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| Posté le 16-06-2016 à 23:38:12
| Philippe Martinez : Face à Pujadas Le roquet du capital fait un exploit en produisant une démonstration imparable : on ne peut pas mettre 5 manifestants dans 1m2. Pujadas n'a pas encore remarqué que les manifestants marchent et qu'on peut donc mettre plusieurs milliers de manifestants dans 1m2. Face à C à vous . Patrick Cohen soutient lui-aussi tout-à-fait clairement le gouvernement. Martinez révèle que les ouvriers se défendent contre la charge policière, confirmant les témoignages cités plus haut.
Edité le 17-06-2016 e 00:06:04 par Xuan
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| Posté le 17-06-2016 à 19:29:39
| | Affrontements devant lhôpital Necker, une obligation indispensable de témoigner Publié le 15 juin 2016 http://paris-luttes.info/affrontements-devant-l-hopital-6151
Témoignage dune manifestante sur les affrontements au croisement boulevard du Montparnasse et rue de Sèvres et lattitude dune police violente et sans limite. Des armées choisissent de bombarder les bâtiments identifiés comme hôpitaux pour atteindre leur cible. La police a choisi pour lieu daffrontement le croisement boulevard du Montparnasse et rue de Sèvres, exposant sciemment aux heurts la façade vitrée de lhôpital Necker, acceptant après réflexion le risque encouru par patient.e.s et travailleur-eusses hospitaliers. Moi, jy étais manifestante, à plusieurs reprises jai cru mourir détouffement. Le canon à eau et son escorte de bleusaille caparaçonnée, avantageusement placée au carrefour, nous y attendaient en renfort de ceux qui nous harcelaient déjà de tout les côtés. Leur plan : scinder le cortège de tête pour pouvoir y semer le chaos. Duroc a été élu point stratégique dusage massif et disproportionné de gazage, grenades, tonfas, coups de boucliers, appuyés par le canon à eau. Durant des dizaines de minutes : une séance de torture, beaucoup de blessé.e.s, le personnel de lhôpital a accueilli celleux qui fuyaient laffrontement, des camarades ont pissé le sang dinterminables minutes avant quon ait pu les secourir, dautres vomissaient, suffoquaient, sévanouissaient. Ça a bien résisté devant ! Déter et solidaires, la chaussée en est restée entièrement recouverte de projectiles sur une bonne longueur, avec nos traces de sangs ça et là (en plus de celles sur les habits). Jy ai vu un jeune médic se faire tabasser par la BAC alors quil saccroupissait pour porter secours, une fille la côte apparemment cassée qui étouffait sous les regards amusés des sadiques de la flicaille... Évidemment, après libération, la suite (très longue) na pas été moins violente, les blessures encore plus graves, et les provocations incessantes... Mais à Duroc, du fait du confinement et de la nature de la répression clairement punitive et explicitement sadique, à Duroc jai cru mourir - et pas que moi. Comme prévu le suivisme médiatique senthousiasme, légitime leur résolution préméditée et assumée de punir et de terroriser - préférentiellement les plus jeunes. Aucune attrition, aucune contrition pour les vitres. Je sais précisément que lutter contre lordre dominant cest sexposer volontairement au péril et à la constante peur. Je sais précisément que lordre dominant est celui-là même qui expose les hôpitaux aux violences. P.-S. Au sujet de linstrumentalisation des vitres de lhôpital Necker par les Valls et autres Cazeneuve, un article de Lundi matin propose au travers du témoignage dun parent denfant hospitalisé, un éclairage intéressant.
