questions, personnellement, je ne prétend pas avoir de réponses. C'est un fait qui ne s'est jamais présenté de cette facon avant la mort de nos dirigeant les plus éclairés.
Nous devons étudier dans la sérinité ces nouveaux défis de réflexions et d'analyses mais il faut pas que nous soyons "politiquement correct avec nous même" et garder en tête, toujours, les intérêt politiques de la classe ouvrière.
En France, nous savons que plus rien n'est possible dans le vieux parti. Et ce parti n'est pas un parti ni qui prétend au ML, ni qui gouverne ...
Cette question reste ouverte (mais je suis septique).
KGB Shpion
   Posté le 13-02-2007 à 21:19:17   

Un message de dago rouge :
Bonjour,

Je tiens à signaler que je suis tout à fait en accord avec les propos de Finimore sur la Chine et sur son appréciation entousiaste de la politique du PCC. Je trouve que ses sources sont impressionnantes (ce qui a permit à son exposé de l'être également).
Malheureusement, je n'ai pu lire que "Socialisme à la chinoise" et quelques textes éparpillés sur le sujet. J'aimerai ainsi avoir accès au site de mon ordinateur. En effet, je peux lire le forum HR seulement à partir d'une salle d'informatique gratuite. J'aimerai ainsi avoir accès ouvertement et totalement au forum Humanite-rouge. Je ne demande pas à pouvoir intervenir mais à le consulter simplement.

Merci de me donner une réponse par l'intermédiaire de KGB Shpion (que je remercie d'avoir transmis le message) ou par mail et j'invite Finimore à faire partager au FUC ses brillantes analyses sur la Chine. Je tiens à dire que mes propos ne sont en rien cyniques, je suis totalement sincère.

Avec mes salutations distingués.

Finimore
   Posté le 14-02-2007 à 14:50:48   

Quand j'ai lu la première fois ce message je me suis dis "Les grandes et les petites manoeuvres sont bien à l'ordre du jour."

Plusieurs choses:
-j'ai la nette impression (c'est ce que je ressent) que l'on veut essayer d'exploiter certaines divergences....

-pour ce qui est du non accès (de Dago Rouge) au FML, c'est la conséquence de son bannissement.

-quant à "faire partager au FUC" mes "brillantes analyses sur la Chine", c'est clairement non. Je n'oubli pas que les révisionnistes ont pris le pouvoir sur le FUC... et que encore dernièrement nous avons un de ses admirateurs (Sagado) qui nous rappel tout le mépris qu'il a des "trotsko-maoïstes" de notre espèce.
sti
   Posté le 14-02-2007 à 16:38:09   

Finimore a écrit :


-j'ai la nette impression (c'est ce que je ressent) que l'on veut essayer d'exploiter certaines divergences....



Souvient toi de ce que je disais du "linge sale...".
Le FUC est loin d'être de la "famille", 99 % de ses participants non plus. Alors pour l'exploitation de divergences, ils repasseront avec des tactiques plus sérieuses.
Xuan
   Posté le 18-02-2007 à 00:03:42   

nouvelle couche sociale

Mise à jour 13.02.2007 14h34 dans le Quotidien du Peuple

" Une nouvelle couche sociale chinoise suscite de l'intérêt
Une nouvelle couche sociale est en train de se former en Chine. D'après un rapport présenté au 16ème Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), elle émane du processus d'application de la politique de réforme à l'intérieur et de l'ouverture sur l'extérieur et du développement de l'économie socialiste de marché.

Cette nouvelle couche sociale comprend six catégories de personnes ayant des caractères communs : 1) les fondateurs et les techniciens des entreprises scientifiques et technologiques privées ; 2) le personnel gestionnaire et technique recruté par les entreprises à capitaux étrangers ; 3) les travailleurs individuels indépendants ; 4) les propriétaires des entreprises privées ; 5) les employés d'organisations intermédiaires ; 6) les gens qui exercent les professions libérales.

Le Chef Adjoint du Département de Travail du Front uni du Comité central du PCC Chen Xiqing a déclaré que cette couche sociale compte pour le moment quelques 50 millions de personnes, alors qu'avec tous les employés des secteurs concernés le nombre total pourrait atteindre 150 millions. Ladite couche détient ou administre des capitaux dont le montant global s'élève à plus de 10 billions de yuans renminbi (monnaie chinoise), est titulaire de plus de la moitié des brevets techniques de tout le pays, contribue directement ou indirectement au versement de près d'un tiers des recettes fiscales nationales et absorbe chaque année plus de la moitié des demandeurs d'emploi.

Les personnes de cette couche sociale portent sur tous les domaines et tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays. Elles entretiennent non seulement des liens serrés avec les diverses couches et les divers milieux de l'intérieur du pays, mais elles ont également noué avec des organisations et des individus étrangers de larges et étroites liaisons de commerce et d'affaires.
Chen Xiqing estime que les personnes de cette couche sont bonnes et parfaites dans leur ensemble, mais qu'il existe parmi eux des problèmes auxquels nous devons attacher une grande importance et qui doivent être réglés d'urgence. Et d'indiquer que la structure interne de cette couche est assez complexe et que la qualité des personnes diffère et n'est pas au même niveau. Parmi elles, certaines ont leurs défauts et leurs insuffisances, ce qui a rien d'étonnant, car chacun possède ses faiblesses et ses imperfections, mais ce qui est grave et inacceptable ce sont les agissements illicites à l'encontre des lois et des règlements.

Chen Xiqing a révélé que son Département est en train d'établir un système d'évaluation de cette nouvelle couche sociale, lequel système une fois rendu public permettra de fournir des bases référentielles solides à l'appréciation des personnes de ladite couche sociale.

La nouvelle couche sociale revêt les huit caractéristiques particulières suivantes : (1) Nombreuse sont les personnes de cette couche qui sont issues d'autres couches sociales tels que celles des ouvriers, des paysans, des fonctionnaires d'Etat et des intellectuels ; (2) Une partie importante d'entre-elles proviennent de la couche d'intellectuels ; (3) Elles sont concentrées principalement dans les secteurs économiques non publics ; (4) La couche en question comprend la plus grande partie des hauts salariés du pays ; (5) L'état civil et la profession de cette catégorie de gens sont relativement instables ; (6) Leur demande politique se renforce graduellement ; (7) La grande majorité d'entre-elles sont des personnalités non membres du PCC ; (8) Cette nouvelle couche sociale tend à s'accroître continuellement."

sti
   Posté le 18-02-2007 à 13:40:09   

Une nouvelle couche sociale est en train de se former en Chine


Il y a pas longtemps, Sarkosy reconnaissait qu'une nouvelle couche de "travailleurs pauvres" émergait en france.


1) c'est pas nouveau en chine. (comme c'est pas nouveau en france.
Il n'y a dans cette déclaration aucun gage de l'existence d'une démocratie prolétarienne en chine.)
2) qu'est-ce que cela signifie sur le plan politique ?

On est tout de même satisfait de voir que la vérité perce en petite partie. C'est en quelque sorte un amuse-bouche politique.
Xuan
   Posté le 18-02-2007 à 16:31:05   

En effet ce n’est pas nouveau.
Ce qui l’est semble-t-il, c’est que cette nouvelle couche fasse l’objet d’un rapport présenté au16ème Congrès national du Parti communiste Chinois, en spécifiant qu’ « elle émane du processus d'application de la politique de réforme à l'intérieur et de l'ouverture sur l'extérieur et du développement de l'économie socialiste de marché. »
On ne peut pas comparer un rapport de ce type avec les larmes de crocodile de Sarkozy sur les nouveaux pauvres , ça ne reflète pas les mêmes préoccupations.
Ce n’est pas non plus une « vérité qui perce en petite partie », comme un samizdat passant sous le manteau, mais plutôt un aspect de la lutte de ligne au sein du PCC à mon avis.

Politiquement, la politique de réforme n’est pas directement mise en cause.
On ne peut pas en déduire non plus que cette nouvelle bourgeoisie chinoise soit désormais montrée du doigt.
Mais il est clair que la campagne anti –corruption qui a frappé nombre de cadres du parti depuis 2005 vise plus particulièrement certains éléments de cette nouvelle couche .

C’est aux communistes chinois qu’il appartient de juger la situation dans leur pays et de mener la lutte de ligne.
sti
   Posté le 18-02-2007 à 18:49:43   

C'est à la classe ouvrière qu'il appartient de juger la situation en chine.
D'abord la classe ouvrière chinoise en tant que première concerné et puis la classe ouvrière de tout pays. La classe ouvrière est une, pour nous communiste.
Mais je suis en parti d'accord avec toi, que la question soit soulevée est un symptome qui n'est pas à minorer. Après, que cela signifit t-il du point de vue politique ?
Ce qui m'ennuit c'est qu'une déclaration comme celle la ne dérangerait pas un parti révisionniste. Elle peut très bien apparaître comme un "gage" de démocratie, de poursuite de l'activité politique communiste, etc.
On voudrait pouvoir aller la-bas. Ici nous supposons, nous supposons, nous supposons ...
C'est assez frustrant.
gorki
   Posté le 19-02-2007 à 17:33:47   

Sans aller jusque Pékin et Shanghai, moi, l’économie socialiste de marché, je ne sais pas trop ce que cela peux bien vouloir dire.
Si il y a économie de marché (quelle soit « socialiste » ou non) il y a obligatoirement concurrence entre les entreprises qui s’y affrontent, ce qui trouve obligatoirement ses répercutions dans le mode de production. Division du travail, redistribution de la plus-value, etc. Alors comment contester qu’à partir de là nous nous trouvons effectivement bien dans le système économique bourgeois classique, et qui plus est impérialiste du fait du placement de ses capitaux propres à l’étranger, ouvertures de succursales bancaires, comme c’est le cas aujourd’hui pour la chine, confirmé par l’ouverture de ses propre marchés financiers aux entreprises étrangères, et de la nature de son état.
Et qui va pouvoir contester que nous sommes obligatoirement en présence d’un système qui fait passer la plus-value, tirée du labeur des ouvriers et de la paysannerie pauvre dans la poche de ses créanciers publics privés ou étrangers.

Et l’état « socialiste » développant l’économie de marché, même si sur la forme sa nature reste soutenu d’une belle constitution, (d’autant plus hypocrite quelle se réclame du pouvoir ouvrier) et qui enferme le concept de parti unique, ça porte un nom : c’est le fascisme, débarrassé de ses préjugés corporatistes, car l’état ne peut-être qu’une machine destinée à maintenir la domination d'une classe sur une autre (Lénine de L’état.)

Alors si nous voulons être capable de lutter contre la propagande anti-communiste nauséabonde, telle que cette leçon sur le fascisme, (voir ci-dessous extrait d’un texte trouvé dans un cours de droit constitutionnel qui ne peut d'ailleur se combattre qu’en avançant l’oubli volontaire de l’auteur, de la nature de classe de l’état en question) Il y a urgence à réfléchir plus sérieusement à la situation, en examinant les faits sans complaisances ni nostalgie débordante. La seule difficulté qui se pose à nous c’est d’apprendre à distinguer nos critiques et nos condamnations des campagnes anti communistes et comment nous devons apprendre à nous distinguer des plus anti-maoïstes ou anti-Envéristes vulgaires comme nous avons appris à le faire sur la question de Staline

Le Fascisme, dit ce cours
« c'est un État qui soumet tous les individus, toutes les autorités même les plus hautes à une idéologie unique. Cette idéologie prime sur le droit ou se substitue à lui. Les États fascistes (tout comme les États marxistes-léninistes) en tant qu'Etats idéologiques ne tolèrent l'adhésion qu'à une seule idéologie de type autoritaire. Ce monopole idéologique se déduit avant tout de l'idée de souveraineté de l'État promue par les Etats fascistes : une souveraineté incarnée par un guide, un chef qui se veut l'idéologue de l'Etat. »


A propos d’un livre d’un conseiller en affaire pour la chine

Patrons, réussissez votre Chine Par Kham Vorapheth”

« Kham Vorapheth est directeur associé du cabinet de conseil de direction de Stratorg et il intervient auprès des grandes entreprises européennes pour les conseillers dans leur expérience chinoise. Dans son livre “Patrons, réussissez votre Chine”, il propose une analyse du monde des affaires en Chine, du marché et de ses acteurs, mais aussi de la politique. »

Dans son livre ce monsieur donne une description rassurante aux amateurs d’investissement en chine sur comment le PCC voit sa composition sociale transformé.
Il avance que PCC perd ses adhésions traditionnelles chez les ouvriers et les paysans et voit ses effectifs grossir des patrons, et dirigeants d’entreprises, cadres et techniciens. (ça doit être sympa les réunion de cellules avec ton patron comme secrétaire, ordre du jour : les heures supplémentaires et les gains de productivité dans tout les secteurs. Question diverse : la centralité ouvrière) Il donne pour explication de ce phénomène, la désaffection des ouvriers a cause de la précarité de l’emploi et des paysans a cause de la dé collectivisations des terres

Donc on peut avancer, que si vous êtes un homme d’affaire intéressé, pour investir en chine, ou un responsable dans grand groupe industrielle chargé d’études des délocalisations, la stratégie a adopter sera donc de faire adhérer vos agents techniciens cadres dirigeants d’entreprise sur place pour promouvoir vos affaires. Nous comprenons mieux que le système de parti unique ne dérange de moins en moins nos hommes d’affaires « démocrates éclairés » quand il s’agit d’asseoir la dictature de la bourgeoisie locale et étrangère.


LE QUOTIDIEN DU PEUPLE

Les capitaux étrangers pourront accéder directement au marché chinois d'investissement risque
La possibilité d'un accès direct des capitaux étrangers au marché chinois d'investissement-risque fait l'objet d'une grande attention. Récemment, avec la promulgation du « Règlement provisoire sur la création d'entreprises ou coentreprises à capitaux étrangers », dont l'entrée en vigueur a été approuvée conjointement par le Ministère du Commerce extérieur et de la Coopération économique, le Ministère de la Science et de la Technologie et le Bureau national de l'Administration de l'Industrie et du Commerce, la Chine a fait une nouvelle percée en matière de modes d'introduction de capitaux étrangers.
Par référence aux usages internationaux, le Règlement autorise les investisseurs étrangers à créer en Chine, indépendamment ou conjointement avec des sociétés, entreprises ou autres établissements économiques chinois, des sociétés à responsabilité limitée ou des entreprises à capitaux mixtes dépourvues des pouvoirs de la personne morale .(1) Le Règlement comporte, en outre, des dispositions précises à propos de l'établissement et de l'enregistrement des entreprises d'investissement-risque à capitaux étrangers, ainsi que de leur structure, de leur exploitation et de leur gestion et des procédures de contrôle et de supervision les concernant.

« Le lancement de ces politiques, a fait remarquer M. Zou Dating, directeur adjoint du département des conditions et des finances relevant du Ministère de la Science et de la Technologie, crée en fait des conditions facilitant beaucoup aux sociétés ou entreprises à capitaux étrangers l'accès au marché chinois. »

EXPLOITEURS DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE

Lors du Forum international 2001 sur le traitement des avoirs douteux, qui s'est tenu le 1er novembre, les P-DG des quatre sociétés chinoises de gestion des biens (Huarong, Cinda, GreatWall et Orient) ont déclaré qu'ils s'efforceraient de faire connaître à l'extérieur les avantages des biens chinois, et d'élargir pour la Chine le marché international de traitement des avoirs douteux de manière à attirer les investisseurs.
Il est stipulé dans cette réglementation provisoire que les sociétés nationales de gestion des avoirs peuvent recourir aux capitaux étrangers pour réorganiser et traiter les avoirs en leur possession. A condition de respecter les principes politiques appliqués dans ce domaine, les sociétés de gestion des avoirs peuvent vendre ou céder aux investisseurs étrangers les actions et les créances, telles quelles ou après réorganisation, qu'elles possèdent sur les entreprises non cotées en Bourse, et céder les biens matériels en leur possession au moyen de la cession selon les accords, de l'adjudication et de la vente aux enchères. Elles peuvent aussi, sur la base d'une entreprise existante, fonder des joint-ventures avec les investisseurs étrangers en apportant les actions et les biens matériels qu'elles possèdent sur cette entreprise comme leur part de contribution.


ICI ON BRADE ON BRADE LES BIENS DU « PEUPLE »


(1) tu viens, tu fais tes affaires, tu empoches les dividendes, tu te casses, l’état prolétarien généreux couvre éventuellement tes créances.




Message édité le 19-02-2007 à 20:01:33 par gorki
Xuan
   Posté le 19-02-2007 à 22:57:13   

gorki a écrit :

[...]
Et l’état « socialiste » développant l’économie de marché, même si sur la forme sa nature reste soutenu d’une belle constitution, (d’autant plus hypocrite quelle se réclame du pouvoir ouvrier) et qui enferme le concept de parti unique, ça porte un nom : c’est le fascisme, débarrassé de ses préjugés corporatistes, car l’état ne peut-être qu’une machine destinée à maintenir la domination d'une classe sur une autre (Lénine de L’état.)

Alors si nous voulons être capable de lutter contre la propagande anti-communiste nauséabonde, telle que cette leçon sur le fascisme, (voir ci-dessous extrait d’un texte trouvé dans un cours de droit constitutionnel qui ne peut d'ailleur se combattre qu’en avançant l’oubli volontaire de l’auteur, de la nature de classe de l’état en question) Il y a urgence à réfléchir plus sérieusement à la situation, en examinant les faits sans complaisances ni nostalgie débordante. La seule difficulté qui se pose à nous c’est d’apprendre à distinguer nos critiques et nos condamnations des campagnes anti communistes et comment nous devons apprendre à nous distinguer des plus anti-maoïstes ou anti-Envéristes vulgaires comme nous avons appris à le faire sur la question de Staline

Le Fascisme, dit ce cours[/#][/g] « c'est un État qui soumet tous les individus, toutes les autorités même les plus hautes à une idéologie unique. Cette idéologie prime sur le droit ou se substitue à lui. Les États fascistes (tout comme les États marxistes-léninistes) en tant qu'Etats idéologiques ne tolèrent l'adhésion qu'à une seule idéologie de type autoritaire. Ce monopole idéologique se déduit avant tout de l'idée de souveraineté de l'État promue par les Etats fascistes : une souveraineté incarnée par un guide, un chef qui se veut l'idéologue de l'Etat. » [...]


Le fascisme ne caractérise pas la Chine à mon avis, contrairement aux assertions de Bolch et Cie. et en dépit du développement de l'économie privée.
Le développement de cette économie privée a permis un progrès économique mais a provoqué des dégâts sociaux et écologiques que le PCC reconnaît et affirme vouloir corriger. Nous verrons la suite.

Le fascisme est une forme particulière du capitalisme monopoliste d'état, c'est-à-dire du capitalisme parvenu à son stade impérialiste.
Il est apparu dans des pays impérialistes dont les visées hégémoniques étaient battues en brèches par d'autres pays impérialistes.
Le fascisme ou le social-fascisme sont inséparables de la guerre impérialiste et des visées annexionnistes.
Sur le plan idéologique, le fascisme ne se réclame pas de la classe ouvrière ni du marxisme-léninisme, mais des relents les plus réactionnaires de l'idéologie bourgeoise.

La notion de parti unique ne caractérise pas non plus le fascisme.
D'ailleurs il existe plusieurs partis en Chine, même si le rôle dirigeant est dévolu au PCC.
Que dire de l' alternance entre deux partis bourgeois qui symbolise la prétendue démocratie dans nos pays ?
Quant au "monopole idéologique" les télés et les radios bourgeoises l'étalent tous les jours. Parfois il transpire tellement que certains Duhamel sont momentanément écartés .

Ce sont les intellectuels petits-bourgeois qui mettent le fascisme à toutes les sauces.
gorki
   Posté le 20-02-2007 à 01:28:05   

Bonsoir Xuan

Tu passes à coté de l'essentiel, la situation du système économique chinois actuelle et le sort réservé à la classe ouvrière et la paysannerie pauvre en chine. Tu dévies, en cherchant à disserter sur les variétés du fascisme et leur interprétation devant l'histoire. J’en ai cure, que les petits-bourgeois les mangent à toutes les sauces. Bien sur que Pinochet c'est pas mussolini.
Ton histoire de "réintroduction" du multipartisme en chine avec la prédominance du PCC ce n’est pas un argument, qui plaide en défaveur de mes réflexions. Je dirais même, que cela m'a interrogé et poussé à d’autres réflexions auxquelles je n’avais pas immédiatement pensé, à savoir que, bien sur ! DIVISION EN CLASSE = REPRESENTATIONS DIVERSES DES CLASSES. Aussi cela reste à développer, si je trouve un peu de temps, je vais m’y intéresser au plus prés.

Maintenant, je crois pas avoir à aucun moment m'être fait le chantre, de la démocratie bourgeoise. donc cette phrase que je viens de relever de ton poste: "Alors Que dire de l' alternance entre deux partis bourgeois qui symbolise la prétendue démocratie dans nos pays ? je vais considérer quelle ne m'est pas adressé. Que celui qui se sent concerné par le besoin d'apporter des réponses au point d'interrogation que tu y as ajouté, le fasse. Pour moi c'est du hors sujet, aussi pour bien recadrer le sens de mon propos, je vais reposter ma dernier intervention qui n'a pas reçu de commentaire (C’était dans le topic présentation de Kyliiolos qui avait débordé sur la Chine ACTUELLE)
_______________________________________________________________
Bonjour à tous petite contribution qui certainement je l'espère devra aider à la réflexion !
Pour commencer donnons la parole à Mao pour illustrer le propos, puis nous irons chez Deng Xiaoping l'homme de la "troisième voie"
(1)

« Si l’on ne suit pas la voie capitaliste de dictature bourgeoise, peut-on alors suivre la voie socialiste de dictature prolétarienne ? Non c’est pas possible.
Il ne fait aucun doute que la révolution en est encore à sa première phase et n’entrera que plus tard, l’ors de son développement ultérieur, dans la seconde phase, celle du socialisme. La chine connaître le vrai bonheur qu’avec le socialisme. Mais c’est pas encore le moment de le réaliser. . . . . des propagandistes malintentionnés confondent à dessein ses deux phases différentes de la révolution et prêchent la prétendue théorie de la révolution unique. . . . Les appâts économiques prennent la forme de « création d’entreprise industrielles mixtes ». En chine centrale et méridionale, l’occupant Japonais autorise les capitalistes chinois a prendre une participation de 51% au capital. . . . En outre l’occupant promet de rendre aux capitalistes chinois les biens qu’ils possédaient et de les convertir en actions sous forme d’apport de capital. . . . Ainsi, ces messieurs qui prêchent avec le plus grand sérieux la théorie de la révolution unique pour combattre le communisme et le parti communiste ne travaillent en réalité que pour leur 49 ou 51%, et quel mal ils se donnent pour cela ! La théorie de la révolution unique est la théorie du renoncement à la révolution, voila le fond du sac ». (MAO œuvres choisies tome 2 chapitre VIII contre les phraseurs de « gauche »)

Voir ci-dessous, comment La chine nouvelle a retrouvée ces messieurs qui ne travaillent en réalité que pour leur 49 ou 51%

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Deng Xiaoping -- "Personne âgée la plus jeune d'esprit" a ouvert à la Chine les portes de l'économie de marché
A partir du 14 avril 2003, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Malaisie, la Thaïlande et le Kirghizistan ont successivement reconnu la place de l'économie de marché en Chine. Comme le souhaitait une personne âgée chinoise, l'économie de marché est devenue la voie à suivre inébranlablement par la Chine.
"Connu sous le nom de concepteur général de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur de la Chine, Deng Xiaoping avait proposé une série de politiques et mesures importantes, telles que faire de l'institution de l'économie socialiste de marché l'objectif de la réforme du système économique. Celles-ci n'ont été mises en application qu'après une tournée dans la Chine du Sud en 1992, au cours de laquelle il a tenu une série de propos célèbres" explique Ding Chun, docteur en sciences économiques de l'Université Fudan.
"L'économie de marché n'est pas synonyme de capitalisme, le socialisme possède lui aussi un marché. La planification n'est pas synonyme de socialisme puisque le capitalisme connaît aussi la planification.» Ces opinions, que Deng Xiaoping a exprimées en 1992 dans ses propos tenus lors de sa tournée dans le Sud, sont devenues le dernier mot sur la question savoir si la Chine doit développer l'économie de marché.

Sauf à accepter l’idée d’une troisième voie spécifique chinoise, entre le capitalisme et le socialisme j’ai dû me résoudre à aller chercher chez Lénine l’explication nécessaire à comprendre cette nébuleuse théorie nouvelle Xiaopingnesque.

« Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs ». Lénine

Donc une révolution prolétarienne reste à produire en chine nouvelle.

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Quand le quotidien du peuple applaudi aux louanges du représentant de la première puissance impérialiste mondiale !

Deng Xiaoping a une place très importante dans l'histoire de la Chine et du monde (ex-président américain)
Dans une interview écrite à Xinhua à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de Deng Xiaoping, M. Bush s'est déclaré convaincu que la transformation de la Chine initiée par M. Deng lui assure "une place très importante dans l'histoire de la Chine comme dans celle du monde".
M. Bush a été témoin de changements considérables en Chine au cours des deux dernières décennies depuis que M. Deng avait initié la politique de réformes et d'ouverture vers le monde extérieur. Il a eu l'occasion de se promener en vélo à Beijing avec sa femme Barbara alors qu'il était chef du Bureau de liaison des Etats-Unis en Chine.
"La Chine enfermée où j'ai vécu en 1974 et 1975 est complètement différente de celle d'aujourd'hui ouverte, en pleine expansion et libre, et je pense que Deng Xiaoping a fait beaucoup pour ce changement énorme", a affirmé M. Bush dans son interview.
"Sa volonté de faire avancer la Chine vers une économie de marché qui libère ainsi la créativité des entrepreneurs chinois grands ou petits, a apporté au peuple chinois beaucoup de liberté ainsi que davantage de prospérité", a estimé M. Bush.
"Je suis convaincu que M. Deng aura une place très importante dans l'histoire de la Chine comme dans celle du monde", a-t-il affirmé.

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Les idées nébuleuses de Deng appliquées à l’agriculture

Quelle que soit la couleur d'un chat, pourvu qu'il attrape des souris ?

Citation de Deng Xiaoping.
C'est lors d'une cérémonie officielle en 1962 que Deng Xiaoping a formulé pour la première fois cette importante idée.
Lors d'une discussion sur l'adoption d'un système dit de "fixation d'un quota de production par foyer paysan" en vue de développer l'agriculture, Deng a exprimé clairement son soutien à cette pratique en déclarant ce qui suit : "Pour redresser l'agriculture, bon nombre de gens ont proposé de distribuer les champs aux paysans. En se basant sur une enquête qu'il avait menée à ce sujet, le camarade Chen Yun a expliqué la nécessité d'adopter une telle pratique et son point de vue est pour l'essentiel positif? On constate maintenant que parmi tous les modes de production agricole, seule l'exploitation individuelle s'avère effectivement rentable . A mon avis, pour pouvoir attraper des rats, on fera mieux de ne pas regarder aux couleurs du chat. Pendant la période de transition que nous traversons actuellement, il nous faudra adopter toutes les pratiques qui profiteront au redressement de l'agriculture? Bref, nous devons avoir l'esprit réaliste au lieu de nous tenir à des formules figées." Il doit certainement parler de la collectivisation de l’agriculture développée sur la base des communes populaires ?

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE

Interprétation de l'"Héritage politique" de Deng Xiaoping - interview de Yan Jianqi, responsable du Centre d'Etudes de la Documentation du Comité central du PCC
« Vent du Sud » : Est-ce que Deng Xiaoping a prévu l'évolution future de la réforme ? Du point de vue actuel, sa conception de la nature du socialisme s'adapte-t-elle toujours à la réalité ?
Yan : Deng Xiaoping ne pouvait évidemment pas tout prévoir. Il n'a certes pas prévu, par exemple, le développement actuel de l'industrie informatique ni la vogue de la mondialisation. Pendant les années 1980, de peur de provoquer la bipolarisation qui risquait de perturber l'équilibre de la société chinoise, il a dit par exemple : "Dans notre pays, il n'est pas question de laisser apparaître des millionnaires". Or, à l'heure actuelle, même l'existence de milliardaires n'a plus rien d'extraordinaire en Chine.

Et qui va oser le contester ?

DE CHINE INFORMATION :

Première d'une série de privatisations, elle préfigure la volonté de Pékin de nettoyer son secteur bancaire.
La Banque de Chine a fait hier une entrée fracassante à la Bourse de Hongkong. La valeur des actions vendues par la banque a atteint 9,7 milliards de dollars ¬ le montant le plus important au monde pour une première introduction en Bourse depuis le début du siècle. Le prix de l'action de cette gigantesque banque d'Etat, désormais en partie privatisée, a grimpé de 16 %. Un succès de bon augure pour les autres institutions financières chinoises, qui devront aussi privatiser une partie de leurs avoirs en raison de l'ouverture prochaine du marché bancaire. Celle-ci doit intervenir en décembre, au terme des accords signés entre Pékin et l'Organisation mondiale du commerce.
La Chine populaire cherche avant tout à nettoyer son secteur bancaire, qui étouffe sous le poids de ses prêts non performants. La présence d'actionnaires dans le capital rationalisera les méthodes de gestion, espère Pékin. La Banque de Chine, qui possède 11 600 succursales dont 600 à l'étranger, est d'ores et déjà l'une des institutions les mieux assainies. Elle a bénéficié d'une bonne partie des 400 milliards de dollars injectés par le gouvernement depuis 1998. Des subventions destinées à compenser les pertes énormes provoquées par l'inexpérience de la bureaucratie et les détournements de fonds perpétrés par des officiels corrompus. En juillet 2005, le vice-président de la branche hongkongaise de la Banque de Chine, Liu Jinbao, a été condamné pour détournement.

DE L’AMBASSADE DE CHINE EN FRANCE :

Chine : la Bourse s'avère prospère à Shanghai (01-2004)
2004-05-10
Les échanges du marché boursier à Shanghai ont atteint près de 8 300 milliards de yuans (1 000 milliards de dollars) en 2003, le volume des transactions quotidiennes s'établissant à 34,4 milliards de yuans (4,16 milliards de dollars)
La valeur totale des actions cotées en bourse s'est installée à 2 980 milliards de yuans (environ 34,7 milliards de dollars) l'an dernier, soit une augmentation de 17,5% en base annuelle.
L'indice composite de la bourse de Shanghai a augmenté a atteint mercredi 1 479,04 points à la clôture, en hausse de 10,27%, alors que l'indice des actions B a chuté de 7,55% pour tomber à 104,94 points.
Jusqu'au 31 décembre 2003, un total de 780 sociétés ont été inscrites à la bourse de Shanghai, en hausse de 10% par rapport à l'an précédent, avec 824 actions, soit une progression de 8,6% en base annuelle.
Le nombre des intervenants à la Bourse de Shanghai s'est élevé à 36,43 millions à la fin de l'an 2003.
____________________________________________________

Détente: les occupants japonais seraient-ils partis en tenant leurs promesses !

« En outre l’occupant promet de rendre aux capitalistes chinois les biens qu’ils possédaient et de les convertir en actions sous forme d’apport de capital voir extraits ci-dessus » (Mao œuvres choisies)

Laissons la conclusion a Engels, extrait de :

Socialisme utopique et socialisme scientifique

" ni la transformation en sociétés par actions, ni la transformation en propriété d'État ne supprime la qualité de capital des forces productives. Pour les sociétés par actions, cela est évident. Et l'État moderne n'est à son tour que l'organisation que la société bourgeoise se donne pour maintenir les conditions extérieures générales du mode de production capitaliste contre des empiétements venant des ouvriers comme des capitalistes isolés. L'État moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste : l'État des capitalistes, le capitaliste collectif en idée. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété, et plus il devient capitaliste collectif en fait, plus il exploite de citoyens. Les ouvriers restent des salariés, des prolétaires. Le rapport capitaliste n'est pas supprimé, il est au contraire poussé à son comble. Mais, arrivé à ce comble, il se renverse. La propriété d'État sur les forces productives n'est pas la solution du conflit, mais elle renferme en elle le moyen formel, la façon d'approcher de la solution".
En somme en chine la révolution prolétarienne reste à produire Gorki

(1) en vert par moi Gorki

Message édité le 20-02-2007 à 01:56:38 par gorki
Xuan
   Posté le 20-02-2007 à 23:19:26   

Mon intervention répondait essentiellement à la question : la Chine est-elle un état fasciste ?
Et cela sans te prêter des positions que tu ne défends pas.
Si j'ai pu laisser entendre le contraire, je te prie de m'en excuser.

Mais je ne peux pas passer sous silence l'acharnement anti-chinois de la bourgeoisie. C'est un aspect important.
Les pays émergents - et la Chine au premier rang - constituent une menace réelle pour les intérêts impérialistes.
Le sommet africain à Pékin et la tournée de Hu Jintao en Afrique n'arrangent en rien les affaires de Bush et de Chirac.

Cela n'évacue nullement les questions légitimes que tu poses, et que je me pose également, sur la privatisation des banques par exemple.
sti
   Posté le 21-02-2007 à 00:58:12   

Camarades
ne faisons pas intervenir la question chinoise pour plus importante qu'elle (nous semble ? ...) paraître malgrè la cristallisations des contradictions politiques que nous pouvons vivre ici ou là, chacun dans notre coin et le rêve du "paradis perdu" en tête.

Biens des informations tomberons petit à petit sur à la fois, la vie ouvrière et paysanne dans les faits et sur leur représentation politiques et sur le pouvoir du parti, Etc.

De toute façon, la chine garde la caractéristique d'un "dernier" bastion rien que sous l'angle de l'existence de cellules honnêtes prisent en grippe par la bureaucratie apparemment.

Je voudrais dire aux plus anciens d'entre nous, que leur aide serais bien plus précieuse dans des débats impérieux pour nous, comme celui de la construction du parti ouvrier dont on se disputera pas longtemp ni sur la nécessité, ni sur sa nature.

De tout facon, la chine se découvre de l'extérieur. On voit bien qu'elle propose colloque sur colloque pour aider les capitalistes francais entre autre à investir en chine.

Elle est aujourd'hui leader sur le batiment en chine (propriété privée il me semble) et où les ouvriers, qui vivent à 10 dans un bengalo de chantier finissent par se suicider et fatiguer, multiplier les accidents mortels.
La chine de Mao, qui envoit loin de chez eux des ouvriers au suicide et la mort au nom de la productivité


des sujets qui doivent nous mobiliser nous attendent. Les camarades chinois aurons nos observations quand on saura à qui s'adresser et quand nous aurons un parti qui aura prérogative à cela.

Message édité le 21-02-2007 à 02:29:13 par sti
Finimore
   Posté le 23-02-2007 à 05:15:06   

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

CHINE

Le "socialisme de la pauvreté", une conception étrangère au Parti communiste chinois

l§Profitant du débat qui se déroule actuellement en Chine, nombre de commentateurs occidentaux opposent la lutte pour les "quatre modernisations" (industrie, agriculture, sciences et techniques, défense nationale) à la Révolution culturelle, à sa cible, que les quatre ont cherché à déformer. Ces commentateurs prétendent que la lutte pour la production aurait été absente des préoccupations du parti communiste chinois dans la période de la révolution culturelle, et absente des motivations de cette grande lutte politique.
Là-dessus, Alain Jacob, dans ses spéculations du Monde, a largement donné le ton. Beaucoup d'autres ne se sont pas privés non plus. Tels Jacqueline Dubois, qui affirmait en substance dans l'émission "L'Evénement" de TF1 : "Après la période de lutte politique de la Révolution culturelle, il s'agit maintenant de produire" ou Leclerc du Sablon qui écrit dans Le Matin: "La politique des quatre modernisations s'oppose à celle des trois différences (entre travail manuel et intellectuel, entre ville et campagne, entre industrie et agriculture) que Mao avait voulu rayer de l'histoire humaine."

Opposer systématiquement révolution et production dans la lutte d'un peuple pour le socialisme, c'est faire preuve d'un point de vue assez singulier. Comme si construire le socialisme était une abstraction, comme s'il s'agissait de se "révolutionnariser" comme ça, dans l'abstrait, alors qu'il s'agit bien de construire une économie, une société différentes, concrètement ; matériellement jour après jour. La lutte politique, le débat d'idées, au sein de la société socialiste, concernent donc forcément, et dans le détail, cette édification du socialisme.
d'autre part, la poursuite de la production, de l'effort pour l'améliorer alors même que le débat politique peut être intense, est un enjeu important. En effet, pourrait-on révolutionnariser la société, en négligeant voir : en sapant sa base matérielle ?

--

Dans le cas de la Chine, l'urgence de faire avancer l'édification des bases matérielles du socialisme est particulièrement manifeste. Dans ce pays du Tiers Monde, qui a commencé voici seulement trente ans à s'arracher à la misère et à l'ignorance, un grand nombre de tâches sont encore accomplies à la main ou par des moyens rudimentaires. Par exemple, à l'heure actuelle, les conditions de vie et de travail du paysan chinois restent profondément différentes de celles des ouvriers des grandes villes. Aujourd'hui, mécaniser l'agriculture, c'est pour la Chine, assurer un meilleur niveau de vie à tous, mais aussi consolider le socialisme en réduisant les écarts des revenus et de mode de vie entre la ville et la campagne, réduction qui conditionne le renforcement de l'alliance des ouvriers et des paysans.
Certains donneurs de leçons, partant de la réalité des pays capitalistes industrialisées, ne sont pas loin d'estimer que l'industrialisation entraînerait forcément l'exploitation de l'homme par l'homme. Ce faisant, ils "oublient" que le Parti communiste chinois n'a jamais envisagé le développement des rapports sociaux socialistes, la formation d'un homme nouveau sur la base d'une économie arriérée. Il n'a jamais été partisan d'un "socialisme de la pauvreté" où il y aurait d'autant plus d'égalité qu'on n'aurait pas grand chose à partager. Au contraire, comme le déclare au sujet de la répartition des revenus, Chen Yong-kouei dirigeant de la célèbre brigade de production agricole de Tatchaï, et élu membre du bureau politique du PCC, lors de son 9e Congrès : "Quand on s'appuie sur la collectivité, les bonnes récoltes ne tardent pas à venir. Et quand le volume à partager est plus grand, il est plus facile de se mettre d'accord sur les mérites de chacun et de s'estimer soi- même"

Après la période qui a vu s'accomplir la socialisation de la propriété des moyens de production, dès 1956, le Parti communiste chinois, fixe clairement ce but au peuple chinois : édifier un Etat socialiste industrialisé puissant. A ce sujet Mao Tsé-toung indique dans Renforcer l'unité du Parti: "Notre construction fera de notre pays un grand Etat socialiste; la Chine arriérée, méprisée et plongée dans le malheur pendant plus de cent ans changera totalement d'aspect et, par surcroît, rattrapera le plus puissant Etat capitaliste du monde, les Etats-Unis... telle est la responsabilité qui nous incombe. Vous avez une population si nombreuse, un territoire aussi vaste et des richesses naturelles aussi abondantes, et vous édifiez dit-on le socialisme, régime qualifié de supérieur; si vous n'arrivez pas à dépasser les Etats-Unis après cinquante ou soixante ans, quelle figure ferez-vous ? Il faudrait, dans ce cas, vous expulser du globe ! C'est pourquoi dépasser les Etats-Unis n'est pas seulement une possibilité, mais une nécessité, un devoir à accomplir absolument. Sinon, la nation chinoise décevrait l'espoir que les autres nations ont mis en elle et son apport à l'humanité serait bien mince".
---
Dès le début des années 60, le peuple chinois se lance dans ce mouvement pour l'édification d'un Etat socialiste puissant, en même temps qu'il édifie des réalités sociales nouvelles et originales, comme la Commune populaire: c'est le Grand bond en Avant. C'est à partir du débat commencé dès cette époque sur le type de développement à choisir pour la Chine, sur les lois de la lutte de classes pendant la période du socialisme que va être impulsée quelques années plus tard la Révolution culturelle, qui va répercuter ce débat dans le tout le pays, pour tout le peuple. La Révolution culturelle, dans son principe, de par ses causes et sa cible, n'est pas une lutte d'idées, abstraite, qui appartiendrait à une sphère indépendante des problèmes que les masses ont à résoudre. La lutte politique engagée, dans le cadre de la Révolution culturelle concerne l'orientation d'ensemble de la construction du socialisme, et donc l'activité quotidienne des travailleurs. C'est ainsi, par exemple que la question complexe du mode de répartition des revenus dans les communes populaires, sera l'objet de larges discussions.
"Faire la révolution et promouvoir la production" : ce mot d'ordre est notamment le titre de est notamment le titre de la "Décision du Comité central" du 8 août 1966 qui déclarait : "La grande révolution culturelle prolétarienne a pour but la révolutionnarisation de la pensée de l'homme, afin que, dans tous les domaines du travail, on puisse obtenir des résultats meilleurs quant à la quantité, la rapidité, la qualité et l'économie." Dans sa directive du 7 mai 1966, le président Mao critiquait les conceptions erronées visant à interrompre et désorganiser la production sous prétexte de mener à bien la lutte politique. Il affirmait : "Les ouvriers se consacreront principalement à la production industrielle, tout en s'instruisant dans tous les domaines militaire, politique et culturel. Ils doivent également participer au mouvement d'éducation socialiste et critiquer la bourgeoisie..."
La nécessité de réaliser l'édification d'un État socialiste puissant est largement présente par ailleurs dans les textes du 9e congrès du PCC, en 1969 ; elle est dès cette époque mise en relation avec le danger de guerre: "Nous devons faire la révolution et promouvoir la production, améliorer notre travail et nous préparer activement en prévision d'une guerre pour édifier de manière encore plus remarquable notre industrie et notre agriculture socialistes, accomplir mieux encore toute notre oeuvre socialiste. ".

---

Durant la période de la Révolution culturelle, et par la suite, les conceptions défendues par Lin Piao et la bande des Quatre, qui aboutissaient à un véritable sabotage de la production, ont assurément entraîné de graves retards dans la réalisation des objectifs d'édification du socialisme, fixés pour la période. Les travailleurs chinois, sous la direction du Parti communiste, n'en ont pas moins poursuivi, dans cette période, la lutte pour le développement de la base matérielle du socialisme. Ceci s'est manifesté par exemple dans les multiples réalisations, des milliers d'innovations techniques dans les usines, des travaux d'infrastructure et d'irrigation très importants dans les campagnes. Ceci s'est manifesté aussi dans la poursuite d'expériences d'avant-garde telles que celles de la brigade de production agricole de Tatchaï et de l'exploitation pétrolifère de Taking, mises en avant comme exemples à suivre dans la lutte pour les "quatre modernisations". Ces expériences qui ont vu le jour avant la Révolution culturelle, ont continué, allant de l'avant, et ont fréquemment servi de points de référence, pour la mise en oeuvre effective du mot d'ordre : "Faire la révolution et promouvoir la production". Nous reviendrons prochainement sur ces expériences et leur signification.
Ainsi, cette réalité de la lutte menée en Chine sur les divers fronts, depuis trois décennies, pour édifier le socialisme, est sciemment ignoré par les commentateurs de la presse bourgeoise. Pour la plupart d'entre eux, la Chine, serait placée devant un choix dramatique: soit faire la révolution, soit développer son économie. Comme l'ont montré de récents articles d'Alain Jacob, dont celui présentant le point de vue de Bettelheim, il y a finalement, à la base d'une telle appréciation "pessimiste", la volonté de ne retenir comme image du maoïsme, que ses déformations, inscrites dans des conceptions comme celles dont les Quatre étaient porteurs.

Jean-Pierre CHAMPAGNY
sti
   Posté le 23-02-2007 à 11:27:38   

Finimore a écrit :

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

Jean-Pierre CHAMPAGNY



Camarade. Tu n'a rien de plus frais comme infos sur la chine ?
Et puis, Jean-Pierre Champagny n'est ni un paysan pauvre, ni un ouvrier chinois sincére.
Cela a valeur de propagande ou l'anti-communisme faisait rage, ok, mais ensuite ...
Tes grandes qualités d'archivagistes déborde peut être un peu sur l'analyse politique à produire de nos jours.
Tu disais sur un autre sujet à propos de la GRCP qu'il fallait en faire l'analyse concrétement, sans dogmatisme ... Voilà qui était de mon point de vue une positîon claire et en prise avec notre époque.

La classe ouvrière chinoise n'attend certainement pas que les ouvriers français ou allemands ou algériens ... se contentent de dire tout le soutien qu'il ont voulu apporter à la chine à des moments de l'histoire ou tout semblait encore possible à leur yeux.
L'avant garde de la classe ouvrière n'a pas de frontière, et cela exige une grande rectitude, et un sens profond de la défense des intérêts politique de celle-ci.

Pour anecdote. Hier je regardais une série à la con ou un méchant général chinois abritait un affreux terroriste marchant d'arme ...
Ma réaction premiére, y compris à la maison devant les miens, ca était de dire : voilà encore les vieilles méthodes de propagandes anti-communiste à l'américaine. Les méchants chinois contre les gentils agents de la CIA.
Mais entre camarades ouvriers, entres communistes convaicus. Je sens bien qu'il me faut dépasser ces reflexes d'autodéfenses.
Comment je le sens ?
En lisant ici et là la situation des ouvriers et des ouvrières en chine, qui dans cette région, travaillent à la pièce, dans telle autre font 45 heures puis dans telle autre sont licencié par milliers pendant que des centaines de permanents du parti vivent comme des parasites.
Que le salaires réel d'un haut fonctionnaire de l'état peut être des dizaines de fois supérieur à celui du paysan encore pauvre (ils ont quand même du mal à disparaître ces milliers de paysans pauvres en chine!).
Je veux pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais faut arrêter de se mentir et surtout il faut garder notre position de classe.
L'Etat socialiste, où qu'il se trouve, ou qu'il est pu se trouver du moins, n'est jamais que l'instrument d'une classe pour en réprimer une autre ; la classe ouvrière et son parti qui se donne les moyens de sa politique communiste en se défendant des attaques de la bourgeoisie de l'extérieur mais aussi à l'intérieur.
Dans l'ordre dialectique de la pensée marxiste, nous représentons avant tout des intérêts de classe AVANT l'Etat ou le parti (la chose en soi) qui nous sert à la représentation de ces interêts.
Evidement, se battre pour la préservation de l'outil politique est le nerf de la guerre. mais la guerre se livre entre le prolétariat et la bourgeoisie en tant que classes sociales profondement antagoniste.
Nous perderons beaucoup si nous ne gardons pas cela en tête.
Finimore
   Posté le 23-02-2007 à 16:50:21   

Finimore a écrit :

Le Quotidien du Peuple n° 813 sam 16, dim 17, lun 18 décembre 1978
Organe central du PCRml

Jean-Pierre CHAMPAGNY


sti a écrit :

Camarade. Tu n'a rien de plus frais comme infos sur la chine ?


En fait, j'ai retrouvé cet article tout a fait par hasard et comme il aborde selon moi, un sujet qui n'est pas si éloigné du débat actuel, je l'ai numériser pour en faire profiter le forum. Oui cet article de 1978 (en plein débat sur l'après Mao, les quatres modernisation, la lutte des classes en Chine...) prend position (à l'époque et dans le contexte) pour ce qui va être les réformes économiques dont aujourd'hui nous voyons (mais le PCC aussi) les aspects et les conséquences très négatives. Cet article n'est certes pas "frais", mais le débat actuel (sur ce topic) aurait aussi pu être publié dans la section histoire du forum.

sti a écrit :

Et puis, Jean-Pierre Champagny n'est ni un paysan pauvre, ni un ouvrier chinois sincére.


JPG était un journaliste du QDP, et ce qui était publié dans cet organe central du PCRml reflètait au plus près les positions du parti. A cet époque le PCRml appuyait aussi ses positions sur plusieurs voyages et visites en RPC. Je me souviens avoir eu des débats très intéressants lors de réunions ou l'UCFML participait avec la présence d'un camarade du PCR ayant fait parti d'une d'une délégation en Chine.

sti a écrit :

Tes grandes qualités d'archivagistes déborde peut être un peu sur l'analyse politique à produire de nos jours.


Certes, mais resituer comment et sur quoi le débat de l'époque était centré, ne me parait pas totalement dépassé.

sti a écrit :

Tu disais sur un autre sujet à propos de la GRCP qu'il fallait en faire l'analyse concrétement, sans dogmatisme ... Voilà qui était de mon point de vue une positîon claire et en prise avec notre époque.


Oui est cela est aussi valable pour la période de l'après-mao.
sti
   Posté le 23-02-2007 à 18:25:32   

Finimore a écrit :


Certes, mais resituer comment et sur quoi le débat de l'époque était centré, ne me parait pas totalement dépassé.


C'est juste. Pardonne moi si je n'est pas compris le sens de ton post. Le manque d'explication qui aurait pu l'accompagner m'ont aussi poussé vers l'erreur.
Nous possédons aussi de nombreux témoignages et crois moi, nous sommes loin de les déconsiderer. Au contraire, en décalage avec notre époque, il me donne parfois envis de "pleurer".
sti
   Posté le 01-03-2007 à 17:45:11   

Des nouvelles du marché en chine. Une "page" du réalisme de " l'économie de marché à la chinoise". Il s'agit là d'un article purement économique (tant mieu car ça nous dispense de l'anti-communisme primaire habituel... ) mais instructif.

" J'ai perdu 100 000 yuans (10 000 euros) en une seule journée. Je n'aurais jamais cru que les cours puissent s'effondrer si rapidement !", se désole M. Liu en tirant nerveusement sur sa cigarette à l'entrée d'une maison de courtage de Pékin. "Je pense que cela va continuer à baisser", redoute ce retraité qui avait investi une grande partie de ses économies dans une entreprise de high-tech. Les petits porteurs ont été les plus touchés par le "mardi noir", qui a vu s'écrouler la Bourse de Shanghaï : le 27 février, la plus grande place financière de Chine continentale a perdu près de 9 %.



Mais 2006 avait été une année record, Shanghaï ayant progressé de 130 % ! C'est cependant la première fois qu'un "séisme" boursier chinois fait plonger les places occidentales.

En ce jeudi pluvieux pékinois, la foule se presse à l'intérieur de l'une de ces petites maisons de courtage qui ont essaimé dans les villes chinoises. Installée dans une maison traditionnelle au toit de tuiles recourbées le long d'une grande artère du centre historique de la capitale, cette agence permet aux boursicoteurs de suivre sur des écrans les fluctuations des cours. Certains pianotent sur des terminaux d'ordinateurs pour effectuer leurs opérations boursières.

La plupart sont des retraités, ou même des chômeurs, pour lesquels ce lieu semble aussi être un espace convivial : un groupe d'hommes joue ainsi aux cartes sur une feuille de plastique posée à même le sol tout en surveillant d'un oeil les écrans...

"Je boursicote depuis 1990, mais je n'ai jamais gagné beaucoup, remarque Mme Wang, jeune retraitée d'une entreprise de télécommunications. Le fait que la Bourse ait chuté n'est pas si terrible : la loi du marché suppose que des moments de prospérité alternent avec des périodes de repli. Mais j'ai confiance dans le développement de l'économie chinoise."

"Aujourd'hui, c'est vrai, les gens sont un peu moroses, normal", intervient M. Zhang, courtier d'assurances à la China Pacific, une entreprise qui vient aujourd'hui d'être cotée en Bourse. Lui aussi fait preuve d'un solide optimisme à l'égard de l'avenir du marché : "Avant, les Chinois gagnaient de l'argent dans le petit commerce, maintenant ils investissent dans la Bourse et c'est très bien !"


"EFFET YO-YO"


La nature du marché chinois explique pourquoi ce sont surtout les "petits" qui ont bu le bouillon amer de mardi : 4 entreprises monopolisent 40 % des cotations, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC), la Banque de Chine, la China Life, une compagnie d'assurances, et la Sinopec, l'un des fleurons de l'industrie pétrolière chinoise. "Leurs cours n'ont pas bougé mardi ou à peine", relève un expert étranger à Pékin, qui précise : "Ce sont en fait des rumeurs sur la taxation des transactions circulant ces derniers jours qui ont déclenché un vent de panique chez les petits porteurs."

La proximité du début de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui s'ouvre lundi, a servi de facteur aggravant, remarquent des analystes : on s'attend que des mesures soient prises pour assainir les marchés, empêcher la surchauffe de l'économie et se prémunir contre la formation d'une bulle financière dont l'explosion ruinerait des millions de personnes dans la Chine du "miracle".

Mercredi, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a lancé un appel au calme, déclarant que "la tâche principale des marchés financiers est d'améliorer et de promouvoir le développement sain des institutions financières". Il a ajouté qu'il entendait franchir une "nouvelle étape" dans les réformes de ce secteur en précisant que ces dernières devraient être "progressives."

Un autre expert explique à ce propos que "le gouvernement n'a aucun intérêt dans l'affaissement de la Bourse mais est en même temps conscient que les indices doivent dégonfler", remarque en écho l'économiste de la Standard Chartered à Shanghaï, Stephen Green, cité par l'AFP.

La capitalisation des deux Bourses de Shanghaï et de Shenzhen pèse 1 500 milliards de dollars et la perte des petits porteurs ne se chiffrerait pas à plus d'une vingtaine de milliards. La somme est non négligeable mais doit tout de même être relativisée par rapport au 2 000 milliards de dollars de l'épargne nationale...

Après avoir repris 3,94 % mercredi, la Bourse de Shanghaï a replongé de 2,91 % jeudi. On s'attend ainsi que la progression foudroyante de 2006 laisse désormais la place à un "effet Yo-Yo" durable. "


Bruno Philip. Le Monde.
armenak
   Posté le 02-03-2007 à 08:58:32   

Publié à une large échelle hier par le quotidien gratuit 20 Minutes:

Un village chinois figé à l'ère Mao

20 Minutes | édition du 01.03.07

Voilà un petit bourg dans lequel notre ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, en visite officielle en Chine, ne se rendra sûrement pas. A Nanjie, dans le Henan (Est), les habitants se réveillent chaque matin sur L'Est est rouge, un air révolutionnaire qu'on ne chante plus dans le reste de la Chine depuis vingt-cinq ans. Pas de doute, on est toujours en terre communiste. Nanje, village de 3 600 habitants, est le dernier bastion collectiviste de l'empire du Milieu. Un passage à la privatisation a été tenté dans les années 1980. « Mais ça a été une catastrophe : les paysans ne savaient pas travailler seuls », explique Wang Hongping, le chef du village. Il a donc proposé de reprendre le mode de vie édicté par Mao et son décorum austère : publicité et restos
chics interdits, slogans communistes sur les façades.
L'autocritique est encore pratiquée : « Pour le folklore », assure-t-il, souriant.Les habitants s'en accommodent. Car entre-temps, Nanjie s'est
industrialisé et, avec ses vingt-six usines, est devenu le village le plus riche de la région. « On reçoit, quel que soit notre métier, 250 yuans par mois (25 euros) ; c'est peu, mais tout est payé ! Le loyer, les meubles, l'école et les mariages ! », s'exclame Qu Yuhong. Diplômée en commerce, elle est l'une des six cents « citoyens d'honneur » qui ont choisi de
s'installer ici. Comme Huang Zunxian, 71 ans : « J'ai de l'eau chaude 24 heures sur 24, ma vie est meilleure qu'en ville », assure-t-elle.
Mais le système a ses limites. Si les usines font 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires, le village ne parvient pas à éponger ses 60 millions d'euros de dettes. Les villageois ont interdiction d'épargner. Et surtout, cette « utopie communiste » ne s'applique pas aux 6 000 ouvriers qui peuplent les dortoirs de Nanjie et travaillent douze heures d'affilée. « Ils
ne sont communistes qu'entre eux, nous ils nous exploitent », raconte Li Xiaorui, une serveuse de 20 ans. Wang Hongping ne le cache pas : « Sans ces ouvriers, le village ne serait pas si riche. Mais ils ne cherchent qu'à gagner de l'argent. Alors on leur donne un salaire plus élevé (60 euros), mais sans avantages sociaux. »
A Nanjie, Caroline Dijkhuis
sti
   Posté le 02-03-2007 à 11:18:44   

Les paysans chinois font de la résistance.

Ce qui me touche le plus c'est cette phrase:
" Un passage à la privatisation a été tenté dans les années 1980. « Mais ça a été une catastrophe : les paysans ne savaient pas travailler seuls »"
Dans le milieu paysan ou c'est l'individu qui était pilier de la production, c'est la preuve que des hommes nouveaux se construisaient. Haujourd'hui cela paraît un handicap dans la sociéte de marché, mais le travail collectif, pensé et rationnalisé, déplace des montagnes de progré. Ce que le capitalisme n'est plus en mesure de faire depuis longtemps, force ultra réactionnaire qu'il est aujourd'hui.




Et puis, un village, qui résiste encore et encore à l'envahisseur ... ca vous rapelle rien ?
Sûr qu'ils ont un barde qui chante faux
Finimore
   Posté le 02-03-2007 à 16:53:46   

sti a écrit :

Et puis, un village, qui résiste encore et encore à l'envahisseur ... ca vous rapelle rien ?
Sûr qu'ils ont un barde qui chante faux


...et une potion magique !!!
gorki
   Posté le 02-03-2007 à 23:37:57   

bonsoir à tous

Un village chinois figé à l'ère Mao (tu exageres mon pote Armenak )

Heureusement que c'est pas un village ou l'activité principale est l'orlogerie

Pour le coup nous aurions pu croire au retour de charle Piaget et des chantres de l'autogestion. un ilot de socialisme dans un océan de capitalisme

Tu t'imagines le merdier obligé de se recoltiner les vieilles barbes du PSU et de redonner A Rocard sa place au AFC

Et là fini! sur, que tu avais de quoi prendre dans tes archives
Finimore
   Posté le 07-03-2007 à 14:42:11   

Ce petit post juste pour indiquer les liens que j'ai placer ici concernant la chine, le PCC, les quatre modernisation, la GRCP, la bande des Quatre et des repères chronologiques
Paria
   Posté le 16-03-2007 à 17:07:57   

La Chine se dote d'une loi historique sur la propriété privée


Après des années de débats et de controverses, la Chine s'est finalement dotée vendredi d'une Loi sur la Propriété, gravant pour la première fois la défense de la propriété privée dans le marbre, sauf pour la terre, restant domaine de l'Etat.


Son adoption par l'Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement) intervient trois ans après un premier vote historique de cette Chambre qui, en inscrivant la protection de la propriété privée dans la Constitution, a permis de mettre à bas vendredi l'un des derniers vestiges de l'idéologie communiste.

Le texte en 247 articles, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre, vise à protéger à la fois la propriété collective, publique et la propriété privée, même si, selon des médias d'Etat, elle continue de placer le bien public au coeur du système économique. Il stipule notamment que "la propriété de l'Etat, collective, individuelle (...) est protégée par la loi et nul ne peut l'enfreindre".

Pour la première fois soumise en 2002 au comité permanent de l'ANP, après des années de préparation, elle est passée par sept lectures avant d'être jugée prête à être soumise au vote et finalement approuvée vendredi par 2.299 voix pour et 52 contre.

"Cette loi marque une étape importante dans l'histoire législative chinoise", a estimé Hu Xingdou, un intellectuel connu pour son franc-parler, économiste à l'Institut de Technologie de Pékin, qui, pour arriver à une société "plus juste", propose même de "mettre un terme aux privilèges du gouvernement".

Une frange du parti communiste au pouvoir s'était battue contre le projet, s'élevant contre la consécration des droits individuels, jugée trop capitaliste. D'autres opposants arguaient aussi qu'elle allait permettre à certains, notamment des cadres corrompus, de protéger des biens sur lesquels ils ont illégalement fait main basse par le passé.

Les partisans de la loi, en revanche, mettaient en avant les garanties apportées aux sociétés privées contre les détournements de fonds par leur propre personnel et, surtout, faisaient valoir la nécessité de clarifier les droits de propriété, dans un Etat se réclamant toujours du communisme, mais où dans les faits, les réformes économiques lancées en 1978 ont mis fin depuis longtemps à la collectivisation maoïste.

Selon Chine Nouvelle, "le vice-directeur de la Commission des Affaires législatives du Comité permanent de l'ANP, Wang Shengming, a souligné que la loi montrait l'esprit de la réforme et de l'ouverture de la Chine, en protégeant l'ordre de l'économie de marché socialiste et en accordant une égale protection à la propriété privée et publique".

Pendant les débats, de hauts responsables étaient montés au créneau pour expliquer que la loi était compatible avec le système socialiste, comme Wang Zhaoguo, vice-président du comité permanent de l'ANP. Vendredi, les analystes soulignaient qu'elle était aussi inévitable et indispensable au développement du pays.

16 Mar 2007

CONTRE-INFORMATIONS
Melestam
   Posté le 19-03-2007 à 21:14:11   

Paru dans Le Monde d'il y a quelques jours, repris par Contre-information maoiste :

Chine : des milliers de manifestants affrontent La police.

Silhouettes de bus calcinés et renversés, de voitures de police brûlées dans les rues d'un bourg quadrillé par des unités paramilitaires : ces photos numériques de mauvaise qualité prises à la sauvette et diffusées sur un site d'information créé par des Chinois d'outre-mer témoignent de la violence des affrontements qui ont eu lieu durant quatre jours dans le village de Zhushan, au sud de la province du Hunan, dans le centre de la Chine.

Ces émeutes, au cours desquelles des milliers d'habitants se sont affrontés avec la police locale et des centaines d'éléments de la Police armée populaire (PAP) appelés en renfort, ont été provoquées par une dispute entre un employé d'une station de bus et un lycéen.

Ce dernier, qui s'était plaint de se voir imposer une taxe de 5 yuans pour son bagage (près de 50 centimes d'euros), avait été battu par l'employé, vendredi 9 mars.

La dispute a dégénéré dans un contexte où il suffisait d'un rien pour cristalliser le mécontentement populaire local à propos d'une récente hausse du prix des transports : lors des fêtes du Nouvel An chinois, le ticket de bus avait triplé, provoquant la colère des habitants.

Les responsables de la compagnie de bus avaient été soutenus par les policiers de Zhushan, renforçant la méfiance des habitants à l'égard des autorités.

Ce qui avait sans doute commencé comme une manifestation s'est transformé, vendredi, en un affrontement généralisé avec les policiers qui ont fait appel aux unités armées de la PAP.

Selon Zhang Zilin, "correspondant" local et clandestin du site chinois d'outre-mer boxun.com, un étudiant aurait été tué, des dizaines de personnes blessées et de nombreux protestataires arrêtés. M. Zhang affirme avoir vu un cycliste renversé par des policiers avant d'être battu et laissé pour mort sur le trottoir.

Selon le quotidien hongkongais The South China Morning Post, neuf bus et sept voitures de police ont été incendiés ou détruits. Ces bilans n'ont pas été confirmés officiellement, un responsable se contentant d'affirmer que l'ordre est revenu.

Ce genre d'incidents est désormais classique dans toute la Chine où l'écart croissant des revenus entre villes et campagnes provoque des dizaines de milliers de manifestations plus ou moins violentes chaque année.

Lors de l'inauguration de la session annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, la semaine dernière à Pékin, le premier ministre, Wen Jiabao, avait prêché son credo pour une société plus "harmonieuse" en ces temps où fleurissent les injustices sociales. La longue émeute qui a ensanglanté ce village du Hunan vient brutalement de rappeler que la Chine du miracle économique coexiste avec la Chine du mécontentement paysan.
Xuan
   Posté le 24-03-2007 à 13:31:38   

Cette information a été également citée dans le Quotidien du Peuple :

Mise à jour 23.03.2007 14h57
Le journal du Parti ordonne aux gouvernements locaux de restreindre l'utilisation de la force dans les protestations
Un journal du Parti Communiste Chinois (PCC) a exhorté les gouvernements à tous les niveaux de limiter l'utilisation de la force pour circonscrire les protestations.
Le Study Times, un hebdomadaire commandité par l'Ecole du Parti du Comité Central, a signalé que les fonctionnaires du gouvernement devront résoudre les incidents de masse par la négociation, au lieu de recourir à la force, ce qui ne fait qu'intensifier les conflits.
Les forces de Police devront être uniquement impliquées dans les situations où les incidents de masse ont violé les lois et réglementations, et l'utilisation d'armes devrait être considérée avec précaution, a-t-il déclaré.
Les gouvernements locaux devront faire la distinction entre un appel à l'aide de la population aux autorités supérieures et la violation de la loi, a-t-il précisé.
Il a pressé les fonctionnaires à tous les niveaux d'entreprendre plus d'efforts pour empêcher les incidents de masse d'arriver en réduisant les disparités grandissantes de richesses et les inégalités régionales entre l'Est et l'Ouest du pays.
Les gouvernements locaux devront renforcer leurs efforts dans la lutte contre les activités de corruptions, comme l'expropriation des terres, afin de s'assurer que les intérêts des paysans ne soient pas touchés, a-t-il affirmé.
Un peu plus tôt ce mois-ci, des villageois de la ville de Zhushan dans la province centrale du Hunan se sont accrochés avec la police locale à cause de l'augmentation de tarif des bus.
La police locale et les fonctionnaires du gouvernement ont apaisé l'incident par la force après que des villageois "aient brûlé plusieurs bus, encerclé le commissariat et jeté des pierres aux policiers".
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Xuan
   Posté le 24-04-2007 à 21:47:49   

Pékin accélère la mise en place de syndicats dans toutes les entreprises étrangères.

[le 29/1/2007 à 5h15 par Mathilde Dors]
Selons les médias chinois, toutes les entreprises du Guangdong, y compris les sociétés étrangères, devront avoir une représentation syndicale avant la fin de l'année. But officiel: préserver les droits des travailleurs mais l'existence d'un seul syndicat légal, la Fédération nationale des syndicats chinois, affiliée au PCC, pose problème.
Les autorités chinoises ont décidé d'accélerer la mise en place de représentations syndicales dans tout le pays. En commençant d'abord par la province du Guangdong, là où se trouvent 300.000 entreprises Source: le Quotidien du Peuple en ligneétrangères officiellement enregistrées.
Selon la branche locale de la Fédération nationale des syndicats chinois, la province du Guangdong compte 17 millions de travailleurs migrants et 70% de l'économie est aux mains d'entrepreneurs privés. Ce qui rendrait le problème des violations des droits des travailleurs plus important qu'ailleurs dans le pays.
Pour Tang weijing, président de la Fédération au niveau local, cette syndicalisation massive serait bénéfique aussi bien pour les travailleurs que pour les compagnies étrangères.
Les priorités du syndicat seront axées sur les salaires, les heures prestées et la sécurité sur les lieux de travail.
Cependant l'existence d'un syndicat légal unique pose quelques problèmes et les analystes s'accordent à penser qu'il s'agit plutôt d'un moyen pour assurer une présence de l'Etat chinois au sein des entreprises privées, y compris dans les sociétés étrangères.
Ce but a déjà été atteint pour la chaîne américaine Wal Mart qui s'est vue imposer une représentation syndicale en Chine alors qu'elle n'en accepte pas au sein de ses propres magasins aux Etats-Unis. La société taiwanaise Foxconn, après des années de résistance, a dû également céder face à la pression chinoise, l'année dernière.
La section locale de la Fédération doit voir ainsi ses effectifs augmenter d'un million de membres cette année..



McDonald's et KFC vont établir des syndicats

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 20.04.2007 19h07]
McDonald's et KFC, qui ont été récemment fortement critiqués pour avoir sous-payé leurs employés à mi-temps dans la province du Guangdong, vont créer des antennes syndicales à travers la province.
Kong Xianghong, vice-président de la Fédération Syndicale de la Province du Guangdong, s'exprimant hier jeudi 19 avril a déclaré : "McDonald's a établi un comité préparatoire, comprenant des représentants des employés comme de la direction, afin de faciliter l'établissement du syndicat, et on espère que les antennes ouvriront en mai. "
"La branche provinciale du Guangdong de Yum! Brands Inc (l'opérateur de KFC) s'est également rapproché de la fédération locale du syndicat pour obtenir des conseils sur la création de syndicats. "
Kong a déclaré qu'un comité interrégional des syndicats pourrait être créé pour les McDonald's et KFC.
"Beaucoup de leurs officines dans les villes emploient seulement 20 personnes, et certaines petites villes ne possèdent seulement qu'un établissement" , a-t-il expliqué. " Cela signifie qu'il n'est pas possible pour eux de créer une antenne syndicale pour chaque fast-food ou dans chaque ville."
Le fait aussi que les établissements Mcdonald's dans la province appartiennent à deux différentes compagnies est une autre raison pour créer un comité syndical interrégional, a commenté Kong.
"Ce comité interrégional des syndicats des entreprises financées par des capitaux étrangers sera le premier dans son genre dans la province, et probablement dans le pays," a-t-il fait valoir.

Kong a affirmé que la récente controverse sur le sous-paiement des employés par les géants du fast-food n'avait rien à voir avec cette initiative.
"La fédération a soutenu l'organisation syndicale pour les entreprises financées par des capitaux étrangers à travers la province depuis le début de l'année dernière, et depuis plusieurs se sont créés, " a confié Kong.
Il a dit que l'ensemble des 325 entreprises financées par des capitaux étrangers de la province seront obligées d'établir des antennes syndicales d'ici la fin de l'année.
Peng Peng, directeur de l'académie des Sciences Sociales de Guangzhou (Canton), a mis en avant que l'établissement de syndicats aiderait les géants du fast-food à améliorer leur image et relations auprès de la direction du travail.
"Les syndicats, tout en protégeant les droits et intérêts des travailleurs, peuvent nettement améliorer les relations avec la direction du travail,"
a assuré Peng.
Xuan
   Posté le 01-05-2007 à 14:31:17   

code de conduite pour les fonctionnaires du gouvernement


[Mise à jour 30.04.2007 13h09 - Xinhua ]
Les fonctionnaires reçoivent leur premier code de conduite
Les fonctionnaires du gouvernement impliqués dans des activités illégales ou immorales telles que les paris d'argent ou les relations extraconjugales risqueront d'être rétrogradés ou voir même virés, d'après une réglementation décisive émise dimanche 29 avril 2007.
La réglementation est "la première en Chine de ce genre à stipuler de façon exhaustive les sanctions administrative que recevront les fonctionnaires abusant de leur pouvoir," d'après un article de l'agence Xinhua.
Approuvée par le Conseil d'Etat et programmée pour prendre effet le 1er juin, la règlementation stipule en détails les différents comportements à bannir pour les fonctionnaires et les sanctions correspondantes.
Qu Wanxiang, vice-ministre de la supervision, a déclaré que c'est la première réglementation dans son genre qui vise à "s'assurer que les fonctionnaires exercent leurs devoirs conformément à la loi".
Les membres du personnel du gouvernement qui ont quitté le pays sans permission, sont restés à l'étranger plus longtemps qu'ils ne l'étaient autorisés et qui reçoivent secrètement une citoyenneté étrangère se verront infliger un avertissement critique voir même leur ordre de licenciement.
Si leurs incapacités à accomplir leurs devoirs donnent lieu à des accidents, désastres, pollutions environnementales et "protestations de masse", ils peuvent être réprimandés, rétrogradés ou licenciés. Les autres activités à éviter pour les fonctionnaires d'après la règlementation article 55 incluent :
Utiliser son influence pour en faire profiter une relation sentimentale,
S'impliquer dans la corruption, l'organisation de rassemblements superstitieux, le commerce sexuel et la consommation de drogues.
Maltraiter ou délaisser des membres de sa famille ou refuser de s'occuper de vieux parents,
Détourner ou perdre des fonds publics destinés aux désastres naturels, zones pauvres, réimplantations de population, sécurité sociale et aux compensations d'expropriations terriennes,
L'implication dans des activités frauduleuses et tromper ses supérieurs et la population en mentant, et réprimer les critiques et se venger des dénonciateurs, détruire des preuves ou divulguer des détails personnels des dénonciateurs aux accusés.
Qu a ajouter : "La règlementation est crucial pour persuader les fonctionnaires d'adopter un mode de travail propre, honnête en ayant les pieds sur terre afin de mieux servir le peuple".
Gao Fengtao, vice-directeur du Bureau des Affaires législatives du Conseil d'Etat, a indiqué que les règlementations montrent la résolution du gouvernement à renforcer l'application de la loi".

