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 sur le Brexit

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Xuan
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   Posté le 10-03-2016 à 13:28:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   


Il apparaît que le Brexit est un chantage de la GB envers les autres puissances impérialistes européennes et relève des contradictions inter-impérialistes.
Dans tous les cas il s'agit de renforcer l'exploitation et l’oppression.

Les pressions exercées de part et d'autre n'ont rien de comparable à celles exercées sur la Grèce, et ceci confirme que l'Europe est divisée en deux entre pays dominants et dominés. La GB fait partie des impérialismes dominants.

D'autre part on notera que les conditions posées par Cameron - et acceptées par Hollande et Merkel - brisent le principe "à travail égal, salaire égal" , puisqu'il est prévu de supprimer les prestation sociales pour les immigrants.
Cette mesure figure au programme du FN, de sorte qu'il n'y a pas de différence fondamentale ente ce parti et les autres partis bourgeois.

Ci-dessous des déclarations du PTB (Parti du Travail de Belgique) concernant le "Brexit" et la réaction d'un camarade belge ( sur "Solidaire" ) à ce texte.
Suivent un Appel de syndicalistes allemands pour une rupture avec l’UE et un texte du Parti Communiste d'Irlande.


In Solidaire (mensuel du Parti du travail de Belgique).

Brexit : arracher le débat des mains de la City et des élites européennes


Marc Botenga

La Grande-Bretagne doit-elle oui ou non rester dans l’Union européenne ? Le 23 juin, les Britanniques pourront se prononcer par référendum sur leur appartenance à l’Union. Après un accord au sein du Conseil européen, le Premier ministre conservateur David Cameron fera campagne pour le « oui ». Entre-temps, l’Union européenne a profité du débat pour approfondir encore davantage la législation antisociale.

L’Union européenne se dévoile

Rien de mieux pour comprendre la nature de l’Union européenne aujourd’hui que de comparer le débat sur la Grande-Bretagne et celui sur la Grèce. Quand la Grèce demandait de pouvoir prendre quelques mesures sociales, c’était « njet ». Augmenter le salaire minimum ? Impossible. Sauver les pensions ? Une violation des traités européens. Il fallait respecter les règles, affirmait aussi le ministre N-VA des Finances Johan Van Overtveldt.

Quand, par contre, la Grande-Bretagne a demandé l’autorisation d’accélérer la casse sociale et de faciliter la vie aux institutions financières, tout est devenu possible. Ces mêmes règles qui, pour la Grèce, étaient impossibles à amender ou même interpréter de manière flexible ne valent clairement pas quand on veut organiser la casse sociale ou donner un coup de pouce au monde de la finance. En un seul sommet, le débat sur le Brexit a engendré de nouvelles règles au niveau européen. Et même la possibilité de changer les traités, affirme le Conseil européen dans ses conclusions. Ces conclusions du Conseil européen s’appliqueront bien à tous les Etats membres. Angela Merkel veut d’ailleurs déjà couper dans les allocations familiales allemandes. Sander Loones, député européen N-VA, a aussi appelé à « en profiter pleinement », notamment pour limiter les allocations familiales.

A bas les travailleurs, vive la finance

Trois mesures sautent particulièrement aux yeux. La première concerne les droits des travailleurs ayant un emploi. Les conclusions européennes ajoutent des astérisques à l’abolition de toute discrimination fondée sur la nationalité en ce qui concerne l’emploi, la rémunération et les autres conditions de travail et d’emploi. Ce droit peut désormais être soumis à des limitations. En clair, il sera désormais légalement possible d’octroyer moins de droits à un travailleur étranger. Inutile de dire que cela facilitera le dumping social et augmentera la pression sur les salaires nationaux. C’était bien le but poursuivi.

En deuxième lieu, il y a les mesures qui concernent les chômeurs et les enfants. Implicitement, pour avoir droit à des allocations, il faudra avoir contribué. Sinon, on risque de perdre même le minimum des moyens d’existence. Cela touchera en premier lieu les chômeurs européens séjournant dans un autre pays de l’Union. Sans droits sociaux, les personnes seront obligées d’accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelle condition. Cette mesure aura également un impact direct sur les travailleurs nationaux. En créant une force de travail disponible à bas coût, elle permettra au patronat de faire pression sur les salaires nationaux en faisant jouer les travailleurs les uns contre les autres. Plus encore, un commentateur remarquait que cela pourrait à terme ouvrir à terme la voie à l’exclusion totale des systèmes de sécurité sociale des jeunes chômeurs, qui n’y ont jamais contribué.

Et, finalement, pour la finance ? La finance britannique et la City, le cœur financier de Londres et une des plus grandes places financières mondiales avec Wall Street, pourrait désormais même échapper aux mesures européennes, déjà trop modestes, sur la surveillance des établissements et marchés financiers ou la résolution de leurs défaillances.

Un référendum du Capital

Le Premier ministre britannique David Cameron semblait avoir deux objectifs principaux : faciliter encore davantage la vie aux institutions financières de la City, et accélérer l’austérité. Remarquons donc que, si l’Union européenne n’a pas eu besoin de Cameron pour imposer l’austérité et aider les banques, Cameron ne voulait nullement faire changer l’Europe de cap. Au contraire, pour lui, le train austéritaire européen va bien dans le bon sens. Il fallait juste un peu pousser sur l’accélérateur. Menacer d’un Brexit, dont ni Cameron ni Angela Merkel ne veulent, était le coup d’accélérateur approprié. Son objectif semblait moins un Brexit qu’utiliser le débat pour promouvoir les intérêts du patronat et de la grande finance et amadouer le courant eurosceptique de son parti.

Le référendum du 23 juin sur cet accord verra néanmoins le parti conservateur divisé sur le sujet. Le maire de Londres, Boris Johnson, a par exemple déjà fait savoir qu’il fera campagne pour une sortie de l’Union européenne. Certains milliardaires dirigeants des fonds spéculateurs, comme Crispin Odey et Michael Hintze, ont financé la campagne en faveur du Brexit, tout en affirmant que les faibles règles financières de Bruxelles ne leur font pas peur. D’autres fonds toutefois, et les grosses banques d’investissement, telles JPMorgan, Morgan Stanley, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup et Standard Chartered, se sont rangées du côté du « non » au Brexit. La Confederation of British Industry, organisation patronale, s’est elle prononcée pour l’appartenance à une UE réformée. Si certains se rangent plus d’un côté ou d’un autre, il ne fait aucun doute que le débat lui-même leur soit favorable. Le débat permet en effet d’assouplir encore les règles qui les gouvernent.

Ces contradictions traduisent aussi une division qui existe depuis longtemps au sein de la bourgeoisie britannique. L’Union européenne devrait-elle être limitée à une simple zone de libre-échange économique, ou la Grande-Bretagne doit-elle aussi participer au bloc politique et militaire ?

Arracher le débat des mains de l’élite

Les travailleurs n’auront rien à gagner au référendum. Il s’agira d’un choix entre zéro et zéro, entre la peste et le choléra. En cas de vote en faveur du Brexit en juin, ils opteront de fait pour un gouvernement pro-finance et super-austéritaire. En cas de vote contre le Brexit, ils opteront pour l’appartenance à une Union européenne avec les mêmes objectifs.

Comme le souligne Frances O’Grady, secrétaire générale du syndicat TUC, il faudra arracher le débat sur l’Europe des mains des fonds spéculateurs et des banques. Un débat sur l’Europe doit se concentrer sur comment abolir le dumping social et non pas le faciliter, comment taxer les millionnaires et non pas les aider, comment arrêter de privatiser les services publics et non pas en accélérer la casse. Il faudrait parler de comment augmenter les droits des travailleurs plutôt que ceux de la haute finance. Cela, ce sont des débats que l’on doit poser au niveau européen. C’est d’ailleurs ce que les mouvements sociaux européens commencent à faire. A ce changement radical, il faudra travailler ensemble, souligne Frances O’Grady.

L’écrivain et militant da gauche Owen Jones est plutôt d’accord. En juillet dernier, il défendait encore un Brexit, mais il affirme aujourd’hui que plus personne ne peut encore croire qu’il est possible de changer l’Union européenne via un pays à la fois. Pour lui, il faut un mouvement européen aspiring to redistribute wealth and power, c’est-à-dire qui veuille redistribuer la richesse et le pouvoir. Ce mouvement est en train de se construire. Pensons aux 3 millions d’Européens qui soutiennent une initiative citoyenne contre le Traité transatlantique TTIP que la Commission européenne négocie avec les Etats-Unis, ou aux innombrables volontaires aidant les réfugiés, face à des Etats qui refusent de prendre leurs responsabilités.


MA REPONSE AU TEXTE DU PTB QUI SEMBLE OPTER POUR UN DESINTERET DE LA CLASSE OUVRIERE VIS-A-VIS DE CETTE LUTTE REFERENDAIRE :


Nic Enet : « Bien sûr ce référendum a été programmé par la droite britannique pour faire pression sur l'Europe et obtenir encore de meilleures conditions pour l'exploitation des travailleurs et la valorisation du capital.
Orienter la lutte des travailleurs vers la seule sortie de l'EU serait sans aucun doute une erreur. Cette lutte est inséparable de la lutte contre les monopoles et pour le socialisme.
Il est donc clair que les travailleurs britanniques doivent absolument trouver le moyen de "détourner" ce référendum à leur avantage et qu’on doit les y aider.

Cependant il n’est pas tout à fait juste d’écrire : « En cas de vote en faveur du Brexit en juin, ils opteront de fait pour un gouvernement pro-finance et super-austéritaire » puisque le gouvernement Cameron fera campagne pour le « NON ». En outre Marc Botenga adopte un point de vue statique ; Cameron n’est pas éternel.
Nous ne sommes pas dans la situation du référendum grec où effectivement le choix était entre deux mémorandums aussi pires l’un que l’autre.