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| Posté le 17-06-2016 à 19:47:45
| | Le gouvernement pratique le dialogue de sourd ! Communiqué commun CGT FO FSU Solidaires UNEF FIDL UNL jeudi 16 juin 2016 Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire dhier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s demploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits. Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service dordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical. Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions dexercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité dassurer la sécurité et le maintien de lordre. Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux quil qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore. Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème ! Cest inadmissible ! Le gouvernement refuse dentendre ! Il cherche à détourner lopinion publique du cur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : linversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de lemploi, les conditions de licenciement, le référendum dentreprise, la médecine du travail. Autant déléments dans le projet de loi qui en létat sont défavorables aux salariés. Comment peut-il continuer de mépriser ainsi lexpression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s demplois, de jeunes et de retraité-e-s ? Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ? Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ? Dores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s demploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement. Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans lopinion publique. Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains : Le 23 juin, pendant lexamen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse
) ; le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations. Elles se retrouveront le 24 juin prochain. Les Lilas, le 15 juin 2016
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| Posté le 17-06-2016 à 19:50:43
| Loi Travail Propositions de la CGT remises à la Ministre du travail et du dialogue social le 17 juin 2016 vendredi 17 juin 2016 , par Alessandro Vitagliano Gagner un code du travail digne du 21ième siècle protecteur pour les salariés et sécurisant pour les entreprises nécessite de porter à la discussion les articles du projet de loi qui structurent à eux seuls lintégralité du texte à savoir ceux concernant la primauté de laccord dentreprise, les référendums dentreprises, les accords dits de préservation et de développement de lemploi, les licenciements économiques, la médecine du travail, le remboursement des indus par les privés demplois. La CGT avance des propositions concrètes : Favoriser la négociation collective, instaurer laccord majoritaire à tous les niveaux de la négociation, revoir les règles et conditions de la négociation collective (article 2) La loi En préambule, le socle légal doit être élargi car il sagit de remettre au centre la protection de lintégrité physique du travailleur. Il nous faut donc revisiter les définitions dheures déquivalence, de temps de pause, damplitudes horaires, de forfait jours, de temps de trajets, de travail de nuit, de travail dominical, dastreintes et le droit aux congés payés. Pour chacune de ces définitions, la loi fixera un plancher et/ou plafond en termes de rémunération et de modalités dorganisation du temps de travail. Laccord de branche Le rôle de régulation sociale de la branche doit être réaffirmé tout en acquérant une fonction « normative ». Les branches définiront, dans le respect des planchers et des plafonds légaux, les marges de négociation possible dans les entreprises. Les accords de branche seront validés majoritairement. La majorité se calculera en fonction de la représentativité patronale et salariale. Toutefois si un accord nécessite un réaménagement du cadre légal il sera alors soumis au parlement. De fait, les branches distingueront ce qui relève de lordre des clauses impératives et ce qui relève de la négociation dentreprises. Les accords dentreprises Les accords dentreprise devraient avoir pour but de limiter la subordination en traçant une frontière claire entre temps de travail et temps de vie personnel. Les accords dentreprise seront négociés dans les limites fixées par la branche et devront alors être validés par les OS majoritaires. Soit les entreprises souhaitent obtenir des dérogations au cadre fixé par la branche, dans le respect des limites légales. Auquel cas, la demande sera adressée à la Commission de Branche, celle-ci devra effectuer un contrôle en légalité mais aussi en opportunité cest-à-dire vérifier que les concessions réciproques sont équilibrées, que le contexte économique et social justifie une telle dérogation, quil ny a pas datteinte à la santé des salariés. Pour cela, les membres de la commission de branche doivent avoir accès aux données économiques, pouvoir se faire assister dexperts (création dun droit dexpertise au niveau de la branche) et disposer dune assistance juridique en plus de leurs moyens habituels de fonctionnement. La commission de branche doit donc fonctionner sur le modèle du Comité dEntreprise, seuls les membres des organisations syndicales ont droit de vote. Si les entreprises ne soumettent pas la demande dérogatoire à la commission de branche, les IRP des entreprises du secteur dactivité ou de la branche pourront saisir la commission de branche sur tout ou partie daccord dentreprise jugé dérogatoire, ce qui nexclue pas pour autant un recours en justice. Cela nécessite de fixer au préalable clairement le périmètre de la branche. Lefficience du rôle des commissions de branche ne pourra être assurée que si le travail de regroupement des branches est conduit selon la logique du