" class="p15" target="_blank" rel="nofollow">http://centremlm.be/-Union-des-Communistes-Marxistes-Leninistes-de-Belgique-UCMLB-
PCMLB
http://www.centremlm.be/-Parti-Communiste-Marxiste-Leniniste-de-Belgique-PCMLB-
AMADA - TPO et la question du maoïsme en Belgique
12 septembre 2016
http://centremlm.be/AMADA-TPO-et-la-question-du-maoisme-en-Belgique
Le PTB…
12 décembre 2018
https://alphas.be/ptb/
La métamorphose du PTB Ligue Communiste des Travailleurs 2014 / 2019 -
Section belge de la Ligue Internationale des Travailleurs - Quatrième Internationale (LIT-QI)
https://www.lct-cwb.be/images/pdfs/LCT/PTB_metamorphose.pdf
Edité le 27-03-2021 à 07:14:53 par Finimore
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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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Dans le sujet sur l'histoire du PTB, j'ai indiqué la publication sur EP-Vidéos de plusieurs vidéos sur l'Histoire du PTB. Pour être plus complet, voici la liste des 3 vidéos concernant plus précisément ce sujet : Un quart de siècle après Mai 68 la révolte des étudiants flamants, origines et histoire du PTB Conférence par Ludo Martens et Kris Merckx le 01/06/1993 https://www.youtube.com/watch?v=Vwfk84tF_6s L'histoire du Parti du Travail de Belgique - Un parti communiste, un parti révolutionnaire (Version complète) -1er février 1996- https://www.youtube.com/watch?v=VIliaeGmY4Q Histoire, unification, crises et scissions aux origines du PTB Conférence avec Nadine Rosa-Rosso et Michel Collon le 21-03-2000 L'unification des organisations communistes de Belgique : De Tout le Pouvoir aux Travailleurs à l'UCMLB et fusion avec AMADA-TPO et PTB. https://www.youtube.com/watch?v=_GHaBfi_iQU Edité le 27-03-2021 à 07:41:15 par Finimore -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Le site du Centre MLM devient Vive le Maoïsme ! La page concernant les textes d'AMADA-TPO https://vivelemaoisme.org/category/documents-politiques/la-bataille-anti-revisionniste-en-belgique/alle-macht-aan-de-arbeiders-tout-le-pouvoir-aux-ouvriers-amada-tpo/ l'UCMLB https://vivelemaoisme.org/category/documents-politiques/la-bataille-anti-revisionniste-en-belgique/union-des-communistes-marxistes-leninistes-de-belgique-ucmlb/ le PCMLB https://vivelemaoisme.org/category/documents-politiques/la-bataille-anti-revisionniste-en-belgique/parti-communiste-marxiste-leniniste-de-belgique-pcmlb/ -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Médecine Pour le Peuple https://hirsutefanzine.wordpress.com/2016/09/10/medecine-pour-le-peuple/ C’est en pleine effervescence estudiantine, à la fin des années soixante, que germa l’idée des « Maisons médicales » en Belgique et dans d’autres pays d’Europe, pour fleurir au début des années soixante-dix. Cet article tentera de définir ce qu’est une « Maison médicale » en Belgique, puis s’intéressera de plus prêt à « Médecine Pour Le Peuple » (proche du Parti Du Travail De Belgique) avec son historique, ses actions, ses engagements, ses luttes… Pour finir par un entretien avec Patricia Polanco, Responsable d’organisation et de gestion de « Médecine Pour Le Peuple de Molenbeek ». mplp-02 MPLP de Marcinelle – « Santé la Fête » – Juillet 2010 Crédit photo : GVHV/MPLP Qu’est-ce qu’une « Maison médicale » ? Les « Maisons médicales » sont en général situées dans des quartiers populaires. La « Maison médicale » est composée d’une équipe de médecins pluridisciplinaires qui délivrent les soins de première ligne. Dans la plupart d’entre elles, exercent des médecins généralistes, mais de plus en plus de « Maisons médicales » offrent des soins infirmiers et il n’est pas rare d’y trouver un kinésithérapeute permanent. Des consultations de diététique peuvent aussi y être dispensées. Dans d’autres encore, il est possible de consulter un gynécologue ou un acupuncteur. Par contre, aucune « Maison médicale » n’a de dentiste, mais la plupart collabore avec un dentiste du quartier pratiquant des tarifs réduits. On y propose soins et prévention. L’inscription en « Maison médicale » n’est possible que pour les personnes résidant à proximité. Ses médecins, ont une approche globale de la santé en considérant : l’aspect physique, psychique et social. L’action de la « Maison médicale » est fondée sur des principes de justice sociale, basée sur un principe d’équité et de solidarité. On compte, en moyenne, l’ouverture de six nouvelles « Maisons médicales » par an. Plus de 300.000 patients sont inscrits auprès d’une « Maison médicale » en Belgique. mplp-03 Ouverture – MPLP de Molenbeek – « Le Renfort » Crédit photo : GVHV/MPLP MEDECINE POUR LE PEUPLE – « Historique » En Mai 1968, La révolution étudiante est internationale. En Belgique, une nouvelle organisation marxiste ayant pour ligne de conduite : « servir le peuple », voit le jour : TOUT LE POUVOIR AUX OUVRIERS – Alle Macht Aan de Arbeiders (TPO – Amada), qui deviendra le PARTI DU TRAVAIL DE BELGIQUE – Partij Van De Arbeid van België (PTB – PVDA). Certains intellectuels décident alors d’aller travailler, comme ouvriers, dans des usines, tandis que d’autres cherchent comment mettre leur profession (comme les médecins) au service des travailleurs. Trois ans plus tard, en 1971, les docteurs généralistes Kris Merckx et Michel Leyers s’installent dans la commune de Hoboken (Commune ouvrière « rouge »), près d’Anvers. Ils optent pour des soins de santé gratuits, en accord avec leurs convictions socialistes, qui s’opposent radicalement à celle du syndicat de médecins mené par le Dr Wynen. L’Ordre des médecins, qui était à l’époque une prolongation de ce syndicat, poursuit alors en justice les « médecins TPO – Amada » pour « concurrence déloyale » et « conduite indigne ». Les patients et syndicalistes prennent parti pour les docteurs Kris Merckx et Michel Leyers. En 1973, l’Ordre des médecins persiste et suspend Kris Merckx ainsi que Michel Leyers, pour une semaine d’abord, puis pour deux. Kris et