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 Halte à la casse des droits ouvriers !

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Xuan
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   Posté le 19-04-2016 à 22:47:07   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A lire sur initiative communiste : la CGT n'a pas d'excuse à présenter
Egalement ci-dessous.

La nature social-fasciste du PS apparaît de plus en plus clairement dans cette ambition de mettre au pas la CGT alors que la CFDT est déjà la courroie de transmission du gouvernement bourgeois.


___________________



Le PS tente de diviser la CGT et de lui dicter sa conduite !


Pour diviser le mouvement social, le gouvernement s’attaque à la CGT. Alors que s’ouvre son congrès, le PS tente de diviser la CGT et de lui dicter sa conduite.

C’est qu’il y a lien de la parole aux actes. Chacun connaît les beaux discours sociaux-démocrates du PS et d’autres prétendant dresser des barrières étanches entre syndicats et partis politiques. Pour autant dans les actes, le PS ne cesse de donner des ordres à la CGT et de tenter de diviser le principal syndicat de travailleurs pour essayer de faire passer ses contre-réformes euro-patronales.

C’est ainsi que le jour même de l’ouverture du congrès de la CGT, le premier secrétaire du PS – Jean Christophe Cambadelis – s’est permis cette violente sortie digne d’un cacique de la droite qu’il est : « Il y a beaucoup de choses qui me choquent en ce moment à la CGT. »

Prenant prétexte d’une affiche de la CGT dénonçant les violences policières contre les manifestants, avec un discours identique à celui de la droite extrême et à l’extrême droite, l’ex-militant trotskyste a accusé la CGT de dérive gauchiste ! C’est vrai qu’en matière de gauchisme, Cambadelis comme un nombre significatif de membres du PS issus logiquement de cette mouvance, il s’y connait ! « Il y a une gauchisation aujourd’hui de la CGT, a développé Jean-Christophe Cambadélis. Il y a un cours gauchiste qui est en place et cette affiche fait partie de ce cours gauchiste où on veut une CGT pure, une CGT sans opposition, une CGT tellement radicale qu’à la fin elle se regroupe autour de quelques personnalités qui sont en confrontation frontale avec l’ensemble de la société. »

On croirait entendre E Cioti (LR) ou F Philippot (FN) !

Pas un mot de Cambadelis et du gouvernement en revanche s’agissant du medef/MEDEF dont le patron P Gattaz vient de déclarer vouloir «demander la suspension des négociations d’assurance-chômage» ; et Gattaz d’ajouter « Il n’est plus question aujourd’hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n’a mené depuis 30 ans qu’à plus de complexité, de rigidité et de coût pour les entreprises, et plus de chômage durablement élevé pour les concitoyens» . Il faut pourtant appeler un chat un chat : c’est bien le MEDEF, la classe capitaliste et son gouvernement qui agressent et exploitent les travailleurs.

Le PS c’est la droite patronale !

Oui le gouvernement PS UE MEDEF n’en finit pas de prolonger un état d’urgence antisocial et fait donner les matraques pour casser du manifestant anti loi travail, après avoir cassé du manifestant à Notre-Dame-des-Landes ou à Sivens. Oui les images de policiers tabassant des lycéens ont fait le tour des réseaux sociaux à défaut de faire celui des « médias du capital » – des images tellement choquantes qu’un policier a dû être placé en garde à vue. Le Parquet de Paris a d’ailleurs ouvert une enquête préliminaire après la plainte déposée par dix-huit adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de violences, d’agressions sexuelles et d’insultes racistes à leur encontre ! Oui n’importe quel citoyen un minimum soucieux de démocratie et de liberté ne peut que saluer cette affiche qui défend la liberté, la démocratie !

Cambadelis, le gouvernement et le PS eux ont fait leur choix. Celui de la droite, celui des matraques, celui de la fascisation au service de l’exploitation capitaliste et celui de se comporter sans même plus se cacher comme la droite, comme l’extrême droite.


Le PS voudrait pouvoir choisir la stratégie de la CGT et ses dirigeants !

Alors que le gouvernement PS sur ordre du MEDEF et de Bruxelles liquide le code du travail, qu’il matraque et emprisonne les cégétistes, il n’y a rien d’étonnant à ce que les travailleurs réunis pour le congrès de la CGT déclarent que le PS n’est pas le bienvenu. Si on reconnait un arbre à ses fruits, la classe des travailleurs reconnaît aussi un ennemi aux coups qu’il lui donne ! ANI, CICE, Pacte de compétitivité, Loi Macron, Loi Travail, PPCR, recul de l’âge de la retraite, atteinte à l’assurance-chômage, privatisation des aéroports, des barrages etc… force est de constater que le PS est un parti anti populaire et pro-MEDEF. Sans doute d’ailleurs qu’alors que les artisans et petites entreprises dénoncent eux aussi la politique menée par le gouvernement et notamment la Loi Travail comme exclusivement au service du MEDEF et de ses multinationales, Cambadelis va désormais traiter aussi les syndicats d’artisans et de chefs de PME de gauchistes ?

Regrettant le réformiste Thierry Lepaon – récemment recasé par le gouvernement à une bonne place après son éviction par les syndicalistes de la tête de la CGT suite aux scandales – tout en s’appuyant sur le syndicat maison du MEDEF et du PS qu’est la CFDT et au moment où l’énergie de la base syndicale et du mouvement social pousse la CGT à l’offensive et vers un retour au syndicalisme gagnant, le syndicalisme de classe et de masse, Cambadelis essaye de diviser la CGT et de lui dicter sa stratégie. Déclarant notamment « Il y a un cours gauchiste qui est en place et cette affiche fait partie de ce cours gauchiste où on veut une CGT pure, une CGT sans opposition, une CGT tellement radicale qu’à la fin elle se regroupe autour de quelques personnalités qui sont en confrontation frontale avec l’ensemble de la société ». »C’est l’orientation de Philippe Martinez » »parce que connaissant la CGT, on n’a pas crié : Socialistes dehors ou fait cette affiche sans que le secrétaire général de la CGT ne le sache »

Depuis quand le PS prétend il donner ses ordres à la CGT ?

Les sociaux-démocrates qui ont toujours dénoncé l’image léniniste de la « courroie de transmission » entre le parti de la classe ouvrière et les syndicats de classe (en oubliant qu’une courroie de transmission peut tourner dans les deux sens !) montrent ici toute leur hypocrisie : ce qui les dérange, ce n’est pas qu’il existe des convergences fortes entre les organisations syndicales et politiques de la classe laborieuse, c’est que cette courroie de transmission ne tourne pas à sens unique du Parti social-démocrate – et derrière lui des sommations de l’UE et du MEDEF – vers les syndicats de salariés comme c’est déjà le cas, de manière caricaturale, entre le PS maastrichtien d’une part, l’UNSA et la CFDT de l’autre, via la Confédération européenne des syndicats, cette machine à euro-formater le syndicalisme.

Sans aucun doute qu’habitué aux pratiques totalitaires du PS (on se souvient de la façon brutalement antidémocratique dont les congrès du PS se passent !) Cambadelis ne peut imaginer que ce soient les syndicalistes qui décident et qui refusent de se faire les pantins des pantins obéissant à un chef. Sans doute imagine-t il pouvoir utiliser la CGT comme il utilise la CFDT, le tout au nom du syndicalisme rassemblé et de la CES. Surtout, la description que fait le premièr secrétaire du PS de la CGT s’applique en fait à merveille à son propre parti, le PS et à son gouvernement ainsi qu’à François Hollande. Battant des records d’impopularité c’est bel et bien le PS qui scrupuleusement aligné sur les directives de la Commission Européenne suit la politique radicalement de droite dictée par le MEDEF, tentant de faire taire l’opposition à coup de matraques et se regroupant autour de personnalités (à l’image de Hollande, Valls, Macron, Juncker ou Gattaz) en confrontation frontale avec l’ensemble de la société.

La guerre de classe, contre la classe des travailleurs, les ouvriers, les salariés, les paysans, les artisans, les taxis etc… c’est bien le PS appuyé sur la CFDT et piloté par le MEDEF et par la Commission Européenne qui la mène !

La question de ce 51e congrès de la CGT pourrait donc bien être de savoir si les syndicalistes de la CGT veulent se laisser dicter leur stratégie et leur conduite par le PS ou par ses relais tels que la Confédération Européenne des Syndicats, ou s’ils veulent choisir eux-même tant leurs dirigeants que la stratégie gagnante qui a permis à la CGT sur des bases combatives de classe et de masse de rassembler l’ensemble des travailleurs et de gagner la totalité des droits et des conquêtes sociales (retraites, Sécu, assurance-chômage, Code du travail, conventions collectives de branche, etc…) dont disposent aujourd’hui les travailleurs !

