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 Halte à la casse des droits ouvriers !

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Xuan
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C'est mal cadré, on ne voit pas le petit roquet Berger par terre.

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Les ouvriers n'ont pas de patrie
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   Posté le 03-06-2016 à 23:53:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le bleu-blanc-rouge du PRCF à l'initiative de cette pétition vient comme un cheveu sur la soupe, mais ça part d'un bon sentiment :

Appel des intellectuels contre la haine de classe anti CGT




pétition

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   Posté le 04-06-2016 à 00:26:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

FOG dans la provocation :



Jean-Pierre Mercier face à Franz-Olivier Giesbert

"Le débat complet contre Franz-Olivier Giesbert, qui a osé comparer la CGT à Daesh et ... au FN pendant l'émission. Quand ces gens-là commencent à avoir peur des salariés en lutte, ça fait ressortir leur haine de classe..."


Edité le 04-06-2016 à 00:31:09 par Xuan




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Le traitement médiatique du mouvement social : Casseurs et prises d’otage


Publié le 4 juin 2016 par bouamamas
Saïd Bouamama

Le mouvement de contestation de la loi El Khomri fait la Une des médias lourds depuis plusieurs semaines. L’inscription dans la durée lui donne une dimension d’analyseur de ces médias qui plus que jamais apparaissent comme remplissant une fonction sociale précise, celle que Serge Halimi a dénommé « nouveaux chiens de garde[1] » par paraphrase de Paul Nizan[2] qui attribuait cette fonction aux « philosophes » au service des classes dominantes. Sans être exhaustif, l’analyse de trois leitmotivs médiatiques permet d’interroger la production quotidienne d’une vision dominante qui en dépit de son vernis d’objectivité participe des luttes sociales en cours.



Une violence de casseurs et de la CGT

Le discours sur les « casseurs » est le premier leitmotiv se déployant à longueur d’antennes. Il s’inscrit dans un discours plus général sur la « montée de la violence » irrationnelle et/ou illégitime qui depuis des décennies est mis en avant pour justifier un tournant sécuritaire. Il s’agit de produire de la peur pour susciter une demande de « sécurité ». Pour que ce processus d’émergence d’une demande sécuritaire puisse se déployer, il est nécessaire de construire la violence constatée comme étant une « violence sans cause » c’est-à-dire comme une violence pathologique et/ou résultante de la stratégie d’une minorité invisible.

La violence est ainsi mise en scène médiatiquement comme étant le fait d’une minorité de marginaux. Selon les circonstances, cette minorité est soit dépolitisée, c’est-à-dire que les faits de violences qu’on lui impute sont renvoyés au déclassement, à la décomposition ou à la pathologie mentale ; soit surpolitisée la violence est alors attribuée à une minorité politique occulte déployant une stratégie de déstabilisation. Des révoltes des quartiers populaires aux manifestations actuelles en passant par la chemise du directeur des ressources humaines d’Air France, la violence est systématiquement l’objet de réductionnismes médiatiques dont le point commun est de nier les bases matérielles légitimes à la colère sociale.

L’effet des réductionnismes médiatiques est donc le masquage des causes de cette violence. Celles-ci se cumulent pourtant depuis des décennies. Comprendre l’émergence d’une violence sociale nécessite la prise en compte de ces causes et de ne pas les confondre avec les « déclencheurs ». Ces derniers ne sont qu’un canal d’expression qui prend telle ou telle forme selon les circonstances et les canaux disponibles. La révolte des quartiers populaires de novembre 2005 (et la violence des jeunes insurgés qui la caractérise) qui a touchée 400 quartiers pendant 21 jours a comme déclencheur l’assassinat de Zyed et Bouna mais à comme cause les processus massif de paupérisation, de précarisation, de discrimination et de contrôle social policier qui touchent les habitants de ces quartiers. Le mouvement social actuel (et la violence qui caractérise une partie des manifestants) a comme déclencheur la loi El Khomri mais a comme cause la destruction systématique depuis quatre décennies ultralibérales de toutes les sécurités sociales conquises par le passé et la hausse de l’écart social entre la classe qui s’enrichie et celles qui se paupérisent.

La confusion entre « déclencheur » et « cause » est partie intégrante des processus de domination en participant à l’invisibilisation des causes structurelles. Elle permet en outre de légitimer la violence répressive. Il n’est pas inutile de rappeler ce que disait l’évêque brésilien Helder Camara à ce propos :

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue[3].»

La négation de la violence institutionnelle dont parle Helder Camara passe par la réduction de la violence à sa seule forme externalisée. Elle suppose la négation de la première réaction des victimes qui est généralement de retourner la violence contre soi ou contre ses proches. La violence institutionnelle fonctionne en effet sur la base de l’invisibilisation de l’agresseur par son inscription dans des mesures en apparence non violentes, mais qui ont des effets destructeurs sur l’existence des personnes qui les subissent. Ce n’est que lorsque la victime est en mesure de faire des liens, de repérer la source de cette violence invisible, de disposer d’une cible, etc., que sa réaction tend à s’orienter vers d’autres réponses et entre-autres vers une violence externalisée envers un DRH, un policier ou un ministre.

Que la colère des manifestants soit virulente, qu’une partie d’entre eux l’exprime de manière plus radicale, qu’une autre partie cherche l’affrontement, etc., ces constats sont des évidences. Mais ces constats portent sur des conséquences dont les causes sont antérieures. Comme le souligne la sociologue Isabelle Sommier : « La loi El Khomri n’a été qu’un catalyseur, la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase » du cumul de griefs et d’indignations contre l’état d’urgence, le sort et les discours sur les migrants, la précarisation continue du travail, ou encore le climat général d’un quinquennat calamiteux[4]. » La négation des causes est ainsi un premier procédé des média-mensonges sur le mouvement social.

Une stratégie de la tension

Aux causes structurelles provenant des violences institutionnelles s’en ajoute d’autres conjoncturelles consciemment mises en action par les pouvoirs publics. Nous sommes en présence d’un choix de doctrine dans le rapport aux manifestants. «On glisse d’une conception où l’on maintenait à distance des manifestants à une conception où l’on vise c’est manifestants. C’est flagrant avec le Flash Ball[5] » fait remarquer la juriste Aline Daillère responsable des programmes police-prison-justice pour la France de l’ONG « Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture » (ACAT).

Un autre aspect de la nouvelle doctrine est la surprésence policière. Le déploiement d’un nombre disproportionné de policiers habillés et armés comme pour une scène de guerre s’inscrit dans une stratégie de la tension dans l’objectif d’isoler un mouvement que l’on sait populaire. Il en est de même de la tactique consistant à couper les cortèges dont le résultat est l’enfermement dans une nasse d’une partie des manifestants qui ne peut que susciter un regain de tension. Même le plus pacifique des manifestants voit sa colère monter d’un cran lorsque qu’il se retrouve ainsi pris en étau. L’affrontement est tout simplement recherché. S’il ne faut pas exclure la présence de provocations sous la forme de policiers déguisés, cette manœuvre n’est qu’un outil parmi d’autres d’une stratégie globale de la tension.

Le discours médiatique pour sa part commente ces faits de manière militaire inversant une nouvelle fois les causes et les conséquences. L’habitude de se faire gazer par exemple conduit à la généralisation des foulards et celle de se faire matraquer à l’utilisation de casques par une partie des manifestants. Ces conséquences sont doctement analysées par les médias lourds comme la preuve d’une « militarisation » d’une partie des manifestants. Cette militarisation supposée apparaît dès lors comme justification de la surprésence policière. De cause, la surprésence policière se transforme en conséquence.

Le but de ce choix de doctrine est de contrecarrer la possible massification du mouvement social. Dissuader les opposants à la loi de venir en famille crier leur refus est le véritable objectif de la nouvelle doctrine. La couverture médiatique sans investigation, construite à partir des déclarations officielles des seuls préfets, se déployant sur une base sensationnaliste contribue à cet objectif. En témoigne aujourd’hui des couvertures de manifestations quantitativement importantes avec comme seules images des affrontements. Le bruit des grenades couvre celui des slogans revendicatifs.

La prise d’otage

Le discours sur la « prise d’otage » des citoyens est le second leitmotiv médiatique et politique concernant le mouvement social actuel. « Prendre ainsi en otage les consommateurs, notre économie, notre industrie, continuer des actions qui visent à faire retirer le texte, ce n’est pas démocratique» clame Valls le 23 mai. « J’ai du mal à accepter que des Français soient pris en otage » lui répond en écho Myriam El Khomri le lendemain. « Pas un jour sans qu’il y ait une grève, un mouvement de contestation, que des gens prennent en otage des citoyens français ” enchaîne Nicolas Sarkozy le même jour. Le discours est le même du gouvernement à la droite, du patronat aux différents experts et consultants médiatiques qui pullulent sur les plateaux.