Michel n’en tiennent pas compte et continuent à pratiquer. Il s’ensuit plusieurs procès pour « exercice illégal de la médecine», mais MPLP riposte et récolte un franc succès. mplp-04 Leuven, Décembre ’68 – Interview de Kris Merckx par Jos De Man Crédit photo : Extrait du livre – « Un quart de siècle mai 68 » – Ludo Martens et Kris Merckx – OEB C’est à partir de 1978, que MPLP mène des actions contre l’empoisonnement par le plomb de travailleurs et d’enfants causé par la Métallurgie Hoboken. Ces actions portent leurs fruits car l’entreprise est obligée d’investir pour l’assainissement de l’environnement. Entre-temps, les maisons médicales de Zelzate, Genk, Lommel, Deurne et Herstal sont créés et se font également remarquer par leurs actions en faveur de l’environnement. Deux ans plus tard, en 1980, le syndicat du Dr Wynen (avec le « soutien moral » de l’Ordre des médecins), remet le couvert en menant une nouvelle grève. Les médecins de MPLP, épaulés par des centaines de confrères progressistes, refusent de payer leur cotisation à l’Ordre des médecins. L’Ordre envoie des huissiers, mais les patients occupent les maisons médicales d’Anvers, de Seraing, Zelzate et Herstal afin d’empêcher la saisie des meubles de leurs médecins. En 1985, l’Ordre des médecins fait appel aux forces de l’ordre pour saisir le mobilier du Dr Harrie Dewitte, à Genk. Mais après une vague d’indignation et protestations à travers la Belgique, l’Ordre des médecins change d’avis. Pour MPLP et le PTB, les travailleurs du monde entier ne font qu’un. La solidarité internationale et l’antiracisme font partie des fondements de leurs convictions. Leur organisation sœur, MEDECINE POUR LE TIERS-MONDE, voit le jour durant cette année 1985. Ses médecins officient aux Philippines, au Salvador, au Nicaragua, au Burkina, en Erythrée et en Palestine. mplp-05 MPLP de Molenbeek (« Le Renfort » ![]() Crédit photo : GVHV/MPLP Depuis la fin des années 90, MEDECINE POUR LE PEUPLE s’est développé en Wallonie et à Bruxelles, avec les maisons médicales de Marcinelle (1996), de La Louvière (1999), de Schaerbeek (1992) et de Molenbeek (1998). A Hoboken, le Dr Mie Branders lance « Café Santé », une initiative culinaire multiculturelle qui invite chaque dernier vendredi du mois collaborateurs et patients pour un repas à prix réduit, avec informations politiques. A Seraing, les docteurs Jilali Laaouej et Hans Krammisch fondent le « Centre de Défense et d’Action pour la Santé des Travailleurs » (C-Dast), qui lutte contre les conditions de travail malsaines et dangereuses, les accidents de travail et les maladies professionnelles. Pour mieux connaître les conditions de travail des ouvriers intérimaires, le Dr Karel Van Bever, de la maison médicale de Zelzate, ira travailler « incognito » comme docker. Il décrit son expérience dans son livre « Dokter in overall » (« un docteur en bleu de travail »), qui paraîtra en 2007. Dans leur livre « Docteur, je n’en peux plus ! », les médecins Staf Henderickx et Hans Krammisch rapportent leurs témoignages à propos des maladies liées au stress. En, 2002, les onze maisons médicales de MPLP continuent à pratiquer la médecine gratuite en passant au « forfait ». En 2003, Dans son livre « De cholesteroloorlog » (« la guerre du cholestérol »), le Dr Dirk Van Duppen dénonce le prix excessif des médicaments traitant le cholestérol, et entame la lutte contre « Big Pharma » (surnom donné à l’industrie pharmaceutique). Il propose d’adopter le « modèle kiwi », baptisé ainsi d’après le fruit originaire de Nouvelle-Zélande, pays qui a instauré un système d’appel d’offres auprès des entreprises pharmaceutiques, afin de rembourser uniquement le médicament alliant qualité et pris le plus bas. Ce « modèle kiwi » pour faire baisser le prix des médicaments reçoit le soutien du MOUVEMENT OUVRIER CHRETIEN, des centrales syndicales et des mutuelles. En 2008, le Professeur Jan De Maeseneer, président du European Forum for Primary Care, déclare : « En matière de soins de santé de première ligne, Médecine Pour Le Peuple s’est montré visionnaire en donnant le ton par trois points : L’importance des déterminants sociaux en matière de santé et de maladie ; le besoin de soins de santé accessibles et de qualité pour tous ; le fait d’impliquer activement les patients et la population dans ces domaines ». Depuis 2011, bon nombres de médecins sont désormais des femmes au sein de MPLP, comme dans tout le secteur médical en Belgique. Les nouvelles générations continuent de faire évoluer MPLP, avec leurs actions et leurs luttes, pour la généralisation de la médecine gratuite, et l’avènement d’un monde meilleur. mplp-06 Crédit photo : GVHV/MPLP MEDECINE POUR LE PEUPLE « Les gens d’abord, pas le profit ! » Pour les médecins de MPLP, la santé correspond à plus que l’absence de maladie. Il apparait que les déterminants sociaux économiques, influencent beaucoup plus la maladie et la mort que la médecine et ses progrès techniques. Comme le constatait l’Organisation Mondiale de la Santé en 2008 : « L’injustice sociale tue à grande échelle ». Les inégalités en matière de santé ne cessent d’augmenter, dans le monde entier, elles sont déterminées par les conditions sociales, le travail et le milieu de vie en société. La santé doit être un droit fondamental acquis pour tout être humain, car l’accès à des soins de santé de qualité améliorera la qualité de vie de chacun d’entre eux. Les soins de santé sont de plus en plus mis en péril à cause du profit, de la privatisation et de la commercialisation. La santé ne doit pas être une marchandise gérée par la loi du marché ! « Les gens d’abord, pas le profit ! » (MPLP). A cause de la privatisation croissante des soins de santé en Belgique, de plus en plus de patients, ont des difficultés à accéder aux soins et aux médicaments. Beaucoup d’entre eux reçoivent des médicaments gratuits offerts par MPLP, mais dans certaines régions, le manque de soins de santé