Melestam
   Posté le 01-05-2007 à 21:56:22   

Ne le prend pas mal Xuan, mais franchement, si tu prend pour argent comptant tous ce que disent les médias officiel, c'est pas une manière très dialectique de juger de ce qui se passe Chine, comme d'ailleurs ce n'était pas très dialectique d'affirmer que tous allait bien en URSS en basant juste sur les articles de la Pravda.
sti
   Posté le 02-05-2007 à 00:05:57   

Et puis surtout, c'est quand même un sacré aveu de révisionisme tout ca !
Des syndicats dans des Mcdo en chine (entreprise phare du capitalisme, alors que le syndicat devait servir à contrôler la production) ... Un code de conduite pour toute une catégorie de personne, ca vient formaliser une morale pour un corp social ...
Ou est la dictature du prolétariat ?
Faut pas chercher y'en a plus !
Quand l'état n'est plus prolétarient, au sens vériitablement marxiste du terme, la dictaure d'un tel état tourne belle et bien au social fascisme. Dire que la chine actuelle n'a pas des stigmates du social fascisme c'est se moquer du monde !
J'ai récement discuter avec une camarade qui a vécu dix ans en chine et vu le passage sous deng. Elle pourrait encore en pleurer tellement cela a été vécu comme une trahison. Elle raconte les effets dévastateurs des 1er mots d'ordre comme le fameux "enrichissez vous" de deng.
Elle y est retournné en 97 et elle a vraiment pleuré ...
Il reste que pour nous ouvriers, cela doit nous interpeller. Quand la fin d'une expérience du socialisme survient avec le "simple" changement d'un dirigeant important, cela ne peut qu'indiquer que la démocratie prolétarienne avait du mal a fonctionner. Le socialisme ne peut pas reposer sur les épaules d'un unique dirigeant. C'est bien toute une équipe qui prend les commandes et manoeuvrent à dessein ...
L'histoire reste encore à produire ... quelle tâche ! quel poid !
Xuan
   Posté le 04-05-2007 à 13:17:09   

Je ne le prends pas mal, Melestam mais je ne prends pas non plus "pour argent comptant tous ce que disent les médias officiels" .

Certains aspects me semblent intéressants ; et je les mets en avant parce qu’ils sont peu connus et qu’ils contredisent ce que nous connaissons déjà : privatisations, implantation de sociétés étrangères, licenciements, corruption, mépris des règles de sécurité, etc. La liste est longue en effet.
Les médias bourgeois - qui n’en sont pas à une contradiction près - encouragent le développement du capitalisme en Chine et soulignent les méfaits qui en résultent.

A mon avis la lutte de ligne et la lutte de classe se poursuivent dans le PCC, et les déclarations officielles reflètent d'une certaine façon la contradiction fondamentale en Chine aujourd’hui entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. Cela ne dépend pas d’un individu.
Je reste convaincu que la révolution culturelle était nécessaire, même si elle a comporté des aspects négatifs et si elle a échoué. Sans doute faudra-t-il d’autre révolutions culturelles.
Mais nous ne pouvons pas répondre à ces questions à la place du peuple chinois et de son avant-garde dans le PCC.

Plus précisément sur les remarques de sti :
Je ne trouve pas positive la présence des MacDo en Chine loin de là, mais que le gouvernement chinois y encourage la création de syndicats (alors que Mac Do s’y est longtemps opposé), c’est une bonne chose pour les employés de Mac Do en Chine, et aussi compris pour les employés de Mac Do aux USA.
« Les priorités du syndicat seront axées sur les salaires, les heures prestées et la sécurité sur les lieux de travail. » indique Mathilde Dors, et non sur le contrôle de la production.

En ce qui concerne « un code de conduite pour toute une catégorie de personne » , qui « vient formaliser une morale pour un corps social » , il faut considérer non pas l’existence d’un code de conduite dans l’abstrait mais le contexte dans lequel il est défini, son contenu, et le corps social à qui il s’adresse.

Depuis deux ans une campagne importante a été lancée contre la corruption des cadres, jusqu’à des niveaux élevés et cette campagne se poursuit. Voilà le contexte.
Que certains cadres du PCC se laissent corrompre par des chefs d’entreprise, qu’ils pratiquent le népotisme, détournent des fonds publics, exproprient des paysans pour faire construire des golfs privés et que leur attitude réactionnaire provoque la « protestation des masses », évidemment c’est révoltant et tel est le contenu « moral » de ce code de conduite.
Enfin ce code moral et la répression qui l’accompagne s’adressent aux « fonctionnaires abusant de leur pouvoir » (sans considérer pour autant que l’ensemble de ce « corps social » soit à l’image des éléments corrompus).

Je sais bien que la question chinoise est un sujet controversé et que nous avons du mal à l'évoquer. Merci d'ailleurs à tous deux de m'interpeller de la sorte.
La présence de la Chine dans le monde devient un sujet incontournable. Il importe de bien nous renseigner sur ce qui s'y passe.
Xuan
   Posté le 04-05-2007 à 13:19:41   

La question ayant été évoquée lors du débat Royal / Sarkozy, je cite la position de la RPC sur le Darfour :

" La Chine appelle à faire avancer le processus politique pour résoudre la question du Darfour
La Chine a appelé dimanche à faire avancer le processus politique pour résoudre la question du Darfour, dans l'ouest du Soudan.
Song Aiguo, un responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, a lancé cet appel lors d'une réunion multipartite de deux jours sur le Darfour qui a pris fin dimanche à Tripoli, selon un reportage parvenu de la capitale libyenne au Caire.
Dans son allocution à la réunion, M. Song, qui conduisait la délégation chinoise, a présenté la position de la Chine sur la question du Darfour et ses efforts dans la résolution du problème, expliquant que toutes les parties concernées devraient faire progresser le processus politique et le maintien de la paix au Darfour.
La réunion, initiée par la Libye, a réuni le ministre soudanais des Affaires étrangères Lam Akol, les envoyés spéciaux des Nations Unies, de l'Union africaine, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Grande-Bretagne pour le dossier du Darfour, ainsi que des responsables ou ministres venus de France, de Chine, du Canada, d'Egypte, de Norvège, de Russie, du Tchad et d'Erythrée.
M. Song a également appelé la communauté internationale à fournir davantage d'assistance au Darfour pour améliorer la situation humanitaire, afin d'oeuvrer à la paix, à la stabilité et au développement dans cette région soudanaise.
La réunion sur le Darfour, qui a débuté samedi soir, a réaffirmé dimanche son appui au plan de soutien en trois étapes consenti en novembre dernier par l'ONU, l'UA et le gouvernement soudanais sur le déploiment d'une force hybride de maintien de la paix UA-ONU, plan connu également sous le nom de plan Annan, puisqu'il a été proposé par le secrétaire général d'alors de l'ONU, Kofi Annan.
Les principaux acteurs de la réunion ont également exprimé leur "préoccupation grave" sur la situation au Darfour, demandant à toutes les parties en conflit dans la région de cesser immédiatement les hostilités et d'agir pour respecter leurs engagements.
Le Soudan est sous la pression internationale pour approuver le déploiement de Casques bleus de l'ONU au Darfour, alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne menacent de proposer de nouvelles sanctions.
"
Source: xinhua Mise à jour 30.04.2007 13h27
Xuan
   Posté le 28-05-2007 à 21:22:17   

Li Jinhua : la société duale existe effectivement en Chine

Li Jinhua
D'après un reportage publié par le journal « China Audit » de la Commission Nationale des comptes (CNC), dans son rapport à thème spécial sur le travail d'audit présenté à l'Administration d'Etat de la Radiodiffusion, du Cinéma et de la Télévision, le Président de CNC Li Jinhua a indiqué que l' « effet Matthew » existe en Chine à un certain degré et que les riches s'enrichissent alors que les pauvres s'appauvrissent.

En abordant les problèmes auxquels la CNC est confrontée et les défis auxquels elle doit faire face, Li Jinhua a affirmé que le problème d'une société duale et inéquitable est un facteur important qui porte préjudice à la stabilité sociale. A l'heure actuelle en Chine, il existe assurément, à un certain degré, l' « effet Matthew » caractérisé par l'enrichissement continu des riches et l'appauvrissement constant des pauvres, ainsi que le phénomène d'une société à deux vitesses dans laquelle existent deux populations, l'une à hauts revenus et à forte productivité et l'autre à revenus et à productivité faibles. Tout cela, a-t-il souligné, est incompatible avec l'édification d'une société harmonieuse et commence à susciter le doute et la préoccupation de tout le monde.

D'autre part, a poursuivi le Président de CNC, à l'heure actuelle en Chine, les problèmes d'infraction aux lois et aux règlements existent en général dans les secteurs économiques et financiers du pays. Et cela se manifestent par les phénomènes suivants qui font de temps en temps leur ravage : le pouvoir prend le pas sur les lois et les règlements ; le respect des lois coûte plus cher que la violation ; l'inobservation et l'infraction des lois promulguées ; l'application non rigoureuse des lois et des règlements.

Pour faire face et pour régler tous ces problèmes, Li Jinhua propose aux divers départements de renforcer la gestion et le contrôle des activités budgétaires et financières. Les institutions gouvernementales doivent mettre l'accent sur l'acquittement des responsabilités et des obligations sociales, ce afin de contribuer à la réalisation d'une société équitable et harmonieuse.

Il a conclu en insistant sur l'importance de mettre en œuvre l'opinion publique pour qu'elle puisse pleinement jouer son rôle de contrôle et de surveillance, ainsi que de toutes autres formes de contrôle et de divulgation, telles que la télévision et la radiodiffusion, pour faire connaître au public toutes activités illégales et non réglementaires, car la préoccupation par les masses populaires des problèmes sociaux constitue une puissante et vigoureuse force de contrôle.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 24.05.2007 14h18]
Xuan
   Posté le 17-06-2007 à 16:42:40   

La presse en ligne a publié plusieurs article sur la "nouvelle couche sociale" en cours de formation :


Mise à jour 12.06.2007 13h42
Les nouvelles couches sociales chinoises vues d'elles-mêmes
Depuis la 8ème session du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), des personnalités des nouvelles couches sociales ont commencé à faire leur apparition sur la scène politique chinoise, et si l'on consulte le registre des membres de la 10ème session du Comité national de la CCPPC, on peut constaté alors qu'il comprend non seulement les noms des personnalités des secteurs économiques non publics, mais également les noms d'avocats, de comptables en chef, de gestionnaires d'entreprises à capitaux étrangers et d'autres qui font leur première apparition.

Jusqu'à fin décembre 2006, 32,2% des patrons d'entreprises privées sont membres du Parti communiste chinois (PCC), soit à peu près le tiers de la totalité ; Parmi eux, plus de 9.000 personnalités représentatives ont été élues en tant que députés aux assemblées populaires au niveau de district et plus, alors que plus de 30.000 ont été recommandées pour faire partie des membres de la CCPPC au niveau de district et plus.

Bao Yujun, Directeur de l'Institut d'études sur l'économie non publique (privée) chinoise et membre du Comité national de la CCPPC, a indiqué que les nouvelles couches sociales chinoises sont en fait les produits de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, les produits de la diversification du sujet principal des marchés et qu'elles constituent l'un des représentants de la nouvelle force productive. Etant donné qu'elles contribuent de façon importante au progrès social et au développement économique du pays, il est tout à fait juste et naturel qu'elles obtiennent la compréhension et le respect de toute la société.

En plus de la création des biens sociaux, de l'augmentation des emplois, de l'élargissement des exportations et de l'accroissement des versements fiscaux, l'apparition de ces nouvelles couches sociales contribue à l'édification du système de l'économie socialiste de marché et à celle de la démocratie et de la légalité. L'émergence et le développement de celles-ci, qui reflètent le progrès social et lesquelles par leur ampleur et leur qualité représentent, dans un certain sens, la rationalité et la croissance saine de la structure économique chinoise.

Aux yeux de la Société chinoise, les nouvelles couches sociales constitue une masse qui s'isole du système existant, qui n'est pas satisfaite de son état actuel et qui s'enrichisse rapidement. C'est pourquoi on la considère souvent avec des regards plutôt complexes. Une enquête publiée récemment par l'Académie des Sciences sociales de la municipalité de Beijing montrent que la plupart des patrons d'entreprises privées donnent une appréciation plutôt conservatrice quant à leur statut personnel.

Bao Yujun a poursuivi en déclarant qu'il ne faut pas exagérer le degré de maturation des nouvelles couches sociales, car il faut reconnaître qu'elles viennent d'apparaître il y a peu de temps, que la composition de leurs membres est relativement complexe, que certains parmi eux ont grandi à l'époque traditionnelle de l'économie planifiée, alors que d'autres ont travaillé durant de longues années dans des établissement administratifs ou des entreprises d'Etat et d'autres encore qui sont revenus de l'étranger après y avoir terminés leurs études supérieures. C'est pourquoi ils sont plus ou moins influencés par l'environnement où ils se trouvaient et en portent l'empreinte et que qu'ils montrent de la complexité quant à leur conception du monde, à leur qualité culturelle et à leur sens moral. Dans la croissance saine des nouvelles couches sociales, il est nécessaire pour elles d'obtenir plus de compréhension, de soutien et de conduite de la part de la société.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Mise à jour 11.06.2007 14h29
Les huit principales particularités des nouvelles couches sociales chinoises
Lors de l'interview exclusive accordée à nos correspondants, Chen Xiqing a décrit les particularités essentielles des nouvelles couches sociales :
--Elles sont à l'origine de la désagrégation de la classe ouvrière, de la classe paysanne, de la classe des cadres et de la classe des intellectuels ;
--Une partie importante est constituée d'intellectuels ;
--Elles sont concentrées surtout dans les secteurs économiques non publics ;
--Y est regroupée la plupart des gens à revenu élevé ;
--Leur profession et leur état social revêtent un caractère instable ;
--Leurs réclamations politiques augmentent graduellement ;
--La plupart des personnalités de ces couches sociales sont non communistes ;
--Elles ont tendance à s'accroître continuellement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Mise à jour 11.06.2007 16h03
Les nouvelles couches sociales chinoises
« A l'époque précédant la réforme et l'ouverture sur l'extérieur en Chine, la structure sociale de la société chinoise est constituée principalement par deux classes (classe ouvrière et classe paysanne) et par une couche (couche intellectuelle). Par la suite avec le développement de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur, de nouvelles couches sociales ont surgis et ont commencé à attirer sur elles l'attention de toute la société. », a déclaré récemment Chen Xiqing, Chef Adjoint du Département de Travail du Front uni du Comité Central du Parti communiste chinois (PCC), lors d'une interview accordée en exclusivité à des journalistes du « Quotidien du Peuple ». Et d'ajouter que les résultats du changement du système économique fondamental, de la structure économique et de la structure industrielle de la Chine sont en train de transformer profondément la structure sociale de la Chine toute entière.

« En faisant une analyse plus soigneuse et plus profonde, on pourrait constater que ces nouvelles couches sociales sont composées principalement par des personnalités des secteurs économiques non publics et par des intellectuels de professions libérales, et qu'ils sont largement répartis dans les nouvelles organisations économiques et dans les nouvelles organisations sociales. », a poursuivi Chen en analysant : « Tout cela constitue une énorme communauté sociale, laquelle est déjà devenue, que ce soit sur le plan de son nombre ou de sa force, une puissance décisive qui occupe une position déterminante dans le développement économique et social du pays. »

Quel est le nombre exact des personnes qui composent ces nouvelles couches sociales ? Les départements des statistiques d'Etat et les autres départements concernés ont beaucoup de difficultés pour donner des chiffres justes et précis. Mais Chen Xiqing estime que le nombre des personnes des nouvelles couches sociales se chiffre actuellement à quelques 50 millions, mais si on y ajoute les employés et les travailleurs des secteurs intéressés, le nombre total pourrait atteindre à peu près 150 millions. Ces gens-là gèrent, contrôlent ou maîtrisent des capitaux dont le montant total est évalué à environ 10 billions de yuans RMB (monnaie chinoise), utilisent plus de la moitié des brevets technologiques d'invention de tout le pays, contribuent à la perception, soit directement soit indirectement, à près d'un tiers des impôts nationaux et créent chaque année plus de la moitié des nouveaux emplois.
Les personnalités des nouvelles couches sociales touchent tous les domaines et tous les secteurs d'activité de l'économie chinoise et de la vie sociale. Citons par exemple le service intermédiaire, il y a les organisations pour l'offre de service aux marchés prédominants, tels que cabinets d'avocats et cabinets de comptables agréés, il y a également les organisations de courtage qui offrent le service d'activités de transaction des différents marchés, tels que transaction marchande, marché à terme des futurs et agents immobiliers, il y a en plus un grand nombre d'associations professionnelles, de chambres de métiers et de chambres commerciales.

En ce qui concerne l'apparition et le renforcement des nouvelles couches sociales, Chen Xiqing, qui s'occupe depuis longtemps du travail du Front uni, a toujours accordé une grande attention à cette nouveauté. D'après lui, ces nouvelles couches sociales revêtent en fait un caractère pluriel. En les observant sérieusement de différents angles de vue, chacun peu avoir une opinion différente et conclure de façon différente, alors que le Parti communiste chinois, en tant que parti au pouvoir, doit les considérer sous tous les angles et de façon intégrale. Il doit à cet effet écouter patiemment et s'intéresser à leurs plaintes et à leurs réclamations, les orienter vers la participation politique en ordre et adopter les mesures appropriées susceptibles de les intégrer dans le système politique existant.
Chen Xiqing a précisé en disant que pour le moment la formation et le choix des personnalités représentatives de ces nouvelles couches sociales sont déjà inscrits dans le programme général de l'édification du contingent de personnalités représentatives non communistes et qu'un système d'appréciation est en cours d'établissement et de perfectionnement. L'objectif est de les choisir et de les former d'après le principe de priorité et d'établir graduellement un contingent de personnalités représentatives non communistes. Depuis 2000, les départements du Travail du front uni à tous les échelons ont procédé de façon profonde, par divers moyens, à des enquêtes et des études sur l'état réel des nouvelles couches sociales, et surtout sur la situation des avocats, des comptables agréés et d'autres personnalités spécialisées sociales, et ils ont pu acquérir une grande quantité de documents de première main. D'autre part, ces départements ont instauré des banques de données sur les personnalités en question en vue de former, de recommander et de procurer des emplois et des postes appropriés aux personnalités représentative des nouvelles couches sociales. A l'heure actuelle, une dizaine de personnalités spécialisées assument les charges de représentant à l'Assemblée populaire nationale (APN) ou de membre du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC). De plus, un grand nombre de personnalités spécialisées du service intermédiaire ont été recommandées par les départements du Travail du front uni et ont pu ainsi accéder aux postes d'inspecteur spécial de parquet populaire ou de vérificateurs des comptes de département de contrôle, alors que d'autres encore assument des fonctions dirigeantes au sein d'organes judiciaires.

Chen Xiqing a révélé que le Département de Travail du Front uni du Comité Central du Parti communiste chinois est en train de procéder à l'établissement d'un système d'appréciation des nouvelles couches sociales et que l'apparition de celui-ci contribuera efficacement et positivement au développement de celles-ci en fournissant d'importantes données de référence exactes et précises sur les personnalités en question et en favorisant leur appréciation.
Xuan
   Posté le 17-06-2007 à 16:45:50   

la nouvelle loi du travail


Mise à jour 13.06.2007 09h53
Droit du Travail : 'Ne pas céder à la pression'
L'organisme syndical le plus important de Chine a prévenu que le pays ne s'inclinerait pas face aux pressions exercées par des hommes d'affaire étrangers visant à édulcorer une nouvelle loi conçue pour offrir une meilleure protection à des centaines de millions de travailleurs.

Le vote de la loi est attendu pour ce mois-ci.

Le gouvernement a reçu plus de 200 000 commentaires publics au sujet du projet de loi, certains suggérant que les hommes d'affaires étrangers auront peut-être tendance à déplacer la production dans un autre pays à cause de la loi proposée "trop stricte", qui entraînera une augmentation des coûts de fonctionnement.

Cependant, Xie Liangmin, un haut fonctionnaire du département juridique de la Fédération des Syndicats de Chine, a déclaré que le projet actuel a réussi à protéger les droits des travailleurs avec ce projet de loi.
"Nous ne nous soumettrons à aucune pression en ce qui concerne la protection des droits et intérêts des travailleurs chinois", a dit Xie.

"Nous accueillerons bien les compagnies étrangères qui respectent la loi chinoise et qui prennent soin de leurs travailleurs. Ceux qui comptent sur la main d'?uvre bon marché et faire de gros profits en violant les droits des travailleurs seront enfin évincés."

Le projet de loi exige de tous les employeurs de se soumettre aux règles des lieux de travail proposés lors des discussions au Congrès des travailleurs ? au sujet de la paie, répartition du travail, assurance, sécurité, vacances et formation.

Les employés et syndicats décideront alors conjointement des accords des lieux de travail.

La loi proposée stipule également que les syndicats ont le droit de signer des contrats collectifs avec les employeurs au nom des travailleurs.

Cela découragera les contrats à durée déterminée à travers diverses mesures, et nécessitera que des indemnités doivent être payées si un contrat à durée déterminée expire et n'est pas renouvelé.

"La nouvelle loi n'est pas conçue pour remplacer le Droit actuel du Travail, il essaie de standardiser de façon plus profonde un Droit du Travail en faveur des employés", a dit Xie.

"Elle offrira une base solide légale pour les syndicats dans la protection des droits des travailleurs ou pour régler les conflits au travail".

La chambre de commerce de l'Union Européenne de Chine et la Chambre de Commerce des Etats-Unis de Shanghai ont rendu quelques propositions à l'Assemblée Nationale Populaire, le pouvoir législatif chinois ou assemblée, au sujet des modifications proposées au Droit du Travail.

Dans un journal engagé publié en avril, AmCham de Shanghai a déclaré qu'il n'a jamais exercé de pression sur le projet de loi, ajoutant que "la plupart des dispositions dans la proposition de loi réitère simplement la loi existante. Le problème est cependant non pas un manque de loi, mais plutôt d'application des obligations déjà existantes".
En décembre dernier, la Chambre de commerce de l'Union Européenne de Chine a indiqué qu'elle approuvait l'initiative destinée à améliorer les conditions de travail, mais s'inquiète que les niveaux actuels de conformité et de mise en oeuvre de la législation en vigueur soient inadéquates".

Cependant, dans un lettre destinée à l'Assemblée Populaire Nationale, Serge Janssens de Varebeke, président de la Chambre de l'Union Européenne ? a prévenu que des réglementations "strictes" pourraient amener des compagnies étrangères à soit reconsidérer leur nouveaux investissements soit continuer leurs activités en Chine, à cause des éventuels augmentations des coûts de production.

Le Bureau de l'Organisation Internationale du Travail de Pékin, qui a fournit des conseils techniques sur certaines dispositions du projet, a fait savoir qu'elle "doutait de la réalité de telles menaces", et qu'elle ne trouvait pas le projet de loi "exagérément protectionniste".

"Nous doutons que la loi dans sa forme actuelle garantissent d'appliquer des mesures si drastiques étant donné que de nombreux pays possèdent les mêmes dispositions, a constaté Constance Thomas, directeur du Bureau International du Travail (BIT) Chine et Mongolie.

"La Chine restera une place attractive pour les investissements, et les travailleurs jouiront d'une meilleur protection envers l'exploitation". Souterrains
Elle a souligné le besoin en matière d'information au sujet de la loi, et le fait qu'elle devrait être correctement appliquée à travers "l'encouragement" et sa "mise en application".

Zhu Bin, un autre fonctionnaire de la Fédération des Syndicats de Chine, a fait valoir le mois dernier que Change to Win, un des deux plus grands syndicats nationaux états-uniens, exprimait son soutien intégral envers la position du syndicat chinois dans la protection des droits des travailleurs.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Finimore
   Posté le 16-07-2007 à 09:48:54   

Lu sur le site du PTB

"Débat · Syndicats et droit du travail en chine

Tensions entre ouvriers chinois et multinationales
« Une législation du travail et un syndicat ? En Chine ? Tu rigoles ? », m’a dit un ami. Etat des lieux.



Une usine de la multinationale chimique allemade Degussa à Changchun, dans le Nord-Est de la Chine. La nouvelle loi du travail sera un sujet de tensions entre travailleurs chinois et entreprises étrangères. (Photo Degussa)

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Jeudi 21 juin, la « Platform Chinaworks » et le « Brussels China Forum » ont organisé une journée d’étude avec des orateurs qui ne sont pas passés inaperçus. Dont le Pr Chang Kai (un des auteurs de la nouvelle législation chinoise sur le travail), le professeur en droit du travail Marc Rigaux (Belgique) et divers représentants de la FGTB et de la CSC.

D’après le Pr Chang Kai, la nouvelle loi, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2008, apportera une amélioration sensible des conditions de travail. Ces dernières années, l’économie chinoise a connu une énorme croissance, entre autres grâce aux nombreux investissements des multinationales étrangères. La hausse de la prospérité a toutefois été accompagnée d’une hausse du nombre de conflits sociaux entre employeurs et travailleurs. Confrontées à cette nouvelle situation, les autorités chinoises se sont vues obligées de prendre des mesures. En 1994, une première loi sur le travail avait vu le jour, limitée et calquée sur les modèles européens.

Le syndicat chinois (ACFTU) va devoir s’adapter à la nouvelle situation. Dans le passé, la présence syndicale dans les entreprises chinoises de l’État allait de soi. Aujourd’hui, le syndicat doit conquérir lui-même sa place dans les multinationales et les entreprises privées. Le nombre de conflits du travail augmente pour l’instant de 30 % chaque année. De même, l’augmentation des grèves sauvages montre bien à l’ACFTU qu’il va devoir adapter son fonctionnement à la nouvelle situation.

Le Pr Chang Kai a insisté sur le fait que la nouvelle loi provoquera des changements profonds dans les relations de travail en Chine. Un grand problème que la loi entend aborder, c’est le faible pourcentage de contrats dans les PME (moins de 20 %). En outre, il va être possible pour les syndicats de conclure des CCT (convention collective de travail), également au niveau sectoriel. En cas de licenciement, les travailleurs ont également droit à un salaire mensuel complet par année d’ancienneté au sein de l’entreprise. Après deux contrats successifs à durée déterminée, ils doivent recevoir un contrat à durée indéterminée.

La rédaction de la nouvelle loi sur le travail suscite déjà bien des remous. La Chambre de commerce américaine de Shanghai a même menacé d’annuler plusieurs investissements si elle était approuvée. Une première version de la loi a également connu plus de 200 000 amendements proposés par des représentants aussi bien des travailleurs que des employeurs. Finalement, le 29 juin, soit quelques jours après la journée d’étude, la quatrième version de la loi a été approuvée. D’après le Pr Chang Kai, cette version est plus avantageuse encore pour les travailleurs que les versions précédentes.

Voter une loi c'est une chose, l'appliquer en est une autre

Il reste naturellement d’importantes questions sur l’entrée en vigueur de ces mesures : voter une loi est une chose, la faire appliquer dans un pays aussi immense que la Chine en est une autre. Il va de soi qu’ici, le syndicat chinois doit jouer un rôle important. Le Pr Jude Howell (GB) a insisté sur le fait que l’ACFTU doit redéfinir en partie son rôle de médiateur entre le gouvernement chinois et les travailleurs, et se muer en défenseur des droits syndicaux face aux entrepreneurs privés.

Carlos Polenus1, de la Confédération syndicale internationale (CSI), a confirmé que celle-ci doit corriger son attitude à l’égard de la Chine. Entre autres, en se départant d’un mode de pensée hérité de la guerre froide, en ne considérant plus la Chine en tant que bloc monolithique, et en nouant des contacts avec les forces de gauche de l’ACFTU. Et aussi parce que, avec ses 160 millions de membres, le syndicat chinois est plus grand que la CSI.

Ferre Wyckmans, de la CSC, a encore insisté pour dire que cette collaboration doit se faire dans les deux sens, et il espère que l’ACFTU prendra lui aussi ses responsabilités.

Et Eddy Van Lancker (FGTB) d’ajouter que, pour pouvoir faire appliquer la nouvelle loi, le syndicat n’aura pas qu’à créer les rapports de forces adéquats au sein des entreprises. Il va également avoir besoin de tout un appareil d’experts juridiques et d’universitaires comme le Pr Chang Kai pour assister les travailleurs en paroles et en actes.

Mark Kennes



1 Carlos Polenus, ancien vice-président du Setca (employés FGTB)



Pour un rapport complet de la journée d’étude, voir www.chinaworks.be
Xuan
   Posté le 18-07-2007 à 23:03:51   

salaires et hausse des prix


L'augmentation des prix fait actuellement l'objet de plusieurs articles et commentaires en Chine et entre en conflit avec l'objectif de la RPC d'augmenter la consommation intérieure.
Ces commentaires soulèvent également les questions de la loi de l'économie de marché et de l'atout des bas salaires.

Mise à jour 18.07.2007 10h57
Enquête sur la hausse des prix d'aliments
Selon une récente enquête menée auprès de 2 538 personnes de 29 provinces chinoises, la hausse des prix d'aliments avait un impact négatif général sur la vie de la population.

L'enquête a été conjointement effectuée par China Youth Daily et Qtick com. Environ 90,9% des personnes interrogées estimaient que la vie a été affectée. 78% ont déclaré que la hausse des prix avait une influence négative sur leur habitude de consommation.

En raison de la majoration des prix d'aliments, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté à 3,4% en mai, la hausse la plus importante de ces deux dernières années. Cependant, l'IPC, qui demeurait au-dessus de 3% pendant trois mois consécutifs précédant le mois de mai, a déjà dépassé la cote d'alerte de la Banque centrale.

Les consommateurs ordinaires ne se sentaient pas, peut-être, trop concernés par l'IPC et la cote d'alerte, mais ils ressentent certainement des produits plus chers dans les marchés locaux.

Selon les statistiques du ministère du Commerce, le prix de gros du porc est de 18,57 yuans (2,45 dollars) par kilo en juillet dans 36 villes du pays, soit une hausse de près de 30% par rapport à 14,25 yuans du 11 mai. Le prix moyen de détail du porc non gras a dépassé 22 yuans par kilo ( environ 3 dollars).

A Beijing, le prix des œufs a augmenté jusqu'à 9 yuans par kilo la semaine dernière, soit 25% plus cher qu'il y a quelques mois. L'huile comestible de marque « Jinlongyu » coûte 49,9 yuans la bouteille (2,5 kilo), soit 8% de plus qu'il y a quelques mois.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Mise à jour 18.07.2007 11h01
Mesure du gouvernement de Lanzhou face à la hausse de prix
Le gouvernement adoptera bientôt des mesures permettant de diminuer les prix d'aliment en hausse et leur impact sur la vie des habitants à faible revenu, a dit un officiel du département de fixation de prix de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme (CEDR) la semaine dernière.

Le 3 juillet, le gouvernement municipal de Lanzhou a établi une règle selon laquelle un bol de nouilles au bœuf tout préparé ne devrait pas dépasser 2,50 yuans (un dollar = 7,56 yuans), dans sa tentative de minimiser les effets de la hausse des prix d'aliments sur la vie de la population.

En critiquant le gouvernement local, ce département et le média ont estimé qu'une pareille règle établie par les autorités de Lanzhou n'a pas respecté la loi de l'économie de marché.

Cependant, 81,9% des personnes interrogées ont soutenu la décision du gouvernement de Lanzhou visant à empêcher la nouvelle hausse du prix de nouilles au bœuf, une mesure favorablement accueillie par les gens à faible revenu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Mise à jour 14.05.2007 15h33
Les entreprises chinoises exhortées à augmenter les salaires des travailleurs
Pas d'augmentation de salaire pour les travailleurs, pas d'augmentation pour les directeurs.


C'est ce qu'indiquent les nouvelles directives salariales publiées par le bureau de la sécurité sociale et du travail de la municipalité de Shanghai.

Les compagnies qui payent leurs employés deux fois la moyenne salariale de la ville de Shanghai devraient augmenter leurs salaires de 3 pour cent, suggèrent les directives. L'augmentation peut être de 9 pour cent pour ceux qui sont dans la moyenne municipale.

Une augmentation de 12 pour cent est fortement suggérée pour les employés qui n'ont pas reçu d'incrément depuis des années et qui ne touchent seulement que la moitié de la moyenne municipale.

Les entreprises en ralentissement se sont vues demander de supporter une hausse des 3 pour cent standards minimum. La moyenne salariale municipale était de 2 464 yuans l'année dernière.

Les directives mettent l'accentuation sur des salaires justes à tous les différents niveaux, et indiquent que les compagnies devraient garder des différences salariales entre les directeurs et travailleurs à un niveau raisonnable.

Les travailleurs qui n'ont pas eu d'augmentation de salaire ou qui ont reçu de faibles augmentations salariales depuis plus de deux ans devraient recevoir une importante hausse de salaire selon ces directives.

Les employés insatisfaits avec leur salaire ont le droit de choisir des représentants et syndicats pour discuter de ces problèmes avec leurs employeurs. Les employeurs d'un autre côté n'ont pas le droit de rejeter de demande de revalorisation salariale sans bonne raison, d'après une directive du Ministère de la Sécurité du Travail et Sociale.

Un sondage sur 250 entreprises de la ville a mis en évidence que plus de la moitié de leurs travailleurs manuels n'ont pas reçu d'augmentation depuis au moins trois ans. Certains n'ont pas connu de revalorisation depuis 6 ans.

La situation dans certaines Entreprises d'Etat (State-Owned Enterprises - SOEs) est bien pire. Une enquête sur 1000 travailleurs d'une centaine de SOEs a fait ressortir que 42,5 pour cent d'entre eux n'ont pas été augmentés depuis 2002, alors que le salaire moyen du sommet hiérarchique des équipes directoriales de 142 entreprises enregistrées à Shanghai était de 405 3000 yuans, en excluant leurs revenus additionnels provenant de leur actionnariat.

Lors d'une conférence sur les problèmes de sécurité sociale le 8 mai, les fonctionnaires du gouvernement ont annoncé que beaucoup d'entreprises en bonne santé économique ont uniquement augmenté les salaires de leur directeur, ce qui accentue les écarts de revenus entre les directeurs et les employés.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Mise à jour 18.07.2007 14h41
Une augmentation des salaires progressive et régulière bonne pour la croissance
Une croissance des salaires régulière et progressive aiguisera la compétitivité des compagnies et accélèrera la croissance économique, a déclaré un haut fonctionnaire hier 17 juillet 2007.

"Un coût du travail bas a longtemps été l’avantage économique de notre pays", a expliqué Qiu Xiaoping, Directeur Général du Département du Travail et du salaire au Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale dans un web-cast du site web du gouvernement (www.gov.cn).

"Cependant, si le niveau de salaire moyen reste bas ou augmente seulement un peu sur une longue période, l’économie sera à long terme endommagée par le fossé croissant entre les revenus, ce qui étouffera la consommation et mènera a un grand surplus commercial", a –t-il fait savoir.

Qiu Xiaoping a dit que sur le long terme, en donnant des salaires décents aux employés, les compagnies profiteront des avancées technologiques et d’une plus grande compétitivité.

Qiu a exprimé ses inquiétudes concernant les différences de salaires à travers les différentes parties du pays et à l’intérieur des différentes industries, ceci malgré les dernières statistiques suggérant que les salaires annuels moyens avaient augmenté.

Il a confié que les statistiques qui indiquaient une rapide croissance salariale peuvent induire en erreur puisqu’ils cachent le fait que certains groupes à bas revenus n’ont pas bénéficié de telles augmentations voire même ont vu leurs salaires diminuer.

D’après le Bureau des Statistiques de Beijing (Pékin), le salaire moyen annuel brut des travailleurs Pékinois s’élevaient en 2006 à 36 097 yuans (environ 4 770 $US).

Cependant, environ 61 pour cent des travailleurs gagnent en réalité moins que ça.

Les statistiques montrent également que les travailleurs dans les secteurs de la sécurité, banque, services légaux, transport maritime, aviation civile, pétrole et gaz naturel recevaient les salaires les plus importants (100 000 yuans et plus) alors que ceux de l’industrie du vêtement et du textile ont touché un salaire moyen de 16 000 yuans seulement.

Qiu a expliqué que l’année dernière, les gouvernements locaux ont présenté à travers le pays de nouvelles réglementations sur les salaires moyens minimums afin de booster les salaires les plus bas du pays.
Vingt-neuf des 31 provinces, municipalités et régions autonomes de Chine continentale ont rehaussé leurs salaires minimums de 30 pour cent en moyenne.

A Shenzhen, dans la province du Guangdong dans le Sud de la Chine, le salaire minimum a été rehaussé à 810 yuans, le plus fort du pays.

Qiu a dit que tant que les termes des réglementations sur les salaires minimums étaient satisfaits, tout comme dans n’importe quel pays, les compagnies étaient libres de créer leurs propres grilles des salaires.

Cependant, le nouveau Droit des Contrats du Travail stipule que tous les problèmes concernant les intérêts directs des travailleurs, y compris la paie et les quotas de travail, devraient être décidés à travers la consultation entre les travailleurs la direction.

Qiu confesse que l’augmentation du coût du logement, des services médicaux et de l’éducation ces dernières années a mis une pression supplémentaire sur les finances des familles et a annulé les augmentations salariales dans une certaine mesure.

D’après le Bureau National des Statistiques, le salaire moyen national a connu une croissance à deux chiffres sur les quatre dernières années, plus rapide que la croissance du PIB sur la même période.

Xia Yeliang, professeur en économie à l’Université de Pékin, a dit qu’une augmentation des salaires stimule la consommation des groupes à bas revenus beaucoup plus que celle des groupes à hauts revenus, qui dynamisent efficacement le marché et promeuvent la croissance économique.

Liu Bingquan, chercheur à l’Institut d’Etude du Travail à Beijing, a fait valoir que garantir une croissance progressive des salaires devrait être une politique élémentaire dans une période de transformation économique comme la Chine connaît actuellement.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

gorki
   Posté le 16-08-2007 à 21:57:05   

Une fois n’est pas coutume je vais « m’associer » à la meute (Non je déconne)
Information trotskiste (sous réserve de vérification)

De Cheng Lizhi, chinaworker.info

Chine: Grève des travailleurs contre le géant français du ciment Lafarge
Wed, 18 Jul 2007.


La ville en grève est isolée par la police et le gouvernement : nous avons besoin d’un soutien international à ces travailleurs ! Cheng Lizhi, chinaworker.info

Plus de 3000 travailleurs du ciment de la ville d’Erlangmaio, près de Jiangyou, dans la province centrale de Sichuan en Chine, mènent une grève depuis plus de deux semaines suite au rachat de leur entreprise par la multinationale Lafarge. La grève commença le 28 juin chez le fabricant de ciment Sichuan Shuangma Investment Group, une entreprise cotée en bourse. Le 12 juillet,, cette grève continuait toujours. C’est déjà une longue grève pour la Chine, étant donné le niveau de répression et les attaques que subissent les travailleurs pour s’être levés pour leurs droits. En mai cette année, Shuangma a été rachetée par le premier producteur mondial de matériaux de construction, Lafarge, dans un contrat de plus de 300 millions de RMB*. Le contrat a été approuvé par le gouvernement central de Pékin comme faisant partie de la vague de fusions et de rachats par des compagnies étrangères dans le secteur du ciment. Afin de procéder à des licenciements exigés, la direction du groupe Shuangma donna à chaque travailleur une indemnité de 1 380 RMB par année passée dans l’entreprise. En contrepartie, les travailleurs perdraient leurs droits naturels aux pensions, sécurité sociale et assurance médicale, même s’ils travaillaient dans cette ancienne entreprise d’état depuis plus de 20 ans. Ces conditions auraient été exigées au préalable par Lafarge pour le rachat. Ses opérations en Chine sont conduites à travers un joint-venture en association avec Shui On Group, basé à Hong Kong. Le joint-venture Lafarge-Shui On dirigeait déjà 20 usines en Chine, employant 10 000 travailleurs, avant le rachat de Shuangma. C’est le plus gros producteur de ciment en Chine du sud ouest. . . . .

http://www.chinaworker.org/en/content/news/237/
Xuan
   Posté le 17-12-2007 à 20:53:16   

La nouvelle loi sur le Contrat de Travail rencontre des oppositions


Ci- dessous plusieurs articles extraits de la presse chinoise en ligne, ainsi qu'un article provenant d'une officine bourgeoise (l'auteur est farouchement anti communiste).


La future loi sur le contrat de travail soutenue par les syndicats chinois

La Fédération des syndicats de Chine favorisera l'application de la nouvelle loi chinoise sur le contrat de travail, qui sera mise en application dès le 1er janvier 2008 et qui protégera davantage les intérêts des travailleurs.
Le directeur du secrétariat de la Fédération, Zhang Mingqi, a assuré le 2 juillet que la Fédération organisera discours, formations et compétitions, afin de promouvoir les connaissances du public sur la loi.
Cette loi sur le contrat de travail, après une précédente sur le travail, vise à protéger les droits des travailleurs, en fixant précisément les devoirs des employeurs et les termes du contrat.

[Source: CRI Mise à jour 03.07.2007 09h01]


Des articles nécessaires ajoutés au contrat de travail

La Loi sur le contrat de travail qui vient d'être adopté par vote par le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) a fait l'objet d'un rajout de plusieurs articles nécessaires sur le lieu de travail, sur le temps de travail, sur le repos, sur le congé, sur la sécurité sociale, sur la protection contre les nuisances professionnelles, ...etc.
Un responsable du Ministère chinois du Travail et de la Sécurité sociale a expliqué le 1er juillet que le rajout de l'article sur le lieu de travail est nécessaire compte tenu qu'il est possible que le lieu de travail des travailleurs n'est pas le même que celui où habite l'employeur, c'est pourquoi il faut le préciser explicitement lors de la signature du contrat de travail ; quant au rajout de l'article sur le temps de travail ainsi que sur le repos et le congé, c'est que sur la base des prescriptions légales, il faut indiquer en termes explicites le temps les heures de travail imposées à un travailleur ainsi que les heures de repos et les congés dont il a le droit de jouir.
Il est également rajouté au contrat en question un article sur la sécurité sociale, cela est nécessaire pour que l'employeur et le travailleur aient chacun une idée précise de son droit et de son obligation quant à la sécurité sociale.
Pour atténuer l'effet de la réduction du personnel sur le travailleur concernée par celle-ci, la Loi sur le contrat de travail qui vient d'être approuvé par vote par le Comité permanent de l'APN a ajouté une disposition, laquelle stipule la responsabilité sociale de l'employeur envers les travailleurs qui se trouvent involontairement privés d'emplois.
Le responsable susmentionné a indiqué que comparé à la Loi sur le travail, la Loi sur le contrat de travail prescrit en plus que dans le cas de réduction du personnel, il faut garder et retenir en priorité les effectifs suivants : ceux qui ont conclu avec l'employeur un contrat de travail à durée fixe relativement longue ; ceux qui ont signé avec l'employeur un contrat de travail sans durée fixe ; ceux dont la famille ne compte pas d'autres travailleurs ; ceux qui ont à leur charge des personnes âgées ayant besoin d'être entretenues ou des enfants mineurs.
La Loi en question stipule en outre qu'en cas où l'employeur réembauche du personnel dans les six mois, il est obligé d'en informer ceux qu'il avait auparavant privé d'emplois et de les rengager en premiers dans le cas où les conditions sont les mêmes.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne Mise à jour 03.07.2007 14h07]

Beijing : sept types de travailleurs ne peuvent être licenciés
Un responsable du Syndicat général de la Municipalité de Beijing a déclaré explicitement le 12 décembre que le licenciement à caractère économique doit être effectuée d'après la procédure légale et qu'il faudra dans ce cas-là avertir trente jours en avance le syndicat et l'ensemble des employés et des travailleurs et leur donner une explication valable, et il faut en plus solliciter et tenir compte des avis du syndicat et de ces derniers et faire les modifications nécessaires, alors que la réduction du personnel ne peut être appliquée qu'après l'approbation des départements de la protection du travail, rapporte le quotidien « Beijing Daily ».
Le responsable susmentionné a précisé que sept types de travailleurs ne peuvent être licenciés : ceux qui n'ont plus la capacité de travailler, partiellement ou entièrement, en raison de maladies professionnelles ou de blessures dues au travail ; ceux qui ont attrapé une maladie ou qui sont blessés non par le travail mais en phase de soins médicaux déterminés ; les travailleuses en période de maternité, d'accouchement ou d'allaitement ; les travailleurs âgés de moins de 50 ans et les travailleuses âgées de moins de 45 ans ; les travailleurs handicapés ; pour un couple d'époux et d'épouse qui travaillent dans la même entreprise, seul un des conjoints peut être licencié ; les autres travailleurs dont les lois et règlements concernés interdisent le licenciement.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne Mise à jour 14.12.2007 13h48]

Difficultés d’application de la nouvelle législation sur le travail

(14 décembre 2007) • François Danjou (scribouillard de « géopolasie » dirigé par le général Eyraud)
La nouvelle loi du travail qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2008 et dont l’un des buts est de réduire le travail temporaire, le plus souvent sous-payé, rencontre déjà de graves obstacles érigés non seulement par les entreprises étrangères, mais également par les entreprises chinoises, y compris celles encore directement liées à l’Etat. Toutes craignent de voir fondre les avantages d’une main d’oeuvre flexible et sans couverture légale.
La nouvelle législation prévoit en effet que les employés travaillant depuis plus de 10 ans dans une société et ceux ayant déjà été embauchés deux fois pour une durée déterminée par la même société devraient désormais bénéficier d’un contrat à durée indéterminée. Ces dispositions diminueront considérablement la flexibilité de la main d’oeuvre. C’est précisément ce que les chefs d’entreprises redoutent.
Pour y échapper certains d’entre eux n’ont pas hésité à licencier un nombre important de leurs employés, avant d’en réengager certains, parfois au prix d’importantes indemnités. En juillet le groupe coréen LG a remercié 11% de ses employés ; en août c’est la chaîne de télévision d’Etat CCTV qui a licencié 20% de ses salariés (1800 personnes), suivie en octobre par la centrale d’achats Wal-Mart de Shanghai (110 licenciements). Mais dans ce domaine le record revient au géant chinois des télécom Huawei qui, en octobre, à réussi à persuader 7000 de ses employés appartenant tous au groupe depuis 8 années de démissionner pour signer un nouveau contrat avant les 10 années fatidiques. Il est vrai que, pour parvenir à ses fins, le groupe n’a pas hésité à mettre sur la table de coquettes indemnités pour un montant total de 100 millions d’euros.
De toute évidence, les chefs d’entreprise, qui n’ont pas participé à l’élaboration de la loi, n’ont pas l’intention de l’appliquer, tout en espérant la faire amender. Les licenciements massifs suivis pour certains d’un réembauchage, étant un moyen de gagner du temps.


Le Syndicat national demande l'arrêt des actions contre la nouvelle loi sur le contrat du travail
Liu Jichen, directeur du Service juridique du Syndicat national, a rappelé le 5 décembre, que tous les échelons syndicaux devaient veiller à mettre fin aux actions contre la « Loi sur le contrat du travail ».
Lors d'une conférence de presse, Liu Jichen a confirmé que la « Loi sur le contrat du travail » entrerait en vigueur depuis le 1er janvier 2008. Il a demandé aux syndicats d'organiser des formations afin que les employés puissent défendre leurs droits.
Il a exigé, par ailleurs, que les syndicats fassent office de médiateurs pour la signature des contrats. Les syndicats devront surveiller la bonne exécution de ces contrats, dénoncer les actions portant atteinte à la nouvelle loi et s'allier au gouvernement pour les punir.

[Source: CRI Mise à jour 06.12.2007 08h52]
Xuan
   Posté le 29-12-2007 à 00:00:26   

Cet article montre de manière assez précise les manoeuvres des capitalistes pour détourner la mise en oeuvre du nouveau contrat de travail.
On ne sera pas surpris de voir Carrefour ainsi épinglé par le Quotidien du Peuple.

Mise à jour 26.12.2007 15h04
Un geste de Carrefour allant à l'encontre de la Loi chinoise sur le contrat de travail

Les quelques 40.000 employés de Carrefour de toute la Chine sont tenus, exceptés ceux qui ont signé le contrat de travail sans délai fixé, de signer avec la Société avant le 28 décembre un nouveau contrat de travail d'une durée de deux ans, quelque soit leur ancienneté ou bien si la durée de leur contrat expire ou non, rapporte le quotidien « Labor » qui indique que son correspondant a obtenu cette information le 25 courant auprès du siège en Chine de Carrefour.
Un responsable concerné de Carrefour China a déclaré que cette façon de faire n'a aucun lien direct avec la prochaine application de la « Loi sur le contrat de travail » et qu'elle est « un acte de fonctionnement commercial personnel » de la Société ».
Chen Bo, Directeur des informations médiatiques nationales de Carrefour, a accordé une interview au cours de laquelle il soutient que la décision prise par Carrefour China de renouveler la conclusion de contrat de travail est due à ce que les anciens contrats signés avec les employés comportent certains articles qui ne sont pas conformes à des prescriptions de la Loi sur le contrat de travail qui va être appliqué et entré en vigueur et c'est pourquoi il est nécessaire pour Carrefour de réviser ses contrats de travail existants. En ce qui concerne quels sont les articles à modifier, il a refusé d'en parler en invoquant « le secret commercial ».

Un spécialiste en matière juridique du syndicat général municipal pense que ce geste de Carrefour juste avant l'application de la nouvelle Loi c'est tout simplement de saisir une dernière occasion de signer avec ses employés un contrat de travail à délai fixe avant de signer avec eux le contrat exigé par ladite Loi. Cette manière de mettre tout le monde en branle pour renouveler les contrats suscite non seulement supposition, inquiétude et mécontentement de la part des employés dont le degré de confiance envers la société s'amenuise, mais en plus elle pourrait agir de façon négative sur le fonctionnement normal de l'entreprise.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 26-02-2008 à 00:15:05   

"un gouvernement de service"


Deux extraits de la presse en ligne sur cette orientation récente du PCC :

Le secrétaire général du CC du PCC Hu Jintao : il faut construire un gouvernement de service
"Le secrétaire général du CC du PCC Hu Jintao a indiqué le 23 février à Beijing qu'il faut construire un gouvernement de service public dans le but de faire progresser le développement scientifique, promouvoir l'harmonie sociale et mieux faire bénéficier les fruits de développement aux populations.
Lors d'une étude collective menée par le bureau politique du CC du PCC et présidée par lui, Hu Jintao a fait remarquer que la construction d'un gouvernement de service a pour but fondamental d'élever son niveau de service au développement économique et social et au peuple, de faire avancer la transformation des attributions gouvernementales, d'améliorer la gestion sociale et le service public en vue d'assurer et d'améliorer le bien-être du peuple.
Hu Jintao a souligné que le personnel des gouvernements aux divers échelons doit retenir profondément en mémoire l'objectif de servir le peuple de tout coeur, de changer le style de travail et d'être pragmatiques et intègres."

Source: CRI


Le président chinois appelle à améliorer le service public dans le travail du gouvernement
BEIJING, 23 février (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao, aussi secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a demandé au gouvernement de fournir un meilleur service public au peuple chinois.
Lors d'une assemblée du Bureau politique du Comité central du PCC, Hu a dit que l'édification d'un gouvernement orienté vers le service public était la clé de l'harmonie sociale et de la réforme au sein du gouvernement.
Il a ordonné aux fonctionnaires à tous les niveaux de se consacrer au développement "pour le peuple, au nom du peuple et dans l'intérêt général du peuple".
"Le gouvernement doit permettre à chacun d'avoir accès à l'éducation, d'obtenir une rétribution pour le travail fourni, de bénéficier de soins médicaux, de l'assurance-vieillesse et de disposer d'un logement décent", a-t-il souligné.
Il a dit que la clé de l'édification d'un gouvernement de service public est d'améliorer les conditions de vie du peuple et d'établir un système d'aide sociale qui assure une couverture égale à tous les Chinois.
Il a dit que le gouvernement investirait davantage dans le secteur du service public à l'avenir et tiendrait compte des résultats des fonctionnaires dans la promotion des services publics pour évaluer leur travail.
Il a appelé tous les fonctionnaires à adopter des "valeurs correctes"et à se dévouer entièrement au peuple.
Finimore
   Posté le 29-03-2008 à 08:09:02   

A noter que le n°78 -2007- d'Etudes Marxistes est dispo en ligne sur
http://www.marx.be/FR/cgi/emall.php?action=get_doc&id=76&doc=551


Table des matières
Introduction, le socialisme à la chinoise
Herwig Lerouge
Le développement du socialisme en Chine
Peter Franssen
1. De la féodalité à la révolution
La force et le déclin de la féodalité bureaucratique
La soumission de la Chine
Un redoublement d'intensité
2. 1949-1976 : la première période de mise en place du socialisme
La révolution bourgeoise-démocratique
La fin précoce de la politique de socialisation à long terme
Des équipes d'entraide aux coopératives
Le Grand bond en avant
La démocratie interne dans un triste état
La Révolution culturelle
3. Les réformes
Zones d'ombre et goulets d'étranglement
Les conditions du socialisme économique
L'émancipation de l'esprit
La réforme de l'agriculture
La réforme de l'industrie
Le poids du secteur d'Etat .
Les multinationales capitalistes vont et viennent
4. Les réalisations et les problèmes
Une économie toujours faible
Les problèmes dans les zones rurales
Que faire ?
Les syndicats et les droits syndicaux
Le Parti communiste


Edité le 29-03-2008 à 08:10:40 par Finimore


Xuan
   Posté le 11-04-2008 à 23:32:40   

Reuters - Vendredi 11 avril, 13h08

PEKIN (Reuters) - Chen Liangyu, ancien chef de file du Parti communiste chinois à Shanghai, a été condamné à dix-huit ans de prison pour corruption, confirme son avocat.

Le verdict a été rendu par la Cour intermédiaire du peuple n°2 de Tianjin, ville-portuaire du nord de la Chine, qui a jugé l'ancien patron du parti à Shanghai coupable d'avoir accepté des commissions occultes et d'avoir commis des abus de pouvoir, annonçait plus tôt le magazine Caijing sur son site internet.
Chen, détenu depuis 2006, a dix jours pour faire appel.
L'ancien patron du PC à Shanghai, 61 ans, a été impliqué dans un scandale de détournement de fonds de la sécurité sociale, scandale dans lequel une dizaine de hauts responsables et hommes d'affaires sont également inquiétés.
L'affaire a éclaté en 2006 et porte sur le détournement de plus de 30 milliards de yuans (4,3 milliards de dollars) des caisses destinées au financement de la sécurité sociale de la ville.

Considéré naguère comme un proche de l'ancien président Jiang Zemin, Chen, qui ne siège plus au bureau politique du Parti, est le plus haut responsable chinois condamné à la prison pour des faits de corruption depuis dix ans. En 1998, l'ancien patron du PCC à Pékin, Chen Xitong, avait été condamné à seize ans de prison pour des faits similaires.

Le tribunal de Tianjin a également ordonné la confiscation de 300.000 yuans (43.000 dollars) sur les comptes personnels de Chen Liangyu, précise l'agence de presse Chine nouvelle.
Selon les médias chinois, il aurait en outre enrichi des proches en leur attribuant des permis de construire à des fins commerciales et en assurant leur promotion en échange de rétrocommissions occultes pendant ses vingt années de présence à différents postes de pouvoir à Shanghai.


Guo Shipeng, version française Henri-Pierre André
Xuan
   Posté le 15-05-2008 à 23:32:30   

tremblement de terre au Sichuan



Mise à jour 15.05.2008 08h24
Le PCC réitère que la première priorité va au sauvetage des vies

Le sauvetage des vies doit être considéré comme la première priorité pendant les secours à la suite du séisme qui a déjà fait à peu près 15 000 morts, a demandé une réunion de haut niveau du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) mercredi.

La réunion du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, présidé par le secrétaire général du Comité central du PCC et président Hu Jintao, a appelé plus de militaires, de policiers armés, de paramilitaires, et de personnel médical à se dépêcher vers les régions touchées par le séisme.

La réunion a exigé de divers départements du gouvernement qu'ils prennent des mesures pour fournir des logements appropriés aux survivants, assurant qu'ils sont bien nourris, habillés et logés.

"De l'attention doit être portée au maintien de la stabilité sociale", a souligné la réunion.

Elle a aussi mis l'accent sur la reprise des transports, de l'électricité, des communications ainsi que de l'approvisionnement en eau le plus vite possible.[/i]

Source: xinhua


Le premier ministre chinois ordonne le déploiement de 90 hélicoptères supplémentaires pour les secours

Le Premier ministre Wen Jiabao a ordonné aux forces armées et au département de l'aviation civile de déployer 90 hélicoptères supplémentaires pour une mission de sauvetage dans la province du Sichuan frappée par la province.

La décision a été prise lors de la réunion au quartier général des opération de sauvetage pour le séisme organisée dans la soirée du mercredi 14 mai dans le train qui se rendait de la capitale provinciale du Sichuan Chengdu à la ville de Guangyuan située à environ 200 kilomètres.

L'armée chinoise déploiera 60 hélicoptères supplémentaires et 30 autres seront fournis par l'industrie de l'aviation civile, d'après le QG des secours supervisé par Wen Jiabao lui-même.

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 degrés sur l'échelle de Richter a frappé le comté du sud-ouest de la province du Sichuan l'après-midi du lundi 12 mai, tuant à peu près 15 000 personnes pour l'instant à travers le pays.

Depuis que les missions de sauvetage ont commencé lundi, 20 hélicoptères ont été dispatchés dans les zones frappées par le séisme en reconnaissance, pour parachuter de la nourriture et de l'eau, pour transporter les personnes blessées et pour déposer les secouristes.

Le Premier ministre Wen Jiabao a pressé les équipes de sauvetage à sauver la vie des gens, la priorité des secours plus de 50 heures après le tremblement de terre.

"Nous devons utiliser toutes nos forces pour sauver les vies à n'importe quel prix. La vie est la chose la plus précieuse, nous devons être à la disposition du peuple et de l'histoire", a dit Wen Jiabao.

Quarante-quatre comtés et districts dans le Sichuan ont été sévèrement frappés par le séisme.

A peu près la moitié des 20 millions de citoyens de ces zones ont été touchés par le tremblement de terre, d'après la réunion.

Etant donné que la plupart des zones frappées par le séisme sont des villages situés en montagne des milliers de sauveteurs et des centaines de tonnes de matériels étaient restés bloqués en cours de route à cause des pierres et de la boue qui sont tombés sur les voies d'accès menant à l'épicentre du séisme, ce qui rend les secours aériens vitaux.

L'aviation chinoise, l'armée de l'air chinoise et l'aviation civile réalise ainsi depuis lundi la plus grande opération aérienne non-combattante jamais faite en Chine, mobilisant plus de 150 avions dans divers missions de sauvetage.

L'armée de l'air a déployé plus de 40 avions transporteurs qui ont déposé plus de 8 600 secouristes et 200 tonnes de matériels via plus de 130 vols, 48 heures après le tremblement de terre.

L'aviation civile a parachuté 15 troupes d'élite dans un comté proche de l'épicentre à 4 900 mètres au dessus de niveau de la mère et ont atterri en urgence sans instruction et référence météo mercredi après-midi.

Alors les secouristes ont pu mercredi après-midi atteindre tous les comtés affectés et ont commencé à entreprendre les opérations de sauvetage.

Lors de la réunion, il a été décidé de mobiliser 30 000 troupes supplémentaires pour les opération de sauvetage, élevant ainsi le nombre total de soldats de l'Armée Populaire de Libération (APL) et de policiers impliqués dans les opérations de sauvetage à 100 000.

Plus de 16 000 policiers sont déjà impliqués dans les opérations de sauvetage.

Tout au long de la journée de mercredi, 18 277 personnes blessées ont été secourues dans le Sichuan, élevant le nombre total de secourus à 64 725. Parmi eux, 1 620 sont sérieusement blessés, d'après les informations transmises lors de la réunion.


le premier ministre Wen Jiabao rencontre des bénévoles américains :

[i]
Finimore
   Posté le 18-05-2008 à 06:58:52   

Lu sur ForumCommuniste

Séisme en Chine et amnésie du Nouvel-Obs.

par Maxime Vivas

Le séisme du lundi 12 mai 2008 en Chine a particulièrement frappé le Sichuan région du « grand Tibet ».
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao est arrivé le soir même, à 22 heures, dans la zone de l'épicentre du séisme à Dujiangyan.

Il s'est enquis de l'état de santé des rescapés avant de se rendre sur les lieux d'un l'hôpital partiellement détruit où restaient encore ensevelies une centaine de personnes.
Le Dalaï Lama se devait de parler. Il l'a fait le lendemain, mardi 13 mai. "Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles endeuillées par cette grande tragédie et nous admirons la réponse rapide des autorités chinoises à déployer des équipes de secours pour secourir les survivants"
La presse française, qui s'en serait voulu naguère de censurer la moindre de ses paroles autour de la flamme olympique, a occulté ces propos.
A Paris, les Dalaï-lamistes, plus Dalaï-lamistes que le Dalaï-Lama se bouchent les oreilles devant pareil encensement « politiquement incorrect » et contreproductif dans le cadre de la Mère de toutes les Batailles Ménardo-manichéenne.
Une recherche sur Internet et sur le site de la ville de Paris permet de découvrir que Bertrand Delanoë, qui fit en avril le Dalaï Lama citoyen d'honneur de la Capitale, a exprimé sa "profonde émotion". Hélas, le communiqué date du 9 mai et concerne la mort d'un chanteur français, Pascal Sevran !
Supposons naïvement qu'il soit possible, sans être soupçonné de vouloir importer le système politique chinois en France, de convenir que la réponse fut en effet rapide au plus haut niveau.
Le site Internet du Nouvel Observateur du 14 mai note d'ailleurs que le « premier ministre Wen Jiabao s'est immédiatement rendu sur les lieux pour prendre la direction des opérations de sauvetage, comme ferait n'importe quel leader politique ».
La précision « comme ferait n'importe quel leader politique » tend à minimiser la réactivité, du dirigeant chinois. Nullement exemplaire, elle serait au contraire courante dans de telles circonstances. De la routine pour les chefs d'Etat.
Cependant, le Nouvel- Observateur parie ainsi sur l'amnésie des lecteurs qui n'ont sûrement pas tous oublié ce qui suit.
Le 29 août 2005, le cyclone Katrina dévaste la Louisiane.
Selon l'hebdomadaire Newsweek, vers 20 heures, le gouverneur de Louisiane a réclamé de l'assistance au président Bush qui ira se coucher sans avoir répondu à sa demande.
Le jour après que Katrina eut atteint la côte du Mexique, Bush jouait au golf. Il attendit 3 jours avant d'apparaître à la Télé et 5 jours avant de visiter les lieues du désastre. Dans un éditorial cinglant, le New York Times écrivit « Rien dans le comportement d'hier du Président- qui semblait désinvolte au point d'en être imprudent- rien ne témoignait qu'il comprenait la gravité de la crise en cours »
Entre-temps, des militaires armés vont quadriller la région sinistrée avec ordre de tirer sur les pillards privés de nourriture.
Le gouverneur Kathleen Blanco a été explicite : « 300 soldats de la garde nationale viennent juste de rentrer d'Irak. Ils ont une certaine expérience des combats. Ils rétabliront l'ordre dans les rues. Ils ont des M-16 prêts à tirer. Ces troupes savent comment tirer et tuer et elles sont plus que jamais prêtes à le faire ».
Le 7 septembre 2005, sous le titre ironique : « L'Etat ne peut pas tout ? Mon pauvre ! », le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, publiait un communiqué :
« La Louisiane noyée par un cyclone et martyrisée par un Etat absent et une société d'injustice sociale sera le Tchernobyl du régime absurde qui gouverne les USA. Rien de tel qu'une catastrophe pour révéler ce que vaut un système. A la face du monde éclatent l'incurie, la bureaucratisation, l'inefficacité et l'égoïsme de la société libérale dans son centre le plus avancé.
Bon vent aux logisticiens de la Croix Rouge française qui vont aller enseigner aux sous-développés de la solidarité comment on s'occupe de ses semblables quand tout va mal ! Monsieur Bush a bien le bonjour des Français, citoyens d'un pays dévasté par une tempête catastrophique qui a réussi à rétablir le courant électrique et assisté le plus isolé des siens en moins de 48 heures ! Oui, la France, monsieur Bush, ce pays enfoncé dans la vieille Europe bureaucratique des acquis sociaux et des services publics ! »
Bien entendu, par ce que nous disons, Jean-Luc Mélenchon et moi, exceptionnellement épaulés par le Dalaï-Lama, nous exprimons un amour aveugle et suranné pour le regretté président Mao Zedong.
Nul doute que si un cataclysme en Russie amenait le Nouvel-Observateur à nous révéler que le Premier ministre russe se conduit « comme ferait n'importe quel leader politique », nous aurions du mal à ne pas ajouter : « Sauf Bush et les généraux birmans », objection qui constitue, on en conviendra, un éloge éhonté de Staline.

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Xuan
   Posté le 21-05-2008 à 22:47:33   

Quels intérêts défend le Parti Communiste Chinois ?
Un article à verser au dossier :

Destitution de trois cadres responsables pour leur inaptitude à remplir leurs fonctions


Le Comité du PCC et le gouvernement de la Municipalité de Dujiangyan, de la Province du Sichuan, ont décidé de relever immédiatement de leurs fonctions deux fonctionnaires d'Etat et un cadre responsable qui n'ont pas bien rempli leur charge lors des opérations de secours dans les régions sinistrées : Xiao Rong, ex-membre du groupe du Parti et Ex-Directeur Général Adjoint du Bureau municipal des Affaires civiles ; Li Shu, Ex-membre du Comité d'enquête et de recherche au niveau de DG du Bureau municipal des Archives ; Liu Dingshuang, Ex-Secrétaire de la cellule du PCC du village Tuanjie (Union), du Bourg de Puyang.

Un responsable de la Commission de contrôle de la discipline du Comité municipal du PCC a donné des détails sur les raisons de ces trois destitutions : Xiao Rong a manqué à ses responsabilités dans l'établissement des statistiques sur les dégâts causés par le sinistre. Il n'a pas pris au sérieux son travail et a procédé de façon non scientifique et avec du retard à l'élaboration des données numériques, ce qui a causé d'importantes erreurs statistiques et il en est le principal responsable ; Li Shu était toujours absent après le séisme qui a eu lieu le 12 mai à 14 heures 28 minutes précises et quand des collègues l'appelèrent au téléphone chez lui le 15 mai vers 9 heures 30, c'est-à-dire trois jours plus tard, pour lui dire de venir d'urgence à son unité de travail pour participer aux opérations de secours, il a fait la sourde oreille, et jusqu'au 17 mai vers 16 heures il était toujours absent. En tant que cadre responsable, son comportement devant le sinistre a produit une influence néfaste et pernicieuse sur la masse populaire ; Quant à Liu Dingshuang, il a manqué à ses devoirs, a mal rempli sa fonction et a fait preuve d'incapacité et d'incompétence dans l'organisation des villageois au moment et après le tremblement de terre. Il ne pensait qu'à sa boutique de vente de produits alimentaires secondaires et ne se souciait aucunement de la sécurité et des intérêts des autres. Il a également produit une influence extrêmement mauvaise parmi la masse.

[le quotidien du Peuple - Mise à jour 21.05.2008 16h02]
Xuan
   Posté le 25-06-2008 à 22:43:58   

un plan de prévention contre la corruption :

Publication par le PCC de son plan anti-corruption de cinq ans

Le Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) a révélé samedi 21 juin son plan quinquennal pour la prévention du Parti contre la corruption et la punition des cas de corruption.
Le CC a ordonné aux organes du Parti à tous les échelons d'appliquer sérieusement ce plan qui vise à mettre en place un système de punition et de prévention contre la corruption, de 2008 à 2012.
Un des objectifs de ce plan -- directive pour le travail anti-corruption du Parti dans les cinq prochaines années -- est de supprimer les frais sybarites et excessifs approuvés par les patrons des entreprises d'Etat dans les dépenses de leurs entreprises.
Ce document ordonne aux leaders des compagnies d'Etat de réaliser une gestion légale, transparente et démocratique, en accordant une plus grande attention aux appels et demandes du public.
En donnant la priorité à la lutte menée par le Parti contre la corruption, le plan s'engage à améliorer sa supervision intérieure sur l'exercice du pouvoir.
Le document promet d'établir un système de supervision selon lequel le Bureau politique du CC du PCC rapporte régulièrement son travail à la réunion plénière du Comité qui supervise le Bureau politique.
Le plan prévoit des mesures concrètes permettant d'intensifier la supervision sur les officiels des organes du Parti et du gouvernement aux divers échelons, d'examiner minutieusement leurs revenus illégaux, les pots-de-vin, leur interférence dans le marché ou le commerce et d'autres cas de corruption, au cas où ils obtiendraient, en abusant de leurs positions.
Parallèlement, le document soutient la transparence des informations du gouvernement, réalisée à travers la tenue des séances d'audition publique et des réunions de consultations professionnelles.
Le plan invite les médias à exercer la supervision de presse sur le gouvernement et le Parti. Les médias seront encouragés à faire des reportages critiques et constructifs, conformément à la loi et à la moralité professionnelle et les officiels du Parti doivent traiter ces reportages d'une manière correcte.
Ce plan a été ratifié par le Bureau politique du CC du PCC le 28 avril.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 23.06.2008
Xuan
   Posté le 19-09-2008 à 22:09:53   

Difficultés d'application de la nouvelle loi sur les contrats de travail : la bourgeoisie chinoise et étrangère essaie de la contourner ou de ne pas l'appliquer.

Contrôle à grande échelle de l'application de « la loi sur le contrat de travail » en Chine

Le Comité permanent de l'APN (Assemblée populaire nationale), en tant qu'autorité suprême de l'Etat, commencera une procédure de contrôle sur l'application de la « Loi de la République Populaire de Chine sur le Contrat de Travail ». Ce contrôle, qui débutera vendredi, couvrira 15 provinces et sera centré sur l'assurance des droits et intérêts des travailleurs migrants. Le Comité Permanent de l'APN vérifiera si la loi a été appliquée partout de façon efficace et si les pratiques sont conformes à son principe.
La « Loi sur le contrat de travail » est entrée en vigueur le 1er janvier 2008, et a pour but de protéger les droits des travailleurs. Pourtant, des conflits et des problèmes se sont posés dès son entrée en application il y a déjà plus de 6 mois.
Certains disfonctionnements, comme le taux anormalement bas du taux de signature de contrats de travail, ainsi que les licenciements abusifs de travailleurs, seront strictement contrôlés. Pour cela, le Comité permanent de l'APN incitera tous les départements judiciaires et les autorités locales à renforcer l'application de la loi.


Source: CRI (Radio Chine Internationale - Mise à jour 19.09.2008 09h27)
Xuan
   Posté le 19-09-2008 à 22:31:35   

Scandale du lait contaminé à la mélamine - la presse officielle publie plusieurs articles :



Lait Sanlu: ruée des parents dans les hôpitaux

Siège de la société Sanlu, dont le nom est apparu sur le devant de la scène lors du scandale du lait contaminé à la mélamine, la ville de Shijiazhuang et la province du Hebei ont vu affluer dans les hôpitaux une marée de parents anxieux.
Dans l'ensemble de la province et pour la seule journée du jeudi 18 septembre, les parents de 38 000 enfants ont demandé à ce que leur nourrisson passe un examen radiologique et une analyse d'urine. Depuis le 12 septembre, 80 000 enfants ont été examinés.
A l'Hôpital du Peuple de Shijiazhuang, chef-lieu provincial, 500 enfants en moyenne passent quotidiennement dans le service de radiologie.
"Le nombre de patients que nous recevons chaque jour égale celui que nous recevions chaque semaine avant le problème du lait contaminé", indique le chef du service de radiologie Xue Hongyuan. "Je suis obligé de limiter le nombre d'examens à 600 chaque jour. Le personnel et les machines sont au bord de la rupture".
Dans la province, la marque Sanlu a joui pendant longtemps d'une excellente réputation et détenait 80% de part du marché du lait, du yoghourt et du lait maternisé, mais la marque n'est pas la seule en cause. Le nom de sociétés aussi célèbres que Yili et Mengniu figure sur les listes de produits à risques publiées par le gouvernement.
D'après le département de la santé provincial du Hebei, 3% des enfants examinés souffent de calculs rénaux, 500 ont été hospitalisés et la plupart ne sont pas gravement malades.

