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 Halte à la casse des droits ouvriers !

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Xuan
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   Posté le 24-03-2016 à 08:28:44   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

un courrier de OC-Futur Rouge :

Loi-Travail et Code du Travail : plus d'un siècle de rapport de force


Après une série de mesures en faveur du patronat depuis l'ANI en 2013, la loi travail est un nouveau palier franchi par le gouvernement « socialiste » pour saboter les droits des travailleuses et travailleurs obtenues par plus d’un siècle de lutte.

La loi Travail est peut-être l'attaque la plus franche, mais les précédentes ont permis de préparer le terrain au gouvernement pour casser définitivement le cadre national mis en place par le code du travail, et remettre législativement en cause le principe de l'égalité devant la loi, acquis en 1910 par les luttes syndicales.
Cette réforme c'est peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pour l'OC-FR, nous devons mettre nos forces dans cette lutte, soutenir les syndicalistes combattifs et combattives, isoler les conciliateurs/trices, et porter la revendication de retrait total de la loi sans négociation.

Cette loi répond à une vieille revendication du CNPF (ancêtre du Medef). Son objectif premier est de briser les conventions collectives et nationales, pour permettre aux patron-ne-s de négocier entreprises par entreprises les conditions de travail, et d'isoler les travailleurs/euses et les syndicalistes face aux patron/nes. Ce sont les accords d'entreprises qui pour 5 ans détermineront le temps de travail. Les règles ne seront plus nationales, mais décidées par le/la patron-ne.
Les conséquences seront immédiates. Dans les entreprises où les syndicats sont très faibles, voir inexistants, et où les travailleurs-euses n’ont pas les moyens de combattre leur patron-ne, les conditions de travail vont se dégrader largement et entraîner vers le bas celles de toutes et tous.
La concurrence à tous les niveaux, entre travailleurs/euses, entre salarié-e-s de différentes entreprises, et leurs isolement, va se développer. Sans la lutte et la solidarité, on ne pourra plus dire non aux conditions posées par les patron-ne-s pour un emploi, tandis que l'opacité dans les entreprises augmentera. Sans la mobilisation collective, les pouvoirs du patron-ne-s sont systématiquement renforcés dans les négociations. Nier ce fait, c'est nier la relation de subordination entre l'employeur et l'employé-e, c'est nier la lutte des classes. Le code du travail était justement écrit pour tenter de limiter les pouvoirs du patronat dans l'entreprise, ce que la réforme tente de gommer.

Le gouvernement prétend que ces mesures visent à soutenir l'activité des PME et TPE pour embaucher en CDI. En réalité, ces mesures sont des cadeaux aux grands groupes industriels qui y voient une opportunité nouvelle pour développer la sous-traitance.
En externalisant au maximum la production, ces groupes industriels peuvent réduire leur masse salariale, accroitre leur profits, et imposer plus facilement aux ouvriers-ères leurs conditions de travail, en invoquant la concurrence, et sous la menace du travail sous-traité, le/la salarié-e n'étant qu'une variable d'ajustement.


Les syndicats doivent établir le rapport de force et organiser la lutte !


Le syndicalisme est traversé de fortes contradictions. Des sections syndicales ouvrières comme celle des Goodyear, de cheminots, des unions locales comme dans le nord sont à la pointe de la lutte et ont appuyé le mot d'ordre de grève générale. Certaines se sont opposées ouvertement à la direction de la CGT et ont dénoncé son attentisme et la faiblesse de ses réponses à l'offensive du gouvernement.

Entre un syndicalisme intégré à l'appareil d'état, dont les représentant-e-s sont payé-e-s par des subventions étatiques et un syndicalisme de lutte de classe à la base, c'est le jour et la nuit. Réunions dans les bureaux cossus, adresse polie au gouvernement contre manifestations, grèves, blocages. Cela reflète la défense d'intérêt divers.

Nous trouvons très positif que des forces se redéveloppent et se pérennisent dans la jeunesse. Nous assistons à un renouveau des luttes lycéennes et étudiantes qui ne doit rien au hasard ni aux organisations syndicales et politiques jaunes comme l’Unef et les MJS. Ces jeunes en formation ont connu par eux-mêmes ou dans leur entourage l’expérience de la précarité. Ils/elles sont conscient-e-s que le gouvernement travaillent pour les intérêts de la bourgeoisie et au nom de ces intérêts-là les contraints à la précarité, à la soumission au travail et restreint drastiquement leur chance de pouvoir construire une vie stable à laquelle ils/elles aspirent, suivant leurs choix personnels et leurs initiatives.

Renforcer nos organisations de classe en prévision des futures batailles


Nous étions septiques sur la possibilité d'une grève interprofessionnelle le 9 mars et constatons le travail qu'il y a à réaliser pour rendre concret un tel mot d'ordre. Il faut que les forces du prolétariat déterminées à la lutte réussissent à entrainer leurs syndicats et avec eux la majorité des travailleurs/euses.

La CFDT restant hors mouvement, une partie des travailleurs et travailleuses syndiqué-e-s ou travaillant dans des boîtes où la CFDT est forte ne sont pas mobilisé-e-s. De plus, nous constatons toujours une faiblesse des organisations syndicales en général dans la classe ouvrière. Cette faiblesse a été accentuée par les réformes internes à la CGT dont la direction a attaqué le financement des unions locales ces dernières années. C’est pourtant dans ces unions locales que les travailleurs/euses des différents secteurs peuvent échanger, se rassembler, se constituer en force contre leurs patron-ne-s qui les exploitent.

Une grève générale est sensée désorganiser la production. Cela demande que de nombreux travailleurs et travailleuses cessent le travail. Cela demande qu'ils et elles soient informé-e-s de la réforme, des grèves, qu'ils et elles aient des espaces de discussion. Cela demande une organisation solide et une solidarité infaillible entre tous les secteurs afin de permettre aux grévistes de tenir l’effort de grève.

Nous considérons qu'abattre la réforme du code du travail et renforcer les organisations qui nous permettront de renforcer le mouvement et de pérenniser les forces acquises peut se faire du même élan.
Avec les ouvriers et ouvrières, syndicalistes combatifs et combattives, les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s, construisons l'unité à la base et dans l'action. Mobilisons autour de nous, dans nos boites, nos écoles, nos quartiers. Manifestons, dotons-nous d’espaces de discussion pour prendre nos décisions, organisons des assemblées générales, votons la grève .

Nous sommes dans une situation économique et politique qui exacerbe les tensions au sein de la société de l'état français. La crise capitaliste fait de notre pays un des plus agressifs militairement au monde. Le gouvernement tente de faire passer des réformes aux conséquences terribles pour les travailleurs et travailleuses. C'est le chômage, la misère, le racisme nauséabond. Sur le territoire de l'état français, pour museler toute opposition à ses campagnes militaires et pouvoir mener à bien sa politique, c'est l'état d'urgence.

Face à l'accroissement des contradictions au sein de la société de l'état français, il est normal que des forces prêtes à se mettre en mouvement se créent. A tous et toutes de faire en sorte de gagner cette bataille et en sortir renforcé-e-s en prévision de batailles de plus en plus importantes.

Guerre, état d'urgence, réformes assassines : assez. Relevons la tête et battons nous !
Renforçons le mouvement ! Renforçons nos organisations !
Unité à la base et dans l'action !


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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 28-03-2016 à 17:23:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Parti communiste maoïste :

Passons à la vitesse supérieure !

03/24/2016


Le début de la mobilisation

Le mouvement contre la loi travail a commencé depuis moins de deux semaines. Nous en tirons plusieurs observations qui doivent nous permettre d’amener le mouvement à une étape supérieure.

Les premières manifestations du 9 mars ont vu beaucoup de travailleurs et travailleuses se mobiliser, et notamment de nombreuses boites du privé. Les lycées et facs se sont mobilisés également mais en moindre nombre. Les cortèges étaient bien fournis, plus que ce que nombreux et nombreuses espéraient. En gros, depuis les retraites, on n’avait pas vu une mobilisation étendue à tout le territoire d’une aussi grosse ampleur.

A partir du 9 mars, le travail de mobilisation et d’information a commencé. Les organisations étudiantes et lycéennes ont appelé à une journée de manifestation le 17 mars. La mobilisation de la jeunesse lycéenne, étudiante, apprentie s’est alors développée. Des travailleurs et travailleuses ont également participé à ces manifestations, mais en moins grand nombre, notamment à cause du manque de mobilisation des centrales syndicales.

Les dernières manifestations de cette semaine étaient plus offensives, la répression aussi. Plusieurs symboles de pouvoir ont été attaqués : des banques, des locaux PS, des locaux patronaux,… Il y a eu plusieurs dizaines d’arrestations, plusieurs blessés, y compris chez les flics.

Un mouvement parti de la base

Alors que les grandes centrales ont privilégié l’unité la plus large au détriment de la lutte pour le retrait lors de la première intersyndicale, la base -syndiqués et non-syndiqués- a impulsé la journée du 9 mars. Les centrales syndicales ont alors été obligées d’annoncer la journée de mobilisation du 9 mars alors qu’elles n’envisageaient jusqu’alors que la journée du 31.

La base poussant également pour la position du retrait et non de l’aménagement de la loi, l’unité avec la CFDT a alors été brisée et la revendication portée par les centrales a été le retrait.

Dans les assemblées, les réunions d’informations, les syndicats, etc., les critiques pleuvent contre l’action trop timorée des directions syndicales. La base pousse pour partir au combat, un combat où on se donne les moyens de gagner. Les journée d’action une fois par mois sont inutiles et critiquées, la question de mettre en place des blocages de l’économie revient sans cesse afin de construire le mouvement de grève générale interprofessionnelle qui seule permettra de faire reculer le gouvernement.

Où en est le mouvement ?

La base se fait entendre et pousse pour une vraie lutte, pour ne pas reproduire l’échec des retraites et pour reproduire la victoire contre le CPE.

La mobilisation lycéenne et étudiante s’ancre, annonçant des blocages prolongés, des manifestations plus fréquentes.

Les annonces « de concessions » de la part du gouvernement n’ont en rien entamé le début de mobilisation. On ne veut pas de cette loi, point.

Dans les boites, on se prépare pour le 31 mais on trépigne d’impatience de ne pas avoir d’appel plus clair et plus généralisé à descendre dans la rue avant.

Les derniers cortèges ont été plus combattifs et offensifs, avec les premières actions de blocage et d’attaques de cibles symboliques.

La répression a été forte pour un début de mouvement, ce qui montre bien quelle peur a la bourgeoisie de notre force quand on est unis et déterminés.