primaires est tel que MPLP ne peut répondre à toutes les demandes. En dix ans, le nombre de personnes pour qui les soins de santé sont trop chers a doublé ! Dans un grand nombre des « maisons médicales » de MPLP, il est impossible de répondre à l’afflux de demandes de médicaments gratuits. mplp-07 Manifestation du 24 Mai 2016 à Bruxelles contre l’AR de Maggie De Block Crédit photo : GVHV/MPLP Voilà pourquoi au sein de MPLP, la santé est aussi une question de lutte sociale et leur travail est basé sur l’engagement social, l’action et la compétence. MPLP, ne renie pas les convictions de « TOUT LE POUVOIR AUX OUVRIERS » (TPO – AMADA), en mettant son travail et son expertise au sein des travailleurs et de leurs organisations. La ligne de conduite « Servir le peuple » n’est pas un vain mot pour eux ! La défense et le renforcement de la Sécurité Sociale obligatoire, ainsi que la gratuité des soins et l’instauration du modèle « Kiwi » afin de faire baisser le prix des médicaments font partie de leurs priorités, tout en restant attentif à la recherche scientifique. Depuis sa création, MPLP dispense des soins médicaux gratuits aux patients de toutes origines, quelles que soient leurs convictions politiques ou religieuses. L’accueil de bénévoles au sein de MPLP a dès le début, joué un rôle important. Aujourd’hui encore, de nombreux bénévoles collaborent à l’administration, à l’accueil, au travail social, à l’entretien, à l’organisation des fêtes, aux travaux de rénovation. mplp-08 MPLP de Marcinelle (MPLP) – Santé la fête – 2012 Crédit photo : GVHV/MPLP MEDECINE POUR LE PEUPLE « Entretien avec Patricia Polanco (MPLP de Molenbeek)» 1 – Quelle est l’origine de la dénomination : « Médecine pour le peuple » ? Peut-on dire que vous pratiquez une médecine militante ? Médecine pour le Peuple trouve son origine dans les mouvements marxistes de mai 68′. En 1971, les jeunes docteurs Kris Merckx et Michel Leyers installent leur cabinet de généralistes dans la commune de Hoboken, près d’Anvers. Parallèlement, ils s’impliquent avec d’autres militants dans la création d’un parti politique marxiste TPO (Tous le pouvoir aux ouvriers – l’ancêtre du PTB). Vu leur idées progressistes, ils optent, par principe, pour des soins de santé gratuits. Ils demandent aux patients de payer le strict montant remboursé par la mutuelle (caisse maladie). Ils accordent également une très grande importance aux causes sociales de la maladie (les mauvaises conditions de vie, de travail et d’environnement). Leur salaire est celui d’un ouvrier et ils participent à de nombreuses luttes politiques et sociales. Aujourd’hui Médecine pour le Peuple, ce sont 11 maisons médicales situées dans des quartiers populaires partout en Belgique. A Hoboken, Zelzate, Genk, Lommel, Deurne, Herstal, Seraing, Marcinelle, La Louvière, Schaerbeek et Molenbeek. Médecine pour le Peuple continue de pratiquer la médecine gratuite grâce au système du forfait. Les patients s’inscrivent dans une maison médicale et la mutuelle paye un montant fixe par mois à la maison médicale. De cette façon, nos patients peuvent consulter leur médecin sans rien payer autant de fois qu’ils en ont besoin. Et bien sûr, nous continuons à mener une médecine militante. Lors des réunions d’équipes, nous laissons la place à l’actualité. Ensuite nous en parlons avec nos patients et nous essayons de les mobiliser autour des sujets qui les touchent directement. Nous menons des campagnes sociales et politiques, tel que « sans argent chez mon généraliste », une campagne pour la médecine de première ligne au forfait (qui permet au patient de ne pas payer ses consultations étant donné que la mutuelle intervient directement). Pour MPLP, la médecine au forfait doit être un droit car on ne tombe pas malade par choix. Ou encore « Sanctionner les travailleur malades ? NON » : une campagne contre la politique de la chasse aux malades longue durée lancée par notre gouvernement qui veut durcir le contrôle sur les malades de longue durée. La ministre de la santé, Maggie De Block, veut au plus tard dans un délai de deux mois suivant l’incapacité, soumettre tous les travailleurs malades à une procédure de réintégration sur le marché de l’emploi. mplp-09 Crédit photo : GVHV/MPLP 2 – Quel est l’objectif de « Médecine pour le peuple », et quels moyens mettez-vous en œuvre pour arriver à vos fins ? S’appuyant sur quarante années d’expérience, les jeunes générations continuent à développer MPLP en tant qu’outil pour la généralisation de la médecine gratuite. Nous développons aussi l’empowerment1 comme levier dans la lutte pour un monde plus juste. Nous informons les patients en les invitants à des débats, des groupes de paroles, en parlant avec eux dans la salle d’attente amis aussi en leur demandant leur avis. La salle d’attente dans nos maisons médicales est un vrai lieu d’échange, d’information et de discussions. Nous adaptons nos outils d’information à nos patients, par exemple sur la loi Peeters (réforme similaire à la Loi Travail en France). Un accueillant a créé un outil pour pouvoir expliquer simplement à nos patients ce que la Loi Peeters aurait comme impact pour eux. Nous impliquons nos patients lors des manifestations sociales et syndicales, avec à chaque fois un départ collectif depuis la maison médicale. Les conseils communaux sont aussi des leviers importants de sensibilisation et de mobilisation. Certains collègues y ont été élus comme conseillers communaux du PTB (Parti du Travail de Belgique). Et leur principe d’action est le suivant : rue – conseil – rue. Ils relèvent les problèmes concrets des gens dans la rue et les placent à l’agenda du conseil communal. Ils invitent les gens à participer au conseil communal et à devenir acteurs dans leur commune. Ce n’est pas habituel ici de voir les citoyens assister aux discussions politiques lors de ces conseils, d’ailleurs il arrive parfois que la salle ne soit pas assez grande pour que