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 présence française en Afrique, le ras-le-bol

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Xuan
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   Posté le 20-02-2022 à 20:47:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le néocolonialisme français en Afrique s’effondre


DANIELLE BLEITRACH 20 FÉVRIER 2022
https://histoireetsociete.com/2022/02/20/le-neocolonialisme-francais-en-afrique-seffondre/

Voici un article en provenance d’Espagne qui a le grand mérite de remettre le président Macron et sa politique devant les échecs et les mensonges de la presse française. Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine mais du contexte africain où les catastrophes de la politique néocoloniale française sont de plus en plus mal supportées par les populations mais où tout serait de la faute des Russes. Une autre vision qui correspond beaucoup plus à la réalité malheureusement, mais qui explique peut-être aussi le retard du président français à venir imposer au peuple français sa stature d’homme d’Etat alors que le “retrait” du Mali n’est pas loin de celui de l’Afghanistan pour Biden et qu’il faut que nous soyons bien ignorants des questions internationales pour tolérer une telle gabegie avec de tels moyens financiers et humains. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société
vendredi 18 février 2022 par CEPRID

Alberto Cruz

LE CEPRID

La visite du président Français en Russie au cours de la première semaine de février, à l’occasion de la crise ukrainienne, a fait beaucoup parler. Mais l’important, ce n’est pas ce qu’on en a rapporté. Il est très peu probable qu’ils aient parlé pendant six heures, ce qu’ils disent que la réunion a duré, seulement de l’Ukraine, de l’expansion de l’OTAN vers les frontières russes et de ce que l’Europe fait ou ne fait pas à ce sujet. Il y avait sûrement un autre élément important dans les relations entre les deux pays : l’Afrique.

Dans les jours précédant cette réunion, et dans ce qui semblait refléter une certaine coordination entre la France et l’Allemagne, Macron s’est entretenu avec la chancelière allemande et a qualifié la Russie de « force déstabilisatrice ». Pas seulement à cause de la question ukrainienne, mais à cause de quelque chose qui le concerne directement et qui est la pénétration russe dans des pays qui, jusqu’à très récemment, faisaient partie de la « sphère d’influence française en Afrique », c’est-à-dire ses anciennes colonies. C’est quelque chose que la France répète depuis l’été 2021.

La présence russe en République centrafricaine et au Mali est bien connue. Dans une moindre mesure, la même chose se passe en Guinée et il est plus que probable que la même chose se produise au Burkina Faso après le récent coup d’État. C’est-à-dire que dans un tiers de ses anciennes colonies africaines, la France a disparu ou est sur le point de le faire et dans tous ces pays, la Russie a commencé à apparaître. Mais le rejet de la France n’a rien à voir avec la Russie, il concerne la vision que les peuples africains en ont et qui, curieusement, la considèrent comme une « force déstabilisatrice », c’est-à-dire la même accusation qu’avant sa visite à Moscou Macron a lancée contre la Russie. Cela devient évident lorsque la France elle-même constate que dans ces pays, l’ancienne métropole n’est plus digne de confiance et activement critiquée (1).

Ce qui se passe en Afrique est important parce que c’est non seulement la puissance coloniale française qui s’effondre, mais la puissance coloniale européenne face à la présence de plus en plus florissante de la Russie, de la Chine et même de la Turquie (et de l’Iran, dans une bien moindre mesure).

Et la réponse française, partagée et défendue par l’ensemble de l’UE, est la réponse occidentale classique: des sanctions qui protègent ses intérêts stratégiques, comme le stipule avec insistance l’article 21 du traité sur l’Union européenne. Que les sanctions soient illégales si elles ne sont pas imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU, conformément au droit international, est la moindre des choses. Depuis la guerre d’invasion et l’occupation néocoloniale de l’Irak en 2003, l’Occident ne s’est pas soucié du droit international et parle d’« ordre fondé sur des règles ». Leur ordre et leurs règles.