Passer à la vitesse supérieure

Les conditions sont réunies pour le développement d’un mouvement d’ampleur. L’accumulation de toutes les mesures anti-ouvrières et anti-populaires que nous subissons depuis des années est forte. L’Etat d’Urgence en a rajouté une couche puisque les mesures soi-disant « temporaires » sont entrées dans la constitution. La loi travail est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La lutte qui se développe cristallise en fait la lutte contre la bourgeoisie qui nous piétine de plus en plus la gueule. C’est avant tout une lutte pour la dignité, c’est une lutte d’insoumission au patronat. Notre classe a ses intérêts propres, ils ont les leur et c’est inconciliable. Cette fois ci, on ne se laissera pas écraser. Nous marchons et continuerons de marcher la tête haute !

Les directions syndicales ne font pas le nécessaire pour assurer la victoire du mouvement. Nous devons donc prendre les chose entre nos mains en impulsant à la base des comités de lutte réunissant syndiqués, non-syndiqués, étudiants, lycéens, retraités,… bref toutes les composantes du mouvement. C’est sous la pression de la base que ce mouvement a commencé, c’est sous la pression de la base qu’il peut continuer. Nous ne pouvons pas compter sur les permanents syndicaux qui n’osent pas développer la lutte. Reconnaissons celles et ceux qui défendent la ligne combattive et offensive et qui font le travail qu’il faut et convainquons les qu’avec les comités de base nous pourrons développer plus efficacement la lutte.

Nos manifs n’auront un effet que si elles sont offensives et déterminées. Nos cortèges doivent donc servir non pas juste à marcher mais aussi à agir : occupations, attaques de locaux, blocages, etc. Là où ils ne sont pas encore organisés, nous devons travailler à le faire.

Le travail d’information et de mobilisation ne doit pas être négligé non plus. Il est nécessaire d’intervenir sur les lieux ouvriers et populaires : les zones industrielles, les marchés, les quartiers populaires, les lycées pro, les CFA, etc. Une mobilisation se construit et ça demande du travail.

Nombreux sont celles et ceux qui veulent se mobiliser pour la victoire et pas seulement pour descendre dans la rue. C’est à nous de développer cette perspective qui renforcera la combattivité et la détermination de l’ensemble du mouvement.

La victoire contre la loi travail renforcera la classe ouvrière dans la lutte de classe, ouvrant ainsi la voie au développement de l’alternative révolutionnaire, seule option réaliste pour la mise en place d’un système qui servira les intérêts de notre classe.

Ce mouvement n’est pas la révolution mais il peut aider à construire les outils qui nous permettront d’avancer plus loin dans le développement du processus révolutionnaire. Voyons les choses telles qu’elles sont, c’est à dire en mouvement, et non de manière figée. Alors nous comprendront le rôle que ce mouvement peut jouer pour l’avancée du combat que mène notre classe.

Développons et élargissons la résistance !

Grève, blocage et occupation jusqu’au retrait de loi travail !






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gorki
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gorki
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   Posté le 29-03-2016 à 14:48:52   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Des images d'actualité à faire circuler:



Xuan
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   Posté le 29-03-2016 à 22:58:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Salut Gorki,

Entièrement d'accord sur la dénonciation des syndicats jaunes, c'est l'opinion de la base et elle s'oppose à des années d'union intersyndicale à tout prix rabâchée par les bonzes CGT.

Tu n'y as sans doute pas prêté attention mais le texte sous la main et la bourse est en yiddish...le message pue un peu le "capitalisme enjuivé" du coup.

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   Posté le 31-03-2016 à 12:28:57   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Salut Xuan

Tu as raison cela peut paraître comme, mais une autre approche permet d'y voir la symbolique de la bourse contenant les deniers de judas...


Edité le 31-03-2016 à 14:07:52 par gorki


Xuan
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   Posté le 01-04-2016 à 23:07:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un patron anticipe la destruction du code du travail :


Hazebrouck : des salariés des Fonderies du Nord, mis à pied après avoir fait la grève


PUBLIÉ LE 01/04/2016
PAR C. C-B.


La Voix du nord

Depuis ce matin, trois salariés des Fonderies du Nord font l’objet d’une procédure en vue d’un éventuel licenciement « pour faute grave ». Selon eux, c’est leur participation à la grève qui est sanctionnée.


Sébastien Bernard, Patrick Turpin et Pascal Poiret sont mis à pied depuis ce matin.

Salariés de l’entreprise hazebrouckoise des Fonderies du Nord depuis 36 ans pour Pascal Poiret, 15 ans pour Patrick Turpin et 11 ans depuis Sébastien Bernard, ils sont choqués d’avoir été mis à pied depuis ce vendredi matin en arrivant, pour prendre leur poste à 7 h 50. Tous les trois sont syndiqués à la CGT : deux d’entre eux sont salariés protégés, le troisième est militant.

« On estime être sanctionnés pour fait de grève, se désole Patrick Turpin. Notre syndicat avait déposé un avis de grève national, on n’avait pas de préavis à donner. »

Les trois salariés affirment néanmoins avoir prévenu la direction de leur entreprise par oral une semaine avant la grève, « pour organiser la production avec les commandes les plus pressées » .
Ils racontent aussi avoir été réunis dans un bureau avec un chef de production et un membre du bureau deux jours avant le mouvement social « pour nous prévenir que si on faisait vraiment grève, ça serait une absence injustifiée, avec des sanctions lourdes à la clé » .
Le jour J, deux des trois grévistes effectuent quand même quelques heures de travail avec, une fois encore des menaces, « on nous a parlé de licenciement immédiat ».

Déterminés à aller au bout d’une éventuelle procédure juridique, Pascal Poiret, Patrick Turpin et Sébastien Bernard demandent d’être réintégrés dans l’entreprise avec une lettre d’excuse. Ils sont convoqués pour un entretien préalable à un éventuel licenciement le vendredi 8 avril.

« Une absence inopinée » pour le PDG

C’est évidemment une toute autre version que soutient le PDG de l’entreprise, François Segard. Dans le courrier remis ce matin aux salariés, il évoque « une absence inopinée qui désorganise gravement la production vitale » de son entreprise qu’il estime être « en grand danger de survie » . Plus étonnant, il écrit « n’avoir connaissance d’aucun avis de grève au plan national » .

Joint par téléphone, François Segard qui dirige l’entreprise fondée par son père en 1963, justifie sa position :
« Ils n’ont pas fait de demande pour s’absenter par écrit comme on le leur avait demandé. Je ne suis pas contre le droit de grève, c’est un droit, mais il y a aussi des devoirs. S’il y avait eu un accident, j’aurais été responsable. »

Les trois mis en cause n’ont-ils pas prévenu par oral ? « Vous savez, les paroles s’envolent, les écrits restent, le processus, c’est par écrit. »
Quant au fait de mener ces procédures de licenciement à leur terme, il déclare :
« Je prendrais ma décision quand je les verrais la semaine prochaine. »

Selon un avocat du barreau de Dunkerque spécialisé dans le droit du travail, s’appuyant sur le Code du travail :
« Il est interdit pour un employeur de sanctionner des salariés en raison de l’exercice normal du droit de grève. Surtout les salariés protégés, même s’ils font grève dans des conditions irrégulières. »

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   Posté le 04-04-2016 à 13:31:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La loi sur le Code du Travail a soulevé une colère massive.
En province le nombre des manifestants rappelait les mobilisations de 2010 contre la réforme de Sarkozy-Woerth.

Un courrier de Gilbert Remond sur le rassemblement à Tolbiac :


Meeting contre la loi du travail
Meeting contre la Loi Travail à Tolbiac



Le meeting qui s’est déroulé a la fac de Tolbiac la veille de la grande journée de manifestation du 31 mars donne une idée sonore et colorée de ce qui est en train de se lever dans le pays sous les effets de la loi El Khomri. Est-ce la loi de trop ? Frédéric Lordon semble vouloir le dire avec son humour acide habituel, quand il déclare devant un public très réactif qu’il fallait remercier madame la ministre parce qu’elle venait en quelque sorte de permettre le décloisonnement du système que le pouvoir s’était évertué à mettre en place depuis 68, pour éviter un nouveau tous ensemble dans la rue, des bureaux et des usines, des jeunes et des adultes, des prolétaires et des classes moyennes.

Il le dit avec son style ampoulé et avec ses mots d’universitaire qui cherche toujours a réinventer le langage d’hier, mais il le dit dans cette modernité qui voulait nous empêcher de regarder derrière pour ne pas retrouver le sel de la terre. Il le dit pour que nous puissions nous donner « le droit de fouiner entre république et nation », se réunir autour de la question fondamentale de qui a besoin de qui, et d’en faire, le fer de lance de nos rassemblements futur. Ce qui est en train de se passer nous dit-il encore, c’est le cauchemar des cabinets ministériels, des chambres patronales et des assemblées du Rotary club. D’autres le dirons aussi, ce qui a lieu dans cet amphithéâtre, c’est ce que 68, ni le CIP n’avaient réussi à obtenir, à savoir la solidarité en acte, de la jeunesse et de la classe ouvrière.

C’est en effet ce qu’expose avec fièvre et humour plusieurs délégués de fac, de lycée et d’un dépôts cheminots. C’est aussi ce que confient deux des intervenants qui se trouvent avoir été des anciens manifestants des mobilisations contre le CIP en comparant les deux moment, celui d’hier et celui qui est entrain de se faire. Il le font en donnant les impressions qui leur viennent au débotté de ce qui se passe sous leur yeux . Enfin Fiodor l’avocat des Goodyear explique en quoi la situation des ouvriers qu’il défend et le contenu de la proposition de loi sur le travail sont liés, en quoi sa promulgation ferait basculer la société française toute entière dans un autre tempo où le patronat aurait les mains libres pour décider à sa convenance du sort du salariat et des emplois dans le pays sans plus aucun contre pouvoir pour le freiner et le limiter.

Viendrait alors le temps du libéralisme réalisé, un temps que le temps n’avait connu qu’au début du capitalisme sauvage, avant que ne soit imposé par les luttes ouvrières, un droit social. Tout en expliquant que le droit du travail restait un droit bourgeois, il démontre comment il sert de point d’appuis pour empêcher l’arbitraire et défendre chacun dans son quotidien avant que n’intervienne la révolution qui changera la nature des rapports sociaux. Il donne ainsi en direct un cours de droit du travail, tout en donnant une perspective politique et des pistes pour son utilisation dialectique. Son intervention est entendu avec attention. Elle est aussi saluée par une salle réactive qui lui renvoie en rythme les mots d’ordres qui lui correspondent. Nous pouvons dire alors, ce n’est qu’un début continuons le combat, et il semble qu’en effet quelque chose soit repris d’une époque qui semblait révolue aux classes dirigeantes, quelque chose que nous pourrons cette fois mieux conduire à son terme, étant donné les circonstances politiques, sociales et la nature des contradictions engagées.