tout le monde puisse y entrer. Il arrive qu’on puisse changer le rapport de force et obtenir certaines victoires, comme celle des piscines à Molenbeek. Fin juin 2016, la majorité MR-Ecolo (droite libérale et verts) de la commune de Molenbeek a voulu supprimer les cours de natation pour les enfants de 1ère et 2e primaires (6 et 7 ans). Dirk De Block, conseiller communal PTB Molenbeek l’a dénoncé dans la presse. Il s’est aussi appuyé sur l’expertise de nos médecins pour démonter combien les cours de natation avaient une influence positive sur la santé et le développement de la motricité des enfants. Ensuite, nous avons informé nos patients et nous les avons invités à participer au conseil communal. Grâce à une mobilisation importante, nous avons remporté une belle victoire, la commune est revenue sur sa décision et nos enfants pourront encore nager l’année prochaine. Morale de notre histoire, la mobilisation paye. 3 – Quel statut pour « Médecine pour le peuple » ? Par qui est-elle gérée ? Chaque maison médicale de Médecine pour le peuple est dirigée par le/la « responsable organisation et gestion » en duo avec le/la « responsable politique ». Ce duo reçoit lui-même l’accompagnement et la formation nécessaire. Tous les collaborateurs de MPLP sont égaux. Médecins, assistants, personnel infirmier, autre dispensateur de soins, collaborateurs accueil, personnel de nettoyage ou les nombreux bénévoles ont leur mot à dire dans le fonctionnement quotidien de la maison médicale. Tous les quinze jours se tient une réunion d’équipe avec tous les collaborateurs fixes. Tous les quinze jours également se tient une réunion médicale centrée sur la formation continue et la concertation du personnel médical. Des réunions régulières ont également lieu avec l’accueil et nos bénévoles. Les principales conventions sont consignées dans les agendas et protocoles de la maison médicale. Dans chaque maison médicale, les décisions sont prises en commun et chacun se sent responsable de leur mise en application. Outre les projets nationaux, chaque maison médicale a ses propres projets, ses initiatives propres et son propre planning. mplp-10 4 – Contrairement à ce qui se pratique, dans la plupart des cas en France, vous ne traitez pas le patient en considérant uniquement son état physique. Pouvez-vous nous en expliquer les caractéristiques et le fonctionnement au sein de « Médecine pour le peuple » ? Nous ne voulons pas uniquement combattre les symptômes, mais aussi aborder les causes sociales de la maladie et de la santé. Notre « stéthoscope social », avec une attention particulière pour le contexte social, économique et sociétal, est notre principal instrument de recherche. Si nous voulons améliorer la santé des individus, nous devons agir sur les déterminants sociaux de la santé. Pour cela, nous nous basons sur le schéma de Withehead (NDLR : Voir schéma ci-dessus) qui définit différentes catégories de déterminants. Les facteurs personnels de mode vie : avec la promotion à la santé, nous essayons de promouvoir un mode de vie sain (alimentation, sport, hygiène). Nous le faisons à travers l’empowerment1, c’est-à-dire que nous voulons fortifier l’individu en augmentant sa confiance en lui et ses compétences. Influences sociales de voisinage et communautaires : il s’agit d’un travail de proximité qui peut améliorer l’environnement physique, le climat social, y compris la sécurité. conditions de vie et de travail. condition socio-économiques, culturelles et environnementales. Par exemple à Bruxelles, la ministre de la propreté avait décidé de supprimer un ramassage de poubelle par semaine pour passer de 2 à 1 par semaine. Nous avons fait une activité de promotion à la santé sur le tri et avons demandé l’avis des patients sur la réforme de la ministre. Ensuite, nous avons lancé une pétition demandant à la ministre de garder les 2 ramassages par semaine. Les élus du PTB au Parlement sont intervenus sur le dossier pour relayer les avis de la population sur cette réforme. Une patiente a même fait le test dans son appartement de 60 m² de laisser ses poubelles toute la semaine. Résultat, des cafards on fait leur apparition. Nos médecins ont écrit des articles. Les Bruxellois se sont vraiment mobiliser pour maintenir les 2 ramassages par semaine. Et encore une fois, la mobilisation a payé. Au bout d’un an de mobilisation : la ministre a fait marche arrière et a décidé de garder les 2 ramassages par semaine. 5 – Sur quel(s) principe(s) les patients règlent-ils leurs consultations, leurs médicaments ? Pouvez-vous nous en expliquer le fonctionnement ? Médecine pour le Peuple continue à pratiquer la médecine gratuite via le système du forfait. C’est un contrat entre la maison médicale, le patient et sa mutuelle. Les patients s’inscrivent dans une maison médicale et la mutuelle verse à la maison médicale, un forfait mensuel – un montant fixe par mois pour couvrir les soins. Cela entraîne une solidarité importante entre tous les patients, qu’ils soient malades ou en bonne santé. De cette façon, nos patients peuvent consulter leur médecin autant de fois qu’ils le souhaitent sans devoir reporter leur soin par manque de moyen financiers. Alors qu’en Belgique, 10% de la population reporte ses soins de santé par manque de moyens financiers. mplp-11 Fête Solidarité – à Molenbeek – Juin 2012 Crédit photo : GVHV/MPLP 6 – Avez-vous constaté des évolutions au niveau de la population fréquentant les établissements de « Médecine pour le peuple » ? Certains symptômes ou certaines pathologies sont-elles récurrentes ces dernières années ? En avez-vous déterminé les causes ? La population de MPLP est la population habitant autour des 11 Maisons Médicales de MPLP. Elle est très diverse, tant au niveau culturel que socio-économique. Sur la base de ses observations, le Dr Leen Vermeulen, a constaté une augmentation des maladies infectieuses (tuberculose et hépatite). Cette augmentation est due à davantage de migration, de confinement dans de mauvaises conditions de vie de nos patients. Les maladies mentales liées aux conditions de vie (chômage, discrimination, terrorisme) sont aussi de plus en plus présentes. Nous observons aussi plus de cas de diabète lié à l’obésité chez les jeunes adultes. Et chez les ouvriers, plus de tendinite, de douleurs musculaires et articulaires causées par la surcharge de travail. 