Ce discours n’est pas nouveau. Le principe même d’un mouvement social est de se faire entendre et pour cela de se visibiliser. Cela suppose d’entraver le fonctionnement habituel de la vie sociale. Ces formes d’action sont aussi anciennes que les mouvements collectifs et leurs formes sont si ce n’est similaires du moins comparables : blocage des axes de transport, paralysie d’équipements stratégiques, etc. La couverture médiatique et politique à partir de l’expression « prise d’otage » n’est pas non plus neuve, quoique plus récente. Elle naît du contexte idéologique ultralibéral négateur de toute légitimité du collectif au profit de la seule approche individuelle. Sa fréquence médiatique est un indicateur de la prégnance de l’idéologie ultralibérale dans nos médias. Les routiers de 1992 et 1996 comme les cheminots de décembre 1995 ont également été transformés médiatiquement en preneurs d’otages [6].

En choisissant une telle expression pour couvrir des actions collectives le discours médiatique dominant prend (consciemment ou non le résultat est identique) position contre le mouvement social. L’attention sur les enjeux et les causes du conflit est détournée vers une attention sur les conséquences du conflit. Les « blocages » n’apparaissent plus comme un moyen pour se faire entendre mais comme une stratégie égoïste ne prenant pas en compte le citoyen moyen transformé en victime impuissante. La scène du voyageur sur un quai de gare lors d’une grève est ainsi devenue un incontournable des journaux télévisés. Il ne s’agit plus d’interroger un citoyen sur son avis sur la loi El Khomri mais de le questionner un individu réduit à la seule dimension de consommateur sur les entraves à l’accès à un bien ou un service. Le citoyen cédant la place au consommateur c’est bien là, l’idéal des classes dominantes contemporaines que construisent les médias dominants.

Le discours dominant sur la prise d’otage est lourd d’effets. Il active l’imaginaire du terrorisme et de la nécessaire intervention musclée des forces de l’ordre. Il ouvre et encourage une logique de « montée des enchères ». La droite dénonce le laxisme supposée du gouvernement avec un Sarkozy appelant le gouvernement à « remettre de l’ordre et de l’autorité dans le pays » . Le Front National par la bouche de Marion Maréchal Le Pen lui fait écho en considérant que « face aux casseurs comme à la CGT qui prend en otage les Français, la seule réponse de l’Etat doit être la fermeté » . Quant à Pierre Gattaz il appelle le gouvernement « à ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur » , de « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » .

On ne peut clore cette partie sans aborder nos chers experts, consultants et éditorialistes divers. Leurs explications à prétention savante se réduisent à une seule causalité que résume comme suit Nathalie Saint-Cricq au JT de 20 heures du 23 mai sur France 2 : « cette stratégie est justifiée par un score en chute libre à la CGT [7] ». Le ton est donné et la même grille explicative se retrouve le lendemain au Figaro sous la plume de Gaëtan de Capèle et à Libération sous celle de Laurent Joffrin, avant de s’étendre à une grande partie de la presse régionale. Il n’a a donc aucune base matérielle à la colère sociale et à la violence qu’elle suscite. Tout se réduirait à la manipulation par la minorité agissante que serait la CGT.

Il n’y a pas besoin de recourir à une quelconque théorie du complot pour expliquer la production d’un tel discours réducteur. Les causalités ont été mises en évidences depuis longtemps : « difficulté à se libérer des sources institutionnelles, à développer un journalisme d’investigation et d’explication de dossiers complexes. Difficulté à surmonter l’ethnocentrisme professionnel et à rendre compte, non avec complaisance, mais avec compréhension, de mobilisations de milieux sociaux très éloignés de celui des élites journalistiques [8]. » Si nous ajoutons la recherche de sensationnalisme à des fins d’audimat, la ligne éditoriale pouvant être imposée, l’entre soi avec les puissants, etc., nous sommes bien en présence de « chiens de garde ».

Terminons en faisant un pas de côté vers les quartiers populaires. Les médias-mensonges suscités par le mouvement social actuel ne sont, en effet pas sans rappeler ceux se déployant de manière quasi-permanente depuis quatre décennies à l’encontre des quartiers populaires et de leurs habitants. Pour eux aussi, les discours médiatiques nient les causes structurelles pour ne se centrer que sur les déclencheurs et/ou sur les conséquences. Pour eux également, se déploient les deux images de la violence pathologique et de la violence d’une minorité invisible. A leur endroit également la surprésence policière est construite médiatiquement et systématiquement comme étant une conséquence et jamais comme étant une des causes des violences relatées. Les stratégies d’intervention des forces de l’ordre et la doctrine implicite qu’elles portent ne sont pas plus interrogées que pour le mouvement social actuel. Il existe cependant une différence et elle est de taille : l’isolement des quartiers populaires en général et de leurs habitants issus de l’immigration en particulier. Alors que désormais il faut compter par centaines les morts de jeunes issus de l’immigration tués par des policiers, les constructions médiatiques des faits sont parvenues pour l’instant à isoler les luttes contre les violences policières des quartiers populaires. L’indifférence vis-à-vis des quartiers populaires prépare la généralisation des procédés qui y sont expérimentés à l’ensemble des contestations sociales.

Notes:

[1] Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde, Raison d’agir, Paris, 2005.

[2] Paul Nizan, Les chiens de garde, Agone, Paris, 2012.

[3] Dom Helder Camara, Spirale de violence, Desclée de Brouwer, Paris, 1970.

[4] Isabelle Sommier, Qui sont vraiment les casseurs ?, http://www.lesinrocks.com/2016/05/21/actualite/qui-sont-vraiment-les-casseurs-11829657/, consulté le 2 juin à 14 heures.

[5] Aline Daillère, Violences policières : un rapport dénonce un risque d’impunité des forces de l’ordre, Le Monde du 14 mars 2016, http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/03/14/violences-policieres-un-rapport-denonce-un-risque-d-impunite-des-forces-de-l-ordre_4882121_1653578.html, consulté le 2 juin à 15 h 20.

[6] Thomas Chenevier et Laurent Ladouari, Prise en otage, prise à témoin : de la médiatisation des conflits sociaux, Annales des mines, novembre 2000, p.36.

[7] Daniel Schneidermann, Nathalie Saint-Cricq et ses deux amies, face aux dynamiteurs CGT, http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/24/nathalie-saint-cricq-deux-amies-264118, consulté le 2 juin à 18 h 30

[8] Erik Neveu, Sociologie des mouvements sociaux, La Découverte, Paris, 1996, p. 109.

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Xuan a écrit :

Le bleu-blanc-rouge du PRCF à l'initiative de cette pétition vient comme un cheveu sur la soupe, mais ça part d'un bon sentiment :


lutte de classe et bon sentiments ça fait pas bon ménage xuan.

Cette pétition de merde sans principe qui oublie que la CGT c'est aussi des délégués des syndiqués, venus d'horizons lointains ayant eux aussi versés des larmes et du sang pour le triomphe de la lutte des classes, c'est juste de la récupération social-fasciste . Même le canon d'un fusil pointé dans le dos je là signe pas.


Edité le 04-06-2016 à 23:27:00 par gorki




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   Posté le 06-06-2016 à 15:07:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

J'entends que l'aspect principal est le rejet de la "haine de classe anti CGT". Ce n'est pas social-fasciste.

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Mais on a aussi de bonnes nouvelles, comme dit Audiard

"les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"
.

Notre intelligent se pointe à Montreuil pour inaugurer un timbre à la mémoire du Front Populaire,



Sur RT

Emmanuel Macron, bousculé, reçoit des oeufs sur la tête lors d'une visite à Montreuil
(VIDEO)
6 juin 2016, 10:54
Source: Reuters

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a été bousculé lundi matin à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et a essuyé des jets d’œufs d'opposants à la loi travail, dont il a dénoncé la «violence» et «l'agressivité».

Alors qu'il se rendait dans la municipalité communiste pour dévoiler un timbre célébrant le 80e anniversaire du Front populaire, le ministre a été accueilli par plusieurs dizaines de manifestants de la CGT et du PCF aux cris de «Casse-toi !», et a reçu des oeufs dans les cheveux, a constaté une journaliste de l'AFP.




Les manifestants, qui avaient déployé une banderole «Plutôt en grève qu'en costard» et scandaient «Ni chair à patron ni chair à matraques. Retrait, retrait de la loi travail», se sont agglutinés autour de lui. Le ministre a dû être escorté par des policiers à l'intérieur du bureau de poste, où il s'est débarbouillé.

Le ministre dénonce «les comportements inacceptables» d'«agitateurs professionnels». «Je ne parle pas d'un texte de loi avec des oeufs et des coups de bâton», «ils n'écoutent rien, ils invectivent», a-t-il déclaré.

vidéo

Emmanuel Macron a ensuite déclaré vouloir honorer la Poste et le Front populaire, «loin de la violence et de la bêtise».

Dans un communiqué envoyé dimanche, le maire PCF de Montreuil, Patrick Bessac, avait déclaré «avoir décidé de ne pas accueillir M. Macron», un acte «symbolique», afin de «faire entendre la déception, le mécontentement, l'indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors des limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement».

