| | | | | | | | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 12-04-2013 à 22:57:17
| Ce camarade, militant du réseau "faire vivre et renforcer le pcf" retranscrit ici, "de manière formalisée et plus construite" son intervention à l'occasion de la réunion nationale du samedi 23 mars. La stratégie électorale du P .C. F nous mène de Charybde en Scylla Intervention du samedi 23 mars Je me retrouve assez bien dans les premières interventions qui dans leur succession me paraissent complémentaires et rendent compte de la situation où nous nous trouvons. Je suis daccord pour dire que la lutte contre laustérité doit saccomplir dans la lutte pour les salaires, daccord pour reconnaître que la situation actuelle recèle des potentialités nouvelles dans les masses et singulièrement dans la jeunesse où elle redonne un poli nouveau aux idéaux communistes, mais je suis aussi daccord pour reconnaître que la direction na pas abandonné son projet de destruction du parti, quelle est toujours à la recherche de cette chose quêtée que les Italiens appellent maintenant parti démocrate et qui commence a safficher sur nos cartes dadhérent subrepticement sous le nom de parti de la gauche européenne. De ce point de vue la prestation à laquelle sest livré Pierre Laurent au congrès de notre parti nest pas innocente. La dramatisation, autour des outils non représentés sur la carte et la justification quil en a donné sont éloquents. Ils disent en peu de mots ses intentions et le chemin parcouru pour y parvenir. Sil y a longtemps que le marteau et la faucille avaient disparu de nos publication et de nos signes distinctifs officiels (sur les tracts, journaux, badges, drapeaux, banderoles etc.), on peut se demander pour quelles raisons ce dernier vestige dune histoire dépassée, selon ses dires, fait soudain lobjet dune telle attention. En effet pourquoi porter le traitement de cette question avec une telle détermination au devant de la scène dun congrès au moment où il était en présence dune presse friande de palinodie de ce type, si ce nest pour impulser dans les têtes le compte à rebours dune relecture de lhistoire devenue gênante pour qui veut sen émanciper cest -à- dire en sortir, en se conformant aux exigences du système politique dominant, convenir à ses institutions Cest ainsi que joignant lacte à la parole le secrétaire du P.C.F produisait comme preuve de sa démonstration une carte de 1944 pour expliquer que ces symboles navait pas toujours été présentés dans le parti et quil rappelait quils ne létaient non plus au début de son histoire. Si largument en reste contestable du point de vu de la réalité des faits (rappelons quen 1944 le P.C.F était une organisation clandestine et quun camarade du réseau nous a démontré quil sagissait dune carte a trois volets de 1945, au dos de laquelle figuraient le sigle manquant), lintention apparaît avec clarté, si lon considère la signification symbolique de ces signes qui représentent lalliance des travailleurs des villes avec ceux des campagnes. Sans doute nest-il pas inutile de rappeler que Marx a toujours considéré que « la révolution ne pouvait réussir en France sans lalliance des ouvriers et des paysans, des Parisiens et des provinciaux » comme il lécrivait dans « le 18 brumaire » .Or sil nest bien évidement plus question de révolution dans les objectifs du pcf au sens de la France du dix-neuvième siècle, il nen reste pas moins vrai que la question des alliances demeure pour tout parti qui prétend au pouvoir la question à laquelle il doit se confronter en priorité. Quelles sont les classes sociales que le P.C.F veut représenter ? Et donc quelles alliances veut-il mettre en place ? Quelle stratégie veut-il suivre ? Pour qui veut-il rallumer les étoiles ? Par la voix de son secrétaire nétait-il pas en train dannoncer aux micros tendus pour loccasion, son adieu aux classes populaires et son adhésion à « lempire du moindre mal » , cest-a -dire à cette gauche qui comme le craint Jean-claude Michéa « dans les mystères de la gauche » son dernier ouvrage, représente aujourdhui « le stade suprême du capitalisme » , dans un moment où les ouvriers écurés, délaissent massivement les élections et où les néo-ruraux plébiscitent le front national ? Décrocher du drapeau les outils qui représentaient lalliance souhaitée par Marx dans ses essais sur les luttes de classes en France en tant que garantie de leurs réussites, et quavait réalisé Lénine après les conquêtes doctobre 17, convaincu quil sagissait la dune question cruciale pour la réussite du mouvement ouvrier international, pour les remplacer par létoile de la gauche européenne, signifie clairement laisser en rase campagne les classes populaires, les abandonner au ban de leurs cités, au seuil de leurs usines en leur préférant les compagnonnages plus branchés des sujets sociétaux propres aux classes moyennes qui peuplent les grands centres urbains Il sagit en fait du prix payé pour la construction de bric et de broc réalisée entre différents courants dune gauche radicale qui se disputent avec le P .S et les autres partis libéraux les suffrages des classes moyennes, tout comme à lépoque du programme commun labandon de la dictature du prolétariat avait été celui à payer pour gouverner avec Mitterrand et ses nouveaux socialistes. Il sagit surtout dune ligne politique qui se fait au gré des opportunités électorales et qui mène le navire communiste de Charybde en Scylla dans un moment où sa proue devrait ouvrir de nouvelles voies au peuple de France et donc se garder de tout aventurisme avec les courants de la petite bourgeoisie obnubilée par le pouvoir. Dans ce moment où il va faire cruellement défaut à ceux pour qui il était dédié nous devons au contraire