Des sanctions ont été imposées à la République centrafricaine parce que les élections étaient considérées comme « injustes », ce qui est le cas généralement lorsque la personne attendue ou parrainée ne gagne pas. Si les pro-occidentaux gagnent, tout va bien, sinon c’est antidémocratique et autoritaire. Ce qui est drôle, c’est que les élections ont été approuvées par l’ONU, l’UE et la Banque mondiale, rien de moins. La France s’en fichait et forçait les siens, Européens et anciennes colonies africaines, à faire de même, elle devaient sanctionner.

La même chose s’est produite au Mali, où la France, et après elle le reste des pays sous influence française, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a imposé des sanctions pour « violation des principes démocratiques » . Et, bien sûr, l’action française a été accompagnée par l’UE, qui a sanctionné plusieurs membres du gouvernement malien, dont le Premier ministre, avec le même argument.

Les 13 et 14 janvier, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont abordé deux questions: l’Ukraine et le Mali. Sur ce dernier pays, l’ineffable Borrell, chef de la diplomatie européenne, a déclaré dans son rapport que « la junte militaire ne donne pas de signaux positifs » (aux exigences européennes) il était donc nécessaire d’apporter un « soutien total » à la France et aux pays de la CEDEAO. Et il a été plus explicite : « Nous avons préparé des sanctions contre ceux qui entravent la transition. Nous maintiendrons nos activités et nos missions de formation et de conseil des forces armées et des forces de sécurité du Mali. Nous maintenons la suspension du soutien économique. » La démocratie dans sa forme la plus pure, comme vous pouvez le voir. C’est l’exemple clair de l’articulation de la politique étrangère de l’UE en Afrique liée à la politique néocoloniale de la Françafrique.

La réponse malienne ne tarda pas à venir et expulsa l’ambassadeur français, une action très bien vue par la population, tout en remettant ouvertement en cause la présence de troupes étrangères sur son territoire sans invitation. Parce qu’il s’avère que dans le pays africain il y a des forces européennes, comme le Danemark, par exemple, « invitées » par la France mais pas par le gouvernement du pays. Les Européens ne sont pas les seules troupes, il y a aussi des Africains : du Burkina Faso, du Tchad, de Mauritanie et du Niger. Toujours, sous le parapluie français. En effet, et depuis 2013 qu’ils sont dans le pays, la France a invoqué à plusieurs reprises son « autonomie » quant à la composition et aux opérations de ces forces qui ont changé de nom à plusieurs reprises et élargi leur rayon d’action. (2)

Une autre lutte anticoloniale

Le cas du Mali n’est que la pointe de l’iceberg d’une rébellion anticoloniale. Depuis août 2020, il y a eu deux coups d’État et les deux sont clairement un rejet du colonialisme français dans le pays car, contrairement à ce qui se dit en Occident, la présence n’est pas seulement militaire, mais civile. La principale force soutenant l’armée qui a livré les coups d’État est le Parti socialiste, le principal parti d’une coalition, le Mouvement-Groupement des forces populaires du 5 juillet, qui est hypercritique de la France et de son rôle non seulement au Mali mais en Afrique.

« L’effet Mali » se répercute fortement dans toute la région car les manifestations anti-françaises sont de plus en plus fréquentes et l’une des raisons en est le comportement des troupes, stationnées dans tout le Sahel depuis 2013 (avec des composantes non seulement françaises, mais d’autres pays européens, y compris l’État espagnol avec 450 soldats) qui sont considérées non seulement comme un fardeau mais sont la vitrine du contrôle néocolonial pour le pillage des ressources des peuples africains. Parce qu’il y a un fait incontestable : puisque ces troupes sont au Mali, soi-disant pour protéger les pays africains des attaques des groupes djihadistes, la réalité est que ces groupes ont augmenté leur présence et leur activité puisque ces troupes sont là et contrôlent plus de zones et mènent plus d’attaques dans des zones de plus en plus éloignées des provinces du nord du pays, où ils ont commencé à opérer. L’accusation contre ces troupes selon laquelle elles n’ont servi qu’à renforcer les intérêts de la France en tant qu’investisseur dans le pays, à protéger exclusivement les citoyens français travaillant dans des entreprises française et à arrêter le flux de migrants est récurrente au Mali. (3)