«Sous la tutelle d'Emmanuel Macron, l'économie est devenue la science de l'accaparement quand elle devrait être celle du partage», a ajouté l'édile.


Edité le 06-06-2016 à 22:32:17 par Xuan




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   Posté le 06-06-2016 à 23:04:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est une tradition inaugurée par Fabius à la fête de l'Huma de 2005, si on s'en souvient.
Et ça vaut le jus de rappeler ça, sans autre commentaire :



Fabius bizuté à la Fête de l'Huma


Il se souviendra longtemps de sa première Fête de l'Humanité. Hier, à La Courneuve, l'ancien Premier ministre a été sifflé, insulté et a même reçu un oeuf sur le crâne. Avant de débattre avec les « camarades ».
Nathalie Segaunes - 11 Sept. 2005
le Parisien

CHAHUTE ! Pour sa première
apparition, en trente ans de vie politique, à la Fête de l'Humanité, Laurent Fabius a connu, hier, un accueil particulièrement mouvementé.
Arrivé vers 16 heures à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) sous une pluie fine pour participer, à l'invitation du journal « l'Humanité », à une table ronde sur l'Europe, l'ex-défenseur du non à la Constitution européenne a été accueilli par une bordée d'injures et de sifflets, masquant les applaudissements.

« Le sang contaminé, les immigrés, ça fait vingt ans qu'on te connaît ! » , entend-on sur son passage. Dans une Agora de l'Humanité pleine à craquer, la présence de l'ancien Premier ministre socialiste, cerné par une nuée de caméras, électrise la foule.
Des crachats volent, le contenu d'un verre de bière aussi, un oeuf vient se fracasser sur le crâne de Fabius, contraint d'aller s'essuyer en coulisses.
« On compte sur toi, Laurent » , scandent les amis du sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, rallié à Fabius.
Sans parvenir à couvrir les huées.

« Marginaux » et « zozos »

C'est Marie-George Buffet en personne, venue à la rencontre du député de Seine-Maritime, qui doit monter à la tribune pour calmer la salle :
« La fête de l'Humanité, c'est un lieu de confrontation et de débats, s'égosille-t-elle au micro. Je vous demande de respecter le débat et j'accueille avec plaisir Laurent Fabius.»

L'intéressé reste impassible. « Il y a toujours des marginaux qui ne veulent pas le dialogue» , commentera-t-il plus tard. « Ce n'est pas parce que vous avez trois zozos qui sont là parce qu'ils ne veulent pas que la gauche se rassemble, qu'il faut paniquer » , ajoutera-t-il, imperturbable.

Observant de la tribune l'accueil réservé au responsable socialiste, le député européen communiste Francis Wurtz rappelle que, pendant la campagne référendaire, « quoi qu'on pense de Laurent Fabius, il y a un moment où il a choisi le non. Je n'ai entendu aucun d'entre vous protester à l'époque. (...) Le fait de l'accueillir ici ne signifie pas qu'on est d'accord avec tout ce qu'il a fait. Mais si on veut encore gagner demain, il ne faut pas changer de méthode. »

Lorsque Fabius prend la parole, débutant par un « Chers amis, chers camarades » , la formule, perçue comme une provocation, est accueillie par une nouvelle salve de sifflets. Rien qui puisse l'empêcher de délivrer son principal message : « Face à la politique de casse actuellement pratiquée par le gouvernement, le dialogue et le rassemblement des forces de gauche sont absolument indispensables. »

Des mots qui lui valent attention et applaudissements. L'homme est écouté, même si certains regretteront à l'issue de la rencontre de n'avoir pu poser de questions.

« C'était une réunion très chaleureuse» , confiera, un peu abusivement, l'homme du jour, à l'issue de la table ronde, à laquelle participaient également la députée verte Martine Billard et un socialiste néerlandais.

En revanche, Fabius n'aura pas croisé son collègue socialiste Daniel Vaillant, venu en début d'après-midi représenter très officiellement et très tranquillement le PS au stand du Conseil national du PCF. Loin de tout débat et de tout chahut.


Edité le 07-06-2016 à 00:35:18 par Xuan




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   Posté le 07-06-2016 à 00:07:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un manifestant dans le coma : une nouvelle vidéo accuse les CRS


la dépêche

Vidéo à partir de 5h 18' http://youtu.be/V2d90Ttb0n8

"Le 26 mai à Paris, lors d’une mobilisation contre la loi Travail, Romain D., un photographe indépendant, s’est écroulé au sol après l’explosion juste à côté de lui d’une grenade de désencerclement. Le jeune homme de 28 ans est depuis ce jour plongé dans un coma artificiel. Il souffre d’une « fracture temporale avec enfoncement de la boîte crânienne » et risque des séquelles neurologiques graves. Ce lundi 6 juin, Le Petit Journal de Canal+ devrait dévoiler une vidéo qui accable les CRS dans cette affaire.

Les faits, racontés par Mediapart, se sont déroulés Cours de Vincennes, près de la Place de la Nation, à la fin de la manifestation contre la loi El Khomri. Des CRS ont interpellé un adolescent et se sont repliés au bas d’un immeuble. Non loin de là, des manifestants scandent : « Libérez notre camarade ! », tandis que des passants et des journalistes observent la scène. C’est alors qu’un autre groupe de CRS les rejoignent. L’un d’eux lance une grenade de désencerclement au sol, selon les gestes techniques réglementaires. Mais cette grenade ne doit être utilisée que « lorsque les forces de l’ordre se trouvent prises à partie par des groupes violents ou armés ». Ce qui ne semble pas être le cas dans cette situation. Suite à l’explosion, un homme tombe à terre. Il s’agit de Romain D. Sa tête est ensanglantée. Des manifestants se précipitent alors pour le déplacer et le mettre à l'abri."


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   Posté le 10-06-2016 à 23:27:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

loi travail : au service des grands monopoles capitalistes


C’est une formule qu’on a l’habitude d’utiliser, sans pour autant mesurer ses implications. Elle signifie que cette loi ne défend pas les intérêts de l’ensemble du patronat, artisans, auto entrepreneurs et professions libérales contre les salariés.
Elle défend les intérêts des grands monopoles capitalistes d’abord contre l’ensemble des salariés, mais aussi contre nombre de catégories intermédiaires, y compris les TPE.
Naturellement la tendance au monopole du capitalisme vampirise le domaine juridique et le code du travail. Les rapports de domination entre les grandes entreprises et les TPE sont ici gravés dans le marbre de la loi travail.
Les petits patrons réclament la liberté d'entreprendre, mais cette liberté se retourne contre eux en laissant aux plus gros la part du lion.


____________


Ci-dessous un article du Figaro du 24 /04/ 2016 :

Les petits patrons se rebiffent contre la loi El Khomri


VIDÉO - Trois organisations patronales - l'UNAPL, l'UPA et l'UDES - lancent une campagne pour demander le retrait de la loi El Khomri. Ils lui reprochent de modifier les règles de la représentativité patronale, en privilégiant les grands groupes au détriment des TPE-PME.

Les petites entreprises ne veulent pas se laisser bâillonner!Artisans, commerçants, professions libérales lancent une grande campagne de protestation contre la loi El Khomri, qu'ils accusent de vouloir les faire taire en donnant la parole aux seuls grands groupes. Avec une affiche choc mettant en scène des indépendants bâillonnés, l'Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL), l'Union professionnelle Artisanale (UPA) et l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) ont voulu appeler à la mobilisation.

L'action des trois organisations se poursuit sur le web et les réseaux sociaux à partir du site www.tpepmeendanger.fr. Les internautes et les utilisateurs de smartphone sont invités à déposer soit un selfie ou la photo de la vitrine d'une petite ou moyenne entreprise à laquelle ils tiennent. Cette photo rejoindra le mur des TPE-PME de France.

«On donne le pouvoir aux gros en tuant les petits. C'est un casus belli inacceptable»
Michel Chassang, président de l'UNAPL

Certes, l'article 19 de la loi du projet de loi El Khomri, modifiant les critères de représentativité patronale, qui a déclenché cette fronde, a été supprimé mercredi en commission des affaires sociales. Mais l'UNAPL, l'UPA et l'UDES craignent qu'il ne ressurgisse lors du débat du texte en séance publique le 3 mai. D'ici là, ils proposent au Medef et à la CGPME de se rencontrer pour trouver un accord, tout en tentant de rallier le maximum de députés à leur cause.

Ce fameux article 19 prévoit que le nombre d'entreprises adhérentes prises en compte pour la mesure de l'audience des organisations patronales - audience cruciale pour le partage du pouvoir et des fonds - soit pondérée par leur nombre d'adhérents (à hauteur de 20%) et par leur nombre de salariés (à hauteur de 80%). Soit l'option défendue par le Medef et la CGPME, qui se sont entendus sur ce sujet. Pour le Medef, une pondération par le nombre de salariés est indispensable afin d'éviter une balkanisation du dialogue social. Et surtout pour tenir compte du poids économique différent entre une multinationale et le garagiste du coin!