Cela justifiait la mobilisation du Parti Communiste de Grèce pour le double « NON » : « NON » au gouvernement, « NON » à l’EU, contre les monopole et pour le socialisme.
Dans le cas de l’Angleterre un « OUI » au Brexit, pour autant qu’il soit obtenu par une mobilisation des travailleurs contre le capitalisme monopoliste et pour le socialisme, serait un pied de nez et à l’EU et à Cameron.

C’est, à mon avis, dans la dynamique d’une lutte pour le « OUI », contre Cameron et les monopoles capitalistes que le mouvement des travailleurs peut construire ses propres exigences.
Avec la conscience internationaliste d’être à l’avant-garde dans le vaste mouvement de contestation des diktats de l’EU.
Mais ce n'est malheureusement pas le Labour, avec ou sans Corbyn, qui dirigera cette lutte.

« Nous ne voulons pas laisser l’initiative dans ces domaines à ceux qui font croire que l’Union européenne peut être réformée et devenir une force sociale et progressiste, ni à ceux qui proposent de se replier sur leur propre Etat-nation comme alternative à la coopération et la solidarité européennes » Congrès PTB 2015 p. 34.
« Il n’y aura pas de changement de cap dans tous les pays d’Europe en même temps. Mais quelques pays peuvent servir d’avant-garde pour faire souffler un vent nouveau ». Congrès PTB 2015 p. 35.
"Nous devons lutter pour faire tomber cette Union européenne et construire une autre forme de coopération" David Pestieau (vice-président du PTB) in Links International Journal of Socialist Renewalis le 15 octobre 2015. »



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In Parti communiste français Bassin d'Arcachon et Val de l'Eyre.
Appel de syndicalistes allemands pour une rupture avec l’UE


lundi 7 mars 2016
Un appel qui ne passera pas inaperçu...

Appel européen
Nous sommes des travailleurs, des jeunes, des militants syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne).
Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande-Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « rester » dans l’Union européenne ou « la quitter ».

Nous saluons et appuyons les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la Troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quels que soient leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leurs pays soient membres de l’Union européenne ou qu’ils soient sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des Codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisations-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire.

Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’UE, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie.

Avec les 578 délégués réunis à Trondheim au congrès de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui, voteront pour« quitter l’UE »et« lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe, aux plans de destructions de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Premiers initiateurs :

Peter KREUTLER (vice-président Afa Düsseldorf, Ver.di membre de la direction de la conférence des délégués du personnel du secteur 6 (Fonctionnaires nationaux et territoriaux) de Düsseldorf
Dr Cornelia MATZKE (ancienne députée au 1er Parlement régional de Saxe après 1989, Ver.di)
Norbert MÜLLER (Ver.di, AfA, Francfort/Main)
Peter SAALMÜLLER (Ver.di, SPD)
Anna Helena SCHUSTER (Ver.di, déléguée du personnel)
Birgit SCHUTZ (Syndicat NGG de la restauration, membre du conseil d’entreprise, AfA Düsseldorf)
Holger PFEIFFER (Ver ;di, délégué du personnel)
H.W. SCHUSTER (Ver.di, délégué du personnel, Président de l’AfA Düsseldorf)



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In Solidarité Internationale PCF
9 mars 2016

Le Parti communiste d’Irlande à propos du soi-disant Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'UE)



Déclaration du Parti communiste d’Irlande, 1er mars 2016, traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Parti Communiste d'Irlande exprime sa solidarité avec toutes les forces progressistes en Grande-Bretagne, en particulier le Parti communiste de Grande-Bretagne, dans la campagne à venir pour le retrait de l'Union Européenne. En particulier, nous appelons les travailleurs de la partie nord-ouest de notre pays à voter pour la sortie de l'UE.
Un vote pour la sortie de l’UE peut être un vote pour aller vers une autre voie, un vote contre la militarisation mondiale croissante dont l'UE est une des forces motrices sur le continent européen mais aussi dans le monde.

Un vote pour la sortie de l’UE pourrait aussi remettre en question la poursuite de l'adhésion à l'UE de l'Etat d'Irlande-du-Sud et redonner des opportunités de lutte à la classe ouvrière à l'échelle nationale.

Nous ne devons pas nous laisser distraire par le fait que des forces très réactionnaires et chauvines, nostalgiques du temps de l'Empire Britannique, sont également opposées à l'Union Européenne. Nous soutenons l’exigence de sortie de l'UE non pas sur des bases nationalistes étroites mais plutôt sur une base internationaliste et ouvrière. Il y a une nécessité de briser l'unité des monopoles européens, de briser l'unité du réseau patronaux européens, en les divisant, ce qui ne pourra que les affaiblir dans leur ensemble. Un retrait de la Grande-Bretagne pourrait bien déclencher une réponse populaire des travailleurs dans les autres Etats-membres pour faire également campagne pour un retrait. Cela pourrait briser la peur que l'UE a si efficacement propagée selon laquelle en dehors d'elle-même, il n'y aurait que le désastre économique.

L'accord négocié entre la Grande-Bretagne et les institutions de l'UE est une nouvelle attaque contre les droits des travailleurs dans toute l'Europe, en particulier contre les travailleurs migrants, la partie la plus vulnérable de la classe ouvrière.

La lutte contre l'Union Européenne est profondément une lutte pour la démocratie et la souveraineté des peuples. C'est une lutte anti-impérialiste, une lutte dont certaines forces dans le nord-est de notre pays, précédemment opposées à l’UE, se sont éloignées en se retirant dans une position idéalisée “de critique engagée ” de l'impérialisme.
Nous rejetons les illusions propagées pour étayer ces arguments. Elles sous-estiment la capacité d’unir notre peuple sur une base progressiste. Il est faux de défendre l'idée que l'UE puisse être éventuellement un bastion pour protéger les droits des travailleurs et l'environnement. Ces arguments sont fallacieux. L'UE et les traités depuis le traité de Maastricht en 1992 n'ont fait qu’institutionnaliser l'austérité et consolider les intérêts, l'influence et le pouvoir des grands monopoles européens et du capitalisme monopolistique en particulier.

Les attaques contre les travailleurs irlandais continueront, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union Européenne. La qualité d'Etat-membre ne garantit aucune protection contre les attaques sur les droits des travailleurs, bien au contraire: toutes les institutions centrales sont au-dessus de tout contrôle démocratique et ne rendent de comptes à personne, ainsi que les traités l'ont entériné.

La Banque Centrale Européenne, qui est l'institution centrale pour imposer la politique économique et monétaire de l'EU est dirigée par et pour les agences financières et les grandes banques. La Commission Européenne est la gardienne de la conformité avec la stratégie fiscale, politique et militaire de l'UE. Les attaques contre les travailleurs, le contrôle de la fiscalité des Etats et la suprématie absolue du “marché” font partie intégrante de l'UE.

Nous n’acceptons pas l’idée que l'UE soit source, ou puisse le devenir, d’un changement social ou économique progressiste, que ce soit à l'échelle nationale ou transnationale. Les lois et les institutions de l'UE sont conçues pour empêcher et bloquer tout changement à l'échelle européenne et nationale. Le traité de Lisbonne en 2009 a encore consolidé le pouvoir et l'influence idéologique du milieu des affaires sur les politiques et les institutions de l'UE. Il a sacralisé la primauté des directives (lois) de l'UE sur les législations nationales, rendant illégale dans les faits toute politique économique ou sociale alternative. Tant que l'UE sera là, il n'y aura aucun retour à une forme de démocratie réelle à l'échelle nationale.

La nature anti-démocratique de l'UE et le pouvoir absolu qu'exerce le milieu des affaires européen sur elle sera encore consolidé par l’adoption du Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (TAFTA)

Le Parti Communiste d'Irlande en appelle à la plus large coalition des forces progressistes pour faire campagne pour le retrait de la Grande-Bretagne mais aussi de l'Irlande de l'Union Européenne.

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Xuan
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   Posté le 03-06-2019 à 11:59:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La visite de Trump en GB : pomme de discorde pour les capitalistes occidentaux


La presse bourgeoise relate la visite de Trump en GB. Je reprends l'article du Monde sur le sujet.
Passons sur la manière de Trump de rentrer dans le salon de thé british avec la délicatesse d'un éléphant et de sommer les britanniques de se conformer à ses vues.

Bien qu'il s'agisse d'affaires internes à la GB, du type de Brexit et de l'adoption de la 5 G par l'Angleterre (dont la question Huawei), le silence des autres capitales européennes est éloquent.
On se doute que l'appel de Trump à quitter l'Union Européenne illico et sans payer un liard doit faire fumer les capitalistes français, allemands et consorts.
Trump enfonce ainsi un nouveau coin dans l'alliance occidentale, dresse le second monde contre lui et s'isole un peu plus.

Autre aspect des choses : la théorie de l'Europe jouet voire création des USA, a peut-être reposé sur des faits lors de la guerre froide contre l'URSS.
Il faut admettre qu'aujourd'hui cette thèse est invalidée par le développement des conflits d'intérêts.
Les contradictions relevées entre l'hégémonisme US et le second monde, et exposées sur le fil l'Europe maillon faible de l'impérialisme s'aiguisent d'avantage avec la crise du capitalisme, le développement des pays émergents et le déclin des USA.
L'Europe constitue actuellement un obstacle à l'hégémonisme US et ce dernier cherche à la diviser.

Ceci ne change rien quant à notre rejet des institutions européennes, et les monopoles capitalistes de notre pays restent notre ennemi principal.
Par contre il est indispensable de dénoncer et de combattre toute forme de soumission à l'hégémonisme.