Il n’est pas non plus indifférent que les troupes françaises aient souvent été impliquées dans des actions répressives contre la population, entraînant plusieurs morts, lorsque des personnes ont manifesté contre leur présence ou ont tenté de couper et/ou d’entraver leurs mouvements à travers le pays.

Des événements similaires se sont pas produits seulement au Mali, mais dans d’autres pays comme la République centrafricaine, où les troupes tchadiennes – ce pays est le centre de la stratégie française parmi ses anciennes colonies du Sahel – en sont venues à utiliser la population comme boucliers humains (pratique reconnue par l’ONU comme « comportement inapproprié » face aux attaques qu’elles ont subies.

Alors que le déclin sans précédent de l’influence française sur le continent africain s’accélère, les néo-colonisateurs continuent de refuser d’accepter la réalité : ils ne veulent pas accepter le déclin, mais il ne peut pas non plus être arrêté même avec le soutien des groupes armés qui s’opposent aux nouvelles autorités et qui rappellent terme à terme, ce qui s’est passé en Angola pendant tout le processus postcolonial immédiat des années 1970-1980. Le même schéma utilisé par le Portugal pour soutenir les groupes ethniques qui s’opposaient au gouvernement angolais est alors répété maintenant par la France.

Par exemple, en République centrafricaine, le gouvernement accuse la France de superviser les activités de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC, composée de six groupes opposés au gouvernement central et maintenant une structure armée qui contrôle une zone frontalière au Tchad considérée comme stratégique pour sa richesse en terres rares et en or), tandis que ces forces, et la France elle-même ne craignent pas d’accuser la Russie, la Chine et même l’Iran de « piller le pays ».

Surtout à la Russie pour la présence “d’entrepreneurs privés” en République centrafricaine (et maintenant aussi au Mali) depuis leur présence, et sous leur formation, le gouvernement a pu reprendre le contrôle des mines d’or de la République Centre africaine, jusqu’à très récemment entre les mains de la CPC. Le terme de « mercenaires prédateurs » est le plus utilisé par la France pour les décrire et elle multiplie les accusations selon lesquelles ils tiennent le président du pays en otage. En allant encore plus loin , la Russie est accusée d’être derrière tout cela et de prendre le contrôle de la RC à travers ces « mercenaires ». Cela conduit les Français à montrer leur inquiétude face à la « pénétration constante de la Russie en Afrique » et à la façon dont ce fait « affecte la sécurité de l’UE ».

Comme en République centrafricaine, les sanctions contre le Mali n’ont fait que pousser les nouveaux dirigeants à chercher d’autres voies, et c’est là que la Russie et la Chine entrent en jeu. Cela a été l’effet sinon recherché, en tous les cas obtenu par la France et l’UE. Cela a été comme jeter du sel dans la plaie pour la France, pour l’UE et pour l’Occident.

Au milieu de l’hystérie occidentale sur l’Ukraine, ces « compagnies privées » en langue russe et « mercenaires » en français sont devenus le nœud du problème. Mais la vérité est qu’il existe un accord officiel entre les ministères de la Défense de la République centrafricaine et la Russie, présenté au Conseil de sécurité de l’ONU, qui a approuvé cette présence.

Ce fait, la présence d’entrepreneurs russes, est le dernier argument pour tenter d’expliquer le rejet de la présence militaire française, qui conduirait à un affaiblissement de l’influence politique et économique de la France dans les pays africains, et la raison pour laquelle le 13 décembre 2021 le Parlement européen a exhorté l’UE à imposer des sanctions contre la société Wagner, qui les embauche, arguant qu’ils sont étroitement liés au Kremlin et qu’ils sont déjà présents dans 23 États africains. Il n’est donc pas surprenant que cette question ait été soulevée dans la longue conversation entre Poutine et Macron lors de la visite de ce dernier à Moscou à l’occasion de la crise ukrainienne.