L'UPA, l'Udes et l'UNAPL voient les choses différemment. Ils veulent revenir au système, retenu dans la loi Rebsamen de 2015, où seuls comptent les adhérents. «Il y a une tentative pour donner le pouvoir aux gros en tuant les petits! On veut enfoncer les TPE et essayer de les faire disparaître du paysage social!» , résume lapidaire, Michel Chassang, président de l'UNAPL. «Dans la branche construction, ce sera M. Bouygues qui fera la pluie et le beau temps. Pour toutes les épiceries, ce seront les grands de la distribution. Les 20 000 pharmaciens de France n'auront plus que leurs yeux pour pleurer car tout sera dirigé par une vingtaine de gros labos pharmaceutiques. C'est un casus belli inacceptable» , poursuit-il.

Alors que les TPE-PME représentent 98% des entreprises en France, «le gouvernement s'apprête à réduire leur place dans les instances de représentation des entreprises, au profit du grand patronat qui ne rassemble que 2% des entreprises» , protestent les trois organisations dans un communiqué commun.
Craignant d'être écartées des instances du dialogue social, elles redoutent de ne plus pouvoir défendre leurs modes d'entrepreneuriat et leurs besoins spécifiques, différents de ceux des grandes entreprises.


Edité le 10-06-2016 à 23:27:34 par Xuan




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A propos de " je ne suis pas sûr que bloquer l'accès au stade pour les supporters..."





Edité le 11-06-2016 à 00:33:47 par Xuan




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Une tribune dans le Monde des Idées :

Loi El Khomri : « On tente de nous embrumer en n’évoquant plus que l’article 2 »


LE MONDE - 10.06.2016 à 15h25

Par Judith Krivine, avocat, Dellien Associés


« En focalisant les débats sur l’article 2, même s’il est effectivement très nocif, on cherche insidieusement à nous mener à accepter docilement qu’avec un éventuel petit geste dans la rédaction de cet article 2, tout le reste « passe » comme une lettre à la poste » (Photo: Manuel Valls et Myriam El Khomri, le 8 juin, à Paris). DOMINIQUE FAGET / AFP


Après le mauvais temps et les gaz lacrymogènes, une autre brume s’installe… Après nous avoir parlé sans arrêt des violences pendant les manifestations pour tenter de détourner notre attention du pourquoi de ces manifestations, on tente de nous embrumer dans les médias en n’évoquant plus que l’article 2 du projet de loi travail. Et depuis quelques jours, on ne parle même plus tellement de ce projet de loi…

La réalité, c’est qu’on tente de nous préparer, l’air de rien, à un retournement de situation bien construit : en focalisant les débats sur l’article 2, même s’il est effectivement très nocif parce qu’il met en cause le principe de faveur (et non la hiérarchie des normes) et parce que l’abandon de la primauté des accords de branche sur les accords d’entreprise entraînera un dumping social généralisé au détriment des salariés et des petites entreprises, on cherche insidieusement à nous mener à accepter docilement qu’avec un éventuel petit geste dans la rédaction de cet article 2, tout le reste « passe » comme une lettre à la poste.

LA FIN DES ACCORDS À DURÉE INDÉTERMINÉE
Or le projet de loi travail, c’est l’article 2, mais ce n’est pas que l’article 2. Le gouvernement et les organisations syndicales qui soutiennent le projet le savent.

Ils savent que dans ce projet de loi, les avancées sont dérisoires.

Ils savent que le compte personnel d’activité est une coquille vide.

Ils savent que dans les entreprises, le rapport de force est très favorable aux entreprises et que cela ne va pas changer du jour au lendemain, notamment à cause de la peur du chômage.

Ils savent que même sans l’article 2, l’essentiel des dispositions de ce projet de loi porte gravement atteinte aux droits des salariés et même aux droits des chômeurs.

Ils savent, par exemple, que l’article 7 signe la fin des accords à durée indéterminée, que l’article 8 supprime les avantages individuels acquis en cas de dénonciation ou mise en cause des accords et donc qu’il supprime tout levier de négociation pour les salariés.

Ils savent que l’article 10 met en cause la légitimité des organisations syndicales en prévoyant la possibilité pour les syndicats minoritaires de demander à l’employeur d’organiser un référendum des salariés afin de valider un accord, sans possibilité d’opposition pour les syndicats majoritaires.

LICENCIEMENTS ÉCONOMIQUES EN RÉALITÉ INJUSTIFIÉS

Ils savent que l’article 11 relatif aux accords dits « de préservation ou de développement de l’emploi » met en cause le socle même du contrat de travail et risque de conduire à la fin des plans de sauvegarde de l’emploi pourtant protecteurs des salariés.

Ils savent que l’article 17 met en cause les expertises auxquelles peuvent recourir les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en cas de risque grave pour la sécurité ou la santé des salariés.

Ils savent que l’article 30 permettra à des entreprises d’organiser leur comptabilité de manière à pouvoir prononcer des licenciements économiques en réalité injustifiés et que l’article 44 permettra aux employeurs de licencier très facilement un salarié médicalement inapte à son poste.

Ils savent qu’au lieu de renforcer les moyens de la médecine du travail, l’article 44 réduit son rôle à peau de chagrin et qu’au lieu de renforcer les moyens de l’Inspection du travail totalement débordée, l’article 28 renforce les droits des seuls employeurs à bénéficier de l’appui de l’administration (aux frais du contribuable).

FACILITER LES LICENCIEMENTS NE CRÉERA PAS D’EMPLOI

Ils savent encore que l’article 52 facilitera les possibilités pour Pôle emploi de retenir les sommes versées par erreur à des chômeurs ou de refuser la prise en compte de leurs droits au simple prétexte d’un retard de déclaration.

Ils savent que ce projet de loi ne créera pas d’emploi parce qu’augmenter le temps de travail de ceux qui ont un travail sans augmenter leurs salaires ne créera pas d’emploi et que faciliter les licenciements ne créera pas non plus d’emploi.

Mais ce qu’ils ne semblent pas avoir compris, c’est que les salariés le savent aussi. Des organisations syndicales le savent aussi. Des professeurs de droit du travail le savent aussi. De nombreux acteurs du droit du travail engagés aux côtés des salariés le savent aussi. Certains députés le savent. Et tous rejettent ce projet.

Ce n’est pas parce que « si c’était la droite ce serait pire » qu’il faudrait laisser un gouvernement élu par des électeurs de gauche imposer cette loi inacceptable.

Frottons-nous les yeux, mobilisons-nous encore : ce projet de loi ne doit pas aboutir.

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   Posté le 12-06-2016 à 00:13:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

11 juin 2016 - la Jeunesse marxiste de Pau - ROCML


Tous dans la rue le 14 juin

Retrouvez le tract ICI

Depuis 3 mois, les travailleurs se mobilisent et ont mené l’action contre la loi El Khomri. Les travailleurs ont montré leur force en contrôlant leur outil de travail et développant des actions collectives, de classe : manifestations, grèves et blocages. En face d’eux, le gouvernement, les partis politiques bourgeois et réactionnaires (LR, PS, FN…), les grands médias, ont combattu le mouvement par tous les moyens. La police et la gendarmerie ont été utilisées à de nombreuses reprises pour gazer, interrompre, encercler les manifestations. Aujourd’hui encore, un journaliste se trouve dans le coma, 11 collégiens ont été gazés devant leur collège, des syndicalistes sont traqués comme de vulgaires terroristes.

LA HAINE DE CLASSE DOIT NOUS INCITER A DEVELOPPER NOS ACTIONS

Le mouvement a pris de l’ampleur en atteignant les secteurs vitaux : les raffineries, les transports, la SNCF, les centrales nucléaires (EDF), Air France… Il ne s’agit pas là de casseurs pourtant le gouvernement continu à envoyer ses chiens de garde.
La force de l’organisation CGT (mais ce n’est pas la seule) est un atout de taille dans le mouvement. C’est elle qui organise de la manière la plus déterminée la lutte. C’est pour cette raison que toutes les forces réactionnaires s’emploient à isoler la CGT, par une campagne abjecte de haine de classe. Hollande estime que la CGT « prend le pays en otage », Le Foll, porte-parole du gouvernement accuse la CGT d’être responsable de l’augmentation du chômage, Gattaz du MEDEF, estime que la CGT se comporte « comme des voyous, comme des terroristes », Collard du FN, la CGT a un « comportement absolument antidémocratique »… etc.

CES PARTIS DEFENDENT LES INTERETS DU CAPITAL
CE SONT LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS


Toute la « bonne société » capitaliste est unanime pour condamner ce mouvement. Ils n’ont pour objectif que de garantir les profits des grands groupes transnationaux. Cette loi et celles qui ont été adoptées avant (Macron, Rebsamen…) ont pour objectif de répondre aux besoins du capital dans le cadre de la concurrence internationale. Tous les grands groupes français qui sont parmi les 500 premiers au niveau mondial, défendent cette loi. Pour les travailleurs et le peuple laborieux, cette loi n’entrainera que misère, misère et misère !