Jean-Baptiste Clément (JBC) pour http://www.initiative-communiste.fr/


Edité le 19-04-2016 à 23:05:24 par Xuan




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Samedi 30 avril 2016 - oùvalacgt

Incidents à la manifestation de Toulouse du 28/04 : la CGT doit se questionner


Nous avions été alertés par des lecteurs toulousains sur l'attitude assez suspecte de l'organisation des manifestations de la CGT à Toulouse, sous couvert d'une l'UD réputée "plutôt radicale"... Lors des manifestations de fin mars, son attitude à l'égard des jeunes et de la police semblait assez contestable. Voire pire. Faute d'éléments précis, nous avions gardé l'information "sous le coude", en attendant de voir l'évolution des choses.
Nous venons de découvrir un témoignage précis d'un militant CGT sur un blog de Mediapart, et nous le publions ci-dessous, car il va dans le même sens que nos lecteurs...

L'organisation d'une manifestation, sa protection dans des séquences où la violence policière est féroce est une question hautement politique. Le rôle du Service d'Ordre est bien sûr de protéger les participants qui ne sont la plupart pas préparés à affronter la violence policière. Mais de là à servir d'auxiliaire de police pour faciliter la répression des jeunes révoltés, il y a un gouffre !
Le violence aujourd'hui c'est celle des lois anti-ouvrières, celle de la précarité, de la souffrance au travail, celle morts de l'amiante, celle des licenciements, celle des syndicalistes menacés de prison. La violence c'est Rémi Fraisse tué à Sivens, c'est la chasse aux militants, la BAC dans les quartiers, les expulsions d'immigrés, la chasse aux migrants, la réduction de la protection sociale (retraites, santé), c'est les miliiards aux patrons, les parachutes dorés, les bonus et salaires mirifiques. Voilà la violence capitaliste, la violence que nous subissons tous les jours.
Voilà la source de notre révolte à tous, et de la révolte violente d'une partie des jeunes.

La CGT ne peut pas reprendre le discours pacifiste, renvoyer toutes les violences dos à dos, reprendre le discours sur les casseurs, et au final se faire auxilitaire des préfecures. Il y a un choix à faire, savoir dans quel camp on est, et c'est un choix de classe : le choix de la révolte de la jeunesse contre une société barbare et sans avenir, contre le système capitaliste, ou le choix de la préfecture et de ses robocops, celui de Valls et Cazeneuve. La polémique a démarré sur l'affiche d'Info Com' ("Violences policères : 100% avec Info Com'"), manifestement elle n'est pas terminée.
Le gouvernement a décidé de la manière forte pour faire peur et faire plier un mouvement qui est en train de s'ancrer dans la durée, même s'il ne s'élargit pas pour l'instant. A Paris, Rennes, Nantes, Strasbourg, Montpellier, la répression a été féroce. Des blessés, des inculpations, comme ceux qui ont comparus hier à Saint-Denis. L'heure bien à savoir dans quel camp on est : celui de Hollande/ Valls/El Khomri/Cazeneuve, ou celui de la révolte contre cette société-là, dont on ne veut plus !


Le témoignage du camarade toulousain
Ce 28 avril 2016, lors de la manifestation à Toulouse, comme à Paris et d’autres villes de France, des incidents ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre et on compte au moins un blessé parmi les manifestants.
Le manifestant blessé l’a été à la main par une grenade explosive lancée par les forces de l’ordre.
Je ne serai pas le nième commentateur regrettant que « quelques casseurs isolés aient gâché une si belle manifestation » par ailleurs, il est vrai créative, festive et très dynamique (12 000 manifestants selon les organisateurs).
Entre ceux qui se sont affronté aux forces de police et le reste du cortège, il n’y avait pas de différence de nature mais une différence de degré dans la colère exprimée.
Je fais partie de ces manifestants qui ont été très choqués que les organisateurs de la manifestation, aidée de son service d’ordre, décident de faire bifurquer le cortège, 2 heures après son départ, par une petite rue adjacente laissant le groupe placé à l’avant, sans doute plus déterminé, s’affronter avec les forces de police, et cela sur injonction de la préfecture de la Haute-Garonne comme indiqué dans son communiqué :
« Lors de la manifestation se déroulant à Toulouse dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle de mobilisation, de manifestation et de grève, contre le projet de loi Travail, des jets de projectiles très nourris ont eu lieu contre les forces de l’ordre, par des individus aux visages dissimulés situés en tête cortège. Deux policiers ont été légèrement blessés au crâne. Après contact avec les organisateurs, il a été décidé d’interrompre la manifestation à hauteur de la rue du Rempart Saint-Étienne. La dislocation de la manifestation est en cours. »
A ce moment-là, Il y a eu de violentes altercations entre certains participants à la manifestation et les membres du service d’ordre empêchant les premiers de rejoindre la tête du cortège. Le service d’ordre de la CGT doit-il être un supplétif des forces de l’ordre ? Est-ce le rôle de la CGT « d’encadrer » les mouvements jeunes et d’éviter tout débordement hors du cadre fixé par le syndicat lui-même ?
Après cela, une bonne partie du cortège a malgré tout décidé de rejoindre la tête et sans doute pour cette raison, par la masse critique atteinte, les forces de police ont décidé de ne pas déclencher d’offensive, décrédibilisant ainsi la mauvaise décision prise par les organisateurs du mouvement.
Au moment où dans notre pays, nous avons la formidable opportunité que la jonction se fasse entre la nuit debout, jeunes étudiants et lycéens, salariés, retraités, fonctionnaires de l’éducation nationale, de la santé, territoriaux, agriculteurs, intermittents du spectacle, cheminots, etc … (désolé pour ceux qui sont oubliés ici mais la liste peut être très longue …) pour refuser la loi El Khomri et le monde qui va avec, la CGT mue par ses forces conservatrices choisit une autre voie, la sienne propre.
Le syndicat se revendique pourtant une force de transformation sociale alors il faut que ses dirigeants se posent la question de comment mieux opérer la jonction avec les forces contestataires et d’écouter même (et surtout) celles les plus en colère. Ce n’est pas en s’opposant à elles, qu’elle gagnera la bataille contre la loi travail et bien d’autres batailles encore à venir qui peuvent, c’est vrai, la bousculer dans son héritage productiviste et pour la défense d’une industrie qui doit elle aussi évoluer face aux enjeux démocratiques et environnementaux.
Je suis syndiqué CGT parce que c’est un des rares syndicats qui n’est pas encore vendu au capital, capable encore de résister aux forces très puissantes patronales et de la finance. Cette force syndicale est indispensable sans quoi la casse parmi les salariés serait plus terrible encore, mais pour que le syndicat garde ses adhérents et qu’il en gagne plus encore, il doit se mettre à l’écoute et rester solidaire des citoyens ou des représentants de la société civile qui sont tout autant et voire plus encore pour certains révoltés par l’idéologie néo-libérale en train d’emporter toute notre humanité.


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   Posté le 30-04-2016 à 20:43:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

nuit debout vu par le Quotidien du Peuple


Ce que dit vraiment « Nuit Debout » : « Nous ne voulons plus de ce système »


le Quotidien du Peuple en ligne 28.04.2016 16h37



Des participants à la campagne « Nuit Debout » organisent un rassemblement Place de la République à Paris. Photo Li Yongqun.

À lire aussi :
France : comment le mouvement "Nuit Debout" est-il perçu par les Français ?
France : Le patronat menace d'abandonner le projet de loi Travail
France-loi du travail : Manuel Valls annonce de nouvelles mesures pour les jeunes

Pour le mouvement français « Nuit Debout », le 28 avril est un jour particulièrement important. Les organisateurs ont lancé un appel à une nouvelle mobilisation générale contre la nouvelle loi sur le travail, appelant les gens à descendre dans la rue et à se réunir Place de la République. Pour les militants de « Nuit Debout », le 28 avril est le 59 mars, ils ont leur propre calendrier, une nouvelle méthode de comptage lancée dès le premier jour de leur campagne, le 31 mars, qui vit une manifestation unitaire des syndicats français contre la nouvelle loi sur le travail.

Le 31 mars, un groupe baptisé « Collectif d'écrivains d'anticipation Zanzibar » lança un projet original, appelant les Français à s'exprimer par écrit sur chaque lieu occupé par le mouvement « Nuit Debout », à choisir entre le lendemain et le 1000 mars une idée à mettre en œuvre chaque jour, par exemple ce qui se passera tel jour, comment les gens vont vivre et ce qui va changer etc, ou de l'écrire sur papier, ou de l'envoyer sur les réseaux sociaux. Selon le calendrier du mouvement « Nuit Debout », le jour du second tour des élections présidentielles françaises sera le 434 mars, et certains prédisent que ce sera « le jour de naissance de la Sixième République française ».

Plus tard, certains militants se sont emparés de la question et donné l'interprétation du nouveau calendrier, disant que « Tant que le capitalisme n'aura pas disparu, nous n'autoriserons pas le mois d'avril à commencer ». Historiquement, on se souvient que la Révolution française abrogea le calendrier traditionnel établi par le Saint-Siège, décidant que le jour de la date de naissance de la Première République française le premier jour du premier mois d'une première année.


Le mouvement « Nuit Debout » sur la place de la République à Paris. Photo Li Yongqun.