On remarquera que le 3/03/2017 Le Pen titrait sur son site Brexit : le divorce doit se faire à l'amiable. Aujourd'hui le rassemblement national fait le canard sur cette visite de Trump et nous ne devons pas manquer de signaler cette position bancale.

L'article du Monde ci-après.


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Donald Trump arrive à Londres en prônant un Brexit dur et en adoubant Boris Johnson
Le président américain s’est une nouvelle fois affranchi des usages diplomatiques en s’immisçant dans la vie politique britannique, à la veille d’une visite d’Etat de trois jours.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/03/donald-trump-arrive-a-londres-en-pronant-un-brexit-dur-et-en-adoubant-boris-johnson_5470643_3210.html

Par Philippe Bernard Publié aujourd’hui à 06h25, mis à jour à 08h08
A en croire Donald Trump, le Brexit serait une affaire classée depuis bien longtemps si Theresa May avait suivi ses conseils. « Je lui ai dit comment faire, mais elle ne m’a pas écouté » , avait-il déclaré en juillet 2018, lors d’une première visite au Royaume-Uni au cours de laquelle il n’avait épargné aucune humiliation à la dirigeante britannique.
Lundi 3 juin, le président américain commencera au palais de Buckingham une visite d’Etat de trois jours avant de participer aux cérémonies commémorant le Débarquement allié en Normandie. Il n’a changé ni d’avis ni de méthode. Piétinant tous les usages diplomatiques, Donald Trump fait de nouveau irruption dans la vie politique britannique avec la même extrême finesse. Ouvertement, il fait cette fois la promotion du « no deal », la rupture radicale avec l’Union européenne (UE). Selon le président, Theresa May a négocié la sortie de l’UE en dépit du bon sens : les Européens « n’avaient rien à perdre » car elle leur a « laissé toutes les cartes » en main, a-t-il estimé dans un entretien au Sunday Times du dimanche 2 juin.

Non content d’enfoncer une première ministre démissionnaire dont il va être l’hôte, Donald Trump adoube celui qui n’a cessé de lui planter des banderilles et fait figure de favori pour sa succession, Boris Johnson. Un « ami » qui « ferait du très bon travail », a-t-il insisté dans une autre interview accordée la veille au tabloïd The Sun. Il avait adressé un compliment similaire en 2018, mais cette fois, l’ancien ministre britannique des affaires étrangères est lancé à fond dans la course à la succession, qui doit aboutir à désigner d’ici à la fin juillet un nouveau chef du gouvernement.

Provocation

M. Johnson, qui a eu la nationalité américaine jusqu’à ce qu’il y renonce en 2017, est idéologiquement proche de M. Trump. Ultralibéral, il promet un redéploiement planétaire au Royaume-Uni et un « no deal » avec l’UE compensé par des accords de libre-échange, notamment avec Washington. Un accord que Donald Trump lui promet « très rapidement » mais qui contrevient au maintien transitoire dans l’UE accepté par Theresa May.

Comme si sa bénédiction à M. Johnson ne suffisait pas, le président américain gratifie un futur premier ministre britannique de ses conseils pour une négociation que l’UE considère en réalité comme close. « Si [les Britanniques] n’obtiennent pas l’accord qu’ils souhaitent, [à leur place], je quitterais » la table des négociations, déclare-t-il encore au Sunday Times. En outre, alors que Theresa May s’est engagée à acquitter la somme correspondant aux engagements budgétaires pris par Londres à l’égard de l’UE, M. Trump poursuit : « Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars [45 milliards d’euros]. C’est un chiffre énorme. »

Ultime provocation, le visiteur estime que le gouvernement britannique a commis « une erreur » en n’associant pas aux négociations de Bruxelles Nigel Farage, leader du Parti du Brexit (extrême droite), vainqueur des élections européennes et en tête des intentions de vote pour d’éventuelles législatives. « J’aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir » , estime-t-il. « Il est très astucieux » et permettrait à Londres de « réussir » à Bruxelles. En réalité, M. Farage se présente comme le champion du « no deal », la sortie de l’UE sans accord considérée comme dévastatrice à court terme pour le pays, et M. Johnson lui emboîte le pas.

Politiquement, la visite fracassante de M. Trump a lieu au pire moment de faiblesse des autorités britanniques. Theresa May, qui doit s’entretenir avec lui, mardi 4 juin, n’est plus véritablement aux commandes du pays puisqu’elle a promis de démissionner le 7. Trois ans après le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni est dans une impasse totale et son système politique se trouve menacé à la fois par la polarisation sur le Brexit, qui divise autant les tories que le Labour, et par la montée du parti de M. Farage.

Alors que l’influence du Royaume-Uni est liée à sa capacité à servir de passerelle entre l’Europe et les Etats-Unis, le Brexit et les choix diplomatiques de M. Trump, que Londres ne partage ni sur le climat, ni sur l’Iran, ni sur le Proche-Orient, l’isolent. Le successeur de Theresa May cèdera-t-il aux sirènes du président américain qui enjoint à Londres de couper les ponts avec l’UE pour renforcer ses liens avec les Etats-Unis en négociant un accord commercial ?
« En redevenant indépendante, la Grande-Bretagne peut encore élargir son influence sur le monde » , a fait miroiter John Bolton, conseiller de Donald Trump pour la sécurité nationale. La visite à Londres sera l’occasion de pressions pour faire renoncer les Britanniques à leur décision de braver les Américains en autorisant la firme chinoise Huawei à participer au déploiement de la 5G. Dans le Sunday Times, M. Trump menace Londres de cesser le partage privilégié de renseignements sur la sécurité s’ils persistaient.

[...]


Edité le 03-06-2019 à 12:10:18 par Xuan




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   Posté le 04-02-2020 à 23:29:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A titre documentaire ci-dessous l'article paru dans le Diplo de février sur la gauche anglaise et le Brexit.
L'article dit notamment :
"Un gouffre demeure entre cette partie de la population que sa détresse sociale a conduite à voter pour le Brexit, sous-représentée au sein du Parti travailliste, et la majorité des militants pro- Corbyn, séduits par son projet politique mais convaincus que la sortie de l’Union relève d’une démarche xénophobe et intolérante — bref, qu’il n’existe de Brexit que de droite."


Ce sujet nous concerne dans la mesure où, si les communistes en France se sont tous opposés au référendum européen, les avis sont plus partagés sur la question du Frexit.
D'une part la droite nationaliste et fasciste type Asselineau - Dupont-Aignan revendique un Frexit, d'autre part le PRCF revendique un "frexit progressiste" et "ne peut que se féliciter de l’officialisation d’un Brexit qui aura mis plus de trois années et demie à se réaliser du fait du combat acharné des forces européistes pour empêcher l’avènement de la sortie du Royaume-Uni de la dictatoriale Union européenne" .
[Voir l'article Union des deux rives, confusionnisme sans rivage ! Les impasses politiques de François Asselineau
Le PCF est aussi divisé sur la question du maintien ou non en Europe.
Pour ce qui nous concerne nous ne faisons pas de la sortie de l'UE la voie royale vers le socialisme.

Nous avons déjà signalé que le départ de l'Angleterre n'est pas fondamentalement motivé par un élan nationaliste populaire (même si c'est le sentiment des électeurs de BJ), mais par la concurrence impérialiste pour la domination de l'Europe, c'est-à-dire par les intérêts bien compris de la City, en signalant que la BNP se trouve en seconde position entre HSBC et Barclays, et qu'il n'était pas question pour la France et l'Allemagne de réserver autre chose qu'un strapontin au troisième larron.

On notera que le Brexit révèle le "droit" pour l'Angleterre de sortir de l'Europe, différent de celui de la Grèce, que Sarkozy puis Hollande ont maintenue de force.
Autrement dit le Brexit ne démontre pas la possibilité de sortir de l'Europe mais l'inégalité des nations européennes.

Ceci ne résout pas pour autant le sentiment national, comme le montre cet article, qui pourrait très vite virer au chauvinisme de grande puissance dans un pays comme le notre, c'est-à-dire un des deux impérialismes oppresseurs de l'Europe.
Désigner Bruxelles comme l'origine de toutes les directives anti-sociales est une façon de dissimuler la véritable origine de ces directives, dont les monopoles capitalistes de notre propre pays. Ce cheval de bataille de toute la droite chauvine vise à rassembler tout le peuple dans une Union Sacrée avec ses exploiteurs, contre les nations dominées en Europe ou l'allié et rival allemand.
Le sentiment national français serait plus légitimement dirigé contre l'hégémonisme US, envers lequel la grande bourgeoisie française se montre particulièrement lâche.



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Quelles priorités pour Jeremy Corbyn ?

Brexit de gauche, une voie étroite


Jugée menaçante par certains conservateurs, la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne pourrait représenter une chance pour les travaillistes s’ils parvenaient au pouvoir. Dégagés des traités néolibéraux qui organisent l’Union, ils jouiraient de marges de manœuvre plus larges pour mettre en œuvre leur programme. Reste à convaincre leurs militants acquis à l’idée qu’il n’existe de Brexit que de droite.

par Chris Bickerton

«J’adore Corbyn. Je hais le Brexit » . Ce slogan orne depuis quelques mois les tee-shirts de certains militants travaillistes. Il illustre le paradoxe auquel le Brexit confronte la gauche britannique. Depuis que M. Jeremy Corbyn en a pris les rênes, en 2015, le Labour a renoué avec des projets qu’il avait depuis longtemps délaissés : renationaliser des services publics délabrés après leur privatisation ; réhabiliter l’investissement public, notamment dans le secteur industriel créateur d’emplois ; encadrer la finance afin qu’elle ne dicte plus sa loi à la population. Rompant avec des années de reculades idéologiques, ces perspectives ont séduit de larges franges de la population. En quelques mois, le Parti travailliste s’est hissé au rang de plus grande formation européenne en nombre d’adhérents (1).