IL FAUT SE MOBILISER, S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS
FAIRE NAITRE LA NECESSITE DU PARTI COMMUNISTE


Nous devons poursuivre notre mobilisation, multiplier les actions dans les entreprises, mobiliser largement pour le 14 juin
Nous devons défendre les organisations de la classe ouvrière et notamment la CGT qui est attaquée par Gattaz, le gouvernement et les partis réactionnaires. La réponse des travailleurs doit être d’adhérer en masse à la CGT et d’y défendre une stratégie classe contre classe.
Tous ceux qui sont conscients que le système capitaliste ne peut plus amener le progrès, qu’il est justement la cause des reculs sociaux doivent s’organiser politiquement pour renverser ce système et instaurer une société socialiste.

CE GOUVERNEMENT A PERDU SA LEGITIMITE : IL DOIT DEMISSIONNER !

ARRET DES POURSUITES CONTRE TOUS LES SYNDICALISTES ET MILITANTS !
LES BLESSES DOIVENT ETRE INDEMNISES PAR L’ETAT

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI



_______________________


11 juin 2016
Solidarité avec les cheminots

Retrouvez le communiqué ici
Depuis plus d'une semaine, les cheminots ont lancé un mouvement de grève reconductible. Cette grève paralyse les transports et suscite les réactions violentes de tous les partis bourgeois. Les cheminots se battent pour garder leurs acquis sociaux. Avec la réforme du cadre social harmonisé du secteur ferroviaire, les travailleurs de la SNCF vont avoir des conditions de travail alourdies : diminution de leurs journées de repos, temps de travail qui augmente. Au contraire de la régression, les cheminots réclament une harmonisation qui soit favorable à tous les travailleurs de ce secteur.

En même temps qu’ils se battant pour leurs intérêts de branche, de métier, les cheminots revendiquent aussi le retrait de la loi El Khomri. Ainsi, ils défendent l'intérêt de classe de tous les travailleurs de ce pays face à la contre-réforme El Khomri, favorable au capital.

Des revendications des cheminots, les grands médias n'en disent mots. Ils sont bien plus occupés à relayer la propagande du gouvernement et des milieux économiques dominants accusant les travailleurs de la SNCF de « prendre en otage » les « usagers », d'user de méthodes comparables aux « terroristes » (Gattaz du MEDEF)

La lutte des cheminots est juste car ils défendent, avec leurs revendications propres, l'intérêt de l'immense majorité des travailleurs.

Nous nous devons de les soutenir, d'être solidaire avec eux concrètement en soutenant financièrement leur lutte, en se rendant sur les piquets de grève, en popularisant leur lutte.

Nous devons les soutenir en continuant d'amplifier la mobilisation, les grèves pour bloquer le pays jusqu'au retrait de toutes les lois anti-sociales !

SOLIDARITE AVEC LES CHEMINOTS

DEMISSION DU GOUVERNEMENT

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI
ET DE TOUTES LES LOIS ANTI-OUVRIERES



Edité le 12-06-2016 à 00:14:07 par Xuan




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   Posté le 13-06-2016 à 07:44:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'union sacrée autour de Gattaz contre les salariés


Dauphine Libéré

La droite sénatoriale majoritaire veut aller plus loin dans la libéralisation du marché du travail alors qu’une nouvelle manifestation, demain à Paris, mobilise les opposants à la loi El Khomri.

[...]

Le Sénat qui débute cet après-midi l’examen du projet de loi de la ministre Myriam El Khomri a réécrit le texte dans une version plus libérale que celle issue de la première lecture à l’Assemblée nationale, passée en force via le recours à l’article 49-3.

Les 35 heures balayées

En commission des affaires sociales, la droite majoritaire a rayé les 35 heures, l’un des sujets politiques les plus sensibles et les plus symboliques de la gauche depuis 20 ans. Les sénateurs ont fait sauter le verrou de la durée légale du travail à 35 heures en donnant la possibilité aux entreprises de revenir à 39 en l’absence d’accord d’entreprise ou de branche. Dans ce cas, la majoration des heures supplémentaires serait fixée par décret.

Autres amendements au temps de travail, les sénateurs ont fait sauter le seuil minimum de 24 h pour le temps partiel. Ils ont également remis les dérogations sur la durée maximale du temps de travail, ouvrant la possibilité pour les salariés de travailler 48 h par semaine, voire 60 h en cas de circonstances exceptionnelles. Dans les PME, ils ont introduit la possibilité de signer des conventions individuelles de forfait en l’absence d’accord collectif.

Licenciements : les indemnités replafonnées

S’agissant des licenciements, la commission a réintroduit le plafonnement des indemnités aux prud’hommes. Autre retour à la version originale du texte : la prise en compte du seul périmètre national, et non international, pour justifier des licenciements économiques…

Quant à l’apprentissage, il pourrait débuter dès 14 ans, au lieu de 16 aujourd’hui.

Deux semaines de débat

Les débats au Palais du Luxembourg sont prévus pour durer deux semaines, sur fond de grèves et manifestations des opposants au texte controversé. Le Premier ministre, Manuel Valls, a promis qu’il ne céderait pas sur le fond, estimant que « reculer serait une faute politique ». Dans un entretien au journal du dimanche, hier, l’ancien Premier ministre François Fillon, candidat aux primaires à droite, a enjoint le chef de l’État à ne « surtout pas céder » sur la loi travail au risque d’ouvrir des « mois de désordre et d’incertitude ». Pour Fillon, la loi Travail « n’est plus qu’un fantôme qui hante les nuits de M. Martinez mais certainement pas celles des Français ». Demain, la CGT descend dans la rue pour frapper un grand coup.


Edité le 13-06-2016 à 07:47:13 par Xuan




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   Posté le 14-06-2016 à 13:59:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux vidéos :

Wamen et Mathieu au grand journal - 28/4/16
intervention Martinez au Meeting CGT LAVERA Martigues - le 11 juin 2016

M. A. me fait passer ce matin cette vidéo d'une intervention de Philippe Martinez faite a Marseille en fin de la semaine dernière devant les salariés en lutte. Ceux qui doutent de sa volonté d'aller jusqu'au bout dans le bras de fer engagé par les travailleurs et ce gouvernement au service du capital en seront pour leur frais. Philippe met les points sur les i. Il rappelle le soutient international à notre mouvement et dénonce la duplicité de la ministre complaisamment relayé par les grands médias. Cette dernière dit être prête à recevoir immédiatement la CGT mais fixe un rendez vous pour le 17 tout en annonçant que de toute manière il n'est pas question de toucher à la loi. Quand finiront-ils de nous prendre pour des benêt, des sans cervelles des attardés mentaux incapables d'anticiper leurs petites manœuvres politiciennes?
Je rajoute a l'intervention de martinez une autre vidéo, celle du débat sur canal plus il y a plus d'un mois en présence de Xavier Mathieu et Mickaël Wamenn . Certes le temps passe, mais il est instructif de voir et d'entendre a un mois de distance ce que disent les protagonistes de cette émission . Qui parle juste ? Qui représente qui ? Oui le climat d'une émission change selon que vous invitez des experts payés par les chaines tout acquis au théories du libéralisme dominant ou des salarié en luttes impliqués dans la vie réelle. Les travailleurs du monde entier nous regardent et nous soutiennent, le 14 juin doit être une grande journée de lutte un moment décisif de notre combat soyons tous dans la rue et si possible a Paris pour renvoyer dans les cordes le gouvernement Hollande le medef et l'union européenne l'inspiratrice de cette loi.

Gilbert


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   Posté le 15-06-2016 à 08:49:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Déclaration du ROCML :

14 juin 2016
Ce que révèle l'offensive du capital contre les travailleurs !


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   Posté le 15-06-2016 à 08:51:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Témoignage sur la manif parisienne du 14 juin :



"Hier, j'étais à Paris pour la manif contre la loi travail.
Voici un petit compte-rendu qui montre qu'effectivement qu'il y a bien une volonté délibérée du gouvernement de criminalisé la mouvement et que cette volonté entre clairement inscrite dans le processus de fascisation.

Après quelques heures de trajet dans le bus de la CGT, nous arrivons à quelques centaines de mètres du lieu du rassemblement place d'Italie.
De nombreux manifestants FO, CGT sortent des cars et se dirigent vers la place d'italie.
Il y a déjà des cortèges immenses qui montrent clairement que du point de vue du nombre la manif sera impressionnante.

A la sortie du car, après avoir eu les infos sur les heures et lieux pour le retour, nous décidons avec un militant du PG et un jeune de la CGT (pour qui c’est la première manif à Paris) de rester grouper, mais d’essayer de voir la manif dans son ensemble, c’est à dire de ne pas rester uniquement dans un endroit. En plaisantant je dis au jeune camarade «il y de fortes possibilités que nous bouffions du lacrymo aujourd’hui » -en fait cette « prévision » c’est vérifiée pour nous à 100% comme nous allons le voir par la suite.