Mais qu'est-ce que la campagne « Nuit Debout » ? Le mouvement « Occupy Wall Street » américain ou celui des « Indignés » espagnols ? Le 26 avril à 14 heures, notre journaliste est allé Place de la République à Paris, où il a vu la statue de Marianne, symbole de la République française recouverte d'une grande bannière blanche portant un texte écrit en lettres rouges et disant « Contre la loi travail, blocages, destructions, grève » et un texte au dos de la statue disant « Démocratie, où es-tu ? ». En outre, autour de la statue figurent tout un nombre d'objets rendant hommage aux victimes des attentats terroristes de l'année dernière à Paris. Mais sur la grande place, on ne voit que piétons pressant le pas, ainsi que de petits groupes de touristes s'arrêtant pour prendre des photos, aucun signe mentionnant une quelconque « occupation ».

« Ces derniers jours, le mouvement Nuit Debout semble s'être comme suspendu, la nuit il n'y avait pas beaucoup de gens, peut-être qu'il y en aura beaucoup plus le week-end », comme le disait au journaliste le propriétaire d'un café situé au bord de la place de la République, ce que semblait confirmer ce qu'on y voyait. Mais bientôt, la place a commencé à s'animer, quelqu'un a tiré une corde entre deux arbres, suspendus à une cordes le programme du jour : lundi 57 mars (soit le 26 avril) ; à 14h00, Wali parlera des « Jeux Olympiques populaires » de 1936 à Barcelone ; à 15h00, Adèle parlera de l'utopie et de la dystopie du super-homme ; à 16h00, Sébastien parlera des sans-abri en France : la violence et le respect ; à 17h00, Romain parlera de la pratique du scrutin démocratique au sein de divers groupes thématiques du mouvement « Nuit Debout ».

Adèle est membre du groupe thématique sur l'éducation populaire, et sur le dos de sa chemise et son brassard figure le texte « Education debout ». Après la fin de son discours, les gens n'ont pas cessé de poser des questions, ou de prendre la parole au micro, s'exprimant souvent hors sujet, transformant la réunion en une grande assemblée des doléances, parlant avec éloquence des inconvénients du système politique et économique français. Un organisateur du nom de Claes a dit au journaliste que la police leur a permis d'occuper la Place de la République tous les jours de 16h à minuit et s'y réunir ; pendant ce laps de temps, nous pouvons, a-t-il dit, participer à des activités de discussion des différents groupes thématiques, et nous pensons que le système économique et politique français actuel est incapable de résoudre les crises actuelles, et que d'autres solutions sont donc nécessaires. Le mouvement « Nuit Debout » fournit à chacun l'opportunité de forums et de discussions, nous pouvons parler librement sur diverses questions. Chaque jour, les groupes thématiques résumeront les discussions de la journée, et en feront un compte-rendu à l'assemblée générale de « Nuit Debout ».

Non loin du groupe du groupe d'éducation populaire, un groupe impliqué dans la protection de l'environnement, dont l'organisatrice a pris la parole depuis un endroit élevé, disant que notre premier objectif est qu'avant le 3 mai, jour de session de l'Assemblée nationale, qui sera la première journée de débat sur le projet de la nouvelle loi sur le travail, nous puissions rassembler autant de signatures que possible contre la nouvelle loi sur le travail, pour leur montrer notre présence, leur faire entendre notre voix. Notre but n'est pas d'empêcher que la nouvelle loi soit adoptée, nous sommes à cent pour cent opposés aux actions violentes, il en va de l'image du mouvement « Nuit Debout ». Nous avons besoin de ce succès, afin de promouvoir le développement du mouvement. Lors de son discours, des tracts ont été distribués, où l'on pouvait lire « Debout contre la loi travail et le monde qu'elle nous propose ».

Avec la tombée de la nuit, les arrivants sur la place pour participer aux discussions se sont progressivement faits plus nombreux. Le groupe sur les musées, le groupe sur la Constitution et d'autres ont installé leurs stands, les tentes responsables de l'alimentation, des soins médicaux et autres services de soutien logistique se sont également petit à petit dressées, et « Radio Debout » a commencé à émettre sur la place…

Comment interpréter ce phénomène du mouvement « Nuit Debout » ? Yves Sintomer, professeur de sciences politiques à la célèbre Université de Paris VIII a confié aux médias français que beaucoup de Français estiment que le gouvernement français est déconnecté des réalités, et que cela concerne à la fois des problèmes liés la sécurité, mais aussi à l'identité ; et comme le système actuel a bien du mal à spécifier une direction commune pour le pays, il y a une crise générale des partis politiques en France ; le mouvement « Nuit Debout » est une réponse émotionnelle au sentiment d'insécurité malgré la mise en œuvre d'un état d'urgence et d'une sorte de frustration politique. La manifestation du 31 mars contre la loi sur le travail a été une étincelle qui a allumé la mèche, elle a enflammé le mécontentement présent dans toute la société française. Après le défilé, il a été décidé de rester la « nuit debout » parce que les gens n'acceptent plus le modèle passé de manifestation, « descendre dans la rue, et après le retour à la maison, rien», qui ne peut pas apporter le moindre changement qualitatif. C'est pour cela qu'ils ont besoin d'un nouveau mode de protestation, et cherchant l'inspiration dans d'autres pays, comme « Occupy Wall Street » ou les « Indignés », cela a donné naissance au mouvement français « Nuit Debout ».

L'économiste et sociologue Frédéric Lordon est appelé la « voix » du mouvement « Nuit Debout, et il a dit, « Nous n'avons pas de demandes ». Dans tous ces discours, n'y a-t-il vraiment aucune demande ? À cet égard, Yves Sintomer pense qu'en effet, s'il n'y a pas de demandes, c'est qu'il y a un refus global d'avoir la moindre négociation ou discussion avec le système actuel, ou par refus d'intégrer leur propre système existant. Mais ce que dit en fait ce « Nous n'avons aucune demande », c'est précisément un autre sentiment : « Nous ne voulons plus de ce système ». (Paris, le 28 avril)

(Li Yongqun, correspondant du Quotidien du Peuple en France)


Edité le 30-04-2016 à 20:44:59 par Xuan




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Des manifestants des nuit debout menottés et frappés






extrait france TV info

Des coups de poing en plein visage sur des manifestants menottés. C'est ce que l'on peut voir sur cette vidéo tournée dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 avril place de la République à Paris, lors de l'évacuation très musclée de la Nuit debout. Sur les images, on voit clairement quatre coups assénés sur la tête ou le corps de plusieurs manifestants, alors que ceux-ci sont déjà menottés et qu'ils ne montrent aucun signe de résistance.

L'auteur des images pris à partie par les policiers

La vidéo a été tournée par le réalisateur Matthieu Bareyre, qui faisait des repérages place de la République pour les besoins d'un futur film. Contacté par francetv info, il raconte que le rassemblement de Nuit debout, qui se tenait jusqu'alors dans le calme, a dégénéré vers 1h10 lorsque des grenades lacrymogènes tirées par la police se sont abattues sur les occupants de la place.

Les images ont été tournées une demi-heure plus tard, à 1h37, alors qu'il restait encore "plusieurs centaines de personnes sur la place", selon Matthieu Bareyre. Quelques minutes après ces interpellations musclées, "les CRS vont charger et il se va se passer des choses très graves", relate-t-il, affirmant avoir été pris à partie verbalement et physiquement par les policiers, de même que son ingénieur du son.


Edité le 02-05-2016 à 08:53:51 par Xuan




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1er mai: «cette journée a été un bain de sang»


2 MAI 2016 PAR JEAN-PIERRE ANSELME BLOG : A L'ABORDAGE !


Comme la précédente, il y a deux semaines, cette nouvelle affiche d’Info’com CGT, qui dénonce la "répression" menée contre le mouvement d’opposition à la loi Travail, fait scandale parmi les syndicats de policiers.

Voilà le témoignage d’une membre de l’équipe médicale Street Medic (qui intervient sur les manifestations et la ‪Nuit debout) à propos des violences policières et de la solidarité des manifestants lors de la manifestation du 1er mai à Paris.

Un communiqué collectif sera publié très bientôt. En attendant, je tenais à écrire ce témoignage pour que ce que l'on a vécu durant la journée de mobilisation du 1er mai contre la loi travail soit rendu public rapidement.

Cette manifestation a été, de mon point de vue, une des plus violemment réprimée depuis le début du mouvement. Néanmoins, c'est aussi lors de cette journée que j'ai pu assister à des pratiques collectives de solidarité, d'une ampleur et d'une force que je n'avais jamais connu auparavant.

En tant que StreetMedic, nous avons eu à soigner, rassurer, prendre en charge d'innombrables blesséEs. Et quelque soient nos efforts de comptabilité, nous ne pouvons avoir accès qu'à un nombre restreint des victimes de la police, tant les affrontements sont massifs et étendus. Nous avons vu et soigné des blesséEs graves, des tirs tendus au flashball, aux grenades lacrymogènes, aux grenades de désencerclement. Des tirs au visage, dans les yeux, les mains, sur les membres, sur tout le corps. Nous avons vu des doigts à demi sectionnés, de la peau brulée, des personnes sous le choc, terrorisées.