Mais, si M. Corbyn s’est toujours montré critique de l’orientation néolibérale de la construction européenne, la plupart des nouveaux militants de son parti ont voté pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union lors du référendum du 23 juin 2016 — en particulier dans les grands centres urbains et au sein d’une population jeune qui a appris à associer l’idée d’Europe à une forme d’internationalisme bienveillant. Ce qui soulève implicitement cette question : peut-on à la fois défendre le programme économique et social de M. Corbyn et le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne ? En d’autres termes, est-il possible de transformer le fonctionnement de l’économie britannique dans le cadre des traités européens ?

« Oui ! », répondent les partisans de Bruxelles, oubliant de préciser que l’Union ne tolère les changements d’ordre économique que lorsqu’ils accélèrent le processus de libéralisation. Les traités ne sanctionnent pas mécaniquement les politiques progressistes, mais ils leurs imposent de sérieuses limites.

Une surprise ? Pas vraiment, puisque à ses origines le projet européen, pensé par les conservateurs et les démocrates-chrétiens, visait précisément à prévenir l’étatisme et le collectivisme qu’ils observaient de l’autre côté du rideau de fer, et que défendaient notamment les puissants partis communistes de France et d’Italie. Ainsi, en dépit de sa neutralité théorique, Bruxelles a systématiquement favorisé l’ouverture aux marchés. Depuis la signature de l’Acte unique, en 1986, la Cour de justice de l’Union européenne a tranché la plupart des conflits opposant l’intérêt national au secteur privé en faveur du second. Dans un tel contexte, le Brexit pourrait offrir un bain de jouvence à la gauche en lui permettant de se refonder idéologiquement et de renouer avec sa base sociale d’origine : les classes populaires.

Une politique régionale visant à relancer l’économie du Mezzogiorno italien, des Hauts-de-France ou des anciens villages miniers du Pays de Galles se heurterait à l’encadrement européen des aides publiques. Au niveau national, ces dernières ne sont autorisées que dans la mesure où elles ne font pas obstacle à la « concurrence libre et non faussée » inscrite dans le marbre des traités. Il existe d’importantes différences entre les pays de l’Union en matière d’aides publiques : en 2016, la France y consacrait 0,65 % de son produit intérieur brut (PIB) ; le Danemark, 1,63 % (2). Selon les textes de l’Union, l’investissement public est autorisé pour une gamme limitée d’initiatives : l’amélioration d’infrastructures locales, la protection des « lieux de mémoire »... Mais un gouvernement qui s’emploierait à relancer les économies régionales en proie à la stagnation se verrait immédiatement reprocher par Bruxelles ses politiques discriminatoires. Œuvrer en faveur d’une région précise, parfois au détriment de ses concurrentes, ne constitue-t-il pas toutefois la définition même d’une politique régionale ?

La mauvaise question
Il en va de même de la liberté de circulation des travailleurs. Critiquer ce droit représente désormais un tabou à gauche. S’y risquer constitue le plus sûr moyen de se voir étiqueté « xénophobe », « raciste » ou « rouge-brun ». Aux origines de la construction européenne, cette « liberté » a été exigée par le gouvernement italien, qui, dans les années 1950, souhaitait exporter ses chômeurs pour se prémunir contre leurs revendications. Aujourd’hui, la flexibilité et l’ouverture du marché du travail britannique permettent aux employeurs de ne plus avoir à se soucier de formation professionnelle : le flot des migrants leur permet de piocher dans des compétences acquises (et financées) ailleurs. Aucun besoin, non plus, d’accroître les salaires pour attirer de nouvelles capacités de travail.

Le Brexit a déjà commencé à transformer le marché du travail britannique, sous le regard inquiet des lobbyistes « probusiness ». Dans le secteur du bâtiment, où le pourcentage de travailleurs venus d’États membres de l’Union est particulièrement élevé (35 % à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre), les salaires croissent plus vite que la moyenne : + 4,6 % entre mai et août 2018, contre + 3,1 % dans le reste de l’économie.

Sortir des traités européens pourrait par ailleurs permettre de repenser le modèle de croissance britannique. À l’heure actuelle, il repose sur la consommation. Dans un contexte où la faible productivité tire les salaires vers le bas, son financement dépend en grande partie du boom de l’immobilier. Mais l’accroissement de la valeur des logements favorise les babyboomeurs qui ont acheté leurs maisons dans les années 1990. Il exclut au contraire les générations nées entre 1980 et la fin des années 2000. Or rompre avec cette architecture économique pour développer l’économie productive, source d’emplois, réclamerait des outils permettant d’encadrer les flux de capitaux, ce que Bruxelles interdit. En effet, le marché immobilier britannique est depuis longtemps un secteur spéculatif : les logements sont parfois davantage des investissements que des lieux de résidence.

Réhabiliter l’appareil industriel implique également de bousculer l’architecture contemporaine des chaînes de valeur, où les fournisseurs (le plus souvent de petites et moyennes entreprises) font face à un petit nombre de sociétés dominant le marché et capables d’exercer une pression à la baisse sur les revenus de leurs prestataires. On peinera à modifier ce rapport de forces sans une politique industrielle volontariste combinant des investissements de long terme avec des formes de protection de la production locale, afin de permettre l’essor de nouvelles filières ainsi que de leurs chaînes logistiques et de distribution. Investissements publics ? Protectionnisme ? L’Union européenne prive les États de tels outils.

M. Corbyn a tenté de ne pas ostraciser la partie de son électorat qui défend à la fois son programme économique et le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union. Quitte à entretenir l’ambiguïté. Le Parti travailliste a ainsi promis que, s’il arrivait aux affaires, il négocierait un accord pour l’établissement d’une union douanière permanente — un arrangement qui obligerait le Royaume-Uni à respecter toutes les règles fixées par l’Union européenne — sans renoncer en rien à son programme en matière de nationalisations ou d’interventionnisme économique (3).

Aujourd’hui, la pression s’accroît pour obtenir l’organisation d’un second référendum sur la sortie de l’Union — exigé par des éditorialistes en vue, par une grande partie du patronat et par les franges les plus européistes des partis conservateur et travailliste. M. Corbyn, lui, avance l’idée que l’issue du chaos actuel passe plutôt par des élections générales. « Qu’ils aient voté pour le maintien dans l’Union européenne ou pour la sortie, a-t-il expliqué dans un discours le 10 janvier, les gens savent bien que le système ne les sert pas. Certains estiment que cette Europe les protège contre la précarité et l’insécurité. Les autres pensent qu’elle fait justement partie de cette élite qui les plonge dans la précarité et l’insécurité. (…) Mais, de part et d’autre des camps qui se sont dessinés à cette occasion, le référendum sur l’Europe portait sur bien davantage que notre relation avec nos partenaires commerciaux et les règles qui l’encadrent. Il s’agissait de s’exprimer sur la façon dont nous sommes traités depuis des décennies, et sur le moyen de construire un avenir meilleur. » Dans ces conditions, l’emballement médiatique entourant le Brexit dénature, selon lui, les priorités des Britanniques. Ces derniers souhaiteraient moins pouvoir répondre à la question « Pour ou contre l’Europe ? » qu’à une autre : « Pour ou contre les politiques menées depuis l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, en 1979 ? » La première des deux interrogations invite à un autre référendum ; la seconde exige de nouvelles élections. Problème : toute motion de censure du gouvernement de Mme Theresa May requiert le soutien d’une partie des tories ou du Parti unioniste démocratique d’Irlande du Nord (DUP), ultraconservateur et hostile à l’idée d’une union douanière…

Il n’en reste pas moins que le vote en faveur du Brexit révèle moins l’« intolérance », le « racisme » ou l’« insularité » de la population — comme les médias europhiles se sont employés à le souligner — que la profondeur de la détresse sociale d’une majorité de Britanniques. Le scrutin du 23 juin 2016 a été caractérisé par une participation élevée (plus de 72 %, contre 68 % lors des élections générales de 2017 et 66 % à celles de 2015), marquant le retour aux urnes de personnes qui ne s’y rendaient plus depuis des décennies. De toute évidence, la question soulevée a donné envie aux gens de répondre. Le vote en faveur du maintien au sein de l’Union européenne a enregistré ses résultats les plus élevés dans les circonscriptions urbaines : Londres et ses quartiers jeunes et chics comme Lambeth (78,6 %) et Islington (75,1 %), mais également des villes portées par une forte croissance économique, telles Cambridge (73,8 %) et Oxford (70 %). Les régions n’ayant pu trouver leur place dans l’économie postindustrielle — dite « de la connaissance » — ont au contraire voté en grande majorité pour la sortie de l’Union (4).

Ce fut le cas de Clacton-on-Sea, une station balnéaire de la mer du Nord réputée dans les années 1960 et 1970, mais oubliée depuis. Hier dynamique, la ville dépend désormais des subsides de l’État pour survivre. Elle est revenue sur le devant de la scène lorsqu’elle a élu le premier (et seul) député issu du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), hostile à l’immigration, en 2014. À l’époque, le journaliste et ancien député conservateur du West Derbyshire Matthew Parris avait défendu l’idée que son parti devait « tourner le dos » à Clacton-on-Sea, « une ville qui n’a aucun avenir », « dont les électeurs n’ont aucun avenir », un concentré de « ce Royaume-Uni qui ne tient que grâce à des béquilles, un Royaume-Uni qui s’habille en survêtement et porte des baskets ». « Je ne suggère pas que nous ne devrions pas nous soucier des besoins des gens qui vivent à Clacton, ou dans des endroits de ce type, avait-il précisé. Mais, très honnêtement, je soutiens l’idée que nous ne devrions pas nous encombrer de leur opinion (5). » En 2016, plus de 70 % des électeurs de Clacton-on-Sea ont voté pour la sortie de l’Union européenne.