Arrivée place d’Italie, nous profitons de la présence de stand « de bouffe » pour nous remplir un peu l’estomac, et entreprenons la visite de la place. En dehors de la présence des syndicats (FSU, Solidaires, CGT, FO) des organisations sont présentes et vendent leur presse et diffuse des tracts (LO, Gauche révolutionnaire…).
Nous décidons d’aller voir la tête de la manif, mais quelques militants CGT dissuade verbalement, d’aller plus loin…

Comme nous avons décider nous nous engageons dans cette partie de la manif ou quelques groupes anarchistes sont présents en cortège (FA CGA, AI…), nous discutons avec des membres de l’ARAC (association crée par Henri Barbusse) qui ont un stand, croisons un point info du PG et Eric Coquerel, prenons quelques tracts de l’URCF, du PCOF.

Quelques militants PCF, CGT etc. sont également présents sur cette portion de la manif ou règne un calme trompeur. Je fais même la réflexion « c’est le calme avant la tempête »

Bien avant la tête de manif nous rencontrons quelques jeunes qui se préparent (casque, lunettes, masque) et tout au début trois rangées de flics (gendarmerie, police nationale) casqués, matraques et tout l’arnachement qui va avec.

Les flics dés le départ bloquent et empêchent toute personnes d’aller plus loin.
De nombreux militants et manifestants sont outrés par l’attitude scandaleuse des flics qui dès le départ veulent l’affrontement. Nous discutons avec un journaliste de France 2 qui lui aussi proteste et confirme que depuis le début du mouvement contre la loi travail, les manifs notamment parisienne inaugure une stratégie précise du pouvoir visant à justifier les violences policières.

Dans la discussion le journaliste nous dis que l’attitude provocantes des flics est filmée, mais que comme cela ne rentre pas dans la ligne éditorial de la chaine, ça n’est pas diffusé. Il reconnaît que c’est la ligne d’un Pujadas qui sera mise en avant.
Assez rapidement nous entendons au loin le bruit énorme des grenades et voyons la fumée des lacrymo…

Nous voici pris en tenaille entre d’un côté des flics qui grenadent, canardent, chargent et les rangées des autres flics protéger par leurs boucliers et qui nous empêchent d’avancer (il faut préciser que toute cette partie de tête de manifestation n’est en aucun cas des casseurs). Toute la durée de la manifestation nous avons été grenadés et étions aux premières loges, quelques fois comprimés contre le premier cordon de flics qui avançait petit à petit à reculons et nous menaçant de leur matraque, lance-patate, gaz. Ils balançaient eux aussi de leur côté des lacrymos et une partie des manifestants plus loin derrière nous répondaient par l’envoi de projectiles divers (caillasses …). L’air était irrespirable, nous n’avions aucune protection pour nos têtes, des personnes se sentait mal et les flics laissaient passé une personne de temps en temps. Un manifestant nous a montré l’impact et la brûlure d’une grenade lacrymo sur son bras…
Toutes les rues et entrées de stations métro étaient systématiquement barrées par les flics.

Un peu avant l’hopital Necker nous avons pu passer et nous extraire vers 17h de la manif pour rejoindre le bus qui attendait plus loin.
Une partie du cortège parisien à 17h n'a pas encore démarré.
Nous avons vu concrètement l’attitude scandaleuse de la police républicaine de la bourgeoisie, qui dès le début à délibérément provoquée les incidents, les violences qui en réponse ont renforcé la haine contre les flics.

Certes il y eu quelques vitrines et abri bus de casser mais le problème n°1 et la responsabilité est bien celle de la présence et de l’attitude des flics dans la manifestation.

Il est de la responsabilité des organisations syndicales notamment de dénoncer clairement la présence et le rôle des flics dans les manifs et de ne pas tomber dans le piège du discours sur les casseurs, les bons et les mauvais manifestants…
Si le gouvernement utilise la répression, le 49-3, les mensonges, les provocations, les violences policières c’est qu’il sent qui se passe quelque chose dans le pays."


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   Posté le 15-06-2016 à 14:38:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

le gouvernement ne veut plus de «manifestation sans garanties de sécurité»


sur Les Echos

Fort bien, constituons des milices ouvrières et populaires.


Edité le 15-06-2016 à 14:39:09 par Xuan




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   Posté le 15-06-2016 à 16:43:48   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Ce matin, déchaînement des médias et de leurs larbins pour l'interdiction des manifs.
Le triste sieur Christophe Barbier se lance dans un réquisitoire agressif contre la CGT.
Sur canal+ (de conneries) Nicolas Domenach, fait directement l'amalgame entre les crimes terroristes et la CGT.
Le caractère social-fasciste du gouvernement PS devient de plus en plus évident.

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 15-06-2016 à 17:34:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

1 ) Faites tourner cette vidéo elle montre le vrai visage des violences d'hier, je vous envoie ce soir ou demain mon reportage photo et mes impression de la manif . Après les déclaration de Valls de Gazeneuve et de Hollande on peut être sur d'une chose:
déterminé a appliqué coûte que coute la loi européenne des patrons, Ils veulent créer un climat de guerre civile. Ils ont tiré leurs grenades lachrimo sur les cars en stationnement en fin de manifs c'est a-dire qu'ils ont délibérément provoqué les travailleurs qui rentraient chez eux et se restauraient dans la joie et la bonne humeur sur les pelouses avant de se séparer pour le retour.
Il était 18h nous avions déjà essuyé leur tirs sur l'esplanade et bien sur l'hélico tournait au dessus de nos têtes pour diriger les opérations. A noter qu'il s'agissait d'un appareil de la protection civile et non de la gendarmerie. Etait-ce pour diriger les ambulances des pompiers qui faisaient de nombreux allez retours? N'en croyez rien, après chaque passage , nous entendions les explosions qui se rapprochaient de nous. Belle protection monsieur Valls. Ce n'est pas la protection que vous représentez mais la guerre civile que vous préparez aux côtés des semblables de votre classe.
Où étaient les casseurs? Surement pas aux pieds des bus qui venus de toute la France avaient transporté la minorité ouvrière que votre classe a rendu invisible depuis les grandes manifs pour la défense de la sidérurgie!

Curieux c'était aussi a cette époque que nous avions vu déferlé des hordes de casseurs dont il avait été prouvé plus tard que certains étaient très proche des milieux de la police.mais voilà des centaines de milliers de travailleurs venu des quatre point du pays faisaient la démonstration de la vigueur ouvrière, il fallait "cacher ce sein qu'il ne voulait voir" alors pour les JT ils nous ont préparé de belles images de violences et de dégradation.

G. Remond

Violences policières à Paris: 2 manifestants s'écroulent en pleine manif contre la loi travail.


NnoMan Cadoret
http://youtu.be/DY46-uMFN1o

2)un témoignage très émouvant et un jugement sans appel sur deux personnalité politique majeures et leur larbins médiatiques. Indécence totale de tous ces gens qui poursuivent la ligne scandaleuse qui assimile CGTistes et terroristes

Gilbert Remond

Sur l’instrumentalisation des vitres de l’hôpital Necker - Témoignage d’un parent



"Lorsqu’ils mettent sur le même plan « émotionnel » des plaques de verres cassées et ces centaines de milliers de familles éprouvées, MM. Valls et Cazeneuve, n’ont-ils pas honte ?"
Un lecteur de lundimatin nous a fait parvenir ce témoignage à vif.
Hier, il y avait des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris. En tête, des milliers de personnes, cagoulées ou non, syndiquées ou pas, se sont retrouvées pour tenir la dragée haute à un dispositif policier hors norme.
Je comprends facilement ce qu’il peut y avoir de désespérant là-dedans pour le gouvernement. Alors que l’on pouvait imaginer qu’au fil des semaines et des mois, la rue se fatigue et la violence soit de plus en plus isolée, c’est tout le contraire qui se passe : la peur de la police ne dissuade pas.
Hier, les manifestants ont commis de nombreuses dégradations. Pour celles que j’ai pu constater, elles étaient toutes « ciblées » : banques, assurances et publicités. Je ne suis pas sûr que cela nécessite beaucoup de débat. Il n’est pas certain que le monde de la finance tremble à chaque fois qu’un distributeur de billet est vandalisé mais que la jeunesse y voit un symbole, je le comprends parfaitement. Qu’une assurance doive appeler son assureur et demander le coût de la franchise, je dois avouer que lorsque j’y ai pensé, ça m’a fait rigoler. Ces gens engrangent des milliards en ponctionnant la solidarité. Quant aux publicités détruites, c’est — malgré la méthode—, la meilleure chose qui puisse leur arriver.
Au milieu de tout cela, quelques vitres de l’hôpital Necker ont été brisées. Bien que les vitres en question n’aient pas d’autre rôle que celui d’isolant thermique : j’en conviens grandement, ce n’est pas très malin.
Certes, briser les vitres d’un hôpital, même par mégarde, c’est idiot ; mais sauter sur l’occasion pour instrumentaliser la détresse des enfants malades et de leurs parents pour décrédibiliser un mouvement social, c’est indécent et inacceptable. Et c’est pourtant la stratégie de communication mise en œuvre depuis hier, par MM. Cazeneuve et Valls. Allègrement reprise par la droite et relayée sur un plateau doré par tous les médias.
Je le dis d’autant plus volontiers que l’hôpital Necker, j’y ai passé beaucoup de temps et que la détresse et l’angoisse des parents d’enfants très malades, je vois particulièrement bien ce que c’est. Instrumentaliser cette souffrance à des fins aussi bassement politiciennes est abjecte.
Cette indécence est d’autant plus choquante lorsque l’on connaît la situation de l’hôpital public aujourd’hui. MM. Valls et Cazeneuve, « révoltés » du fond du cœur par cinq vitres brisées, le sont-ils autant par les conditions de travail effarantes des personnels hospitaliers ? Lorsqu’un généticien clinique doit travailler 70h par semaine car la direction de son hôpital n’a pas les moyens d’employer un nouveau docteur ni même une secrétaire, qu’elles en sont les conséquences sur tous ces gentils petits enfants malades au chevet desquels nos ministres accourent depuis hier ? Quand les aides-soignantes et les infirmières sont épuisées, usées jusqu’à la moëlle et rémunérées au minimum, qu’en est-il de la qualité des soins et de l’attention nécessaires à ceux qui passent des mois voire des années dans des couloirs d’hôpitaux ?
Lorsqu’ils mettent sur le même plan « émotionnel » des plaques de verres cassées et ces centaines de milliers de familles éprouvées, MM. Valls et Cazeneuve, n’ont-ils pas honte ? Et tous ces journalistes qui ont titré sur cet horrible assaut contre l’hôpital des « enfants malades », prennent-ils la mesure du sens de leurs mots ?
La palme de l’infamie revient évidemment à M. Cazeneuve qui a tout de même réussi à ajouter à l’équation le fils des deux policiers tués avant-hier.