De manière générale, les blesséEs nous arrivent par salves. La première fois, c'était dans une grande nasse avant d'arriver à Nation: 4 blesséEs graves, beaucoup d'autres plus légerEs. Nous avons dû improviser un triage, dans un poste de soin avancé malgré les affrontements tout proches.

Là, j'ai vu les manifestantEs nous protéger, faire barrage de leur corps lorsque les charges de CRS sont arrivées sur nous. Beaucoup de personnes sont restées là, à se mettre en danger, à prendre le risque de se faire arrêter, matraquer, tirer dessus. Par solidarité.

Et c'est cette attitude, qui a continué de me marquer tout au long de la journée.

Plus tard, à Nation, nous avons pris en charge une personne dont une artère avait été sectionnée au niveau de la cheville,par un tir tendu de la police. Elle avait donc une hémorragie pulsatile, ce qui la rendait indéplaçable, pour pouvoir maintenir un point de compression. Nous sommes donc resté avec elle, à la soigner au centre de la place, pendant que les grenades lacrymogènes pleuvaient partout et que les tirs tendus sifflaient. Rapidement, d'autres blesséEs nous ont été amenés.

Un périmètre de sécurité formé par une trentaine de personnes s'est établi autour de nous. Nous agitions un grand drapeau StreetMedic dans l'espoir que la police ne charge pas et laisse parvenir jusqu'à nous les secours que l'on avait appelé pour évacuer les blesséEs les plus lourdEs.

Mais une pluie ininterrompue de grenades lacrymogènes s'est mise à pleuvoir sur notre petit périmètre. Nous étions quasiment les dernierEs sur la place.

J'étais aveuglée et asphyxiée. Une main comprimant l'artère d'unE des blesséEs, l'autre protégeant sa tête des tirs. Mais même les deux mains immobilisées, sans rien voir et sans pouvoir respirer, je savais que l'on me protégeait.

Toutes ces personnes, StreetMedics, manifestantEs, inconnuEs sont restéEs autour de nous et ont gardé la ligne. Certaines ont placé leurs corps au dessus de nous pour faire barrage aux palets de lacrymogène brulants qui tombaient en pluie sur nous. L'une d'entre elles a d'ailleurs vu son sac commencer à flamber. Mais elles sont toutes restées jusqu'à la fin.

Je ne veux pas faire ici une apologie de martyr, et je pense que nous aurons beaucoup à nous questionner sur la façon que nous avons eu de nous mettre en danger, physiquement, nous, manifestants, et particulièrement les StreetMedics.

Mais à l'issue de cette journée, je tenais à dire à quel point j'ai été touchée par la solidarité collective, massive dont j'ai été témoin, et ce, tout au long de cette journée. J'ai vu des manifestantEs de tendances très différentes prendre soin les uns des autres. Individuellement, en groupes ou en tant que cortèges. Et ce, malgré un degré de répression intense et soutenu.

De mon point de vue de StreetMedic, cette journée a été un bain de sang. Nos interventions tiennent de plus en plus de la médecine de guerre. Mais paradoxalement, le sentiment le plus fort, le plus présent chez moi à l'issue de cette journée, c'est la gratitude, un sentiment fort de cohésion, de solidarité, de force, de convergence et dedétermination. La preuve en acte que nous, étudiantEs, travailleurs, chômeurs, précaires nous pouvons être plus fortEs face aux patrons, à l'État, à sa police.

La solidarité est une arme inestimable.


• Source :http://cie-joliemome.org/?p=1772
LIRE AUSSI :
La fabrique de la violence, par Pascal Maillard
Maintien de l'ordre : la lettre de Grimaud, le télégramme de Cazeneuve, par Edwy Plenel


Edité le 03-05-2016 à 13:25:18 par Xuan




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   Posté le 03-05-2016 à 13:35:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Tout le monde déteste la police"... celle-ci a répliqué par des gaz lacrymogènes

Vidéo 19/20 sur le site vive la révolution

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   Posté le 03-05-2016 à 13:42:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ce que les médias ne montreront jamais au journal de 20h :

Vidéo Esprits Libres

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   Posté le 04-05-2016 à 16:20:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le syndicat Alliance démontre que la haine anti-flic est une réaction de masse.


Contrairement à la messe des médias sur la violence due à des casseurs anarchistes ou issus de la pègre des banlieues, il s'avère que la haine anti-flic s'est répandue comme une traînée de poudre face aux exactions policières, aux violences gratuites contre des manifestants désarmés, y compris des femmes ou des personnes âgées.

L'acquis de sympathie dont ils jouissaient auprès de certaines franges de la population après les attentats terroristes a fondu comme la neige aux premiers rayons de soleil du printemps, et il n'en reste que les images de brutalité répressive dénoncée à juste titre par des affiches CGT.

Le constat est tellement clair et le rejet est tellement partagé que le syndicat Alliance en vient à manifester contre la haine anti-flic

Mieux : dénoncer la répression pourrait devenir un délit :
Mercredi, Alliance a demandé à la place Beauvau de « saisir la justice contre [les] attaques calomnieuses envers les représentants des forces de l’ordre ».


Edité le 04-05-2016 à 16:28:18 par Xuan




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   Posté le 06-05-2016 à 19:07:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un article de l'Humanité « La volonté de marquer les chairs de la jeunesse »
décrit les violences policières.



Interpellation musclée de la police à Lyon, le 28 avril, lors d’une manifestation contre la loi travail.
Photo : AFP


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DUROC
Jeune Communiste
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   Posté le 06-05-2016 à 21:03:11   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Face aux bandes armées du capital, des travailleurs aux mains nues. Il y a là une vraie question posée et à résoudre... pas à la manière anarchiste ou gauchiste, bien-sûr mais d'une manière organisée...

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Xuan
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   Posté le 07-05-2016 à 23:06:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La véritable force se trouve d'abord dans l'accumulation du capital, c'est-à-dire dans l'unité de la classe ouvrière et la grève.
La violence unilatérale de la bourgeoisie possède une vertu douloureusement fédératrice. C'est ce qui angoisse au plus haut point la bande à Hollande, et la manif contre la "campagne anti-flic" démontre que cette fédération a progressé.
Après l'aspect militaire de la riposte se pose inévitablement mais l'unité prime.

Et d'autre part ce n'est pas seulement un problème d'organisation ou de moyen, mais de perspectives, parce que l'opposition à une loi est de fait politique.
Il se trouve que même de façon confuse ou contradictoire le problème et sa solution se dessinent pour un très grand nombre de gens.
Et bien que la première déclaration de Lordon ait pris les revendications à la légère, un lien s'est créé entre l'action syndicale et les interrogations des intellos atterrés.

Dans le Diplo de ce mois, Pierre Rimbert sous le titre "contester sans modération" s'interroge sur la ligne éditoriale suivie par ce mensuel et la timidité de ses objectifs qu'il relie à une époque de reflux de la révolution mondiale. Il considère que cette époque est révolue et conclut :

"ces insurrections faisaient converger des intellectuels utopistes opposant de nouvelles idées à l’ordre établi et des pauvres révoltés décidés à imposer l’égalité à coups de fourche.
La tâche, de nos jours, s’annonce assurément moins rude. Un siècle et demi de luttes et de critiques sociales a clarifié les enjeux et imposé au cœur des institutions des points d’appui solides. La convergence tant désirée entre classes moyennes cultivées, monde ouvrier établi et précaires des quartiers relégués ne s’opérera pas autour des partis sociaux-démocrates expirants, mais autour de formations qui se doteront d’un projet politique capable de faire briller à nouveau le « soleil de l’avenir ». La modération a perdu ses vertus stratégiques. Etre raisonnable, rationnel, c’est être radical."


Cette radicalisation, conséquence de l'échec des décennies d'Union de la Gauche, n'a pas de direction et n'en trouvera pas en dehors d'un parti communiste.

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   Posté le 07-05-2016 à 23:14:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

sur oùvalacgt

"CGT Debout" à Nantes !


Initiative symbolique et intéressante. Sous le titre « CGT Debout », l’Union Locale de Nantes vient de s’adresser à tous les syndicats de Loire-Atlantique (voir ci-contre) pour développer la mobilisation et tout faire pour engager le combat général dans la toute prochaine période qui va voir la fin des débats au Parlement (12 mai) et l’adoption finale du projet le 17.
Comme le disent les camarades, il y a une fenêtre de tir qui est ouverte et qu’il ne faut pas rater.

