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Xuan
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   Posté le 18-10-2018 à 08:30:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Info'comm sur le "dialogue social" et la lutte d'idées dans la CGT


Lettre aux organisations et adhérents CGT
Réponse à la lettre de la permanence confédérale



Une lettre datée du 11 octobre 2018, signée par la « permanence confédérale », prétend répondre aux six organisations confédérées qui ont mis en cause le bien-fondé de la lettre commune CGT/CFDT/CFTC/CGC/FO du 25 septembre, proposant au patronat « l’ouverture d’un agenda social de négociations et délibérations interprofessionnelles ».

La « permanence confédérale » n’est pas une instance statutaire, qui reflèterait le point de vue du bureau confédéral, de la commission exécutive confédérale ou du Comité confédéral national.

Si elle n’engage pas le point de vue de la Confédération CGT, il convient de l’examiner car elle traduit un certain état d’esprit avant notre congrès national des syndicats, prévu en mai 2019.


Pour la « permanence confédérale », dans sa lettre du 11 octobre, « Le dialogue social est un des combats historiques de la CGT, le nier c’est méconnaître ou négliger notre histoire sociale et nos combats ».

« Dialogue social » ?

Notre histoire sociale et nos combats ont pour but, défini par nos statuts :
La CGT « agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions ».

Allez donc parler de « dialogue social » à nos anciens, celles et ceux de la Résistance, nos morts de Charonne ou de Châteaubriand, tous nos délégués et militants réprimés tous les jours tant par le patronat que son gouvernement.


« Dialogue social », c’est quoi ? « Pas des négociations, des thèmes de dialogue», dit le Medef en juillet 2018.

D’accord, répond la lettre commune du 25 septembre. Citation :
L’ancien président du « pôle social » du Medef, Jean-François Pilliard, dans son interview aux Echos le 17 juillet 2018, veille de la rencontre commune avec Macron, vend la mèche du « dialogue social » : « Notre système paritaire a vécu ».
« Il appartient aux partenaires sociaux … de définir de nouveaux thèmes de dialogue entre eux, qui ne se traduisent pas nécessairement par des négociations. »
« On peut penser à la transformation numérique de l’entreprise ou à des sujets économiques.
« Cette façon de partager des diagnostics économiques et technologiques pourrait permettre d’installer un cadre de qualité pour les négociations sociales de branche et d’entreprise. »
Des « thèmes de dialogue… pas des négociations », telle est la définition du Medef.

La lettre commune CGT/CFDT/FO/CGC/CFTC du 25 septembre se coule dans cette définition. La preuve ? Elle propose, entre autres sujets :
• « Mises en place de deux délibérations, sur le modèle de celle de 2017 sur le télétravail ; une sur les « Transitions numérique, écologique et énergétique : nouvelles formes d’emploi et travailleurs des plateformes » et une autre sur les « Discriminations dans l'accès au travail» ;
• une réflexion commune sur « Quel modèle économique et social en Europe ».


D’où sort cette réflexion commune ? de l’accord CFDT - Medef…
En 2012, l’accord Medef/UPA/CGPME – CFDT/CFTC/CGC déclare « Réinventer la croissance – Agir ensemble pour une dynamique économique ».

Il stipule : « Depuis 2005, les partenaires sociaux se sont engagés dans une démarche de dialogue économique, avec pour objectif de développer un diagnostic commun sur les forces et faiblesses de l’économie française. Ce travail de réflexion partagée a notamment abouti au rapport ‘’Approche de la compétitivité française’’ (juin 2011) signé par trois organisations de salariés (CFDT/CFTC/CFE-CGC) et les trois organisations d’employeurs (MEDEF/CGPME/UPA). »

Le « Dialogue social » désigne donc le rapprochement de la CFDT et du Medef après l’effondrement financier de 2008. Il a été initié, nous devons nous en souvenir, par le président Hollande.

Le « dialogue social » est un sous-produit du paritarisme, c’est-à-dire le nom d’une offensive contre la sécurité sociale et la CGT !
Dès mars 1944, le Conseil national de la Résistance adopte « un plan complet de Sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ». « Le plan de Sécurité sociale ne tend pas uniquement à l’amélioration matérielle des travailleurs mais surtout à la création d’un ordre social nouveau dans lequel les travailleurs aient leurs pleines responsabilités. »

Il s’agit « de changer notre démocratie politique en démocratie sociale » et de favoriser l’émancipation des salariés.