Des centaines de milliers de personnes défient le gouvernement dans la rue. Une ou deux cassent le double vitrage d’un hôpital. Une ordure tue deux policiers à l’arme blanche. Leur fils de trois ans est en soin à Necker.
M. Cazeneuve établi un rapport émotionnel, affectif et psychique entre ces deux séries de faits : le lutte contre la Loi Travail et son gouvernement, le choc produit par la brutalité de ce double meurtre et la situation dramatique de cet enfant. Si les jeunes émeutiers qui ont cassé les vitres de Necker ont été idiots, MM. Valls et Cazeneuve, eux, sont obscènes.

Plutôt que de courir les plateaux télés pour dire des conneries pareilles, retirez la loi travail, financez correctement les hôpitaux et épargnez aux enfants et à leurs parents votre ignoble instrumentalisation. Merci d’avance.

Un parent d’enfant très malade de l’hôpital Necker.


Edité le 15-06-2016 à 17:38:39 par Xuan




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   Posté le 15-06-2016 à 20:46:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

témoignage d’un manifestant qui se trouvait devant le SO de la CGT

mercredi 15 juin 2016, source vive la révolution


Le parcours :

Toutes les issues du parcours étaient bloquées par des grillages infranchissables, gardés par des CRS ". .Les grilles des métros étaient abaissées , les magasins fermés et aucun véhicule ne stationnait dans les rues. Sur les trottoirs des CRS casqués et armés protégeaient les magasins.

Une fois la place d’Italie quittée j ’ai eu l’impression d’être dans un troupeau à la merci de ses gardiens. La police était omniprésente et provocante, il fallait avoir les nerfs solides pour ne pas réagir !

La police essaie de couper la manifestation :

J’étais dans le cortège juste en aval du SO. de la CGT quant à un carrefour la police a essayer de couper la manif avec des tirs de lacrymo et un véhicule blindé qui lançait de l’eau tout coupant la route. Le SO de la CGT a bloqué la manif ( pour protéger les manifestants ou pour aider la police ???, pas mal de personnes ont crié collabo…) . De leur coté les CRS nous forçaient à avancer… Nous appelions les personnes à nous rejoindre et nous avons été fortement aidés par une fanfare. Tout le monde s’est mis a chanter , un groupe de SUD a contourné le SO et a franchi le barrage de la police , tout le monde a suivi… Les flics ont tenté de recommencer sans succès au carrefour suivant.

Nous somme arrivés groupés sur l’esplanade des Invalides mais tout de suite nous avons été inondés de lacrymo pour nous forcer à nous disperser ;les manifestants ont reculés légèrement pour se regrouper sur les pelouses. En fait la police ne peux rien contre la détermination des manifestants, surtout s’ils sont nombreux.

Les destructions :

Sur le parcours de la manif quelques abris de bus , quelques vitrines , beaucoup de tags , et des sacs de peintures roses jetés sur le crédit agricole des Invalides. En fait très peu de dégats.

L’hôpital Necker :

Je me demande bien comment des casseurs auraient pu rentrer dans l’hopital sans l’aval des flics vu le dispositifs policier. Au plus , quelques vitres ont pu être brisées par des projectiles jetés de la rue.

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   Posté le 15-06-2016 à 20:48:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Réaction de la CGT
Aux propos inacceptables du Premier Ministre Manuel Valls


mercredi 15 juin 2016 - site CGT

Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

Montreuil, le 15 juin 2016

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   Posté le 16-06-2016 à 11:35:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

http://fr.news.yahoo.com/lh%C3%B4pital-necker-t-vraiment-%C3%A9t%C3%A9-d%C3%A9vast%C3%A9-casseurs-133309444.html

L'hôpital Necker a-t-il vraiment été «dévasté» par les «casseurs» ?


Unanime, la classe politique s'est émue des dégradations commises mardi sur la façade de l'hôpital des enfants malades. Au risque d'en exagérer la nature .


Un hôpital « dévasté » : les mots sont de Manuel Valls, invité ce mercredi matin sur France Inter. Au lendemain d’une manifestation parisienne sous haute tension contre le projet de loi travail, le Premier ministre a dénoncé avec force l’action des «casseurs» au cours du défilé, et notamment les incidents qui se sont déroulés aux abords de l’hôpital Necker pour les enfants malades, dans le XVe arrondissement de la capitale.
Dans la classe politique, la condamnation a été unanime. Côté gouvernement, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a parlé d’une « attaque insupportable », assurant, sur France Info, que «personne ne pouvait ignorer que c’était un hôpital auquel on s’en prenait et qu’on attaquait» . Et d’ajouter : «Il y a des enfants qui entraient dans les blocs opératoires et certains n’étaient pas encore endormis, ce sont des choses qui sont choquantes.»

Son homologue de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est allé plus loin, en s’en prenant aux « hordes de manifestants violents» et aux « sauvageons » qui ont brisé les «vitres de l’hôpital Necker» alors « qu’il y a l’enfant des policiers [assassinés lundi à Magnanville, ndlr] qui s’y trouve ». Nicolas Sarkozy, sur Twitter, s’est fendu de ce message : «#Necker : je demande que soit engagée la responsabilité civile et financière de la CGT. »

Mercredi matin, Manuel Valls s’est rendu sur place avec Marisol Touraine pour apporter son soutien aux équipes médicales de l’établissement. L’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), de son côté, a déposé une plainte contre X pour « dégradation de biens publics et mise en danger de la vie d’autrui» . Vingt-quatre heures après les faits, Libération fait le point sur un dossier devenu symbolique.


Que s’est-il passé ?
Il est près de 15h30 quand le cortège de tête, constitué notamment de plusieurs centaines de (...)
http://www.liberation.fr/france/2016/06/15/l-hopital-necker-a-t-il-vraiment-ete-devaste-par-les-casseurs_1459622

de manifestants cagoulés et équipés pour harceler les forces de l’ordre, arrive à l’angle du boulevard du Montparnasse et de la rue de Sèvres, au niveau du métro Duroc. Les affrontements avec les CRS, qui n’ont pas cessé l’angle du boulevard du Montparnasse et de la rue de Sèvres, au niveau du métro Duroc. Les affrontements avec les CRS, qui n’ont pas cessé depuis le départ de la manifestation place d’Italie, reprennent de plus belle. Des militants radicaux, tout de noir vêtus, lancent des projectiles en direction de forces de l’ordre situées sur leur gauche, qui répliquent à coups de grenades lacrymogènes.

L’hôpital Necker, juste à côté du cordon des forces de l’ordre, n’est clairement pas la cible de la majorité des manifestants. S’il est tout à fait probable que des pierres ou des canettes de bière aient pu endommager sa façade, c’est surtout les coups de marteau portés par un ou deux manifestants qui ont causé la majorité des dégâts. On le voit sur cette vidéo tournée par un journaliste du Monde (à partir de 4’20"). A noter, par ailleurs, l’intervention d’un homme qui tente d’arrêter l’individu en lui disant : «Hé, c’est un hôpital de gosses.»