Gilbert Rémond


Video de Tolbiac (intégrale)


Edité le 04-04-2016 à 13:33:05 par Xuan




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   Posté le 04-04-2016 à 13:31:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

31 mars : la vague montante, par Charles Hoareau


vendredi 1er avril 2016
par Charles Hoareau

Combien étions-nous ce jeudi 31 mars dans toute la France ?
Evidemment entre le ministère de l’Intérieur et les organisations qui appelaient à manifester les chiffres varient. A Marseille la préfecture de police a même atteint un sommet dans le domaine du grotesque.
Alors que les organisations annonçaient le nombre impressionnant de 120 000 manifestants, il s’est trouvé quelqu’un en préfecture pour annoncer sans rire le chiffre de 11200 !
Et pourquoi pas 11207 pour être encore plus soi-disant précis dans le ridicule !!!
Ils n’ont encore compté que les chauves à lunettes ?

Mais il y a une donnée sur laquelle tout le monde est d’accord et la presse le souligne ce matin : que l’on prenne les chiffres du pouvoir ou ceux des organisations le constat est le même : nous étions dans les rues de France le double du 9 mars.
Autrement dit les manoeuvres en recul du gouvernement, le soutien appuyé de la CFDT (dont quelques organisations étaient d’ailleurs présentes dans les manifestations) n’y ont rien fait : la vague est montante.

Hier à Marseille ce qui frappait c’est à la fois la force des professions et entreprises représentées et à ce titre outre les portuaires particulièrement nombreux on remarquait la force historique de la délégation des salarié-e-s d’Eurocopter, mais aussi la grande diversité des entreprises présentes avec certaines d’entre elles pour qui c’était la première manifestation et avaient fait faire pour l’occasion des banderoles neuves.

Dans ces dernières le mouvement n’en est qu’à ses débuts et la marge de progression n’en est que plus forte. Et il le faudra car pour le moment le gouvernement ne va pas reculer pour deux raisons fondamentales.

D’abord pour des raisons de politique politicienne, les seules que souligne généralement la presse. Le gouvernement qui vient de se prendre une gamelle sur la déchéance de nationalité ne veut pas apparaître comme un gouvernement de l’à peu près et de l’indécision. Valls, admirateur de Clémenceau, veut donner une image de fermeté. Une autre version d’une raffarinade célèbre :« ce n’est pas la rue qui gouverne »

Il y a ensuite une raison encore plus fondamentale : ce gouvernement ne peut pas, ne veut pas se mettre en délicatesse avec l’Union Européenne qui lui a enjoint de faire cette réforme, qui entre bien dans sa logique de pressurer une à une les classes ouvrières nationales des pays de l’union.
C’est une question de classe : obéir au capital ou s’affronter. Le gouvernement a choisi de se soumettre voire d’anticiper les désirs de ses maitres.
Nous nous avons choisi de nous battre non seulement pour le retrait de la loi mais aussi pour faire avancer nos propositions.

Aussi forte fut la journée du 31 mars elle ne suffira pas. On va donc continuer :
Dans les quartiers populaires confrontés au chômage de masse et à la précarité et qui ont besoin d’emplois, de réindustrialisation, de services publics et non de mesures destinées à les mettre à la merci du grand patronat
Dans les entreprises où nombre d’organisations syndicales vont agir pour que partout le plus haut niveau possible d’action avec la plus forte participation possible de salarié-e-s.
Dans tous les lieux où se rassemble la jeunesse afin qu’elle ne soit pas une génération sacrifiée

De grèves en manifestations, de mobilisations diverses en mouvement général, nous sommes partis pour durer.
Durer pour gagner et faire enfin reculer le capital.

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Contre la loi EL Khomri, la lutte continue!


Rendez-vous mardi 5 avril 2016 à 14 h 00 Place de la BASTILLE à PARIS
Communiqué commun

CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant plus d'un million de personnes dans 260 villes a démontré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d'emploi et retraité-es à obtenir Ie retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d'explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d'un même territoire et d'une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-es.

Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, ce projet de loi travail ne créerait en aucun cas les emplois pérennes nécessaires à la relance et à l'investissement.

Le gouvernement doit entendre les milliers d'étudiant-es, de lycéen-nes, de salarié-es, de privé-es d'emploi et de retraité-es mobilisés massivement aujourd'hui dans la rue et dans les entreprises avec de nombreux appels à la grève. II doit entendre tous les citoyen-nes qui s'expriment, 70% de la population estime en effet, qu'il faut retirer le texte, qu'il n'est pas amendable, sa philosophie globale restant inchangée.

Les organisations syndicales signataires affirment une nouvelle fois que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s'organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.

Elles confirment leur disponibilité pour rencontrer le gouvernement et faire des propositions de droits nouveaux en termes d'emploi, de salaires et pensions, de temps de travail, de protection sociale, de garanties collectives, de conditions de travail, de formation et de droits et libertés syndicales. Des propositions porteuses de progrès social et correspondant à la réalité du travail d'aujourd'hui et de demain.

D'ores et déjà, de nouvelles journées de mobilisation avec grèves et manifestations sont prévues et ce dès le 5 avril à l'initiative des organisations de jeunesse.
Les salarié-es se mobiliseront sous diverses formes, notamment avec l'interpellation des parlementaires.

Le 9 avril, elles appellent à la réussite d'une nouvelle grande journée d'action de grèves et de manifestations.

Si le gouvernement ne répond pas, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL resteront déterminées à poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux y compris par les manifestations et la grève interprofessionnelle. Elles décident de se revoir le 6 avril.

Montreuil, le 31 mars 2016


_________________________________


Appel
de la coordination francilienne
des étudiant-e-s mobilisé-e-s


Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi travail, réuni-e-s en coordination régionale Ile-de-France, représentant 19 universités et établissement d'enseignement supérieur, appelons au retrait total et sans négociation du projet de loi travail. La journée du 31 mars a été une grande réussite dans toute la France : près de 1,2 millions de personnes ont manifesté leur colère et leur refus de cette loi antisociale. Cette loi s'inscrit dans une continuité de politiques pro-patronales mises en place par les gouvernements successifs. Depuis maintenant trois semaines, ce sont des centaines de milliers d'étudiant-e-s, lycéen-ne-s, salarié-e-s et chômeur-se-s qui se mobilisent malgré les vaines tentatives de l'Etat de diviser et réprimer le mouvement. Aujourd'hui, alors que Manuel Valls a appelé l'Unef à venir négocier une autre loi-travail, nous réaffirmons que ce mouvement s'auto-organise par des Assemblées Générales et des Coordinations (régionales et nationales) : seul le mouvement saurait se représenter lui-même.

Le gouvernement a peur de ce mouvement qui s'amplifie et tente par tous les moyens de le faire taire. Jeudi 31 mars dernier, 25 lycées et le site de PSA-Poissy ont été fermés tout comme de nombreuses universités la semaine précédente. La répression policière durant les manifestations et les rassemblements qui ont suivi (100 arrestations sur toute la France, 15 sur Paris) est inacceptable. Nous mèneront une campagne contre ces violences policières : nous ne cèderons pas, nous ne nous arrêterons pas.

Malgré la répression, le mouvement s'étend et touche de plus en plus de secteurs. Dès le 5 avril nous serons de nouveau dans la rue. Nous appelons dès cette date tou-te-s les salarié-e-s et leurs organisations syndicales à construire avec nous la grève générale reconductible. Celle-ci ne sera possible que par l'auto-organisation en Assemblées Générales et Comités de Mobilisation. Nous ne nous satisfaisons pas de la position de l'intersyndicale qui cherche à faire du 5 avril une simple interpellation aux parlementaires. Pour construire cette grève, nous appelons à la mise en place d'Assemblées Générales Interprofessionnelles qui tisseront les liens nécessaires à la convergence des luttes qui seule pourra faire plier ce gouvernement.

Cette loi est une loi de la précarité et nous tenons à signifier notre soutien réciproque aux étudiant-e-s du monde entier en lutte contre ce système d'exploitation et de domination. Nous apportons également notre soutien aux réfugié-e-s et aux sans-papiers.

Contre la précarisation de nos vies et la dictature patronale, nous nous battrons jusqu'au bout !

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Les jeunes toujours plus mobilisés contre la loi travail !


La FIDL, le syndicat lycéen se réjouit grandement de la journée de mobilisation contre la loi travail durant laquelle plus d’un million deux-cent mille personnes ont manifesté.Du côté des jeunes, ce sont plus de 180 lycées bloqués et plus de 200 lycées qui se sont mobilisés partout en France. Après trois semaines d’action, le mouvement continue de s’amplifier malgré les conditions difficiles. Le syndicat appelle d’ores et déjà les lycéens à amplifier le mouvement le mardi 5 avril prochain.

Les jeunes ont massivement montré leur mécontentement face à un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes. La jeunesse demande le retrait de la loi travail qui constitue un véritable danger pour son avenir en ne lui proposant que de la précarité et attend du gouvernement qu’il mène une réelle politique de jeunesse en donnant à chaque jeunes les moyens de s’émanciper et d’accéder à un emploi dans des conditions normales.

Aujourd’hui, La FIDL demande au gouvernement de mettre en place les mesures proposées ci-dessous par les jeunes pour lutter réellement contre le chômage :

Le code de la route et le permis gratuit au lycée ;

Une meilleure orientation au collège et au lycée ;

De nouvelles formations en rapport avec les nouveaux métiers de l’écologie et du numérique par exemple ;

Un réel suivit entre le monde des études et l’arrivée sur le marché du travail.

C’est de cette façon que notre société luttera positivement contre le chômage et la précarité.

La FIDL, le syndicat lycéen appelle les jeunes à rester déterminés dans cette mobilisation juste et nécessaire face à un projet de loi qui bafoue les principes même de notre modèle sociale et de la protection des plus faibles.

Le 31 mars 2016


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Réaction de l’UNEF aux annonces de Manuel Valls


Au lendemain d’une journée de mobilisation historique qui a rassemblé plus d’un million de manifestants contre la Loi Travail, dont de nombreux lycéens et étudiants, le Premier Ministre a annoncé un cycle de rencontres entre les organisations de jeunesse et le gouvernement.

L’UNEF se félicite qu’un cadre de dialogue soit ouvert avec les jeunes, preuve que leur mobilisation a permis de faire bouger une nouvelle fois les lignes.

L’UNEF s’investira dans ces discussions en restant ferme sur ses revendications. Le syndicat étudiant réclamera à nouveau le retrait du projet de loi travail et fera entendre ses contre-propositions pour favoriser l’emploi stable, l’accès aux droits sociaux, la formation professionnelle et la lutte contre les discriminations.

L’UNEF invite les jeunes à poursuivre leur mobilisation les 5 et 9 avril prochain. Plus que jamais, c’est leur mobilisation qui permettra de faire entendre leurs revendications.

Le 1er Avril 2016



SUD Éducation 94


Soutien l'appel de la coordination nationale étudiante à la grève
Mardi 5 avril 2016 : manifestation à 14h départ de Bastille

Dans la Fonction Publique des préavis de grève sont déposés.