7 – Comment envisagez-vous l’avenir de « Médecine pour le peuple » ? Avec les mesures d’austérité imposées par l’Europe et par le gouvernement belge, nous allons avoir du pain sur planche pour sauvegarder notre système de sécurité sociale et par conséquent, notre médecine gratuite basée sur le principe du forfait. Notre force est de pouvoir compter sur nos propres patients pour défendre MPLP et ses principes de fonctionnement. mplp-12 Soutien au Dr Sofie Merckx – 24 Août 2011 – MPLP de Marcinelle Crédit photo : GVHV/MPLP L’Hirsute remercie Patricia Polanco, de s’être prêté à ce jeu de questions et réponses. 1 – « Empowerment » : http://1libertaire.free.fr/PuissancedeSoi.html Sources : Kris Merckx – Médecin du peuple – EPO – 2008. Thomas Blommaert – Ik was nooit in Zelzate geweest – EPO – 2010. MEDECINE POUR LE PEUPLE : http://gvhv-mplp.be/index.php/fr/ « Un quart de siècle mai 68 » – Ludo Martens et Kris Merckx – OEB – 1993 : http://www.npdoc.be/Martens-Ludo-Merckx-Kris/Martens-Ludo-Merckx-Kris.htm FEDERATION DES MAISONS MEDICALES : http://www.maisonmedicale.org/En-quelques-mots.html John Hirsute -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Il était une fois le PTB Un demi-siècle de marxisme en action mai 2018 https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pvdaptb/pages/1907/attachments/original/1549284691/2018_Il_%C3%A9tait_une_fois_le_PTB.pdf -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Un jour dans l'info: 12 mars 1976, l'étrange cas du docteur Merckx https://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-jour-dans-l-info-12-mars-1976-la-creation-du-ptb?id=10260285 Hélène Maquet & Bertrand Henne Publié le mercredi 03 juillet 2019 à 10h14 Nous sommes en 1976, à Hoboken, la banlieue industrielle d’Anvers. Un médecin soigne les ouvriers. On l’appelle le missionnaire rouge. La justice le soupçonne d’être un déséquilibré et ordonne une expertise psychiatrique. Ce médecin c’est Kris Merckx, un des fondateurs du PTB, le parti du travail de Belgique. À 31 ans, Kris Merckx a fondé la première maison médicale de médecine pour le peuple. Avec quelques autres étudiants, il fonde l’ancêtre du PTB, AMADA, Alle Macht Aan De Arbeiders : " Tout le pouvoir aux ouvriers ". Un parti maoïste issu de mai 68 et qui tient une ligne révolutionnaire dure. Ces médecins communistes attirent une équipe de la RTBF et Josy Dubié à Hoboken… Une série réalisée avec l'aide de Sonuma. Récit Bertrand Henne et Hélène Maquet. Recherche d'archives Martine Plenus. Création sonore Jeremy Bocquet ![]() Edité le 01-04-2021 à 09:59:32 par Finimore -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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De AMADA-TPO en 1973 au PTB en 1979 https://www.youtube.com/watch?v=Y39XhvBvkXU&t=131s Histoire présentée par les cadres du PTB : Kris Merckx et Michel Mommenrency Le 28/03/2000 cic Bxl Enregistrements à l’occasion des Mémoires de Julien Versteegh ULB et Damien Robert UCL sur l’Histoire du PTB PVDA TPO -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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A propos de l'insistance du PTB à soutenir ou propulser tel ou tel groupe en France, afin de nous aider à avancer , je rappelle qu'elle n'est pas conforme au principe d'indépendance des partis communistes et qu'elle constitue une ingérence inacceptable dans nos affaires, et cela quelles que soient les intentions des communistes belges, aussi louables soient-elles. Je rappelle un épisode qui s'est déroulé en février 1965, relaté par Jacques Jurquet dans "à contre-courant" chapitres 6 et 7 : l'affaire Grippa. - Chapitre 6 - [...] Deux nouvelles inattendues m'incitèrent à une réflexion approfondie. Un camarade belge avait participé à la réunion des étudiants en indiquant qu'il était envoyé par les marxistes-léninistes de Belgique, apparemment beaucoup plus développés organisationnellement et politiquement que nous-mêmes. Par ailleurs, R. avait été reçu à la Légation albanaise, rue de la Pompe. Tous les diplomates albanais étaient membres du Parti du Travail d'Albanie. Ils lui dirent qu'ils étaient au courant de notre activité à Marseille et nous incitaient à suivre de très prés la préparation du XVIIème Congrès du Parti communiste français. Ils pensaient que la lutte anti-révisionniste en France serait plus difficile que dans d'autres pays comme par exemple la Belgique. Ils proposèrent d'étudier les possibilités d'édition d'un journal, ajoutant aussitôt que La Voix du Peuple publiée en Belgique était prête à passer des articles émanant d'organisations françaises .[...] - chapitre 7 - Les 15 et 16 février 1964, se tinrent deux réunions décisives pour la suite du développement du mouvement marxiste-léniniste en France. Par l'intermédiaire de R., les camarades de Clichy avaient fait savoir qu'assisteraient à cette rencontre un camarade belge dont on ignorait l'identité et un camarade albanais. Cette perspective avait soulevé une discussion passionnée dans les rangs du cercle de Marseille. En ce qui me concernait, j'appuyai à fond le point de vue du représentant de Perpignan, le camarade François Marty, je ne comprenais pas l'insistance des parisiens à recevoir un Belge, cette exigence assez frénétique m'intriguait. Finalement, j'acceptai le principe de la présence d'un observateur albanais, quoique sans enthousiasme. Par contre il fut décidé de ne pas accepter le Belge. Nous devions comprendre par la suite que cette opposition avait entraîné l'absence de l'Albanais. Le