[Source: xinhua - Mise à jour 19.09.2008 16h23]


La présidente licenciée du groupe Sanlu radiée de la législature locale suite au scandale du lait en poudre contaminé

La PDG et présidente du conseil d'administration du Groupe Sanlu, important groupe laitier en Chine, a été radiée jeudi de la législature locale suite au scandale du lait en poudre pour bébés contaminé.
La décision de licencier Tian Wenhua, 66 ans, présidente du Groupe Sanlu, en tant que députée à l'Assemblée populaire provinciale du Hebei, a été prise lors d'une réunion du Comité permanent du corps législatif.
Le groupe Sanlu, basé à Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei (nord), a été la première entreprise à être mêlée au scandale. 43% de la société appartient à Fonterra, une compagnie laitière néo-zélandaise. Sanlu a reçu l'ordre de suspendre toute production.
Le bilan des morts suite au scandale du lait en poudre frelaté s'est alourdi à quatre suite au décès d'un nourrisson dans la Région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), a-t-on appris jeudi des autorités locales.
Le nouveau décès a eu lieu dans un hôpital de la préfecture autonome mongole de Bayingolin, a indiqué jeudi le département régional de la santé du Xinjiang, sans donner plus de détails sur la victime.
Le lait frelaté avait déjà tué trois bébés, dont deux dans la province du Gansu (nord-ouest) et un au Zhejiang (est).
Au niveau national, plus de 6 200 nourrissons ont développé des calculs rénaux après avoir bu du lait en poudre Sanlu contaminé par de la mélamine, un composé chimique censé augmenter la teneur en protéines du lait.
Tian, qui a également été démise de ses fonctions de secrétaire du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour l'entreprise, a été arrêtée par la police pour interrogatoire.

A ce jour, 18 suspects ont été arrêtés à Shijiazhuang, parmi lesquels six ont été accusés d'avoir vendu de la mélamine, et 12 autres d'avoir vendu du lait frelaté au groupe Sanlu, a confirmé le porte-parole du département de la sécurité publique du Hebei Shi Guizhong, lors d'une conférence de presse.
Mercredi, le maire de Shijiazhuang Ji Chuntang a démissionné suite au scandale.
Plus tôt ce jeudi, quatre officiels de Shijiazhuang ont été limogés, y compris l'ancien vice-maire chargé de la production agricole Zhang Fawang, l'ancien directeur du Bureau de la pêche et de l'élevage d'animaux Sun Renhu, l'ancien chef de l'Administration de l'alimentation et des médicaments Zhang Yi, et l'ancien directeur du Bureau du contrôle de la qualité et de la supervision technique Li Zhiguo.
L'Administration d'Etat pour le contrôle de la qualité, l'inspection et la quarantaine a effectué des tests sur des échantillons de 491 lots vendus par les 109 entreprises de lait en poudre du pays. Les inspecteurs ont décelé de la mélamine dans 69 lots produits par 22 compagnies.

[Source: xinhua Mise à jour 19.09.2008 08h47]


La Chine va détruire 10 000 tonnes de lait en poudre contaminé

Plus de 10 000 tonnes de lait en poudre pour bébé saisies et rappelées suite au scandale du lait contaminé Sanlu seront détruites, a déclaré lundi le gouvernement de Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei (nord).
Les autorités ont saisi jusqu'à présent 2 176 tonnes de lait en poudre dans l'entrepôt du Groupe Sanlu, producteur du lait en poudre qui a provoqué des calculs rénaux chez des centaines de nourrissons du pays. 8 218 tonnes présentes sur le marché ont été rappelées, a fait savoir le maire adjoint Li Jinlu.
700 tonnes supplémentaires sont en route vers Shijiazhuang, a-t-il ajouté.
Le gouvernement a pris toutes les mesures possibles pour retirer le lait contaminé de la vente dans les régions éloignées, et des équipes médicales ont été envoyées dans les régions éloignées et montagneuses pour aider les familles affectées.

[Source: xinhua - Mise à jour 16.09.2008 08h23]


Chine: un fabricant partenaire de Sanlu saisi avec du lait en poudre contaminé

Des enquêteurs ont découvert la présence d'un produit chimique toxique dans le lait en poudre de marque Sanlu produit par l'un de ses fabricants partenaires dans la province du Gansu dans le nord-ouest de la Chine, a déclaré dimanche un officiel.
Deux des 12 échantillons de lait en poudre Sanlu produit par Haoniu Dairy Co., Ltd. dans la ville de Jiuquan, sélectionnés au hasard, ont été contrôlés positifs à la mélamine, a indiqué Xian Hui, vice-gouverneur du Gansu.
"Les produits de Haoniu ont été mis sous scellés," a-t-il indiqué.
Le test a été lancé après que le groupe Sanlu, important fabricant de produits laitiers chinois basé dans la province du Hebei (nord), ait reconnu vendredi avoir découvert que certains de ses lots de lait en poudre pour bébé avaient été contaminés par de la mélamine, une matière première chimique dont l'utilisation dans l'industrie alimentaire est strictement interdite dans le pays.
Jusqu'à samedi, 432 bébés à travers le pays ont développé des calculs rénaux après avoir bu du lait contaminé.
Haoniu a été fondé en 2002 avec un capital de 51 millions de yuans (7,45 millions de dollars). Sa production était conforme aux normes de Sanlu et ses produits portent l'étiquette de la marque Sanlu.
Jusqu'à samedi soir, le Gansu a rapporté 102 cas de calculs rénaux dans le système urinaire de certains nourrissons, causés par le lait en poudre. Deux bébés sont morts, a indiqué Xian.
La province a saisi au total 164 000 sachets de lait en poudre de Sanlu.

[Source: xinhua - Mise à jour 15.09.2008 12h58]
Xuan
   Posté le 22-10-2008 à 23:57:09   

Hu Jintao au symposium de la Fédération nationale des Syndicats de Chine


BEIJING, 22 octobre (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao a déclaré mardi que les syndicats du pays devront jouer un rôle actif pour développer leur rôle d'intermédiaire dans les relations du travail.
S'adressant à un symposium des dirigeants récemment élus de la Fédération nationale des Syndicats de Chine (ACFTU) et de représentants du 15ème congrès national de l'ACFTU, Hu Jintao a indiqué que les syndicats doivent écouter les salariés et se faire les porte-parole de ce qu'ils pensent.
Il a appelé les syndicats à protéger en toute occasion les droits légitimes et les intérêts des salariés et à servir de courroie de transmission dans les relations du travail pour promouvoir la stabilité sociale.
Les syndicats doivent se réformer et explorer de nouvelles solutions pour résoudre les problèmes du travail, a-t-il ajouté.
Hu Jintao a indiqué que le pays doit accorder plus de ressources aux syndicats afin de faciliter l'innovation, dans laquelle la classe des travailleurs doit être la force motrice.
Le président de l'ACFTU Wang Zhaoguo, élu lundi lors de la première session du 15ème Comité de l'exécutif de l'ACFTU, a également participé à la réunion.
La Chine compte le plus grand nombre de syndiqués dans le monde, leur nombre est passé de 123 millions en 2003 à 209 millions en 2008.
"Les syndicats de la Chine doivent sans faille édifier des syndicats aux caractéristiques chinoises", a souligné le vice-président chinois Xi Jinping à l'occasion de la cérémonie d'inauguration.
Le congrès a lieu tous les quatre ans. La session précédente a eu lieu à Beijing en septembre 2003. Plus de 1 600 députés étaient présents.
Xuan
   Posté le 23-10-2008 à 00:23:27   

5 objectifs en matière de santé :

" Le système d'assurance médicale couvrira 90% de la population chinoise en 2010
Lors de la cérémonie tenue le 20 courant, dans le Grand Palais du Peuple de Beijing, à l'occasion de la première distribution de l' « album spécial 'Liuyedao' (Couteau en feuille de saule) – la santé en Chine et dans le monde au 21ème siècle », le Ministre chinois de la Santé publique Chen Zhu a pris la parole et a parlé des cinq objectifs à court terme de la réforme médicale chinoise. Il a indiqué que malgré que la réalisation en 2020 de notre objectif sera encore un peu lointaine en ce qui concerne la jouissance par l'ensemble de notre population du service médical et hygiénique essentiel, mais que l'objectif à court terme proposés dans la réforme est au vu et au su des masses populaires qui peuvent en tirer profit et qu'il constitue un fondement utile à la réalisation définitive de l'objectif susmentionné prévu pour 2020..

Puis, il a énuméré en détail les cinq objectifs à réaliser. Le premier, en ce qui concerne la garantie médicale au profit des masses populaires, il faut faire en sorte que tous ceux qui doivent la bénéficier en bénéficient. En tant qu'un pays dans lequel il existe toujours un assez grand écart entre la ville et la campagne en ce qui concerne le niveau de développement économique et social, la Chine applique actuellement un système de protection sociale et de garantie médical qui est un système incomplet non unifié, car il tient compte de la différence qui existe entre régions rurales et régions urbaines, mais que ce soit la campagne ou que ce soit la ville, que ce soit le système de cotisation médicale rural, que ce soit le système médical à l'égard des travailleurs des régions urbaines ou que ce soit le système de garantie au profit des habitants urbains, ils doivent couvrir le plus de monde possible, alors que notre objectif fixé pour 2010 est d'appliquer ces trois différents systèmes de garantie médicale et de faire en sorte qu'ils puissent couvrir plus de 90% de l'ensemble de la population chinoise.

Le deuxième, c'est d'établir un système national de pharmacologie essentielle. Par pharmacologie essentielle, on désigne les médicaments qu'on peut avoir à tout moment pour soigner les maladies ordinaires et fréquentes, dont la qualité est assurée et dont les prix sont à la portée de la société et des particuliers. Ce système n'est absolument pas un catalogue destiné au remboursement, car il nécessite l'établissement d'un système de production, de fourniture, de circulation et d'utilisation rationnelle des médicaments, ainsi que de mesures politiques appropriées d'aide et de soutien, il doit pouvoir en plus contrôler les frais médicaux et les frais pharmaceutiques, et y sont compris appareils et instruments médicaux, moyens de diagnostic et autres.

Le troisième, c'est qu'il faut améliorer et renforcer la capacité des organismes de base du service médical et sanitaire, et surtout ceux des régions du centre et de l'ouest du pays où il subsiste actuellement un manque flagrant de ressources médicales. A cet effet, il faut appliquer des mesures politiques qui se penchent vers ces régions et qui encouragent le personnel médical de haut niveau, y compris médecins et infirmières de la médecine général, à aller travailler à la base et à la campagne. Il faut pour cela non seulement élever de façon appropriée leur rémunération salariale, mais il faut surtout faire en sorte que la société les reconnaisse.

Le quatrième, c'est qu'il faut réaliser peu à peu l'égalisation du service public et procéder à une planification d'ensemble qui tient compte des décisions gouvernementales et des ressources sociales afin de pouvoir satisfaire au mieux les besoins des différentes couches de la société. Le gouvernement doit garantir de façon égalitaire les besoins essentiels des masses populaires en ce qui concerne le service médical, sanitaire et hygiénique. Le Ministère de la Santé est en train de concevoir et d'élaborer un service à forfait qui comprend la vaccination préventive de maladies, le contrôle des maladies chroniques, le contrôle du tabac et de l'hypertension, la sécurité routière, l'hygiène environnementale, la sécurité alimentaire, … etc., ce afin que l'égalisation du service soit traduite sur chaque citoyen.

Le cinquième, c'est le lancement imminent de la réforme des hôpitaux publics, laquelle est de grande nécessité, mais très difficile à réaliser.

Chen Zhu a exprimé sa conviction que la réalisation de ces objectifs à court terme permettra de remédier aux problèmes qui préoccupent actuellement le plus les masses populaires, à savoir les grandes difficultés pour la consultation médicale et pour les soins médicaux. Elle peut en outre, a-t-il ajouté, réduire petit à petit l'écart entre différentes couches populaires et entre différentes régions pour ce qui est du service médical en raison du développement économique non équilibré et cela est le besoin le plus substantiel de la réforme. Il a conclu en soulignant qu'en tant que produit public, le service médical et sanitaire essentiel doit avoir le soutien des finances publiques et que cela est une expression de la responsabilité gouvernementale.
"
[Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 22/10/08]
Xuan
   Posté le 27-10-2008 à 20:04:20   

Les entreprises responsables d'accidents du travail seront mises en liste noire


La Chine appliquera prochainement le système de mise en liste noire des entreprises responsables d'accidents du travail, dus au manque de mesures de sécurité pour la production.
Huang Yi, porte-parole de l'Administration générale pour la surveillance et le contrôle de la sécurité à la production (AGSCSP), a fait ces remarques récemment, selon le Xinhuanet.
Les entreprises qui sont responsables des accidents exceptionnels du travail survenus depuis le début de cette année, seront toutes inscrites sur la liste noire qui sera publiée peu après au Quotidien du Peuple.
M.Huang a indiqué que l'AGSCSP est en train d'adopter les mesures concrètes permettant d'appliquer le système de mise en liste noire et que les départements concernés comme l'administration d'industrie et de commerce et les départements des finances et d'assurances infligeront des sanctions nécessaires aux entreprises mises en liste noire.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne - mise à jour 27.10.2008 16h17
Xuan
   Posté le 08-11-2008 à 18:16:36   

ci-dessous un article intéressant sur le syndicat en Chine, publié sur le site M. Collon :

Chine : les entreprises étrangères doivent accepter la syndicalisation

Sara Flounders

La Chine est en train de forcer quelques-unes des plus grandes multinationales à autoriser les travailleurs de leurs usines géantes, de leurs bureaux et de leurs grandes surfaces à se syndiquer. Dans une campagne largement médiatisée d’une centaine de jours, le gouvernement a fixé au 30 septembre la date limite pour que ces entreprises reconnaissent les organisations syndicales.

Publié le 18 Octobre 2008.

Cette décision profite à des millions de travailleurs qui auront désormais leur mot à dire non seulement sur les salaires mais aussi sur les conditions de travail, la sécurité et l’hygiène.

Ce changement radical se répercute sur la quasi totalité des sociétés de l’US Fortune 500 qui font des affaires en Chine. Wang Ying, un cadre supérieur de l’ All-China Federation of Trade Unions (ACFTU) explique qu’il y a des résistances, notamment au niveau de Microsoft et du géant pharmaceutique Wyeth qui, même « s’ils n’osent affirmer clairement qu’ils ne laisseront pas les syndicats s’organiser, trouvent toute sortes d’excuses pour en différer la mise en place. » ( Christian Science Monitor, 29 Sept.)

L’ACFTU est sous l’autorité du parti communiste. Il y a deux ans, il représentait 170 millions de travailleurs. Son objectif au terme de la campagne des 100 jours est de porter le nombre de ses affiliés à 200 millions, plus de 12 fois le nombre de travailleurs syndiqués aux USA.

Ces syndicats ne seront-ils que des organisations sur papier ? A en juger par l’hostilité des grandes multinationales, il semble bien qu’elles ne le pensent pas.

Jim Leininger, le patron de la firme de consultance Watson Wyatt à Pékin, explique que beaucoup d’entreprises étrangères ne voient dans les syndicats qu’un obstacle inutile aux affaires. Mais elles ont dû les accepter parce qu’elles ne pouvaient pas faire autrement. (CSM, 29 Sept.).
Ce sont ces compagnies qui se sont délocalisées en Chine pour profiter d’une main d’œuvre à bon marché et éviter les syndicats de leurs pays d’origine. Elles craignent maintenant que la reconnaissance des syndicats donne aux travailleurs la possibilité de perturber leurs activités tout en augmentant significativement les coûts de production. ( New York Times, 12 Sept.) En d’autres termes, ils devront céder plus en salaires et retours sur investissements. Cette nouvelle législation rendra également plus difficile le licenciement des travailleurs.

Wal-Mart, McDonalds, Disney.

Wal-Mart, McDonalds et Yum Brands – qui gèrent KFC et Pizza Hut – ont été contraints de reconnaître les syndicats. Yum Brands occupe 160.000 travailleurs en Chine et Wal-Mart 83.000 dans ses 108 grandes surfaces dispersées dans 55 villes. Wal-Mart, Disney et Adidas ont été pointés du doigt parce qu’ils recouraient à des sous-traitants qui ne respectaient pas la législation du travail.

Un accord signé avec Wal-Mart en Juillet dernier a entraîné une hausse immédiate des salaires ainsi qu’une meilleure protection au travail et un soutien juridique aux travailleurs dont les plaintes étaient jusqu’alors réprimées par l’intimidation, les heures supplémentaires forcées, des sursalaires ridicules et frauduleux ou des conditions de travail dangereuses. Les travailleurs des magasins Wal-Mart aux US et dans d’autres pays où les syndicats sont tenus à l’écart rencontrent les mêmes difficultés.

L’ACFTU par la voix de son représentant Wang Ying affirme que plus de 4.100 grosses sociétés étrangères reprises par le classement Fortune 500 font des affaires en Chine. Elle déclare qu’en dépit de « résistances désespérées », particulièrement des compagnies US, 82 % de ces sociétés ont accepté la syndicalisation à ce jour et que l’on devrait atteindre les 90 % d’ici la fin de l’année. En juillet, avant même que la campagne de syndicalisation ne démarre, les travailleurs n’avaient pu mettre sur pied des syndicats que dans moins de 50 % des firmes de Fortune 500.( China Daily, 7 Oct. )

Si les multinationales étaient la cible de la campagne des 100 jours, les compagnies chinoises et leurs sous-traitants constituent le noyau de l’industrie nationale et celles qui ne sont pas encore syndiquées vont être contraintes de le faire.

Le mouvement syndical des 100 jours est conforme à une législation contraignante sur les droits et arbitrages du travail votée par le parlement et le Congrès National du Peuple pour renforcer les droits des travailleurs après des décades d’une politique de « laisser faire » favorable aux investisseurs. Cette législation garantit le droit de grève et le droit de poursuivre l’employeur en justice. Les travailleurs recourent d’ailleurs de plus en plus souvent aux tribunaux pour faire valoir leurs droits à organiser leur défense. (China Law Blog, 15 Sept.)

Les grèves sauvages ont montré la voie

Cette vague de syndicalisation succède à plusieurs années de grèves sauvages croissantes, à des dizaines de milliers d’actions sur les lieux du travail et aux efforts des travailleurs pour organiser la défense de leurs droits contre la surexploitation dans les entreprises étrangères. De 1995 à 2006, les conflits au travail se sont multipliés par treize selon China Law Blog. Nombre de ces conflits se sont traduits par des manifestations de masse.

Le rôle des syndicats évolue aussi. Dans la province de Guangdong, au sud, depuis longtemps siège du plus grand nombre d’entreprises étrangères, les syndicats deviennent de plus en plus agressifs dans leurs exigences. La nouvelle législation du travail et sa mise en application plus stricte a contraint les entreprises à payer enfin les heures supplémentaires.

L’ACTFU mène aussi une campagne active pour sensibiliser les millions de travailleurs migrants qui continuent à affluer de la campagne profonde. Ce sont ces travailleurs les moins qualifiés qui se voient affecter aux tâches les plus ingrates.

Ces campagnes ne sont pas des mesures socialistes. Ce sont plutôt des actions défensives, soutenues par le combat des masses, qui visent à protéger les travailleurs des effets les plus pervers du droit de la propriété capitaliste qui s’était imposé en Chine avec l’adoption du « socialisme de marché « à la fin des années 1970.

« Socialisme de marché » - une concession



Le parti communiste, dans les premières années de la révolution, a mené un combat héroïque pour sortir de l’extrême sous-développement. Le grand bond en avant et les déplacements de populations des fermes collectives vers les industries rurales et urbaines en témoignent.

Ces efforts héroïques ont permis à la révolution de mobiliser une population largement paysanne pour poser les bases d’une société plus moderne. Des efforts gigantesques furent entrepris pour alphabétiser la population. Des campagnes de vaccination de masse et des brigades d’éducation sanitaire sont venues à bout des grandes endémies et épidémies. La mortalité infantile et l’espérance de vie se sont spectaculairement améliorées. Des projets pharaoniques ont été menés à bien par des millions de volontaires pour l’irrigation, les barrages, la construction de routes modernes jusqu’aux confins du pays et cela pour la première fois dans son histoire.

Pendant ce temps, le monde impérialiste développé organisait le blocus de la Chine, la sanctionnait et la maintenait à l’écart des technologies modernes qui transformaient l’Occident.

A la fin des années 1970, un groupe de dirigeants souvent qualifiés de « pionniers capitalistes » faisait de dangereuses concessions pour venir à bout du sous-développement, attirer les technologies modernes et les investissements. La Chine s’ouvrait ainsi aux multinationales capitalistes. Les communes furent démantelées et l’usage de la terre et de ses ressources virtuellement privatisé.

Au début, des zones d’implantation furent concédées aux entreprises capitalistes. Des milliers de sociétés occidentales s’installèrent pour profiter des bas salaires dont étaient prêts à se satisfaire les millions de paysans affluant des zones rurales.

A partir de 1990, l’économie socialiste fit encore des concessions. Aujourd’hui, plus de 150.000 entreprises étrangères travaillent en Chine. Elles distribuent du travail à plusieurs centaines de milliers de sous-traitants.

La fédération de l’industrie et du commerce publiait en Février dernier que plus de 200 millions sur une population totale de 1 milliard 300 millions travaillent dans le secteur privé. Ces entreprises génèrent 60 % du produit national brut.

La politique gouvernementale favorise le développement d’une classe capitaliste en Chine. Le parti communiste a été jusqu’à prendre le risque d’accepter des capitalistes au sein de son propre parti des travailleurs.

L’impérialisme reste hostile

Pendant des décades, l’impérialisme US s’est efforcé d’infiltrer l’économie et les structures politiques dans l’espoir de faire aboutir une contre-révolution capitaliste.

Alors même que les multinationales US envahissaient la Chine, le Pentagone poursuivait ses plans pour l’encercler de ses bases militaires. Il continue aussi à fournir en armes et soutient un gouvernement dissident et hostile à Taiwan alors que Taiwan est internationalement reconnue comme partie intégrante de la Chine.

Les Etats-Unis apportent leur soutien et font une publicité incessante au mouvement séparatiste tibétain. Ils financent aussi ce gouvernement bidon en exil dirigé par le dalaï-lama.

L’économie a continué de croître. Elle a maintenant un important surplus commercial avec les Etats-Unis. Mais cette réserve monétaire place une bonne partie de l’économie en otage d’un dollar dévalué. Malgré cela, la Chine a pu investir des milliards dans ses infrastructures et financer son développement.

Le marché capitaliste a fait d’importantes percées dans la production, la distribution et la finance. Les banques internationales sont depuis peu autorisées à prendre des parts importantes dans le secteur bancaire . Une bonne part de la croissance est liée aux industries manufacturières à l’exportation.

On ne connaît pas encore les répercussions de la crise capitaliste mondiale sur les entreprises étrangères actives en Chine. Pourtant, les intérêts de plusieurs millions de petits entrepreneurs, de commerçants et de courtiers, de même que ceux d’un nombre croissant de capitalistes , sont étroitement liés à cet impérialisme.

La rupture de la révolution avec l’impérialisme en 1949 reste une force sociale puissante. Elle continue à inspirer des millions de travailleurs à ce jour. Les lois et les campagnes récentes donnent aux travailleurs des énergies nouvelles où et quand ils en ont le plus besoin. Les médias chinois (et aussi occidentaux) rapportent que la classe ouvrière chinoise profite des nouvelles lois sociales et des campagnes de syndicalisation pour renforcer leurs poids dans la société chinoise.

Traduit par Oscar GROSJEAN pour Investig’Action
http://www.workers.org/2008/world/china_1023/
Xuan
   Posté le 09-11-2008 à 16:27:57   

débat sur la question de la propriété agricole


Le quotidien du Peuple publie un article sur le thème de la privatisation de la terre :

Mise à jour 07.11.2008 13h58
La privatisation de la terre ne peut régler les problèmes agricoles

Le Centre d'information pour les journalistes étrangers du Ministère chinois des Affaires étrangères a organisé le 4 novembre un briefing au cours duquel, le Directeur Général Adjoint du Département de la politique industrielle et de la Réglementation du Ministère de l'Agriculture Huang Yanxin a donné des informations sur les dispositions prises en vue du développement de la réforme rurale en Chine. Il a indiqué que la privatisation de la terre ne serait pas une solution pour le règlement des problèmes agricoles en Chine.

Il a poursuivi en faisant remarquer que c'est le gouvernement chinois qui a proposé le transfert du droit d'exploitation foncière dans les régions rurales et que celui-ci a été toujours sous la protection de la loi. Il a dit que par circulation de la terre, il faut la comprendre dans son sens complet, c'est-à-dire un système de circulation qui tient compte du respect de la loi, du libre consentement et de la rémunération. D'après ce système-là, il est permis aux paysans de faire circuler en toute liberté la terre, mais il leur faut pour cela inscrire aux départements gouvernementaux concernés, ce afin de permettre au gouvernement de renforcer le contrôle de l'exploitation de la terre.

Quant au problème concernant la possibilité oui ou non de la privatisation de la terre, Huang Yanxin a indiqué que comparé aux pays développés, l'agriculture chinoise manque de compétitivité et la raison c'est que la Chine dispose une très forte population alors que ses terres sont insuffisantes, c'est pourquoi son exploitation agricole est de petite envergure, la productivité du travail est relativement basse et elle est dans l'impossibilité de concurrencer sur la marché avec les pays dotés d'une agriculture de grande ampleur. Par conséquent, la privatisation ne peut régler les problèmes de l'agriculture chinoise. La population chinoise dispose actuellement par tête d'habitant environ 1,38 mu (le quinzième d'un hectare), soit 0,092 hectare. Même si l'on privatise la terre en Chine, son exploitation sera toujours de petite envergure et les agriculteurs chinois ne pourront jamais concurrencer avec les grands propriétaires terriens américains. En Chine, pour améliorer la compétitivité agricole, il est nécessaire d'élever l'efficacité de l'utilisation de la terre et de développer une exploitation agricole d'ampleur modérée. Une partie de la main-d'œuvre agricole s'est tournée vers les régions urbaines pour y trouver du travail et elle cède sa terre à ceux qui désirent la cultiver. L'ampleur d'exploitation de ces derniers s'accroît et leur capacité concurrentiel se renforce ainsi, cela est une juste voie du développement agricole.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 14-11-2008 à 23:16:46   

débat sur l'indemnisation du chômage


La province du Guangdong, où sont installées de nombreuses entreprises tournées vers l'export, pourrait perdre 9.000 de ses 45.000 usines, mettant au chômage au moins 2,7 millions de personnes.
En effet, la demande étrangère pour les produits de cette région risque de diminuer de 30% d'ici fin janvier.

En octobre, la fermeture de Smart Union, important fabricant de jouets qui fournissait Mattel et Disney, et de plusieurs autres usines s'est déjà soldée par la suppression de milliers d'emplois dans la région.
Mansfield Manufacturing, une entreprise de métallurgie, employant 8.500 personnes en Chine et en Europe, est en danger.
Elle fournit des composants métalliques pour voitures, écrans plasma, imprimantes et divers appareils électriques, travaillant pour Cannon, Toshiba, Epson, Minolta ou Fuji-Xerox, etc.

La question de l'indemnisation du chômage se pose donc avec acuité. L'article suivant paru dans la presse officielle en donne un aperçu :

On considère de créer un fonds de payements d'urgence pour les chômeurs
Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 23.10.2008 09h35


Les autorités de la province du Guangdong vont envisager la création d'un fonds d'urgence pour protéger les travailleurs contre la perte de leur salaire en cas de nouvelles fermetures d'usines, a déclaré le 20 octobre le département du travail et de la sécurité sociale du Guangdong.
En réponse à une résolution, présentée par un membre à la Conférence consultative politique de la province, le département a annoncé dans une déclaration que la possibilité de mettre en place un tel fonds sera examinée et que les services financiers devraient y contribuer à différents niveaux.
Le fonds sera principalement utilisé comme une garantie pour les employés des entreprises à la dérive ou des sociétés, dont les patrons auraient pris la fuite sans scrupule, annonce la déclaration.
Zhang Xiang, le chef de département du travail, a dit dans sa déclaration: "Il arrive que le patron d'une entreprise en difficultés financières prenne la fuite et laisse ses dettes, ce qui crée des problèmes.
"Dans le climat économique actuel, il y a de fortes chances pour que plus d'entreprises, en particulier celles qui utilisent beaucoup de main-d'œuvre, s'effondrent.
"Ce fonds permettrait de protéger contre certains problèmes financiers et sociaux, causés par ces fermetures."

Zhang dit que traditionnellement, les sociétés payaient des suppléments en plus de leur loyer aux propriétaires de bâtiments industriels qu'ils occupaient.
Lorsqu'une entreprise éprouve des difficultés financières ou son patron est en fuite, cet argent pourrait être utilisé pour couvrir le paiement des salaires pour les employés.
"Mais les fonds sont rarement suffisants pour couvrir la masse salariale totale» , a-t-il dit.
Le département du travail a également incité les entreprises à payer leurs employés par virement bancaire, pour pouvoir les surveiller de plus près, dit-il.
En outre, le département cherche actuellement à travailler plus étroitement avec d'autres organismes locaux, y compris la Banque populaire de Chine, l'administration de l'industrie et du commerce et le département du commerce extérieur et de la coopération économique, pour développer une meilleure image de la côte de crédit des entreprises.
Cependant le fonds d'assurance ne fait pas unanimité.
Li Qingqing, professeur associé d'économie à l'Université Normale de la Chine du Sud, a déclaré le 21 octobre à China Daily: «L'argent des contribuables ne doit pas être utilisé pour soutenir les entreprises en faillite.
"Une somme d'argent infinie pourrait être perdue si les entreprises continuent à faire faillite.
"Au lieu de cela, les entreprises devraient être plus responsables, en payant peut-être une certaine forme de suppléments lorsqu'elles demandent à être enregistrées."
Xuan
   Posté le 19-11-2008 à 22:15:22   

images de la crise économique dans le Guangdong


ci-dessous un reportage paru dans les Echos :

Dans le sud de la Chine, les entreprises croient pouvoir résister à la crise
[ 18/11/08 ]
Dans le Guangdong, le ralentissement de la demande mondiale pèse sur des dizaines de milliers de sociétés, confrontées, depuis le début de l'année, à une envolée de leurs coûts de production. Une sélection naturelle s'organise.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À DONGGUAN.
Ce soir, aucun travailleur migrant hagard ne traîne aux alentours de la gare de Zhangmutou, une petite ville industrielle de la province du Guangdong. Dans la rue principale, les gargotes sont pleines. Les hôtesses tout sourire à l'entrée des karaokés. Il y a tout juste un mois, la cité, coincée entre Shenzhen et Dongguan, a pourtant incarné, à elle seule, les limites du modèle de croissance chinois après la fermeture en catastrophe de l'usine de jouets Smart Union et le licenciement de ses 6.500 ouvriers.
La crise aurait brusquement rattrapé le pays. Trop dépendante des investissements étrangers et des exportations, l'économie chinoise ne pourrait croître, cette année, que de 9 % après avoir vu son PIB bondir de 11,9 % en 2007. « Je suis très pessimiste. Les clients occidentaux ont coupé leurs commandes. La récente crise financière s'abat sur des milliers de sociétés qui souffraient déjà beaucoup », martèle Eddie Leung, le président (hong-kongais) de l'association des investisseurs étrangers de Dongguan (15.000 sociétés).
Coûts de production en hausse
Dans le Guangdong, qui assure 28 % des exportations totales du pays et 12,5 % de son PIB, les coûts de production n'en finissent plus d'enfler et de rogner les marges des entreprises. Et les usines ont dû encaisser la fin de certains rabais fiscaux, la mise à niveau de leurs installations avec les nouvelles normes environnementales, l'appréciation du yuan - il a gagné près de 20 % sur le dollar depuis juillet 2005 - et surtout l'entrée en vigueur d'un nouveau contrat de travail qui renchérit de plus de 18 % le coût de la main-d'oeuvre . « C'est trop. A ce rythme, un tiers des 15.000 compagnies étrangères de Dongguan pourraient avoir fermé leurs portes d'ici à la fin janvier, quand tout le monde fera ses comptes avant le nouvel an chinois, lâche Eddie Leung. Nous pourrions enregistrer 900.000 chômeurs de plus en trois mois. A l'échelle de la province du Guangdong, on pourrait en compter près de 3 millions », assure-t-il.
Ces statistiques laissent de marbre Cai Kang, le vice-président du Bureau de coopération économique et commerciale de Dongguan. « Je connais bien M. Leung. Ses chiffres ne correspondent pas à la réalité », explique-t-il, avant de dérouler ses propres données « basées, elles, sur de vraies enquêtes ». Sur les neuf premiers mois de l'année, la ville a recensé 700 fermetures d'usines étrangères. L'an dernier, 900 avaient mis la clef sous la porte. « Cette année, nous avons accueilli 400 nouvelles entreprises. Elles représentent un investissement total supérieur à celles fermées », insiste Cai Kang. Les exportations de la province ont progressé de 13,5 % sur les trois premiers trimestres, pointe-t-il. « Bien sûr, c'est une année difficile, mais il n'y a pas encore de catastrophe. »
« Sélection naturelle »
Au cinquième étage de son immense usine de jouets électroniques de Changping, C. M. Leung, le directeur de Lung Cheong International Holdings, organise la traversée de la crise. « Le ralentissement économique international arrive au plus mauvais moment, mais c'est l'occasion d'une restructuration saine du marché, analyse-t-il. Les meilleurs, qui ont accru leurs investissements en recherche et développement, vont survivre. Ceux qui n'ont basé, ces dernières années, leur croissance que sur le faible coût de leur production et ne respectaient aucune règle ne s'en sortiront pas », tranche le patron avant de présenter son laboratoire de design, où ses ingénieurs conçoivent les nouveaux robots miniatures volants qu'il proposera bientôt à ses clients Mattel, Nikko ou Bandai. « Tout ceci va finalement accélérer la sélection naturelle et faire émerger des groupes de qualité », affirme-t-il. Un cycle darwinien que le gouvernement rêvait d'enclencher depuis des années.

YANN ROUSSEAU


Un article sur la question du chômage et des luttes sociales de l'agence de presse Xinhua :

La Chine appelle au contrôle des licenciements de masse et des conflits du travail à grande échelle

BEIJING, 18 novembre 2008 (Xinhua) -- Le gouvernement chinois exhorte les autorités locales à faire de leur mieux pour répondre de manière appropriée aux licenciements de masse et aux conflits du travail plus fréquents à mesure que le ralentissement économique mondial provoque la chute de davantage d'entreprises.
La première priorité est d'assurer la stabilité de l'emploi, a annoncé le Ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale lundi.
Des enquêtes doivent être menées sur les éventuels licenciements concernant des entreprises individuelles, et notamment des usines à fort emploi de main-d'oeuvre, selon la même source. La situation du travail dans les entreprises en faillite doit être étroitement contrôlée.
En octobre, le gouvernement local de Dongguan dans la province du Guangdong, où se situent beaucoup d'entreprises à fort emploi de main-d'oeuvre, a sorti plus de 24 millions de yuans (3,5 millions de dollars) pour indemniser plus de 7 000 ouvriers qui ont été laissés sans salaire suite à la fuite de leur patron.
Des plans d'urgence doivent être formulés pour mieux empêcher et gérer les cas impliquant un grand nombre de travailleurs sans emploi, et assurer que le rapport soit fait au gouvernement de l'échelon supérieur et que les mesures appropriées soient prises au plus tôt, selon l'annonce.
Un canal plus pratique et efficace d'arbitrage des conflits du travail doit être créé afin de les résoudre à temps.
L'annonce a également exigé que des mesures soient prises pour garantir l'assurance-chômage, encourager le réemploi, et mieux servir les travailleurs migrants.
Xuan
   Posté le 07-12-2008 à 19:51:07   

La lutte contre la corruption : une orientation stratégique dans la phase préliminaire du socialisme et un objectif accentué dans le cadre des investissements massifs.
Ci-dessous l'article de Xinhua :

La Chine fait face à une "grave" situation dans sa lutte contre la corruption


BEIJING, 5 décembre (xinhua) --
La Chine fait encore face à une situation grave dans sa lutte contre la corruption, ce qui exige des campagnes anti-corruption renforcées parmi les officiels, a déclaré He Guoqiang, secrétaire de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline du Parti communiste chinois (PCC) vendredi à Beijing lors d'un séminaire.
"Il est difficile d'éliminer les foyers de vice pour la corruption en un temps très court, puisque la Chine va demeurer dans la phase préliminaire du socialisme pour longtemps", a-t-il indiqué.
Le pays investit actuellement de grandes sommes d'argent pour stimuler sa croissance économique et cela peut créer des foyers de corruption. Dans ces conditions, les responsables de la lutte anti-corruption doivent renforcer leur travail de supervision et d'inspection, indique He Guoqiang.
Des efforts similaires doivent être faits dans la surveillance du processus de réquisition des terres pour la construction, la protection de l'environnement, ainsi que dans la distribution des fonds et du matériel de secours aux sinistrés, a-t-il ajouté.
Finimore
   Posté le 03-01-2009 à 07:58:45   

lu sur http://www.humanite.fr/2008-12-31_Tribune-libre_Des-choix-utiles-pour-l-economie-mondiale


Article paru dans l'Humanité
le 31 décembre 2008

tribune libre

Des choix utiles pour l’économie mondiale
Par Jean-Claude Delaunay, économiste

Les événements récents confirment le besoin de la Chine de développer son marché intérieur tout en continuant à exporter. Néanmoins, d’autres aspects sont apparus depuis juin dernier dans la situation de l’économie chinoise. En juin, les principaux aspects de la crise de cette économie étaient l’inflation, des problèmes d’approvisionnement alimentaire, la croissance des inégalités régionales.

Les deux premiers problèmes sont résolus, mais le troisième, considérable, subsiste, alors même que le pays est entré dans une nouvelle phase de difficultés. Le système bancaire chinois a été moins touché que celui d’autres pays, la crise de l’économie chinoise n’est donc pas de nature financière. Elle est principalement économique. Les exportations représentent environ 30 % de la richesse annuelle de ce pays. On comprend donc que, les marchés extérieurs se fermant, l’ensemble de l’économie (avec une forte dimension régionale) subisse de lourdes pertes. Il en résulte une crise sociale dans la mesure où la main-d’oeuvre, d’origine rurale, perd son emploi et « retourne au pays », mais sans ressources. Le programme de soutien à l’économie adopté en novembre, de 460 milliards d’euros, rassemble des dispositifs antérieurs, mais en ajoute de nouveaux. Ce plan vise à contrecarrer les effets de la crise en cours tout en réorientant l’économie selon une quadruple direction : plus de compétences intellectuelles et de recherches, plus de sécurité sociale, plus de préoccupations écologiques, moins de disparités entre les régions. Il y aurait beaucoup à dire sur ces mesures, qui sont étendues et précisées chaque jour. Elles ont et auront une incidence favorable sur l’économie chinoise et sur les autres économies.

Selon moi, la société chinoise est une société socialiste, non seulement dans ses textes fondamentaux, mais dans les aspects essentiels de sa pratique politique. Je sais que ce point est très controversé et que divers problèmes peuvent être soulevés. Je peux donc me tromper.

Mais j’ai totalement confiance dans le débat, s’il est conduit de façon scientifique. À cet égard, je considère que les communistes doivent s’emparer de cette question théorique de première grandeur et ne pas laisser à d’autres le soin de décider de leur interprétation de la Chine moderne. Au plan politique, en effet, ce pays représente la forme la plus antagonique du système capitaliste qui puisse exister. Mais la Chine est aussi un pays en développement. Partie d’un très bas niveau, elle est devenue, avec l’ouverture économique (1978), complémentaire du capitalisme. Il existe donc

une opposition de principe (au plan politique) et une unité de fait (au plan économique) entre la Chine et le système capitaliste.

La question est de savoir comment fonctionne cette contradiction (opposition

et unité dans le contexte de la crise en cours.

Le moment unitaire de cette contradiction est évident.

La réunion du G20 en a fourni un témoignage. Notons que la Chine fut alors le seul grand pays à apporter, avec le plan de relance évoqué ci-dessus, une contribution effective au soutien de l’emploi mondial. Cela dit, la Chine n’est pas, en 2008, aussi dominée par les puissances capitalistes qu’elle pouvait l’être trente ans plus tôt. D’une part, elle consolide sa légitimité internationale en réglant pacifiquement ses contentieux. Elle développe une politique active de coopération dans le monde. D’autre part, elle est en mesure de construire une économie moderne. La Chine apparaît donc comme un rival d’autant plus dangereux que son orientation politique est socialiste.

C’est dans ce contexte qu’il convient d’interpréter les provocations en faveur du dalaï-lama - vingt-cinquième réincarnation de Bouddha -, et de ses aspirations à la puissance terrestre. Persuadé de poursuivre un destin de grand homme, le président de notre République maltraitée a cru intelligent de se situer aux deux bouts de la contradiction matérialisée par la Chine, en lui vendant des matériels (unité économique) mais en cherchant simultanément à lui nuire politiquement (opposition politique).

Le présumé grand homme s’est seulement fait taper sur le nez, comme un garnement. Bien que de peu d’importance, cet incident est significatif du fonctionnement de la contradiction dans laquelle la société chinoise est impliquée au plan mondial. Pour réduire le plus possible les tensions politiques résultant du caractère socialiste de la société et de ses performances dans un monde perturbé, le gouvernement chinois intervient activement au plan économique pour limiter les crises du capitalisme, porteuses de conflits. Mais, ce faisant, les maîtres du monde prennent conscience que leur système est de moins en moins efficient. D’où la mise en place d’un double jeu de séduction économique et de harcèlement politique de la puissance chinoise, jeu dont le Tibet est l’une des pièces. Il nous revient de ne pas laisser la Chine seule dans cet affrontement et, a fortiori, de ne pas ajouter le poids de nos incompréhensions à la lutte sans merci que lui mènent les dirigeants capitalistes.
Xuan
   Posté le 04-01-2009 à 00:20:26   

la responsabilisation des fonctionnaires


article du Quotidien du Peuple - 31.12.2008

La "responsabilisation" qui a fait démissionner de nombreux fonctionnaires en 2008

Le terme "responsabilisation" est devenu à la mode dans la politique chinoise en 2008, en mettant en relief la démission du responsable supérieur de la qualité.

Li Changjiang, ancien directeur de l'Administration générale du contrôle de la qualité, l'inspection et la quarantaine, a démissionné en septembre à cause du scandale du lait contaminé, quelques jours après la démission du gouverneur du Shanxi Meng Xuenong à la suite d'un éboulement de roche et de boue meurtrier, qui a été provoqué par des explosifs non conformes.

Beaucoup de jeunes fonctionnaires ont dû également avaler la pilule amère des sanctions et des démissions. Au début du mois de décembre, le directeur du Bureau de construction de Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, a été démis de ses fonctions après que 6 fonctionnaires de son bureau ont été découverts en train de jouer aux jeux de hasard pendant le temps de travail.

Les fonctionnaires ont même été punis pour avoir somnolé pendant des réunions de travail, comme ces 12 fonctionnaires locaux dans la province de Shaanxi, qui ont été réprimandés en juin de cette année.

"Le système de "responsabilisation" a pris une nouvelle "hauteur", ce qui se reflète dans le mode de l'administration, comme cela a été stipulé dans le rapport du 17e Congrès du Parti," a dit Wu Zhongmin de l'Ecole du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

"Le parti appuie l'idée que les citoyens passent en premier, donc il n'est pas rare que les responsables soient punis lorsque les intérêts publics ont été touchés," a dit M. Wu.

Les médias chinois ont utilisé le mot «tempête» pour décrire la série d'affaires dans lesquelles la responsabilité des fonctionnaires a été impliquée, bien qu'elle a souvent été indirecte dans les accidents et les scandales de cette année. Ces événements ont été rares au cours de la dernière décennie.

Dans la province du Yunnan au sud-ouest de la Chine, 864 fonctionnaires ont été pénalisés cette année, alors que dans la province du Jilin dans le Nord-est, 279 fonctionnaires ont été punis depuis le mois de novembre de l'année dernière.

"Cette tempête de responsabilisation est puissante, et elle montre la détermination du pays à exécuter les directives du parti et du gouvernement correctement", a déclaré Han Yu, professeur à l'Ecole du parti du Comité provincial du PCC du Hebei.

Cette tempête montre également le pouvoir de l'opinion publique, a ajouté M. Han. "Il devrait y avoir quelqu'un, qui soit tenu pour responsable pour la violation grave des intérêts publics."

La Chine a activé le système de responsabilisation officielle pendant l'épidémie du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003. Plus de 1 000 fonctionnaires, y compris le Ministre de la Santé de l'époque, Zhang Wenkang et le maire de Beijing Meng Xuenong, ont été forcés de démissionner pour des tentatives de dissimulation des informations sur l'épidémie ne désirant pas montrer leur incompétence dans la prévention et le contrôle du SRAS.

Ce système a été ensuite introduit à tous les niveaux du gouvernement, et plusieurs fonctionnaires ont perdu leur emploi à cause de grands accidents ou des erreurs administratives.

Quelques jours avant la démission de M. Li, le président chinois Hu Jintao, qui est aussi le Secrétaire général du Comité central du PCC a réprimandé "certains fonctionnaires" sur les accidents du travail et de la sécurité alimentaire cette année.

Ces accidents ont indiqué que certains cadres manquaient de sens de responsabilité et ont perdu leur capacité de diriger, certains ne prêtant aucune attention aux plaintes des citoyens et étant même insensibles aux problèmes, qui présentaient une menace à la vie, a dit M. Hu.

Déjà en mai, un père s'était plaint que sa fille de 13 ans avait des calculs rénaux à cause du lait en poudre qu'elle avait consommé, et le département de la Santé de la province du Gansu a reçu au mois de juillet un rapport concernant la qualité douteuse du lait en poudre, produit par le Groupe Sanlu dont le siège social est situé à Shijiazhuang.

Cependant, le scandale a été étouffé jusqu'au mois de septembre. Le Ministère de la Santé a annoncé qu'il était probable que le lait contaminé aurait tué 6 nourrissons, et 294 000 enfants ont eu des problèmes urinaires, en particulier des calculs rénaux.

Le Premier ministre Wen Jiabao a déclaré que le développement des entreprises et de l'économie ne doit pas se faire au détriment de la vie et de la santé publique, et il a promis de punir les responsables pour ces incidents graves.

Les conditions pourraient être plus sévères pour les fonctionnaires dans l'avenir, surtout que la Commission centrale d'inspection de la discipline du PCC a annoncé à la fin de décembre que les autorités sont en train d'élaborer des projets de règlement visant à intensifier le système de responsabilisation.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 04-01-2009 à 00:34:55   

Le rôle dirigeant de la classe ouvrière en Chine


Un article du Quotidien du Peuple mis en ligne le 15.12.2008 analyse le rôle dirigeant de la classe ouvrière en Chine, son évolution, sa composition et ses contradictions internes.

Le statut de classe dirigeante de la classe ouvrière sera maintenu en Chine

Des analystes membres du Parti communistes chinois (PCC) ont indiqué que les trente années de réforme et d'ouverture sur l'extérieur ainsi que la large participation de la Chine à la mondialisation lui ont apporté effectivement de grands et de profonds changements quant à sa structure économique et social, mais que les stipulations de la Constitution chinoise au sujet de son régime étatique et le caractère de classe du PCC décident ensemble que le statut de classe dirigeante de la classe ouvrière sera maintenu en Chine.

Lors du 15ème Congrès de la Fédération nationale des Syndicats de Chine tenu il y a peu de temps auparavant, les principaux dirigeants du PCC ont mis l'accent sur le rôle dirigeant de la classe ouvrière dans l'Etat chinois en indiquant que son statut de classe dirigeante ne doit pas être ébranlé ni affaibli, que sont rôle en tant que principale force de la réforme et de l'ouverture ainsi que de la modernisation socialiste doit être renforcé et que le principe directeur fondamental, qui prescrit que l'appui de tout cœur du peuple chinois en entier sur la classe ouvrière, doit demeurer inchangé.

Avec la progression en profondeur de la réforme et de l'ouverture ainsi que la participation active de la Chine à la mondialisation économique, il s'est produit d'énormes et d'importants changements dans la structure économique et sociale de la Chine. La classe ouvrière, qui est répartie dans le système de propriété pluralisée, a connu et continuera à connaître de grands changements quant à sa définition connotative, à sa structure et à sa qualité.

L'augmentation de la population active chinoise et des postes de travail a accru considérablement le contingent de la classe ouvrière chinoise ; le développement sans précédent de l'œuvre d'éducation en Chine a permis aux intellectuels qui font partie de la classe ouvrière d'accroître constamment leur nombre ; l'accélération du processus d'urbanisation et du transfert de la main-d'œuvre rurale excédentaire a fait que la classe paysanne se converties de plus en plus et sans arrêt à la classe ouvrière ; dans l'économie non publique qui se développe vigoureusement en Chine il apparaît sans discontinu une nouvelle classe ouvrière.

A l'heure actuelle en Chine, on remarque au sein de la classe ouvrière une classe de travailleurs qui s'adonnent à la production et au service, et également une classe d'intellectuels qui se consacrent aux recherchent scientifiques. Il y a en outre la classe de gestionnaires qui se livrent à toutes sortes de travail de gestion, d'administration et de contrôle. D'autre part, suite à l'approfondissement de la réforme au sein des entreprises publiques ainsi que la sélection naturelle et la survie du plus apte des entreprises de divers système de propriété dans la condition de l'économie du marché, le chômage a fait son apparition en Chine, de même que des travailleurs qui se trouvent involontairement privés d'emplois.

Selon des données statistiques établies et fournies par le groupe chargé de sujets d'études de l'Institut de sociologie de l'Académie des Sciences sociales de Chine, le nombre de la classe ouvrière chinoise est passé de 120 millions environ en 1978 est passé à plus de 400 millions à l'heure actuelle, tandis que la part de la classe ouvrière dans la population active nationale de près de 30% avant la réforme et l'ouverture a augmenté actuellement à 50% environ., dont la nouvelle partie composante de la classe ouvrière chinoise, composée principalement de nonmingong (travailleur migrant d'origine paysanne), a déjà dépassé 200 millions de personnes.

Dai Yanjun, Directeur Adjoint du Département d'études de l'édification et du développement du PCC de l'Ecole supérieure du Parti relevant directement du Comité central du PCC, a dit que malgré la diversification et le pluralisme de la structure et de la répartition de la classe ouvrière chinoise, le statut dirigeant et la nature dirigeante de la classe ouvrière chinoise n'en seront aucunement affectés, au contraire, cela sera favorable à l'amélioration de la qualité de la classe ouvrière chinoise dans son ensemble qui mettra mieux en valeur sa nature d'avant-garde.

Toutefois, il est apparu à l'intérieur de la classe ouvrière chinoise contemporaine certains changements sensibles. Par exemple, en raison de facteurs du chômage, de perte d'emploi involontaire et autre, il est surgi une masse pauvre au sein de la classe ouvrière.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 18-01-2009 à 20:18:02   

Selon cet article, la réponse chinoise à la crise économique mondiale et ses répercussions en Chine consiste à privilégier les intérêts et le bien-être publics et à économiser les dépenses administratives pour favoriser la consommation intérieure.

Le bien-être social et l'économie des gouvernements locaux vont contribuer à la croissance économique

Avec l'année 2009 pleine de défis, les économies budgétaires du gouvernement, les plans sociaux et la croissance économique sont devenus des termes clés qui sont à l'ordre du jour des autorités locales chinoises.
Lors des sessions provinciales législatives annuelles qui se tiendront dans tout le pays, les responsables ont promis de réduire les dépenses administratives et d'investir plus de fonds dans les projets d'aide sociale pour assurer la croissance économique.
Dans la Région autonome Hui du Ningxia, projet de plan public d'aide sociale a été soumis pour discussion à la session annuelle de l'Assemblée populaire régionale qui se tient depuis mercredi le14 janvier.
"C'est la première fois qu'un projet public d'aide sociale a été présenté et examiné lors d'une Assemblée législative provinciale dans notre pays", a déclaré Ma Ruiwen, vice-président de la commission permanente du Congrès régional.

Le bien-être de la population, ou le terme chinois minsheng se réfère principalement à l'ensemble des conditions de vie, y compris le logement, l'éducation, la santé et les soins pour les personnes âgées.
En prenant des mesures contre le ralentissement économique mondial, le gouvernement central a annoncé en novembre dernier un projet de stimulation économique de 4 trillions de yuans (US $ 584 milliards) qui comprend 280 milliards de yuans pour le système de logement à prix modérés, 370 milliards de yuans pour l'amélioration du niveau de vie en zone rurale et les infrastructures, et 40 milliards yuans pour des programmes de santé et des programmes d'éducation.
Le projet du Ningxia, élaboré après la sollicitation de l'opinion publique, contient des mesures, comme l'aide aux 380 000 personnes pour l'accès à l'eau potable et des subventions pour des habitations à loyer modéré pour 30 000 familles urbaines avec des revenus modestes.
"Le projet reflète les promesses du gouvernement de mettre les intérêts de la population en premier lieu et s'occuper de leur bien-être", a déclaré M.Ma.
Le projet du Ningxia de 2009 attribue 2,64 milliards de yuans (US $ 386 millions) pour l'emploi, l'éducation, le logement et les soins de santé.
D'autres gouvernements provinciaux ont également mis en priorité l'investissement des dizaines de milliards de yuans pour des programmes qui soient liées au bien-être public.
La province de l'Anhui élargira son nombre de programmes sociaux de 18 à 28 avec l'augmentation des fonds de 4,4 milliards de yuans pour atteindre 22 milliards de yuans, a déclaré le gouverneur Wang Sanyun lors de la session législative provinciale mercredi.

"Plus la situation est difficile, plus nous devons attacher de l'importance pour améliorer les moyens basiques de subsistance de la population", a déclaré Guo Gengmao, gouverneur de la province centrale du Henan, voisine de l'Anhui.
Le Henan va augmenter son budget d'au moins 45 milliards de yuans pour résoudre des problèmes cruciaux de l'intérêt public et améliorer le niveau de vie de la population, a dit Guo à la Session provinciale législative du Henan lundi 12 janvier.
Grâce à la mise en pratique du projet de développement rural de 9,1-milliards de yuans pour l'année 2009, la province aidera quelques 3 millions de résidents ruraux d'accéder à l'eau potable et dépensera 1,1 millions de yuans pour lutter contre la pauvreté.

"Le sentiment du bien-être des gens ne vient pas des chiffres de la croissance du produit intérieur brut", a déclaré Wu Xiaoling, chef adjoint de la Commission économique et financière de l'Assemblée populaire nationale, le haut législateur du pays.
"Ce n'est que lorsque le gouvernement intensifie ses efforts et met le bien-être public à l'ordre du jour, qu'une croissance économique stable peut être atteinte", a déclaré M.Wu à un séminaire financier mardi 13 janvier dans la province du Guizhou au sud-ouest de la Chine.

Réduction des frais extra-professionnels.

Le PIB chinois a augmenté de 9% au troisième quart de l'année dernière, une baisse de 10,1% par rapport au deuxième quart et de 10,6% par rapport au premier quart de l'année.
Face à la situation économique difficile et une baisse des revenus, de nombreuses autorités provinciales se sont fixé un objectif de "croissance zéro" dans les dépenses administratives.
"Nous allons continuer à être économes dans l'ensemble de nos activités, et continuer à réduire les dépenses publiques et contrôler plus strictement les frais des réunions, des voyages d'affaires, d'études à l'étranger et des réceptions cette année,"a dit le maire de Beijing Guo Jinlong dans son rapport de travail à la Session législative annuelle cette semaine.
La capitale pourrait utiliser plus de fonds pour développer la demande intérieure, promouvoir la croissance économique et améliorer les conditions de vie.
"En 2009 et après, nous (le gouvernement) devons serrer nos ceintures et bannir le gaspillage», a déclaré Qi Shouyin, le chef du département des finances de la province septentrionale du Hebei au Congrès provincial populaire qui s'est déroulé cette semaine.
Qi a déclaré que la province va réaliser une "croissance zéro" des dépenses administratives sous le contrôle des législateurs, conseillers politiques et contribuables.
La province centrale du Hunan et le Shaanxi au nord-ouest du pays, ont également promis de ne pas augmenter leurs frais administratifs, pour que plus de fonds soient utilisés pour d'autres causes.
Les autorités locales se concentrent sur le bien-être public et la réduction des dépenses gouvernementales concordant avec la perspective scientifique sur le développement et l'idée générale de mettre l'intérêt public en premier lieu, a dit Zhang Liqun, chercheur du Centre de recherches pour le développement du Conseil d'Etat, ou Cabinet.
Investir plus de fonds dans l'amélioration de la vie de la population, c'était favorable à l'augmentation de leur consommation de façon directe ou indirecte, et par conséquent favorable à l'augmentation de la demande intérieure, a-t-il dit.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne Mise à jour 16.01.2009 13h34
Xuan
   Posté le 03-03-2009 à 21:30:31   

"la responsabilité sociale des entreprises privées"


Lu sur le site de Radio Chine International (CRI on line) :
http://french.cri.cn/361/2009/03/03/302s185399.htm

Cet article montre d'une part que la Chine fait face aux retombées économiques de la crise mondiale. Et il n'est pas surprenant que "l'usine du monde" soit touchée par la récession dans les pays occidentaux.
Cet aspect des choses doit éveiller nos soupçons sur les cris d'orfraie et le chauvinisme des capitalistes occidentaux envers ce qu'ils appellent la "domination chinoise".
D'ailleurs certains patrons n'ont pas honte de pleurnicher dans les Comités d'Entreprise à propos du bas cours du yuan, avant de ricaner en se vantant des bénéfices qu'ils font en réexportant ce qui est fabriqué en Chine (scènes vécues).

D'autre part cet article nous éclaire sur les relations entre l'Etat et les entreprises privées en Chine, sur les contradictions de classe entre la bourgeoisie nationale et le prolétariat, et sur la manière dont le PCC essaie jusqu'ici de résoudre ces contradictions.




Ouverture de la deuxième session du 11ème comité national de la CCPPC à Beijing le 03/03/09



La deuxième session du 11ème comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC, organe consultatif politique le plus élevé de Chine), s'est ouverte mardi après-midi au Grand Palais du Peuple à Beijing.
Quelque 2 000 délégués du comité national de la CCPPC venus de tout le pays, vont passer en revue les préoccupations majeures du développement national lors de la session annuelle qui prendra fin le 12 mars.
Jia Qinglin, président du 11e Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), a demandé mardi aux membres provenant d'entreprises privées de ne pas licencier de personnel afin d'aider à maintenir la stabilité sociale pendant la crise économique mondiale.
M. Jia a fait cette remarque lors de son rapport délivré à la deuxième session du 11e Comité national de la CCPPC qui s'est ouverte mardi au Grand Palais du Peuple à Beijing.

"Les membres du comité national provenant du secteur économique non-public sont encouragés à assumer leurs responsabilités sociales", indique le rapport d'activité du comité permanent du comité national de la CCPPC.
"Les membres du comité national de la CCPPC doivent faire de leur mieux pour éviter de licencier du personnel, réduire les salaires ou reporter leur paiement afin de créer des relations de travail harmonieuses"
, a souligné M. Jia.
Xuan
   Posté le 07-04-2009 à 23:50:31   

réforme des soins de santé vers "l'intérêt général"


Ce sujet fait l'objet de nombreux articles dans la presse officielle chinoise.

Dans l'émission de vendredi 10 avril "la réforme du système de santé se recentre sur l'intérêt général" , Radio Chine Internationale fait référence à l'expérience des médecins aux pieds nus et cite le vice-ministre de la santé publique Zhang Mao, selon qui la réforme a "l'intérêt général comme point de départ et l'équité comme point d'arrivée"

R.C.I. précise que la réorientation du système de santé "vers l'intérêt général" et non plus "vers l'assujettissement aux lois du marché" est l'aboutissement d'une lutte idéologique intense qui "faisait rage" en Chine depuis 1990.


"Il faut offrir efficacement au peuple chinois un système de santé de base comme un service public et bien mettre en oeuvre ce grand projet qui garantira la santé des milliards d'habitants chinois". C'est ce qu'a déclaré Li Keqiang, vice-premier ministre du Conseil des Affaires d'Etat et chef du Groupe dirigeant chargé de la réforme approfondie du système médical et de santé, lors d'une réunion de travail en la matière le 10 avril.

Selon le vice-premier ministre, promouvoir la réforme du système médical et de santé revêt une signification très importante tant pour garantir et améliorer des conditions de vie de la population que pour promouvoir l'harmonie sociale. Il s'agit aussi d'une importante mesure pour stimuler la demande intérieure et maintenir le développement économique sain et relativement rapide. Il faut s'en tenir au principe fondamental de primauté de l'homme et s'appuyer sur la situation nationale pour traiter raisonnablement les rapports entre l'égalité et l'efficacité, et entre le rôle dominant du gouvernement et le rôle du mécanisme de marché. L'accent devrait être mis sur l'établissement d'un système des soins médicaux fondamentaux pour couvrir tous les habitants urbains et ruraux, a-t-il souligné.



Le Quotidien du Peuple publie une série d'articles sur les critiques du système médical et l'orientation donnée à sa réforme, qui devrait aboutir en 2020 :

La Chine publie un plan sur la réforme des soins de santé

Mise à jour 07.04.2009
La Chine a publié lundi son plan pour les soins médicaux durant la prochaine décennie, ce qui donne le coup d'envoi d'une réforme très attendue pour améliorer un système médical en difficulté et assurer des services médicaux équitables et abordables à ses 1,3 milliard d'habitants.

Le Comité central du Parti communiste chinois et le Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central) ont ratifié et publié les lignes directrices sur l'approfondissement de la réforme sur le système de soins médicaux. Depuis deux ans, ce plan a fait l'objet de débats intensifs et de révisions à répétition.

D'après ce document, en 2020, la Chine se dotera d'un système "sûr, efficace, pratique et abordable" qui posera les bases de la distribution de soins aux habitants des villes et des campagnes.

Les lignes directrices seront accompagnées d'autres mesures plus détaillées concernant la mise en application de ce plan d'ici 2011. Celui-ci doit encore être chiffré mais, d'après le Conseil des Affaires d'Etat, il coûtera 850 milliards de yuans (124 milliards de dollars).

Le coeur de la réforme est de faire des soins de santé un service public, ce qui va exiger de la part du gouvernement davantage d'argent et de contrôle.

Le document souligne qu'il faudra renforcer le rôle du gouvernement dans "l'élaboration des mesures et des projets, la collecte de fonds, les prestations de services et le contrôle", afin de garantir la justice et l'égalité des services.

La réforme vise à "résoudre les problèmes urgents qui ont conduit le public à se plaindre", indique le document qui évoque les critiques incessantes qui visent des services médicaux inaccessibles et hors de prix.

Le gouvernement améliorera le réseau de santé publique pour la prévention et le contrôle des maladies, l'éducation à la santé, les soins aux mères et aux nouveaux-nés, la santé mentale et les services médicaux d'urgence, indique le plan.

Les hôpitaux publics continueront à être les principaux fournisseurs de services médicaux et un accent prioritaire sera mis sur le développement des installations hospitalières décentralisées dans les villes et les régions rurales.

Le gouvernement projette également d'établir des systèmes d'assurance médicale diversifiés afin de couvrir d'une certaine façon les employés urbains, les résidents urbains qui ne travaillent pas et les résidents ruraux.

La réforme vise par ailleurs à améliorer le système d'approvisionnement en médicaments des hôpitaux publics pour qu'ils soient approvisionnés en médicaments de base à des prix réglementés par le gouvernement.

D'autres projets sont inclus dans cette réforme:

-Le gouvernement renforcera la gestion et la supervision du fonctionnement des institutions médicales, la planification du développement des services de santé et le système des assurances médicales fondamentales.

-Les hôpitaux recevront plus de fonds gouvernementaux et seront autorisés à demander des frais plus élevés pour le traitement médical. Néanmois il leur sera interdit de faire du profit en prescrivant des médicaments et des traitements très onéreux et parfois non nécessaires, une pratique actuellement fréquente.

-Les gouvernements central et locaux accroîtront les investissements dans le secteur de la santé publique et dans les cliniques populaires, ainsi que les subventions pour les hôpitaux publics et les systèmes d'assurance médicale fondamentale.

-Les gouvernements réglementeront les systèmes de prix des services médicaux et des médicaments. Ils contrôleront particulièrement les prix des services fondamentaux des hôpitaux non-lucratifs et des médicaments indispensables qui y sont utilisés.

-La supervision des institutions médicales, des fournisseurs d'assurance santé, des entreprises et distributeurs pharmaceutiques sera renforcée. Ce sera également le cas de l'eau potable et de la sécurité alimentaire.

[Source: xinhua]


Chine: renforcement d'une réforme destinée à améliorer les soins médicaux pour les résidents urbains et ruraux

La Chine renforcera la réforme des soins médicaux dans quatre domaines -- les services de la santé publique, le traitement médical, l'assurance maladie et l'approvisionnement en médicaments -- pour les résidents urbains et ruraux, selon un document du gouvernement central publié lundi.

La réforme rendra les soins médicaux plus appropriés et plus abordables et réduira l'écart entre les régions urbaines et rurales, indiquent les directives de la réforme, conjointement publiées par le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et le Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

Des efforts seront faits pour améliorer l'hygiène au quotidien et au travail et pour traiter tous les types de pollutions, indique le document, ajoutant que la surveillance de l'hygiène alimentaire et de l'hygiène dans les lieux de travail et les écoles sera renforcée.

Le traitement médical dépendra principalement d'organisations médicales à but non lucratif, les hôpitaux d'Etat jouant un rôle important et les hôpitaux commerciaux un rôle complémentaire.

Les services médicaux dans les régions rurales seront largement améliorés, et l'accent sera mis sur les hôpitaux du niveau du district. Dans les régions urbaines, un système médical, basé sur des services médicaux dans les communautés, sera établi. Il aidera à baisser les dépenses médicales et à fournir plus de services appropriés.

Les directives prévoient qu'un système général d'assurance maladie, composé d'une assurance médicale fondamentale pour les employés et les employeurs urbains, d'une assurance médicale fondamentale pour les résidents ruraux et d'un nouveau programme rural coopératif de soins médicaux, couvrira 90% de la population d'ici 2011.

Le système d'assurance maladie qui couvrait seulement les maladies graves auparavant s'étendra aux maladies mineures. Des assurances maladie commerciales seront également disponibles pour satisfaire aux besoins individuels.

Selon le document, la Chine accélérera l'établissement d'un système d'approvisionnement en médicaments pour assurer des réserves de base et la sécurité. Le système est basé sur un catalogue de médicaments indispensables produits et distribués sous le contrôle et la surveillance du gouvernement.


[Source: xinhua] Mise à jour 07.04.2009



Publication d'un plan d'action pour l'accès universel des Chinois aux soins médicaux


Le gouvernement chinois a publié mardi un plan de réforme du système de santé. D'après celui-ci, dans trois ans, tous les Chinois bénéficieront d'un accès égal et universel aux soins médicaux fondamentaux.

Ce plan coûtera 850 milliards de yuans (124 milliards de dollars) et sera mis en place de 2009 à 2011. Le gouvernement y promet un accès universel à une assurance médicale pour les soins de base, l'introduction d'un système d'accès aux médicaments de première nécessité, un perfectionnement des installations de soins médicaux primaires, un accès égal aux services fondamentaux de santé publique, ainsi qu'une réforme pilote des hôpitaux d'Etat.

Le document du Conseil des Affaires d'Etat, le gouvernement chinois, présente en détail les tâches et les objectifs prévus pour la période 2009-2011. Le gouvernement y explique comment il compte appliquer le plan de réforme des soins médicaux à long terme, qu'il avait annoncé lundi.

Pour améliorer les installations de soins médicaux primaires, la Chine donnera la priorité à la construction d'environ 2 000 hôpitaux au niveau du district. Chaque district aura ainsi au moins un hôpital conforme aux normes nationales.

Le gouvernement central financera la construction de 29 000 hôpitaux de village cette année et en améliorera 5 000 autres, selon le plan.

Le gouvernement central financera aussi la construction de cliniques de village dans les régions isolées, afin que chaque village soit équipé d'ici trois ans.

Toujours d'après ce plan, dans les villes, 3 700 centres médicaux de quartier et 11 000 stations médicales de quartier seront créés ou modernisés.

Le gouvernement indique en outre que les programmes d'assurance médicale universelle devraient couvrir une plus grande part des frais médicaux et alléger la charge financière de chaque citoyen.

Il existe déjà trois système différents d'assurance médicale. Ils s'adressent respectivement aux travailleurs des zones urbaines, aux résidents urbains sans emploi et aux résidents des zones rurales.

L'aide financière accordée par le gouvernement aux résidents urbains sans emploi et aux paysans pour financer l'assurance médicale augmentera de 50% à 120 yuans par habitant à partir de l'année prochaine, précise le plan du gouvernement.


[Source: xinhua] Mise à jour 07.04.2009

La Chine va équiper chaque village en dispensaire d'ici 3 ans

BEIJING, 7 avril (Xinhua) -- La Chine projette de mettre en place au moins un dispensaire dans chaque village d'ici trois ans afin d'améliorer les services médicaux dans les moindres divisions administratives du pays, indique le plan gouvernemental sur la réforme médicale publié mardi.

Le gouvernement appuiera la construction de 2 000 hôpitaux de district pour que tous les districts disposent d'un hôpital conforme aux normes nationales, précise le plan d'action de trois ans (2009-2011).

La Chine va construire ou rénover 3 700 dispensaires dans les zones urbaines et 11 000 centres de services sanitaires dans les villes d'ici trois ans. Pendant la même période, le gouvernement central construira 2 400 installations médicales dans les zones urbaines sous-équipées.

Malgré les progrès économiques du pays, le développement des services médicaux dans les régions rurales est en retard, car la plupart des équipements médicaux et des médecins sont concentré dans les zones urbaines, souligne le plan.

Faute d'équipements et de personnel médicaux dans les dispensaires des zones rurales, la qualité et la disponibilité des services médicaux sont limités pour les habitants de ces zones. Certains sont même devenus plus pauvres en raison de la loudeur des frais de traitement et des frais occasionnés par les déplacements qu'ils ont été obligés de faire pour se rendre dans les villes, toujours selon le plan.



Chine: La solution à la pénurie de personnel médical des régions rurales


BEIJING, 7 avril (Xinhua) -- La solution à la pénurie de personnel médical dans les régions rurales sous-développées fait partie du plan de réforme du système médical publié mardi à Beijing par le gouvernement chinois.

Dans ce plan de réforme pour la période 2009 - 2011, la Chine prévoit d'offrir environ 1,9 million de sessions de formation aux centres médicaux ruraux et aux institutions médicales de quartier d'ici trois ans.

Cette mesure fait partie d'un plan destiné à attirer des médecins généralistes à la campagne.

Dans les zones rurales moins développées, où habitent 900 millions d'habitants, les installations et le personnel médicaux sont moins bons que dans les zones urbaines, et l'écart continue de s'élargir avec l'urbanisation rapide du pays.

Le gouvernement chinois promet d'investir 850 milliards de yuans (124,4 milliards de dollars) dans la réforme médicale, dont une certaine partie sera utilisée pour améliorer les ressources humaines du secteur médical.

Chaque hôpital urbain de 3e classe (le plus haut niveau dans le système d'évaluation chinois) devra établir des liens de coopération à long terme avec trois hôpitaux de district ou trois hôpitaux qualifiés de village.

Le projet d'envoyer des médecins urbains pratiquer dans les zones rurales se poursuivra. Initié en 2005, le projet est considéré comme un moyen efficace d'améliorer rapidement les services médicaux de ces endroits.

Les médecins dans les larges hôpitaux urbains et les installations de prévention et de contrôle des maladies devront travailler à la campagne pendant une année avant de recevoir une promotion.

Par ailleurs, les diplômés universitaires sont, eux aussi, encouragés à travailler dans les régions rurales.