C’est donc un appel solennel de la CGT nantaise, qui reprend à son compte les « mobilisations debout », marquant ainsi la volonté – symbolique mais essentielle – de faire l’unité avec les jeunes et moins jeunes qui se retrouvent dans les Nuits Debout et rassemblements un peu partout.
C’est important, pour montrer qu’une « organisation syndicale » n’est pas étrangère à l’effervescence qui agite la société bien au-delà de ses rangs, et aussi pour montrer que le syndicat est là, à la fois pour renforcer le mouvement et pour permettre sa continuité et son organisation.
En ces temps où les « organisations » n’ont pas toujours bonne presse dans ces rassemblements, c’est bien de montrer cette unité, pour construire ainsi un futur commun…

Par ailleurs, les camarades nantais ont raison de souligner l’importance de la « fenêtre de tir » à partir du 10 mai. Nous publions en fin d'article les principaux appels qui vont s’enchaîner ces jours-ci, dans un désordre qu'on connaît bien et qui arrange ceux qui ne veulent surtout rien faire, mais quand même des initiatives qui peuvent servir de point de départ pour une convergence à partir du 17 :

10 mai : mobilisation des cheminots contre la nouvelle convention collective
12 mai : journée d’action contre la loi El Khomri, mobilisation des privés d’emploi
16 mai : à partir de 22h, grève dans les transports routiers à l’appel de CGT et FO
17 mai : convergence des grèves pour l’adoption de la loi, avec déjà appels de la Chimie et certainement d'autres à venir.

On le voit, il y a un potentiel avec des objectifs clairs :
Retrait sans condition de la loi El Khomri !
Non à la précarité et à la flexibilité capitalistes !
Unité Etudiants, Lycéens et Travailleurs contre le gouvernement !
Ni chair à patrons, ni chair à matraques, solidarité contre la répression !
De cette société-là, on n’en veut pas !



http://serveur2.archive-host.com/membres/up/1451077023/2016/10mai_cheminots.pdf

http://serveur2.archive-host.com/membres/up/1451077023/2016/12mai_intersyndical.pdf

http://serveur2.archive-host.com/membres/up/1451077023/2016/Chimie_CGT_160512_17.pdf

http://serveur2.archive-host.com/membres/up/1451077023/2016/Transports_CGT_160516.pdf

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   Posté le 11-05-2016 à 19:25:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A vomir : les "frondeurs" envasés dans le PS


Quand on songe que P. Laurent veut réaliser une primaire sur cette planche pourrie, ça donne à réfléchir.

PARIS (Reuters) - Les frondeurs du Parti socialiste sont convenus mercredi de tout faire pour réunir le nombre de voix nécessaire au dépôt d’une motion de censure de gauche contre le gouvernement et le projet de loi Travail mais ont exclu de voter la motion de la droite.

"Nous recherchons toutes les possibilités pour déposer une motion de censure des gauches et des écologistes" , a dit leur chef de file, Christian Paul, à l’issue d’une réunion des contestataires peu avant l’heure-limite (16H35) pour le dépôt de ce texte qui serait mis aux voix jeudi.

Ces propos signifient toutefois que le compte n’y est pas encore, les signatures de 58 députés étant requises. Selon des parlementaires, ce seuil ne pourra pas être atteint.

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a annoncé que ceux qui voteraient une motion de censure seraient exclus du groupe et du Parti socialiste.

Les frondeurs sont outrés par la décision du Premier ministre, Manuel Valls, d’engager la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi réformant le marché du travail, faute d’avoir pu convaincre la quarantaine de contestataires du PS de le voter.

Cette procédure exceptionnelle prévue par l’article 49-3 de la Constitution permet à un texte d’être réputé adopté s’il n’est pas sanctionné par une motion de censure.

Christian Paul a dénoncé "la violence démocratique qui s’est exercée hier avec le recours à l’article 49-3 (et) la violence que représente pour les salariés français la perspective d’une loi de travail qui affaiblirait les protections dont ils disposent depuis des années grâce au Code du travail" .

Le chef de file du groupe Front de Gauche, le député communiste André Chassaigne, et l’écologiste Noël Mamère ont déclaré hier que leurs amis politiques réfléchissaient à une motion de censure de gauche avec des élus socialistes.

A droite, le groupe Les Républicains en association et celui de l’UDI (centriste) ont déposé leur propre motion de censure, qui sera soumise jeudi au vote.

Christian Paul a cependant exclu que les frondeurs votent la motion de la droite.

"Ce serait une sorte de confusion de joindre nos voix à celles des groupes de la droite parce que nous avons parfaitement conscience que les programmes qui se préparent à droite en ce moment rêvent de faire encore plus mal que la loi travail" , a expliqué Christian Paul.

Pour qu’une motion de censure soit votée, ce qui aboutit au renversement du gouvernement mais n’est arrivé qu’une fois sous la Ve République, en 1962, il faut 289 voix.

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a pour sa part déclaré ne pas concevoir que des députés PS puissent "dérouler le tapis rouge" à la droite en votant une motion de censure.

"Je n’aurais jamais porté une loi qui serait une loi de régression pour les salariés" , a-t-elle dit à la sortie du conseil des ministres en dénonçant les "leçons de gauche" venant d’une "gauche qui se dit pure et authentique, alors même que ce projet de loi (…) n’est absolument pas une casse sociale" .

(Emmanuel Jarry et Emile Picy, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)


Edité le 11-05-2016 à 19:28:36 par Xuan




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   Posté le 23-05-2016 à 14:45:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL


Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !
vendredi 20 mai 2016

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai.

Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.
L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.
Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.

Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.
La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.

Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.
Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.
Les Lilas, 19 mai 2016

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   Posté le 23-05-2016 à 14:46:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Journée d’action du 19 mai
Vous avez dit essoufflement ???!!!

jeudi 19 mai 2016

- CGT -

Jeudi 19 mai, près de 400 000 personnes ont rejoint les manifestations contre la loi Travail, soit près du double de mardi dernier, des dizaines de milliers d’autres étaient sur les barrages et les piquets de grève. 6 raffineries sur 8 sont arrêtées ; la grève est reconduite dans des ports comme Nantes-Saint Nazaire ou Rouen ;
1 cheminot sur 3 est en grève ; chez Rhodia, 16 sites sur 18 sont en grève, les salarié-e-s des aéroports de Paris sont en grève reconductible, la mobilisation des routiers s’étend... Et ce ne sont que quelques exemples !

Et le Premier Ministre ose parler d’essoufflement ! Il ose s’interroger sur la pertinence des manifestations ! Les salarié-e-s, vent debout contre la loi Travail, les 70% de la population opposés au projet de loi, les milliers de manifestants bravant les discours alarmistes sur les manifs viennent de lui apporter une réponse magistrale.

Ils ont pris leurs responsabilités, ce qui est loin d’être le cas du gouvernement.
Oui, irresponsable de parier sur le pourrissement d’un mouvement !
Oui, irresponsable d’entretenir un climat anxiogène !
Oui, irresponsable de dresser les citoyens les uns contre les autres !
Oui, irresponsable de s’obstiner à vouloir imposer une loi qui fait l’objet d’un tel rejet !

Que dire enfin du Premier Ministre qui voudrait opposer manifestations sociales et initiatives sportives et culturelles. Toutes doivent pouvoir se dérouler sans limitation des libertés individuelles et collectives.
Les travailleur-euses, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi ont le droit de faire entendre leur voix en toute sécurité ! C’est ça l’Etat de droit, c’est ça la démocratie !

Monsieur Valls, cessez vos provocations, n’ayez pas peur du débat, ne perdez pas votre sang froid !

La CGT continuera pour sa part à prendre ses responsabilités, avec pour volonté, dans le cadre unitaire le plus large possible, le retrait de la loi Travail. Sa détermination est entière. Elle appelle l’ensemble des salarié-e-s à poursuivre la mobilisation, à se rassembler en assemblées générales, à participer aux grèves et manifestations.

Ensemble, gagnons le retrait de la loi Travail et la conquête de nouveaux droits, un code du travail du XXIème siècle.
Montreuil, le 19 mai 2016

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Xuan
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   Posté le 24-05-2016 à 23:06:17   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Mardi 24 mai 2016
Loi Travail/El Khomri : ça se durcit !



oùvalacgt (voir la vidéo sur le site)

Le conflit contre la loi travail prend une nouvelle tournure, et nos responsabilités sont grandes.
Après avoir aidé au déclenchement du mouvement, la jeunesse lycéenne et étudiante est désormais au second plan, à la fois moins mobilisée avec les périodes d’examen, et durement frappée par la répression.
Ce sont maintenant des bastions ouvriers qui rentrent dans la danse, en suivant le schéma expérimenté en 2010, lors de la grève sur les retraites (voir le dossier ICI).


Après les blocages des dépôts pétroliers avec la participation initiale des routiers, on a vu des évacuations (à Lorient par exemple, à nouveau bloqué aujourd’hui) parfois très violentes comme ce matin à Fos, « scènes de guerre » dénonce le secrétaire de la CGT pétrole dans la vidéo ci-contre… On est manifestement rentré dans une guérilla de blocage et de déblocages qui va évidemment prendre de l’ampleur dans les jours et semaines à venir.

Le résultat des courses est au contraire l’entrée dans la grève de la raffinerie Exxon de Gravenchon (après l’arrêt de Total Grandpuits hier), désormais 7 raffineries sur 8 à l’arrêt… Comme le dit une de nos lectrices à propos de la raffinerie de Feyzin, blocage ou pas, ce n’est plus la question aujourd’hui, l’essence ne sort plus.
Les routiers (qui ont obtenu le premier recul du gouvernement) ne sont plus trop dans le mouvement. Mais de son côté, la CGT RATP vient d’appeler à la grève totale à partir du 2 juin, avec une affiche qui a fait l’effet d’une « bombe »… Cela dit, la CGT n’est pas seule à la RATP et les syndicats réformistes et corporatistes y sont forts… Enfin, la CGT Cheminots vient de déposer un préavis de grève générale à partir du 31 mai, sachant que le mouvement est un peu retombé. Gardons-nous donc de tout enthousiasme prématuré, mais il faut souhaiter et construire la mobilisation la plus large possible.
Dans le privé, la métallurgie, le commerce, c’est encore l’attentisme.