premier jour se réunirent donc deux représentants de Clichy, (Beaulieu et D.), deux du quartier latin (M. et W.), un de Perpignan (François Marty) et quatre délégués de Marseille (Coste, R., F. et Jurquet). « Ici j'informe les lecteurs que dans l'ensemble de cet ouvrage je serai obligé de ne mentionner certains patronymes que par leurs initiales. Pour des raisons professionnelles, familiales ou autres, les personnes concernées m'ont demandé d'agir ainsi, ou, dans certains cas, j'en ai pris moi-même la décision. » A Beaulieu qui d'emblée protesta contre le refus de recevoir le camarade belge et assura que les camarades albanais étaient du même avis, Coste rétorqua que notre organisation n'était pas encore assez étendue, ni suffisamment stable et unifiée pour prévoir des rencontres internationales. Je soutins Coste en affirmant que notre réunion n'était pas une conférence, mais seulement une prise de contacts. J'ajoutai qu'en ce qui concernait l'absence du représentant albanais, l'avenir nous permettrait certainement de savoir pour quelle raison il n'était pas venu à Marseille. De toutes façons, en mon for intérieur, je n'étais pas disposé à accepter que qui que ce soit nous impose nos décisions de l'extérieur de nos rangs. La discussion sur ces questions de présence ou d'absence s'éternisa, M. mangea le morceau en déclarant que les Parisiens étaient mieux placés dans la capitale pour entretenir des liaisons avec les camarades étrangers. Dans les propos de Beaulieu étaient apparus les noms de deux dirigeants belges qu'il avait déjà rencontrés, Jacques Grippa et René Raindorf, cadres du vieux Parti communiste belge à des niveaux élevés. François Marty déclara qu'il était préférable que nous discutions d'abord entre nous et qu'ensuite on verrait mieux ce qu'il conviendrait de faire. A ce moment-là, Beaulieu proclama que la direction du Comité de Marseille pour l'ensemble des cercles était désormais remise en question. [...] On retrouvera Beaulieu dans le CMLF, appelant à voter pour Charles De Gaulle contre Mitterrand en 1965. La manœuvre consistant à placer la direction du mouvement ml en France sous l'autorité des dirigeants belges, cautionnée voire initiée en sous-main par le PTA, aurait servi à faire du parti ml un appendice de la bourgeoisie. L'interventionnisme gauchiste, prétendument destiné à faire avancer plus vite un mouvement arriéré , s'avérait en fait un opportunisme de droite. Cette attitude rappelle aussi le style du parti père répandu dans le mouvement communiste international, et qui favorisa sa division lors de la trahison de Khrouctchev. Note : Membre de la direction bruxelloise du Parti communiste de Belgique (PCB) dans les années 1930, Jacques Grippa fut l'un des dirigeants de la Résistance, arrêté par les nazis et torturé au fort de Breendonk. En 1963, il est exclu du PCB pour avoir soutenu Pékin contre Moscou lors de la rupture sino-soviétique. Maurice Massoz, Maurice Delogne et René Raindorf sont aussi exclus et sont rejoints par de nombreux membres de la fédération bruxelloise du PCB. En 1979, Grippa se serait présenté au siège du Parti Communiste belge pro-soviétique, et aurait demandé sa réintégration. Il aurait alors fourni une lettre de recommandation émanant de l'ambassade soviétique à Bruxelles. Cet événement a accrédité la thèse de Christophe Bourseiller suivant laquelle Grippa aurait été dès le départ un agent de Moscou, infiltré tout en haut de la pyramide pro-chinoise, pour pouvoir mieux la saboter. ________________________ Une remarque à propos d'une longue controverse. Tu as signalé dans le premier post que certaines organisations rejetaient Mao. Il faut rappeler dans l'effacement et les divisions du mouvement ml la controverse sino-albanaise. A la mort de Mao Enver Hoxha a écrit "Mao Tsetung, en tant que penseur et philosophe, en tant que dirigeant démocrate révolutionnaire du peuple chinois, est une personnalité historique, mais l'histoire et l'analyse marxiste-léniniste de la situation en Chine expliqueront que s'il était un philosophe avec une large culture, il n'était pas un marxiste-léniniste. Il a été profondément influencé par la vieille philosophie chinoise de Confucius, etc., et en tant qu'éclectique qu'il était, il n'a introduit le marxisme-léninisme dans son travail que sous la forme de principes et d'idées mutilés. C'est précisément son éclectisme philosophique qui a fait de Mao ce que l'on peut appeler un modérateur des différents courants qui ont existé continuellement en Chine, qu'il a permis, encouragé et mis en «collision» prétendument dialectique. Cependant, l'activité d'un modérateur pouvait influencer pour le bien ou pour le mal, mais dans tous les cas, une telle chose ne pouvait fonctionner que tant que Mao lui-même était en vie. Maintenant, il est mort. La Chine restera-t-elle rouge, et ce rouge sera-t-il transformé en un véritable rouge ardent, révolutionnaire, marxiste-léniniste?" L'histoire a tranché qu'après la mort de Mao la Chine la Chine continue d'opposer le socialisme à l'impérialisme, tandis que l'Albanie socialiste n'existe plus. Mais la polémique s'est poursuivie sans tenir compte de ces faits. Les accusations d'Enver Hoxha ont définitivement brisé l'unité des marxistes-léninistes, renforcé l'esprit de liquidation, détruit la première tentative de reconstruire un parti communiste, et plombé pour des décennies toute tentative dans ce sens. L'offensive albanaise gauchiste s'est conjuguée à celle anti communiste de la social-démocratie "de gauche" qui a infiltré le PCMLF. Certains groupes, dont Vincent Gouysse, ont repris les positions d'Enver Hoxha sur le "révisionnisme de Mao Zedong" , ou bien ont reporté sur la critique de révisionnisme sur Deng Xiaoping, par exemple en lui attribuant la paternité de la théorie des trois monde ou en qualifiant la réforme de révisionniste , qu'il opposent de manière antagonique à la pensée maozedong. La ligne de non ingérence