Un gouffre demeure entre cette partie de la population que sa détresse sociale a conduite à voter pour le Brexit, sous-représentée au sein du Parti travailliste, et la majorité des militants pro- Corbyn, séduits par son projet politique mais convaincus que la sortie de l’Union relève d’une démarche xénophobe et intolérante — bref, qu’il n’existe de Brexit que de droite. Ceux-là exigent un second référendum, surtout s’il se propose d’annuler le résultat du précédent. Ils peuvent compter sur le soutien d’une partie des députés travaillistes qui, lors du congrès de septembre 2018, ont contraint M. Corbyn à « accepter d’envisager la possibilité » de soutenir l’idée d’un second vote s’il ne parvenait pas à obtenir la tenue d’élections générales. Le 18 janvier, toutefois, le site du très europhile Guardian ouvrait sur une autre menace pour le Labour : celle de la démission des députés les plus proches de la ligne Corbyn, convaincus qu’appeler à un nouveau scrutin reviendrait à fouler aux pieds les principes démocratiques et à se couper définitivement des populations hostiles à l’Union européenne... De telles contradictions trouvent leur origine dans l’évolution sociologique et idéologique du Labour au cours des trente dernières années. Le Brexit les cristallise soudain, de façon particulièrement aiguë.

De leur côté, les conservateurs semblent pour l’heure déterminés à sauver l’essentiel. Les tories ont contribué à infliger la plus sévère humiliation de l’histoire du Parlement britannique à Mme May en rejetant son projet d’accord avec Bruxelles par 432 voix contre 202, le 15 janvier. Mais ils ont très vite dépassé leurs divisions sur la question européenne pour faire échouer la motion de censure déposée par les travaillistes le lendemain, et dont l’adoption aurait précipité la tenue de nouvelles élections. Partisan d’un Brexit dur et opposé à l’arrangement imaginé par la première ministre, le député Mark Francois a justifié sa décision de la soutenir : « Nous avons peut-être eu nos divergences sur la question européenne, mais je suis avant tout un conservateur. »

Chris Bickerton

Politiste, université de Cambridge.
(1) Lire Allan Popelard et Paul Vannier, « Renaissance des travaillistes au Royaume-Uni », Le Monde diplomatique, avril 2018.
(2) « State aid scoreboard 2017 », Commission européenne, Bruxelles, http://ec.europa.eu.
(3) Lire Renaud Lambert, « Un sourire derrière la barbiche », Le Monde diplomatique, avril 2018.
(4) Lire Paul Mason, « “Brexit”, les raisons de la colère », Le Monde diplomatique, août 2016.
(5) Matthew Parris, « Tories should turn their backs on Clacton », The Times, Londres, 6 septembre 2014.


Edité le 05-02-2020 à 00:05:56 par Xuan




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   Posté le 18-02-2020 à 00:45:47   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Élections générales au Royaume-Uni : le prix du mépris et de la naïveté


https://www.republique-souveraine.fr/elections-generales-au-royaume-uni-le-prix-du-mepris-et-de-la-naivete/

Le Premier Ministre anglais Boris Johnson a gagné son pari, celui de transformer les élections générales britanniques qui se sont tenues jeudi 12 décembre 2019 en véritable référendum, non seulement sur le Brexit, mais également contre l’ancienne Chambre des Communes qui, par son attitude, ne cherchait qu’à s’opposer à la claire expression de la volonté du peuple souverain, celle de quitter l’Union européenne.

République Souveraine invite notamment les souverainistes français à tirer trois grandes leçons de ce rendez-vous électoral aux résultats on ne peut plus clairs.

Tout d’abord, nous en sommes arrivés à un point où l’ambiguïté ne paie pas car le réel, lui, est tranchant. Le parti travailliste britannique a subi une cuisante défaite jusque, et surtout, dans ses fiefs historiques ouvriers du nord. Il a cherché par une ambivalence quasi-schizophrénique à se ménager la bienveillance de l’oligarchie londonienne pour reprendre le pouvoir, il n’aura ni l’un, ni l’autre. Il aura de plus largement contribué à faire croître l’abstention.

Ensuite, les peuples souverains sont prêts à assumer leurs choix fondamentaux de souveraineté y compris dans la tourmente. Ils sont souvent bien plus courageux que ceux qui disent les représenter. Les partisans d’un second référendum et leur mépris tout oligarchique en sont pour leur frais, les médias européistes pariant sur un revirement de ce grand peuple qui a traversé les pires adversités se sont également, et une fois de plus, ridiculisés. Ils n’en tireront aucune conséquence tant est religieuse leur haine des peuples.

Enfin, et surtout, la porte de sortie récemment offerte par l’Union Européenne, ce fameux article 50, est non seulement inopérante mais mortifère. Il donne toute latitude à l’oligarchie pour punir de son courroux de salon les peuples réticents. Il mène le Royaume-Uni au bord de l’implosion, en Ecosse et en Irlande du nord notamment, et conduira à l’adoption de compromis qui se feront au détriment des classes populaires britanniques mais aussi européennes.

Une sortie de l’Union Européenne dans l’intérêt des peuples ne se fera pas avec les instruments de l’Union Européenne, cet oxymore ne doit plus faire illusion. Elle sera le résultat d’une préparation méthodique anticipant un rapport de force. Il faut réinvestir promptement nos outils de souveraineté, résister à un adversaire puissant et déterminé, faire fonctionner notre pays au grand dam des juristes bruxellois et montrer ainsi à d’autres peuples que l’émancipation leur est non seulement possible mais bénéfique.

Une sortie de l’Union Européenne, enfin, doit être un moyen autant qu’une fin. Elle ne doit pas viser la création de nouveaux enfers sociaux et déserts fiscaux tels le « Singapour sur Tamise » que promettent les tatchériens du parti conservateur anglais, elle doit viser la réparation des dégâts intellectuels et sociaux de l’ordo-libéralisme germano-bruxellois.

Communiqué de la Comission Affaires étrangères de République souveraine.


Conclusion ne laissons pas nos politicard enclencher l'article 50 sortons du IV° reich par nous même !
Au lieu de s'apitoyer sur les positions des partis politiques d'ampleurs existant construisons les alternatives.

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   Posté le 18-02-2020 à 11:52:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Quelle est la place du socialisme dans ce placard souverainiste ?

Qui dirige le Brexit à part la City ?


Edité le 18-02-2020 à 11:55:53 par Xuan




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   Posté le 18-02-2020 à 15:36:28   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Souverainiste?? Souverainiste MON CUL OUI !!!!
La city de BJ se fout totalement de la souveraineté populaire !!! C'était purement démagogique.
S'il tenaient tant la souveraineté du peuple ils n'importeraient pas de poulet à la javel !!!! Ils veulent juste faire de la GB un paradis fiscal.

Personnellement je suis de ceux qui pense qu'il faut reconquérir le mot nationalisme aux chauvins et leur enlever toute légitimité à utiliser toute forme de jargon patriotique....

La vérité c'est que si le peuple britannique était conscient de sa force il aurait pu combattre la city et obtenir sa souveraineté par lui même !
Conscient de ses capacités d'auto-organisations, il pourrait niquer ces collabos et les €urocrates 2 pour le prix d'un !

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   Posté le 18-02-2020 à 21:09:16   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Plaristes a écrit :

Souverainiste?? Souverainiste MON CUL OUI !!!!


Je t'ai demandé qui était à la direction du Brexit, à l'évidence c'est la City et quelle que soit la volonté du peuple et des électeurs.
Cette expérience montre que la sortie de l'Europe ne garantit absolument pas le moindre progrès pour les masses, même si elles la souhaitent et même si elles l'obtenaient. La révolution prolétarienne en Grande Bretagne n'a pas avancé d'un quart de poil depuis le Brexit.

Quand je dis qu'il s'agit d'un placard souverainiste, ça n'est ni du poulet ni du croupion.
Le programme de ce site s'étend longuement sur la souveraineté de la République française.
Jusqu'ici cette république est celle des monopoles et non celle du prolétariat. Il faudrait pour cela que la classe ouvrière la brise et la remplace par une République Populaire.
Mais ce texte n'établit aucune différence entre la république populaire et la république bourgeoise.
Il ne désigne nulle part les grands monopoles capitalistes français comme l'ennemi principal de la révolution socialiste, mais les "instances ultralibérales et atlantistes" .
Il n'indique nulle part que le peuple - avec à sa tête le parti du prolétariat - doit prendre la direction du nouvel Etat dont les capitalistes et leurs représentant doivent être chassés.
Il promet un très pâle reflet du programme appliqué après la Libération, qui n'était lui-même qu'un compromis.
Suivant ces conditions la souveraineté de la "République française" ne peut être que celle des monopoles eux-mêmes.

Djordje Kuzmanovic, fonde en mars 2019 le mouvement "République souveraine" qui propose de « dépasser le clivage gauche-droite sous sa forme classique, en retrouvant la logique du Conseil national de la résistance » .
Viré des Insoumis pour sa position sur les réfugiés et l'immigration, il se rend le 31 janvier 2020, à l'invitation de François Asselineau, à une soirée célébrant le Brexit en compagnie de 200 militants de diverses organisations politiques, dont Nicolas Dupont-Aignan, Dominique Jamet, Florian Philippot, Jean-Frédéric Poisson, Pierre Levy, Gilles Casonava, Philippe Pascot, Martine Fumey et Jacques Cheminade.