Edité le 11-04-2009 à 00:04:18 par Xuan


Xuan
   Posté le 20-04-2009 à 20:39:24   

Le Quotidien du Peuple publie un article sur le trafic des parts privées dans les entreprises d'Etat et sa rectification :


La Chine va réguler le transfert des actions des entreprises d'Etat


La structure de contrôle des actifs d'Etat en Chine a déclaré jeudi 16 avril qu'elle va interdire au personnel dirigeant des entreprises d'Etat de transférer les parts en leur possession dans des entreprises d'Etat affiliées ou des filiales des entreprises mères, afin d'éviter que les actifs de l'Etat se retrouvent dans des mains des compagnies privées.

La Chine a émis un règlement en octobre dernier pour interdire aux cadres moyens et supérieurs des entreprises d'Etat de posséder des parts dans des sociétés affiliées aux entreprises d'Etat, des filiales ou d'autres entreprises qui ont été créées grâce aux investissements des entreprises d'Etat pour contrôler la perte des actifs d'Etat. Ceux qui détiennent déjà ces actions ont reçu l'ordre de transférer leurs actifs.

Les membres du personnel dirigeant ne sont pas autorisés à vendre les actions à leurs proches ou de les céder aux sociétés sous le contrôle de leurs proches a annoncé la Commission de supervision des actifs appartenant à l'Etat (SASAC) dans un document, qui donne des précisions sur le règlement d'octobre dernier.

Les entreprises d'Etat devraient être les premières à acheter ces actions, dont le prix ne devrait pas dépasser leur valeur fiscale nette de l'année précédente, a déclaré la SASAC.

Le mécontentement des employés lié aux pertes des actifs et la privatisation a augmenté depuis que les réformes de l'actionnarisation ont été lancées il y a trois décennies pour instaurer une participation du capital privé dans les entreprises d'Etat.
[souligné par moi]

L'apparition des parts privées dans les entreprises d'Etat, les sociétés affiliées, les filiales et les entreprises privées avec des parts appartenant à l'Etat a conduit à des problèmes liés à l'achat des produits et de services par les cadres à des prix inhabituellement élevés par rapport aux prix du marché, se résultant en "pertes déguisées des actifs d'Etat, selon Zuo Daguang, directeur de la branche de Liaoning de la SASAC.

Afin d'instaurer un contrôle interne et contenir les pertes des actifs de l'Etat, la SASAC et le ministère des Finances ont publié conjointement un document en avril 2005, interdisant le rachat des grandes entreprises d'Etat par ses cadres.

Le document du jeudi 16 avril a également donné des définitions des cadres dirigeants supérieurs et moyens d'une entreprise d'Etat, qui comprennent les membres du Conseil d'administration et de supervision. Ils ont été appelés à transférer leurs parts dans les filiales des entreprises d'Etat au cours de l'année suivant la publication du règlement du mois d'octobre dernier ou de démissionner de leurs postes.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne]


Edité le 20-04-2009 à 20:41:44 par Xuan


Xuan
   Posté le 24-04-2009 à 20:47:41   

Radio Chine International publie cet article sur les progrès et les difficultés de la mise en place du système de sécurité sociale :

La Chine renforce la mise en place du système de sécurité sociale dans les régions rurales


Le 22 avril, le Conseil des Affaires d'Etat a soumis au Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) un rapport sur l'établissement du système de sécurité sociale dans les régions rurales. Selon ce rapport, la Chine va perfectionner son système de sécurité sociale à la campagne en vue d'améliorer la vie des paysans à bas revenus.

Lors du 17ème Congrès du Parti communiste chinois tenu en 2007, le PCC avait formulé l'objectif d'éliminer la pauvreté absolue, pour que tout le monde puisse bénéficier de la couverture sociale en 2020. Cet objectif est difficile à réaliser pour un pays en développement ayant une population de 1,3 milliard de personnes, et où près des trois quarts de la population vivent à la campagne. Mais ces dernières années, le gouvernement chinois a adopté une série de mesures pour promouvoir l'établissement d'une couverture sociale généralisée pour les ruraux. L'APN, l'organe suprême chinois, y attache aussi une grande attention.

Avant d'examiner le rapport, la Commission de l'agriculture et des affaires rurales du Comité permanent de l'APN a envoyé plusieurs groupes pour effectuer des enquêtes dans neuf provinces. Ecoutons le vice-directeur de cette commission, Liu Zhenwei a déclaré ceci: « Nous avons augmenté les investissements, et le cadre de la couverture sociale a été élargi. En outre, dans certaines régions, comme à Beijing, Shanghai et Tianjin, nous sommes en train d'étudier le système de sécurité sociale qui concerne la ville et la campagne. Les agriculteurs soutiennent cette politique. »

Le 22 avril, M. Li Xueju, ministre des Affaires civiles, a indiqué que ces dernières années les subventions du gouvernement avaient non seulement visé les villes, mais aussi les régions rurales, permettant ainsi de soutenir de nombreux projets ruraux.

Aujourd'hui, le système de sécurité sociale rurale en est à ses débuts. Il est composée de quatre couches : un système minimum d'assurance vie, un nouveau système de traitement médical, un système de secours médical, et enfin un système de secours en cas de calamités naturelles. Fin 2008, le nouveau système de traitement médical rural, démarré en 2003, couvrait déjà 815 millions d'agriculteurs dans des districts de l'ensemble du pays. L'aide se présente sous la forme de versements individuels, de subventions collectives, et de financements gouvernementaux. Ces 815 millions d'agriculteurs représentent déjà 90% de la population rurale totale, ce qui signifie que l'objectif sera réalisé deux ans plus tôt que prévu.

Lors des enquêtes effectuées par l'APN, des problèmes et des dysfonctionnements ont aussi été découverts. Le ministre Li Xueju a précisé: « En raison des contraintes liées au niveau de développement social et économique, à la structure bipolaire entre ville et campagne, et au retard dans l'établissement de ce système, la sécurité sociale rurale est relativement moins développée et tardive en Chine que dans les villes. La couverture est relativement restreinte et le niveau, relativement bas. Certaines mesures ne sont pas assez efficaces et les fonds, difficilement garantis. Dans certaines régions, les mesures ne sont pas mises en applications complètement. »

Tous ces problèmes constituent des obstacles à l'établissement généralisé du système à la campagne. En raison de la crise financière, de nombreux travailleurs ruraux ont été obligés de rentrer à la campagne, et les revenus des paysans se sont réduits d'autant. Il est nécessaire et urgent de renforcer l'établissement d'un système de sécurité sociale rurale. Li Xueju a indiqué ceci: « Dans le futur, on doit garder comme priorité l'élargissement de la couverture sociale, la garantie d'un niveau de vie minimal, et enfin, il faut diversifier ce système petit à petit en vue de réaliser un développement durable. On doit mettre l'accent sur le perfectionnement des différents systèmes existants, améliorer le niveau de la couverture sociale pour mettre en application ces mesures. »

Si la Chine suit ces objectifs, la Chine pourra garantir le niveau de vie minimal des agriculteurs et augmenter les investissements dans sa sécurité sociale rurale. Il faudra pour cela qu'elle prenne en compte son niveau de développement social et économique, les demandes fondamentales des paysans, et qu'elle évalue correctement sa capacité financière. Les fonds investis dans la sécurité sociale rurale seront une clé pour stimuler la demande intérieure et garantir le niveau de vie de la population. La Chine va également améliorer sa législation en matière de sécurité sociale rurale d'ici 2020.
Xuan
   Posté le 07-07-2009 à 09:58:48   

Arrestations et explications suite aux émeutes au Xinjiang


PUBLIÉ LE 07/07/2009 À 06:51 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS

La police a arrêté 15 suspects liés au conflit survenu dans une usine du sud de la Chine qui a provoqué les émeutes meurtrières dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest) dimanche.

Treize hommes, dont trois natifs du Xinjiang, ont été arrêtés pour avoir participé au conflit survenu entre des ouvriers dans une usine de jouets le 26 juin à Shaoguan, dans la province du Guangdong, a déclaré Liu Guoqiang, directeur adjoint du bureau de la sécurité publique de Shaoguan.

Les deux autres hommes ont été arrêtés pour avoir diffusé sur internet des rumeurs selon lesquelles des employés originaires du Xinjiang avaient violé deux ouvrières de l'usine, a-t-il fait remarquer.

La plupart des personnes arrêtées sont originaires du Guangdong.

Plus de 400 agents de police sont toujours à la recherche d'autres suspects.

Des officiels du gouvernement ont déclaré que le conflit de l'usine avait servi de prétexte aux émeutes à Urumqi, chef-lieu du Xinjiang, qui ont fait au moins 156 morts et plus de 1 000 blessés.

Un officiel du Xinjiang a déclaré mardi que l'excès de main d'oeuvre de la région continuerait à rechercher du travail au Guangdong comme auparavant, soulignant qu'un événement tel que le conflit de l'usine n'affecterait pas la politique générale de l'emploi de la région.

"Outre Shaoguan, de nombreuses villes côtières offrent également des opportunités d'emploi aux travailleurs migrants du Xinjiang et l'environnement professionnel y est toujours stable et normal", a déclaré Abdukeyum Muhammat, secrétaire adjoint du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour la préfecture de Kanji du Xinjiang.

Des officiels du Xinjiang, à la tête d'une équipe de travail, sont arrivés à Shaoguan le 27 juin suite au conflit de l'usine.
Xuan
   Posté le 13-07-2009 à 22:19:14   

Publication d'un nouveau règlement par le PCC pour lutter contre la corruption


BEIJING, 12 juillet (Xinhua) -- Le Parti communiste chinois (PCC) a publié dimanche un règlement sur la responsabilité de ses fonctionnaires afin de lutter contre la corruption et d'améliorer les compétences du gouvernement.
Les fonctionnaires risquent d'être limogés dans les cas suivants:
-- prise de décision entraînant de lourdes pertes ou ayant de graves conséquences;
-- accident grave ou série d'accidents dans leur juridiction ou groupe de travail en raison d'un manquement au devoir;
-- accident grave ou série d'accidents dans le cadre de leur travail en raison d'un manque de gestion ou de supervision par le gouvernement;
-- abus de pouvoir, prévarication, incitation à commettre des activités administratives illégales, entraînant des manifestations publiques ou des incidents graves;
-- mauvaise gestion de la résolution des problèmes publics, tels que les manifestations et les accidents, aggravant la situation ou ayant des impacts négatifs;
-- violation des procédures d'élection ou de nomination des fonctionnaires, entraînant des erreurs aux conséquences négatives;
-- comportements portant atteinte à l'intérêt national, entraînant de lourdes pertes pour le peuple et la propriété individuelle ou publique, ou ayant des conséquences négatives graves.
Xuan
   Posté le 15-07-2009 à 22:32:11   

Chine: l'ex-patron du géant Sinopec condamné à mort avec sursis


15/07/09

PEKIN (AFP) — L'ancien patron du géant public Sinopec, premier raffineur d'Asie, Chen Tonghai, a été condamné à mort avec sursis pour corruption mercredi à Pékin, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.

"L'ancien président de China Petroleum and Chemical Group (Sinopec) Chen Tonghai a été condamné à mort avec une remise de deux ans, pour corruption, par la deuxième cour intermédiaire de Pékin mercredi matin", a indiqué l'agence officielle.

Les condamnations à mort avec remise de deux ans signifient généralement que la peine est commuée en une peine de prison à vie au bout de ces deux ans, si le condamné se conduit bien.

Selon le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste, Chen a été reconnu coupable d'une corruption portant sur 195,7 millions de yuans (quelque 20 millions d'euros) entre 1999 et 2007.

Outre d'avoir reçu des pots-de-vin, il a été reconnu coupable de détournements de fonds, pendant ces années durant lesquelles il est passé de directeur général adjoint, à directeur général, puis président du conseil d'administration de son groupe.

Chen, 60 ans, a rendu les sommes mal acquises, selon les médias officiels.

Il avait avait démissionné de la présidence du conseil d'administration de la compagnie pétrolière en juin 2007, officiellement pour raisons personnelles, mais quelques mois plus tard, en octobre, les autorités avaient confirmé qu'il était détenu pour corruption.

Sa "démission" était intervenue alors qu'à l'approche du 17e congrès du parti communiste au pouvoir en octobre, le gouvernement avait accentué sa lutte contre la corruption qui sape la légitimité du parti et de ses dirigeants.

Chen avait été officiellement inculpé au début de l'année dernière et exclu du Parti communiste, accusé de pots-de-vin et de mener une vie corrompue, alors qu'il dirigeait Sinopec, avaient expliqué les médias officiels.


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PEKIN, 15 juillet (Reuters) - L'ancien président du groupe chinois de raffinage de pétrole Sinopec (0386.HK: Cotation), Chen Tonghai, a été condamné à mort avec sursis pour avoir accepté 195,73 millions de yuans (20 millions d'euros) de pots-de-vin, rapportent mercredi les médias officiels chinois. Soudainement limogé il y a deux ans, Chen Tonghai présidait Sinopec depuis 2003. Il était auparavant vice-président de la Commission nationale de planification, par la suite renommée Commission nationale du développement et de la réforme.

"Chen a accepté un montant extrêmement élevé de pots-de-vin, un acte suffisamment grave pour justifier la peine de mort. Mais comme il a tout avoué et s'est repenti, qu'il a fourni des informations sur les actes criminels d'autres personnes et a remboursé toutes ces sommes, un sursis lui a été accordé", rapporte l'agence de presse officielle Chine nouvelle. (Chen Aizhu et Jim Bai, version française Gregory Schwartz)
Xuan
   Posté le 27-07-2009 à 22:34:47   

Chine: plus d'un milliard d'abonnés au téléphone



BEIJING, 26 juillet (Xinhua) -- Le nombre d'abonnés au téléphone en Chine a dépassé un milliard fin juin, grâce au lancement du réseau de troisième génération (3G), indiquent les statistiques du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information (MITI).

De janvier à juin, le nombre d'abonnés au téléphone en Chine a augmenté de 43,5 millions, portant le nombre total à 1,025 milliard.

Durant la même période, les abonnés au téléphone fixe ont chuté de plus de 10 millions, alors que les abonnés au téléphone portable ont bondi d'environ 54 millions.

Pour améliorer l'efficacité du réseau 3G, les trois opérateurs de télécommunications les plus importants du pays, China Telecom, China Mobile et China Unicom, ont investi 80 milliards de yuans depuis début 2009.

Ces trois opérateurs ont tous commencé leurs essais du 3G, ce qui permet aux abonnés au téléphone portable de télécharger des données plus rapidement, de faire des appels vidéo et de regarder la télévision sur leurs portables.



Chine: 93,5 millions d'abonnés à l'Internet haut débit


BEIJING, 26 juillet (Xinhua) --
Les abonnés à l'Internet haut débit en Chine ont augmenté de 10 millions durant le premier semestre de l'année, portant le nombre total à 93,5 millions, a-t-on appris dimanche auprès du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information (MITI).

La Chine compte 338 millions d'abonnés à Internet fin juin, soit une hausse de 40 millions par rapport à la fin de l'année dernière, indique un rapport publié par le Centre d'information du réseau Internet de Chine (China Internet Network Information Center, CNNIC) à mi-juillet.

Plus de 90%, soit 1 734 des villages administratifs de la Chine avaient accès à l'Internet début juin, montrent les statistiques du MITI.

Environ 95% des bourgs ont l'accès à l'Internet haut débit, et 92,5% des villages étaient reliés au téléphone.

Les vastes zones rurales de la Chine sont regardées comme le nouveau front pour le développement des télécommunications. Les trois opérateurs de télécommunications les plus importants du pays -- China Telecom, China Mobile et China Unicom -- investiront 280 milliards de yuans pour améliorer le réseau 3G de 2009 à 2010, a indiqué Lu Xiangdong, vice-président de China Moblie lors d'une récente réunion du secteur.

La plupart des internautes chinois utilisent l'Internet pour s'informer, s'amuser et se faire des amis. Par ailleurs, l'achat en ligne est de plus en plus répandu et le nombre d'acheteurs en ligne a bondi de 14 millions pendant les six premiers mois de l'année pour atteindre 87,9 millions fin juin.



Edité le 27-07-2009 à 22:40:13 par Xuan


Xuan
   Posté le 28-07-2009 à 23:25:36   

la lutte contre la corruption se poursuit :

L'ancien maire de Shenzhen exclu de la législature provinciale du Guangdong


Les autorités de la ville de Shenzhen, dans la province du Guangdong (sud), ont confirmé mardi que l'ancien maire de Shenzhen Xu Zongheng avait été exclu lundi de l'Assemblée populaire provinciale du Guangdong pour son rôle dans un scandale financier.

Le comité permanent de la 4e Assemblée populaire municipale de Shenzhen a tenu lundi sa 31e session et discuté de la proposition d'exclure Xu de la 11e Assemblée populaire provinciale du Guangdong, organe législatif provincial, a déclaré un porte-parole du comité permanent de l'Assemblée populaire municipale de Shenzhen.

Une résolution a été adoptée lundi concernant l'exclusion de Xu de la législature provinciale.

Xu Zongheng, 54 ans, devenu maire de Shenzhen en 2005, a été démis de son poste en juin pour "sérieuses violations de discipline".

Selon certaines informations, Xu était impliqué dans une affaire concernant l'un des Chinois les plus riches, le président de Gome, Huang Guangyu. Gome est le plus grand distributeur d'appareils électroménagers en Chine. Huang a été arrêté par la police de Beijing en novembre dernier pour avoir manipulé des transactions boursières.

L'affaire de Xu Zongheng est traitée "conformément aux procédures".


Agence de presse Xinhua 2009/07/28
Xuan
   Posté le 15-08-2009 à 01:00:30   

Les entreprises tenues de surveiller les risques au travail



Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 14/08/09

A partir du mois prochain, les entreprises et les usines chinoises qui violeront la réglementation concernant les maladies professionnels seront fermées et devront verser une amende maximum de 300 000 yuans ($ 44 000).

"Si la santé d'un employé risque d'être affectée par la poussière, des substances toxiques ou nocives au cours de son activité professionnelle, ces inconvénients peuvent être définis comme des risques au travail", stipule une disposition provisoire, publiée récemment par l'organisation de surveillance de la sécurité du travail en Chine.

Les dispositions ont été formulées par l'Administration d'Etat de la sécurité au travail (SAWS), qui est en charge de la surveillance et de l'inspection des travaux pratiques en matière de sécurité, de prévention des risques au travail, de délivrance de licences, d'enquête sur les accidents de travail et d'arrêt des pratiques de travail illégal.

Les entreprises et les usines doivent informer les travailleurs en détail sur les risques professionnels et de leurs conséquences, leur fournir des informations et une formation sur la prévention des risques professionnels. Par ailleurs, les employeurs sont tenus de faire subir à leurs employés des bilans de santé obligatoires.

Ils devraient également acheter le matériel de protection pour les employés travaillant dans des conditions difficiles et de s'assurer que l'équipement reste toujours en bon état.

Les entreprises qui violeront la disposition recevront un avertissement de la SAWS, leur ordonnant de corriger les problèmes dans un certain délai. Les entreprises qui ne corrigent pas le problème dans les délais seront passibles d'une amende de 20 000 yuans.

Les entreprises qui violeront gravement la législation, la réglementation ou les norme de sécurité, causant de graves dommages à la vie où à la santé de leurs employés, seront fermées et tenues de payer une amende s'élevant de 100 000 à 300 000 yuans.

En outre, les entreprises sont tenues de signaler les risques professionnels dans les projets de construction à leurs services locaux de sécurité au travail. Ils doivent aussi contrôler périodiquement les procédures de sécurité au travail et fournir des rapports au ministère. Les risques professionnels doivent être surveillés au moins une fois par an, et être évalués au moins une fois tous les trois ans.

Les dispositions ont été élaborées sur la base de la loi sur la prévention et le contrôle des maladies professionnelles (2001), et de la Loi de sécurité de la production (2002).
Xuan
   Posté le 16-08-2009 à 13:41:48   

Chine: arrestation de onze personnes pour dissimulation d'un accident de mine fatal


La police a procédé à l'arrestation de onze personnes qui avaient dissimulé un accident dans une mine de charbon du Shanxi (nord) dans lequel six personnes avaient trouvé la mort, a annoncé samedi le gouvernement local.

Parmi ces personnes, se trouve Yang Sanjun, propriétaire de la mine de charbon Caowuhao du district de Hongtong et ses directeurs d'exploitation et de production, indique un communiqué publié par le gouvernement du district.

Les autorités du contrôle de la discipline et de la supervision du district interrogent également les contrôleurs de la sécurité du travail présents à la mine.

Six mineurs sont morts asphyxiés dans le puits de la mine le 23 septembre 2008, à la suite d'une explosion causée par une mauvaise manipulation d'explosifs qui aurait soudain consommé tout l'oxygène du puits, indique l'administration locale après une enquête de 10 mois.

Les directeurs de cette mine privé ont secrètement déplacé les corps des victimes le jour de l'accident, sans en informer les autorités.

Les comptes bancaires de la mine ont été gelés.

Cette mine, d'une capacité de production annuelle de 210 000 tonnes de charbon, possède des licences d'exploitation valides.

Agence de presse Xinhua 2009/08/16
Xuan
   Posté le 23-08-2009 à 00:01:25   

La lutte contre la corruption se poursuit


La lutte contre la corruption continue tout particulièrement dans le cadre des grandes entreprises d'état, des investissements destinés à combattre la crise, et dans les milieux des hauts fonctionnaires ou des dirigeants industriels.

L'enjeu de la lutte contre la corruption à cette échelle n'est pas seulement économique, mais relève également de la lutte des classes et du pouvoir.
Cette lutte fait l’objet d’un plan quinquennal lancé en 2008.


Ainsi :
L’ancien vice-maire de Beijing Liu Zhihua a été jugé dans ce cadre, démis de son poste et expulsé du Parti communiste chinois (PCC) six mois après.

En 2008 environ 10 000 responsables dans les régions rurales ont fait l’objet d’enquêtes pour abus de pouvoir, assorti dans la plupart des cas de corruption.

En février 2009, Jiang Yong l'ancien directeur du Bureau de la planification de la municipalité de Chongqing (sud-ouest) a été condamné vendredi à la peine de mort assortie d'un sursis de 2 ans vendredi pour corruption.

Au mois de mai une mise en garde a été émise par la Commission militaire centrale contre le train de vie de certains officiers de l’armée : "Vivre dans le luxe ou l'hédonisme ne seront pas tolérés"

Du 8 au 17 juin 2009, ont été mis en cause successivement :

Xu Zongheng, secrétaire adjoint du Comité municipal de Shenzhen du Parti communiste chinois (PCC) et maire de cette ville de la province du Guangdong dans le sud de la Chine.

Zheng Shaodong, ex-membre du Comité du PCC pour le ministère de la Sécurité publique et ex-ministre assistant de la Sécurité publique.

Zhu Zhigang, ex-membre du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN), et ex-vice-président de la Commission des Affaires financières et économiques de l'APN.

Pi Qiansheng, ex-membre permanent du Comité municipal de Tianjin du PCC, et ex-secrétaire de la Commission de Travail du PCC pour la nouvelle zone de Binhai, Tianjin.

Le Quotidien du Peuple signale récemment le cas de l’ancien président de la Sinopec, et annonce qu’un plan de lutte contre la corruption va également être lancé dans la construction.


L'ex-président de Sinopec condamné à mort avec sursis pour corruption


le 16.07.2009
Chen Tonghai, l'ancien président du géant pétrolier chinois Sinopec Corp, a été condamné à mort mercredi avec un sursis de deux ans. Il s'agit de ce que l'on croit être la plus grande affaire de corruption dans le pays .

Chen, âgé de 61 ans, a été condamné pour avoir reçu illégalement 196 millions de yuans (29 millions de dollars) entre 1999 et juin 2007. Il a par la suite soudainement démissionné de son poste de président de Sinopec Corp, compagnie, qui est également connue sous le nom de China Petroleum & Chemical Corporation. En échange des pots-de-vin, Chen aidait d'autres personnes "mener des opérations illégales" au sein de l'entreprise, effectuer des transferts de terres et des contrats, selon le verdict de la Cour intermédiaire populaire n° 2 de Beijing. Le verdict n'a pas mentionné les noms des personnes qui ont participé aux affaires de corruption.

La cour a reconnu qu'il avait nié "l'ensemble des faits relatifs aux pots-de-vin", et pratiquait un détournement de fonds, ce que les enquêteurs ne savaient pas. Chen aurait pu être condamné à mort en raison de la nature de ses crimes.
Il avait reçu une suspension de deux ans de sa peine de mort. Cette peine peut être transformée en un emprisonnement à perpétuité, ou en 20 ans de prison, voire moins, si le tribunal estime que le condamné se conduit bien.
Chen a 10 jours pour faire appel de la décision du tribunal.

Né en 1948, Chen a été maire de Ningbo dans la province du Zhejiang, puis, il a travaillé comme vice-commissaire de la Commission de planification d'Etat, avant de rejoindre Sinopec en 1998.
Son père, Chen Weida, était un grand révolutionnaire et un haut fonctionnaire.

L'enquête sur Chen a commencé en 2007, et il a été expulsé du Parti et du gouvernement, officiellement accusé de corruption en janvier 2008.
Des experts ont déclaré que le cas de Chen a fait tirer la sonnette d'alarme concernant les chefs des entreprises gérées par l'Etat.
Le tribunal a déclaré que les réformes de l'Etat devraient être accélérées afin d'améliorer le contrôle du pouvoir pour «déterrer les racines de la corruption ».
Sinopec Corp, le plus grand raffineur de pétrole asiatique en volume de production, a refusé de commenter cette affaire mercredi. Les valeurs de la compagnie à la Bourse de Shanghai ont augmenté de 0,67%.

Li Shuguang, un expert des actifs de l'Etat à l'Université chinoise des sciences politiques et du droit a dit que la loi devrait être modifiée pour permettre de condamner les cadres dirigeants à des peines plus sévères, pour prévenir ce genre de mauvaise gestion des actifs de l'Etat.
"De multiples, sanctions économiques, similaires à la condamnation de Bernard Madoff (aux Etats-Unis), devraient être ajoutées à la législation", a déclaré Li.
"Le pays ne peut tout simplement plus se permettre qu'un plus grand nombre d'actifs de l'Etat soit détourné ainsi", a-t-il dit.


[Source: le Quotidien du Peuple en ligne]



La Chine s'engage à nettoyer la corruption dans le secteur de construction



le 21.08.2009
La Chine va lancer une campagne anti-corruption de deux ans dans le secteur de construction, dans lequel les pots de vin et les cas de corruption commerciale sont en nette augmentation.

Selon un document publié conjointement par le bureau général du Comité central du Parti communiste chinois (CCPCC) et le Conseil des Affaires d'Etat mercredi 16 août, les autorités ont fait part de leur résolution dans la lutte contre la corruption des fonctionnaires qui sont en charge des projets nationaux de construction en plein essor dernièrement.

"La corruption a été restreinte dans une certaine mesure avec l'économie de marché de plus en plus mature et la surveillance renforcée", mentionne le document.

Mais les affaires de corruption se produisent continuellement dans certains secteurs car certains fonctionnaires abusent de leur pouvoir pour acquérir des gains personnels, et certains gouvernements locaux, gaspillent même l'argent du contribuable pour construire des bâtiments somptueux.

"Ces comportements portent préjudice à l'intérêt public et causent des dommages aux relations entre les fonctionnaires et le public", stipule le document.

Le document exige des gouvernements locaux à réglementer davantage la procédure de gestion des terres et faire plus d'efforts dans le contrôle des appels d'offres fonciers.

Les ministères devraient procéder à des réexamens et ceux qui ont refusé de le faire ou ont tenté de dissimuler les problèmes seront punis, mentionne le document.

Il appelle également à un renforcement de la surveillance des relations du gouvernement dans les projets de construction, avec notamment l'utilisation et la gestion des fonds, l'approbation de l'utilisation des terres, l'évaluation de la construction de l'économie d'énergie et la protection de l'environnement ainsi que l'assurance pour la sécurité de la construction.

"Tous les ministères concernés devraient être chargés de veiller à ce que des fonds publics soient utilisés de manière efficace, d'une manière propre et sûre," a-t-il dit.

Pour empêcher les fonctionnaires d'abuser des pouvoirs à leurs bénéfices personnels, le document invite instamment les gouvernements locaux à mettre en place un système transparent d'information sur les projets de construction et d'écouter l'opinion d'experts et du public.

Une équipe de fonctionnaires de 19 ministères et présidée par le Conseil disciplinaire du CCPCC sera créée pour superviser l'administration locale et la mise en œuvre du document.

Le Premier ministre Wen Jiabao a souligné qu'une bonne gestion dans le contexte du ralentissement économique est nécessaire et a appelé à appliquer des mesures plus sévères sur le contrôle des projets qui sont étroitement liés avec la vie des gens, comme la construction urbaine.

Après les remarques de Wen, la Chine a dévoilé son projet de stimulation économique de 4 trillions de yuans ($ 585 milliards) d'investissement, visant principalement le domaine de l'infrastructure. Ce furent des mesures budgétaires proactives dans le contexte de la récession économique mondiale.

Au cours des dernières années, des procureurs chinois ont découvert une forte incidence de la corruption commerciale sur les projets d'infrastructure et les projets immobiliers, dans lesquels les fonctionnaires du gouvernement étaient souvent impliqués.

L'année dernière, 2 687 fonctionnaires chinois ont été reconnus coupables de corruption, de malversations et de la violation de droits de la personne. Les procureurs ont étudié 10 315 cas de corruption commerciale commis par des responsables gouvernementaux.


[Source: le Quotidien du Peuple en ligne ]
Xuan
   Posté le 23-08-2009 à 14:39:05   

un ancien maire condamné à mort pour corruption



HOHHOT, 21 août (Xinhua) -- Xu Guoyuan, ancien maire de la ville de Chifeng, dans la région autonome de la Mongolie intérieure (nord), a été condamné à mort avec deux ans de sursis vendredi pour corruption.
Sa femme, Li Minjie, a été condamnée par le Tribunal populaire intermédiaire de la ville de Baotou à trois ans de prison avec cinq ans de sursis pour avoir reçu des pots-de-vin et aidé à dissimuler l'argent.
Xu, 53 ans, a reçu 12,58 millions de yuans (1,84 million de dollars) de pots-de-vin, tandis que sa femme en a reçu 170 000 yuans, a indiqué le tribunal.

Les pots-de-vin proviennent principalement de directeurs de compagnies immobilières à qui Xu a accordé des traitements préférentiels dans la construction de quartiers résidentiels et d'un réservoir.
Il a également autorisé le directeur d'une mine nommé Wang à acheter une fonderie de plomb en bénéficiant de politiques fiscales et de protection de l'environnement préférentielles.
Parallèlement, la famille de Xu n'a pas pu expliquer d'où viennent 14,1 millions de yuans de biens immobiliers qu'elle possède.
Le tribunal a confisqué l'ensemble des biens de Xu.


un ancien vice-président de la Cour populaire suprême privé de sa qualité de membre du PCC pour corruption

BEIJING, 21 août (Xinhua) -- Huang Songyou, ancien vice-président de la Cour populaire suprême de Chine, a été exclu du Parti communiste chinois (PCC) pour corruption, a indiqué vendredi la Commission centrale de contrôle de la discipline du PCC.
Huang Songyou a également été limogé de tous ses postes administratifs, indique un communiqué de la commission.
Selon l'enquête, Huang Songyou a abusé de ses pouvoirs, accepté de nombreux pots-de-vin et vécu une vie "corrompue", précise le communiqué.
Son comportement est en violation de la displine du PCC et de la loi, souligne le communiqué, ajoutant que l'affaire a été soumise aux procureurs.
Huang Songyou avait été limogé le 28 octobre 2008 de son poste de vice-président de la Cour populaire suprême de Chine par les députés chinois, lors d'une session législative bimestrielle.
Huang Songyou, âgé de 51 ans, est originaire de la province du Guangdong (sud). Il a été nommé vice-président de la Cour populaire suprême de Chine en 2002.



un ancien chef de police accusé de corruption

XI'AN, 21 août (Xinhua) -- Les autorités chinoises ont ouvert une enquête vendredi sur un ancien chef de police accusé de corruption par 103 policiers dans le district de Huxian de la province du Shaanxi (nord-ouest).
Les policiers du bureau de la sécurité publique de Huxian ont publié un article sur le site Internet Tianya.cn la semaine dernière, accusant leur ancien chef Wen Zhigang d'avoir détourné des fonds destinés à un programme de logement.
Cet article a attiré l'attention d'un grand nombre d'internautes, car il est rare de voir des policiers se plaindre sur Internet.
"Une équipe est arrivée dans le district aujourd'hui pour enquêter sur cette affaire", a déclaré vendredi Duan Yaming, porte-parole du gouvernement de Xi'an, capitale du Shaanxi.
Cette affaire avait déjà fait l'objet d'une enquête. "En août 2008, une enquête avait été lancée mais aucune faute n'avait été découverte", indique un communiqué publié mercredi par le bureau de la sécurité publique de Xi'an.
"Mais suite à la publication de ce nouvel article, nous avons décidé de rouvrir l'enquête", précise le communiqué.
D'après les accusations, Wen Zhigang aurait, il y a plusieurs années, confié à un ami, patron d'une société locale, la construction de logements de policiers, sans lancer d'appel d'offre.
Wen Zhigang aurait détourné plus de 40 millions de yuans (5,9 millions de dollars) versés par les policiers pour la construction des logements.



[source Xinhua]


Edité le 23-08-2009 à 14:44:57 par Xuan


Xuan
   Posté le 13-09-2009 à 00:15:20   

Le Quotidien du Peuple en ligne 11.09.2009

800 millions de ruraux bénéficient du nouveau système médical de coopération dans les régions rurales


Pour soulager effectivement les ruraux des frais médicaux et faciliter leur accès aux soins médicaux, la Chine a commencé, en 2003, à appliquer à titre d'essai le nouveau système médical de coopération dans les régions rurales de quatre provinces : le Jilin, le Zhejiang, le Hubei et le Yunnan. Par la suite, ce système s'est petit à petit généralisé à tout le pays. Selon ce nouveau système médical, les fonds sont établis grâce à la cotisation commune des habitants ruraux et des gouvernements des différents échelons, et une partie des frais médicaux des patients ruraux sont remboursés en conformité avec les règles.

À l'heure actuelle, ce nouveau système médical couvre tous les districts (villes et arrondissements) ruraux et 90% des habitants ruraux y ont souscrit. En raison de l'élargissement de la couverture du nouveau système médical, la collecte des fonds et le niveau de garantie n'ont pas cessé de se développer. D'ici 2010, les départements des finances des différents échelons augmenteront les subventions annuelles à 120 yuans par habitant rural. Les frais d'hospitalisation seront remboursés selon le revenu moyen du patient, et la somme maximale remboursée correspondra à six fois le revenu moyen du patient.

À la fin du mois de mars, on recensait 1,65 milliard de remboursements médicaux pratiqués depuis la mise en application de ce nouveau système médical.
Xuan
   Posté le 17-09-2009 à 20:51:13   

Les salaires des dirigeants des entreprises d'Etat chinoises vont être encadrés


17/09/2009 Xinhua



La Chine a annoncé mercredi qu'elle adopterait une directive pour réguler les salaires des dirigeants des 135 entreprises d'Etat administrées par le gouvernement central.

Le document a été publié conjointement par 6 administrations du gouvernement central, dont le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, le ministère des Finances, la Commission de l'administration et de la supervision des actifs de l'Etat.

Le document établit des directives pour le paiement et l'échelle des salaires, ainsi que pour les frais directement liés à la position dans l'entreprise, dans le but d'établir et de perfectionner les mécanismes d'incitations et de contraintes pour les salaires des dirigeants des entreprises d'Etat.

Il stipule que les salaires des dirigeants devront être basés sur les performances de l'entreprise.

La directive recommande également que les salaires annuels des dirigeants devront être en accord avec les salaires de l'année précédente des employés, afin de réduire les disparités.



Edité le 17-09-2009 à 22:27:52 par Xuan


Xuan
   Posté le 17-09-2009 à 22:30:26   

11/09/2009 Xinhua

Pour Wen Jiabao, la demande intérieure est nécessaire à la croissance économique


Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré jeudi que la Chine attachait une grande importance à la restructuration de son économie, et qu'elle s'efforcerait de stimuler la croissance économique en soutenant la demande intérieure.

"Nous devons nous concentrer sur la restructuration économique, et déployer davantage d'efforts pour renforcer le rôle joué par la demande intérieure, et en particulier celui de la consommation finale dans la stimulation de la croissance" , a indiqué Wen Jiabao, dans un discours prononcé lors de la cérémonie d'ouverture du Forum de Davos d'été 2009 à la ville portuaire de Dalian, dans la province du Liaoning (nord-est).

"Promouvoir la demande intérieure est une politique stratégique à long terme pour la croissance économique de la Chine, et aussi le moyen pour nous de lutter contre la crise financière, et d'éviter les risques exogènes, a-t-il ajouté.

La Chine doit en particulier augmenter la part de la consommation dans la demande intérieure, élever les revenus urbains et ruraux, améliorer les attentes des consommateurs, et renforcer la volonté et la capacité du peuple à dépenser, a souligné le Premier ministre chinois.

La Chine maintiendra une croissance rationnelle des investissements et optimisera la structure des investissements, a-t-il poursuivi.

"Nous allons accélérer le développement du secteur des services et en faire un lien clé dans la restructuration économique, une tâche prioritaire dans la promotion de la demande intérieure, et un facteur important dans la promotion d'une croissance équilibrée de l'offre et de la demande", a ajouté Wen Jiabao.

Source: Xinhua
Xuan
   Posté le 17-09-2009 à 23:46:13   

Chine: "l'esprit de Xibaipo" dans la nouvelle ère du PCC


Publié par Xinhua le 17 sept 2009

SHIJIAZHUANG, 17 septembre (Xinhua) -- La 4ème session plénière du 17ème Comité central du Parti communiste chinois (PCC) qui s'est ouverte le mardi 15 septembre à Beijing, a choisi pour thème " l'édification du parti". Ce geste a été considéré comme "important", indiquent les observateurs politiques à la veille du 60ème anniversaire du régime du PCC.

D'où vient la Chine nouvelle? Et où va-t-elle 60 ans après sa fondation? Pour trouver une réponse, on peut retracer le patrimoine politique du Parti communiste chinois (PCC) dans un village du nom de Xibaipo, situé à quatre heures de voiture de Beijing.

"Dans la tradition chinoise, 60 ans c'est la fin d'un cycle et le début d'un nouveau", souligne Cai Xia, professeur au département de l'édification du parti de l'Ecole centrale du PCC, "le parti au pouvoir prend aujourd'hui un nouveau départ".

A l'entrée d'un canal récemment ouvert vers Xibaipo, petit village du district de Pingshan dans la province du Hebei (nord), on peut voir une phrase, inscrite en rouge sur le rocher, "la Chine nouvelle prend son départ ici".

Il y a 60 ans, des dirigeants du Parti, dont Mao Zedong, Zhou Enlai, Zhu De et Liu Shaoqi, avaient séjourné pendant 10 mois dans ce village, 370 km au sud de Beijing, pour les derniers préparatifs de la fondation de la République populaire de Chine. Leurs conditions de vie restaient très modestes. Souvent il n'y avait qu'un lit, quelques chaises et une table dans leur chambre.

A la veille de ce grand moment, Mao Zedong a rappelé depuis ce village que la victoire de la libération de la Chine n'était qu'un premier pas de la Longue Marche. "Nous (membres du PCC) devons garder constamment une attitude modeste, discrète, patiente et avoir un esprit laborieux", avait-il demandé.

Le discours prononcé par Mao Zedong à Xibaipo a encore aujourd'hui une valeur réelle et actuelle, en particulier dans la lutte contre la corruption, a souligné Wang Rongli, directrice du Mémorial de Xibaipo, "Le 23 mars 1949, Mao Zedong quittait Xibaipo, en jurant que les membres du PCC ne deviendraient jamais Li Zicheng".

Li Zicheng, chef de paysans rebelles à la fin de la dynastie des Ming, avait renversé le régime monarchique. Mais 42 jours après, il a été tombé du trône en raison de sa corruption et de son arrogance.

En décembre 2002, le secrétaire général du Comité central Hu Jintao, nouvellement élu, s'était rendu à Xibaipo. "L'esprit laborieux de Xibaipo, reste un bon exemple pour le Parti. Il joue toujours un rôle essentiel dans la relation entre le parti et son peuple et nous encourage à oeuvrer pour la construction d'un pays riche et d'une nation unie.

Aujourd'hui, Xibaipo constitue un haut lieu de pélerinage pour les membres du PCC afin de s'y ressourcer au berceau de la victoire du PCC et se rappeler de l'esprit de Xibaipo. "Chaque année, nous accueillons plus d'un million de visiteurs. Ce n'est pas assez. Nous allons organiser une tournée de représentations dans tout le pays pour diffuser l'esprit de Xibaipo", a ajouté Wang Lirong.
Xuan
   Posté le 27-09-2009 à 13:56:15   

Xi Jinping insiste sur l'édification du Parti dans la nouvelle situation



Le vice-président chinois Xi Jinping a appelé à étudier avec soin et à appliquer la décision adoptée lors de la quatrième session du 17e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) sur les questions majeures concernant le renforcement et l'amélioration de l'édification du Parti.

BEIJING, 26 septembre (Xinhua) -- Le vice-président chinois Xi Jinping a appelé à étudier avec soin et à appliquer la décision adoptée lors de la quatrième session du 17e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) sur les questions majeures concernant le renforcement et l'amélioration de l'édification du Parti.

Lors de sa présentation, samedi, d'un rapport sur cette décision devant 1 800 personnes à l'Ecole du Parti du Comité central du PCC, Xi Jinping, qui est également membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, a ordonné une mise en application constante et efficace de cette décision, prise au début du mois.

Le vice-président a qualifié les six expériences résumées dans ce document de "trésor" du Parti accumulé pendant ses 60 ans de gouvernance et qui demandent un redoublement d'efforts.

La document est centré sur les principales questions concernant l'édification du Parti, lesquelles sont d'importance stratégique, fondamentale et urgente, a souligné Xi Jinping, qui est aussi président de l'Ecole du Parti.

Le vice-président a également déclaré que les écoles centrale et locales du Parti ont pour tâche de former des membres, de hauts responsables et des théoriciens du Parti, mais aussi d'étudier le Marxisme-Léninisme, la pensée de Mao Zedong et les théories socialistes aux caractéristiques chinoises.
Xuan
   Posté le 09-10-2009 à 23:46:18   

Publié le 24/09/2009 Source: CRI (Radio Chine International)


Le gouvernement chinois adopte un plan de soutien pour les provinces du Centre du pays


"Un plan d'aide pour les provinces du Centre de la Chine vient d'être adopté par le gouvernement chinois. Le texte, intitulé « Plan de promotion pour la relance des provinces du Centre du pays », a été adopté mercredi 23 septembre, lors d'une réunion du Conseil des affaires d'Etat présidée par le Premier ministre Wen Jiabao.

Les provinces du Centre du pays concernées par ce plan sont le Shanxi, l'Anhui, le Jiangxi, le Henan, le Hubei et le Hunan. Des provinces où les secteurs de la production céréalière, des matières premières énergétiques et de la fabrication d'équipements sont particulièrement développés. Ces provinces constituent par ailleurs des nœuds de transport et occupent une place importante dans le développement socio-économique national. Il faut donc, selon les participants à la réunion, utiliser les avantages de ces provinces pour faire face à la crise financière mondiale et maintenir une croissance stable et relativement rapide de l'économie nationale, afin de mieux soutenir le développement du pays.

Le plan prévoit pour ces provinces centrales de développer une agriculture moderne, d'accélérer la création de bases pour les matières premières énergétiques, pour la fabrication des équipements et pour les hautes technologies. La place de ces provinces en tant que nœud de transport devrait par ailleurs être renforcée.

Il faut, selon ce plan, créer des emplois supplémentaires et améliorer le système de sécurité sociale, afin d'élever le niveau de développement économique du pays à l'horizon 2015, de renforcer la vitalité du développement, d'encourager le développement durable et d'obtenir de nouveaux progrès dans la création d'une société harmonieuse."

Xuan
   Posté le 09-10-2009 à 23:52:47   

Chine: 15 sociétés disgraciées pour manquement au sens de la responsabilité sociale


Quinze sociétés chinoises figurent sur la liste d'une association chinoise pour manque de sens de responsabilité sociale. Le groupe laitier Sanlu, au centre du scandale du lait contaminé à la mélamine, figure au premier rang.

Les sociétés ont été citées samedi par un forum qui se tenait samedi à Beijing, autour de la question de la responsabilité sociale des sociétés chinoises, pour avoir fourni des produits et des services de qualité inférieure ou pour avoir pollué l'environnement.

Elles ne sont pas nouvelles pour le public chinois, puisque leur mauvaise conduite a déjà été largement signalée par la presse.

En septembre dernier, environ 22 sociétés du secteur laitier, avec le Groupe Sanlu en tête, ont été pointées du doigt pour avoir vendu des produits laitiers contaminés à la mélamine, faisant au moins six enfants morts et plus de 300 000 autres malades.

Le forum a été organisé par le Centre de recherches sur la responsabilité sociale des entreprises chinoises, établi en mars par le journal China Enterprise News.

Ce journal est sponsorisé par la Confédération des entreprises chinoises et l'Association des directeurs des Entreprises de Chine, deux associations de l'industrie.


Source: Xinhua
le 21/09/2009
Xuan
   Posté le 19-10-2009 à 00:11:44   

programme pilote de système de retraite dans les zones rurales

Publié le 2009-10-18 19:37:58 | French. News. Cn


CHANGSHA, 18 octobre (Xinhua) -- Le vice-Premier ministre chinois Zhang Dejiang a appelé la province du Hunan à bien appliquer le nouveau programme pilote de système de retraite dans les zones rurales, pour jeter la base d'une généralisation de ce programme dans tout le pays.
Il a fait ces remarques lors de son inspection dans la province de vendredi à samedi.
Il a espéré que les agriculteurs participent à ce programme de leur plein gré et que les gouvernements locaux les orientent en leur donnant des conseils.
Le programme bénéficiera à des centaines de millions d'agriculteurs. Tous les problèmes apparaissant dans l'application du programme seront traités immédiatement, a indiqué Zhang Dejiang.

La Chine a lancé en août ce programme pilote qui prévoit de couvrir 10% des districts ruraux d'ici 2009, et tout le pays à l'horizon 2020 .

Différent du programme de système de retraite précédent dont le fond était alimenté par les paysans eux-mêmes, ce nouveau programme pilote sera subventionné par le gouvernement central et les gouvernements locaux.

Les paysans âgés de plus de 60 ans recevront une pension mensuelle fixée selon le niveau moyen des revenus de leur zone, après avoir payé une cotisation pour adhérer au programme.

La Chine compte au moins 153 millions d'habitants de plus de 60 ans, soit 11% de sa population totale. La plupart de ces personnes âgées habitent les zones rurales.
Xuan
   Posté le 19-10-2009 à 20:24:51   

La Chine va contrôler la surcapacité de production et les constructions redondantes dans certains secteurs


2009-10-19 15:12:51 cri
Les services gouvernementaux chinois vont prendre des mesures de normalisation et de contrôle dans six secteurs, dont celui de l'acier et de la fonte, du ciment et de l'électricité éolienne, afin de contrôler la surcapacité de production et les constructions redondantes. C'est ce qu'a déclaré Xiong Bilin, officier de la Commission nationale du développement et de la réforme, à Beijing.

Lors d'une conférence de presse organisée le même jour, Xiong Bilin a indiqué que le gouvernement prendrait ces mesures en attachant de l'importance à « quatre paires de coordinations »: contrôle de l'augmentation des quantités et de l'optimisation des stocks ; guide de la réforme des secteurs selon leur catégorie et traitement différencié en favorisant certaines activités et en limitant d'autres activités ; culture, favorisation des secteurs émergents et promotion des secteurs traditionnels ; orientation vers le marché et mise en oeuvre d'un système de contrôle global. Par ailleurs, neuf mesures seront renforcées, comme le rattachement et la réorganisation des entreprises, la création d'un système de publication des informations, l'application du système de recours en responsabilité, et l'approfondissement de la réforme du système.

Xiong Bilin a également souligné que la surcapacité de production et les constructions redondantes de certains secteurs n'ont pas de liens de cause à effet avec la politique et les mesures adoptées par le gouvernement chinois face à la crise financière internationale.
Xuan
   Posté le 01-11-2009 à 23:02:52   

Le PCC appelle à la création d'un nouveau système d'évaluation des responsables



Le Parti communiste chinois (PCC) a publié mercredi quatre documents appelant à la création d'un nouveau système d'évaluation des responsables du Parti et du gouvernement.
Publiés par la Direction générale et le Département de l'Organisation du Comité central du PCC, ces documents indiquent qu'un système efficace d'évaluation des responsables est "vital pour le développement scientifique du pays".
Selon les documents, le nouveau système doit accorder le même poids à la contribution des responsables au développement économique, à la protection de l'environnement, au maintien de la sécurité publique et à l'amélioration des conditions de vie du peuple.
Les responsables doivent être évalués au moins une fois par an, ainsi que pendant et après toute mission majeure. Ils doivent également être évalués à la fin de leurs mandats ou en cas de promotion.
Davantage de personnes doivent être impliquées dans les évaluations du Parti et du gouvernement, dont les résultats doivent être rendus publics.
Les résultats des évaluations serviront ensuite de référence pour toute éventuelle promotion, éducation, récompense ou sanction, selon les documents.

Source: xinhua le 29.10.2009
Xuan
   Posté le 06-11-2009 à 23:58:21   

la lutte contre la corruption en 2009



Une quinzaine de hauts fonctionnaires d'Etat ont été déchus de leur poste pour corruption.
Ces hauts fonctionnaires d'Etat et du Parti ont tous, sans exception, enfreint des lois et des règles disciplinaires et font l'objet actuellement d'enquêtes et d'examens de la part de l'organisation ou ont déjà été condamnés :


Huang Yao : ancien Président du Comité de la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois) de la Province du Guizhou, Huang Yao.
Song Yong : ancien Vice Président du Comité de l'Assemblée populaire de la Province du Liaoning.
Li Tangtang : ancien Vice Président du gouvernement populaire de la Région autonome Hui du Ningxia.
Sun Yu : ancien Vice Président du gouvernement populaire de la Région autonome Zhuang du Guangxi, Sun Yu a été condamné le 31 août 2009 à dix huit de prison ferme et à la confiscation de biens personnels d'un million de yuans Renminbi.
Kang Rixin : ancien Secrétaire du Groupe du Parti, membre du Comité central et Directeur Général de China Nuclear Engineering & Construction (Group) Corporation.
Pi Qiansheng : ancien membre permanent du Comité du PCC de la Municipalité de Tianjin et Secrétaire du Comité de travail du Parti et Directeur de la Commission d'exploitation du nouvel Arrondissement Binghai.
Zhu Zhigang : ancien membre du Comité permanent, ancien Vice Président de la Commission des Affaires financières et économiques et ancien Président du Comité des Affaires budgétaires de l'Assemblée populaire nationale (APN).
Chen Tonghai : ancien Directeur général de Sinopec group et ancien Président de Sinopec Company Limited, Chen Tonghai, qui s'est fait graisser la patte en recevant des pots de vin de 200 millions de yuans RMB, a été condamné le 16 juillet 2009 à la première instance à la peine de mort avec deux ans de sursis.
Xu Zongheng : ancien Maire de la Municipalité de Shenzhen.
Chen Shaoji : ancien Président du Comité de la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois) et ancien Secrétaire Adjoint du Comité du PCC de la Province du Guangdong.
Wang Huayuan : ancien Secrétaire de la Commission de contrôle de la Discipline du Comité du PCC de la Province du Zhejiang.
Mi Fengjun : ancien Vice Président de l'Assemblée populaire et ancien membre permanent du Comité du PCC de la Province du Jilin et ancien Secrétaire du Comité du PCC de la Municipalité de Changchun, Mi Fengjun, « soupçonné d'avoir reçu des pots de vin, d'avoir transgressé la réglementation en autorisant l'affectation de terres, de mener une vie de débauche et de plaisirs charnels et de fréquenter des prostituées depuis de longues années » , a été exclu du PCC depuis mars 2009 et a été démis de tous ses fonctions au sein du gouvernement et du Parti.
Zheng Shaodong : ancien membre du Comité du PCC ancien Ministre assistant du Ministère de la Sécurité publique, Zheng Shaodong, impliqué dans l'affaire Huang Guangyu (Huang Guangyu était l'ancien Président du Groupe Gome d'appareils électroménagers).
Wang Yi : ancien Vice Gouverneur de China Development Bank (CDB) et ancien Vice Président de China Securities Regulatory Commission (CSRC), Wang Yi, soupçonné de s'être laissé corrompre en acceptant des pots de vin, a été arrêté le 22 janvier 2009.
Liu Zhihua : ancien Maire Adjoint de la Municipalité de Beijing, Liu Zhihua, accusé de « mener une vie de débauche et de plaisirs charnels avec sa maîtresse et de recevoir des pots de vin considérables » , a été condamné en dernière instance à la peine de mort avec deux ans de sursis.
Xuan
   Posté le 07-11-2009 à 00:04:31   

La corruption est liée aux rapports inégaux de domination économique :



La société américaine CCI reconnaît qu'elle a corrompu des chefs d'entreprises de 36 pays



Suite à Avery Dennison Corporation qui admet qu'il a versé des pots-de-vin à des fonctionnaires chinois afin de pouvoir obtenir des contrats de commande auprès de certaines entreprises publiques chinoises, le Département américain de la Justice a publié le 31 juillet dernier un document qui dit que la société américaine de fabrication de vannes de commande Control Components Inc. (CCI) avoue qu'elle durant la période allant de 2003 à 2007, elle a offert des dessous-de-table d'un montant de près de 4,9 millions de dollars US à des cadres supérieurs de neuf entreprises publiques de plusieurs pays, y compris six entreprises chinoises, dont Jiangsu Nuclear Power Co., Ltd, Guohua Electric Power, China Petroleum Material & Equipment Corporation (CPMEC), China national Petroleum Corporation (CNPC), Dongfang Electric Corporation Limited et China national Offshore Oil Corporation (CNOOC), ainsi que Korea Hydro & Nuclear Power Co. de la Corée du Sud, Petronas de la Malaisie et United Arab Emirates National Oil Company des Emirats Arabes Unis.

Ledit document, qui porte le numéro 09-754, montre que la Société CCI dont le siège est en Californie reconnaît qu'elle a enfreint les deux actes de loi « Foreign Corrupt Practices Act » et « The travel Act » en pratiquant durant près d'une décennie la corruption à l'encontre de fonctionnaires et de chefs d'entreprises de trente-six pays. Le FBI (Federal Bureau of Investigation) (en français : Bureau fédéral d'investigation), qui est sous la tutelle du Département de la Justice des Etats-Unis, s'occupe actuellement de l'affaire et mène des enquêtes sur elle.

Chronique scandaleuse de la pratique de corruption en Chine de certaines entreprises étrangères.

* En août 2009, la Société américaine Avery Dennison Corporation, géant mondial de la fabrication des produits auto-adhésifs (comme des étiquettes autocollantes), du matériel de bureau et divers produits en papier ainsi que du matériel de marquage pour la grande distribution, avoue que de 2002 à 2005, le département de membranes réflecteurs de sécurité de sa société Ltd en Chine a versé des pots-de-vin d'un montant de 30.000 dollars US à des fonctionnaires locaux chinois pour pouvoir obtenir un contrat de commande auprès d'une entreprise publique.

* De 2003 à 2007, Siemens a payé une somme totale de 23,40 millions de dollars US pour corrompre des responsables de cinq hôpitaux publics chinois, en même temps, il a offert des pots-de-vin à d'autres fonctionnaires locaux. Finalement après que le pot aux roses a été découvert, cette société allemande s'est vue infligée une sanction pécuniaire de 1,3 milliard de dollars US.

* En mai 2005, la Société américaine Diagnostic Products (DPC), le plus grand fabricant du monde d'équipements de diagnostic, reconnaît que sa filiale à Tianjin a pratiqué, durant les onze ans allant de 1991 à 2002, la corruption en payant des pots-de-vin d'un montant en espèces de 1.623.000 dollars US à des médecins de plusieurs hôpitaux publics chinois pour que ces hôpitaux achètent des produits DPC.

* En avril 2004, l'éclatement au grand jour de l'affaire de corruption perpétrée par la grande entreprise américaine de télécommunication Lucent a bouleversé profondément les gens du milieu. On a appris que pour obtenir des contrats, Lucent a dépensé une dizaine de millions de dollars US pour organiser des voyages touristiques à Hawaii et à Las Vegas à l'intention de près d'un millier de fonctionnaires d'Etat chinois et de cadres supérieurs d'entreprises chinoises de télécommunication.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
trotski
   Posté le 10-11-2009 à 17:24:17   

La théorie du révisionnisme me parait vraiment fumeuse...comment expliquer l'apparition des révisionnistes ?...C'est à dire des bureaucrates corrompus qui sabordent les acquis de la socialisation des moyens de productions sinon par l'échec du stalinisme ! L'histoire a donné raison au chef de l'armée rouge! ouvrez les yeux !

salutations communistes!

un trotskiste convaincu...
Xuan
   Posté le 11-11-2009 à 01:04:04   

Merci d'apporter des arguments.
Les révisionnistes ne sont pas des "bureaucrates corrompus".

Pour l'heure ce n'est pas convaincant.
Xuan
   Posté le 24-11-2009 à 20:44:55   

Un article intéressant sur le grave coup de grisou qui a provoqué plus de cent décès.
On notera que le directeur adjoint de l'Administration de la sécurité du travail met en cause la concentration des mineurs pour augmenter la production.


Chine : des erreurs de gestion à l'origine du coup de grisou dans le nord-est


Publié le 2009-11-23 18:57:44 | French. News. Cn


HEGANG, Heilongjiang, 23 novembre (Xinhua) -- L'enquête des autorités de la sécurité au travail a conclu que la mauvaise gestion et l'insuffisance de précautions de sécurité étaient à l'origine du coup de grisou dans la province du Heilongjiang (nord-est), qui a fait 104 morts selon le dernier bilan.

Lundi à 02H30, quatre mineurs étaient encore pris au piège dans la mine de charbon de Xinxing, appartenant au Heilongjiang Longmei Mining Holding Group, de la ville de Hegang.

Luo Lin, directeur de l'Administration de la sécurité du travail, a déclaré lundi qu'une fuite de gaz dans un puits était à l'origine de l'accident. Le gaz s'est rapidement répandu dans le tunnel principal en raison de la mauvaise ventilation, et a déclenché une explosion qui a secoué 28 des 30 plates-formes en opération.

Luo Lin a ajouté que la mine était accusée de ne pas avoir évacué les mineurs aussitôt qu'une densité de gaz extraordinairement haute n'ait été détectée dans les puits.

"Les enquêteurs doivent encore déterminer les causes exactes de l'accident au moyen d'une enquête approfondie" , a indiqué Luo Lin.

"L'accident a révélé une fois de plus des problèmes dans la gestion des mines. C'est une leçon que nous devons tous retenir" , a-t-il ajouté.

528 mineurs travaillaient sous terre lorsque le détecteur de gaz de Fan Minghua a sonné, samedi à 01H37. "J'ai testé manuellement la densité de gaz dans l'air, qui dépassait les 10%" , a rappelé Fan Minghua, qui surveille la densité de gaz dans les puits depuis quatre ans.

Les règles de sécurité exigent l'évacuation des mineurs dès que la densité de gaz dépasse 2%.

Fan Minghua a crié à tout le monde travaillant sur sa plate-forme de s'échapper, de couper l'électricité et d'informer les coordinateurs à la surface. Il a contacté les autres contrôleurs, aidant alors des dizaines de mineurs à s'échapper.

Sachant que l'issue de secours la plus proche était bloquée par des équipements renversés, Wang Shili, contrôleur de gaz, a laissé un message à la craie sur le mur, disant : "impasse ici, sortie au tunnel nord" .

Lorsque le mineur Wang Naihui a vu que l'air était rempli d'une épaisse fumée jaune, il s'est immédiatement couvert la bouche et le nez avec une serviette. Il a versé de l'eau sur le visage de son collègue Lin Maohai, qui s'était déjà évanoui, et l'a traîné hors du puits.

Lundi, lors d'une conférence de presse, les journalistes ont demandé pourquoi il n'y avait pas eu plus de mineurs évacués pendant l'heure séparant le premier rapport de Fan Minghua et le coup de grisou. Néanmoins, un responsable de la mine, Zhang Jinguang, a insisté sur le fait que l'évacuation s'était faite "dans les temps".

"L'évacuation a pris du temps car les mineurs devaient parcourir un long chemin pour rejoindre la surface" , a expliqué Zhang Jinguang.

Mais des précautions insuffisantes et la mauvaise ventilation figurent apparemment parmi les causes fatales , a déclaré Zhao Tiechui, directeur adjoint de l'Administration de la sécurité du travail.

"La mine avait beaucoup trop de plate-formes en opération, et il y avait trop de mineurs dans les puits afin d'augmenter la production" , a précisé Zhao Tiechui dimanche. "La structure souterraine de la mine était trop complexe pour que le système de ventilation actuel fonctionne efficacement".

Les secours pour retrouver les quatre mineurs disparus continuaient lundi.

Soixante-cinq personnes ont également été blessées dans l'accident. La plupart d'entre elles ont subi des empoisonnements par le gaz, des brûlures, des fractures et des ecchymoses. Les autorités de santé provinciales ont envoyé quatre psychologues afin de fournir une aide psychologique.
Xuan
   Posté le 25-11-2009 à 23:37:07   

article du 11.2009 - Le Quotidien du Peuple

Il faut tirer les leçons de la catastrophe minière



Le responsable principal des travaux de sécurité du pays a critiqué la mauvaise gestion et les mesures de sécurité inadéquates suite à l'accident ayant eu lieu samedi 21 novembre dans une mine de la province du Heilongjiang et qui a coûté la vie à au moins 104 mineurs.

Ce coup de grisou, qui est l'accident le plus meurtrier ayant eu lieu en Chine depuis plus de deux ans, a frappé la mine de charbon Xinxing du groupe Longmei, qui appartient à l'Etat, à 2h30 du matin. A ce moment là, 528 mineurs étaient sous terre.

L'Agence Xinhua a rapporté que 420 d'entre eux avaient réussi à échapper au souffle de l'explosion.
A la date du soir du 23 novembre, quatre mineurs sont toujours portés disparus et présumés morts.

Luo Lin, chef de l'Administration d'Etat de la sécurité au travail, et chef de l'équipe d'investigation du Conseil des Affaires d'Etat, a annoncé le 23 novembre que l'accident qui a eu lieu dans la ville de Hegang a débuté par une fuite de gaz dans un des puits. Du fait d'une ventilation insuffisante, le gaz a vite rempli le tunnel principal et l'explosion qui a suivi a atteint 28 des 30 plates-formes minières alors en opération.

Tout en soulignant bien que les causes exactes de la tragédie ne sont pas encore clairement déterminées, M. Luo dit que l'accident « montre en revanche clairement qu'il y a eu des négligences et que cela avait une fois encore révélé de nombreux problèmes dans la gestion des mines de charbon. C'est une leçon que nous devons tous retenir ».

Son appréciation rejoint celles faites après qu'une explosion ait fait 78 victimes le 22 février dans une mine appartenant à l'Etat située à Gujiao dans la province du Shanxi. Après cette catastrophe, des officiels avaient critiqué une ventilation insuffisante et une mauvaise gestion des risques liés au gaz, et dénoncé un manque de surveillance du site ainsi qu'un manque de mesures de sécurité.

Dans un effort pour améliorer la qualité du secteur minier, qui est la source principale d'énergie de la Chine, des milliers de petites mines privées, souvent ouvertes en toute illégalité, ont été fermées ces dernières années. Ce qui a eu pour effet de faire baisser considérablement le nombre de morts dans les mines, de près de 6 000 en 2005 à 3 200 l'année dernière.

Mais, bien que ces efforts aient exclu du secteur plusieurs mines, petites et souvent mal gérées, cela n'a pas empêché des désastres d'endeuiller des grandes mines d'Etat ces dernières années. A cause, le plus souvent, de carences dans la gestion et la surveillance plus que par manque de mesures de sécurité adéquates.

Ainsi, lors de l'explosion dans la mine de Tunlan dans le Shanxi en février dernier, la présence d'équipements avancés et de bonnes mesures de sécurité n'avaient pas suffi à protéger les mineurs.
La tragédie était survenue parce qu'aucune des neuf alarmes ne s'était déclenchée et que personne dans la salle de contrôle n'était intervenu alors même que les tableaux de contrôle indiquaient des niveaux de gaz dangereux.

Dans le cas de la mine de Xinxing, le personnel de la salle de contrôle aurait pourtant reçu des alertes lui signalant une soudaine montée des niveaux de gaz souterrains à 1h37, soit 53 minutes avant la tragédie.
Les autorités locales affirment qu'il a alors été ordonné à tout le personnel présent sous terre d'évacuer la mine.
Jusqu'à maintenant, on ne sait toujours pas pourquoi il y avait encore plus de cent mineurs sous terre à l'heure de l'explosion.

Zhang Jinguang, responsable de la communication de la filiale de Hegang du Groupe Longmei a insisté sur le fait que l'évacuation de la mine avait été faite « dans les délais ».
« L'évacuation prend du temps et les mineurs ont un long chemin à parcourir entre leur plate-forme minière et la surface »
, a-t-il précisé.

Des mesures de précaution inadaptées ainsi qu'une ventilation insuffisante sembleraient compter au nombre des défaillances, a dit Zhao Tiechui, directeur adjoint de l'Administration d'Etat de la sécurité au travail.
« La mine comptait trop de plate-formes en opération et avait envoyé trop de mineurs sous terre en même temps, pour accroître la production », a dit M. Zhao dimanche 22 novembre. « La structure souterraine de la mine était bien trop compliquée pour que le système de ventilation puisse fonctionner correctement ».

A la suite de l'explosion de samedi, le directeur de la mine, le directeur adjoint ainsi que l'ingénieur en chef ont tous été démis de leurs fonctions.
Zhu Haizhou, ancien ingénieur en chef adjoint de la filiale locale du Heilongjiang Longmei Mining Holding Group, a été nommé à la tete de ma mine.

Le gouverneur de la province du Heilongjiang Li Zhanshu a, lui, dit endosser la responsabilité de l'accident.

« Le développement est la priorité numéro un, mais la croissance du PIB ne doit pas se faire au prix de la vie et du sang des employés » , a-t-il dit.

Les corps des mineurs tués dans l'accident ont été emmenés dans une morgue située à 6 kilomètres à l'Est de Hegang, où les familles éplorées se sont rassemblées.
Certaines personnes appartenant aux familles des mineurs, et des amis ont protesté hier. Elles ont demandé à ce que les dirigeants de la mine fournissent plus de détails sur ce qui est arrivé.
Les familles de chaque mineur décédé devraient recevoir une somme d'au moins 250 000 yuans (soit 36 600 dollars US). C'est 25% de plus que pour l'indemnisation standard due en cas de décès dû à une négligence.
Xuan
   Posté le 29-11-2009 à 20:36:21   

La dernière réunion du PCC a poursuivi l'étude des relations entre la corruption et la démocratie :

La rencontre du parti vise à construire la démocratie et lutter contre la corruption


L'intra-démocratie et la lutte contre la corruption seront les principales discussions lors de la principale réunion annuelle du Parti communiste chinois (PCC) cette semaine.

"La lutte contre la corruption est actuellement l'une des tâches les plus urgentes auxquelle le parti est confronté" , a expliqué mardi à China Daily Liu Chun, vice-doyen de l'Institut d'études supérieures de l'Ecole du Parti du Comité central du PCC.
"La corruption reflète les problèmes dans le système du parti et les mécanismes qui doivent être pris en compte."
Quelque 200 membres du 17ème Congrès du Comité central du PCC ont débuté leur réunion annuelle mardi, visant à renforcer les moyens de construire le parti et relever les défis sociaux et économiques dans le contexte de la croissance économique rapide.

La session à huis clos durera jusqu'à vendredi. Elle est largement considérée comme un événement significatif deux semaines avant le 60e anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine.
Selon l'agence d'information Xinhua, on s'attend à l'adoption de mesures politiques bénéfiques pour les moyens de subsistance de la population, et des mesures visant à endiguer la corruption, ainsi qu'à des mesures plus strictes pour diriger le parti et plus de leaders compétents avec un haut niveau de moralité.
Le Comité central du PCC se réunit pour ces séances plénières normalement une fois par an pour approuver les orientations stratégiques.

De telles rencontres ne se terminent pas généralement par l'annonce de mesures spécifiques sur l'économie, une tâche qui est généralement confiée aux réunions du gouvernement, mais les documents émis lors de ces rencontres peuvent donner quelques signes sur l'orientation de la politique économique.

Les dernières données statistiques montrent que d'ici la fin de 2008, on comptait près de 76 millions de membres du PCC en Chine, 17 fois le nombre de 1949.

Au cours de chacune des six dernières années, quelque 50 000 fonctionnaires ont été reconnus coupables de corruption, affirme le journal pékinois Legal Evening News , citant une recherche sur la corruption.
La taille moyenne des pots de vin pour chaque fonctionnaire est passée de 2,5 millions de yuans (365 000 $) en 2007 à 8,8 millions de yuans l'année dernière, selon le journal.
Le Comité central du PCC et le gouvernement central ont publié des règlements en 1995 et en 2001 obligeant les fonctionnaires à déclarer leurs revenus, mais ils étaient limités à des rémunérations des fonctionnaires et des allocations, et l'information ne pouvait pâs être mise à la disposition du public ou des médias.

Plus tôt au cours de cette année, le Premier ministre Wen Jiabao a attiré l'attention de l'opinion publique avec une loi de transparence visant les revenus des fonctionnaires du gouvernement lors de sa discussion avec les internautes, affirmant que son gouvernement effectuait des «préparatifs actifs» pour que les fonctionnaires déclarent leurs revenus dans le cadre des efforts visant à promouvoir la transparence.
Le magazine Outlook Weekly dirigé par l'Agence d'information Xinhua a fait allusion à cette décision dans un article paru le 27 juillet dernier, en affirmant: «Il y a des raisons de croire que le IVe Plénum répondra aux attentes de la société avec ces nouvelles mesures."

Les signes de la réforme démocratique sont devenus évidents dans les bas echelons du PCC, car il a fait de la "la construction du parti" sa priorité absolue à l'Assemblée plénière.
Wang Qi, chef du Département de l'organisation du Comité du PCC de la ville de Nanjing, a indiqué que les élections directes avaient été réalisées cette année pour des comités locaux du PCC dans 363 quartiers de Nanjing, la capitale de la province chinoise du Jiangsu.
"Le temps est venu d'étendre la réforme démocratique au niveau municipal, une première dans le réglement du PCC" , a-t-il dit.
Il n'a pas donné un calendrier précis pour ces élections.
Des élections directes se sont déroulées dans un quartier de Nanjing en 2004, la ville qui a été choisie pour être la pionnière dans la démocratie à l'intérieur du parti, avec des élections directes comme l'une des formes de sa mise en œuvre.
Cette mesure est considérée comme un signe important pour stimuler la volonté du PCC et faire avancer sa démocratie interne, qui devrait faire avancer la construction de la démocratie dans la société chinoise, a indiqué Cai Xia, professeur à l'Ecole du Parti du Comité central du PCC.
"Dans une grande mesure, les progrès de la réforme politique de la Chine résident dans le développement de la réforme démocratique à l'intérieur du PCC, ce qui est essentiel pour optimiser l'organisation du Parti", a constaté Cai.

"Il est impératif de transformer l'organisation du Parti fortement centralisée en un système démocratique et institutionnalisé pour rattraper le changement social profond" , a-t-elle dit.

Lors du 16e Congrès national du PCC en 2002, la réforme démocratique à l'intérieur du parti était soulignée comme l'une des forces vives du Parti, a dit Yu Keping, commentateur politique bien connu et directeur adjoint du Bureau central de compilation et de traduction.