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Xuan
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Ce qui se passe dans le monde du travail est une des causes importantes de la montée du FN


http://www.bastamag.net/Ce-qui-se-passe-dans-le-monde-du-travail-est-une-des-causes-importantes-de-la

PAR NOLWENN WEILER 1ER AVRIL 2016

Les entreprises françaises ne seraient pas assez compétitives. La réforme du code du travail, en supprimant de nombreuses protections des salariés, leur permettra de le devenir, assure le gouvernement. Les grands groupes ont pourtant déjà commencé de mettre en concurrence leurs usines et salariés. Fabien Gâche, délégué syndical central (CGT) de Renault, explique la stratégie de la direction, qui joue la compétition entre CDI et intérimaires, entre sites de production en France, en Espagne ou en Turquie. Objectif : baisser les salaires et augmenter le temps de travail. « Les salariés ont le sentiment qu’ils se retrouvent entourés d’ennemis plutôt que de collègues. »

Basta ! : L’un des arguments avancés pour justifier la réforme radicale du code du travail est la nécessaire compétitivité des entreprises françaises, qui serait insuffisante. La mise en concurrence des sites, à l’intérieur même des grands groupes internationalisés, existe pourtant déjà…

Fabien Gâche [1] : La mise en concurrence a explosé au sein des grands groupes, notamment dans la filière automobile, mais le processus a débuté il y a déjà longtemps. On est peu à peu passé de grands espaces de production à une multiplicité de petits espaces que l’on a mis en concurrence les uns avec les autres. Prenons l’exemple de Renault. Jusqu’au milieu des années 1970, à l’usine du Mans, on fabriquait tout ce que l’on appelle les « parties roulantes », c’est à dire ce qui se situe sous la voiture, au niveau du train. Cette usine alimentait toutes les autres usines. Si on se mettait en grève, on bloquait tout le monde. Pour minimiser ce pouvoir de blocage, la direction a décidé d’ouvrir une usine qui avait la même activité que celle du Mans, mais en Espagne. Une usine située à Villeurbanne (près de Lyon) s’est aussi mise à copier l’activité du Mans.

Et puis, à la fin des années 80, un changement important s’est produit. Chaque entité est devenue cliente, ou fournisseur d’une autre entité. Une usine de montage comme celle de Sandouville (Seine-Maritime), est devenue cliente du Mans, qui est son fournisseur. De la sorte, on donne l’impression que ce n’est plus la direction générale qui décide de l’affectation de volumes de production, mais seulement la capacité des salariés à atteindre les objectifs qu’elle leur a préalablement fixés. La décision de la stratégie d’entreprise est ainsi déportée vers les usines en culpabilisant les salariés et la ligne hiérarchique. Sandouville, par exemple, peut être alimentée par d’autres fournisseurs que le Mans, au prétexte que la qualité n’est pas bonne, que la quantité n’est pas suffisante, ou parce que Le Mans n’alimente pas en temps et en heure l’usine de montage… il y a toujours moyen de trouver une bonne raison de changer de fournisseur, en rendant responsables les salariés de l’usine du Mans.

À chaque renouvellement de modèle, les fournisseurs – les salariés – sont appelés à des moins-disant sociaux – emplois, rémunérations… – pour espérer obtenir l’affectation de production. Aujourd’hui, la règle chez Renault, c’est que pour chaque pièce, il y a trois fournisseurs. Et on fait jouer la concurrence entre ces différents fournisseurs. L’unité du groupe s’est disloquée. D’abord au sein de Renault. Puis avec la sous-traitance. Aujourd’hui, 20 % des véhicules sont conçus et fabriqués par du personnel Renault, intérimaires compris. Le reste est sous-traité.

Le groupe Renault emploie 46 355 salariés en France sur 117 000 dans le monde, soit 40 % des effectifs en France. Quels sont les effets de ces réorganisations et de cette mise en concurrence entre « collègues » d’une même entreprise de différents pays ?

Le quotidien de travail a radicalement changé. On n’arrive plus à l’usine pour une journée de travail mais pour remplir des objectifs, qui se chiffrent par exemple en nombre de véhicules produits par salarié. Et qui exigent finalement de produire toujours plus, en étant moins nombreux, et pour moins cher. Chacun s’entend dire : en quoi contribuez-vous à l’atteinte des objectifs assignés collectivement ? En évitant de tomber malade, par exemple… Si on n’atteint pas les objectifs, la direction prévient que le véhicule que l’on fabrique pourrait être assemblé ailleurs, là où les salariés sont « meilleurs », en Turquie par exemple.

Des cycles de négociations sont engagés simultanément dans plusieurs sites différents. L’accord de compétitivité de mars 2013, engagé en France, fait peser la menace d’aller fabriquer des voitures en Espagne, ou en Turquie, en échange de la « modération » salariale, de l’augmentation du temps de travail et de la destruction de 8260 emplois. En Espagne, c’est la délocalisation vers la Roumanie ou le Maroc qui est brandie comme une menace. À Flins (Yvelines), on leur a dit « il faut accepter ce qu’on vous propose, sinon, la Clio 4 pourrait être totalement fabriquée en Turquie ». La direction dit désormais aux employés turcs qu’une partie de la production de la Clio 4 va partir en Slovénie…

Le projet de loi de Myriam El-Khomri va-t-il encourager cette concurrence ?

Bien sûr. Un accord de compétitivité dure trois ans. En septembre, la direction nous proposera un nouvel accord, qui aura la même logique que celui de 2013, avec un moins disant social accentué. Le « cycle » a d’ailleurs déjà commencé : la direction de Renault Espagne entame une négociation sur un accord dit« d’hyper compétitivité ». L’affectation de la fabrication d’une future voiture à Valladolid est conditionnée à l’acceptation par les syndicats de l’accord proposé. Qu’envisage cet accord ? Le gel des primes d’ancienneté, l’embauche de salariés en dessous de la grille des salaires, le travail du dimanche si besoin.

Si l’accord ne passe pas, les salariés sont avertis que la voiture sera fabriquée ailleurs. Pour le moment en France, le code du travail limite la mise en concurrence exacerbée à l’intérieur du groupe. Mais si la loi El-Khomri est adoptée, elle permettra que l’on travaille en France comme en Espagne ou en Turquie : par exemple le dimanche, et donc sept jours sur sept, ce qui est pour le moment strictement interdit en France. En décapitant le code du travail, le gouvernement souhaite se rapprocher de ce qui se pratique ailleurs, permettant au patronat, et à la direction de Renault en particulier, d’exacerber la mise en concurrence entre les salariés à travers le monde et d’appauvrir encore davantage les populations.

Comment cette mise en concurrence s’organise-t-elle ensuite, au sein de chaque entreprise, entre CDI, CDD et intérimaires ?

Au sein de Renault, il y a aujourd’hui autant d’intérimaires que de CDI. Sur une chaîne de montage comme Flins, les intérimaires sont même plus nombreux (2000 contre 1600 CDI). Au sein d’une même usine, il y a donc d’importants écarts statutaires. Avec différentes sociétés et contrats de travail, à la semaine, au mois, au trimestre… Cela permet de faire jouer la concurrence au sein des équipes, sachant que chaque salarié a l’espoir de garder son contrat le plus longtemps possible, que la direction gardera toujours les plus productifs et les plus « calmes ».

Les intérimaires ont toujours les postes les plus pénibles. La direction brandit régulièrement la menace de ces postes pénibles aux CDI ! Les Renault se disent que les conditions de travail des intérimaires sont certes pénibles mais qu’à tout prendre,« il vaut mieux que ce soit l’autre plutôt que moi ». L’utilisation des intérimaires est en plus présentée par la direction comme un moyen de sauver les CDI. Ils prétendent qu’ainsi, si le marché baisse, le recours à l’intérim permet de diminuer le nombre de salariés sans licencier !

La concurrence est donc permanente…

Oui. Cette stratégie génère un sentiment d’opposition quotidien, les salariés ont le sentiment qu’ils se retrouvent entourés d’ennemis plutôt que de collègues. Ce qui change radicalement le quotidien, puisque le travail, par définition, c’est la coopération. En plus, la direction embrouille tout le monde en parlant continuellement de « collaborateurs », en même temps qu’elle crée l’opposition permanente. Les effets psychologiques sont désastreux. Les salariés sont en grande souffrance, de par l’impossibilité de faire un travail de qualité.

Avec le turn-over, les désorganisations successives, le manque de personnel, la réduction des temps de conception et de fabrication… les problèmes et les mal-façons explosent. Il devient intenable pour eux d’accomplir le travail de qualité exigé, alors même qu’ils dépensent beaucoup d’énergie et d’intelligence pour y arriver. Si en plus, à la fin, on leur dit qu’ailleurs ils font mieux pour moins cher… Imaginez les dégâts sur la représentation que l’on a de l’autre. On ferme toute perspective de rencontre et de collaboration. Si on pousse la logique au bout, la direction crée le sentiment que pour survivre, il faut éliminer l’autre. C’est une logique suicidaire pour l’entreprise mais aussi pour la société toute entière. On casse complètement le tissu social et toute possibilité de solidarité. Ce qui se passe dans le monde du travail est une des causes importantes de la montée du FN.

Dans ce contexte, quel rôle les syndicats peuvent-ils jouer ?

Avec ces divisions permanentes, c’est le pouvoir patronal absolu. Les syndicats ont donc un rôle fondamental à jouer. Bien sur, la multiplicité des statuts des salariés complique énormément notre travail – et c’est précisément fait dans ce but. Cela nous oblige à ré-inventer le syndicalisme. En travaillant à la fois au niveau macro-économique sur les stratégies d’entreprise, et aussi de manière microscopique : au niveau des gestes quotidiens, du travail réel, de ce que font les gens. Quand on prend le temps d’écouter les salariés parler de leur travail, décrire leurs activités quotidiennes, expliquer les stratégies qu’ils développent pour exercer leur métier le mieux possible, on mesure l’étendue de ce qu’ils accomplissent ! Cela redonne de la dignité, de la force dans leur légitimité à pouvoir s’exprimer et à agir.

Lorsque l’élu syndical écoute les salariés parler ainsi de leur travail, lorsqu’il les interroge pour mieux comprendre, les salariés n’apparaissent pas comme des victimes passives de l’organisation du travail. Ce sont au contraire des acteurs de la production, qui par leurs compétences et leurs tentatives, apportent une plus-value essentielle et rarement reconnue. L’intelligence et la résistance que les salariés déploient face à l’organisation, face à la standardisation, suggèrent une autre description que celle du salarié écrasé et soumis. Cela ouvre beaucoup de perspectives [2] !

Ces nouvelles perspectives pourraient-elles renouveler ce que l’on appelle le « dialogue social » ?