Edité le 18-02-2020 à 22:29:05 par Xuan




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   Posté le 19-02-2020 à 19:12:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Au sujet de cette soirée, le PRCF publie Confusionnisme politique assumé, Histoire révisée… François Asselineau, ou l’impasse stratégique confirmée !

Le PRCF écrit que Le 3 février 2020, François Asselineau est revenu sur la réussite de la « soirée Brexit » organisée trois jours plus tôt [...]. Dans cette vidéo du 3 février, François Asselineau se satisfait de la présence du représentant du Comte de Paris, prétendant au trône (!), du président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, l’une des figures du fondamentalisme catholique en politique, du président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan (que Marine Le Pen présentait en mai 2017 comme son futur Premier Ministre), du président de Solidarité et Progrès Jacques Cheminade, du président des prétendus « Patriotes » Florian Philippot (ex-bras droit de Marine Le Pen), etc. [...]
D’ailleurs, le chef de l’UPR concède être « déçu, et un peu triste, que tant de personnes ne soient pas venues » , à commencer par… Marine Le Pen, Jordan Bardella, Thierry Mariani, Louis Aliot, Nicolas Bay, autrement dit tout l’état-major du prétendu « Rassemblement national » (RN), lequel veut manifestement conserver son hégémonie actuelle sur le « nationalisme » réactionnaire. François Asselineau déplore le « mépris » de Marine Le Pen et « trouve que ce n’est pas gentil » de ridiculiser les invités de la « soirée Brexit » qui ne représentent que 3% de l’électorat ; et il ergote sur les chiffres, mentionnant le pourcentage de voix de Jacques Cheminade ( « qui ne représente pas 0, mais 0,25% » ).


__________________


Au passage le PRCF reproche à Asselineau d'avoir déclaré que le programme du CNR comportait
« des éléments qui convenaient en fait pour la plupart à tout le monde. Il était question par exemple de l’alliance des patrons et des ouvriers, en première page du programme du Conseil National de la Résistance, donc quelque chose qui était ce que certains appelleraient de la collaboration de classe » . Et ajoute que le programme du CNR fait référence à une telle alliance une seule fois, lors des grèves organisées le 11 novembre 1943.

Effectivement le programme du CNR reposait sur une alliance anti fasciste, comprenant des éléments de la bourgeoisie et de la grande bourgeoisie. Ce qui était parfaitement en phase avec la Résistance dont il était issu.
A la défaite du nazisme, la contradiction principale en France a de nouveau opposé la bourgeoisie et le prolétariat et ce programme est devenu l'enjeu d'une âpre lutte, qui se poursuit encore sous la forme des réformes anti sociales actuelles.
Asselineau n'a pas tort sur cette "alliance" puisque ce programme ne visait pas le renversement de la bourgeoisie, et il l'interprète comme la base d'une Union Sacrée du capital et du travail. Evidemment il s'agit du même objectif que celui du RN.

Mais si on y regarde de plus près tous les partis de la grande bourgeoisie ont visé l'Union Nationale, sous des noms divers.


Edité le 19-02-2020 à 19:13:20 par Xuan




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   Posté le 19-02-2020 à 19:42:08   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :


Mais si on y regarde de plus près tous les partis de la grande bourgeoisie ont visé l'Union Nationale, sous des noms divers.

Pour ma part, le PCF a abandonné la lutte des classes des 1935, en lançant l'idée du Front Populaire et l'union avec les radicaux et les socialistes, conduisant aux trahisons à répétition depuis lors. Le succès militaire de l'URSS en 1945 a renforcé temporairement les positions des communistes français avant de connaître dès les années 50 un déclin régulier pour arriver à la confusion actuelle où le PCF ne s'illustre que dans le sociétal, souvent sur des positions minoritaires.
La page communiste en France est tournée. Les micro groupuscules se déchirant sur l'héritage marxiste, léniniste, trotskiste ou maoïste semblent bien mal inspirés pour noircir quelques pages, les plus actifs d'entre eux n'ayant plus la critique des communistes du PCF pour se mobiliser et donner l'illusion d'un élan révolutionnaire susceptible de faire bouger le peuple.
L'année des Gilets Jaunes, brandissant le drapeau tricolore de la bourgeoisie, montre bien l'inexistence de la pensée communiste dans les luttes sociales en cours.

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   Posté le 20-02-2020 à 00:35:21   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Donc,les partis communistes ne renverseront ils pas la bourgeoisie en France,pays qui dirige l Europe de Maastricht,qui est pourtant le maillon faible de l impérialisme ?

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   Posté le 20-02-2020 à 00:44:26   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

La participation de partis communistes à des gouvernements de gauche,qui était prônée par Marx dans le Manifeste,a néanmoins des bons côtes,en Espagne,les ministres cocos ont fait pression sur le président socialiste afin de ne pas suivre les Etats Unis au Venezuela, contrairement à la France de Macron.

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   Posté le 20-02-2020 à 00:53:16   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Xuan a écrit :

a
[citation=Plaristes]Souverainiste?? Souverainiste MON CUL OUI !!!!


Je t'ai demandé qui était à la direction du Brexit, à l'évidence c'est la City et quelle que soit la volonté du peuple et des électeurs.
Cette expérience montre que la sortie de l'Europe ne garantit absolument pas le moindre progrès pour les masses, même si elles la souhaitent et même si elles l'obtenaient. La révolution prolétarienne en Grande Bretagne n'a pas avancé d'un quart de poil depuis le Brexit.

Quand je dis qu'il s'agit d'un placard souverainiste, ça n'est ni du poulet ni du croupion.
Le programme de ce site s'étend longuement sur la souveraineté de la République française.
Jusqu'ici cette république est celle des monopoles et non celle du prolétariat. Il faudrait pour cela que la classe ouvrière la brise et la remplace par une République Populaire.
Mais ce texte n'établit aucune différence entre la république populaire et la république bourgeoise.
Il ne désigne nulle part les grands monopoles capitalistes français comme l'ennemi principal de la révolution socialiste, mais les "instances ultralibérales et atlantistes" .
Il n'indique nulle part que le peuple - avec à sa tête le parti du prolétariat - doit prendre la direction du nouvel Etat dont les capitalistes et leurs représentant doivent être chassés.
Il promet un très pâle reflet du programme appliqué après la Libération, qui n'était lui-même qu'un compromis.
Suivant ces conditions la souveraineté de la "République française" ne peut être que celle des monopoles eux-mêmes.

Djordje Kuzmanovic, fonde en mars 2019 le mouvement "République souveraine" qui propose de « dépasser le clivage gauche-droite sous sa forme classique, en retrouvant la logique du Conseil national de la résistance » .
Viré des Insoumis pour sa position sur les réfugiés et l'immigration, il se rend le 31 janvier 2020, à l'invitation de François Asselineau, à une soirée célébrant le Brexit en compagnie de 200 militants de diverses organisations politiques, dont Nicolas Dupont-Aignan, Dominique Jamet, Florian Philippot, Jean-Frédéric Poisson, Pierre Levy, Gilles Casonava, Philippe Pascot, Martine Fumey et Jacques Cheminade.[/citation]

Je sais tout ça.


Edité le 20-02-2020 à 00:54:49 par Plaristes




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   Posté le 20-02-2020 à 01:01:38   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Nicolas Dupont Aignan a tenu des propos racistes contre les peuples slaves et orthodoxes de l ex Yougoslavie,et Florian Philippot contre les germanophones de la région francique de la Moselle.Poisson fait partie des hurluberlus qui ont déclaré que "les enfants nés de Pma n ont pas le droit de vivre".Au diable toutes ces crapules fascistoides!

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Plaristes a écrit :

...Je sais tout ça.


Alors pourquoi cette pub pour la "république souveraine" qui n'est accompagnée d'aucune réserve ni d'aucune critique ?

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   Posté le 21-02-2020 à 14:00:20   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Simplement parce-qu'il faut faire avec les mouvement politique réels, et que là ce genre de reproche était hors sujet... C'est comme quand certains partis communistes d'europe ont décidés de participer au parlement €uropéen récemment, tous n'étaient pas des €uro communistes convaincus, nous avions expliquer dans notre coin pourquoi nous pensions que c'était à éviter et respecter le choix de ceux qui voulaient participer....

Il en va de même pour la participation de république souveraine à la soiré brexit.
De plus :

"Ensuite, les peuples souverains sont prêts à assumer leurs choix fondamentaux de souveraineté y compris dans la tourmente. Ils sont souvent bien plus courageux que ceux qui disent les représenter. Les partisans d’un second référendum et leur mépris tout oligarchique en sont pour leur frais, les médias européistes pariant sur un revirement de ce grand peuple qui a traversé les pires adversités se sont également, et une fois de plus, ridiculisés. Ils n’en tireront aucune conséquence tant est religieuse leur haine des peuples.

Enfin, et surtout, la porte de sortie récemment offerte par l’Union Européenne, ce fameux article 50, est non seulement inopérante mais mortifère. Il donne toute latitude à l’oligarchie pour punir de son courroux de salon les peuples réticents. Il mène le Royaume-Uni au bord de l’implosion, en Ecosse et en Irlande du nord notamment, et conduira à l’adoption de compromis qui se feront au détriment des classes populaires britanniques mais aussi européennes.

Une sortie de l’Union Européenne dans l’intérêt des peuples ne se fera pas avec les instruments de l’Union Européenne, cet oxymore ne doit plus faire illusion. Elle sera le résultat d’une préparation méthodique anticipant un rapport de force. Il faut réinvestir promptement nos outils de souveraineté, résister à un adversaire puissant et déterminé, faire fonctionner notre pays au grand dam des juristes bruxellois et montrer ainsi à d’autres peuples que l’émancipation leur est non seulement possible mais bénéfique.