mieux disant. Afin de renforcer la négociation dentreprise et den garantir sa loyauté, un certain nombre de droits nouveaux doivent être créés : Heures dinformation syndicale sur le temps de travail, accès intranet, droit à lexpertise, processus de consultation uniquement à linitiative et sur proposition des syndicats. Sagissant des négociations dans les TPE, lidéal serait le renforcement des CPRI dans leurs rôles et moyens. A défaut, et même si le mandatement ne semble pas pertinent, au minimum le salarié mandaté par une organisation représentative dans la branche, pourra se faire accompagner par un membre de cette organisation syndicale lors des négociations. Les accords dentreprises négociés par les salariés mandatés, ne seront validés que lorsquils seront signés par des mandatés dont les organisations sont majoritaires dans la branche. La refonte totale du code du travail, prévue par le projet de loi, doit procéder de la même articulation. Le référendum dentreprise (article 10) Cette question étant traitée dans la discussion autour de larticle 2, larticle 10 na plus de fondement. Les accords de préservations et de développement de lemploi (article 11) Lévaluation des accords de maintien de lemploi issus de de lAni de 2013 et de la loi ont montré léchec de ces accords tant du point de vue du nombre daccords signés que demplois sauvegardés. Les raisons en tiennent notamment aux dispositions introduites par la loi de sécurisation de lemploi de 2013 qui ont accru la flexibilité. La logique daccord offensif demandant de fortes concessions aux salariés, alors même que lentreprise se porte économiquement bien soppose frontalement à la notion de responsabilité sociale de lentreprise. Les licenciements économiques (article 30) A la place de qualifier précisément ce quest une difficulté économique réelle, nous proposons que la question de la réalité du motif puisse être examinée par le juge judiciaire en amont et avec une procédure accélérée. Le rôle des IRP doit également être renforcé. Le comité dentreprise doit être doté dun droit de véto sur la question des suppressions demploi (droit suspensif sur les licenciements économiques). Le fait de discuter des modalités dun licenciement économique sachant que toutes les parties sont convaincues de la réalité des difficultés économiques rencontrées, facilitera le processus pour tous. Conforter la médecine du travail (article 44) La loi de 1946 sur la médecine du travail institue un contrôle étroit de la puissance publique qui repose sur trois grands principes : son action se déploie dans lintérêt exclusif du travailleur ; le travail étant facteur de santé, la possibilité de maintien au travail est lobjectif prioritaire de la médecine du travail ; toute décision qui a une incidence sur la santé du salarié est arbitrée par la puissance publique. La visite médicale dembauche doit être rétablie pour lensemble des salariés ainsi que la périodicité. La réserver aux seuls salariés sur un poste à risque particulier revient à instaurer un permis dembaucher dédouanant la responsabilité de lemployeur et dévoie les grands principes régissant linstauration de la médecine professionnelle. Renforcement de la médecine préventive, indépendante et multidimensionnelle : La médecine professionnelle doit être rattachée à la sécurité sociale assurée par les cotisations employeurs. La possibilité de recours contre une décision de la médecine professionnelle devant linspecteur du travail doit être également rétabli. Le remboursement des indus par les privés demploi Le projet de loi prévoit également que Pôle emploi naura plus besoin de saisir le juge et pourra prélever directement sur les allocations chômage des mois suivants le trop-perçu. En conséquence, si pôle emploi a fait une erreur, cest au demandeur demploi dengager une procédure judiciaire pour obtenir à nouveau le versement. Dans tous les cas, le demandeur demploi peut se retrouver dun mois sur lautre avec une baisse très importante de ses ressources. Pour ces raisons nous demandons la suppression de larticle. Dautres points du projet de loi demeurent à discuter. Ils feront lobjet de propositions complémentaires de la CGT. Montreuil le 17 juin 2016
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| Posté le 18-06-2016 à 22:45:23
| Un courrier de la CNT suite à la remarque (page précédente) sur la phrase "nous dénonçons l'absence de contrôle" : Bonjour, avant tout, merci d'avoir pris le temps de lire notre communiqué. En effet, l'État contrôle la police, et par conséquent les exactions policières. Cette formule employée dans notre communiqué n'est qu'une réponse à celle employée par Valls sur « l'absence de contrôle » des syndicats pendant les manifestations. Ce que tu dis est vrai, et c'est ce que nous affirmons dès le début du communiqué : « la violence nest pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement. »Puis : « Les "casseurs" ne sont quun prétexte pour cet État prétendument "démocratique" de museler le mouvement social par la terreur. Attaquer des travailleurs, attaquer des syndicats est un aveu de faiblesse du gouvernement : quand les mots ne suffisent plus pour convaincre, alors on utilise la violence et la répression. » Nous dénonçons donc bien la violence étatique. Les agissements des policiers n'en sont que l'émanation. La CNT n'a de cesse de dénoncer l'État et le patronat, qui agissent main dans la main. Merci pour ton message, c'est toujours intéressant de discuter afin d'améliorer nos textes et de réfléchir ensemble, les mots sont importants, la situation est très tendue, et la nécessité de réagir vite à cette violence et à la désinformation ne doivent pas faire oublier que même dans l'urgence, il est utile de prendre le temps des échanges pour que tout le monde se comprenne bien. Fraternellement, la CNT région parisienne.