L’objectif est de « confier aux intéressés la gestion d’institutions et d’organismes qui, jusqu’à présent, relevaient d’une gestion patronale ou d’une gestion commerciale », afin « d’éliminer cette autre atteinte à la dignité humaine qu’est le paternalisme privé ou étatique ».

Des cinq élections organisées au sein des caisses primaires entre 1947 et 1962, la CGT sort majoritaire, recueillant d’abord 60 % des suffrages (puis 50 % après la création de FO), devant la CFTC (20 %), ainsi que divers acteurs, dont la mutualité (20 %).

En plein mois d’août 1967, par l’une de ses quatre ordonnances (n° 67-706), le gouvernement De Gaulle décide de satisfaire une vieille revendication du patronat, en instaurant, d’une part, le paritarisme strict entre les « partenaires sociaux » qui auront désormais le même nombre de représentants dans les conseils d’administration et en supprimant, d’autre part, les élections des administrateurs salariés, qui seront désormais désignés.

Il n’y aura plus d’élections des représentants des assurés avant… 1983.

« Dialogue social » ? Le gouvernement actuel veut la destruction de la sécurité sociale ! Il met en place une comédie de la concertation menée par son haut-commissaire qui mène à la retraite par points. Tout est décidé, malgré ce que prétend la CFDT.
La « permanence confédérale » écrit :
« Demander l’ouverture de négociations et ce, à quelque niveau que ce soit, ce n’est pas s’entendre préalablement sur le résultat de ces dernières, ce n’est pas non plus établir un socle revendicatif unitaire avec d’autres. »

Non, ça ne devrait pas. Et pourtant…

• Le gouvernement a convoqué Badinter et Lyon-Caen pour dénigrer le Code du travail, puis a enclenché une concertation de diversion avec les confédérations pour déboucher sur la brutalité de la loi dite El Khomri, tournée contre la représentation syndicale à l’entreprise.
• Le gouvernement suivant prend des ordonnances qui aggravent la loi précédente, éloignant les syndicats de l’entreprise, tant dans les TPE et PME, que dans les plus grandes entreprises, les conseils sociaux et économiques remplaçant la représentation syndicale et décimant les délégués.

Et voilà que le même processus recommence avec la retraite par points !

CGT échaudée craint l’eau froide.

Nous voulons une rupture avec cette pratique de réunions convoquées sur les lettres de cadrage du gouvernement, ces séances ambiguës, donc destructrices pour notre syndicalisme CGT, qui ne sont ni négociation ni concertation, juste du « dialogue social », dont nous apprenons l’existence par le gouvernement, ses médias et ses patrons.

Retrouvons le chemin CGT de nos historiques mandats impératifs, qui lient les négociateurs aux adhérents et aux salariés par les revendications défendues, pour nos objectifs, contre ceux du patronat.

La « retraite par points » serait une rupture avec nos combats CGT, une contre-révolution sociale, un triomphe libéral. Nous proposons d’y résister jusqu’au bout ! Tel est l’autre mandat, « tous ensemble pour notre sécurité sociale, l’augmentation générale des salaires, des pensions et des aides sociales ».


Fraternellement,

Pour le secrétariat d’Info’Com-CGT
Romain Altmann
Secrétaire général

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Xuan
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   Posté le 11-11-2018 à 22:53:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A propos de la hausse du prix du carburant, un tract des retraités PSA :

http://retraitescgtpsa.free.fr/Publications/Tract_2018_11_17_Prix_carburants.pdf

Contester la hausse des carburants
C’est légitime
Agir contre la baisse des retraites et
pour l’augmentation des salaires
C’est nécessaire



Contester la hausse des carburants, c’est légitime.
Une atteinte de plus au pouvoir d’achat.