Une sortie de l’Union Européenne, enfin, doit être un moyen autant qu’une fin. Elle ne doit pas viser la création de nouveaux enfers sociaux et déserts fiscaux tels le « Singapour sur Tamise » que promettent les tatchériens du parti conservateur anglais, elle doit viser la réparation des dégâts intellectuels et sociaux de l’ordo-libéralisme germano-bruxellois. "

Voilà je crois que c'est clair.
C'est plutôt le moment d'apporter un soutient critique positif pour ce genre de réflexion.


Edité le 21-02-2020 à 14:02:45 par Plaristes




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   Posté le 21-02-2020 à 16:17:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ben non pas de soutien même critique et certainement pas positif .
Les thèses des souverainistes "de gauche" sont de pures spéculations en affirmant que la sortie "ne doit pas" etc.

Tu dis "il faut faire avec les mouvement politique réels" . Il s'agit de mouvements politiques qui se réunissent bras dessus bras dessous avec Asselineau, Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade, Florian Philippot...
Et que le reproche est "hors sujet". En somme il faudrait respecter le choix de république souveraine de s'acoquiner avec ces fachos.
Ces gens-là font leur choix en connaissance de cause, ils parlent du peuple et de l'oligarchie mais ils savent très bien la position de classe d'un Nicolas Dupont-Aignan.

D'ailleurs l'oligarchie a un sens très précis dans ce cas. Elle a le mérite de passer à la trappe la bourgeoisie française. Et ce n'est absolument pas un hasard. Tous les fascistes parlent de l'oligarchie pour éviter de désigner l'ennemi principal de notre peuple, qui est la bourgeoisie de notre pays.


Edité le 21-02-2020 à 19:11:30 par Xuan




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   Posté le 21-02-2020 à 22:15:27   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"D'ailleurs l'oligarchie a un sens très précis dans ce cas. Elle a le mérite de passer à la trappe la bourgeoisie française. Et ce n'est absolument pas un hasard. Tous les fascistes parlent de l'oligarchie pour éviter de désigner l'ennemi principal de notre peuple, qui est la bourgeoisie de notre pays. "

Il me semble que république souveraine considère que : la bourgeoisie Française par le biais de think tank tel que le cercle de l'oratoire, fait parti d'une grande classe transnationale. (Dont l’intégrité et l'unité restent certes pas mal ébranlé par l'arrivé de Donald Trump au pouvoir mais garde une forte dynamique atlantiste...)

Je n'aurai pas de mal avec un marxiste qui va chez radio courtoisie, tant qu'il ne fait pas comme Francis Cousin, c'est à dire taper sur la véritable gauche sans jamais critiquer les mouvements réactionnaire et apporter la contradiction à ses hôte qu'il admire car ce dernier est trop friant du temps de parole offert gratis....

Pareille pour Asselineau, je n'aurais aucun mal avec lui aller sur des chaines dominés par le service de ré-info de la nouvelle droite, s'il n'adoptait pas la même propagande qui vise à amalgamer nazisme et communisme (au profit de sa rhétorique en plus) et ne devenait pas totalement client de leur émission...

Ça ne veut pas dire que je suis un gros naïf qui ne voit pas les problèmes et la limite de la logique néopositiviste d'Asselineau...
Mais croyez moi, à l’instar de BFMTV ce genre d'émission ne nous invitera jamais pour apporter la contradiction à leur publique.

Je tiens à signaler que de Jean Luc Mélenchon, à Aymeric Monville, en passant Par annie lacroix-riz et Michel Collon, tous vont sur RT France qu'il reconquièrent à la droite "populiste" !
La position de garder pur, pour ne pas semer la confusion chez des esprits débutants ne politique, et la stratégie d'occupation du terrain même chez l'adversaire (à ne pas confondre avec l'opportunisme) sont toutes deux des positions valides et avec leur mérites.

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   Posté le 22-02-2020 à 00:18:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Explique-moi ce que tu entends par une « classe transnationale » ?
Dans la bourgeoisie française, une fraction est plus ou moins soumise à l’hégémonisme US. Mais ses intérêts sont distincts de ceux de la bourgeoisie US.
Les faits montrent que la notion de « classe transnationale » ne résiste pas aux contradictions d’intérêts nationaux bourgeois.

Aller parler dans une radio bourgeoise est une chose.
Participer à une réunion de l’extrême-droite en est une autre. Tous ceux qui s’y sont exprimés ont évité de dénoncer la bourgeoisie française. Encore une fois ce n'est pas un hasard.
Toi-même tu parles de "classe transnationale". Cette façon de présenter les choses aboutit à présenter nos ennemis comme des étrangers à la France, ce qui aboutit à l'Union Sacrée contre un ennemi étranger.

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   Posté le 22-02-2020 à 18:10:28   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

On est par certain moment un impérialisme tellement comprador et tellement infiltré par l'hégémonie culturelle américaine que la distinction cesse d'être....
Sarkozy, Jack Land.....
Celà est détaillé dans le choix de Marianne.


https://youtu.be/kdS2OVFbzis

Une grande partie de la bourgeoisie Française a carrément fusionné avec la bourgeoisie américaine, cet élan a été stoppé par l’accession de Donald trump à la position de président des U.S.A..

Mais je regarderais la vidéo à partir de 47:00 et je me renseignerait sur les "French-américans young leaders"
Vou verrez à quel points ces intérêts divergents sont insignifiants.... Plutôt Hitler que le front populaire..... La Bourgeoisie Française peit se montrer extrêmement docile face à des impérialismes plus puissants pour assurer sa survie face au prolétariat Français ! (ce qui est flatteur...)
https://french-american.org/programmes/young-leaders/


Concernant la soiré brexit, la république souveraine a fait part sur sont site du confusionnisme ambiant à la soiré brexit mais il sont venu car c'était asselineau qui organisait (qui a la base n'est pas spécialement facho... Juste quelques errances et une dépendance à radio courtoisie qui ne le laisse pas de marbre....)

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   Posté le 23-02-2020 à 22:59:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu es très tolérant avec Asselineau, un fieffé réactionnaire avec lequel le PRCF croyait pouvoir s'allier. Depuis plusieurs mois ils ont coupé les ponts. Asselineau est fondamentalement un partisan de l'Union Sacrée et par conséquent un ennemi de la révolution.
Je t'invite à lire ce que dit Jacques Jurquet à propos de l'alliance avec des bourgeois patriotes dans une situation qui n'avait plus rien à voir avec celle de la résistance :



La résistance a uni des communistes et une partie de la grande bourgeoisie contre l'occupant. Dans cette situation l'ennemi principal en France était l'occupant.
Actuellement, l'ennemi n° 1 des peuples et des nations est l'hégémonisme US, ceci à l'échelle internationale.
Mais à l'échelle nationale dans notre pays l'ennemi principal est la grande bourgeoisie dans son ensemble puisque notre objectif est de la renverser.


En ce qui concerne la bourgeoisie française "fusionnée" avec celle des USA, il faut apporter des éléments économiques pour le démontrer.
D'abord on ne peut pas parler de la bourgeoisie française en général sans tenir compte de ses propres contradictions d'intérêt ni des contradictions d'intérêt avec les monopoles US.
Les faits montrent que la concurrence entre les monopoles français et US s'est accentuée et ceci indépendamment de l'atlantisme des politiciens, de VGE à Macron.
Sur ce dernier pas mal de bruits courent à propos de la vente d'Alstom.

Mais si on suit le fil de la rivalité Aibus /Boeing la situation est opposée. L'article que j'ai posté sur Bouygues à propos de la 5G ou d'autres affaires comme les sanctions US contre les grandes banques française le montrent aussi.
La tentative avortée de taxer les GAFA révèle à la fois la faiblesse de l'économie française face aux USA et l'oppression subie par elle.

Les contradictions entre les USA et notre pays ne se résorbent pas. Au contraire elles ne font que grandir.
Par conséquent l'opposition aux USA ne peut que se développer, et y compris dans la grande bourgeoisie.
Naturellement qu'elle soit pro ou anti US la grande bourgeoisie reste ici l'ennemi principal de notre peuple.

Dans tous les cas parler de "fusion" signifierait qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt ce qui est manifestement faux.
Je t'invite à suivre l'actualité économique des rapports entre les deux pays plutôt que les commentaires qui privilégient un aspect ou un autre. Les marxistes partent des faits.


Edité le 23-02-2020 à 23:10:26 par Xuan




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   Posté le 24-02-2020 à 06:26:34   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Plaristes a écrit :

Celà est détaillé dans le choix de Marianne.

https://youtu.be/kdS2OVFbzis


Un petit point technique concernant les vidéos dont le lien copier sur YouTube ne fonctionne pas.

Le lien ci-dessous ne marche pas
https://youtu.be/kdS2OVFbzis

il faut toujours avoir :
https://www.youtube.com/watch?v=

Tu copies la dernière partie après la barre de fraction /

c'est-à-dire : kdS2OVFbzis

et tu colles ça, ce qui donne :
https://www.youtube.com/watch?v=kdS2OVFbzis

et ça marche (évidemment tu sélectionnes et tu places en url)

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   Posté le 24-02-2020 à 18:28:36   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

"Tu es très tolérant avec Asselineau, un fieffé réactionnaire avec lequel le PRCF croyait pouvoir s'allier. Depuis plusieurs mois ils ont coupé les ponts. Asselineau est fondamentalement un partisan de l'Union Sacrée et par conséquent un ennemi de la révolution. "

Il l'a toujours été... Depuis le début. Mais on ne naît pas communiste on le devient.
C'est vrai que ces derniers temps (depuis 2 ans) niveau analyses Asselinoche il est à la baisse....
Et il n'y a plus grand chose à en tirer.