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| Posté le 18-06-2016 à 22:54:19
| Le secrétaire de l'Union Locale CFDT de Montpellier Jean-Louis Garcia, cédétiste depuis 1977, rejoint la CGT.
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| Posté le 18-06-2016 à 23:05:20
| Plusieurs articles et témoignages à propos de la destruction de vitres de l'hôpital Necker. Sur nuit et jour : "La vérité sur l'attaque de l'hôpital Necker, et les conclusions qu'on peut en tirer (éditorial en accès libre)" N B : la vidéo a été retirée par Le Monde pour "atteinte aux droits d'auteur". Sachant la proximité de ce canard et du pouvoir les "droits d'auteur" ont bon dos.
Edité le 18-06-2016 e 23:20:15 par Xuan
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| Posté le 18-06-2016 à 23:19:55
| On me transmet un courrier émanant de l'UFICT métallurgie (sauf les photos qui ne peuvent pas être reproduites ici) : A lattention du Conseil National de lUFICT Pour information et diffusion Bonjour, > Tu trouveras ci-dessous un reportage photo commenté dun salarié de Thalès en tête du cortège de la manifestation parisienne de mardi. Un question me brûle les lèvres : pourquoi le cordon de police a-t-il, sans raison apparente, bloqué les casseurs devant lhôpital Necker pendant une heure ? Fraternellement, Stéphane LOVISA Secrétaire Général de Union Fédérale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens UFICT-Métallurgie CGT Membre du Bureau de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie Membre du Bureau de Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens UGICT-CGT
________________________ Hier javais posé un RTT pour la manif et javais prévu de rejoindre le cortège Solidaires. Finalement, je me suis retrouvé en tête de cortège et jai pris des photos et des vidéos de ce que jai vu et vécu. Dabord, jai été impressionné par le monde qui sétait déplacé et par lambiance plutôt festive de la grande majorité des manifestants. La deuxième chose qui ma frappé, cest la présence de plusieurs dizaines dindividus masqués en noir, à lévidence des casseurs. La troisième, cest les moyens policiers hallucinants par leur ampleur ! Toutes les issues du cortège étaient bloquées par des véhicules, des barrières anti-émeutes et des cordons de CRS et de gendarmes mobiles. La tension était déjà palpable mais les manifestants continuaient de cultiver malgré tout une certaine bonne humeur. Ensuite, arrivé à la tête du cortège, jai vu quun cordon de gendarmes mobiles contrôlait lavancée du cortège en le ralentissant et parfois en le bloquant (sans raison apparente), ce qui énervait pas mal les manifestants. Jai vu les premiers actes de vandalisme (tags et destruction dabri bus) à 14h37 (heure indiquée sur le fichier jpg de mes photos). On remarquera que la distinction entre le manifestant de base et le voyou est à la portée de tout le monde, y compris de la police qui nintervient toujours pas, malgré lénormité des moyens mis en place. Les casseurs sont recommencé à hauteur de lhôpital Necker à 15h11. Jen profite pour clamer ma parfaite innocence ! ;-) On voit à larrière-plan lhôpital Necker construit tout en vitres. Le cordon de gendarmes mobiles bloque alors lavancée du cortège à hauteur de lhôpital. Sur la photo ci-dessous, il est 15h15 et je suis au premières loges. Les premiers projectiles commencent à fuser et lodeur de la lacrymo commence devient de plus en plus forte. La tension monte entre le cortège et les gendarmes mobiles. A 15h20, profitant dune poussée de la foule, je parviens à forcer le cordon avec une trentaine dautres manifestants et je me retrouve de lautre côté (libéré, délivré
). Le cordon recule de quelques dizaines de mètres et prend une nouvelle position, toujours à hauteur de lhôpital. La photo suivante a été prise à 15h22 et on voit bien lhôpital sur la droite. La guerre des nerfs continue alors pendant plusieurs dizaines de minutes au cours desquelles ont lieu des tirs de grenades lacrymogènes (ce qui est totalement inutile sur les casseurs puisquil sont tous équipés de masques sur la bouche et les yeux) et de mon côté du cordon les gens scandent « libérez nos camarades ». La photo suivante a été prise à 15h50 et le cortège est toujours bloqué au même endroit. Ca fait donc 40 minutes que tout est en place pour favoriser laction des casseurs sur lhôpital Necker en les forçant à rester sur place et en les énervant avec des tirs de lacrymo alors que la foule fait preuve dun sang froid