en réaffirmer létrave et le sillage car comme lexpliquait Lénine « la politique fidèle au principe est la seule juste » Selon la légende de la mythologie grecque, Charybde engloutissait trois fois par jour dénorme quantité deau avec les navires attirés dans les tourbillons provoqués par cette ingurgitation. Les marins qui alors changeaient de cap pour léviter tombaient sur lécueil de Scylla, monstre a six têtes qui les dévoraient. Cest exactement la configuration dans laquelle la direction du parti est en train de nous mettre. Voici quaprès la perte de plusieurs députés aux législatives, suite à laccord faramineux avec le front de gauche, qui nous assurait-on allait nous permettre demporter de nombreux siège grâce à la dynamique crée, nous voilà prêt à revenir à des accords avec le P.S, à lapproche des municipales quand le parti de gauche veut maintenir des listes autonomes. Passant du P.S au F.G, puis du F.G au P.S, nous nous faisons à chaque fois raboter un peu plus de notre audience et de notre crédibilité. Devenu victime consentante de ce sabordage téléguidé par le parti de la gauche européenne nous allons assurément vers notre destruction, alors quil faudrait pouvoir comme Ulysse tenir la barre avec fermeté et courage sans se laisser impressionner ni par lun ni par lautre En effet alors que lopinion publique fait cruellement lexpérience dune gauche toute en fausses perspectives qui poursuit sans état dâme la politique du précédent gouvernement avec parfois nous disent les travailleurs en lutte, plus de dureté, nous nous trouvons dans lincapacité de faire apparaître un front de classe qui puisse vraiment sy opposer et ouvrir une autre perspective, la seule crédible, celle du socialisme. Contrairement à ce quaffirment les tenant de la ligne front de gauche nous subissons du fait de ce manque daffirmation un effet daspiration et cest toute la gauche qui se retrouve prise dans cette tourmente, les couches populaires échaudées par les mauvais coups se détournant de nous chaque fois un peu plus au gré des échéances électorales qui se succèdent. Car à force de contorsions et de formules alambiquées pour rester dans la course aux places avec cette manière introuvable dêtre dans la majorité sans y être, de faire de lopposition sans en être, nous ne sommes pas seulement sans lieux repérables pour les masses, nous sommes repérés comme faisant partie du lieu de cette gauche déconsidérée. Cette posture est celle de léchec, elle programme notre disparition, car le capital na besoin que dun parti social démocrate pour rendre crédible sa farce de lalternance. Toutefois si je suis daccord avec ce qui a été dit par les intervenants précédents cest avec ce bémol, pour rester dans le ton et le rythme de leurs interventions et puisque cest ainsi que chacun deux sest déterminé après le rapport douverture, avec ce bémol donc quune organisation manque à leurs motions de principe, car pour quil y ait du communisme, sil faut du mouvement ( lexpression est a la mode dans la nouvelle doxa marxisante-anti-léniniste) il faut une organisation pour lordonner et le mettre en abscisse cest -a -dire lui permettre une direction et une continuité dans lexpression et laction. Mais que faire quand celle-ci justement est en voie de destruction, pire deffacement dans la référence et dans la perspective historique ? Ne devient-il pas alors urgent den reconstruire loccurrence ? Nest-il pas en effet urgent de permettre cette « unité des communistes » que notre texte alternatif portait en titre de sa présentation ? Et ne devrions- nous pas en reprendre lappellation pour notre réseau afin de nommer ce processus indispensable que nous travaillons à construire depuis quelques années, convaincus quil ny a dissue que dans la reconstruction dun cadre ou les milliers de communistes éparpillés dans le no mans land de la société civile pourront se retrouver avant de gagner à eux et dagréger autour deux les forces nécessaires pour aller aux changements et construire le socialisme. Marx disait « qua chaque stade de lhistoire, les forces productives se révoltent contre les rapports de production au sein desquelles les premières se sont développées » la période que nous traversons pourrait correspondre a lun de ces stades si lon accepte de regarder ce qui se passe dans léconomie du pays comme dans celle du monde. Car de Good Year à Renault, de psa à Accelor-mittal de sanofi à fralib, de veninov à bosch, je pourrai multiplier les citations dentreprises entrées en résistances contre la volonté patronale de les faire disparaître pour satisfaire les actionnaires et leurs rémunérations exorbitantes, les forces productives se lèvent et sélèvent contre les patrons voyous, les parasites qui vident les trésoreries des établissements dans lunique but dépaissir leurs comptes bancaires. Conscients quil sagit de leur arme la plus efficace les travailleurs saffirment dans la grève et se solidarisent entre eux comme le montre les actions qui les ont amenés à se retrouver devant le salon de lautomobile ou les chambres patronales ou encore grâce aux dons et aux caisses de solidarités qui leur permettent de se rémunérer. Ils disent quils ne veulent plus de plans sociaux, ni de ces primes de départ qui sont à leur égard de véritables primes à la casse. Ils disent quils veulent conserver leurs emplois et produire en France ce dont le pays a besoin démontrant à chaque fois leur capacité à diriger leurs entreprises. Ils sont devenus la conscience du pays en réclamant ce que les partis de la petite gauche frileuse comme le chante Lavilliers, nosaient plus prononcer à savoir la nationalisation des entreprises saccagées par le profit capitaliste, mais aussi le retour à la collectivité