La peur du tsunami

Les États africains sont fatigués de la France et les relations sont de plus en plus tendues entre eux. Cela provoque de plus en plus de foyers de tension dans les pays « influencés par la Françafrique » et un mécontentement croissant à l’égard des politiques néocoloniales suivies par Paris, ainsi que par l’Europe et les États-Unis en général. C’est de cette manière qu’il faut interpréter le coup d’État au Burkina Faso et la tentative de coup d’État bisau-guinéen. Et en France, on craint de plus en plus un tsunami qui lui enlèvera son « héritage ».

Dans le cas du Burkina Faso, au cours des trois dernières années, il y a eu la montée d’un mécontentement populaire à l’égard d’un gouvernement inactif contre l’activité islamiste et qui s’est limité à compter sur la présence de soldats français pour cela. Déjà en novembre 2021, il y a eu de très fortes mobilisations populaires contre cette présence française qui ont fini par devenir anti-gouvernementales et qui, au final, ont pris fin avec le gouvernement pro-Français (janvier 2022).

En Afrique, il y a actuellement une lutte importante contre le néocolonialisme, une lutte qui ne sera arrêtée ni par les campagnes d’information et de propagande provocatrices activement organisées par Paris ces derniers temps sur les « mercenaires russes » ni par les sanctions imposées au Mali et à d’autres États « récalcitrants » par le biais de la CEDEAO ; ou l’usage de l’influence dans l’UE, où la France assure la présidence du Conseil de l’Union européenne depuis six mois depuis le 1er janvier.

C’est, en même temps, un grand revers personnel pour Macron, qui espérait pouvoir profiter de ce semestre pour renforcer sa figure face aux élections présidentielles d’avril prochain, élargir les ambitions de grandeur française, accélérer l’avancée de la présence des troupes européennes avec l’implication de plus de pays, comme l’Allemagne et une Espagne qui allait augmenter le nombre de soldats, et faire progresser ce qu’il appelle une « boussole stratégique » pour atteindre une plus grande intervention européenne dans les affaires mondiales.

Notes

(1) https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-club-des-correspondants/au-mali-et-en-centrafrique-le-message-politique-de-la-france-ne-passe-plus_4899443.html

(2) Lors de la publication de cet article, la France a annoncé le retrait non seulement de ses troupes mais aussi de celles des autres pays européens et du Canada arguant que « les conditions politiques, opérationnelles et juridiques nécessaires pour s’acquitter efficacement de ses obligations militaires de lutte contre le terrorisme » ne sont pas réunies au Mali. Cela ne signifie pas qu’ils quittent la région, mais qu’ils s’installent dans d’autres endroits des ex-colonies, comme le Niger, principalement.

(3) Dans le cas du Niger, l’excuse de « lutte contre le terrorisme » est invoquée par la France pour déployer ses troupes dans les zones où la multinationale Oran, qui gère deux mines d’uranium, est active. Tout le minerai extrait est envoyé entièrement en France pour alimenter les centrales nucléaires. Compte tenu de l’annonce faite dans la première semaine de février de cette année par Macron de construire 14 centrales nucléaires, on comprendra mieux pourquoi la France s’attache à ses anciennes colonies et au Sahel.