Les réformes démocratiques visent à autonomiser les différents membres du Parti et à accroître la transparence et la supervision à l'intérieur du parti, a-t-il dit.
Il a noté que le mot "démocratie" est apparu plus de 60 fois dans le rapport de Hu Jintao pour le 17e Congrès national du PCC le 15 octobre 2007.
"Nous allons étendre la démocratie à l'intérieur du parti pour développer la démocratie populaire et accroître l'harmonie à l'intérieur du parti pour promouvoir l'harmonie sociale" , a déclaré Hu, le dirigeant du Parti, lors du congrès.

Professeur Cai a affirmé que la démocratie avait une nature inhérente à la croissance.
"Une fois que le processus est déclenché, on ne peut qu'aller vers l'avant et on ne peut plus revenir en arrière" , a-t-elle dit.
Elle a conseillé au parti de mettre en place une institution de haut niveau pour superviser le progrès, alors que la réforme démocratique à l'intérieur du parti aavait déjà été effectuée au niveau préliminaire étape par étape.
"L'institution peut planifier la stratégie et procéder à des corrections en temps opportun si des problèmes apparaissent" , a-t-elle conclu.

[Source: le Quotidien du Peuple en ligne le 17.09.2009]


Edité le 29-11-2009 à 20:40:23 par Xuan


Xuan
   Posté le 30-12-2009 à 13:25:44   

La Chine exige une comportement irréprochable et sobre de ses fonctionnaires pendant les vacances du Nouvel an



BEIJING, 29 décembre (Xinhua) -- Les plus hautes autorités chinoises de la discipline ont publié mardi une circulaire exigeant des membres du Parti communiste chinois (PCC) et des fonctionnaires du gouvernement un mode de vie et de travail irréprochable et sobre pendant les vacances du Nouvel An.

Selon la circulaire publiée par la Commission centrale du Contrôle de la Discipline du Parti communiste chinois (PCC) et le ministère chinois de la Supervision, les comportements prodigues et fastueux sont "strictement interdits", et l'argent public et les autres ressources doivent contribuer au développement économique et à l'amélioration des conditions de vie du peuple.

La circulaire appelle les membres du PCC et les fonctionnaires du gouvernement à donner l'exemple en respectant les politiques de contrôle des dépenses administratives du gouvernement central, en ayant des activités vacancières sobres, et en évitant toutes les célébrations qui n'auraient pas de motivations particulières. Ils sont également avertis qu'ils ne doivent pas utiliser les fonds publics pour offrir des cadeaux, organiser des banquets, et faire des voyages.


Les hauts dirigeants chinois appellent à des efforts plus importants pour lutter contre la corruption en 2010


BEIJING, 29 décembre (Xinhua) -- Des hauts dirigeants chinois se sont réunis mardi à Beijing pour discuter du travail anti-corruption de 2009 et planifier la lutte contre la corruption en 2010.

La Commission centrale du Contrôle de la Discipline a fait un rapport lors de la réunion, à laquelle ont participé les membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC).

Malgré des progrès notables en matière de lutte contre la corruption cette année, la situation reste grave et de nombreux problèmes nouveaux émergent, indique un communiqué publié suite à la réunion présidée par Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du PCC.

"Les membres du PCC doivent réaliser que la campagne contre la corruption sera longue, complexe et difficile", souligne le communiqué, appelant à des efforts constants et plus importants pour édifier un gouvernement propre.

Selon le communiqué, les comités du PCC, les départements gouvernementaux ainsi que les autorités de contrôle de la discipline doivent combiner la sanction à la prévention, en mettant l'accent sur la dernière.

La Commission centrale du Contrôle de la Discipline convoquera une session plénière en janvier prochain.
Xuan
   Posté le 17-02-2010 à 22:59:43   

Sécurité dans les mines de charbon :



On aura besoin de 10 ans pour améliorer "radicalement" la sécurité dans les mines de charbon


Le Quotidien du Peuple - 16.02.2010

La sécurité de la production de charbon en Chine s'est beaucoup améliorée au cours des 10 dernières années, avec nombre de décès dans les mines de charbon, qui est tombé d'un pic de 6995 décès en 2002 à 2631 en 2009, selon Zhao Tiechui, le chef de l'Administration d'Etat de la sécurité des mines de charbon (SACMS).

Zhao a indiqué que la Chine a signalé plus de 20 accidents majeurs qui étaient survenus dans les mines de charbon (avec nombre de décès dépassant 10 personnes) en 2009, beaucoup moins que 70 accidents mortels en 2002. Pour chaque million de tonnes de charbon produit, le taux de mortalité est tombé de 5,4 à moins de 1 en 2009.

Cependant Zhao, a averti que les mines de charbon en Chine sont toujours exposées à des accidents et le plus grand producteur de charbon du monde sera toujours confronté à la tâche difficile d'améliorer les mesures de sécurité dans les mines de charbon.

Le fonctionnaire a ajouté que la Chine, qui a créé la SACMS il y a 10 ans pour améliorer les conditions de sécurité dans les mines de charbon à l'échelle nationale, aurait encore besoin de 10 autres années pour « améliorer fondamentalement » les conditions de la production de charbon en Chine.

Zhao a indiqué que la part de la production de charbon en Chine sera dominante dans le bouquet énergétique, qui ne changera pas d'une façon spectaculaire au cours des prochaines décennies et la production de charbon devrait dépasser les 3,1 milliards de tonnes en 2010.

«La sécurité dans les mines de charbon reste un problème majeur », a-t-il indiqué. « La sensibilisation à la sécurité et le respect du règlement posent problème dans certaines régions riches en charbon et certaines entreprises de fabrication du charbon».

La production annuelle de charbon en Chine a bondi d'un peu plus d'un milliard de tonnes en 2000 à près de trois milliards de tonnes en 2009. Actuellement, 70 % de la production d'énergie primaire en Chine provient du charbon.

En ce qui concerne la sécurité, le facteur de complication, c'est que près de 90 % de plus de 10000 mines de charbon en Chine étaient des petites mines, et au niveau de la sécurité elles étaient beaucoup moins bien équipées que les grandes mines », a-t-il indiqué.

Pour chaque million de tonnes de charbon produit, le nombre de décès dans les petites mines est 8 fois supérieur à celui des grandes mines appartenant à l'Etat.

En 2009, le charbon produit par les petites mines représentait 35 % du total national, mais les accidents de travail et les décès représentaient à eux seuls près de 70 % du total, a affirmé Zhao.

Il a ajouté que 1088 petites mines de charbon ont été fermées l'année dernière, et au total 13000 petites mines de charbon ont été fermées depuis 2005.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 17-02-2010 à 23:37:45   

Extraits du discours de Wen Jiabao pour le nouvel an chinois,
dans cette vidéo
Xuan
   Posté le 03-03-2010 à 00:22:36   


Les différences de revenus entre les zones rurales et urbaines sont au plus haut depuis l'ouverture




La Chine a enregistré l'année dernière sa plus forte différence de revenus entre les zones rurales et urbaines depuis qu'elle a lancé sa politique de réforme et d'ouverture en 1978.

Des chercheurs issus de groupes de réflexion ont prévenu que ce fossé va continuer à s'agrandir dans les années à venir à moins que des mesures efficaces visant à réduire cet écart ne soient prises au plus tôt.

En effet, le revenu urbain net par tête s'élevait l'année dernière à 17 175 yuans (2 525 dollars US) et à seulement 5 153 yuans dans les zones rurales, le rapport de revenus zones urbaines-zones rurales s'établissant à 3,33 : 1, d'après les derniers chiffres fournis par le Bureau National des Statistiques.

Le Ministère de l'Agriculture avait précédemment annoncé que le rapport était de 3,32 : 1 en 2007 et qu'il avait un peu diminué en 2008, à 3,31 :1.

Bien que cela doive être encore confirmé officiellement, les calculs le Chinadaily montrent qu'en 2009, la Chine a connu la plus grande différence de revenus entre les zones urbaines et rurales depuis 32 ans.

« J'ai bien peur que cette disparité de revenus ne continue à s'aggraver, le pays concentrant ses efforts sur l'expansion urbaine plutôt que sur le développement rural », a déclaré Song Hongyuan, directeur du Centre de recherches pour l'économie rurale au Ministère de l'Agriculture.

Plusieurs groupes de réflexion ont exprimé des craintes similaires à quelques jours de l'ouverture des sessions législative et de conseil annuelles, qui débuteront respectivement mercredi et vendredi, souhaitant que ce problème de la disparité de revenus soit au coeur des discussions à venir.

Song Xiaowu, président de la Société Chinoise pour la Réforme Economique pense pour sa part que ce fossé qui s'élargit entre les villes et les campagnes a sa part dans la grandissante et « effrayante disparité de revenus entre les possédants et les déshérités ».

L'organisation de M. Song a déjà organisé un forum de haut niveau et les idées et propositions émises par les experts seront soumises à l'examen des dirigeants.

D'après M. Song, cette disparité de revenus est due aux faibles salaires des employés et travailleurs migrants, constatés dans de nombreuses entreprises, en même temps que des profits en croissance rapide pour les dirigeants des entreprises d'Etat, les promoteurs immobiliers et certaines sociétés privées.

Zhang Dongsheng, directeur du Département de distribution des revenus à la Commission Nationale du Développement et de la Réforme, reconnait que le Gouvernement « a parlé plus qu'il n'a agi » pour réduire ce fossé.

« Nous (le gouvernement) n'avons pas réfléchi de manière complète sur la façon de traiter le problème de la disparité de revenus », dit-il. « Et pourtant, l'égalité sociale et un développement humain égal sont l'essence même de notre société, qui devient plus riche qu'elle ne l'a jamais été auparavant ».

Chi Fulin, Président de l'Institut chinois pour la Réforme et le Développement, situé à Hainan, exhorte le gouvernement à dévoiler un programme général destiné à doubler les revenus de la population dans les cinq ans à venir. Il pense que, dans l'époque de l'après-crise, la Chine doit avant tout s'appuyer sur la consommation intérieure, plutôt que sur les investissements et le commerce avec l'étranger pour maintenir son économie sur les rails d'une croissance rapide.

« Afin de stimuler la consommation intérieure, je demande avec la plus grande insistance au gouvernement d'annoncer un programme visant à doubler le revenu par tête des habitants en cinq ans », a déclaré M. Chi, qui est également membre de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPPC). Il soumettra sa proposition lors de la session annuelle qui débute cette semaine.

Alors que la Chine s'apprête cette année à élaborer son 12e Plan quinquennal (2011-2015), la Nation « devrait saisir cette occasion et considérer cet objectif de doublement du revenu comme un but national », a dit M. Chi.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne - Mise à jour 02.03.2010
Xuan
   Posté le 10-03-2010 à 21:40:55   

échos de la Conférence Consultative du Peuple Chinois et de la session 2010 de l'APN :


Beijing Information le 10 mars 2010

Yang Xiaoxia : aider la nouvelle génération d'ouvriers paysans à vivre dans les villes



Yang Xiaoxia, députée de l'Assemblé populaire nationale (APN) et contrôleur de qualité d'une usine textile de la province du Zhejiang, a récemment répondu aux questions de Beijing Information.

Fin 2009, le Document No1 de l'autorité centrale a proposé pour la première fois de résoudre les problèmes de la nouvelle génération d'ouvriers paysans. Ce sujet constitue le cœur des débats de la session 2010 de l'APN.

« Les ouvriers paysans nés dans les années 80 et 90, et dont le niveau d'instruction est relativement élevé, ont l'esprit plus ouvert. Ils espèrent s'intégrer à la ville dans laquelle ils travaillent » , a précisé Yang Xiaoxia.

Née en 1981 dans une région rurale du Jiangxi, Yang a travaillé plus de 10 ans à Ningbo du Zhejiang. En 2007, elle est enfin devenue citadine de cette ville en guise d'immigrante excellente.



Ses expériences personnelles l'ont sensibilisée à la condition des ouvriers paysans. D'après elle, leur premier désir est de trouver un emploi stable et de bien s'installer dans cette ville. « D'une part, il faut réformer le système de registre d'état civil (hukou) afin de faciliter leur immigration. D'autre part, il faut rendre égalitaire la protection sociale entre les urbains et les ruraux. »

« J'espère que notre pays permettra davantage aux ouvriers paysans de devenir de vrais citadins »
, a exprimé Yang Xiaoxia.

Voir la vidéo de Yang Xiaoxia : faire des ouvriers-paysans des citadins comme les autres


Edité le 12-03-2010 à 22:49:55 par Xuan


Xuan
   Posté le 12-03-2010 à 22:55:35   

La répartition des salaires en débat




Le 9 mars, Zhang Mingqi, vice-président du syndicat général, et d'autres dirigeants du syndicat ont accordé une interview collective sur les fonctions du syndicat général. Cette conférence était organisée au Centre de presse des sessions plénière 2010 de l'APN et de la CCPPC.

Des réformes pour réduire la fracture sociale


Le gouvernement doit s'efforcer de réformer son mécanisme de répartition des revenus, et de réduire les disparités dans le pays, a rappelé mardi Zou Zhen, responsable du département de la sécurité sociale de la Fédération nationale des syndicats. Dans le Rapport d'activité du gouvernement, le Premier ministre Wen Jiabao s'est engagé à augmenter la proportion des revenus individuels dans la répartition des recettes nationales, ainsi que la proportion de la distribution primaire, soit les revenus versés aux salariés.

Zou Zhen a proposé que l'application de ces engagements constitue un critère d'évaluation de la performance des fonctionnaires et des chefs d'entreprises d'Etat.

Selon un sondage de la fédération réalisé en septembre dernier, 75% des employés interrogés ont qualifié d'injuste l'actuelle répartition des revenus. Zou Zhen a également appelé à élever le salaire minimum, pour atteindre 40 à 60% des niveaux moyens locaux. Selon lui, employeurs et employés doivent négocier afin de parvenir à un accord salarial, notamment dans le secteur privé.

Les investissements dans la protection sociale et le perfectionnement du système fiscal favoriseront également la réduction des disparités sociales, a-t-il souligné, ajoutant que les revenus des employés des entreprises monopolistiques devraient être révisés.

Amélioration de la sécurité au travail

Le nombre d'accidents du travail a progressivement diminué au cours des dernières années, grâce aux efforts dans la prévention des risques potentiels, a déclaré mardi Zhang Mingqi, vice-président de la Fédération nationale des syndicats.

Les accidents du travail ont baissé de 8,4% en 2009 par rapport à 2008, alors que les décès liés au travail ont reculé de 8,8%, a-t-il précisé. En 2009, l'administration a employé plus de 100 inspecteurs civils afin d'améliorer la sécurité au travail.

Beijing Information publié le 12/03/2010
Xuan
   Posté le 12-03-2010 à 23:11:07   

Intensification de la lutte contre la corruption (Radio Chine International)



Ce reportage détaille la lutte contre la corruption notamment chez les fonctionnaires.

. .."la transparence des affaires administratives, la transparence des informations, une connaissance plus approfondie du mode de fonctionnement par le public et la participation du public à la surveillance sur l'exercice du pouvoir aideront à contenir les actes criminels liés au pouvoir et à sauvegarder la justice sociale"...

A écouter ici :

[url]mms://media.chinabroadcast.cn/french/wai100311.wma[/url]


Edité le 12-03-2010 à 23:22:23 par Xuan


Xuan
   Posté le 19-03-2010 à 21:22:27   

Le rapport d'activité et les objectifs présentés par Wen Jia bao :

http://french.beijingreview.com.cn/alaune/txt/2010-03/16/content_254941.htm

à la troisième session de la 11ème Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois)
Xuan
   Posté le 14-05-2010 à 20:53:49   

Le "travail décent" est un des chevaux de bataille du syndicalisme réformiste au niveau mondial.
Parallèlement le PCC et la presse chinoise mettent l'accent sur les disparités salariales croissantes.

Le Quotidien du Peuple publie cet article sur le "travail décent" - 12.05.2010


La Chine promouvra dans tous les domaines le « travail décent »



La Chine est prête à promouvoir dans tous les domaines le « travail décent » en élargissant la couverture du contrat de travail, en augmentant le salaire des travailleurs de première ligne et en améliorant les conditions de travail, c'est ce qu'a déclaré le Vice Ministre des Ressources humaines et de la Protection sociale Yang Zhiming au Forum national sur les Relations du Travail qui vient de s'ouvrir aujourd'hui (12 mai 2010) à Hangzhou, chef-lieu de la Province du Zhejiang.

Abordant le problème du système de contrat de travail, Yang Zhiming a indiqué que pour le moment, le plus important c'est d'apporter une solution au problème de l'envoi non réglementaire de main-d'œuvre par certaines grandes et moyennes entreprises, ainsi qu'à celui des petites entreprises qui n'établissent pas des contrats de travail avec les gens qu'elles recrutent.

En ce qui concerne la distribution de salaire par les entreprises, il a insisté sur le fait que le plus grand problème pour l'heure actuelle, c'est l'aggravation constante de la disparité dans la répartition ; le niveau salarial des employés et des travailleurs d'une partie des secteurs monopolistes et le revenu des hauts managers des entreprises publiques ont été fixés quelque peu trop élevés et augmentent plutôt rapidement, tandis que c'est le contraire pour les employés et les travailleurs des secteurs à haute intensité de travail et des entreprises privées et surtout pour le personnel qui travaille en première ligne.

Yang Zhiming a déclaré que pour ce qui est du problème « trop élevé » dans la distribution du salaire, il est nécessaire pour l'heure actuelle de régulariser et de contrôler strictement le revenu des gestionnaires, et tout particulièrement des hauts responsables, des entreprises publiques et des institutions financières, ainsi que de parfaire et de perfectionner le système de contrôle caractérisé par la régulation politique du gouvernement, la supervision renforcée des bailleurs de fonds et la détermination légale des entreprises. Cette année, le Ministère des Ressources humaines et de la Protection sociale a adopté des mesures sévères et rigoureuses en vue de régulariser le revenu des gestionnaires et des managers, et surtout des hauts responsables, des entreprises publiques et des institutions financières. Parallèlement, il a été décidé de réformer le moyen de contrôle du montant global salarial dans les entreprises publiques et de déployer tous les efforts pour pouvoir présenter dans le courant de cette année des propositions et des suggestions de réforme au Conseil des Affaires d'Etat.

Quant à problème « trop bas » dans la répartition de salaire, il a révélé que son ministère donnera des directives aux autorités locales concernées pour les aider à réajuster de façon opportune et raisonnable le critère du salaire minimum en tenant compte de l'indice des prix de consommation de la population urbaine, de la croissance du salaire moyen social, du niveau de développement économique et de l'état de la création d'emplois, ce afin que la proportion de croissance du salaire minimum ne soit pas au-dessous du salaire moyen social local.

L'amélioration des conditions de travail est en fait la base de la réalisation du travail décent. Yang Zhiming a indiqué qu'à l'heure actuelle en Chine, certaines entreprises ne font pas des efforts pour appliquer rigoureusement les normes de travail prescrites par l'Etat et il existe pas mal de problèmes quant à cela : nombreux sont les travailleurs qui font des heures supplémentaires, le critère du salaire des heures supplémentaires n'est pas matérialisé, les droits de repos et de congé payé ne sont pas garantis, … etc. A cet effet, l'Etat va prendre des dispositions nécessaires pour inciter et encourager les entreprises à se créer une bonne réputation en se forgeant l'idée de la gestion et de l'exploitation d'après la loi, en augmentant l'input en travail et en améliorant les conditions du travail.

On apprend que cette année, dix provinces du pays ont commencé à réajuster et à appliquer un nouveau critère du salaire minimum et que le critère du salaire minimum mensuel maximal connaîtra une croissance moyenne de 17%. Fin 2009, il y a eu près de trois cent mille accords collectifs salariaux, qui couvrent plus de 25,559 millions d'employés et de travailleurs, ont été examinés, approuvés et inscrits dans tout le pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 14-05-2010 à 22:08:47   

le quotidien du Peuple 22 avril 2010 :

L'heure est venue pour une nouvelle approche de la stabilité sociale



Ces dernières années, le gouvernement chinois a dépensé des milliards pour préserver la stabilité sociale, avec des résultats, c'est le moins que l'on puisse dire, mitigés. Lors d'un Forum sur le développement social qui s'est tenu récemment à la prestigieuse Université Tsinghua, des experts ont suggéré une nouvelle approche.

Un rapport divulgué lors de la conférence montre que malgré des dépenses massives des gouvernements central et locaux, les contradictions sociales et les conflits deviennent plus aigus. Ce qui laisse entendre que la société est entrée dans un cycle d'« instabilité ».

Un peu plus tôt cette année, le Conseil des Affaires d'Etat avait rapporté à l'Assemblée populaire National que les dépenses en matière de sécurité publique en 2009 avaient augmenté de 16% par rapport à 2008, et que pour 2010, l'addition pourrait se monter à 514 milliards de Yuans (75,28 milliards de Dollars).

Mais ces énormes dépenses n'ont pas eu les résultats escomptés. Augmenter le nombre de policiers ne fait qu'ajouter au fardeau financier du gouvernement, sans pour autant résoudre le problème sous-jacent.

Les causes majeures de l'instabilité sociale sont le fossé grandissant entre les riches et les pauvres, ne pas avoir réussi à faire respecter les droits des travailleurs, en particulier les travailleurs migrants, et la corruption dans la fonction publique. Et certains services gouvernementaux sont devenus tellement hypersensibles qu'ils considèrent parfois les demandes les plus simples comme un trouble à l'ordre public.

Pourtant, permettre aux citoyens d'exprimer leurs demandes n'est pas incompatible avec la stabilité sociale. Un développement économique rapide produit inévitablement des conflits entre les différents groupes d'intérêt. Mais au lieu d'essayer de résoudre ces problèmes sociaux, les gouvernements à tous les niveaux ont mis en place des « Bureaux de préservation de la stabilité » afin de mettre un frein à ces troubles. Certains services vont même jusqu'à acheter une paix temporaire à l'aide de subsides, ce qui non seulement accroit les dépenses du gouvernement mais en plus encourage les troubles.

D'après le rapport, « les enquêtes montrent que les troubles arrivent du fait d'un manque de façons, pour les citoyens, d'exprimer leurs soucis et leurs intérêts » , et qu' « améliorer le système légal afin de garantir les droits des citoyens est urgent » .

Pour les experts, ouvrir les documents du gouvernement pour permettre une inspection publique et laisser le public participer aux audiences politiques améliorera la stabilité. Et en cas de violation des droits des citoyens, le gouvernement devrait intervenir rapidement afin de fournir aide et solutions. Il devrait aussi y avoir davantage de canaux pour permettre aux citoyens, et notamment les groupes vulnérables, de formuler leurs plaintes.

La meilleure façon de préserver la stabilité sociale, dit le rapport, est de « protéger les droits des citoyens, comme cela est inscrit dans la Constitution. Si les droits sont garantis, un équilibre entre les différents groupes d'intérêt pourra être trouvé, et si les intérêts sont équilibrés, alors la stabilité sociale suivra » . En fait, cela est l'essence même de la stabilité sociale.

Le rapport a cité les paroles prononcées par le Premier Ministre Wen Jiabao devant l'Assemblée Populaire Nationale un peu plus tôt cette année : « Le but principal qui dirige notre travail est plus de bonheur et de dignité pour les citoyens, et plus de justice et d'harmonie dans la société » .

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 14-05-2010 à 22:40:47   

Le Quotidien du Peuple publie plusieurs articles sur les disparités en Chine. Celui-ci du 12.05.2010 :

Disparité aggravante et criante entre riches et pauvres en Chine


« Economic Information Daily » rapporte que ces dernières années en Chine, l'écart de revenu entre les diverses régions, entre ville et campagne, entre différents secteurs et entre catégories de gens a augmenté et s'est aggravé, que le déséquilibre de la structure de répartition provoque la centralisation de biens sociaux entre les mains d'une minorité de personnes, que la disparité de revenu a déjà dépassé la « ligne rouge » d'avertissement fixé par le coefficient de Gini et que les nombreux problèmes engendrés par cela sont devenus de plus en plus le centre de préoccupation des divers milieux de la société.

Les inégalités dans la redistribution sociale font que « les pauvres deviennent de plus en plus miséreux et malheureux et les riches de plus en plus fortunés et opulents ».

Vu du coefficient de Gini, qui est une mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, l'écart entre riches et pauvres en Chine est en train d'atteindre la « ligne rouge » du degré de la tolérance et de l'endurance de la société. Chang Xiuze, professeur à l'Institut des études macroéconomiques de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, a indiqué que « Il y a déjà dix ans que le Coefficient de Gini a dépassé en Chine la ligne d'avertissement 0,4 universellement reconnue et continue à s'élever d'année en année. Ce qui montre que dans notre pays la disparité entre pauvres et riches a dépassé la limite du raisonnable et de la rationalité. »

Su Hainan, Directeur de l'Institut d'étude du salaire de travail du Ministère des Ressources humaines et de la Protection sociale et Président de la Commission spéciale de la rémunération de la Société chinoise du Travail, a déclaré qu'à l'heure actuelle en Chine, l'écart de revenu présente une tendance à l'aggravation générale et croisée. La différence de revenu entre population urbaine et rurale de notre pays a atteint 3,3 fois, alors que dans le monde c'est au maximum de deux fois environ. L'écart de salaire entre travailleurs de différents secteurs est également plus qu'évident et la différence entre salaire le plus élevé et salaire le plus bas est de près de quinze fois. La disparité de revenu entre différentes catégories de gens augmente rapidement et celle du revenu des hauts managers et des travailleurs du front des entreprises publiques cotées en bourse est de dix huit fois environ, tandis que la différence entre le revenu des hauts dirigeants d'entreprises publiques et le salaire moyen de la société atteint 128 fois.

Quant à Li Shi, Directeur du Centre d'études de la répartition de revenu et de la pauvreté de l'Ecole normale supérieure de Beijing, il a commencé à partir des années 80 du siècle dernier à participer successivement à quatre grandes et importantes enquêtes sur le revenu de la population chinoise. Il a dit que l'écart de revenu entre les 10% de gens les mieux payés et les 10% de gens les plus mal payés de 7,3 fois en 1988 s'est accru à 23 fois en 2007.

« Beaucoup de travail, mais bas salaire », c'est le sentiment commun de la grande majorité des salariés. Tang Jun, Secrétaire général du Centre d'études des politiques sociales de l'Académie des Sciences sociales de Chine, a dit : « Vu des données statistiques établies, on remarque que le revenu des gens pauvres et le revenu des gens riches ont également augmenté ces dernières années. Mais compte tenu de la différence de leurs dépenses en matière de consommation, pour un grand nombre de familles pauvres, elles dépensent surtout pour acheter les denrées alimentaires et les articles d'usage courant dont les prix augmentent souvent et sans cesse. Les inégalités dans la redistribution sont en train de présenter la dangereuse tendance aux deux extrémités qui font que les riches deviennent de plus en plus ‘fortunés et opulents', alors que les pauvres deviennent de leur côté de plus en plus ‘miséreux et malheureux' ».

Les trois secteurs permettant la réalisation de gains et de profits exorbitants : l'immobilier, l'exploitation minière et la transaction boursière.

Les spécialistes concernés indiquent que ces dernières années, suite à la croissance rapide de l'économie chinoise, les trois importants facteur de la production, à savoir, la terre, les ressources et les capitaux, jouent un rôle grandissant dans le réajustement de la richesse et l'immobilier, l'exploitation minière et la transaction boursière sont devenus les trois secteurs les plus ‘lucratifs' qui permettent que l'on réalisé facilement des gains et des profits exorbitants et c'est grâce à eux qu'une petite minorité de personnes ont pu atteindre rapidement le sommet de la richesse sociale.

D'après le palmarès établi par Forbes pour le classement 2009 des plus grandes fortunes chinoises, parmi les richards chinois qui occupent les quatre cent premières places, on compte 154 promoteurs immobiliers ; parmi ceux qui occupent les quarante premières places, on en compte dix neuf ; et parmi les super-richards qui sont aux dix premiers rangs, on en compte cinq. Ce qui signifie que l'immobilier est devenu en Chine le principal secteur de centralisation des plus grandes fortunes chinoises.

Un phénomène extravagant qui existe toujours en Chine : « le derrière décide l'opulence ».

Plusieurs spécialistes, dont Wei Jie, professeur à l'Université Qinghua, et Shi Ying, vice président de l'Académie des Sciences sociales de la Province du Shaanxi, indiquent que depuis de longues années en Chine, il existe, dans le domaine de la répartition de revenu, le phénomène extravagant et déraisonnable dit « le derrière décide l'opulence » : le haut revenu et le bas revenu ne dépendent pas de l'intelligence, ni de la capacité, ni de la compétence et encore moins de la diligence, de l'assiduité, de l'application et du sérieux dans le travail, ils dépendent en fait du « titre (rang) » ou bien du « secteur (domaine) ». Il suffit qu'on soit capable de s' « introduire » dans les secteurs (domaines) monopolistes, tels que l'énergie électrique, la télécommunication, le pétrole, la finance, le tabac … etc., ou bien d' « arracher » le titre (rang) de fonctionnaire d'Etat ou un poste dans un établissement institutionnel, ce sera alors comme si l'on s'est « emparé » du haut revenu, du mieux-être et d'une position sociale élevée.

Selon des statistiques établies par le Ministère des Ressources humaines et de la Protection sociale, actuellement en Chine, le salaire moyen des employés et des travailleurs de certains secteurs, dont l'énergie électrique, la télécommunication, la finance, l'assurance, ou le tabac, est deux à trois fois supérieur à celui des travailleurs d'autres secteurs, et si l'on ajoute le revenu hors salaire et les avantages du traitement du bien-être l'écart réel serait plus grand et plus énorme encore. Jusqu'à fin 2008, le niveau de la pension de retraite des fonctionnaires d'Etat est plus élevé de 2,1 fois par rapport à celui des entreprises, alors que la pension mensuelle des retraités d'établissements institutionnels est plus élevée de 1,8 fois par rapport à celle des retraités d'entreprises.

Toutes sortes de répartition de revenu.

L' «argent noir » et le « revenu casuel (non déclaré ) » font qu'il est apparu dans la société toutes sortes de « revenus dissimulés » et qu'il est pratiquement impossible de connaître les chiffres de base ainsi que l'état réel des biens sociaux. Wang Xiaolu, directeur adjoint de l'Institut d'études sur l'économie nationale de la Fondation chinoise de Réforme, a publié en 2007 un rapport d'études qui estime qu'à cette époque-là, il y a dans tout le pays des « revenus cachés » irréguliers sont le montant s'élève à au moins 4.000 milliards de yuans renminbi (RMB). Certains autres spécialistes pensent qu'actuellement en Chine, le salaire des travailleurs représente seulement le tiers de leur revenu global et que seulement le « revenu blanc » peut-être contrôlé et supervisé par l'Etat. Ce qui signifie qu'une grande quantité de revenus incontrôlables échappe à la limite de régulation de la fiscalité et circule en dehors du contrôle et de la supervision.

Compte tenu de la complexité des moyens de distribution de revenu et du manque d'un système de base pour l'enregistrement du revenu de la population, c'est pourquoi il existe en Chine toutes sortes de moyens permettant aux habitants d'être rémunérés. Une enquête menée ces derniers temps dans quinze provinces, régions autonomes et municipalités du pays et visant des savants, des spécialistes, des cadres de niveau inférieur et des gens du peuple montre que tout le monde accepte qu'on peut utiliser cinq couleurs (blanc, noir, gris, rouge du sang et jaune d'or) pour faire le résumé des divers et différents revenus qui existent actuellement en Chine en les appelant séparément revenu d'une telle couleur.

Pour parler plus concrètement et plus en détail, le « revenu blanc » désigne les revenus légaux, dont le salaire normal et le traitement de bien-être ; le « revenu noir » indique le revenu illégal obtenu par moyens illicites et contrevenant à la loi et aux règlements, dont la corruption, la malversation, la concussion, le détournement de fonds, le vol, l'escroquerie, la duperie ou le trafic de stupéfiants ; le « revenu gris » indique les revenus entre revenus légaux et revenus illégaux et qui sont actuellement très répandus en Chine ; le « revenu rouge du sang » désigne les revenus gagnés à la sueur du front, au sang versé et dus à des travaux dangereux et pénibles qui dépasse la limite de tolérance de l'être humain, dont travail clandestin dans de petites mines de charbon dans les fours à briques privées, … etc. ; le « revenu jaune d'or » indique les revenus réalisés au moyen de capitaux, dont l'or, les actions ou bien la transaction à terme.

La répartition et la distribution devant un « carrefour ».

« Bien que le degré de tolérance et d'endurance de la population envers les inégalités dans la redistribution sociale s'est élevé actuellement, mais si nous n'adoptons pas des moyens plus énergiques et plus efficaces pour empêcher et stopper l'aggravation de la disparité criante entre riches et pauvres, les conséquences seront inimaginables et désastreuses. », a indiqué Yang Yiyong, Directeur de l'Institut d'études du développement social de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, qui a ajouté que le PIB (Produit intérieur brut) par tête d'habitant est près d'atteindre l'année dernière en Chine 3.700 dollars US et que la transition de la croissance économique et la réorganisation de la structure sociale sont parvenues à une phase cruciale de développement. La pratique des pays de l'Amérique latine démontre qu'à cette phase-là, il est surtout important de prévenir et d'empêcher l'apparition de la stagnation et du marasme, l'aggravation de la disparité entre riches et pauvres ainsi que les troubles sociaux qui sont des phénomènes susceptibles d'arrêter tout net la croissance économique.

Su Hainan, un spécialiste en la matière, pense que l'imperfection du système de répartition de revenu constitue la cause principale et directe des problèmes qui surgissent dans ce domaine-là. Dans la distribution primaire, il n'existe aucun rapport proportionnel de distribution qui peut établir rationnellement le rapport entre Etat, entreprises et individus, tandis que la rémunération du travail est relativement faible et que le mécanisme d'augmentation normal et régulier de la rémunération du travail n'est pas encore établi ; Dans la distribution secondaire, le pourcentage des dépenses, allouées par les finances aux différents échelons, pour la protection sociale et pour le transfert de paiements n'est pas encore déterminé sous forme de système, ce qui ne peut garantir la rationalité et l'équitabilité de la distribution secondaire ; La répartition tertiaire est d'une ampleur plus petite et il est nécessaire de perfectionner le système quant à la bienfaisance et à la donation, alors que la fonction de régulation est limitée.

L'irrationalité de la distribution primaire renforce en intensité la tendance au « capital fort, travail faible ». La première répartition « se rapproche » actuellement trop du capital, alors que le taux d'occupation de la rémunération du travailleur est relativement faible et bas dans son ensemble et que l'augmentation du salaire de travailleurs est toujours à la traîne de la croissance des profits et des bénéfices d'entreprises. Dans les pays développés, a fait remarquer Su Hainan, le salaire représente en général 50% environ du coût de fonctionnement et d'exploitation de l'entreprise, alors que chez nous, il n'atteint même pas 10%.

Pour ce qui est de la distribution secondaire, en raison de l'imperfection actuelle de notre système de protection sociale, le phénomène de la « régulation inverse » est même apparu dans le domaine de la répartition secondaire. Selon une révélation de la Fédération nationale des syndicats de Chine, parmi la population active urbaine, le taux d'adhésion à l'assurance-vieillesse et à l'assurance-maladie est respectivement seulement de 62% et de 60µ., tandis que pour les travailleurs migrants d'origine paysanne, ce taux est encore plus bas.

Des spécialistes concernés indiquent qu'il est important de veiller à ce que la « ligne rouge » de la disparité entre riches et pauvres ne soit pas franchie et qu'il est nécessaire de lancer le plus tôt possible la réforme du système de répartition de revenu. Il faut s'en maintenir aux principes suivants : règlement des problèmes en s'attaquant tant à leur racine qu'à leur manifestation superficielle, réorganisation intégrale, prise de mesures diverses en vue d'une solution définitive et coordination entre toutes les parties concernées, ce afin de pouvoir établir un programme de réforme systématique en tenant compte des causes approfondies, des causes réelles et des causes directes.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Edité le 14-05-2010 à 22:42:04 par Xuan


CMC
   Posté le 15-05-2010 à 13:49:35   

" Veiller à ce que la ligne rouge de la disparité entre riches et pauvres ne soit pas franchie..."
On peut donc rester un peu en deça.
Mais quelle classe donc dirige aujourd'hui le pouvoir politique et économique en chine?
Xuan
   Posté le 28-05-2010 à 21:34:05   

Le Quotidien du Peuple publie un article sur les manquements des sociétés privées en matière d'écologie.
Apparemment cet article s'adresse autant au public chinois qu'à l'étranger, y compris aux USA :

Protection de l'environnement : onze sociétés chinoises cotées en bourse manquent à leur parole

Source: le Quotidien du Peuple en ligne - 26.05.2010

Pour pousser et encourager les sociétés cotées en bourse à respecter et à tenir les engagements qu'elles ont pris en ce qui concerne la protection écologique et pour régler les problèmes de la pollution de l'environnement, le Ministère chinois de la Protection de l'environnement a procédé récemment à une vérification de suivi à l'encontre des sociétés cotées en bourse qui avaient fait l'objet d'examen et contrôle en la matière dans la période 2007-2008. La vérification de suivi a pour sujet de constater l'état d'accomplissement des engagements pris par ces sociétés. A l'issue de la vérification de suivi, le ministère a publié une circulaire sur le résultat de cette dernière et les onze sociétés cotées en bourse suivantes ont fait l'objet de critique dans la circulaire du fait qu'elles n'ont pas pris les mesures nécessaires pour corriger dans les délais prescrits leurs graves défauts et erreurs en matière de la pollution de l'environnement et qu'il existe en elles de sérieux risques écologiques. Voici ci-dessous les noms de ces onze entreprises :
Zijin Mining Group Company Limited, Tangshan Jidong Cement Company Limited, China Coal Energy Company Limited, Sichuan Nitrocell Co.,Ltd (SNC), Hunan Nonferrous Metals Corporation Limited, Panzhihua New Steel & Vanadium Company Limited, Shandong Chenming Paper Holdings Limited, Fujian Tianbao Mining Group, Western Mining Co., Ltd., Northwest Yongxin Chemical Industry Co. et Ltd., Xinjiang Tianye Co., Ltd.
Il est indiqué dans la circulaire que ces entreprises ont non seulement agi contrairement au principe de sincérité et de crédibilité de sociétés cotées en bourse et en plus ont fait preuve de laxisme quant aux graves problèmes de pollution de l'environnement ne tenant aucunement compte des sérieux et graves risques qu'ils peuvent engendrer en dégradant l'environnement et l'atmosphère, en nuisant à la santé des habitants et en portant atteinte aux intérêts des investisseurs.

Les sérieux problèmes qui existent chez ces onze entreprises comprennent entre autres la non application d'après la loi du système d'approbation sur la base d'appréciation alternative ou bien de réception du « triple simultanément », le non achèvement dans le délai fixé de l'élimination de la capacité de production désuète et surannée, le non accomplissement à temps des projets auxiliaires de la réduction totale des émissions, le non traitement d'après la loi des résidus industriels dangereux, l'émission dépassant les limites prescrites de substances nocives polluantes, le non paiement d'énormes sommes destinées à l'évacuation de matières polluantes, le non perfectionnement des installations de protection de l'environnement, le non établissement du système de contrôle et de supervision en ligne, la négligence envers le déménagement des habitants qui souffrent de la pollution de l'entreprise en raison de leurs maisons qui se trouvent tout près. Pour ce qui est de Zijin Mining Group Company Limited et Tangshan Jidong Cement Company Limited, ils ont respectivement sept et six succursales qui ont chacune ses problèmes en matière de la protection de l'environnement. Quant à Xinjiang Tianye Co., Ltd., une partie de ses projets de construction ont été réalisés sans autorisation, tandis que ses installations antipollution fonctionnent mal et que son émission de substances polluantes dépasse les limites prescrites, et ce qui est encore plus surprenant et incroyable, c'est que jusqu'au moment de la vérification de suivi, il n'a toujours pas payé la somme de 135 millions de yuans qu'il doit pour l'évacuation des matières polluantes.

Il est insisté dans la circulaire que les onze entreprises concernées font preuve d'inconscience et d'indifférence en matière du respect de la Loi sur la protection de l'environnement, qu'elles se fient au hasard et agissent à la légère pour parer à toute éventualité et que tous ce qu'elles disent sont de vaines paroles et que les engagements qu'elles ont prises en matières de la protection de l'environnement et de la réduction de la pollution demeurent lettre morte.

Le Ministère de la Protection de l'environnement exige de ces onze sociétés, qui viennent de faire l'objet de critiques, qu'elles accordent une importance primordiale à la protection de l'environnement, fassent leur autocritique en examinant sérieusement leurs problèmes, procèdent immédiatement à l'établissement d'un programme de rectification de leurs erreurs et de leurs insuffisances, présentent sans retard leur rapport d'action au ministère ainsi qu'aux départements provinciaux concernés et fassent connaître à la société leur détermination à rectifier leurs erreurs et insuffisances. En même temps, ledit ministère demande aux organismes de protection de l'environnement d'agir énergiquement et de prendre des mesures efficaces à l'encontre des entreprises qui manquent à leur parole et de renforcer le degré de contrôle envers elles. Il leur demande en outre de présenter respectivement un rapport à ce sujet-là avant le 25 juin 2010.

Les résultats de la vérification de suivi démontrent que le système d'examen à l'encontre des sociétés cotées en bourse au sujet de la protection de l'environnement contribue fortement au renforcement et à l'approfondissement du travail de prévention de la pollution industrielle et apporte une solution aux problèmes écologiques qui existent depuis longtemps. La présente vérification de suivi qui a visé 58 sociétés ainsi que 127 entreprises qui dépendent d'elles et il y a au total 274 engagement pris à vérifier. Parmi ces derniers, 227 ont été remplis, soit un taux d'accomplissement de 82,8%.



Edité le 28-05-2010 à 21:34:44 par Xuan


Xuan
   Posté le 31-05-2010 à 20:16:19   

Les usines chinoises de Honda toujours à l'arrêt

[ 31/05/10 - 12H42 - Reuters ]

Honda Motor a déclaré que ses quatre usines chinoises, où le travail a dû être arrêté la semaine dernière en raison d'un conflit social sur un site de pièces détachées du groupe, resteraient fermées mardi.
Une porte-parole du constructeur automobile japonais a précisé que certains salariés de cette usine reprenaient progressivement le travail, tout en soulignant que les négociations, relatives notamment à des hausses de salaires, se poursuivaient.

Honda détient en Chine trois usines d'assemblage qui produisent des véhicules destinés au marché local. La quatrième usine chinoise fabrique des modèles pour l'exportation.
Le constructeur, en concurrence en Chine notamment avec Toyota Motor et Nissan Motor, gère trois coentreprises dans le pays avec Dongfeng Motor et Guangzhou Automobile.

Les entreprises étrangères implantées dans le pays font face à une montée des revendications des salariés et plus particulièrement des travailleurs migrants. Ceux-ci réclament des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail.

Chang-Ran Kim, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Gilles Guillaume




"GUANGZHOU – Les quatre usines d'assemblage de Honda China ont dû arrêter leur production suite à la grève des ouvriers chinois du constructeur automobile, qui demandent une augmentation de salaires.
Cette grève, la plus importante de l'histoire de l'industrie chinoise, s’est poursuivie jeudi après l’échec des négociations entre la direction du fournisseur Honda Chine et ses 1 900 ouvriers, (…)
L’une des usines Guangqi est chargée de la livraison des voitures à une dizaine de pays européens.

La grève a été décidée après que Honda ait annoncé en début de semaine un plan ambitieux de promotion de la production en Chine, qui prévoit l'augmentation de la capacité de production annuelle de Guangqi Honda, une entreprise à capitaux mixtes, de 360 000 à 480 000 véhicules d’ici le deuxième semestre 2011.

Les ouvriers de l’usine du fournisseur se sont mis en grève le 17 mai, se plaignant de salaires trop bas. Après une reprise temporaire du travail, ils ont de nouveau appelé à la grève le 21 mai. (…)
Des experts du milieu industriel considèrent que cette grève servirait d'avertissement aux autres entreprises automobiles en Chine.
Les constructeurs automobiles pratiquent une livraison à la demande des pièces et des composants, l’arrêt du travail d’un fournisseur prend donc rapidement des proportions importantes à l'échelle de l'entreprise, comme c'est le cas en ce moment pour Honda.

Les ouvriers demandent des augmentations de salaires de 1 000 -1 500 yuans à 2 000 -2 500 yuans, selon la presse locale en langue chinoise.(…)"
[extrait de China Daily]
Xuan
   Posté le 02-06-2010 à 21:56:43   

SHENYANG, 2 juin (Xinhua) -- Un syndicat chinois a demandé à KFC (Kentucky Fried Chicken), une chaîne de restauration rapide américaine, d'augmenter les salaires de ses employés, a déclaré mercredi un responsable de ce syndicat.
Xuan
   Posté le 02-06-2010 à 21:58:32   

Hu Jintao appelle à une couverture maladie pour tous les Chinois
French. News. Cn

BEIJING, 29 mai (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao a demandé à tous les échelons du gouvernement de garantir une couverture maladie pour tous les Chinois, qu'ils soient urbains ou ruraux.
Hu Jintao, également secrétaire général du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC), a fait cette remarque vendredi après-midi lors d'une étude à laquelle ont participé les membres du Bureau politique du CC du PCC.
[...]
Hu Jintao a indiqué que l'objectif de la réforme était d'étendre la sécurité sociale à tous les Chinois. Accélérer l'établissement d'un système de soins médicaux de base est une tâche importante qui doit bénéficier à tous les Chinois, qu'ils soient urbains ou ruraux, a-t-il souligné.
Dans son discours, le chef d'Etat chinois a également appelé à redoubler d'efforts pour établir un système national de médicaments de base, à améliorer les soins médicaux au niveau local et à faire progresser la réforme des hôpitaux publics.
Xuan
   Posté le 09-06-2010 à 23:53:23   

Publié le 20/05/2010 dans Beijing Information

Augmentation du salaire minimum dans 11 régions chinoises



Dans cette « année de réajustement du salaire minimum », 11 régions (provinces, régions autonome, ou villes) ont déjà procédé à la hausse, et certaines régions, y compris Beijing, l'ont programmée.
Pour la première fois, le salaire minimum de Shanghai, du Zhejiang et du Guangdong passe la barre des 1000 yuans par mois. Les 11 régions ont augmenté le salaire minimum de plus de 10%, et certaines, comme le Hubei, le Ningxia, le Fujian, le Guangdong, et le Shandong, de plus de 20%.

Pour le moment, Shanghai détient le record national du salaire minimum le plus haut, avec une tranche supérieure atteignant les 1120 yuans mensuels. Par ailleurs, le salaire minimum de 5 régions comme le Jiangsu et le Shandong s'approche des 1000 yuans, en s'établissant à 900 yuans par mois. D'après l'analyse, le réajustement est directement lié aux difficultés d'embauche. Dans le sud, beaucoup d'entreprises ont un carnet de commande bien rempli, mais manquent d'ouvriers. Ainsi, l'augmentation du salaire est une bonne solution.

Mme Yang Yansui, directrice du centre de recherche sur l'emploi et la sécurité de l'université Tsinghua, estime que cette hausse est aussi étroitement liée à la transformation des modes de développement des entreprises. Par exemple, les métiers de l'industrie du textile évoluent vers plus de technicité, requérant une main-d'œuvre plus qualifiée. Ainsi, les prétentions salariales augmentent naturellement. Et cela engendre une hausse mécanique du salaire minimum local.

Cette hausse concerne également le salaire minimum horaire des ouvriers à temps partiel. Les normes du Guangdong, du Fujian, du Shanxi, et du Hubei avoisinent les 9 yuans par heure. Mme Yang a par ailleurs indiqué que dans notre époque le travail à temps partiel avait déjà été adopté par de nombreux travailleurs qualifiés et professionnels, parce que les métiers techniques et intellectuels se multipliaient de façon exponentielle. (traduit par Zhao Zhongliang)


Edité le 09-06-2010 à 23:53:41 par Xuan


sti
   Posté le 12-06-2010 à 10:32:34   

Que Shanghai se batte pour des hausses de salaire, ca va en faire retourner quelqu'un dans leurs tombes ...
Xuan
   Posté le 14-06-2010 à 23:26:57   

Extrait de China Daily en ligne – le 10/06/2010

BEIJING – Des entreprises étrangères et chinoises doivent se serrer la ceinture dans les prochaines années avec la hausse considérable du salaire suite au mécontentement manifesté par des ouvriers dans l’entreprise Foxconn et des unités de Honda dans la région du delta de la rivière des Perles, ont averti des experts.

« Ces conflits envoient un signe clair de l'affaiblissement de la disponibilité de la main d’œuvre » , a déclaré au China Daily Cai Fang, directeur de l’Institut de la démographie et de l’économie du travail de l’Académie des sciences sociales de Chine.
Le salaire pour 150 millions de travailleurs migrants a augmenté de 19 % en 2008 et de 16 % en 2009, a rappelé Cai, ajoutant que le coût du travail continuerait à augmenter.

Dimanche, le groupe Foxconn Technology [c’est dans cette usine que s’étaient déroulés une série de suicides - Xuan] , une entreprise à capitaux taiwanais, a annoncé une deuxième hausse du salaire jusqu’à 65 % dans ses usines dans la ville de Shenzhen (sud de Chine).

Auparavant, Honda a offert d’augmenter le salaire de 24 % à ses ouvriers d’usines de pièces et de composants à Foshan dans le Guangdong, mettant fin à une grève sans précédent.

Par ailleurs, 14 provinces et régions ont augmenté le niveau du salaire minimum cette année avec la plus importante hausse de plus de 20 %.

Shenzhen, une région de manufacture du sud où est basée Foxconn, envisage de majorer le salaire minimum de 15,8 % en moyenne à partir du mois prochain, a déclaré le gouvernement municipal mercredi.

Le salaire mensuel minimum atteindra ainsi 1100 yuans pour améliorer la qualité de vie des 8 millions de travailleurs migrants de la ville.
En faisant de la sorte, le gouvernement vise à inciter les entreprises à améliorer le niveau technologique et de la gestion, a estimé Wang Min, directeur du Bureau des ressources humaines et de la sécurité sociale de Shengzhen.
« Les entreprises qui ne s’adaptent à l'évolution devront finalement s’en aller » , a-t-il indiqué à des journalistes.
[…]
sti
   Posté le 15-06-2010 à 16:04:43   

Les salopards, ils peuvent augmenter les salaires de 24% chez Honda, on imagine les marges mirobolantes qu'ils se font ... dans le même temps Honda vient de sortir un deux roues dans le monde entier qui risque de faire très mal à la concurrence en Europe et au USA grâce un tarif imbattable et une innovation technologique de taille et pour proposer tout ça Honda, qui jouit d'une vrai notoriété chez les motards, fera produire exclusivement ce véhicule en Thaïlande où le constructeur à avoué profiter du coût de la main d'œuvre ...
Xuan
   Posté le 30-06-2010 à 00:26:05   

Cet article est paru dans le Quotidien du Peuple en Ligne du 25 juin, dans la rubrique "opinion" :

Chine : la disparité des revenus atteint le seuil critique, la réforme de la redistribution sociale progresse petit à petit


Au premier jour d'une exposition d'automobiles à Beijing, une magnifique voiture de course super luxueuse a été achetée par un inconnu mystérieux pour un prix exorbitant (38 millions de yuans) ; des montres-bracelets de grandes marques et des bijoux et joyaux dont chacun coûte plusieurs millions de yuans sont vite vendus ; une foule se presse devant les devantures de boutiques de grandes marques telles que LV et GUCCI …… et toutes ces choses incroyables, qui se passent en Chine connue maintenant dans le monde pour son grand nombre de richards qui dépensent sans compter et pour sa réputation de deuxième marché mondial d'objets et d'articles de luxe, font presque oublier qu'il existe toujours dans le pays une population de plus de 150 millions d'habitants qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté et qui croupissent dans la misère.

Selon les calculs établis par la Banque mondiale, le coefficient de Gini, une mesure du degré d'inégalité de la distribution des revenus dans une société donnée, a grimpé à 0,47 en Chine en 2009, ce qui signifie que les richesses de la société chinoise sont actuellement concentrées à l'excessif entre les mains d'une infime partie de la population. A l'heure actuelle dans le pays, l'écart de revenu entre les 10% de gens les mieux payés et les 10% de gens à salaire minimal atteint plus de vingt fois.

Les trente années de réforme et d'ouverture à l'extérieur ont complètement libéré les forces productives de la Chine et le revenu de la population a multiplié, alors que les richesses sociales se sont amplifiées rapidement et considérablement. Mais, tout cela est accompagné de la disparité des richesses et du fossé profond qui se creuse rapidement et dans un laps de temps très court entre les diverses catégories de la population chinoise. En Chine où l'égalitarisme a dominé longtemps est devenue maintenant un pays où l'on « ne craint pas de posséder peu, mais redoute l'inégalité dans la distribution », car le déséquilibre dans la répartition et la distribution des richesses a atteint déjà la ligne rouge en défiant le seuil de tolérance de la société.

Le revenu des habitants représente une partie trop faible et petite dans le revenu national de la Chine, de même, la rémunération du travail occupe également une partie trop petite dans la distribution primaire, tandis qu'il n'est pas certain que celui qui travail plus gagne plus et qu'on pourrait s'enrichir par le labeur fourni. Pour ce qui est du rapport entre travailleur et employeur, il est de toute évidence que la balance de distribution penche du côté de ce dernier, tandis que le pouvoir, le monopole, le statut social et le rang social sont devenus d'importants moyens pour s'emparer de la richesse. Certains hommes d'affaires étroitement liés avec des officiels profitent des lacunes de règles cachées pour s'imposer et gagner en puissance en réunissant leurs moyens et pour parvenir au faîte des honneurs, ce qui aggrave le déséquilibre psychologique social et suscite l'apparition d'une série de problèmes sociaux. Dans le domaine de la deuxième distribution qui devait réaliser la « partage équitable entre pauvre et riche » il est apparu au contraire un réajustement en sens contraire dû à l'imperfection du système qui fait que « le riche devient de plus en plus riche et le pauvre de plus en plus pauvre ».

La polarisation sociale qui s'aggrave de jour en jour en Chine est due d'un côté au mode de croissance économique qui dépend trop des facteurs de production investis et de l'autre côté à l'action catalytique des facteurs tortueux du système économique et social. Pour pouvoir empêcher et stopper l'agrandissement de la disparité entre riches et pauvres, il est nécessaire de procéder à un grandiose et colossal travail social et le nœud du problème c'est qu'il faut réajuster la structure de répartition et de redistribution de revenu entre l'Etat, les entreprises et les habitants et avoir la volonté de couper et de briser la chaîne d'intérêt qui lie le pouvoir au capital, car c'est seulement ainsi qu'on pourra réellement rendre justice à la masse populaire en instaurant pour elle une réelle et essentielle égalité et équité dans la répartition et la distribution. Quant au gouvernement, il doit jouer un plus grand rôle dans le domaine de la redistribution en augmentant les dépenses dans le domaine du bien-être populaire, en améliorant et perfectionnant le système de protection sociale, en élevant le bien-être de la couche sociale à bas revenu et en diminuant l'écart entre revenus réels.

Depuis le début de cette année, les autorités concernées chinoises se sont prononcées à plusieurs reprises sur le problème de la redistribution sociale en Chine. Le manque flagrant d'équité dans les maillons de la distribution et l'augmentation continuelle de la disparité entre pauvres et riches ont suscité la plus profonde préoccupation et inquiétude des plus hauts dirigeants du pays chargés de prendre les décisions, ainsi la réforme de la redistribution sociale, prise en compte, progresse en avant à pas mesuré.

En début de ce mois, l'Administration d'Etat des Affaires fiscales a annoncé que des mesures seront prises pour renforcer la perception d'impôt sur le revenu personnel à l'égard des individus à revenu élevé, ce afin que la fiscalité puisse pleinement jouer son rôle son rôle régulateur dans la réforme de la redistribution sociale. Le manque d'efficacité du contrôle fiscal à l'encontre des richards chinois est considéré comme l'un des principaux facteurs qui contribuent à l'élargissement rapide de l'écart entre les riches et les pauvres en Chine. C'est pourquoi ces derniers temps, un grand nombre de régions du pays ont procédé successivement au réajustement à la hausse du salaire minimal et faire en sorte que la balance se penche de plus en plus vers le côté des travailleurs. Faisant suite à plusieurs municipalités et provinces du pays, dont Shanghai, le Zhejiang et Guangzhou, le Municipalité de Beijing vient d'annoncer qu'à partir du 1er juillet prochain, le salaire mensuel minimal pékinois, de 800 yuans sera augmenté à 960 yuans, soit une hausse de 20%.

De source bien informée, le programme de réforme de la distribution de revenu, élaboré par la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, est près d'être mis au point et il est prévu qu'il sera appliqué dans le courant de cette année. Le programme insiste sur l'augmentation du revenu de la masse populaire pauvre, démunie et à bas salaire. Il sera utilisé des moyens, tels que l'augmentation du versement à l'Etat des bénéfices et profits réalisés par les entreprises monopoles, pour équilibrer les revenus excessivement élevés et pour réduire la disparité irrationnelle des revenus. Dans le cas où ce programme de réforme atteint l'objectif prévu et répond à l'attente de tous, la Chine sera alors plus proche d'atteindre et de réaliser la structure de distribution et de répartition de type « olive » dont la plupart de la population aura un revenu moyen.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Xuan
   Posté le 02-07-2010 à 18:50:33   

Article publié dans le Quotidien du Peuple le 29/06/1010 :


flambée des recettes financières de l'Etat et c'est le moment de procéder à l'allègement fiscal



Huit billions ! Et il serait fort possible que ce sera le montant global des recettes financières de l'Etat chinois pour l'année 2010. Une fois ce chiffre colossal réalisé, la Chine deviendra alors, immédiatement après les Etats-Unis, la deuxième des plus grandes entités économiques du monde quant à leurs recettes financières. Au moment où pour les pays développés du monde, leurs recettes financières augmentent à un rythme lent de un pour cent environ, voire même à un rythme de croissance négative, les recettes financières ont connu en Chine au cours des cinq premiers mois de cette année un rythme de croissance de 30,8% par rapport à la période correspondante de l'année dernière. « Pour ce qui est de la croissance durant la deuxième moitié de cette année, il n'y a aucun problème pour qu'elle atteigne 10% », a déclaré un responsable de l'Administration d'Etat des Affaires fiscales.

Au cours du processus du développement économique du pays pendant ces dernières années, l'Etat est devenu le plus grand bénéficiaire, car ses recettes ont augmentés dans de fortes proportions qui sont beaucoup plus élevées par rapport à celles du revenu de la population. Selon les analyses faites par Chen Zhiwu, économiste prestigieux de grand renom et professeur engagé spécialement à l'Institut de Gestion et d'Exploitation de l'Université Qinghua, de 1995 jusqu'en 2007, exception faite du facteur de l'inflation, les recettes financières de l'Etat se sont accrues de 5,7 fois, tandis que le revenu disponible par tête d'habitant de la population urbaine n'a augmenté que de 1,4 fois, alors que c'est seulement de 1,2 fois pour le revenu net par habitant de la population rurale. En Chine, plus de 76% des avoirs et des actifs appartiennent à l'Etat et que moins de 25% seulement sont entre les mains des habitants.

Pour donner une explication simple à cela du point de vue théorique, l'augmentation des recettes financières de l'Etat permettra nécessairement de renforcer la capacité nationale de contrôle macroéconomique, ce qui sera utile et favorable pour la réalisation de grands et d'importants projets d'infrastructure et de construction, de même que pour l'amélioration du niveau de vie et du bien-être de la population. Mais, ce qui est regrettable c'est que la réalité et les faits démontrent qu'il existe de grands, de graves et d'énormes gaspillages dans l'utilisation des recettes financières de notre pays. La Commission d'Etat des Comptes vient de publier tout récemment un rapport d'audit qui le prouve indéniablement et incontestablement. D'un côté, des sommes considérables versées par les contribuables sont dilapidées et gaspillées, tandis que de l'autre côté, le système de la protection sociale se trouve dans un état de régression et que les investissements en matières de soins médicaux, de l'éducation, du logement et du bien-être social sont loin de répondre aux besoins des masses populaires.

Ce qui doit être signalé en plus, c'est que les recettes de l'Etat ne sont pas limitées aux recettes financières, on ne doit pas oublier les recettes hors budgétaires et les recettes hors systèmes qui sont toutes les deux également considérables et qui sont à peu près du même volume que celui des recettes financières. Face à la situation actuelle anormale caractérisée par le phénomène « Etat fort (riche) et population faible (pauvre) », le commentateur économique Ye Chan a indique que « Que ce soit l'Etat ou que ce soit la population qui soit riche, le problème important réside dans le rendement de l'utilisation des fonds ainsi que des effets qui seront produits sur le développement durable de l'économie. Dans le cas où l'Etat, sous l'excitation, la stimulation et l'encouragement de fortes recettes, considère soi-même comme un sujet d'intérêts indépendant et autonome et non pas comme un sujet de service des produits publics achetés par les contribuables, il deviendra alors le contraire opposé au sujet du marché et des consommateurs. », c'est pourquoi dans la situation actuelle où la réforme du budget financier du gouvernement est toujours en retard et où les dépenses gouvernementales sont effectuées à la légère, il vaut mieux que la richesse et les biens soient entre les mains de la population au lieu qu'ils soient détenus par l'Etat.

Tout comme il l'est dit dans le rapport présenté au XVIIème Congrès du Parti communiste chinois, les gouvernements locaux doivent faire des efforts pour augmenter petit à petit le revenu des habitants et accroître la part de ce dernier dans la distribution du revenu national. La hausse de la part de la rémunération du travail dans la répartition primaire comprend entre autres la hausse du salaire minimal, l'établissement du mécanisme de la hausse normale du salaire des travailleurs dans les entreprises ainsi que la création de conditions permettant à davantage d'habitants de disposer de revenu du bien et de la propriété. Cela constitue une augmentation de la « recette » de la population. De l'autre côté, il faut également insister sur l'importance d'augmenter les dépenses de l'Etat en matière de la protection sociale et du service public.

D'après la pratique internationale, après que l'économie d'un pays ait pu connaître un développement sain et durable, il est nécessaire pour le gouvernement du pays de prendre des dispositions pour alléger le fardeau fiscal et utiliser ce moyen-là pour enrichir la population afin qu'elle puisse jouir encore plus des avantages et des profits apportés par le développement économique. Aujourd'hui en Chine, l'économie continue à se développer rapidement et les recettes financières de l'Etat augmentent chaque année dans de fortes proportions. Devant cette situation, c'est le moment de procéder à la réforme de la distribution du revenu, dont élever le plus tôt possible le point de départ de la perception d'impôt et diminuer l'impôt sur le revenu des entreprises. En cas de nécessité, il faut même envisager de distribuer l' « enveloppe rouge » (contenant les primes en espèces) à la masse populaire, afin que tous et chacun puissent jouir ensemble du dividende réalisé par la croissance de la richesse et de la fortune.



Edité le 02-07-2010 à 19:04:08 par Xuan


Xuan
   Posté le 02-07-2010 à 19:04:43   

éditorial du China Daily en ligne le 2 juillet 2010 :



Il est temps de s'attaquer à la disparité des revenus



L'annonce jeudi de la hausse du salaire minimum dans plusieurs provinces et villes est une aubaine pour beaucoup de travailleurs chinois.

Les gouvernements de dix provinces et municipalités ont augmenté d'un tiers le salaire mensuel minimum local que les employeurs doivent payer à leur personnel.

Cette augmentation était absolument nécessaire pour stopper la baisse rapide de la part des revenus personnels dans le produit intérieur brut (PIB) de la Chine au cours de la dernière décennie.

Les experts s'opposent sur le pourcentage précis de la baisse de la part des revenus personnels dans le PIB, mais peu d'entre eux remettent en cause le fait que les augmentations de salaire pendant trente ans de croissance à double chiffre sont largement inférieures à la hausse de la productivité.

N’ayant pas de données officielles sur le nombre de travailleurs touchant le salaire minimum, il est difficile de connaître le chiffre exact de ceux à qui la hausse profitera.

En relevant substentiellement le salaire minimum obligatoire, les décideurs politiques demandent clairement aux entreprises nationales d’arrêter d'assurer leur survie en faisant fabriquer des produits à une main-d'oeuvre à bas salaire.

Cependant, cette impulsion donnée à l’augmentation du salaire minimum ne sera pas suffisante pour absorber l’écart énorme des revenus du pays ni pour faire des 468 millions de travailleurs des secteurs industriel et tertiaire le moteur d'une croissance nourrie par la consommation.

Il a été rapporté récemment que les autorités chinoises seraient en train de considérer un plafond des salaires dans les entreprises à monopole d’Etat, indiquant que l’écart salarial sectoriel constitue également un problème non moins important.

Si l’énorme écart des salaires entre les entreprises à monopole d’Etat et les autres entreprises n'est pas traité de manière appropriée, l’augmentation du salaire minimum a peu de chance de pouvoir réduire considérablement la disparité des revenus dans le pays.

Pour soutenir l’accroissement durable de la consommation, la part des revenus personnels dans le PIB doit augmenter aux dépens des profits des entreprises ou des revenus du gouvernement. La hausse du salaire minimum n'est donc que la première étape dans cette direction.
sti
   Posté le 03-07-2010 à 00:59:06   

China Daily a écrit :



Cette augmentation était absolument nécessaire pour stopper la baisse rapide de la part des revenus personnels dans le produit intérieur brut (PIB) de la Chine au cours de la dernière décennie.



J'ai dans l'idée qu'elle était aussi absolument nécessaire pour calmer les tensions qui ont donné naissance à des gréves ouvrières importantes ces dernières années ...


Edité le 03-07-2010 à 00:59:34 par sti


Xuan
   Posté le 03-07-2010 à 10:22:38   

la lutte des classes est le moteur de l'histoire
Xuan
   Posté le 03-07-2010 à 14:26:40   

Des usines Toyota et Honda paralysées par des grèves en Chine

par Nathan Layne et Don Durfee [Nouvel Obsercateur du 23/06/2010]
TOKYO/HONG KONG (Reuters)


Dans une usine Denso (Guangzhou Nansha) de pièces détachées en grève à Nansha, dans la province de Guangdong. La production a cessé dans des usines de Toyota et Honda en raison d'une grève chez un équipementier.


TOKYO/HONG KONG (Reuters) - Les constructeurs automobiles japonais Toyota et Honda annoncent que la production a cessé dans des usines stratégiques pour leur activité en Chine en raison d'une grève chez un équipementier dans le sud du pays.
Une usine de Toyota établie dans la province de Guangdong et dont la capacité s'élève à 360.000 véhicules par an est à l'arrêt depuis mardi, conséquence d'un mouvement social dans une usine voisine de fabrication de pièces détachées, Denso (Guangzhou Nansha), contrôlée par le japonais Denso.
Toyota a précisé que la production serait suspendue toute la journée de mercredi et qu'il n'avait pas encore pris de décision concernant son redémarrage.
Honda Motor a annoncé de son côté qu'il avait stoppé la production dans une des deux usines de Guangqi Honda, l'une de ses coentreprises en Chine, en raison de perturbations dans son approvisionnement en pièces détachées. L'usine qui est à l'arrêt peut produire jusqu'à 240.000 voitures par an.
Ces nouveaux arrêts de production interviennent après une série de grèves chez des équipementiers de la province de Guangdong et d'autres régions de Chine. Elles ont révélé au grand jour la vulnérabilité d'une chaîne d'approvisionnement en flux tendus face aux revendications des travailleurs migrants qui réclament des hausses de salaires.
"Le secteur automobile en Chine, notamment pour les compagnies étrangères, est très rentable, mais il n'y a pas eu d'ajustement approprié des bénéfices des entreprises et des salaires des ouvriers", commente Chang Kai, professeur de droit du travail à l'université Renmin, à Pékin.

HONDA ET TOYOTA RECULENT EN BOURSE

"Les grèves dans un secteur comme celui-là pourraient donner des idées à d'autres. Les ouvriers se disent "si vous pouvez régler vos problèmes en faisant grève, pourquoi est-ce que je ne le pourrais pas?", explique l'universitaire. "Ce phénomène pourrait se poursuivre à moins que les principaux problèmes ne soient réglés."
L'usine Denso, qui fabrique notamment des systèmes d'injection de carburant, a cessé ses livraisons depuis lundi. Des groupes de salariés en uniforme bleu étaient assis devant un entrepôt de la société mercredi.
"Le salaire ici est de seulement 1.300 yuans (155 euros) par mois, en incluant les bons pour les repas, alors que mon loyer me coûte 200 yuans par mois", a raconté à l'agence de presse officielle Chine nouvelle un ouvrier nommé Zhang, originaire de la province du Hunan.
"Je ne me sens pas respecté par le département des ressources humaines. Ils disent souvent "vous pouvez partir si vous pensez que d'autres usines sont mieux" lorsqu'on leur demande quelque chose", a déclaré un autre ouvrier à Chine nouvelle.
Cette vague de grèves rend anxieux certains investisseurs.
L'action Honda a fini en baisse de 1,68% mercredi et affiche une baisse de plus de 10% depuis la première grève chez un équipementier à la mi-mai.
Toyota a abandonné de son côté 1,87% et a perdu près de 9% sur la même période.


Gwénaelle Barzic pour le service français, édité par Dominique Rodriguez




Auto/Chine-Reprise partielle dans l'usine Denso
jeudi 24 juin 2010 11h12

TOKYO 24 juin (Reuters) - Denso (6902.T: Cotation), un fabricant de pièces détachées notamment affilié à Toyota Motor (7203.T: Cotation), a annoncé jeudi le redémarrage partiel de son usine chinoise de Guangzhou (Canton), alors même que les négociations salariales se poursuivent.
Denso (Guangzhou Nansha) a arrêté lundi de fournir Toyota et d'autres constructeurs automobiles à la suite d'un débrayage des ouvriers qui réclament une hausse des salaires et des prestations sociales.
L'usine de Toyota, qui peut produire 360.000 véhicules par an, est ainsi immobilisée depuis mardi et le constructeur japonais a dit qu'il prenait des dispositions pour reprendre la production au début de la semaine prochaine.
Honda Motor (7267.T: Cotation) a dit pour sa part que le travail avait repris dans l'une de ses deux usines de Guangqi Honda, une de ses coentreprises en Chine, qui était elle aussi à l'arrêt du fait d'une grève chez son équipementier NHK Spring (5991.T: Cotation), une entreprise japonaise.
Cette usine Honda du sud de la Chine a une capacité de production annuelle de 240.000 véhicules. "Nos quatre usines automobiles en Chine tournent à présent normalement", a dit un porte-parole de Honda en Chine.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)
© Thomson Reuters 2010 Tous droits réservés.



Chine: fin de la grève dans une usine japonaise de composants électroniques
(AFP) – il y a 1 heure

PEKIN — Les quelque 3.000 ouvriers d'une usine de composants électronique japonaise du nord de la Chine ont mis fin à leur grève et repris le travail samedi après un accord sur une augmentation de salaires, a rapporté l'agence Chine nouvelle.
Le mouvement de grève à l'usine Mitsumi Electric Co Ltd, dans la ville de Tianjin, près de Pékin, avait débuté mardi, les ouvriers réclamant de meilleurs salaires.
L'usine a repris sa production samedi après qu'un accord a été trouvé qui "satisfait les exigences légales des ouvriers", a précisé l'agence de presse chinoise, citant un communiqué de l'entreprise, mais sans fournir d'autres détails.
La grève avait paralysé toutes les lignes de production de l'usine, avait annoncé mercredi le groupe japonais qui produit des composants électroniques et des pièces d'ordinateurs et dont le siège est à Tokyo.
Plusieurs mouvements sociaux ont éclaté en Chine ces dernières semaines, touchant en particulier les entreprises à investissements étrangers.
Les deux premiers constructeurs automobiles nippons, Toyota et Honda, ont été contraints d'arrêter leurs lignes d'assemblage à plusieurs reprises à cause de grèves d'ouvriers chinois chez leurs fournisseurs.
Ces grèves mettent en lumière le mécontentement croissant de millions d'ouvriers chinois qui fournissent de nombreux produits à des entreprises étrangères contre des salaires bas et de mauvaises conditions de travail.
Le groupe taïwanais Foxconn a décidé des hausses de salaire conséquentes après une vague de suicides dans son usine géante dans le sud de la Chine mais envisage de déplacer une partie de sa production dans d'autres régions du pays afin de maintenir sa production à bas coûts.