des secteurs clefs de léconomie. La classe ouvrière se retrouve, une fois de plus au centre de laffrontement de classe. Un certain nombre dévénement la remet dun coup au devant de lactualité, comme ces luttes contre les fermetures qui rendent publique sa présence physique en même temps que celle de leur lieu dactivité menacé ou la publicité faite par le pouvoir autour du projet de loi pour la productivité qui là encore appuie sur une réalité cachée, celle de limportance de lactivité industrielle dans le pays. Ce sont autant dexemples qui démentent les thèses avancées par les experts en sociologie qui prétendaient à sa disparition. Si ces affrontements sont la trace vive que seules les luttes permettront de reprendre les positions perdues, et arracher de nouvelles avancées, il reste que celles ci pour aboutir exigent une coordination qui nest plus assurée par les directions confédérales. Il faut donc reconstruire les cadres qui localement comme à léchelle nationale pourront donner la possibilité dexprimer la volonté de lutte et offrir une direction politique cohérente dans une unité reconstituée, en levant les clivages qui nous ont divisés et affaiblis, ceux entre fonctionnaire et travailleurs du secteur privé, entre jeunes moins jeunes et seniors, entre actifs et privés demplois, entre français et immigrés, entre travailleurs des villes et travailleurs des campagnes etc. Marx et Engels écrivaient dans le manifeste « de toutes les classes qui à lheure présente sopposent à la bourgeoisie, le prolétariat est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie, le prolétariat au contraire en est le produit le plus authentique » Si la grande industrie ruse avec la réalité, dispersant ses unités de production dans une fausse perspective de déconcentration afin de casser les collectifs de lutte et démietter la conscience de classe, cette donnée reste toujours dactualité. Pour revenir dans lhistoire et faire face à cette crise dune ampleur inégalée du capital, il faut à la classe ouvrière « un parti des temps dorage » comme cela a été écrit par un camarade. Il lui faut aussi repenser ses alliances munie de la boussole irremplaçable dune théorie révolutionnaire. Le marxisme et le léninisme font partie de ces tropismes dont nous avons besoin, mais il faut aussi savoir souvrir aux autres apports, se débarrasser de lesprit de clocher, apprécier ce qui nous unit comme ce qui peut nous séparer, le faire en partant des faits en sappuyant sur les modes dexpression inventés par les masses au cours de leurs luttes. Les assises du communisme devraient constituer un ce ces moments privilégiés de léchange et de la confrontation un de ces moment de mise en commun qui réponde à la demande de coordination qui monte du front des luttes de classes. Gilbert Remond
Edité le 12-04-2013 e 23:12:43 par Xuan
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| Posté le 14-04-2013 à 20:07:01
| Le texte ci-dessus fait référence à d'autres interventions lors de la réunion nationale du 23 mars. Pour la bonne compréhension et pour se faire une idée plus complète des orientations de ce réseau, voici lerapport d'introduction présenté par Marie Christine Burricand (*) : Réunion nationale du réseau du 23 mars PCF : à moins dun an des municipales, avons nous notre liberté daction ? Rapport dintroduction lundi 25 mars 2013 par Marie-Christine Burricand La réunion que nous tenons aujourdhui a été décidée à lissue du dernier congrès du PCF. Il nous a fallu six semaines pour trouver une date qui convienne à tous et nous retrouver. Mais finalement, cette attente de quelques semaines va peut-être se révéler utile pour apprécier au mieux la situation et prendre des décisions efficaces. Puisque cette réunion se passe dans le Rhône, je me permets quelques réflexions pour lancer la discussion. Je rappelle le triple objectif de notre réunion : tirer le bilan du 36ème congrès, créer les conditions dun PCF utile dans la situation présente, agir dans le PCF -et en dehors du PCF- pour rassembler largement les communistes. Il faut sans doute faire un bref rappel des conditions de préparation de ce congrès et de lhistorique. Depuis le congrès de Martigues, soit plus de 12 ans, un certain nombre de communistes mènent bataille contre les renoncements idéologiques au sein du PCF, pour préserver et développer lexistence de ce parti. Cela sest traduit par différents appels, notamment « Nous assumons nos responsabilités » au début, ainsi que plusieurs textes alternatifs aux congrès, puisque les statuts de Martigues ouvraient cette possibilité : le texte du Pas-de-Calais au 32ème, "Fiers dêtre communistes" au 33ème (auquel il faut ajouter les "Rails de la lutte des classes"), "Faire vivre et renforcer le PCF" au 34éme, "Unir les communistes pour un PCF de combat marxiste populaire et rassembleur" au 36ème. Cette bataille qui a été identifiée par un très grand nombre de communistes a largement contribué à lexistence du PCF et au débat politique interne et externe, y compris dans la dernière période. Elle na cependant pas été suffisamment forte et large pour permettre un renversement de majorité, empêcher la stratégie FDG et la candidature de Mélenchon et tourner la page de Martigues. Lunité de lopposition ne sest pas réalisée. Dune part, des camarades ont fait le choix de quitter le PCF et certains continuent de le faire. Dautre part, en interne, nous nous sommes heurtés au sectarisme du groupe du 15ème. Au 36ème congrès, face à une base commune imprégnée des thèmes et du vocabulaire « Rallumer les étoiles » de Martigues, nous avons décidé collectivement et majoritairement de proposer au vote des communistes un texte alternatif avec lobjectif de créer les conditions dun