Alberto Cruz est journaliste, politologue et écrivain. Son nouveau livre est « Les sorcières de la nuit.) Le 46e régiment « Taman » d’aviateurs soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale », publié par La Caída avec la collaboration du CEPRID et qui en est déjà à sa troisième édition. Les commandes peuvent être faites
libros.lacaida@gmail.com ou ceprid@nodo50.org il peut également être trouvé dans les librairies.

albercruz@eresmas.com

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   Posté le 01-07-2022 à 17:10:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

une interview Alpha Blondy

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   Posté le 28-07-2022 à 00:24:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La France qui ne participe pas à la guerre :

Au Cameroun, Emmanuel Macron accuse l'Afrique d'"hypocrisie" au sujet de l'invasion de l'Ukraine par la Russie


Le président français assure qu'il n'est "pas dupe" au sujet des "pressions diplomatiques" qui expliquent le refus de certains dirigeant à qualifier de "guerre" la situation en Ukraine.

Article rédigé par
franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 26/07/2022 18:10


Contrer l'influence de Moscou en Afrique était un des objectifs de la visite d'Emmanuel Macron au Cameroun, au Bénin, et en Guinée-Bissau. Le président français a abordé le sujet dès sa première prise de parole, mardi 26 juillet à Yaoundé, lors d'une conférence de presse avec son homologue camerounais Paul Biya. Il a critiqué "l'hypocrisie" du continent vis-à-vis de la Russie et de son invasion de l'Ukraine.

"Je vois trop souvent de l'hypocrisie, en particulier sur le continent africain (...) à ne pas savoir qualifier une guerre, parce qu'il y a des pressions diplomatiques, je ne suis pas dupe ", a déclaré le chef de l'Etat, sans désigner directement la Russie. Il voit un contraste entre cette attitude et celle des Européens, qui "n'est en aucun cas de participer à cette guerre, mais de la reconnaître et de la nommer" .

Une promesse d'ouvrir les archives sur la colonisation
"Nous avons besoin de vous, parce que sinon, ce schéma se reproduira à l'envi" , a poursuivi Emmanuel Macron. Il a assuré que la France était "le pays qui s'est le plus engagé pour des États africains à leur demande pour leur sécurité" , alors que la Russie s'implique davantage dans ce domaine par l'intermédiaire du groupe de mercenaires Wagner.

Interpellé lundi par un collectif de partis politiques camerounais qui l'appelaient à reconnaître les "crimes de la France coloniale" , Emmanuel Macron ne l'a pas fait. Mais il a exprimé le souhait que soit lancé "un travail conjoint d'historiens camerounais et français" pour "faire la lumière" sur des "moments douloureux" et "tragiques" . Il a pris "l'engagement solennel d'ouvrir nos archives en totalité à ce groupe d'historiens" , comme l'avait déjà fait François Hollande en 2015.



Et au Bénin https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/depuis-le-benin-emmanuel-macron-accuse-la-russie-d-etre-l-une-des-dernieres-puissances-imperiales-coloniales_5280574.html


Edité le 28-07-2022 à 00:29:43 par Xuan




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pzorba75
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   Posté le 28-07-2022 à 05:00:35   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Macron est vraiment très fort : Il sait faire la différence entre les militaires français, mercenaires volontaires payés pour défendre, armes à la main, les intérêts des entreprises françaises en Afrique et ailleurs et des mercenaires russes, également volontaires, qui agissent dans les mêmes conditions que tous militaires opérationnels sur le terrain.
Un exemple de l'excellence, typique de la formation reçue à l'ENA?

Les peuples africains sont capables de choisir par eux mêmes et de se passer des brillantes explications du valet de Rothschild et de l'impérialisme français.

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Xuan
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   Posté le 02-08-2022 à 23:04:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Visite de Macron au Bénin ou la fiente de pigeon sur l'épaule :
https://twitter.com/i/status/1553418604900761600

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   Posté le 23-01-2023 à 22:59:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Burkina Faso demande le départ des troupes françaises « d’ici un mois »


https://histoireetsociete.com/2023/01/23/le-burkina-faso-demande-le-depart-des-troupes-francaises-dici-un-mois/

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   Posté le 29-01-2023 à 22:31:46   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Fin de l'hégémonie occidentale en Afrique
La France expulsée du Burkina et du Mali