assez exemplaire. A 15h54, le blocage des gendarmes mobiles tient toujours mais aucun débordement des manifestants « normaux ». Peu après, cest-à-dire au moins 45 minutes après le début du blocage, le cordon de gendarmes mobiles recule progressivement pour faire avancer le cortège. La photo suivante a été prise à 16h04, soit près de 55 minutes après que la tête du cortège ait atteint lhôpital Necker (quon aperçoit dans le fond). On voit que le cortège a peu avancé lentement. Et ensuite, dans les médias, tout le monde sindigne des dégâts causés à cet hôpital en rejetant la responsabilité sur les organisateurs de la manif alors que sur ordre de la préfecture (de Matignon, de lElysée ?) tout a été mis en place pour bloquer et énerver les casseurs devant cet hôpital (très vulnérable car il est vitré sur toute sa façade et hautement symbolique car cest un hôpital pour enfants) pendant près dune heure. On pourrait voir tout cela comme un joli coup médiatique. Ensuite, le cortège reprend son avancée plus ou moins normalement car le cordon de gendarmes nentrave presque plus son avancée jusquaux Invalides.
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| Posté le 19-06-2016 à 00:24:11
| 18 juin 2016
UNE MOBILISATION ÉNORME ! UN GOUVERNEMENT AUX ABOIS Source: ROCML 80 000 manifestants officiellement recensés à Paris ! Le gouvernement doit vraiment être aux abois face à la force de la mobilisation pour inventer de tels mensonges. La mobilisation était massive à Paris avec un million de personnes et 1,3 million de personnes dans tout le pays. Cette nouvelle journée a montré à nouveau la détermination des travailleurs. Les travailleurs se sont unis dans les cortèges dans une atmosphère de lutte et de solidarité de classe. Cette journée a montré au gouvernement la puissance du mouvement contre la loi travail et le soutien massif et populaire à ce mouvement. Cest pour ces raisons que la bourgeoisie a utilisé toute sa force pour attaquer et tenter de décrédibiliser le mouvement. Premièrement, en utilisant la casse organisée par les mouvements autonomes ou les provocateurs en civils à la solde du pouvoir socialiste. Deuxièmement, en mobilisant tout son appareil idéologique, les grands médias et en organisant un tapage systématique contre la CGT pour lassimiler aux « autonomes casseurs » et pour dissimuler lampleur de la mobilisation. Troisièmement, en utilisant la répression et en empêchant le cortège de terminer la manifestation sur la pelouse des Invalides. Les CRS ont attaqué les cortèges de travailleurs. Les dockers de la CGT ont dailleurs riposté. Ils ont eu raison. Face à cette provocation, leur violence avait un caractère de classe, ouvrier, elle était juste. Le service dordre de la CGT, accusé dans les médias, a subi la répression policière de plein fouet car il protège les manifestants. Lattaque des cortèges est systématique. Ce nest pas là une « bavure » mais bien une stratégie organisée par le gouvernement pour casser les manifestations et empêcher un mouvement encore plus massif. Le gouvernement a un intérêt à affaiblir le mouvement, il a un intérêt à la répression policière ! Quels autres moyens a-t-il en réserve pour faire passer sa loi ? II ne convainc plus personne des « bienfaits » de cette loi. Quatrièmement, en créant une « union nationale » des partis au service du capital contre les travailleurs : PS, LR, FN. Tous y vont de leurs discours pour réclamer linterdiction des manifestations. Ils ne reculent devant rien pour essayer, en vain, de discréditer le mouvement. Les propos sont abjects. Cazeneuve utilise des victimes dattentats terroristes, Hollande leuro de football et la sécurité face au terrorisme. Marisol Touraine sindigne des vitres brisées sur lhôpital Necker mais organise la casse des hôpitaux et de la santé : 22 000 postes seront supprimés dici 2017 dans les hôpitaux. Hollande et Valls menacent dinterdire les manifestations et font pression sur la CGT. Encore une fois, ce gouvernement montre son véritable visage. Il est lennemi des travailleurs, au service des grands monopoles français qui ont un intérêt à voir la loi El Khomri passer pour faire face à la concurrence internationale, et maintenir leur taux de profit. De notre côté, nous ne devons pas céder, la mobilisation doit se poursuivre les 23 et 28 juin. Amplifions la solidarité, les grèves, le blocage économique, les manifestations, toutes les formes dactions qui permettent de maintenir et daugmenter le rapport de force.