En construisant leurs interventions, avec les salariés eux-mêmes, à partir du réel de leur travail, les élus se retrouvent en position de force face à leur direction. Évidemment pour elle, ce qui compte c’est la finance… On ne cesse de nous dire que les accords de compétitivité marchent très bien, en ne considérant que le niveau de marge opérationnelle et le résultat net. Mais si nous abordons les questions de l’intérieur en faisant émerger le réel du travail, on démontre que cela ne fonctionne pas si bien, sans que la direction puisse le contester. Chez Renault par exemple, les retouches sur les véhicules se multiplient à cause de mal-façons. Cela occasionne d’importants surcoûts et dégrade l’image de la marque. Nous n’en sommes pas encore au stade où cette démarche est vraiment prise en compte, où la direction va accepter de changer ses méthodes. Mais si nous continuons, nous aurons des résultats encore plus probants. À commencer par une amélioration de la santé des salariés.

Cela nous oblige à nous ré-approprier la question du travail et la finalité de ce que l’on fabrique. Comment pourrait-on redessiner notre mode de production ? Quelle est la finalité de l’entreprise : produire toujours plus de bagnoles toujours plus chères, pour générer toujours plus de pognon qui ne bénéficie jamais à ceux qui produisent, avec de plus en plus de gens qui ne peuvent acheter ces véhicules, dont l’usage massif pose question dans un contexte de problèmes environnementaux croissants ? Le syndicalisme doit vraiment développer cette activité syndicale au plus près du travail. C’est ainsi que nous ferons émerger de nouvelles perspectives avec le plus grand nombre de salariés.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler
Notes

[1] Fabien Gâche est délégué syndical central de la CGT à Renault.

[2] Ces conclusions à propos du haut potentiel de résistance et de transformation des salariés ont été tirées au terme de deux ans de travail. Une « recherche action » a été menée à l’initiative de la CGT entre 2008 et 2010 par des experts du travail et des salariés de Renault. Pour en savoir plus, consulter les pages dédiées de la CGT Renault ici et ici.

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   Posté le 07-04-2016 à 00:28:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Laisser le vent du soir décider...ou pas


Sous la plume de Daniel Shneidermann, le 3 avril Libération cire les pompes à Lordon intervenant place de la République.

On y apprend d’abord que cette « étrange occupation de la place, semi-préméditée, semi-spontanée, semi-conspirative, semi-jubilatoire, semi-tout ce qu’on voudra, et passée totalement sous le radar des télés traditionnelles » n’est pas si semi que ça puisque Lordon est poussé au cul sur la scène par un comité d’organisation .

« Car, c’est l’objectif, le rêve : provoquer la rencontre, la jonction, des lycéens, des étudiants, des cheminots, des profs, des fonctionnaires, de tous les salariés, s’appuyer sur la mobilisation anti-loi travail, cette divine surprise, pour que salariés et futurs salariés prennent conscience de tout ce qui les unit. »

De quel rêve parle-t-on ici ? Il suffit de suivre les manifestations pour voir étudiants et lycéens brandir les drapeaux CGT, pendant que les retraités les filment la larme à l’œil. De ce côté-là le rêve est déjà réalisé.
Passons vite sur la « divine surprise » et les « les remerciements ironiques à El Khomri, à Valls, à Hollande » , propos de dilettante ignorant ou méprisant l’angoisse, la honte et la rage de la précarité.

« Dressons l’oreille à un mot : affirmatives, les luttes 2016, plutôt que revendicatives. Déjà la veille, à Tolbiac, Lordon avait amorcé le thème : «Revendiquer, c’est déjà être soumis. C’est s’adresser à des puissances tutélaires aimables. Si les enfants réclament, grandis, ils revendiquent.» Exit donc la revendication infantilisée et infantilisante, place à l’affirmation, comme cette affirmation née du mouvement des Youtubeurs contre la loi El Khomri, et aussitôt transformée en hashtag : «On vaut mieux que ça» . Avant de demander quoi que ce soit, avant d’exiger, avant même de refuser, affirmons-nous ainsi : on vaut mieux que ça. Que «ça», mais quoi exactement ? Tout ce qu’on voudra. »


Ainsi Lordon écarte la triviale revendication économique pour affirmer…tout ce qu’on voudra :


« Ce que nous voulons : tout ! » … étrange écho d’une feuille de chou soixante-huitarde dite « maoïste-libertaire » et intitulée « Vive la révolution », qui vécut deux ans à promouvoir la jouissance sans entraves comme une révolution transcendant les révolutions.

Comme tout a une fin et qu’au bout du bout il fallait se regarder en face, il apparut à certains de ses rédacteurs que leur révolution rêvée ne cadrait guère avec les rêves du peuple et encore moins avec la réalité de ses révolutions, et ils firent leur choix.

Ce fut le cas de Stéphane Courtois, auteur du « livre noir du communisme », ou de Jean-Paul Ribes, président du Comité de soutien au peuple tibétain.



« Quant à la lutte, tant qu’à faire, elle aussi, elle «vaut mieux que ça». La nuit debout refuse les formes traditionnelles, déclarées inopérantes. La nuit debout ne défile pas, elle en a marre de « chouiner» (Lordon, encore) entre Nation et République, elle est… debout. La nuit debout se veut joyeuse, comme le film Merci patron ! de François Ruffin, sa matrice. Elle occupe. Elle ne file pas comme un défilé, aussitôt effacé à grande eau par les camionnettes de nettoiement de la mairie de Paris. La nuit debout occupe la République comme les Indignados la Puerta del Sol. Il «est possible» , dit Lordon, le Iglesias surprise de 2016, «qu’on soit en train de faire quelque chose» .
Evidemment, il est aussi possible que non, que le mouvement tourne au 68 de pacotille, qu’à peine né il succombe sous ses évidents paradoxes (ne manifestons pas mais prenons rendez-vous sur le bitume, nous ne voulons pas de leader mais la dynamique du mouvement me pousse sur scène, ne revendiquons rien mais luttons pour nos droits, etc.). »



Ainsi les manifestants sont des chouineurs et les héros sont les Indignés. C’est à eux que revient l’honneur de « provoquer la rencontre » et d’unir étudiants et ouvriers, dans quel but peu importe du moment qu’on soit en train de faire quelque chose .

« A l’avenir laisse venir, laisse le vent du soir décider » [‘L’imprudence’ - Bashung]

En fait, profitant de la vacuité du parti révisionniste et de l’absence d’avant-garde prolétarienne, la petite-bourgeoisie s’enhardit, enfiévrée par l’air du soir, monte sur le podium, prend des accents de tribun, saute comme un cabri pour faire quelque chose, et finit par se ramasser dans la fosse d’orchestre du réformisme radical à la sauce Syriza ou Podemos, en appelant au rassemblement des [i]citoyens [/i], pour une révolution citoyenne c’est-à-dire sans nature de classe mais respectueuse des institutions de la classe dominante.

On ne s’étonnera donc pas que le très libéral (mais de gauche) Libé applaudisse à tout rompre.


Il ne faudrait pas néanmoins rejeter ceux qui se pressent la nuit sur les places de Paris et de province.
L’impératif de la révolution prolétarienne, c’est-à-dire dirigée par le prolétariat, doit aussi se propager parmi eux.

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   Posté le 07-04-2016 à 14:32:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Communiqué JCML:SOUTIEN AUX CAMARADES REPRIMES


Alors que la lutte contre la loi dite « travail » bat son plein et que la jeunesse s’engage pleinement dans l’offensive, la police du capital s’engage, elle, dans la voie de la répression et du matraquage.

La répression la plus médiatisée, et surement la plus violente, est celle de ce jeune de quinze ans du lycée Henri Bergson de Paris frappé en plein visage par des policiers alors qu’il n’avait aucun moyen de se défendre. Mais il y a aussi les arrestations de nombreux syndicalistes étudiants de Solidaires (Pau, Besançon, etc.) ainsi que de militants de la Cgt. Nombreuses sont aussi les interventions policières dans les assemblées générales des étudiants ou des travailleurs (La Poste, Université Tolbiac, etc.).

Ces événements ne sont pas anodins et loin d’être des coups du hasard. La répression s’organise au niveau de l’Etat et localement au niveau des préfectures. Le voile est levé sur l’objectif véritable d’une mise en place durable de l’Etat d’Urgence, il y a pour le capital urgence de maintenir leur ordre tout en dégradant nos conditions de vies et de travail. La motivation du Capital et du gouvernement est sans borne pour vaincre la résistance du peuple et de la jeunesse populaire.

Notre lutte montre combien le mécontentement général est fort et dépasse largement la contestation contre la loi dite « travail », il faut amener de plus en plus ce combat sur le terrain de l’anticapitalisme ! Il faut créer l’unité à la base, et organiser la solidarité contre les répressions et envers les réprimés ! Mais aussi chasser du pouvoir les ennemis du peuple.

Organisons le combat ! Organisons nous ! Contre la répression et les mauvais coups ! Il faut créer l’unité à la base pour avancer vers la victoire malgré les obstacles. Il faut continuer la lutte. L’amplifier et la consolider en vue de la victoire, car c’est notre seule issue possible afin de garder notre dignité et des perspectives de vies hors de leurs profits ou de quelconques rentabilités !

Nous apportons notre entière solidarité à tous les camarades frappés, mis en garde à vue, qui ont reçu des peines pour leur engagement dans la lutte actuelle !

LA LUTTE NE DOIT PAS S’AFFAIBLIR MAIS S’AMPLIFIER ET LE COTE DUQUEL SE TROUVENT LES FORCES DE L’ORDRE EST CLAIR, CELUI DE L’ORDRE DU CAPITALISME !

Contact : jcml.nationale@yahoo.fr

Site : http://rocml.org/jcml-acceuil/

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   Posté le 08-04-2016 à 15:38:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

REPRESSION CONTRE LES LYCEENS



En banlieue parisienne, la tension grandit entre lycéens et policiers

Plusieurs interpellations ont eu lieu ce vendredi matin en Ile-de-France après que des heurts ont de nouveau opposé la police et les manifestants.
SOURCE AFP

Publié le 08/04/2016 à 13:37 - Le Point.fr


La police a fait usage de la force pour mettre fin à certains blocages de lycées en Ile-de-France. La police a fait usage de la force pour mettre fin à certains blocages de lycées en Ile-de-France. © THOMAS COEX


Voiture brûlée, policiers caillassés, feux de poubelles : des incidents ont à nouveau eu lieu vendredi matin dans plusieurs lycées d'Ile-de-France, conduisant la police à procéder à 38 interpellations, dont 15 pour contrôle d'identité, a-t-on appris de sources concordantes. Dans les Hauts-de-Seine, 16 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris. Neuf d'entre elles l'ont été devant le lycée Paul-Lapie, à Courbevoie, pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et des dégradations.