Ce n'est pas que je n'ai pas vos référence, mais je reste ouvert aux changement de conjonctures. Ou du moins la possibilité de ces derniers.

Vous n'avez pas encore tiré les leçons de la guerre froide culturelle qui a détruit le PCF....

"Les contradictions entre les USA et notre pays ne se résorbent pas. Au contraire elles ne font que grandir. "

Ce qui est très récent. L’impérialisme Anglais et Français se sont toujours bagarrés avec l'impérialisme américain en Afrique, j'en parle dans d'autres postes d'ailleurs... Mais c'est un paradoxe de la situation €uropéenne, l'impérialisme Français se fait éclipsé par un impérialisme €uropéen (voir la Fin du Franc CFA...)

Ce que vous ne comprenez pas c'est que la fusion à lieu et fait parti de la stratégie américaine pour casser le conflit d'intérêt !

Cette stratégie a été mise à mal récemment... Mais il faudrait être bigleux pur ne pas la voir.
Ou être un marxiste dogmatique à l'esprit non dialectique.... C'est évident, c'est parce-qu'il a conflit d’intérêt que les américains cherchent la fusion.

#IamNotAFrenchman !

Vous avez perdu votre esprit de contradiction :




Edité le 24-02-2020 à 18:36:17 par Plaristes




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   Posté le 24-02-2020 à 19:31:23   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Plaristes a écrit :


#IamNotAFrenchman !

Je ne vois trop le rapport avec Trichet, également un vrai réactionnaire européiste.

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   Posté le 25-02-2020 à 00:07:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Plaristes a écrit :

on ne naît pas communiste on le devient…

Tu ne vas pas me dire qu’Asselineau pourrait un jour devenir communiste, la chauve-souris de Bigard risque d’arriver au sixième étage bien avant.
Puis tu écris que son « niveau d’analyse » est en baisse. Il ne s’agit pas de son niveau d’analyse, il s’agit de sa position de classe. Sa position de classe, celle qu’il défend ouvertement c’est l’idéologie du « rassemblement national » . C’est l’idéologie fasciste de l’association capital-travail.

D’abord je te demande de laisser tomber le ton d’un mandarin qui s’adresse à des demeurés avec des « ce que vous ne comprenez pas » et des « vous n’avez pas encore tiré des leçons »
Au contraire tu devrais toi-même utiliser les leçons du mouvement ml en France, notamment l’extrait de « à contre-courant » que je t’ai cité. Il ressort de l’autocritique du PCMLF que notre position de classe est notre boussole.
Et ceci concerne très exactement les rapports avec Asselineau.

______________________



Venons-en aux rapports entre les monopoles français et US.


Ce qui a détruit le PCF n’est pas l’anti américanisme c’est l’opportunisme envers les socialos.
Tu affirmes que tu tiens compte des changements de conjoncture.
Les conflits entre pays impérialistes ne sont pas nouveaux, les alliances et les contradictions se transforment en fonction des situations.
Autrefois l’impérialisme US voulait prendre la place des Français et des Anglais. Il a même encouragé à cette fin l’émancipation des nations et des peuples en pleine guerre mondiale.
Cet impérialisme est devenu une superpuissance, et lorsque l’URSS s’est effondrée, il est devenu un hégémonisme mondial. C’est un des changements fondamentaux du XXe et du début de ce siècle.


Aujourd’hui la contradiction principale entre les pays impérialistes oppose l’hégémonisme US aux pays impérialistes de second rang.
Tu écris « c'est parce-qu'il a conflit d’intérêt que les américains cherchent la fusion ».
Une fusion est le regroupement des tous les impérialismes en un seul, ce qui signifie la disparition des contradictions.
Au contraire la dialectique nous enseigne que la fin de la domination US peut engendrer une nouvelle unité contradictoire où aucun impérialisme ne peut dominer les autres. C'est le sens du monde multipolaire.
Kautski prétendait : « La politique impérialiste actuelle ne peut-elle pas être supplantée par une politique nouvelle, ultra-impérialiste, qui substituerait à la lutte entre les capitaux financiers nationaux l'exploitation de l'univers en commun par le capital financier uni à l'échelle internationale ? »
Lénine avait expliqué en son temps qu’un super impérialisme, c’est-à-dire une fusion de tous les impérialismes, ne pouvait pas exister à cause de leur développement inégal.

Les USA ne cherchent pas la fusion ils cherchent la domination et ça n’a rien à voir.
L’unité de cette contradiction est le caractère commun, impérialiste de ces pays, pas leur fusion. La domination exercée par l’hégémonisme US signifie la destruction des concurrents. Les sanctions commerciales c’est une guerre de destruction,

Plus haut tu as écrit qu’une grande partie de la bourgeoisie française « a fusionné avec la bourgeoisie américaine » puis que « cet élan a été stoppé par l’accession de Donald trump à la position de président des U.S.A. » . Faut-il comprendre que les USA ont d’abord cherché la fusion puis que Trump la refuse ? Ça ne tient pas.

La stratégie US ne change pas fondamentalement. C’est toujours la domination mondiale.
Ce qui change c’est le rapport des forces et notamment la position de la Chine dans le monde. Puis aussi l’attitude de la Russie qui a cessé de collaborer à sa propre destruction et a placé son armée en face des tentatives d’agression occidentales en Syrie.
En conséquence l’attitude des USA est devenue de plus en plus agressive.
Dans le cadre de la mondialisation, d’autres impérialismes ont établi des liens commerciaux avec la Chine, la Russie et d’autres pays émergents. Les USA veulent briser ces liens pour étouffer les pays émergents et ils en viennent à sanctionner leurs propres alliés.
Et ce n’est pas une invention de Trump. L’amende infligée à la BNP pour avoir contourné les embargos imposés par les Etats-Unis à Cuba, à l'Iran, au Soudan ou à la Libye date de 2015.
La pression, les sanctions et les menaces exercées par les USA contre leurs allés existent depuis longtemps. Mais elles s’accentuent réellement aujourd’hui et encore une fois leurs racines ne sont pas des discours ni des états d’âme de Trichet, ce sont des profits monopolistes opposés.

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   Posté le 25-02-2020 à 10:49:07   Voir le profil de Plaristes (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Plaristes   

Asselinoche restera Asselinoche, mais je pense à son électorat.


"Ce qui a détruit le PCF n’est pas l’anti américanisme c’est l’opportunisme envers les socialos."

A côté de la plaque.
Les conjecture politique qui ont poussé le PCF au sein de l'appareil d'état bourgeois, c'est une infiltration par la CIA du mouvement ouvrier pour opérer des scissions, Scission FO-CGT etc etc etc.....
Ils ont profité des changements de sociétés profonds dus à l'effondrement de l'empire colonial Français pour infiltrer le mouvement progressiste, la guerre froide culturelle n'a pas seulement mobilisé la droite fasciste et libérale, mais aussi une partie de la gauche qu'il a fallut rendre anti-communiste et couper du marxisme (French theory...)

La CIA a massivement financé les maos et les trotskards !

"Au contraire la dialectique nous enseigne que la fin de la domination US peut engendrer une nouvelle unité contradictoire où aucun impérialisme ne peut dominer les autres. C'est le sens du monde multipolaire. "

Il avait un monde multipolaire avant la seconde guerre mondiale. et même durant la guerre froide, De Gaulle Tito les non alignés... Il n'a jamais cessé d'exister, car la fusion n'a jamais été complète. Et ça aurait été un miracle s'elle fusse achevé.
Ceci dit nous sommes dans une période floue ces derniers temps.

"Faut-il comprendre que les USA ont d’abord cherché la fusion puis que Trump la refuse ? Ça ne tient pas. "
L'un de ces mécanisme de fusion c'était une politique atlantiste, l'unité de la bourgeoisie atlantiste a été mise à mal par l'arrivé de Trump pour des raisons de conflits internes au seins de la bourgeoisie américaine accentués par l'arrivé de ce dernier sur l'échiquier-politique....

L'organisation même de la bourgeoisie occidentale flanche sous ces querelles de pouvoirs.

La bourgeoisie Française s'était montré très compréhensive avec la bourgeoisie allemande sous l'occupation, et les américain étaient arrivés avec la french-american foundation à un point de domination bien supérieur à celui que fut celui de l’Allemagne nazi sur la France. Et vu comment macron c'était partit nous aurions put voir ce démantèlement de la bourgeoisie française sans réticences de la part de majorité dominante. Il y aurait sans ces jeux de pouvoirs toujours une partit de la bourgeoisie qui aurait gueulé, mais ses cris seraient restés inentendus...

Ce qui a changé avec cette casse de l'unité au sein de la bourgeoisie atlantiste transnationale, c'est que n'ayant plus ce même degré d'unité et de coordination, ces sanctions et menaces des USA sur ses alliés, ont de moins en moins le soutient de cette 5° colonne atlantiste.

Cette 5° colonne scissionne avec la bourgeoisie américaine ! Je parlais bien de fusion Car la bourgeoisie atlantiste n'avait jusque là aucune contradiction avec la bourgeoisie américain atlantiste.
Cette bourgeoisie européenne atlantiste et plus que comprador prenait juste là une taille croissante dans la bourgeoisie €uropéenne. Cette dernière avait tout comprit l'intérêt de la fusion vis à vis de la police des peuples, il était plus facile de faire la police des peuples à 28 tout en jouant la carpette absolue devant l'hégémonie américaine, et quand je dis carpette absolue ça veut dire accueillir toutes les dernières saloperies imposés par les U.S.A a bras ouvert. Aujourd'hui il ne sont plus trop sûr.








Seuls les fanatiques du cercles de l'oratoire restent fidèles aux U.S maintenant.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_de_l%27Oratoire

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