Edité le 03-07-2010 à 14:43:35 par Xuan


sti
   Posté le 03-07-2010 à 18:20:47   

Ça me rend triste cette situation ...
Xuan
   Posté le 05-07-2010 à 14:01:26   

Le China Daily publiait le 01/06/2010 :


Les soins médicaux pourraient être gratuits


Le gouvernement devrait mettre en place la gratuité des soins médicaux, et il a en a les moyens, selon un article publié sur le site southcn.com. Extraits :

Les frais médicaux comptent pour une part de plus en plus importante dans les dépenses des ménages ordinaires, et beaucoup appellent le gouvernement à prendre en charge ces soins. Un fonctionnaire du Guangdong a d'ailleurs affirmé que la province était en mesure de le faire.

Liao Xinbo, directeur adjoint du Département de la santé du Guangdong, a récemment déclaré que la province n’aurait besoin de dépenser que 40 milliards de yuans pour offrir des soins médicaux gratuits à tous ses habitants, ce qui n’est pas une somme importante pour cette riche province.

Se faisant la même réflexion, un officiel de la Télévision centrale de Chine a déclaré que si le gouvernement central affectait un supplément de 400 milliards de yuans par an au secteur de la santé, cela permettrait de résoudre le problème sanitaire à travers le pays. Ce montant ne devrait pas être un fardeau pour un pays comme la Chine.

Par conséquent, le gouvernement devrait commencer à prendre des mesures concrètes pour offrir des soins médicaux gratuits à tous ses citoyens, d’autant plus que la réforme médicale menée ces dernières années a échoué et qu’elle n’a créé qu’un groupe d’intérêts aux mains sales, fonctionnaires- pharmaciens-médecins-hôpitaux.

Comparée au Brésil, qui est aussi un pays en développement, la Chine est dotée de meilleures infrastructures, mais d’une couverture sociale plus médiocre. Au Brésil, aéroports, autoroutes et bâtiments sont loin d'être de la qualité de ceux que l'on peut voir en Chine. Pourtant tous les Brésiliens bénéficient de la gratuité des soins médicaux et de l'éducation, tandis que les dépenses dans ces deux postes sont des plus grosses charges pour la plupart des familles chinoises.
Xuan
   Posté le 19-10-2010 à 22:29:27   

Le 12e Plan Quinquennal.


Je mets en ligne la plupart des textes officiels disponibles. Malgré la longueur, on distingue des transformations qui résultent des effets de la crise économique sur les exportations, de la croissance des inégalités et de la lutte de la classe ouvrière, des déséquilibres régionaux et de la pollution.
Ci-dessous les orientations définies dans la presse officielle :


Le PCC approuve les propositions pour l'élaboration du prochain plan quinquennal de développement



Les dirigeants du Parti communistes chinois ont mis fin lundi à une réunion pour déterminer les axes de développement du pays pour les cinq prochaines années (2011-2015), appelant à améliorer le niveau de vie de la population chinoise.

Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du PCC, a fait un rapport d'activité au nom du Bureau politique du Comité central du PCC lors de la session plénière de quatre jours qui avait débuté le 15 octobre.
Cette session plénière a examiné et approuvé les propositions concernant l'élaboration du prochain plan quinquennal de développement (2011-2015).

Un communiqué rendu public lors de la clôture de la session indique que des efforts devraient être déployés pour assurer et améliorer les conditions de vie de la population et établir de manière graduelle un système de services publics fondamentaux adapté à la situation de la Chine et couvrant les régions à la fois urbaine et rurale .

Le PCC s'est engagé à améliorer l'emploi, à construire des "relations au travail harmonieuses" et à réajuster de manière raisonnable la distribution des revenus, selon le communiqué.

"La part des revenus personnels dans la distribution des recettes nationales doit être augmentée, et celle de la rémunération du travail dans la distribution primaire doit également être accrue" , ajoute le communiqué.

Le système de sécurité sociale couvrant les régions rurale et urbaine à la fois doit être renforcé et le rythme de la réforme médicale doit être accéléré, souligne le communiqué.

Source: xinhua Mise à jour 19.10.2010



Publication par le PCC de propositions sur l'élaboration du 12e Plan quinquennal du pays

Le Parti communiste chinois (PCC) a publié mercredi le texte intégral d'un document qui jouerait un rôle crucial dans l'élaboration du plan de développement du pays pour les cinq prochaines années.
Le document, Propositions du Comité central du PCC sur l'élaboration du 12e Plan quinquennal(2011-2015) sur le développement économique et social de Chine , a été adopté lors de la cinquième session du 17e Comité central du PCC, qui s'est terminée le 18 octobre.

Divisée en 12 parties, ce document constitue la base de l'établissement du 12e plan quinquennal. Elle comprend l'accélération de la transformation du mode de développement économique, l'élargissement de la demande domestique et la promotion de la modernisation de l'agriculture.

Il souligne également le développement d'un système industriel moderne, le développement coordonné de toutes les régions, et l'édification d'une société économe en énergie et respectueuse de l'environnement durant les cinq prochaines années.

Voici les objectifs principaux du développement économique et social inscrits dans le document :
- maintenir une croissance économique stable et relativement rapide
- accélérer la restructuration économique
- élever, de manière générale, les revenus de la population à un rythme relativement rapide
- renforcer remarquablement la construction sociale
- continuer à approfondir la réforme et l'ouverture

La Chine se trouve toujours dans une période importante d'opportunités stratégiques. Pendant cette période, la Chine doit faire face aussi bien à des opportunités historiques précieuses qu'à de nombreux risques et défis prévisibles ou non, souligne le document.
"Nous devons renforcer cette prise de conscience comme quoi il existe des opportunités mais aussi des risques potentiels," rappelle le document.
Le 12e Plan quinquennal (2011-2015) sur le développement économique et social, qui sera rédigé par le Conseil des affaires d'Etat (gouvernement chinois), doit être examiné lors de la quatrième session de la 11e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) en mars 2011.

Source: xinhua Mise à jour 28.10.2010



12e plan quinquennal : une étape critique pour surmonter les entraves au développement chinois


A l'issue de la cinquième Session plénière du 17e Comité central du PCC qui a eu lieu à Beijing du 15 au 18 octobre, les participants ont examiné et approuvé les « Propositions du Comité central du PCC sur l'élaboration du 12e plan quinquennal de développement économique et social national (2011-2015) » , qui déterminent le fil directeur du développement du pays pour les cinq années à venir.

Selon la session, les cinq prochaines années (2011-2015) guidées par le 12e plan quinquennal seront critiques pour la construction d'une société relativement aisée, l'approfondissement de la réforme et de l'ouverture, et l'accélération de la transformation du mode de développement économique. Selon les analystes, cela montre que la Chine va centrer ses efforts sur la résolution des problèmes qui restreignent le développement économique et social.

L'ancien mode de développement économique constitue le problème principal qui empêche la Chine de progresser davantage. Selon le communiqué, l'accélération de la transformation est une réforme profonde des milieux économiques et sociaux du pays, durant laquelle la ligne principale sera le réajustement stratégique de la structure économique.

Selon Zheng Xinli, vice-président permanent du Centre d'échanges économiques internationaux de Chine, la notion de transformation du mode de croissance a été remplacée par la transformation du mode de développement. Le changement n'est pas seulement littéral, il porte une grande signification. « L'ancienne notion évoque principalement le passage du mode extensif au mode intensif à travers le réajustement de la structure des facteurs de production, tandis que la nouvelle notion concerne au moins trois domaines : demande, offre et facteurs de production » , a indiqué M. Zheng.

D'après le communiqué, la structure du commerce extérieur doit être optimalisée, le niveau d'utilisation des capitaux étrangers élevé, la mise en œuvre de la stratégie de « sortie des frontières » accélérée. Il convient également de participer positivement à l'aménagement économique global et aux coopérations régionales, à créer de nouvelles directions dans la participation aux coopérations et concurrences économiques internationales.

Selon Zhang Yansheng, directeur de l'Institut de recherche sur les échanges extérieurs rattaché à la Commission d'État pour le développement et la réforme, le commerce et l'économie extérieurs verront quatre transformations durant le 12e plan quinquennal. Premièrement, sur le plan de l'introduction, il faut approfondir l'introduction de capitaux et de talents étrangers avec des règles de gestion avancées, afin de s'aligner davantage sur la pratique internationale et perfectionner graduellement le régime d'économie de marché. Deuxièmement, sur le plan de « sortie », à l'heure actuelle constitué principalement de travaux à forfait, d'investissements à l'étranger dans le secteur de l'énergie et des ressources.

À l'avenir, il faut intégrer les facteurs avancés du monde entier, dont la production, les talents, les ressources et la logistique à la chaîne des produits chinois, afin d'établir un système de production régional, voire mondial.
Troisièmement, on doit mettre en valeur les techniques importées dans le renouvellement industriel.
Quatrièmement, sur le plan de l'exportation, il faut changer la situation actuelle reposant sur les produits bas de gamme pour exporter principalement des marchandises moyen et haut de gamme.
De plus, il faut réaliser la conception, production, recherche et vente autonomes au lieu de faire seulement de la sous-traitance pour des clients étrangers.

La transformation du mode de développement économique prend son origine dans le milieu économique, mais son influence dépasse largement ce domaine et lance de nouvelles demandes et attentes sur la réforme des milieux politique, social, ou encore culturel.

Le développement déséquilibré de l'économie et de la société est un autre problème qui entrave le développement national et constitue un grand défi pour la construction d'une société relativement aisée.

Selon Lu Xueyi, chercheur à l'Institut de sociologie de l'Académie des sciences sociales de Chine, pour promouvoir le développement coordonné de l'économie et de la société et contribuer à la construction d'une société harmonieuse, il faut réajuster la structure sociale, réformer le régime social, renforcer la gestion sociale qui favorise la réduction de l'écart entre villes et campagne, entre régions et entre riches et pauvres.

Selon Wu Zhongmin, professeur de sociologie à l'École du parti du comité central, « un point important du 12e plan quinquennal consiste à associer l'idée de "fortifier l'État" avec celle d'"enrichir le peuple" et à réaliser l'objectif de "répartir les richesses parmi les masses", ce qui approfondit et concrétise la notion de "faire partager les fruits de la réforme et du développement à tout le peuple". La stabilité des relations de travail est un facteur important qui influencera le développement harmonieux de la société chinoise. Élargir la couverture des relations de travail et les rationaliser est très important dans le réajustement des relations sociales et de la structure sociale » .

Pendant la session, on a aussi appelé à « faire de l'industrie culturelle une industrie pilier de l'économie nationale » .

« Autrefois, la Chine s'attachait en priorité à la construction économique, mais aujourd'hui, les citoyens, en plus des besoins fondamentaux de la vie courante, cherchent une vie spirituelle de niveau plus élevé. Par ailleurs, l'industrie culturelle pourrait fournir un potentiel énorme au développement économique » , analyse Wang Tongsan, directeur de l'Institut des techniques de l'économie quantitative rattaché à l'Académie des sciences sociales de Chine.

Selon la disposition acquise par la session, au cours du 12e plan quinquennal, des réformes seront introduites dans divers domaines, pour renforcer positivement la réforme du système économique, promouvoir la stabilité de la réforme du système politique, accélérer la réforme du système culturel et celle du système social. Selon les analystes, cela montre que dans les cinq ans à venir, la Chine va procéder à une série de réformes pour stimuler le développement.

Source: China.org.cn Mise à jour 20.10.2010



La Chine met l'accent sur l'expansion de la consommation intérieure


La Chine poursuivra la politique de stimulation de la demande intérieure afin de maintenir le développement rapide et stable de l'économie, indique un communiqué publié lundi par le 17e Comité central du Parti communiste chinois (PCC), à l'issue de sa cinquième session plénière.
"La Chine va développer un mode de croissance porté à la fois par la consommation, l'investissement et les exportations, tout en améliorant ses structures d'investissement et en établissant un mécanisme à long terme pour stimuler sa consommation intérieure" , précise le communiqué.
La session plénière du Comité central du PCC, d'une durée de quatre jours, a abordé et approuvé un projet qui formule le programme du 12e Plan quinquennal pour le développement économique et social national, une feuille de route pour le développement chinois dans les cinq prochaines années.
Selon le communiqué, le gouvernement doit équilibrer le développement entre les régions urbaines et rurales en facilitant la modernisation rurale, améliorer les services publics, développer la construction d'infrastructures dans les zones rurales, et augmenter les revenus des agriculteurs.
Dans les cinq ans à venir, le gouvernement poursuivra la transformation et l'adaptation du secteur de la fabrication, accéléra la croissance du secteur des services, et soutiendra les nouvelles industries stratégiques.
Le Comité central du PCC souligne que le pays va s'efforcer de construire une société économisant les ressources naturelles et respectant l'environnement, de combattre de façon proactive le changement climatique mondial et de réaliser un développement durable.
Le communiqué appelle également à l'innovation scientifique et à l'avancée de la réforme de l'éducation, qui jetteront les bases solides nécessaires à la transformation du mode de développement économique et à la construction d'une société modérément prospère.

Source: xinhua



La Chine va stimuler sa demande domestique et maintenir un développement économique équilibré


La Chine va maintenir sa stratégie d'expansion de la demande domestique, en particulier de la consommation, et rechercher une nouvelle phase à la croissance économique, stimulée par la consommation, les investissements et les exportations, a-t-on appris d'un document officiel publié mercredi.

Le document, Proposition du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) sur l'élaboration du12e Plan quinquennal (2011-2015) sur le développement économique et social de Chine , a été adopté lors de la cinquième session du 17e Comité central du PCC, qui s'est terminée le 18 octobre.

Source: xinhua


La Chine va mieux protéger les droits des travailleurs entre 2011 et 2015


La Chine œuvrera à mieux protéger les droits des travailleurs de 2011 à 2015, a-t-on appris d'un document officiel publié mercredi.
Le document, Propositions du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) sur l'élaboration du12e Plan quinquennal (2011-2015) sur le développement économique et social de Chine, a été adopté lors de la cinquième session du 17e Comité central du PCC.
La Chine va renforcer l'application du droit du travail, perfectionner le mécanisme sur la résolution des conflits au travail, améliorer les conditions de travail et garantir les droits des travailleurs, selon le document.
Le gouvernement, les syndicats ainsi que les entreprises doivent jouer pleinement leur rôle pour établir ensemble un mécanisme par lequel les travailleurs et les entreprises puissent partager des intérêts communs, ajoute le document.

Source: xinhua Mise à jour 28.10.2010 08h22


La Chine s'engage à réduire le fossé entre les riches et les pauvres de 2011 à 2015


La Chine va améliorer son mécanisme de distribution des revenus afin de réduire le fossé entre les riches et les pauvres durant la période de 2011 à 2015, selon un document officiel publié mercredi.
Ce document, intitulé Propositions du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) sur l'élaboration du Plan quinquennal de développement économique et social de Chine (2011-2015), a été adopté lors de la 5ème session plénière du 17ème Comité central du PCC.

La Chine s'efforcera de réduire le fossé des revenus entre les habitants urbains et ruraux, dans les différentes régions et industries.
La Chine augmentera les revenus des habitants, promouvra l'emploi, élèvera le seuil du salaire minimum, assurera le paiement en temps des salaires aux travailleurs et renforcera le rôle des taxes dans la régulation des revenus excessifs, indique ce document.
Le pays s'efforcera également d'améliorer le mécanisme salarial des fonctionnaires et d'approfondir la réforme sur les revenus des employés des institutions publiques.

Source: xinhua Mise à jour 28.10.2010



Prévision : les six innovations du 12e plan quinquennal pour le développement économique et social


La cinquième session plénière du 17e Comité central du PCC s'est clôturée le 18 octobre avec la publication d'un communiqué. Après avoir mené une étude et analyse détaillée sur le communiqué du plénum, Lian Yuming, directeur de l'Institut de recherche sur le développement des villes internationales de Beijing, a constaté six changements qui seront introduits par le 12e plan quinquennal du développement économique et social (2011-2015). Selon lui, ces six innovations concernent principalement l'amélioration et la garantie des conditions de vie de la population.

L'accent est mis sur l'amélioration et la garantie des conditions de vie de la population plutôt que sur la vitesse de croissance du PIB
Selon Lian Yuming, sur le plan économique, la Chine va, durant le 12e plan quinquennal, promouvoir la transformation du mode de développement. Il y aura un passage de l'attachement à la croissance économique à grande vitesse à l'amélioration de la qualité de la croissance et de ses effets, ainsi qu'un accent sur une croissance modérée, stable et durable.

La session plénière souligne qu'il faut insister sur le concept de développement scientifique, le principe fondamental de la primauté de l'être humain, tout en tenant compte de chaque secteur d'activité, afin de réaliser un développement économique et social général, ordonné et durable, garantir et améliorer les conditions de vie de la population, favoriser l'équité et la justice sociales. Cela montre, selon Lian Yuming, que garantir et améliorer les conditions de vie de la population sera l'une des priorités du développement dans les cinq prochaines années.

Passage de l'économie d'énergie et de la réduction des émissions polluantes à un modèle de développement bas carbone

La transformation du mode de développement économique représente un point-clé du défi chinois pour les années à venir. Cela signifie que les objectifs de réduction des émissions polluantes et d'économie d'énergie resteront à l'ordre du jour. Comment promouvoir le développement vert et bas carbone constitue plus que jamais une question à laquelle la Chine doit répondre pour trouver une voie de développement durable. La mise en place d'un mécanisme à effet durable de réduction des émissions polluantes et d'économie d'énergie deviendra un élément central du 12e plan quinquennal.

L'innovation autonome et les industries émergentes stratégiques

Les tâches stratégiques du développement économique et social de la Chine concernent le réajustement structurel comme direction principale de la transformation accélérée du mode de développement économique, le progrès scientifique et technique, un appui important de la transformation, ainsi que le développement des industries émergentes stratégiques. Avec le 12e plan quinquennal, la Chine va continuer à augmenter sa capacité d'innovation autonome pour réaliser un passage de l'économie tributaire des techniques importées à un modèle s'appuyant sur l'innovation nationale.

De l'urbanisation à l'intégration des travailleurs migrants

La stratégie de développement urbain de la Chine, qui privilégiait des objectifs rigides de taux d'urbanisation, accordera désormais une plus grande attention au développement humain et aux objectifs généraux de la qualité de vie urbaine. Cela est également une mesure stratégique importante pour l'équité sociale et pour réaliser une croissance inclusive dans le futur. Dans quelques années, la nouvelle génération de travailleurs migrants constituera la majorité de cette catégorie. Ayant grandi dans des circonstances particulières, ils aspirent particulièrement à devenir citadins. Dans un tel contexte, l'assimilation des travailleurs migrants aux citadins va devenir l'une des priorités de la stratégie de développement urbain de la Chine.

Coordination du développement des villes et des régions rurales et réduction des inégalités régionales

La 5e session plénière a transmis un signal précis, soit « s'en tenir au concept de développement scientifique, au principe fondamental de la primauté de l'être humain, au développement général, ordonné et durable, tout en tenant en compte de chaque secteur d'activité » durant le 12e plan quinquennal. En d'autres termes, il faut accorder une plus grande importance au développement coordonné des différentes régions sur la base de la planification générale du développement des villes et des régions rurales, afin de réaliser un développement général, coordonné et durable.

Des exportations à la demande intérieure

La crise financière de 2007 a apporté les changements les plus profonds de ces dernières décennies dans l'environnement économique international. Combiner la stimulation de la demande intérieure avec la stabilisation de la demande extérieure, pour réaliser enfin un passage du modèle économique basé sur les exportations à la stimulation de la demande intérieure sera un choix inévitable du développement économique et social durant le 12e plan quinquennal. L'expansion de la demande intérieure constitue un point stratégique et un principe fondamental du 12e plan.

Source: China.org.cn Mise à jour 21.10.2010 08h39



Edité le 30-10-2010 à 14:53:05 par Xuan


Xuan
   Posté le 30-10-2010 à 13:24:37   

En marge du 12e plan quinquennal :

Chine : Le Quotidien du peuple souligne une réforme politique étape par étape

Un article signé publié mercredi par le Quotidien du peuple indique qu'il faut procéder à la réforme politique étape par étape dans le cadre du système socialiste et sous la direction du Parti communiste chinois (PCC).

L'article, écrit par Zheng Qingyuan, indique que la réforme politique chinoise doit être conduite en accord avec le développement économique, historique et culturel du pays.

Cet article a été publié par le journal officiel du Comité central (CC) du PCC, après la clôture d'une réunion importante du PCC, lors de laquelle la nécessité d'une réforme politique a été soulignée.

"De grands efforts seront déployés pour la restructuration économique, tandis que des efforts vigoureux et fermes doivent être faits pour promouvoir la restructuration politique," souligne le communiqué rendu public à l'issue de la 5e session plénière du 17e CC du PCC.

L'article commence par noter que le type de système politique choisi par un pays "dépend de la volonté de la majorité écrasante de sa population, de ses conditions nationales spécifiques, ainsi que de son contexte historique et culturel."

Il cite des remarques du dirigeant chinois Deng Xiaoping à propos de trois indicateurs clés pour évaluer le système politique d'un pays, à savoir : si la situation politique est stable; si le système peut promouvoir l'union du peuple et améliorer son niveau de vie; et si la productivité du pays peut être développée de façon constante.

Depuis 1979, le PCC a proclamé une politique de réforme globale comprenant une réforme politique cohérente au cours des trois dernières décennies, indique l'article en ajoutant que la Chine a déjà obtenu pas mal d'expérience dans sa réforme politique.

La Chine ne doit pas adopter aveuglement les pratiques occidentales dans sa réforme politique, notamment le pluripartisme et la séparation des pouvoirs , conclu l'article.

Source: xinhua 27.10.2010
Xuan
   Posté le 30-10-2010 à 14:45:13   

Réduire l'écart entre urbains et ruraux, l'une des priorités pour « enrichir le peuple »



La cinquième session plénière du 17e Comité central du PCC a annoncé que « l'accroissement général et rapide des revenus des habitants urbains et ruraux » est l'un des objectifs principaux du développement économique et social des prochaines années. On peut donc s'attendre à un nouveau pic des revenus durant le 12e plan quinquennal (2011-2015).

La Chine a enregistré des résultats remarquables dans le développement économique et social depuis le lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a plus de trente ans. La richesse globale du pays s'est élevée et le niveau de vie des urbains et ruraux s'est amélioré.
Cependant, parallèlement à l'augmentation incessante des recettes fiscales, une série de problèmes se dessinent de plus en plus clairement : revenus très élevés dans les secteurs de monopole, grand fossé de revenus entre les urbains et ruraux. .. Ces problèmes montrent la réalisation de l'objectif d' « enrichir le peuple » ne sera pas chose aisée.

Cet objectif comprend au moins deux sens. Premièrement, le niveau général des revenus peut augmenter. Cela signifie un « gâteau » plus grand.
Deuxièmement, il convient de réduire l'écart entre les riches et les pauvres. Cela implique que le « gâteau » soit coupé de manière plus rationnelle pour favoriser l'équité sociale. Ce dernier but est plus réaliste et urgent.

« Pour résoudre les problèmes de l'écart entre villes et régions rurales, il faut saisir un point essentiel. Si l'accent n'est mis que sur l'inégalité de richesse, il est difficile de résoudre la question de fond sur l'assimilation des travailleurs migrants aux citadins » , analyse l'économiste Hua Sheng. « Actuellement, de grands efforts doivent être déployés pour réduire l'écart de biens entre les habitants urbains et ruraux, et élaborer des politiques macroéconomiques à ce sujet » .

Selon le professeur Hua, l'écart de revenus entre les résidents urbains et ruraux est passé de 2,57 fois en 1978 à 3,33 en 2008, d'après les statistiques du Bureau national des statistiques. Cependant, tout le monde a senti un écart plus grand que les statistiques, principalement car l'écart de biens entre villes et régions rurales se creuse très rapidement, selon lui.

Selon lui, avant la réforme et l'ouverture, la plupart des citadins n'avaient pas leurs propres logements et leurs biens principaux étaient seulement des montres d'une valeur de 200-300 yuans et des vélos, tandis que les paysans avaient leur logement, des terrains réservés à la construction de logements et lopins de terre individuels. L'écart de biens entre les habitants urbains et ruraux était petit.

Actuellement, poursuit-il, bien que l'écart de revenus entre les travailleurs migrants ruraux et le groupe de citadins à faible revenu ne soit pas grand, celui du patrimoine immobilier est de plus de dix fois .
Le plus grand obstacle à l'intégration des travailleurs migrants est la question du logement, parce que d'autres services sociaux peuvent être résolus avec l'emploi.
Sans aucun doute, il existe un fossé profond devant les travailleurs migrants ayant acquis des biens d'une valeur de quelques dizaines de milliers de yuans pour monter dans la couche des citadins qui possèdent des logements de quelques centaines de milliers, voire plusieurs millions de yuans.

Source: China.org.cn Mise à jour 25.10.2010



Edité le 30-10-2010 à 14:52:16 par Xuan


Xuan
   Posté le 06-11-2010 à 20:59:03   

Cet article publié récemment dans le Quotidien du Peuple traduit d'une certaine manière la lutte idéologique qui se poursuit au sein du PCC.

Le Quotidien du Peuple appelle à intensifier les efforts pour améliorer le travail concernant les intérêts du peuple

Un article signé et destiné à être publié mardi dans le Quotidien du Peuple a appelé les fonctionnaires du Parti communiste chinois (PCC) à améliorer leur travail concernant les intérêts du peuple.

L'article, écrit par Zheng Qingyuan, indique que les fonctionnaires du PCC doivent garder à l'esprit qu' "aucun pouvoir dans le monde ne remplace la puissance du peuple" et que "le Parti doit démontrer davantage de détermination, de sagesse et de méthodes" pour résoudre les problèmes du peuple et satisfaire à leurs demandes.

L'article souligne que les fonctionnaires du PCC doivent "toujours prendre en considération les intérêts fondamentaux du peuple" et "de ne jamais faire de choses qui fassent gaspiller de l'argent et de la main-d'oeuvre ou qui aille à l'encontre des souhaits du peuple" .

"Tous les membres du PCC doivent savoir que le développement est pour le peuple et par le peuple" , indique l'article.

Le PCC fêtera son 90e anniversaire l'année prochaine.

L'article sera publié environ deux semaines après la conclusion d'une importante réunion d'élaboration des politiques du Comité central du PCC le 18 octobre.

Source: xinhua [mise à jour le 02.11.2010]
Xuan
   Posté le 19-11-2010 à 14:13:51   

Mis en ligne dans le Quotidien du Peuple le 19.11.2010 :

Les entreprises étrangères n'auront plus de traitements préférentiels à partir de décembre 2010


A partir du mois de décembre 2010, les entreprises à capitaux étrangers, les entreprises étrangères et les étrangers en Chine devront payer les impôts d'entretien et de construction des villes et les impôts additifs de l'éducation.

Cela signifie que la Chine appliquera un système fiscal unifié pour toutes les entreprises en Chine, chinoises ou étrangères. L'époque, où les entreprises à capitaux étrangers jouissaient d'e traitements préférentiels, prendra fin officiellement et les entreprises chinoises et étrangères entreront en concurrence loyale dans un même environnement de marché.

Depuis longtemps, du fait que le développement économique chinois dépendait trop des exportations et des investissements, les entreprises de commerce de transformation ont occupé une trop grande proportion dans les entreprises à investissements étrangers, et les gouvernements locaux n'ont tenu compte que de la quantité et ont négligé la qualité. Le résultat est que «la Chine connaît un excédent commercial, mais souffre de la pollution, mais les profits sont allés en Europe et aux Etats-Unis » . En outre, la Chine fait face encore à un nombre croissant de conflits commerciaux et à une pression de la réévaluation du Renminbi.

Selon les chiffres, le commerce de la Chine est pour moitié du commerce de transformation. Au cours des trois premiers trimestres de cette année, le déficit du commerce général était de 36,41 milliards de dollars, mais le commerce de transformation a connu un excédent de 225,66 milliards de dollars dont la plupart des profits sont allés aux entreprises européennes et américaines.

Sur la chaîne industrielle, les entreprises chinoises de transformation n'ont obtenu que peu de frais de traitement, tandis que d'importants profits provenant de la conception des produits, du transport et de l'emmagasinage, et de la vente sont allés aux entreprises étrangères, par exemple un ordinateur portable se vend aux Etats-Unis pour un prix de 1 200 dollars et les entreprises chinoises de transformation n'en ont retiré que 35 dollars à titre de frais de transformation.

Selon les plus récentes statistiques, la Chine comptait au total 690 000 entreprises à investissements étrangers et a utilisé réellement plus de 1 000 milliards de dollars d'investissements étrangers, figurant en tête des pays en développement. Dans la conjoncture actuelle, le marché chinois demeurera un espace principal de l'élargissement du marché mondial.



Edité le 19-11-2010 à 14:14:15 par Xuan


ElGhifari
   Posté le 10-01-2011 à 20:18:15   

KGB Shpion a écrit :

Je crois que la question ne se pose plus : la Chine n'est plus socialiste depuis 30 ans.


Comment savoir que le Chine est socialiste ou le contraire?
Xuan
   Posté le 11-01-2011 à 15:53:15   

Vaste sujet sur lequel je n’ai pas de certitude ni d’avis définitif.
La question de savoir si le socialisme ou le capitalisme peut l’emporter – pendant une certaine période – et dans un pays donné n’est jamais tranchée, même si à long terme c’est le socialisme qui s’établira définitivement.

D’abord je ne suis pas membre du PCC et c’est un handicap majeur.
Ensuite les sources d’information sont limitées : soit la presse officielle, soit des points de vue critiques.
Mais ces derniers sont à 80% libéraux. Je ne parle pas des officines antichinoises.

Les critiques qu’on peut lire dans la presse étrangère reprennent des faits qu’on peut lire …dans la presse officielle, laquelle ne dissimule pas les écarts de salaire, l’inflation, la pollution, la corruption ni la question de la peine de mort et des erreurs judiciaires.

Dans un entretien avec David Hamelin le 1er mars 2010, Jacques Jurquet disait :

« A l'intérieur du PCC s'exprimeraient trois courants : une tendance favorable à l'accélération des mesures de transformation économique recourant si nécessaire à des structures de type néo-capitaliste, une tendance opposée considérant qu'il importe de revenir aux prescriptions strictes de Mao et si nécessaire de relancer une révolution culturelle, une tendance qui se situe entre les deux. Il s'agit de renseignements personnels non publiés par les communistes chinois et qui sont donc sujets à caution. »

Tout d’abord la phase socialiste en Chine ne peut pas correspondre à ce qu’elle serait dans un pays développé.
La Chine se déclare socialiste mais pratique actuellement un système économique fondé sur le « capitalisme d’Etat » selon une expression formulée par Mao Tsé toung.

La réforme a eu des conséquences positives sur le niveau de vie du peuple. Il y a eu des progrès indéniables.

En même temps la bourgeoisie s’est développée en tant que classe, sur le plan économique et certainement politique.
L’économie privée s’est largement développée.
Parallèlement l’économie d’Etat se concentre dans des unités plus importantes.
Il y a également des privatisations, achats de parts par l’étranger, investissements ou implantation d’entreprises étrangères, etc.

Les conséquences négatives sont connues tant pour les écarts de salaire que pour les conditions de travail, les accidents de travail, la pollution, la corruption, etc.
La dernière session de l’APN « insiste sur l'importance des conditions de vie du peuple et fixe un objectif de croissance économique d'environ 8 % pour cette année. »
Ceci constitue un infléchissement des objectifs initiaux de la réforme.
Pratiquement l'objectif de hausse des salaires est observable y compris par les économistes étrangers.
Des grèves l'ont précédé et accompagné.

En ce qui concerne la corruption, le Quotidien du Peuple rapporte aujourd’hui le discours de Hu Jintao le 10 janvier à la session plénière de la Commission centrale de Contrôle de la Discipline du PCC, un organe de lutte anti-corruption du parti :
« … le président a indiqué que tout travail devait être fait en conformité avec les intérêts fondamentaux de la majorité du peuple.
Hu Jintao, […], a précisé que les problèmes ayant sérieusement porté atteinte aux intérêts publics et suscité des plaintes au sein de la population devaient être résolus afin d'assurer une justice sociale.
Il a ajouté que des efforts devaient être faits pour renforcer la relation entre le parti et le peuple et encourager ce dernier à jouer un rôle plus actif dans la lutte contre la corruption.
Il a par ailleurs promis de "lutter rigoureusement contre le manquement aux devoirs et de sanctionner sévèrement les fonctionnaires corrompus" , afin de gagner la confiance du peuple.
Le président a reconnu que des problèmes majeurs persistaient dans la lutte contre la corruption et les efforts visant à bâtir un gouvernement intègre, et a fait part de l'état " sérieux de la situation et des difficiles missions à venir" .[…]
"Plus d'efforts doivent être faits pour enquêter sur le manquement aux devoirs dans les industries et les postes clés" , a déclaré le président, mettant l'accent sur la supervision des procédures de promotion des responsables locaux, afin de prévenir les abus de pouvoir et autres actes de corruption. »


Sur le plan extérieur, la Chine s’en tient à une position officielle de « non ingérence » . C’est d’ailleurs ce que les pays occidentaux lui reprochent lorsqu’elle commerce avec des pays dits « dictatoriaux » .
Sur ce point je pense que l’attitude de la Chine est légitime. Les pays impérialistes, tout « démocrates » soient-ils, sont les pires fauteurs de guerre. Par conséquent un pays « démocrate » devrait prioritairement rompre tout lien commercial avec les USA, la France, Israël, etc.

Toutefois il est arrivé - rarement mais quand même ! - que certains articles du Quotidien du Peuple jugent « positives » ou « nécessaires » des mesures antipopulaires de Sarkozy !
Bien entendu j’ai envoyé sur le site de cette publication des commentaires critiquant de tels articles inacceptables.
La plupart du temps les articles concernant les mouvements sociaux décrivent les faits sans prendre position.

Sur le plan commercial la Chine augmente ses participations et investissements à l’étranger, comme les autres pays émergents, et cette tendance devrait nettement s’accroître en 2011.
Les IDE extérieurs en Chine sont d’environ 100 milliards de dollars en 2010, et les IDE chinois vers l’extérieur de 56,5 milliards de dollars, pour se donner une idée.
A l’époque de Lénine, l'exportation des capitaux se faisait à sens unique et constituait la marque de fabrique de l’impérialisme.
« L'exportation des capitaux, une des bases économiques essentielles de l'impérialisme, accroît encore l'isolement complet de la couche des rentiers par rapport à la production, et donne un cachet de parasitisme à l'ensemble du pays vivant de l'exploitation du travail de quelques pays et colonies d'outre-mer . » [ l’impérialisme stade suprême]

Aujourd’hui la situation est différente à cause de l’émergence de certaines anciennes colonies.
Deviennent-elles impérialistes parce qu’elles exportent des capitaux ? Je pense que non.
D’autre part l’émergence est multipolaire à l’heure actuelle et poursuit dans ce sens.

Cela dit dans une entreprise française à capitaux chinois (comme Blue Star par exemple), nous n’avons pas à mettre la lutte de classe en veilleuse sous quelque prétexte que ce soit, bien évidemment.

Dans un pays du Tiers Monde où la Chine réalise des infrastructures, implante des entreprises, achète des matières premières, investit, etc. c’est au peuple concerné et à son parti communiste s'il existe d’apprécier la nature des rapports entre la Chine et ce pays. Ce que j’en ai lu dans la presse africaine m’a paru partagé.

Nous ne pouvons juger la Chine qu’en fonction de ses actes, en particulier ce qu’elle fait à l’étranger.
De notre point de vue, c'est la seule méthode qui corresponde au matérialisme-dialectique.
ElGhifari
   Posté le 12-01-2011 à 03:48:41   

Bonjour Xuan, j'ai lu les articles exposés ci-dessus, je t'en remercie pour les avoir publiés ici en réponse à ma question.
Mon impression est la suivante (tirés de ces écrits) :
La Chine est traversée par de forts courants politiques contradictoires au sein et en dehors du parti. Pour moi, l'ensemble des militants devraient prendre leçon du fâcheux évènement de l'ex-URSS sous la direction de Gorbatchev, le parti avait livré l'URSS au capitalisme sous couvert de réformes (si mes informations sont exactes), et, de ne pas tomber dans le même piège.


Edité le 12-01-2011 à 03:51:31 par ElGhifari


ElGhifari
   Posté le 12-01-2011 à 04:37:57   

sti a écrit :

Les salopards, ils peuvent augmenter les salaires de 24% chez Honda, on imagine les marges mirobolantes qu'ils se font ... dans le même temps Honda vient de sortir un deux roues dans le monde entier qui risque de faire très mal à la concurrence en Europe et au USA grâce un tarif imbattable et une innovation technologique de taille et pour proposer tout ça Honda, qui jouit d'une vrai notoriété chez les motards, fera produire exclusivement ce véhicule en Thaïlande où le constructeur à avoué profiter du coût de la main d'œuvre ...


Des pays-poubelle si c'est bien l'expression? Les Thailandais luttent...
Xuan
   Posté le 12-01-2011 à 13:59:36   

ElGhifari a écrit :

Pour moi, l'ensemble des militants devraient prendre leçon du fâcheux évènement de l'ex-URSS sous la direction de Gorbatchev, le parti avait livré l'URSS au capitalisme sous couvert de réformes (si mes informations sont exactes), et, de ne pas tomber dans le même piège.


Certainement, la lutte contre le révisionnisme soviétique fait partie de l’histoire du PCC.
En URSS le développement du révisionnisme depuis Khrouchtchev avait conduit à la colonisation des républiques de l'est et à une tentative d'hégémonie mondiale.
En Chine le révisionnisme a été lié à la soumission à l’impérialisme.
Lorsque la Chine sera devenue un pays moyennement développé (objectif que le PCC s’est donné pour 2025), le problème se posera en d’autres termes.

D’ici là les cris d’orfraie poussés par les medias occidentaux sur la « domination chinoise » doivent être pris avec circonspection. De fait les économistes et sinologues bourgeois n’en croient pas un mot, compte tenu du retard de l’arrière pays, du passé pacifique de la Chine et des caractéristiques de son armée.
Bien souvent cette propagande sert à dissimuler les sales coups que mijotent les impérialistes contre le Tiers Monde. Par exemple le bruit autour des produits Made in China camoufle la délocalisation des productions dans les pays à faible coût de la main d’œuvre et à leur réimportation à destination de l’occident, avec une plus value importante.
Komintern
   Posté le 13-01-2011 à 00:27:24   

Et le fait que la Chine rachète pour 6 milliards d'euros de dette espagnole tu l'interprête comment?
J'y vois pas trace d'une politique socialiste ou anti-impérialiste là ce serait même le contraire.
ElGhifari
   Posté le 13-01-2011 à 00:40:48   

Komintern a écrit :

Et le fait que la Chine rachète pour 6 milliards d'euros de dette espagnole tu l'interprête comment?
J'y vois pas trace d'une politique socialiste ou anti-impérialiste là ce serait même le contraire.


Une explication de la part des dirigeants chinois serait nécessaire.
Xuan
   Posté le 13-01-2011 à 20:56:58   

Certaines explications sont connues :

La Chine est toujours l’usine du monde. Le salaire moyen qui encore est très bas, compte tenu du revenu des paysans, ne lui permet pas d’écouler toute sa production sur le marché intérieur.
La crise aux USA avait provoqué une période de chômage massif dans les industries d’exportation comme les jouets de Noël.
La Chine n’a aucun intérêt à l’approfondissement de la crise économique en occident.

D’autre part l’absence de protection sociale –qui commence à peine à se mettre en place – a conduit à un développement très important de l’épargne.

Enfin une masse très importante, excessive, de capitaux étrangers a afflué en Chine, risquent d’y provoquer l’inflation : de l’ordre de 250 milliards d’euros certains mois en 2010.
On trouve sur le site de l’IFRI un article pertinent et toujours d’actualité sur ce sujet :

De nombreux dirigeants politiques, en particulier dans les pays industriels, estiment que la Chine devrait réévaluer sa monnaie. Or, d'un point de vue économique, la question ne semble guère pertinente. Car si les États-Unis sont préoccupés par l'ampleur du déficit commercial avec la Chine, celle-ci ne dispose en réalité que d'un très léger excédent des paiements courants. Le vrai problème de la Chine, c'est l'excès de capitaux étrangers dont elle n'a pas besoin, compte tenu d'un taux d'épargne interne très élevé. Ces entrées massives de capitaux menacent de submerger les marchés financiers chinois et de provoquer dans le pays une hausse spéculative des prix des actifs. Un ajustement du taux de change aurait sans doute des effets significatifs en termes commerciaux, mais ne répondrait pas de façon adéquate à cet excès de capitaux. Au lieu de cela, la Chine devrait prendre des mesures permettant de recycler une partie d'entre eux dans l'économie mondiale.
Barry Bosworth est économiste à la Brookings Institution (Washington, D.C.).

Ainsi, en octobre 2010, Pékin détenait 906,8 milliards de dollars d’obligations publiques américaines, soit 21% de la dette publique totale (détenue par des non-résidents).
Comme on sait ce n’est pas vraiment un cadeau sachant que le dollar est une monnaie de singe et sert surtout à refiler aux autre le déficit US.
Comme je l’ai signalé à plusieurs reprises, la Chine souhaite s'en débarrasser.
Avec plusieurs pays comme le BRICS elle cherche à remplacer à terme le dollar comme monnaie unique par un panier de monnaies, dont l’euro.
Elle ne souhaite donc pas non plus la disparition de l’euro ni l’effondrement de l’économie européenne.

Telles sont les raisons qui peuvent expliquer l’engagement de la Chine à racheter une partie de la dette grecque puis espagnole.
Xuan
   Posté le 18-01-2011 à 10:00:34   

Voici un article paru dans la rubrique opinion du Quotidien du Peuple , qui répond à quelques aspects des investissements chinois en Europe :

Mise à jour 14.01.2011 17h16

Flatter la Chine sur le « rachat de l'Europe »


« Cela pourrait ressembler à un voyage organisé par quelque tour-operator mais de Göteborg à Varsovie, de Berlin à Athlone, du Pirée à la vallée du Douro, l'on retrouve des dirigeants chinois publics et privés (le sont-ils réellement ?) pour signer des contrats, conventions et autres accords de partenariat. Les uns permettent le rachat de Volvo, les autres instaurent des relations privilégiées dans le domaine de la production du cuivre ou de la machine-outil, quand les troisièmes entérinent des partenariats financiers renflouant, qui des armateurs, qui des Etats recherchant aussi ardemment qu'urgemment des liquidités pour boucler leurs fins de mois. »

La citation ci-dessus fait partie de l'article intitulé Pourquoi la Chine veut-elle racheter l'Europe ? publié par Marianne 2 le 26 décembre. Selon le magazine, la Chine a trois objectifs lorsqu'elle aide les pays de la zone euro. Premièrement, elle cherche à préserver la situation financière de la région qui est le premier débouché des exportations chinoises dans le monde et son second partenaire commercial. Deuxièmement, elle veut rallier l'Union européenne à sa cause sur la question du yuan, pour s'assurer une bienveillance lui permettant de continuer à sous-évaluer sa monnaie et donc à exporter massivement. Troisièmement, elle souhaite diversifier ses placements en achetant plus d'avoirs libellés en euros et non en dollars.

La Chine s'apprête à racheter quatre à cinq milliards d'euros de la dette portugaise. Elle contribuera à hauteur de 15,5 milliards d'euros dans les capitaux de 250 milliards levés par le FMI (Fonds monétaire international) dans le but de lutter contre la crise de l'euro. De plus, la Chine a accru ces dernières années ses investissements dans plusieurs pays européens, notamment dans des projets relatifs aux ports grecs, ponts en Serbie, autoroutes en Pologne, réseau d'énergie en Roumanie et au secteur maritime portugais.

La Chine a dépassé les États-Unis en matière de rachat de dettes des pays de la zone euro et d'investissements en Europe. Cependant, ces initiatives chinoises ne sont pas applaudies. Par exemple, la Chine est le quatrième plus grand investisseur en Allemagne. Elle a 660 sociétés à Nordrhein-Westfalen, la plus grande région d'investissements chinois en Europe. Mais l'Allemagne se sent menacée par ces fonds. Un attaché allemand de l'Union européenne a même lancé un avertissement : « La Chine rachète l'Union européenne et nous, Européens, vendons notre âme ».

Cette inquiétude montre que certains pays occidentaux ont l'habitude de semer la confusion auprès du public. Ils espèrent que la Chine aidera la zone euro à sortir de la crise financière, tout en fustigeant la présence accrue de la Chine en Europe.

Bien sûr, les causes de cette contradiction sont très complexes, mais l'idée principale est de spéculer sur un duo gagnant d'utilisation et de rejet de la Chine. Ils appliquent une double politique, dont la conséquence directe est l'impossibilité d'une coopération bilatérale approfondie. Les crises cycliques caractérisées par la stabilité, l'instabilité, et le retour à la stabilité existent depuis toujours, résultant parfois en conflits partiels. Par exemple, certains pays européens renforcent leur coopération économique avec la Chine en attendant des investissements chinois, et simultanément, critiquent le pays sur la question des droits de l'homme.

Ainsi, encourager la Chine à racheter de la dette européenne est une stratégie des pays occidentaux menée en flattant la Chine, tout en brandissant pour l'opinion publique la menace chinoise. L'achat massif de dettes de la zone euro et l'augmentation des investissements chinois en Europe conduiront leurs préoccupations sur le renforcement de la puissance économique de la Chine.

Par conséquent, du point de vue chinois, il est judicieux d'investir en Europe, mais il n'est pas nécessaire de résoudre les problèmes des Européens. Pour le moment, la plus importante responsabilité du gouvernement chinois est de développer le pays et d'assurer à ses habitants, qui représentent un cinquième de l'humanité, une vie relativement aisée d'ici 2020.

Source: China.org.cn
gorki
   Posté le 19-01-2011 à 21:53:16   

article a écrit :


Cette inquiétude montre que certains pays occidentaux ont l'habitude de semer la confusion auprès du public. Ils espèrent que la Chine aidera la zone euro à sortir de la crise financière, tout en fustigeant la présence accrue de la Chine en Europe. Source: China.org.cn


En gros, l’auteur essaie de faire passer l’idée de l’existence d’une duplicité des pays occidentaux, qui, tout en reconnaissant la toute puissance financière du système économique chinois (dit d’économie de marché socialiste ) et ses capacités à pénétrer les marchés financiers internationaux, comme le pratique toutes les puissances impérialistes, s’indigneraient de leur présence…

Bien mais si nous rapprochons cet amusant point de vue de ces infos qui suivent, nous sommes en droit de nous demander si l’on serait pas en trains de nous prendre pour des naïfs ?

« NEW YORK (Reuters) - Le nombre de succursales du groupe Industrial and Commercial Bank of China devrait plus que doubler en Europe dans les prochaines semaines, le groupe cherchant ainsi à étendre sa présence à l'international, rapporte dimanche le Wall Street Journal dans son édition online. » « ICBC * va ouvrir cette semaine des antennes à Paris, Bruxelles, Amsterdam et Milan, ainsi qu'à Madrid la semaine suivante, afin de proposer des services de banque de détail et de banque commerciale, explique le journal.

Pour fêter cette ouverture, (écrivait le Figaro Fr) le président de la banque accueillais mardi soir au Palais Brongniart la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et une grande partie de l'establishment financier français, dont les PDG de la Société générale et d'Axa. »

Drôle de façon de fustiger une présence.


La vérité, et qu’un pays qui exporte des capitaux en s’invitant à la table de ceux qui agissent au prélèvement et à la circulation de la plus- value dans le monde, et un pays qui à nécessairement atteint le stade de la puissance financière d’une puissance capitaliste impérialiste, en en adoptant les comportements… en Afrique en Asie ou ailleurs.


* Son directeur actuel le « camarade » Jiang Jianqing actuellement membre suppléant du Comité central du PCC, qui, « selon les vœux de Deng » c’est enrichi en ne tenant pas compte de la couleur du chat.

Xuan
   Posté le 19-01-2011 à 23:48:35   

L’accord prévoit que AXA échange la présence d'ICBC à Paris contre la sienne en Chine :
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/10/28/04015-20101028ARTFIG00753-axa-trouve-un-allie-pour-conquerir-le-marche-chinois.php
gorki
   Posté le 20-01-2011 à 00:37:41   

Xuan a écrit :

L’accord prévoit que AXA échange la présence d'ICBC à Paris contre la sienne en Chine :
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/10/28/04015-20101028ARTFIG00753-axa-trouve-un-allie-pour-conquerir-le-marche-chinois.php


C'est beau "l'internationalisme prolétarien"


Xuan
   Posté le 20-01-2011 à 14:49:55   

gorki a écrit :


En gros, l’auteur essaie de faire passer l’idée de l’existence d’une duplicité des pays occidentaux, qui, tout en reconnaissant la toute puissance financière du système économique chinois (dit d’économie de marché socialiste ) et ses capacités à pénétrer les marchés financiers internationaux, comme le pratique toutes les puissances impérialistes, s’indigneraient de leur présence…
[…]
Bien mais si nous rapprochons cet amusant point de vue de ces infos qui suivent, nous sommes en droit de nous demander si l’on serait pas en trains de nous prendre pour des naïfs ?


Les informations sur l’installation d’une succursale française d’ICBC (entre autres) et l’article de Marianne cité confirment que la bourgeoisie française pratique effectivement la duplicité, d’un côté en déroulant le tapis rouge pour passer des accords économiques et financiers avec la Chine, et de l’autre en poussant des cris de cochon qu’on égorge et en criant à l’impérialisme chinois.
gorki
   Posté le 20-01-2011 à 18:09:56   

Xuan a écrit :

la bourgeoisie française pratique effectivement la duplicité, d’un côté en déroulant le tapis rouge pour passer des accords économiques et financiers avec la Chine, et de l’autre en poussant des cris de cochon qu’on égorge et en criant à l’impérialisme chinois.


Comme les mots ont un sens , je me suis dit, au cas où j’aurais raté quelque chose, que si la bourgeoisie française se mettait à faire dans la phraséologie communiste, il me fallait y voir de plus prés. Je me suis donc repasser un des discours essentiel du premier d'entre-deux en chine concernant les rapports entre la chine et la France, où j’aurais pu assister à cette métamorphose. (voir ici) et croyez moi j'y ai rien trouver qui pourrait ressembler à des cris d'un cochon que l'on égorge… ni même à un discours de haute voltige dénonçant la présence impérialiste chinoise dans le monde.

Maintenant ce qui est certain, c’est qu’au grés des changements dans les relations inter impérialistes, la représentation des Etats, les discours, peuvent changer mais pas la nature économique des régimes. Aussi en Chine comme en France la révolution prolétarienne demeure à l’ordre du jour.

Xuan
   Posté le 20-01-2011 à 20:22:05   

Diplomatie oblige, je n’ai jamais vu Sarkozy se lancer dans ce genre de pitreries.
Mais chacun sait que la télé enfonce le clou du péril jaune depuis plusieurs années, relayée par les sites internet et par la presse.

Si Marianne ne te convient pas, il y a le Figaro :

« Au moment où la Chine sort plus vite que prévu de la crise et va aider le reste du monde à s'en extirper, au moment où son avis est sollicité au G20 pour gouverner la planète, les images de chars, de fusées et de fantassins sur la place Tiananmen illustrent l'émergence progressive d'une nouvelle superpuissance, décidée à peser de plus en plus sur les affaires du monde. (...) Les événements sont en train d'accélérer l' « émergence harmonieuse » de la Chine, que ses dirigeants voulaient maintenir dans une discrétion rassurante. Le déclin de l'Amérique, la paralysie de l'Europe et la crise de l'économie mondiale se conjuguent pour faire de la République populaire la puissance montante de notre temps. Les difficultés des autres ne font que souligner son propre succès ». Le dragon chinois montre sa force, Figaro Blog (géopolitique), 30/09/2009

Le Figaro - 14 octobre 2009 - Arnaud Rodier
Au début, la percée de la Chine en Afrique a été accueillie avec enthousiasme. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Elle inquiète. «Il ne faut pas que l'Afrique sorte d'un néocolonialisme pour aller tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois», avertit René N'Guettia Kouassi, directeur du département des affaires économiques de l'Union africaine. «Tout le monde ne voit pas de manière positive l'implication économique grandissante de la Chine», confirme le rapport du South African Institute of International Affairs.

Et des articles plus récents :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/17/97001-20101217FILWWW00252-chinepuissance-militaire-inquietude.php sur la militarisation de la Chine.
http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2010/12/08/10001-20101208ARTFIG00661-liu-xiaobo-ou-l-honneur-de-la-chine.php compare le régime chinois à l’hitlérisme.


Edité le 20-01-2011 à 20:29:10 par Xuan


Komintern
   Posté le 20-01-2011 à 22:11:51   

Que des médias crient à l'impérialisme chinois dans une stratégie de com qui suit les rivalités inter-impérialistes veut il forcément dire que la cible de ses attaques est innocente et n'est pas un impérialisme?
Dans ce cas, pendant un temps (la grande époque de l'anti-atlantisme de facade) les Etats-Unis n'étaient donc pas impérialistes...

Sous un autre angle maintenant, si la france avait racheté une grande partie de la dette espagnole s'accaparant ainsi une part de la plus value arraché par ce pays tant à l'extérieur qu'à l'intérieur on aurait dénoncé à raison une manoeuvre impérialiste, ce qui n'a d'ailleurs pas manqué d'être fait à l'occasion de l'épisode grec avec le financement d'une grande partie du prêt du FMI par la france et l'allemagne.

Mais ces considérations ne tiendraient elles plus dès qu'il s'agit de la chine?
L'impérialisme ce n'est pas seulement des canons et sans résumer tout l'ouvrage de Lénine, c'est aussi une puissance financière qui permet de mettre sous dépendance des Etats pour s'approprier une part de plus value sans les "frais" du maintient du système en place...
Et à ce titre la chine est aujourd'hui une puissance impérialiste et même de premier plan.
Xuan
   Posté le 21-01-2011 à 20:07:48   

C’est le fond du problème en effet.

Je ne suis pas le dernier à avoir posté sur les relations inégales entre les pays européens et sur la domination de la France et de l’Allemagne sur l’Union Européenne :
https://humaniterouge.alloforum.com/europe-maillon-faible-imperialisme-t3039-1.html

Mais si on veut parler sérieusement d’un « impérialisme chinois », il faut savoir quelle est la nature des accords passés entre la Chine et les pays où elle place des capitaux, c’est-à-dire comparer l’ordre de grandeur des placements français, allemands, chinois, par exemple.

Pour se donner une idée, l’argent placé en Grèce s’élève à 146 milliards de dollars.
Soit 40 en provenance du FMI, dont
3 milliards
provenant de Chine, et 106 provenant de la zone euro, dont 22,4 milliards d'euros d’Allemagne.

Ça n'implique pas des relations de domination entre la Chine et la Grèce.
De ce point de vue le rachat du port du Pirée, pour lequel le Qatar et la Turquie étaient aussi candidats, serait plus significatif :
En 2008, la Chine a acheté la concession pour exploiter pendant 35 ans deux quais du port d'Athènes. Cela permet de simplifier et de favoriser l'arrivée des bateaux chinois et de leurs produits en Europe.
http://www.oikonomiaconseils.fr/?q=la-chine-achete-le-piree

En Afrique la Chine importe des matières premières qui lui font défaut et exporte des infrastructures, c’est-à-dire qu’elle pratique une forme de troc.
Quelles en sont les conséquences, est-ce que son comportement diffère de celui des pays impérialistes, qu’en disent les pays et les peuples africains ?

Enfin tous les pays émergents, les Pays Arabes, la Turquie, etc. exportent et investissent à des degrés divers des capitaux dans les pays développés.
Faut-il en conclure que tous ces pays sont devenus impérialistes ?

Pour ce qui me concerne, je ne parie pas sur l’avenir, mais l’impérialisme concerne aujourd’hui les pays occidentaux et la " menace impérialiste chinoise" angoisse surtout Marie France Garaud.

____________________


Au passage "l'anti-atlantisme" de l'époque gaulliste n'était pas de façade mais reflétait réellement les intérêts d'une fraction de la bourgeoisie française.


Edité le 21-01-2011 à 20:59:35 par Xuan


gorki
   Posté le 21-01-2011 à 21:42:02   

Xuan a écrit :

Diplomatie oblige, je n’ai jamais vu Sarkozy se lancer dans ce genre de pitreries. Mais chacun sait que la télé enfonce le clou du péril jaune depuis plusieurs années, relayée par les sites internet et par la presse.


Et bien si la presse bourgeoise n'est même plus la fidèle servante du pouvoir vraiment tout fout le camp.

Plus sérieusement, il n'y à rien de surnaturel à ce qu'une certaine presse se fasse porte parole d'une fraction de la bourgeoisie plus vindicative à l'égard de la concurrence impérialiste étrangère, face à une autre fraction qui invite ses rivaux à l'entente, etc.

Bon! je ne vais pas me laisser entraîner dans un jeu d'analyse des subtilités qui jalonnent la vie des médias dans leur relation au pouvoir... Aussi je vais juste me contenter de te répondre, que si dans l'esprit de certains journalistes « daltoniens » de la presse bourgeoise la « menace du péril jaune » (ayant servi un temps de décorum à la lutte anticommuniste de la bourgeoisie * ) a remplacer celui de leur pire cauchemar qu’ était le « péril rouge » parce eux conscient de la disparition du socialisme en Chine c’est que vraiment il n'y a plus qu'au royaume « des maoïstes aveugles, que le borgnes ML peut se croire rois » pour chercher à faire avaler le contraire.

Xuan a écrit :

Mais si on veut parler sérieusement d’un « impérialisme chinois », il faut savoir quelle est la nature des accords passés entre la Chine et les pays où elle place des capitaux, c’est-à-dire comparer l’ordre de grandeur des placements français, allemands, chinois, par exemple.


L’exportation des capitaux :

Ce qui caractérisait l’ancien capitalisme, ou régnait la libre concurrence, c’était l’exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c’est l’exportation des capitaux (Lénine)

et j’ajouterai peut importe l’importance de ses capitaux. Par ailleurs il nous faut souligner ici c’est que la notion d’impérialisme ne s’applique pas à n’importe quelle système économique, quelle marque un degrés de développement dans les rapports de production et la domination d’une classe de nanties sur le reste de la société.


C’était en 2006 notre camarade Armenak écrivait déjà, dans le même topic, en réponse à Krampon qui affirmait :

Krampon a écrit :

« Ben c'est plutôt une bonne nouvelle que le gouvernement Chinois décide de s'attaquer aux inégalités, non ? »…


Armenak a écrit :

la bonne nouvelle serait qu'il n'y ait pas d'inégalités sociales criantes en Chine
Là où les inégalités sont criantes, les contradictions de classe le sont aussi et les classes dominantes essayent toujours de "réduire les inégalités sociales" pour éviter l'explosion sociale.
En France on dit "réduire la fracture sociale", en Chine on dit "réduire les inégalités", il n'en reste pas moins que ni en France ni en Chine la classe ouvrière exerce sa direction sur l'économie et la politique.
Armenak


Puis Sti, en 2007 écrivait ceci

Sti a écrit :


Le prolétariat révolutionnaire n'a pas le pouvoir en chine ! Pauvre Mao, pensez une seconde qu'il aurait acceptait ou aider à développer un état de gestion du capitalisme, un état ou la question de la femme régresse, un état qui se fait le patron licencieur de millier d'ouvriers, un état créateur de centaine de banlieues pauvre rempli de chômeurs pendant que cet état donne des pans entiers d'économie à des ennemis de classe, que cet état nourrit des milliers de parasites qui vivent comme des pachas ... Y'a de quoi se fâcher, arrêtons.


Et l’état des discussions aujourd’hui quelques années après, c’est encore, d’entendre des réponses de ce genre posé sans autres formes de commentaires…

Xuan a écrit :

« L’accord prévoit que AXA échange la présence d'ICBC à Paris contre la sienne en Chine »


alors qu’il s’agit bien ici pour AXA comme pour ICBC de s’autoriser à vendre de la protection sociale privée.

Dans les années 60/70 quant les ML dénonçait la nature sociale impérialiste de l’URSS celle-ci était encore loin d’avoir atteint le degrés de décomposition du régime que connaît la chine depuis l’arrivé de Hua Guofeng au pouvoir, et son remplacement par Deng Xiaoping (Période1976 a 1978)

Non la chine ne fait courir aucun péril ! ni Jaune ni rouge. C’est seulement au titre de grande puissance impérialiste, que comme toutes les autres grandes puissances impérialistes dont la France elle est un ennemi des peuples. Et parce que nous vivons l’époque de l’impérialisme et de nouveau partage du monde (Voir les événement en Tunisie et en côte d’Ivoire) c’est la révolution prolétarienne qui aujourd’hui passe à l’ordre du jour, et la révolution prolétarienne en chine c’est d’abord l’affaire de la classe ouvrière Chinoise.



* Alain peyrefiite ministre de De Gaulle et son célèbre ouvrage publié en 1971 : quant la chine s’éveillera le monde tremblera !
Xuan
   Posté le 21-01-2011 à 23:02:52   

gorki a écrit :

Dans les années 60/70 quant les ML dénonçait la nature sociale impérialiste de l’URSS celle-ci était encore loin d’avoir atteint le degrés de décomposition du régime que connaît la chine depuis l’arrivé de Hua Guofeng au pouvoir, et son remplacement par Deng Xiaoping (Période1976 a 1978)


Je ne sais pas comment tu mesures ce "degré de décomposition".
Pour moi "la nature sociale impérialiste de l’URSS" , aboutissement du triomphe de la ligne révisionniste, reposait sur la domination de toute l'Europe de l'Est.


J'ai déjà dit un mot sur la question de l'exportation des capitaux un peu plus haut (page7).
Aujourd'hui les pays impérialistes ne sont plus les seuls à exporter des capitaux, ou alors il faut ranger dans cette catégorie pas mal de pays du Tiers Monde.

A mon avis, l'accès à l'indépendance de nombreux Tiers Monde aboutit à une situation nouvelle où l'exportation des capitaux n'est plus la caractéristique de l'impérialisme.
Les relations impérialistes existent toujours mais l'apparition de pays émergents donne un nouveau tour à la lutte anti-impérialiste.

Il faut s'interroger là-dessus.


Edité le 21-01-2011 à 23:23:58 par Xuan


gorki
   Posté le 22-01-2011 à 21:10:17   

Xuan a écrit :

J'ai déjà dit un mot sur la question de l'exportation des capitaux un peu plus haut (page7). Aujourd'hui les pays impérialistes ne sont plus les seuls à exporter des capitaux, ou alors il faut ranger dans cette catégorie pas mal de pays du Tiers Monde. A mon avis, l'accès à l'indépendance de nombreux Tiers Monde aboutit à une situation nouvelle où l'exportation des capitaux n'est plus la caractéristique de l'impérialisme. Les relations impérialistes existent toujours mais l'apparition de pays émergents donne un nouveau tour à la lutte anti-impérialiste. Il faut s'interroger là-dessus.


Je vais te répondre! Mais désolé de devoir te faire remarquer, que encore une fois tu es passé à coté de l’essentiel de nos interventions au camarade Komintern et moi-même.

L’exportation des capitaux, n’est pas la seule caractéristique qui définie l’impérialisme. Pour que s’exportent des capitaux il faut nécessairement qu’ils aient passés par la phase de l’accumulation, et les rapports sociaux de production arrivés à un degré de socialisation élevé qui caractérise le capitalisme monopoliste d’état, etc.

Ce qui est vrai est que la vassalisation économique politique financière de pays du tiers monde, « prétendument indépendants », participe de la circulation mondiale des capitaux. Un exemple, parmi tant d’autre, au Sénégal, la SGBS Filiale du groupe français Société Général, bénéficie du réseau international de la Société Générale.

La lutte anti-impérialiste, contrairement à ce que tu dis, ne prend pas un tour nouveau, déjà parce que en l'absence de véritables partis ouvriers elle demeure l'apanage des fractions politisées de la petite bourgeoisie progressiste et d'extrême gauche, etc. ; excepté bien entendu, dans le sens où elle éclaire aujourd’hui sur les limites des luttes d’indépendance nationale, qui ont conduit, et conduisent à chasser la domination d’une puissance impérialiste pour la remplacer par une autre; pour la période actuelle, ce qui se passe actuellement en Tunisie en Algérie et en côte d’Ivoire et révélateur de cela.

Lénine écrivait : « Nous entendons la critique de l’Impérialisme au sens large du mot, comme l’attitude des différentes classes de la société envers la politique de l’impérialisme, a partir de l’idéologie générale de chacune d’elles »

En clair cela veut dire, que le militant ouvrier politiquement averti juge de la politique qui opprime sa classe à « domicile » ou à l’étranger, non pas en raison de ce que les régimes qu’elle subisse pensent d’eux même, et de la couleur qu’ils affichent, mais de la position et du rôle quelle joue dans la société, mais aussi est pour être plus complet, des complicités idéologiques qu’ils peuvent faire naître en son sein

Par ailleurs, c’est à ce même titre que la petite bourgeoise juge de la politique impérialiste des nations, en y apportant toute sorte de nuances parce que invariablement depuis le début de son existence ce qui caractérise le plus cette classe c’est ses difficultés à trancher.

Pour conclure : et pour éviter qu’encore une fois tu choisisses de zapper sur l’essentiel, dans le même sujet, en 2007, tu répondais à Sti : « Je ne suis pas convaincu que le PCC soit définitivement révisionniste. A mon avis la lutte de ligne s'y poursuit. »

Tu peux nous dire de ton point de vue, comment cela a évoluer c’est « qui ou quoi qu’a vaincu »… et cela représente quels intérêts de classe ?

Ha j’allais oublier ! Ce que j’entends par degrés de décomposition d’un régime « socialiste » ! c’est d’offrir, dans son développement, aux yeux du monde toute ou partie des caractéristiques économique et politique capitaliste préjudiciables à la classe ouvrière, dans des conditions historiques spécifiques nouvelles telles quelles se sont présentées en URSS, et se présentent en Chine aujourd’hui.

Xuan
   Posté le 23-01-2011 à 15:48:40   

Sur la question du socialisme en Chine, je te renvoie à la page 7 de ce post où je me suis exprimé franchement et pour répondre à la question d’ElGhifari.

Quel que soit le rapport des forces entre la bourgeoisie et la classe ouvrière chinoise, l’histoire de la Chine fait qu’elle n’est pas comparable à l’URSS, tout particulièrement sur la question du social-impérialisme.
Là encore le développement actuel de la RPC s’inscrit essentiellement dans l’émergence de plusieurs pays issus principalement du Tiers Monde, sauf que son développement est particulièrement rapide.
Nous ne sommes pas d’accord là-dessus mais l’émergence n’est pas conditionnée par la question « qui dirige ? », elle est le produit de l’impérialisme et son antithèse, et non pas son dernier avatar.



Je vais essayer de m’expliquer sur les conclusions auxquelles je suis amené.

En ce qui concerne l’exportation des capitaux, on a rappelé souvent le texte de Lénine

« Comme il est montré dans ce livre, le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée (moins d'un dixième de la population du globe ou, en comptant de la façon la plus “ large ” et la plus exagérée, moins d'un cinquième) d’États particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier par une simple “ tonte des coupons ”.
L'exportation des capitaux procure un revenu annuel de 8 à 10 milliards de francs, d'après les prix et les statistiques bourgeoises d'avant-guerre. Aujourd'hui beaucoup plus, évidemment.
On conçoit que ce gigantesque surprofit (car il est obtenu en sus du profit que les capitalistes extorquent aux ouvriers de “ leur ” pays), permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l'aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays “ avancés ” la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés. »


Certains se sont focalisés sur l’exportation des capitaux, mais l’essentiel c’est le pillage .
Or ce pillage était rendu possible par la collision entre le capitalisme industriel et le féodalisme des pays colonisés.

Il est clair que cette situation s’est transformée, notamment lorsque d’anciennes colonies devenues indépendantes se sont mises à exporter des capitaux vers les métropoles capitalistes.
Bien entendu dans des proportions très modestes dans un premier temps, ce mouvement commence à angoisser les impérialistes au plus haut point, car le territoire où ces derniers effectuaient leur pillage se réduit à une vitesse effrayante .

Evidemment ce mouvement doit être considéré dans son ensemble et n’exclut pas l’inégalité des développements ni les péripéties et les vicissitudes liées à toutes les tentatives de l’impérialisme destinées à le retarder.

Dans le passé l’exportation des capitaux s’effectuait de façon unilatérale avec pour objectif le pillage des colonies.
Aujourd’hui les mouvements de capitaux s’effectuent de manière multilatérale et les conditions du pillage s’en trouvent bouleversées.
Et cela n’est pas dû au caractère bourgeois ou socialiste des pays émergents, ni à une quelconque volonté progressiste de leur part, ni à quelque nature vertueuse héritée de leur passé colonial, mais uniquement au fait que les conditions matérielles du pillage colonial disparaissent et ramèneront inexorablement les taux de profit à leur valeur moyenne .

Ainsi les pays émergents qui investissent en occident ou reprennent des entreprises ne peuvent pas y pratiquer le pillage ni en tirer un surprofit.

D’autre part, la création d’infrastructures et l’industrialisation progressive du Tiers Monde, par exemple en Afrique, augmentent les besoins en investissements dans de grandes proportions, de telle sorte que la composition organique du capital est modifiée et que le pillage colonial n’y est plus réalisable.

Bien évidemment la lutte des classes ouvrières naissantes dans les pays du Tiers Monde est un moteur essentiel de cette transformation, mais le capitalisme se dirige historiquement et naturellement dans cette direction, y compris lorsque la bourgeoisie nationale est à la tête de ces pays émergents.


Ceci signifie que la notion d’ « impérialisme émergent » ne correspond pas à la réalité.

Il ne s’agit pas du renversement d’un empire par un autre comme on pourrait se l’imaginer ou comme le décrivait V. Gouysse, en niant de fait l’existence de la bourgeoisie nationale qui ne pouvait être selon lui que « compradore » ou « impérialiste » :

« Dans les pays dépendants économiquement les plus puissants et assez homogènes sur le plan national, une partie de cette bourgeoisie nationale a perdu son caractère purement compradore et tend à devenir elle-même impérialiste, comme au Brésil, en Corée du Sud et en Chine. Les deux premiers pays sont des puissances impérialistes d’envergure régionale, encore très soumises aux vieux pays impérialistes.
Seule la Chine s’affirme aujourd’hui comme une puissance impérialiste d’envergure mondiale : son économie a été massivement fécondée depuis près de 30 ans par les capitaux étrangers qui en ont fait la première usine du monde, et la bourgeoisie impérialiste chinoise à su protéger et développer une puissante industrie de production des moyens de production dont les branches clefs avaient été édifiées au début des années 1950. La « victoire » des vieux pays impérialistes sur le social-impérialisme soviétique n’est donc qu’une demi-victoire, puisqu’elle les a obligés à renforcer d’autres pays bourgeois qui se posent aujourd’hui de plus en plus comme des concurrents. »
[impérialisme et anti-impérialisme p 141]

Nous devons rejeter cette thèse et mesurer à sa juste valeur toute la profondeur de la "Démocratie Nouvelle" dont parlait Mao Tsétoung, dont les prolongements ne se sont pas arrêtées à l'indépendance des colonies mais devaient nécessairement déboucher aussi sur l'abolition du féodalisme et sur le développement économique dans un cadre socialiste ou capitaliste.


La crise actuelle est celle de l’impérialisme.
La crise économique actuelle n’est donc pas la simple reproduction des crises chroniques du capital, telles que Marx les avait décrites, mais c’est une crise de l’impérialisme.
La conséquence la plus immédiate que nous pouvons observer dans notre métropole impérialiste c’est la violence et la rapidité avec lesquelles la bourgeoisie occidentale détruit tout l’édifice (y compris nécessairement la corruption des chefs ouvriers) du consensus social élaboré durant trente glorieuses années de pillage.

Le paradoxe parfaitement dialectique est que 20 ans à peine après le prétendu triomphe final du libéralisme , le système impérialiste a créé à travers la mondialisation les conditions mêmes de sa propre destruction. Non pas celle de l’empire occidental pour le remplacer par un ou plusieurs nouveaux empires, mais du système impérialiste lui-même.