dans les affaires intérieures des autres pays a été qualifiée de complaisance pour l'impérialisme voire de soutien. Pour une bonne part de ces groupes ml la Chine est devenue capitaliste et impérialiste. La conséquence immédiate est que dans la lutte anti impérialiste et anti hégémoniste, ils ne prennent pas position, mettent tout le monde dans le même sac, et finalement ils ne s'opposent pas à l'hégémonisme US, dernier pilier de l'impérialisme mondial. Ces groupes sont figés dans une interprétation du monde où la lutte anti impérialiste n'existe plus et où la seule contradiction oppose la bourgeoisie au prolétariat. Paradoxalement le groupe Parti Révolutionnaire Communistes de Perlican, qui n'est pas issu de la controverse sino-soviétique mais s'apparente plutôt au troskisme et s'oppose à la Chine socialiste qu'il désigne comme un pays capitaliste, est plus offensif contre l'hégémonisme US en dénonçant le danger de guerre à cause du bellicisme des USA et de l'OTAN en Ukraine Etonnamment ce groupe dénonce davantage les USA face à la Russie que face à la Chine. Edité le 16-04-2021 à 23:25:50 par Xuan -------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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Il semble que "l'insistance du PTB à soutenir ou propulser tel ou tel groupe en France" soit du passé (en fait dans les années 90 et début 2000). Elles s'explique par l'état des organisations ML en France. Quand le PTB organisait des séminaires communistes internationaux il avait raison. Ceci dit tu as mille fois raisons concernant le principe d'indépendance des partis ML.
Cet épisode est intéressant (tu fais bien de le rappeler), mais dans un contexte différent des années 90-2000. Concernant Grippa il serait intéressant de savoir ses positions concernant la Chine et la GRCP. -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Grippa "Jacques Grippa sera le premier et le principal leader maoïste en Belgique et en Europe. Le Parti communiste chinois le chargea d'organiser les marxistes-léninistes européens. Le 22 décembre 1963, Jacques Grippa, avec d'autres dissidents communistes belges, fonde le Parti communiste de Belgique. Il a 500 adhérents. Il se dote d'un hebdomadaire, la Voix du peuple, et ouvre une librairie à Bruxelles, Le Livre international. Le PCB sera le tout premier parti marxiste-léniniste pro-chinois, ou maoïste, d'Europe. Il ouvre rapidement des locaux dans toute la Belgique. En 1964, Grippa sera reçu avec les honneurs à Pékin par Mao Zedong en personne, puis par Kim Il Sung à Pyong Yang2. Contrairement à la plupart des mouvements maoïstes, le PCB se présente aux élections. Ses campagnes électorales sont marquées par de nombreuses bagarres, le plus souvent avec des militants du PCB pro-soviétique2. En 1967, le gouvernement chinois met brutalement fin à son soutien à Jacques Grippa. Le PCB-Pékin (surnom du PC de Grippa) implose et un nouveau Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique (PCMLB) apparaît. À partir de 1968, Jacques Grippa défend les positions de Liu Shaoqi, l'ancien président du Parti communiste chinois écarté du pouvoir par Mao Zedong. Jacques Grippa poursuivra son combat, mais avant sa mort il se rapprocha, après une tentative avortée en direction du Parti du travail de Belgique (PTB), du Parti communiste de Belgique resté prosoviétique. En 1979, Grippa se serait présenté au siège du Parti Communiste belge pro-soviétique, et aurait demandé sa réintégration. Il aurait alors fourni une lettre de recommandation émanant de l'ambassade soviétique à Bruxelles. Cet événement a accrédité la thèse suivant laquelle Grippa aurait été dès le départ un agent de Moscou, infiltré tout en haut de la pyramide pro-chinoise, pour pouvoir mieux la saboter2. En France, le courant « grippiste » a été représenté de 1965 à 1976 par le Centre marxiste-léniniste de France." -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Concernant Grippa, voir sur le site : https://vivelemaoisme.org/?s=Grippa et : https://vivelemaoisme.org/category/documents-politiques/la-bataille-anti-revisionniste-en-belgique/parti-communiste-de-belgique-grippa/ -------------------- Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO) |
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Sur l'ingérence et la mentalité de parti père Cette manière de suggérer voire soutenir à l'étranger tel ou tel groupe et telle ou telle personnalité désignés par lui comme le plus marxiste-léniniste, sans égard pour la situation concrète réelle et sans aucun respect pour l'indépendance des marxistes-léninistes du pays, apparaît à des époques et des circonstances différentes. Mais sur le fond Grippa a poursuivi un comportement qui n'est pas conforme aux relations entre partis et organisations marxistes-léninistes. _________________ Sur la critique de la pensée mazedong On voit dans "critique de la ligne anti-maoïste de Grippa par des membres de son parti présents à Pékin durant la GRPC - 1967"...qu'il a d'abord salué la GRPC, puis l'a dénoncée notamment dans sa critique de l'URSS. Voici ce que Jacques Grippa a dit à l’Université Libre de Bruxelles, le 19 octobre 1966 : « C’est un nouveau mérite du camarade Mao Tsé-toung d’avoir développé cette conception marxiste-léniniste en analysant précisément – et notamment sur la base de l’expérience de l’Union Soviétique – les leçons de la Révolution Prolétarienne de la dictature du prolétariat en montrant comment la lutte des classes continue, ne s’éteint pas après la prise du pouvoir ». Mais en juillet 1967, le même Grippa déclare au cours d’entretiens particuliers ou de réunions de cadres du P.C.B. : « Ce phénomène de destruction (il parle de la Révolution Culturelle) est le reflet de l’idéologie petite bourgeoise de la paysannerie et cette révolution a les caractéristiques de l’inconséquence de la limitation inévitable du processus révolutionnaire. A la lumière des événements qui se déroulent à