Une remarquable vidéo sur l'impérialisme français "France dégage !"
Ainsi que sur l'aide de la Russie et de la Chine Populaire :

https://www.youtube.com/embed/bUqUI-hV1b0?autoplay=1&FORM=VIRE12&PC=HWMB&fbclid=IwAR2Z3bM1YE90gZxSxjmnms3s01AOjCJRaGzP7cRsRjLcdlwifZ0fH8cL7AE


Edité le 29-01-2023 à 23:21:36 par Xuan




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   Posté le 30-01-2023 à 05:14:35   Voir le profil de pzorba75 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à pzorba75   

Xuan a écrit :

Fin de l'hégémonie occidentale en Afrique
La France expulsée du Burkina et du Mali


Une remarquable vidéo sur l'impérialisme français "France dégage !"
Ainsi que sur l'aide de la Russie et de la Chine Populaire :

https://www.youtube.com/embed/bUqUI-hV1b0?autoplay=1&FORM=VIRE12&PC=HWMB&fbclid=IwAR2Z3bM1YE90gZxSxjmnms3s01AOjCJRaGzP7cRsRjLcdlwifZ0fH8cL7AE


Afrique Média (AM) est très claire sur le rôle des dirigeants français en Afrique simples exécutants serviteurs de l'impérialisme des Etats-Unis d'Amérique du Nord.
Clairvoyance élargie au conflit en Ukraine où AM exprime, en français, une position russophile basée sur l'analyse des guerres et des crimes des armées françaises de l'Afrique "ex colonies françaises" en incluant la Libye, la Syrie et la Yougoslavie pour faire court.
Positions partagées par S. Bouamama sur investigaction dans le Monde vu d'en bas.

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marquetalia
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   Posté le 20-02-2023 à 20:05:02   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ce sera bientôt la fin des opex françaises au Sahel

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marquetalia
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   Posté le 20-02-2023 à 20:12:47   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

https://www.maliweb.net/international/niger-14-centrales-syndicales-exigent-le-depart-des-troupes-etrangeres-3011595.html


Edité le 16-03-2023 à 13:35:40 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 16-03-2023 à 13:35:25   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

https://histoireetsociete.com/2023/03/16/la-france-va-t-elle-pouvoir-maintenir-sa-position-en-afrique/

La France va-t-elle pouvoir maintenir sa position en Afrique ?

16 MARS 2023

La réponse de l’article est “Non” et il y en a de plus cruels sur ce que représente la France et son président et pas seulement en Afrique (l’article sur l’Asie centrale et l’Afghanistan que nous publions aujourd’hui n’est pas un cas isolé, tout le monde se moque de notre paltoquet national). Pendant longtemps l’URSS puis la Russie a eu une sorte de vénération pour la France, mais là aussi la manière hypocrite, le double jeu, pour se révéler le vassal des Etats-Unis, et ce que Macron est prêt à subir d’humiliation de l’Amérique tranche sur l’arrogance et la rancune qu’il déploie au nom de la France contre la Russie, la Chine, alors que notre pays mis à mal par leurs politiques n’est plus en état d’assurer sa présence néo-coloniale, que les peuples supportent de plus en plus mal. Pouvons-nous réellement être étonnés quand en France même nous savons ce qu’un tel individu et son groupe de courtisans financé par les trusts de l’armement, ceux du BTP, peuvent accomplir en matière de négation des droits et des conquis du peuple français? Pourquoi voulez-vous qu’il se conduise mieux à l’étranger? (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Chronique : PolitiqueRégion: Afrique

Le français en Afrique
Du 1er au 5 mars, le président français Macron s’est rendu dans un certain nombre de pays africains, en laissant aux observateurs un goût amer dans la bouche. Conçu en grande pompe comme une présentation du cours ostensiblement nouveau de Paris visant à une « coopération égale » avec le continent africain, on ne s’en souviendra que pour les scandales, les prises de bec publiques avec les présidents africains et les railleries de leur part qui reflétaient le désavantage évident des relations bilatérales.