Les échauffourées au milieu du carrefour durent assez longtemps, peut-être une vingtaine de minutes. Sur cette vidéo, on voit même des «casseurs» détacher des plaques entières de bitume à coups de marteau, pour s’en servir ensuite de projectiles. Il faut l’intervention du canon à eau de la préfecture de police, qui scinde le cortège en deux, pour repousser la tête de manifestation plus en avant, vers le boulevard des Invalides.

Quels sont les dégâts ?

Les principaux dégâts concernent des bris de vitres, au niveau du rez-de-chaussée de l’établissement. Une quinzaine de parois, côté rue, ont ainsi été fracturées, sans par ailleurs céder. Mais «personne n’est entré dans l’hôpital, il n’y a pas de dégâts à l’intérieur», explique le professeur Noël Garabédian, présent sur place mardi. Il souligne en outre que les patients et les équipes médicales ont été «extrêmement choqués par cet épisode traumatisant».

People walk on June 15, 2016 passed the Hopital Necker in Paris, damaged during a demonstration against labour reforms on June 14. / AFP PHOTO / Jacques DEMARTHONDevant l'hôpital Necker ce mercredi. (Photo Jacques Demarthon. AFP)

Aussi gratuits et stupides qu’ils puissent être, ces actes sont donc loin d’avoir laissé derrière eux un bâtiment «dévasté», comme l’a dit Manuel Valls. Ce qui fut en revanche le cas de nombreux commerces sur le parcours de la manifestation. Quant aux «enfants qui entraient dans les blocs opératoires et certains n’étaient pas encore endormis», comme le souligne Marisol Touraine, difficile de savoir s’ils ont entendu précisément les coups de marteau, au milieu d’une ambiance où se mêlaient cris des manifestants, jets de grenades lacrymogènes et surtout tirs de grenades assourdissantes, au volume sonore bien plus important.

Luc Peillon , Sylvain Mouillard

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   Posté le 16-06-2016 à 16:52:05   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Syndicats CNT de la région parisienne
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 15 JUIN 2016

Violences policières contre les cortèges syndicaux et les manifestants : le droit de manifester directement remis en cause par l’État. Contrairement à ce qui se dit en boucle dans les grands médias, lors de la manifestation du 14 juin contre la loi travail, la violence n’est pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement.
Une violence policière aveugle, sans précédent, s’est déchaînée tout au long au du parcours de la manifestation. Dès le départ, le cortège de tête, avec des personnes de tous âges et de toute appartenance syndicale, est chargé de toutes parts. Les policiers tapent en priorité sur la tête, provoquant des blessures au crâne. De nombreuses personnes tombent sous les coups. La police n’hésite pas à lancer des grenades de désencerclement
directement sur les manifestants, tout en les gazant. Plusieurs personnes
tombent, touchées au cou, aux cuisses, entre les jambes. L’une d’elles a été blessée au dos, et se trouve aujourd’hui dans un état grave. En parallèle, un camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants.
Des lignes de CRS coupent le cortège en plusieurs morceaux et nassent 5000 personnes.
À 300 mètres de l’arrivée aux Invalides, notre cortège syndical est bloqué par les CRS, nous empêchant d’arriver au bout du parcours. Nous demandons à passer, calmement et sans violence, et là, sans aucune raison et sans sommation, notre cortège se fait violemment attaquer et charger par les policiers.
Nous prenons des coups, à la tête, au visage, sur les épaules. Les policiers visent le haut du corps avec une violence inouïe. Notre cortège est chargé, gazé, nous recevons directement au visage du gel vomitif et prégnant. Puis les policiers nous lancent dessus en pluie, et non au sol, des grenades de désencerclement. Certaines touchent notre camionnette, qui manque de prendre feu. Une personne de notre cortège est touchée à l’entrejambe, profondément brûlée. Nous l’évacuons sous les gaz et les tirs de grenade. Notre cortège est ensuite de nouveau violemment chargé et se retrouve scindé en plusieurs morceaux. Nous nous voyons contraints, face à une telle violence, d’arrêter la manifestation. Nos militants sont dispersés sur différentes rues, notre banderole et quelques camarades pris en étau dans une rue adjacente. Il nous faudra une bonne heure pour
parvenir à nous regrouper et quitter les lieux. Les cortèges syndicaux qui suivaient ont subi le même sort.

Nous avons été directement témoins d’une violence policière injustifiée portée directement à l’encontre des syndicats, qui défilaient dans le calme. Les policiers qui nous ont attaqué n’ont respecté aucune règle du prétendu code de déontologie de la police, aucune règle quant à
l’utilisation des gaz et des tirs de grenade de désencerclement. Les grenades étaient jetées en l’air, les coups portés à la tête, les gaz directement projetés au visage.
L’objectif du gouvernement est clair : terroriser les manifestants et bloquer la manifestation. Le 15 juin, Manuel Valls demande à la CGT de « ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris ». Une menace directe visant à interdire les manifestations.
Non content de faire passer une loi qui détruit les droits des travailleurs, le gouvernement, à la botte du patronat, veut empêcher les travailleurs d’exercer leur droit de manifester.
Le Premier ministre souligne l’« absence de contrôle » des syndicats pendant les manifestations.
Nous dénonçons l’« absence de contrôle » de l’État et les violences policières qui se déchaînent sur les manifestants et sur les syndicats.
Les « casseurs » ne sont qu’un prétexte pour cet État prétendument «démocratique » de museler le mouvement social par la terreur.
Attaquer des travailleurs, attaquer des syndicats est un aveu de faiblesse du gouvernement : quand les mots ne suffisent plus pour convaincre, alors on utilise la violence et la répression.
Nous étions très nombreux lors de cette manifestation, plus d’un million, et la majorité des gens sont contre la loi travail. L’État pointe du doigt les « casseurs » et les syndicalistes pour masquer l’ampleur du mouvement et pour tenter de l’écraser par une violence aveugle.
Mais nous ne lâcherons rien ! Plus que jamais, nous sommes déterminés à combattre la loi travail et son monde ! Nous continuerons d’appeler à la grève, d’appeler aux manifestations et ne nous laisserons en aucun cas intimider !
Retrait de la loi travail ! Grève générale !
--
33, rue des Vignoles, 75020 Paris
http://www.cnt-f.org/urp/
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Syndicats CNT de la région parisienne
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 15 JUIN 2016
Violences policières contre les cortèges syndicaux et les manifestants :
le droit de manifester

directement remis en cause par l’État
Contrairement à ce qui se dit en boucle dans les grands médias, lors de la manifestation du 14 juin contre la loi travail, la violence n’est pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement.
Une violence policière aveugle, sans précédent, s’est déchaînée tout au long au du parcours de la manifestation. Dès le départ, le cortège de tête, avec des personnes de tous âges et de toute appartenance syndicale, est chargé de toutes parts. Les policiers tapent en priorité sur la tête, provoquant des blessures au crâne. De nombreuses personnes tombent sous les coups. La police n’hésite pas à lancer des grenades de désencerclement directement sur les manifestants, tout en les gazant. Plusieurs personnes tombent, touchées au cou, aux cuisses, entre les jambes. L’une d’elles a été blessée au dos, et se trouve aujourd’hui dans un état grave. En parallèle, un camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants. Des lignes de CRS coupent le cortège en plusieurs morceaux et nassent 5000 personnes.
À 300 mètres de l’arrivée aux Invalides, notre cortège syndical est bloqué par les CRS, nous empêchant d’arriver au bout du parcours. Nous demandons à passer, calmement et sans violence, et là, sans aucune raison et sans sommation, notre cortège se fait violemment attaquer et charger par les policiers.
Nous prenons des coups, à la tête, au visage, sur les épaules. Les policiers visent le haut du corps avec une violence inouïe. Notre cortège est chargé, gazé, nous recevons directement au visage du gel vomitif et prégnant. Puis les policiers nous lancent dessus en pluie, et non au sol, des grenades de désencerclement. Certaines touchent notre camionnette, qui manque de prendre feu. Une personne de notre cortège est touchée à l’entrejambe, profondément brûlée. Nous l’évacuons sous les gaz et les tirs de grenade. Notre cortège est ensuite de nouveau violemment chargé et se retrouve scindé en plusieurs morceaux. Nous nous voyons contraints, face à une telle violence, d’arrêter la manifestation. Nos militants sont dispersés sur différentes rues, notre banderole et quelques camarades pris en étau dans une rue adjacente. Il nous faudra une bonne heure pour parvenir à nous regrouper et quitter les lieux. Les cortèges syndicaux qui suivaient ont subi le même sort.
Adresse :
33, rue des Vignoles
75020 Paris
Contacts :
06 95 45 67 62
www.cnt-f.org
br.rp@cnt-f.org


Edité le 16-06-2016 à 16:57:49 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 16-06-2016 à 23:15:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Juste une réserve sur Nous dénonçons l’« absence de contrôle » de l’État :
La police intervient sur ordre et non spontanément, c'est un corps répressif dirigé de façon militaire et discipliné.
Par conséquent non seulement l'Etat contrôle mais il organise les agressions et les exactions policières.

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