Ce faisant les contradictions du système capitaliste sont exacerbées, qu’il s’agisse de celles entre les nations impérialistes ou des contradictions de classe.
gorki
   Posté le 23-01-2011 à 22:34:20   

« Rien de bien Marxiste léniniste dans tout cela ! »

J’observe simplement, un réel glissement vers les positions de la petite bourgeoise progressiste adepte du « tiers mondialisme » pour qui la contradiction principale dans le monde, n'est pas celle qui fait s'opposer la bourgeoisie au prolétariat dans tout les pays de la planète mais la situant entre « pays pauvres » ou dit émergents et les grandes métropoles impérialistes. La défense des pays du tiers monde obligeant à faire mette en sourdine les contradiction de classe interne face à l’impérialisme des grandes puissance… c’est un fantasme de petit bourgeois.

Il n’y pas et il n’y aura jamais de communauté de destin entre le prolétariat les plus miséreux de la planète et « leur » bourgeoisie aux affaires.

Le tiers-mondisme façon revisité droit des peuples à disposer deux mêmes quant il s’agit de souscrire à la victoire d’un impérialisme sur un autre n’est rien d’autre qu’une escroquerie politique, au même titre que l’était l’idée d’ingérence humanitaire chers au tiers-mondin French-doctor.

Maintenant que le système impérialiste mondial soit en crise cela n’est pas en soit une théorie nouvelle, l’impérialisme et un stade de développement du capitalisme où s’exacerbent toutes ses contradictions, en lui restant indissolublement lié.

Quant à cette idée de la moyennisation des taux de profits, en raison de la forte résistance des pays dominés, ce n’est rien d’autre qu’une plaisanterie de tiers-mondiste, voulant laisser croire à un moment, où l’harmonisation générale pacifique, pourrait être atteinte par l’égalité des nations reléguant la nécessité de la révolution prolétarienne dans le monde aux calendes grecques. Je vois que Kautsky et sa théorie opportuniste de l’hyper impérialisme fait encore des émules

Le droit des peuples à cette sauce tiers-mondiste, c’est en dernière analyse la négation pour les classes ouvrière des pays dominés à l’auto détermination de classe, et donc un nouvel ennemi à combattre.

Dans les grandes métropoles impérialistes comme dans les pays dominés l’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre de la classe ouvrière elle-même.

La théorie des trois monde à vécue, et c’est tant mieux!!!
Xuan
   Posté le 23-01-2011 à 23:37:54   

Calme-toi un peu, ce n’est pas avec du rouge, du gras et du souligné que tu vas régler les problèmes.

gorki a écrit :

« Rien de bien Marxiste léniniste dans tout cela ! »
J’observe simplement, un réel glissement vers les positions de la petite bourgeoise progressiste adepte du « tiers mondialisme » pour qui la contradiction principale dans le monde, n'est pas celle qui fait s'opposer la bourgeoisie au prolétariat dans tout les pays de la planète mais la situant entre « pays pauvres » ou dit émergents et les grandes métropoles impérialistes.


La contradiction principale dans le monde et la contradiction principale dans chaque pays considéré sont deux choses différentes. Ça ce n’est pas du « Tiers Mondisme » mais du matérialisme-dialectique.
Prétendre que la contradiction principale dans tous les pays du monde oppose la bourgeoisie et le prolétariat, c’est du trotskysme pur et dur.

gorki a écrit :

La défense des pays du tiers monde obligeant à faire mette en sourdine les contradiction de classe interne face à l’impérialisme des grandes puissance… c’est un fantasme de petit bourgeois.

C’est un phantasme de Gorki en tous cas. Qui a parlé d'obliger qui que ce soit à mettre une sourdine, tu entends des voix ?

gorki a écrit :

Il n’y pas et il n’y aura jamais de communauté de destin entre le prolétariat les plus miséreux de la planète et « leur » bourgeoisie aux affaires.

Il y a unité et lutte, jusqu’à ce que l’industrialisation soit quasiment achevée et la propriété collective des moyens de production mise en place par les moyens appropriés.

gorki a écrit :

Le tiers-mondisme façon revisité droit des peuples à disposer deux mêmes quant il s’agit de souscrire à la victoire d’un impérialisme sur un autre n’est rien d’autre qu’une escroquerie politique, au même titre que l’était l’idée d’ingérence humanitaire chers au tiers-mondin French-doctor.

Sur la mauvaise foi, no comment.


gorki a écrit :

Quant à cette idée de la moyennisation des taux de profits, en raison de la forte résistance des pays dominés, ce n’est rien d’autre qu’une plaisanterie de tiers-mondiste, voulant laisser croire à un moment, où l’harmonisation générale pacifique, pourrait être atteinte par l’égalité des nations reléguant la nécessité de la révolution prolétarienne dans le monde aux calendes grecques. Je vois que Kautsky et sa théorie opportuniste de l’hyper impérialisme fait encore des émules .

Rien à voir…ce n’est pas seulement un problème de résistance mais un développement économique inéluctable, et initié par l’impérialisme lui-même.
Et rien de pacifique là-dedans : ce n’est pas parce qu’un processus est irréversible qu’il se passe dans la douceur.
Rien à voir avec l’hyper impérialisme non plus puisqu’il s’agit de sa destruction.
La nécessité de la révolution prolétarienne, n’est pas repoussée mais accélérée au contraire, à la fois dans les pays impérialistes et dans les pays dominés, pour des raisons évidentes que j’ai écrites noir sur blanc mais que tu as évacuées pour les besoins de ta « démonstration » .

Dans les pays impérialistes cette situation aboutit à la paupérisation et à la prolétarisation de la petite bourgeoisie, à l’exploitation sans fard et de plus en plus forcenée de la classe ouvrière, la liquidation des réformes du CNR n’étant que la mise en bouche pour citer un exemple.
Dans les pays émergents, c’est la transformation de la paysannerie en un nouveau prolétariat qui accélère l’issue de la révolution prolétarienne.
gorki
   Posté le 24-01-2011 à 01:29:31   

Ce que tu écris là ça te sert juste, sans avoir l'air de trop y toucher, à rectifier tes précédents propos. Je n'y répondrais pas! sauf à donner l'impression de me répéter. Plaise à toi de faire en permanence dans l'art de pratiquer la sophistique, et les stupides amalgames, mais tu devras admettre à ce moment là, que pour tes interlocuteurs, ça devient compliquer de dialoguer.

Pour l'exemple.

Tu écris : « C’est un phantasme de Gorki en tous cas. Qui a parlé d'obliger qui que ce soit à mettre une sourdine, tu entends des voix ? »

Ensuite tu reprends un de mes propos qui était celui-ci « Il n’y pas et il n’y aura jamais de communauté de destin entre le prolétariat les plus miséreux de la planète et « leur » bourgeoisie aux affaires.

Et tu réponds : Il y a unité et lutte, jusqu’à ce que l’industrialisation soit quasiment achevée et la propriété collective des moyens de production mise en place par les moyens appropriés.

Et par la même, tu te déjuges de ton premier propos.


Alors je sais pas si j’entends des voix, mais tu ferais mieux d’écouter la tienne, cela t’éviterai de te prendre les pieds dans le tapis.

Autre chose pour conclure, je ne sais pas ou passe la contradiction principale pour toi en Chine, bien que je vois que cela te procure bien des soucis, pour ma part et sans Trotskiser mes positions, entre la classe ouvrière chinoise et la bourgeoisie moi je n'ai jamais eu de mal à choisir mon camp et ce, sans à avoir eu à attendre que l'industrialisation de la chine soit quasiment achevée




Komintern
   Posté le 24-01-2011 à 16:40:39   

Xuan a écrit :

Certains se sont focalisés sur l’exportation des capitaux, mais l’essentiel c’est le pillage .
Or ce pillage était rendu possible par la collision entre le capitalisme industriel et le féodalisme des pays colonisés.

Le féodalisme n'est pas une condition absolue pour être victime de pillage!
Un exemple, le mali qui est un des pays d'Afrique le plus industrialisé (mines avec un monopole de bouygues sur l'or par exemple) et où il n'y quasiment plus de trace de fonctionnement clanique est bien pillé de ses ressources!
Autre exemple, l'algérie serait elle un pays au stade du féodalisme.
Ou la turquie?
Tu as raison il s'agit bien de pillage et le rachat de dette extérieure d'Etats "faibles" en est un exemple.
Rajoutons aussi que pour se permettre un tel "investissement" il faut bénéficier d'une grande puissance financière qui dans le cas qui nous intéresse à savoir la chine ne tombe pas du ciel mais bien d'une exploitation brutale de la classe ouvrière chinoise!
Et puis sans même aller trop loin le simple fait de financer le FMI quand on sait de quoi est responsable cet organisme suffit à règler la question!

Un dernier mot au sujet des contradictions principales, secondaires etc.
Crois tu que la révolution tunisienne va affaiblir l'impérialisme?
Que la mise en place d'une démocratie bourgeoisie va faire sortir ce pays et son peuple de la domination impérialiste?
Quand on sait que c'est l'armée appuyée par les USA qui a fait partir Ben Ali alors qu'ils n'ont rien trouvé à redire ces 23 dernières années ça ferait sourire si ce n'était pas à pleurer!

Une petite question pour la fin.
Quelle est pour toi la contradition principale dans le monde de notre époque?
Xuan
   Posté le 25-01-2011 à 00:11:22   

En ce qui concerne mes propos « rectifiés » je rappelle juste ce que Gorki a omis :

Xuan a écrit :

"la lutte des classes ouvrières naissantes dans les pays du Tiers Monde est un moteur essentiel de cette transformation

[…] ce mouvement doit être considéré dans son ensemble et n’exclut pas l’inégalité des développements ni les péripéties et les vicissitudes liées à toutes les tentatives de l’impérialisme destinées à le retarder.

[…]La conséquence la plus immédiate que nous pouvons observer dans notre métropole impérialiste c’est la violence et la rapidité avec lesquelles la bourgeoisie occidentale détruit tout l’édifice (y compris nécessairement la corruption des chefs ouvriers) du consensus social élaboré durant trente glorieuses années de pillage.

[…]Ce faisant les contradictions du système capitaliste sont exacerbées, qu’il s’agisse de celles entre les nations impérialistes ou des contradictions de classe."


Quand à la théorie « la contradiction principale dans tous les pays du monde oppose la bourgeoisie et le prolétariat » c’est bel et bien du trotskysme, tout comme la négation de l’existence de la bourgeoisie nationale chez V. Gouysse.
En fait c’est une seule et même théorie qui a été balayée par la révolution chinoise.

Trotsky dans la Révolution permanente (1931) :

« Pour les pays à développement bourgeois retardataire et, en particulier pour les pays coloniaux et semi-coloniaux, la théorie de la révolution permanente signifie que la solution véritable et complète de leurs tâches démocratiques et de libération nationale ne peut être que la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée, avant tout de ses masses paysannes. »
« dans une société bourgeoise où les contradictions de classe sont déjà développées, il ne peut exister que la dictature de la bourgeoisie, ouverte ou masquée, ou la dictature du prolétariat. Aucun régime intermédiaire n'est possible. »


Mao Tsé toung en prend l’exact contre-pied dans la démocratie nouvelle :

"Les révolutions dans les pays coloniaux et semi-coloniaux auront nécessairement certaines caractéristiques propres, mais ce ne seront que de petites différences dans la grande ressemblance générale. Dès qu'il s'agit de révolutions dans les colonies et les semi-colonies, l'Etat et le pouvoir politique y sont nécessairement identiques en principe; ce sera un Etat de démocratie nouvelle où s'exerce la dictature conjointe de plusieurs classes anti-impérialistes"

Sur le site du WSWS, on trouve en 2000 sous le titre
La signification de la pensée de Léon Trotsky pour l'Afrique aujourd'hui
Une analyse qui conclut à « l'effondrement complet des mouvements bourgeois nationalistes »

Cette position est aux antipodes de la conception léniniste rappelée dans la lettre en 25 points par le PCC :
« Les révolutions nationales et démocratiques de ces régions constituent une partie intégrante importante de la révolution mondiale prolétarienne de notre époque. » [point 8]


Ceci répond également à la question posée par Komintern : « Crois tu que la révolution tunisienne va affaiblir l'impérialisme?

La révolution tunisienne constitue un grand pas à la fois du point de vue de la liberté du peuple et du point de vue de la lutte anti impérialiste. Les deux sont indissolublement liés.

Comment interpréter l’obséquiosité d’un Sarkozy envers le peuple tunisien et sa bourgeoisie, lui qui n’a pas été capable d’empêcher l’éviction de son protégé ?
Quel symbole d’impuissance de l’impérialisme français aux yeux des peuples du Maghreb et de toute l’Afrique francophone !

Et pour mettre un pied dans la porte, l’impérialisme US a dû se déguiser en ami du peuple.
Evidemment il s’agit d’une rivalité qui n’est pas récente, mais la Tunisie n’est plus dans la situation de l’Indochine après Dien Bien Phu. Le peuple et la bourgeoisie tunisienne ne sont pas dupes et ne manqueront pas de mettre cette contradiction à profit.

Quelle voie prendra la bourgeoisie nationale tunisienne ?

L’Afrique présente une très large diversité de formes du néo colonialisme, depuis le pillage des richesses nationales contre la corruption des classes dirigeantes, jusqu’à l’émergence économique.
Le pillage est inégal et la révolution nationale démocratique n’est pas achevée.
L’exemple de la démocratie bourgeoise occidentale constitue encore un modèle, alors qu’elle n’a été qu’un instrument d’oppression.
Cela tient à toutes les inconséquences, à la faiblesse, à l’hostilité de classe envers le peuple et à la tendance au compromis des bourgeoisies nationales, a fortiori des bourgeoisies compradores.
De fait la Tunisie ne sortira définitivement de la domination impérialiste et n’achèvera la révolution nationale démocratique que sous la direction du prolétariat tunisien et de son parti.
On a pu observer que ce sont les masses populaires tunisiennes et la jeunesse sans travail qui ont été les plus déterminées pour exiger le départ de Ben Ali, puis celui de ses ministres, puis la démission du gouvernement.

Mais le développement économique indépendant de ces nations est une nécessité historique, la tendance irréversible aujourd’hui c’est l’émergence du Tiers Monde aussi bien en Afrique qu’en Amérique du Sud et qu’en Asie.
En Afrique le système ressources contre infrastructures bat en brèche le système ressources contre corruption .
Chaque pas dans cette direction plonge l’impérialisme dans d’inextricables difficultés et aiguise ses propres contradictions.
Ainsi la révolution tunisienne affaiblit notre impérialisme et constitue par là-même un soutien à la révolution prolétarienne en France .

Elle est aussi un obstacle aux visées US dans le Maghreb.
Aujourd’hui le principal ennemi de la révolution dans le monde, celui qui est armé jusqu’aux dents, qui fomente guerres, complots, coups d’états, séparatisme, etc. c’est l’impérialisme US.
Tout ce qui contribue à la révolution mondiale l’affaiblit.


Edité le 25-01-2011 à 00:19:36 par Xuan


Komintern
   Posté le 25-01-2011 à 01:44:15   

Curieusement il me semblait que la révolution chinoise était dirigée par le PCC...
Parce que s'il y a bien une chose que les différentes luttes de libération nationales du 20è siècle peuvent nous apprendre c'est bien que partout où ce ne fut pas la classe ouvrière, la classe dirigeante de la révolution l'échec fut au bout!
Et tu ne dis pas autre chose ici:
Xuan a écrit :

De fait la Tunisie ne sortira définitivement de la domination impérialiste et n’achèvera la révolution nationale démocratique que sous la direction du prolétariat tunisien et de son parti.

Alors les accusations de trotskisme sont vraiment mal venues.

Ensuite la lettre en 25 point, c'est les années 70 !
Donc en pleine période de révolution contre le colonialisme c'est-à-dire la domination directe et officielle par les Etats impérialistes!
Et ces révolutions nationales démocratiques sous l'égide de bourgeoisies nationales n'ont pas mis à bas l'impérialisme d'autant moins que ces même bourgeoisies s'en sont parfaitement accomodées!
Faut peut être analyser cette période, en faire un bilan etc parce qu'il y a 40 ans qui sont passés!

Ensuite la "révolution tunisienne" n'affaiblit rien du tout pour l'instant on verra ça à la longue mais oser dire qu'elle affaiblit l'impérialisme US c'est du grand n'importe quoi quand on sait (ce que j'ai déjà dit dans mon post précédent mais visiblement tu ne retiens que ce que tu veux...) que c'est washington qui s'est arrangé depuis des mois pour virer ben ali en mettant dans sa poche l'armée...
Cette même armée qui était un des piliers du système ben ali un peu à l'exemple de ce qui se passe en algérie!
Alors il se peut que la situation en tunisie évolue mais rien n'engage à l'optimisme et au triomphalisme!

Et pour finir sur la Chine, un pays où des ouvriers se suicident à cause de leur travail où les grèves sont réprimées durement, avec des disparités sociales abyssales, une industrie du luxe qui se développe pour la classe de nantis n'est en aucun cas socialiste!
Quand au pcc, un parti qui compte des patrons et des millionnaires dans son comité central, jumelé avec l'ump, ne saurait être ni être vu comme un parti communiste!
Le parti de la classe ouvrière dont les dirigeants sont les exploiteurs de cette même classe ouvrière...


Edité le 25-01-2011 à 01:47:26 par Komintern


Xuan
   Posté le 25-01-2011 à 12:32:06   

Komintern a écrit :


Faut peut être analyser cette période, en faire un bilan etc parce qu'il y a 40 ans qui sont passés!

40 ans à l'échelle de l'histoire du monde c'est rien du tout.
trop pressé Komintern...

Ensuite bien des choses se sont passées depuis, à commencer par le "choc pétrolier" de 1974.
C'est précisément à cette date que prennent fin les "trente glorieuses".

trop pressé et trop optimiste aussi.
A vouloir enfermer le prolétariat dans ce solo tragique, la révolution n'aura pas lieu avant longtemps.

Comme disait Staline :

"Selon Lénine, la révolution puise ses forces, avant tout, parmi les ouvriers et les paysans de la Russie même. Or, d'après Trotski, c'est uniquement « dans l'arène de la révolution mondiale du prolétariat » que l'on peut puiser les forces indispensables.
Mais comment faire si la révolution mondiale se trouve retardée? Y a-t-il alors quelque lueur d'espoir pour notre révolution? Le camarade Trotski ne nous laisse aucune lueur d'espoir, car


les contradictions dominant la situation d'un gouvernement ouvrier... pourront trouver leur solution uniquement ... dans l’arène de la révolution mondiale du prolétariat .

D'après ce plan, il ne reste pour notre révolution qu'une seule perspective : végéter dans ses propres contradictions et pourrir sur pied dans l'attente de la révolution mondiale."

En attendant tu peux t'indigner de l'émergence "alarmante" de la Chine avec le Nouvel Economiste.
Tu y trouveras matière à conforter tes convictions.


Edité le 25-01-2011 à 14:08:07 par Xuan


gorki
   Posté le 25-01-2011 à 15:18:10   

Xuan a écrit :

Mao Tsé toung en prend l’exact contre-pied dans la démocratie nouvelle :

"Les révolutions dans les pays coloniaux et semi-coloniaux auront nécessairement certaines caractéristiques propres, mais ce ne seront que de petites différences dans la grande ressemblance générale. Dès qu'il s'agit de révolutions dans les colonies et les semi-colonies, l'Etat et le pouvoir politique y sont nécessairement identiques en principe; ce sera un Etat de démocratie nouvelle où s'exerce la dictature conjointe de plusieurs classes anti-impérialistes"


Je voudrais pas avoir l’air d’intervenir dans les débats qui font s’agiter aujourd’hui les "maoïstes" appréciant la nature du régime chinois différemment ; certains allant même jusqu'à le qualifier de social fasciste, mais je vais juste m’autoriser une question.
La dictature conjointe de plusieurs classes anti-impérialiste elle concerne l’entente entre quelles classes de la société et surtout elle s’exerce sur qui et c’est appelé à durer combien de temps.
Moi! pour la chine actuelle, j’ai ma petite idée, et je pense la classe ouvrière chinoise aussi... et quant à citer Mao!

« La république bourgeoise, qui existe à l’étranger, ne peut exister en chine, car la chine est un pays opprimé par l’impérialisme. Sa seule voie, c’est de passer par la république populaire dirigée par la classe ouvrière. » Mao : De la dictature démocratique populaire (juin 1949)

Mao aurait-il prit l’exact contre-pied de lui-même ??? ou Xuan aurait-il involontairement oublier cette petite précision à propos du rôle de la classe ouvrière?

Xuan a écrit :

Quand à la théorie « la contradiction principale dans tous les pays du monde oppose la bourgeoisie et le prolétariat » c’est bel et bien du trotskisme…


Et une dernière citation pour la route, a propos de savoir situer la contradiction principale sur la question des luttes de libération nationale ! puisque que tu as choisis d’utiliser les citations pour faire dans l’amalgame hasardeux… par ailleurs à ce propos, il serait bien que laisse Vincent Couysse assumer seul ses analyses, surtout qu’il n’est pas là pour te répondre.

Dans l’ordre des nécessité développé par l’auteur (et je t’assure ce n’est pas un trotskiste ).

« La nécessité de lutter résolument contre la tendance à parer des couleurs du communisme les courants de libération démocratique bourgeois des pays arriérés ; l’internationale communiste ne doit appuyer les mouvements nationaux démocratiques bourgeois des colonies et des pays arriérés qu’à la condition que les éléments des futurs * partis prolétariens communistes autrement que par le nom, soient dans tous les pays arriérés groupés et éduqués dans l’esprit de leurs tâches particulière, tâche de lutte contre les mouvements démocratique bourgeois de leur propre nation… » Lénine.

Et à propos de où passe la contradiction principale partout dans le monde :

[…] l’internationalisme prolétarien exige : 1° que les intérêts de la lutte prolétarienne dans un pays soient subordonnés aux intérêts de cette lutte à l’échelle mondiale ;
2° que les nations en train de vaincre la bourgeoisie soient aptes et prêtes à accepter les plus grands sacrifices sur le plan national en vue du renversement du capital international. Lénine.

Maintenant! si tu devais aller chercher la où est condamnable l’attitude de Trotski sur cette question, tu aurais plutôt du t’orienter sur le point de vue de Lénine à son propos, extrait :

«les social-impérialistes avérés du genre Lensch, se dressent ouvertement aussi bien contre l’autodétermination que contre le rejet des annexions. Quant au Kautskistes, ils reconnaissent hypocritement l’autodétermination : c’est la voie suivi chez nous en russie par Trotski et Martov. En parole ils sont tous les deux pour l’autodétermination, comme kautsky. Mais en fait ? En ce qui concerne trotski, si vous prenez ses articles : « la nation et l’économie » dans le Naché Slovo, vous y retrouverez son éclectisme habituel : d’une part l’économie fusionne les nations ** , d’autre part, l’oppression nationale les désunis*. Conclusion ? la conclusion, c’est que l’hypocrisie continue à régner impunément... » Lénine Oeuvres t 22

* Souligné par moi "Gorki"

** Et il écrivait quoi zuan à ce propos :

« la création d’infrastructures et l’industrialisation progressive du Tiers Monde, par exemple en Afrique, augmentent les besoins en investissements dans de grandes proportions, de telle sorte que la composition organique du capital est modifiée et que le pillage colonial n’y est plus réalisable.
Bien évidemment la lutte des classes ouvrières naissantes dans les pays du Tiers Monde est un moteur essentiel de cette transformation, mais le capitalisme se dirige historiquement et naturellement dans cette direction, y compris lorsque la bourgeoisie nationale est à la tête de ces pays émergents. »

C’est trop fort ! Presque un plagiat tel est pris qui croyait prendre !!!


Xuan a écrit :

En attendant tu peux t'indigner de l'émergence "alarmante" de la Chine avec le Nouvel Economiste. Tu y trouveras matière à conforter tes convictions.


Cela c'est une provocation inutile de ta part, et confirme ta pratique honteuse de l’utilisation des Amalgames.

Le Xuan cherchant toujours à montrer une nature très pédagogue serait-il en train de perdre de sa superbe!


Edité le 25-01-2011 à 15:40:33 par gorki


Komintern
   Posté le 25-01-2011 à 17:15:56   

Désolé Gorki mais je vais un peu zapper ton post.
Xuan a écrit :

40 ans à l'échelle de l'histoire du monde c'est rien du tout.
trop pressé Komintern...

Ensuite bien des choses se sont passées depuis, à commencer par le "choc pétrolier" de 1974.
C'est précisément à cette date que prennent fin les "trente glorieuses".

trop pressé et trop optimiste aussi.
A vouloir enfermer le prolétariat dans ce solo tragique, la révolution n'aura pas lieu avant longtemps.


Trop pressé de quoi!?
Parce que si 40 ans c'est rien à l'échelle du monde à l'échelle du capitalisme qui n'a guère plus de 200ans c'est largement plus!
A l'échelle du mouvement ouvrier aussi puisqu'en fonction de l'endroit où tu places le curseur tu as une URSS socialiste qui vient de triompher du nazisme et 40ans plus tard, tu as une URSS révisionniste en train de vivre ses dernières années et pourrissante de ses propres contradictions!

Quand à ton blabla sur la révolution qui n'aura pas lieu avant longtemps "à cause de nos positions" et grace aux tiennes elle en est où la révolution?
L'autocritique c'est pas ton fort à toi et tes camarades parce que toute la clique des ml "canal historique" comme dirait mon camarade gorki elle a quand même une part de responsabilités dans la situation actuelle!

Sur ta citation de Staline désolé mais ça n'a rien à voir avec la situation actuelle ni de près ni de loin.
Mais ça te permet d'éviter de justifier tes positions et de tenter de discréditer les notres en jetant l'étiquette de trotskystes...
C'est petit, très petit!

Xuan a écrit :

En attendant tu peux t'indigner de l'émergence "alarmante" de la Chine avec le Nouvel Economiste.
Tu y trouveras matière à conforter tes convictions.


Là c'est de l'insulte et de l'amalgame merdique et ça passe pas!
Si la bourgeoisie française s'inquiète de la chine c'est parce qu'elle sait très bien que c'est un impérialisme émergent qui va lui faire concurrence!
Que l'impérialisme français perde des positions et s'affaiblisse tant mieux mais il n'y a aucune raison de soutenir l'impérialisme qui lui pique ses parts de marché.
Alors allez prétendre que c'est un pays socialiste...
Les pc révisos étaient considérés à raison comme les laquais du social impérialisme soviétique et bien tu es exactement pareil qu'eux à vis-à-vis de la chine!
Je m'arrête là sinon je vais être grossier...


Edité le 25-01-2011 à 17:16:38 par Komintern


gorki
   Posté le 25-01-2011 à 18:17:46   

Komintern a écrit :

Désolé Gorki mais je vais un peu zapper ton post.

Pas de souci, je souscris à ton propos, et de toutes les façons ce « débat » et par trop gangrené de pratique de manœuvrier emprunter par Xuan pour qu’il se poursuive sereinement.
Il fut un temps, où il s’élevait très justement contre ce genre de pratique de l’amalgame quant il en était lui-même la victime, pour assez mériter ce qui lui arrive aujourd’hui.
Xuan
   Posté le 26-01-2011 à 00:11:55   

Il n’y a pas de différence fondamentale entre la « Démocratie Nouvelle » et « de la dictature démocratique populaire ».
Mao Tsétoung définit dans les deux cas une dictature conjointe dirigée par la classe ouvrière et son parti contrairement à la thèse de la dictature du prolétariat telle que définie par Trotsky.

« Qu’entend-on par le peuple ? En Chine dans la phase actuelle, le peuple c’est la classe ouvrière, la paysannerie, la petite bourgeoisie urbaine et la bourgeoisie nationale.
Sous la direction de la classe ouvrière et du Parti communiste, ces classes s’unissent, forment leur propre Etat, élisent leur propre gouvernement et exercent la dictature sur les valets de l’impérialisme, c’est-à-dire sur la classe des propriétaires fonciers et sur la bourgeoisie bureaucratique, ainsi que sur ceux qui représentent ces classes, les réactionnaires du Kuomintang et leurs complices. »
[de la dictature démocratique populaire]

Quant à « l’amalgame », OK je ne vous mets pas dans le même sac, mais si les contradictions entre les impérialismes occidentaux et les pays émergents s’exacerbent, il n’y aura pas de place pour le quant à soi.
gorki
   Posté le 26-01-2011 à 14:06:38   

Xuan a écrit :

Quant à « l’amalgame », OK je ne vous mets pas dans le même sac, mais si les contradictions entre les impérialismes occidentaux et les pays émergents s’exacerbent, il n’y aura pas de place pour le quant à soi
.

C’est plus fort que toi hein. ! pas de sincère autocritique, juste un petit pas en arrière et deux grands en avant, l’air de rien, pour continuer à jeté le discrédit… Xuan ! J’ai, je crois, déjà eu l’occasion de te l’écrire:
« trop d’élévation nuit à l’empreinte terrestre que l’on devrait toujours devoir garder, sans quoi gare à la chute dans le marais des idées confuses » !

Bref passons! et revenons à l’essentiel.

Nous vivons l’époque de l’impérialisme ! Écrivait Lénine, il y a déjà quelques décennies, avant même l’avènement des essais de constructions du socialisme dans le monde. Ce qui est certain, est que les bouleversement dans les situations géopolitiques qu’ils ont apportés, ont crées des situations, nouvelles historiquement inédites, dans lesquelles il n’est pas simple de si retrouver, si l’on oublie de juger des situations à partir des intérêts internationaux de notre classe.

Donc cela nous ramène à cet état de faits, qui font que nous vivons une époque, où une poignée de grandes puissances, (dont la chine) se réunissent régulièrement dans des sommets où par des accords, traités etc. publics ou secrets, (Accords qui leur ont déjà été prémâchés par des spécialistes en tout genre, au service de leur oligarchie financière respective) décident, dans l’entente, ou bien pas, du sort politique économique du reste du monde.

Cette époque nécessairement met à l’ordre du jour la nécessité de la révolution prolétarienne dans les métropoles impérialistes et partout où leur politique de rapine fait se soulever les peuples.
Dans cette situation il n’y a pas, il n'y aura jamais de troisième voie… (Voie qui serait, elle, celle du quant à soi, tout se qui bouge n’étant pas forcément rouge Xuan !)

- soit tu te retrouves dans le camp du prolétariat authentique, à prendre part à la révolution ou à défendre ses intérêts immédiats pour le plus grand profit de ceux du lointain (tout cela étant fonction du degré de maturation de la classe ouvrière « nationale » dont les intérêts particuliers doivent toujours s’effacer devant l’intérêt général de classe à l’échelon mondial)
- soit dans celui, (en « bon » social chauvin) de ceux qui soutiennent leur propre impérialisme si tu appartiens à un pays dominant… ou te placer à la remorque de bourgeoisie nationaliste, en rupture de ban avec l’impérialisme, si tu "appartiens" à un pays dominé.

Petit rappel :

« La nécessité de lutter résolument contre la tendance à parer des couleurs du communisme les courants de libération démocratique bourgeois des pays arriérés ; l’internationale communiste ne doit appuyer les mouvements nationaux démocratiques bourgeois des colonies et des pays arriérés qu’à la condition que les éléments des futurs partis prolétariens communistes autrement que par le nom, soient dans tous les pays arriérés groupés et éduqués dans l’esprit de leurs tâches particulières, tâche de lutte contre les mouvements démocratique bourgeois de leur propre nation… » Lénine.

Toutes ses questions et plus encore, dans le manifeste programme du groupe des ouvriers communiste avant-garde Que vous pouvez obtenir en les contactant à : garde.ouvriere@gmail.com

Extrait ici


Edité le 26-01-2011 à 14:29:56 par gorki


Xuan
   Posté le 27-01-2011 à 00:02:59   

Je me suis expliqué de très nombreuses fois sur la nécessaire direction de la classe ouvrière et de son parti. Qu’il s’agisse des pays impérialistes ou des anciennes colonies, c’est une condition indispensable pour parvenir au socialisme.

J’ai également repris très souvent le point 10 de la lettre en 25 points sur la révolution prolétarienne dans les métropoles impérialistes,
et le point 8 sur les révolutions nationales et démocratiques et la lutte anti-impérialiste des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.

Rien de nouveau là-dessous, rien de plus clair non plus.

Du temps a passé et la réalité se transforme. Mais cela ne peut que rapprocher l’échéance de la révolution prolétarienne.

Faut-il qu’à chacun de mes posts je sois obligé de me justifier sur de prétendues dérives ?
Si ces déclarations de principe ne figurent pas expressément, les censeurs du « groupe des ouvriers communistes » s’empressent d’émettre des soupçons et m’enjoignent de choisir , quitte à déformer mes propos, « oublier » ce qui est écrit noir sur blanc, jusqu’à ce qu’ils aient « démontré » que je suis définitivement tombé dans le révisionnisme ou revenu dans la bonne voie ou encore que je navigue entre les deux.

Chacun sait que la révolution prolétarienne et la lutte de libération nationale ne sont pas la même chose, que les intérêts du prolétariat et de la paysannerie ne sont pas identiques, ni ceux de la petite-bourgeoisie, etc. mais le matérialisme dialectique consiste à distinguer les contradictions principales et celles secondaires en fonction de la chaque situation et des forces en présence, à rassembler tout ce qui peut être uni dans une période donnée face à l’ennemi principal et sous la direction du parti prolétarien, afin de parvenir à l’objectif final, au socialisme puis au communisme.

Le pinaillage improductif peut sembler absurde et incompréhensible, mais l’histoire du mouvement ouvrier a déjà connu avec le trotskysme de tels « ultragauches » qui rejettent dans le camp de la réaction tout ce qui ne ressort pas du prolétariat conscient et organisé, qu’il s’agisse de toute forme de révolte populaire ou de l’opposition des bourgeoisies nationales à l’oppression impérialiste.
Au bout de cette démarche la classe ouvrière se trouve isolée et impuissante et doit se résigner à son sort.
_____________________________


Je reviens sur la question de l’émergence des pays du Tiers Monde.
Bien entendu je modifierai vraisemblablement les hypothèses que la pratique ne vérifie pas. C’est un sujet complexe et en plein bouleversement, et je reste ouvert aux contributions qui ne seraient pas des attaques.

La domination impérialiste occidentale est sur le déclin

La domination des puissances impérialistes s’exerce toujours sur les pays émergents, mais elle subsiste généralement sous la forme de la supériorité technologique et financière, et non plus du pillage pur et simple hérité du colonialisme, ni sous la menace d’une présence militaire, même si celle-ci n’est jamais très loin.

La supériorité technologique n’est pas éternelle. Marx avait déjà observé qu’elle procure à certains capitalistes des surprofits temporaires, puis ils sont rattrapés par leurs concurrents et doivent se contenter du profit moyen.
On voit aussi aujourd’hui que les monopoles impérialistes doivent consentir des transferts de technologie.

La supériorité financière des puissances impérialistes est elle-aussi menacée par les fonds souverains des pays émergents, en particulier ceux de la Chine.
En particulier la position hégémonique du dollar est contestée y compris par certains pays impérialistes secondaires, et les membres du BRICS ont déjà envisagé des systèmes de substitution fondés sur un panier de monnaies par exemple.

Que restera-t-il de cette domination dans une dizaine d’années ?

Elle n’est pas égale, de même que le développement des pays du Tiers Monde, et ces contradictions seront certainement sujettes à de nombreuses vicissitudes, complots, subversions voire conflits armés.
Chacun peut observer que l’émergence de ces pays peut se produire sous la direction de la bourgeoisie nationale.
Jusqu’à quel point ces bourgeoisies nationales parviendront-elles à émanciper leur pays de la domination impérialiste, et à quel moment les nouvelles classes ouvrières nées de l’industrialisation seront-elles en mesure de conduire la lutte anti impérialiste puis d’abolir le capitalisme ? Seule l’expérience nous le dira.
Mais le développement de la classe ouvrière au détriment des masses paysannes crée les conditions propices à cette perspective, puis à la révolution prolétarienne également dans ces pays.

Quoi qu’il en soit, on observe d’ores et déjà que le rapport des forces est en train de basculer au détriment des puissances occidentales. Ce qui ne manque pas de provoquer un grand émoi dans les medias bourgeois de ces pays.
Comme je l’ai indiqué précédemment, la crise économique n’est pas seulement une crise chronique du capitalisme mais elle est liée à cette transformation. C’est une crise du capitalisme doublée du renversement de la domination impérialiste occidentale.

Le voleur crie au voleur

Du coup les medias bourgeois crient à l’impérialisme et à l’invasion des capitaux émergents.
Ils se plaignent des délocalisations, alors que ce sont les monopoles occidentaux qui investissent à l’étranger d’abord pour profiter des bas salaires, puis de la clientèle potentielle de ces immenses populations.

En réalité le développement des pays émergents ne se produit plus dans la situation historique qui a conduit à l’impérialisme ou au social-impérialisme.
A savoir l’expansion coloniale pour les puissances occidentales, le bloc soviétique hérité du partage de Yalta pour le social-impérialisme.
D’autre part ces dominations se sont toujours exercées sous la menace militaire.
Aucun pays émergent ne se trouve dans une situation identique – mais inversée – par rapport aux puissances impérialistes. Et de quel pillage pourrait-il être question ?
D’une part les capitaux occidentaux continuent de s’investir en grande masse dans les pays émergents, au point d’y créer un risque d’inflation.
D’autre part la circulation en retour de capitaux émergents vers l’occident ne relève pas de la domination impérialiste mais du commerce international tel que pratiqué dès le début du capitalisme.
Enfin la fragilité des marchés occidentaux soumis à la crise oblige les pays émergents à développer leur marché intérieur (ce que la Chine est en train de réaliser en particulier à l’ouest et au centre).

C’est donc un phénomène nouveau dans une situation inédite et nullement la reproduction des scénarios du passé.

Simultanément cette situation conduit au déclin irréversible des impérialismes occidentaux parce que les immenses profits générés par le pillage colonial et néocolonial se réduisent, et la révolution prolétarienne y devient plus que jamais une nécessité.
La seule issue qui resterait à l’impérialisme occidental, en particulier US serait de renoncer à son hégémonie ou de déclencher un nouveau conflit.

Les rapports entre les pays émergents, et ceux entre eux et les pays moins développés sont inégaux. Pourraient-ils se transformer en rapports de domination à caractère impérialiste ?

En premier lieu une telle situation ne pourrait pas se produire avant l’effondrement du principal impérialisme mondial celui des USA.

En ce qui concerne la Chine qui est la cible de toutes les critiques, elle commerce avec l’Afrique sous la forme matières premières contre infrastructures, ce qui favorise l’émergence de l’Afrique. Ces relations ne sont pas comparables à celles de la Françafrique ni aux rapports au sein du COMECON, durant la période du social-impérialisme.
Le 19 janvier la Chine a signé un protocole avec la Zambie et la Tanzanie à Lusaka, effaçant 50% des dettes de la compagnie ferroviaire Tanzania-Zambia Railway (TAZARA).
La Chine ne présente pas d’exigences politiques particulières, à la différence de la France et des Etats-Unis, et permet aux pays africains de conserver pleinement leur souveraineté. Pour entretenir des relations commerciales, elle demande uniquement la rupture de tout lien avec Taiwan. Mais Pékin laisse les pays africains libres de leur vote à l’ONU, ne propose pas le déploiement de soldats sur leur sol et surtout s’abstient de toute leçon de « démocratie » à l’égard de ces gouvernements.
D’autre part l’Inde commerce également avec l’Afrique et propose aussi à ses fournisseurs une coopération technique (transferts de technologie, projet informatique Sofcomp, vente de médicaments, etc.).

Dans la situation actuelle, la thèse des « impérialismes émergents » est mensongère et ne reflète en fait que les intérêts impérialistes occidentaux.
gorki
   Posté le 27-01-2011 à 03:33:09   

Xuan a écrit :

« Le pinaillage improductif peut sembler absurde et incompréhensible, mais l’histoire du mouvement ouvrier a déjà connu avec le trotskisme de tels « ultragauches » qui rejettent dans le camp de la réaction tout ce qui ne ressort pas du prolétariat conscient et organisé, qu’il s’agisse de toute forme de révolte populaire ou de l’opposition des bourgeoisies nationales à l’oppression impérialiste. Au bout de cette démarche la classe ouvrière se trouve isolée et impuissante et doit se résigner à son sort.


Amalgame encore et caricature de nos positions. Aussi permet moi de te dire que tu t’égares, nous t'enjoignons à rien, surtout pas à pinailler, nous ne censurons rien, nous ne faisons qu’émettre nos opinions et que celle-ci finissent par établir des divergences ou des convergences c’est tout simplement la loi du genre dans un forum de discussions.

Maintenant pour faire simple : laisse moi te dire ce qui fait, pour partie, que la classe ouvrière se trouve isolée et impuissante et doit se résigner à son sort, pour reprendre ton expression…

C’est quant des individus se revendiquant de l’idéologie de son émancipation viennent blablater devant elle sur sa toute puissance et qu’elle aperçois que ces mêmes individus se font étrangement silencieux sur le sort réservé à leur frères de classe dans un pays où le rapport de force entre les classes ont basculés en faveur de l’émergence d’une nouvelle bourgeoisie, et que ces mêmes blablateurs soutiennent ces mutants sur la scène politique, économique internationale dans leur recherche pour leur classe de nouveaux nanties d’une meilleur place au soleil.

Xuan a écrit :

Le 19 janvier la Chine a signé un protocole avec la Zambie et la Tanzanie à Lusaka, effaçant 50% des dettes de la compagnie ferroviaire Tanzania-Zambia Railway (TAZARA).


C’est beau le désintéressement. Ou alors peut-être que c’est moins désintéressé qu’il n’y parait, parce que cette compagnie ferroviaire a vu le jour dans les années 70 avec l’aide financière de la chine pour « aider » la Zambie à transporté son (leur) cuivre.

Dans un autre registre et parce que je ne pouvais pas laisser passer, fallait pas te sentir obliger de rajouter cette mesquinerie supplémentaire ! Groupe des ouvriers communistes , cela s’écrit sans guillemets, parce que il y a une chose que je ne te permets pas, c’est de laisser planer le doute sur notre identité de classe et cela je le prends pour une insulte personnelle… mais bon ! rassure toi, rien de finalement bien grave à coté du mépris que finalement tu affiches aux souffrances de la classe ouvrière Chinoise.

Maintenant tu peux continuer à t’adonner comme tu le dis « au pinaillage improductif absurde et incompréhensible » sans oublier tes pratiques plus que douteuses de l’amalgame, pour ma part j’ai autre chose à faire qu’à te subir dans cette démarche.
Xuan
   Posté le 27-01-2011 à 07:31:05   

gorki a écrit :


C’est beau le désintéressement. Ou alors peut-être que c’est moins désintéressé qu’il n’y parait, parce que cette compagnie ferroviaire a vu le jour dans les années 70 avec l’aide financière de la chine pour « aider » la Zambie à transporté son (leur) cuivre.


Bingo ! donc la Chine était déjà impérialiste en 70.
Défense à un pays socialiste d'importer des matières premières sous peine de devenir impérialiste : il n'ont qu'à construire en bois.


gorki a écrit :


Dans un autre registre et parce que je ne pouvais pas laisser passer, fallait pas te sentir obliger de rajouter cette mesquinerie supplémentaire ! Groupe des ouvriers communistes , cela s’écrit sans guillemets, parce que il y a une chose que je ne te permets pas, c’est de laisser planer le doute sur notre identité de classe et cela je le prends pour une insulte personnelle… .


aucune mesquinerie là-dedans.
Sinon je mets des guillemets à "communistes".
Komintern
   Posté le 27-01-2011 à 09:55:51   

Non la chine n'était pas impérialiste en 70 mais au vu des luttes de classes aigues de ces années là dans ce pays qui ont malheureusement abouti au triomphe de deng et de sa clique de révisos qui sait quelle factions a particulièrement appuyé ce projet et pourquoi?
Et puis il y avait quand même un intérêt pour la chine à cette ligne de chemin de fer.
Reconnais que ce n'est pas désintéréssé même si ça ne fait pas l'impérialisme.

Quand à ton post précédent c'est un peu facile de crier à la déformation de ses positions quand c'est quand même ce que tu as fait sur les notres tout au long de ce topic et que tu continues de faire avec tes mentions de l'ultra gauche, du trotskysme etc.

Xuan a écrit :

Chacun sait que la révolution prolétarienne et la lutte de libération nationale ne sont pas la même chose, que les intérêts du prolétariat et de la paysannerie ne sont pas identiques, ni ceux de la petite-bourgeoisie, etc. mais le matérialisme dialectique consiste à distinguer les contradictions principales et celles secondaires en fonction de la chaque situation et des forces en présence, à rassembler tout ce qui peut être uni dans une période donnée face à l’ennemi principal et sous la direction du parti prolétarien, afin de parvenir à l’objectif final, au socialisme puis au communisme.


On en vient là au fond du problème.
C'est bien sous la direction du parti prolétarien que peuvent être unies d'autres forces en fonction des situations etc!
Et c'est ce parti qui détermineras avec lesquelles c'est possibles ou pas!
Or aujourd'hui ce parti, parti de la classe ouvrière n'existe pas et ce n'est pas en courant après tout ce qui bouge et forcément en se plaçant à la remorque d'intérêts qui ne sont pas ceux de la classe ouvrière que la construction dudit parti va avancer!
Si les militants ouvriers avançés ne mettent pas à l'ordre du jour la construction de leur parti débarrassé de toute influence et intérêts contraires ou extérieurs à ceux de la classe ouvrière tu peux l'attendre longtemps le moment où ce parti dirigera tout ce qui peut être uni contre l'ennemi principal...
Alors libre à toi de rejoindre un front contre ce que toi militant isolé tu juges être l'ennemi principal moi j'appelle ça sauter les étapes!
Qu'est ce que tu disais déjà sur le fait d'être trop pressé?
Tiens en passant cette notion de front contre l'ennemi principal c'est la justification de la cc59/62 pour avoir rejoint le front de gauche...

Pour le reste de ton post sur la situation internationale ce ne sont que projections hasardeuses que rien ne permet de vérifier aujourd'hui et on a suffisament expliqué notre avis pour que ça me fatigue de recommencer.
gorki
   Posté le 27-01-2011 à 11:52:00   

Désolé Komintern mais à mon tour mais je vais un peu zapper ton post

Xuan a écrit :

Bingo ! donc la Chine était déjà impérialiste en 70.
Défense à un pays socialiste d'importer des matières premières sous peine de devenir impérialiste : il n'ont qu'à construire en bois.


Non en bambou, matériaux beaucoup plus résistant, te répondrais Eva Joly et les siens, et autre tenant de l’économie de la décroissance (enfin ! pas pour eux, surtout pour les peuples asservies par l’impérialisme mondial)

Revenons à notre propos… Bingo de rien du tout ! et surtout trop vite pour venir réclamer le gros lot, sauf a considérer que ceux qui « allègent » cette dette aujourd'hui sont les revenants des années 70, et qu'entre les deux époques la chine ai suivi un développement dans la construction du socialisme harmonieux, etc.

Allez tu as droit à un lot de consolation! Il est vrai que ce post aurais mérité d’être moins confus dans sa rédaction, et que j’ai sous-estimé ta capacité a faire feu de tout bois, y compris pour faire dire au autre ce qu’il n’ont pas dit, je retiens la leçon, (ce qui n'enlève pas que ceux qui nous lisent avais droit à ces éclaircissements.)

Qu’un pays socialiste établisse des rapports d’État à État avec le reste du monde et même qu’il y entretienne des relations commerciales sur la base de la « réciprocité » rien d’irréprochable là-dedans. Mais ici, nous parlons d’un pays socialiste et à ce que je sache, il n’y a guère que toi dans cette discussion pour estimer « globalement positive de ce point de vue * » la politique suivi par la clique des dirigeants chinois actuels.

Maintenant, parce que rien ne naît de rien, et que la lutte entre les deux voie (comme tu dis si bien) a aussi traversée le PCC, si nous devions analyser très finement les origines de cette dégénérescence politique économique de la chine, dans ce domaine particulier, il y a fort à parier que nous retrouverions traces anciennes de cette dégénérescence dans les rapports économiques établies par ce pays avec le reste du monde.

* A propos de l’utilisation des guillemets. Tu places les tiennes où tu veux, tu peux mêmes en faire des avions, et te les... c’est plus un souci pour moi; cette façons que tu as de te faire chantre de ce régime de travestissement idéologique d’asservissement de toute une classe et finalement d’un peuple, te fais perdre toute crédibilité...
Xuan
   Posté le 27-01-2011 à 16:31:50   

Gorki « y compris pour faire dire au autre ce qu’il n’ont pas dit »
Komintern « Tiens en passant cette notion de front contre l'ennemi principal c'est la justification de la cc59/62 pour avoir rejoint le front de gauche... »

Depuis quand avons-nous soutenu le Front de Gauche ?
Notre position est parfaitement claire sur le Front de Gauche, au cas où tu aurais oublié les articles parus sur le révisionnisme, et si tu veux un scoop on n’en changera pas aux prochaines élections.
C’était vraiment un doute de ta part ou bien un effet de manche ?

___________________


Komintern « Non la chine n'était pas impérialiste en 70 mais au vu des luttes de classes aigues de ces années là dans ce pays qui ont malheureusement abouti au triomphe de deng et de sa clique de révisos qui sait quelle factions a particulièrement appuyé ce projet et pourquoi?
Et puis il y avait quand même un intérêt pour la chine à cette ligne de chemin de fer.
Reconnais que ce n'est pas désintéréssé même si ça ne fait pas l'impérialisme. »


Gorki « Maintenant, parce que rien ne naît de rien, et que la lutte entre les deux voie (comme tu dis si bien) a aussi traversée le PCC, si nous devions analyser très finement les origines de cette dégénérescence politique économique de la chine, dans ce domaine particulier, il y a fort à parier que nous retrouverions traces anciennes de cette dégénérescence dans les rapports économiques établies par ce pays avec le reste du monde. »

Mettez-vous d’accord et prenez une décision une fois pour toutes avant de balancer des âneries.
Si vous pensez que la Chine pratiquait l'impérialisme en 1970, dites-le franchement au lieu de tourner autour du pot.

Le fait d’importer des matières premières n’a rien de « dégénérescent ».
A moins de fermer les frontières au lendemain de la révolution.
Mais en général ce sont les impérialistes qui font le blocus d’un pays socialiste.
Le socialisme ne consiste pas à construire des maisons en bambous quand le voisin extrait du ciment, ni à faire la queue devant des rayons vides.
Il consiste aussi à commercer avec d’autres pays en fonction de ses propres besoins et de leurs propres besoins , notamment en infrastructure s’agissant de l’Afrique.

L’impérialisme ne construit pas des chemins de fer reliant deux pays, il construit une liaison mine – port marchand et laisse le reste du pays à l’abandon. Puis il installe un bataillon Licorne ou Zétrobu, verse une commission au larbin de service et envoie la rétro-commission au PS et au RPR.

La vérité est que pour les « progressistes » et les socialos de service qui n’ont jamais lu Marx et qui le haïssent comme la peste, commerce = marché = capitalisme. Sauf que le marché a existé avant le capitalisme, le commerce aussi, et qu’ ils existeront encore après , même si l’OMC disparaît.


Edité le 27-01-2011 à 16:33:05 par Xuan


Komintern
   Posté le 28-01-2011 à 09:12:25   

Pour la première partie si t'as retenu que ça alors c'est désespérant...
Et aucun doute sur le fait que c'est parfaitemement intentionnel pour esquiver ce qui te gène!

Mais puisqu'il te faut une traduction sur ce point précis la voici:
Le simple argument "unir tout ce qui peux être uni contre l'ennemi principal de la période" ça peut être une magnifique justification de l'opportunisme, de l'abandon de principe etc et la phrase sur la cc et le front de gauche en était un exemple!
C'était si dur que ça à comprendre?

Pour le reste de ton post si tu lis bien il n'y a aucune contradiction entre le discours de gorki et le mien.
Je ne vais pas refaire l'explication t'as qu'à lire plus attentivement et arrête de nous prêter des positions qui ne sont pas les nôtres c'est gonflant.
Pour toute la suite t'es hors sujet parce qu'il n'a jamais été question de ça mais bien de la nature de certains échanges...

Pour finir je ne vais pas perdre plus de temps que ça sur ce fil vu tes méthodes systématiques d'amalgame et de déformation!
Tu oublies volontairement la moitié des choses qui te gènent pour rebondir sur les endroits ou tu pensent pouvoir stigmatiser plus facilement!
La meilleure preuve en est ton dernier post!

Donc continue tout seul moi j'en ai marre.
Je me coltine suffisament de malhonnêtes dans la vie pour ne pas y accorder plus de temps ici!
Xuan
   Posté le 28-01-2011 à 15:07:37   

"unir tout ce qui peux être uni contre l'ennemi principal de la période" , et j'avais pris soin d'ajouter "et sous la direction du parti prolétarien" .

Il s'agit d'un principe essentiel du marxisme-léninisme et non d'une justification de l’opportunisme.
Quant à l’application de ces principes, la pratique permet d'en juger.

Après quoi, les "ça peut être" commencent comme les suppositions ...

Le soutien au révisionnisme n'est pas l'union de tout ce qui peut être uni contre l'ennemi principal du moment, puisqu'il aboutit à soutenir des programmes bourgeois, comme nous l'avons maintes fois expliqué.

Cette petite discussion confirme encore une fois que vous êtes hostiles par principe à toute forme d'alliance quelle qu'en soit la forme et les conditions.
Votre position aboutit à l'isolement de la classe ouvrière.

__________________________


Pour la suite, nature ou pas, je retiens que selon vous les échanges pratiqués par la Chine en 1970 étaient de nature impérialiste.
Vous êtes libres de le prétendre, mais il faut l'assumer.
Komintern
   Posté le 29-01-2011 à 01:43:25   

Crois ce que tu veux ou ce qui t'arranges je m'en fous moi je retiens autre chose...
Ne serait ce juste que ton dernier post confirme que soit tu lis en travers soit tu fait comme si tu n'avais rien vu pour garder le beau rôle!
Bah alors continue c'est bien...moi ça me fatigue.
ElGhifari
   Posté le 29-01-2011 à 05:32:36   

Sans être prétentieux, et surtout je n'ai pas continuer à étudier le matérialisme dialectique et que je ne maitrise pas du tout d'ailleurs, je pense que l'arrêt de l'évolution ou de l'enrichissement de cette dialectique a provoqué des déviations ou des retards dans la compréhension des formes nouvelles de luttes qui souvent sont menées par des non-marxistes formels (ou qui se prétendent non-marxistes). Par exemple, la révolte ou la révolution en Tunisie a un peu surpris les analystes académiques connus.
Xuan
   Posté le 29-01-2011 à 16:03:14   

Il me semble que tous les partis tunisiens ont pris le train en marche, mais pas mal essaient de récupérer la colère populaire, y compris à l'extérieur les USA.
Je ne sais pas jusqu'où ira cette révolte, mais il faut faire confiance au peuple tunisien.
En tous cas l'impérialisme français ne s'en relèvera pas de si tôt !
Xuan
   Posté le 29-01-2011 à 17:59:24   

Xinhua publie le 18 janvier la position de la Chine sur la représentation des pays en voie de développement - notamment de l'Inde - au conseil de sécurité :


La Chine soutient une plus grande représentation des pays en développement dans le Conseil de sécurité de l'ONU


La Chine a exprimé lundi son soutien à une plus grande représentation des pays en voie de développement au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies (UNSC).

"Nous soutenons une réforme rationnelle et nécessaire de l'UNSC, et augmenter la représentation des pays en voie de développement dans l'UNSC doit être une priorité ", a indiqué le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei.

"Il n'y a aucun changement quant à la position chinoise sur la réforme de l'UNSC" , a affirmé Hong Lei en commentant les propos de Hardeep Singh Puri, l'ambassadeur de l'Inde auprès des Nations Unies lors d'une interview, selon lesquels la Chine ne serait pas un obstacle à l'adhésion permanente de l'Inde à l'UNSC.

La Chine a toujours attaché une grande importance au rôle de l'Inde dans les affaires internationales, soit comme une économie émergente, soit comme un grand pays en voie de développement, a indiqué le porte-parole, ajoutant que la Chine comprenait et soutenait le désir de l'Inde de jouer un plus grand rôle au sein des Nations Unies, y compris de son Conseil de sécurité.

La Chine est prête à maintenir ses contacts et ses consultations avec les pays membres des Nations Unies, dont l'Inde, en matière de réforme de l'UNSC, a poursuivi Hong Lei.

Il a indiqué que les pays membres avaient des points de vue très divergents sur la réforme de l'UNSC, et que toutes les parties devaient poursuivre les négociations démocratiques et patientes afin de trouver des solutions soutenues par les pays membres.

Source: xinhua
Xuan
   Posté le 17-02-2011 à 00:42:35   

Beijing Information publie le 16/02/2011 :


Capitaux étrangers : fin du traitement « supra national »




Depuis le 1er décembre 2010, les entreprises à capitaux étrangers, les entreprises étrangères ainsi que les entrepreneurs individuels étrangers doivent s'acquitter de l'impôt sur la construction et l'entretien urbains et des frais supplémentaires d'éducation. Ce nouveau décret du Conseil des Affaires d'Etat met fin à l'ère du traitement « supra national » dont les capitaux étrangers bénéficiaient depuis des dizaines d'années sur le territoire.

Fiscalité différente, un atout au début de la réforme et de l'ouverture

« Mesure importante de l'absorption des investissements extérieurs au début de la réforme et de l'ouverture, la fiscalité préférentielle a été longtemps appliquée en Chine » , a évoqué M. Gao Peiyong, directeur adjoint de l'Institut des Finances et du Commerce de l'Académie des Sciences sociales de Chine. D'après lui, ce traitement fiscal préférentiel concernait principalement l'impôt sur le revenu des sociétés, la taxe sur l'utilisation des véhicules et des bateaux, la taxe sur l'immatriculation des véhicules et des bateaux, la taxe foncière, la taxe foncière urbaine, l'impôt sur la construction et l'entretien urbains, la taxe sur l'utilisation des terres ainsi que les frais supplémentaires d'éducation.

Au fur et à mesure de l'approfondissement de la réforme et de l'ouverture, cette politique, qui allait à l'encontre du principe de concurrence, produisait des contradictions de plus en plus aiguës et suscitait des mécontentements dans divers milieux sociaux. Le camp des partisans d'une unification de la politique fiscale grossissait, poussant l'Assemblée populaire nationale et le Conseil des Affaires d'Etat à réviser la loi. Ainsi, depuis 1994, le gouvernement a progressivement supprimé les avantages des entreprises à capitaux étrangers en matière de TVA, de taxe de consommation, de taxe sur le chiffre d'affaires, d'impôt sur le revenu des sociétés, de taxe sur l'utilisation des terres urbaines et rurales, sur l'utilisation des véhicules et des bateaux, sur l'occupation des terres arables ainsi que de taxe foncière. L'exonération de l'impôt sur la construction et l'entretien urbains et de la taxe supplémentaire d'éducation demeurait ainsi le dernier traitement « supra national » dont bénéficiaient les capitaux étrangers en Chine.

Contribution des bénéficiaires

Instaurés respectivement en 1985 et 1986, l'impôt sur la construction et l'entretien urbains et les frais supplémentaires d'éducation promeuvent l'aménagement urbain et l'éducation, en garantissant le financement des gouvernements locaux chargés de ces deux domaines. La base du calcul de l'assiette de ces deux impôts est le montant imposable total du chiffre d'affaires (comprenant la TVA, la taxe sur le chiffre d'affaires et la taxe de consommation) multiplié par le taux applicable. La première applique un taux proportionnel de 7, 5 et 1 % respectivement dans les zones urbaines, les districts et les autres divisions administratives inférieures. La deuxième applique un taux unique de 3 %.

Ces deux impôts respectent le principe de bénéfices et contributions. Ils s'appliquent sur les entreprises et individus qui jouissent de façon directe ou indirecte des progrès de l'aménagement urbain et de l'éducation.

D'après Gao Peiyong, les entreprises à capitaux étrangers, bien qu'exonérées, bénéficient, elles aussi, de ces progrès. Un tel traitement « supra national » apparaît donc discriminatoire à l'égard des entreprises à capitaux chinois, et étouffe leur développement.

Pas d'influence négative sur les investissements étrangers

Selon un responsable du ministère des Finances, l'unification de la politique fiscale est synonyme d'égalité et de concurrence loyale. Avec le progrès socioéconomique et l'amélioration du système de l'économie de marché, la politique fiscale préférentielle n'est plus adaptée. Cela atténue l'environnement concurrentiel sur le marché et restreint la compétitivité des entreprises à capitaux chinois. Il est donc temps d'appliquer ces impôts aux entreprises à capitaux étrangers.

Toujours d'après ce responsable, la Chine se trouve dans une période de croissance rapide. La société est stable, la consommation énorme, la main-d'œuvre abondante. Le gouvernement chinois se consacre depuis longtemps à créer un environnement plus ouvert, plus équitable, plus pratique et plus amical pour les investisseurs étrangers. Une ouverture intégrale, multisectorielle et à tous les niveaux a été pratiquée, attirant les capitaux étrangers. Loin d'alourdir le fardeau fiscal des entreprises à capitaux étrangers, la perception de ces deux impôts a pour objectif la création d'un environnement d'investissement et de concurrence plus équitable.

Cette décision est donc tout à fait compréhensible.

En effet, cette unification n'entrave pas l'entrée des investissements étrangers. Cela conduit à améliorer l'environnement d'investissement, et permet aux investissements étrangers de jouer un meilleur rôle dans le développement socioéconomique chinois. Lors de la période du Xe plan quinquennal, la Chine était le quatrième pays d'accueil des investissements étrangers. Aujourd'hui, elle a gagné deux places dans ce palmarès. Depuis 18 années, elle demeure le pays le plus attractif pour les investissements étrangers parmi les pays en voie de développement.

Chronologie de la suppression des privilèges fiscaux des entreprises étrangères en Chine :

- Le 1er janvier 1994 : les entreprises étrangères et à capitaux étrangers sont soumises à la TVA, la taxe de vente et la taxe sur le chiffre d'affaires.

- Décembre 2006 : les entreprises étrangères et à capitaux étrangers sont soumises à la taxe sur l'utilisation des terres urbaines et rurales.

- Le 1er janvier 2007 : les nouveaux « Règlements provisoires de la taxe sur les véhicules et bateaux » fusionnent les taxes sur l'utilisation des véhicules et bateaux et sur l'immatriculation des véhicules et bateaux. La nouvelle taxe s'applique à tous, y compris les entrepries étrangères.

- En mars 2007 : la « Loi relative à l'impôt sur le revenu des sociétés » met en place un taux d'impôt unique de 25 %, appliqué aux entreprises chinoises comme aux entreprises étrangères. Auparavant, ce taux était de 15 % pour les entreprises étrangères, 17 % pour les entreprises à capitaux mixtes et de 33 % pour les entreprises chinoises.

- Le 1er janvier 2008 : les « Règlements d'application de la loi relative à l'impôt sur le revenu des sociétés », soumettent les entreprises chinoises et étrangères à la même politique de déduction des dépenses salariales avant impôt.

- Le 1er janvier 2008 : avec les « Règlements provisoires sur la taxe sur l'occupation des terres arables », les entreprises étrangères et à capitaux étrangers doivent désormais s'acquitter de cette taxe.

- Le 1er janvier 2009 : début de la perception de la taxe foncière auprès des entreprises et organisations étrangères, entreprises à capitaux étrangers et individus étrangers, (y compris HK, Macao et Taïwan), des ressortissants chinois ainsi que des Chinois de Taïwan, de Hongkong et de Macao.

- Le 1er décembre 2010 : les entreprises étrangères et à capitaux étrangers sont désormais soumises à la taxe sur la construction et l'entretien urbains et des frais supplémentaires d'éducation, qui étaient seulement perçus auprès des entreprises domestiques.

Li Lihui
gorki
   Posté le 18-02-2011 à 16:18:12   

La Fête des Lanternes n'est plus ce qu'elle était... (1)

Wang Qinggen a passé les cinquante dernières années de sa vie à fabriquer des lanternes, mais aujourd'hui, les « jours de commerce florissant » n'existent plus que dans ses souvenirs, le style de vie moderne de la vie d'aujourd'hui en Chine ayant provoqué un affadissement des célébrations traditionnelles de la Fête des Lanternes.

« Les gens qui achètent des lanternes pour cette fête se font de plus en plus rares depuis une douzaine d'années », a dit cet artisan âgé de 67 ans, qui vite dans la Province du Hebei, dans le Nord de la Chine.

M. Wang a repris l'affaire familiale après son père, qui a passé sa vie entière à fabriquer des lanternes qui autrefois se vendaient très bien pendant la période de la Fête du Printemps, en particulier le jour de la Fête des Lanternes, quand elles étaient utilisées pour illuminer presque toutes les rues de Chine.

Cette fête, qui clôture la période de la Fête du Printemps, a lieu le quinzième jour du calendrier lunaire chinois, et cette année, elle tombait le 17 février. Traditionnellement, c'est une occasion de se réunir en famille, et, plus important, elle inclut diverses activités en extérieur.

« La Fête des Lanternes était autrefois la plus passionnante des fêtes en Chine, comme une sorte de carnaval chinois », a dit Cao Baoming, Vice-président de la Société Chinoise de Littérature et d'Art Populaires.

Cependant, aujourd'hui, les expositions de lanternes ne se voient habituellement plus que dans les parcs et les squares des villes, car les Chinois modernes vivent à un rythme de plus en plus rapide et la plupart d'entre eux ne s'intéressent plus à la pratique consistant à acheter des lanternes et à les promener dans la rue, a dit Wang Ziping, de Wuhan, capitale de la Province du Hubei, dans le Centre de la Chine.

« Maintenant, les rues sont encombrées par un nombre croissant de voitures, qu'elles se déplacent ou qu'elles soient garées. Il n'y a plus guère de place pour ces manifestations de joie que nous avions autrefois », a dit ce vieil homme âgé de 83 ans.

« De plus, les jeunes s'intéressent davantage aux fêtes occidentales comme Noël ou la Saint-Valentin, et peu d'entre eux demandent clairement à célébrer la Fête des Lanternes », a t-il ajouté.

Si la plupart des familles chinoises ont gardé la tradition de manger des yuanxiao (&#20803;&#23477;), des petites boulettes de riz gluant habituellement remplies de diverses farces sucrées, au lieu de préparer cette spécialité à la main, ce qui était un moment de qualité a partager entre membres de la famille, la plupart des gens achètent désormais les yuanxiao en supermarché.

« Nos enfants travaillent en dehors de la ville et aujourd'hui, ce n'est pas un jour férié. Aussi, mon mari et moi dégusterons seuls des yuanxiao aujourd'hui. Et nous les avons achetés au supermarché », a di Mme Li, âgée de 68 ans.

En 2007, la Chine a modifié son calendrier des vacances nationales légales, y ajoutant trois fêtes chinoises traditionnelles, la Fête de la Pure Lumière, la Fête des Bateaux-Dragons et la Fête de la Mi-automne. Mais la Fête des Lanternes n'a pas été incluse dans la liste.

Cependant, bien que cette fête ne semble plus aussi importante, les gens peuvent tout de même ressentir une certaine ambiance festive ce jour-là.

A Beijing, une exposition de lanternes d'une durée de trois jours a eu lieu dans une rue commerçante très animée à partir de mardi. Plus de 1 000 lanternes de formes et couleurs variées ont été présentées, ainsi que des représentations artistiques comme la danse du dragon, des opéras et des drames faisant renaître les parades impériales et les anciens marchés.

Et dans la Province du Henan, dans le Centre de la Chine, les visiteurs ont pu profiter jeudi de spectacles folkloriques comme la danse du dragon ou la danse du lion ainsi qu'une marche sur échasses dans une foire au temple.

Enfin, dans une ville de la Province de Hainan, dans le Sud du pays, certaines personnes sont descendues jeudi dans la rue pour échanger des fleurs avec des personnes inconnues et offrir leur meilleurs voeux à chacun.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


(1) et le quotidien du peuple non plus! passé maître dans l’art de nous faire prendre les vessies de Confucius pour les lanternes de Mao.
Xuan
   Posté le 18-02-2011 à 23:43:55   

Le prix des I-phones

le Quotidien du Peuple est intervenu à plusieurs reprises sur ce sujet.
Ci-dessous l'article le plus significatif, paru aujourd'hui.
Visiblement les entreprises étrangères en Chine sont sur la sellette.


Apple reconnait qu'il y a eu faute dans le scandale à l'empoisonnement

Alors qu'Apple profite de fortes ventes de se produits électroniques si prisés dans le monde, ses responsabilités en matière de santé et d'environnement viennent de tomber sous le feu de l'actualité en Chine.

Les employés intoxiqués de l'une des usines de fournisseurs d'Apple sur le Continent chinois viennent de demander des excuses écrites au fabricant du Mac en dépit du fait qu'il a récemment reconnu des violations intervenues au sein de sa base de fournisseurs. Les employés ont également déclaré que certains s'étaient même vus demander de quitter leur emploi.

Le fabricant des iPod, iPhone et iPads, dont le siège est en Californie, a reconnu pour la première fois dans son rapport 2011 sur les progrès des fournisseurs Apple en matière de responsabilité publié mardi que 137 employés de l'usine Wintek de Suzhou, un des fournisseurs d'écrans tactiles d'Apple, avaient souffert d'effets négatifs sur leur santé suite à l'exposition au n-hexane, un produit chimique contenu dans des agents de nettoyage utilisés dans certains processus de fabrication.

Le rapport* a dit que l'entreprise considérait cette série d'incidents comme « une violation grave mettant les employés en danger » , et exigé de l'usine qu'elle cesse d'utiliser ce produit et améliore son système de ventilation.

« Depuis ces changements, aucun autre employé n'a souffert de difficultés liées à l'exposition à des produits chimiques » , a t-il dit.

L'entreprise a également dit avoir exigé de Wintek de travailler avec un consultant pour améliorer sa santé environnementale ainsi que ses processus de sécurité et ses systèmes de gestion, et elle va surveiller l'application de ces mesures correctives et préventives. Un nouvel audit complet de l'usine aura lieu dans le courant de cette année.

Le rapport a indiqué que chacun des 137 ouvriers touchés avaient été traités avec succès aux frais de Wintek, et que la plupart d'entre eux étaient revenus au travail dans la même usine.

Mais Jia Jingchuan, une victime âgée de 27 ans de l'usine de Suzhou, a indiqué que la reconnaissance de ce fait par Apple n'a rien signifié pour les victimes comme lui et que leurs droits ont continué à être menacés.

« J'ai reçu un appel la semaine dernière de la société me demandant de partir. Ils ont promis de me donner 140 000 Yuans (21 253 Dollars US) en compensation pour mon départ, mais seulement à condition que je signe un accord d'exemption, ce qui signifie que la société n'assumerait aucune responsabilité si ma santé empirait à l'avenir » , a t-il dit.

Il a ajouté que pour autant qu'il le sache, au moins huit victimes étaient déjà parties.

« Je ne veux pas quitter l'usine… que se passerait-il si ma santé empirait ? Comment est-ce que je pourrais alors me permettre un futur traitement médical par mes propres moyens ? » , a dit un Jia inquiet.

L'homme a également dit qu'il se sentait toujours engourdi dans ses jambes et ses mains presque huit mois après avoir être sorti de l'hôpital, et qu'il se sent toujours senti fatigué après un « très petit effort physique » .

Les téléphones portables des cadres de l'usine Wintek de Suzhou étaient tous fermés quand le China Daily a essayé de les joindre jeudi.

Une entreprise de niveau mondial comme Apple devrait surveiller le comportement de ses fournisseurs et s'assurer que les employés de ces fournisseurs reçoivent un traitement juste et respectueux, a dit M. Jia.

« Mais ce qui est arrivé ici est manifestement une violation du code des fournisseurs. Apple devrait nous présenter des excuses écrites pour cela » .

Le mécontentement chronique des employés envers la direction et au sujet des salaires chez Wintek, aisni que le scandale du poison qui a éclaté dans la violence à la mi-janvier de l'année dernière, quand plus de 2 000 employés se sont rassemblés dans l'usine de Suzhou dans le parc industriel de la ville un beau matin et attaqué des véhicules et des installations de l'usine.