Cela dit, le conflit entre dans une nouvelle séquence, avec l’affrontement de plus en plus direct et brutal entre la CGT et le gouvernement, à tel point que notre syndicat apparaît désormais clairement comme l’organisation de défense des travailleurs en pointe.
Nous ne sommes plus en 2009 quand Thibault passait plus de temps avec Sarkozy dans les bureaux de l’Elysée que sur le terrain de la lutte des classes (« Thibault et l’Elysée, toute une histoire »). Là, toute la Confédération est engagée dans « la guerre du pétrole », et on a même vu Martinez sur le dépôt de Haulchin dans le Nord venu soutenir les blocages.
En fait, ce qui a changé depuis dix ans, c’est la crise et la politique gouvernementale : il n’y a plus de choix pour le syndicat, plus de grain à moudre, plus rien à négocier que le poids de nos chaînes. Les transformations du mode d’exploitation contenues dans la loi Travail/El Khomri sont une obligation pour le capitalisme français (à lire l’analyse « Loi Travail, répression, qu’est-ce qu’il leur prend ? »).
Quelque part, on est dans une phase où si on laisse passer, c’est grave pour le présent comme pour le futur, et le combat est encore plus dur avec une répression féroce, toujours incertain sur le résultat avec un gouvernement de combat.
C’est l’analyse partagée par Hollande/Valls d’un côté, Martinez de l’autre – et nous aussi, bien sûr.

Quel est le contexte alors : un secteur de pointe ultra-combatif, très déterminé, le pétrole, avec l’expérience précédente de 2010. Un noyau combatif très mobilisé dans toutes les entreprises, mais qui peine à mobiliser autour de lui et qui donc participe activement aux blocages (Fos, Le Havre, Lorient, Amiens etc.).
Il y a un vrai enjeu dans les jours à venir : on sent que le gouvernement peut reculer. Il a commencé à le faire avec les routiers. Il vacille avec l’obligation du 49.3 qui ne fait que mettre de l’huile sur le feu, avec les permanences du PS saccagées d’un coin à l’autre du pays.

Le gouvernement vacille, mais il tient encore bon. L’heure est donc à y aller, vraiment, au maximum de nos capacités : à la fois pour gagner le retrait, comme pour protéger nos camarades les plus en pointe, fer de lance de notre mouvement. Nous non plus n’avons pas le choix. Donc dans le privé comme dans le public, l’heure n’est plus à des journées d’action à répétition, multiples, où chacun arbitre « à la carte » ce qu’il fait et ce qu’il ne fait pas, l’heure est à faire basculer le rapport de forces.
En ce sens, la date de jeudi est importante. Par la grève, par les blocages, par les manifestations, il faut réussir à faire un saut qualitatif pour faire lâcher le gouvernement.

Donc Jeudi, tous dans la grève, tous sur les barrages, tous aux manifestations !


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Finimore
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   Posté le 25-05-2016 à 06:54:57   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES GREVISTES
AMPLIFIONS LE MOUVEMENT DE BLOCAGE ECONOMIQUE

Depuis la semaine dernière, le mouvement contre la loi El Khomri se renforce avec la multiplication des blocages économiques, des grèves dans les secteurs de production stratégiques (raffineries, dépôts de carburant, transports…). Par sa lutte, la classe ouvrière montre que c’est elle la classe productive de la société et le gouvernement a déjà reculé sur certains points face à cette force de classe. Mais dans le même temps, le gouvernement commence à prendre peur et montre son vrai visage en évacuant par la force et la répression les raffineries en grèves.
Depuis le début du mouvement, la violence du gouvernement est systématique. A Paris, aucune manifestation n’est arrivée tranquillement au terme car les forces de l’ordre terrorisent, provoquent, harcèlent les différents cortèges de travailleurs et de jeunes. Mais cela n’a pas suffi à diviser le mouvement. Valls, Hollande et sa clique montent donc d’un cran et envoient leurs gardes chiourmes mater la résistance ouvrière sur les lieux de grève. Quelle violence les grévistes marseillais avaient-ils utilisé contre l’Etat ? Qui peut dire que des militants de la CGT sont les fameux « casseurs » que nous montent en épingle les médias. S’il y a un casseur, c’est donc bien le gouvernement qui brise les acquis d’un siècle et matraque, gaze, harcèle les militants. Aujourd’hui, à Fos Sur Mer, la police, a poursuivi les militants cégétistes jusque dans les locaux de leur UL avec des drones, des hélicoptères.
Le gouvernement PS dévoile son vrai visage : il est antidémocratique et répressif. En même temps l’utilisation de la violence contre le mouvement est une marque de la faiblesse du gouvernement hollande. Ce gouvernement est un faux ami des travailleurs. Mais ce n’est pas tout, l’ensemble des partis de gouvernements (FN, LR, centristes…) sont à mettre dans le même sac : tous demandent plus de répression. Eux aussi défendent les intérêts du patronat et du capital. Ces partis et les grands médias à leur botte (France TV, Tf1, BFM…) estiment que la CGT prend en otage le pays. N’est-ce pas ce gouvernement qui prend plutôt en otage un siècle d’acquis et de lutte ? N’est-ce pas ce gouvernement qui veut rendre les salariés corvéables à merci avec cette loi travail ? N’est pas le patron de Total qui fait du chantage sur l’investissement prévu en France dans les raffineries ?
La lutte contre cette loi travail est juste. Les communistes soutiennent tous ceux qui subissent la répression et nous adressons notre plus vive solidarité aux travailleurs de l’industrie du pétrole et des raffineries. Le gouvernement veut les faire plier mais les travailleurs du pétrole montrent le chemin à l’ensemble des ouvriers de ce pays. Les travailleurs, les jeunes, sont derrière eux. Ils mènent une grève juste.
L’atteinte au droit de grève que le gouvernement leur fait subir est inacceptable et remet en cause les droits de la démocratie capitaliste. Le pouvoir bourgeois (politique, médiatique, économique) tente de marginaliser les grévistes en parlant d’une minorité. Il « oublie » que ce mouvement de grève est le fait des travailleurs à la base, qui ont voté démocratiquement la grève et sa poursuite. La solidarité est immense puisqu’en réaction à la charge des CRS à Fos, la raffinerie Exxon Mobil s’est mise en grève. Les raffineries sont à la pointe du mouvement et la solidarité immense doit continuer à se développer. Les travailleurs, les jeunes doivent participer aux piquets de grève, soutenir financièrement, moralement les grévistes. La meilleure solidarité est de mener la lutte, la grève, le blocage partout.

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS DU PETROLE
AMPLIFIONS LE BLOCAGE DU PAYS JUSQU’AU RETRAIT
LE GOUVERNEMENT ET LES PARTIS QUI SOUTIENNENT LA REPRESSION SONT LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS

Le ROCML et la JCML, 24 mai 2016

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 26-05-2016 à 22:56:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A 'C'est à vous' : les lycéens font dégager El Khomri.

El Khomri était invitée à 'C'est à vous' ce soir. Comme chacun sait la démocratie dans le système capitaliste consiste à donner la parole en priorité aux représentants de la classe bourgeoise. A peine égratignée par les questions des journalistes elle a pu faire son sermon prétendant que la loi travail défendait les intérêts des salariés, que la démocratie pouvait s'exprimer dans l'entreprise et faire la promo de la CFDT, courroie de transmission du parti socialiste.

Mal lui en a pris, des lycéens et des étudiants sont venus la chahuter en frappant sur les vitres du studio, la ministre a dû être évacuée par une porte dérobée. Ajoutée aux couacs gouvernementaux, c'était une image de la fragilité de la clique au pouvoir, dès que la rue et le peuple se mettent en branle.

Les journaux télévisés se sont étranglés de rage en apprenant que leurs confrères de la presse écrite ont été interdits de diffusion par les grévistes de la CGT du livre. Tous ont brandi la défense de la liberté. Voilà une bonne occasion de s'interroger sur la liberté de la presse, quand on voit que la quasi totalité des titres ont le petit doigt sur la couture du pantalon.
La "liberté de la presse" c'est avant tout la liberté de Gattaz et cie.


Edité le 26-05-2016 à 22:59:23 par Xuan




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   Posté le 27-05-2016 à 23:06:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Appel du CCN aux syndicats et aux militants de la CGT


La mobilisation contre le projet de loi Travail rassemble toujours plus de salariés et s’enracine durablement.
Le mépris et l’agressivité qu’exprime le gouvernement contre le mouvement social et les organisations syndicales parties-prenantes est inacceptable ! Interdictions de manifester, levées des piquets de grève, charges des forces de l’ordre : la volonté est bien de faire plier et d’étouffer le mouvement social. Cette perte de sang-froid est le signe d’un gouvernement aux abois !