Dans l’ensemble, la visite n’a pas renforcé la crédibilité de Paris ni ses liens avec l’Afrique. Suite aux pertes importantes que la France a subies en Afrique ces dernières années, le Palais de l’Élysée devrait se concentrer sur la préservation des diamants africains qui restent dans sa couronne plutôt que de prétendre étendre son influence. Et il n’en a plus beaucoup. Après la défection du Mali et du Burkina Faso, le Maroc passe progressivement mais sûrement du camp français au camp américain, réduisant encore le champ de manœuvre pour Paris, qui doit regarder autour de lui et réfléchir à la manière de sauver ce qu’il reste. Qu’a-t-il dans sa tirelire ?

Le « coffre » le plus riche dans lequel les Français gardent les richesses pillées aux Africains est… le Trésor français lui-même. Le système de collecte d’argent à travers l’organisation sous-régionale de coopération économique de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO (la quasi-totalité de ses 15 membres sont d’anciennes colonies françaises) est bien amarré et il permet que près de la moitié de leur potentiel économique soit mis au service de l’économie française.

La CEDEAO elle-même a été fondée en 1975 sur la base du Traité de Lagos et comprenait initialement 16 pays, mais plus tard, le seul pays arabe, la Mauritanie, s’en est retiré, restant simple membre associé. Lorsque l’organisation a été fondée, les objectifs les plus nobles ont été déclarés – l’intégration économique de la région, son autosuffisance avec la transition ultérieure vers une fédération, une citoyenneté unique et une monnaie unique. Mais il se trouve que l’élément le plus avancé de l’intégration a été la création de sa propre monnaie unique – le franc CFA ouest-africain, qui combine les monnaies des huit pays de cette association, membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, formée en 1994 (un certain nombre d’autres pays utilisent également cette monnaie). Et « tout à fait par hasard » cette monnaie est rattachée à l’euro, et 50% des réserves de change de ces pays sont stockées à la Banque centrale française, ce qui prive complètement ces pays d’indépendance économique. En outre, les tentatives de certains de ces pays de transférer leurs réserves d’or vers d’autres juridictions se sont avérées infructueuses à plusieurs reprises, ce qui provoque naturellement le mécontentement des pays membres.

Paris est désormais contraint de répondre à cette situation et il a proposé en 2020 un projet de loi à cet effet à l’Assemblée nationale française, selon lequel le franc CFA devrait être remplacé par l’ « eco » déjà sans être lié au dépôt obligatoire en France. Le projet a été approuvé et ratifié. Cependant, il s’est avéré que la pandémie l’a enterré pendant longtemps. En juin 2021, la CEDEAO l’a réexaminé et un sommet des pays membres a convenu d’un pacte de « convergence monétaire » de cinq ans, ainsi que d’une feuille de route pour lancer une nouvelle unité monétaire, désormais régionale, d’ici 2027.

Plus récemment, le 24 janvier 2023, le président de la Guinée-Bissau, qui est en juin 2022 l’actuel président de la CEDEAO, s’est engagé à relancer le projet, tout en renforçant le commerce intérieur entre les pays de la CEDEAO, qui représente actuellement moins de 10% du commerce total. Dans quelle mesure cela peut fonctionner et comment, on ne sait pas encore. Beaucoup soupçonnent que Paris va se débrouiller pour que la réforme du franc CFA soit cosmétique et ne change pas l’essence des relations économiques entre les pays membres de l’association et la France, qui utilise activement la monnaie ouest-africaine dans l’intérêt des sociétés françaises et multinationales basées sur son territoire, qui tiennent les marchés de ces États sous leur contrôle et les pompent pour le profit, y compris les ressources naturelles. Le « cheval de Troie » de Paris dans la CEDEAO, c’est la Côte d’Ivoire et le régime fantoche mis en place par Paris, qui porte les intérêts français dans l’organisation sous le couvert d’intérêts africains.