CE GOUVERNEMENT EST AUX ABOIS, TRAVAILLONS A LE FAIRE PLIER RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI INDEMNISATION PAR LÉTAT DES MANIFESTANTS BLESSES ! HORS DU POUVOIR LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS !
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| Posté le 20-06-2016 à 00:49:40
| Effectivement les socialos sont aux abois, ils sentent que le bateau prend leau et chacun se précipite vers les chaloupes. Alors quHollande voulait imposer sa candidature, Cambadélis relance la primaire et Macron nattend même pas le signal du départ pour enfiler sa bouée de sauvetage. On ne peut pas appeler ça une équipe soudée. Nul doute que la bourgeoisie fait des pieds et des mains pour que le gouvernement ne cède rien, quitte à perdre la face jusqu'aux élections. La casse (méthodique et préméditée au vu de la vidéo) des glaces de Necker, et l'utilisation qui en a été faite, montrent que la bourgeoisie ira plus loin si elle doit le faire. Le peuple est massivement opposé à la loi travail. Ne pas se laisser intimider et s'attendre à toute éventualité.
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| Posté le 20-06-2016 à 22:41:34
| La réaction de Michel Etiévent : Les honteuses réactions du gouvernement socialiste épaulées par un consensus jamais vu, en un concert abject qui va de la droite au patronat en passant par lensemble des medias relèvent de lignominie et de la manipulation médiatique, arme classique de tous les régimes autoritaires. Elles sont révélatrices dun état aux abois, en fin de règne, minoritaire dans le pays, « gattazifié », rejeté par la classe ouvrière et toutes les forces à qui avait été promis le changement en 2012 et à qui ils ont volé les voix. Symptomatique dune dérive fascisante dun état en décomposition face à un peuple qui refuse de baisser la tête, de se soumettre et dêtre humilié par un retour vers lancien régime où le vide du code du travail faisait le décor de Germinal. Mardi, il aura fallu attendre très tard dans laprès midi sous le rouleau compresseur de France info (public) de France inter (public) pour avoir des nouvelles de la manifestation monstre ( 1 300 000) à Paris : « 80 000 insistaient ils à lenvie, pour une manifestation de la CGT qui dégénère et casse : », nouvelle repoussée en deux ou troisième position informative après les faits divers. Repris par toutes les chaines on a pu entendre les propos honteux de Cazeneuve dénonçant la Cgt, liant insidieusement le sang de la tuerie horrible et barbare du couple policiers à celui de laffiche de la CGT, puis vint Gattaz dénonçant les voyous ouvriers, Le Foll menaçant le droit de manifester, Valls accolant la manifestation de la CGT à la casse dun hôpital, utilisant ainsi la détresse denfants malades et de leurs parents pour rejeter la faute sur le seul syndicat qui ne cesse de dénoncer la mort hospitalière et défend clairement les hôpitaux publics et leurs personnels .Parce que la vraie casse sociale est là dans les mesures gouvernementales du nouveau plan santé Tourraine qui va briser la vie de 22000 agents hospitaliers, menacer la santé de milliers de français en réduisant de 3 milliards le budget hospitalier ajouté aux 22 milliards de coupes claires dans la protection sociale dun pacte de responsabilité qui transfère la même somme aux patrons. Ne nous trompons pas, ne baissons pas les bras, ces réactions violentes sont dabord la volonté pathétique dun gouvernement en déroute face à un peuple qui se lève, fatigué de subir
Michel etiévent
Edité le 20-06-2016 e 22:43:02 par Xuan
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| Posté le 30-06-2016 à 09:50:30
| | Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail mercredi 29 juin 2016 INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik
________________________________________ Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre du Travail, Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourdhui, contre elle une majorité de lopinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à lAssemblée nationale. Vous connaissez aussi nos propositions en faveur dun Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui lexercent. Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de lOIT. En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de lOIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de lépoque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à sy méprendre à larticle 2 de votre projet de loi. Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à linfraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de lOIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement : « Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations demployeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à lencontre des principes des conventions 87 et 98 » . Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton larticle 2 du projet de loi dit travail.