débat fraternel et constructif entre les communistes. Nous disions que lenjeu pour ce congrès était de tourner ensemble sur la base de notre expérience, la page de Martigues et daffirmer au sein du PCF le choix de la révolution, de la lutte des classes et du marxisme. Ce texte a recueilli dans des conditions difficiles (pas de débat, attaques et manque de démocratie) 11% des voix des communistes dans une situation de non participation au vote montrant que laffaiblissement de lorganisation, les mises sur le côté et les départs se poursuivaient. La baisse régulière au fil des congrès du nombre de votants et de cotisants témoigne de laffaiblissement de lorganisation. Au total, les 3 textes alternatifs recueillaient plus de 25% des voix et nous étions le premier texte. Un résultat insatisfaisant mais garantissant en même temps notre existence. Dautant quil faut prendre en compte au delà du résultat, le travail collectif qua représenté le texte, les plus de 600 signatures et le fait que bien des thèmes que nous abordions ont été au cur des conférences de section et fédérales. Sur la base de ce texte, la direction nous a proposé sur la liste unique 8 élus au CN. Nous avons accepté cette proposition, car il nous paraissait difficile daller à une liste alternative dans les conditions de division de lopposition et dautre part nous voulions insister sur notre volonté de travailler à lunité des communistes. Dans les conférences départementales et de section, en fonction du rapport de force local, des débats positifs ont eu lieu et nous avons souvent fait passer des amendements (statuts et texte) modifiant sérieusement les projets de la direction. Au niveau du congrès national, le verrou était trop fort (pour toute la diversité du parti dailleurs) et il faut bien dire que sur le texte comme sur les statuts la direction est arrivée à ses fins. Les textes soublient, les statuts restent. Ceux là marquent une régression démocratique et labandon de lorganisation révolutionnaire, populaire et de masse au profit dun parti de sommet, institutionnel, sacrifiant ces organisations de base (cotisations, cellules et sections). Labandon sur la carte de la faucille et du marteau au profit de létoile européenne en a fâché plus dun (Pierre Laurent en a peut-être fait un peu trop sur ce point). Cela témoigne surtout de la volonté de poursuivre dans la voie du PGE (intégration dans les forces réformistes européennes) et de construire lavenir du parti en rupture, voire en opposition avec 1920, avec le communisme du 20ème siècle. Cest la source de loukase sur le socialisme et du communisme messianique porté par le texte "Rallumer les étoiles". Je souligne quelques enseignements de ce congrès, à valider ou pas : > La direction est obligée de prendre en compte des éléments de notre bataille et lapprofondissement de la crise : existence du PCF, radicalité du discours, communisme, mais elle na pas renoncé à lobjectif de métamorphoser le PCF pour quil soit euro-réformiste compatible (Pierre Laurent président du PGE, une ligne qui sélabore hors PCF). > Léloignement du PCF des milieux populaires se confirme dans la composition du congrès comme dans celle de la direction. Cela pèse dangereusement pour lavenir. Quels intérêts défend le PCF ? > La volonté dautonomie des communistes par rapport au PS continue de saffirmer. Pour linstant, un très grand nombre de camarades ne voient pas dautre issue à cette question que le FDG, porté comme le rassemblement de la gauche de la gauche. Cest une vision étriquée du rassemblement. Le risque dune dérive gauchiste, nous éloignant du peuple, est fort. Lautonomie du PCF nest pas gagnée (PS, FDG, PGE). Cest une bataille essentielle qui conditionne lavenir du parti, son existence même. Pas mal dentre nous sont partis en colère de ce congrès, avec le sentiment dune direction triomphante. Mais il faut y regarder de plus près, car au regard de la situation politique et sociale et des échéances électorales qui sannoncent, municipales et législatives, les promoteurs de la ligne "Rallumer les étoiles" sont face à leur contradiction. La situation sociale continue de se dégrader en France et en Europe, comme en témoigne la situation à Chypre. Le mesures gouvernementales anti-populaires salignent et le mécontentement grandit. Hollande est au plus bas, les résultats des partielles dans lOise confirment la dégringolade du PS et la crise de la politique. Le PS chute, cela ne profite pas au Front de gauche mais à labstention, au FN et à la droite... rappelons nous de 2002. Il faut soumettre la France aux intérêts du capital relayé par Bruxelles. Le gouvernement a deux fers au feu : LANI pour finir de casser ce qui reste de protection des salariés et lacte 3 de décentralisation qui vise à charcuter les institutions et le territoire national pour en finir avec la nation et soumettre les élus et le peuple à lobscure gouvernance (Alsace, eurométropoles). Face à cela, le PCF adopte une posture dopposition plus radicale : bataille au sénat, retour de la république et même de la nation, affirmation du soutien aux luttes. Cest mieux que 1997. Mais il reste frileux sur les nationalisations, continue de défendre lEurope sociale, est resté sur la réserve concernant un certain nombre de luttes. Au final, beaucoup dagitation et de discours mais peu dactions réelles ; de lavis de nombreux camarades, notre visibilité reste faible. Mais à moins dun an des municipales, avons nous notre liberté daction ? Après avoir beaucoup vendu le Front de gauche au regard de la nécessité de saffranchir du parti socialiste, les directions fédérales tentent de calmer le jeu et de persuader les camarades quil faut renouer les accords avec le PS. Le PG tire évidemment