En Seine-Saint-Denis, la police a recensé 22 interpellations, 15 pour contrôles d'identité et 7 pour des infractions diverses (jets de projectiles, incitation à l'émeute...), selon une source policière. La tension a été particulièrement forte devant le lycée Hélène-Boucher à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), où une centaine de lycéens, cagoulés, selon une source policière locale, ont fait face à une dizaine de policiers. Un véhicule a été incendié, deux autres retournés, et les policiers « copieusement caillassés ». Une personne a été interpellée.

Une lycéenne blessée

Pour se dégager, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et, à une reprise, du Flash-Ball, a indiqué la préfecture de police de Paris. Une lycéenne a dit avoir été blessée légèrement au cours de l'affrontement, se plaignant d'un hématome à la jambe. L'établissement a été fermé vers 10 heures. Trois interpellations ont également eu lieu à proximité du lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour jets de projectiles et incendies de poubelles.

Par ailleurs, plusieurs lycées ont été bloqués dans le 11e arrondissement de Paris et à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Béatrice Gille, rectrice de l'académie de Créteil et chancelière des universités, a « renouvelé » dans un communiqué sa « plus ferme condamnation face à ces nouveaux actes de violence et de dégradation ». « Les atteintes aux personnes et aux biens ne sauraient être tolérées et feront l'objet de poursuites systématiques », a-t-elle ajouté.

Jeudi, des feux de poubelles et jets de pierres avaient déjà été recensés dans plusieurs lycées d'Ile-de-France, aboutissant à 29 interpellations et 13 gardes à vue. Huit de ces jeunes, interpellés dans les Hauts-de-Seine, ont été présentés vendredi à un juge pour un rappel à la loi. Mercredi, un jeune majeur a été condamné à Paris à 70 heures de travaux d'intérêt général après des incidents en marge de la manifestation de la veille contre le projet de loi travail qui avait rassemblé plus de 23 000 personnes (selon la police) dans toute la France.

Des tensions entre manifestants et policiers sont récurrentes depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, dans lequel les lycéens sont en première ligne.


Edité le 08-04-2016 à 15:38:17 par Xuan




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   Posté le 09-04-2016 à 08:34:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Au sujet de Nuit Debout, l'émission de cette semaine d'Arrêts sur images est intéressante. Voici la lettre de présentation :

Gazette d'@rrêt sur images, n°434

Et maintenant ? Que vont-ils faire, sur les places qu'ils occupent, dans plusieurs villes françaises ? Occuper, très bien. Retransmettre leurs AG sur Periscope, parfait. Mais avec quels buts ?

L'absence de toute revendication, cette singularité de ce mouvement aussi insaisissable qu'il est hyper-connecté, n'est-elle pas aussi sa faiblesse ? Sans prolos, que peuvent les bobos ?
C'est pour le comprendre, que nous avons souhaité confronter les participants de La Nuit Debout avec un syndicaliste qui a mené une lutte sociale traditionnelle, dans les formes, sans tweets, ni pages Facebook, ni livestream sur Periscope. Nous avons choisi Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA Peugeot-Citroën, qui a mené la bataille (perdue) contre la fermeture de l'usine d'Aulnay. Et pour les occupants de la République ?
Qui mieux que notre amie Judith Bernard, qui y passe ses soirées depuis une semaine, même si elle s'abstient d'y prendre la parole -gare aux chefs, aux représentants, aux porte-parole ! Notre émission est ici (1).

Daniel Schneidermann.





source : http://www.arretsurimages.net/emissions/2016-04-08/Nuit-debout-Ce-n-est-pas-Periscope-qui-va-foutre-la-trouille-a-Valls-id8635

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   Posté le 09-04-2016 à 08:36:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il existe une mobilisation importante des lycéens, mais il faut voir aussi que le mouvement de grève n'est pas à la hauteur de l'objectif. C'est pourtant le seul moyen de faire céder l'ennemi de classe à l'origine de la loi travail.

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Xuan
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Voir sur oùvalacgt : "Appel des étudiants et lycéens mulhousiens aux salariés de PSA"

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   Posté le 09-04-2016 à 13:38:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Nuit debout, la pétition :

"Cette pétition ne porte pas d'autre revendication que de permettre à tous ceux et celles qui veulent participer à une #NuitDebout de pouvoir s'organiser et le faire."

Il est surprenant qu'au moment où étudiants, lycéens et salariés se battent contre la loi "travail" les nuits debout n'aient pas d'autre objectif que de rester debout toute la nuit.



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LA PÉTITION
QUI SOMMES NOUS ?


Depuis le 31 mars nous, citoyens-nes, sommes installés-ées en toute légalité sur différentes places dans nos villes. Ces rassemblements pacifiques, ouverts et populaires visent à réinvestir l’espace public pour échanger, débattre et construire ensemble.

Malgré les dispersions arbitraires de la police, malgré la pluie et les difficultés matérielles, malgré des tentatives d’infiltration et de récupération par des réseaux d’extrême droite, notre mouvement a réuni chaque jour et chaque nuit des milliers de citoyens-nes différents-es mais DEBOUT partout en France et des soutiens partout dans le monde.

Une foule toujours plus nombreuse de citoyens-nes concernés-ées, engagés-ées ou tout simplement curieux-ses, des femmes et des hommes de tous âges, de tous milieux sociaux, passent sur les lieux de ces différentes nuits debout, participent aux débats et manifestent leur soutien.

Si besoin était, cela confirme l’échec manifeste du travail permanent d’exclusion des citoyens-nes mené par les dirigeants politiques et les faiseurs médiatiques d’opinion.

POURQUOI CETTE PÉTITION ?

Cette pétition ne porte pas d'autre revendication que de permettre à tous ceux et celles qui veulent participer à une #NuitDebout de pouvoir s'organiser et le faire.
A ceux et celles qui veulent tout simplement apporter leur soutien de pouvoir le faire en deux clics.

Cette pétition est donc un moyen de nous compter localement et globalement. Nous vous demandons de signer et partager massivement.


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   Posté le 10-04-2016 à 07:49:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL
QUE FOUT LA CONFÉDÉ ?


Mais que fout la Confédé CGT ?

(texte pour le 51e congrès signés par les adhérents de la CGT Goodyear et des milliers d'autres militants CGT)

Mais qu’attendent-ils pour jeter toutes nos forces dans la bataille contre la loi travail ?

La CGT c'est notre organisation syndicale, elle est forte de centaines de milliers de militants. Si nous le décidons, dans les conditions actuelles nous sommes capables d'organiser à PARIS le 28 avril une MANIFESTATION UNITAIRE de plus d'un million de personnes pour arracher le retrait de la loi travail.
Nous savons que, si la CGT joue son rôle, nous allons gagner.

Lorsque notre syndicat mobilise toutes ses forces, nous sommes capables:

-d'empêcher les multinationales qui font des milliards de profits de fermer leurs sites et de détruire nos emplois de participer à la gestion de notre entreprise pour imposer l'investissement et les créations de postes

-de reprendre les usines que les actionnaires veulent fermer, afin de poursuivre l'activité, maintenir les emplois et créer des entreprises dirigées par ceux qui y travaillent

-d'établir une nouvelle répartition de la valeur ajoutée en augmentant les salaires et en diminuant le temps de travail, en prenant le pouvoir économique et social au capital

-de refaire de la grève massive, générale et du blocage des moyens de production un instrument de la lutte des salariés

Donc, que fout la Confédé, pourquoi n'est elle pas aux avants postes ?

Il faut que ça change et le 51ème Congrès doit être le tournant par lequel la CGT reprend possession de ses forces.
Faisons ce que nous sommes capables de faire !

Et d'abord, décidons à notre congrès à Marseille d'organiser une manifestation d'une ampleur sans précédent le 28 avril TOUS ENSEMBLE A PARIS pour imposer le retrait de la loi El-Kohmri


Edité le 10-04-2016 à 07:49:23 par Xuan




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   Posté le 14-04-2016 à 23:36:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Valls à Vaulx en Velin :
blocage du périf, gazage monstre et violences policières


sur rebellyon







Gilbert Remond via Rebellyon

Franchement ce n'était pas bien malin de se lancer dans un blocage improvisé a une centaine de manifestants non averti de cette action. Comme d'hab une poignée d'anars engagent des gens inorganisés et inexpérimentés dans des actions"spontanéistes" sans objectifs précis. Le résultat ne se fait pas attendre. Une action cela se prépare avec des gens déterminés et préparés a ce qu'il vont faire y compris a rompre le contact pour éviter les affrontements inutiles une fois l'objectif atteint . Là les flics suivaient la manif depuis le début, ils ont attendu le moment ou elle était a son plus bas niveau pour frapper. Cela dit ces violences policières sont inacceptables et doivent être dénoncée vigoureusement. Je remarque le retour des voltigeurs en moto qui frappent comme jadis les hussards en chargeant sur des gens désarmés. Ces nouveaux sabreurs faut-il le rappeler avaient été dissout dans les années Pasqua après la mort de Malik Oussekin. Décidément après l'établissement de l'état d'urgence, la destruction du code du travail ce gouvernement a un sens aiguë dans le rétablissement des pratiques scélérates en cours aux heures les plus réactionnaires de notre pays.
gilbert remond

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   Posté le 14-04-2016 à 23:55:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La CFDT négociant dans le dos des salariés, la réunion est interrompue par des cheminots



Sur le Point

Cheminots : 350 manifestants ont mis fin aux négociations


Au moins 350 manifestants ont investi la salle où se déroulaient les négociations entre cheminots, ce mercredi à Paris. Un vigile a été hospitalisé.
SOURCE AFP Pascal Deloche/Godong

Publié le 13/04/2016


Porteurs pour certains de drapeaux SUD-rail, un groupe de manifestants a envahi ce mercredi à Paris une réunion de négociations qui visait à élaborer une convention collective commune à tous les travailleurs du rail, et la séance a été arrêtée, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon la CFDT-cheminots, une cinquantaine de personnes ont fait irruption en début d'après-midi dans la salle et les négociateurs ont décidé de « plier » la séance, entamée la veille. Il s'agissait « de salariés a priori du groupe ferroviaire et très majoritairement SUD-rail » , a précisé à l'Agence France-Presse le syndicat en qualifiant l'action de « pas du tout constructive et immature » .

Dans une vidéo diffusée sur le compte Facebook de la CGT-cheminots Paris Austerlitz, on peut voir quelques dizaines de personnes envahir la salle des négociations en chantant « ça va péter » , puis « cheminots, étudiants, précaires, salariés de droit privé, tous ensemble, grève générale ». « On va arracher des chemises » , crie un des manifestants.
Outre des drapeaux SUD-rail, un étendard aux couleurs de la CGT-cheminots est visible.

L'irruption et la fin de la réunion ont été confirmées par un représentant de l'UTP (qui regroupe la SNCF et les entreprises privées). Selon ce représentant, un vigile aurait été molesté et transporté à l'hôpital.