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| Posté le 10-07-2016 à 20:56:47
| | Loi "El Kohmri" : comment sauver le soldat PS... et tirer dans le dos du mouvement social. Mardi 5 juillet 2016, par Pascal Brula sur vivre le pcf LHumanité du dimanche 3 juillet nous apprend que « Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France ». Mais de quel dialogue parle-t-on ? Je ne savais pas quil y avait du "dialogue social" sous le système capitaliste. Ah oui ! Cest peut-être ce fameux dialogue qui fait que les syndicats doivent régulièrement rencontrer le patronat et le gouvernement et ressortir en ayant toujours dit oui : le dialogue du "béni-oui-oui". Mais où est le temps où lHuma était lorgane central du PCF, cest-à-dire des communistes, prenant parti, contestant, argumentant ? Y a-t-il encore des communistes qui dirigent lHuma ? Comment peut-on avoir un titre aussi neutre vis-à-vis de ce texte, véritable coup de poignard dans le dos du mouvement social ? Penchons-nous sur cet appel
Il est revendiqué par des membres de lUGICT dont sa secrétaire générale. Qui trouve-t-on dans cet attelage hétéroclite ? Oh surprise, il y a des membres éminents du PCF, à savoir le responsable de la section économique, Frédéric Boccara, le "fils de", et puis Denis Durand, lui aussi membre de cette section ainsi que Denis Gibelin, membre du CN. Il y a aussi une majorité de cadres supérieurs, que la surexploitation capitaliste actuelle ne doit pas beaucoup toucher, mais qui ont le cur sur la main (je nen mettrais pas la mienne à couper)... Cet appel sent à plein nez le résultat de tractations avec le PS comme gage de quelques strapontins futurs (?). Que nous dit cet appel ? « Sur le plan économique, depuis quelques semaines, les investissements repartent dans notre pays tout comme la consommation des ménages. Tout cela reste fragile et conjoncturel, mais cette légère embellie économique est le produit de la mise en commun des intelligences et des savoir-faire ». Eh les ptits gars, vous êtes sûrs de ce que vous avancez ? On dirait du Hollande dans le texte. Apparemment oui, puisque vous êtes des têtes tellement bien pensantes ! Et puis le texte continue, comme si le mouvement social contre la Loi "El Kohmri" était étranger aux signataires de ce texte, figés dans une sorte de neutralité dobservateurs, dont la plupart sont membres de lUGICT, syndicat à part entière de la CGT : « Le gouvernement croit détenir toute la vérité. Pourtant, une bonne partie des Français ne partage pas ses positions et lexprime, certains par des actions, des grèves, dautres à travers des sondages dopinion ». Ou encore : « Chacune des parties a fourbi ses arguments. Les points de désaccords sont identifiés ». On a envie de leur demander "Et vous, vous en pensez quoi ?". En fait ils pensent ça : « La loi Travail, en rompant avec les régulations sectorielles au niveau de la branche risque de généraliser ces logiques [1] ». Ah oui, maintenant cest clair... Dailleurs, les travailleurs et le gouvernement sont renvoyés dos-à-dos, puisque ce sont les ennemis de la démocratie qui vont profiter du conflit : « Pendant ce temps, les ennemis de la démocratie comptent les points en silence, usent de démagogie pour engranger les mécontentements. Ils sapprêtent à sortir du bois le moment venu. Quel en sera alors le prix à payer pour notre économie, pour nos entreprises ? ». Ben oui quoi, faut vite "dialoguer", sinon cest notre "économie" qui va en pâtir