Depuis lors, Apple s'est retrouvé sous pression pour qu'elle traite le problème de conduite des ses fournisseurs, en particulier dans le cas du scandale de l'intoxication, mais n'avait donné aucun réponse jusqu'à la publication de son rapport sur les fournisseurs.

Apple a également reconnu dans son rapport qu'un autre fournisseur de la marque avait utilisé le n-hexane, et qu'elle travaillait avec l'usine pour accélérer les changements.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


* [ce rapport rappelle également les 10 suicides dans l'usine Foxconn de Shenzhen au premier semestre 2010]
Xuan
   Posté le 24-02-2011 à 22:26:14   

Chine : les employeurs refusant de payer les salaires risquent une peine de prison, selon un projet d'amendement


Les employeurs chinois qui refusent intentionnellement de payer les salaires de leurs employés encourent une condamnation de trois ans de prison, selon le projet d'amendement au Code pénal de Chine.

L'amendement, soumis mercredi en troisième lecture, vise les employeurs qui dissimulent des actifs ou prennent la fuite, et ceux qui refusent de suivre les règles du département du travail du gouvernement.

Les personnes reconnues coupable de plus "sérieuses conséquences" pourraient être condamnées à une peine de prison allant de trois à sept ans, selon le projet soumis à la session bimestrielle du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine.

Les personnes reconnues coupable pourraient également être condamnées à verser une amende, bien que les législateurs n'aient pas encore détaillé les amendes.

L'article a pour objectif de diminuer les défauts de paiement des salaires, en particulier des ouvriers migrants, qui est devenu un problème répandu ces dernières années, surtout dans les petites et moyennes entreprises à forte densité de main d'oeuvre, comme la construction, la fabrication de vêtements et la restauration.

Selon les statistiques gouvernementales, quelque 242 millions d'habitants ruraux travaillaient dans les villes fin 2010. Un grand nombre d'entre eux n'avaient pas de contrat de travail et ont rencontré des difficultés à obtenir leurs salaires auprès de leurs employeurs.

Le Code du travail, entré en vigueur en 1995, stipule que les départements du travail du gouvernement ont le droit d'intervenir en cas de défaut de paiement de salaire, d'imposer aux employeurs le paiement du salaire et de verser des amendes. Cependant, le non-paiement des salaires n'est pas considéré comme un crime dans le Code pénal actuel.

Source: xinhua le 24 février
Xuan
   Posté le 24-02-2011 à 22:31:04   

Le vice-président chinois appelle à une meilleure gestion du travail des masses


Le vice-président chinois Xi Jinping a appelé mercredi à plus d'efforts dans la gestion du travail des masses, la qualifiant de tâche fondamentale, régulière et essentielle.

"Le travail des masses doit se retrouver dans chaque aspect et maillon de la gestion sociale, et ceci dans le but de résoudre les conflits sociaux, maintenir la stabilité sociale et promouvoir l'harmonie sociale" , a souligné Xi Jinping, à la fin d'un séminaire auquel ont participé des responsables aux niveaux provincial et ministériel.

Lors de la cérémonie d'ouverture du séminaire tenue samedi, le président chinois Hu Jintao a demandé à tous les responsables d'améliorer les capacités de gestion sociale et d'apporter des innovations en la matière afin d'assurer "une société harmonieuse, stable et pleine de vitalité" .

M. Xi a ajouté que la gouvernance du Parti communiste chinois (PCC) ne serait pas efficace sans un important travail des masses, car si la gestion sociale est avant tout le service et la gestion des personnes, elle est, en fait, équivalent à un travail des masses.

Xi Jinping, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, a souligné que le principe de servir le peuple de tout son coeur doit être appliqué totalement pour atteindre un excellent travail parmi les masses.

Il a appelé les responsables à résoudre les plus importantes et les plus urgentes questions qui se posent parmi le peuple, à savoir l'éducation, l'emploi, les soins de santé et le logement.

Selon lui, l'amélioration du niveau de vie du peuple est la tâche prioritaire.

Le vice-président chinois a souligné que les organisations et cadres du PCC de base sont les forces les plus fondamentales, les plus directes et les plus efficaces dans la mise en application du travail parmi les masses.


Ce séminaire a été organisé à l'Ecole du Parti du Comité central du PCC.


Source: xinhua le 24 février
Xuan
   Posté le 05-03-2011 à 22:56:09   

Les documents officiels de la réunion annuelle de l'APN et de la CCPPC
ici.

Ci-dessous un commentaire paru dans le Quotidien du Peuple le 6 mars :



Les deux « 7 % » définis pour la période du XIIe plan quinquennal reflètent le concept de développement scientifique


Dans le XIIe plan quinquennal soumis le 5 mars durant la quatrième session de la XIe APN, les deux « 7 % » sont très marquants : l'un concerne la croissance annuelle du PIB durant les cinq prochaines années, et l'autre celle des revenus disponibles pour les habitants des régions urbaines et des revenus nets pour les habitants des régions rurales.

Au cours du XIe plan quinquennal (2006-2010), ces deux objectifs étaient fixés respectivement à 7,5 % et 5 %.

Revoir à la baisse l'objectif de croissance économique, et à la hausse celui de l'augmentation des revenus traduit clairement l'intention de la Chine de se développer de manière scientifique. Cela signifie aussi que la Chine prête une plus grande importance à un développement général, coordonné et durable.

Ces deux « 7 % » signifient que le développement demeure la réponse clé aux problèmes durant la période du XIIe plan quinquennal. La Chine est encore un pays en voie de développement et restera encore un certain temps à un stade primaire de socialisme.

Cependant, son développement est désormais plus scientifique. Selon Chang Dechuan, député de l'APN et président du Conseil d'administration du Groupe du port de Qingdao, la révision à la baisse de l'objectif de croissance économique pour le XIIe plan quinquennal, une illustration concrète de l'idée de transformation et de montée en gamme, témoigne que la Chine accorde désormais une plus grande importance à l'élévation de la qualité du développement économique, au lieu de rechercher seulement la croissance à tout prix.

« La révision à la baisse de la croissance économique permet également d'offrir un environnement plus favorable à la transformation et la montée en gamme du mode de développement. Une entreprise ne doit pas toujours rechercher l'ampleur, mais doit privilégier le niveau général, l'innovation autonome, ainsi qu'être économe en ressources et respectueuse de l'environnement » , indique M. Chang.

Cela signifie que la Chine accorde une plus grande importance à l'être humain, s'en tenant au principe d'un « développement pour le peuple, par le peuple et dans l'intérêt général du peuple » .

Le XIIe plan quinquennal prévoit qu'il faudra oeuvrer pour le développement parallèle des revenus des habitants et de l'économie, et pour la hausse conjointe de la rémunération et de la productivité.

Durant ces trois dernières décennies, la Chine a réalisé de grandes avancées dans le PIB par tête, et les revenus des habitants urbains et ruraux ont fortement augmenté. Cependant, sans aucun doute, les écarts des revenus entre les régions urbaines et rurales, entre les différentes zones, et entre les différents secteurs, se creusent également.

Régler rationnellement la distribution des revenus est une tâche à la fois urgente et de longue haleine.

Selon Chang Chuande, la croissance du PIB vise justement à répondre aux besoins matériels et culturels croissants de la population, et le développement est fondamental pour offrir à la population une vie meilleure.

Source: China.org.cn


Edité le 07-03-2011 à 23:23:34 par Xuan


Xuan
   Posté le 09-03-2011 à 23:23:41   

Ci-dessous le rapport d'activité et les objectifs présentés par Wen Jiabao (vidéo en 4 parties) :


1e partie
2e partie
3e partie
4e partie


Edité le 09-03-2011 à 23:58:57 par Xuan


Xuan
   Posté le 31-03-2011 à 23:00:41   

Cet article résume une des décisions essentielles des dernières réunions de l'APN et de la Conférence consultative qui viennent de définir les objectifs du XIIe plan quinquennal [voir le discours de Wen Jia bao ci-dessus].

Cette nouvelle orientation infléchit clairement l'objectif précédent "tout pour le PIB" et vise "le développement parallèle des revenus des habitants et de l'économie" , et "la hausse conjointe de la rémunération et de la productivité" .

Elle fait suite à de nombreuses critiques apparues dans la presse officielle chinoise, notamment sur le creusement des inégalités.

Comme chacun a pu l'observer la presse bourgeoise, pour qui la Chine est définitivement capitaliste, n'en a pas soufflé un seul mot.
Il est vrai que cette orientation furieusement "capitaliste" , "social-fasciste" diront certains, contraste de façon un peu voyante avec l'agression généralisée des capitalistes et de leurs Etats contre nos salaires et nos protections sociales.




Un budget 2011 centré sur le peuple


Lan Xinzhen

Lors de la 4e session de la XIe APN, qui s'est tenue du 5 au 14 mars, le nouveau rapport budgétaire soumis par le ministère des Finances a été approuvé. Selon ce texte, les dépenses budgétaires atteindront le montant record de 10,022 billions de yuans, soit +11,9 % par rapport à 2010.

« La part consacrée aux moyens d'existence du peuple représentera deux tiers des dépenses du gouvernement central en 2011, tandis que cette proportion sera de 70-75 % pour les finances régionales » , a déclaré le ministre des Finances Xie Xuren, lors d'une conférence de presse organisée le 7 mars.

Ce budget compte deux principaux domaines : l'un est étroitement lié à la vie du peuple, tels que l'éducation, la médecine, la sécurité sociale, l'emploi, le logement et la culture ; l'autre concerne les infrastructures et l'environnement écologique, tels que l'agriculture, l'hydraulique ou les transports.

Selon Xie Xuren, le budget alloué à l'amélioration du niveau de vie du peuple sera centré sur six aspects.

Premièrement, renforcer le financement de l'éducation , améliorer la protection du budget de l'éducation obligatoire dans les régions rurales, élever le montant de base des frais publics par élève dans le primaire et le secondaire dans les régions rurales, et continuer à appliquer les politiques éducationnelles concernées, comme la distribution gratuite des manuels et l'annulation des frais de scolarité et des frais divers au cours de la période de l'éducation obligatoire. Il faut déployer des efforts pour régler les problèmes sur l'éducation obligatoire des enfants des migrants, mener à bien le travail de transformation des petites écoles dans les régions rurales, perfectionner le système d'assistance aux étudiants pauvres dans les lycées, les écoles supérieures, les écoles professionnelles secondaires et supérieures, et fournir des bourses aux enfants issus de familles défavorisées.

Deuxièmement, soutenir la réforme du système médical . Elever le taux de couverture de l'assurance maladie de base et de la nouvelle assurance maladie dans les régions rurales à 90 %, et élever le montant de subvention annuelle de l'assurance maladie de 120 à 200 yuans par personne. De plus, les frais annuels destinés aux services sanitaires passeront de 15 à 25 yuans par personne.

Troisièmement, il faut considérablement augmenter le financement des logements sociaux . En 2011, 10 millions de logements sociaux et de bidonvilles seront construits ou transformés, et 1,5 million de maisons à risque dans les régions rurales seront rénovées.

Quatrièmement, accélérer la construction du système de sécurité sociale . En 2010, quelque 24 % des districts chinois avaient été désignés comme pilotes pour l'application de l'assurance vieillesse rurale de nouveau modèle. Et en 2011, ce chiffre sera porté à 40 %. Les habitants sans revenu des districts pilotes bénéficieront de l'assurance vieillesse. Par ailleurs, dans les entreprises urbaines, les pensions de retraite augmenteront de 10 % par rapport à l'année précédente.

Cinquièmement, déployer des efforts pour promouvoir le développement culturel , donner la priorité aux projets culturels liés aux intérêts vitaux des régions rurales, et assurer la gratuité des lieux de culture comme les musées et les bibliothèques.

Sixièmement, augmenter le financement de l'agriculture et des infrastructures dans les régions rurales , renforcer la construction hydraulique pour les champs agricoles, l'aménagement des petites et moyennes rivières, le renforcement de la sécurité des petits réservoirs à risque, ainsi que la lutte et la prévention contre les catastrophes naturelles, et l'amélioration des conditions de vie et de production dans les régions rurales.

Comparé à la considérable augmentation des dépenses destinées aux moyens d'existence du peuple, le budget pour les services publics de 2011 connaîtra un certain ralentissement.

« En nous concentrant sur les moyens d'existence du peuple, nous souhaitons que les Chinois puissent bénéficier d'avantages réels » , a dit Xie Xuren.



Beijing Information



Edité le 31-03-2011 à 23:09:47 par Xuan


Xuan
   Posté le 21-04-2011 à 00:36:39   

Le Quotidien du Peuple - 20 avril 2011


La Chine s'efforcera de doubler les salaires des travailleurs en cinq ans


La Chine va s'efforcer de réaliser une augmentation annuelle de 15 % des salaires des travailleurs, de sorte qu'ils soient doublés durant la période du XIIe plan quinquennal (2011-2015). C'est ce qui a été révélé par le vice-ministre des Ressources humaines et de la Sécurité sociale Yang Zhiming, lors d'une réunion nationale sur les relations au travail.

M. Yang a indiqué qu'il faut « approfondir la réforme du régime de répartition des salaires d'entreprises autour de l'augmentation du niveau salarial des travailleurs ordinaires ». « Il faut s'efforcer d'étendre la couverture de la négociation collective des salaires, surtout vers les entreprises privées et les entreprises à forte intensité de main-d'œuvre, et accélérer la mise en place d'un mécanisme d'augmentation régulière des salaires des entreprises, pour que l'augmentation des salaires des travailleurs d'entreprises ne soit pas inférieure à celle des profits économiques des entreprises, et que l'augmentation des salaires des travailleurs en première ligne ne soit pas inférieure à celle du salaire moyen des entreprises », a expliqué Yang. « Des informations sur les lignes directrices des salaires locaux et sur le marché des ressources humaines doivent continuer à être publiées à temps, afin de fournir de bonnes bases à la négociation collective entre les entreprises et les travailleurs. »

Depuis le début de l'année, le salaire minimum a été réévalué dans treize provinces, avec une hausse moyenne de 22,8 %.

Pour la formation d'une structure raisonnable et ordonnée des salaires et revenus durant le XIIe plan quinquennal, il faut renforcer la gestion des salaires et traitements des responsables des entreprises d'État, selon M. Yang. « À présent, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale est en train d'étudier et d'établir des méthodes sur la réforme du montant des salaires dans les entreprises d'État, tout en renforçant le contrôle du montant des salaires et du niveau salarial des secteurs à revenus trop élevés ».

Il a rappelé qu'en 2009, 90 % des responsables des entreprises d'État avaient un salaire annuel de plus d'un million de yuans. Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale va s'efforcer de remédier au manque de normes sur la détermination du salaire annuel dans les entreprises d'État, tout en lançant à titre d'essai un système d'enquête sur les salaires et traitements des entreprises dans l'ensemble du pays.

En ce qui concerne le paiement des arriérés de salaire des travailleurs migrants, Yang a annoncé un calendrier, selon lequel dans une dizaine de provinces cette année, la moitié de toutes les provinces l'année prochaine, et dans l'ensemble du pays d'ici deux ans, les arriérés de salaire des travailleurs migrants auront été payés.

Avec la coordination du ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale a instauré un « crime de paiement en retard intentionnel des salaires » pour encadrer les pénalités.

Actuellement, le paiement retardé des salaires des travailleurs migrants concerne à 80 % les entreprises du bâtiment, surtout dans des projets gouvernementaux comme les chemins de fer à grande vitesse, les autoroutes, l'hydraulique et l'aéroport. Le ministère va coopérer avec les autorités judiciaires pour concrétiser les dispositions du « crime de paiement en retard intentionnel des salaires ».
Xuan
   Posté le 29-05-2011 à 20:26:31   

La préparation du 90e anniversaire du PCC :

Chine : Hu Jintao appelle les membres du PCC à promouvoir l'harmonie sociale


BEIJING, 27 mars (Xinhua) -- Le président chinois Hu Jintao a appelé tous les membres des organes territoriaux du Parti communiste chinois (PCC) à s'efforcer de promouvoir le développement scientifique et l'harmonie sociale, et de servir le peuple .

Hu Jintao, également secrétaire général du Comité central du PCC, s'est ainsi exprimé dans sa récente directive sur la campagne nationale du PCC de lutte pour l'excellence qui vise à encourager les membres du Parti à perfectionner leur travail.

Les remarques de M. Hu ont été reprises par les huit autres membres du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, à savoir Wu Bangguo, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Li Changchun, Xi Jinping , Li Keqiang, He Guoqiang et Zhou Yongkang.

Ils ont exigé que la campagne soit correctement menée au sein des organes locaux du PCC dans le respect total des obligations des membres du Parti, afin de créer une atmosphère favorable permettant d'encourager les personnes qui travaillent durement.

Lors d'une réunion relative à la campagne, tenue jeudi à Beijing, Li Yuanchao, chef du Département de l'Organisation du Comité central du PCC, a indiqué que celle-ci devait à la fois constituer un bon début pour que la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la Chine, spécifiés dans le 12e Plan quinquennal (2011-2015), et représenter un "cadeau" pour le 90e anniversaire de la fondation du PCC le 1er juillet.



Edité le 29-05-2011 à 20:27:03 par Xuan


Komintern
   Posté le 30-05-2011 à 08:41:36   

Déclaration en dix points du Parti Communiste Maoïste de Chine
22 Mars 2009



1. Nous condamnons vigoureusement le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois et sa politique répressive secrète contre notre parti!



Le 26 décembre 2008, notre parti distribua, dans le centre-ville de Pékin et de Shangaï, le pamphlet intitulé A tout le peuple de Chine, où il était déclaré que “les peuples de Chine ont le droit de se soulever contre le le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois”. Par cette action, nous avons “osé toucher le cul du tigre”! Par la suite, nous avons intensifié notre propagande dans d'autres villes et sur internet. Cette action révolutionnaire menée par notre parti a produit une onde de choc politique contre le le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois, et a réussi à rabattre le caquet arrogant du bloc dirigeant révisionniste.

Cette action fut le coup de clairon appelant un grand mouvement révolutionnaire dans le prolétariat chinois contre la restauration capitaliste. Elle fut la fusée éclairant le chemin de la mobilisation et de l'action contre les crimes commis par le bloc dirigeant révisionniste et traître, éclairant le chemin de l'arrachage des masques trompeurs des révisionnistes et celui de la guerre populaire révolutionnaire, par la parole et l'action.



Notre pamphlet A tout le peuple de Chine qui a contribué au réveil et à la stimulation de la classe prolétarienne chinoise, a non seulement reçu un grand écho en Chine-même, mais a aussi déclenché une série de commentaires hors du pays. “Radio Free Asia” et “Voice of America” ont parlé de notre action. Les forces réactionnaires à l'intérieur et à l'extérieur du pays se sont immédiatement senties menacées par notre pamphlet et ont lancé des attaques contre notre parti, tout en proposant des stratégies aux cercles dirigeants du régime. Ils ont lancé des slogans comme “Scandaleux : en dressant Mao Zedong contre Hu Jintao, les fils et petits-fils de Mao ont créé le Parti Communiste Maoïste de Chine”, ou celui-ci “Si nous ne nous débarrassons pas complètement de l'héritage de Mao, nous ouvrons la porte à de grands malheurs à venir”, ou bien celui-là “ Nous avançons sérieusement l'idée de retirer le portrait de Mao de la place Tiananmen”, ou encore “Nous exigeons que le gouvernement chinois abandonne pour de bon ses oripeaux communistes” et “Si le Parti Communiste Chinois ne détruit pas bientôt le Parti Communiste Maoïste de Chine, c'est celui-ci qui le fera mourir de ses mains”, etc... On dirait des chiens enragés qui aboient au milieu de poules mouillées!



Le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois fait comme si de rien n'était, mais a déjà lancé la police à la pousuite de notre parti. Ils placent sous étroite surveillance les endroits où nous distribuons nos pamphlets et visionnent les images de vidéosurveillance des journées où nous avons été actifs. Ils font travailler leurs limiers dans la police internet, qui traquent les suspects. Leur but est de détruire notre parti tant qu'il n'est qu'un nourrisson. Nous condamnons vigoureusement les actions du bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois! Nous exigeons fermement qu'il mette fin immédiatement à sa répression secrète contre notre parti!



Notre parti adhère au principe démocratique : “qui est vertueux se sert de sa langue, pas de ses mains”, mais nous suivons aussi la loi d'airain de la révolution : “si les réactionnaires utilisent la force, nous le ferons aussi”. Le pamphlet A tout le peuple de Chine ainsi que la présente Déclaration en dix points sont là pour mobiliser et faire prendre conscience à tous des grands événements de notre pays. Nous nous opposons fermement à l'usage de la “terreur blanche” fasciste par le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois!

Si les révisionnises s'entêtent sur ce chemin et mènent le peuple de Chine vers l'effusion de sang, alors nous les accompagnerons certainement vers leur destination finale!

Il n'y aura pas de trêve tant que le dernier réactionnaire anti-maoïste n'aura pas quitté le pays! Et il n'y aura pas de trêve tant que le dernier révisionniste et traître ayant osé s'embarquer sur le chemin capitaliste n'aura pas été purement et simplement détruit!



2. Nous adressons nos remerciements au peuple pour la compréhension et le soutien qu'il nous a manifestés



Le Président Mao a dit un jour : “Quelle est la véritable muraille qui peut nous protéger? Cette muraille, ce sont les masses qui soutiennent de tout coeur la révolution. Voilà la véritable muraille qui ne peut être détruite pas aucune espèce de force. Les contre-révolutionnaires ne peuvent pas nous détruire, mais nous pouvons les détruire.” La création de notre parti et la publication de notre pamphlet A tout le peuple de Chine a reçu le soutien de la plus grande partie des masses qui comprenaient de quoi il s'agissait. Les masses qui sont entrées en contact avec nous se sont non seulement réjouies de la création de notre parti, mais elles nous ont aussi soutenus sprituellement et matériellement. C'est surtout à dater de la première grande lutte de lignes idéologiques dans les premiers trois mois d'existence de notre parti, que de plus en plus de ceux qui avaient appris notre existence ont commencé à manifester leur intérêt et leur soutien. Ceux qui au départ ne voulaient pas rejoindre le parti souhaitent maintenant le faire; ceux qui étaient indécis au début commencent désormais à prodiguer beaucoup d'assistance.



Pour toutes ces raisons, nous adressons notre salut révolutionnaire le plus sincère et le plus profond à tous ceux qui comprennent et soutiennent notre parti! Tous nos hommages à la compréhension du peuple! Tous nos hommages au soutien du peuple! Certains sont préoccupés par le fait que la continuation de nos activités attirera encore plus de représailles de l'ennemi. Nous leur répondons que plus notre parti s'activera, plus il recevra de soutien des masses, et que plus il sera soutenu, plus il sera en sécurité.



Incontestablement, l'existence et les actions de notre parti ont causé de l'inquiétude à l'intérieur du bloc dominant. Ils maudissent leur incapacité de détruire toutes nos forces d'un seul coup. Mais l'ennemi, par habitude, tend à sous-estimer le pouvoir du peuple révolutionnaire, tout comme il se méprend, par habitude aussi, sur la sagesse et le courage des masses révolutionnaires. Puisqu'il y a une correspondance entre notre parti et les aspirations des masses populaires et de la majorité des membres ordinaires du Parti Communiste Chinois, étant donné que notre parti n'a émergé qu'en étant nourri de ce que les masses lui ont donné, il a des racines profondes dans le peuple. Ce qui fait que lorsque la situation révolutionnaire de contre-restauration surgira, notre ennemi sera empli de confusion, n'étant pas capable de se faire une image exacte de la cohorte qui souhaite le suivre sur le chemin de la contre-révolution, ni de se faire une image exacte de la cohorte qui souhaite le renverser par une révolution et qui s'y prépare. Et finalement, sans surprise, le régime dominant ne pourra pas faire grand chose contre notre parti.



3. Nous déclarons que le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est l'ennemi numéro un des peuples de Chine



L'histoire a montré que si les révisionnistes parviennent au pouvoir, les ouvriers et paysans ne peuvent que sombrer; que si les révisionnistes contrôlent l'Etat, le prolétariat perd son pouvoir politique; que si les révisionnistes s'engagent dans les prétendues “réformes d'ouverture”, les masses laborieuses du pays seront exploitées à nouveau. Tous les désastres qui ont accablé le pays et notre peuple avec les prétendues “réformes d'ouverture”, ont été directement engendrés par le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois. Pris dans leur ensemble, les révisionnistes chinois partagent la responsabilité de l'invasion des pays par les puissances impérialistes! Par conséquent, le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est clairement l'ennemi numéro un des peuples de Chine. Les capitalistes droitiers sont aussi nos cibles, mais notre ennemi principal est sans aucun doute le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois

Le Président Mao a dit un jour : “La négation des principes fondamentaux du marxisme, la non- reconnaissance des vérités universelles du marxisme, c'est ce qu'on appelle le révisionnisme.” En même temps il signale que : “les révisionnistes cherchent à effacer les différences entre socialisme et capitalisme et effacent la distinction fondamentale entre dictature du prolétariat et dictature de la bourgeoisie. Ce qu'ils proposent, ce n'est pas la voie socialiste, mais la voie capitaliste.”

Les représentants de la classe bourgeoise à l'intérieur du parti, comme Deng Xiaoping, Jiang Zemin et Hu Jintao sont tous des révisionnistes contre-révolutionnaires. Ils cherchent dans leurs discours à effacer les frontières entre socialisme et capitalisme, à confondre l'un avec l'autre, mais dans leurs actes, ils suivent entièrement la voie capitaliste. Ils détruisent tous délibérément la différence fondamentale entre dictature du prolétariat et dictature de la bourgeoisie, et sont par leurs actes des capitalistes achevés. En un mot, ils s'opposent tous à la révolution socialiste et à la dictature du prolétariat. Le Président Mao nous a dit : “L'accès au pouvoir des révisionnistes, c'est l'accès au pouvoir de la bourgeoisie. Et c'est la pire sorte de capitalisme, comme le fascisme. Si un jour le Parti Communiste Chinois ne sert plus les intérêts du peuple, alors le peuple devrait se soulever et le renverser!”. Aujourd'hui, le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est au pouvoir, et doit par conséquent être renversé.



4. Nous déclarons que le Parti Communiste Maoïste de Chine est un parti prolétarien révolutionnaire



Le Parti Communiste Maoïste de Chine esy un parti prolétarien révolutionnaire armé du marxisme-léninisme-maoïsme, il est le fidèle continuateur de la volonté du Président Mao et du PCC de l'époque de Mao Zedong, et il est une avant-garde révolutionnaire ardente composée des éléments les plus avancés de la classe prolétarienne.

Le Parti Communiste Maoïste de Chine a été formellement créé le 28 novembre 2008. Sa création est le signe qu'une nouvelle génération de membres du PCC a complètement rompu avec le bloc dirigeant révisionniste et traître, c'est le signe que la grande lutte révolutionnaire contre la restauration capitaliste menée par les peuples de Chine a été formellement déclenchée!

La ligne politique élémentaire du PCMC est de renverser de fond en comble le le bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du PCC d'aujourd'hui, et de renverser la classe capitaliste-bureaucratique, de sorte que le maoïsme l'emporte sur le révisionnisme et que la société socialiste emporte la victoire sur la société capitaliste. L'objectif ultime de notre parti est l'avènement du communisme. La méthode de base du PCMC est de suivre la ligne révolutionnaire prolétarienne déjà tracée par le Président Mao, et d'utiliser le marxisme-léninisme-maoïsme comme base théorique et guide stratégique général.

Nous mobiliserons largement le peuple et l'organiserons, en comptant sur le pouvoir des masses elles-mêmes. D'une manière méthodique et organisée, nous nous engagerons dans la deuxième révolution socialiste de Chine, sur la base de la première et dans les conditions de la restauration du capitalisme bureauratique et de la domination du bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois. La première mission de cette révolution est de regagner les droits que les masses populaires ont perdus et de ré-établir la dictature du prolétariat. Pour mener à bien cette mission, la méthode à employer est de déclencher un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste du bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du Parti Communiste Chinois, et d'engager une guerre populaire révolutionnaire par la parole et l'action dans le but de gagner une victoire complète.



Le travail central du PCMC en 2009 est de mener la propagande publique, d'armer idéologiquement les masses, de développer ses organisations et d'engager des luttes politiques concrètes. Nous devons diffuser l'arme du maoïsme dans le parti tout entier, l'armée toute entière et le peuple de Chine tout entier, pour pouvoir développer un réseau de cadres et de branches régionales, et collecter les fonds nécessaires à notre travail révolutionnaire. Nous mènerons des luttes contre notre ennemi et soutiendrons les diverses luttes que mènent les masses populaires pour leurs droits élémentaires. Ce faisant, nous construirons la base sur laquelle s'élancera le mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste, mouvement qui arrivera graduellement.



5. Nous déclarons que nous faisons route vers la deuxième révolution socialiste en Chine



Comme le Président Mao l'a expliqué, “lorsque les révisonnistes parviennent au pouvoir, c'est la même chose que lorsque les capitalistes accèdent au pouvoir”. Mao avait aussi dit clairement que “l'antagonisme entre les classes bourgeoises et prolétariennes ne peut être résolu que par la révolution socialiste”. Le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois d'aujoud'hui est une variante de classe capitaliste. Ce sont des chiens courants et des valets de l'impérialisme.



Comme l'a souligné à juste titre le Président Mao : “la présence des influences capitalistes est la cause interne fondamentale du révisionnisme, la soumission aux pressions de l'impérialisme est la cause externe du révisionnisme.” L'antagonisme de base entre la classe prolétarienne chinoise et le bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du Parti Communiste Chinois est l'équivalent de l'antagonisme entre la classe prolétarienne et la classe bourgeoise. La façon de résoudre cette contradiction, c'est de s'engager dans la révolution socialiste contre la restauration capitaliste.



Le concept de la deuxième révolution socialiste a été formulé sur la base du bilan consciencieux des 27 années de révolution socialiste que le Président Mao a personnellement dirigée, ainsi que sur la base de l'étude soigneuse des contenus et des stratégies de la nouvelle révolution socialiste. Ce concept a été formulé à la naissance de notre parti, il correspond à la maturité atteinte par nous en termes d'idéologie, de théorie et de forces actives, et par les conditions objectives. Les conditions sont suffisantes pour que nous nous lancions sur la voie de la nouvelle révolution socialiste, laquelle est donc appelée deuxième révolution socialiste.

L'orientation politique générale de la deuxième révolution socialiste consiste à suivre fermement la direction du PCMC, à appliquer fermement la ligne politique, la méthode et les tactiques du parti, à s'engager fermement dans la lutte pour remplacer le système capitaliste par le système socialiste, à s'engager fermement dans les luttes politiques prolétariennes contre la bourgeoisie pour finalement établir la dictature du prolétariat, à concentrer nos efforts vers la construction d'un véritable Etat socialiste, puissant, moderne et prospère, et à lutter fermement et avec zèle pour réaliser dans les faits le communisme.

Ce n'est qu'en s'en tenant fermement à cette orientation générale que nous pourrons accomplir victorieusement la mission glorieuse que l'histoire nous a confiée. Ce n'est qu'en s'en tenant fermement à cette orientation générale que nous pourrons répondre aux exigences formulées par le Président Mao : “unité de volonté, unité dans la ligne politique, unité dans la planification, unité dans la direction et unité dans l'action”. Faute d'une telle unité de volonté, nos cendres pourraient continuer leurs discussions sans fin à la sortie du crématorium et tout resterait sans fruit. Sans cette unité de volonté, il ne saurait y avoir d'unité dans les autres domaines. Par conséquent, s'unir fermement sous cette orientation politique générale, c'est s'unir sous la ligne politique générale qui correspond au maoïsme et qui est objectivement correcte dans les conditions actuelles de la restauration capitaliste en Chine.



6. Nous déclarons qu'un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste sera mené parmi les peuples de Chine



Conformément aux principes du maoïsme, pour vaincre le grand projet de restauration capitaliste du capitalisme bureaucratique chinois, il faut que s'engage un grand mouvement révolutionnaire du prolétariat chinois, capable de le défier. Nous devons lancer un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste parmi les peuples de Chine et mener une guerre populaire révolutionnaire par la parole et l'action!

Sans cela, nous ne pourrons pas renverser le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois, ni ré-établir la dictature du prolétariat et le nouveau système socialiste, ni accomplir les volontés de l'ancienne génération de révolutionnaires prolétariens comme le Président Mao et le premier ministre Zhou Enlaï; sans cela nous ne pourrons pas penser sans honte aux milliers de martyrs révolutionnaires qui ont donné leur vie pour les intérêts de la classe prolétarienne, ni contribuer honorablement au mouvement communiste international en tant que prolétaires chinois!



La nature du grand mouvement révolutionnaire des peuples de Chine contre la restauration capitaliste consiste en la lutte entre le maoïsme et le révisionnisme moderne, entre la classe prolétarienne chinoise qui a perdu le pouvoir politique et la classe capitaliste bureaucratique qui est au pouvoir, entre le socialisme et le capitalisme. La particularité de cette grande révolution est de produire une lutte théorique de la base vers le sommet dans les conditions actuelles, marquées par une grande confusion idéologique dans la plupart des secteurs de la société. La fine pointe de cette lutte est dirigée contre le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois et contre les droitiers contre-révolutionnaires incorrigibles qui soutient ce bloc. La méthode de cette lutte consiste premièrement à armer idéologiquement le peuple, puis à augmenter le niveau de lutte pas à pas, pour arriver à obtenir la victoire complète. L'arme tranchante qui doit être utilisée, c'est le maoïsme.

Le Président Mao a souligné que “les impérialistes et tous les autres réactionnaires ne sont que des tigres en papier.” En apparence, le bloc dirigeant révisionniste contrôle tout : la loi, l'armée, la police armée, la police; leur puissance a l'air incommensurable. Mais en réalité, à cause de sa nature réactionnaire et de la corruption profonde de son être, il a déjà beaucoup de points faibles. L'émergence du PCMC est le signe avant-coureur de la mort de ce bloc dirigeant.

En cette phase, notre parti, évaluant de façon réaliste la situation, se concentre sur la lutte théorique plutôt que sur la lutte militaire. D'un point de vue militaire, notre plan correspond au principe militaire “esquiver les points forts de l'ennemi, le frapper sur ses points faibles”. Nos efforts et nos actions devraient viser principalement à mobiliser et à encourager le peuple dans tout le pays à s'engager dans la grande révolution contre la restauration capitaliste. Nous devons mobiliser le peuple, l'unir par la solidarité, de façon à ce que les masses populaires agissent par leur propre volonté. C'est seulement en passant par là que nous pourrons atteindre l'étape suivante.

Le Président Mao a expliqué un jour que la Révolution Culturelle était un exercice consciencieux de préparation militaire. Il est clair désormais que cet “exercice consciencieux de préparation militaire” nous a préparé pour les luttes d'aujourd'hui.



L'environnement intérieur et international est à présent très favorable à la révolution chinoise. La crise économique affectant le capitalisme mondial continue de s'approfondir, et les capitalistes bureaucratiques chinois n'ont aucune moyen de s'en sortir par eux-mêmes. La domination économique et sociale du bloc dirigeant a été ébranlée des deux côtés. Face à la situation révolutionnaire en développement, le bloc dirigeant tente de donner satisfaction de façon limitée aux doléances du peuple, afin de l'apaiser, tout en renforçant son contrôle sur l'armée et la police pour protéger son règne vacillant.

En voyant à long terme, avec l'amélioration continue de la conscience révolutionnaire des masses, les luttes économiques destinées à la protection de leurs propres intérêts passeront au stade supérieur : celui de la lutte politique pour changer le système social. Notre parti et d'autres organisations révolutionnaires monteront en puissance, et mille et un leaders révolutionnaires perspicaces politiquement, plein d'altruisme, capables de mener à bien des tâches pratiques et ayant d'autre part la volonté de sacrifier leur vie pour des buts politiques, tout en étant pourvus d'une grande compréhension de l'art de la lutte, rejoindront en masse notre parti, alors que les divers pseudo-gauchistes en seront exclus dans le cours des luttes révolutionnaires réelles.

Les opportunistes et dogmatistes qui se trouvent dans et hors du parti, faute d'accepter de se départir de leur vision du monde petite-bourgeoise, seront en proie à la dépression lorsqu'ils seront surpris par le caractère inattendu des situations de lutte, au point que certains dégénèreront au point de devenir des traîtres éhontés à la révolution. Ceux qui ne se préoccupent que de leur statut dans le parti seront de plus en plus mis à l'écart au fur et à mesure que se développe la situation révolutionnaire. Mais les membres authentiques du Parti Communiste Maoïste de Chine chanteront l'Internationale et tiendront fermement leurs positions sur les lignes de front de la grande révolution contre la restauration capitaliste. Aucune vicissitude, aucun obstacle ne fera cesser leur marche.

Ils mèneront le peuple, pas après pas, au combat dans la grande lutte contre le bloc révisionniste contre-révolutionnaire, et cela jusqu'au bout!

Peu importe s'il y a ou non, dans l'histoire du communisme mondial, des exemples de renversement d'un parti révisonniste au pouvoir, nous ne suivrons pas l'exemple de la mort de l'ex-Union Soviétique et nous continuerons le combat avant que le “drapeau rouge” ne tombe à terre! Nous irons certainement faire notre rapport au Président Mao : “Président, nous avons gagné!”



7. Nous déclarons que le maoïsme est la puissante arme idéologique et théorique qu'il faut employer pour obtenir la victoire sur le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois



Le maoïsme est le prolongement et le développement du marxisme-léninisme de notre époque, il est la somme raisonnée et systématique de la pensée maotsétoung. Le maoïsme a élevé le marxisme-léninisme à une nouvelle hauteur, il est le troisième grand jalon de l'histoire de la révolution prolétarienne. Le maoïsme est l'âme et le fondement du Parti Communiste Maoïste de Chine, il est un instrument grandiose permettant de se défendre contre les différentes sortes de pensées capitalistes et d'opportunisme dans le parti, il est en outre la grande arme idéologique et théorique qui doit être employée pour obtenir la victoire sur le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois

Le Président Mao a souligné : “Les idées justes qui représentent les classes avancées, deviennent, une fois assimilées par les masses, la force matérielle capable de transformer la société et le monde”. Notre propos est de saisir cette arme idéologique, pour qu'elle devienne la force matérielle qui transforme la société humaine et le monde matériel. Nous n'utilisons pas notre arme pour simplement ébranler le pouvoir contre-révolutionnaire qui est en place aujourd'hui, mais pour renverser entièrement le pouvoir contre-révolutionnaire.

Nos luttes seront certainement victorieuses si nous armons du maoïsme les pensées du peuple, mais faute d'employer le maoïsme et d'en équiper les pensées du peuple, toutes nos luttes révolutionnaires ne pourront que s'arrêter au stade des slogans superficiels et n'obtiendront aucune victoire réelle. Par conséquent, nous devons donner au peuple l'arme acérée du maoïsme et faire feu de tout bois pour propager les informations qui font éclater la vérité au sujet du bloc dirigeant dans chaque région de Chine. Nous devons amener les masses populaires à frapper ensemble consciemment, continuellement et férocement contre le bloc dominant révisionniste. Telle est, assurément, la mission glorieuse de chaque membre du parti et de chaque sympathisant!



8. Nous déclarons que nous devons anéantir toutes les pensées erronées qui subsistent dans la gauche, afin d'ouvrir la voie au grand mouvement révolutionnaire de la classe prolétarienne



Sur la question de comment contrecarrer la grande restauration du capitalisme, il y a eu de nombreuses discussions au sein de la gauche en Chine, mais qui sont restées sans réponse. Pendant longtemps, les recherches concernant la résolution du problème de la restauration capitaliste se sont limitées au débat sur les “différentes façons de tuer le cochon”. Les propositions se multipliaient, comme : “le retour aux monts Tsinkiang, l'établissement de bases d'appui révolutionnaires et de conquête du pouvoir politique par la guerre de guérilla”, “la lutte contre la restauration capitaliste du bloc dirigeant ne consiste pas seulement en une lutte anti-révisionniste, mais aussi une lutte contre le capitalisme bureaucratique”, “la restauration capitaliste est dorénavant achevée, la révolution d'aujourd'hui n'est donc plus anti-révisionniste”, “notre révolution devrait être en premier lieu une révolution démocratique”, “nous devrions aller à la campagne et établir des entreprises coopératives”, “nous devrions nouer des amitiés avec des éléments de la base et accroître notre nombre”, “nous devrions mener des luttes dans le cadre légal et faire virer à gauche le gouvernement central”, “diviser le pays par la force armée et conquérir directement les villes”, etc...

Le seule mention du nombre de “stratégies révolutionnaires” qui ont été proposées a de quoi donner le vertige.

Bien que tous ces points de vue aient été avancés de bonne foi, ils sont objectivement partiaux, dogmatiques et métaphysiques. Certains d'entre eux nient tout simplement l'existence du bloc dominant révisionniste et traître à l'intérieur du PCC, certains ne voient pas les méthodes de restauration des révisionnistes modernes, d'autres mettent l'accent sur un point particulier tout en négligeant l'essence et le tout, d'autres enfin ne semblent pas avoir la moindre compréhension de l'existence des classes et de la lutte des classes. Comme Lénine l'a souligné : “Ils se considèrent comme des marxistes, mais leur compréhension du marxisme est dégénérée à l'extrême. Le facteur déterminant, la dialectique révolutionnaire du marxisme, il n'en ont pas la moindre idée.” Ces gens ne comprennent pas la signification essentielle de ce grand enseignement maoïste : “Les idées justes qui représentent les classes avancées, deviennent, une fois assimilées par les masses, la force matérielle capable de transformer la société et le monde”. Certains n'ont pas la moindre idée de la nature essentielle de cette révolution, n'est-ce pas tout simplement stupide et dérisoire?

D'après les principes du maoïsme, l'âme vivante du marxisme est la capacité d'avoir une analyse concrète de situations concrètes. Nombreux sont ceux qui admettent cette vérité, mais bien peu sont ceux qui l'appliquent. Les opportunistes tout autant que les dogmatiques traitent le marxisme-léninisme-maoïsme comme un corps de formules abstraites et étroites qui doivent s'imposer dans toutes sortes de situations. Ils refusent d'enquêter sur la transformation des contradictions et sur les circonstances spéciales dans lesquelles celles-ci se développent. Par exemple, ils ne prennent pas en considération la façon dont le capitalisme bureaucratique en est arrivé à devenir ce qu'il est aujourd”hui, ils ne reconnaissent pas qu'appartient au contenu du capitalisme bureaucratique chinois le fait que celui-ci existe sous la forme du révisionnisme.

Ils ne considèrent que le phénomène, pas l'essence. Ils ne saisissent qu'un point particulier et négligent le reste. Ils ne se préoccupent que de l'expérience historique, mais sont incapables d'une quelconque créativité correspondant aux circonstances. Lorsqu'ils voient un boîteux, ils veulent traiter sa jambe, mais sans voir que le boîtement a été causé par une blessure et ne reconnaissent pas le fait que, tant que la blessure n'est pas traitée, la jambe restera toujours boîteuse. Ce qui fait que même s'ils crient qu'il faut revenir aux monts Tsinkiang, à ce jour il n'y a personne là-haut, même si certains de nos amis appellent les gens à s'immerger dans les masses pour y faire advenir le changement, à ce jour il n'y a eu aucun changement réel. Les noms de certaines entreprises coopératives, comme celle du village de Nanjie, sont certes assez fameux, mais elles ne peuvent pas blesser un seul cheveu du bloc révisionniste dirigeant, ni ne peuvent bloquer la grande avalanche de la restauration capitaliste. Tous ces exemples sont en fin de compte comparables “aux minauderies d'un chat qui hésite à proximité d'un plat chaud” comme aurait dit Lénine.



Le rapport entre le bloc dirigeant révisionniste et traître d'un côté, et le capitalisme bureaucratique de l'autre est le rapport entre la cause et l'effet. Si la cause est traitée, l'effet le sera aussi, directement. Faute d'une compréhension correcte de la cause, les efforts pour traiter l'effet seront vains. Par conséquent, si nous nous attelions directement à l'effet sans examen de la cause, non seulement nous ne trouverons pas le fil d'Ariane au sein d'une pelote confuse, mais nous agirions aussi sans nous conformer aux lois objectives de son développement. Par conséquent, sous-estimer l'importance des luttes révolutionnaires dans le domaine de la théorie sous la domination du révisionnisme est très incorrect, c'est une lourde violation de la dialectique révolutionnaire du marxisme.



En oute, l'éclectisme en politique, le libéralisme dans les pensées, le dogmatisme dans la théorie, l'opportunisme dans le style de travail et le sectarisme dans l'action, etc. forment des obstacles sur la voie du grand mouvement révolutionnaire de la classe prolétarienne face à la restauration capitaliste. Ces obstacles sont ces idées erronées qui toutes empêchent le développement positif du mouvement révolutionnaire de contre-restauration. Leur existence ne peut qu'ajourner celui-ci. Si nous sommes capables de transformer ces influences négatives en influences positives, de sorte que la gauche chinoise toute entière pense à l'unisson et emploie ses forces dans la même direction, quelles difficultés rencontrerons-nous pour déposer le régime actuel dans les trois années à venir?

Cela serait aussi facile qu'à un chef cuisinier de couper des concombres! En conséquence de quoi, toutes les personnes de la gauche qui se considèrent comme maoïstes et les membres de notre parti ont la responsabilité de se donner à eux-mêmes de hautes exigences en ce qui concerne la pensée politique, la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, et de se débarrasser de toutes les idées erronées et autres obstacles qui encombrent notre chemin! Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons ouvrir la voie au grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste! Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons nous embarquer sur la voie du progrès historique qui est celle du peuple!



9. Nous déclarons que le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois doit être déposé





Comme l'a fait remarquer le Président Mao : “La vérité du marxisme est irrésistible, les masses populaires vont certainement mener la révolution”. Comme la grande situation révolutionnaire contre la restauration capitaliste continuera de se développer, les querelles intestines dans le bloc dirigeant révisionniste changeront elles aussi. Ce genre de changement est causé par des facteurs extérieurs qui produiront sur eux graduellement leurs effets. Le vent de la révolution soufflera jusque dans les casernes de l'armée et l'appel de la conscience et du soulèvement pénétrera dans les rangs de l'armée. Chaque soldat se souciera de sa position politique : la majorité se rangera du côté de la révolution, seule une petite minorité se rangera du côté de la contre-révolution. L'armée nécessairement se divisera en deux. Les leaders révisionnistes invétérés et les officiers réactionnaires dans l'armée se retouveront petit à petit isolés. Les têtes du bloc dirigeant seront soit “écartées” suite aux vagues de grèves ouvrières et étudiantes dans le pays, soit renversées directement par les forces révolutionnaires du peuple prolétarien, soit encore forcées d'entrer dans des négociations avec la révolution populaire et mises sous pression pour quitter le pouvoir. Mais quelles que soient les façons dont ils s'en iront, ils doivent s'en aller, et sur ce sujet il n'y a absolument aucun doute!



En cette première phase du grand mouvement révolutionnaire de contre-restauration, notre parti appelle les têtes du bloc dirigeant contre-révolutionnaire à se démettre volontairement de leurs fonctions. Comme dit le vieux proverbe chinois : “Celui qui est vertueux et réellement capable comprend les exigences des temps”. Plus tôt vous quittez le pouvoir, plus vous agissez de plein gré. Plus tard vous le quittez, plus vous serez forcés par les circonstances. Si vous abdiquez suite à des négociations, tel sera le choix le plus sage, car en renonçant assez tôt, vous écartez d'autant plus de vous la pression et pourrez vivre en paix. Ce faisant, vous vous ménagez une porte de sortie relativement honorable, et vous laissez aussi une voie ouverte vers la lumière du jour pour votre famille et votre descendance.

Si d'aventure le bloc dirigeant refusait de se repentir et commettait des massacres de masses, alors vos crimes pèseraient mille fois plus lourd dans la balance, ce qui non seulement laisserait de vous un funeste renom pour les mille générations suivantes, mais aussi aboutirait à l'anéantissement complet de vos clans. Pour ce qui est de la classe prolétarienne, cela ne représenterait qu'un nouvel épisode du baptême révolutionnaire par le feu et le sang.



10. Programme du Parti Communiste Maoïste de Chine



1. Nous appelons au renversement complet de tous les tenants de la voie capitaliste, grands et petits et de tous les éléments bureaucrates corrompus. Nous voulons abolir la constitution et la législation capitaliste qui a été imposée aux peuples de Chine par le bloc révisionniste et traître. Nous voulons établir des conseils populaires de contrôle afin que tout le monde participe à la gestion et à la supervision de l'Etat, de l'armée et du gouvernement, afin que le peuple ait la garantie d'être le véritable maître du pays.



2. Toutes les unités de production de propriété collective établies avant 1977 seront complètement rétablies. Tout travailleur au chômage qui a travaillé dans ces unités de production retrouvera sans conditions son poste et son salaire. Toutes les possessions qui ont été retirées de ces unités de production collectives seront reprises et reconstituées.



3. Toutes les entreprises monopolistes d'Etat formées après 1977 seront rendues au peuple.



4. Les communes populaires à la campagne seront rétablies. En ce qui concerne concrètement chaque village, nous devons respecter les choix des masses. Ceux d'entre eux qui choisiront le chemin collectiviste seront soutenus par l'Etat, quant à ceux qui voudront laisser les choses en l'état, ils y seront autorisés.



5. Le système militaire des grades sera aboli, et l'armée sera réformée. La tâche de former une armée révolutionnaire modernisée sera entreprise. L'armée sera entraînée à pouvoir à tout moment répondre à toute violation de notre pays par une invasion ou des actes de piraterie.



6. Toutes les école primaires et secondaires, ainsi que toutes les universités deviendront entièrement gratuites, à l'exception de l'achat des manuels scolaires. Les universités offriront le gîte et le couvert gratuitement, ainsi qu'une aide financière aux étudiants qui en auraient besoin. Le système éducatif sera tourné d'abord et avant tout vers la création d'une nouvelle personnalité socialiste, à la fois “rouge” et “experte”. Des emplois seront garantis pour tous ceux qui auront eu un diplôme.



7. La qualité du service dans tous les hôpitaux du peuple et hôpitaux chinois traditionnels sera fondamentalement améliorée. De nouveaux hôpitaux seront construits dans chaque ville et bourgade de Chine. Tous les résidents de Chine, qu'ils soient de la ville ou de la campagne, pourvu qu'ils soient citoyens de la République Populaire de Chine, recevront des soins médicaux gratuits, à l'exception des coûts élémentaires des médicaments. Le coût des soins médicaux sera régulé directement par l'Etat et certains seront gratuits si besoin est. La directive politique du Président Mao : “Que la charge du secteur médical et sanitaire soit transferrée aux zones rurales” sera appliquée. Les communes populaires dans les zones rurales établiront de nouveaux hôpitaux et des dispensaires seront construits dans chaque village. Tout individu aura la garantie de recevoir un traitement sanitaire et médical convenable et bon marché. La triste condition dont souffrent les pauvres aujourd'hui : “Tiens bon si tu as une petite maladie” et “Attend la mort si tu en as une grande” sera pour toujours changée.



8. Toutes les personnes âgées qui ne sont plus en état de travailler, qu'ils-elles soient de la ville ou de la campagne, toucheront une retraite d'Etat. Toute personne handicapée qui n'est plus en état de travailler sera prise en charge par l'Etat. Tous les soucis concernant le soin des personnes âgées ou handicapées s'effaceront.



9. Tout adulte qui est citoyen de la République Populaire de Chine pourra choisir son poste de travail en postulant. L'Etat sera chargé de la planification générale des postes à pourvoir. Le principe socialiste de ditribution “ à chacun selon son travail” sera appliqué.



10. Toutes les entreprises privées qui ne cherchent pas à couler l'Etat, qui ne pratiquent pas l'opportunisme ou l'exploitation en grand, et qui ne portent pas préjudice au bien-être du public pourront continuer à exister comme autrefois. En même temps, les lois de l'Etat protègeront les droits de quiconque souhaitant s'engager dans le business privé et l'Etat apportera son assistance si nécessaire.



11. Tout citoyen adulte de la République Populaire de Chine recevra la garantie d'avoir un logement qui lui appartienne.



12. Les procédures d'incorporation et de promotion dans le parti seront fixées en conformité avec la charte du Parti Communiste Maoïste de Chine. Il est possible que cela se passe très rapidement pour certaines personnes.



13. Aucun de ceux qui se sont rangés aux côtés des réactionnaires pendant la phase de restauration capitaliste contre-révolutionnaire, aucun de ceux qui ont chanté les louanges des “réformes d'ouverture”, ni aucun de ceux qui se sont rangés aux côtés du bloc dominant révisionniste ne seront autorisés à avoir quelque position dirigeante que ce soit à quelque poste que ce soit dans toute l'étendue du pays. En revanche, tous ceux qui ont réussi à tracer une ligne de démarcation entre eux et le bloc dominant et qui l'ont combattu pendant la grande révolution anti-restauration, recevront le pardon pour leurs crimes politiques passés.



14. Tous ceux qui ont en apparence cherché à se joindre à la révolution pendant le grand mouvement révolutionnaire anti-restauration, mais qui ne se préoccupaient en réalité que de leurs intérêts personnels, seront disqualifiés pour tout poste de direction dans le parti et le pays.



15. Les cadres révolutionnaires sont les serviteurs du peuple. Mis à part les gardes du corps et les assistants qui sont nécessaires aux cadres dirigeants principaux du parti et de l'Etat, il n'est permis à aucun cadre d'avoir des secrétaires, des docteurs, des cuisiniers, des chauffeurs ou tout autre personnel de service.



16. Le niveau d'honoraires de tous les cadres et dirigeants dans le parti ne doit jamais dépasser celui du salaire le plus élevé d'un ouvrier du pays. Leurs domiciles ne pourront pas dépasser les 150 m2.



17. Tous les cadres qui auront pratiqué le détournement de fonds, qui auront accepté des pots de vin, qui se seront mêlés à toute chose contraire aux intérêts des masses populaires et qui n'auront pas agi conformément aux souhaits du peuple, seront démis de leurs fonctions.



18. Un soin tout particulier sera accordé aux familles et aux descendants des martyrs révolutionnaires, ainsi qu'à tous ceux qui auront aidé autrui héroïquement au détriment de leur propre sûreté.



19. Tous les officiels corrompus qui se seront enfuis à l'étranger avec beaucoup d'argent seront pourchassés et arrêtés, quelque soit l'endroit où ils auront trouvé refuge! Tous ceux qui refuseront de se repentir pour leurs crimes politiques, où qu'ils se cachent dans le monde, seront exécutés à tout prix.



20. Tout droitier contre-révolutionnaire qui aura combattu la deuxième révolution socialiste et qui se sera opposé à la dictature du prolétariat sera ré-éduqué de force sous un contrôle étroit. Ceux de ces contre-révolutionnaires qui manifesteront une attitude mauvaise et réactionnaire seront liquidés sans pitié!



Notre programme détaillé se s'arrête pas ici. Nous pensons que dans un avenir pas si lointain, le peuple travaillera avec foi et honneur et que leurs pensées et leurs vies connaîtront une profonde transformation. Le mode de vie et les pensées banales et corrompues de la classe bourgeoise seront complètement abandonnées, et une nouvelle société socialiste émergera et deviendra un exemple pour le développement de toute l'humanité. Un nouvel Etat, moderne, socialiste, prospère et puissant se dressera vaillamment à l'Est et deviendra, à proprement parler, une “perle de l'Orient”.
Xuan
   Posté le 30-05-2011 à 20:56:59   

Je connaissais ce communiqué qui m'avait été transmis par un militant de VP. Mais je ne l'ai pas publié.

Il y a des aspects intéressants dans ce programme, mais d'autres un peu curieux :
Pourquoi s'est-il constitué en parti ?
Veut-il détruire la direction du PCC ? ou bien tout le PCC ?
S’il a choisi de porter un nom différent c’est qu’il a choisi la deuxième option.
Il y a là une ambiguïté lourde de conséquence qui n'est levée nulle part.
Mais surtout, je suis surpris de le voir souligner “Radio Free Asia” et “Voice of America” ont parlé de notre action .
Il n’y a vraiment pas de quoi s’en vanter.
gorki
   Posté le 30-05-2011 à 23:39:43   

Xuan a écrit :

Il y a là une ambiguïté lourde de conséquence qui n'est levée nulle part. Mais surtout, je suis surpris de le voir souligner “Radio Free Asia” et “Voice of America” ont parlé de notre action . Il n’y a vraiment pas de quoi s’en vanter.


Surtout que les risques à encourir ne sont pas des moindres, les troubles à l’ordre public en chine ça peut effectivement être de lourd de conséquence si j'en crois les organisations qui luttent contre l’application de la peine de mort partout dans le monde.




Edité le 30-05-2011 à 23:42:38 par gorki


Xuan
   Posté le 31-05-2011 à 00:32:52   

Ce n'est pas de ça qu'il s'agit, mais de savoir quel est réellement l'objectif de ce parti.
Xuan
   Posté le 04-06-2011 à 22:32:28   

Le Quotidien du Peuple publie le 03 /06 un article sur le secteur social et les conclusions du 12e plan quinquennal :


La Chine est entrée dans la phase clé du développement de l'oeuvre du secteur social


Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a présidé mercredi une réunion du Conseil des Affaires d'Etat. La réunion a décidé que la Chine lancera, à partir du premier juillet prochain, le travail pilote sur le programme de pension sociale en faveur de tous les citadins sans emploi. Ce programme pilote sera appliqué dans 60% des villes et bourgs d'ici fin 2011 avant d'être généralisé à l'ensemble du pays l'année prochaine. Il s'agit d'un nouvel essai après le programme de pension fondamentale pour les employés et le programme de pension sociale du type nouveau dans les régions rurales. Il comble une lacune dans la construction du système de protection sociale chinoise. Des experts ont estimé que c'est la materialisation concrète du 12ème plan quinquennal et que la Chine est entrée dans une phase clé du développement du secteur social.

Le secteur social comprend la construction du système de pension de retraite, la réforme médicale et sanitaire, la réforme du système de l'éducation, la réforme du système culturel et d'autres domaines, dont les citoyens se préoccupent le plus. Ces 5 dernières années, la Chine a entrepris une série d'études et de recherches sur la construction du système de protection sociale, mais le développement de l'oeuvre du secteur social est en retard vis-à-vis des besoins matériels et culturels croissants des masses populaires. Dans le 12ème plan quinquennal, la Chine a déclaré en termes explicites qu'il faut établir un système des services publics fondamentaux, qui est relativement complet et conforme à la situation du pays, et couvrira les régions urbaines et rurales, et qui sera suivi d'un développement soutenu. Il faut faire des effortgs pour que les acquis du développement bénéficient à tout le peuple. M. Zhou Qingan, chercheur du Centre d'étude de la diffusion internationale de l'Université Qinghua, a déclaré à ce sujet :

« Durant la période du 12ème plan quinquennal, la réforme du secteur social devrait être centrée sur la recherche de la qualité, c'est à dire qu'on devrait mettre l'accent sur la qualité du développement de l'oeuvre du secteur social. Avec l'amélioration des conditions matérielles et de la vie de famille des masses populaires, celles-ci aurions de nouvelles prévisions souhaitées sur le système de protection sociale et sur les investissements gouvernements placés dans ce domaine. Donc, notre objectif et notre planification doivent correspondre à ces attentes de la population. Il s'agit aussi du meilleur test de notre idée sur la prédominance de la personne humaine. »

C'est justement pour cela que le 12ème plan quinquennal a proposé de bien répondre aux nouvelles attentes de la population multiethnique de mener une meilleure vie tout en soulignant qu'il faut accorder une plus grande attention à l'amélioration des conditions de vie et persévérer à prendre l'amélioration des conditions de vie pour le point de départ et la finalité de la transformation accélérée du mode de développement économique. Le programme de pension sociale des habitants urbains, qui sera mis à l'essai, reflète que la Chine est en train de veiller à combler certaines lacunes dans la construction de l'oeuvre du secteur social. M. Zhou Qingan a estimé qu'en plus de cela, la Chine travaillera encore, durant le 12ème plan quinquennal, sur l'équité et la qualité au niveau de la construction de l'oeuvre du secteur social. Ecoutons M. Zhou Qingan :

« Il faut chercher l'équité du développement. Cela devrait se manifester dans le domaine de l'éducation, dans la réforme de la culture et dans la garantie des conditions de vie de la population. Après avoir réalisé l'équité et comblé les lacunes, nous devons aller augmenter la qualité, par exemple dans le domaine de l'éducation, pour les dix prochaines années, nous devons réfléchir comment accroître des investissements gouvernementaux pour avoir son nouveau développement. Je suis convaincu que ce sont les nouveaux problèmes que nous rencontrerons durant la période du 12ème plan quinquennal. »
Source: CRI
Xuan
   Posté le 06-06-2011 à 12:57:57   

Le Quotidien du Peuple publie un nouvel article sur la classe des privilégiés (cet article résume plusieurs articles parus précédemment sur le même sujet) :



La classe des privilégiés empiète sur les intérêts publics




Récemment, le Musée du Palais de Beijing a transformé un de ses palais de la Cité Interdite, reconstruit en 2000 après qu'un incendie l'ait détruit en 1923, en un club privé pour les riches. D'après les rumeurs, le droit d'entrée dans ce club atteindrait un million de Yuans. Les responsables du Musée du Palais ont démenti ce prix scandaleux, mais cela n'a pas empêché le public de continuer à exprimer son indignation face à un nouvel exemple de ce que la classe privilégiée arrache au public.

La Cité Interdite, en tant que patrimoine ancien, appartient au peuple dans son entier. Le Musée du Palais, en tant qu'institution créée par l'Etat -et donc par les contribuables- devrait être au service du peuple dans son entier, plutôt qu'à celui d'un certain groupe de privilégiés. S'il s'avère que les rumeurs selon lesquelles le Musée du Palais utilise un endroit public pour gagner de l'argent sont fondées, en ce cas, c'est contraire à la loi, mais aussi à l'éthique.

Cette nouvelle classe de privilégiés ne représente que 0,4% de la population, mais elle possède près de 70% de la richesse du pays. D'après Zheng Yongnian, un universitaire de Singapour, ce qu'on appelle la classe moyenne et la société correspondante en forme d'olive n'existe pas encore en Chine, ce qui cause de nombreux problèmes sociaux, comme un fossé grandissant entre les pauvres et les riches, une pression plus forte sur les classes inférieures, et des conflits entre classes qui se multiplient.

L'incident du Musée du Palais n'est pas la première fois que cette nouvelle classe privilégiée mord sur les intérêts publics. Les personnes appartenant à cette classe s'emparent des meilleures sources publiques qui devraient être accessibles de manière égale à tout le monde. Par exemple, les enfants des familles privilégiées ont un bien meilleur accès à la meilleure éducation publique, du jardin d'enfants à l'université. Cette élite jouit aussi de biens meilleurs soins de santé dans les hôpitaux publics. Il se dit même qu'il existe des fermes qui produisent des aliments qui leurs sont spécialement destinés, pour être sûr que leur nourriture est saine, et leurs grandes maisons et leurs golfs s'installent sur un espace précieux alors que la plupart des gens ne savent pas où vivre du fait de la montée des prix de l'immobilier.

Cet empiètement sur les intérêts publics par la classe privilégiée a causé de nombreux problèmes. Mais le plus dangereux, c'est leur influence sur l'élaboration des politiques et leur application. Ils maximisent leurs propres intérêts au détriment des intérêts des autres membres de la société, ce qui risque d'aggraver les conflits de classe et de causer une plus grande instabilité sociale. Le Gouvernement doit prendre davantage de mesures efficaces pour favoriser l'égalité sociale et réduire le fossé entre les riches et les pauvres.

L'auteur, Gong Wen, est universitaire invité à l'Ecole de Journalisme et de Communication à l'Université Tsinghua.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne du 20 mai
Xuan
   Posté le 15-06-2011 à 14:20:56   

luttes de classe en Chine


En avril, les chauffeurs de poids lourds du port de Shanghai s'étaient mis en grève plusieurs jours d'affilée, pour protester contre la baisse de leur pouvoir d'achat et la hausse du coût du gazole. Les revendications avaient alors rapidement abouti.
Le mois dernier, suite à des manifestations dans la région autonome de Mongolie intérieure, une refonte de l'industrie minière a été annoncée.

Ces dernières semaines de violentes émeutes se sont déroulées dans la province du Hubei, dan la région cantonaise et dans la province du Guangdong, suite à divers incidents :
Un policier bouscule une marchande ambulante enceinte.
Un ouvrier est blessé à l'arme blanche par son patron.
Un élu local décède en garde à vue.
A plusieurs reprises la police est intervenue contre les manifestants.

Certains incidents ont pour origine des contradictions au sein du peuple, mais d’autres reflètent les contradictions liées au maintien de la propriété capitaliste.

Des problèmes locaux dégénèrent ainsi traduisant l’exaspération de la population contre des autorités locales accusées de corruption, d'abus de pouvoir ou d'expropriations illégales.
Ces trois sujets auxquels il faut ajouter la réforme de la distribution des revenus, ont fait l’objet de résolutions particulières du XIIe plan quinquennal.
Les salaires ont été relevés et doivent l’être encore, mais l’inflation a atteint 5,5 % en mai, son seuil le plus haut depuis 3 ans. Les paysans, les retraités et les ouvriers migrants en sont les premières victimes.
En outre La sécheresse et les inondations qui ont frappé ces dernières semaines des régions du centre et du sud de la Chine ont aggravé la crise.


© AFP


© AFP - Apple Daily


Edité le 26-01-2016 à 23:09:59 par Xuan


Xuan
   Posté le 30-06-2011 à 17:39:24   

Hausse des salaires mini


La hausse du salaire minimum se poursuit en Chine, à la fois pour combattre les effets de l’inflation, pour réduire les écarts de rémunération et les écarts ville-campagne.



Le 28/ 07/2010 Le quotidien du Peuple annonçait une augmentation de 35% du salaire minimum mensuel dans la région autonome du Tibet.

« Cette augmentation a ajouté 220 yuans (32,4 dollars) aux salaires minimums mensuels qui varient de 630 yuans à 730 yuans dans les différentes parties de la région.
De plus, les salaires minimums horaires ont aussi été élevés à 7,5 yuans et 8,5 yuans, par rapport respectivement aux 5,5 yuans et 6,5 yuans antérieurs, soit une hausse de 36 %. »

C’était la seconde augmentation depuis le début de l’année
.


Le QdP annonçait également le 28.12.2010 une augmentation de 20,8% à Beijing, applicable au 1er janvier.

« Le salaire minimum devrait ainsi passer de 960 à 1 160 yuans par mois. Ça fait environ 133 euros.
Les pensions de retraite pour les anciens employés des entreprises pékinoises seront elles aussi augmentées de 10,2%, en glissement annuel. Les retraités, suivant les cas, toucheront des primes comprises entre 210 yuans (24 euros) et 2 268 yuans (260 euros).
Les handicapés toucheront, eux, une indemnité mensuelle de 2 504 yuans (287 euros) contre 2 201 yuans (252 euros) auparavant, soit une hausse de 13,8% sur un an. »


Enfin, le 03.03.201, le QdP annonçait une augmentation des salaires mini à Shanghaï

« Shanghai a annoncé mercredi qu'il devrait augmenter le salaire minimum jusqu'à 14% à partir du 1er avril, pour aider les familles à faibles revenus à faire face à la flambée des prix.
Cette hausse doit élever le salaire minimum mensuel à Shanghai à 1 280 yuans (194 dollars) contre les 1 120 yuans actuellement, a précisé le gouvernement municipal lors d'une conférence de presse.
Il s'agit du 18e rajustement de salaire depuis l'établissement du mécanisme de salaire minimum en 1993.
Cette décision fait suite à l'augmentation mardi des salaires minimums dans les provinces du Guangdong et du Shangdong. »


Le Quotidien du Peuple annonce le 30.06.2011 « Le salaire minimum de la Chine va augmenter de 13% par an d'ici 5 ans »

Le salaire minimum de la Chine augmentera à un taux moyen d'au moins 13% dans les cinq prochaines années, a annoncé mercredi le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale de la Chine.

Les salaires minimums dans la plupart des régions chinoises atteindront plus de 40% des revenus moyens des habitants urbains d'ici 2015, a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur son site Internet.

Au cours du premier trimestre de l'année, treize provinces ont augmenté leurs salaires minimums en raison des pressions exercées par l'inflation et les préoccupations en matière d'écart de richesse croissant en Chine.

Le salaire minimum mensuel légal à Shenzhen est de 1 320 yuans (203 dollars), le plus important en Chine, tandis que Beijing détient le record de treize yuans par heure, selon le communiqué.

Le ministère a également appelé à réduire l'écart des revenus parmi les différentes industries dans les cinq prochaines années.

La Chine prévoit d'augmenter les revenus urbains et ruraux nets par habitant de plus de 7% par an d'ici 2015.
Source: CRI



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Cet article publié aujourd'hui sur China.org donne quelques précisions sur l'application de cette hausse à Pékin :

Beijing annonce un guide pour les augmentations salariales de cette année


Les entreprises de la capitale sont encouragées à donner à leurs employés une augmentation de salaire d'environ 10 % cette année.

Elle ne saurait dans tous les cas être inférieure à 5 %, selon un guide sur l'ajustement au coût de la vie publié mercredi par le Bureau des ressources humaines et de la sécurité sociale de Beijing.

Ce guide est une référence qui vise à permettre aux employeurs et employés de négocier ensemble l'ajustement du salaire pour cette année, mais il n'a pas valeur obligatoire.

Pour les entreprises qui ne réalisent pas de bénéfices, l'augmentation peut être inférieure à 5 % ou même être nulle, mais le salaire ne peut être inférieur au minimum en vigueur à Beijing, à savoir 1 160 yuans (179 dollars) par mois.

Selon ce bureau, le guide, basé sur l'objectif de macro-contrôle du gouvernement pour cette année, est un moyen pour le gouvernement de redistribuer la richesse sociale. Il stipule par ailleurs que les cadres d'entreprise ne devraient bénéficier d'une augmentation de salaire que si les salariés en bénéficient eux aussi.

Les statistiques du bureau montrent que le salaire moyen à Beijing l'année dernière était de 74 446 yuans par an, ce qui représente une augmentation de 28,6 % par rapport à 2009.

Pour les ouvriers d'usine et les prestataires de service, le revenu annuel moyen était de 34 328 yuans, ce qui représente une hausse de 7 %. Le même genre de guide avait suggéré l'année dernière une augmentation salariale de 11 % et une augmentation plancher de 3 %. Aucun guide n'était paru en 2009.

Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale de Chine a également déclaré que le salaire minimum à travers le pays augmenterait d'en moyenne 13 % par an au cours des cinq ans à venir.
Les employés ont bien accueilli ces lignes directrices, mais craignent que les entreprises n'en tiennent pas compte.
« Un tel guide est absolument nécessaire, mais dans quelle mesure les entreprises le suivront-elles ? » se demande Yang Lei, un employé de bureau travaillant à Beijing.

Avec l'augmentation des prix des matières premières, l'alimentation devient chère, notamment pour les personnes à bas revenu.

Ce poste, qui représente presque un tiers du panier des ménages selon l'indice des prix à la consommation (IPC) a bondi de 11,7 % au mois de mai en glissement annuel et de 5,5 % depuis le début de l'année, ce qui est bien au-dessus de l'objectif des 4 % fixé par le gouvernement pour l'ensemble de l'année.
french.china.org.cn 2011/06/30



Edité le 30-06-2011 à 23:13:17 par Xuan


Xuan
   Posté le 07-07-2011 à 15:29:30   

Le seuil d'imposition est relevé :


La Chine révise la loi sur l'impôt sur le revenu individuel



L'organe législatif suprême de Chine a adopté jeudi un amendement à la loi sur l'impôt sur le revenu individuel, portant le seuil de l'exonération d'impôt à 3 500 yuans (583,5 dollars) de revenu mensuel, contre 2 000 yuans (307,7 dollars) auparavant.
Le seuil ajusté a augmenté de 500 yuans par rapport au montant original proposé par le précédent projet d'amendement, soumis au Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) pour une deuxième lecture.

Le nouvea