350 manifestants

Alors que les syndicats envisagent un appel conjoint à la grève le 26 avril pour défendre les conditions de travail des cheminots, la CFDT accuse SUD-rail « d'avoir saboté la réunion » .
Quelques heures avant, SUD-rail (et FO, non représentatif) avait appelé les cheminots à manifester à proximité du lieu des négociations, près de la gare Montparnasse.
Environ 350 personnes ont pris part à ce rassemblement, selon la police, pour réclamer que la future convention collective soit alignée sur la réglementation interne à la SNCF. Envahir la réunion a été « le choix des manifestants » que SUD a « accompagné » , a précisé à l'Agence France-Presse un délégué du syndicat contestataire. Les discussions de branche sur le volet des règles d'organisation du travail avaient difficilement commencé mardi.

La prochaine séance est prévue le 26 avril. L'Unsa a décidé mercredi de s'associer à une grève unitaire ce jour-là. La CFDT doit prendre sa décision jeudi. Elles sont censées aboutir d'ici à fin juin à une convention collective commune pour les salariés du secteur (fret/voyageurs, SNCF/privé ) afin que l'ouverture totale à la concurrence se déroule dans de bonnes conditions (de sécurité et sans dumping social).

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   Posté le 15-04-2016 à 23:24:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de Danielle Bleitrach. Un autre point de vue sur les nuits debout.
Le discours de F. Lordon sonne différemment à présent.


Ce qui se passe dans debout la nuit…


13
AVR

toujours de la part de notre ami sur le Front des luttes… et ce qu’il voit de ce mouvement… (note de danielle Bleitrach
Pour info : j’ai pris sur moi de mettre ça sur notre site
Gilbert
___________




​
Le mouvement NuitDebout est certes très divers et comporte sa part de confusion et d’incertitude.

il est sans aucun doute tiraillé dans des directions diverses et des forces diverses jusqu’au pouvoir socialiste tentent incontestablement de le récupérer ou en tout cas de l’aseptiser.

D’autres constatations s’imposent :

> ce mouvement a été lancé en lien étroit avec la lutte engagée par les syndicats contre la loi El Khomri
> ceux qui ont joué un rôle essentiel dans sa construction sont partisans d’une convergence des luttes notamment entre monde du travail, les organisations syndicales de lutte et la jeunesse universitaire, lycéenne et des quartiers populaires.
Il faut rappeler que l’idée d’un tel mouvement a été lancée à partir d’une réunion d’un millier de participants le 23 février à la Bourse du travail de Saint-Denis à l’issue d’une projection du film de François Ruffin « Merci patron« .
Avec au départ l’idée qu’après la puissante manifestation du 31 mars « On ne rentre pas chez nous« .
> A son onziéme jour le mouvement est lui aussi à la croisée des chemins et comme l’indique F. Lordon il doit se donner des objectifs poilitiques pour perdurer et gagner en efficacité et en clarté. La proposition de rester pour l’heure centré sur l’objectif du retrait de la loi travail et de viser à se doter des moyens de parvenir à cet objectif par le blocage et la grève générale nous paraît totalement légitime et converger avec les efforts des forces syndicales de lutte de classe qui depuis longtemps déjà se battent pour le TOUS ENSEMBLE en même temps.

Alors au lieu de cultiver les différences et de ne voir que ce qui fait obstacle à un rassemblement conséquent de lutte pour l’immédiat et pour la nécessaire transformation sociale agissons pour que convergent effectivement les travailleurs, les sans emploi, les précaires et la jeunesse qui prend conscience du sort que le capitalisme lui réserve.

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Source de la transcription relevée sur le site de Commun Commune

Transcription du discours de Frédéric Lordon:

Où en sommes-nous ? On ne compte plus les villes de province où il y a une nuit debout, et la plaine européenne est en train de s’embraser également : Barcelone, Madrid, Saragosse, Nurcie, Bruxelles, Liège, Berlin. La place de la République elle-même s’est donnée une antenne à Stalingrad [métro Stalingrad, NDLR]. A tout moment, des actions surprise naissent spontanément. Il y a une Radio Debout, une Télé Debout, des Dessins Debout. Tout est en train de se remettre debout.

Il y a dix jours, le conditionnel était de rigueur et nous pouvions seulement dire, « il se pourrait que nous soyons en train de faire quelque chose ». Je crois qu’on peut maintenant abandonner les prudences grammaticales : nous sommes en train de faire quelque chose.

Enfin, quelque chose se passe. Quelque chose, mais quoi ? Comment un mouvement sans direction se donne-t-il une direction ? Je veux dire, comment un mouvement sans instance dirigeante se détermine-t-il à prendre une voie ou une autre ?

Il est certain en tout cas qu’il doit en trouver une. Un mouvement qui ne se donne pas d’objectif politique s’éteindra rapidement. Soit parce qu’il aura épuisé la joie d’être ensemble, soit parce qu’il sera recouvert à nouveau par le jeu électoral.

Comment échapper à cette fatalité ? Si tout commence avec les places, rien n’y finit. Or nous nous souvenons de ce qui nous a jetés dans la rue en première instance, c’est la loi El Khomri. Viser très au-delà de la loi El Khomri ne signifie pas que nous l’avons oublié. Elle est toujours là. Un mouvement a besoin d’objectifs et de victoires intermédiaires. Faire la peau à la loi El Khomri en est certainement un, il reste d’une inaltérable actualité, et nous n’arrêterons pas de lutter à son service. Mais de même que les zadistes n’ont pas seulement en vue un aéroport, mais le monde qui engendre cet aéroport, de même la loi El Khomri est le rejeton de tout un monde.

Dans le monde El Khomri, les salariés vivent dans la peur et ils sont tenus dans la peur. Il y a de très bonnes raisons à ça. Ils vivent sous l’arbitraire souverain d’un patron, qui a tout pouvoir sur eux parce qu’il tient dans ses mains les conditions fondamentales de leur survie matérielle même.

Alors il faut partir de cette expérience commune et en déduire tout ce que nous pouvons, et d’abord, en se décidant enfin à nommer les choses : le salariat est un rapport social de chantage, un rapport de chantage qui ne laisse le choix que de plier ou de se mettre en danger. Nommer adéquatement les choses, à l’encontre de tous les recouvrements idéologiques du néo-libéralisme, c’est peut-être la première étape pour trouver la force de s’en libérer.

Car tout le monde s’aperçoit alors que si pour mettre fin à la peur, il faut mettre fin au chantage et à l’arbitraire patronal, alors il faut mettre fin à l’ordre social qui arme le chantage et l’arbitraire patronal, et je veux dire mettre fin, et constitutionnellement, à l’empire des propriétaires.

Cependant, à un moment, il faut bien vouloir les conditions de ce qu’on veut. Si vraiment notre mouvement à des ambitions de cette ampleur,il va lui falloir se donner des moyens adéquats. Pour ma part, je n’en vois qu’un : la grève générale.

Qu’on ne se méprenne pas. Je ne suis pas ici en train de lancer un appel à la grève générale, je n’en ai aucun pouvoir ni aucune légitimité. Je ne lance pas un appel, donc. Mais j’énonce une condition : la condition du renversement non seulement de la loi, mais du monde El Khomri. Nous savons bien que les grèves générales ne se décrètent pas d’un claquement de doigt. Mais peut-être pouvons-nous aider à y basculer. Et pour ce faire, en rappeler les immenses vertus.

La grève générale, c’est que le pays tout entier débraye, le pays est bloqué – le pays est bloqué, disent-ils, parce qu’en vérité c’est l’exact contraire : c’est au moment précis où ils disent que tout se bloque qu’en fait, tout se débloque. La politique, la vraie, la parole, l’action, et jusqu’aux relations entre les gens. Et puis surtout le possible, l’avenir. Il faut bloquer pour que tout se débloque.

Il y avait trop longtemps que ça craquait de toutes parts. On ne tient pas éternellement une société avec BFM, de la flicaille et du Lexomil. Vient fatalement un moment où les têtes se redressent et redécouvrent pour leur propre compte l’immémoriale idée de l’insoumission et de l’affranchissement.

Ce moment, c’est le nôtre, ce moment, c’est maintenant.

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   Posté le 16-04-2016 à 23:55:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les violences en manifestation ? Cherchez les policiers en civil


14 avril 2016 / Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

Les images de « débordements » lors des Nuits debout et des manifestations contre la loi travail excitent les médias et contribuent à empêcher l’émergence d’un mouvement de masse. Mais ces débordements sont souvent suscités par des policiers en civil, dont l’usage est bien peu « républicain ».

- Nantes, correspondance
À Nantes, comme à Paris quelques heures plus tard sur la place de la République, la manifestation contre le projet de loi sur le travail se finit, samedi 9 avril, dans les fumées de gaz lacrymogène. Ainsi, à Nantes, ce jour-là, on observe des policiers présents en nombre, des canons à eau stationnés sur les places, des rangées de CRS à chaque croisement de rue. À l’angle de la rue de la Basse-Casserie, un petit groupe attend, aligné le long du mur : des policiers en civils. Lunettes de ski, cagoules et casques, matraques télescopiques à la main, ils se jettent sur une personne, qu’ils emmènent, non sans avoir au préalable lancé quelques grenades assourdissantes sur la foule. L’action est rapide. Mais suffit à provoquer les manifestants, dont plusieurs, en réaction, lancent des cailloux et des pavés contre les CRS et des policiers en civil casqués. Les manifestants en colère contre les tirs aveugles des CRS semblent ne pas avoir remarqué les « cagoulés » qui, de leur côté, ont enfin obtenu le Graal : une belle bataille rangée.


Des « casseurs » ? Non. Des policiers en civil, lors de la manifestation nantaise du samedi 9 avril contre le projet de loi El Khomri. Sans doute mécontent d’être photographié, un policier jette une première grenade assourdissante (visible au bas du dos du policier au dos tourné dans la direction du photographe.

Le scénario semble réglé comme du papier à musique. Les trois coups du premier acte sont frappés par une presse spéculant sur les nécessaires dégradations à venir. Une présence policière massive est installée à quelques pas du cortège pour échauffer les esprits. Quelques projectiles volent. La répression massive et indiscriminée est alors déclenchée, désorganisant le service d’ordre de la manifestation et faisant basculer celle-ci dans l’émeute. Enfin, la récupération politique, son cortège de condamnations indignées et de commentaires affligés sur les « casseurs ».