ou leurs profits ? Cest pourquoi, daprès eux, il faut retrouver le calme, la tranquillité, et la "cohésion sociale", jai envie de rajouter, travailleurs et patrons, main dans la main : « Face à ces dangers et aux diverses provocations violentes qui se développent en marge des manifestations, il est indispensable de retrouver dès que possible une cohésion sociale et économique dans notre pays ». Dites, vous navez pas davis sur qui est à lorigine de ces provocations violentes ? Et puis surtout, lappel nous dit que tout cela doit se conclure par le fameux "dialogue social", ce merveilleux "dialogue social" par qui tout doit arriver, notamment les nouveaux droits pour les salariés (non, non, je ne déconne pas !) : « Pour cela, la seule solution dans une démocratie demeure le dialogue. Un dialogue apaisé, sans provocations et qui conduise à des avancées sociales. Il est temps que des négociations sengagent afin de parvenir à un accord qui apporte de nouveaux droits pour les salariés ». Non, non, pas la peine de se pincer, cest bien réel, nous ne rêvons pas. Dailleurs, le texte et les signataires sont à ladresse suivante sur le site de lHuma : http://www.humanite.fr/loi-travail-des-cadres-dirigeants-lancent-un-appel-pour-renouer-avec-le-dialogue-social-en-france Et oui, vous avez bien lu : cette vision de bisounours est portée par "déminents" membres du PCF et de lUGICT. La lutte des classes ? Connait pas ! Lexploitation de lhomme par lhomme ? Non plus ! Et vive le "dialogue social" ! Pascal Brula [1] Ces logiques, à savoir "la vision court-termiste qui prédomine dans la gouvernance des grands acteurs économiques" et "limpact dévastateur du dumping social et économique qui fragilise la pérennité de linvestissement dans les entreprises"
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-08-2016 à 22:34:51
| Sur le site oùvalacgt Loi Travail, Air France : les choses sont claires Le même jour (Mardi 8 août), au cur de lété, double événement symbolique : > La ministre El Khomri valide le licenciement dun délégué dAir France dans laffaire de la chemise déchirée (voir le communiqué ci-dessous)
> La ministre El Khomri promulgue la loi Travail qui sera publiée le lendemain au Journal Officiel. Ces deux événements ne sont pas liés au premier chef, puisque les licenciements à Air France sont antérieurs à la loi Travail (voir notre dossier ICI). Mais il sagit en fait exactement de la même chose : dun côté les vagues dajustement structurels de limpérialisme français dans la guerre économique mondialisée, de plans de restructurations (aujourdhui SFR après Air France). De lautre la précarité et la flexibilité accentuées par des lois successives, la loi Travail après toutes les autres. On relira avec intérêt un article précédent de ce blog, publié en 2013 sur toutes les lois précédentes, et encore larticle na pas été mis à jour, il manque lANI, la loi Rebsamen, les lois Macrons, le pacte de compétitivité et bien dautres etc. !!! (« Emploi : un accord dans la droite (!) ligne des précédents »). http://serveur2.archive-host.com/membres/up/1451077023/2016bis/ElK_Gattaz.jpg Le hasard des dates rend les choses plus claires : face aux difficultés de la compétition capitaliste, les gouvernements successifs (Hollande après Sarko et avant le futur de 2017 quel qu'il soit) construisent le cadre nécessaire, au plan économique et répressif, pour permettre ces restructurations. Mais bien sûr le MEDEF fait la loi au gouvernement
cest le rôle même de lEtat capitaliste quoi quen pensent les naïfs qui imaginent le contraire. Car justement, armée, police et justice sont là pour mettre au pas tous les empêcheurs dexploiter en rond, par la force brute sil le faut. En ce sens, le combat contre la répression qui va reprendre à la rentrée a exactement le même sens que le combat contre la loi Travail. Cest la défense du camp des travailleurs contre le capital, contre laggravation permanente de ses conditions de vie et de travail. Fin septembre nous nous retrouverons avec les camarades dAir France contre les licenciements et les condamnations. Le 15 nous reprendrons la rue pour signifier que le combat nest pas fini. Dans les deux cas, cest le même combat : Non à la loi travail et son monde ! Non aux licenciements ! Relaxe de TOUS les inculpés depuis le 9 mars ! Relaxe des Air France et des Goodyear !
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