Que Paris puisse ou non réussir un autre tour avec la « réforme » de la monnaie n’est pas encore sûr. Encore une fois, à l’instigation de Paris, l’adhésion des pays membres de la CEDEAO où il y a eu des coups d’État récents, tels que la Guinée, le Mali et le Burkina Faso, est suspendue, et des réformes importantes qui affectent leurs intérêts nationaux fondamentaux peuvent être menées par des organisations régionales sans leur participation et en tenant compte de leur position par les alliés ou, plutôt, satellites de la France, comme la Côte d’Ivoire. On a du mal à croire que l’Elysée ne profitera pas de ces opportunités.

Les deux autres pays où Paris tentera par tous les moyens de maintenir son influence sont le Tchad et le Niger, où se concentrent les réserves stratégiques d’uranium, d’or et d’autres minéraux. En outre, le Tchad occupe une position stratégique importante, bordant la Libye au nord et le Soudan à l’est, ce qui en fait une zone de transit importante impliquée à la fois dans le trafic d’armes et de migrants. Le Tchad a lui aussi un leadership discutable en termes de démocratie occidentale – le fils du président Idriss Déby, tué il y a deux ans, Mahamat Déby, qui dirige le Conseil militaire de transition. Mais Paris, si sensible à la question au Mali et au Burkina Faso, y prête peu d’attention dans cette affaire, car c’est « notre fils de pute ».

Plus important encore pour Paris est le Niger, où les réserves d’uranium, essentielles pour l’industrie nucléaire française, sont activement exploitées. Paris y est couvert par Washington, qui dispose d’une chaîne de bases militaires, d’aérodromes et de centres de reconnaissance avec des drones. Bien sûr, Paris se battra jusqu’au bout pour cette région stratégique de l’Afrique, ce qui, cependant, ne garantit pas le succès.

En fait, Paris n’a plus qu’une seule direction à prendre en Afrique : perdre encore plus de poids et d’influence. Il y a de plus en plus de raisons à cela. La France s’intéresse de moins en moins aux États africains. Ses capacités militaires diminuent, l’efficacité de sa participation à la résolution des problèmes de sécurité du continent est extrêmement faible, ce qui conduit de plus en plus d’États à refuser son aide. Le modèle socio-politique français perd également de son attrait dans le contexte des problèmes économiques croissants du pays, et avec eux les protestations contre la ligne politique et économique interne de Macron nommé par Rothschild. Ils doivent subir des conférences arrogantes constantes sur la nécessité de se conformer aux normes démocratiques sur fond de suppression des droits des citoyens et de la nature de plus en plus policière de l’État français, frappent les yeux des Africains, ainsi que la propagande croissante des valeurs LGBT comme unique norme démocratique. Dans cette optique, le stockage des réserves ouest-africaines dans la trésorerie parisienne apparaît de plus en plus anachronique.

En Afrique, ils ne peuvent manquer de voir la perte quasi totale de souveraineté de Paris dans les affaires européennes, où il a démontré sa servilité absolue et sa dépendance vis-à-vis de Washington, notamment en ce qui concerne le conflit en Ukraine. Dans ce contexte, les tentatives de Paris de régler la situation par des slogans forts sur le « changement de cap », la repentance tardive pour les péchés de l’époque du colonialisme, ainsi que blâmer le PMC Wagner pour ses problèmes semblent plutôt pathétiques. Le jour n’est pas loin où la France, comme d’autres colonialistes, sera expulsée du continent comme incapable de faire face aux défis de la nouvelle ère. À leur place viendront d’autres forces qui préconisent une véritable coopération égale et sa nature mutuellement bénéfique fondée sur les principes d’un monde multipolaire, ainsi que sur des normes du droit international interprétées sans ambiguïté.

Pogos Anastasov, expert politique et orientaliste, en exclusivité pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook ».Tags: Afrique, Emanuel Macron, Ressources énergétiques, France, Géopolitique

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