pour des listes FDG. Deux logiques saffrontent : celles du PG qui na rien à perdre et tout à gagner... des élus et des scores permettant à Mélenchon de se poser en recours incontournable pour les prochaines présidentielles, celle du parti qui a des villes et des élus à garder au risque sinon de disparaître. Au plan européen, le rejet de leuro (euromark) et de lUE est devenu majoritaire, au point que cette question est maintenant abordée dans les débats TV par des économistes patentés. LUE apparaît de plus en plus ouvertement pour ce quelle est : une dictature sur les peuples. Et ne pas appeler à sen libérer, cest comme ne pas appeler à la résistance en juin 1940. Mais la direction saccroche à leuro, à la réforme de la BCE et des institutions européennes. Et la nation reste un gros mot. Allons nous être les derniers des mohicans ? La direction refuse tout débat avec la gauche qui porte la sortie de lUE et de leuro. Quelles visibilités auront nos listes aux élections européennes qui risquent dailleurs dêtre estampillées PGE ? > Le PCF a-t-il la force daffirmer pour les municipales une ligne de rassemblement populaire bien au delà du FDG et du PS, pour construire des listes de résistance à laustérité, des listes point dappui pour les milieux populaires autour de contrats qui font vivre la citoyenneté, la solidarité, la défense des intérêts populaires ? > Ou va-t-il au contraire comme aux régionales adopter une ligne à géométrie variable, dun côté mise en avant du Front de gauche avec double négociation quand cela est possible avec le PS et perte délus communistes, de lautre accord direct avec le PS sans affirmation dun projet politique avec pour seule volonté celle de sauver nos élus ? Nous voulons peser pour le premier terme évidemment. Concernant les élections européennes, va-t-on enfin sémanciper de la ligne PGE ? Va-t-on dire quil faut que le peuple reprenne sa souveraineté nationale et populaire ? Ou va-t-on continuer à ouvrir un boulevard au FN et à creuser le fossé avec le monde populaire ? Pour nous, autour de ces deux thèmes : > poursuivre et développer notre effort pour faire vivre les organisations de base du PCF : cellules et sections. Cest notre terreau et cest la garantie de lexistence du PCF. Nous voulons le faire en ayant le souci de regagner des militants ouvriers, des militants des quartiers populaires, des jeunes. > Développer nos actions de formation, de débats et de confrontations idéologiques : les rencontres internationalistes, les assises du communisme... Faisons le avec esprit douverture, dautant quil y a une vraie écoute chez les communistes. > Continuer à travailler pour lunité danalyse et daction de tous les communistes dedans ou dehors. Des camarades peuvent être désespérés de la situation du PCF, ils nen sont pas pour autant des ennemis. Les assises du communisme qui se tiendront les 28,29,30 juin seront un grand moment de rencontre de tous les communistes de France. Il faut montrer à voir et à entendre que les communistes aujourdhui, cest beaucoup plus large et divers que ce que porte officiellement le PCF. En quelque sorte, nous voulons travailler à recentrer le PCF. > Comment le réseau travaille-t-il ? Nous voulons être utiles au PCF et à lunité des communistes, mais nous ne voulons surtout pas tirer les camarades en dehors de leurs organisations de base. Nous avions parlé dun tour de France. Est-ce quon en est capable aujourdhui ? Faut-il officialiser de manière plus claire un collectif de direction ? Faut-il se créer en association ? La question est posée. Plusieurs camarades ont évoqué un bulletin national ? Cest peut-être un premier objectif atteignable rapidement. Un collectif de travail pourrait se mettre en place à lissue de cette réunion sur cette question. Note Xuan : (*) Marie Christine Burricand est Conseillère Générale du Canton Sud de Vénissieux
Edité le 14-04-2013 e 20:09:30 par Xuan
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| Posté le 16-04-2013 à 00:02:11
| Je poursuis la publication des différentes interventions. Ci-dessous Gilles Questiaux (réveil communiste) : source Intervention de Gilles Questiaux Lundi 25 mars 2013 Notes de GQ : Sur la discussion précédente : Je suis daccord avec les nombreux intervenants qui veulent structurer davantage le réseau, et espèrent des décisions concrètes dans ce sens. Jai relevé dans le rapport introductif de Marie Christine lidée que le réseau qui est lhériter dun longue lutte interne depuis le congrès de Martigues et même avant, et quil fallait en fixer lidentité, et donc conserver la dénomination « faire vivre et renforcer le PCF ». Tout en reconnaissant le bienfondé de largument, personnellement je préfère « Unir les communistes », désignation abrégée de notre dernier texte de congrès que je trouve plus forte. En effet, je pense que les conditions de la lutte interne dans le PCF vont bientôt devenir trop défavorables pour pouvoir se limiter à ce cadre. Il ne faut pas sacrifier le PCF, mais indiquer clairement que nous nous adressons à tous les communistes avec sans ou avec une autre carte. La règle des trois tiers va assécher ce qui reste de cellules et dorganisation authentiquement populaire, ce qui signifie que le PCF évolue malheureusement vers la « coquille vide » électoraliste dont parlait André Gerin au congrès précédent. Les modifications des statuts rendront une liste alternative à lavenir quasi impossible, comme la relevé Jean Jacques Karman. Si nous ne voulons pas être réduit au niveau de caution démocratique dun parti dont le fonctionnement lest de moins en moins, essayons davoir un coup davance et de sortir du carcan où lon veut nous enfermer. Ce qui, je précise, ne signifie aucunement sortir du