La réponse des salariés ne s’est pas fait attendre : multiplication des décisions de grève et d’actions.
Le CCN rappelle que le droit de grève est un droit constitutionnel. Le CCN apporte tout son soutien aux salariés mobilisés. Il condamne unanimement la violence déployée par le gouvernement pour briser l’action collective des salariés, notamment dans le secteur pétrolier, à l’image de la répression violente qui s’est produite à Fos ce matin.
Dans le même temps, ce week-end, le gouvernement a été contraint de répondre à la revendication des salariés du transport concernant la rémunération des heures supplémentaires. Ce recul démontre que :

- la lutte paie et c’est une excellente nouvelle pour les milliers de salariés qui luttent pour le retrait du projet de loi travail. Cela doit évidemment encourager l’ensemble des salariés à rejoindre le mouvement.
- Le projet de loi a bel et bien un impact majeur sur le quotidien de tous les salariés, en particulier leur rémunération. Le gouvernement a été obligé de l’avouer : c’est le dumping social généralisé !

Elargir, durcir la mobilisation, c’est multiplier la tenue d’assemblées générales partout avec les salariés sur leur cahier revendicatif. Cela nécessite l’engagement de toute la CGT, militants, élus, mandatés et syndiqués.
Transformer leur opposition au projet de loi régressif, c’est impulser la votation citoyenne qui va être organisée dans les entreprises et les administrations mais aussi sur les lieux d’étude et dans les lieux publics, partout dans le pays.

Les organisations du CCN, réunies le 24 et 25 mai, appellent tous les syndicats à poursuivre et amplifier la mobilisation :

- ils multiplieront les assemblées générales avec les salariés pour décider des suites du mouvement ;
- ils créeront les conditions de la réussite des prochaines journées d’action : celle du 26 mai, la manifestation unitaire à Paris le 14 juin, et toutes celles qui seront proposées dans l’intervalle comme dès la semaine prochaine à la RATP, dans l’aviation civile, les Cheminots...
-ils inciteront les salariés et la population à participer à la votation citoyenne pour manifester leur opposition à la loi travail et imposer un code du travail du XXIème siècle.

Une nouvelle journée de mobilisation permettra la remise de cette votation pendant le débat parlementaire, après le 14 juin. C’est une nouvelle perspective pour permettre à encore plus de salariés, jeunes, privés d’emploi, retraités de s’engager dans la mobilisation.

Partout dans le pays, dans les entreprises, dans les administrations, les localités, de nombreuses initiatives sont menées pour amplifier la lutte et obtenir le retrait du projet de loi et l’ouverture de négociations porteuses de progrès social. Toutes ces actions doivent renforcer celles déjà engagées par de nombreux secteurs.
La victoire est à portée de main.
Montreuil, le 24 mai 2016

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Xuan
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   Posté le 28-05-2016 à 00:34:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La classe ouvrière est la classe d'avant-garde de la révolution.


Le père, le fils et le Saint Esprit
En l'espace de quelques heures Gattaz, Hollande et Berger ont pris tous trois la défense de la loi travail, se soutenant l'un l'autre, accompagnés du grand orchestre symphonique des médias.
Ce petit fait est significatif de l'unité de classe entre la bourgeoisie monopoliste, le Parti Socialiste et sa courroie de transmission la CFDT.

Briser la CGT
Il apparaît aussi que la volonté commune de ce trio est de briser la CGT, comme par le passé le PS a brisé le pcf, mais par des moyens différents cette fois-ci :
par la force brutale, l'action de justice bourgeoise et la propagande de masse.
L'espoir de la bourgeoisie est qu'en imposant par tous les moyens la loi travail, un couvercle de plomb couvrira définitivement toute velléité de lutte de classe. De la même façon que Thatcher brisa la lutte des mineurs.

Le vent a tourné
Il va sans dire que la bourgeoisie ne pourra jamais briser définitivement le courant de lutte de classe parce qu'il est le produit de l'exploitation.
D'autre part la lutte des mineurs anglais échoua dans une période de reflux de la lutte de classe, alors que la vague du "néolibéralisme" était montante, que le marxisme-léninisme était battu en brèche dans tous les domaines.
Mais depuis la crise de 2008 le courant s'est inversé. L'hégémonisme US est sur le déclin. L'Europe se lézarde et ses contradictions profondes se font jour. La domination US est de plus en plus flagrante et pesante. Le marxisme réapparaît et le courant de lutte de classe se manifeste par des actions violentes de masse. La lutte contre l'austérité explose dans plusieurs pays européens, hier en Grèce, aujourd'hui en Belgique. Il paraît évident que ces actions devront se coordonner.
Mais avant tout, quel que soit le résultat de la lutte actuelle, elle ne peut pas aboutir à un affaiblissement du courant de lutte de classe, mais au contraire à son renforcement, à l'approfondissement de la conscience de classe - et notamment dans les jeunes générations - , à une éducation politique sur le vif et à une réflexion sur les objectifs politiques à atteindre.
D'ores et déjà on sait que les élections de 2017 n'apporteront pas de solution à la crise du capitalisme et aux besoins des masses, quel qu'en soit le résultat. De sorte que le PS pourrait même être élu avec moins de 20 % d'électeurs, détruisant ainsi les fondements de la démocratie bourgeoise.
Un autre aspect est que le parti socialiste et les médias sont profondément discrédités et identifiés comme des représentants des intérêts des monopoles, et que les campagnes hostiles qu'ils mènent contre la CGT ne leur profitent pas forcément, mais peuvent au contraire valoriser la cible qu'ils désignent.

La classe ouvrière relève la tête.
Le conflit en cours démontre que non seulement la classe ouvrière n'a pas disparu, mais qu'elle est à l'origine de toute l'activité économique du pays. Une partie d'entre elle est déjà capable de bloquer l'économie. Qu'en serait-il si elle se mettait debout unanimement ?

Toute l'activité tertiaire, mais également agricole dépend fondamentalement de la production industrielle et des transports. Ainsi les jérémiades de certains boutiquiers, les cris d'orfraie sur le chantage à la "liberté de la presse", la "prise en otage du pays", etc. démontrent le pouvoir de la classe ouvrière.

Mais outre le fait qu'elle possède face au capital le pouvoir de créer ou de détruire la richesse, toute la richesse du pays, les classes intermédiaires s'avèrent par rapport à elle des personnages secondaires, des figurants dans la lutte des classes. L’impact des « nuits debout » par rapport au blocage est significatif.

Les partis engendrés par les courants d'opposition petit-bourgeois au capitalisme ont été incapables de diriger les masses avec détermination contre la bourgeoisie. Soit les masses ne les ont pas suivis, soit lorsqu'ils ont été élus, ils ont appliqué bon gré mal gré les volontés des capitalistes, ceux des pays européens dominants.

Ceci doit être souligné parce que cela va à l'encontre de toutes les théories assénées depuis l'ère Mitterrand, y compris par des économistes révisionnistes, sur la disparition de la classe ouvrière, son remplacement par de nouvelles catégories sociales d'avant-garde, etc.
Des décennies durant la classe ouvrière a été présentée comme un ramassis de Deschiens ignares, stupides, out of date et loosers , figée y compris dans ses goûts vestimentaires et ses papiers peints dans les années 50, et nostalgique de ce passé révolu.

La réalité est tout autre. La classe ouvrière a sans doute perdu momentanément la conscience de son passé révolutionnaire, et ceci est la conséquence de la ligne révisionniste, mais elle est plus instruite que par le passé, et capable d'apprendre rapidement la théorie dont elle a besoin. Elle est davantage dispersée mais elle maîtrise davantage de techniques dans des métiers différents et se trouve familiarisée aux moyens modernes de communication.

Sur le lieu de production
Un autre aspect est le cadre de la production et de la grève : l'entreprise.
Les manifestations conduisant au blocage d'un dépôt, rapidement réprimées par la police, comme à Portes-les Valence le 26 au matin, n'ont pas d'effet sinon de faire l'apprentissage de la violence policière.
La force de la classe ouvrière c'est l'organisation dans l'entreprise et non dans les collectivités territoriales. Ceci vaut aussi bien pour le syndicat que pour les cellules d'un parti communiste. A la condition du parti communiste naturellement.


Edité le 28-05-2016 à 00:40:39 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 30-05-2016 à 23:31:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La preuve par Gattaz


Mieux que de longs discours, la lutte de classe possède la double propriété de combattre la dictature du capital et d’instruire les masses.

En quelques mots Gattaz étale au grand jour ce que des années de propagande bourgeoise, de révisionnisme et de réformisme ont dissimulé sur la nature des socialos et la seule issue possible pour le peuple.