Escouade de policiers surarmés n’ayant rien à protéger

Les exemples se répètent à l’infini, dans toute la France. À Sivens, où un jeune écologiste, Rémi Fraisse, avait été tué par la gendarmerie, on se demande par exemple encore pourquoi la zone de vie à proximité du site occupé était défendue par une escouade de policiers surarmés, alors qu’il n’y avait plus rien à protéger. Sinon pour provoquer d’inévitables affrontements, justification commode pour réclamer, séance tenante, l’interdiction des rassemblements et criminaliser le mouvement. Comme à Nantes, où des provocations policières lors de la manifestation du mardi 5 avril avaient provoqué des incidents, suscitant dans la foulée d’insistantes demandes de la droite d’interdire la marche du samedi suivant. Quitte à invoquer la « sécurité des manifestants » pour faire pleuvoir les coups de matraque ou, comme Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, le 11 avril, annoncer la présence de CRS pour « que les violences ne viennent pas perturber ceux qui veulent discuter ».


En fin de manifestation, samedi 9 avril, à Nantes, l’étau se reserre. Les manifestants sont peu à peu cantonnés sur un petit périmètre à grand renfort de gaz irritant, de grenades assourdissantes et de désencerclement.

Ces affrontements sont commodes pour fustiger des manifestants violents, donc illégitimes, et ainsi décrédibiliser les revendications de tous. Commode aussi pour isoler le mouvement, susciter la peur de le rejoindre chez ceux qui n’en sont pas encore, et la peur de continuer chez ceux qui en sont déjà.

Sabotage systématique des manifestations sociales

Il faut dire que la cible est facile. La figure du « casseur » est antipathique aux yeux d’une grande partie de la population. Elle fait peur, et sa répression apparaît légitime, quelle qu’en soit la forme. Même les manifestants les plus endurcis expriment parfois leur exaspération face à des provocateurs indélicats, peu soucieux que leurs projectiles mal lancés tombent tantôt sur les policiers, tantôt sur leurs camarades. Peu soucieux aussi que la répression s’abatte d’abord sur ceux qui ne s’y étaient pas préparés, sur les marcheurs ordinaires, les mômes de banlieue attirés par le souffle des affrontements. Le samedi 9 avril, nous avons ainsi vu à Nantes des lanceurs de pavés prendre leurs jambes à leur cou, laissant un petit groupe de pacifistes, en première ligne, recevoir en réponse les tirs de lacrymogènes et des canons à eau.
Ce sabotage systématique des manifestations sociales par de petits groupes minoritaires — qui le revendiquent parfois politiquement — fait le jeu du pouvoir. Dès lors, la question de l’identité réelle de ces provocateurs fait régulièrement l’objet de spéculations : vrais « casseurs » ou policiers ? D’autant que, si ces derniers sont en général identifiables par un brassard ou un casque siglé, ce n’est pas toujours le cas, comme en témoigne la photographie ci-dessous. Dès lors, quel rôle jouent-ils ? Comment les distinguer des briseurs de vitrines ?


Près de la place de la Nation, à Paris, en marge de la manifestation contre la loi El Khomri du samedi 9 avril. L’homme à capuche est un policier.

À Lyon, en 2010, il avait été prouvé que des policiers en civil s’étaient fait passer pour des syndicalistes de la CGT en arborant des autocollants de ce syndicat. Le recours désormais systématique à des policiers en « civil », à la tenue très proche de celle des militants violents qu’ils sont supposés arrêter, pose question. En ces temps d’invocations constantes des valeurs républicaines, leur attirail tranche avec l’idée que l’on peut se faire de policiers « républicains » : treillis militaires, cagoules, foulards, matraques télescopiques, gants renforcés… Certains ont même pu pousser le bouchon très loin : lors d’une manifestation nantaise après la mort de Rémi Fraisse, fin 2014, des policiers étaient, tout simplement, venus équipés de masques à tête de mort, comme l’avait révélé Reporterre.
[img]
http://reporterre.net/IMG/jpg/policiers_de_la_bac-casseur_v_3_.jpg[/img]


Un comportement similaire avait valu à un soldat de la Légion étrangère, au Mali, le renvoi de l’armée. Les policiers à la tête de mort sont restés impunis, un de leurs syndicats ayant invoqué la nécessité de se fondre dans la masse.

Source : Vladimir Slonska-Malvaud pour Reporterre
Photos : © Vladimir Slonska-Malvaud/Reporterre
. chapô : à Nantes, samedi 9 avril.
sauf : à Paris : © Hervé Kempf/Reporterre

Lire aussi : Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier


Edité le 16-04-2016 à 23:59:15 par Xuan




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Finkielkraut se fait tej de la nuit debout



«J’ai été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c’est du bobard, ce pluralisme c’est un mensonge. D’autant que je ne venais que pour écouter, je ne venais même pas pour intervenir et pour faire valoir mes idées mais on a voulu purifier la place de la République de ma présence et donc j’ai subi cette purification, avec mon épouse» , poursuit-il.
Et sa femme d’ajouter : «Il faut dire que s’il n’y avait pas de service d’ordre, tu te faisais lyncher.»


Comme le montre la vidéo il s'est fait insulter mais aucune violence n'a été exercée contre lui.

Rappelons que cet individu réclamait pour les employeurs le pouvoir de licencier sans entraves

Egalement dans l’émission Répliques du 24 janvier 2015 « Le nazisme : crime et philosophie »

Johann Chapoutot (*) : « Les Nazis considèrent que tout l'héritage juridique n'est pas une protection et une garantie pour les faibles, et pour tous au fond, mais est une entrave qu'il faut lever et de ce point de vue-là, il y a quelques correspondances avec certaines conceptions actuelles du droit et de la norme comme entraves, comme obstacles qu'il faut lever pour laisser s'épanouir les forces vives. Là... »
...« C'est-à-dire que certaines conceptions économiques ultra-libérales qui considèrent que le droit est une entrave, le code du travail est trop épais par exemple, il faut lever ces obstacles pour permettre le libre développement... »


Alain Finkielkraut : « ...un peu... euh un parallèle un peu... si vous voulez difficile à soutenir. Après tout, on peut se demander si le code du travail favorise ceux qu'il prétend défendre car beaucoup d'entrepreneurs, patrons, etc. n'embauchent pas aujourd'hui, car ils ne peuvent pas, si vous voulez licencier, ou s'ils licencient, leur salarié va aux prud'hommes, d'où l'idée qu'un peu plus de fluidité sur le marché du travail serait bénéfique pour tout le monde. Difficile, tout à fait, de faire le parallèle avec cette entrave à la force de l'instinct, brutale, et qui veut se répandre dans le monde aux dépens de l'existence physique des autres. »


Mais après Sarkozy c'est à son tour d'étaler sa culture : «"gnagnagna", pauvre conne»


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Finkielkraut reconnaîtra les siens dans ce petit florilège de tweets :

Jeunes Communistes@MJCF
Finkelkraut qui vient à #NuitDebout! On l'a tej #OKLM


Eric Ciotti@ECiotti 4 hil y a 4 heures
Haine et intolérance, les participants à #NuitDebout montrent leur vrai visage en insultant et expulsant #Finkielkraut de la place de la Rép



Marion Le Pen@Marion_M_Le_Pen
Quand #NuitDebout chasse #Finkielkraut, elle montre son vrai visage : sectaire et intolérante. http://www.bfmtv.com/societe/alain-finkielkraut-chahute-par-les-militants-de-nuit-debout-967451.html …
11:33 - 17 Avr 2016


Edité le 17-04-2016 à 15:30:58 par Xuan




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Le Point sur "l'affiche qui dérange" :

CGT : l'affiche qui hérisse les politiques


Le tract de la confédération entendait dénoncer les violences policières depuis l'instauration de l'état d'urgence. Il dérange à droite comme à gauche.
PAR LE POINT.FR (AVEC AFP)


Publié le 19/04/2016 à 09:23 - Modifié le 19/04/2016 à 13:50 - Le Point.fr


La CGT a publié le 16 avril sur son site internet une affiche dénonçant les violences policières. © CGT/ CGT affiche

Des responsables politiques de gauche et de droite sont montés au créneau mardi matin contre l'affiche publiée par le syndicat Info'com de la CGT dénonçant les violences policières, qui a semé l'émoi chez les policiers, alors que le syndicat tient son congrès à Marseille. Le syndicat Info'com de la CGT (salariés de l'information et de la communication) a publié le 16 avril sur son site internet une affiche téléchargeable montrant une matraque et un insigne de CRS, près d'une flaque de sang, titrée : « La police doit protéger les citoyens et non les frapper. »

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé mardi que cette affiche ne visait pas les policiers de terrain, mais « ceux qui donnent des ordres ». « En tout cas, moi, c'est comme ça que j'ai vu cette affiche » , a-t-il dit. Il a ajouté en avoir « discuté avec (ses) camarades de la fédération de la police et c'est comme ça qu'on voit cette affiche » , tout en soulignant que cette dernière émanait « d'un syndicat de la CGT » sans apparaître sur le site de la confédération.



Pour le concepteur de l'affiche, Romain Altmann, secrétaire général d'Info'com, cette « communication certes acide vise à dénoncer une réalité et non à jeter l'opprobre sur l'ensemble des forces de l'ordre ». « C'est tout aussi choquant que les faits qu'on a malheureusement constatés dans les récentes mobilisations à savoir un certain nombre de faits inquiétants et de brutalités policières qui sont excessifs, pas de tous les policiers, mais d'une partie d'entre eux » , a-t-il déclaré sur Europe 1.

Interrogé sur France Info, le député (Les Républicains) Éric Ciotti a jugé cette affiche « scandaleu(se), indigne, honteu(se) ». « Ce syndicat s'est discrédité. (...) À mesure que sa crédibilité diminue, il est contraint à la surenchère. Moi je demande très clairement ce matin au ministre de l'Intérieur de déposer plainte contre la CGT. »

Même son de cloche chez le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot, qui trouve cette affiche « immonde ». « La CGT reçoit des millions chaque année de l'État, des collectivités, pour faire ça. Elle ferait mieux de défendre les salariés d'une manière un peu plus sérieuse plutôt que de commettre ces horreurs. »

« Les socialistes n'ont plus droit de cité dans la CGT »

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a de son côté dénoncé mardi « une gauchisation » de la CGT, estimant que l'affiche du syndicat dénonçant les violences policières contre les jeunes « fait partie » de cette orientation. « Il y a beaucoup de choses qui me choquent en ce moment à la CGT » , a lancé Jean-Christophe Cambadélis sur France 2. « Hier, lors de l'ouverture du congrès, les congressistes de la CGT ont crié les socialistes dehors . Je constate donc que les socialistes n'ont plus droit de cité dans la CGT. J'en prends acte. »

etc.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
Grand classique (ou très bavard)
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   Posté le 19-04-2016 à 16:13:55   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Monde y va de son commentaire, pour démontrer que la CGT fait une fuite en avant.

Les Echos : "Martinez prend ses distances"...

Cette affiche n’a rien de révolutionnaire puisqu’elle revendique une police « républicaine ». Ceci montre en réalité la fascisation des médias.


Edité le 19-04-2016 à 16:18:22 par Xuan




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