PCF. Les camarades du parti sont en règle générale soit daccord avec la direction « humaniste », soit critiques mais entêtés dans une conception erronée du centralisme démocratique qui, comme la bien relevé Jean Pierre Meyer, fait de ceux qui nous sont le plus proche dans les idées souvent les moins prêts à accepter quelque critique de la direction et des dirigeants que ce soit. Ceux qui ne supportent plus la ligne et le discours directionnels, souvent les mêmes après quelques années, sont minoritaires et divisés, et souvent quittent le parti. La rédaction du texte commun avec Georges Gastaud (lappel aux travailleurs Mars 2013 : Ensemble, des militants communistes sadressent aux travailleurs en lutte) indique une ouverture et une souplesse plus grande du côté du PRCF, qui est presque entièrement composé danciens militants récents du PCF. Diffusons ce texte qui peut être une chance à saisir. Réflexions préparées à lavance et proposées sur le sens à donner aux assises du communisme (juin 2013) : Leur donner un but clair : il ne sagirait pas dune université dété mais dune réunion politique pour constituer un réseau formel bien identifié comprenant les communistes favorables à la lutte des classes et à lapplication pratique de la théorie marxiste-léniniste, appartenant ou non à diverses organisations dont le PCF , sans limitation a priori mais à lexclusion de ceux qui ont montré leur nature sectaire, avec une existence légale et une direction, un financement, avec une ligne claire qui ne sera pas difficile de déterminer en reprenant les idées communes des participants potentiels (au minimum dans ce réseau pour quil fasse événement jimagine la participation de notre réseau dans le PCF, des différents groupes régionaux des Rouges vifs, le PRCF, le MPEP
liste non limitative bien sûr). Socialisme au programme, patriotisme sans chauvinisme et maintien du cadre national français, refus de laustérité et de larbitraire européens, de leuro, de lOTAN et lutte contre limpérialisme, défense de la classe ouvrière et ré industrialisation, hausse des salaires et de lemploi, développement des services publics, renationalisations et nationalisations, laïcité (ce thème ne fera pas unanimité mais il est essentiel pour lunité du peuple). Et une politique de communication. Ce réseau doit avoir un média bien identifié aussi, un journal cest sans doute trop cher, mais un site cest peu visible. Peut-être peut-il sallier à une revue (Fakir ?), ou une agence de presse déjà existante ? Le réseau viserait en priorité par cette communication-action les militants ouvriers et syndicaux , et les classes populaires qui se sont détournées de la politique vers labstention et le vote FN, voire lintégrisme. Il importe de définir très précisément ce qui peut être communiqué dans cette direction. Le langage ne serait pas passéiste, nostalgique du PCF Marchais ou de lURSS, mais en termes modernes se devrait de défendre le bilan de ce passé quand cest utile . Lhistoire du mouvement est assumée, elle nest pas au centre du discours. Le langage doit être direct, populaire, imagé, il ne doit pas donner limpression dune leçon. Bien distinguer et rééquilibrer théorie, propagande, agitation. La priorité absolue est dobtenir un minimum de crédibilité dans un environnement médiatique très hostile (Le PTB belge y est parvenu). Sur les questions sociétales il faut trouver un équilibre : en parler le moins possible pour éviter dêtre détourné du terrain des luttes sociales, mais cela ne signifie pas endosser des positions moralement réactionnaires par esprit de contradiction. On peut aussi se mettre daccord pour neutraliser certains débats manifestement ouverts pour détourner le public des questions de fond. On pourrait à plus long terme travailler à la sélection dun groupe dirigeant , composés de camarades alliant expérience du travail, expérience politique et ou syndicale, relative jeunesse, sincérité et dynamisme. Pas pour un nouveau parti, mais pour animer un vrai réseau avec pignon sur rue. La question de quitter ou de rentrer dans le PCF est un faux problème . Le PCF reste un milieu intellectuel, un lieu de vie et de rencontre, même sil nest plus une organisation efficace et quil peut savérer un leurre politique. Ce réseau peut exister et se faire connaitre en se donnant des buts réalistes et modestes pour commencer mais parlants pour les classes populaires, en participant à des actions fortes, en direction du monde ouvrier, des quartiers pour rompre la glace. Il doit donc comporter des porte-paroles, des figures connues et populaires, si possibles issues des luttes, mais dont la notoriété ne les empêche pas de travailler collectif. Au fond, le modèle provisoire dorganisation serait peut-être celui dun Front dont le sens politique serait linverse du Front de gauche, un front regroupant non pas la « gauche » verbeuse pseudo radicale, mais un front communiste ouvrier (la chose mais pas le mot, il ne sappellerait certainement pas ainsi, pour ne pas donner limpression « dune secte gauchiste de plus » . Il se reconnaitrait dans les faits à sa position sur lEurope, le socialisme, lOTAN, le bilan de lURSS, la solidarité internationale, mais surtout sur sa participation concrète à la lutte des classes. La force du Réseau dépendrait bien sûr de lautodiscipline de ses membres , et de leur capacité à éviter les cacophonies , comme celle à laquelle donnent lieu les questions de tactique électorale. Pas plus que le PCF, la FDG ne devrait apparaitre comme un adversaire, un rival, voire un traitre à la cause , parce que le public ny comprendrait rien. Malgré ses implications sinistres sous-jacentes, il vaudrait mieux le décrire comme une impasse tactique. Mélenchon, et après ?