Le Monde s’est fait largement l’écho des insultes de Gattaz, traitant la CGT de voyous, terroristes, appelant le communiqué CGT un tract et hurlant à la dictature stalinienne.
« Faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes, ne bloquent pas tout le pays. (…) Quand le syndicat du livre-CGT empêche la parution de quotidiens au motif que ceux-ci ont refusé de publier le tract de M. Martinez, il me semble que l’on est dans une dictature stalinienne. »
"On ne peut pas laisser une minorité agissante, révolutionnaire, paralyser l'économie.»
Dans le contexte de la lutte actuelle, voilà des propos irréfléchis qui ne peuvent que favoriser la réflexion sur nos perspectives politiques, réhabiliter Staline et la dictature du prolétariat à la fois.

Gattaz accuse le coup :
Le président du Medef manifeste un « ras-le-bol » deux mois et demi après les premières manifestations contre la loi travail et appelle le gouvernement à « ne pas céder au chantage, aux violences, à l'intimidation, à la terreur» et à ne surtout pas toucher l’article 2, désignant ainsi Hollande comme le président de tous les capitalistes et en écho à Berger « il est hors de question que le gouvernement recule sur la loi travail » .
En prime et au cas où quelqu’un en douterait encore il fait endosser à son poulain « apolitique » la casaque du grand capital.
[Il a] "toujours dit qu'Emmanuel Macron apporte une compréhension et une acceptation de l'économie de marché. Il connaît l'entreprise de l'intérieur. Il transcende le clivage politique gauche-droite, ce qui me va très bien."

Naturellement les socialos et la CFDT se sont récriés :
Berger : « Les propos tenus cet après-midi ne sont pas acceptables » .
El Khomri : « Non je ne partage absolument pas ces mots de Pierre Gattaz »
Quant au député socialiste de Paris Pascal Cherki : « Maintenant c’est Pierre Gattaz qui s’y met en traitant les militants CGT de terroristes. Pauvre type ! Tu es complètement abruti ! »
Puis il s’est repris « je précise ma pensée à l’égard de Monsieur Gattaz. Traiter la CGT de terroristes est une insulte à toutes les victimes d’attentats en France »
On appréciera le Monsieur Gattaz après le pauvre type : Charki encore tout secoué par la remontée de bretelles de Matignon en oublie juste que c’est la CGT qui est insultée.

Mais c’est trop tard, le mal est fait et Gattaz vient bien d’annoncer benoitement que le parti socialiste et la CFDT sont dans sa poche.

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   Posté le 01-06-2016 à 00:11:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pas une mauvaise idée, de toutes façons le rejet des candidats de la bourgeoisie doit être manifeste et se traduire soit par un appel à l'abstention soit par un bulletin de ce type.

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   Posté le 01-06-2016 à 00:32:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

J'ai un coup de cœur pour ce texte de Mickaël. Il me parle au plus profond de mes tripes! Ne laissons pas partir nos enfants en prisons sans réagir, sans hurler contre cette infamie.

Le moindre que nous puissions faire c'est de les défendre sinon nous ne sommes plus des hommes. Nous sommes des cloportes. C'est a quoi ils veulent nous réduire!
Comme en 40 comme en 68 Une nouvelle génération s'est levée. Elle doit être soutenue même si nous ne partageons pas toujours ses manières d'agir.

C'est souvent après que nous apprenons a lire ce qu'elle voulait nous dire. Ici comme pour la jeune camarade de l'UEC d'Amien pour qui le procureur de la république réclame cinq ans de prison ces jeunes étaient dans les luttes avec les adultes , l'un sur un barrage, l'autre dans une occupation d'un lieu symbolique.

Ce que ce gouvernement de sociaux fasciste vise c'est la capacité d'indignation, pas l'indignation du petit livre a succès d'il y a quelques années qui faisait la gourmandise des médias et des classes moyennes mais la colère du peuple quand elle s'exprime, mais la possibilité révolutionnaire qu'ils veulent étouffer dans l’œuf avant qu'elle ne déferle une fois encore sur l'Europe, car en effet un spectre hante l’Europe, celui du communisme Quoi qu'ils en disent la bourgeoisie reste ce qu'elle est, cela n'a pas bougé depuis 1848.


Gilbert


______________________


31 mai

De Mickael Wamen




Un jeune détruit par notre mutisme ...


Aujourd'hui à Amiens, un gamin vient de se faire condamner a 10 mois de prison dont 1 ferme et directement enfermé, un jugement avec les menottes et une interdiction d'être sur Amiens pendant 18 mois !!!

Nous étions sous la pluie une trentaine pour venir le soutenir, 30, mais où sont tous ceux qui prônent la liberté d'expression???

Sa mère était effondrée cette maman c'est vous, c'est nous, son fils part en tôle pour avoir brûler 30 pneus à Amiens...

Que lui dire elle qui était dans une côlère légitime, celle d'une mère qui voit son fils partir en prison dans un monde d'une violence ou tout peu arriver ...

Je suis resté à la regarder avec un sentiment d'impuissance totale, ce qui m'arrive rarement et je me suis dit et si ce gamin était le mien, le notre à nous les amiénois qui ne rêvons que d'un monde plus juste, brûler 30 pneus sont plus graves que détourner des millions d'euros de l'argent public?

Mais ou allons nous, mais allons nous laisser nos enfants aller en prison pour défendre un monde plus juste, ce gamin Rudy est le nôtre, sa maman est notre maman, mais cette justice n'est pas la notre...

Quand je lis que certains qui se disent responsables syndicaux indiquent qu'ils se dédouanent de tout, mais qu'ils se tirent qu'ils laissent la place à ceux qui ont de vraies convictions, je ne suis pas de cette famille qui lutte pour les places et Se dédouanent de tout ....

Rudy est un gars qui Cômme nous Se bat pour la justice sociale, il prend pour nous et nous devrions laisser faire ???

Rudy est mon frère de lutte, je suis condamné à résister pour lui faire honneur et je le ferait !!!

Certains agissent comme le gouvernement ils condamnent des débordements qui n'existent pas, ceux qui débordent sont ceux qui nous gouvernent...

J'adresse toutes mes pensées à sa maman et son frère et qu'ils sachent que nous ne le laisserons pas seul, la CGT se sont des valeurs des vraies, pas faire semblant ...

Partout où des gamins tombent nous souffrons et partout où nous souffrons nous devons être plus fort, la répression est le signe d'une perte de pouvoir, luttons mes amis ...

La CGT ne doit rien négocier, car il n'y a rien à négocier ni article 2 ou 10 ou 49 et 3, ce projet c'est de la merde, si la France gagne c'est l'Europe sociale qui gagne, c'est pour cela que le gouvernement tape fort, car c'est l'Europe du fric qui l'impose à celui qui est la marionnette de cette Europe du fric...

Aujourd'hui j'ai vu un gamin partir en tôle sous mes yeux devant sa mère effondrée, je me suis dit mais putain tu fais quoi toi le syndicaliste devant ce drame ce soir je me suis dit écrit ce que tu a vu ce qu'il se passe ici et écrivons ce qu'il se passe partout dans notre beau pays de la liberté égalité fraternité ...

Rudy est en tôle et moi en colère, te casse pas petit on sera des millions dans la rue pour venir te dire que ton combat n'est pas vain, on va ensemble changer Se monde dont tu rêves, car ce monde est aussi le mien ...,


Mickael WAMEN
Cgt goodyear et en Sursis ...


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   Posté le 01-06-2016 à 09:28:30   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Xuan a écrit :

Pas une mauvaise idée, de toutes façons le rejet des candidats de la bourgeoisie doit être manifeste et se traduire soit par un appel à l'abstention soit par un bulletin de ce type.


C'est moins anodin que cela Xuan !

La Social fascisation du pouvoir, la gouvernance sans légitimité populaire avec des scores à +/- 20%, décrédibilisant le système représentatif de la démocratie bourgeoise, l'arrivée de l’extrême-droite à ses portes, une gauche dite radicale, toujours le cul entre deux chaises et de ce fait ayant perdu tout crédit, singularise l'abstention populaire, bref ! la fait se révéler comme une fatalité, un aveu d’impuissance des masses.

Ce bulletin de stratégie du moment, dit de vote pour la grève générale illimitée (même s'il conserve des accents d’anarcho-syndicalisme) offre une perspective qui colle à la lutte des classes en lui donnant un caractère différent. C’est-a-dire, en la situant dans un champ politique de volonté de mobilisation contre l’extréme-droite. Elle permet aussi, de couper l’herbe sous le pied de ceux qui en font chantage, pour assurer la victoire des candidats traditionnels de la bourgeoisie, et parmi eux-ci, ceux cherchant à camoufler leur rôle de second couteau au service de la social-démocratie.

En offrant la possibilité de créer une grande ligne de front unitaire anti-fasciste sur des basses de lutte de classe, cette démarche peut unir tout ce qui peut l’être et combattre tout ce qui divise.

Bref ! nous donner comme seul candidat à la présidentielle : « La grève générale illimitée » , c’est aller de l’avant pour la reconstruction d’un authentique Parti ouvrier, puisque dans l’activité de grève générale, c’est toujours la classe ouvriere qui monte au front…

Une petite image supplémentaire disant la fascisation du pouvoir. A diffuser sans retenue




Edité le 01-06-2016 à 09:31:38 par gorki




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