Alors que les salaires stagnent, que les retraites et les aides au logement diminuent, de plus en plus de familles ont des difficultés à faire face à l’augmentation des prix du gaz, de l’électricité, de l’alimentation, des mutuelles …
A presque 1 € le litre de fioul domestique, il devient compliqué de se chauffer !
Alors, l’augmentation du prix de l’essence et du gaz-oil, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

L’excuse de la défense de l’environnement ne tient pas.
S’il est nécessaire de lutter contre le réchauffement climatique pour préserver les générations futures, cela ne peut se faire en prenant pour boucs émissaires ceux qui, aujourd’hui ont besoin de leur voiture au quotidien.

Pour préserver la planète, nous n’avons pas besoin d’essence plus chère mais de transports publics moins onéreux et mieux adaptés, d’une véritable politique en faveur du fret ferroviaire et de l’isolation des logements, de services publics de proximité pour éviter de multiplier les déplacements.

Nous avons surtout besoin d’une économie privilégiant les produits locaux au lieu d’entasser les camions sur les routes, les portes-conteneurs sur les océans, au profit des multinationales qui délocalisent leur production et leurs fournisseurs.

La hausse des carburants ne règle aucun de ces problèmes. Derrière l’habillage
environnemental, c’est en réalité une façon scandaleuse pour le gouvernement de nous faire les poches pour remplir ses caisses !



Hausse des carburants, baisse des retraites, la même logique


Tous les retraités n’ont pas les moyens d’avoir une voiture, et certains n’ont plus une vue suffisante pour conduire, notamment la nuit.
Pourtant ils sont eux aussi la cible du gouvernement de M. Macron.
La hausse de la CSG ampute les retraites de 25 à 50 € par mois La désindexation des retraites par rapport aux prix, votée par l’Assemblée pour les 2 années à venir représentent une perte de pouvoir d’achat supplémentaire de 50 à 100 € mensuels.
Sur une retraite moyenne de 1300 € (pour 43 ans de travail), c’est 75 € par mois qui sont pris dans nos poches !

Avec ce qui reste, il faut veiller à chaque dépense.

Vous n’êtes pas retraités ? Pourtant vous êtes concernés :

Vous avez ou aurez des parents retraités. S’ils ne peuvent plus faire face, qui paiera la maison de retraite, ou tout simplement les soins avec les dépassements d’honoraires ?
Et vous-même êtes un(e) futur(e) retraité(e). Si les retraites actuelles continuent de s’effondrer, quelle sera la vôtre ? Surtout si on a un système par points où c’est le gouvernement qui fixe la valeur du point !
Défendre les droits d’aujourd’hui est la meilleure garantie pour les droits de demain !

Prendre l’argent là où il est.
Retraités, salariés, automobilistes, on a raison d’être indigné par ces nouvelles ponctions sur nos conditions de vie alors que le gouvernement a supprimé l’ISF (impôt sur la fortune), l’exit-tax (taxation des « exilés fiscaux »). Il a même réduit l’impôt sur les grandes sociétés alors que le groupe pétrolier français Total a augmenté ses bénéfices de 28 % en 2017 pour dépasser les 10 milliards de dollars.
On a raison d’être indigné quand les salariés, les retraités, leurs familles doivent se serrer la ceinture alors que les dividendes versés aux actionnaires du CAC 40 battent tous les records avec près de 47 milliards € en 2017.

Le 17 novembre … et après ?
La CGT trouve légitime le mécontentement contre la vie chère qui va s’exprimer le 17 novembre.
D’autant que les initiateurs tentent de se démarquer des tentatives de récupération comme celles qu’ont essayées le Front National et les organisations patronales de transporteurs routiers et du BTP.
Cette journée permettra que de nombreuses personnes, au lieu de rester dans la protestation individuelle, trouvent le chemin de la manifestation et de l’action collective.
Mais une journée de blocage ne suffira sans doute pas à faire reculer le gouvernement.
Et un succès sur le prix des carburants, s’il marquerait un premier pas, ne règlerait pas nos problèmes de pouvoir d’achat, impactés par la stagnation des salaires et la baisse des retraites.
Après le 17 novembre, il faudra donc que l’action collective se poursuive et s’élargisse pour imposer au gouvernement et au MEDEF une autre répartition des richesses. La CGT qui agit dans ce sens depuis des années, prendra toute sa part dans un tel mouvement.

Ensemble, on est plus fort !


Edité le 11-11-2018 à 22:55:04 par Xuan




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