l‘heure actuelle en Chine, il est nécessaire de revoir si l’analyse du Kominterm sur Mao Tsé-toung n’était pas exacte. En tout cas, son œuvre qui manque d’analyse économique et reste abstraire a pu causer de grands torts à la révolution dans certains pays. Des textes, comme « La Démocratie Nouvelle » sont à la base de revers momentanés subis par certains pays. En ce moment précis on peut se demander encore s’il s’agit du véritable Mao Tsé-toung et non d’un sosie qui agirait au nom d’un homme mort ou malade au point de ne plus pouvoir paraître en public » !!! dans un mémo en mai 1967 : « Il semble que depuis un certain nombre de mois le développement de la lutte de la grande Révolution Culturelle Prolétarienne s’écarte sensiblement des buts et moyens définis dans cette révolution, à un point tel qu’il s’agit d’une dénaturation. N’y a-t-il pas eu dénaturation par l‘interprétation falsificatrice d’indications justes de la déclaration en seize points pour mener une attaque contre le Parti, pratiquer une pseudo-critique mais viser en réalité à la destruction de l’Etat de Dictature du prolétariat et du Parti, en attaquant inconsidérément et calomnieusement des dirigeants du Parti, en divisant la direction révolutionnaire du Parti, en provoquant artificiellement des contradictions et en rendant antagonistes par diverses manœuvres afin d’affaiblir et éventuellement détruire cette direction révolutionnaire … Si on tient compte des excès réels de la GRPC (à supposer qu'ils soient apparus dès 1967 ce qui n'est pas du tout certain) certaines de ses critiques méritent la réflexion. Mao Zedong avait lui-même mis fin à la révolution culturelle et ces critiques ont été formulées ensuite par le PCC lui-même dans son autocritique de 1981. Par contre le texte « La Démocratie Nouvelle », issu de l'expérience de la lutte armée, du front uni anti japonais et fondement théorique de la victoire du PCC, ne peut pas servir à expliquer la défaite d'autres partis communistes, notamment le massacre de 500 000 militants du PKI en Indonésie en 1965, par Soeharto. Pour en juger il faudrait comparer la manière dont le PKI a établi l'alliance et la lutte avec le Parti National Indonésien et Soekarno. Le PCC avait lui-même établi une alliance étroite avec le Kuomintang, jusqu'à ce que Tchang Kaï Chek massacre les communistes chinois en 1927 suite à une tentative d'insurrection à Shanghai. Mao avait alors dirigé la longue marche, constitué des bases rouges et essuyé plusieurs campagnes d'encerclement et d'anéantissement de Tchang Kaï Chek. Face à l'invasion japonaise le PCC avait de nouveau réalisé l'alliance avec le Kuomintang, mais dans des circonstances très différentes, puisque le PCC avait constitué une armée populaire. Après la prise du pouvoir le "gouvernement de coalition" fut dirigé par le PCC, la bourgeoisie bureaucratique et Tchang Kaï Chek s'était exilés à Taïwan. Il résulte que "de la démocratie nouvelle" établit le type de révolution dans un pays féodal et colonisé, définit les classes qui peuvent y participer, mais ne rentre pas dans les particularités nationales ni du rapport des forces entre la bourgeoisie nationale révolutionnaire et celle compradore contre-révolutionnaire, ni de la transformation de l'une en l'autre en fonction des conditions nationales et historiques, et encore moins dans la tactique à déployer dans l'unité et la lutte. Ceci ressort de la responsabilité de chaque parti communiste. Au contraire, il semble que le PKI ait adopté une stratégie d'alliance très proche avec la bourgeoisie nationale, combinée avec des tentatives d'insurrection. C'est précisément ce qui avait conduit au massacre de Shanghai en Chine. _________________ Sur la "révolution paysanne" et le "confucianisme" Grippa a aussi repris la thèse d'Enver Hoxha sur la révolution paysanne et le confucianisme de Mao. Dans une Chine où 90 % de la population était paysanne, ne pas s'appuyer sur elle aurait été une grave erreur, c'est cette même erreur qui conduisit au massacre de Shanghai. Par contre Mao s'opposa aux théories sur un communisme agraire. On remarquera que le site trotskiste matierevolution lui fait un reproche comparable : "La lettre aux militants trotskystes qu’écrit Trotsky explique que, si l’armée de Mao prend le pouvoir, elle interviendra contre le prolétariat. La politique de Mao n’est pas communiste, ne vise pas au pouvoir du prolétariat, n’a nullement renoué avec Marx ni rompu définitivement avec l’impérialisme et le capitalisme, comme le rappelle son idylle actuelle. Le terme le plus juste sur son régime est celui de bonapartisme bourgeois. Le bonapartisme signifie une dictature militaire qui est populaire et dont l’apparence de force provient de l’équilibre entre deux forces réelles. Ici ces forces sont, d’un côté la bourgeoisie impérialiste et de l’autre le prolétariat". Sur le confucianisme (Plariste nous en avait fait un roman aussi), Mao a effectivement repris les préceptes confucianistes qui pouvaient servir la révolution, comme "servir le peuple" . Il n'a pas repris le principe d' immuabilité qui allait à l'encontre de la révolution, puisqu'il a appelé à renverser les montagnes du colonialisme, du féodalisme et de la bourgeoisie bureaucratique. Et son ouvrage philosophique "de la contradiction" explique de long en large les transformations dont les contradictions sont la cause. La pensée maozedong utilise donc le confucianisme pour parler un langage compréhensible par les masses, mais le fond reste le marxisme-léninisme. Ces critiques sont donc infondées, elles ne tiennent pas compte de la réalité sociale d'un pays ni de son histoire, mais appliquent mécaniquement le schéma des classes des pays industrialisés, et relèvent de la philosophie idéaliste, qu'on pourrait tout aussi bien rapprocher de la tradition religieuse occidentale. -------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
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