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| Posté le 16-04-2013 à 00:07:24
| L'intervention de Pierre Alain Millet : Faire progresser dans le concret, pas dans les déclarations, les liens de travail entre communistes Intervention de Pierre-Alain Millet Dimanche 24 mars 2013 par pam La priorité des communistes doit être de faire grandir en force et en contenu les batailles populaires, notamment pour lemploi et contre laustérité ... Le tract du réseau, donc du parti, diffusé à Lyon dans la manif du 5 mars titré « salaire emploi même combat » a été très bien reçu. Mais sil existe des points dappui, une situation politique qui nest pas statique, il faut voir aussi les limites, les difficultés, liées à la confusion sur ce que propose le PCF et mesurer lavancée que représente pour la direction le dernier congrès. Quand elle proposait dabandonner le parti, elle faisait face aux communistes, mais quand elle leur propose un parti de lhumain, elle les accompagne dans ce vers quoi pousse toute la société, ladaptation au système, cest-à-dire en politique, le réformisme... Cette situation nest pas le fait dune poignée de dirigeants. Il faut comprendre pourquoi ils arrivent à rassembler suffisamment de communistes malgré les contradictions... Chacun voit par exemple le piège dans lequel la stratégie FG nous a mis pour les élections municipales, et pourtant les élus directement concernés ont massivement soutenus cette stratégie, tout du moins officiellement. Donc il ne suffit pas didentifier cette poignée de dirigeants, mais de comprendre, en terme marxiste, historique, ce que cette orientation révèle. Jai proposé une formule provocante, « la classe ouvrière a le parti communiste quelle mérite ». Cest peu dialectique, mais les idéologies ne naissent pas du vide, ni des personnalités dirigeantes, même si elles ont bien une responsabilité. Le marxisme nous aide à rechercher dans les réalités des luttes de classe les raisons du réformisme. Ne faut-il pas considérer que la classe ouvrière a longtemps cherché à prolonger le compromis historique des trente glorieuses qui reposaient sur le rapport des forces issu du CNR et sur lexistence de lURSS. Nest-ce pas au fonds ce compromis qui a conduit au choix de Mitterrand en 81. Les électeurs communistes ne sont pas passés au PS autour de 1981 parce que Mitterrand sétait présenté comme un grand révolutionnaire, mais parce que sur le fond, ils ont considéré quune gestion de gauche du capitalisme était possible et préférable. Aujourdhui, la classe ouvrière a pris de tels coups quelle ny croit plus, mais elle se retrouve profondément divisée entre précaires et statutaires, français et immigrés, jeunes et anciens, ses moyens de résistance et dorganisation ont explosés. Ne faut-il pas considérer que les dirigeants syndicaux et politiques lont laissé tomber pour se consacrer aux couches moyennes et aux fonctionnaires, couches sociales qui recherchaient toujours le compromis avec le capitalisme. De ce point de vue, la référence au CNR peut conforter une forme dillusion du retour à une situation idéalisée de ce compromis avec le capitalisme. Or, le compromis du CNR issu de la résistance portait sur la reconquête de lindépendance de la France, pas sur la construction du socialisme. Mais peut-on reconstruire la souveraineté nationale de la France dans le capitalisme ? Il me semble au contraire que la question du socialisme est au cur du rassemblement à construire aujourdhui. Cette question des conditions de lunité du peuple est au cur de nos difficultés, mais cest justement laggravation de la crise, la précarisation générale, y compris des couches moyennes, les attaques que subissent les fonctionnaires à travers la RGPP, lacte III... qui créent des conditions nouvelles de lunité du peuple. Cest justement pour cela que lurgence est de reprendre pied dans la classe ouvrière elle-même, de permettre la coordination des mouvements de luttes des travailleurs posant la question jusquau bout de la révolution, du socialisme, posant la question de la prise de pouvoir politique par le monde du travail. Nos taches : Notre première tâche est dêtre attentif aux questions posées dans le mouvement. Si la question du socialisme est revenue dans le débat public et dans les luttes sociales, ce nest pas par leffet de notre bataille qui se mène à contre-courant dans le parti lui-même, mais dabord par leffet des contradictions réelles, qui reposent à chaque occasion des questions concrètes auxquelles des militants cherchent des réponses. Et cest dans ces situations que nous pouvons aider les militants à progresser par lexpérience, à comprendre ce quils vivent, les rapports de force, les freins à lunité, à laction sur de nombreuses questions économiques, politiques... Cela suppose un effort théorique pour apporter des réponses utiles, dans le concret des luttes, en passant des nombreux écrits de nos sites, qui restent trop souvent des textes de spécialistes, à des textes adaptés aux questions telles quelles sont posées, dans les luttes et lactualité politique de ces luttes. Notre priorité nest pas dêtre dans lactualité médiatique, mais dans lactualité des discussions dans les ateliers et les bureaux. - Montrer par exemple le rôle de masque idéologique des questions sociétales, tout comme des affaires Cahuzac ou Sarkozy, pour empêcher que les questions sociales donnent le ton politique. - Dire la vérité sur le rapport des forces et montrer pourquoi de grandes luttes nont pu aboutir pour ne pas laisser des engagements stérilisés par la déception, et faire progresser la conscience du niveau nécessaire de rassemblement. - Faire prendre conscience de la nécessité dune alternative historique à la stratégie dunion de la gauche, sortant du piège entre PS et FDG, aidant à prendre conscience du rôle historique de Mélenchon pour « terminer le travail » engagé par Mitterrand. - éviter le piège de lopposition entre la nation, la république et linternationalisme. Sortir de lEuro est nécessaire, mais pas suffisant pour refuser de nouvelles surexploitations, notamment dans cette France qui est aussi une puissance impérialiste. - Aider à unir les luttes pour lemploi et le salaire, faire le lien avec les conditions de lexploitation, les objectifs des luttes de classe, faire le lien entre bataille pour laugmentation des salaires et la bataille pour dautres rapports de production, pour une maitrise publique des investissements, une autre logique de production et de réponse aux besoins. Notre organisation. Il nous faut trouver le chemin dun renforcement de nos organisations locales et de notre capacité à faire vivre nationalement le point de vue communiste, affirmant le PCF comme notre choix dun grand parti communiste à reconstruire, avec tous les communistes, du dedans et du dehors, et avec de nouvelles forces qui peuvent se lever. Mais je ne crois pas quon résoudra le problème par en haut, en affichant un nom, une coordination nationale, un nouveau cartel dorganisation. Dans létat actuel des forces communistes, ce serait un peu comme le Front de Gauche, une alliance de dirigeants qui ont chacun des logiques propres à leur organisation. Il faut progresser en vérité, cest à dire dabord dans nos bases, celles du parti comme celles dautres groupes ou forces. Si la Polex ou rouge midi se renforcent, si la JC se renforce, tant mieux, et si la section de Béziers ou de Vénissieux se renforcent, cest tout aussi positif. Cest ce qui compte à la fin, et ce doit être lobjectif des assises, aidé au renforcement de toutes les bases militantes. Il me semble que cest ce que dit le communiqué de la Polex qui « craint les parlottes théoriques » et appelle à « déterminer quelques objectifs de rupture avec le consensus opportuniste », et que cela « débouche sur lorganisation de luttes sur ces objectifs », considérant quil est « impératif que cela ne soit pas la création dune nouvelle organisation (il y en a déjà trop qui se bouffent le nez !), que cela ne soit pas un cartel dorganisations (où chacun représente la sienne et propose aux autres de sy rallier), mais un lien où des militants se mettent daccord, individuellement, et en se respectant, sur quelques thèmes de lutte, et que cela permette de les organiser. » Dans le réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF, nous avons des différences, notamment de situations historiques et locales, mais nous apprenons à comprendre les situations de chacun et mener des actions communes. Lintérêt des rencontres de Marseille est de prolonger cette pratique de rencontres militantes. Comme le dit encore le collectif Polex « Cela ne pourra se réaliser, graduellement, quen éliminant en nos rangs, toute forme de carriérisme, délectoralisme, dopportunisme politicien » et jajoute de « sectarisme », de gauchisme
Il ny a pas de raccourcis, nous devons patiemment mais énergiquement multiplier les occasions de rencontres, faire progresser dans le concret, pas dans les déclarations, les liens de travail entre communistes.
-------------------- contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit |
| | Xuan | | Grand classique (ou très bavard) | | 18571 messages postés |
| Posté le 16-04-2013 à 00:08:44
| | Une situation qui peut créer demain leffacement du parti Intervention Robert Brun Dimanche 24 mars 2013 par Robert Brun Dans sa présentation Marie Christine Burricand a fait plusieurs propositions. Je pense nécessaire de poursuivre limplantation du réseau partout où cest possible à partir de la liste des signataires de notre texte alternatif et des centaines de contacts déjà engrangés. Une publication écrite du réseau est également utile pour faciliter le contact et la discussion avec les communistes dans et hors du parti. Ensuite nous devrons apprécier au fur et à mesure les dispositions que la situation permet de prendre. La discussion souligne les possibilités nouvelles nées de la situation dans la société et dans le parti. Je propose de prendre en compte en même temps, les contradictions de cette situation. Les couches populaires sans lesquelles il ny aura pas de changement, cherchent souvent ailleurs des solutions, comme en témoignent : - La persistance de leur abstention électorale, du vote à droite, voire à lextrême droite. - Limplantation notamment de « Lutte ouvrière » dans les grandes entreprises ou nous avons abandonné le terrain. Il faudra du temps pour regagner la confiance perdue, dautant que lorientation adopté au congrès ne sy prête pas. Nous avons besoin dactivités de proximité, mais lactivité des cellules peut à tout moment être remise en cause puisquelles ne sont plus une instance du parti. Et pourtant, comment avoir le contact avec tous les communistes, comment obtenir leur participation à lactivité, sils ne participent pas à des discussions à un niveau ou leur parole peut être prise en compte, comment lier la cotisation à lactivité, sans la cellule ? Permettre que les communistes puissent faire respecter leur point de vue suppose de faire vivre les cellules partout. Les municipales vont poser des problèmes à la stratégie du front de gauche et à la stratégie du parti, au final comme le disait un camarade, chacun fera sans doute ce quil voudra, mais ce ne sera pas sans conséquences. Par exemple à Romans, nous avons trois courants didées sur la préparation des municipales : - Ceux qui déjà engagés dans les comités anti-libéraux, se sont engagés dans le front de gauche, heureux de se libérer de la tutelle du PS - Ceux qui veulent se rapprocher du PS, afin de conserver nos élus, mais aussi pour certain comme choix stratégique. - Ceux qui considèrent que lunion cest dabord une question dobjectifs et de contenu, avec tous ceux qui partagent les objectifs et le contenu. Quelques soit lissue, il y aura des dégâts ! Enfin, la campagne sur laustérité cest une campagne du front de gauche, peu ou prou létiquette front de gauche sera constitutive des listes pour les municipales et les européennes. Les personnes qui auront envie de sengager dans ces actions, voudrons sengager dans le front de gauche qui est la référence, cela a déjà été le cas notamment dans la campagne des élections présidentielles, cest une situation qui aujourdhui crée de la déception, mais peut créer demain leffacement du parti.
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